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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 16:17

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

Philippe Poutou, l’irruption du réel

Par christophe Gueugneau
 
 

Le candidat du Nouveau parti anticapitaliste a bousculé le débat. Considéré comme « petit candidat », il s’est montré au naturel comme le représentant de la classe ouvrière, porteur de la voix des gens normaux pour s’en prendre aux politiques professionnels.

 

Il a ramé pour avoir ses parrainages, le web a été choqué ces derniers jours du traitement qui lui a été infligé sur France 2 par Laurent Ruquier et son équipe (voir la vidéo ci-dessous), et puis il y a eu le débat mardi soir sur BFM et CNews. Philippe Poutou, candidat du NPA, a déroulé quelques « punchlines » où son naturel a fait mouche. L’autre candidate de l’extrême gauche, Nathalie Arthaud pour Lutte ouvrière, ne fut pas en reste, mais Philippe Poutou s’est démarqué à plusieurs reprises. Dans un long débat compliqué, parfois cacophonique, il a réussi à se distinguer.

Au début du débat, le candidat du Nouveau parti anticapitaliste s’est contenté de coller au sens de sa candidature. Ouvrier à l’usine Ford de Blanquefort (Gironde), Philippe Poutou a affirmé « parler au nom de millions de gens », candidat pour « exprimer cette colère d’en bas », ce « ras-le-bol » ressenti par les Français devant une « politique réactionnaire et raciste »

« À part Nathalie Arthaud autour de ces pupitres, je suis le seul à avoir un travail normal, attaque Philippe Poutou d’emblée, et justement on nous met dans la peau du petit candidat, qui ne représente rien, qui n’a pas sa place ici, eh bien, je crois qu’on peut parler, nous, au nom de millions de gens qui souffrent de la crise, de cette société, qui en ont ras-le-bol de ce rouleau compresseur capitaliste qui détruit tout sur son passage [...] exprimer cette colère-là d’en bas contre les ultrariches, des richesses indécentes [...] contre ces politiciens corrompus, y en a qui se reconnaîtront ici autour des pupitres. »

Sur l’emploi, Poutou s’est exprimé au nom des chômeurs et des précaires. « On voit qu’il y a de l’argent »« il faut prendre là où il y a de l’argent », a-t-il fait valoir. Une occasion de rappeler la ligne économique de son parti, le NPA. « Nous, on pense qu’il faut des mesures autoritaires. »

Sans chemise, à la différence des huit autres candidats masculins en costume et cravate – il n’y a que deux femmes parmi les candidats, Marine Le Pen et Nathalie Arthaud –, Philippe Poutou est le seul à avoir refusé de figurer sur la photo de groupe au début du débat. Surtout, il a compté parmi les plus offensifs politiquement. Parfois en recadrant ses concurrents au détour d’une réponse. En introduction d’une réponse sur l’Europe, Philippe Poutou précise : « On parle de charges sociales, mais ce sont des cotisations sociales. C’est le financement de la Sécurité sociale dont il est question. » Le tic de langage patronal en est pour ses frais.

Mais c’est particulièrement sur la question de la moralisation de la vie politique que le candidat anticapitaliste s’est distingué. La question avait été rapidement évacuée lors du précédent débat sur France 2 – qui n’opposait que les cinq « grands » candidats : Hamon, Mélenchon, Fillon, Le Pen et Macron. Elle a cette fois-ci donné lieu à de vrais échanges. 

« Dassault ne fait pas de prison parce qu’il est trop vieux, c’est la clause humanitaire, tant mieux », estime le candidat, qui poursuit : « À côté de ça, on a Balkany, c’est toute une œuvre, le père, le fils, tout le monde triche… Et là, depuis janvier, c’est le régal Fillon. Il est en face de moi, plus on fouille et plus on sent la corruption et la triche. En plus, c’est des bonshommes qui nous expliquent qu’il faut la rigueur et l’austérité et eux-mêmes piquent dans les caisses publiques. »

François Fillon, candidat LR, tente une timide défense : « On n’accuse pas comme ça. »

Poutou poursuit : « On a aussi Le Pen, pareil, on pique dans les caisses publiques, c’est pas ici, c’est l’Europe. Pour quelqu’un qui est anti-européen, ça gêne pas de piquer de l’argent de l’Europe. Et le FN qui est antisystème ne s’emmerde pas du tout, il se protège grâce à l’immunité parlementaire et refuse d’aller aux convocations policières, donc peinard. Quand on est convoqué par la police par exemple, on n’a pas d’immunité ouvrière. »...

 

*Suite de l'article sur mediapart

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

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Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

Le coup du doux Poutou

 

 

 

Le coup du doux Poutou

Chaque matin du lundi au vendredi, si possible à 9 h 15 précises, Daniel Schneidermann publie cette chronique sur les dominantes médiatico-numériques du matin. Ou parfois de la veille au soir (n'abusons pas des contraintes). Cette chronique est publiée sur le site indépendant arrêt sur images (financé par les abonnements) puis sur Rue89.

J'ai beau tenter de prendre quelques vacances de matinaute, impossible de ne pas revenir sur le moment Poutou. Impossible de ne pas le savourer, s'en délecter comme d'un bonbon qui ne devrait jamais fondre.

Impossible de ne pas se repasser la video qui, ce matin, galope partout sur Twitter, de toute l'allégresse de ses petites jambes. Impossible de ne pas se repasser "la" réplique de la soirée, à une Le Pen scotchée

 

"Nous quand on est convoqués par la police, on n'a pas d'immunité ouvrière, on y va."

 

Le moment après lequel il n'est plus nécessaire de regarder.

Tout le reste, en comparaison, sera fade. Les "petits" à l'assaut des "grands" : l'étrange bastringue lilliputien de BFMTV et CNews, que TF1 s'était évertué à éviter en n'invitant que les "grands", a rempli sa fonction, mission accomplie, le travail est fait, les cartes sont redistribuées, et Le Pen marquée au front comme elle doit l'être.

Affaire classée.

Je ne sais trop pourquoi, j'attendais Lassalle. J'ai eu Poutou, et je n'ai pas perdu au change. Le berger n'est pas descendu de ses montagnes. Il repassera à la prochaine transhumance. Ils auraient dû s'en méfier, de Poutou.

Déjà avant le début, il s'était fait remarquer en refusant de participer à la "photo de famille". Poser avec Le Pen ? Poser avec Fillon ? Non merci. Sain réflexe, d'ailleurs. Au nom de quoi "poser avec Le Pen" ? C'est une fête ? Une kermesse ? Un barbecue des voisins ? Une équipe de foot ? C'est la classe 2017 ?

Macron peut bien aller le chercher, pour lui demander de poser, non, il n'est pas de cette famille. L'absence de cravate, ensuite, aurait pu alerter. Mais ils n'ont pas dû se méfier. Le doux Poutou. Le gentil Poutou, souffre-douleur préféré de la bande à Ruquier, qui se laisse tondre, et se venge à distance, sur les réseaux sociaux. Hé hé. Les naïfs.

Fillon d'abord : "plus on sent la corruption, plus on sent la triche".Et Le Pen dans la foulée. Strike.

"Votre vrai visage"

C'est Poutou qui a raflé la mise, et qui restera. Il y aura des gifs, des memes, des détournements. En parlant de Ruquier, Poutou avait dévoilé la vraie nature de l'amuseur, quelques jours plus tôt. Revenant après une précédente séance de tonte, il s'était aussitôt vu reprocher par la bande de s'en être plaint sur Facebook. Ruquier :

"Vous avez un double visage, Monsieur Poutou. Je tiens à vous le dire. Sympathique en coulisse, et beaucoup moins sympathique sur Twitter. C'est bien que votre vrai visage ressorte".

A cet instant, c'est le vrai visage de Ruquier, qui ressortait. Pas uniquement le mépris, non.

Quelque chose de plus complexe et de plus triste, comme une profonde, sincère incompréhension, que la France ne soit pas uniquement peuplée de gens qui rient des blagues de Ruquier, sont prêts à se laisser ruquieriser, et à poser pour des photos avec la bande à Ruquier. L'éternel "mais pourquoi ne nous aiment-ils pas ?" des dominants, quand un accident de la vie les place face aux dominés.

Pour lire la chronique sur ASI.

 

Daniel Schneidermann

 

 

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

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C’est LA séquence qui aura marqué ce débat à onze. Celle qui aura dynamité "les pudeurs de gazelle" de la première manche entre "gros" candidats. Quelques poignées de secondes durant lesquelles Philippe Poutou, le petit candidat anticapitaliste, l’ouvrier sans cravate, punching ball facile de la bande à Ruquier, a soudain dégainé l’arme fatale, le sujet qui fâche, au nez de François Fillon et de Marine Le Pen : les affaires judiciaires.

Fillon, empêtré dans les révélations à répétition : "Fillon, Il est en face de moi, que des histoires, plus on fouille, plus on sent la corruption, plus on sent la triche". Quant au cas Le Pen, rattrapée par les soupçons d’emplois fictifs d’assistants parlementaires, Poutou a aussi un mot pour elle : "Pour quelqu’un qui est anti européen, ça ne la gêne pas de piquer de l’argent de l’Europe. Et le pire c’est que le FN qui se dit anti-système ne s’emmerde pas du tout, se protège grâce aux lois du système, grâce à l’immunité parlementaire et donc refuse d’aller aux convocations policières". Et lorsque la présidente du FN tente d’esquiver d’un "Ce coup-là, vous êtes pour la police...", Poutou enchaîne du tac-o-tac : "Quand nous, ouvriers, on est convoqué par la police, on n’a pas d’immunité ouvrière, désolé, on y va. Le système vous protège tant mieux pour vous".

Ces quelques secondes de télévision, aussitôt devenues virales sur les réseaux sociaux, ont fait la joie de Twitter. Notre Matinaute, lui aussi, s’est délecté ce matin du coup du doux Poutou. En revanche, sur BFM, la sortie du candidat du NPA n’a pas plu aux commentateurs chargés de "débriefer" l'événement. Dès les premières minutes de l’après-débat, journalistes et éditorialistes de BFM n'ont pas manqué de dézinguer Poutou.

"il apostrophait les uns et les autres par leur nom de famille"

Hormis la journaliste Camille Langlade qui a vu Poutou comme "le seul à parler clairement des affaires", la brochette de journalistes-éditorialistes de BFM n’a pas de mots assez durs pour qualifier la prestation du candidat ouvrier. A l’instar de l’éditorialiste politique du Journal du Dimanche Anna Cabana qui s’étrangle: "Je ne trouve pas que Philippe Poutou mérite quelque honneur que ce soit, parce qu’il s’est conduit de façon très irrespectueuse".

Même avis de l’éditorialiste de la chaîne, Bruno Jeudy (reçu il y a quelques semaines sur notre plateau). "Evidemment, il met en difficulté François Fillon et Marine Le Pen", expédie d’un revers de main le rédacteur en chef de Paris Match qui a surtout retenu de Poutou "son comportement tout au long du débat : un candidat qui a, à la fois, un pied dedans, un pied dehors, qui va voir ses supporters pendant le débat, qui refuse d’être sur la photo, qui emploie des mots… quand il parle de la police «qui fait chier les jeunes», je le cite". Verdict de l’éditorialiste : Poutou est "un candidat qui, par moment n’a pas le respect qu’il faut pour être candidat à la présidentielle".

Et ce n’est pas Thierry Arnaud, le chef du service politique de BFM, qui va contredire son collègue, lui qui a trouvé Nathalie Arthaud, "plus construite, plus cohérente, plus solide dans son argumentation". Arthaud, une candidate qui, comparée à Poutou, trouve soudain grâce aux yeux des éditorialistes de BFM. Telle Anna Cabana : "Nathalie Arthaud elle avait de la dignité, une spontanéité, une éloquence". Car Artaud, elle, "elle était dans son couloir", alors que "Philippe Poutou en revanche il apostrophait les uns et les autres par leur nom de famille, sans même mettre ni madame, ni monsieur, ni un prénom". Horrifiée, l’éditorialiste continue de distribuer les mauvais points: "il s’asseyait derrière son pupitre, se retroussait les manches, se retournait pour parler avec son public, refusait de prendre place sur la photo collective". Et l’éditorialiste d’insister encore sur "l’irrespect dans sa posture" et "l’indignité" du candidat ouvrier "par rapport à la solennité d’un moment comme ce débat présidentiel".

 

 

 

Source : http://www.arretsurimages.net

 

 

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 19:00

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

via : http://www.ensemble-gard.fr

 

 

« Pour une nouvelle définition de l’entreprise, comme collectif humain créateur de richesses »

 

Un collectif de près de quarante économistes, juristes, syndicalistes et chefs d’entreprise, parmi lesquels Dominique Plihon, Claude Alphandery, Eva Joly, François Ruffin, signent dans « Le Monde » un appel à un changement radical du mode de gouvernance et du droit des entreprises.

 

LE MONDE ECONOMIE | | Par

 

« La captation des richesses créées se fait au détriment de l’investissement, mais aussi des salaires, provoquant ainsi une contraction de la consommation et de la demande intérieure. »

« La captation des richesses créées se fait au détriment de l’investissement, mais aussi des salaires, provoquant ainsi une contraction de la consommation et de la demande intérieure. » THOMAS SAMSON / AFP

TRIBUNE. Une distribution record de dividendes et 63 000 faillites d’entreprises en France en 2015, ces deux chiffres trop rarement rapprochés diagnostiquent l’asphyxie de notre économie par le coût du capital des multinationales. La captation des richesses créées se fait au détriment de l’investissement – empêchant la modernisation de notre appareil productif –, mais aussi des salaires, provoquant ainsi une contraction de la consommation et de la demande intérieure.

Il n’y a pas de définition légale de l’entreprise. Le droit commercial ne connaît que la société de capitaux, dont l’objet social est de maximiser la rentabilité du capital investi et le droit du travail limite la responsabilité envers les salariés à l’employeur en titre. Cette carence juridique déséquilibre le système de pouvoir au sein de l’entreprise. Elle permet d’assimiler les dirigeants à de simples mandataires des actionnaires et de les intéresser au rendement du capital par un système de rémunération via des stock-options.

Une nouvelle définition juridique de l’entreprise

Nous pouvons et devons mettre en place une nouvelle définition juridique de l’entreprise, comme collectif humain créateur de richesses, reconnaître un statut au chef d’entreprise, distinct du simple mandataire désigné par les actionnaires, et instituer une règle de solidarité avec modulation de la voix des actionnaires en fonction de la durée de leur engagement.

Il s’agit également de renforcer le rôle des salariés et de restaurer le rôle contributif de l’encadrement, de façon à faire primer l’avis de celles et ceux qui défendent les intérêts de l’entreprise à moyen et long terme. Limitée à un devoir de loyauté aux directives financières, la responsabilité professionnelle doit être réhabilitée et adossée à l’intérêt général, avec un droit de refus, d’alerte et de proposition alternative pour faire primer l’éthique professionnelle.

 

Les comités d’entreprise doivent disposer de droits d’informations renforcés et élargis, leur permettant de connaître la situation et la stratégie des investisseurs, les pactes d’actionnaires, et la situation de l’ensemble de la chaîne de production à laquelle ils sont intégrés. Il est indispensable ensuite de protéger nos entreprises des fonds prédateurs, renforcer les droits des salarié-es en cas de cession et réformer en profondeur les tribunaux de commerce pour empêcher le clientélisme.

 

Droits décisionnels sur la stratégie pour les CE

Les comités d’entreprises doivent disposer de droits décisionnels sur la stratégie d’entreprise, et notamment celui de suspendre les aides publiques et les licenciements. Pourquoi ne pas instaurer, comme en Allemagne, la parité entre les salariés et les actionnaires au sein des conseils d’administrations ?

Il s’agit enfin de mettre les banques et la finance au service de l’économie en réorientant les crédits bancaires vers l’activité durable et créatrice d’emploi et en adoptant une politique résolue de lutte contre l’optimisation et la fraude fiscale.

L’entreprise ne peut plus être gérée en fonction du seul critère de la rentabilité financière, aux dépens de nos besoins économiques, sociaux et environnementaux. Il est temps de réagir pour dessiner un autre avenir à nos entreprises et notre société.

Les signataires : Claude Alphandery, président d’honneur du Labo de l’Economie Sociale et Solidaire ; Sophie Binet et Marie José Kotlicki, secrétariat général de l’UGICT-CGT ; Daniel Bachet, professeur de sociologie à l’université d’Evry ; Frédéric Boccara, économiste, Université de paris 13, membre du Conseil économique social et environnemental (CESE) ; Eric Bocquet, sénateur du Nord ; Alain Bocquet, député du Nord ; Jean-François Bolzinger, président de l’institut LEA (L’Entreprise Alternative) ; Carlos Bowles, Economiste, vice-président du syndicat des salariés de la Banque Centrale Européenne (IPSO) ; Laurent Cordonnier, économiste au CLERSE (Lille 1) ; Thomas Dallery, Maître de conférences en économie, Université du Littoral Côte d’Opale ; Caroline De Haas, cheffe d’entreprise, pétition « Loi Travail non merci » ; Josepha Dirringer, juriste, maîtresse de conférence à Rennes 1, membre du GR PACT. ; Denis Durand, économiste à la banque de France, directeur de la revue Economie et Politique ; Emmanuel Druon, Président d’une entreprise de fabrication d’enveloppes ; Anthony Gratacos, Président de la SAS Gratacos Père et Fils ; Armand Hatchuel, Blanche Segrestin et Kevin Levillain, Professeurs à l’école des Mines ParisTech ; Patrick Henriot, président du Syndicat de la Magistrature ; Liem Hoang-Ngoc, économiste, maître de conférences à l’université Paris 1 ; Jean Gadrey, économiste, ancien professeur à l’université de Lille 1 ; Florence Jany-Catrice, économiste, Université Lille 1 ; Eva Joly, députée européenne ; Hubert Landier, expert en relations sociales du travail ; Dominique Méda, professeure de sociologie à l’Université Paris-Dauphine, ; Nicolas Mérigot, Délégué général du Centre des jeunes dirigeants de l’économie sociale (CJDES) ; Michel Meunier, PDG de Janus Groupe, Président de la fondation Condorcet ; Isabelle Meyrat, juriste, maîtresse de conférence à l’université Cergy Pontoise ; Jean-Paul Milesy, Délégué général de Rencontres sociales ; Dominique Plihon, économiste, porte-parole d’Attac ; Christophe Ramaux, économiste, maître de conférences à l’université Paris 1 ; François Ruffin, journaliste, réalisateur de « Merci Patron » ; Jean Sammut, mutualiste, président de Procial ; Hervé Serieyx, Président d’honneur de la Fédération française des groupements d’employeurs de France ; Daniel Sommer, PDG de Speed Rabbit Pizza ; Henri Sterdyniak, économiste, co-animateur des Economistes atterrés ; Quentin Urban, juriste, maître de conférences à l’université de Strasbourg ; Le collectif des Economistes atterrés.

 

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

via : http://www.ensemble-gard.fr

 

 

 

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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 12:39

 

 

Source : http://www.revolutionpermanente.fr

 

 

Scènes de guerre dans le centre de la capitale

Paraguay. Les manifestants brûlent le Parlement, 200 arrestations, 50 blessés, 1 mort

 

Le centre d’Assomption, la capitale du Paraguay, l’un des pays les plus pauvres d’Amérique latine, a été le théâtre de violents affrontements dans la nuit de vendredi à samedi. Les manifestants s’opposent à la réforme constitutionnelle voulue par le président.

 

Ciro Tappeste

C’est à travers une sorte d’alliance contre-nature que le président actuel, Horacio Cartes (droite) et l’ancien président de gauche, Fernando Lugo, ont voulu modifier la Constitution pour permettre la réélection des plus hautes charges de l’Etat ; une modification qui avait déjà été rejetée en 2016.

Au cours de la journée de vendredi, 25 sénateurs membres de la majorité présidentielle du Parti Colorado ainsi que du Frente Guasú (gauche) se sont réunis en l’absence du président de la Chambre Haute et du reste des parlementaires pour retoquer l’article 229. Une fraction dissidente des Colorados ainsi que le Parti Libéral, qui avaient pourtant participé à la destitution du président Lugo, en 2012, ont dénoncé un « coup d’Etat institutionnel » et appelé à la résistance.

Dans la soirée, le Parlement a été investi par des milliers de personnes mobilisées, qui ont incendié une partie du bâtiment, alors que des barricades étaient érigées dans le centre de la capitale. Au cours de violents affrontements, la police a brutalement réprimé les manifestants, procédant à plus de 200 arrestations. Plus de cinquante personnes ont été blessées par des tirs de balles en caoutchouc alors qu’un jeune dirigeant du parti libéral, Rodrigo Quintana, a été abattu au moment où la police faisait irruption dans le siège du Parti où s’étaient réfugiés une partie des cadres et militants de l’opposition.

Face à l’ampleur de la mobilisation et aux protestations des chancelleries occidentales, de l’Organisation des Etats Américains, de l’épiscopat catholique paraguayen et du Vatican, l’Eglise continuant à jouer un rôle central dans le pays, Cartes a destitué le ministre de l’Intérieur et le chef de la police pour faire baisser la pression. Dimanche, il a répondu positivement à l’appel au dialogue lancé par le Pape, tout en accusant les médias et son opposition « d’avoir sciemment orquestré les pillages ».

Les affrontements, dans la capitale, ont cessé au cours de la matinée du samedi. Les opposants ont repris leurs positions sur la Place d’Armes où sont installées des tentes alors que des manifestations et des grèves sont organisées en province contre la réforme constitutionnelle dès lundi pour appuyer la collecte de signatures exigeant la destitution de Cartes.

Lugo, ancien « évêque des pauvres », dont l’élection avait suscité d’immenses espoirs dans le pays, en 2008, n’a pas voté la réforme, vendredi soir, laissant le soin à ses sénateurs d’endosser cette responsabilité. Il a officiellement condamné les violences et appelé au dialogue, sans pour autant dénoncer la tentative de réforme constitutionnelle votée avec le Parti Colorado, héritier direct de la dictature de Stroessner (1954-1989), la plus longue d’Amérique du Sud.

En dépit de ces appels au dialogue, la crise politique se poursuit au Paraguay, suscitant des inquiétudes importantes chez les multinationales productrices de soja transgénique destiné à l’exportation ainsi que Washington, qui y possède sa plus grande ambassade sur le continent ainsi qu’une importante installation militaire liée à la NASA dans le Nord du pays.

 

 

 

Source : http://www.revolutionpermanente.fr

 

 

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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 00:10

 

 

Source : https://france.attac.org

 

 

Panama Papers : action contre l’agence Société Générale des Champs-Elysées. 35 gardes à vue !

 

samedi 1er avril 2017, par Attac France

 

Samedi 1er avril, un an après le scandale des Panama Papers, 50 militant·e·s d’Attac et du DAL, membres du collectif « Nos droits contre leurs privilèges », ont symboliquement opacifié les vitrines de l’agence Société générale des Champs-Elysées pour dénoncer l’évasion fiscale pratiquée par la banque pour son propre compte et celui de ses clients. 35 d’entre eux ont été arrêtes et placés en garde à vue. Attac demande leur libération immédiate.

Alors que l’évasion fiscale dégrade les comptes publics depuis des années, les militant·e·s, qui ont été répartis dans plusieurs commissariats parisiens, risquent d’être poursuivis pour trouble à l’ordre public et dégradation en réunion. Plus tôt dans la matinée,16 militant·e·s d’Attac Paris 12e avait également passé 1h au commissariat du 12e arrondissement de Paris suite à une action similaire Place Daumesnil.

Le 3 avril 2016, la Société générale était prise dans le scandale mondial des Panama Papers pour avoir créé 1005 société offshore via le cabinet Mossack Fonseca. Le 4 avril 2016, le parquet national financier ouvrait un enquête préliminaire pour blanchiment de fraudes fiscales aggravées à son encontre. Le 26 mai 2016, le bureau du Sénat refusait de saisir la justice pour faux témoignage malgré les mensonges de Frédéric Oudéa, directeur général de la banque, devant une commission d’enquête du Sénat sur l’évasion fiscale. Et depuis ? Rien !

Un an après le scandale, le placement en garde à vue de 35 militant·e·s et l’absence de sanctions pour la Société générale et ses dirigeants est une véritable insulte aux citoyens, justiciables et contribuables ordinaires. Alors que les scandales fiscaux et les affaires de détournement de fonds publics se multiplient, Attac demande le renforcement des effectifs et des moyens du parquet national financier et des administrations impliquées dans la traque des délinquants financiers. Une évolution profonde de l’organisation de la lutte contre la délinquance fiscale est également indispensable pour permettre des condamnations fiscales et pénales pour les fraudeurs et leurs complices, les banques et les cabinets d’affaires.

Des dizaines d’actions partout en France
LuxLeaks, SwissLeaks, Panama Papers… la multiplication révélations a jeté la lumière sur les pratiques de banques et de multinationales comme Apple, BNP Paribas, Ikea, Engie, McDonald’s, Société générale, Starbucks, Total ou Zara qui profitent de l’opacité financière et de la complicité des pouvoirs publics pour évader des sommes colossales dans les paradis fiscaux. Ce samedi 1er avril, à l’occasion du lancement de la semaine mondiale d’actions contre l’évasion fiscale, des militant·e·s d’Attac mènent des dizaines d’actions partout en France pour que ces multinationales rendent l’argent qu’elles ont détourné depuis des années et qu’elles payent enfin leur juste part d’impôts dans les pays ou elles exercent réellement leurs activités.

 

 

 

Source : https://france.attac.org

 

 

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 17:20

 

 

Source : http://www.midilibre.fr

 

 

Nîmes : 200 personnes ont manifesté contre l’expulsion de migrants

Nîmes : 200 personnes ont manifesté contre l’expulsion de migrants

 

L e préfet reste inflexible sur l'application de la directive de Dublin qui permet  de renvoyer les migrants vers le premier pays par lequel ils sont entrés en Europe.

Plus deux cents personnes ont manifesté leur soutien jeudi 30 mars au soir, de la Maison carrée à la préfecture en passant par les arènes, à une quarantaine de migrants accueillis depuis novembre dernier dans deux centres d'accueil et d'orientation nîmois après le démantèlement de la "Jungle de Calais". 

 
 

Retour en Italie

Ces personnes, dans la grande majorité des Soudanais, pourraient être renvoyées pour la plupart en Italie si le préfet du Gard applique la directive de Dubin qui oblige toute personne à revenir dans le premier pays européen où ses empreintes digitales ont été relevées. Depuis février dernier, par deux fois, une quinzaine d'associations ont sollicité le préfet du Gard pour éviter tout départ de France, de crainte d'expulsions de migrants vers le Soudan par les autorités italiennes. 

"D'autres préfets comme celui de l'Hérault et de la Somme n'ont pas suivi cette directive. Quand Bernard Cazeneuve était encore ministre de l'Intérieur, il avait promis de ne pas appliquer ce "Dublinage'", a précisé Roger Mathieu, l'un des cinq membres de la délégation reçue jeudi en début de soirée durant une heure par le directeur de cabinet du préfet et le secrétaire général en préfecture du Gard.

 

Un hommage aux migrants noyés

Un entretien qui a ponctué cette manifestation dont le point d'orgue a été ce moment où les manifestants ont été invités à s'allonger sur le parvis des arènes et à observer une minute de silence en hommage aux migrants noyés dans la mer Méditerranée. L'ampleur de la mobilisation n'a pas pour autant infléchi la position préfectorale.

La délégation a juste indiqué jeudi soir que la préfecture n'allait pas appliquer la procédure à l'un des migrants arrivé au CAO avant le 27 octobre. Toutefois, une quinzaine d'autres risquent rapidement de devoir prendre un billet d'avion pour revenir dans le premier pays européen où ils ont été enregistrés. L'un des migrants doit d'ailleurs s'envoler vers la Suède dès lundi prochain. C'est pour éviter ce cas de figure et permettre aux autres de pouvoir demander l'asile en France que la délégation a demandé à rencontrer le préfet dans les prochains jours.

 

 

 

Source : http://www.midilibre.fr

 

 

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 21:41

 

 

Grenoble : un cabinet dentaire pour les sans-abris et les sans-papiers

 

Par Véronique Pueyo, France Bleu Isère et France Bleu mercredi 29 mars 2017 à 19:23

 

 

 

 

Alexandre Sage, dentiste et créateur de "Solident".

Alexandre Sage, dentiste et créateur de "Solident". - Solident

Solident, c'est un cabinet dentaire pour les plus démunis, ceux qui n'ont aucune couverture sociale et pas d'argent pour payer des soins bucco-dentaires, même pas la CMU. Il a ouvert en novembre dernier en plein centre ville, à Grenoble. Le Docteur Sage recherche des dentistes bénévoles.

C'est le docteur Alexandre Sage, dentiste "altruiste" à Meylan, qui a eu l'idée voici un an d'ouvrir un cabinet solidaire, baptisé Solident. Il a obtenu une aide financière de l'Agence régionale de santé (ARS), des dons de deux associations, une subvention de la député socialiste Geneviève Fioraso, financée grâce à sa réserve parlementaire. Il est soutenu par le conseil de l'Ordre des dentistes. Il a récupéré du matériel chez des confrères partant à la retraite. Deux salariés ont été embauchés, une assistante dentaire et un médiateur sanitaire.

 

Solident lance un appel aux dentistes pour qu'ils donnent un peu de leur temps

Le médiateur dentaire, c'est Boris Roche. C'est lui qui reçoit les patients avant qu'ils ne passent sur le fauteuil du dentiste. Ce sont des demandeurs d'asile, des SDF, des clandestins. Boris dédramatise ce moment, explique comment ça va se passer, que tout est fait pour qu'ils n'aient pas mal. "Beaucoup de ces personnes ont eu de mauvaises expériences. Souvent, dans leur pays d'origine, ils n'ont connu que des "arracheurs de dents" ! Il faut qu'ils aient confiance, pour qu'ils reviennent et qu'on les soigne complètement."

Sandrine et Boris, l'assistante et le médiateur dentaires de Solident-Grenoble. - Radio France

Sandrine et Boris, l'assistante et le médiateur dentaires de Solident-Grenoble. © Radio France - Véronique Pueyo

Il y a déjà trois semaines d'attente pour les rendez-vous. Les patients sont envoyés chez Solident par des prescripteurs, c'est-à-dire des associations qui s'en occupent et qui sont garantes que ces personnes n'ont aucun revenu.

"Pour faire de l'humanitaire, pas de besoin d'aller à l'autre bout du monde. c'est au coin de la rue, ici, à Grenoble."

— Alexandre Sage, dentiste.

Le problème aujourd'hui pour Solident, victime de son succès, c'est de trouver des dentistes bénévoles, prêts à donner un peu de leur temps. Pour l'instant, ils ne sont que deux, le docteur Sage et un confrère, jeune retraité, à tourner sur le planning. Mais d'autres se sont dits prêts à rejoindre l'équipe. Car si certains sont intéressés par l'humanitaire : " Pas besoin de partir à l’étranger" explique le Docteur Sage. "La grande précarité est au coin de la rue. On voit des bouches dans des états déplorables mais on peut soigner les gens. On ne va pas leur poser des prothèses mais déjà faire les soins de base, dans des conditions optimales, comme dans un vrai cabinet. On n'offre pas de soins au rabais !"

"Le sourire d'un patient à la fin de ses soins, c'est notre plus beau cadeau!"

— Sandrine Pourcelot, assistante-dentaire

Sandrine Pourcelot est l'assistante dentaire. "C'est très enrichissant, très humain. Mon travail prend tout son sens auprès de ces patients, laissés pour compte. Je me souviens de cette femme, frappée par son mari, qui avait les dents cassées... Quand on ne comprend pas la langue, on trouve des traducteurs. Quand le patient repart avec le sourire et nous montre son cœur pour nous dire merci, c'est le plus beau cadeau qu'il peut nous faire !"

Le cabinet est ouvert les lundis, mercredis et jeudis matin.

 

 
 

Dans le cabinet de Solident, à Grenoble

 

Grenoble, France

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 18:04

 

 

Source : http://www.20minutes.fr

 

 

Paris Plages se déleste de son sable fin et de l’entreprise Lafarge

 

INFO «20 MINUTES» La Mairie de Paris se sépare de son partenaire Lafarge, qui a reconnu avoir financé des groupes armés en Syrie et s’est positionné un temps pour la construction du « mur Trump »…

 

 

Le sable de Paris Plages livré par voie fluviale

Sous les pavés, la plage. Sous la plage, les polémiques. Chaque été, depuis une quinzaine d’années, à l’occasion de l’opération Paris-Plages, les Parisiens et touristes se délectent au bord de la Seine, d’un sable « très fin, très propre, avec une certaine blancheur »,expliquait en 2015 son fournisseur : la société de construction Lafarge.

 

>> A lire aussi : D’où vient le sable de Paris Plages?

 

Mais depuis quelque temps, ces milliers de tonnes de sable « 100 % normand » achetés des millions d’euros sont devenus de plus en plus gênants politiquement et diplomatiquement. Et ce, à la Mairie de Paris - déjà visée par une information judiciaire  pour des soupçons de favoritisme en marge de l’événement - comme au plus haut sommet de l’Etat.

 

>> A lire aussi : La justice enquête sur le financement des éditions Paris Plages 2012 et 2013

 

« Nous avons décidé de ne pas reconduire ce partenariat »

A la suite des révélations du journal Le Monde en juin 2016, Lafarge a reconnu en mars 2017 avoir conclu des « arrangements » avec des groupes armés - notamment et indirectement avec l’État Islamique - pour maintenir l’activité d’une cimenterie en Syrie, entre 2013 et 2014. Puis, quelques jours plus tard, ce leader mondial du matériel de construction s’est positionné pour construire le mur « anti-clandestins » voulu par  Donald Trump entre le Mexique et les Etats-Unis.

« Nous sommes prêts à fournir nos matériaux de construction pour tous types de projets d’infrastructures aux Etats-Unis (…) Nous sommes ici pour servir nos clients et répondre à leurs besoins. Nous ne sommes pas une organisation politique », déclarait alors, Eric Olsen, le patron du géant du ciment, mis en garde dans la foulée par le président de la République, François Hollande, avant de se raviser.

 

>> A lire aussi : Le construction du mur de Trump? Hollande appelle Lafarge à la «prudence»

 

Face aux prises de positions controversées du groupe, la Mairie de Paris a décidé de mettre définitivement un terme à son partenariat « historique » avec le cimentier franco-suisse, a-t-on appris ce mardi. « Il y a quelques mois, en voyant que les soupçons sur leur activité en Syrie  étaient confirmés, nous avons décidé de ne pas reconduire ce partenariat. Car nous ne voulons pas être associés à cela et l’affaire du mur n’a fait que confirmer cette position », indique-t-on à l’hôtel de ville.

 

La fin du sable à Paris Plages

Si le groupe Lafarge, sollicité par 20 Minutes, ne confirme pas « cette décision de non-reconduction », la mairie a toutefois déjà réfléchi à l’avenir de son célèbre événement estival, sans l’entreprise.

Selon cette même source à la mairie contactée par 20 Minutes, « il n’y aura plus de sable » sur les berges de Seine à l’occasion de Paris Plages. « Cette année, nous allons par exemple profiter de l’ouverture du Parc des Rives de Seine pour proposer aux Parisiens des espaces végétalisés, de nombreuses activités sur une durée plus longue ». Les élus qui se battaient pour la fin de ce partenariat, s’en réjouissent d’ores et déjà.

 

>> A lire aussi : Piétonnisation des berges à Paris: Et maintenant?

 

« Nous nous félicitons de cette décision »

Danielle Simonnet, conseillère de Paris et coordinatrice du Parti de Gauche, a fait de ce sable l’un de ses chevaux de bataille. « Le sable que nous allons mettre sur les plages porte du sang. On ne peut pas cautionner ça », explique-elle, en juillet 2016, lors d’un Conseil de Paris, tout en appelant au boycott. En septembre, elle revient avec son dossier et demande à Anne Hidalgo de « réfléchir à l’abandon de l’utilisation du sable dans le cadre de l’opération Paris-Plages ». Un vœu adopté et désormais effectif. « C’est une bonne chose pour cette bataille menée seule », rappelle-elle. Le groupe écologiste au conseil de Paris aussi se félicite.

 

>> A lire aussi : Danielle Simonnet boycotte le sable de Lafarge qui a collaboré avec Daesh

 

« Nous sommes très contents. Nous nous félicitons de cette décision car c’est ce que l’on demandait. Ce partenariat n’était plus tenable », affirme Anne Souyris, coprésidente du groupe écologiste de Paris. Elle espère désormais que cette affaire fasse « jurisprudence ». Selon elle, « il faut que ça serve d’exemple pour de prochains partenariats entre la ville et des entreprises en termes d’éthique environnementale et sociale. »

 

 

 

Source : http://www.20minutes.fr

 

 

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 15:30

 

 

Source : https://france.attac.org

 

Nous avons trouvé 200 milliards nécessaires à la transition sociale et écologique

mardi 28 mars 2017, par Attac France

 

Ce mardi 28 mars, l’association Attac publie un rapport intitulé « Rendez l’argent ! » dans lequel elle montre qu’il est possible de récupérer chaque année plus de 200 milliards d’euros d’argent public confisqué. La publication de ce rapport, soutenue par un ensemble d’organisations [1], s’inscrit dans le cadre d’une série d’actions à l’initiative de l’espace commun de mobilisations « Nos droits contre leurs privilèges ».

Ce rapport fait notamment suite à l’action organisée par Attac le lundi 13 mars à l’Apple Store de Saint Germain-des-Près pour dénoncer l’évasion fiscale des multinationales et annonce la « Semaine internationale contre les paradis fiscaux » qui aura lieu à partir du 1er avril, à l’occasion de l’anniversaire de la révélation des «  Panama Papers ».

«  I want my money back  » : c’est la fameuse formule de Margaret Thatcher en 1979 qui réclama et obtint une « ristourne » de la quote-part du Royaume-Uni au budget européen. Aujourd’hui, «  we want our money back  ! » nous demandons que les centaines de milliards d’euros confisqués par l’évasion fiscale, par le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), par une fiscalité trop généreuse à l’égard des plus riches, par l’absence de taxe sur les transactions financières… nous soient restitués ! Et qu’ils servent aux urgences sociales et écologiques, à la réhabilitation des services publics, à la création des dizaines de milliers d’emplois nécessaires à la transition écologique ou encore au respect du droit au logement et à la solidarité internationale..

« L’impôt, qui devrait être vu comme une contribution citoyenne, est discrédité par la fraude et l’évasion auxquelles se livrent les privilégiés et cette injustice fiscale sape les fondements du contrat social  », dénonce Dominique Plihon , porte-parole d’Attac, économiste et coordinateur du rapport, « Pourtant l’argent est là, accumulé, dissimulé, évadé par les plus riches et les multinationales. Dans le rapport “Rendez l’argent”, nous montrons qu’il est possible de récupérer chaque année plus de 200 milliards d’euros d’argent public confisqué.  »

«  Rien n’oblige à détruire l’emploi et les droits sociaux, à appauvrir les services publics ou à bloquer le financement de la transition écologique  », affirme Aurélie Trouvé , porte-parole d’Attac, économiste et coordinatrice du rapport, « mais il faut de la volonté politique pour mettre en place une série de mesures pour récupérer cet argent : cela passe par la lutte contre l’évasion fiscale, la taxation des transactions financières, une réforme fiscale visant une plus juste distribution des revenus et des richesses ou encore l’arrêt des grands projets inutiles et la suppression des subventions aux énergies fossiles. »

 

Rapport « Rendez l’argent » lien

 

Informations complémentaires

Le rapport « Rendez l’argent » est publié par Attac dans le cadre de l’espace commun « Nos droits contre leurs privilèges ». La publication de ce rapport est soutenue par les organisations partenaires d’Attac.
Premiers soutiens : AC !, Aitec, Alofa Tuvalu, AMELIOR (biffinEs), Apeis, CADTM, CEDETIM-IPAM, CGT Finances, Droit au Logement (DAL), Les Effrontées, Fondation Copernic, MNCP, Réseau Action Climat, Transnational Institute, Union syndicale Solidaires
C’est en s’appuyant sur ce rapport que sera lancée une série d’initiatives visant les lieux symboliques, les multinationales, les riches qui concentrent cet argent qui nous manque tant, à l’occasion de l’anniversaire de la révélation des «  Panama Papers  » le 3 avril.
 

 

Attac France — 2017
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Source : https://france.attac.org

 

 

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 20:21

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

Affaire Rémi Fraisse: la famille met en cause l’impartialité des juges

Par Michel Deléan
 
 
 

Une requête en suspicion légitime est déposée par les avocats de la famille Fraisse, qui demande que le dossier soit repris par d’autres magistrats que ceux de Toulouse. Orientée dès le départ, l'instruction s'achève en effet sans aucune mise en examen.

 

La famille de Rémi Fraisse, le jeune homme tué par la grenade offensive d’un gendarme le 26 octobre 2014 à Sivens (Tarn), ne fait plus confiance à la juridiction de Toulouse pour faire la lumière sur cette affaire. Selon des informations obtenues par Mediapart, alors que l’instruction toulousaine s’achève sans qu’aucune mise en examen n’ait été prononcée, une « requête en renvoi pour cause de suspicion légitime » a été déposée lundi 27 mars à la Cour de cassation par les avocats de la famille Fraisse. L’objet de cette requête de la dernière chance (17 pages dont Mediapart a pu prendre connaissance) est d’obtenir de la chambre criminelle de la Cour de cassation qu’elle constate l’existence d’« éléments objectifs de nature à faire naître un doute sur l’impartialité de la juridiction d’instruction de Toulouse dans son ensemble », et qu’elle désigne une nouvelle juridiction pour reprendre l’instruction de l’affaire Rémi Fraisse.

 © DR

© DR

Le premier argument tient à la décision des juges d’instruction toulousains de saisir la gendarmerie (et non la police) pour enquêter sur la mort de Rémi Fraisse. « Même si les gendarmes qui ont effectué les investigations n’appartenaient pas aux formations en poste sur le site de Sivens, le fait de confier des investigations à des gendarmes pour enquêter sur des faits qualifiés de violences volontaires commises par d’autres gendarmes laisse planer un doute sur l’impartialité de la juridiction d’instruction », écrit l’avocat Pierre Ricard dans sa requête. S’agissant d’une affaire aussi grave, il est à craindre que « les gendarmes enquêteurs ne cherchent pas nécessairement à établir la vérité des faits et des responsabilités pénales, ou à tout le moins qu’ils recherchent à minimiser le rôle de leurs collègues ainsi que de leur hiérarchie ». En décidant de confier l’enquête à des gendarmes, « la juridiction d’instruction du tribunal de grande instance de Toulouse a pris le risque de créer et d’alimenter un doute sur son impartialité », estime l’avocat.

 

Plusieurs témoins ont fait état de « remarques désobligeantes », voire de « pressions » de la part des gendarmes lors de leurs auditions, et ont demandé à être entendus par les deux juges d’instruction eux-mêmes, un souhait également formulé par de nouveaux témoins qui s’étaient manifestés auprès des avocats. Or les juges d’instruction ont refusé. « Malgré ces craintes expressément exprimées, les juges d’instruction qui n’ont pas effectué eux-mêmes les actes d’investigation ou n’ont pas renoncé à confier ces actes aux gendarmes ont fait peser sur leur propre personne ce même soupçon de partialité », soutient la partie civile.  

Le second argument des avocats de la famille Fraisse tient aux nombreux refus de demandes d’acte (reconstitution, expertises, auditions et confrontations) que leur ont opposés les juges d’instruction. La liste de ces demandes refusées est longue, de l’audition du préfet du Tarn, de son directeur de cabinet et du directeur général de la gendarmerie nationale, jusqu’à la transmission de tous les échanges sur cette affaire entre le préfet, le commandement militaire, le ministère de l’intérieur, Matignon et l’Élysée.

« Le rejet ou l’inexécution de ces nombreux actes, qui étaient pourtant nécessaires pour établir la vérité des faits, mais également les responsabilités pénales encourues, a fait naître un doute sur l’impartialité de la juridiction d’instruction », estiment les avocats. « Au regard de ces refus, il est possible de considérer que la juridiction d’instruction ne s’est pas donné les moyens pour établir la vérité dans ce dossier extrêmement sensible, notamment en raison des conditions dramatiques de la mort de Rémi Fraisse mais également de l’implication des forces de l’ordre. » Ils soutiennent que rien n’a été fait qui puisse éclairer la responsabilité pénale éventuelle de la chaîne de commandement. Le président de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Toulouse s’étant, en outre, lui-même chargé de rejeter les appels déposés par la partie civile après les refus des juges.

« En conclusion, écrivent les avocats, les refus systématiques opposés par les juges d’instruction pour instruire sur les conditions de la mort de Rémi Fraisse et plus encore sur la chaîne de responsabilité pénale font naître un doute sérieux sur l’impartialité de la juridiction d’instruction. »

Sollicité par Mediapart, Arié Alimi, l’un des défenseurs de la famille Fraisse, se veut sévère. « On est dans la configuration classique des dossiers judiciaires intéressant les forces de l’ordre, avec une problématique d’impartialité. Il y a une certaine proximité entre les juges, les enquêteurs et les personnes poursuivies, ce qui nuit à la manifestation de la vérité. La famille de Rémi Fraisse a droit à un processus judiciaire au-dessus de tout soupçon », expose Me Alimi.

Consignes contradictoires

Depuis plus de deux ans, les défenseurs de la famille Fraisse (Arié Alimi, Claire Dujardin et Étienne Noël) se sont pourtant déjà beaucoup dépensés pour aiguillonner les magistrats. Le 18 janvier dernier, ils ont ainsi déposé une plainte à Paris pour « faux témoignages », qui est pour l'instant au point mort. Cette plainte vise les dépositions successives effectuées par plusieurs gendarmes mobiles impliqués à des degrés divers dans la mort du jeune manifestant à Sivens. Affectés à l’escadron de gendarmerie mobile de La Réole (Gironde), ces militaires étaient déployés sur le site du projet de barrage la nuit des faits ; ils ont été interrogés par leurs collègues de la section de recherches de Toulouse, puis ceux de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) et, enfin, par les juges d’instruction...

 

*Suite de l'article sur mediapart

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 20:50

 

 

Source : https://www.francebleu.fr

 

Saint-Mathieu, première commune du Limousin à refuser les compteurs Linky sur décision du conseil municipal

 

Par Nathalie Col, France Bleu Limousin dimanche 26 mars 2017 à 17:43

 

 

 

L'installation des compteurs Linky est hors de question pour la commune haut-viennoise de Saint-Mathieu

L'installation des compteurs Linky est hors de question pour la commune haut-viennoise de Saint-Mathieu © Maxppp - Marc Ollivier

 

Saint-Mathieu, dans le sud de la Haute Vienne, déclare la guerre aux compteurs électriques Linky. Dans cette bourgade de près de 1.200 habitants, le conseil municipal vient de prendre une délibération pour s'opposer à l'installation de ces compteurs communicants, pour plusieurs raisons.

Les compteurs communicants Linky ne sont pas les bienvenus à Saint Mathieu. Le conseil municipal de la commune de près de 1.200 habitants vient de le signifier dans une délibération adoptée à la majorité, le 17 mars. C'est la première du genre en Limousin selon la commune et selon Enedis.

 

Des craintes liées à l'émission d'ondes électromagnétiques et à la gestion des données personnelles

Pour justifier leur décision et mettre juridiquement toutes les chances de leur côté, les élus avancent le fait que les compteurs électriques appartiennent à la commune et qu'elle doit donc avoir son mot à dire sur leur éventuel remplacement. Mais au delà de ce point, Linky suscite aussi des inquiétudes liées à son mode de fonctionnement. L'une des craintes porte sur la santé des consommateurs exposés aux ondes électromagnétiques émises par le compteur communicant.

Autre problème soulevé par Georges Tixeuil, le premier adjoint au maire municipal de Saint Mathieu : l'utilisation des données recueillies par Linky toutes les demi - heures. Pour lui, c'est une "intrusion inacceptable dans la vie privée". Il craint aussi qu'un jour où l'autre ces données soient revendues à des fins commerciales.

 

Enedis se retranche derrière la loi

De son côté, Enedis assure que l'installation de ces compteurs est rendue obligatoire par la loi de transition énergétique. Jean-Luc Gauthier, directeur territorial d'Enedis sur la Haute-Vienne précise qu'il n'y aucune raison de s'inquiéter de l'utilisation des données collectées par Linky. Elles "restent la propriété des abonnés, pour leur permettre de mieux gérer leur consommation d'électricité". Ces données seront aussi utilisées par Enedis "pour gérer au mieux le réseau, dans le but de développer les énergies renouvelables". L'entreprise estime par ailleurs qu'il n'y a aucun risque pour la santé, en s'appuyant notamment sur un récent avis de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail. En décembre dernier, l'Anses a estimé qu'il y avait une "très faible probabilité que l'exposition aux champs électromagnétiques émis" par les compteurs Linky "puisse engendrer des effets sanitaires à court ou long terme."

 

La délibération risque d'être contestée devant la justice

Les habitants de Saint-Mathieu qui ont commencé à recevoir des courrier leur annonçant le déploiement de ces nouveaux compteurs Linky s'interrogent. C'est prévu dans un mois environ, mais certains se disent inquiets, d'autres mal voire pas du tout informés au sujet de ces appareils. Le premier adjoint au maire explique que c'est justement "pour les mettre en garde" et leur permettre de refuser l'installation de Linky que la délibération a été prise. George Tixeuil se dit prêt à une "guerre d'usure", car il est bien conscient qu'Enedis risque de saisir la justice. De fait, si la sous-préfecture de Rochechouart valide cette délibération qui vient de lui parvenir, Enedis envisage de formuler un recours devant le tribunal administratif.

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