Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 16:37

 

Source : https://reporterre.net

 

 

La colère monte à Bordeaux contre le massacre d’une zone humide par un golf

18 juin 2016 / Baptiste Giraud (Reporterre)
 


 

Une zone humide défrichée, la biodiversité saccagée, des terres agricoles dévorées, la loi méprisée : voici le projet de quatorzième golf en Gironde. Mais le bulldozer reste travers de la gorge : écologistes et paysans se retrouvent les 17 et 18 juin pour stopper ce gâchis.

 

- Bordeaux, correspondance

Depuis avril, les travaux d’aménagement du quatorzième golf de Gironde ont commencé dans la plus grande discrétion. Le site, une zone humide abritant des espèces protégées et jouant un rôle tampon majeur en cas de crue de la Garonne, a été défriché. Ce week-end du 18 et 19 juin, les opposants – Collectif bordelais de soutien à la Zad et Confédération paysanne – appellent à se rassembler sur le site jusqu’à dimanche en vue d’empêcher la poursuite du chantier.

Le projet est né il y a trente ans, à la fin des années 1980. A l’époque Eric Bez, fils de l’ancien président du club de foot bordelais, devient propriétaire des 167 hectares du « domaine de la Plantation », sur la commune de Villenave d’Ornon, et lance un projet de golf accompagné de logements et d’un centre d’affaires. Mais des associations locales – Aquitaine Alternatives, Les Verts, la Sepanso – s’y opposent et mènent l’affaire devant les tribunaux. Sur fond de magouilles, elle finit par capoter en 2007.

 

Un « golf écologique » en zone humide
PNG - 933.7 ko
Le site du golf de Villenave-d’Ornon est délimité en rouge, en bordure de la Garonne, au sud de Bordeaux.

La Plantation est alors rachetée par un groupe belgo-turc, Vizzion Europe, spécialisé dans les « grands projets immobiliers internationaux en Europe et dans le monde », et dont l’actionnaire majoritaire est aujourd’hui Gonzague Mulliez, l’un des membres de la très fortunée famille du même nom. En 2010 le projet est relancé sous le nom du « domaine de Geneste ». Il comprend toujours un golf, dit « écologique », de 18 trous (qui deviendrait le 14e de Gironde, un centre d’affaires (bureaux, commerces, hôtels, résidences, services), et un ensemble de logements. Après enquête publique, l’aménagement des ces trois espaces est autorisée début 2012. A l’époque, la Sepanso s’y oppose toujours fortement et dépose des recours en justice. Sans fort soutien populaire, elle perd son combat devant le tribunal administratif de Bordeaux en 2015.

Puis plus rien. Jusqu’à ce que des militants locaux se rendent compte en avril dernier que le chantier avait commencé. « Tout le monde pensait qu’ils allaient devoir faire une nouvelle étude d’impact, la précédente datant de 2011. Or la préfecture les a autorisé à commencer quand même. Et comme c’est un endroit assez caché, avec des arbres, on ne s’était rendu compte de rien avant de tomber dessus par hasard » raconte Camille. Le lancement avait pourtant bien été officialisé en mars par le maire de Villenave d’Ornon, Patrick Pujol (Les Républicains). Aux anciens opposants s’ajoutent alors ceux, plus jeunes, du collectif bordelais de soutien à la zad de Notre-Dame-des-Landes.

Depuis, c’est l’urgence qui prévaut d’un côté comme de l’autre. Les opposants pour faire stopper le chantier, les promoteurs pour le mener à bien. « Ils veulent aller beaucoup plus vite que prévu, maintenant qu’ils savent qu’on est au courant. Ils ont déjà presque entièrement défriché ce qui sera le parcours de golf, et un cours d’eau a été complément endommagé alors qu’ils ne devaient pas s’en approcher » rapporte Camille. « Mais c’est peut-être là qu’ils font une erreur, car ils ne respectent pas les prescriptions de la loi sur l’eau » poursuit-il. La Confédération paysanne et l’association locale VO2, ont alerté la police de l’eau afin qu’elle vienne constater les dégâts, ainsi que la préfecture.

 
Agriculteurs punis, promoteurs tout permis
JPEG - 103.4 ko
Le terrain a été défriché et terrassé en toute discrétion

« Je croyais que c’était sauvé mais non, il faut toujours se battre », souffle Olivier Sigaut, réalisateur et professeur de gestion et sociologie de l’environnement au ministère de l’Agriculture. Opposant depuis les années 1980, il dénonce la non-prise en compte des espèces protégées présentes sur le site. « A l’époque, avec mes étudiants, nous étions venus ici et avions trouvé le vison d’Europe et l’angélique des estuaires. Ces espèces prioritaires font de ce lieu un corridor biologique, selon la législation européenne. Or ni l’un ni l’autre ne sont mentionnés dans les dossiers. La Commission européenne ne doit pas être au courant de ce qu’il se passe, sinon ça ne tiendrait pas » assure-t-il.

 

JPEG - 118.8 ko
Angelica heterocarpa, ou l’angélique des estuaires.
 

Située sur la rive gauche de la Garonne, au sud de Bordeaux, la zone projetée pour ces aménagements fait partie d’une zone humide classée Natura 2000. Christophe Guénon, porte-parole de la Confédération paysanne de Gironde, est maraîcher et éleveur à quelques kilomètres de là. « Je connais très bien le coin pour participer régulièrement à des réunions avec les techniciens en raison de la réglementation Natura 2000 », nous dit-il. « Nous, agriculteurs, devons respecter un cahier des charges précis : pas de fauche avant le 15 juin, interdiction de curer les fossés sans avoir fait tout un dossier, interdiction de retourner la terre, etc. Or depuis deux mois, ils ont retourné la terre pour faire des talus, rasé les haies, ils gardent les essences d’arbres les plus jolies et broient le reste. Ils sont en train de tout détruire. Si j’avais fait un dixième de tout cela, j’aurai reçu une amende ou une convocation au tribunal », proteste-t-il.

De plus, cette zone humide joue un rôle crucial dans la gestion des crues en amont de Bordeaux. « Aujourd’hui c’est une zone d’étalement des crues, ce qui signifie que l’eau de la Garonne peut s’y étaler librement quand elle est trop haute. Après les travaux, elle ne pourra plus être absorbée et il y aura des risques d’inondation tout autour », explique Camille. Cet élément aurait été pris en compte dans le projet qui prévoit de pomper l’eau dans une cuve en cas de crue. Mais cette compensation ne convainc pas les opposants.

Autre argument avancé par les opposants, celui de la raréfaction des terres agricoles. Il y a quarante ans, les 167 hectares concernés par le projet faisaient partie de la ceinture verte bordelaise. « Aujourd’hui tout le monde veut des fruits et légumes bio en ville. Or les agriculteurs partent à la retraite et leurs terres passent en terrains à bâtir, on nous dit que l’autonomie alimentaire de Bordeaux avec sa ceinture verte est d’un jour par an, et rien n’est fait pour préserver les terres agricoles ! Il y a une grande incohérence » poursuit-il. « On manque de terre, et l’accès au foncier devient une véritable guerre. »

 

« Si on est deux mille, on pourra lancer une occupation »

 

A partir de samedi 18 juin à 11h et jusqu’à dimanche, un appel à se rassembler sur place a donc été lancé par le collectif de soutien à la zad de Notre-Dame-des-Landes, la Confédération paysanne et l’association VO2...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : https://reporterre.net

 

 

Partager cet article
Repost0
20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 16:30

 

Source : https://reporterre.net

 

 

Les opposants antinucléaires occupent une forêt pour bloquer les travaux de CIGEO

20 juin 2016 / Gaspard d’Allens (Reporterre)
 


 

Habitants, paysans et opposants au nucléaire ont commencé dimanche 19 juin une occupation de la forêt de Mandres. L’Agence des déchets radioactifs y avait commencé des travaux sans autorisation.

 

- Bure (Meuse), reportage

A la lisière de la forêt de Mandres-en-Barrois, en Meuse, une barricade a été érigée. Entre les branchages, un slogan tagué : « On entend à nouveau le chant des oiseaux. » Quelques personnes montent la garde et observent les gendarmes à cinq cent mètres. Le climat est tendu mais la jubilation se lit sur les visages.

« Nous avons temporairement libéré le bois communal . » Un campement a été monté avec une cabane baptisée « La salle à Mandres » et des plateformes perchées dans les arbres. Dimanche 19 juin, deux cent personnes, opposants au nucléaire, habitants, associations et collectifs ont décidé de reprendre cette forêt des mains de l’ANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs). Depuis deux semaines, elle y avait commencé ses travaux. Arbres arrachés, ornières creusées par les machines, barbelés en bordure de chemins : la forêt ressemblait à un champ de bataille.

 

La forêt est un commun

« Le bruit des arbres qui craquaient sous les assauts des abatteuses nous étaient insupportable, raconte une habitante. Nous ne pouvions imaginer que la forêt devienne, comme le souhaite l’ANDRA, ’la zone des puits’ . » Un espace qui servirait à ventiler les galeries souterraines, où seraient stockés les déchets radioactifs du projet CIGEO, toujours sans existence légale.

Un lien fort unit les habitants à leur forêt, grande de 300 hectares et vieille de plus de trois siècles. Sous la canopée des grands chênes, « on fait nos affouages pour nous chauffer, on flâne, on chasse, on se promène, on cueille. Elle fait partie de notre vie », dit Anthony. « Le bois appartient à toutes et à tous », ajoute sa compagne, Fanny. Entre souvenirs et usages collectifs, la forêt reste un commun. A préserver.

Mais à plusieurs reprises, l’ANDRA a menacé cette parcelle. En 2013, elle a agité ses millions et ses promesses d’emploi. « L’ANDRA nous disait qu’elle allait donner du travail aux cinq prochaines générations », témoigne un ancien élu. Lors d’une consultation, la majorité des habitants de Mandres a quand même voté non. Eté 2015, l’agence est revenue à la charge. « A six heures du matin, le nouveau conseil municipal a adopté l’échange du bois à 7 voix contre 4 . » Aux alentours, l’ANDRA s’est constituée un empire foncier – près de 2.000 hectares de forêts - pratique pour favoriser les échanges amiables.

Des associations et des collectifs se sont mobilisés pour dénoncer cette discrète sratégie. Des réunions publiques ont été tenues et un recours administratif déposé pour faire annuler la délibération. Mais le recours n’est pas suspensif et n’empêche pas le début des travaux. Chez les opposants, « on n’est pas dupe. Ce n’est pas uniquement devant les tribunaux qu’on enterrera un projet aussi vital et stratégique pour l’Etat et sa filière nucléaire ». L’occupation et le blocage physique semblaient également nécessaires.

 

« Un acte de sabotage collectif et joyeux »

Depuis dimanche après-midi, une troupe hétéroclite a pris possession de la forêt. On retrouve des jeunes et des moins jeunes, la Confédération paysanne, l’association Bure stop, « Des habitants d’ici et d’ailleurs ». L’ambiance de la journée était chaleureuse mais déterminée.

Au cours de la manifestation, on improvise des chansons entonnées à multiples voix :

« Promenons nous dans les bois
tandis que l’Andra n’y est pas »

En même temps que l’on distribue des outils : scies, pinces, tenailles, perceuses... certains se camouflent avec des masques d’animaux, faits maison, d’autres restent à visage découvert.

« Les petits renards, les hiboux, les coucous
Aujourd’hui, on occupe tout »

Arrivés dans la forêt, les opposants démontent les grilles et enlèvent les barbelés. Les vigiles fuient. Un gendarme débarque : « Tant que vous ne vous attaquez pas aux personnes on ne chargera pas. » Les opposants le prennent au mot et s’intéressent aux matériels. S’en suit « un acte de sabotage collectif, assumé et joyeux » selon les dires d’un opposant. Chacun voit dans ce geste « une portée politique » légitime face « à l’arrogance de l’Andra et au vol du territoire ». D’après une autre manifestante, « en occupant concrètement la forêt, on reprend la main sur un projet refusé depuis plus de 20 ans. On tente d’avoir une prise sur un ennemi qui, partout ailleurs, s’est rendu insaisissable ».

 

« Pour un été d’urgence »

Pour passer la nuit, des agriculteurs bloquent l’accès avec leurs tracteurs. Des tentes sont installées pour la cinquantaine de personnes restant dormir. Une cantine nourrit la troupe. « Le pique-nique se veut interminable », affirme un opposant, « au-delà d’une action ponctuelle, notre occupation est un appel à converger largement vers Bure dès maintenant. Elle marque le prélude d’un été mouvementé »....

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : https://reporterre.net

 

 

Partager cet article
Repost0
20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 15:50

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

Loi travail : malgré les appels à l’annulation, les journées d’action auront bien lieu

LE MONDE | • Mis à jour le

 

 
 
Manifestation à Paris le 14 juin contre le projet de lloi travail.

Il ne cédera pas aux appels du gouvernement. Philippe Martinez a réaffirmé, dimanche 19 juin, qu’il « maintenait les journées d’action » des jeudi 23 et mardi 28 juin contre le projet de loi travail. Le secrétaire général de la Confédération générale du travail (CGT) était l’invité du « Grand Rendez-vous » d’Europe 1, Le Monde et iTélé.

 

Accusé d’inaction face aux casseurs qui ont perturbé les récentes manifestations, en particulier celle du 14 juin, Philippe Martinez a renvoyé la responsabilité du maintien de l’ordre aux autorités et aux « ordres de non-intervention » qui seraient donnés, selon lui, aux policiers :

 

« Les hooligans à Marseille [en marge de l’Euro], on les a arrêtés en moins de quarante-huit heures. Pourquoi les casseurs qui sont identifiés à toutes les manifestations, on les laisse sévir, comme ce qui s’est passé à Necker ? »
« Je m’interroge sur les ordres donnés à la police, ça ne peut se passer que du côté du préfet ou du ministre. »
 

Lire la tribune :   « L’ultragauche est engagée dans une logique de “confrontation avec l’Etat” »

 

En réponse à ces accusations de « laisser-faire », le ministère de l’intérieur a publié dimanche après-midi sur Twitter un communiqué qui rappelle les « consignes claires et constantes » données aux forces de l’ordre depuis le début des manifestations, dont une « fermeté absolue à l’égard des casseurs ».

« Il est très regrettable que le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, tente de travestir sciemment ces orientations claires, écrites, données aux préfets à la veille de chaque manifestation et transmises au Parlement par ailleurs, par souci de transparence. »

 

 

 

 

[Communiqué] @BCazeneuve rappelle les consignes données aux forces de l'ordre dès début des manif° sur loi travail

Martinez : "Nous avons déjà annulé une... par Europe1fr

 

Concernant la bataille engagée par les syndicats contre le projet de loi, Philippe Martinez a répété que « c’est au gouvernement de donner des signes d’une volonté de sortie de crise. Il y a quatre mois qu’un problème est posé et que le gouvernement refuse toute discussion, toute proposition des sept organisations syndicales ». Le secrétaire général de la CGT a été reçu vendredi par la ministre du travail, Myriam El Khomri, à qui, dit-il, il a « remis des propositions » pour une « remise à zéro et une rediscussion » du texte.

 

 

Martinez : "C'est au gouvernement de montrer... par Europe1fr

 

La CGT a lancé des votations citoyennes dans les entreprises pour recueillir l’avis des salariés sur le projet et dit avoir déjà reçu 250 000 réponses, qui seront rassemblées le 28 juin et remises au gouvernement.

 

Retrouvez l’intégralité de l’entretien :


 

Le Grand rendez-vous avec Philippe Martinez par Europe1fr

 

A droite, Jean-Pierre Raffarin demande l’interdiction

Invité dimanche du « Grand Jury » de RTL, LCI et Le Figaro, le sénateur Les Républicains (LR) et ancien ministre Jean-Pierre Raffarin a appelé le gouvernement à interdire les manifestations contre la loi travail pour se concentrer sur « l’ennemi extérieur », le terrorisme. Il a dit avoir « honte » des dérives commises par les casseurs en marge du rassemblement du 14 juin, faisant référence aux dégradations dela façade de l’hôpital Necker.

M. Raffarin a également dit que la CGT avait « fait une faute » en maintenant son appel à la mobilisation pour les 23 et 28 juin. « Quand une manifestation dérive, les organisateurs de cette manifestation ne sont pas innocents de ces dérives. »

Bruno Le Maire, député LR et candidat à la primaire de la droite, a défendu sur France 3 la « liberté de manifester », tout en réclamant la « mise sous le verrou des casseurs ». « Cela fait des semaines qu’on voit des gars encagoulés, avec des barres à mine, qui vont saccager des villes », s’est-il insurgé, avant de souligner qu’il y avait eu « peu d’interpellations ».


 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

Partager cet article
Repost0
18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 14:53

 

Source : http://www.franceculture.fr

Source : https://www.mediapart.fr

 

Le repenti
Confessions d’un repenti du Front national
16 juin 2016 | Par Les pieds sur terre
 
 
 

 

Un ex-élu FN à Brignoles (Var) livre à France Culture un témoignage inédit sur les coulisses du parti. Il raconte la « sélection » des recrues, les confections des listes « sur un coin de table de cuisine », des « tripatouillages de chiffres d’adhésion », l’« absence de propositions » et les nombreux « départs »Reportage audio de Rémi Douat.

 

Reportage : Rémi Douat

Réalisation : Emmanuel Geoffroy

Dans le Var, 21 élus FN ont démissionné depuis les municipales de 2014. Parmi eux, Romain Tardieu, ex-élu et cadre FN à Brignoles, qui livre à France Culture un témoignage inédit sur les raisons de son départ et les coulisses du parti. Il raconte la « sélection » des recrues, leur « ascension fulgurante », « plus rapide que Pôle emploi », qui attire n’importe quels profils, la confection des listes électorales « sur un coin de table de cuisine », parfois « contre la volonté » de certaines personnes, des « tripatouillages des chiffres d’adhésion », l’« absence de propositions ». Reportage de l'émission Les Pieds sur Terre, partenaire de Mediapart.

 

Un ex-cadre du FN raconte pourquoi il a quitté le parti. Aujourd'hui, il entend consacrer toutes ses forces à le combattre. En partenariat avec Mediapart.

Crédits : Julio PELAEZ/PHOTOPQR/LE REPUBLICAIN LORRAIN - Maxppp

  • Reportage : Rémi Douat
  • Réalisation : Emmanuel Geoffroy

Musique de fin : "We're not the same" par Wolf Alice - album : "creature song" (2014).

>> A lire, l'article de Marine Turchi sur Mediapart : "Dans les villes du FN, les relations tumultueuses avec la presse locale"

 

 

Source : http://www.franceculture.fr

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

Partager cet article
Repost0
18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 14:28

 

Source : http://la-bas.org

 

 

Un scoop ! Gérard Filoche annonce sa candidature [VIDÉO 23’37]

FILOCHE PRÉSIDENT ! Mais d’abord retrait de la Loi travail "et son monde"

Le

 

 

La primaire à gauche, il y tient, il y croit, et il se présente ! Le succès de Bernie SANDERS lui a donné des idées. Après tout, il est (un peu) plus jeune que lui. Président, mais pour quoi faire ? Notre futur président s’explique.
Mais d’abord l’ennemi numéro 1, c’est toujours la loi El Khomri et Filoche est remonté.

 

FILOCHE PRÉSIDENT ! Mais d’abord tous à la manif... par Là-bas si j'y suis

 

entretien : Daniel MERMET
réalisation : Jeanne LORRAIN et Jonathan DUONG
son : Sylvain RICHARD

Marie GALL attend vos messages sur le répondeur de Là-bas si j’y suis au 01 85 08 37 37.

Télécharger la vidéo au format .mp3 :

 
 
 

00:00
 
 
23:38
 
FILOCHE PRÉSIDENT ! Mais d’abord tous à la manif…
 

 

 

Source : http://la-bas.org

 

Partager cet article
Repost0
18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 14:12

 

 

Source : https://la-bas.org

 

 

À VIF DANS LA MANIF [VIDÉO 45’46]

Manif 14 juin 2016, LE BITUME SE SOULÈVE !

Le

 

 

Essoufflement. Chaque jour depuis des semaines les grands médias annoncent l’essoufflement du mouvement et chaque jour le mouvement continue de plus belle. La manif du 14 juin devait être le dernier souffle, le baroud d’honneur. Il n’en fut rien, ce fut la plus puissante manif depuis trois mois.

 

La contestation a pris racine dans toutes les violences subies, violences policières, violence antidémocratique avec le 49-3, violence du chômage de masse, violence de la précarité, violence de la ségrégation sociale et raciale… des violences accumulées depuis des années, qui ont fermenté et qui explosent aujourd’hui. La violence dans les manifs ne fait que répondre symboliquement à ces violences-là.

 

 

[LÀ-BAS SI J'Y SUIS] 14 juin 2016, LE BITUME SE SOULÈVE ! par Là-bas si j'y suis

 

 
images : Jonathan DUONG
son : Dillah TEIBI
montage : Jeanne LORRAIN
mixage : Sylvain RICHARD
 
 

Marie GALL attend vos messages sur le répondeur de Là-bas si j’y suis au 01 85 08 37 37.

 

 

Source : https://la-bas.org

Partager cet article
Repost0
17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 16:24

 

Source : http://www.ouest-france.fr

 

 

MSF refuse l'aide de l'UE pour dénoncer sa politique migratoire
 
 
  • « Depuis des mois, MSF a dénoncé la réponse honteuse de l'Europe, qui se focalise plus sur la dissuasion que sur l'aide à apporter aux personnes qui en ont besoin », a expliqué MSF.

    « Depuis des mois, MSF a dénoncé la réponse honteuse de l'Europe, qui se focalise plus sur la dissuasion que sur l'aide à apporter aux personnes qui en ont besoin », a expliqué MSF. | Reuters

C'est une décision forte. Et non sans conséquence pour Médecins sans frontières. MSF a décidé de renoncer aux financements de l'Union pour dénoncer une politique migratoire qu'elle juge honteuse.

Les critiques fusent depuis plusieurs mois déjà à propos de la politique migratoire de l'Union européenne. Plus encore depuis l'accord controversé scellé en mars avec Ankara pour freiner l'afflux de migrants en Europe. Une politique que Médecins sans Frontières juge « honteuse » car repoussant « loin des côtes européennes les personnes et leurs souffrances »

 Ce sont des « mesures ravageuses », a dénoncé MSF lors d'une conférence de presse organisée en plein cœur du quartier européen de Bruxelles. Elles « vont à l'encontre de nos valeurs », a lancé le secrétaire général international de l'ONG Jérôme Oberreit devant des journalistes. « En conséquence, MSF ne fera plus de demande de fonds auprès de l'UE et de ses États membres », a-t-il annoncé. 

La décision, à effet immédiat, sera appliquée « à tous les projets de MSF à travers le monde », a-t-il précisé. Les fonds européens représentent 8% du budget de l'ONG (le reste provenant de fonds privés), a-t-elle précisé, soit 56 millions d'euros en 2015 (19 millions des institutions de l'UE et 37 millions des États membres). 

MSF déclinera également désormais les financements de la Norvège (près de 7 millions d'euros l'an dernier), non membre de l'UE, mais qui participe à sa politique migratoire. 

200 000 personnes soignéesMédecins sans Frontières, auréolé en 1999 d'un Prix Nobel de la paix, a soigné depuis le début 2015 quelque 200 000 hommes, femmes et enfants en Europe et en Méditerranée, migrants fuyant conflits et misère au péril de leur vie. 

L'ONG est particulièrement engagée dans l'île grecque de Lesbos, où se sont entassés des milliers de migrants, et dans le port de Calais (nord de la France). Elle participe aussi à des opérations de sauvetage en mer à bord du navire Argos. 

« Sur les îles grecques, plus de 8 000 personnes, y compris des centaines de mineurs non accompagnés, sont restées bloquées », vivant dans « des conditions terribles, dans des camps surpeuplés, parfois pendant des mois », déplore l'ONG. 

C'est une « conséquence directe » selon elle de l'accord conclu entre l'UE et Ankara, qui prévoit le renvoi de tous les nouveaux migrants arrivant sur les côtes grecques depuis la Turquie vers cette dernière.
 

 

"This is really about Europe's refugee shame" Jérôme Oberreit, MSF International Secretary General



Soutien d'AmnestyMSF dénonce également la focalisation sur l'accueil en Europe de Syriens depuis la Turquie, dans le cadre de cet accord, au détriment de demandeurs d'asile d'autres nationalités. 

« Depuis des mois, MSF a dénoncé la réponse honteuse de l'Europe, qui se focalise plus sur la dissuasion que sur l'aide et sur la protection à apporter aux personnes qui en ont besoin », a expliqué Jérôme Oberreit. 

L'attitude de l'UE à l'égard des pays africains est aussi dans son viseur. Elle veut « imposer une réduction de l'aide au commerce et au développement » à ceux qui « n'endigueraient pas la migration vers l'Europe ou qui ne faciliteraient pas les retours forcés » de migrants irréguliers, a-t-elle dénoncé. 

Amnesty International a apporté son soutien à MSF, saluant sur le réseau social Twitter une attitude « courageuse et fondée sur des principes », face à la « honte » de l'accord entre l'UE et la Turquie.

15 millions d'euros en 2015Combiné avec la fermeture de la route migratoire des Balkans, ce pacte a eu pour effet de provoquer une baisse considérable des arrivées sur les côtes grecques depuis fin mars, mais il a aussi suscité de nombreuses critiques de la part des défenseurs des droits de l'Homme. 

Interrogée, la Commission européenne a souligné de son côté que MSF ne participait pas aux projets d'aide humanitaire de l'UE en Turquie. 

« L'an passé le soutien de la Commission européenne à MSF s'est monté à tout juste un peu plus de 1% du total de son budget dédié à l'aide humanitaire, soit environ 15 millions d'euros sur 1,5 milliard », a voulu relativiser le porte-parole en chef de l'institution Margaritis Schinas. 

Comme la Belgique, l'Allemagne a dit de son côté regretter la décision de MSF. « Mais cela correspond à cette organisation », a estimé une porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères, estimant que MSF « est très restrictive concernant les moyens provenant de sources étatiques »

 

 

Source : http://www.ouest-france.fr

 

 

                                                                 *******************

 

 

Source : http://www.franceinfo.fr

 

 

Crise des réfugiés : MSF n'acceptera plus de fonds européens
par Rédaction de France Info vendredi 17 juin 2016 10:46
 
 
 

Des bénévoles de Médecins Sans Frontières viennent en aide à des migrants à Palerme, en Italie, en août 2015

Des bénévoles de Médecins Sans Frontières viennent en aide à des migrants à Palerme, en Italie, en août 2015 © MAXPPP

Médecins sans frontières annonce ce vendredi à Bruxelles, ne plus vouloir accepter de fonds venus de l'Union européenne ou de ses états membres, pour protester contre la politique migratoire européenne.

Le secrétaire général international de Médecins sans frontières (MSF), Jérôme Oberreit, a été très clair ce vendredi lors de sa conférence de presse à Bruxelles. "Nous ne pouvons accepter des fonds de l'UE ou ses états membres tout en nous occupant des victimes de leur politique, a-t-il souligné. C'est aussi simple que ça."

Une politique migratoire "honteuse"

Pour l'ONG, il est "honteux" que "la principale réponse en Europe (soit) été d'empêcher les gens de venir." MSF préfère donc refuser "l'instrumentalisation de l'aide humanitaire" et donc l'argent de "gouvernements qui abusent de cette aide". Selon les informations confiées à France Info, MSF a perçu 19 millions d'euros de la part des institutions européennes en 2015, et 37 millions des états membres, soit un total de 56 millions d'euros

 

States’ dangerous approach to migration places asylum in jeopardy worldwide http://bit.ly/2675cDc 

 

Parmi les actions menées pour venir en aide aux migrants, l'ouverture en mars dernier d'un camp à Grande-Synthe, dans le Pas-de-Calais. 

 

A LIRE AUSSI ►►► Grande-Synthe : MSF aménage un camp de migrants aux normes internationales

 

Autre élément auquel l'ONG refuse d'être associé, l'accord conclu entre l'Union européenne et la Turquie. Un accord "présenté comme humanitaire, mais il n'y a rien d'humanitaire à cacher la souffrance derrière les frontières" a estimé le secrétaire général de Médecins sans Frontières.

 

par Rédaction de France Info vendredi 17 juin 2016 10:46
 
 
 
 
 
Partager cet article
Repost0
17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 16:07

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Droits des travailleurs

La Confédération syndicale internationale dénonce la répression qui sévit en France

par

 

 

 

La Confédération syndicale internationale vient de publier son rapport annuel sur les droits des travailleurs dans le monde. « Une fois encore, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord sont les pires régions pour la main-d’œuvre, note l’organisation. L’absence totale de liberté syndicale et le système de la kafala, qui expose des millions de travailleurs migrants au risque de travail forcé, sont toujours omniprésents dans les États du Golfe. » Le système de la kafala consiste en la mise sous tutelle par l’employeur d’un travailleur étranger, dont le passeport est confisqué.

Les travailleurs subissent aussi les pires formes de violence – assassinats, menaces, enlèvements et agressions physiques – en Colombie, au Guatemala, au Honduras, en Indonésie et en Ukraine. « Luttant pour obtenir de meilleures conditions de travail, les travailleurs sont des cibles à la fois pour les forces de sécurité de l’État et pour les voyous engagés par les entreprises », écrit la CSI, qui fédère les principales organisations syndicales de 150 pays, rassemblant 170 millions de travailleurs.

Mais les situations de répressions syndicale et d’atteintes aux droits des travailleurs ne s’arrêtent pas à ces régions lointaines, loin de là. « Même dans des pays aux traditions démocratiques solides, les gouvernements ont fait des propositions pour tenter d’établir des barrières législatives pour étouffer la voix des salariés lors des négociations collectives et en matière de politiques gouvernementales, souligne la CSI. Au Royaume-Uni, en France et en Finlande, les organisations syndicales se battent contre des changements législatifs régressifs ».

 

 

Dans le classement, la France reste évidemment parmi les pays où les droits des travailleurs sont en général garantis et les violations sporadiques. Il n’empêche, la CSI note une recrudescence des cas de violations depuis un an : recours illégal à des intérimaires lors d’une grève à La Poste et mise à pied d’un délégué syndical (voir notre article) ; droit de grève bafoué chez Sodexo et ID Logistics ; discrimination et répression anti-syndicale à la SNCF et Air Liquide, entre autres. Le Rapport met aussi en avant une tendance lourde en France : « Les délégués syndicaux sont moins promus que leurs collègues de travail et sont payés en moyenne 10 % de moins que leurs collègues qu’ils représentent à caractéristiques égales. »

Au Royaume Uni, un projet de loi présenté en mars dernier veut mettre à mal le droit de grève dans le pays : en rendant les actions de grève beaucoup plus difficiles et en permettant aux employeurs de recourir à des travailleurs temporaires pour remplacer le personnel gréviste. « En dépit d’une farouche opposition de la part des syndicats et de différents acteurs de la scène politique et de critiques émises par la Commission d’experts du Bureau international du travail, les autorités n’ont apporté que des modifications mineures au projet », note la CSI.

En France, ce 15 juin, François Hollande et son Premier ministre Manuel Valls ont également laissé plané la menace d’interdire les prochaines manifestations contre la loi travail. « Le Premier ministre vient d’accuser la CGT d’être responsable des violences intervenues en marge de la manifestation nationale du 14 juin, à Paris, contre le projet de loi travail. La CGT tient à rappeler au Premier ministre que cette mobilisation, comme les précédentes, n’a pas été organisée par la CGT mais par 7 organisations syndicales de salariés et de jeunesse qui, depuis 4 mois, dans l’unité, demandent le retrait de ce texte régressif. (...) Menacer d’interdire les manifestations est le signe d’un gouvernement aux abois », a réagi la confédération, également membre de la CSI.

Lire aussi :
Les réformes du droit du travail généralisent la précarité partout en Europe

Partager cet article
Repost0
17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 14:33

 

Source : https://reporterre.net

 

 

La tenace volonté de proposer la paix entre policiers et manifestants

15 juin 2016 / par Lorène Lavocat (Reporterre)
 


 

Grande manifestation, présence policière massive, vitrines brisées, blessés des deux côtés : le scénario est bien rôdé. Contre lui, des manifestants de Nuit debout et des policiers agissent ensemble pour tenter de stopper la violence.

- Paris, reportage

80.000 selon la préfecture, un million d’après les syndicats. Derrière ce grand écart des chiffres, un constat : à Paris, la manifestation du mardi 14 juin a massivement rassemblé. Venus des quatre coins de la France, des dizaines de milliers de personnes ont défilé entre la place d’Italie et les Invalides, contre le projet de loi travail.

Et c’est un cortège festif mais sous haute surveillance policière qui est parti de place d’Italie vers 14 heures. Au cœur de la foule, un petit groupe d’une vingtaine de manifestants attire l’attention. Autour de leur cou, des pancartes indiquent : « Je suis policier, contre la loi travail et les violences d’État. » Drapeau de son syndicat en main, Alexandre Langlois, secrétaire de la CGT-Police, se dirige vers un CRS qui, impassible, reçoit un tract. « Nous souhaitons que ce gouvernement ne puisse plus se servir de la police pour prendre les coups à sa place et qu’il arrête de ternir l’image des fonctionnaires qui sont du côté de la population », peut-on y lire.

 

« Nous sommes tous le peuple, civils et policiers, unissons-nous », lance Alexandre Langlois. « La sortie de crise passe par un rapprochement entre civils et policiers », enchérit Gaëlle Van der Maslow, de Nuit debout Brissac (Hérault). La jeune femme en sait quelque chose : il y a deux mois, elle s’est interposée entre des manifestants et des CRS à Montpellier. « Je disais aux policiers “nous sommes tous dans le même bateau, rejoignons-nous au lieu de nous taper les uns les autres” ». Son intervention a permis de pacifier la situation, et l’a poussée à continuer.

Avec des participants des Nuits Debout et des policiers — membres de la CGT —, elle tente de créer une alliance entre forces de l’ordre et manifestants.

- Écouter Gaëlle Van der Maslow :

 
 
00:00
 
00:51
 
 
 
 

« En se divisant, on fait le jeu du gouvernement », dit-elle. Un avis partagé par Xavier Renou, des Désobéissants : « Quand médias dominants et politiques mettent l’accent sur les violences, ça permet de ne pas parler de la loi travail ; dans cette affaire, c’est d’abord travailleurs contre élite, et les policiers sont des travailleurs comme nous. »

Gaëlle et Xavier rêvent du jour où les CRS ôteront leur casque pour rejoindre les opposants à la loi travail. « Ceux avec qui on noue le dialogue sont d’accord avec nous, ils rejettent la loi travail. Mais ce n’est pas facile, ils ont des ordres et encourent de lourdes sanctions s’ils désobéissent. » En attendant ce grand soir, ils tractent depuis ce mardi matin auprès de tous les CRS et gardes mobiles.

- Télécharger le tract :

PDF - 2.1 Mo
Communiqué : Rapprochement population et police

Régulièrement la petite troupe s’arrête devant les cordons de CRS, pour les apostropher. « Policiers rejoignez-nous, ôtez votre casque ! » Certains portent des miroirs flanqués d’une question, « Et vous ? » car tous veulent parler à « l’humain » qui se trouve derrière l’institution policière. Peu de réactions de l’autre côté des boucliers, mais qu’importe, Gaëlle assure qu’en coulisses, hors manif, « 90 % sont d’accord avec nous ». Un manifestant a pourtant du mal à la croire : « Tous ces gens qui se font taper dessus alors qu’ils n’ont rien fait, comment le justifier ? »

Pour pousser au rapprochement, le groupe propose aux forces de l’ordre de témoigner anonymement sur leurs conditions de travail. Un courriel vient d’être mis en place : levezvousavecnous@gmail.com. D’autres actions pour nouer le dialogue entre manifestants et policiers devraient avoir lieu. « On ne fera pas la révolution sans vous », lance un militant.

« Les policiers souffrent autant que les autres travailleurs », juge Frédéric, policier venu lui aussi manifester. Manque de moyens, ordres hiérarchiques contradictoires ou illogiques, blessures. « On en a aussi marre de cette politique ! » s’exclame Dominique, un collègue.

- Écouter Frédéric et Dominique :

 
 
00:00
 
00:59
 
 
 
 
JPEG - 5.3 Mo
Frédéric, Gaëlle Van der Maslow et Alexandre Langlois

En chemin, des militants les interpellent, surpris : « Vous êtes policiers et vous êtes là, c’est une blague ? » Les applaudissements pleuvent sur leur passage, aux cris de « La police, avec nous ! ».

- Écouter une discussion entre Alexandre Langlois et une manifestante :

 
 
00:00
 
01:43
 
 
 
 

Pourtant, leur message de dialogue et de non-violence détonne à côté des manifestants blessés — nous avons croisé au moins trois personnes avec des plaies importantes — et des vitrines cassées.

- Écouter Alexandre Langlois :

 
 
00:00
 
00:42
 
 
 
 

« Tout est fait pour que ça dégénère », soupire Alexandre Langlois. Justement, en tête du défilé, les forces de l’ordre viennent d’isoler une partie du cortège, suscitant incompréhension et colère parmi les militants. « Créer des nasses, énerver les manifestants, laisser passer les casseurs : les ordres viennent d’en haut, policiers et gendarmes n’ont pas envie de taper des manifestants pacifiques ! » commente le policier syndicaliste. Sortir d’une vision binaire — « Méchants flics contre gentils manifestants » — et éviter les amalgames, c’est le but de la petite troupe. Et ils ont du pain sur la planche.

 

 

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

 

Source : https://reporterre.net

 

 

Partager cet article
Repost0
16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 14:35

 

Source : http://www.revolutionpermanente.fr

 

 

Manifestation dans la capitale

Paris. Témoignage d’un docker du Havre sur la manifestation du 14 juin

Publié le 15 juin 2016

 

 

 

La manif du 14 juin à Paris a été une vraie première pour beaucoup de jeunes dockers du Havre. Habitués à des défilés massifs, mais sans réelle confrontation avec les forces de l’ordre, pourtant bien présentes dans les rues normandes, où tout se passe en général de façon tranquille. Les anciens, les délégués nous ont prévenu du potentiel face à face, de l’inévitable présence bien visible cette fois des forces de l’ordre et de la tension qui allait s’en résulter.

Dominique Ciabatte

 

Déjà depuis la semaine dernière, nous savions que la montée sur la capitale allait être compliquée, et trouver des cars et des trains pour venir de la province était problématique.
Finalement, au petit matin de ce mardi 14 tout se met en branle, le premier train part, les cars se remplissent et prennent la route. Casques et gilets rouges floqués à nos couleurs syndicales sont du voyage. Ils sont surtout indispensables pour nous identifier entre nous, savoir qui est qui, qui peut faire partie de notre cortège. Un service d’ordre, un encadrement composé de 300 de nos camarades a même été prévu. Une première chez les dockers...

 

Toute la matinée, les groupes arrivent, se retrouvent place d’Italie, les drapeaux sont préparés, l’ambiance, bonne forcément, est de circonstance... Les camarades dockers affluent de tout l’hexagone (Nantes, Fos, Marseille, Bordeaux, un drapeau basque se hisse même plus vite que l’habituel drapeau breton...), les gens nous reconnaissent et beaucoup saluent notre implication sans faille dans le mouvement. Cela fait chaud au cœur. Vers 13h, une fébrilité se fait sentir, la banderole est déployée, nous nous mettons en ordre de marche derrière elle et notre ligne de tambours, parmi une foule immense, bigarrée, de manifestants d’univers variés, professions et syndicats de tous horizons.

 

13h30 le grand moment est arrivé pour nous, premier roulement de tambour, premier pas et nous voilà parti pour ce défilé.


C’est lent, saccadé, on n’y est pas habitué. Nous, qui normalement défilons sur une douzaine de kilomètres à un rythme assez soutenu, sommes un peu fébriles mais la joie de tous se retrouver, de communier ensemble sur les avenues de la capitale prend le dessus, et les slogans et la bonne humeur font de ce début de manif un bon moment.


Très vite, nous rencontrons, fermant les accès aux rues perpendiculaires, les forces de l’ordre, les gardes mobiles, mais notre encadrement très efficace, empêche tout contact avec eux, ainsi pas de provocation possible. Notre mauvaise réputation (bien infondée de nos jours) nous colle toujours à la peau. A nous de démontrer qu’on sait gérer un défilé dans le plus grand calme possible.

 

Nombreux sont les autres manifestants massés sur le bord des rues à nous saluer et féliciter notre cortège ainsi que notre encadrement efficace, si efficace même que certains des gardes mobiles en sont étonnés.

 

Malgré cela au loin devant, le tout début du cortège, un premier rideau de fumée se devine.
La tension monte au sein du cortège. Nous nous approchons des Invalides. Au bout d’un moment d’arrêt, les tambours cessent. Nous sommes arrivés au bout de notre manifestation. Tout le monde se réjouit de cette réussite, de cette foule, du fait qu’aucun heurt n’est encore à déplorer de notre côté. Un dernier virage à l’angle du dôme doré et les cars sont en vue.
C’est alors qu’un premier nuage nous enveloppe. Des gaz lacrymogènes lancés par les crs dans cette fin de cortège pacifiste et pacifique.

 

Nous nous regroupons vite, toussant, pleurant, vomissant sur la place où se trouvent les cars nous attendant pour nous ramener vers nos villes d’origine.
Certains présentent déjà des traces de brutalité avec des ecchymoses dues à des flashballs, éclats de grenade de désencerclement, bombes lacrymogènes d’aveuglément utilisés.
La provocation est énorme du côté des CRS, leur réaction, leur réactivité nous surprend. Nous voyons débouler entre les colonnes de cars leurs renforts. Par dizaine les CRS accourent mais ô surprise ils s’en prennent aux familles, aux manifestants ayant fini leur défilé, qui tentent de rejoindre leur car. Gazage en masse, quelques coups de matraque pleuvent aussi, dans l’incompréhension la plus totale. Au bout de quelques dizaines de minutes d’incrédulité face à une telle injustice, nous pouvons enfin, dans un calme sommaire nous regrouper afin de repartir vers Le Havre.


Tous plus ou moins choqués à notre façon, nous essayons de débriefer les dernières minutes si brutales d’une manif pourtant tranquille pendant le trajet du retour.
Comment ces CRS ont pu intervenir si rudement contre nous ? Un défouloir peut-être ? Une volonté de casser l’envie de revendication ? Un moyen de dissuasion ?

 

Cette intervention musclée injuste et indigne aide de plus le gouvernement à nous assimiler a des « casseurs », décrédibilisant le mouvement auprès des téléspectateurs toujours prêts à gober ce que mère télévision veut bien leur faire ingurgiter.

 

Comme le dit un de nos mots d’ordre : " you will never walk alone ", notre unité est notre force et nous sauront, si nécessaire, en faire encore une fois la démonstration massive et pacifique...

 

 

Source : http://www.revolutionpermanente.fr

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • : Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
  • Contact

Texte Libre

INFO IMPORTANTE

 

DEPUIS DEBUT AOÛT 2014

OVERBLOG NOUS IMPOSE ET PLACE DES PUBS

SUR NOTRE BLOG

CELA VA A L'ENCONTRE DE NOTRE ETHIQUE ET DE NOS CHOIX


NE CLIQUEZ PAS SUR CES PUBS !

Recherche

Texte Libre

ter 

Nouvelle-image.JPG

Badge

 

          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



  Th-o indign-(1)

55

9b22