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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 12:46
Midilibre.fr
05/09/2011, 11 h 06 | Mis à jour le 05/09/2011, 11 h 14
"L'inspection académique prend nos enfants pour des moutons, alors nous, aujourd'hui, on fait rentrer des moutons", a commenté Anne, une maman d'élève de primaire de cette école.
"L'inspection académique prend nos enfants pour des moutons, alors nous, aujourd'hui, on fait rentrer des moutons", a commenté Anne, une maman d'élève de primaire de cette école. (DAVID CRESPIN)

"Ne parquer pas nos enfants comme des moutons", pouvait-on lire sur une banderole devant l'école. Les parents d'élèves du village de Montaud à 30 km de Montpellier, ont décidé aujourd'hui de faire faire la rentrée à une quarantaine de moutons après la suppression d'une des cinq classes de l'école primaire et élémentaire.

"L'inspection académique prend nos enfants pour des moutons, alors nous, aujourd'hui, on fait rentrer des moutons", a commenté Anne, une maman d'élève de primaire de cette école. La quarantaine de moutons a fait sa entrée à 8 h 30 dans la cour de récréation de l'école. Peu avant 9 h, les animaux ont été parqués dans la cour et les élèves ont pu faire leur rentrée en toute sécurité.

Les parents d'élèves protestent contre la suppression d'une des cinq classes de l'école alors que le nombre d'élèves est passé de 103 l'année dernière à 111 pour cette rentrée. Ils précisent que l'ensemble de la population du village est également en hausse du fait de la proximité avec Montpellier. Le village comptait 600 habitants il y a dix ans, selon le dictionnaire des communes, et en compte aujourd'hui près de 800 selon les parents d'élèves,

Jeudi, ils avaient cadenassé les grilles de l'école pour empêcher la pré-rentrée. Ce matin, ils ont également organisé à 7 h 30 un barrage filtrant sur la départementale 54 qui traverse le village pour faire signer une pétition en faveur de la réouverture de cette cinquième classe.

Conséquence de cette suppression, des classes de double niveau ont été mis en place, l'une d'elles réunissant des enfants de 4 ans en moyenne section de maternelle avec des élèves de 9 ans de CM1, dénoncent également les parents.

Une réunion à l'inspection académique est prévue dés cette après-midi pour étudier l'ensemble des situations à problèmes pour cette rentrée 2011.

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 13:44

 

Written by équipe Actualutte. Posted in Europe, Monde, Une

Tagged: austérité, espagne, grève, italie

Published on septembre 02, 2011

DR

ITALIE :

Exécrable pour l’opposition, bancal pour la Cour des comptes et la Banque d’Italie, considéré comme un «vol flagrant» par le syndicat CGIL qui appelle à une grève générale le 6 septembre, le projet de loi budgétaire rectificative issu de l’accord de lundi entre Silvio Berlusconi et son principal allié au gouvernement, la Ligue du Nord, n’en finit pas de susciter des remous.

À l’évidence, le compromis politique a été rédigé à la hâte, moins pour répondre aux attentes des marchés et aux exigences de rigueur­ de la BCE et de Bruxelles que pour satisfaire les appétits politiques de la coalition au pouvoir.

Ce plan retouche le programme budgétaire adopté le 14 août en Conseil des ministres, qui remodelait lui-même le plan triennal adopté le 15 juillet par la Chambre des députés. L’objectif reste inchangé : retour à l’équilibre des comptes publics, ou presque, d’ici à la fin 2013, avec un déficit public ramené de 3,9 % à 0,2 % du PIB. Ce qui nécessite environ 48 milliards d’euros d’économies ou de recettes supplémentaires en deux ans.

En revanche, les mécanismes employés diffèrent sensiblement. Abandonné, le prélèvement de «solidarité» sur les revenus dépassant 90 000 euros par an annoncé mi-août. Tout comme la fusion des communes de moins de 1 000 habitants (l’Italie compte 8100 municipalités) et le regroupement d’un certain nombre des 110 provinces, qui font doublon avec les 21 régions. L’objectif initial était pourtant de libérer 70000 postes émargeant au budget de l’État.

Les réformes structurelles sont différées
Mercredi encore, le gouvernement a dû renoncer à exclure du décompte des annuités de cotisation retraite les périodes d’études ou de service militaire. Quelque 100 000 à 130 000 Italiens sont concernés. La mesure, jugée inique par beaucoup, aurait permis d’économiser 500 millions d’euros l’an prochain.

Du coup, la Banque d’Italie estime que le projet budgétaire repose trop sur les rentrées fiscales, qui représentent les trois quarts de l’effort. Une fois de plus, les réformes structurelles sont renvoyées à la prochaine législature : il faudrait pourtant diminuer par deux la pléthore de parlementaires (un millier), dégraisser les services publics et les administrations locales, réduire les privilèges exorbitants de la classe politique. Des décisions qui requièrent de l’audace.

Le Parlement doit approuver le projet d’ici au 15 octobre. Quelque 1 300 amendements ont été déposés. On peut parier qu’ils aggraveront sensiblement les dépenses. Silvio Berlusconi a bon espoir de gouverner jusqu’à l’échéance électorale de 2013. Les marchés, eux, voteront sans doute avant.

ESPAGNE :

Les syndicats espagnols appellent à la grève le 6 septembre contre l’inscription de la « règle d’or » dans la Constitution. Les Indignés et Izquierda Unida mobilisent pour un vote.

Le Parlement espagnol a commencé, hier, l’examen du projet d’inscription de la « règle d’or » dans la Constitution, proposée par le premier ministre José Luis Zapatero. Le texte devrait être adopté jeudi.

L’Espagne est le premier pays à obéir à l’appel du 16 août de Nicolas Sarkozy et de la chancelière allemande Angela Merkel. Ceux-ci avaient demandé aux pays de la zone euro d’inscrire la limitation des déficits dans leur loi fondamentale. Porte-parole de la Commission européenne, Amadeu Altafaj a approuvé une « démarche positive » qui souligne « l’engagement des autorités espagnoles à garantir la soutenabilité à long terme des comptes publics ».

En matière de respect des normes libérales, l’Espagne n’a pourtant rien à prouver. Avant la crise financière, elle faisait partie des bons élèves du pacte de stabilité. En 2007, son déficit public n’était que de 1,9 %. Sa dette de 39,2 %. La crise a provoqué le presque doublement de la dette et l’explosion du déficit. En 2010, ils étaient respectivement de 60,1 % et de 9,2 %.

Hier, seuls 17 des 319 députés ont voté contre la décision d’utiliser la procédure d’urgence pour examiner la « règle d’or ». Le Parti populaire (opposition de droite) a voté unanimement. Le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) au pouvoir n’a connu qu’une seule défection. Cette grande coalition de circonstance fait dire à Cayo Lara, coordinateur d’Izquierda Unida (communiste), « le Parlement va dans un sens, le peuple dans un autre ».

Avec un taux de chômage astronomique (20,89 % !), c’est d’investissements publics dont a besoin l’Espagne. Ils permettraient de relancer l’économie et d’en finir avec le modèle de croissance basé sur la construction à tout-va.

Toute cette semaine, des manifestations, inspirées par le mouvement des Indignés, se tiennent pour protester contre la modification constitutionnelle. 115 000 personnes ont d’ores et déjà signé une pétition pour réclamer un référendum. Izquierda Unida compte bien réunir les 35 députés pour obtenir un vote populaire, qui pourrait se tenir simultanément aux élections générales anticipées du 20 novembre.

Le 6 septembre, les syndicats matérialiseront leur opposition, avec une grève pour obtenir un référendum. Le 29 septembre dernier, leur première grève générale en huit ans, contre l’austérité, avait été fortement suivie.

Dans cette affaire, le PSOE est bien embarrassé. La Constitution fera mention de la « règle d’or ». Mais la limitation du déficit à 0,4 % du PIB est renvoyée à une loi organique. Le PSOE ne parvenait pas à se mettre d’accord sur un seuil. Il faut dire que les syndicats ne pèsent pas leurs mots. Pour l’UGT, l’objectif de cette règle d’or est de « satisfaire les demandes des spéculateurs ». Pour les Commissions ouvrières, il s’agit d’une « menace permanente contre les institutions de l’État providence ».

Le secrétaire général du Parti communiste d’Espagne, José Luis Centella Gomez, a, lui, estimé qu’il « se confirme que le capital entend profiter de la crise pour consolider son modèle néolibéral ».

Gaël De Santis

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 12:48

Le Progrès- le 04/09/2011 à 00:00

Situés juste en face du magasin Lidl, hier durant toute la matinée, les boulangers ont vendu la baguette à 25 centimes, tout en sensibilisant la population / Claude Essertel

Situés juste en face du magasin Lidl, hier durant toute la matinée, les boulangers ont vendu la baguette à 25 centimes, tout en sensibilisant la population / Claude Essertel

C’est une nouvelle version du pot de terre contre le pot de fer, avec pour décor la commune de Bonson. Un nouveau remake du grand qui veut manger le petit.

D’un côté, l’enseigne discounter Lidl qui, depuis l’installation d’un terminal de cuisson il y a plus d’un mois au sein de son magasin, place François-Mitterand, vend des baguettes à prix cassé de 29 centimes d’euro et d’autres viennoiseries (croissants, pains au chocolat..). De l’autre côté, deux artisans, dont les boulangeries sont implantées à Bonson, qui tentent de résister « à cette concurrence déloyale » en multipliant les actions de sensibilisation auprès de la population. Hier matin, M me de Oliviera de la Grignotière et Cédric Désola, boulanger de la commune, rejoints par des boulangers venus de Saint-just-Saint-Rambert, Saint-Cyprien, Andrézieux-Bouthéon et Périgneux, ont dressé un stand devant le magasin Lidl.

Durant toute la matinée, ils ont vendu la baguette à 25 centimes. Et de délivrer un message très clair pour interpeller la population : « 25 centimes la baguette. Aidez-nous à lutter contre les grandes surfaces qui tuent les artisans de votre ville. Imaginez Bonson sans aucun commerce ».

Ce message, les boulangers l’ont martelé aux nombreuses personnes qui sont venues acheter une baguette. Pendant ce temps, ils ont fait circuler et signer une pétition pour la sauvegarde du petit commerce. Pétition qu’ils remettront aux pouvoirs publics pour les alerter de leur situation. Ils ont également appuyé leur discours sur la qualité de leur baguette. D’ailleurs, ils n’ont pas hésité à placarder sur la banderole publicitaire du discounter « Cuit pour vous toute la journée » un autre slogan : « Non aux pains de m… ».

Depuis l’installation du terminal de cuisson à Lidl, le manque à gagner est important pour la Grignotière : « Le préjudice est plus de 100 euros par jour » a évalué M me de Oliviera. La boulangère met en cause la qualité du produit : « C’est du surgelé qui vient des pays de l’Est ». Et de dénoncer l’attitude du maire : « Il n’a rien fait pour nous. À Chambœuf, le maire s’est imposé pour que le Lidl sur sa commune ne se dote pas d’un terminal de cuisson ».

Cédric Désola, l’autre boulanger de la commune, a été le premier à se mobiliser : « Lidl n’a pas besoin de cela pour faire venir du monde ». L’artisan est très remonté contre l’absence des représentants des chambres de commerce et de métiers : « Ces gens qui sont censés nous aider, où sont-ils pour nous soutenir ? ».

Du côté de la population, Guy, 56 ans, donne son avis sans concession : « Il faut que les grandes surfaces arrêtent de faire n’importe quoi en étendant leur monopole surtout dans une petite commune comme Bonson. Déjà qu’on n’a plus de bouchers. Si cela continue, et qu’on laisse faire, c’est la mort à petit feu des petits commerçants ».

Marie-Louise, une alerte septuagénaire, est aussi en colère contre la grande distribution : « Ils ont quand même d’autres moyens de gagner de l’argent que sur le dos des petits artisans. A ce rythme, les petits commerces vont crever. Mais que font donc les pouvoirs publics ? », interroge-t-elle. Et de terminer sur une note pessimiste : « Je ne sais pas où on va mais je suis heureuse d’être sur la pente descendante ».

Pauline, fleuriste sur la commune, est venue soutenir les boulangers : « On veut toujours payer moins cher, sans se soucier de la qualité des produits. C’est là que le bât blesse. Si cela continue comme cela, il y aura plus que des grandes surfaces ».

Élue d’opposition, Mauricette Moine est solidaire du combat des boulangers : « Il est incompréhensible que nos pouvoirs publics et maires de certaines municipalités ne prennent pas des dispositions qui empêcheraient que les grandes surfaces implantées dans une commune ne puissent nuire à nos commerces de proximité ». Et d’appeler la population à les soutenir : « Ne les laissons pas tomber ».

À l’issue de leur manifestation, les boulangers ont décidé de remettre la recette de leur vente à « Vole, Papillon d’amour », une association pontrambertoise créée en 2010 pour aider financièrement Maxence, un enfant atteint d’une malade rare.

Le directeur : «Je me mets à leur place, ce n'est pas facile»

Directeur de l’enseigne Lidl depuis plus de dix ans à Bonson, M. Pupier ne se formalise pas de cette opération coup-de-poing menée par les boulangers devant son magasin.

« C’est la troisième fois qu’ils protestent. Je me mets à leur place, ce n’est pas facile pour eux. C’est normal qu’ils expriment leur mécontentement, mais on suit l’évolution du marché et on s’adapte aux besoins des consommateurs.

On fait ce qu’on nous demande en appliquant les consignes de la direction régionale.

En Rhône-Alpes, nous ne sommes pas les seuls Lidl à avoir installé un terminal de cuisson ».

Compréhensif jusqu’alors, le directeur espère que ce mouvement ne s’éternisera pas dans le temps :

« C’est louable ; ils défendent leur beurre mais il ne faudra pas qu’ils squattent le parking encore deux mois. moi aussi, j’ai des objectifs et des comptes à rendre à ma direction ».

Le maire : «Je ne peux rien imposer à Lidl»

Accusé de ne rien faire et d’être dans le camp du Discounter, Jo Deville, maire de Bonson, précise sa position sur ce dossier : « C’est un problème entre des commerçants mais je me mets à la place des boulangers, je suis compatissant avec eux et suis prêt à les aider s’ils ont besoin de quelque chose. Ma porte leur reste ouverte ».

Dans cette affaire, Jo Deville s’est renseigné auprès des pouvoirs publics : « Je ne peux rien faire, ni rien imposer à Lidl. Certes, je ne suis pas d’accord avec cette concurrence déloyale mais si j’intervenais, l’enseigne pourrait m’attaquer au tribunal administratif.

Le premier magistrat assure qu’il « aurait pris une position plus tranchée si la boulangerie fermait ses portes » : là, je me dois de rester neutre, j’essaie d’être solidaire en aidant d’une certaine façon les boulangers ».

L’édile tord le cou à une rumeur qui fait état qu’il ne serait pas opposé à Lidl car l’enseigne participerait à la réfection de la place. « Lorsque j’ai été élu en 2008, j’ai mis les pieds dans le plat en découvrant que Lidl n’avait pas réglé son droit de place (80 emplacements lui sont réservés sur le domaine public) depuis son installation.

J’ai rencontré la responsable régionale qui a reconnu être en tort et qui a proposé en contrepartie de participer financièrement à la rénovation de la place »

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 12:40

 

Le Progrès- le 04/09/2011 à 00:00

Bressane d’origine et « militante de l’école publique », Marie-Hélène Pin était en poste au collège d’Écully (69) avant de prendre sa retraite, et de s’installer dans le Revermont / Photo Jean-Pierre Balfin

Bressane d’origine et « militante de l’école publique », Marie-Hélène Pin était en poste au collège d’Écully (69) avant de prendre sa retraite, et de s’installer dans le Revermont / Photo Jean-Pierre Balfin

Courmangoux. Conseillère principale d’éducation à la retraite depuis avril, Marie-Hélène Pin a décidé de rendre symboliquement la distinction qui lui avait été décernée en 1994


Le petit insigne lui avait été remis en août 1994. Remballé, il a été réexpédié avec le courrier recommandé adressé au ministre, ce 30 août. Conseillère principale d’éducation à la retraite depuis quelques mois, Marie-Hélène Pin a décidé de rendre ses Palmes académiques, une distinction dont elle était fière pourtant, décernée par le recteur d’académie de l’époque, saluant son parcours de « militante de l’école publique ».

Une « affaire de conscience », ainsi qu’elle l’écrit : « Ce n’est pas sans tristesse que je viens aujourd’hui vous rendre mes Palmes académiques, en traversant le vaste champ d’idées qui nous sépare, ces réformes et contre-réformes qui délitent d’année en année l’école sans se préoccuper de l’élève. »

Désormais installée à Roissiat, dans le village de Courmangoux, Marie-Hélène Pin, Bressane d’origine, était en poste au collège d’Écully, dans le Rhône, jusqu’en avril dernier.

Elle y a laissé des souvenirs, et quelques illusions : « Les choses ont changé petit à petit, de manière insidieuse. À un moment donné, on se dit que ça ne peut plus continuer comme ça. »

Suppressions de postes, fermetures de classes, affaiblissement du soutien scolaire et de la formation des enseignants, autant de facteurs de régression, aux conséquences lourdes sur la vie scolaire.

Un exemple concret, teinté d’amertume : « Je sais que la personne qui me remplace, c’est un stagiaire. »

Mais l’indignation était là depuis plusieurs mois déjà. Un « déclic », les banderoles « école en danger » croisées sur le bord de la route, dans les villages traversés par la départementale 1083, entre Courmangoux et Lyon. « J’avais entendu, au début de cette année, que certaines personnes rendaient leurs Palmes académiques, et la réponse du ministre, qui disait que c’était indigne. En matière de dignité, il y aurait beaucoup à dire. »

En colère, Marie-Hélène Pin, contre la « mastérisation des professeurs » : « J’ai lu dans votre journal le recteur expliquer que tout allait bien, que les étudiants en Master n’avaient eu que deux jours de formation l’année dernière, qu’ils en auraient cinq cette année, donc ce serait formidable ! L’objectif du ministre, c’est de mettre un professeur devant chaque classe, quelle ambition pour l’école ! »

En colère aussi, contre « l’inégalité de traitement entre le privé et le public », contre un gouvernement qui « voudrait nous rassurer en construisant des prisons ». Et de citer Victor Hugo : « Une école qu’on ouvre est une prison qu’on ferme. »

Pour avancer à contre-courant, les indignés de l’Éducation nationale n’ont plus besoin de ces Palmes.

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 14:27

Un ancien directeur d'école nous a fait parvenir la lettre de démission qu'il vient d'envoyer à l'inspecteur d'académie de l'Essonne. Il y explique ne plus avoir sa place au sein d'un système éducatif qui n'a que faire d'une pédagogie respectueuse de l'enfant

Je souhaite par ce courrier, monsieur l'inspecteur, vous présenter ma démission. Depuis la fin des années 80, je n'ai pu qu'assister à la dégradation de la liberté éducative et pédagogique de l'enseignant, et à l'appauvrissement du champ éducatif à l'école.

Sous couvert d'un « recentrage » perpétuel vers l'acquisition de « fondamentaux », de socle, l'école primaire s'est appauvrie, s'est repliée sur elle-même ; elle s'est coupée des ressources de son environnement naturel, à la fois urbain, familial et social.

Le temps et le champ de l'enseignement se sont retrouvés de plus en plus quadrillé d'objectifs, d'injonctions et de contrôles. Les possibilités pour les enseignants comme pour les élèves, de faire preuves d'initiative et d'autonomie sont progressivement et toujours plus rognées par des injonctions dans tous les domaines et une inflation de règlementations dissuasives.

Restriction de la liberté éducative

Le plan Vigipirate, l'alourdissement des procédures d'autorisation de sortie, ou d'intervention de tiers, la règlementation des activités physiques […] ont constitué autant d'entraves au développement d'un climat éducatif souhaitable, dans les classes et dans les écoles.

Qui peut encore en effet, dans sa classe et dans son école, sortir en toute simplicité, faire la cuisine, utiliser les transports en commun, faire participer les parents au quotidien de la classe, faire une sortie vélo avec ses élèves ou organiser un séjour avec eux ?

Sans que l'on y prenne garde, c'est toute la liberté éducative nécessaire à l'apprentissage de l'autonomie et au développement des relations éducatives de base qui se sont retrouvées progressivement rejetée hors de l'école.

Inflation des évaluations en tous genres

A la place, nous avons connu une inflation des évaluations en tous genres, nationales, de circonscription ou exceptionnelles, qui prennent de plus en plus de temps, de plus en plus de place et qui déterminent lourdement le quotidien des élèves, comme celui des enseignants.

Cette tendance est allée si loin, que l'on peut se demander si l'enseignement à l'école n'est pas en train de perdre tout sens en se réduisant à la simple préparation… de ses propres évaluations.

En vingt-quatre ans, je n'ai observé également aucun progrès dans la formation ou l'accompagnement des jeunes enseignants.

La formation éducative, l'accès à une formation consistante dans les domaines de la connaissance du développement psycho-affectif de l'enfant, de la connaissance des réalités sociales et contraintes des familles les plus précaires, sont toujours refusés aux jeunes enseignants qui subissent de plein fouet les peurs, les préjugés, auxquels les expose leur impréparation.

Des relations d'autoritarisme et de servilité

Membre de l'Icem pédagogie Freinet [pédagogie fondée fondée sur l'expression libre des enfants, ndlr] de longue date, j'aurais souhaité contribuer à l'intérieur de l'Education nationale au développement d'une pédagogie respectueuse de l'enfant, de ses besoins et de ses aspirations.

Je suis malheureusement aujourd'hui forcé de constater que de telles pratiques pédagogiques n'ont plus de place dans l'Education nationale, telle qu'elle est devenue.

Les sanctions, ou plus banalement les brimades et dénis de reconnaissance pleuvent sur nos collègues et camarades qui, partageant nos principes, refusent les modes d'évaluation néfaste, l'absurdité du » soutien scolaire » obligatoire, ou le fichage des enfants dans Base Élèves.

La relation avec la hiérarchie s'est tellement dégradée qu'il n'y a plus de place aujourd'hui dans notre institution que pour des relations d'autoritarisme et de servilité qui empêchent le développement de toute créativité nécessaire à l'acte d'éduquer. Aujourd'hui, Monsieur l'Inspecteur, il devient clair que c'est en dehors de l'école que peuvent se développer de véritables innovations pédagogiques et éducatives.

Mon attachement profond à l'éducation et à la pédagogie

C'est pour cette raison, que dans le cadre de l'action associative, je contribue à promouvoir de nouvelles formes de travail éducatif qui, répondant à des besoins sociaux pressants, ne trouvent pas de place à l'école.

C'est également pour cette raison que dans le cadre de la formation professionnelle, je contribue à développer des actions de formation propres à aider les éducateurs d'aujourd'hui à devenir les véritables promoteurs et ingénieurs de leur pratique professionnelle et éducative.

Constatant que ces objectifs n'ont plus aujourd'hui de place dans l'Education nationale, je vous prie donc de prendre en compte ma démission. Dans cette perspective, je vous prie de croire en mon attachement profond à l'éducation et à la pédagogie.

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 16:10

LEMONDE | 24.08.11 | 12h15   •  Mis à jour le 24.08.11 | 12h20

 
 

 

Maurice Lévy, qui préside l'Association française des entreprises privées, avait été le premier en France à se dire favorable à une "contribution exceptionnelle" des plus hauts revenus.

Maurice Lévy, qui préside l'Association française des entreprises privées, avait été le premier en France à se dire favorable à une "contribution exceptionnelle" des plus hauts revenus.REUTERS/MAL LANGSDON

La question des très hauts revenus a émergé en France pour trois raisons : d'abord, parce que, ces dernières années, les plus riches ont vu leurs revenus et leur niveau de vie augmenter beaucoup plus fortement que le reste de la population ; ensuite, parce que la fiscalité à laquelle ils sont soumis s'avère moins lourde qu'elle ne devrait l'être, rompant avec le principe de progressivité qui est censé fonder le système fiscal. Enfin, parce que ces deux éléments sont devenus difficilement supportables avec la crise, puis la nécessité d'appliquer des mesures de rigueur afin de réduire les déficits publics.

DES REVENUS EN HAUSSE

"Entre 2004 et 2007, les très hauts revenus ont augmenté plus rapidement que ceux de l'ensemble de la population", a relevé l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dans une étude publiée en avril 2011. Le mouvement s'est poursuivi en 2008, tout en ralentissant un peu.

Si, pour 90 % des Français, la progression de l'ensemble des revenus (salaires, revenus du patrimoine et du capital) a été légèrement inférieure à 10 % entre2004 et 2007, elle a été de 20 % à 40 % pour les personnes les plus aisées, c'est-à-dire le 1 % de la population touchant plus de 84 500 euros de revenus annuels par unité de consommation (l'équivalent de 15 000 euros net par mois pour un couple avec deux enfants).

Les riches sont devenus plus riches notamment parce que leurs revenus du patrimoine ont fortement augmenté : "+11 % par an sur la période 2004-2008", selon l'Insee. Les revenus du patrimoine sont fortement concentrés chez les personnes les plus aisées, pour qui ils comptent pour près de 30 % dans le total des revenus.

Même si les salaires pèsent moins pour eux que pour les autres Français dans leurs revenus totaux, les plus riches ont également bénéficié d'une plus forte hausse des rémunérations. Des études réalisées en 2007 par Camille Landais, de l'Ecole d'économie de Paris, et en 2010 par Julie Solard, pour l'Insee, ont montré que "la rapide augmentation des inégalités de salaires" a aussi contribué à creuser l'écart en faveur des plus riches.

Pour l'ensemble de la population, les seuls revenus d'activité ont progressé de 11 % sur la période 2004-2007. Ils ont augmenté de +20 % pour les "très aisés" et de +39 % pour les "plus aisés", catégories qui représentent respectivement 0,09 % et 0,01 % de la population.

L'EFFET DÉGRESSIF DE LA FISCALITÉ

Un certain nombre de travaux ont montré que, pour le seul impôt sur le revenu, la progressivité cesse dès lors que l'on entre dans la catégorie des 0,1 % de Français les plus riches. Pour cette catégorie de la population, le taux moyen de prélèvement sur le revenu est de 20,5 %. Il tombe à 17,5 % pour le 0,01 % les plus riches et à 15 % pour le 0,001 % les plus aisés. Cela tient notamment au poids des revenus du capital dans le total des revenus des personnes les plus aisées : ils sont en effet moins taxés que ceux du travail.

Cela tient aussi à la politique fiscale menée ces dernières années. Les allégements successifs du barème ont plutôt bénéficié aux plus hauts revenus. De même que la création du bouclier fiscal.
Par ailleurs, l'utilisation des niches fiscales, qui permettent de réduire l'impôt à acquitter, est très forte dans cette catégorie de la population : les 10 % des foyers les plus aisés concentrent 62 % des réductions d'impôts.

Une inflexion est à l'œuvre depuis deux ou trois ans. Notamment en raison des contraintes budgétaires. Le gouvernement a engagé une action de plafonnement et de rabotage des niches fiscales et alourdi un peu la fiscalité sur le capital (hausse du prélèvement forfaitaire libératoire, de la CSG sur les stock-options). Il a aussi relevé le taux supérieur de l'impôt sur le revenu de 40 % à 41 %, afin de faire contribuer les plus aisés au financement des retraites.

Philippe Le Coeur

L'appel des patrons pour une taxe "exceptionnelle"

Dans un appel publié mardi 23 août sur le site du Nouvel Observateur, seize patrons français et très grandes fortunes signent un texte demandant "l'instauration d'une contribution exceptionnelle" des contribuables "les plus favorisés" afin de réduire le déficit budgétaire. L'appel est notamment signé par Liliane Bettencourt, actionnaire de L'Oréal et Jean-Paul Agon, PDG du groupe, Denis Hennequin (Accor), Maurice Lévy (Publicis), Christophe de Margerie (Total), Frédéric Oudéa (Société générale), Stéphane Richard (Orange).

Maurice Lévy, qui préside l'Association française des entreprises privées, avait été le premier en France à se dire favorable à une "contribution exceptionnelle" des plus hauts revenus, en écho à un appel de l'investisseur américain Warren Buffett, qui avait proposé à la mi-août que ses "amis méga-riches" et lui-même contribuent à la réduction de la dette américaine.

Article paru dans l'édition du 25.08.11

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 22:27
Midi Libre
19/08/2011, 19 h 17 | Mis à jour le 19/08/2011, 21 h 29

La manifestation des agriculteurs a tourné à la bagarre générale.
La manifestation des agriculteurs a tourné à la bagarre générale. (MICHAEL ESDOURRUBAILH )

Une trentaine d’agriculteurs gardois, ulcérés par une vente flash, à grand renfort de publicité, de raisins blancs italiens au prix de 1,19 € le kg dans un supermarché nîmois, ont rendu visite au magasin en fin d’après-midi. L’un d’entre eux a pris le micro et a annoncé aux clients le début d’une vente flash exceptionnelle : "Tout est gratuit pendant dix minutes. Servez-vous. Vous pouvez remplir vos chariots et sortir, vous ne paierez pas".

Certains clients ne se le sont pas fait dire deux fois et, malgré l’extrême colère (un agriculteur a pris un coup de barre) des caissières et des responsables de la sécurité du magasin, plusieurs personnes sont sorties sans payer avec leur chariot, provoquant la rage des surveillants du magasin qui se sont lancés à leur poursuite, sur le parking, pour récupérer la marchandise, ce qui a engendré de nouvelles bousculades dans un climat proche de l’hystérie.

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 22:44

Mehrez Harzli, le 30 juillet 2011 (Thierry Brésillon).

Le 15 juillet, alors que la police dispersait sans ménagement un rassemblement devant le siège du Premier ministre, place de la Kasbah, un policier en tenue brandissait, parmi les manifestants, une pancarte sur laquelle il avait inscrit « Vive le peuple ». (Voir la vidéo)


Devant les caméras de télévision, congratulé par la foule, il déclarait avant d'être arrêté par ses collègues :

« Le pays est à tout le monde aujourd'hui. Maintenant, le peuple a la parole. La police est au service du peuple, au service de sa sécurité. Nous avons été vingt-cinq ans au service de la dictature, ça suffit ! »

Ce policier s'appelle Mehrez Harzli, 44 ans. La mise soignée, l'expression déliée, amateur de poésie et patriote sourcilleux, il est infirmier depuis dix-sept ans au sein des brigades d'ordre public, les fameuses BOP de sinistre réputation pour avoir été souvent engagées dans la répression des manifestations, notamment pendant la révolution.

Son histoire est révélatrice du malaise d'une police à la fois symbole honni de la dictature et malmenée par son administration, tiraillée entre ses anciennes habitudes et son aspiration à être en phase avec l'évolution politique de la Tunisie. Entretien.

Thierry Brésillon : Qu'est-ce qui vous a poussé à rejoindre les manifestants ?

Mehrez Harzli : Je suis un policier qui, depuis le 14 janvier, a conclu un contrat avec le peuple, c'est de respecter son pouvoir. Le 15 juillet, je suivais les manifestations sur Facebook et le spectacle auquel j'ai assisté m'a paru à l'opposé de ce contrat. J'ai vu les policiers agresser les manifestants. Alors j'ai pris la décision d'aller soutenir mon peuple contre l'agression de notre système de sécurité qui symbolise la poursuite de la dictature instaurée depuis Bourguiba.

J'ai préparé ma pancarte et je suis allé rejoindre les manifestants à 16 heures. A 16h40, j'ai été arrêté le premier. Ma pancarte a été déchirée et un colonel m'a insulté d'une manière que je n'oublierai jamais.

Avez-vous été sanctionné ?

J'ai été suspendu de mes fonctions. Mais sous la pression d'organisations de droits de l'homme et du syndicat des policiers, l'administration m'a réintégré après dix jours en attendant mon passage en conseil de discipline. Mais pour toute action il faut payer. Et je suis prêt à payer pour la Tunisie.

Si ce gouvernement prend le chemin de la démocratie et de la justice, je ne pense pas que je serai sanctionné. Mais s'il soutient le principe d'agresser le peuple, je sais qu'il sera dur avec moi. Mais je ne regretterai jamais ce que j'ai fait.

J'ai reçu beaucoup de témoignages de solidarité. Certains m'ont proposé de payer mon salaire. Certains ont voulu organiser des collectes en ma faveur. Mais j'ai refusé. Je ne peux pas accepter de l'argent. Certains collègues me comprennent, mais la plupart me désapprouvent. Sur ce genre de sujets, on ne peut avoir tout le monde avec soi.

Comprenez-vous pourquoi vos collègues brutalisent les manifestants comme ils l'ont fait le 15 juillet ?

Il y a deux paramètres. D'abord, il y a les ordres. Et nous n'avons pas d'autres choix que d'exécuter les ordres. Etre policier, c'est un esclavage ! Des ordres, des ordres, des ordres…

Le second, c'est qu'il faut comprendre que le policier souffre : l'administration nous agresse, notre relation avec le peuple est très mauvaise et matériellement nous vivons dans le malheur. Un policier de base touche 420 dinars [un peu plus de 200 euros, ndlr] par mois. Moi je touche 520 dinars [un peu plus de 250 euros]. C'est très peu ! Nous souffrons beaucoup !

Dans ces conditions, on ne peut pas trouver un policier équilibré. Nous les policiers, nous avons besoin d'un psychiatre !

La police a-t-elle changé depuis le 14 janvier ?

Des cadres ont été sanctionnés, arrêtés, mais il reste des anciens responsables, avec les mêmes idées. Il faut les écarter car ils bloquent notre révolution.

Les policiers voudraient créer une bonne relation avec la population, mais dans la situation où ils sont, ce n'est pas possible. Cela prendra du temps. Pour restaurer la confiance entre le peuple et la police, il faudrait suivre le modèle géorgien. Après la révolution [la révolution des roses en 2003, ndlr], le salaire des policiers a été multiplié au moins par cinq.

Ce gouvernement de transition n'est pas encore démocratique. J'espère que ce n'est qu'une étape, mais je suis inquiet pour la Tunisie. Je lance un appel à tous les policiers : soutenez votre peuple ! Ne soutenez pas les politiciens !

Photo : Mehrez Harzli, le 30 juillet 2011 (Thierry Brésillon).

Rue89

 



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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 22:09

Présentation

 

Une famille (dont un handicapé) va perdre son logement parce que le proprio a décidé de vendre et qu'en tant que handicapé, il ne peut pas obtenir de crédit bien qu'il règle son loyer sans problème depuis 15 ans.

Le projet consiste à racheter la maison au propriétaire via une SCI constituée de 3500 parts sociales à 20,00€. Une sorte de "révolution solidaire", un genre de "capitalisme populaire" en somme...
Puisqu'on en parle, autant le faire...
Et quitte à le faire, autant que ce soit du CONCRET !

Cette SCI que nous allons donc créer, il faut d'abord qu'elle soit UTILE ; et le mot UTILE prend ici tout son sens premier si l'on sait qu'à l'aide de cet "outil immobilier" nous allons nous efforcer, dans un premier temps, de faire acquisition d'un petit ensemble immobilier.
Ce petit "ensemble" ici évoqué est situé dans la région d'USSEL ; fait de solides pierres "du pays" et entouré de quelques parcelles de bois et de prés, il abrite aujourd'hui une famille qui nous est chère,... y d'ailleurs installée depuis une quinzaine d'années.
Les choses étant par nature "impermanentes", il arrive que la "Gaudinus familia" va devoir quitter les lieux qu'elle loue et ce avant le 01/12/2011 !
La raison de ce départ est simple : les propriétaires disposent d'un capital immobilier et ont donc décidé de financièrement le réaliser ; ceci est la Loi et on n'y peut mais...
Il nous est par contre possible, pour éviter l'expulsion de cette famille GAUDIN de laquelle nous nous sommes "cybernétiquement" rapprochés tout au long de ces longs mois passés, de maintenant démontrer que nous ne sommes pas QUE des théoriciens de la SOLIDARITE CITOYENNE mais que nous sommes aussi des CITOYENS "SOLIDAIREMENT" ACTIFS !
Dès lors, fi maintenant des "expériences" que, tout un chacun, nous aurions (ou avons) pu vivre ou connaître ; foin également des "commentaires" qui, le plus souvent, sont faits pour notre propre satisfaction... épistolaire : il nous faut, maintenant, nous ENGAGER pour un "pote" !


La SOLIDARITE que tous nous prônons, c'est maintenant qu'il faut que nous la mettions en oeuvre.
Et donc, pour parler CONCRET, cette SOLIDARITE se nomme à présent SCI "Solidair'home" : elle représente un Capital "Financier" de départ de 70.000€ (soit 3500 parts sociales de 20,00€ chacune). Vous achetez une part ou plusieurs et vous êtes ainsi actionnaire solidaire !

La solidarité, c'est maintenant !

Amitiés à tous !
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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 13:19

Par Nicolas Gauduin

Publié le 27 juillet 2011 à 15h55 Mis à jour le 28 juillet 2011 à 10h13

Anonymous affirme que 35.000 comptes Paypal ont été supprimés par leurs utilisateurs.

Anonymous affirme que 35.000 comptes Paypal ont été supprimés par leurs utilisateurs. © Reuters

Le collectif de hackers avait appelé au boycott du site de paiement, mercredi.

Avec son appel au boycott de Paypal lancé mercredi, Anonymous pourrait bien avoir fait perdre 1 milliard de dollars en quelques heures à son propriétaire Ebay. L'action a immédiatement chuté mercredi à l'ouverture du Nasdaq (15h30, heure française) et a terminé la séance à - 3,08%. Anonymous, qui assure avoir provoqué la fermeture de 35.000 comptes Paypal , s'était dit impatient de constater les effets de cette opération "100% légale" sur le cours des actions Ebay Inc.

Coïncidence... ou pas : dans le même temps, la police britannique a annoncé l'arrestation mercredi d'un jeune homme de 19 ans suspecté d'être "le porte-parole" des collectifs Anonymous et LulzSec. "L'homme arrêté est suspecté d'être lié à l'enquête internationale sur l'activité criminelle des groupes pirates Anonymous et LulzSec et utilise le pseudonyme de Topiary en ligne, qui est présenté comme le porte-parole des groupes", a précisé Scotland Yard.

Sur Twitter, Anonymous laisse entendre que quelque chose de "sympathique" pourrait à nouveau se produire jeudi. "On dirait que le FBI a envie de prendre une claque"...

Anonymous contre Paypal : deuxième round

Personne ne les attendait sur ce terrain-là. Le collectif de hackers Anonymous s’est lancé, mercredi matin, dans une démonstration de force inédite. Car totalement légale. Dans un communiqué, le réseau a tout simplement appelé les utilisateurs de Paypal à fermer leur compte.

Un nouveau round dans le combat qui oppose Anonymous au géant américain. Les hackers s’étaient déjà livrés à des attaques contre Paypal , du 6 au 10 décembre 2010, grâce à une méthode plus "habituelle" : celle du "déni de service", qui consiste à saturer un serveur de "requêtes" pour le rendre totalement indisponible.

Cette offensive était une réaction à la décision de Paypal, en décembre 2010, de geler les comptes appartenant au site Wikileaks , qui faisait alors scandale avec ses "fuites" diplomatiques relayées sur toute la toile. Le 19 juillet dernier, les polices américaine, britannique et néerlandaise avaient annoncé l’arrestation de 14 membres d’Anonymous suite à une plainte de la société américaine.

"Nous ne sommes pas les terroristes, c’est vous !"

Après ce vaste coup de filet, Anonymous a donc adopté une nouvelle stratégie, mercredi, avec cet appel au boycott on ne peut plus légal. L’occasion de prendre une nouvelle posture, à la limite du chevalier blanc : "Nous ne sommes pas les terroristes, c’est vous !", a lancé le collectif à Paypal dans son communiqué.

Les lecteurs ont été invités à vider leur compte en reversant son contenu à des œuvres caritatives, puis à le supprimer en informant Paypal de leur soutien à cette opération... Avant d’effectuer une capture d’écran du message et de la poster sur Twitter à l’attention du collectif.

Twitter s'enflamme pour "OpPayPal"

Sur Twitter, le fil de discussion #OpPayPal informe les 135.000 abonnés du compte d’Anonymous, minute par minute. Apparemment, le succès de l’opération a dépassé les attentes de ses auteurs, qui la qualifie d’ "opération la plus réussie jamais lancée" d’après l’indicateur de tendances Twitter trends.

Il multiplie également les provocations envers le compte Twitter de leur cible, avec des mots doux tels que : "Paypal, nous aurions pu balancer directement 150 gigas sur votre serveur… mais ça fait tellement 2010" . Goguenard, Anonymous a également lancé une tombola. Le participant tiré au sort s’est vu promettre… un document confidentiel de l’Otan, que le réseau prétend avoir piraté à la mi-juillet.

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