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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 10:56

LEMONDE.FR avec AFP | 27.09.11 | 20h51

 
 

Redoutant la remise en cause de l'obligation de rendre accessibles avant 2015 tous les bâtiments publics, des handicapés ont manifesté mardi 27 septembre, au son de la Marche funèbre, contre les lobbies et les parlementaires qualifiés de "fossoyeurs" de la loi Handicap. Tout de noir vêtus, environ 200 personnes ont symboliquement résisté, à Paris devant l'entrée du Sénat fraîchement passé à gauche, à "l'enterrement" de la loi Handicap de 2005.

"Cette loi mettait fin à une situation de discrimination évidente. L'effort enfin avait été fait pour un accès plus adapté pour les personnes fragiles", a résumé en guise d'éloge funèbre Jacky Decobert, représentant pour l'Ile-de-France de l'Association des paralysés de France (APF), appelant à cette mobilisation. "Mettons des bâtons dans les roues de cet enterrement", lançaient les manifestants, brandissant des pancartes : "Accéder c'est exister".

Le Parlement a voté au printemps une proposition de loi UMP introduisant la possibilité de déroger à l'obligation de rendre accessibles les bâtiments publics neufs aux handicapés. La disposition a toutefois été censurée fin juillet par le Conseil constitutionnel. Mais l'APF s'inquiète d'un nouveau texte basé sur le rapport du sénateur UMP Eric Doligé qui prévoit de nouvelles dérogations pour les bâtiments publics existants, parce que le coût des travaux serait trop élevé pour les collectivités locales.

"C'est un recul social, l'isolement des personnes, l'exclusion pour nous de la société. Nous ne pouvons accepter que le délai de 2015 soit vidé de son sens, car nous attendons depuis trente-six ans de vivre dans un pays accessible pour tous", a déclaré Jean-Marie Barbier, président de l'APF. "Les arguments avancés pour justifier les dérogations sont fallacieux : selon la Banque mondiale, l'éventuel surcoût des travaux d'accessibilité n'excède pas 1 % du prix de la construction", a-t-il ajouté.

"L'ÉCHÉANCE DE 2015 EST NON NÉGOCIABLE"

Dans la matinée la ministre des solidarités Roselyne Bachelot avait voulu "rassurer l'APF", déclarant sur Europe 1 que "l'échéance de 2015 est non négociable" et que "le gouvernement ne donnera pas son accord" à d'éventuelles dérogations. La secrétaire d'Etat aux solidarités, Marie-Anne Montchamp, a elle aussi "exprimé son opposition aux dérogations nouvelles à l'accessibilité portées par l'article 1" de la PPL, après avoir reçu au ministère M. Barbier.

L'accessibilité est une obligation nationale depuis 1975. La loi de 2005 a rendu obligatoire la mise en accessibilité de tous les bâtiments recevant du public d'ici 2015. Des dérogations sont possibles pour les bâtiments existants, en cas d'impossiblité technique par exemple.

Outre quelques élus, la maire de Lille Martine Aubry était présente. Interrogée sur le délai de 2015, la candidate aux primaires du PS a déclaré : "Tout ne peut être fait en même temps", il faut "aider les collectivités (…), il ne faut pas renoncer", souhaitant "une loi beaucoup plus globale". Elle a plaidé pour la création d'une agence nationale pour l'accessibilité universelle. "Bien sûr il y a le bâti, c'est majeur, mais aussi le transport, la culture, la scolarisation, les communications : tous les domaines doivent être pris en compte (…)", a-t-elle ajouté, exprimant l'espoir de "faire au niveau national ce qu'on a fait à Lille [où] on a avancé très fortement".

Des manifestations étaient prévues dans une quarantaine de villes, comme à Rouen où une centaine de personnes ont bloqué temporairement un pont.

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 10:54

LEMONDE pour Le Monde.fr | 27.09.11 | 20h24   •  Mis à jour le 28.09.11 | 08h05

 
 

 

Les enseignants du privé, pourtant peu enclins à la contestation, ont répondu mardi massivement à l'appel à la grève et aux manifestations contre les suppressions de postes dans l'éducation, emboîtant le pas aux enseignants du public.

Les enseignants du privé, pourtant peu enclins à la contestation, ont répondu mardi massivement à l'appel à la grève et aux manifestations contre les suppressions de postes dans l'éducation, emboîtant le pas aux enseignants du public.AFP/ÉRIC CABANIS

"Une grève à la fin du mois de septembre, dans l'éducation nationale, je n'ai pas le sentiment que ce soit révolutionnaire", se rassurait Luc Chatel à la veille de cette journée du 27 septembre. Le ministre de l'éducation a raison. Et il a tort. C'est vrai que traditionnellement les syndicats aiment se dégourdir les jambes à la rentrée… et qu'en plus les élections professionnelles approchent. Ce qui donne forcément envie de se compter.

Pourtant, la journée du 27 ressemble aussi à une petite révolution. Situation totalement inédite donc que cette grève conjointe et ces défilés communs aux laïcards et aux cathos, dans un pays où 80 % des enfants sont dans le public, 20 % dans le privé, et où les deux systèmes se sont construits l'un contre l'autre. Voir ces frères ennemis de l'école derrière les mêmes revendications est une vraie première.

La politique scolaire menée par Nicolas Sarkozy aurait-elle réussi à réconcilier école privée et école publique ? Entendre des syndicats du public expliquer que l'enseignement catholique, qui représente 95 % de l'enseignement privé en France, assure une mission de service public, est une vraie délectation pour les responsables de l'enseignement catholique qui le répètent depuis des lustres. Pour les syndicats de l'enseignement public, le renfort du privé a donné du poids à la mobilisation.

Et qui est l'acteur de ce rapprochement ? C'est le parti de la majorité. Le quinquennat, qui s'était plutôt engagé sur un renforcement des clivages entre privé et public, a pris là un virage. Dans Main basse sur l'école publique, un livre à succès sorti à la rentrée 2008, Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi montraient que l'école privée était instrumentalisée pour concurrencer et démanteler le service public. Aujourd'hui les voilà toutes deux côte à côte dans la rue pour demander la fin de la coupe des postes, dire à la veille de la présentation du budget 2012, que la saignée ne peut continuer.

Autre petite révolution, ce sont des électeurs de droite que la politique Chatel a mis dans la rue. Il existe peu d'études sur les opinions politiques des enseignants des établissements catholiques. Ces enseignants qui passent les mêmes épreuves de concours et sont évalués par les mêmes jurys que leurs confrères du public ne sont pas toujours catholiques. En 2007, Le Monde de l'éducation avait réalisé un sondage sur leur intention de vote au 1er tour de l'élection présidentielle, avec l'institut IFOP. Un sondage qui faisait le distinguo entre les enseignants du privé et ceux public. Les premiers avaient l'intention de voter à 29 % Sarkozy, à 24 % Ségolène Royal et à 28 % François Bayrou. Dans le public, 17 % souhaitaient voter pour l'UMP, 33 % pour la candidate PS et 28 % pour le candidat MoDem. L'enseignement catholique qui avait alors le cœur plus à droite que le public afficherait-il les mêmes penchants aujourd'hui ? La question reste entière. La réponse sortira des urnes en mai 2012.

Reportage dans le cortège parisien, mardi 27 septembre.

Sur le fond, les acteurs de l'école ont choisi de faire bloc car ils sentent monter leur sujet, celui de l'école. Si les dernières journées de mobilisation n'avaient pas été très suivies, celle-ci l'a été plus car le dossier de l'école est en train de revenir sur le devant de la scène. A plusieurs titres. D'abord, l'école est en train de descendre en flèche dans l'opinion des Français. Ce qui ne peut laisser indifférents ceux qui la font chaque jour. Et c'est souvent difficile à vivre pour ces professionnels qui se battent au quotidien pour faire réussir leurs élèves. Ensuite, la rentrée 2011 a été particulièrement éprouvante. Tous n'ont pas apprécié d'entendre Luc Chatel se gargariser de sa rentrée — techniquement — réussie, enchaîner les visites pendant deux semaines, quand il leur fallait boucher les trous ici en acceptant des heures supplémentaires ou trouver un vacataire pour assurer des cours là.

Sur ce terreau sont venus se greffer les prémices d'un discours de campagne. Les candidats à la primaire socialiste font de l'école un sujet majeur. François Hollande a occupé le terrain avec son retour des 60 000 postes supprimés. Martine Aubry a annoncé une grande concertation sur le sujet. Bruno Le Maire, chargé de concocter le programme de l'UMP, a aussi fait quelques annonces qui laissent présager de l'importance du dossier dans le programme du candidat de la majorité. Quant au MoDem, aux Verts ou à la gauche du PS, c'est pour eux aussi un sujet majeur. Quand on a un espoir d'être écouté, voire entendu, on manifeste plus volontiers. Pas si révolutionnaire comme raisonnement…

Maryline Baumard

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 10:24
Midi Libre - AGATHE BEAUDOUIN
28/09/2011, 06 h 00

Ils étaient près de 1 000 à battre le pavé nîmois hier après-midi.
Ils étaient près de 1 000 à battre le pavé nîmois hier après-midi. (Photo FABRICE ANDRÈS)

Trois semaines après la rentrée scolaire, les enseignants ont mené hier une journée de grève et d’action contre les suppressions de postes dans l’Education nationale. A Nîmes, sur les coups de 14 heures, près de mille personnes (700 selon la police et 1 500 disent les syndicats) se sont réunies devant Carré d’art pour manifester en ville. Sans être la grosse affluence, le nombre de participants a doublé par rapport aux dernières actions du genre.

"C’est plutôt satisfaisant", estime Bertrand Humeau, responsable du Snes, alors que défilent devant lui des parents d’élèves (FCPE et Peep) et, signe d’un profond malaise, des chefs d’établissement. Hier aussi, les enseignants des écoles, collèges et lycées privés ont manifesté, suscitant la curiosité du jour : "Où sont-ils ? Et combien ?"

"On trouve extraordinaire que l’on découvre que nous faisons le même métier, rapporte avec une pointe d’ironie Elisabeth Rivas, présidente du syndicat national des enseignants chrétiens, le Snec 30. Mais public ou privé, nous sommes tous à la même enseigne. Nous n’avons pas l’habitude de manifester mais ça ne va pas durer !" Les adhérents du Fep-CFDT, autre syndicat de l’enseignement catholique, disent aussi leur colère : "Nous nous sommes de tous les combats, de toutes les manifestations !"

Les témoignages relatent des "classes surchargées", des réductions de moyens, des "profs de maths qu’on remplace par des profs de physique", mais le défilé n’est pas très revendicatif. Les enseignants paraissent "désabusés". "C’est fini le temps où tout le monde se mobilisait", commentent deux instituteurs de Valdegour. Régine Francal, inscrite au Sgen, l’avoue : "Nous sommes encore asphyxiés, sous une avalanche de nouvelles missions. Nous sommes fatigués, à bout." Pour preuve : les manifestants se dispersent une heure plus tard, devant la préfecture, sans une seule prise de parole.

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 15:40
Libération -Aujourd'hui à 16h58

54% de grévistes dans les écoles primaires mardi prochain

Selon le syndicat SNUipp-FSU, la participation à la grève contre les suppressions de postes sera «très significative dans de nombreux départements».

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La rentrée scolaire le 2 septembre 2010 au collège Jean de Verrazan de Lyon. (© AFP Jean-Philippe Ksiazek)

Les professeurs des écoles primaires seront 53,75% à faire grève mardi, soit une participation "très significative dans de nombreux départements", a annoncé vendredi dans un communiqué le SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, sur la base des remontées de 87 départements.

A Paris, 55% des enseignants du primaire se mettront en grève et "au moins 90 écoles seront fermées", a précisé le SNUipp-75.

Les plus forts taux sont attendus en Aveyron et Meurthe-et-Moselle (80%), en Lozère (78%) et en Haute-Garonne, dans le Gers, en Indre-et-Loire, dans le Loir-et-Cher, les Hautes-Pyrénées et le Tarn-et-Garonne (75%).

La quasi-totalité des syndicats d'enseignants du public et, fait inédit, du privé, ont appelé à la grève contre les 16.000 suppressions de postes de cette rentrée, les 14.000 prévues dans le budget 2012 qui passera mercredi en Conseil des ministres, et certaines réformes éducatives en cours.

Contre les suppressions de postes

Ils ont été rejoints notamment par les parents de la FCPE, les lycéens de l'UNL et les étudiants de l'Unef.

A titres de comparaison, la grève du 7 septembre 2010, avec 60% de grévistes en primaire selon le SNUipp, avait été l'une des plus suivies des dernières années, et celle du 24 juin 2010, avec 52,5%, la plus suivie de 2009-2010.

Depuis 2008, un service minimum d'accueil (SMA) est légalement obligatoire quand plus de 25% des enseignants d'une école primaire (maternelle ou élémentaire) sont en grève, mais certaines communes refusent toujours de le mettre en place.

"Majoritairement suivie, cette journée s'annonce très significative dans de nombreux départements. Malgré le contexte de crise et les difficultés liées au pouvoir d'achat, l'Education reste une préoccupation forte", a écrit le SNUipp dans son communiqué.

"La politique du non remplacement d'un enseignant sur deux partant à la retraite est une impasse. Pire, elle conduit à creuser des inégalités scolaires déjà fortement ancrées dans notre pays", donc le SNUipp demande son "arrêt" et un "plan de rattrapage" de postes pour l'Education nationale.

(Source AFP)

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 14:36

Les manifestants de l'hôtel Sheraton d'Alger (DR).

(D'Alger) Hafid B. parle l'anglais, l'espagnol, le français et l'arabe. Mais depuis mardi, Hafid B. ne parle plus, il jeûne. Ce réceptionniste employé à l'hôtel Sheraton d'Alger est en grève de la faim en solidarité avec ses collègues en grève tout court.

Il l'a écrit en quatre langues sur un panneau accroché au mur de la réception qu'il ne quitte plus. L'esplanade de l'un des hôtels les plus luxueux d'Alger où la quasi-totalité des employés se relaient pour y camper a des airs de mini-place Tahrir depuis le 14 septembre.

Ce jour-là, trois des cinq porte-parole du personnel ont osé demander à la direction une salle pour la tenue d'une assemblée générale. « Ils ne voulaient pas faire la révolution mais juste créer un syndicat », témoigne une des grévistes jointe par téléphone. Elle fait partie de ceux qui font les 3/8 sur le perron pour assurer une présence permanente.

« Tu peux crever si tu veux crever »

La gréviste poursuit :

« Ils ont été virés sur le champ. Un huissier leur a remis leur lettre de licenciement. Près de 400 employés seraient concernés. Et ils n'ont plus le droit de mettre les pieds à l'hôtel. Aujourd'hui, on a peur qu'ils cherchent à évacuer Hafid par la force.

Le PDG lui a dit : “Tu peux crever si tu veux crever, nous on ne changera pas.” Il nous a dit qu'il était prêt à nous augmenter mais qu'il ne voulait pas de syndicat. Le premier jour, il nous a menacé de tous nous licencier au nom du gouvernement. »

Les salariés trahis par le syndicat UGTA

Le gouvernement ? Le ministère de la Justice, très tôt sollicité par les salariés, n'a toujours pas réagi. Le 15 septembre, le tribunal de Cheraga jugeait la grève illégale. C'est le syndicat UGTA (l'un des principaux du pays, proche du pouvoir) qui est intervenu pour calmer le jeu dès les premières tensions apparues fin juin après un premier licenciement qui avait donné lieu à un premier débrayage de deux heures.

Un gréviste (qui tient à garder l'anonymat depuis que l'avocat de la direction leur exhibe des articles de journaux dans lesquels les employés se sont exprimés) témoigne :

« Depuis, l'UGTA nous a épaulés pour créer une section locale. Elle nous avait demandé de désigner cinq porte-parole. Maintenant ils gardent leur distance, ils nous ont trahis. Ils nous ont menés en bateau pour gagner du temps. »

Sur 800 membres du personnel, 750 suivraient le mouvement selon les grévistes. Le Sheraton Club des Pins (419 chambres) affiche un taux d'occupation de 2% depuis le début du conflit. Ce gréviste raconte :

« Ce sont des étrangers qui, pour la plupart, travaillent en Algérie. Ils nous disent qu'ils sont avec nous à chaque fois qu'ils passent. »

Sollicitée, la direction de l'hôtel n'a pas souhaité répondre.

Des pancartes devant l'hôtel Sheraton (DR).

Photos : les manifestants de l'hôtel Sheraton d'Alger ; des pancartes devant l'hôtel Sheraton (DR).

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 18:17

Des ouvriers métallurgistes séquestrent leurs patrons

LEMONDE.FR avec AFP | 16.09.11 | 18h57   •  Mis à jour le 16.09.11 | 19h19

 
 

Des salariés en colère retiennent depuis vendredi 16 septembre, au matin, cinq responsables de Constellium sur le site de Ham (dans l'est de la Somme), où le groupe de transformation d'aluminium veut supprimer 127 postes sur 200. Ils menaçent de les séquestrer durant tout le week-end.


Profitant d'une visite du président de cette activité pour le monde, Paul Warton, en compagnie du directeur pour la France, Hervé Pelcerf, les salariés de ce site de production de profilés en aluminium (cadres de fenêtres, barres et structures), ont bouclé le site vendredi matin vers 10 heures.

"On les a laissés venir, tous les outils de production tournaient quand M. Warton est venu nous voir", raconte Benoît Merelle, délégué syndical CFTC, majoritaire. "A ce moment-là, tous les salariés qui avaient commencé à 6 heures ont arrêté de travailler pour demander des explications sur le plan social", ajoute-t-il.

LES DIRIGEANTS VONT PASSER "UN PETIT WEEK-END EN PICARDIE"

Mais les arguments de la direction, assignée par la CGT en référé pour plusieurs points du plan social que le syndicat juge illégaux, ont suscité la colère. "On s'est rendu compte qu'on était arrivés à un point de rupture, explique Frédéric Dagnicourt, délégué CGT. Du coup on a décidé de fermer les grilles de l'usine après que les cadres dirigeants sont retournés dans les bureaux."

Le directeur industriel, le responsable de la production, ainsi que la directrice des ressources humaines du site sont également retenus dans l'enceinte de l'usine, a confirmé Nicolas Brun, le directeur de la communication de Constellium, détenu à 51 % par le fonds Apollo, à 31 % par Rio Tinto et à 10 % par le Fonds stratégique d'investissements (FSI).

Les salariés, qui prévoient de se relayer pendant la nuit, montent la garde devant l'entrée, brûlant des palettes malgré de fortes rafales de vent. Une dizaine de gendarmes, ainsi que les gardes du corps de M. Warton, patientent à proximité.

"Notre direction est gardée bien au chaud dans les bureaux. Ils vont avoir le temps de réfléchir à l'avenir du site, puisqu'il est évident que nous ne sommes pas du tout d'accord à ce sujet. Je pense qu'ils vont passer un petit week-end en Picardie", commente M. Merelle.

"LE SITE CONTINUERA À VIVRE", ASSURE LA DIRECTION

Les syndicats craignent que le plan social, qui prévoit la mise à l'arrêt d'une des deux presses à aluminium, ne soit qu'"une fermeture déguisée" avant de définitivement mettre la clé sous la porte, l'an prochain.

La direction réfute. "Le site de Ham a perdu 14 millions d'euros sur les trois dernières années, on ne pouvait donc continuer comme ça, mais le site continuera à vivre avec une presse et 80 personnes, comme dans notre usine en Allemagne. M. Warton était justement venu pour expliquer les investissements complémentaires qu'on va faire", assure M. Brun.

Les salariés, qui dénoncent un "massacre industriel", font remarquer que la nouvelle presse, achetée il y a deux ans, rencontre de nombreux problèmes et n'a toujours pas atteint sa capacité de production prévue, faute de moyens.

Le gâchis est d'autant plus grand selon eux qu'un plan de reprise alternatif pour les trois sites de production de profilés de Constellium en France — à Ham, Nuits-Saint-Georges (Côte-d'Or) et Saint-Florentin (Yonne) — avait suscité l'intérêt d'un fonds d'investissement. La direction n'avait pas donné suite.

Le plan social avait été annoncé en février par Constellium, ex-Alcan EP, lui-même héritier de l'ancien fleuron industriel français Pechiney.

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 15:21

MANAGEMENT. Carine Beaufils était conseillère financière dans une grande banque française depuis six ans. Par ras-le-bol des "briefing", "debriefing", "phoning", "reporting journalier" et surtout de cet "empire sans âme et sans éthique", elle a démissionné tout récemment. Voici la lettre adressée à ses supérieurs.
Sélectionné et édité par Hélène Decommer

 

Mesdames, Messieurs les Dirigeants de la Banque,

 

Après mon congé parental, je vais être amenée à reprendre mes fonctions de Conseiller Financier au sein de votre établissement bancaire. Or, après six années d'expérience à vos côtés, si je me sens tout à fait capable de donner satisfaction à mes clients, je suis à présent certaine de ne plus être en capacité de le faire pour vous.

 

Démission Flickr the air we breathe.

Flickr-the air we breathe-cc

 

La simple idée d'entamer la journée par un briefing avec un directeur qui s'acharnera à me fixer des objectifs "ambitieux" pour chacun de mes rendez-vous est de nature même à jeter une ombre sur les trois mois de congé qu'il me reste. Cet obscurcissement sera de surcroit accéléré par la notion de debriefing où le même directeur comparera mes réalisations avec ses petits objectifs.

 

Je suis par avance hantée par la séance de phoning obligatoire (car génératrice d'entretiens profitables), avant l'incontournable reporting journalier qui permettra à ma hiérarchie de fabriquer des camemberts témoins de ma force productrice.

 

Je n'étais pourtant pas hostile à l'Anglais, mais l'excès d'ing provoque désormais chez moi une forme sévère de répulsion.

 

En dehors de cette affection soudaine, je sais par avance que vous ne manquerez pas d'objectiver le Conseiller senior que je suis à la hauteur de ma seniorité sans vous douter qu'il me sera difficile de supporter la présence d'un "moniteur des ventes" qui veillera à ma remise à niveau.

 

Il garantira l'application scrupuleuse de notre méthode de vente, me jugera sur le schéma à trois pôles que tout conseiller de notre établissement se doit de dessiner à son client, arbitrera la rondeur de mes cercles et vérifiera que les flèches obligatoires seront de la couleur requise par vos experts ès coloriage de schéma. [dans la banque où je travaille, tout collaborateur a l'obligation de réciter une méthode de vente à chaque client - mot pour mot - et doit également dessiner un schéma aux formes et couleurs obligatoires sous peine de sanctions ; des moniteurs présents aux rendez-vous clientèle y veillent].

 

Vous comprendrez donc que mon appréhension en vue d'une nouvelle trouvaille infantilisante de votre part est à son paroxysme. Ceci étant, je me dois de reconnaître votre réel talent en la matière. La prochaine fois, nous pourrions peut-être faire du collage, cela améliorerait notre ordinaire.

 

Mais je dis vous sans même savoir à qui je m'adresse. Qui êtes-vous exactement ? D'où me viennent mes ordres de récitation ? Mes petits mots en -ing ? Je connais mon N+1, mon N+2. J'aimerais leur en vouloir, avec leurs mails enflammés et leur classement des vendeurs quotidiens, de me pousser sans en avoir l'air à vendre des actions au premier venu. Mais je ne peux pas m'appuyer sur ce réconfort.

 

La plupart du temps mal formés et sans réelle fibre managériale, ils ne sont que des pions à peine plus responsables de leurs actes que je ne le suis. Eux aussi dorment mal et évitent de se regarder dans la glace. Les objectifs qu'ils me fixent ne sont qu'une partie des leurs et ils faut bien que nous les atteignions si l'on veut que nos camemberts aient l'heur de vous plaire.

 

Comme eux, je m'appuyais jusque là sur votre entière culpabilité et sur ma non-responsabilité. En d'autres termes, je ne m'estimais pas responsable des objectifs coupables que vous m'attribuiez.

 

Faut-il croire que le fait de devenir parent fasse évoluer, car je pense aujourd'hui qu'accepter ces conditions de travail contribue à poser chaque jour une nouvelle pierre pour édifier votre empire sans âme et sans éthique.

 

Je ne peux pas continuer à travailler pour vous, même si c'est en votre nom, car j'ai décidé de ne pas ternir le mien. Je m'appelle Carine Beaufils, et je souhaiterais que vous retiriez tout de suite ce nom de vos effectifs.

 

Vous souhaitant des collaborateurs plus collaboratifs ainsi qu'une très haute rentabilité par l'atteinte de leurs objectifs,

 

Je n'espère pas à bientôt,

 

CB (initiales pourtant prédestinées)

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 14:54
Midi Libre
06/09/2011, 10 h 15 | Mis à jour le 06/09/2011, 10 h 39

Sur un des panneaux est écrit "L’inspecteur campe sur ses positions... Nous aussi".
Sur un des panneaux est écrit "L’inspecteur campe sur ses positions... Nous aussi". (VINCENT DAMOURETTE)

Après deux mois de combat pour tenter de faire plier l’inspection académique, qui refuse leurs demandes de dérogation, des parents d’élèves ont planté, ce matin, leurs tentes sur le parvis de la cité scolaire Paul-Valéry.

"L’inspecteur campe sur ses positions... Nous aussi", peut-on lire sur un panneau dressé au milieu de quelques tentes. Neuf familles, dont les enfants entrent en sixième, ont demandé des dérogations pour rapprochement de fratrie ou pour domiciliation en limite de secteur.

Mais toutes ces dérogations ont été refusées, d’autant plus qu’une classe de sixième a été supprimée au collège Paul-Valéry fin juin, contre toute attente.

Plus d’informations dans votre édition locale, demain.

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 13:13
Midi-Libre- ANTONIA JIMENEZ
02/09/2011, 10 h 03 | Mis à jour le 02/09/2011, 10 h 33

Un cours double est prévu cette année en moyenne section de CM1.
Un cours double est prévu cette année en moyenne section de CM1. (J.-M. M.)

Avec 111 élèves de la petite section au CM2 inscrits pour cette rentrée et quatre postes d’enseignants, le nouveau directeur de l’école de Montaud et son équipe "ont opté pour la solution la moins pire", comme l’indique Anne Visier, l’une des parents en colère qui, hier, ont décidé de cadenasser les quatre entrées de l’établissement.

Ainsi, les enseignants n’ont pas pu faire leur prérentrée.

Il faut dire que la nouvelle organisation est quelque peu exceptionnelle : une moyenne de 28,7 élèves par classe avec une petite section à 31 enfants, deux classes en cours doubles à 28 dont, cerise sur le gâteau, un cours double moyenne section - CM1 ! Des enfants de 4 ans dans le même groupe que ceux de 9 ans…

"Sept élèves de plus pour une classe de moins. Incompréhensible !"

Anne Visier, parent d’élève "Notre école, rurale, comprenait l’année dernière cinq classes à doubles niveaux pour un effectif total de 103 élèves. À cette rentrée, les effectifs pour l’instant comptabilisés sont de 111 élèves. Or un poste est supprimé. Sept élèves de plus pour une classe de moins ! D’où notre incompréhension et notre colère !", indique Anne Visier soutenue par tous les parents. Et d’ajouter : "Comme toutes les communes de l’agglomération de Montpellier, la population augmente sans cesse. Ceci nous laisse présager l’arrivée de nouvelles familles, de nouveaux enfants .»

Les parents ont décidé de frapper fort et vite puisqu’il s’agit de la première mobilisation de parents d’élèves sur le Montpelliérain. Ils sont donc arrivés hier matin, à 6 h 30, pour poser les cadenas et les banderoles.

"Nous avons cherché le dialogue dès le dernier trimestre avec l’inspection d’académie. Nous lui avons envoyé un courrier. Mais nous n’avons eu aucune réponse. Impossible de communiquer, par téléphone non plus. Ce qui nous a donc amenés à préparer des actions pour nous faire entendre."

Hier, deux gendarmes sont arrivés sur les lieux de la manifestation vers dix heures. Mais n’ont pas débloqué les entrées qui resteront fermées jusqu’à lundi puisque le maire, Pierre Combettes, solidaire du mouvement de protestation, n’a pas donné son aval.

Les parents en colère ne comptent pas s’arrêter là. D’autres actions sont prévues dès lundi matin, jour de la rentrée des classes. L’une d’entre elles sera spectaculaire.

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 12:56
Libération-le 05 09 11 à 7h46

Un village rural des Hautes-Alpes, dont la classe maternelle était promise à la fermeture en raison d'une baisse des effectifs, accueille lundi sa nouvelle institutrice recrutée et payée par ses soins, créant une situation inédite en France.

"Il faut que la commune garde ses enfants dès le plus jeune âge, sinon c'est la mort annoncée du village", déclare à l'AFP Marcel Chaud, le maire sans étiquette de Puy-Saint-Vincent, une station de ski de 300 habitants qui emploie jusqu'à 500 saisonniers l'hiver.

La mairie, opposée à la fermeture de la classe maternelle annoncée en mars dernier par l'inspection académique, a décidé d'embaucher pour cette rentrée une institutrice qu'elle paye sur ses deniers, via une association, pour un budget annuel d'environ 30.000 euros.

Dix enfants, âgés de 2 ans et demi à 5 ans, sont inscrits dans cette école privée, hors contrat avec l'Etat, installée au sein de l'établissement communal qui accueille les 17 autres élèves de primaire.

"Le programme sera suivi", prévient néanmoins l'institutrice de 38 ans, Karine Chamberland, qui a exercé pendant une dizaine d'années dans l'académie de Nice et a été recrutée parmi une cinquantaine de candidats.

Pour la mairie, dont le budget est de 1,5 million d'euros, "aucun autre choix n'était possible pour préserver la qualité de vie des enfants et attirer de nouveaux habitants".

"Mettre en place des transports scolaires pour emmener les enfants dans les écoles des alentours nous aurait coûté plus cher. Sans compter que des enfants, si petits, auraient dû l'hiver en raison de la neige se lever très tôt", justifie le maire de cette commune située à 1.800 mètres d'altitude.

L'inspection académique, pour qui la fermeture de la classe était "inévitable" en raison de "la baisse démographique et d'effectifs insuffisants", souligne de son côté que des propositions de regroupement avec des communes voisines ont été faites.

"Dépenser 30.000 euros pour les élèves, alors qu'une solution était possible à 4,5 km avec l'école de Vallouise, me laisse dubitatif", signale Pierre Barrière, inspecteur d'académie des Hautes-Alpes.

L'inspection académique et la mairie s'accordent toutefois sur un point: il ne peut s'agir que d'une situation "transitoire".

"C'est un accident de parcours. Si les effectifs remontent de façon notable en fin d'année, on va demander à l'inspection académique de renouveler le poste", projette le maire.

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