Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 15:23

Le Monde - 06 octobre 2011

1583661_3_3c18_des-professeurs-eleves-et-parents-d-eleves-d.jpg

 

Entre la journée de mobilisation nationale du 27 septembre, qui avait vu plus d’une centaine de lycées mobilisés, et avant celle prévue le 11 octobre, les lycéens n’entendent pas « relâcher la pression ». Ce jeudi 6 octobre au matin, à Paris, plusieurs établissements ont été bloqués rapporte l’UNL, le principal syndicat de lycéens, qui dénonce « la rentrée la plus catastrophique du gouvernement ».

Une « manifestation surprise », partie de la place de la Nation vers 10 h 30 pour rejoindre la place de la Bastille, a réuni un petit millier de lycéens des établissements Ravel, Hélène Boucher, Voltaire, Dorian, Arago et Claude Monet, témoigne la FIDL, autre syndicat de lycéens. Selon un journaliste de l’AFP, ils étaient plutôt autour de 300, scandant « Sarko t’es foutu, les lycéens sont dans la rue ».

« Ceux d’entre nous qui s’étaient rassemblés sur les marches de l’opéra Bastille ont été évacués, en petit groupe, par des CRS », témoigne Tristan Rouquier, porte-parole de la FIDL. Plusieurs centaines de lycéens se sont également rassemblés à Jussieu. Des mobilisations ont par ailleurs été signalées devant les lycées Rodin et Fénelon, et devant le lycée Eugène Ionesco à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) par la préfecture. « Notre mobilisation est l’expression d’un refus global des conditions d’études insupportables imposées par le gouvernement : classes à 35 élèves, professeurs non remplacés, mal formés, centaines, voire milliers d’élèves sans affectation…. », énonce Victor Colombani, président de l’UNL.

Pas pour les vacances...

Rien à voir, donc, avec les blocages observés, vendredi 30 septembre, pour protester contre la prétendue réduction d’un mois des vacances d’été. La rumeur, relayée sur Internet et par SMS, avait conduit à des manifestations et blocages notamment à Paris, Grenoble, Douai, Dunkerque, Béthune, Lens, Vannes, Morlaix et Pau. Dans l’académie de Lille, une vingtaine d’établissements, essentiellement des lycées professionnels, avaient été touchés. Le rapport du comité de pilotage sur les rythmes scolaires, qui préconisait de réduire de deux semaines les congés estivaux, n’a pas encore donné lieu à des décisions du ministère de l’éducation, mais Luc Chatel a fait état « d’annonces en automne » sur des mesures mises en vigueur « dès la rentrée 2013 ».

Contacté, le rectorat de Paris fait état de « barrages filtrants » installés, ce 6 octobre, dans une dizaine d’établissements, sur les 172 que compte l’académie. « Tous ont été levés rapidement », précise-t-il. Le rectorat de Versailles évoque une journée « particulièrement calme », et « aucune tension ne s’inscrivant dans les mots d’ordre parisiens. » A Lille, deux tentatives de blocage, dans deux lycées professionnels, ont été signalées. « Deux sur les 520 collèges et lycées que compte l’académie », nuance le rectorat. Affaire à suivre.

Mattea Battaglia

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
commenter cet article
7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 13:37

Le Monde - 06 octobre 2011

« Je suis vieux mais toujours en colère »


Des retraités manifestent pour l’accroissement de leur pouvoir d'achat, à Montpellier © Karim El Hadj/ Le Monde.fr

Quelques dizaines de retraités manifestaient, jeudi 6 octobre, dans les rues de Montpellier. Réunies, les organisations syndicales (.pdf) de retraités veulent être entendues sur la baisse du pouvoir d'achat et le report de la réforme de la dépendance.

A Montpellier, un retraité manifestant place de la Comédie © Karim El Hadj /Le Monde.fr

"Je suis vieux mais toujours en colère. On n'est pas parmi les plus malheureux, mais notre pouvoir d'achat baisse. Je manifeste pour mes enfants et mes petits-enfants", détaille Pierre C., prof de gym à la retraite depuis 20 ans, membre de la Fédération générale des retraités de la fonction publique et militant syndical "depuis toujours".

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
commenter cet article
6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 13:40
Libération - Aujourd'hui à 8h13

Des organisations de retraités appellent à manifester jeudi dans 110 villes contre le plan anti-déficits du gouvernement, la perte du pouvoir d'achat et le report de la réforme de la dépendance.

Paris sera le point d'orgue de cette journée intersyndicale de mobilisation, avec une manifestation prévue à 14H00 entre la place de la Bastille et celle de la Nation, à l'appel de l'Unsa-Retraités, de l'UCR-CFDT, de l'Unar-CFTC, de l'UCR-CGT et de la FGR-FP.

Ces organisations de retraités condamnent la décision gouvernementale de reporter sine die la réforme du financement de la perte d'autonomie et rappellent "la nécessité de créer une prestation universelle de compensation de la perte d'autonomie quel que soit l'âge, prise en charge par la solidarité nationale, dans le cadre de la Sécurité sociale".

Promesse de campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, cette réforme devait améliorer la qualité de la prise en charge des personnes âgées et en alléger le coût pour les particuliers, a été plusieurs fois reportée, dont la dernière fois fin août.

Mais elle est la grande absente du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2012, présenté mercredi en conseil des ministres, même s'il est prévu comme chaque année des hausses de crédits pour les personnes âgées.

Concernant le pouvoir d'achat, "qui continue de se dégrader", les cinq syndicats craignent une nouvelle diminution à cause du plan anti-déficits du gouvernement annoncé fin août.

Dans le même temps, ils revendiquent une augmentation significative des retraites, en particulier pour les basses pensions, un minimum de pension au niveau du SMIC ainsi qu'une nouvelle modalité d'indexation.

L'UCR-FO, qui avait signé en juillet l'appel unitaire pour cette journée de mobilisation, a finalement manifesté en solo le 20 septembre avec l'ensemble des militants FO pour faire le procès de "l'austerité".

(Source AFP)

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
commenter cet article
6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 10:57

LEMONDE pour Le Monde.fr | 05.10.11 | 18h39

 
 

 

Des dizaines de milliers de fonctionnaires grecs ont manifesté, mercredi 5 octobre, à Athènes et Salonique, deuxième ville du pays, contre les récentes mesures d'austérité et le chômage partiel annoncés par le gouvernement socialiste sous la pression de l'UE et du FMI.

Des dizaines de milliers de fonctionnaires grecs ont manifesté, mercredi 5 octobre, à Athènes et Salonique, deuxième ville du pays, contre les récentes mesures d'austérité et le chômage partiel annoncés par le gouvernement socialiste sous la pression de l'UE et du FMI.REUTERS/YANNIS BEHRAKIS

Athènes, correspondance - Un homme traverse, le visage en sang, torse nu, sur la place Syntagma, où se déroule mercredi 5 octobre la première grande manifestation en Grèce depuis l'été. Des personnes de tous âges interpellent et insultent les policiers anti-émeutes, qui commencent à recevoir des bouteilles d'eaux et des petits blocs de marbre, lancés par quelques dizaines de jeunes activistes. Un policier s'embrase, l'espace d'un instant, en recevant un cocktail molotov. Toute la foule applaudit. Les flammes sont très rapidement éteintes. Il n'est pas blessé.

Un groupe d'une vingtaine de MAT, l'équivalent des CRS grecs, se positionne devant l'Hôtel Grande-Bretagne, sans bouger et sans n'avoir rien d'autre à faire que de parer avec leurs boucliers les projectiles qu'ils reçoivent et de riposter à coups de grenades lacrymogènes.

INCIDENTS

En contrebas de la place, policiers et activistes se poursuivent et se battent. Au moins deux personnes sont blessées. Une journaliste de l'AFP est frappée au visage par un policier avec son bouclier, alors qu'elle photographie des membres des forces de l'ordre en train de frapper un homme à terre.

Comme d'habitude, ces incidents provoquent l'évacuation de la place et la fin de la manifestation qui était pacifique. Elle était composée principalement de fonctionnaires et de membres du secteur public qui protestaient contre les diminutions de salaires et de retraites, les privatisations et surtout le projet de placer des salariés du secteur public dans une "réserve de main d'œuvre", qui constituerait une forme de chômage technique.

Il y avait environ 20 000 manifestants à Athènes et 10 000 à Salonique, la deuxième ville du pays dans le Nord, selon la police. Les manifestants étaient en nombre moins importants que lors des mouvements de protestations de juin. Le syndicat des salariés du privé s'est associé à une manifestation organisée par le syndicat de la la fonction publique, l'Adedy. Les syndicats de public et du privé ont annoncé une autre grève générale la 19 octobre, qui devrait être plus importante.

"L'ETAT NOUS DOIT DE L'ARGENT"

"Non au chômage partiel, non aux licenciements, non à la misère" dit un slogan. "A bas la junte du Pasok", "Effacer la dette", "No pasaran", "que le gouvernement, la troïka et le Mémorandum s'en aillent". Une affiche montre la photo officielle du gouvernement bardée d'un : "Ils nous conduisent à la catastrophe".

Stavroula Kostopoulou manifeste sous les drapeaux de la compagnie d'eau (Eydap). "Nos effectifs ont diminué de moitié depuis 2003. L'Etat nous doit de l'argent. Nous ne voulons pas être vendus, explique cette quadragénaire. Si on confie l'eau à des entreprises privées, sa qualité s'en ressent. Regardez ce qui s'est passé à Paris. La mairie a repris en main elle-même ce secteur. Il s'est passé la même chose à Berlin."

Une banderole représente la silhouette d'un corps, tel qu'il est dessiné sur les lieux d'un crime. La victime s'appelle : "Education". Une autre affiche représente "le Cri" de Munch, qui hurle : "Ecoles sans livres, blocs opératoires sans pansements, addictions sans thérapie". Des mouvements sociaux ont lieu dans plusieurs écoles car le gouvernement n'a pas été en mesure de fournir les livres, qui ne devraient pas arriver dans les écoles avant Noël. Les hôpitaux, en pleine restructuration, manquent de moyens et sont encore plus désorganisés. Le secteur associatif qui prend en charge les personnes sous addiction ou souffrant de troubles mentaux voit ses subventions diminuer drastiquement. Interrogée pour savoir si c'est la Grèce est dans la position de l'homme qui crie, Eleni, une psychologue de 32 ans réfléchit et dit : "Non, pas encore, quand nous crierons vraiment, vous vous en rendrez compte".

Alain Salles

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
commenter cet article
5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 22:37

Suite à l'appel à manifester contre la venue de Sarkozy au musée du désert, un petit nombre de militants ont décidé de camper sur le stade communal qui devait accueillir l'hélicoptère présidentiel le lendemain matin.

 

Surveillée par une compagnie de garde mobile toute la nuit, la quinzaine de militants a été fermement interpellée au petit matin par une centaine de militaire.

Fouillés et menottés, tous ont été emmenés en garde à vue à la gendarmerie d'Anduze au motif de « dégradation d'un lieu public en bande organisé »...

En effet, pendant la nuit, des tags anti sarkozi ont été inscrit, à l'insu des militants qui dormaient sur le stade, sur la peinture fraichement ravalé du vestiaire municipal... on notera cependant qu'au moment de l'interpellation, des militaires apportaient déjà les rouleaux, pinceaux et pots de peinture nécessaires à la remise en état du vestiaire... Où avaient-ils trouvés le magasin de bricolage ouvert de nuit à Mialet ? Mystère … Toujours est il qu'avec cette dégradation, l'interpellation était alors justifiable... 

 

La garde à vue c'est déroulé sans problème notable, dans une ambiance bon enfant, et les militants ont été libérés sans être inquiétés en début d'après midi (après le départ de Sarkosy).

Les plus tardifs ont été ceux qui, faisant valoir leur droits, ont demandés à être assisté par des avocates,  elles-même bloquées par l'état de siège de la Ville d'Alès, consécutif à la visite … du Président.

On notera la présence d'un petit comité de soutiens aux interpellés, dont des membres de la Ligues de Droits de l'Homme et la Conseillère Général Geneviève Blanc (EELV).

 

Bref, la visite de courtoisie du seigneur Sarko chez son vassal cévenol Max Roustan, aura encore coûté un bras à la collectivité, avec la mobilisation de plusieurs milliers de policiers et gendarmes venus de tout le Sud de la France, et aura encore grignoté un peu plus les droits de tous les opposants à leur république bananière.

 

Merci qui ? Merci Nico et son poteau, qui cette fois ci, n'ont pas eu a abuser de leur gazeuse, ni de leur bâton, pour qu'on laisse passer le train de leurs affaires...

Hier, la visite de nos belles Cévennes s'est faite en hélico, parce que de la-haut, tout est plus beau...

 

Wilhem Sunt

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
commenter cet article
4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 12:35

LEMONDE.FR | 04.10.11 | 13h58  

 
 

Manifestation contre le gaz de schiste, le 26 février 2011 à Villeneuve-de-Berg, en Ardèche.

Manifestation contre le gaz de schiste, le 26 février 2011 à Villeneuve-de-Berg, en Ardèche.AFP/JEAN-PIERRE CLATOT

Le déplacement de Nicolas Sarkozy, mardi 4 octobre, à Mialet et à Alès, dans le Gard, était attendu. Officiellement, l'objectif était de célébrer l'inscription des Causses et des Cévennes au patrimoine mondial de l'Unesco. Mais sur place, des opposants politiques et des militants contre les gaz de schiste comptaient bien faire savoir leur opposition au chef de l'Etat.

Certains d'entre eux – une quinzaine, selon un militant – ont été interpellés par les forces de l'ordre, mardi matin, alors qu'ils occupaient le lieu d'atterrissage de l'hélicoptère présidentiel. Mardi midi, après une garde à vue, certains ont été relâchés.

Les arrestations semblent s'être déroulées dans le calme. Les militants ont été conduits à la gendarmerie d'Anduze (Gard), où un début de rassemblement de soutien avait lieu. Sur Internet, l'information, révélée par le site Owni, a rapidement circulé et a été reprise par des responsables politiques, comme les eurodéputés écologistes José Bové et Michèle Rivasi.

"Nous étions une quinzaine à avoir décidé de dormir sur le terrain de football de Mialet, raconte Gilles Quiniou, membre d'un collectif anti-gaz de schiste dans le Gard. L'ambiance était festive, des gendarmes passaient régulièrement pendant la nuit avec leurs lampes torches, j'imagine qu'ils voulaient vérifier qu'il n'y avait pas de dégradation. Certains dans notre groupe ont proposé de faire un feu mais nous voulions justement ne rien abîmer dans le stade car nous savions que nous serions délogés le lendemain."

Contactées par Le Monde.fr, les gendarmeries d'Anduze et d'Alès n'ont pas pu donner de détails.

"C'ÉTAIT IMPRESSIONNANT"

Mais l'heure d'arrivée du président de la République approchant, l'atmosphère a changé, raconte ce militant. "Au petit matin, des gendarmes étaient alignés au bord du terrain, comme pour une battue. Ils avaient des gilets pare-balles, c'était impressionnant. Des hommes en costume et cravate, probablement du service de sécurité de la présidence, se sont approchés et ont donné le signal. On a tous été interpellés", poursuit Gilles Quiniou. Ce dernier précise que le motif de la garde à vue est la "dégradation de bien public", ce qu'il conteste, en lien avec "des tags sur le stade". Les gendarmes lui ont cependant dit qu'il y avait peu de chances que les militants soient poursuivis. "Mais on ne sait jamais..."

 

Trois permis d'exploration de gaz de schiste ont été annulés hier par le gouvernement "mais il en reste dans plusieurs régions, dont un dans le Gard", dénonce Christian Boivin, du collectif Stop Gaz de Schiste 30.

Alexandre Pouchard

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
commenter cet article
3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 15:47

LEMONDE.FR | 03.10.11 | 21h04   •  Mis à jour le 03.10.11 | 21h04

 
 

 

Manifestation à l'entrée du site de Florange, le 9 septembre 2011.

Manifestation à l'entrée du site de Florange, le 9 septembre 2011.REUTERS/VINCENT KESSLER

"On ne veut pas mourir et on ne mourra pas !" Les syndicats de l'usine ArcelorMittal à Florange (Moselle) sont remontés et le font savoir, lundi 3 octobre, à la veille de la mise à l'arrêt du haut fourneau P6, le dernier encore en activité en Lorraine. "Mardi, en début d'après-midi, c'est la dernière coulée", confirme au Monde.fr Edouard Martin, délégué CDFT au comité central d'entreprise du n° 1 mondial de la sidérurgie.

ArcelorMittal avait annoncé début septembre la fermeture pour une durée indéterminée de ce haut-fourneau en la justifiant par une baisse saisonnière de l'activité. "Cette mise en veille est conjoncturelle, temporaire et provisoire", avait assuré Thierry Renaudin, le directeur du site spécialisé dans la fabrication d'aciers à très haute valeur ajoutée. Les syndicats CGT, CFDT, FO et CFE-CGC estiment au contraire que la fermeture du P6 est "définitive" et constitue "l'arrêt de mort de la filière liquide en Lorraine" en détruisant un millier d'emplois sur les 3 000 du site, ont-ils déclaré à l'AFP.

"M. Renaudin n'en sait rien !, assure encore le syndicaliste de la CFDT. Le seul qui décide, c'est M. Mittal, donc on ne croit pas ce que le directeur du site nous dit."

"BEAUCOUP DE COLÈRE, D'INQUIÉTUDE ET DE L'ABATTEMENT"

Chez les quelque mille sidérurgistes affectés au P6, qui seront répartis dans différentes unités de l'usine ou mis au chômage partiel, "il y a beaucoup de colère, d'inquiétude et de l'abattement pour certains", confie Edouard Martin. "On arrête notre outil de travail et en plus on nous donne aucune visibilité ! Nous craignons que cela aboutisse à une liquidation totale. Je l'ai dit à la direction : 'Vous nous avez tué Gandrange, mais vous n'aurez pas Florange !'" Allusion à l'aciérie de Gandrange (Moselle), où 600 emplois ont été supprimés en 2008, malgré les promesses de Nicolas Sarkozy un an plus tôt. "Nous sommes vraiment en colère contre la politique boursière du groupe Mittal", renchérit Jacques Minet, délégué CFDT d'ArcelorMittal Florange, joint par Le Monde.fr.

Du côté des syndicats, on ne croit pas aux promesses des ministres de l'industrie, Eric Besson, et du travail, Xavier Bertrand, qui ont assuré la semaine dernière que le groupe "excluait tout recours à des licenciements dans le cadre de l'arrêt temporaire" du P6, après avoir reçu le directeur général d'ArcelorMittal en France.

"LA GRANDE MAJORITÉ VA SE RETROUVER EN CHÔMAGE TECHNIQUE"

"En fait, la grande majorité des salariés du haut fourneau P6 va se retrouver en chômage technique car il n'y a pas de places pour tout le monde", assure au Monde.fr Jacques Minet. Chaque salarié est reçu personnellement par la direction pour faire le point sur sa situation... et son avenir. "Une soixantaine devrait alterner entre des périodes de chômage et de formation."

Plusieurs pourraient travailler sur le site de Florange sur une autre activité. Certains autres peuvent être détachés sur les hauts fourneaux de Dunkerque et à la Fos-sur-Mer. Le groupe propose aux salariés d'aller travailler sur ces deux sites "sur la base du volontariat", précise M. Martin. "Mais personne n'a encore accepté", selon lui. "Cela devrait concerner très peu de personnes. La plupart vont être au chômage partiel", prévoit M. Minet.

"UNE ACTION SYMBOLIQUE" PRÉVUE MARDI

Eric Besson avait déclaré espérer un redémarrage du haut fourneau "pour le début de l'année prochaine". C'est justement ce qu'espèrent les syndicalistes, qui assurent "ne pas avoir baissé les bras". Après la manifestation, qui a réuni quelque 1 500 personnes samedi à Hayange (Moselle) à l'appel de l'intersyndicale pour exiger le maintien en Lorraine d'une activité sidérurgique, les syndicalistes ont prévu "une action symbolique" pour mardi.

Et ce ne serait que le début de la mobilisation, assurent-ils. "Dans les prochains jours, on va maintenir la pression en menant des actions coup de poing", prévient Edouard Martin, vindicatif. "Nous avons vécu la fermeture du dernier haut fourneau comme une déclaration de guerre donc on utilisera tous les moyens à notre disposition pour l'empêcher."

Alexandre Lemarié

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
commenter cet article
2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 15:15

 

  Libération -   30 septembre à 18h17 (Mis à jour à 19:25)
Policiers en banlieue. (© AFP Jean-Philippe Ksiazek

Une rumeur sur la suppression de vacances a déclenché vendredi matin des manifestations lycéennes et des violences urbaines en région parisienne et dans le Nord et l'Est de la France.

Au Chesnay, dans les Yvelines, une dizaine de voitures ont été endommagées autour d’un lycée. Dans le Nord de la France, plusieurs milliers de lycéens ont manifesté dans des villes du Nord/Pas-de-Calais, de Picardie et de Champagne-Ardenne en raison de cette rumeur infondée selon laquelle le gouvernement voudrait supprimer un mois de vacances.

Dix-huit jeunes manifestants ont été interpellés dans le Pas-de-Calais après des incidents à Lens et à Arras, où, selon la préfecture, ils auraient dégradé des bus, mis le feu à des conteneurs et sont soupçonnés d’outrage à agent.

Par ailleurs, quatre jeunes ont été interpellés à proximité d’un lycée professionnel d’Amiens-Nord, après avoir jeté des cocktails Molotov et des briques sur la police, a indiqué la préfecture de la Somme. Il ne s’agit pas d’élèves, mais de «gens extérieurs qui étaient là pour casser», selon cette source.

SMS et Facebook

Ces manifestations sont parties d’une consigne, propagée par SMS et sur Facebook, appelant à bloquer l’accès aux établissements scolaires au motif que le président Nicolas Sarkozy voulait supprimer un mois de vacances, a-t-on expliqué au rectorat d’Amiens.

Selon le rectorat de Lille, quelque 500 lycéens d’établissements professionnels ont manifesté à Douai et une centaine à Dunkerque, dans le département du Nord, où des établissements de Lille et Trith-Saint-Léger ont également été touchés.

Près de 500 lycéens ont également protesté à Béthune (Pas-de-Calais), sans désordres, a précisé la préfecture du Pas-de-Calais, région où plus de 2.000 manifestants ont été dénombrés au total. Le mouvement a même touché plusieurs petites villes.

Des consignes de fermeté ont été données aux forces de l’ordre, selon la préfecture. «Cela n’a ni queue ni tête. On ne sait pas d’où part cette rumeur infondée et ubuesque», a expliqué le rectorat de Lille, qui a dénoncé une «désinformation orchestrée».

La rumeur se répand par SMS et le réseau social Facebook, et «fait tâche d’huile», selon la même source.

Feu de poubelles

En Picardie, une vingtaine d’établissements ont été touchés, dont cinq à Amiens qui concentraient la majorité des manifestants. Ils ont tenté de bloquer l’accès aux bâtiments et, pour certains, ont mis le feu à des poubelles, jeté des pierres, des oeufs ou des tomates.

En Champagne-Ardenne, «plusieurs petits rassemblements» ont été recensés vendredi matin, mais sans débordements.

Un rapport du comité de pilotage sur les rythmes scolaires proposait de raccourcir de deux semaines les vacances d’été et de porter la durée des vacances de la Toussaint à deux semaines, mais aucune décision n’a été prise.

Le ministre de l’Education Luc Chatel avait dit en juillet à l’AFP vouloir entamer une «concertation» avec les syndicats enseignants pour annoncer «à l’automne» des décisions qui pourraient entrer en vigueur «dès la rentrée 2013».

(Source AFP)

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
commenter cet article
29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 12:39

LEMONDE.FR | 29.09.11 | 14h20   •  Mis à jour le 29.09.11 | 14h35

 
 

 

Brice Hortefeux, le 3 février, à Orléans.

Brice Hortefeux, le 3 février, à Orléans.AFP/LIONEL BONAVENTURE

Nouveaux ennuis judiciaires en perspective pour l’ex-ministre de l’intérieur Brice Hortefeux, déjà visé par une enquête préliminaire du parquet de Paris dans le volet financier de l’affaire Karachi. L’avocat des parties civiles dans ce même dossier Karachi, Me Olivier Morice, entend le citer directement devant le tribunal correctionnel. Il lui reproche des propos tenus dans l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur, en date du 29 septembre. L’ami le plus proche du chef de l’Etat y dénonce notamment "la lâcheté des journalistes qui fracassent tous les amis de Nicolas Sarkozy", estimant que c’est Me Olivier Morice qui devrait être "fracassé". Un terme qui a fait bondir l’avocat.

"Les propos tenus par Brice Hortefeux sont intolérables, indique au Monde Me Morice. Ils constituent à mon sens une menace et une intimidation envers un avocat dans l’exercice de ses fonctions. J’ai donc demandé à un collectif d’avocats de citer en correctionnelle M. Brice Hortefeux." Le collectif d’avocats regroupe Mes Christian Charrière-Bournazel, Antoine Comte, Olivier Schnerb, Jean-Pierre Mignard, Laurent de Caunes, Nathalie Carrère ou encore Caroline Wassermann.

La citation devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, qui devrait intervenir d'ici à la fin de la semaine, va s’appuyer sur l’article 434-8 du code pénal, qui prévoit que toute menace ou tout acte d'intimidation commis envers un magistrat, un juré ou toute autre personne siégeant dans une formation juridictionnelle, un arbitre, un interprète, un expert ou l'avocat d'une partie en vue d'influencer son comportement dans l'exercice de ses fonctions est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende.

Gérard Davet et Fabrice Lhomme

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
commenter cet article
28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 10:59
Florine Bristaud - Marianne | Mardi 27 Septembre 2011 à 15:30


Seulement trois semaines après la rentrée, les enseignants sortent dans la rue pour dénoncer une rentrée scolaire « calamiteuse » et des conditions de travail qui ne cessent de se dégrader...



(flickr - manuel | MC - cc)
(flickr - manuel | MC - cc)
« Fidèles aux postes », voici ce qu'on peut lire sur la pancarte d'un professeur d'école participant cet après-midi aux manifestations des enseignants du primaire et du secondaire.
Selon le ministère de l’Education, environ 20% des enseignants du primaire participeraient à cette grève. Des estimations, basées sur les déclarations d’intention de grève obligatoires pour les profsseurs des écoles, annoncées par le ministère vendredi 23 septembre, alors même que les enseignants avaient jusqu’à samedi minuit pour se déclarer gréviste. Un chiffre, de fait, bien en-dessous de la réalité selon le SNUIPP-FSU, principal syndicat du premier degré, dont l’estimation fait état de 53,75 % de grévistes parmi les enseignants du premier degré. 

Une grève « pas révolutionnaire »

Luc Chatel minimise la situation : « Une grève fin septembre dans l’éducation nationale, ce n’est pas révolutionnaire ». Oui mais les grèves de cette année diffèrent bien des précédentes dans le sens où, pour la première fois, les enseignants du privé font cause commune avec leurs collègues du public : six des sept syndicats du privé appellent à se joindre à la grève pour dénoncer les suppressions de postes. Une première pour l’enseignement privé, qui présente habituellement un taux de grévistes proche de zéro. Les anciennes oppositions entre les enseignants du public et du privé sont aujourd'hui mises au placard, devant la dégradation des conditions d’enseignement.  Si les revendications diffèrent quelque peu entre les deux institutions, les enseignants du privé et du public se heurtent aux mêmes difficultés : sureffectifs dans les classes, multiplication des tâches, baisse de la scolarisation des plus jeunes, fermetures incessantes de classes, manque de reconnaissance, impossibilité de prendre en charge les élèves en grande difficultés, suppression des formations faites aux jeunes enseignants… La liste est longue. Il faut dire que l’enseignement privé, qui accueille un cinquième des élèves, a souffert lui aussi des suppressions massives de postes : depuis 2008, 5000 départs à la retraite n’ont pas été remplacés alors que le privé voit son nombre d’élèves sans cesse augmenter.

Luc Chatel « entend » les enseignants

« Mon rôle est d’entendre », a déclaré Luc Chatel sur France 3 dans le journal TV du 18 septembre. Les profs demandent bien plus que d’être entendus, ils veulent être écoutés, et surtout, ils demandent à ce que des mesures soient prises. Chatel « assume » les suppressions de postes, et rajoute que «  la vraie question aujourd’hui c’est le sur-mesure » des enseignements, et non « la quantité». Depuis les réformes de 2010, Luc Chatel ne cesse d'asséner son refrain du « sur mesure », comme une réponse à toutes les revendications des enseignants. Le ministre voudrait faire mieux avec moins d’enseignants. Et les profs se demandent bien comment. Du « sur mesure » face à trente élèves de maternelle, cela paraît bien illusoire. La suppression des 16000 postes va justement à l’encontre de cet enseignement personnalisé selon bon nombre d’enseignants : les cours à effectifs réduits ont été limités, empêchant le suivi individuel des élèves.

Le ministre s’était pourtant attelé à démontrer que la situation allait en s’améliorant : « En septembre 2011, il y a 35000 professeurs de plus qu’au début des années 90, alors que l’on compte 500 000 élèves de moins ». Oui mais, comme l’a fait remarquer un journaliste de Libération, l’école a évolué depuis les années 1980, rallongeant la durée d’étude des élèves, et incitant une plus grande proportion d’étudiants à poursuivre en lycée général ou professionnel. La comparaison, qui arrange bien notre ministre, n'est pas recevable, opposant deux systèmes éducatifs dont les objectifs diffèrent.

Selon une note du Centre d’Analyse stratégique, organisme rattaché à Matignon, notre pays est celui qui possède le plus faible nombre de professeurs par élève parmi les 34 membres de l'OCDE, et c’est l’enseignement primaire qui souffre le plus : à peine 5 enseignants pour 100 élèves. Et pourtant, l’enseignement en primaire a encore été rogné de 9000 postes en cette rentrée 2011. D’une manière générale, la France compte 6,1 enseignants pour 100 élèves ou étudiants seulement, tandis que le Portugal, la Grèce, le Danemark, la Suède ou l'Italie comptent plus de huit enseignants pour le même nombre d'élèves. Alors les déplacements du ministre de l’éducation dans d’autres pays, visant à s’imprégner de leurs systèmes éducatifs sont bien beaux, mais si on se refuse à y mettre les moyens, c’est peine perdue.

Notons que la date choisie pour cette grève n’est pas anodine : le projet de budget 2012 passe ce mercredi en conseil des ministres. Il prévoit d’ores et déjà une suppression de 14000 postes supplémentaires dans l’éducation nationale. Les enseignants comptent bien se faire entendre à la veille de cette décision qui sonne comme un énième couperet pour la profession. Espérons qu'une forte mobilisation rendra cette grève un peu plus « révolutionnaire » aux yeux de Monsieur Chatel.
Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
commenter cet article

Présentation

  • : Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • : Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
  • Contact

Texte Libre

INFO IMPORTANTE

 

DEPUIS DEBUT AOÛT 2014

OVERBLOG NOUS IMPOSE ET PLACE DES PUBS

SUR NOTRE BLOG

CELA VA A L'ENCONTRE DE NOTRE ETHIQUE ET DE NOS CHOIX


NE CLIQUEZ PAS SUR CES PUBS !

Recherche

Texte Libre

ter 

Nouvelle-image.JPG

Badge

 

          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



  Th-o indign-(1)

55

9b22