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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 23:24

                        NOUS DEVONS NOUS FAIRE ENTENDRE !

 

Depuis le 17 septembre 2011, les Indignés se heurtent aux forces du désordre quasiment partout où ils mettent les pieds. Pourtant, à Paris et en banlieue, ils ont demandé, et parfois obtenu, les autorisations requises pour leurs manifestations , rassemblements et campements. Mais d'une administration à une autre, les mots « oui » et « non » ne doivent pas avoir la même signification.

 

Actuellement, la coalition d'organisation du contre G8-G20 du 1er au 4 novembre prochain est confrontée à l'esprit obtu des autorités administratives dans toutes ses démarches pour que cet événement se déroule dans les meilleures conditions possibles.

 

Il est temps de prendre acte de l'opposition tous azimuts des autorités, et d'en tirer les conclusions qui s'imposent : le respect des règles en amont d'événements militants hors accords préalables n'a aucun sens, à moins de se dérouler près d'un petit village, sur le terrain privé d'un compagnon.

 

Si on demande une autorisation, on s'expose à ne pas l'obtenir, voire clairement à se voir interdire l'événement déclaré. Dans les cas où l'autorisation est donnée, le fait de l'avoir demandée implique qu'on se pliera à tout changement des règles du jeu, toujours imposées

par les autorités ; les concessions étant, elles, faites par les citoyens.

 

Les mots d'ordre des « indignados » du 15 mai étaient « prends la rue », « prends ta place », « tous sur la place ». Il n'était pas question de demander une quelconque autorisation. Les occupations de places en Espagne ont été faites « d'autorité », et maintenues malgré les injonctions de libérer les lieux.

 

Si notre intention est de ne pas subir la répression, vu l'orientation actuelle des réglements, nationaux ou locaux, le mieux serait de rester chez nous, devant nos postes de tv.

Si, au contraire, nos intentions sont de nous faire entendre, il nous faut « prendre la rue », sans demander d'autorisation à qui que ce soit.

Bien sûr, il faut être nombreux, mais les opérations « sauvages » ne sont pas toutes réprimées.

Quand, malheureusement, elles le sont, plus la répression choque l'opinion publique (même sans blessures), plus les citoyens sont nombreux à se décider à rejoindre la manifestation. On l'a vu à Barcelone en juin dernier, et la semaine dernière à Brooklyn où, après l'arrestation de 700 indignés (tous les présents), ils étaient le double le lendemain.

 

Je ne fais pas l'apologie des martyrs, et n'appelle pas à la confrontation ou à la provocation. Mais face à un état et ses sbires aussi peu compréhensifs, je pense qu'il est temps de prendre nos responsabilités : on veut se faire entendre, faisons du bruit sans autorisation !

 

Comme disent les étasuniens : « nous sommes les 99% », eux, ils ne sont qu'une partie des 1% restants.

 

                       PRENDS LA RUE, NE LA DEMANDE PAS !

 

Attac France

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 23:06

Ne payons pas leur crise ! Luttons !

 

Dans tous les pays, gouvernement et patronat mettent en oeuvre une succession de plans d’austérité qui répondent aux exigences des institutions capitalistes mondiales : Fonds Monétaire International, Banque Mondiale, Banque Centrale Européenne, etc. Leur recette est simple : faire payer les peuples, exploiter toujours plus les travailleuses et les travailleurs, pour accroître le pouvoir et les profits d’une petite minorité (capitalistes, banquiers, industriels, …)

 

Détruire les services publics et la protection sociale, bloquer les salaires et les pensions, augmenter la productivité des salariés, taxer la population laborieuse, installer la précarité dans tous les secteurs, attaquer les qualifications et les savoirs des travailleurs-euses… c’est une guerre sociale qui est menée contre les salarié-e-s, les chômeurs/ses, les retraité-e-s. Pour arriver à leurs fins, patronat et gouvernements s’attaquent à toutes les conquêtes démocratiques, aux libertés et droits syndicaux, conquis par les précédentes générations, anéantissent les législations sociales dans chaque pays, répriment celles et ceux qui résistent, stigmatisent les populations pauvres et immigrées.

 

Dans une telle situation, il faut jeter toutes nos forces dans la lutte !

 

La dette contractée par nos gouvernements successifs et l’endettement privé ont servi à faire tourner le système, à dissimuler un partage de plus en plus inégalitaire des richesses au profit des capitalistes, banquiers ou industriels, à accroître les bénéfices des actionnaires.

 

Il faut annuler les dettes publiques dont nous ne sommes pas responsables. La crise marque l’échec des politiques qui visent à confier au marché le sort de l’humanité. C’est le système lui-même qui est en crise, qu’il faut mettre en cause, auquel il faut opposer une alternative.

 

Il faut répartir autrement les richesses que nous produisons ; des mesures immédiates peuvent être prises ; nos mobilisations peuvent les imposer : modifier totalement les systèmes fiscaux, augmenter les salaires, pensions et indemnités, créer des emplois socialement utiles et stables, etc. Mais cela doit s’appuyer de mesures structurelles fortes : développer des services publics pour tous les secteurs qui sont un bien commun utile à la société, assurer la protection sociale de tous, promouvoir la formation et la culture, rendre effective l’égalité entre hommes et femmes, etc.

 

Le système capitaliste connaît une crise structurelle, profonde. Une partie du mouvement syndical a accepté

l’essentiel de son fonctionnement et de ses objectifs. Ce syndicalisme-là est devenu un rouage du système. Au contraire, beaucoup de collectifs syndicaux poursuivent l’action émancipatrice du syndicalisme : défendre les intérêts immédiats des travailleurs et des travailleuses, et construire une société qui ne repose plus sur la domination et l’exploitation de la majorité de la population. Ce syndicalisme, le nôtre, est internationaliste.

 

 

Ensemble, nous soutenons :

- les mouvements de grève et les manifestations qui ont eu lieu ou se préparent dans de nombreux pays d’Europe

 

- la journée internationale du 15 octobre lancée par le mouvement des « indignés »

 

- les manifestations contre le G20 

 


La crise fait monter la xénophobie, le racisme. Nous combattons ces deux fléaux par la construction de la solidarité internationale des travailleurs/ses !

 

Confederacion General del Trabajo  

CGT - Etat espagnol  

Confederacion Intersindical  

Etat espagnol  

Intersindical Alternativa de Catalunya  

IAC - Catalogne

Confederazione Unitaria di Base

CUB - Italie

Unione Sindicale Italiana

USI - Italie

Confederazione Italiana di Base

UNICOBAS - Italie

Fédération SUD Vaud

SUD - Vaud Suisse

Union syndicale Solidaires

Solidaires - France

Confédération Nationale du Travail

CNT - France

Transnational Information Exchange

TIE - Allemagne


Pour sauver leur système capitaliste et leurs profits, patrons et actionnaires sont organisés internationalement. Le mouvement syndical doit agir à travers les frontières pour imposer un autre système que celui qui exploite les travailleurs/ses, pille les ressources naturelles et les pays pauvres, organise la faim, la misère et la précarité, attaque partout les libertés démocratiques et les droits fondamentaux …


Nous construisons un réseau syndical alternatif en Europe, ouvert à toutes les forces qui veulent lutter contre le capitalisme et le libéralisme, pour les intérêts et les aspirations des salariés-es, pour l’émancipation de toutes et tous, pour le bien commun, pour la transformation de la société.


C’est à eux de payer leur crise.

A nous de leur imposer par la lutte nos exigences sociales.


Réseau européen des syndicats alternatifs et de base

Octobre 2011

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 13:47

12 octobre 2011


Lis moi avec webReader





De l’horizontalité des assemblées à la réappropriation de l’espace public, il n’y a qu’un pas. Sortir de chez soi ou sortir de soi. Planter sa tente sur une place publique ou prendre part aux débats sociaux et politiques du monde qui nous entoure. C’est principalement à travers ces deux angles, la tangibilité et l’existentialisme des espaces publics, que j’envisage ici le phénomène du “toma la plaza” (“take the square”) des Indignés.

L’espace public matériel
Il est certainement celui qui définit le mieux la notion d’espace public dans l’imaginaire collectif, bien qu’il masque trop souvent les autres formes d’espaces publics. En effet, l'espace public matériel est tangible. C’est la surface de la terre et des rues, les choses qui y sont physiquement attachées. C’est celui du sol, du territoire, du corps. En cela, planter sa tente sur une place c'est comme y élire domicile, l’habiter, y ancrer sa présence, physiquement. Cet acte exprime aussi la volonté de se faire une place dans la société et surtout de la choisir. Il s’agit d’une réappropriation palpable, que l'on foule de ses pieds, sur laquelle on peut se poser, se reposer.

L'espace public immatériel
Ce que j’appelle “l’espace public immatériel” c’est l’espace des idées. Celui où se déroulent des échanges non tangibles, tels que les discussions, les débats, les assemblées populaires, les ateliers. C’est l’espace de l’expression orale. De la pensée, des valeurs, de la culture, du savoir et de la conscience.
Les espaces publics réel et virtuel
Outre le caractère de tangibilité des espaces publics, il est utile, je crois, d’envisager celui de l’existentialisme. Car si l’on peut accepter que les espaces publics matériels et immatériels ne peuvent être que réels, on se doit de les situer par rapport à ceux que l’on appelle les espaces publics virtuels.
En cela, je pense à l’espace dans lequel les êtres humains peuvent interagir par le biais d’outils technologiques. Dans les faits, ils agissent réellement, puisqu’ils utilisent leurs mains et leur cerveau pour introduire des informations sur la toile. Faudrait-il alors définir que ces informations deviennent virtuelles dès l’instant où elles sont créées ? Et qu’elles redeviennent réelles dès qu’elles parviennent à la pensée du destinataire ? De quel nature est donc cet espace virtuel sachant qu’il n’existe qu’en tant que lien entre deux espaces réels ? Une autre question pourrait alors être posée : les réseaux virtuels, qu’ils soient politiques, sociaux, économiques, financiers ou culturels ont-ils une influence sur les espaces publics réels ? Et inversement, les réseaux citoyens virtuels peuvent-ils se réaliser ? En somme, quelle est la nature de leurs interactions ?  A l’heure où nous constatons de plus en plus que la réappropriation de l’espace public virtuel est en voie de développement, la neutralité du net est de plus en plus menacée comme nous l’explique parfaitement Benjamin Bayard. Parallèlement, nous assistons à des manifestations de plus en plus nombreuses de cette volonté de matérialiser la neutralité du net dans l’espace public réel. Mais je pense qu’il faut cependant garder à l’esprit que cette conquête collective des espaces publics devra d’abord passer par la conquête de nos propres espaces, à savoir notre corps et notre esprit.
Les espaces publics multiples
La façon dont nous évoluons dans ces différents espaces est unique, propre à chacun de nous et variable dans le temps. Il s'agit de prendre conscience du fait que les différents espaces publics dans lesquels nous sommes ou existons sont tous liés, dépendants les uns des autres.
Ceci nous rappelle un épisode intéressant de l’arrivée des marches internationales à Bruxelles, le 8 octobre 2011. Les autorités ont refusé aux Indignés le droit d’établir leur campement sur la pelouse du Parc Elisabeth, tout en leur proposant l’alternative de s’installer dans les locaux désaffectés de l’université voisine. Situation un peu inédite, qui a obligé les Indignés à débattre de cette question en assemblée. En définitive, la majorité a opté pour les locaux proposés tandis que plusieurs dizaines d’autres ont préféré tenter de forcer le blocus. La résolution validée fût : "nous ne nous divisons pas, notre campement se compose de deux campements".
En cela, cette assemblée a éclairé le fait qu'il était quasi impossible d'arriver à un consensus sur le type d'espace public à convoiter. Pour la simple et bonne raison que ces choix sont personnels. Il ne s'agit donc pas d'opposer ces deux espaces comme les apparences pourraient le suggérer, mais plutôt de les envisager comme des composantes d'un ensemble plus grand et plus divers, à savoir les espaces publics multiples. Rien de sert d'opposer les personnes qui font le choix de conquérir l'espace public matériel à celles qui optent pour l'immatériel. Rien n'est blanc ou noir. Le champ des possibles est à l'image de la diversité humaine et il dévoile les différentes formes d'expression d'un même message : la volonté plurielle de se réapproprier toutes les composantes de l’espace public.
La réappropriation des espaces publics multiples peut aussi se définir d’une manière plus générale par la remise en question des espaces privés, lorsque ceux-ci grignotent, dévorent et engloutissent les espaces publics. Que cela passe par la privatisation de la sécurité sociale, de l’éducation, des espaces de parking ou de rues entières, des transports en commun, de la distribution des ressources de base, eau, nourriture, habitat et énergie ou encore de la gestion de nos données informatiques et médicales.

En conclusion de cet article, je voudrais souligner mon souhait de soumettre ces pistes de réflexion à la critique et aux commentaires, dans l’espoir d’élargir un débat public.


Littéralement,
Badi Baltazar
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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 13:34
Libération - Aujourd'hui à 15h30

Les accusations d'Amnesty contre l'ancien président qui visite le Canada le 20 octobre concernent notamment le programme secret de la CIA appliqué entre 2002 et 2009.

 

Le président américain George W. Bush à Washington, le 21 septembre 2005. (© AFP Brendan Smialowski)

Amnesty International a demandé mercredi aux autorités canadiennes d'arrêter et de poursuivre en justice l'ancien président américain George W. Bush, lors de sa visite au Canada prévue le 20 octobre, l'accusant de "crimes", notamment de "torture".

Cette demande est contenue dans un memorandum remis par l'organisation humanitaire internationale aux autorités canadiennes le 21 septembre, a indiqué Amnesty dans un communiqué.

"Le Canada est tenu par ses obligations internationales d'arrêter et de poursuivre en justice l'ancien président Bush, compte tenu de sa responsabilité dans des crimes contre le droit international, dont la torture", a déclaré Susan Lee, directeur d'Amnesty pour les Amériques.

Le programme secret de la CIA

"Comme les autorités des Etats-Unis n'ont pas, jusqu'à présent, déféré en justice l'ancien président Bush, la communauté internationale doit intervenir. Si le Canada s'abstient d'agir pendant sa visite, cela constituera une violation de la Convention des Nations Unies contre la torture et sera une manifestation de mépris vis à vis des droits humains fondamentaux", a-t-elle poursuivi, selon un communiqué.

Les accusations d'Amnesty concernent notamment le programme secret de la CIA appliqué entre 2002 et 2009 qui infligeait aux détenus, selon l'organisation, "la torture et d'autres traitements cruels, inhumains et dégradants, ainsi que des disparitions forcées".

Pendant sa présidence, relève encore Amnesty, M. Bush avait autorisé des "techniques renforcées d'interrogation", dont la simulation de noyade.

(Source AFP)

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 13:03
Libération - Aujourd'hui à 0h00

Enquête: Alors que l’affaire Pichon, du nom de ce policier mis au ban, se poursuit, une pièce d’instruction, l’enregistrement clandestin d’une conversation entre gradés, souligne l’absurdité de la «culture du résultat

Par FABRICE TASSEL

Dans le bilan controversé de Nicolas Sarkozy en matière de sécurité, la «politique du chiffre», imposée aux policiers, fait souvent débat et ne servirait, selon ses détracteurs, qu’à mieux habiller le bilan de la lutte contre la délinquance. Début octobre deux notes ont fuité de la direction de la gendarmerie. Dans l’une d’entre elles, le général Mignaux déplorait qu’à trop interpeller les petits délinquants, pour faire du chiffre, le taux de délinquance augmentait... 

Tchats
En direct aujourd'hui à 16h00

Ces policiers qui critiquent la politique du chiffre

Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux (C) s'entretient avec des policiers le 31 mars 2010 en gare de Borel,dans l'Oise

Des policiers s'insurgent contre la politique du chiffre qui leur est imposée. Posez vos questions en direct au commandant de police Philippe Pichon, auteur du «Journal d'un flic» (Flammarion).

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 11:55

 

Le 101e département 11/10/2011 à 15h03

Zineb Dryef

Journaliste Rue89
 

Le premier jour de rève, sur un rond-point de Kawéni (Magamzougounette)

Depuis deux semaines, Mayotte, le 101e département français, connaît une situation explosive.

Une grève contre la vie chère a entraîné l'installation de barrages sur les principaux axes des deux îles et la fermeture de la plupart des commerces.

Nos riverains et leurs familles de Mayotte ont répondu à notre appel à témoignages.

« On n'a même plus de bières pour l'apéro ! »

Avec des commerces fermés depuis plusieurs jours et une grande difficulté à se déplacer liée aux blocages des axes routiers et aux rumeurs de pénurie de carburants, le quotidien des Mahorais est transformé en un géant bricolage.


Carte topographie de Mayotte (Wikimedia Commons/CC)

Une famille, un peu éreintée par la multiplication de galères, finit par en rire. Ce mardi, ils ont reçu des messages annonçant une éventuelle coupure de l'eau courante :

« C'est le bordel ici ! Des messages annoncent une coupure d'eau (on a donc rempli toutes les bassines de la maison, c'est la magie de Mayotte), d'électricité et une grève des barges [qui assurent la liaison entre les deux îles qui composent Mayotte, ndlr] ! »

Commencé il y a quinze jours, le mouvement commence à se ressentir jusque dans les frigos des habitants.

« Les magasins sont fermés donc c'est resto, brochettis ou pizza... mais les frigos aussi ce vident évidemment ! Les distributeurs automatiques sont vides, les stations-service sont ouvertes par intermittence car l'essence se fait rare. Et on n'a même plus de bières pour l'apéro ! C'est la crise !

Sérieusement, chacun prend son mal en patience et on s'entraide comme on peut en se donnant des infos par textos. Les manifestants tiennent bon. Les élus et les maires se rallient au mouvement. Suite à des bousculades ce week-end, on demande le départ du préfet. »

Un autre ne travaille plus :

« Je ne vais pas au travail [...] il y a des bandes de jeunes qui foutent le feu aux pneus et aux poubelles, qui rackettent aux barrages... Du coup, c'est bombes lacrymos et jets de pierres dans les villages entre les flics habillés en Robocop et les jeunes [...] et apparament personne n'en parle en métropole ! »

« Ça caillasse grave »

Ce week-end, les heurts ont été particulièrement violents. Deux personnes ont été blessées.

Emmanuelle, par SMS, rapportait :

« C'est de plus en plus tendu. Pamandzi est complètement bloquée par les jeunes, les poubelles continuent de brûler, les barges ont arrêté de tourner, il n'y a plus de taxis dans les rues. »

 

 

Les affrontements du week-end (1ereFR)

Alors qu'un gendarme a été mis en examen pour « violences avec arme, sur mineur de 15 ans, par personne dépositaire de l'autorité publique, dans l'exercice de ses fonctions » après avoir blessé vendredi un enfant de 9 ans en marge des manifestations contre la vie chère, un rassemblement a de nouveau dégénéré dans la journée de lundi à Mamoudzou, chef-lieu de Mayotte.

Dans les rues, la tension ne faiblit pas :

« Ça chauffe grave, à Koungou en particulier... Je suis au bureau et avant de prévoir de rentrer je vais être vigilant car ça caillasse grave. Il faut dire que comme c'est les vacances scolaires et que rien n'est organisé socialement pour créer des activités pour les jeunes, ils s'occupent comme ça. »

Des SMS pour que les Blancs restent chez eux

Aux affrontements qui opposent la population aux policiers s'ajouteraient des tensions ethniques, dont il est encore difficile de mesurer l'étendue.


Capture d'un écran de téléphone, avec un SMS d'avertissement contre les Blancs

Deux internautes de Mayotte nous ont fait suivre des SMS appelant la communauté blanche de l'île à ne pas s'aventurer à l'extérieur. Anton et Yvon s'indignent de ce procédé :

« C'est en particulier sur la commune de Passamainty qu'une grande majorité de Blancs (les Wazungu) et eux uniquement ont reçus des SMS et coups de téléphone en provenance de plusieurs sources différentes (syndicat des infirmiers libéraux, du groupement militaire des services adaptés etc.) avec à chaque fois le même texte : des annonces de risque d'agressions avec des consignes de confinement.

L'effet de ces SMS – qui demandaient de rester joignable et annonçaient l'arrivée de renforts – a été désastreux puisqu'ils ont aggravé ou justifié la paranoïa de certains Blancs isolés dans leurs quartiers sur les hauteurs de Mamoudzou et qui ignorent tout ou presque des Mahorais et de la vie mahoraise [...].

En réalité, les agressions avérées sont rares, elles ont lieu sur des barrages ou lors de coupures de routes où l'on rackette tout le monde et pas seulement les Blancs. Le racket n'est cautionné ni par les Mahorais ni par les syndicalistes, il est le fait de jeunes délinquants.

Le racisme est présent des deux côtés : au “rentre chez toi sale Mzungu ” lancé par des ados en perdition répond régulièrement le “ sale Nègre ” lancé par des policiers en tenue un soir de contrôle...

Les SMS visent à alimenter la peur, un climat de guerre civile, à séparer les Blancs des autres, pour éviter sans doute qu'en se mélangeant de trop avec les Mahorais ils finissent par se connaître trop bien et s'associent pour lutter contre la corruption des élus locaux et la politique de la préfecture. »

Des bacheliers qui parlent mal français

Dans tous les témoignages que nous avons reçus de Mayotte, les internautes insistent sur l'extrême pauvreté qui règne dans le département. Michel décrit l'immobilisme et l'indigence des services publics :

« La gestion économique du département est une honte ! Tout le monde se fout de tout et le maître-mot des services de l'Etat c'est : “Pas de vagues.”

Par exemple, l'éducation est pitoyable. Oui, il y a des bacheliers mais ils parlent un français approximatif et, comme ils ont bien d'autres
lacunes, leur avenir hors Mayotte est bouché. Et comme ici, on est
à plus de 30% de chômage
, on risque d'arriver vite à une situation insupportable... »

Un RSA mahorais, qui vaut 25% du RSA métropolitain

Le correspondant du Monde à Mayotte note que si « le salaire minimum a doublé en sept ans, pour atteindre 80% du smig net », « les prix ont augmenté de “seulement” 40% sur cette période ». Et c'est cela que la population ne veut plus souffrir. La grève doit se poursuivre jusque jeudi. Mais les négociations semblent bloquées.

D'un côté, la population ne supporte plus d'être un « département au rabais », comme l'a souligné le socialiste François Rebsamen, avec un « smig » qui représente 85% du smic en métropole. Quant au RSA, il sera instauré à Mayotte à partir du 1er janvier, mais ce sera un « petit » RSA – 25% du national.

De l'autre, les Mahorais protestent contre les prix fixés par les grandes enseignes et réclament le blocage des prix des produits de première nécessité et leur alignement sur ceux pratiqués à La Réunion.

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 13:02

 

Rue89 - Témoignage 10/10/2011 à 11h07

David Chauvet

Juriste
 

Action anti-corrida le 8 octobre 2011 dans les arènes de Rodilhan (DR)

Samedi 8 octobre, passe d'armes houleuse dans les arènes de Rodilhan (Languedoc-Roussillon). A 91 défenseurs de la cause animale (associations Crac Europe, Droits des animaux, ou encore Animaux en péril), nous avons tenté de bloquer la corrida marquant la finale de « Graine de torero », où l'on apprend aux enfants à massacrer les animaux à coups de dague.

Lorsque les banderoles se sont déployées dans l'arène, aficionados et badauds sont restés un moment sans voix. Les huées ont bientôt suivi, pendant que les militants sautaient dans l'arène pour s'y enchaîner.

Réunis en cercle, reliés les uns aux autres par de solides chaînes antivol, leur but était d'opposer une force d'inertie que constituait la masse enchaînée.

Certains d'entre nous ont filmé la scène. Les images parlent d'elles-mêmes.

 

 

 

Des coups ont ensuite commencé à pleuvoir, de plus en plus violemment, par des enragés toujours plus nombreux. Crachats, insultes, cheveux tirés, coups de poings et de pieds... Les femmes furent particulièrement visées.


Action anti-corrida le 8 octobre 2011 dans les arènes de Rodilhan (DR)

Il semble évident que l'accoutumance des aficionados à la violence sur les animaux les dispose à la violence sur les gens, comme les militants en ont fait l'expérience. Une récente étude a d'ailleurs mis en évidence le lien entre la maltraitance des animaux et les délits violents sur les humains, tels que les coups et blessures.

La pulsion de violence doit être réprimée, et non pas encouragée par les pouvoirs publics. Que fait donc l'Etat, sinon inscrire la corrida au « patrimoine immatériel » ? On protège les fous furieux contre les défenseurs des animaux qui n'ont d'autres armes que leur courage.

Les politiques, qui disent vouloir « moraliser l'espace public », restent muets sur la corrida et plus généralement sur la maltraitance des animaux. La plupart évitent soigneusement de prendre position sur la question animale, qu'ils savent pourtant être la préoccupation d'un grand nombre de Français. Pourquoi ? Et combien de temps durera cette loi du silence ? La question va se poser de plus en plus, à l'aube d'une échéance électorale majeure.

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 12:59

LEMONDE | 10.10.11 | 14h41   

Mayotte Correspondant - Après vingt-six heures de négociations, jeudi 6 et vendredi 7 octobre, entre les représentants des manifestants et une dizaine de chefs d'entreprise de la grande distribution, sous la houlette du préfet de Mayotte, Thomas Degos, quelques avancées avaient été obtenues : la baisse des prix d'une dizaine de produits jugés de première nécessité, comme le poulet, le riz, le lait, mais aussi le sable, le ciment, le gaz, l'électricité... Mais elles n'ont pas suffi aux centaines de personnes qui manifestent depuis le 21 septembre contre la vie chère à l'appel de l'intersyndicale (CGT, CFDT, FO et deux associations de consommateurs), sur la place de la République à Mamoudzou, ainsi nommée lors de la création du 101e département français, le 31 mars.

Une nouvelle rencontre s'est tenue samedi, sans plus d'avancées. Dimanche, le préfet a reçu longuement une délégation de femmes, tandis qu'une centaine de chefs d'entreprise représentant 1 200 salariés se sont réunis pour évoquer leurs problèmes de trésorerie et les risques de faillites qui se profilent dans une économie déjà fragilisée. Les barrages paralysent désormais toute l'île.

Le problème est profond. Dans ce département, le salaire minimum a doublé en sept ans, les prix ont augmenté de "seulement" 40 % sur cette période. Mais seules 30 000 personnes travaillent sur plus de 200 000, et seuls 4 revenus sociaux sur les 22 qui existent en métropole sont en place, dont le RSA à partir du 1er janvier 2012. Un "ancien" vit avec 150 à 300 euros par mois, les handicapés sont à l'abandon, un chômeur ne perçoit aucune allocation et chaque travailleur doit souvent faire vivre plus de six personnes.

Le président du conseil général, Daniel Zaïdani (centre gauche), élu en mars, a demandé vendredi au gouvernement que le taux de RSA versé à partir du 1er janvier s'élève à 50 % (et non 25 %) du montant alloué en métropole.

A Mayotte, le secteur public occupe la moitié des salariés, mais les agents des collectivités locales sont à 80 % des agents de catégorie C. Ils ont souvent été embauchés pour des raisons familiales ou politiques, et ne sont pas capables d'assurer leurs missions. Cette situation a été assumée par les élus qui revendiquaient ces "embauches sociales". Le souci est que ces agents ont été intégrés dans la fonction publique territoriale lors de la départementalisation, et la charge salariale a alors crû de 30 %.

Le conseil général, les mairies et autres syndicats intercommunaux se retrouvent avec 80 % de leur budget en moyenne consacrés aux frais de fonctionnement, essentiellement les salaires. Certains n'ont même plus assez de recettes pour couvrir leurs dépenses obligatoires. Ils ont alors coupé dans les dépenses d'investissement, les soutiens aux associations d'insertion, sportives, sociales, les activités culturelles, les aides à l'économie, ce qui donne une raison de plus à la grogne actuelle. Sur les 17 communes de l'île, une dizaine sont sous tutelle, de même que le conseil général, qui a accumulé un déficit de 65 millions d'euros.

Difficile transition

Mayotte vit une transition, voulue par la population (lors du référendum de 2009 sur la départementalisation, le "oui" l'avait emporté à 95,2 %). Mais les communes sont sans moyens. En 2011, 46 millions d'euros d'investissements prévus n'ont pu être réalisés, faute de compétences dans les services. "Il faut qu'il y ait des agents de catégorie A et B qui amènent une expertise financière et juridique", s'était permis le préfet. Et les collectivités ne peuvent plus honorer leurs dettes contractées auprès des entreprises locales.

La situation est donc très difficile. Un vrai plan de développement économique, avec un appui à la production locale, a bien été intégré dans les négociations, mais, faute de moyens, cet espoir risque de rester lettre morte. Le Fonds de développement économique et social de 30 millions d'euros sur trois ans devrait voir le jour, sera-t-il à la hauteur des espoirs du département ? Le Pacte pour la départementalisation, transmis à tous les Mahorais par Nicolas Sarkozy, prévoit une mise à niveau "sur vingt-cinq ans". Pour l'heure, les Mahorais attendent un geste, ils veulent que la situation se débloque dans les rues de Mamoudzou, pour ne plus être des Français à part. A Mayotte, ce lundi, les négociations devaient reprendre à 15 heures, mais l'approvisionnement en carburant et en nourriture commence à poser de sérieux problèmes. Combien de temps l'île pourra-t-elle tenir ?

Laurent Canavate

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 16:41

LEMONDE.FR | 08.10.11 | 18h34   •  Mis à jour le 08.10.11 | 18h34

 
 

 

Près d'un millier de personnes selon les organisateurs, 380 selon la préfecture, ont défilé samedi 8 octobre à Paris contre le chômage et la précarité, pour la neuvième année consécutive.

Près d'un millier de personnes selon les organisateurs, 380 selon la préfecture, ont défilé samedi 8 octobre à Paris contre le chômage et la précarité, pour la neuvième année consécutive.AFP/MIGUEL MEDINA

Près d'un millier de personnes selon les organisateurs, 380 selon la préfecture, ont défilé samedi 8 octobre à Paris contre le chômage et la précarité, pour la neuvième année consécutive. "Nous sommes là pour exprimer notre colère face à une situation sociale qui ne cesse de se dégrader", et pour dénoncer "la perte de nos emplois et la stigmatisation des chômeurs", ont lancé les organisateurs, parmi lesquels Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP) et, cette année, l'Appel et la pioche, Génération précaire, Actuchômage, et le Collectif du pissenlit.

Scandant "Chômeurs, ras le bol! Qui sème la misère, récolte la colère!", et brandissant des pancartes qui disaient "Droit au travail, salaires décents", ils ont défilé de la place Stalingrad vers la Place de Clichy, avec le soutien des syndicats Solidaires et FSU et SNUIpp.

"A ceux qui ont un faible niveau de formation, qui ont des problèmes de santé, s'ajoutent désormais dans les rangs des chômeurs et précaires des diplômés, des retraités tellement pauvres qu'ils viennent chercher du travail et aujourd'hui des fonctionnaires", constate Marie Lacoste, secrétaire nationale du MNCP.

"Il faut se mobiliser avant les élections, rappeler l'isolement des chômeurs et dire aux politiques qu'ils ne peuvent pas tout mettre sur le dos de la crise", ajoute-t-elle, indiquant le souhait du MNCP de rencontrer tous les candidats à la présidentielle pour discuter du sujet.

ARRÊT DES RADIATIONS

Les manifestants demandent l'arrêt des stigmatisations et des radiations. Ils exigent notamment la suppression de la "dématérialisation" des courriers du service public de l'emploi, instaurée en juin, et qui pénalisent, selon eux, les chômeurs n'ayant pas accès au matériel informatique ou étant dans l'incapacité de payer des abonnements Internet.

Selon le ministère de l'emploi, les sorties des listes des demandeurs d'emploi "pour radiations administratives" ont augmenté en juillet de 25,1 %. Signe d'une mauvaise communication, selon Mme Lacoste.

Ils réclament également une indemnisation pour tous les chômeurs, la revalorisation des allocations, l'arrêt des recours aux contrats précaires, ainsi qu'une prime de Noël de 500 euros.
"La nouvelle génération est souvent diplômée et galère pour trouver un emploi, un logement. On demande d'avoir accès au droit commun et qu'on cesse d'utiliser des stagiaires pour remplacer des contrats de travail, dit Leïla Chaibi, co-fondatrice du collectif l'Appel et la pioche. Tout le monde est mis en concurrence avec ce système qui tire tout le monde vers le bas".

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 15:23

Le Monde - 06 octobre 2011

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Entre la journée de mobilisation nationale du 27 septembre, qui avait vu plus d’une centaine de lycées mobilisés, et avant celle prévue le 11 octobre, les lycéens n’entendent pas « relâcher la pression ». Ce jeudi 6 octobre au matin, à Paris, plusieurs établissements ont été bloqués rapporte l’UNL, le principal syndicat de lycéens, qui dénonce « la rentrée la plus catastrophique du gouvernement ».

Une « manifestation surprise », partie de la place de la Nation vers 10 h 30 pour rejoindre la place de la Bastille, a réuni un petit millier de lycéens des établissements Ravel, Hélène Boucher, Voltaire, Dorian, Arago et Claude Monet, témoigne la FIDL, autre syndicat de lycéens. Selon un journaliste de l’AFP, ils étaient plutôt autour de 300, scandant « Sarko t’es foutu, les lycéens sont dans la rue ».

« Ceux d’entre nous qui s’étaient rassemblés sur les marches de l’opéra Bastille ont été évacués, en petit groupe, par des CRS », témoigne Tristan Rouquier, porte-parole de la FIDL. Plusieurs centaines de lycéens se sont également rassemblés à Jussieu. Des mobilisations ont par ailleurs été signalées devant les lycées Rodin et Fénelon, et devant le lycée Eugène Ionesco à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) par la préfecture. « Notre mobilisation est l’expression d’un refus global des conditions d’études insupportables imposées par le gouvernement : classes à 35 élèves, professeurs non remplacés, mal formés, centaines, voire milliers d’élèves sans affectation…. », énonce Victor Colombani, président de l’UNL.

Pas pour les vacances...

Rien à voir, donc, avec les blocages observés, vendredi 30 septembre, pour protester contre la prétendue réduction d’un mois des vacances d’été. La rumeur, relayée sur Internet et par SMS, avait conduit à des manifestations et blocages notamment à Paris, Grenoble, Douai, Dunkerque, Béthune, Lens, Vannes, Morlaix et Pau. Dans l’académie de Lille, une vingtaine d’établissements, essentiellement des lycées professionnels, avaient été touchés. Le rapport du comité de pilotage sur les rythmes scolaires, qui préconisait de réduire de deux semaines les congés estivaux, n’a pas encore donné lieu à des décisions du ministère de l’éducation, mais Luc Chatel a fait état « d’annonces en automne » sur des mesures mises en vigueur « dès la rentrée 2013 ».

Contacté, le rectorat de Paris fait état de « barrages filtrants » installés, ce 6 octobre, dans une dizaine d’établissements, sur les 172 que compte l’académie. « Tous ont été levés rapidement », précise-t-il. Le rectorat de Versailles évoque une journée « particulièrement calme », et « aucune tension ne s’inscrivant dans les mots d’ordre parisiens. » A Lille, deux tentatives de blocage, dans deux lycées professionnels, ont été signalées. « Deux sur les 520 collèges et lycées que compte l’académie », nuance le rectorat. Affaire à suivre.

Mattea Battaglia

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