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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 15:21

MANAGEMENT. Carine Beaufils était conseillère financière dans une grande banque française depuis six ans. Par ras-le-bol des "briefing", "debriefing", "phoning", "reporting journalier" et surtout de cet "empire sans âme et sans éthique", elle a démissionné tout récemment. Voici la lettre adressée à ses supérieurs.
Sélectionné et édité par Hélène Decommer

 

Mesdames, Messieurs les Dirigeants de la Banque,

 

Après mon congé parental, je vais être amenée à reprendre mes fonctions de Conseiller Financier au sein de votre établissement bancaire. Or, après six années d'expérience à vos côtés, si je me sens tout à fait capable de donner satisfaction à mes clients, je suis à présent certaine de ne plus être en capacité de le faire pour vous.

 

Démission Flickr the air we breathe.

Flickr-the air we breathe-cc

 

La simple idée d'entamer la journée par un briefing avec un directeur qui s'acharnera à me fixer des objectifs "ambitieux" pour chacun de mes rendez-vous est de nature même à jeter une ombre sur les trois mois de congé qu'il me reste. Cet obscurcissement sera de surcroit accéléré par la notion de debriefing où le même directeur comparera mes réalisations avec ses petits objectifs.

 

Je suis par avance hantée par la séance de phoning obligatoire (car génératrice d'entretiens profitables), avant l'incontournable reporting journalier qui permettra à ma hiérarchie de fabriquer des camemberts témoins de ma force productrice.

 

Je n'étais pourtant pas hostile à l'Anglais, mais l'excès d'ing provoque désormais chez moi une forme sévère de répulsion.

 

En dehors de cette affection soudaine, je sais par avance que vous ne manquerez pas d'objectiver le Conseiller senior que je suis à la hauteur de ma seniorité sans vous douter qu'il me sera difficile de supporter la présence d'un "moniteur des ventes" qui veillera à ma remise à niveau.

 

Il garantira l'application scrupuleuse de notre méthode de vente, me jugera sur le schéma à trois pôles que tout conseiller de notre établissement se doit de dessiner à son client, arbitrera la rondeur de mes cercles et vérifiera que les flèches obligatoires seront de la couleur requise par vos experts ès coloriage de schéma. [dans la banque où je travaille, tout collaborateur a l'obligation de réciter une méthode de vente à chaque client - mot pour mot - et doit également dessiner un schéma aux formes et couleurs obligatoires sous peine de sanctions ; des moniteurs présents aux rendez-vous clientèle y veillent].

 

Vous comprendrez donc que mon appréhension en vue d'une nouvelle trouvaille infantilisante de votre part est à son paroxysme. Ceci étant, je me dois de reconnaître votre réel talent en la matière. La prochaine fois, nous pourrions peut-être faire du collage, cela améliorerait notre ordinaire.

 

Mais je dis vous sans même savoir à qui je m'adresse. Qui êtes-vous exactement ? D'où me viennent mes ordres de récitation ? Mes petits mots en -ing ? Je connais mon N+1, mon N+2. J'aimerais leur en vouloir, avec leurs mails enflammés et leur classement des vendeurs quotidiens, de me pousser sans en avoir l'air à vendre des actions au premier venu. Mais je ne peux pas m'appuyer sur ce réconfort.

 

La plupart du temps mal formés et sans réelle fibre managériale, ils ne sont que des pions à peine plus responsables de leurs actes que je ne le suis. Eux aussi dorment mal et évitent de se regarder dans la glace. Les objectifs qu'ils me fixent ne sont qu'une partie des leurs et ils faut bien que nous les atteignions si l'on veut que nos camemberts aient l'heur de vous plaire.

 

Comme eux, je m'appuyais jusque là sur votre entière culpabilité et sur ma non-responsabilité. En d'autres termes, je ne m'estimais pas responsable des objectifs coupables que vous m'attribuiez.

 

Faut-il croire que le fait de devenir parent fasse évoluer, car je pense aujourd'hui qu'accepter ces conditions de travail contribue à poser chaque jour une nouvelle pierre pour édifier votre empire sans âme et sans éthique.

 

Je ne peux pas continuer à travailler pour vous, même si c'est en votre nom, car j'ai décidé de ne pas ternir le mien. Je m'appelle Carine Beaufils, et je souhaiterais que vous retiriez tout de suite ce nom de vos effectifs.

 

Vous souhaitant des collaborateurs plus collaboratifs ainsi qu'une très haute rentabilité par l'atteinte de leurs objectifs,

 

Je n'espère pas à bientôt,

 

CB (initiales pourtant prédestinées)

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 14:54
Midi Libre
06/09/2011, 10 h 15 | Mis à jour le 06/09/2011, 10 h 39

Sur un des panneaux est écrit "L’inspecteur campe sur ses positions... Nous aussi".
Sur un des panneaux est écrit "L’inspecteur campe sur ses positions... Nous aussi". (VINCENT DAMOURETTE)

Après deux mois de combat pour tenter de faire plier l’inspection académique, qui refuse leurs demandes de dérogation, des parents d’élèves ont planté, ce matin, leurs tentes sur le parvis de la cité scolaire Paul-Valéry.

"L’inspecteur campe sur ses positions... Nous aussi", peut-on lire sur un panneau dressé au milieu de quelques tentes. Neuf familles, dont les enfants entrent en sixième, ont demandé des dérogations pour rapprochement de fratrie ou pour domiciliation en limite de secteur.

Mais toutes ces dérogations ont été refusées, d’autant plus qu’une classe de sixième a été supprimée au collège Paul-Valéry fin juin, contre toute attente.

Plus d’informations dans votre édition locale, demain.

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 13:13
Midi-Libre- ANTONIA JIMENEZ
02/09/2011, 10 h 03 | Mis à jour le 02/09/2011, 10 h 33

Un cours double est prévu cette année en moyenne section de CM1.
Un cours double est prévu cette année en moyenne section de CM1. (J.-M. M.)

Avec 111 élèves de la petite section au CM2 inscrits pour cette rentrée et quatre postes d’enseignants, le nouveau directeur de l’école de Montaud et son équipe "ont opté pour la solution la moins pire", comme l’indique Anne Visier, l’une des parents en colère qui, hier, ont décidé de cadenasser les quatre entrées de l’établissement.

Ainsi, les enseignants n’ont pas pu faire leur prérentrée.

Il faut dire que la nouvelle organisation est quelque peu exceptionnelle : une moyenne de 28,7 élèves par classe avec une petite section à 31 enfants, deux classes en cours doubles à 28 dont, cerise sur le gâteau, un cours double moyenne section - CM1 ! Des enfants de 4 ans dans le même groupe que ceux de 9 ans…

"Sept élèves de plus pour une classe de moins. Incompréhensible !"

Anne Visier, parent d’élève "Notre école, rurale, comprenait l’année dernière cinq classes à doubles niveaux pour un effectif total de 103 élèves. À cette rentrée, les effectifs pour l’instant comptabilisés sont de 111 élèves. Or un poste est supprimé. Sept élèves de plus pour une classe de moins ! D’où notre incompréhension et notre colère !", indique Anne Visier soutenue par tous les parents. Et d’ajouter : "Comme toutes les communes de l’agglomération de Montpellier, la population augmente sans cesse. Ceci nous laisse présager l’arrivée de nouvelles familles, de nouveaux enfants .»

Les parents ont décidé de frapper fort et vite puisqu’il s’agit de la première mobilisation de parents d’élèves sur le Montpelliérain. Ils sont donc arrivés hier matin, à 6 h 30, pour poser les cadenas et les banderoles.

"Nous avons cherché le dialogue dès le dernier trimestre avec l’inspection d’académie. Nous lui avons envoyé un courrier. Mais nous n’avons eu aucune réponse. Impossible de communiquer, par téléphone non plus. Ce qui nous a donc amenés à préparer des actions pour nous faire entendre."

Hier, deux gendarmes sont arrivés sur les lieux de la manifestation vers dix heures. Mais n’ont pas débloqué les entrées qui resteront fermées jusqu’à lundi puisque le maire, Pierre Combettes, solidaire du mouvement de protestation, n’a pas donné son aval.

Les parents en colère ne comptent pas s’arrêter là. D’autres actions sont prévues dès lundi matin, jour de la rentrée des classes. L’une d’entre elles sera spectaculaire.

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 12:56
Libération-le 05 09 11 à 7h46

Un village rural des Hautes-Alpes, dont la classe maternelle était promise à la fermeture en raison d'une baisse des effectifs, accueille lundi sa nouvelle institutrice recrutée et payée par ses soins, créant une situation inédite en France.

"Il faut que la commune garde ses enfants dès le plus jeune âge, sinon c'est la mort annoncée du village", déclare à l'AFP Marcel Chaud, le maire sans étiquette de Puy-Saint-Vincent, une station de ski de 300 habitants qui emploie jusqu'à 500 saisonniers l'hiver.

La mairie, opposée à la fermeture de la classe maternelle annoncée en mars dernier par l'inspection académique, a décidé d'embaucher pour cette rentrée une institutrice qu'elle paye sur ses deniers, via une association, pour un budget annuel d'environ 30.000 euros.

Dix enfants, âgés de 2 ans et demi à 5 ans, sont inscrits dans cette école privée, hors contrat avec l'Etat, installée au sein de l'établissement communal qui accueille les 17 autres élèves de primaire.

"Le programme sera suivi", prévient néanmoins l'institutrice de 38 ans, Karine Chamberland, qui a exercé pendant une dizaine d'années dans l'académie de Nice et a été recrutée parmi une cinquantaine de candidats.

Pour la mairie, dont le budget est de 1,5 million d'euros, "aucun autre choix n'était possible pour préserver la qualité de vie des enfants et attirer de nouveaux habitants".

"Mettre en place des transports scolaires pour emmener les enfants dans les écoles des alentours nous aurait coûté plus cher. Sans compter que des enfants, si petits, auraient dû l'hiver en raison de la neige se lever très tôt", justifie le maire de cette commune située à 1.800 mètres d'altitude.

L'inspection académique, pour qui la fermeture de la classe était "inévitable" en raison de "la baisse démographique et d'effectifs insuffisants", souligne de son côté que des propositions de regroupement avec des communes voisines ont été faites.

"Dépenser 30.000 euros pour les élèves, alors qu'une solution était possible à 4,5 km avec l'école de Vallouise, me laisse dubitatif", signale Pierre Barrière, inspecteur d'académie des Hautes-Alpes.

L'inspection académique et la mairie s'accordent toutefois sur un point: il ne peut s'agir que d'une situation "transitoire".

"C'est un accident de parcours. Si les effectifs remontent de façon notable en fin d'année, on va demander à l'inspection académique de renouveler le poste", projette le maire.

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 12:46
Midilibre.fr
05/09/2011, 11 h 06 | Mis à jour le 05/09/2011, 11 h 14
"L'inspection académique prend nos enfants pour des moutons, alors nous, aujourd'hui, on fait rentrer des moutons", a commenté Anne, une maman d'élève de primaire de cette école.
"L'inspection académique prend nos enfants pour des moutons, alors nous, aujourd'hui, on fait rentrer des moutons", a commenté Anne, une maman d'élève de primaire de cette école. (DAVID CRESPIN)

"Ne parquer pas nos enfants comme des moutons", pouvait-on lire sur une banderole devant l'école. Les parents d'élèves du village de Montaud à 30 km de Montpellier, ont décidé aujourd'hui de faire faire la rentrée à une quarantaine de moutons après la suppression d'une des cinq classes de l'école primaire et élémentaire.

"L'inspection académique prend nos enfants pour des moutons, alors nous, aujourd'hui, on fait rentrer des moutons", a commenté Anne, une maman d'élève de primaire de cette école. La quarantaine de moutons a fait sa entrée à 8 h 30 dans la cour de récréation de l'école. Peu avant 9 h, les animaux ont été parqués dans la cour et les élèves ont pu faire leur rentrée en toute sécurité.

Les parents d'élèves protestent contre la suppression d'une des cinq classes de l'école alors que le nombre d'élèves est passé de 103 l'année dernière à 111 pour cette rentrée. Ils précisent que l'ensemble de la population du village est également en hausse du fait de la proximité avec Montpellier. Le village comptait 600 habitants il y a dix ans, selon le dictionnaire des communes, et en compte aujourd'hui près de 800 selon les parents d'élèves,

Jeudi, ils avaient cadenassé les grilles de l'école pour empêcher la pré-rentrée. Ce matin, ils ont également organisé à 7 h 30 un barrage filtrant sur la départementale 54 qui traverse le village pour faire signer une pétition en faveur de la réouverture de cette cinquième classe.

Conséquence de cette suppression, des classes de double niveau ont été mis en place, l'une d'elles réunissant des enfants de 4 ans en moyenne section de maternelle avec des élèves de 9 ans de CM1, dénoncent également les parents.

Une réunion à l'inspection académique est prévue dés cette après-midi pour étudier l'ensemble des situations à problèmes pour cette rentrée 2011.

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 13:44

 

Written by équipe Actualutte. Posted in Europe, Monde, Une

Tagged: austérité, espagne, grève, italie

Published on septembre 02, 2011

DR

ITALIE :

Exécrable pour l’opposition, bancal pour la Cour des comptes et la Banque d’Italie, considéré comme un «vol flagrant» par le syndicat CGIL qui appelle à une grève générale le 6 septembre, le projet de loi budgétaire rectificative issu de l’accord de lundi entre Silvio Berlusconi et son principal allié au gouvernement, la Ligue du Nord, n’en finit pas de susciter des remous.

À l’évidence, le compromis politique a été rédigé à la hâte, moins pour répondre aux attentes des marchés et aux exigences de rigueur­ de la BCE et de Bruxelles que pour satisfaire les appétits politiques de la coalition au pouvoir.

Ce plan retouche le programme budgétaire adopté le 14 août en Conseil des ministres, qui remodelait lui-même le plan triennal adopté le 15 juillet par la Chambre des députés. L’objectif reste inchangé : retour à l’équilibre des comptes publics, ou presque, d’ici à la fin 2013, avec un déficit public ramené de 3,9 % à 0,2 % du PIB. Ce qui nécessite environ 48 milliards d’euros d’économies ou de recettes supplémentaires en deux ans.

En revanche, les mécanismes employés diffèrent sensiblement. Abandonné, le prélèvement de «solidarité» sur les revenus dépassant 90 000 euros par an annoncé mi-août. Tout comme la fusion des communes de moins de 1 000 habitants (l’Italie compte 8100 municipalités) et le regroupement d’un certain nombre des 110 provinces, qui font doublon avec les 21 régions. L’objectif initial était pourtant de libérer 70000 postes émargeant au budget de l’État.

Les réformes structurelles sont différées
Mercredi encore, le gouvernement a dû renoncer à exclure du décompte des annuités de cotisation retraite les périodes d’études ou de service militaire. Quelque 100 000 à 130 000 Italiens sont concernés. La mesure, jugée inique par beaucoup, aurait permis d’économiser 500 millions d’euros l’an prochain.

Du coup, la Banque d’Italie estime que le projet budgétaire repose trop sur les rentrées fiscales, qui représentent les trois quarts de l’effort. Une fois de plus, les réformes structurelles sont renvoyées à la prochaine législature : il faudrait pourtant diminuer par deux la pléthore de parlementaires (un millier), dégraisser les services publics et les administrations locales, réduire les privilèges exorbitants de la classe politique. Des décisions qui requièrent de l’audace.

Le Parlement doit approuver le projet d’ici au 15 octobre. Quelque 1 300 amendements ont été déposés. On peut parier qu’ils aggraveront sensiblement les dépenses. Silvio Berlusconi a bon espoir de gouverner jusqu’à l’échéance électorale de 2013. Les marchés, eux, voteront sans doute avant.

ESPAGNE :

Les syndicats espagnols appellent à la grève le 6 septembre contre l’inscription de la « règle d’or » dans la Constitution. Les Indignés et Izquierda Unida mobilisent pour un vote.

Le Parlement espagnol a commencé, hier, l’examen du projet d’inscription de la « règle d’or » dans la Constitution, proposée par le premier ministre José Luis Zapatero. Le texte devrait être adopté jeudi.

L’Espagne est le premier pays à obéir à l’appel du 16 août de Nicolas Sarkozy et de la chancelière allemande Angela Merkel. Ceux-ci avaient demandé aux pays de la zone euro d’inscrire la limitation des déficits dans leur loi fondamentale. Porte-parole de la Commission européenne, Amadeu Altafaj a approuvé une « démarche positive » qui souligne « l’engagement des autorités espagnoles à garantir la soutenabilité à long terme des comptes publics ».

En matière de respect des normes libérales, l’Espagne n’a pourtant rien à prouver. Avant la crise financière, elle faisait partie des bons élèves du pacte de stabilité. En 2007, son déficit public n’était que de 1,9 %. Sa dette de 39,2 %. La crise a provoqué le presque doublement de la dette et l’explosion du déficit. En 2010, ils étaient respectivement de 60,1 % et de 9,2 %.

Hier, seuls 17 des 319 députés ont voté contre la décision d’utiliser la procédure d’urgence pour examiner la « règle d’or ». Le Parti populaire (opposition de droite) a voté unanimement. Le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) au pouvoir n’a connu qu’une seule défection. Cette grande coalition de circonstance fait dire à Cayo Lara, coordinateur d’Izquierda Unida (communiste), « le Parlement va dans un sens, le peuple dans un autre ».

Avec un taux de chômage astronomique (20,89 % !), c’est d’investissements publics dont a besoin l’Espagne. Ils permettraient de relancer l’économie et d’en finir avec le modèle de croissance basé sur la construction à tout-va.

Toute cette semaine, des manifestations, inspirées par le mouvement des Indignés, se tiennent pour protester contre la modification constitutionnelle. 115 000 personnes ont d’ores et déjà signé une pétition pour réclamer un référendum. Izquierda Unida compte bien réunir les 35 députés pour obtenir un vote populaire, qui pourrait se tenir simultanément aux élections générales anticipées du 20 novembre.

Le 6 septembre, les syndicats matérialiseront leur opposition, avec une grève pour obtenir un référendum. Le 29 septembre dernier, leur première grève générale en huit ans, contre l’austérité, avait été fortement suivie.

Dans cette affaire, le PSOE est bien embarrassé. La Constitution fera mention de la « règle d’or ». Mais la limitation du déficit à 0,4 % du PIB est renvoyée à une loi organique. Le PSOE ne parvenait pas à se mettre d’accord sur un seuil. Il faut dire que les syndicats ne pèsent pas leurs mots. Pour l’UGT, l’objectif de cette règle d’or est de « satisfaire les demandes des spéculateurs ». Pour les Commissions ouvrières, il s’agit d’une « menace permanente contre les institutions de l’État providence ».

Le secrétaire général du Parti communiste d’Espagne, José Luis Centella Gomez, a, lui, estimé qu’il « se confirme que le capital entend profiter de la crise pour consolider son modèle néolibéral ».

Gaël De Santis

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 12:48

Le Progrès- le 04/09/2011 à 00:00

Situés juste en face du magasin Lidl, hier durant toute la matinée, les boulangers ont vendu la baguette à 25 centimes, tout en sensibilisant la population / Claude Essertel

Situés juste en face du magasin Lidl, hier durant toute la matinée, les boulangers ont vendu la baguette à 25 centimes, tout en sensibilisant la population / Claude Essertel

C’est une nouvelle version du pot de terre contre le pot de fer, avec pour décor la commune de Bonson. Un nouveau remake du grand qui veut manger le petit.

D’un côté, l’enseigne discounter Lidl qui, depuis l’installation d’un terminal de cuisson il y a plus d’un mois au sein de son magasin, place François-Mitterand, vend des baguettes à prix cassé de 29 centimes d’euro et d’autres viennoiseries (croissants, pains au chocolat..). De l’autre côté, deux artisans, dont les boulangeries sont implantées à Bonson, qui tentent de résister « à cette concurrence déloyale » en multipliant les actions de sensibilisation auprès de la population. Hier matin, M me de Oliviera de la Grignotière et Cédric Désola, boulanger de la commune, rejoints par des boulangers venus de Saint-just-Saint-Rambert, Saint-Cyprien, Andrézieux-Bouthéon et Périgneux, ont dressé un stand devant le magasin Lidl.

Durant toute la matinée, ils ont vendu la baguette à 25 centimes. Et de délivrer un message très clair pour interpeller la population : « 25 centimes la baguette. Aidez-nous à lutter contre les grandes surfaces qui tuent les artisans de votre ville. Imaginez Bonson sans aucun commerce ».

Ce message, les boulangers l’ont martelé aux nombreuses personnes qui sont venues acheter une baguette. Pendant ce temps, ils ont fait circuler et signer une pétition pour la sauvegarde du petit commerce. Pétition qu’ils remettront aux pouvoirs publics pour les alerter de leur situation. Ils ont également appuyé leur discours sur la qualité de leur baguette. D’ailleurs, ils n’ont pas hésité à placarder sur la banderole publicitaire du discounter « Cuit pour vous toute la journée » un autre slogan : « Non aux pains de m… ».

Depuis l’installation du terminal de cuisson à Lidl, le manque à gagner est important pour la Grignotière : « Le préjudice est plus de 100 euros par jour » a évalué M me de Oliviera. La boulangère met en cause la qualité du produit : « C’est du surgelé qui vient des pays de l’Est ». Et de dénoncer l’attitude du maire : « Il n’a rien fait pour nous. À Chambœuf, le maire s’est imposé pour que le Lidl sur sa commune ne se dote pas d’un terminal de cuisson ».

Cédric Désola, l’autre boulanger de la commune, a été le premier à se mobiliser : « Lidl n’a pas besoin de cela pour faire venir du monde ». L’artisan est très remonté contre l’absence des représentants des chambres de commerce et de métiers : « Ces gens qui sont censés nous aider, où sont-ils pour nous soutenir ? ».

Du côté de la population, Guy, 56 ans, donne son avis sans concession : « Il faut que les grandes surfaces arrêtent de faire n’importe quoi en étendant leur monopole surtout dans une petite commune comme Bonson. Déjà qu’on n’a plus de bouchers. Si cela continue, et qu’on laisse faire, c’est la mort à petit feu des petits commerçants ».

Marie-Louise, une alerte septuagénaire, est aussi en colère contre la grande distribution : « Ils ont quand même d’autres moyens de gagner de l’argent que sur le dos des petits artisans. A ce rythme, les petits commerces vont crever. Mais que font donc les pouvoirs publics ? », interroge-t-elle. Et de terminer sur une note pessimiste : « Je ne sais pas où on va mais je suis heureuse d’être sur la pente descendante ».

Pauline, fleuriste sur la commune, est venue soutenir les boulangers : « On veut toujours payer moins cher, sans se soucier de la qualité des produits. C’est là que le bât blesse. Si cela continue comme cela, il y aura plus que des grandes surfaces ».

Élue d’opposition, Mauricette Moine est solidaire du combat des boulangers : « Il est incompréhensible que nos pouvoirs publics et maires de certaines municipalités ne prennent pas des dispositions qui empêcheraient que les grandes surfaces implantées dans une commune ne puissent nuire à nos commerces de proximité ». Et d’appeler la population à les soutenir : « Ne les laissons pas tomber ».

À l’issue de leur manifestation, les boulangers ont décidé de remettre la recette de leur vente à « Vole, Papillon d’amour », une association pontrambertoise créée en 2010 pour aider financièrement Maxence, un enfant atteint d’une malade rare.

Le directeur : «Je me mets à leur place, ce n'est pas facile»

Directeur de l’enseigne Lidl depuis plus de dix ans à Bonson, M. Pupier ne se formalise pas de cette opération coup-de-poing menée par les boulangers devant son magasin.

« C’est la troisième fois qu’ils protestent. Je me mets à leur place, ce n’est pas facile pour eux. C’est normal qu’ils expriment leur mécontentement, mais on suit l’évolution du marché et on s’adapte aux besoins des consommateurs.

On fait ce qu’on nous demande en appliquant les consignes de la direction régionale.

En Rhône-Alpes, nous ne sommes pas les seuls Lidl à avoir installé un terminal de cuisson ».

Compréhensif jusqu’alors, le directeur espère que ce mouvement ne s’éternisera pas dans le temps :

« C’est louable ; ils défendent leur beurre mais il ne faudra pas qu’ils squattent le parking encore deux mois. moi aussi, j’ai des objectifs et des comptes à rendre à ma direction ».

Le maire : «Je ne peux rien imposer à Lidl»

Accusé de ne rien faire et d’être dans le camp du Discounter, Jo Deville, maire de Bonson, précise sa position sur ce dossier : « C’est un problème entre des commerçants mais je me mets à la place des boulangers, je suis compatissant avec eux et suis prêt à les aider s’ils ont besoin de quelque chose. Ma porte leur reste ouverte ».

Dans cette affaire, Jo Deville s’est renseigné auprès des pouvoirs publics : « Je ne peux rien faire, ni rien imposer à Lidl. Certes, je ne suis pas d’accord avec cette concurrence déloyale mais si j’intervenais, l’enseigne pourrait m’attaquer au tribunal administratif.

Le premier magistrat assure qu’il « aurait pris une position plus tranchée si la boulangerie fermait ses portes » : là, je me dois de rester neutre, j’essaie d’être solidaire en aidant d’une certaine façon les boulangers ».

L’édile tord le cou à une rumeur qui fait état qu’il ne serait pas opposé à Lidl car l’enseigne participerait à la réfection de la place. « Lorsque j’ai été élu en 2008, j’ai mis les pieds dans le plat en découvrant que Lidl n’avait pas réglé son droit de place (80 emplacements lui sont réservés sur le domaine public) depuis son installation.

J’ai rencontré la responsable régionale qui a reconnu être en tort et qui a proposé en contrepartie de participer financièrement à la rénovation de la place »

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 12:40

 

Le Progrès- le 04/09/2011 à 00:00

Bressane d’origine et « militante de l’école publique », Marie-Hélène Pin était en poste au collège d’Écully (69) avant de prendre sa retraite, et de s’installer dans le Revermont / Photo Jean-Pierre Balfin

Bressane d’origine et « militante de l’école publique », Marie-Hélène Pin était en poste au collège d’Écully (69) avant de prendre sa retraite, et de s’installer dans le Revermont / Photo Jean-Pierre Balfin

Courmangoux. Conseillère principale d’éducation à la retraite depuis avril, Marie-Hélène Pin a décidé de rendre symboliquement la distinction qui lui avait été décernée en 1994


Le petit insigne lui avait été remis en août 1994. Remballé, il a été réexpédié avec le courrier recommandé adressé au ministre, ce 30 août. Conseillère principale d’éducation à la retraite depuis quelques mois, Marie-Hélène Pin a décidé de rendre ses Palmes académiques, une distinction dont elle était fière pourtant, décernée par le recteur d’académie de l’époque, saluant son parcours de « militante de l’école publique ».

Une « affaire de conscience », ainsi qu’elle l’écrit : « Ce n’est pas sans tristesse que je viens aujourd’hui vous rendre mes Palmes académiques, en traversant le vaste champ d’idées qui nous sépare, ces réformes et contre-réformes qui délitent d’année en année l’école sans se préoccuper de l’élève. »

Désormais installée à Roissiat, dans le village de Courmangoux, Marie-Hélène Pin, Bressane d’origine, était en poste au collège d’Écully, dans le Rhône, jusqu’en avril dernier.

Elle y a laissé des souvenirs, et quelques illusions : « Les choses ont changé petit à petit, de manière insidieuse. À un moment donné, on se dit que ça ne peut plus continuer comme ça. »

Suppressions de postes, fermetures de classes, affaiblissement du soutien scolaire et de la formation des enseignants, autant de facteurs de régression, aux conséquences lourdes sur la vie scolaire.

Un exemple concret, teinté d’amertume : « Je sais que la personne qui me remplace, c’est un stagiaire. »

Mais l’indignation était là depuis plusieurs mois déjà. Un « déclic », les banderoles « école en danger » croisées sur le bord de la route, dans les villages traversés par la départementale 1083, entre Courmangoux et Lyon. « J’avais entendu, au début de cette année, que certaines personnes rendaient leurs Palmes académiques, et la réponse du ministre, qui disait que c’était indigne. En matière de dignité, il y aurait beaucoup à dire. »

En colère, Marie-Hélène Pin, contre la « mastérisation des professeurs » : « J’ai lu dans votre journal le recteur expliquer que tout allait bien, que les étudiants en Master n’avaient eu que deux jours de formation l’année dernière, qu’ils en auraient cinq cette année, donc ce serait formidable ! L’objectif du ministre, c’est de mettre un professeur devant chaque classe, quelle ambition pour l’école ! »

En colère aussi, contre « l’inégalité de traitement entre le privé et le public », contre un gouvernement qui « voudrait nous rassurer en construisant des prisons ». Et de citer Victor Hugo : « Une école qu’on ouvre est une prison qu’on ferme. »

Pour avancer à contre-courant, les indignés de l’Éducation nationale n’ont plus besoin de ces Palmes.

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 14:27

Un ancien directeur d'école nous a fait parvenir la lettre de démission qu'il vient d'envoyer à l'inspecteur d'académie de l'Essonne. Il y explique ne plus avoir sa place au sein d'un système éducatif qui n'a que faire d'une pédagogie respectueuse de l'enfant

Je souhaite par ce courrier, monsieur l'inspecteur, vous présenter ma démission. Depuis la fin des années 80, je n'ai pu qu'assister à la dégradation de la liberté éducative et pédagogique de l'enseignant, et à l'appauvrissement du champ éducatif à l'école.

Sous couvert d'un « recentrage » perpétuel vers l'acquisition de « fondamentaux », de socle, l'école primaire s'est appauvrie, s'est repliée sur elle-même ; elle s'est coupée des ressources de son environnement naturel, à la fois urbain, familial et social.

Le temps et le champ de l'enseignement se sont retrouvés de plus en plus quadrillé d'objectifs, d'injonctions et de contrôles. Les possibilités pour les enseignants comme pour les élèves, de faire preuves d'initiative et d'autonomie sont progressivement et toujours plus rognées par des injonctions dans tous les domaines et une inflation de règlementations dissuasives.

Restriction de la liberté éducative

Le plan Vigipirate, l'alourdissement des procédures d'autorisation de sortie, ou d'intervention de tiers, la règlementation des activités physiques […] ont constitué autant d'entraves au développement d'un climat éducatif souhaitable, dans les classes et dans les écoles.

Qui peut encore en effet, dans sa classe et dans son école, sortir en toute simplicité, faire la cuisine, utiliser les transports en commun, faire participer les parents au quotidien de la classe, faire une sortie vélo avec ses élèves ou organiser un séjour avec eux ?

Sans que l'on y prenne garde, c'est toute la liberté éducative nécessaire à l'apprentissage de l'autonomie et au développement des relations éducatives de base qui se sont retrouvées progressivement rejetée hors de l'école.

Inflation des évaluations en tous genres

A la place, nous avons connu une inflation des évaluations en tous genres, nationales, de circonscription ou exceptionnelles, qui prennent de plus en plus de temps, de plus en plus de place et qui déterminent lourdement le quotidien des élèves, comme celui des enseignants.

Cette tendance est allée si loin, que l'on peut se demander si l'enseignement à l'école n'est pas en train de perdre tout sens en se réduisant à la simple préparation… de ses propres évaluations.

En vingt-quatre ans, je n'ai observé également aucun progrès dans la formation ou l'accompagnement des jeunes enseignants.

La formation éducative, l'accès à une formation consistante dans les domaines de la connaissance du développement psycho-affectif de l'enfant, de la connaissance des réalités sociales et contraintes des familles les plus précaires, sont toujours refusés aux jeunes enseignants qui subissent de plein fouet les peurs, les préjugés, auxquels les expose leur impréparation.

Des relations d'autoritarisme et de servilité

Membre de l'Icem pédagogie Freinet [pédagogie fondée fondée sur l'expression libre des enfants, ndlr] de longue date, j'aurais souhaité contribuer à l'intérieur de l'Education nationale au développement d'une pédagogie respectueuse de l'enfant, de ses besoins et de ses aspirations.

Je suis malheureusement aujourd'hui forcé de constater que de telles pratiques pédagogiques n'ont plus de place dans l'Education nationale, telle qu'elle est devenue.

Les sanctions, ou plus banalement les brimades et dénis de reconnaissance pleuvent sur nos collègues et camarades qui, partageant nos principes, refusent les modes d'évaluation néfaste, l'absurdité du » soutien scolaire » obligatoire, ou le fichage des enfants dans Base Élèves.

La relation avec la hiérarchie s'est tellement dégradée qu'il n'y a plus de place aujourd'hui dans notre institution que pour des relations d'autoritarisme et de servilité qui empêchent le développement de toute créativité nécessaire à l'acte d'éduquer. Aujourd'hui, Monsieur l'Inspecteur, il devient clair que c'est en dehors de l'école que peuvent se développer de véritables innovations pédagogiques et éducatives.

Mon attachement profond à l'éducation et à la pédagogie

C'est pour cette raison, que dans le cadre de l'action associative, je contribue à promouvoir de nouvelles formes de travail éducatif qui, répondant à des besoins sociaux pressants, ne trouvent pas de place à l'école.

C'est également pour cette raison que dans le cadre de la formation professionnelle, je contribue à développer des actions de formation propres à aider les éducateurs d'aujourd'hui à devenir les véritables promoteurs et ingénieurs de leur pratique professionnelle et éducative.

Constatant que ces objectifs n'ont plus aujourd'hui de place dans l'Education nationale, je vous prie donc de prendre en compte ma démission. Dans cette perspective, je vous prie de croire en mon attachement profond à l'éducation et à la pédagogie.

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 16:10

LEMONDE | 24.08.11 | 12h15   •  Mis à jour le 24.08.11 | 12h20

 
 

 

Maurice Lévy, qui préside l'Association française des entreprises privées, avait été le premier en France à se dire favorable à une "contribution exceptionnelle" des plus hauts revenus.

Maurice Lévy, qui préside l'Association française des entreprises privées, avait été le premier en France à se dire favorable à une "contribution exceptionnelle" des plus hauts revenus.REUTERS/MAL LANGSDON

La question des très hauts revenus a émergé en France pour trois raisons : d'abord, parce que, ces dernières années, les plus riches ont vu leurs revenus et leur niveau de vie augmenter beaucoup plus fortement que le reste de la population ; ensuite, parce que la fiscalité à laquelle ils sont soumis s'avère moins lourde qu'elle ne devrait l'être, rompant avec le principe de progressivité qui est censé fonder le système fiscal. Enfin, parce que ces deux éléments sont devenus difficilement supportables avec la crise, puis la nécessité d'appliquer des mesures de rigueur afin de réduire les déficits publics.

DES REVENUS EN HAUSSE

"Entre 2004 et 2007, les très hauts revenus ont augmenté plus rapidement que ceux de l'ensemble de la population", a relevé l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dans une étude publiée en avril 2011. Le mouvement s'est poursuivi en 2008, tout en ralentissant un peu.

Si, pour 90 % des Français, la progression de l'ensemble des revenus (salaires, revenus du patrimoine et du capital) a été légèrement inférieure à 10 % entre2004 et 2007, elle a été de 20 % à 40 % pour les personnes les plus aisées, c'est-à-dire le 1 % de la population touchant plus de 84 500 euros de revenus annuels par unité de consommation (l'équivalent de 15 000 euros net par mois pour un couple avec deux enfants).

Les riches sont devenus plus riches notamment parce que leurs revenus du patrimoine ont fortement augmenté : "+11 % par an sur la période 2004-2008", selon l'Insee. Les revenus du patrimoine sont fortement concentrés chez les personnes les plus aisées, pour qui ils comptent pour près de 30 % dans le total des revenus.

Même si les salaires pèsent moins pour eux que pour les autres Français dans leurs revenus totaux, les plus riches ont également bénéficié d'une plus forte hausse des rémunérations. Des études réalisées en 2007 par Camille Landais, de l'Ecole d'économie de Paris, et en 2010 par Julie Solard, pour l'Insee, ont montré que "la rapide augmentation des inégalités de salaires" a aussi contribué à creuser l'écart en faveur des plus riches.

Pour l'ensemble de la population, les seuls revenus d'activité ont progressé de 11 % sur la période 2004-2007. Ils ont augmenté de +20 % pour les "très aisés" et de +39 % pour les "plus aisés", catégories qui représentent respectivement 0,09 % et 0,01 % de la population.

L'EFFET DÉGRESSIF DE LA FISCALITÉ

Un certain nombre de travaux ont montré que, pour le seul impôt sur le revenu, la progressivité cesse dès lors que l'on entre dans la catégorie des 0,1 % de Français les plus riches. Pour cette catégorie de la population, le taux moyen de prélèvement sur le revenu est de 20,5 %. Il tombe à 17,5 % pour le 0,01 % les plus riches et à 15 % pour le 0,001 % les plus aisés. Cela tient notamment au poids des revenus du capital dans le total des revenus des personnes les plus aisées : ils sont en effet moins taxés que ceux du travail.

Cela tient aussi à la politique fiscale menée ces dernières années. Les allégements successifs du barème ont plutôt bénéficié aux plus hauts revenus. De même que la création du bouclier fiscal.
Par ailleurs, l'utilisation des niches fiscales, qui permettent de réduire l'impôt à acquitter, est très forte dans cette catégorie de la population : les 10 % des foyers les plus aisés concentrent 62 % des réductions d'impôts.

Une inflexion est à l'œuvre depuis deux ou trois ans. Notamment en raison des contraintes budgétaires. Le gouvernement a engagé une action de plafonnement et de rabotage des niches fiscales et alourdi un peu la fiscalité sur le capital (hausse du prélèvement forfaitaire libératoire, de la CSG sur les stock-options). Il a aussi relevé le taux supérieur de l'impôt sur le revenu de 40 % à 41 %, afin de faire contribuer les plus aisés au financement des retraites.

Philippe Le Coeur

L'appel des patrons pour une taxe "exceptionnelle"

Dans un appel publié mardi 23 août sur le site du Nouvel Observateur, seize patrons français et très grandes fortunes signent un texte demandant "l'instauration d'une contribution exceptionnelle" des contribuables "les plus favorisés" afin de réduire le déficit budgétaire. L'appel est notamment signé par Liliane Bettencourt, actionnaire de L'Oréal et Jean-Paul Agon, PDG du groupe, Denis Hennequin (Accor), Maurice Lévy (Publicis), Christophe de Margerie (Total), Frédéric Oudéa (Société générale), Stéphane Richard (Orange).

Maurice Lévy, qui préside l'Association française des entreprises privées, avait été le premier en France à se dire favorable à une "contribution exceptionnelle" des plus hauts revenus, en écho à un appel de l'investisseur américain Warren Buffett, qui avait proposé à la mi-août que ses "amis méga-riches" et lui-même contribuent à la réduction de la dette américaine.

Article paru dans l'édition du 25.08.11

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