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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 20:04

 

 

Source : https://www.bastamag.net

 

 

Altermondialisme

G20 à Hambourg : ville transformée en forteresse, campement interdit, manifestants pistés

 

par

 

 

 

Les vendredi 7 et samedi 8 juillet, les chefs d’État des 20 pays les plus puissants se réunissent à Hambourg, dans le nord de l’Allemagne. Parmi eux, Vladimir Poutine, Donald Trump, les présidents ultra-conservateurs turc – Recep Tayyip Erdogan – et brésilien – Michel Temer – ainsi que la monarchie saoudienne. Au menu de ce G20, les chefs d’État évoqueront l’accord sur le climat, dont les Etats-Unis de Trump se retire et que la Russie n’a pas signé, discuteront économie, système financier mondial et commerce.

Pour l’occasion, la police allemande a transformé la ville en véritable forteresse. Centre bouclé, personnes sans-domicile priées de vider les lieux, campement de protestation interdit… Pour accueillir ce G20, la deuxième plus grande ville d’Allemagne connaît un déploiement policier exceptionnel, assure le quotidien de gauche La Taz. Avec la plus zone d’interdiction de manifester (sur 30 km2) la plus étendue qu’une grande ville allemande n’ait jamais connue. 20 000 policiers sont chargés de la sécurité du sommet. Les contre-manifestants ont été interdits de camper dans la ville.

 

Tout « comportement militant » et « zadiste » traqué

Hambourg a même installé des cellules de grade-à-vue temporaires et des salles de consultations d’avocats dans des containers pour l’occasion, en prévision de possibles arrestations en grand nombre : le tout doit pouvoir accueillir jusqu’à 400 personnes qui seraient arrêtées pendant le sommet. Mardi soir, une première manifestation de quelques milliers de militants de gauche a été dispersée au canon à eau par la police.

Mais le mouvement altermondialiste tient bon. Un contre-sommet a été organisé mercredi 5 juillet et jeudi 6 juillet. Une manifestation contre ce G20 sous le mot d’ordre « solidarité sans frontières » est prévue le samedi 8 juillet à 11 h. L’appel à manifester est international. Il semblerait que les manifestants venus d’autres pays soient pistés avant même leur entrée sur le territoire allemand. En France, le syndicat Sud Rail a dénoncé une note interne de sûreté intitulée « signalement dans le cadre du G20 à Hambourg » distribuée lundi 3 juillet aux cheminots. « Celle-ci émane de la direction sûreté qui explique l’obligation de signalement de tout mouvement ou groupe suspect qui se déplacerait à destination de la Belgique et/ou l’Allemagne », indique le syndicat. Les profils à signaler ? Toute « personne (seule ou en groupe) dont le comportement pourrait laisser supposer un comportement militant porté à l’extrême (personnes appartenant au mouvement zadiste venant de Notre-Dame des Landes, mais également des Alpes) ».

Un groupe d’artistes politiques allemands, le « Centre pour la beauté politique » (Zentrum für politische Schönheit) tente d’attirer l’attention, dans une vidéo satirique, sur la contradiction de la démocratie allemande d’accueillir ce G20 très spécial : déployer des moyens policiers sans précédents, entraver la liberté de manifester et de circuler des citoyens pour assurer la tranquillité de chefs d’États autoritaires, voire dictatoriaux. La vidéo est ironiquement signée, à la fin, d’un logo officiel détourné en « Administration fédérale pour la suppression des dictateurs ».

 

 

 

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Source : https://www.bastamag.net

 

 

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 11:17

 

 

Source : http://www.huffingtonpost.fr

 

À Hambourg, un millier de "zombies" manifestent contre le G20

 

A deux jours de recevoir les puissants de ce monde, la ville natale d'Angela Merkel vit au rythme des manifestations et des happenings.

 

05/07/2017 20:40 CEST
 
 

 

 

 

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 21:13

 

 

Source : https://www.bastamag.net

 

 

Solidarités

Des bacheliers reversent leur « bourse au mérite » accordée par Wauquiez à des associations

 

par

 

 

Des bacheliers fraîchement diplômés viennent de donner une leçon d’éthique à leur président de région, Laurent Wauquiez (LR). La région Auvergne - Rhône-Alpes accorde une « bourse au mérite » d’un montant de 500 euros aux bacheliers ayant obtenu la mention très bien, sans condition de revenu. Dans une lettre ouverte publiée notamment sur Rue89 Lyon, une dizaine d’élèves du lycée Antoine de Saint-Exupéry à Lyon ont « décidé d’agir pour une région plus juste ». « Nous refusons d’utiliser cette prime pour un usage personnel, d’autant que cette distribution de fonds publics se fait en parallèle d’un désengagement massif de la Région du secteur associatif, qui se traduit par un recul des services publics d’intérêt général », écrivent-ils. « Nous avons ainsi décidé de reverser les 500 euros que vous nous accordez à une association d’intérêt général. »

Dans leur lettre, les lycéens soulignent que cette prime est « injuste » dans la mesure où celle-ci est accordée « à des élèves sans doute favorisés dès le départ ». 6000 lycéens pourraient être concernés par cette bourse, dont le coût est évalué à environ trois millions d’euros pour la région. Les bacheliers altruistes rappellent que de nombreuses associations à but non lucratif ont vu leurs subventions fortement baisser depuis l’élection de Laurent Wauquiez à la présidence de leur région (notre enquête sur ces coupes budgétaires). Si les structures de promotion de l’agriculture biologique et paysanne sont particulièrement visées par ces baisses, c’est aussi le cas dans le domaine de la solidarité internationale, de la culture, de l’éducation à l’environnement, des droits des femmes... [1]

Les auteurs de la lettre ont décidé de faire don de leur bourse au mérite au Réseau Rhône-Ain-Saône, qui rassemble les MJC de l’Ain, du Rhône et de la métropole de Lyon. Et appellent l’ensemble des nouveaux bacheliers d’Auvergne - Rhône-Alpes ayant reçu la mention « très bien » à se joindre à leur appel « en reversant eux aussi cette "bourse" illégitime à une des nombreuses associations actuellement mises en danger par la politique régionale ».

 

- Contact des auteurs de la lettre : jeunesaura(a)gmail.com

 

 

Notes

[1Voir la page facebook du collectif Vent d’assos dans lequel se sont regroupées les associations touchées par les coupes budgétaires en région Auvergne - Rhône-Alpes.

 

 

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Source : https://www.bastamag.net

 

 

 

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 15:12

 

Nîmes : Sauvons Nos Arbres

 

Après les récurrents abattages, au petit jour et en douce, des arbres du square de la Bouquerie et ceux de la place St charles, nous restons vigilants... 

Mobilisation de ce samedi 1er Juillet 2017

 

CE SAMEDI,  SUR LE PARVIS DES ARENES  - MUSEE DE LA ROMANITE 


A l'issu d'une déambulation sous le patrimoine arboré nimois, une CONFERENCE "in situ " animée par MARTIN PREVEL  poéte ,conteur, jardinier paysagite  DPLG de l'école de Versailles, membre des naturonautes volubileset DAVID ESCALIER militant écologique engagé dans la défense des arbres notamment....collectif de défense des terres agricoles PACA. 


MARTIN et DAVID ont partagé leurs connaissances sur les MICOCOULIERS,  comment les préserver , les entretenir et les élaguer. Elaguage qui correspond à des régles trés précises et doit etre effectué par un personnel agréer charger
de veilller à l'application de ces régles...


   UNE BELLE RENCONTRE PUBLIQUE, EDUCATIVE et CITOYENNE !

     André colporteur d'info pour POUMONS VERTS

 

 

 

Source : https://www.youtube.com/watch?v=3u5YgJA-Skw

 

 

Ajoutée le 3 juil. 2017

Coupe drastique ? Arbres malades ? Certaines municipalités préfèrent couper les vieux arbres et les remplacer par des végétaux de petites tailles, à Nîmes les inquiétudes sont réelles ! Un collectif #SauvonsNosArbresNimois reste vigilant pour la survie des Micocouliers...

 

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 14:54

 

 

Source : http://www.huffingtonpost.fr

 

"Je fais partie de ces 'personnes qui ne sont rien', voilà ce que je veux dire à Emmanuel Macron"

 

"J'ai 31 ans, un époux, un bébé de 20 mois, en situation de handicap, et je vous écris depuis en bas."

 

03/07/2017 16:48 CEST | Actualisé il y a 23 heures
 
 
 

Cher Emmanuel Macron, je m'appelle Marine Toro, j'ai 31 ans, un époux, un bébé de 20 mois, en situation de handicap, et je vous écris depuis en bas.

Depuis cette France des déclassé.e.s, des oublié.e.s, et des cassé.e.s par le système que vous ne connaissez pas et n'avez jamais connu.

 

Je suis la menue monnaie du système où vous trônez, et je fais certainement partie de ces "personnes qui ne sont rien", dont vous parliez le 29 juin en déclarant: "Une gare est un lieu où l'on croise des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien ..."

 

Je n'ai pas monté d'entreprise, je n'ai pas et n'ai jamais rêvé d'être millionnaire. Voilà ce que j'aimerais dire au Président de la République.

 

 

Source : http://www.huffingtonpost.fr

 

 

                                                                          ***************************

 

 

Source : http://www.20minutes.fr

 

«Je ne suis pas rien»: Marine, 31 ans, répond à Macron au nom de «la France des oublié(e)s»

 

POLITIQUE Dans un message Facebook, une Française au faible revenu a répondu aux propos du président sur «les gens qui ne sont rien» et réveille la «France des oublié(e)s»

Marie Lombard

 

— 

 

 

La com' du président se fissure et ça fait mal. Depuis sa plaisanterie le 2 juin sur les kwassa kwassa, petits canots de pêche… ou barques de fortunes dangereuses «amenant du Comorien », Emmanuel Macron s’était fait discret sur les blagues et expressions en tout genre. Il semble toutefois que le président ait une nouvelle fois échappé à son équipe de com' le 29 juin, lors de l’inauguration de la station F, incubateur de start-up construite dans l’ancienne Halle Freyssinet, à Paris.

Comme un poisson dans l’eau au milieu de tous ces jeunes entrepreneurs, le leader LREM a comparé les start-up à une gare, « un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien ». L’expression, qui sous-entend que ceux n’ayant pas réussi professionnellement ne sont rien au regard de la société, a largement choqué sur les réseaux sociaux. Mais si les internautes ont été nombreux à dénoncer le « mépris » de Macron pour les « gens du peuple », un témoignage a fait plus de chemin que les autres.

Il faudrait que Macron relise Zola, histoire de comprendre de quoi sont capables les petits "Riens".

 

 

Vous dites ? ... mais on s'en fout de ta suffisance la vie est ainsi faite 👀 Rien ne saurai remplacer les rêves !

« Cette France des oublié(e)s »

Il s’agit de celui de Marine, âgée de 31 ans et en situation de handicap. Sur son mur Facebook, la jeune mère et épouse a souhaité parler au président depuis « cette France des déclassé(e)s, des oublié(e)s, et des cassé(e)s par le système que, dit-elle, vous ne connaissez pas et n’avez jamais connu ». Et il est vrai qu’entre les conditions de vie de Marine, dont la famille vit avec 2.000 euros par mois pour 3, et celles de Macron, banquier, ministre puis candidat victorieux à la présidentielle, il y a comme un gouffre.

« Vous ne tiendrez pas un mois de cette 'vie de rien', que vous jugez avec une légèreté n’ayant d’égale que la banale indifférence portée par vous et celles de votre caste sur les miens » dénonce l’internaute. Mais au-delà du conflit de classe, c’est l’expression « ceux qui ne sont rien » à laquelle Marine « qui n’a jamais monté d’entreprise » s’est immédiatement identifiée, qui la révolte.

 

« Une vie qui compte »

Par son message, elle pointe le fossé construit, selon elle, par Emmanuel Macron entre « ceux qui réussissent » et ceux, au parcours professionnel et économique modeste, qui sont si éloignés de l’univers du président qu’ils ne peuvent même plus se sentir concernés par ses discours. Alors pour finir, Marine rappelle qu’elle n’est pas « rien » (…) et qu’elle a « une vie qui compte », comme si les mots de Macron avaient pu lui faire douter, quelque part, de la valeur de sa propre existence.

Le coup de gueule de la jeune femme, vu plus de 131.000 fois et partagé par 5.000 personnes, a fait son chemin sur les réseaux sociaux. Dans le sillage de son post, les témoignages se succèdent. Personnes âgées au minima vieillesse, jeunes à l’échelle 0 des bourses, quadras en recherche d’emploi depuis 3 ans… Les « Français du peuple », comme ils se nomment eux-mêmes, se défendent de n’être « rien » tout en revendiquant fièrement leur différence avec le « président Macron ».

 

 

Source : http://www.20minutes.fr

 

 

 

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 12:12

 

 
Ils  veulent couper les arbres de l'Esplanade des  Arênes.
              On  peut les  en  empêcher !
 
 
       Rassemblement  festif
 
        Samedi 1er juillet
            A  MIDI
 
   sur l'Esplanade  des  Arênes
         (côté musée  de la Romanité)
 
.
       Les grands arbres sont beaux,   et en été,  ils réduisent la violence du soleil :
       Ce  sont  nos  meilleurs   amis  contre la canicule.
.
       Mais  Fournier et Lachaud   s'en  moquent.  Car garder un arbre centenaire , 
       nécessite   de   l'entretien.     Ils   préfèrent  donc  les  couper   et    replanter
       des  jeunes  pousses,   qui  pendant  trente ans  ne  coûtent  pas  un  centime.
.
       Tant   pis  si    la  température  monte,    par  absence  d'ombre.   Tant  pis si 
       l'ensemble   du  climat  est  déréglé   par  ce genre  de stupidités.   Ainsi,  on 
       coupe  des  arbres  sains  et   on les  accuse  d'être malades   ...qui veut  tuer 
      son  chien l'accuse de la  rage !
 
 

 

POUMONS VERTS - CONFERENCE "in situ " - Micocouliers

RENDEZ VOUS SAMEDI SOUS LES MICOCOULIERS,PARVIS DES ARENES

SUR LE PARVIS DES ARENES MUSEE DE LA ROMANITE

samedi 1er juillet 2017 à 12h

 


A l'issu d'une déambulation sous le patrimoine arboré nimois, RENDEZ -VOUS pour une CONFERENCE "in situ " animée par MARTIN PREVEL poéte ,conteur, jardinier paysagite DPLG de l'école de Versailles, membre des naturonautes volubiles et DAVID ESCALIER militant écologique engagé dans la défense des arbres notamment....collectif de défense des terres
agricoles PACA.
MARTIN et DAVID nous partagerons leurs connaissances sur les MICOCOULIERS, comment les préserver , les entretenir et les élaguer. Elaguage qui correspond à des régles trés précises et doit etre effectué par un personnel agréer charger de veilller à l'application de ces régles...
UNE BELLE RENCONTRE PUBLIQUE, EDUCATIVE et CITOYENNE EN PERSPECTIVE ! Venez nombreuses et nombreux, invitez vos voisines et voisins !

Vous pouvez amener boissons et friandises à partager pour L'APERO DE L'AMITIE SOUS LES MICOCOULERS !

MARTIN agrée par l'état établira une expertise sur les micocouliers du parvis des arénes.
Si vous pouvez aussi préparer quelques piécettes pour participer aux frais de la venue de

Martin et David et à l'expertise, Merci !

A SAMEDI 1' juillet A MIDI....PILE !

André colporteur d'info pour POUMONS VERTS

 

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 15:37

 

 

Source : http://www.humanite.fr

 

 

 

Premières mobilisations post Assemblée et anti-Macron

Kareen Janselme
Mardi, 20 Juin, 2017
Humanite.fr

 

 

 

Tous les intervenants ont conclu à la nécessité d’un mouvement plus ample, mais aussi plus unitaire. Photo : Zakaria Abdelkafi/AFP

Tous les intervenants ont conclu à la nécessité d’un mouvement plus ample, mais aussi plus unitaire. Photo : Zakaria Abdelkafi/AFP

35 manifestations ont eu lieu lundi en France, au lendemain des élections législatives, à l’appel du Front social, rassemblant des milliers de syndicalistes, militants associatifs et politiques contre les ordonnances prévues par Emmanuel Macron et la « destruction sociale » du pays.

« Ce soir est le premier épisode d’une occupation des lieux. C’est très important d’être là dès les premiers jours qui suivent les élections législatives. La situation de ce rassemblement est très symbolique : l’Assemblée nationale d’un côté, et l’Automobile club de l’autre où se rencontrent les oligarques qui décident et les lobbyistes qui font valoir leurs intérêts. » Comme la sociologue Monique Pinçon-Charlot, beaucoup ce lundi soir, lendemain de vote, n’estime pas légitime la majorité parlementaire obtenue par la République en marche à l’Assemblée avec un taux d’abstention record de 57 %. Et ils sont venus le crier place de la Concorde à Paris et dans trente-quatre autres villes (Nantes, Lyon, Strasbourg, Toulouse, Le Havre, Bordeaux, Lille…)

« Plus de 27 millions d’inscrits ne sont pas aller voter, rappelle Mickael Wamen l’ex-délégué CGT de Goodyear à Amiens, figure de proue de ce Front social appelant au rassemblement. Ils ne se reconnaissent pas dans une démocratie où les politiques ne respectent pas leurs engagements comme nous l’a montré François Hollande. Nous avons besoin de gagner dans la rue en créant un outil, une courroie de transmission pour se faire entendre. » Le Front social veut représenter cet outil en agrégeant pour l’instant des syndicats (Sud PTT, CGT info’com, Sud santé sociaux…) peu suivis par leurs confédérations, même si Solidaires à l’issue de son congrès en Bretagne la semaine dernière, appelait dans sa motion générale à manifester dès le 19 juin avec le front social, tout en poussant à de nouvelles initiatives « dans le cadre le plus unitaire possible », à l’image de l’intersyndicale opposée en 2016 à la loi Travail.

A la tribune, un camion sono en lieu et place de la grande roue qui accueille d’habitude les touristes place de la Concorde, les syndicalistes en lutte ou discriminés décryptent le projet délétère de la loi travail XXL en préparation que veut imposer par ordonnances Emmanuel Macron. Mais les revendications sont plus larges : l’intention annoncée d’inscrire l’Etat d’urgence dans le droit commun épouvantent les militants dont nombreux ont vu leurs actions revendicatives interdites sous couvert de ces lois abusives. Les interdictions préventives de manifester ont d’ailleurs été condamnées le 9 juin par le Conseil constitutionnel. Sur 683 personnes, 574 en avaient fait les frais pendant le mouvement contre la loi El Khomri. 

Prochain rendez-vous de mobilisation le 27 juin

La soeur de Lamine Dieng (mort par étouffement dans un fourgon de police en 2007) a également pris la parole contre les violences policières, Jean-Baptiste Eyraud de Droit au logement a blâmé la violence faite aux précaires, accompagné par des familles venues manifester devant l’ambassade de Grande-Bretagne suite à l’incendie d’un HLM tuant 79 Londoniens. L’immeuble avait subi des travaux pour camoufler la misère, ignorant la sécurité des habitants, qui ont favorisé la propagation de l’incendie. 

Tous les intervenants ont conclu à la nécessité d’un mouvement plus ample, mais aussi plus unitaire, sans fermer la portes aux associations et autres syndicats. Certains comme l’Union départementale CGT de Paris, non adhérent au mouvement, sont venus soutenir l’initiative demandant eux aussi à ouvrir le mouvement. Dans la foule, des drapeaux NPA, France insoumise et Ensemble ont flotté, en réponse au discours. Quelques militants antifascistes ont tenté de gagner l’Assemblée, bien gardée par des camions et voitures de police bloquant l’accès au pont. La fanfare invisible a entamé l’hymne à la liberté chilien El pueblo unido jamas sera vencido. Prochain rendez-vous de mobilisation contre la casse sociale et la loi travail le 27 juin, à quelques pas, place des Invalides, à l’appel cette fois-ci de l’union régionale CGT.

Journaliste, rubrique social

 

 

 

Source : http://www.humanite.fr

 

 

 

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Source : http://www.europe1.fr

 

 

Rassemblements anti-Macron au lendemain des élections législatives

 

 
 
 

Rassemblements anti-Macron au lendemain des élections législatives

Des rassemblements ont eu lieu dans plus d'une trentaine de villes, de Toulouse à Nantes en passant par Lyon, Paris et Strasbourg. 

 

Plusieurs centaines de personnes étaient rassemblées lundi soir non loin de l'Assemblée nationale, à l'appel du collectif "Front social", pour protester contre le "plan de destruction sociale massive" prévu selon eux par Emmanuel Macron. "Y en a assez de la loi des patrons, c'est nous qui travaillons, c'est nous qui décidons" ou "c'est pas les salariés, c'est pas les immigrés, c'est Emmanuel Macron qu'il faut virer", scandaient les manifestants sous une chaleur étouffante et au rythme d'une fanfare, place de la Concorde à Paris.

"Flic, violeurs, assassins", scandent des militants antifas. Ils sont jeunes (lycéens/étudiants), avec des foulards pour certn. pic.twitter.com/9HBsu4x2LD

Fin de manif, le groupe du vient de terminer son morceau, il annonce 20.000 personnes dans les 34 rassemblement en France. pic.twitter.com/s9ob6rX8NT

Des rassemblements dans une trentaine de villes. Des rassemblements étaient également organisés dans une trentaine d'autres villes, dont Toulouse où la police a recensé une centaine de manifestants, mais aussi Nantes (200), Rouen (200). A Lyon, ils étaient plus de 300 à scander "Macron démission". Derrière la banderole de tête sur laquelle était écrit : "Face aux ordonnances, défendons nos conquêtes sociales !", le cortège s'est ébranlé vers 18H30 dans le centre ville, certains manifestants portant à bout de bras des pancartes indiquant "Contre la loi Travail, la rue répond lutte sociale" ou encore "Auto-défense contre les ordonnances".

A Strasbourg aussi une centaine de personnes ont manifesté pour appeler à la "résistance". "On est tous les bons petits précaires à Macron", avait inscrit une manifestante sur sa pancarte. Un premier rassemblement du Front social avait déjà eu lieu à Paris le 22 avril, à la veille du premier tour de l'élection présidentielle, suivi d'un défilé le 8 mai, au lendemain de la victoire d'Emmanuel Macron.

 

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 14:23

 

 

Source : https://blogs.mediapart.fr/richard-abauzit

 

 

Guerre sociale, mode d'emploi

 

 

 

 

Les ordonnances de Macron sont prêtes depuis longtemps. Seules subsistent quelques ruses à peaufiner, comme on a pu en avoir un aperçu avec la délicieuse fuite du projet du ministère du travail, dans laquelle on pouvait lire que le sort réservé au "compte pénibilité" dépendrait de la «solution d'atterrissage à inventer dans les jours ou semaines qui viennent».
 
 

Quand Macron a jugé nécessaire d’aller rencontrer les salariés de Whirpool en grève, il a demandé un « hygiaphone » pour leur parler. Ce n’est sans doute pas seulement son ignorance de l’objet idoine, le mégaphone. Cela a sans doute à voir avec ses déclarations sur les ouvrières illettrées des abattoirs Gad et avec un point de son programme pour les présidentielles où il prévoit de sanctionner les « incivilités » dont les « crachats » par des « amendes immédiates et dissuasives » alors que, en même temps, son programme prévoit la création d’un droit à l’erreur pour, je cite pour l’exemple pris, « un employeur qui oublie de déclarer à l’URSSAF la prime de Noël qu’il verse à ses salariés ».

 

Les buts et les moyens de la guerre

Macron est un évangéliste du marché qui nage, selon la formule de Marx, dans les eaux glacées du calcul égoïste. Il ne fait qu’appliquer le programme de toujours du capitalisme, l’accumulation du profit par quelques uns, et qu’on peut résumer quant aux buts par la formule T.G.V : Travailler plus (i.e faire travailler plus), Gagner moins (faire travailler pour le moins cher possible), Virer le plus vite et avec le minimum de frais.

Une nouveauté cependant : le programme présidentiel de Macron et ce qu’on peut déjà savoir des ordonnances à venir va plus loin qu’un nième rabotage de ce qu’il reste de droits sociaux. Il est question de leur suppression totale pour aller, numérisation aidant, vers une société que Macron a défini comme une société « sans statuts ». Un oxymore qui désigne précisément la situation des travailleurs ubérisés : pas de limitation à la durée de travail, pas de revenu minimal, pas de sécurité sociale et un licenciement sur simple déconnexion. Esclaves ou domestiques, la marche arrière nous conduit ici au début du XIXème siècle, où la violence sociale se déployait à l’ombre de la violence policière.

Autre nouveauté, et les fonctionnaires et contractuels qu’on a peu vus dans les manifestations contre la loi travail devraient rouvrir leurs yeux, les Fonctions publiques rentrent dans cette dissolution et seront, comme en Grèce, sans doute en première ligne de la démolition programmée.

Quant aux moyens de réalisation de ces objectifs permanents, ils n’ont pas varié : armer les employeurs et en même temps désarmer ceux qu’ils exploitent. Citons, outre la démolition bien avancée de la médecine du travail, de l’inspection du travail et des prud’hommes, l’affaiblissement constant des moyens et de l’indépendance des représentants du personnel qui va être aggravée dans les ordonnances à venir par la mise en pièce des CHSCT et la mise en place d’un référendum auprès des salariés pour contourner les syndicats qui en méritent encore le nom.

 

Revue de détail

Pour les buts, l’analyse des lois déjà passées 1, des projets patronaux aussi précis qu’anciens, des exigences du conseil d’administration des multinationales (Commission européenne), du programme présidentiel 2 et des fuites sur la préparation des ordonnances 3 permet de décrire précisément le TGV programmé.

La loi travail avait prévu la réécriture complète du Code du travail sur le principe révisionniste (au sens négation du droit du travail) suivant : plus de loi, l’accord d’entreprise fera la loi (un code du travail par entreprise) ; à défaut d’accord d’entreprise, la branche professionnelle fera la loi ; en l’absence de tout accord, il y aura un droit minimal par décret, et le projet d’ordonnance stipule que ce droit pourra être moins favorable que le droit actuel. La loi travail avait réécrit la partie durée du travail et prévoyait deux années pour le reste du Code. Un an après, Macron devance juste l’appel.

Il y aura sans doute une nouvelle tentative de supprimer, si possible, ou de contourner la durée légale du travail, dont il faut marteler qu’elle n’est que le seuil à partir duquel on calcule les heures supplémentaires qui doivent être payées plus cher. Les dissimuler et les payer moins cher (10% de majoration au lieu de 25%) comme le permet la loi travail ne leur suffit pas. Pour arriver à 0%, il est probable que sera réutilisée la ruse de la commission Badinter (un temps inscrite dans le projet de loi travail), reprise dans les déclarations de Fillon et de Macron au début des présidentielles : chaque entreprise dira s’il elle choisit une durée « normale » (néologisme de la commission Badinter) différente de 35 h (39, 40, 45 par exemple) et les heures supplémentaires éventuelles seront décomptées au-delà de cette durée « normale ».

Si on ajoute l’exonération prévue des cotisations sociales sur les heures supplémentaires, voilà qui rendra ces heures moins chères que des heures normales. Epuisement pour les uns, chômage pour les autres.

Il y aura également de nouvelles libertés pour les employeurs : horaires de travail, pauses, fractionnement du repos quotidien et hebdomadaire (sous couvert de « télétravail »), services publics extensibles (« Nous élargirons les horaires d’ouverture des services publics pour les adapter aux contraintes des usagers : certains services publics ouvriront le samedi et en soirée » ; « Nous ouvrirons les bibliothèques en soirée et le week-end »). Sans doute aussi verra-t-on revenir la question de l’allongement de la durée du travail pour les enfants : Macron, tout comme le PDG d’Air France était scandalisé que ce point trop symbolique ait été, devant la mobilisation, retiré de la loi travail.

Gagner moins. En commençant par l’apprentissage, car ce qui est prévu symbolise assez bien la société programmée. Macron a prévu de supprimer les contrats d’apprentissage en les fusionnant avec les contrats de professionnalisation, en supprimant au passage les limites d’âge. Apprenti tout au long de sa vie, c’est le retour au Moyen Age.

 

Pour les salaires et retraites, il faut distinguer les salaires nets des salaires bruts.

 

Salaires nets : pour le Smic, il pourra être question de revoir les indexations comme la commission Badinter en avait ouvert la possibilité. Pour les salaires minima des conventions collectives définis par les grilles de classification elles mêmes basées en partie sur la qualification (de même les grilles de la fonction publique) le programme présidentiel de Macron prévoit de les remplacer par des accords d’entreprise : « C’est seulement à défaut d’accord d’entreprise que la branche interviendra. Ainsi, les conditions de travail et les salaires notamment seront négociés au plus près du terrain ».

Sur ce point essentiel (qu’on pense à la Grèce ou les conventions collectives ont été supprimées et à l’Espagne où leur couverture se réduit à grande vitesse), le gouvernement avance masqué dans les parodies de concertation qui vont durer jusqu’à mi juillet. Pour les fonctionnaires, l’équivalent de cette évolution s’écrit ainsi : « Nous mettrons fin à l’évolution uniforme des rémunérations de toutes les fonctions publiques afin de mieux prendre en compte les spécificités de chacune »

Salaires bruts : i.e les cotisations sociales versés à la sécurité sociale, la partie vitale pour ceux qui n’ont pas ou plus de travail : privés d’emploi, malades, accidentés du travail, retraités. Ce dont on parle c’est 470 milliards d’euros. Macron prévoit de réduire la Sécurité sociale en miettes, le gâteau étant récupéré par les assurances privées, mutuelles et fonds de pension.

Aux dizaines de milliards d’exonérations de cotisations sociales actuelles, Macron prévoit notamment d’ajouter la suppression des cotisations salariales maladie et chômage, la pérennisation du CICE sous forme d’exonérations permanentes de 6 points, la suppression de toute cotisation sociale pour tous les salariés au Smic (1800 euros par an et par salarié, un cadeau fabuleux qui va contribuer à augmenter le nombre de personnes payées au Smic).

Pour les retraites, l’instauration prévue d’un seul régime (par points) est la garantie d’un avenir caractérisé par une baisse considérable des retraites, les fonctionnaires en premier, et un basculement inévitable vers la fin des retraites par répartition.

Qui va payer ce que les patrons ne paieront plus : essentiellement les salariés, retraités et fonctionnaires par l’augmentation prévue de la CSG et tout le monde par la baisse de la prise en charge des soins et des médicaments et la baisse des indemnités chômage...

 

*Suite de l'article sur blogs.mediapart.fr/richard-abauzit

 

 

Source : https://blogs.mediapart.fr/richard-abauzit

 

 

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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 17:41

 

 

Source : https://blogs.mediapart.fr/c-est-nabum/blog/140617/la-dissolution-du-peuple

 

 

La dissolution du peuple

 

 

L’entre-soi des nouveaux privilégiés.

 

En Marche à R'cule !

 

 

cdn-well-v-17252

Le grand coup de balai promis aura lieu. Je reste sans voix d’ailleurs tant je pensais que les positions des vieux barons arrogants demeureraient inébranlables. C’était sans compter sur la désespérance d’un peuple qui ne se sent plus concerné par la chose publique. Il faut bien reconnaître, à sa décharge, que les politicards professionnels, les grands partis mafieux avaient tout fait au préalable pour confisquer la démocratie à leur seul profit. Qu’ils soient à leur tour poussés vers la sortie à grands coups de pieds au C... n’est qu’un juste retour de bâton !

Mais en attendant, la représentation nationale va atteindre encore à la caricature. La nouvelle vague amplifiant plus encore le phénomène d’évincement du peuple réel des instances décisionnaires. À la place des vieilles badernes adipeuses et prétentieuses, nous allons avoir des jeunes loups aux dents acérées, des ambitieuses issues d’une classe sociale qui n’a jamais mis les mains dans le cambouis. La belle opération que voilà, les vieux, les retraités, les ouvriers, les paysans, les pauvres, les chômeurs n’auront plus la parole ni même le moindre porte-voix dans cet hémicycle qui va prendre des allures de sauterie à paillettes.

La moitié des électeurs ne s’est pas déplacée et il en ira plus mal encore lors du prochain tour. La Démocratie s’est vidée de sa signification par la faute même d’un système qui amplifie à la déraison une petite supériorité numérique. Rayer le peuple de la carte électorale pour se permettre des réformes qui vont toutes contre ses intérêts, anéantir les droits et les protections, c’est transformer le pays en une jungle libérale absolue.

Le risque est immense de la désespérance. La colère prendra le relais de l’indifférence et de la déception sourde. À ainsi mépriser puis effacer les souffrances et les difficultés, les nantis se sont assuré un triomphe facile, une ascension aisée, un couronnement sans résistance. Mais que faire d’une chambre qui n’est que la copie conforme des privilèges et des réussites ? Les autres doivent-ils être éliminés ? L'eugénisme est en marche et la ségrégation par la réussite une certitude. Malheur aux exclus de la galette !

Celui qui ne peut plus se faire entendre finit par hurler avant que de se mettre à mordre et pire encore. C’est la terrible réalité de la nature et le gentil banquier lisse et ses sbires ont bien tort de se réjouir d'une victoire éclatante trompeuse et factice. Les éclats justement seront pour bientôt, quand ceux qu’ils vont harceler sans cesse par des ordonnances honteuses, des mesures injustes, des décisions iniques finiront par avoir la rage.

Balayer les sortants pour mettre en place une cohorte qui ne fera qu’endosser les mêmes habits, prendre les mêmes travers, se fondre dans les déplorables habitudes passées n’a aucune utilité. Le peuple a renoncé à se faire entendre car il a compris qu’il n’est jamais représenté. Ce n’est pas en changeant les têtes d’affiche qu’il a la moindre chance d’être compris. Celles-là sont certes nouvelles mais tout autant éloignées de ses préoccupations et de sa réalité.

Ce système est entièrement à changer car il donne tous les pouvoirs à une caste qui ne représente qu’une infime partie de la société. C’est un accaparement scandaleux du pouvoir, un complot médiatique fomenté par des valets d’un libéralisme sans état d’âme, par des serviteurs de groupes de pression souterrains qui font ramasser la mise au profit d’un tiers état qui va retourner à sa situation d’avant 1789.

Le banquier lisse vient de réaliser un coup d’éclat sans précédent dans l’histoire qui n’est en réalité qu’un habile et insidieux coup d’état inodore et incolore. Pourtant déjà nous arrivent les remugles de ce qu’il va mettre en place. Les coupes honteuses dans nos droits, le racket fiscal pour les plus faibles, les avantages pour les plus riches. Nous changeons de régime, le pouvoir est aux mains d’un pion de la banque et de la finance internationale.

Le peuple s’abstient de tout commentaire tout autant que de participer à cette farce. Il sait qu’il va être harcelé, martyrisé, nié par la secte de l’argent roi. Une période noire s’ouvre à ceux qui n’ont pas l’heur d’être dans le rang des élus de la prospérité, des princes de la réussite, des champions de la jeunesse triomphante et privilégiée. Prosternons-nous devant sa majesté Emmanuel premier et sa nouvelle cour. Nous ne sommes rien qui vaille pour ces dignes représentants de l’iniquité.

Dépitement sien

 

 

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Source : https://blogs.mediapart.fr/c-est-nabum/blog/140617/la-dissolution-du-peuple

 

 

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 21:48

 

 

Source : http://www.liberation.fr

 

 

 

Tribune

Non au procès des militants de L214 !

Par Un collectif de chercheurs

 

 

 

 

Lors de la manifestation de l'association L214 qui dénonce le traitement des animaux dans les abattoirs français, à Paris, le 19 septembre 2016.

Lors de la manifestation de l'association L214 qui dénonce le traitement des animaux dans les abattoirs français, à Paris, le 19 septembre 2016. Photo Albert Facelly pour Libération

Deux militants de l'association L214, qui lutte contre la maltraitance animale et la consommation de viande, sont jugés ce lundi pour avoir pénétré dans un abattoir. Des chercheurs soutiennent leur travail légitime.

Dans la nuit du 12 au 13 décembre 2016, deux militants de l’association L214 sont interpellés par la gendarmerie à l’entrée de l’abattoir Guy Harang (à Houdan, Yvelines). Ils viennent récupérer la caméra placée dans l’établissement. Ce lundi, ils sont jugés au tribunal correctionnel de Versailles pour «violation de domicile» et «tentative d’atteinte à la vie privée par fixation, enregistrement ou transmission de l’image».

 

Cet établissement n’est pas n’importe lequel : il est l’un des rares abattoirs à s’être équipé d’un système de vidéosurveillance. En réaction aux premières enquêtes réalisées par l’association L214, 13 caméras filmant l’intérieur et l’extérieur du bâtiment avaient été installées par la direction, qui se réserve l’accès aux images. Cet abattoir a en outre fait l’objet d’un contrôle par la direction départementale de la protection des populations (DDPP) des Yvelines en avril 2016, à l’issue duquel seuls «quelques gestes inappropriés» avaient été relevés, l’abattoir étant globalement évalué «B – non-conformité mineure». «La maîtrise de la protection animale est en grande partie satisfaisante malgré le constat de points de fragilité» constatés (1). Ces éléments peuvent donner à penser qu’il s’agit d’un établissement soucieux d’appliquer une réglementation qui proscrit les «souffrances inutiles» à l’acte de mise à mort.

 

Ce que la direction de l’abattoir ignorait, c’est que d’autres caméras – non placées par elle-même – ouvraient l’œil sur le traitement des cochons au cœur de l’enceinte. Contredisant le constat lénifiant de la DDPP et la mansuétude de la direction de l’abattoir, les mauvais traitements subis par les animaux étaient dévoilés au public dans l’émission de télévision Envoyé Spécial, le 17 février, soit deux mois après la garde à vue des militants. Des images bouleversantes révèlent l’entassement des animaux dans la bouverie, les coups de pied et les décharges à répétition à l’aide d’aiguillons électriques par les salariés pour faire avancer, vers la tuerie, des animaux qui regimbent. La peur, patente dans leur résistance, ne doit pas être omise dans la considération de la situation des animaux à l’abattoir.

 

Lorsque les militants ont été arrêtés, ils venaient récupérer la caméra qui aurait permis de montrer la réalité de la narcose par CO2, une méthode «d’étourdissement» qui porte mal son nom. En effet, loin de sombrer paisiblement dans l’inconscience, les cochons crient, se débattent dans la cuve de dioxyde de carbone pour échapper à l’asphyxie. Aucun journaliste n’a qualifié d’étourdissement le calvaire des cochons à l’abattoir d’Alès en octobre 2015 : les images, insupportables, forçaient à reconnaître l’extrême souffrance des animaux.

 

L’association L214 a porté plainte pour «mauvais traitements sur animaux» contre l’abattoir Guy Harang auprès du tribunal de grande instance de Versailles. Gageons que le jugement donnera raison à L214, comme cela a été le cas pour l’abattoir du Vigan (le plus petit abattoir public de France), où des peines inédites ont été prononcées à l’encontre de l’employé mais aussi à l’encontre de l’exploitant (prison avec sursis et amendes, interdiction d’exercer durant cinq ans dans un abattoir).

 

Il n’est que trop clair que sans le travail des militants, rien de ce qui se déroule dans les abattoirs n’aurait été mis au jour, alors que cette réalité nous concerne tous, mangeurs ou non mangeurs de chair animale. Cette action est légitime. Selon la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), les discussions relatives à la protection des animaux relèvent d’un «intérêt général légitime» (2) ; «les associations de protection des animaux jouent un rôle de chien de garde public semblable à celui de la presse» (3). Enfin, comme le proclame un troisième arrêt, la «collecte d’informations d’intérêt général aux fins de constituer un débat public» (4) fait partie de la mission des militants. C’est bien dans ce cadre que l’association L214 agit : dans l’intérêt général des animaux et des humains (consommateurs, citoyens et salariés), et ce, sans but lucratif. C’est à cette fin que, en quelques mois, de nombreuses images filmées dans plusieurs abattoirs de France (Le Vigan, Alès, Pézenas, Mauléon-Licharre, Limoges…) ont été diffusées grâce à l’aide de salariés indignés par le traitement des animaux. Ce sont ces images qui, incontestablement, nous ont permis de prendre conscience de ce qu’endurent ces animaux destinés à nous nourrir et d’ouvrir un débat de fond sur la place des animaux dans notre société.

 

Indispensables, ces enquêtes pallient une carence de l’Etat qui, à l’évidence, par le biais de ses services vétérinaires (DDPP), ferme les yeux sur des infractions majeures et répétées à la loi dans les abattoirs. Combien de preuves faudra-t-il encore pour que l’Etat se donne véritablement les moyens de faire appliquer une réglementation pourtant minimale : éviter les souffrances inutiles ? La condition des animaux dans ces lieux singuliers où ils sont rassemblés pour être tués doit être connue de tous pour que les choix soient éclairés. C’est pourquoi nous soutenons le travail légitime des deux militants de l’association L214 qui sont jugés ce lundi, saluons leur courage et reconnaissons leur rôle de lanceurs d’alerte.

 

Signataires : Eric Baratay, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Lyon Jean Moulin. Renaud Barbaras, philosophe, professeur à l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne. Donato Bergandi, philosophe, professeur au Muséum national d’Histoire naturelle. Christian Berner, philosophe, professeur à l’université de Lille 3. Etienne Bimbenet, philosophe, professeur à l’université Bordeaux Montaigne. Céline Borello, historienne, professeur à l’université du Maine. Florence Burgat, philosophe, directeur de recherche, INRA/ Ecole Normale Supérieure. Anne-Blandine Caire, professeur de droit privé à l’université Clermont Auvergne. Belinda Cannone, maître de conférences en littérature comparée à l’université de Caen Basse-Normandie. Emilie Hache, philosophe, maître de conférences à l’université de Paris Nanterre. Maren Köpp, maître de conférences au Département d’Arts plastiques à l’université de Paris 8. Geoffroy de Lagasnerie, philosophe, Professeur à l’Ecole Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy. Catherine Larrère, philosophe, professeur émérite à l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne. Philippe Léna, géographe, directeur de recherche émérite, IRD/MNHN. Véronique Le Ru, philosophe, professeure à l’université de Reims. Ninon Maillard, maître de conférences en Histoire du droit à l’université de Nantes. Christine Marcandier, maître de conférences en littérature classique à l’université Aix-Marseille. Fabien Marchadier, professeur de droit privé à l’université de Poitiers. Vincent Message, maître de conférences en littérature générale et comparée à l’université de Paris 8. Joël Minet, zoologiste, professeur au MNHN. Laurent Mucchielli, sociologue, directeur de recherche au CNRS. Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue à l’EHESS. François Noudelmann, philosophe, Professeur à l’université de Paris 8. Sylvie Perceau, helléniste, maîtresse de conférences à l’université d’Amiens. Xavier Perrot, maître de conférences en Histoire du droit à l’université de Limoges. Dominique Pradelle, philosophe, professeur à l’université de Paris-Sorbonne. Joëlle Proust, philosophe, directeur de recherche, Institut Jean Nicod, Ecole Normale Supérieure. Pierre-Yves Quiviger, philosophe, professeur à l’université de Nice Sophia Antipolis. Philippe Reigné, professeur de droit privé au Conservatoire national des arts et métiers. Pierre Serna, professeur d’histoire de la Révolution française à l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne. Céline Spector, philosophe, professeur à l’université Paris-Sorbonne. Lorenzo Vinciguerra, philosophe, professeur à l’université de Picardie. Gabrièle Wersinger-Taylor, philosophe, professeure à l’université de Reims.

(1) https://www.l214.com/communiques/2017/02/17-enquete-abattoir-Houdan/imgs/78_GUY_HARANG_ABATTOIR.pdf

(2) Arrêt Bladet Tromso / Norvège du 20 mai 1999.

(3) Animal Defenders International / Royaume-Uni du 22 avril 2013.

(4) Guseva / Bulgarie du 17 février 2015.

 

Un collectif de chercheurs

 

 

 

Source : http://www.liberation.fr

 

 

 

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