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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 19:49

 

Source : http://soligrecsnimes.collectif-citoyen.fr

 

 

SoliGrecsNîmes

Collectif citoyen, solidaire de la résistance du peuple grec contre l'austérité économique qui lui est infligée.

 

 

Caravane Solidaire 2016 : c’est parti pour la grande collecte dans le sud !

Pharmacie-Solidaire-201511-00
 
 

 

Plusieurs associations et collectifs se réunissent pour organiser l’envoi de médicaments, de matériels médicaux et de fournitures en Grèce cet automne.

La Caravane Solidaire, dont l’initiative a démarré depuis février 2016, avec le rassemblement d’organisations de toute la France, passe la vitesse supérieure, avant de prendre la route le 15 octobre vers la Grèce. L’opération sera cadencée de la manière suivante :

  • Organisation de la grande collecte
  • Commerce solidaire pour des produits grecs naturels
  • Quinzaine de la solidarité
  • Soirée du retour avec distribution des produits grecs commandés

Pour le sud de la France, les organisations suivantes se sont regroupées pour unir leurs moyens :

  • Alès : Collectif Cévenol de Solidarité avec le Peuple Grec
  • Avignon : Collectif Vauclusien de Soutien au Peuple Grec et contre l’Austérité
  • Narbonne : Collectif « Comment aider ceux qui aident »
  • Saint Mamert du Gard : Association Vivence
  • et enfin, le Collectif « SoliGrecs Nîmes« 

La grande collecte

Elle est destinée à recueillir médicaments, matériel médical, vêtements et fournitures diverses. Cette liste des besoin nous a été transmise par les bénévoles grecs sollicités pour l’opération.

C’est pour qui ?

La collecte réalisée en France sera distribuée aux organisations et aux Dispensaires Sociaux et Solidaires grecs, autogérés par des membres et des soignants exclusivement bénévoles.

Pharmacie-Solidaire-201511-17 Pharmacie-Solidaire-201511-22 Main-Tendue-de-Narbonne-07 Main-Tendue-de-Narbonne-08 City-Plaza-Nourriture-Espagnols

C’est pour quoi ?

DispensaireLe peuple grec est soumis à un régime d’austérité imposé par l’Europe depuis la crise de 2008 : taux de chômage très élevé, précarité sans précédent, droits sociaux gravement diminués, augmentation des suicides, de la mortalité infantile, réduction d’accès aux soins à cause de leurs coûts…

À ce contexte, s’ajoute le secours des grecs aux réfugiés. Ce sont des initiatives populaires qui ont permis la création des Dispensaires Sociaux et Solidaires.

Qui organise ?

Nous sommes des membres bénévoles d’associations et de collectifs qui ont décidé de regrouper leurs moyens pour permettre la réalisation d’une Caravane Solidaire avec plusieurs véhicules, depuis toute la France, vers la Grèce.

Main-Tendue-de-Narbonne-01 Fourgon-Cévenol-201607 Fourgon-Coutances-01 Pharmacie-Solidaire-201511-06

Quoi donner ?

  • Médicaments : impérativement avec date limite après janvier 2017
  • Lait pour bébé : 1er et 2ème âge
  • Matériel médical : béquilles, déambulateur, fauteuil roulant, lit médicalisé…
  • Vêtements : simples et sobres pour enfants et adultes (jeans, t-shirts, sweets…)
  • Produits d’entretien et d’hygiène : brosses à dents, dentifrices, savons et shampoings, serviettes de toilettes, serviettes hygiéniques, rasoirs, peigne, éponge, brosse, balais…
  • Affaires scolaires : cahiers, crayons, stylos, tableaux, paperboard…

Où donner et qui contacter ?

Des points de collecte sont organisés dans différents établissements. Plusieurs membres bénévoles se sont proposés pour être des correspondant(e)s locaux.

Recherchez celui qui est le proche de chez vous, sur la carte interactive pour connaitre ses coordonnées et rentrer en contact.

Vous souhaitez être dépositaire ou correspondant local ? Contactez-nous vite en cliquant ici !

 

Achat de produits grecs naturels : commerce solidaire

Profitez du retour des véhicules pour obtenir les produits naturels locaux !

Lessives et savons naturels, fabriqués par l’usine autogérée VIO.ME et produits issus de la culture bio en Crête… Cliquez ici pour compléter votre bon de commande en ligne.

Ne perdez pas de temps, la date limite des commande est fixée au 10/10/2016.

Quinzaine de la solidarité

De multiples événements sont organisés nationalement du 1er au 15 octobre 2016.

Tous les événements sont présentés dans l’agenda. Cliquez ici pour y accéder aux événements recensés.

Avant le départ : points collectes et appels au dons

Projections de films, diffusion de documentaires, rassemblements festifs… sont autant d’initiatives locales qui concourent à l’organisation de la Caravane Solidaire. Chacune de ces soirées tiendra un Point Collecte pour que ceux qui le souhaitent puisse apporter les articles qu’ils souhaitent donner. Avec une entrée gratuite, certaines d’entre-elles seront animées de débats, buffets…

Bien entendu, chacun pourra faire des dons en numéraire.

Pour les dons supérieurs à 50€, il pourra être établi un reçu fiscal vous permettant de bénéficier d’une déduction fiscale de 66%. C’est dommage de ne pas en profiter !

La quinzaine de la solidarité sera clôturé, par le départ de la Caravane vers la Grèce, depuis Lyon, à l’occasion d’un grand événement organisé à Vénissieux (69).

Au retour : récits et distribution des produits grecs commandés

Plusieurs organisations ont d’ores et déjà émis le souhait d’organiser une soirée en présence des participants à la Caravane, après leur retour.

Outre leurs récits, ce sera l’occasion de pouvoir récupérer les articles grecs commandés aux bénévoles.


Vous souhaitez communiquer sur l’organisation de la Caravane Solidaire ? Rendez-vous ici pour accéder aux kits de communication préparés.

 

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Invitation des journalistes au départ de la Caravane Solidaire vers la Grèce

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Nous vous proposons de venir rencontrer les membres de SoliGrecs à la veille de leur départ vers la Grèce,

A l’occasion du tri de médicaments et fournitures,

Dans les locaux d’Amphi30 (Action Médico Pharma Human Intern Gard : 10 Rue Arnavielle, 30900 Nîmes, cliquez ici pour voir la carte),

Ce vendredi 14 octobre à 14h00.

img_20161005_002314_273Ils vous décriront à cette occasion ce qui est prévu une fois en Grèce, la retranscription en partenariat avec Médiapart, ainsi que la programmation de soirées avec témoignages sur le séjour, déjà planifiées pour Nîmes et Avignon.

Compte-tenu du succès rencontré à l’occasion de la collecte auprès des citoyens, un autre convoi est dors-et-déjà programmé pour février 2017 !


Les besoins sont considérables mais nos petits gestes comptent énormément pour ceux qui, en Grèce, agissent au quotidien.

Le 15 octobre prochain, la Caravane de solidarité avec le peuple grec, venue de toute la France, se regroupera à Lyon, après avoir collecté du matériel médical, des médicaments, des vêtements et des fournitures scolaires à destination des dispensaires médico-sociaux autogérés d’Athènes, de Thessalonique et des camps de réfugiés.

Il s’agit là d’une mobilisation citoyenne sans précédent destinée à attirer l’attention sur la situation de la Grèce, que les politiques européennes successives, dictées par les mesures d’austérité imposées par la Troïka (avec le FMI et la BCE) ont rendu exsangue :

Diminution drastique des salaires et des retraites, montée en flèche du chômage (près d’un quart de la population est touchée), de la pauvreté et de la précarité sociale.

Plus d’un tiers de la population n’a plus d’assurance maladie et se voit donc privée d’accès aux soins !

De plus de nombreux services hospitaliers ont dû fermer, faute de moyens et beaucoup de médecins ont été chercher à l’étranger des postes plus lucratifs…

Pour pallier à cette situation dramatique, la mobilisation solidaire de citoyens bénévoles, de médecins, de soignants et de travailleurs sociaux a permis l’émergence de dispensaires médicaux (53 en Attique), fonctionnant pour la plupart de manière autogérée. Destinés initialement aux soins pour les plus démunis, ils doivent maintenant prendre en charge également les migrants et réfugiés que l’Europe confine dans le pays et qui reçoivent néanmoins en Grèce, un accueil digne et humain ( plus de 170 000 personnes ainsi accueillies sur le continent et les îles).

Pour le sud de la France, 2 fourgons et 7 gardois participeront à la caravane nationale et rejoindrons tout d’abord Lyon – Venissieux ce samedi 15 octobre pour un grand meeting de convergence nationale. Il clôturera la quinzaine de solidarité avec la Grèce dont le point d’orgue fut par exemple à Nîmes la réunion du 5 octobre a la maison du protestantisme à Narbonne la projection de « La Tourmente Grecque 2 » suivie d’un débat, à la MJC, ce jeudi 13 octobre. Ils prendront la route vers Ancône (Italie) où se rassemblera l’ensemble de la caravane, avant d’être accueillie par des événements de solidarité le 20 octobre à Thessalonique et le 23 octobre à Athènes, notamment au dispensaire d’Ellenikon.

Ils apporteront ainsi les dons, matériels et médicaments, collectés par le Collectif SoliGrecs Nîmes, le Collectif alésien mais aussi par l’association Vivence de St Mamert du Gard auprès de la population gardoise ainsi que par les collectifs de solidarité d’Avignon, de Narbonne et des militants marseillais sensibles à la cause grecque.

 

 

 

Source : http://soligrecsnimes.collectif-citoyen.fr

 

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 14:04

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

Manifestation de retraités contre l'austérité à Athènes

 

 

Publié le 03 octobre 2016 à 13h40

 

 

 

Manifestation de retraités contre l'austérité à Athènes

/Photo prise le 3 octobre 2016/REUTERS/Alkis Konstantinidis ((c) Reuters)

 

ATHENES (Reuters) - La police grecque a procédé à des tirs de gaz lacrymogènes pour disperser lundi une manifestation de retraités qui protestaient à Athènes contre la diminution de leurs pensions, conséquence des mesures d'austérité imposées par les créanciers internationaux de la Grèce.

Environ 1.500 personnes ont tenté de se rendre vers le siège du gouvernement avant d'être bloquées par la police anti-émeutes.

Plusieurs dizaines de manifestants ont alors voulu de renverser un autocar de la police qui bloquait l'accès aux bureaux du Premier ministre Alexis Tsipras.

Le gouvernement grec doit présenter lundi au Parlement son projet de budget pour 2017 alors que le pays subit encore les conséquences des plans d'austérité successifs imposés depuis sept ans.

 

(Renee Maltezou; Pierre Sérisier pour le service français)

 

 

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

 

 

 

 

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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 13:32

 

Info reçue par mail

 

 

 

Contactez nous pour participer à la collecte de médicaments et de petit matériel médical.Janie
 
Des Docs et
                                              Débats - Soirée nimoise
                                              sur les dispensaires
                                              solidaires grecs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des Docs et Débats - Soirée nimoise sur les dispensaires solidaires grecs

Les membres de SoliGrecs Nîmes vous informent de l'organisation de la prochaine soirée nîmoise "Des Docs et Débats", consacrée aux Dispensaires Sociaux et Solidaires grecs :

Le mercredi                                      5 octobre 2016 à partir de 19h30

A la grande salle de la Maison du Protestantisme,

3 rue Claude Brousson à Nîmes (entre la Maison Carrée et le square Antonin)

Entrée gratuite.

Une soirée qui va se dérouler en 3 temps, à l'occasion de la Quinzaine de la Solidarité, organisée nationalement du 1er au 15 octobre, précédent le départ de la grande Caravane Solidaire vers la Grèce du 16 octobre                                    2016.

 

Une série de reportages TV

Cette courte projection (20 min environs) retracera l'origine et les motivations liées à la naissance de ces établissements de santé autogérés, créés spontanément par des citoyens, tous bénévoles, au lendemain de la crise financière de 2008 et à l'application des premières résolutions d'austérité imposées par l'Europe. Parmi celles-ci, des réformes drastiques qui concernent la santé ont touché directement les citoyens dont la population la plus vulnérable rencontrait des difficultés d'accès aux soins.

Ces initiatives ont mené de nombreux soignants, médecins, infirmiers et personnes impliquées dans la gestion d'activités sociales, à créer des dispensaires permettant de compenser les suppression / réduction d'accès au service public de santé. La fréquentation de ces dispensaire n'a cessé de croître avec la suppression progressive des aides sociales, dans un des pays connaissant les plus grosses difficultés financières d'Europe. S'ajoute aujourd'hui aux tâches gérées par ces Dispensaires Sociaux et Solidaires, la prise en charge nécessaire de migrants, compte-tenu de l'afflux sans précédent et du blocage des actions européennes pour gérer la question des réfugiés.

Un débat avec les membres du collectif

 

Les membres du collectif, impliqués dans la participation d'actions en soutien aux dispensaires grecs (apport de médicaments et de matériels médicaux...) relaieront le message adressé par les grecs et les besoins qu'ils expriment.

Au delà de récits sur le contexte social, économique et politique grec, ils décriront l'organisation qui est prévue pour la Caravane Solidaire 2016, événement national, fédérant toutes les organisations œuvrant pour le soutien apporté au peuple grec. Ils répondront bien volontiers aux suggestions, sollicitations et interrogations du public.

Buffet solidaire et collecte

L'organisation de l'événement est strictement bénévole. Les dons récoltés depuis cet été permettent dors et déjà de programmer le départ d'un fourgon avec ses 2 chauffeurs. Nous avons l'objectif de permettre le départ d'un second véhicule.

Dans ce but :

• Un buffet froid sera proposé, dont les bénéfices participeront au financement du trajet d'un véhicule supplémentaire,

• Un Point Collecte permettra aux visiteurs d'apporter médicaments et fournitures destinés à faire partie de la Caravane Solidaire,

• Des bons de commande seront à disposition pour obtenir des produits naturels grecs, rapportés en France par les véhicules de la Caravane, dont les bénéfices seront exclusivement consacrés à l'opération.

Ce moment convivial sera l'occasion de bavarder avec les membres de quelques organisations voisines avec lesquelles SoliGrecs Nîmes officie pour ce projet : Collectifs d'Alès, Avignon, Narbonne... et l'association Vivence de St Mamert du Gard.

Si vous souhaitez rencontrer plus spécifiquement les membres qui participeront à la Caravane Solidaire, nous vous proposons de nous contacter directement par email : soligrecsnimes@collectif-citoyen.fr

Téléchargez ici l'affiche relative à la participation de SoliGrecs Nîmes à la Caravane Solidaire 2016 : http://soligrecsnimes.collectif-citoyen.fr/wp-content/uploads/2016/09/Affiche-Caravane-Solidaire-2016-N%C3%AEmes-A4.pdf

Pour en savoir plus sur l'organisation de la Caravane Solidaire 2016, consulter notre publication : http://soligrecsnimes.collectif-citoyen.fr/category/les-actions-solidaires/caravane-solidaire-2016/. Revoir les publications de la précédente opération nîmoise Pharmacie Solidaire 2015 : http://soligrecsnimes.collectif-citoyen.fr/category/les-actions-solidaires/pharmacie-solidaire-nimes-athenes-2015/

Découvrir les produits naturels grecs proposés : http://soligrecsnimes.collectif-citoyen.fr/2016/09/commerce-solidaire-produits-naturels-grecs/

Voir l'article directement sur le site.

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Comment agit le Collectif SoliGrecs Nîmes ?

En venant en soutien au peuple grec :

• En apportant un éclairage différent sur la situation de la Grèce, face à la diffusion d'informations formatées et parfois tronquées au travers des MainSream Media ;

• En organisant une aide matérielle directe à des dispensaires de santé gratuits, avec des soignants bénévoles ;

• En interpellant les banquiers et les pouvoirs politiques.

 

 

 

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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 16:30

 

Source : http://www.cadtm.org

 

 

La tourmente grecque II - Chronique d’un coup d’Etat

3 août par Philippe Menut

 

 

Un gros plan à la fois humain et financier sur les causes et les conséquences de la crise grecque. Une enquête précise et claire sur les mécanismes de l’austérité et de la dette publique, sur la capitulation du gouvernement Syriza vis à vis des institutions européennes. La Grèce est un laboratoire en Europe. Un film pour débattre sur les perspectives politiques et les alternatives démocratiques en France et en Europe. Un documentaire lanceur d’alerte.

« Je n’ai pas fait un film pour dire ce que je savais ; ce que j’explique, je l’ai compris en tournant le documentaire » (Philippe Menut).

Documentaire de Philippe Menut (75’), mise à jour juillet 2016 (HD). Copie de visionnage.

« Je n’ai pas fait un film pour dire ce que je savais ; ce que j’explique, je l’ai compris en tournant le documentaire » (Philippe Menut).
www.latourmentegrecque.fr

 

La tourmente grecque II - Chronique d’un coup d’Etat :

 

 

Auteur

Philippe Menut

Après 30 ans de carrière en tant que journaliste grand reporter à France 2 Paris et France 3 Montpellier, Philippe Menut se lance en toute liberté et indépendance dans le tournage du film La tourmente grecque avec l’appui de nombreux amis grecs.

 

Autres articles en français de Philippe Menut (1)

Grèce : pourquoi la capitulation ? Une autre voie est possible

23 août 2015, par Eric Toussaint , Philippe Menut

 

 

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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 16:14

 

Source : https://blogs.mediapart.fr/bruno-delannay/blog

 

 

"Le FMI avoue avoir immolé la Grèce pour le compte de l‘Eurogroupe" Yanis Varoufakis

 

 
 
Justice ou impunité déplorable? Corruption & toujours plus de corruption. Ici se joue l'avenir de nos démocraties, pouvons-nous influencer et empêcher cette corruption qui consume le monde? Seul point important pour la prochaine présidentielle en France...

Le texte tel que Yanis vient de le publier, il parle seul, il est édifiant et criant de vérité:

 

"Chers amis,


Cette semaine a débuté avec un débat au parlement grec, lancé par l’Opposition Officielle (le principal – mais pas le seul – supporter de la troïka à l‘intérieur de la Grèce), avec pour objectif final de me faire inculper pour avoir osé contrer la troïka lorsque je fus ministre des finances durant les six premiers mois de 2015. La troïka, qui avait organisé une panique bancaire avant même que je prenne pied dans mon ministère, qui m‘avait menacé de fermeture des banques trois jours après que j‘aie assumé ma charge ministérielle, et qui avait mis en œuvre la fermeture de nos banques, avait à présent décidé de m’accuser d’avoir...fermé les banques et imposé le contrôle des capitaux. Comme tout bon harceleur, la troïka s’est montrée plus que prompte à blâmer ses victimes, et à bafouer et vilipender tout qui oserait résister à ses violences.

Ma réaction aux accusations de la troïka et à la menace d’être entraîné dans une enquête judiciaire fut simple : « Allez-y ! » « Je vous affronterai, » les ai-je défiés, « dans l’arène que vous choisirez : dans un amphithéâtre, sur un plateau de télévision, même devant une cour de justice ! » Au final, ils se sont dégonflés, et la motion parlementaire a été rejetée lorsque quelques-uns d’entre eux (un petit parti qui est habituellement totalement inféodé à la troïka) ont fait le choix stratégique de voter contre elle.

Ensuite, pour parfaire la raclée essuyée par la troïka cette semaine, le rapport du Bureau d’Évaluation Indépendante du FMI (IEO en anglais) a été publié. C’est une évaluation brutale qui ne laisse aucune place au doute quant à la théorie économique triviale et à la diplomatie à la canonnière utilisée par la troïka. Ce rapport met en difficulté le FMI, la BCE et la Commission : soit ils restaurent un minimum de leur légitimité en admettant leurs erreurs et en se séparant de ceux qui portent le plus de responsabilité dans cette affaire, ou ils ne font rien, par la même décuplant le mécontentement des citoyens européens envers l’UE, accélérant ainsi la déconstruction de cette dernière.

Lorsque j’étais ministre, occupé à négocier avec ce genre d’individus, la presse pro-troïka (ou plutôt, la presse dépendant de la troïka) affirmait que j’étais indigne de conduire ces négociations parce que j’avais osé insinuer que, de 2010 à 2014, le FMI, la BCE et la Commission avaient soumis la Grèce à des simulations de noyade fiscale, provoquant une Grande Dépression inutile en raison de leur imposition violente de politiques macroéconomiques incompétentes. Les médias de l’establishment affirmaient que le ministre des finances d’une petite nation en faillite, soumise à des simulations de noyade fiscale par les fonctionnaires de la toute-puissante troïka, ne pouvait pas se permettre de dire, que ce soit en public ou même en privé, que l’on était en train de soumettre cette petite nation en faillite à des simulations de noyade fiscale.

Ma réponse fut que nous avions tenté le silence et l’obéissance de 2010 à 2014. Le résultat ? Une perte de 28 % du revenu national, et les raisins de la colère qui « ...s’étoffaient et se faisaient de plus en plus lourd pour la récolte. » Il était donc temps de donner à la troïka des contre-propositions modérées, rationnelles, tout en refusant de continuer à hocher la tête devant leur tactique visant à « faire comme si. » Jamais on ne m’a pardonné d’avoir adopté cette position.

Un an après que la troïka ait réussi à me faire éjecter du gouvernement grec, en convaincant Alexis Tsipras à capituler devant eux contre les souhaits de 62 % des électeurs grecs, le « bureau des affaires internes » du FMI confirme maintenant que ma position était totalement justifiée, et non erronée ou peu diplomate. Dans son article du 29 juillet au sein du Daily Telegraph, Ambrose Evans-Pritcher a dit ceci à propos du rapport du Bureau d’Évaluation Indépendante du FMI :

Un sous-rapport sur la saga grecque révèle que le pays a été forcé de se soumettre à un resserrement écrasant, équivalent à 11 % du PIB sur les trois premières années. Ceci a déclenché une spirale négative auto-alimentée. Plus la situation se dégradait, plus la Grèce était forcée de sabrer – ce que l’ex-ministre des finances Yanis Varoufakis a appelé « simulation de noyade fiscale. » (Voir plus bas pour des citations pertinentes du texte d’Evans-Pritchard).

À présent, la question est : que va-t-il se passer ensuite ?

  • Quel intérêt y a-t-il à recevoir un mea culpa, si les politiques imposées au gouvernement grec sont les mêmes que celles pour lesquelles un mea culpa a été publié ?
  • Quel intérêt y a-t-il à avoir un mea culpa, si les officiels qui ont imposé des politiques aussi désastreuses et inhumaines restent en place et sont, en fait, promus en récompense de leur incompétence crasse ?

Pour résumer, il est urgent que des excuses soient adressées au peuple grec, pas seulement de la part du FMI, mais aussi de la part de la BCE et de la Commission, dont les officiels ont encouragé le FMI à procéder à la simulation de noyade fiscale de la Grèce. Mais des excuses et un mea culpa collectif de la part de la troïka seraient terriblement insuffisants. Cela doit être suivi du licenciement immédiat d’au moins trois fonctionnaires.

Le premier sur la liste est M. Poul Thomsen – le chef de la première mission du FMI en Grèce, dont l’échec retentissant (selon les propres rapport du FMI, jamais auparavant un chef de mission n’avait présidé à pire désastre macro-économique) a résulté en une promotion au poste de Responsable pour l’Europe au sein du FMI. Le second, fort proche du premier sur cette liste, est M. Thomas Wieser, le président de l’EuroWorkingGroup, qui a trempé dans toutes les politiques et tous les coups qui ont conduit à l’immolation de la Grèce et l’ignominie de l’Europe, qui sera, il faut l’espérer, rejoint dans sa retraite par M. Declan Costello, dont les empreintes se retrouvent partout au sein des instruments utilisés pour la simulation de noyade fiscale. Et, enfin, un gentleman que mes amis irlandais ne connaissent que trop bien : M. Klaus Masuch de la BCE.

Enfin, et c’est le plus important, ces excuses et ces licenciements ne serviront à rien s’ils ne sont pas suivi d’un revirement complet sur les politiques macro-économiques, fiscales et de réformes appliquées en Grèce et au-delà.

Est-ce que l’un au moins de ces éléments se produira ? Ou le rapport du Bureau d’Évaluation Indépendante du FMI ne fera qu’illuminer le ciel un instant, avant d’être vite oublié ? Les signes penchent pour la seconde voie. Dans ce cas, les chances de l’UE de regagner la confiance de ses citoyens, chances qui sont déjà trop minces, s’échapperont des mains de nos dirigeants comme du fin sable blanc.

Carpe DiEM!
Yanis Varoufakis

Citations supplémentaires du texte d’Evans-Pritchard
« Le rapport du Bureau d’Évaluation Indépendante du FMI (IEO en anglais) passe au-dessus de la tête de sa directrice, Christine Lagarde. Il ne répond qu’au conseil d’administration, et les administrateurs d’Asie et d’Amérique Latine sont clairement révoltés devant la manière avec laquelle des initiés de l’UE ont utilisé le Fonds pour sauver leur propre, riche union monétaire et leur système bancaire. »
« Si les actions du Fonds étaient compréhensibles au centre de la crise, la dure vérité est que le programme de sauvetage a sacrifié la Grèce au cours d’une            « mise en attente » destinée à sauver l’euro et les banques de l’Europe du nord. La Grèce a enduré le traditionnel choc d’austérité amené par le FMI, sans les remèdes de compensation du FMI que sont la réduction de la dette et la dévaluation monétaire pour rétablir la viabilité du pays. »
« Les plus hauts fonctionnaires du FMI ont trompé leur propre conseil d’administration, commis une série d’erreurs de jugement calamiteuses en Grèce, sont devenus des défenseurs enthousiastes du projet de l’euro, ont ignoré les signaux avertissant du déclenchement imminent d’une crise et, collectivement, ils ont échoué à maîtriser un concept élémentaire de la théorie monétaire. »
« De nombreux documents ont été préparés en dehors des canaux officiels connus ; la documentation écrite sur certains sujets sensibles n’a pas pu être localisée. »

« Le rapport de l’IEO décrit une ‘culture de la complaisance’, encline a produire des analyses ‘superficielles et mécaniques’, et retrace un effondrement de gouvernance choquant au sein du FMI, dressant un tableau trouble dans lequel on ne sait pas qui,..."

 

2016 DiEM25

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Source : https://blogs.mediapart.fr/bruno-delannay/blog

 

 

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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 13:46

 

Source : http://www.cadtm.org

 

 

Grèce : les 2/3 des gens qui ont encore un travail ne sont payés qu’avec plusieurs mois de retard

 

25 juillet par Tassos Anastassiadis

 
 
 

CC - Flickr - Joanna

 

L’affaiblissement du droit du travail est aussi passé ici, de 2010 à 2013, par l’inversion de la hiérarchie des conventions, la suppression de leur automaticité d’application et la libération quantitative des licenciements...

Et les chiffres du chômage et de la misère ne racontent pas une autre histoire... Ainsi, le travail non payé  : la grande majorité (les deux tiers) des gens qui ont encore un travail ne sont payés qu’avec plusieurs mois de retard. Ainsi aussi, la mode récente des faillites, ce qui permet d’économiser ces retards dans la mesure où les travailleurs arrivent en dernier pour toucher leur dû, après les banques et autres créanciers européens ou grecs... Sur les seules dernières semaines, ont ainsi fait faillite, entre autres, un des plus grands hôtels athéniens de luxe (Ledra, pourtant rempli à 98 %  !), une de plus grandes sociétés de sécurité (Pyrsos, 800 personnes) ou encore la plus grande chaîne de supermarché (Marinopoulos, ex-Carrefour  !) avec 12 500 travailleurs.

À Salonique, une autre grande société hôtelière (Metropolitan et Theoxenia) a fait mieux en imposant à ses salariés une baisse des salaires, à 500 euros, en dessous même du salaire minimum (586 euros) qui avait été imposé nationalement par la troïka. Avec l’inversion de la hiérarchie des conventions, elle en a le droit  ! Il est vrai que la plupart des grands partons jusqu’à maintenant se sont contentés de la baisse nationale des salaires exigée par la troïka (de 751 euros en 2011) et des autres flexibilités, possibilités de non-­rémunération, précarisation, externalisations, etc.


Et toujours plus contre nos retraites

Pourtant, cette destruction des droits (et des vies) des travailleurs ne satisfait toujours pas la voracité du capital  : une nouvelle étape est donc prévue pour l’automne, avec le programme européen des Hollande-Merkel-Tsipras qui consiste à «  libéraliser  » encore plus les licenciements et à détruire la législation sur les syndicats et les grèves  : légaliser le lock-out, effacer les protections du syndicalisme et rendre la grève illégale, sauf après un vote référendaire de la base...

Apparemment, l’occasion leur semble politiquement unique, comme l’a montré la destruction du système de retraites voté récemment. En effet, le gouvernement Tsipras, non seulement a imposé des baisses générales supplémentaires des pensions de retraites (déjà baissées à 12 reprises en 3 ans de presque 40 % en moyenne  !), mais il a aussi réussi à remodeler structurellement le système de répartition dans un sens capitalistique, avec aussi des baisses programmées à long terme et systématiques, tout cela en utilisant des arguments prétendument égalitaristes «  marxistes  »...

Pourtant, la grande mobilisation ouvrière du 4 février dernier, ainsi que – dans un autre registre mais très lié – la mobilisation solidaire de la population grecque appauvrie en soutien aux réfugiés de guerre que l’Europe «  civilisée  » préfère voir noyés, tout comme les autres luttes ouvrières, sociales, écologiques, plus morcelées mais continues, annoncent une explosion en gestation contre cette barbarie galopante. La question du débouché politique, forcément contre le capitalisme, en sera une des clefs  : la grande mobilisation des travailleurs français donne l’espoir que nous ne sommes plus isolés, que l’on n’est plus seuls...


D’Athènes, Tassos Anastassiadis

 

Source : NPA

Auteur.e

 
 

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Grèce : la crise au quotidien

31 mars 2012, par Tassos Anastassiadis , Andreas Sartzekis

 

 

Source : http://www.cadtm.org

 

 

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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 13:33

 

Source : https://blogs.mediapart.fr/dimitris-alexakis/blog

 

 

Tsípras, ou le traité du vain combat

 

 

Il paraît étrange d’affirmer qu’un événement qui était entré dans l’Histoire en soit par la suite ressorti ; tel est pourtant le sort pathétique qui semble être réservé au premier gouvernement d’Aléxis Tsípras et à la première contestation par un gouvernement élu des politiques d’austérité promues par les instances dirigeantes de l’Union européenne. Aléxis Tsípras, ou comment effacer l'Histoire.

Si le gouvernement d’Aléxis Tsípras est devenu, entre les mois de janvier et juillet 2015, le premier à remettre en cause les politiques d’austérité à l’échelle de l’Union européenne et est entré dans l’Histoire à ce titre, son « deuxième gouvernement »[1], en cautionnant la suppression de fait du droit d’asile européen et l’alliance stratégique de l’Union avec le régime de Recep Tayyip Erdoğan, en appliquant, après plus de six ans de récession, le plus cynique des programmes d’austérité qu’un gouvernement européen ait jamais mis en œuvre[2], semble avoir pour effet d’effacer jusqu’au souvenir de cette séquence inaugurale.

La métamorphose évoque cette scène du Metropolis de Fritz Lang qui voit les Maîtres de la cité remplacer Maria, guide et égérie des insurgés, par un robot à son image chargé de semer la discorde et la confusion parmi les ouvriers, mais aussi ces procès politiques apparus lors de la période stalinienne et où l’accusé, après avoir été soumis à interrogatoire et à un chantage direct, sur sa personne et sur ses proches, s’accuse publiquement d’avoir été celui qu’il était : séances pathétiques où le sujet parle la langue de ses persécuteurs, adopte leur rhétorique, leurs inflexions et s’évertue devant ses juges à effacer son empreinte de l’Histoire.

Mais Aléxis Tsípras ne s’est pas renié, et il ne lui a rien été demandé de tel ― au contraire. Son « capital de popularité », engrangé depuis la période de sa candidature à la Mairie d’Athènes, son âge, son style vestimentaire, ses talents oratoires, son « ancrage populaire », son parcours politique et la contradiction même dans laquelle il se trouve l’ont fait après coup apparaître comme un dirigeant plus à même de mettre en œuvre ces programmes que n’importe lequel des caciques de la droite ou du Parti socialiste grec. Contrairement à ces derniers, le Premier ministre grec a longtemps côtoyé les « victimes de l’austérité » et connaît leurs difficultés. La nécessaire compassion pour les petites gens, lieu commun de l’exercice du pouvoir depuis le début de la crise, n’est pas exactement un vain mot dans sa bouche. Son avantage semble être de connaître les souffrances qu’il inflige. À y regarder de plus près, cette posture compassionnelle est précisément celle de l’Église orthodoxe grecque, que Sýriza n’a jamais combattue.

*

La trouvaille tient expressément, ici, au fait que la même personne et que le même parti contestent « radicalement » et, presque simultanément, mettent en œuvre « malgré eux » la même politique de précarisation massive, de coupes et de ponctions sur le revenu des classes populaires et moyennes, de destruction et de privatisation des espaces communs, de démantèlement des lois et des usages sociaux, de redistribution vers le haut, au bénéfice de grands investisseurs privés, des infrastructures et de la fortune (foncière et immobilière) de l’État, dans un nouveau procès d’accumulation capitaliste et de reconfiguration de l’ensemble de l’économie (disparition accélérée des petites et moyennes entreprises qui constituaient le tissu de l’économie nationale, décrochage brutal des prix de l’immobilier qui permettront bientôt à ces investisseurs de racheter des quartiers entiers pour une bouchée de pain[3]). Quel démenti plus cinglant au programme de Sýriza ? Ce résultat dépasse sans doute les espérances de Wolfgang Schäuble, de Jean-Claude Juncker, de Martin Schulz ou de François Hollande et semble surpasser en efficacité toutes les manœuvres que ces derniers avaient pu déployer, entre janvier et juillet 2015, pour se défaire du Premier ministre grec et de son parti.

Le cœur de la manœuvre porte sur la signification même de cette première séquence, sur sa dimension historique : non pas effacer le nom ou les traces d’une personnalité gênante mais effacer en bloc le sens de l’événement ; moins réécrire l’Histoire que l’effacer en la rendant après coup illisible ; faire en sorte que, par un étrange mouvement rétroactif, cet événement, privé de sa dimension historique, ne soit pas réutilisable, ne soit plus opérant : désarmer l’événement. C’est ainsi que ceux qui soutenaient le gouvernement grec durant cette première période de négociations se sont retrouvés non seulement privés de victoire mais en quelque sorte floués d’une défaite et dépossédés de la signification même du combat auquel ils avaient pris part.

Le fait qu’il soit soudain devenu impossible à Podemos, soutien majeur du gouvernement grec durant la campagne électorale de l’hiver 2015 et la première période d’exercice du pouvoir[4], de se référer au parti de la gauche radicale grecque, de prononcer jusqu’à son nom, est à cet égard indicatif. Grâce à l’intervention de François Hollande qui, lors de la nuit de négociations du 12 au 13 juillet 2015, a su ramener Aléxis Tsípras à la table des négociations, l’Union européenne a en définitive réussi son pari : s’assurer que le gouvernement grec n’ait, le moment venu, aucun relais à passer aux mouvements extra-parlementaires et aux organisations politiques d’Espagne, du Portugal, d’Irlande, de France ou d’Italie, rien à léguer et rien à dire.

*

Le caractère dramatique du revirement opéré tient à un principe de discontinuité radicale : rien, du point de vue du sens, ne permet de relier le résultat du référendum du 5 juillet[5] et « l’appel au peuple » dont il est issu à « l’agrément » ou accord de principes signé par le Premier ministre grec dans la matinée du 13 juillet 2015 ; rien ne permet de relier ces deux points sinon, précisément, sa personne même.

Toute la campagne électorale menée par Sýriza en vue des « deuxièmes élections » de septembre 2015 en témoigne. Le sens ayant été sacrifié, il ne restait plus au parti de gauche radicale qu’à faire campagne « sur la personne » ; la question politique, par un effet de réduction vertigineux, a été brusquement circonscrite à une question personnelle de charisme, d’influence et d’habileté politicienne. Tsípras, résumait Jean-Claude Juncker en usant d’un barbarisme de mauvais aloi, « s’est homme-d’étatisé » et a rejoint la cohorte muette des dirigeants responsables se conformant docilement au cours des choses. Le « deuxième gouvernement » Tsípras offre ainsi le spectacle glaçant d’une politique dissociée des sujets qui l’appliquent : une politique sans sujets, dans la mesure où elle n’est de fait assumée par personne, et une politique sans discours. La suppression de la politique n’est pas, bien sûr, « politiquement neutre »[6], et passe ici par une dissociation brutale entre le sujet et l’acte : il n’est pas demandé à Aléxis Tsípras de croire en ces mesures, de les assumer subjectivement, simplement de les mettre en œuvre. Tsípras, ou la politique de personne.

*

Ce que la volte-face du Premier ministre hellénique escamote pour l’Histoire et aux yeux des peuples, c’est la spécificité de la guerre économique menée par les dirigeants européens, la Banque centrale et le FMI à l’encontre du gouvernement grec au cours de ces 6 mois : offensive asymétrique[7] (l’ensemble du conflit se déroulant sur le terrain de l’adversaire et les armes en présence étant sans commune mesure : argumentaire keynésien d’un côté, blocus financier de l’autre) et multiforme, combinant adresse aux opinions publiques, communication politique, contrôle des médias, manœuvres diplomatiques, mesures de rétorsion et prise en otage de la population locale à travers le mécanisme d’octroi de liquidités d’urgence (ce que Státhis Kouvelákis a appelé « le supplice de la goutte d’eau »[8]). Guerre atypique, dans un contexte d’économie intégrée, qui a mis en lumière la violence de la monnaie[9] unique mais s’est déployée en surface autour d’arguments politiques et moraux ― tour de passe-passe destiné aux petits épargnants de France ou d’Allemagne, indignés de devoir « payer la part » du peuple grec ― et qui comportait en outre une dimension psychologique : les dirigeants européens se sont tantôt employés, bien maladroitement, à « parler aux cœurs et aux esprits »[10] dans l’espoir de gagner le peuple grec à leur cause, tantôt (beaucoup plus fréquemment) à le culpabiliser, à le menacer[11], à le terroriser[12] ; dans la dernière ligne droite de cette séquence temporelle, ces dirigeants sont enfin parvenus, selon l’expression rappelée par Grégoire Chamayou[13], à « disloquer la psychologie des insurgés » par la reddition sans conditions de leur porte-parole. À l’inverse de la stratégie classique de contre-insurrection visant à désolidariser le peuple de la direction politique, l’UE, au terme de cette séquence, a obtenu, de façon assez inattendue, le résultat inverse : désolidariser la direction politique du peuple, faire en sorte que le gouvernement lui-même démente ceux qui venaient non sans courage de lui réaffirmer son soutien (près de 62% des votants en faveur du « non »).

L’Union européenne doit faire oublier qu’elle a mené une guerre atypique, asymétrique, non militaire contre l’un de ses États-membres (une « guerre de l’économie de la dette »), et nul n’est mieux placé qu’Aléxis Tsípras pour légitimer la manœuvre : c’est ainsi que Jean-Claude Juncker, qui avait tout mis en œuvre[14] pour renverser le gouvernement de janvier 2015, a été récemment accueilli à Athènes comme « le meilleur ami de la Grèce ».

La trouvaille repose sur une tautologie : si Tsípras est toujours en place, c’est qu’il n’a pas été renversé. Quelle preuve plus éclatante que la guerre n’a pas eu lieu et que les États-membres restent des partenaires ?

*

Reste à savoir dans quelle mesure cette coupure effective entre le peuple et la « direction politique » se trouvait déjà inscrite en pointillés dans la période qui s’étend de janvier à juillet 2015 : dans la pratique politique d’Aléxis Tsípras et du groupe restreint qui l’entourait (concentration accélérée du pouvoir de décision), dans l’incapacité du parti Sýriza, déjà déchiré, à reprendre l’initiative (le caractère hétéroclite et non centralisé de cette formation politique permettant paradoxalement à l’équipe dirigeante de s’autonomiser, de court-circuiter les instances et les usages du parti), dans l’absence, surtout, d’initiatives populaires qui auraient permis de déborder le gouvernement sur sa gauche, ou par le bas, de le tenir à sa parole, de l’empêcher de reculer ― sur le modèle, notamment, des grèves de 1936 en France ; absence d’un mouvement de masse multiforme et sans inscription partisane pouvant agir « en tension »[15] et non pas seulement « en soutien » avec le niveau politique[16]. (Le référendum sur le « non » constitue le seul moment de cette séquence de 6 mois où l’exécutif ait été « débordé » ; débordement doublement paradoxal, puisque ce référendum était organisé à l’appel du Premier ministre et que la majorité sociale ― classes populaires, jeunesse ― a débordé le gouvernement à son insu, en croyant l’appuyer).

*

Pourquoi ce retrait ? Pourquoi cette absence d’action ?[17] Une première explication tiendrait au temps long de la crise grecque, à la fatigue et à l’usure provoquées depuis 2008 par les privations, les faillites en cascade, la répression systématique des luttes et des mouvements sociaux, mais cette explication ne rend aucunement compte de l’état d’esprit critique, joyeux et combattif qui régnait alors à Athènes : débats politiques nourris et permanents, dans la rue, au marché, en famille, au travail.

Les causes de ce retrait doivent d’abord être recherchées dans la stratégie adoptée par le gouvernement : l’action de l’exécutif (et, par voie de conséquence, le débat politique dans la société) a été dès les premiers jours phagocytée par la question de la dette et les négociations avec les créanciers, déplacée d’emblée sur un plan purement politique et dans des lieux littéralement (géographiquement) hors de portée du peuple grec : déterritorialisation dont témoignent paradoxalement ces rassemblements athéniens de « soutien au gouvernement négociant à Bruxelles » qui avaient quelque chose d’imperceptiblement décalé (conscience diffuse que le jeu se jouait ailleurs, que le sort de la Grèce se réglait hors de Grèce : trait historique récurrent de l’histoire grecque contemporaine[18]). Les premiers gestes de Tsípras comme de son ministre des Finances ont été de prendre l’avion (pour Londres, Bruxelles, Paris, etc.): hors lieu de la politique, le champ social et le champ politique se trouvant comme dissociés. (Dans un contexte très différent, cette « délocalisation » ou déterritorialisation de l’action politique, hors du champ social et hors du territoire, est aujourd’hui poursuivie par Yánis Varoufákis).

*

La conclusion de cette séquence de 6 mois apporte la preuve cinglante que ce renversement des priorités, que cette action politique marchant la tête en bas étaient condamnés à l’échec et qu’un gouvernement résolu à rompre le carcan de l’austérité, dans une situation d’adversité largement prévisible, n’avait d’autre choix que d’agir au niveau local[19] en « reterritorialisant » son action, en concentrant ses efforts sur une politique de mise en valeur et de réquisition de la richesse nationale (transformation de milliers d’hectares en terres cultivables socialisées pour répondre dans l’urgence à la question de l’autosuffisance alimentaire et remise en cause du poids idéologique, politique et économique de l’Église orthodoxe, alliée de la grande bourgeoisie grecque et premier propriétaire foncier du pays), en s’appuyant sur l’espace de création, de solidarité et d’initiatives productives autonomes qui s’est ouvert en Grèce, indépendamment des partis et des appareils syndicaux, depuis le début de la crise[20], en proclamant une cessation de paiement immédiate des intérêts de la dette. La question des alliances politiques nouvelles et d’un financement intermédiaire (pour répondre à la crise sociale, d’abord, mais aussi pour investir, en particulier, dans un programme d’autonomie énergétique fondé sur les ressources naturelles du pays) se serait alors posée dans des termes diamétralement différents. La guerre, dans ces conditions, n’aurait pas été aussi asymétrique, ni unilatérale.

*

Reste enfin à s’interroger sur la pérennité de cette solution politique contre-nature : si le maintien en place de Tsípras, en rendant après coup illisible cette première séquence de négociations et en escamotant le soutien populaire dont bénéficiait son  premier gouvernement, a rempli son office (défaire le sujet politique du « non », générer la confusion, la division et un sentiment d’impuissance inversement proportionnel à l’espoir soulevé par les élections de janvier 2015), le « deuxième gouvernement » Sýriza ne présente pas moins toutes les caractéristiques d’un « pouvoir faible » et fait presque figure, à cet égard, de curiosité historique.

 _______________________________________________________

 

Dimitris Alexakis, 22 juillet 2016


 

Reconnaissance de dette1: mes remerciements à Irène Bonnaud, Laurent Guilloteau et Fausto Giudice pour leur relecture attentive. Reconnaissance de dette2: le titre de ce texte se réfère à celui du premier roman de Marguerite Yourcenar, Alexis ou le Traité du Vain Combat, publié en 1929 par les éditions Au Sans Pareil.



 

[1] Septembre 2015 : http://www.rfi.fr/europe/20150921-elections-grece-deuxieme-chance-alexis-tsipras-syriza

[2] Lire notamment : « Grande braderie en Grèce », Niels Kadritzke, « Le Monde Diplomatique », juillet 2016.   

[3]« Never let a good crisis go to waste », disait W. Churchill : « ne jamais laisser passer une bonne crise ».

[4] Lire notamment : https://oulaviesauvage.wordpress.com/2015/06/30/au-regard-de-la-situation-en-grece-et-a-la-suite-de-la-rupture-des-negociations-par-leurogroupe-podemos-souhaite-communiquer-ce-qui-suit/

[5] Lire notamment : « Référendum en Grèce : victoire massive du non, Tsipras gagne son pari », http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/la-crise-grecque/20150705.OBS2110/en-direct-referendum-en-grece-journee-historique-pour-l-europe.html

[6] « La suppression de la politique, se demandait Alain Touraine le 14 septembre 1973, à Santiago, au cœur du coup d’État chilien, est-elle politiquement neutre ? » (Vie et mort du Chili populaire, Le Seuil, 1973, p. 241.)

[7] Et qui manifeste l’« asymétrie de la relation de crédit, c’est-à-dire de l’économie de la dette » (Maurizio Lazzarato, La Fabrique de l’homme endetté, essai sur la condition néolibérale, éditions Amsterdam, 2011, p. 58).

[8] Lire notamment « Une contradiction insurmontable » : http://www.humanite.fr/la-grece-va-t-elle-transformer-leuro-et-lunion-europeenne-569305

[9] À propos de la « violence de la monnaie » et du concept de « monnaie/dette », lire notamment : Félix Guattari, Gilles Deleuze, L’Anti-Œdipe, éditions de Minuit, 1972, p. 263 ; Maurizio Lazzarato, La Fabrique de l’homme endetté, essai sur la condition néolibérale, éditions Amsterdam, 2011, p. 58 - 59, p.  110 ; Michel Aglietta et André Orléan, La violence de la monnaie, Presses Universitaires de France, 1982.

[10] Expression empruntée à Grégoire Chamayou, Théorie du drone, La Fabrique éditions, 2013.

[11] Entretien de Martin Schulz diffusé au matin même du référendum : « Si vous votez non, disait-il en substance, vous sortez. »

[12] Avec un résultat systématiquement inverse de celui qui était escompté.

[13] Théorie du drone, La Fabrique éditions, 2013, p. 94.

[14] Lire notamment : https://oulaviesauvage.wordpress.com/2015/06/16/grece-le-coup-detat-ne-sera-pas-televise/

[15] Expression empruntée à Alain Touraine, Vie et mort du Chili populaire, Le Seuil, 1973.

[16] Ce modèle d’articulation « en tension », pouvant aller du soutien à l’opposition, entre une direction politique et un mouvement social autonome présent dans la ville et sur les lieux de production est au fondement de la théorie de Níkos Poulantzás, principal théoricien du courant de la gauche grecque dont Syriza est issu ― et ce qui distingue notamment ce courant des pratiques dirigistes d’encadrement et de mobilisations centralisées, par l’intermédiaire d’un syndicat de parti, du KKE, le parti communiste grec. Formulation analogue chez Alain Touraine, à propos du Chili de l’Unité Populaire : « l’autonomie d’un mouvement de classe associé au pouvoir gouvernemental sans être soumis à aucune organisation politique » (Vie et mort du Chili populaire, p. 167).

[17] La question était déjà posée en ces termes par Alain Touraine, le 10 septembre 1973, à la veille du coup d’État chilien. Cf. Vie et mort du Chili populaire, Le Seuil, 1973, p. 204.

[18] Lire notamment à ce propos : Karl Mazower, Dans la Grèce d’Hitler, 1941-1944, éditions des Belles Lettres, 2002.

[19] Cessation de paiement, priorité absolue donnée au « front intérieur » et aux réformes de gauche (adoption d’un nouveau système fiscal en faveur des classes populaires, « mémorandum sur le capital »). Lire à ce sujet la tribune de Yánnis Miliós, ancien responsable du programme économique de Syriza : https://oulaviesauvage.wordpress.com/2015/05/06/et-si-la-grece-cessait-de-jouer-au-poker-pour-se-mettre-aux-echecs/

[20] Cf. « L’invention sous la crise » : https://oulaviesauvage.wordpress.com/2015/06/14/grece-autogestion-et-circuits-de-production-paralleles-ressources/.

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Source : https://blogs.mediapart.fr/dimitris-alexakis/blog

 

 

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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 15:34

 

Info reçue par mail

 

 

Communiqué de presse du Collectif SoliGrecs Nîmes

 
Réussite de
la soirée SoliGrecs Nîmes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Réussite de la soirée SoliGrecs Nîmes

 

Ce mercredi soir, s'est tenue la soirée organisée à la Maison du Protestantisme par SoliGrecs Nîmes.

Une salle comble, remplie de près de 100 sympathisants et personnes, sensibles aux actions de solidarité envers le peuple grec réalisées par le Collectif nimois.

 

Cet événement était organisé autour de la projection du documentaire La Tourmente Grecque 2, suivi d'un débat mené par son réalisateur Philippe MENUT.

Les membres du Collectif, tous bénévoles, ont collecté des dons en numéraire, permettant de participer au financement d'une prochaine Caravane Solidaire. A ce jour, les sommes recueillies permettent dors et déjà de couvrir la moitié des frais pour l'envoi d'un véhicule. Les efforts doivent continuer pour envisager l'envoi d'un second véhicule.

Cette initiative nationale, a pour vocation de réunir et mutualiser les diverses ressources et moyens existants en France au travers de multiples collectifs disséminés sur le territoire. Cette opération, programmée pour l'automne prochain, permettra l'envoi de médicaments et de matériels médicaux, collectés à partir de la rentrée, à destination de Dispensaires Sociaux et Solidaires grecs autogérés. Ces centres de soins hébergent des soignants bénévoles qui délivrent des soins et des médicaments gratuitement aux populations ne disposant plus de protection sociale par la mise en place de politiques d'austérités prétextées par une certaine gestion de la dette financière grecque depuis la crise de 2008.

Le calendrier de la soirée correspondait au 1er anniversaire du référendum grec, lors duquel une large majorité de citoyens avait exprimé son refus pour l'application d'un énième plan d'austérité financière. Expression populaire qui n'a pas été respectée par le gouvernement qui a cédé aux exigences de l'Europe, seulement quelques semaines plus tard, tel que l'explique le documentaire de Philippe MENUT. Un texte d'hommage a été lu pour l'occasion, afin de demander l'annulation de la dette grecque :

Cliquez-ici pour voir

Après la projection, une série de questions-réponses s'est déroulée entre le réalisateur Philippe MENUT et le public :

Cliquez-ici pour voir

L'intervention de Constant Kaimakis, qui illustre par ailleurs sa page Facebook (https://www.facebook.com/constant.kaimakis) avec un bon nombre d'actualités grecques, fait le constat de l'augmentation du nombre de sujets retranscrits qui relatent les mouvements sociaux depuis ces derniers mois :

Cliquez-ici pour voir

Enfin, Philippe GASSER, psychiatre de profession, membre actif fondateur de SoliGrecs Nîmes, annonce la participation de l'équipe à la prochaine #‎CaravaneSolidaire‬, prévue pour cet automne. Il explique l'organisation qui se profile ainsi que les motivations qui animent le groupe pour réaliser cette action :

Cliquez-ici pour voir

Pour finir, le buffet grec, spécialement préparé et organisé par les membre du collectif, de l'entrée eu dessert, a lui aussi remporté un fort succès.

 

Voir l'article directement sur le site.

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Comment agit le Collectif SoliGrecs Nîmes ?

En venant en soutien au peuple grec :

• En apportant un éclairage différent sur la situation de la Grèce, face à la diffusion d'informations tronquées au travers des MainSream Media ;

• En organisant une aide matérielle directe à des dispensaires de santé gratuit, avec des soignants bénévoles ;

• En interpellant les banquiers et les pouvoirs politiques.

 

 

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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 20:26

 

Source : https://solidaritefrancogrecque.wordpress.com

 

 

Les dispensaires solidaires demandent la santé gratuite pour tous.

Publié: juillet 7, 2016 dans Articles / Press / Grèce
 

source en grec ,

Par Dani Vergou

 

 

 

 EUROKINISSI/ ΣΩΤΗΡΗΣ ΔΗΜΗΤΡΟΠΟΥΛΟΣ

 

C’est l’accès libre pour toutes les personnes au système public de santé que demandent les Dispensaires et Pharmacies solidaires autogérés d’Ilion, de Nea Philadelphia, de Néa Chalkedona, de Patision/Acharnon, de Nea Smirni et de Salamine.

C’est une manifestation contre toute forme de privatisation et de marchandisation de la santé que tiendront jeudi à 11 heures 30, devant les locaux du ministère de la Santé, les Dispensaires Sociaux Solidaires autogérés d’Ilion, de Nea Philadelphia, de Néa Chalkidona, de Patision/Acharnon, de Nea Smirni et de Salamine.

 

Les travailleurs appellent les utilisateurs, les assurés et les sans-droits, les réfugiés et les immigrés, les acteurs de la Santé, les collectivités sociales, les syndicats de travailleurs et les associations de bénéficiaires des services à répondre à l’appel à manifestation pour une santé exclusivement publique comme bien commun, suffisamment dotée, et qui soit à même de fournir des soins et des traitements gratuits de haut niveau (que ce soit de première, de deuxième ou de troisième catégorie) à tous et toutes, sans différences ni exclusives.

Les dispensaires et pharmacies sociaux demandent que soient mises immédiatement en place les réformes nécessaires pour permettre à tous l’accès immédiat, libre et gratuit au système public de santé, assurés et sans droits, réfugiés et immigrés (avec ou sans papiers), sans aucune participation financière de qui que ce soit pour les examens et les médicaments, des emplois immédiats en personnel permanent dans le Système National de Santé, dans les hôpitaux et dans les Centres de Santé, pour des dotations suffisantes, un fonctionnement de qualité et optimisé et l’augmentation significative des budgets.

 

Des manques monstrueux

Déjà, comme ils le rapportent dans leur communiqué, avant la mise en place du troisième Memorandum, les manques en personnel dans toutes les spécialités, en médecins, en infirmiers, etc.. dépassaient les 30000 postes, pendant que les dépenses pour la Santé étaient la même année réduites de 350 millions d’euros.

En outre, ils déclarent que le problème du nombre en continuelle augmentation des sans droits aux soins a été traité au moyen d’un arrangement législatif illusoire, qui laisse intact le fond du problème, dans la mesure où tous ceux qui ont un revenu annuel supérieur à 2400 € paieront une contribution – qui n’est pas minime !- pour les médicaments, au même titre que les assurés.

Respectivement, sélectionnez « appliquer à ces réfugiés et les migrants sont plus de 18 ans, ne pas tomber dans les groupes dits vulnérables et ne disposent pas des documents juridiques à savoir, pour pleionotita-, qui peuvent avoir un libre accès uniquement à un système d’urgence incidents -Encore une fois IRD fourni qui résident dans des centres connus « hébergement » / détention

 

 

Source : https://solidaritefrancogrecque.wordpress.com

 

 

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 20:21

 

Source : http://soligrecsnimes.collectif-citoyen.fr/event/a-nimes-la-tourmente-grecque-2/

 

 

A Nîmes : La Tourmente grecque 2

5 juillet @ 19 h 00 min - 22 h 00 min

| Gratuit
La-Tourmente-Grecque-2-Affiche

Un gros plan, à la fois humain et économique sur les causes et les conséquences de la crise grecque.

 

Après le 13 juillet 2015, un 3ème mémorandum d’austérité est appliqué dans une situation économique et sociale déjà insoutenable et qui ne fait que s’aggraver.

La Tourmente Grecque 2 donne la parole aux salariés, militants, économistes, médecins, ministres,chômeurs, philosophes…

Ils donnent leur éclairage sur la crise vécue de l’intérieur et témoignent de la résistance du peuple grec.

Buffet grec après le débat !

Tourmente-Grecque-2-20160705

Détails

Date :
5 juillet
Heure :
19 h 00 min - 22 h 00 min
Prix :
Gratuit
Catégorie d’Évènement:
Étiquettes Évènement :
,

Organisateur

SoliGrecs Nîmes
Courriel :
Soligrecsnimes@lists.collectifs.net
Site Web :
http://soligrecsnimes.collectif-citoyen.fr/

Lieu

Maison du Protestantisme
3 Rue Claude Brousson
Nîmes, 30000 France
+ Google Map
Téléphone :
04 66 67 97 40
Site Web :
www.eglise-protestante-unie-nimes.fr/maison-du-protestantisme
 
 
 
Source : http://soligrecsnimes.collectif-citoyen.fr/event/a-nimes-la-tourmente-grecque-2/
 
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DEPUIS DEBUT AOÛT 2014

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          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



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