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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 11:52

 

Source : http://www.lalibre.be

 

Grève générale en Grèce contre de nouvelles mesures d'austérité

Belga Publié le - Mis à jour le

 

 

 

Fonctionnaires, marins, employés de banque, la Grèce observait jeudi une grève générale de 24 heures pour protester contre un nouveau train de mesures d'austérité qui doit être adopté ce week-end par le Parlement à la demande des créanciers du pays. Les principaux syndicats du public et du privé ont appelé à cette grève générale, la première depuis le printemps, pour dénoncer de nouvelles mesures visant à réduire les salaires et augmenter les taxes.

Les employés de chemin de fer et les médecins d'Etat faisaient également partie des grévistes, tandis que les journaux étaient absents des kiosques, à la suite d'une grève des journalistes menée mercredi.

"Nous réagissons à l'austérité répressive, à la pauvreté et à la misère ... une fois de plus, nous faisons face à des demandes absurdes de la part des créanciers UE-FMI", a déclaré le principal syndicat du privé GSEE.

Les créanciers internationaux du pays - les pays membres de l'UE et le Fonds monétaire international - souhaitent que la Grèce révise son droit du travail afin de réduire le champ des grèves tout en facilitant les licenciements.

Le projet de loi budgétaire pour 2017, qui comprend 1,07 milliard d'euros d'impôts nouveaux, doit être voté par les députés dans la nuit de samedi à dimanche.

Les nouvelles taxes frappent tous azimuts: voitures particulières, services de téléphone, de télé payante, carburant, tabac, café et bière par exemple.

Différentes manifestations sont prévues à Athènes et dans les grandes villes du pays.

 

 

 

Source : http://www.lalibre.be

 

 

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 20:10

 

C'est reparti pour douze jours dans quatre pays (Suisse, Belgique, Algérie et France), résolument loin des trompettes médiatiques et des paillettes du pouvoir (merci pour le bouche à oreille). A moins ? A moins qu'un jour prochain, je finisse, comme beaucoup, par retourner ma veste :

BERNARD-HENRI YOULOUNTAS

Ouais, non, je sais : ça colle pas. J'ai pas le look de l'emploi. Manquent la perruque, la chemise blanche à grand col, les mimiques, la poudre au nez, les grands gestes, le portefeuille de winner, le regard de killer... Faut vraiment que j'y bosse, et vite : plus que quatre ans pour avoir une Rolex avant la ligne d'arrivée des cinquante piges !

Bon, en attendant cette normalisation indispensable, probablement saluée par une soirée petits-fours dans un ministère, les félicitations de Cazeneuve ou même de Valls en personne, une flûte de Veuve Clicquot à la main, et deux premiers rendez-vous avec mes nouveaux amis Calvi et Barbier, j'ai encore quelques dates à vous annoncer. Les dernières dans ma vie d'avant mon imminente béhachélisation (à moins que renaudisation me convienne mieux si je me rapproche plutôt de Fillon).

Bref, voilà mes ultimes rendez-vous en tant qu'utopiste has-been, après un dernier tour à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (où Sid* m'a pris en photo aux côtés de son chien fétiche Léo) :
- PORRENTRUY (Suisse) mercredi 30 novembre à 19h
"Ne vivons plus comme des esclaves" + débat (entrée gratuite)
- ST-IMIER (Suisse) jeudi 1er décembre à 20h
"Je lutte donc je suis" (nouvelle version) + débat (tarifs Espace Noir)
- PERCY (France, Isère) vendredi 2 décembre à 20h
"Je lutte donc je suis" (nouvelle version) + débat (prix libre)
- BRUXELLES (Belgique) dimanche 4 décembre de midi à 22h
8 heures contre la dette illégitime, ouverture à midi avec Eric Toussaint, j'interviendrai à 14h30, programme très riche :
http://www.cadtm.org/8-heures-contre-la-dette
Inscription recommandée (prix libre) : inscriptions@cadtm.org
- ALGER (Algérie) mardi 6 décembre à 19h30
"Je lutte donc je suis" (nouvelle version) + débat (entrée gratuite)
- ALGER (Algérie) mercredi 7 décembre à 19h (rattrapage)
"Je lutte donc je suis" (nouvelle version) + débat (entrée gratuite)
Festival International du cinéma d'Alger http://www.ficinema.dz/fr
- TAILHAC (France, Haute-Loire) vendredi 9 décembre à 20h
"Je lutte donc je suis" (nouvelle version) + débat (prix libre)
- STE-SIGOLÈNE (France, Haute-Loire) samedi 10 décembre à 17h
"Je lutte donc je suis" (nouvelle version) + débat (tarifs ciné)
- LE-PUY-EN-VELAY (France, Haute-Loire) samedi 10 déc. à 20h
"Je lutte donc je suis" (nouvelle version) + débat (tarifs ciné)

Tous les détails sont ici :
http://jeluttedoncjesuis.net/spip.php?article16
Bande-annonce de "Je lutte donc je suis" :
https://www.youtube.com/watch?v=p9tMjHBHbYo
Contact : Maud 06 18 26 84 95 ou maud@jeluttedoncjesuis.net

Bon, j'arrive à la frontière Suisse... Que c'est beau toutes ces banques !

Yannis Youlountas

- - - - - - -

* Sid fait partie des musiciens-interprètes avec lesquels je prépare actuellement les chansons pour notre troisième film. Quoi ? Vous ne connaissez pas Sid ? Ah oui, c'est vrai, lui aussi n'a pas encore retourné sa veste. Tenez, voilà une de ses chansons que j'écoute souvent sur la route :
https://www.youtube.com/watch?v=IvnS0quhvdc (vous reconnaitrez la pomme de son chien Léo)
Et une autre qui parle de nos souvenirs communs, il y a deux ans dans le Tarn :
https://www.youtube.com/watch?v=kteJTllWPuI (séquence nostalgie)
En savoir plus sur Sid :
http://blogyy.net/…/mon-coup-de-coeur-sur-les-routes-musica
Sid, qu'est-ce que tu dirais d'aller faire un tour à Courchevel, puis St-Trop' l'année prochaine ?

 

 

 

 

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 15:33

 

Source : http://www.marianne.net

 

Il a osé

Moscovici aux Grecs : vous reprendrez bien un peu d'austérité ?

 

 

 

 

En visite en Grèce ce lundi, le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici appelle la population étranglée depuis six ans par l'austérité, à bien vouloir faire un effort supplémentaire pour recevoir sa nouvelle tranche "d'aide"…

 

 

 

Encore un effort. C’est ce que demande, sans gêne, le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici à la population grecque, dejà saignée par six ans de rigueur. De passage ce lundi 28 novembre à Athènes, où il doit notamment s’entretenir avec le Premier ministre Alexis Tsipras, Pierre Moscovici appelle en effet le gouvernement grec à adopter une nouvelle batterie de mesures d’austérité dans ses budgets 2017-2018, en échange de quoi l’Europe s’engage non pas à alléger sa dette colossale - près de 315 milliards d’euros, soit près de 180% du PIB - mais à ce que la question soit discutée à partir du 5 décembre, date de la prochaine réunion des ministres des Finances de la zone euro.

Des discussions sur la réduction de la dette grecque dont le principe avait pourtant été "collectivement" acté, rappelle , il y a 6 mois par les créanciers du pays, c'est-à-dire le Fonds monétaire international (FMI), la Commission européenne et Banque centrale européenne (BCE). Qu’importe, Pierre Moscovici tient à une nouvelle fois mettre la pression sur les responsables grecs qui ont déjà consenti, entre autres, à engager de nouvelles coupes, dans les retraites par exemple, l’une des conditions préalables au versement de la nouvelle tranche d’aide de 86 milliards d’euros de prêts.

 

 

Appels à la grève en Grèce

 

Mais pour le commissaire français, il faut aller encore plus loin. D’ailleurs Pierre Moscovici estime "totalement réalisable" un accord "ces prochains jours" sur de nouvelles réformes à mettre en place. Si bien, poursuit-il dans un entretien accordé au quotidien grec de centre gauche Ethnos, que la Grèce apparaît aujourd’hui "enfin prête à tourner la page" de la crise.

Sur place cependant, cet énième "tour de vis passe mal", explique Le pays ayant de fait été paralysé jeudi dernier pendant 24 heures par une grève du secteur public, vivement opposé à la réforme du droit de travail. Un mouvement auquel vient d’ores et déjà s’ajouter un appel à la grève du secteur privé, le 8 décembre.  

Le projet du budget pour 2017, qui doit être voté d'ici à la mi-décembre, prévoit des hausses de taxes sur de nombreux produits et services à l’instar des voitures, des carburants, de la télévision payante, de a téléphonie fixe, du tabac ou du café. Il prévoit également de nouvelles coupes dans les salaires et les retraites du public, à hauteur de 5,7 milliards d'euros.

 

 

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 22:29

 

Source : https://www.facebook.com/yyoulountas?hc_ref=NEWSFEED

 

 

Toujours rien dans les médias...

 

 

 

Yannis Youlountas

8 h

C'est terminé au centre d'Athènes. Nous n'avons pas pu résister plus longtemps face à l'ampleur et à la violence des nombreux assauts policiers.

FIN PROVISOIRE DE L'OCCUPATION DE L'ÉCOLE POLYTECHNIQUE, MAIS D'AUTRES ACTIONS SE PRÉPARENT

Parmi les arrestations qui nous inquiètent le plus, principalement durant la nuit, il semble qu'il y ait trois mineurs (dont une jeune fille de 17 ans), deux migrants albanais et roumains, et trois réfugiés syriens.

Dès notre départ (en plusieurs étapes), une dizaine de journalistes charognards se sont empressés d'entrer dans l'enceinte aux côtés d'une armada de flics et ont fouillé toutes les pièces pour publier immédiatement des photos de tout ce qu'ils avaient trouvé de cassé ou de brûlé.

Les derniers cocktails Molotov non utilisés ont même été mis en scène, rangés d'une certaine façon spécialement pour les photos, ainsi que des éclats de marbre qui ont manifestement été déplacés pour faire également plus d'effet. Certaines dégradations paraissent à l'évidence postérieures à notre présence, au vu de ce qui est diffusé, notamment par la presse people et réactionnaire pour choquer le quidam et brouiller le sens de notre protestation. Certains commentaires font de la surenchère en racontant n'importe quoi et en demandant de lourdes peines de prison pour nous tous. L'un d'entre eux, sans rire, parle même de peine de mort.

Il faut savoir que des actions similaires se sont multipliées ailleurs depuis hier :
- à HÉRAKLION (Crète), principalement à l'université, avec des affrontements, mais aussi au Palais de Justice qui a, entre autres, été éclaboussé de peinture pour signifier son insupportable violence sociale à l'égard des plus pauvres et de la jeunesse révoltée ;
- à VOLOS (entre Thessalonique et Athènes), dans le centre-ville, avec des affrontements très violents (Molotov, grenades, pierres, etc.) et la destruction de beaucoup de banques (notamment sur l'avenue Dimitriados et dans la rue Iasonos) ;
- à IOANNINA (dans le nord-ouest), en plusieurs points de la ville et sur les routes alentours.
- à PATRAS (port dans l'ouest), dans le centre-ville et jusqu'à la place de la Résistance ;
- à THESSALONIQUE (nord), dans le centre-ville et, principalement, à l'université Aristote, où les insurgés ont commencé par chasser les représentants de Syriza qui voulaient déposer une gerbe, dans la journée, à la mémoire des insurgés de 1973 contre la dictature des Colonels, avant d'échafauder des barricades puis multiplier les affrontements contre l'invasion du campus par la police, à coups de Molotov, mais aussi de feux d'artifice (beaucoup de dégâts du côté des équipements policiers, et même un bus en flamme qui a servi de barricade).
- en plusieurs points d'ATHÈNES, à commencer évidemment par EXARCHEIA (dans la totalité du quartier) sous un brouillard de gaz lacrymogène qui a provoqué l'hospitalisation de plusieurs habitants, avec au moins une vingtaine de barricades mineures ou majeures ;
- et dans beaucoup d'autres endroits répartis en GRÈCE, mais de façon plus modeste.

Aujourd'hui, rien n'est fini. D'autres actions se préparent... A suivre dans les jours et les semaines à venir. Comme partout dans la nature, rien ne meurt vraiment, tout se transforme.

A l'instar de nos camarades de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes en France : "ils ont cru nous enterrer, mais ils ne savaient pas que nous étions des graines."

Vienne la saison de l'eau pour faire germer et enraciner la désobéissance.
https://www.youtube.com/watch?v=wS3_PYGT55U

Y.Y.

- - - - - - -

Du coup, je serai de retour en France, ce soir, à Annemasse (à côté de Genève) et demain à Oullins (banlieue de Lyon), pour en parler, si vous voulez en savoir plus (avec des projections de la nouvelle version de Je lutte donc je suis). Détails :
http://jeluttedoncjesuis.net
Nous reprendrons également la collecte des fournitures demandées en Grèce (à Annemasse et Oullins), dont la liste précise est ici :
http://blogyy.net/…/des-etudiant-e-s-et-des-lyceen-ne-s-pa…/

Merci encore de vos messages de soutien depuis mardi qui nous ont fait chaud au cœur (j'en ai recopié certains sur nos murs, hier soir et ce matin).

 

 

 

Source : https://www.facebook.com/yyoulountas?hc_ref=NEWSFEED

 

 

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 21:33

 

Source : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=1677529955890958&set=pcb.1677500099227277&type=3&theater

 

 

Ce soir, la lutte continue à Athènes :

43 ANS APRÈS, ON OCCUPE L'ÉCOLE POLYTECHNIQUE !!!

Comme je vous l'annonçais à demi-mot au terme de l'assemblée de mardi soir qui avait un peu hésité(1), nous sommes de retour, plus nombreux encore, dans le lieu mythique de l'insurrection du 17 novembre 1973 contre la dictature des Colonels(2).

L'assemblée d'occupation vient d'appeler solennellement les manifestants qui marchent dans la capitale à rejoindre l'occupation et les rues alentours, à l'ouest d'Exarcheia.

La tension est palpable. L'émotion est grande. Le plaisir est immense.

Qu'importent les nombreux déploiements policiers qui quadrillent actuellement le centre d'Athènes, les véhicules dédiés aux arrestations et les armes automatiques sorties en bandoulière pour intimider la population, nous ne cèderons pas.

Un hélicoptère tourne autour de nous, au-dessus des bâtiments. Des policiers en civil essaient de nous compter depuis l'extérieur. Des voltigeurs circulent à toute allure sur les avenues avec leur sirène pour inquiéter et faire hésiter celles et ceux qui nous rejoignent.

Mais nous n'avons pas peur. Et qu'importe le résultat : une fois de plus, nous aurons essayé. Et nous réessaierons, encore et encore, tant qu'il le faudra.

Y.Y. aux côtés des camarades et compagnons de luttes membres de l'occupation

(1) Compte-rendu de la soirée et de la nuit de mardi, durant laquelle l'assemblée d'occupation provisoire avait un peu hésité :
http://blogyy.net/2016/11/16/nuit-rouge-et-noire-a-athenes-3
(2) Ce qui s'est passé il y a quarante ans, ici même, est raconté par des membres survivants de l'insurrection, accompagnés d'images d'archives, dans "Je lutte donc je suis", de 1h14 à 1h22 :
https://youtu.be/97HTxo20c-E?t=1h14m20s

- - - - - - -

Mise à jour à 20h30 :

J'avais promis de ne plus passer à la télé. Ben c'est loupé ;-)

LIVE EN DIRECT DES MASS-MÉDIAS EN GRÈCE SUR LES ÉVÉNEMENTS EN COURS À ATHÈNES :

A suivre ici, parmi d'autres chaînes :
http://www.star.gr/Pages/Default.aspx

Ils nous croyaient à genoux, mais non : une fois de plus, rien n'est fini !

On compte sur vous pour le faire savoir. Aidez-nous à contrer le silence assourdissant et la désinformation en France, en Belgique et ailleurs... Merci !

Y.Y. et d'autres occupants de l'Ecole polytechnique à Exarcheia

http://blogyy.net/…/43-ans-apres-on-occupe-lecole-polytech…/
ou
https://www.facebook.com/yyoulountas/posts/1677500099227277

 

 

 

 

Sur les marches de l'Ecole polytechnique : "NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES"

 

 

Dans les allées centrales : "JE LUTTE DONC JE SUIS"

 

Le long des grilles, côté avenue du 28 octobre

 

 

 

Source : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=1677529955890958&set=pcb.1677500099227277&type=3&theater

 

 

 

3 h

5 h

Mis à jour le 18 11 16 à 03h

 

 

 

 

 

 

 

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 15:31

 

Source : http://www.revolutionpermanente.fr/Grece

 

 

Répression

Grèce. A Athènes, la police de Tsipras réprime brutalement les personnes manifestant contre la visite d’Obama

 

Publié le 16 novembre 2016

 

 

 

 

 

Obama s’est rendu à Athènes ce mardi, commençant ainsi sa dernière tournée en Europe en tant que président des État-Unis, et a félicité Tsípras pour ses réformes. La police a réprimé les manifestations.

Josefina L. Martínez

Obama a choisi la Grèce comme première étape de son dernier parcours européen, alors que la commotion mondiale provoquée par la victoire de Trump aux État-Unis se fait toujours sentir. Il ira ensuite visiter l’Allemagne, où est prévu un entretien avec Angela Merkel.

Le passage d’Obama à Athènes a déclenché des protestations de la gauche et des syndicats dans plusieurs villes, qui se sont terminées par une forte répression de la part de la police. « Obama go home », « nous n’avons pas besoin de protecteurs », ont été quelques-uns des slogans des manifestants contre le président nord-américain. « Obama n’est pas le bienvenu en Grèce. La Grèce ne participe pas aux projets impérialistes et aux guerres » était le mot d’ordre de l’appel à manifester.

 

 

*Cliquer sur le lien ci-dessous ou ici pour voir la vidéo

 

Quand cette tournée a été programmée, tous à la Maison-Blanche pensaient à une victoire de Hillary Clinton, ce qui aurait fait du voyage d’Obama une tranquille tournée d’adieux internationales. Mais tout s’est compliqué, car la victoire de Trump a ouvert une énorme incertitude sur le contenu de ses prochaines mesures économiques et de ses décisions en politique extérieure.
Au cours de son passage en Grèce, Obama a affirmé que le gouvernement grec « avait démontré » qu’il pouvait faire des réformes et estimé que ses créanciers devraient chercher une « solution » qui permettrait l’allégement de la dette du pays.

 

 

 

« Je pense que la Grèce a beaucoup avancé et s’est engagée vers le changement ». « Les deux parties devraient trouver une solution », a soutenu Obama à l’occasion d’une conférence de presse aux côtés du Premier ministre grec, Alexis Tsípras. Obama assure être convaincu du fait que Tsípras et son gouvernement « ont la volonté » de rendre la Grèce « plus compétitive » et d’attirer les investissements.

Mais les travailleurs et le peuple grec ne sont pas de l’avis d’Obama. Dans différentes villes, des manifestations se sont organisées pour protester contre sa visite et contre les réformes appliquées par le gouvernement grec. Privatisation des trains, ventes à bas prix des aéroports et entreprises publiques, réduction des retraites et du budget alloué à la santé et à l’éducation : tel est le plan de la Troïka salué par Obama et appliqué par Syriza au cours des 18 derniers mois.

Tsípras et Obama, et la rencontre est symboliquement forte, sont deux figures qui, il y a quelques années, ont incarné « l’espoir d’un changement » pour des millions de personnes, mais qui dans une brève période se sont révélés être en réalité les prolongateurs des politiques néolibérales et les défenseurs du statu quo. L’échec de Syriza en Grèce, tout comme celui d’Obama aux États-Unis, expliquent en grande partie l’émergence de phénomènes aberrants comme Trump et comme celui de l’extrême droite en Europe.

 

 

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 00:17

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Yannis Youlountas

3 h

 

Comme je suis en train de filmer, caméra en main, je vous transmets ces photos de mes camarades d'Insurrection News, pour répondre à une journaliste et réalisatrice grecque qui vient de contredire mes dires en racontant sur une liste de mails : "Rectificatif [par rapport aux propos de Yannis], je suis sur place, à Athènes, le climat est calme".

"LE CLIMAT EST CALME" À ATHÈNES ? LA BONNE BLAGUE !

Suite à quoi, cette personne a donné le nombre de manifestants par cortège diffusé par... l'AFP ! Toutes celles et ceux qui ont manifesté au moins une fois en France savent parfaitement ce que ça veut dire : il faut multiplier par deux, trois, voire plus, pour connaître le nombre réel de manifestants par cortège. Ce soir, la manif du PAME-KKE-LAE-etc. a largement atteint les 10 000 manifestants (certains parlent de 20 000, mais je pense un petit peu moins), et celle des anars et anti-autoritaires a dépassé les 5000.

Bon, je retourne à la réalité, loin du journalisme en pantoufles dont les yeux sont rivés sur les chiffres du ministère de la police et de l'AFP.

Y.Y

 

 

Source : https://www.facebook.com/yyoulountas?fref=hovercard

 

 

 

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 21:20

 

Source : http://blogyy.net/2016/11/02/des-anarchistes-refoulent-un-groupe-de-neo-nazis-et-de-policiers-menacant-les-refugies-video/

 

Des anarchistes refoulent un groupe de néo-nazis et de policiers menaçant les réfugiés (vidéo)

 

Au nord-est d’Exarcheia à Athènes :

DES ANARCHISTES REFOULENT UN GROUPE DE NÉO-NAZIS ET DE POLICIERS MENAÇANT LES RÉFUGIÉS (VIDÉOS)

 

 

 

 

Autour de l’avenue Alexandras, entre Exarcheia et Ambelokipi (cf. carte), avant-hier, quelques dizaines de néo-nazis sont venus semer le trouble, sur le chemin du tribunal, et inquiéter, comme à l’habitude, les réfugiés occupant de vieux immeubles à l’abandon. Bien mal leur a pris : le comité d’accueil était renforcé et la riposte a été immédiate.

La police a aussitôt secouru ses petits nazillons chéris(1), avant de prendre le relais. Plusieurs CRS ont alors fracassé des portes de logement de réfugiés, sous les jets de pierres de la résistance solidaire. Et surtout : les flics ont projeté une telle quantité de grenades assourdissantes et de gaz lacrymogène que beaucoup des malades de l’hôpital voisin (agios Savvas, situé en face de la station de métro sur la carte, rue Kouzi) ont du être déplacés et soignés en urgence (suffocations, paniques, malaises).

Des dizaines d’anarchistes sont montés sur les toits, un peu partout, notamment des membres du groupe Rubicon (connu pour avoir détruit plusieurs bureaux de la troïka, ainsi que le fichier des privatisations et celui des personnes surendettés), brandissant parfois des drapeaux noirs, avant que la police ne s’éloigne et ne se replie sur l’avenue Alexandras pour évacuer ses petits protégés, nostalgiques de la junte.

 

 

Pour leur part, les militants du parti néo-nazi Aube dorée affirment qu’ils allaient gentiment soutenir leurs copains bisounours à la Cour d’Appel, main dans la main comme en sortie scolaire, et que ce sont les réfugiés et les antifascistes qui les ont provoqué.

Pour les mass-médias, évidemment, c’est le drame : les défenseurs des réfugiés ont brisé plusieurs pare-brises de voitures, en repoussant les néo-nazis et les flics. Ils ont même arraché des antennes de la sacro-sainte télévision sur les toits, pour les lancer sur les assaillants. Bagnole et télé : les mass-médias hurlent évidemment au sacrilège et multiplient les témoignages de braves gens paisibles, depuis lors privés de sortie au supermarché et de journal télévisé, tout ça, à cause des méchants anarchistes pas beaux du tout ! Pire encore, ces derniers ont jeté d’une terrasse un bloc de ciment juste à côté d’un CRS :

 

 

(à 0:50 dans la vidéo)

 

Une fois de plus, les « autorités » évoquent la nécessité de « faire le ménage », notamment dans la base principale des rebelles qui énerve de plus en plus le pouvoir. La base que tout le monde connait, à deux jets de pierre d’Ambelokipi : Exarcheia.

La droite exige que ce « ménage urgent » soit fait avant la venue d’Obama à Athènes le 15 novembre : « ces jeunes fous nous narguent et font du centre de la capitale une zone de non-droit, de chaos et d’insécurité ». Kyriakos Mitsotakis, fils d’un ancien premier ministre et nouveau leader de la droite, a même promis qu’il s’en occuperait en priorité, dès son « arrivée prochaine » au pouvoir(2) : « En moins d’un mois, il ne restera plus rien de cette zone de non-droit, de ce quartier où anarchistes et gauchistes font n’importe quoi. » A son tour, le conseil municipal d’Athènes a également demandé ce « nettoyage » au gouvernement Tsipras, dans un vœu formulé en juillet et réitéré en septembre.

La situation est très tendue. Les camarades se méfient. À Exarcheia et alentours, personne n’a oublié l’expulsion brutale, surprise et planifiée des squats solidaires de Thessalonique, au matin du 27 juillet(3), y compris le célèbre squat Nikis, né durant les émeutes en Grèce de décembre 2008.

Mais ce que le pouvoir oublie un peu vite, c’est que Exarcheia a provoqué l’insurrection de novembre 1973, contre la dictature des Colonels, et qu’Athènes n’est pas Thessalonique.

Qui s’y frotte s’y pique.

Yannis Youlountas

 

(1) Les MAT votent à 60% pour Aube dorée et collaborent souvent avec eux, y compris pendant certaines manifs.
(2) Point complet sur le contexte :
http://www.sinemensuel.com/cartes-postales/lautomne-risque-detre-chaud-en-grece/
(3) Souvenir de l’opération du 27 juillet à Thessalonique :
https://blogyy.net/…/07/27/tsipras-attaque-les-squats-videos

 

 

 

 

Source : http://blogyy.net/2016/11/02/des-anarchistes-refoulent-un-groupe-de-neo-nazis-et-de-policiers-menacant-les-refugies-video/

 

 

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 18:22

 

Source : http://www.cadtm.org

 

 

Biens communs : Le pillage grec

19 octobre par Eleni Panousi

 

 

Le « Fonds de mise en valeur du patrimoine privé de l’État grec », ou TAIPED |1|, a été établi en 2011 dans le cadre du 2e mémorandum. Son statut juridique est celui de société anonyme avec un actionnaire unique : l’État grec. La troïka est fortement impliquée dans toute décision le concernant. Elle assure, avec deux observateurs, le contrôle du conseil d’administration, et nomme trois des sept membres du « Comité d’experts ». Le TAIPED est financé par le produit de privatisations, de concessions d’utilisation ou d’exploitation, estimé à 50 milliards d’euros, un chiffre qui ne se base sur aucune réalité. Les privatisations et les concessions ne prennent pas en compte la valeur réelle des actifs grecs, sous-estimés du fait de l’écroulement économique |2|. Il gère aujourd’hui le plus important programme de privatisation au monde !

Au cours des années suivant sa création - des années marquées pour la Grèce par une profonde récession et une crise humanitaire allant en s’aggravant - le TAIPED a souvent été volontairement associé par les dirigeants politiques grecs à un discours vantant les « privatisations » comme des « investissements » nécessaires au pays. Les gouvernements successifs ont cherché à éviter une réelle prise de conscience de la vraie nature de ce programme, baptisé par Syriza, avant sa prise de pouvoir, de « Chenil des scandales » |3|. Pensé par les « instances » non élues de l’UE comme un fonds qui allait permettre de rembourser - sur le court terme - une partie de la dette publique contractée par le pays, le TAIPED conduit aujourd’hui la Grèce à brader une quantité exorbitante de ses biens, ce qui permet aux « acquéreurs vautours », étrangers comme locaux, de s’approprier ou d’exploiter - dans le cadre de concessions d’utilisation et d’exploitation - une très grande partie de son patrimoine !


Détournement de la législation grecque par le « TAIPED »

Le portefeuille du TAIPED comprend des infrastructures, aéroports, ports, routes, autoroutes et autres, des sociétés, eau, électricité, exploitation des ressources naturelles, téléphonie, jeux d’argent et de très nombreux biens immobiliers : des milliers d’hectares de terrains – surtout en bord de mer - et un très grand nombre de bâtiments publics abritant des services et des organismes publics.

La loi fondatrice stipule que l’utilisation des biens publics grecs peut se faire par vente, location, gestion des affectations, concession… Les biens transférés entrent dans le fonds sans contrepartie. Il reçoit la pleine propriété et la possession immédiate des biens transférés lesquels ne peuvent plus retourner dans le secteur public.

Les privatisations s’opposent aux politiques de défense de l’environnement

Le but du TAIPED est bien le démantèlement et l’exploitation par le privé de l’ensemble du patrimoine de l’État grec. De très nombreux décrets et textes de lois ont été mis en place dès 2010, des procédures rapides visant à contourner le cadre législatif pour la protection de l’environnement et le développement durable ont été adoptées, réduisant d’autant le rôle et le contrôle de l’État. Les textes de lois ont été amputés de la notion de patrimoine « public », ce qui a ouvert la porte aux exploitations incontrôlées, en particulier celle des zones naturelles protégées.


L’impact écologique

Les privatisations s’opposent aux politiques de défense de l’environnement. Alors que tous les sites naturels protégés étaient regroupés dans ce qu’on appelle le « patrimoine public », qu’ils soient publics ou privés, avec le TAIPED ils tombent dans le domaine privé. C’est ainsi que la disparition de la notion de « patrimoine public » ou communs, signe la fin de la protection des sites. Il en va de même de la totalité des ressources énergétiques de la Grèce en cours de privatisation, comme le pétrole, le gaz naturel, l’électricité, l’eau et de très nombreux sites en montagne pour y installer des éoliennes, etc. La politique extractiviste, le pillage des communs pratiqué depuis des siècles dans les pays en développement, par des entreprises privées ou des États colonisateurs, bat son plein dans la Grèce d’aujourd’hui. L’installation de mines privées et autres sociétés extractivistes dans des sites comme Skouries |4| - non gérés par le TAIPED pour l’instant - en sont un exemple caractéristique.

Le nombre de terres, d’îles, de sites naturels en bordure de mer ou de lacs en vente est tel qu’en ne prenant en compte que la privatisation des accès – à la mer, aux lacs et rivières - ou la taille des projets futurs, on peut se faire une idée du bouleversement écologique à venir. Son ampleur sera catastrophique à l’échelle du territoire grec. Aucune étude sur l’avenir de ces zones à la suite de ces « plans de privatisation » n’a été réalisée par l’État grec. Les biens mis en vente ont été choisis selon la logique du bénéfice maximum sur le court terme. Les quelques études de faisabilité citées sur le site du TAIPED sont réalisées par des bureaux d’études fantômes qui ne sont là que pour valider les ventes. Le « développement » proposé - une catastrophe certaine - se fait au nom de la croissance du tourisme. Il suffit de jeter un coup d’oeil au site du fonds pour se rendre compte à quel point le « développement » en question sera destructeur pour l’environnement et l’esthétique des lieux, ce qui sera à terme contre-productif.

Pour la première fois, au cours de l’histoire grecque, les plages grecques et toutes les terres situées en front de mer sont en danger de perdre leur caractère public autant que leur caractère naturel, à l’image des immenses projets touristiques en Espagne. Des catastrophes écologiques autant que des destructions de paysage. Les sites archéologiques et les bâtiments de grand intérêt culturel ne semblent pas non plus être à l’abri.

Un grand nombre de zones « ouvertes à l’exploitation »se trouvent dans des zones de protection internationale (Ramsar, Natura 2000) et la question se pose de savoir qui paiera les amendes des traités internationaux qui ne seront pas respectés. Dans l’ambiguïté générale en matière de bien public, le patrimoine hellénique est pris en sandwich entre ce qui est censé être protégé, une catégorie qui tend pourtant à disparaître, et ce qui peut être considéré comme une propriété privée de l’État. De nombreux sites ont déjà été vendus, certains en bord de mer, d’autres avec des lacs naturels, sans qu’aucune clause de protection, étude des dangers et impacts écologiques ne soit inclus dans les contrats de vente aux investisseurs.

 

 

Tel est le résultat de la politique impulsée par la Troïka européenne, aujourd’hui Quartet, au nom du remboursement de la dette publique du pays. Pourtant au moment des premiers problèmes en 2009, son montant était de 127 % du PIB. Un an après le 3e mémorandum signé par le gouvernement socialiste Syriza en 2015, cette fameuse dette publique approche les 185 % du PIB. L’écroulement social et économique de la Grèce, dû à ces politiques imposées de l’extérieur et privilégiant le remboursement de dettes illégitimes et insoutenables, selon les textes internationaux comme la déclaration universelle des droits de l’Homme, en est la cause.

Nous ne pouvons que constater le mensonge du Quartet prétendant créer les conditions économiques du remboursement. Ce dépeçage de la Grèce au nom du paiement de la dette n’est-il pas le but caché de ces mémorandums ? Cela ne relève-t-il pas d’une époque que l’on pensait disparue, celle de la politique de la « canonnière », de la prison ou de l’esclavage pour dette impayée ? Veut-on faire subir à la Grèce un sort analogue à celui d’Haïti, qui, contrainte de payer pendant un siècle une rançon à la France, est aujourd’hui complètement dominée par des intérêts étrangers, et dont la population vit dans une très grande pauvreté ?


Cet article est extrait du magazine du CADTM : Les Autres Voix de la Planète

 

 

 

Notes

|1| Remplacé par le HCAP S.A (Hellenic Corporation of Assets and Participations S.A.) Plus d’infos voir : Le triste anniversaire du troisième mémorandum

|2| « Entre 2010 et 2015, les privatisations grecques n’ont rapporté que 5,4 milliards d’euros ». Romaric Godin, « Grèce : la vraie nature du troisième mémorandum », La Tribune, 15/7/2015

|3| SYRIZA avait publié, avant de prendre le pouvoir, un rapport exhaustif qui faisait état des grands scandales en Grèce. Il s’agit de « la Bible noire de la honte », EEKE, Commission de transparence des Affaires publiques, Syriza, publiée en Mai 2014. Le chapitre dédié au TAIPED avait pour titre « TAIPED, le chenil des scandales ou les bonnes privatisations ! “La Bible noire de la honte », pages 94 à 107. https://issuu.com/blackbook14/docs/...

|4| Il s’agit de la mine d’or , « Hellenic Gold » , investisseur privé sur le site de Skouries à Halkidiki, ancien site forestier d’une grande beauté, aujourd’hui pillé de ses richesses naturelles et dangereusement pollué.

 

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Code barre et nouveau monde

27 octobre par Nicolas Sersiron

 

 

« Le code barre. Pour le générer, il a fallu utiliser - et donc auparavant produire - une imprimante (laser, par exemple), une machine complexe contenant de nombreux composants et connectée à d’autres machines complexes : tout d’abord, un processeur (silice, aluminium ou cuivre, tungstène), soudé (or, argent, palladium) à un circuit imprimé (fer, aluminium, silice), lit les informations qu’un ordinateur (aluminium, plomb, or, zinc, nickel, étain, argent, fer, platine, palladium, mercure, cobalt, antimoine, arsenic, baryum, béryllium, cadmium, chrome, hafnium, indium, pétrole) a écrit sur la barrette de mémoire vive (cuivre, or, argent, et matériau isolant) et les convertit en impulsions destinées… »

La page 134 du livre Extractivisme d’Anna Bednik est remplie avec le seul énoncé des nombreux métaux composant les diverses machines indispensables à l’utilisation d’un « simple » code barre, devenu aujourd’hui universel. Or tous ces robots de plus en plus complexes ont une vie très courte. Après quelques années il faut en fabriquer de nouveaux tout aussi gourmands en métaux et énergies fossiles extraits des sous-sols de la planète.

Ainsi, pour continuer à faire fonctionner notre société marchande globalisée, toujours plus connectée, totalement dépendante de cette high-tech, il faudra creuser des espaces toujours plus grands, plus profondément, avec toujours plus de désastres environnementaux, de pollutions et de réchauffement climatique. Pour obtenir parfois moins d’un gramme d’or, il faut aux multinationales, dans les grandes mines des Andes, broyer une tonne de roches et l’arroser ensuite d’énormes quantités d’eau mélangée à du cyanure et d’autres poisons pour agglomérer la poudre d’or (lixiviation), avec des pollutions de l’eau dramatiques et des risques immenses en aval. « La coulée de boue hautement toxique, issue de la rupture d’un barrage minier dans l’état brésilien de Minas Gerais, le 5 novembre 2015, a atteint l’océan Atlantique après un parcours de 650 km à travers le fleuve Rio Doce » |1| : un exemple récent de la terrible concrétisation de ces risques. Même si ce sont là les résidus d’une mine de fer, c’est un désastre irréparable pour les peuples et la nature à cause des pollutions toxiques. La mine d’or Yanacocha, à Cajamarca, au Pérou, bientôt épuisée, veut se déplacer à Conga, 20 km plus loin. Les rondas paysannes, au vu des immenses désastres perpétrés, résistent à cette extension, malgré le harcèlement policier constant. Ce sera la perte de leurs montagnes, lacs, sources (alt. 4 000 m), territoires, leur culture et leurs moyens de vivre depuis des siècles. Toujours pour de l’or, à Pascua-Lama au Nord du Chili, Barrick Gold veut déplacer des glaciers !

Le mode de vie à l’occidentale, construit sur une consommation marchande effrénée et de plus en plus globalisée, repose sur une croissance de l’extractivisme et une complexité grandissante liée à la financiarisation, la high-tech envahissante, les transports internationaux et l’énergie.

Mais alors, que faire face à la finitude des ressources qui s’annonce et les impacts catastrophiques de leur exploitation et de leur utilisation ? Plus de confort et de biens matériels aujourd’hui, c’est plus de pollutions, de destructions de la nature, de réchauffement climatique. C’est aussi moins de ressources pour les générations futures et moins de chance de conserver un biotope Terre vivable. La croissance verte ou le développement durable ne sont que des oxymores destinés à endormir les citoyens inquiétés par les rares informations sérieuses, causes et conséquences, que les grands médias sont contraints de laisser passer devant l’évidence des désastres en cours.

Une sortie du modèle consumériste et gaspilleur est possible et s’imposera avec ou malgré nous. Pour construire un autre monde, il nous faut changer notre imaginaire. Nous avons tous à comprendre que l’économie de moyens et la sobriété, aussi bien sur le plan alimentaire que sur celui du matériel, est une voie qui n’est pas régressive. Bien au contraire, car le bonheur, le bien vivre se trouvent dans le partage, la mise en commun des savoirs et des outils. L’appropriation de la nature, l’individualisme exacerbé, l’hybris de l’accumulation infinie nous ont plongés dans la peur. Ils nous ont mis face à la finitude de notre monde, de notre humanité. L’extractivisme des ressources naturelles, sur lequel nous avons bâti la modernité, se révèle être un désastre. La croissance des inégalités est devenue explosive et le réchauffement climatique sera très bientôt incontrôlable. Oublions les paillettes du monde qui ne veut pas mourir, soyons les sages-femmes attentives de celui qui naît.


Cet article est extrait du magazine du CADTM : Les Autres Voix de la Planète

 

 

 

 
 
 
 

Nicolas Sersiron

Ex-président du CADTM France, auteur du livre « Dette et extractivisme » Après des études de droit et de sciences politiques, il a été agriculteur-éleveur de montagne pendant dix ans. Dans les années 1990, il s’est investi dans l’association Survie aux côtés de François-Xavier Verschave (Françafrique) puis a créé Échanges non marchands avec Madagascar au début des années 2000. Il a écrit pour ’Le Sarkophage, Les Z’indignés, les Amis de la Terre, CQFD. Il donne régulièrement des conférences sur la dette.

 

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20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 12:14

 

 

Source : https://www.facebook.com/yyoulountas?hc_ref=NEWSFEED

 

 

Yannis Youlountas

 

 

Cette fois, je n'ai pas pu être du voyage, jusqu'à la mer Adriatique et au-delà. Mais je pense très fort à eux : mes 17 camarades généreux de leur temps et de leurs efforts, et à cet aspect fondamental de nos luttes, depuis des années, par-delà nos différences.

 

LA "CARAVANE SOLIDAIRE" ARRIVE EN GRÈCE ! PETIT RETOUR SUR 7 ANS D’ACTIONS CONTRE LE SILENCE ET L’ISOLEMENT

 
 
 
Aujourd'hui, près d'un Grec sur trois n'a pas de vraie couverture sociale, sans parler des réfugiés et migrants."DE L'ARGENT POUR L'ÉDUCATION ET LA SANTÉ, PAS POUR LES BANQUES ET LES MINISTÈRES"Première réunion publique du Collectif @[426237277547280:274:Solidarité France Grèce pour la Santé] le 23 mars 2013, avec Giorgos Vichas, du dispensaire de Hellinikon à Athènes.Rien de changé, pour celles/ceux qui peuvent soutenir le Collectif @[426237277547280:274:Solidarité France Grèce pour la Santé].Il ne s’agit pas d’une crise, d’un accident ou d’une mauvaise météo économique et sociale, mais d’un durcissement du capitalisme sous sa forme néolibérale, au moyen de la dette, des traités internationaux et de gouvernants prêts à vendre le bien commun et à détruire les conquis sociaux, les uns après les autres.
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Printemps 2009. Au sortir des grandes émeutes de décembre 2008, la fièvre insurrectionnelle vient de retomber et le désespoir se répand. La misère frappe surtout la jeunesse, surnommée la « génération sacrifiée », et s’étend au-delà. Les liens de solidarité se réveillent progressivement, tout d’abord parmi les familles et les amis, puis au sein des villages et des quartiers. Les temps sont durs. La plupart des franco-grecs ou grecs de l’étranger commencent à faire de la place dans leurs bagages, puis à enregistrer une seconde valise à chaque vol, pour ramener toutes sortes d'aides. Au fil des mois, cette action modeste et spontanée devient une pratique courante et l'un des principaux sujets de conversation parmi nous : prix de la seconde valise selon la compagnie (en moyenne 45 euros), choix du contenu (quelle priorité ?), etc.

 

[LE TEMPS DES VALISES]

Avec la crise de la dette en 2010 et ses conséquences sociales encore plus dramatiques, la rumeur de cette forme de solidarité s’étend à d’autres voyageurs et concerne plus spécialement les médicaments. En effet, de plus en plus de Grecs n’ont plus de couverture sociale (IKA) et se retrouvent brutalement dans l’incapacité de se soigner. Les médicaments ainsi récoltés circulent tout d’abord dans des réseaux solidaires informels, underground, souvent liés à des réseaux politiques autogestionnaires ou syndicaux, et vont, par la suite, se structurer.

 

[LA BOMBE DEBTOCRACY]

L'année suivante, pour contrer la propagande médiatique sur « les Grecs fautifs », sort un film retentissant : "Debtocracy", réalisé par Katerina Kitidi et Aris Chatzistefanou :
https://www.youtube.com/watch?v=uIYm1xeejvo
Cet excellent film de contre-information, underground et sans concession, se révèle un outil formidable pour rétablir la vérité autour de nous grâce à sa mise en ligne gratuite sur internet par ses créateurs, en avril 2011. Aux côtés de Manolis Glézos et Kostas Lapavitsas, entre autres, Eric Toussaint démonte remarquablement le mécanisme de la dette et la nécessité de rompre avec ce piège insensé et infernal. On se prend déjà à rêver que le fondateur du CADTM se retrouve, un jour prochain, en charge de cette mise en œuvre en Grèce, sans savoir que cela finira par se réalisera et qu’on passera tout près du but, faute de volonté politique, quatre ans plus tard.

 

[ANEPOS S'ORGANISE]

Les journaux alternatifs deviennent friands de papiers sur cette Grèce qui bouge de plus en plus. Je débute une chronique à ce sujet dans Siné Hebdo puis Siné Mensuel, tout en publiant des nouvelles dans d’autres canards, notamment Le Monde Libertaire, à chacun de mes retours en France. Dans le sud, mon petit collectif dédié à l'éducation populaire, à l'écriture et aux goûters-philo avec les enfants, décide unanimement de se transformer en "collectif artistique et solidaire" pour agir également, puis principalement, sur ces circonstances chargées de sens. Anepos soutient nos premiers livres sur le sujet : Paroles de murs athéniens (janvier 2012) puis Exarcheia la noire (octobre 2013), publiés en copyleft aux Editions Libertaires et vendus au profit de nos premières actions en soutien de centres sociaux autogérés.
https://www.youtube.com/watch?v=Fg2k7eD1EMs


Les 12, 13 et 14 janvier 2012, nous lançons notre premier « festival de solidarité avec le peuple grec » en région marseillaise, et commençons, entre autres, un jumelage avec l’espace social libre Nosotros qui développe ses activités dans le quartier rebelle d’Exarcheia (notre quartier quand nous sommes à Athènes), y compris à destination des migrants.

 

[PREMIÈRE VAGUE DE SOUTIEN]

Au printemps 2012, les élections législatives à rebondissement commencent à susciter un vaste mouvement de soutien dans la gauche dite « radicale » partout en Europe. Syriza rate finalement le coche de justesse, notamment à cause du voyage en Grèce de François Hollande qui, nouvellement élu président, promet au journal télévisé grec que l’Europe « va rapidement changer dans une direction plus sociale » et dissuade les téléspectateurs hésitants de « voter pour l’inconnu. »

 

[RÉALITÉ DE LA "CRISE GRECQUE"]

Durant l’été 2012, les actions de solidarité se multiplient, à l’intérieur de chaque type de réseau, et s’amplifient au point d’aider sensiblement les caisses de grèves d’octobre 2012. Durant ce même mois d’octobre, Ana Dumitrescu sort son film poignant : « Khaos, les visages humains de la crise grecque », dans lequel l'anthropologue blogueur Panagiotis Grigoriou se fait connaître et expose l’ampleur de la tragédie grecque :
https://www.youtube.com/watch?v=WZFOo9ZbZ2M


Ana me sollicitant pour animer quelques projections-débats, je rencontre beaucoup de spectateurs dont la première réaction est : « mais depuis la France, que peut-on faire ? » Le désir d’agir se renforce, de jour en jour, au même rythme que l’inquiétude de voir le « laboratoire grec » s’étendre ailleurs en Europe, à commencer par les pays du sud et l’Irlande. Le public comprend qu’il ne s’agit pas d’une crise, d’un accident ou d’une mauvaise météo économique et sociale, mais d’un durcissement du capitalisme sous sa forme néolibérale, au moyen de la dette, des traités internationaux et de gouvernants prêts à vendre le bien commun et à détruire les conquis sociaux, les uns après les autres. D’ailleurs, c’est aussi en octobre 2012 qu’avec Maud, nous mettons en ligne un petit film satirique sur le sujet : « Coup-double » concernant les agissements simultanés autour du TSCG (que Hollande avait promis de ne pas signer). Un court-métrage iconoclaste pour essayer d’alerter sur la nature de ce processus et ses conséquences, en Grèce comme en France :
https://www.youtube.com/watch?v=iHp3WXii3hU

 

[NAISSANCE DU COLLECTIF SOLIDARITÉ FRANCE-GRÈCE POUR LA SANTÉ]

Durant l’hiver 2012-2013, les listes internet chauffent à l’initiative d’un petit groupe de personnes d’origines grecques, principalement situées en région parisienne, pour agir en particulier dans le domaine médico-social : le « collectif Solidarité France-Grèce pour la santé » voit le jour, puis organise son premier débat public, le 23 mars 2013, en présence du Docteur Giorgos Vichas du dispensaire autogéré de Hellinikon à Athènes. La foule est au rendez-vous et, pour ma part, venant rarement à Paris, je rencontre pour la première fois Panos Angelopoulos et Eirini Stavrakopoulou, puis Manolis Kosadinos, Vangelis Goulas, Alexis Cukier, Bruno Percebois et bien d'autres. Au cœur de la récolte de fonds et de matériel médical pour les premiers dispensaires autogérés en Grèce, quelque chose d’autre se forge, par-delà nos différences d’opinions sur certains sujets : une convergence de luttes autour d’un but commun, celui de la solidarité pour la santé. Le premier convoi de matériel médical (ancêtre de l’actuelle « caravane solidaire ») part vers la Grèce en juin 2013, durant l’alter-sommet d’Athènes, avec un cabinet dentaire complet et de l’équipement d’examen pédiatrique.
https://solidaritefrancogrecque.wordpress.com/20…/…/15/appel
Les coordonnées pour soutenir le CSFGS n'ont pas changé depuis lors. Elles sont là :
https://solidaritefrancogrecque.wordpress.com/2013/…/15/1067

 

[FAIRE SAVOIR : NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES]

Parallèlement, avec l’appui de mon collectif artistique et solidaire et d’un cahier central du Monde Libertaire appelant à soutenir notre projet, je commence à tourner, à partir de l’automne 2012, avec Maud et mes camarades grecs, un long-métrage qui sort en juillet 2013 : « Ne vivons plus comme des esclaves ». Dans ce film en creative commons sont notamment présentés deux dispensaires autogérés : celui de la rue Kannigos à Athènes, plutôt de gauche et présenté par Dora et Kostas, et celui du quartier d'Exarcheia, plutôt libertaire et présenté par Babis. Dès le début du film, Dora alerte les spectateurs de France et d’ailleurs :
https://www.youtube.com/watch?v=BrUoXzii1_c (extrait 5mn)


Parallèlement à sa mise en ligne sur Internet (à l’instar de « Debtocracy » deux ans auparavant), une extraordinaire tournée de projections-débats commence pour « Ne vivons plus comme des esclaves », en soutien aux initiatives solidaires présentées dans le film. Parmi celles-ci, la cuisine sociale « L’autre humain », par exemple, n'a pas changé de compte (si vous voulez les aider directement) :
http://blogyy.net/…/la-cuisine-sociale-autogeree-lautre-hu…/


Pendant, cette tournée, qui va durer au total 18 mois, Mimi et Vangelis, deux des personnages, viendront faire un tour de France avec le film dans une dizaine de villes, ainsi qu’une émission sur Radio Libertaire.

 

[SAVOIR FAIRE : JE LUTTE DONC JE SUIS]

Deux ans et une dizaine de convois solidaires en Grèce plus tard, le dispensaire autogéré d’Exarcheia apparaît enfin terminé dans notre nouveau film, « Je lutte donc je suis », toujours en creative commons et visible gratuitement sur Internet. L’objectif solidaire du film est rappelé à travers une citation de Nikos Kazantzakis : « La seule façon de te sauver toi-même, c’est de lutter pour sauver tous les autres. »
https://www.youtube.com/watch?v=p9tMjHBHbYo


Angélique Ionatos, Manu Chao, Dimitri Poulikakos, Yvan Guyomard (alias Dyvan le Terrible) ou encore Mathieu Ferré (fils de Léo) viennent prêter main forte pour la musique (et beaucoup d'autres). Quatre ans après « Debtocracy », en pleine Commission pour la Vérité sur la Dette grecque, Eric Toussaint enfonce implacablement le clou de la dette illégitime :
https://www.youtube.com/watch?v=WEHHU65xzKk

 

[BRAS DESSUS, BRAS DESSOUS]

Les actions solidaires d’Anepos se diversifient de plus en plus, en partenariat avec une trentaine de collectifs du mouvement social : squat de réfugiés Notara26 à Athènes, squat expulsé Nikis à Thessalonique, dispensaire autogéré d’Exarcheia, espace social libre Mikropolis pour les anciens réfugiés d’Idomeni, actions de soutien aux réfugiés en mer Egée, forum des migrants de Crète, collectif contre les éoliennes industrielles en Crète, journal gratuit et coopératif Apatris, espace social libre Nosotros à Exarcheia, site d’info coopérative x-pressed, cuisine sociale l’Autre Humain à Athènes… mais aussi à destination de l’Andalousie, « Je lutte donc je suis » étant également tourné en Espagne.
http://blogyy.net/…/solidarite-les-refugies-et-migrants-blo…
http://blogyy.net/…/film-solidaire-nouvelle-action-en-anda…/
http://blogyy.net/…/film-solidaire-nouvelle-action-a-exarc…/


Et, en juin 2016, en pleine tuile de bagnole, alors que nous sommes très inquiets pour l’avenir de nos actions (tournages, tournées, convois…), plus de 200 soutiens (particuliers, collectifs et orgas) se mobilisent et nous aident à racheter un véhicule avec Anepos pour continuer (souvenir inoubliable).

 

[DEUXIÈME VAGUE DE SOUTIEN]

Durant l’année 2014 le nombre de collectifs régionaux ou locaux « solidaires avec le peuple grec » (entre autres appellations) se multiplient. Si certains vont disparaître rapidement après la capitulation désastreuse de Tsipras, en juillet 2015, une bonne moitié vont persévérer, considérant fort justement que c’est justement dans ce genre de circonstances que la solidarité est la plus nécessaire, à la fois pour des raisons matérielles, mais aussi morales. De plus en plus de camarades partent en Grèce, parfois seul, pour un mois ou plus, à plusieurs reprises, juste pour aider, soutenir et échanger, comme Natalia O Nath dans les squats de réfugiés d'Athènes. Des groupes de syndicalistes font de même, notamment celui de Jacques Leleu, apportant des soutiens, participant à la vie des lieux et rapportant des photos, reportages ("Réfugié-e-s", "Solidaires", etc.), écrits... A l'inverse, durant la même période, plusieurs gros médias se font violemment rejeter, dont l'un d'entre eux carrément expulser manu-militari par un squat où il était rentré sans autorisation de l'assemblée du lieu. Idem durant les émeutes, autour des barricades : les caméras cassées se comptent par dizaines au fil des années, en particulier à Exarcheia. "Les barricades n'ont que deux côtés, répètent les insurgés, et il suffit d'allumer la télé pour connaître le vôtre !"

 

[LANCEMENT DE LA CARAVANE SOLIDAIRE]

En janvier 2016, le Collectif solidaire France-Grèce pour la santé et le collectif Bretagne-Grèce Solidarité Santé appellent à une rencontre nationale des collectifs régionaux et locaux encore en activité à Paris le 20 février 2016, avec le projet d’une « caravane solidaire » qui partirait vers la Grèce en octobre 2016.
https://solidaritefrancogrecque.wordpress.com/…/a-lintentio…


La journée est une réussite. La Bourse du travail du dixième est pleine à craquer. Le projet connaît un engouement immédiat et chacun met la main à la pâte. Cerise sur le gâteau, les retrouvailles sont chaleureuses, car cette journée rassemble de nombreux visages connus, rencontrés durant les tournées des deux films aux six coins de l’hexagone. Bras dessus, bras dessous, réunis tous ensemble par-delà nos différences. La veille, en prélude, une soirée au bénéfice de la « caravane solidaire » est organisée par Anepos avec le collectif solidaire France-Grèce pour la santé au cinéma le Chaplin, qui affiche complet, autour de « Je lutte donc je suis » et en présence d’une Angélique Ionatos plus émouvante que jamais, qui finit sa prise de parole en chantant a cappella dans le silence du public suspendu à ses lèvres.
https://solidaritefrancogrecque.wordpress.com/…/paris-le-1…/

 

[PRÉPARATION EN RÉGIONS]

Durant les semaines qui suivent, le projet de « caravane solidaire » se peaufine, notamment grâce aux propositions du collectif breton et de Pascal Franchet, un proche d’Eric Toussaint au CADTM, ou encore des vaillants Jocelyn Garcia Eskov et Constant Kaimakis, pour ne citer qu’eux. Les collectifs de l’Yonne, du Rhône, de Normandie et du Gard s’apprêtent à former avec les Bretons la caravane, en collectant le matériel dans les villes alentours. Dans le grand sud, par exemple, deux fourgons du Gard (du collectif Soligrecs Nîmes et de l’association Vivence de St-Mamert-du-Gard) sont rapidement remplis avec le soutien d’Alès (Collectif Cévenol de Solidarité avec le Peuple Grec), d’Avignon (Collectif Vauclusien de Soutien au Peuple Grec et contre l’Austérité), de Narbonne (Collectif Comment aider ceux qui aident), du Tarn (Collectif artistique et solidaire Anepos) et de Toulouse (Collectif France-Grèce pour la santé de Toulouse).
http://soligrecsnimes.collectif-citoyen.fr/…/caravane-soli…/


Dans le Tarn en particulier, le résultat ayant été modeste (car nous avions fait une autre collecte, deux mois plus tôt, pour apporter une aide d’urgence à nos camarades expulsés des trois squats solidaires de Thessalonique par la police de Tsipras), Anepos a complété la somme collecté avec une aide supplémentaire (115 + 200 + la recette de la projection au Chaplin dont je n’ai pas le montant sous les yeux).

 

[DERNIÈRE ÉTAPE À VÉNISSIEUX]

On le voit bien : chacun dans notre coin, il est certain que ce projet de caravane solidaire serait tombé à l’eau ou qu’il aurait été ridicule. Mais grâce à la synergie de tous les collectifs, aussi petits soient-ils, le projet est devenu ce qu’il est : un symbole de la solidarité par-delà les frontières, notamment grâce à la dernière étape à Vénissieux (la plus réussie), lors d’une journée avec Eric Toussaint, Stathis Kouvélakis, mais aussi mon vieux compagnon anarchiste Babis (trois personnages de "Je lutte donc je suis") du dispensaire d’Exarcheia, venu spécialement d’Athènes pour cette journée d’échanges, et bien d’autres encore, dans leur diversité.

 

[L'ÉTERNEL VOYAGE]

La nuit dernière, j’ai eu un pincement au cœur en songeant que mes 17 camarades étaient en train de traverser la mer Adriatique. Certes, je n’oublie pas la devise d’Elisée Reclus : « Travaillons à nous rendre inutiles », j’ai également retenu de l’accident cardiaque de mon ami infatigable Jean-Jacques Rue (qui a survécu, ouf !) qu’il faut savoir s’arrêter à temps et laisser faire les copains. Bien sûr. Mais j’aurais au moins voulu partager un raki en trinquant avec eux, à bord d’un de ces ferries que j’ai pris l’habitude d’emprunter depuis mon enfance. Ce trajet, que je fais dans les deux sens depuis 46 ans, est un peu mon « éternel voyage ». Tellement que le parcours est tracé au feutre sur une carte de la Méditerranée placardée sur un mur de mon bureau, au milieu de vieilles photos : une carte qui ne me quitte jamais. Un interminable voyage.

 

[LE JOURNAL COMMENCE]

La « caravane solidaire » arrive maintenant en Grèce. Je vous invite vivement à aller voir régulièrement le journal de mes camarades sur le blog qu’ils viennent de créer sur Médiapart :
https://blogs.mediapart.fr/caravane-solidaire-2016
et sur :
https://solidariteaveclagrececollectifs.wordpress.com

 

[NOUVEAU LIVRE]

Je vous recommande également la lecture d'un nouveau bouquin de Christine Chalier, Eliane Mandine, Danielle Montel, Bruno Percebois et Jean Vignes (du collectif Solidarité France-Grèce pour la santé) aux éditions Syllepse : « Les dispensaires autogérés grecs, résistances et luttes pour le droit à la santé. »
http://www.syllepse.net/lng_FR_srub_25_iprod_673-les-dispen…

 

Encore merci à toutes celles et ceux qui ont participé directement ou indirectement à cette aventure solidaire durant ces années. A suivre…

Et maintenant, tant pis ! À défaut d’être avec eux, je vais me boire un raki quand même. Qui en veut ? :-)

 

Yannis Youlountas

https://www.youtube.com/watch?v=Wwp6ndBrwQE

 

 

Source : https://www.facebook.com/yyoulountas?hc_ref=NEWSFEED

 

 

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