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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 17:00

 

http://www.bassindales.fr/

 

Bonjour à tous,

Le Conseil Constitutionnel a validé hier la loi interdisant la fracturation hydraulique . Nous enregistrons avec satisfaction le refus du Conseil Constitutionnel de céder à la pression des pétroliers. La fracturation hydraulique demeurera donc interdite en France.

Cependant nous devons continuer le combat , car cette loi contient une ambiguïté de taille: elle autorise la FH en matière de recherche! Nous devons absolument lutter pour qu'aucun forage n'ait lieu sur notre territoire quel qu'en soit "l'alibi" scientifique. C'est pourquoi nous vous invitons à participer nombreux à la grande manifestation contre le gaz et le pétrole houille, dans le cadre de la Journée internationale Global Frackdown.

Venez en nombre réaffirmer votre refus de toute exploitation du gaz de schiste et montrer votre solidarité avec celles et ceux qui luttent dans le monde contre les hydrocarbures non conventionnels, dont plusieurs représentant(e)s viendront de loin témoigner ce 19 octobre !

Rendez-vous:

 

SAMEDI 19 OCTOBRE 2013,

à 14 HEURES,

Rond-Point St James à MONTELIMAR (Drôme). 

 

Le communiqué de presse du Conseil Constitutionnel: cliquez ici.

Le communiqué de presse de l'intercollectif Gardéchois suite à la décision du Conseil Constitutionnel: cliquez ici.

Pour vous tenir informés sur des covoiturages (manifestation Montélimar ce 19 octobre), s'il vous plaît visitez régulièrement notre page Facebook bassindales .

 


Diffusez largement cette information autour de vous.

Merci à tous.


                                    ======================



SITE DE VIGILANCE ET D'ALERTE DES COLLECTIFS « ANTI GAZ ET HUILES DE SCHISTE » GARDOIS

http://www.bassindales.fr/

Twitter: https://www.twitter.com/bassindales

Rejoignez-nous sur Facebook: bassindales

le site du collectif 07 : http://www.stopaugazdeschiste07.org/

Numéros de vigilance
Véhicules, camions ou travaux suspects? Mouvements sur terrain? Contactez les numéros d'alerte ci-dessous. Notez bien ces numéros et gardez-les précieusement sur vous! Avant tout signalement, précisez: lieu et/ou direction.

Gard: 06 95 60 22 27 - Ardèche: 06 23 66 15 51

 

 

 

Communiqué des Alternatifs

  

Journée internationale Global Frackdown Day le 19 octobre

  

Pour la deuxième année consécutive, une journée internationale pour stopper la fracturation hydraulique aura lieu le 19 octobre, la date avait été fixée lors du forum social mondial de Tunis. Des événements prenant parfois la forme de manifestations se dérouleront dans une vingtaine de pays (De l’Australie au Sénégal en passant par la Bolivie aux Etats-Unis et dans une douzaine de pays européens).

  

L’objectif est de dénoncer la fracturation hydraulique qui est « intrinsèquement dangereuse et les méfaits de cette industrie », tout comme « la coûteuse et mensongère campagne de relations publiques menée par les grandes compagnies pétrolières et gazières ». Le mouvement mondial en construction veut interpeller les gouvernements afin qu’ils s’engagent résolument dans une transition énergétique renouvelable et soutenable et qu’ils empêchent l’usage de la fracturation. Ce mouvement lutte également contre l’extraction du sable de fracturation, des projets de gazoducs, d’oléoducs, des stations de compression et des terminaux de GNL, etc.

  

En France, suite à la saisine sous la forme de question prioritaire de constitutionnalité déposée par la compagnie texane Schuepbach, le Conseil constitutionnel a confirmé le 11 octobre la validité de la loi du 13 juillet 2011 qui interdit le recours à la fracturation hydraulique, mais de nombreux permis d’exploitation (Bassin d’Alès, de Seine-et-Marne, du Jura, etc.) n’ont toujours pas été abrogés par l’Etat et des forages ont été entrepris ou sont en phase de l’être. Les collectifs restent mobilisés contre toute forme d’’exploration et d’exploitation des hydrocarbures de roche-mère (gaz de schiste, huiles de schiste, huiles lourdes...).

  

Les Alternatifs, investis depuis début 2011 dans les collectifs contre l’exploration et l’exploitation des gaz et huiles de schiste, apportent leur soutien à cette journée internationale de mobilisation. Ils participeront à diverses manifestations prévues en France et dans l’Etat espagnol.

   

Les mobilisations en France :

* Montélimar (26) : Rdv à 14 heures - Rond-Point Saint-James pour le départ de la manifestation

* Paris : 12 heures - Croisière sur la Seine en péniche

* Saint-Claude (39) : Rdv à 14 heures 30 – Place du 9 avril 1944

* Toulouse (31) : Rassemblement de 14 heures à 17 heures - Place Arnaud Bernard

* Lille (59) : Rdv à 14 heures Place de la République – Départ cortège à 15 heures - Place du général de Gaulle

(D’autres actions se dérouleront plus localement).

 

Le 11 octobre 2013

 


 

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 16:53

 

 

[Fsl.30] RAPPEL 16 octobre Anduze : luttes internationales contre le gaz de schiste




Le collectif stop gaz de schiste d'Anduze vous invite
 
Mercredi 16 octobre 2013
à partir de 18h30 Salle Marcel Pagnol - Anduze

* Actualités en France et dans le monde
* La lutte à Balcombe, précédée d'une courte vidéo
avec Kathryn Mc Whriter, de Balcombe, Sussex, Royaume Uni
En Angleterre, où la bataille fait rage depuis le début de l’été, et où la lutte se répand dans tout le pays et en Ecosse. La multinationale anglaise Cuadrilla Resources a commencé à procéder à l’exploration de pétrole de schiste après que le gouvernement anglais ait décidé de se lancer dans les hydrocarbures non conventionnels au début de l’été. Avec une première victoire puisque l’entreprise devra suspendre ses activités d’ici la fin du mois, et ne pourra pas les reprendre avant l’année prochaine!

Nous vous invitons à transmettre l'information sur vos réseaux et à venir nombreux afin de lui réserver un accueil chaleureux

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 17:26

 

mediapart.fr

Gaz de schiste : l’interdiction de la fracturation hydraulique est définitive

|  Par Jade Lindgaard

 

 

 

Le Conseil constitutionnel a validé la loi interdisant la fracturation hydraulique. Pour autant, cette décision n’apporte pas la reconnaissance institutionnelle attendue au principe de précaution.

L’interdiction de la fracturation hydraulique ne pourra plus être contestée en France, elle est définitivement constitutionnelle. Le Conseil constitutionnel a clos, vendredi 11 octobre, la discussion entretenue par les pétroliers et les gaziers depuis deux ans pour contester la validité de la loi Jacob de juillet 2011 qui prohibe l’usage de cette technique de fracture de la roche mère. Les articles visant à interdire l'exploration et l'exploitation des mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux par fracturation hydraulique, ainsi qu’à abroger les permis exclusifs de recherches comportant des projets ayant recours à cette technique « sont conformes à la Constitution », a jugé l’instance, dans une décision très attendue (à lire ci-dessous).

Puisque le Conseil constitutionnel ne censure pas la loi, une autre question prioritaire de constitutionnalité (QPC) « n’est pas envisageable dans la mesure où une des conditions de ces saisines est que la disposition législative critiquée n’ait pas déjà été déclarée conforme à la Constitution », explique Philippe Billet, professeur de droit public. L’interdiction de la fracturation hydraulique, seule méthode à ce jour opérante pour explorer et exploiter les gaz et huile de schiste, est donc désormais « solide comme un roc », se réjouit Alexandre Faro, avocat de Greenpeace, qui est intervenu en défense de la loi dans la QPC déposée par le pétrolier Schuepbach, après l’annulation de ses deux permis miniers dans le sud de la France (voir ici). Selon cette société basée à Dallas et spécialisée dans les forages de gaz et d’huile de schiste, la loi Jacob porte atteinte à la liberté  d’entreprendre, au principe d’égalité, à la propriété privée et fait un mauvais usage du principe de précaution(voir ici notre compte-rendu de l’audience du 24 septembre).

Mais le Conseil constitutionnel balaie ces arguments les uns après les autres, au nom de la force de l’intérêt général. « Le principe d'égalité ne s'oppose ni à ce que le législateur règle de façon différente des situations différentes, ni à ce qu'il déroge à l'égalité pour des raisons d'intérêt général », écrit-il. Et d'ajouter qu’il « est loisible au législateur d'apporter à la liberté d'entreprendre des limitations liées à des exigences constitutionnelles ou justifiées par l'intérêt général, à la condition qu'il n'en résulte pas d'atteintes disproportionnées au regard de l'objectif poursuivi ».

Or, en bannissant la fracturation hydraulique, « le législateur a poursuivi un but d'intérêt général de protection de l'environnement ». Compte tenu des risques écologiques de cette technique (non détaillés par le Conseil, mais qui sont principalement la surconsommation d’eau, l’usage massif de produits toxiques, et les aléas sismiques – voir ici notre article), cette interdiction « ne revêt pas, en l'état des connaissances et des techniques, un caractère disproportionné au regard de l'objectif poursuivi ».

Dernier argument rejeté par le Conseil : les méthodes de fracturation hydraulique pratiquées pour extraire gaz et huile de schiste de la roche mère diffèrent fortement de celle utilisée en géothermie. L’autorisation de cette dernière n’invalide donc pas l’interdiction concernant les hydrocarbures non conventionnels. Cette loi « est maintenant incontestable », s'est réjoui François Hollande. Pour le ministre de l’écologie et de l’énergie, Philippe Martin, c'est « une victoire juridique, écologique et politique ». Il se dit « conforté par cette décision majeure. Plus que jamais s’impose la nécessité de mettre en œuvre ma feuille de route : conduire la transition écologique et énergétique, afin, notamment, de réduire la dépendance de la France aux énergies fossiles en diminuant de 30 % la consommation des énergies fossiles d’ici 2030 ».

« On reste sur notre faim »

 

Action du collectif "Les dindons" contre le forage de Hess Oil à Jouarre, 22 septembre 2013. 
Action du collectif "Les dindons" contre le forage de Hess Oil à Jouarre, 22 septembre 2013.

Le Conseil constitutionnel a-t-il viré écolo ? Pas vraiment. Autant il conforte l’interdiction de la fracturation hydraulique, autant, il fait preuve d’ambiguité au sujet du principe de précaution. C’était le grand enjeu de cette QPC, car le Conseil constitutionnel ne s’était jamais prononcé au sujet du principe de précaution. Or qu’en dit-il aujourd’hui ? Pas grand chose. Il n’affirme pas que le principe de précaution est un droit ou une liberté garantis par la Constitution. Mais n’avance pas l’inverse non plus. En revanche, il refuse de reconnaître l’invocabilité de la protection et de la mise en valeur de l'environnement. Si bien que pour Alexandre Faro : « Ils bottent en touche. On reste sur notre faim. » Par ailleurs, il retoque le pétrolier américain au nom de l’intérêt général, un argument parfaitement recyclable pour défendre la constitutionnalité d’un projet d’aéroport ou d’autoroute.

À la suite de cette décision, doit maintenant s’ouvrir la bataille des indemnités. Schuepbach, le pétrolier privé de ses permis de recherche et désormais débouté par la Conseil constitutionnel, réclame à la France plus d’un milliard d’euros au titre du préjudice subi, selon le Bulletin de l’Industrie Pétrolière (BIP). Un chiffre fantaisiste, alors que la société n’était détentrice que d’un permis de recherche, et non d’exploitation, pour des réserves au potentiel toujours inconnu.

Lors de l’audience devant le Conseil, le représentant du gouvernement, Thierry-Xavier Girardot, s’est dit ouvert à l’indemnisation de la société américaine, si la preuve est apportée du préjudice. « La loi Jacob n’a pas prévu d’exclure cette indemnisation, ce qui devrait conduire à admettre la possibilité d’une indemnisation, sauf à prendre en compte le fait que ce préjudice est bien une conséquence nécessaire et directe de la loi en vue de satisfaire son objectif de protection de la santé et de l’environnement », analyse Philippe Billet. Or pour le Conseil d’État, si le dommage est une conséquence nécessaire et directe de la loi en vue de la satisfaction de son objectif d’intérêt général, l’indemnisation ne peut pas être accordée. « Mais il faut alors compter sur la jurisprudence de la Cour européenne de sauvegarde des droits de l’homme, attentive au fait que les charges liées à ces contraintes environnementales ne soient pas démesurées. »

De leur côté, les pétroliers réclament la création de la commission d'évaluation sur les expérimentations de forages de gaz et huile de schiste inscrite dans la loi, et ayant fait l'objet d'un décret sans avoir jamais été mise en place. Si elle était mise sur pied, son activité ne pourrait être que théorique, du fait de l'interdiction de la seule technique permettant de rechercher les hydrocarbures de roche mère dans le sous-sol.

En dehors du volet financier, la bataille des gaz de schiste est loin d’être close en France. D’abord parce que la loi interdit la technique de la fracturation hydraulique en particulier, et non l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels en général. Ensuite, parce si que l’abrogation de sept permis de recherche décidée par François Hollande en 2012, ainsi que de trois autres sous le mandat Sarkozy, est indirectement confirmée par la décision du Conseil, il en reste plusieurs dizaines d’autres, dont certains suspectés de concerner du gaz et de l’huile de roche mère. À commencer par les forages d’exploration d’Hess Oil à Jouarre (Seine-et-Marne) et de MouvOil dans le bassin d’Alès (Gard) (voir ici). La décision du Conseil constitutionnel ne change rien pour ces projets de recherche hautement polémiques.

 

 

 

 

 

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 14:33

 

 

rue89.com

Terra Eco

08/10/2013 à 17h26

Gaz de schiste : y a-t-il des permis d’exploration dans votre région ?

 

 

 

Les permis d’exploration en France au 1er juillet 2013 (Cécile Bourdais/Terra Eco)

Les permis d’exploration en France au 1er juillet 2013 (Cécile Bourdais/Terra Eco)
Terra Eco"
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Ce n’est plus de la politique, c’est du poker menteur. Les industriels prétendent ne plus chercher de gaz de schiste, le gouvernement dit ne pas vouloir leur exploitation. Sauf que tout prouve le contraire.

Dans l’ombre des labos, dans les couloirs de l’Assemblée, sur les bancs des tribunaux, ils s’agitent : les industriels ne renonceront pas sans combattre aux gaz et pétrole de schiste qui dorment, peut-être, sous nos pieds.

A l’époque, on a cru le dossier clos

Au début, pourtant, leur bataille semblait mal engagée. Entre juillet 2011 et septembre 2012, les parlementaires, suivis des présidents Nicolas Sarkozy et François Hollande, ont enchaîné les mesures pour limiter l’exploration et l’exploitation de cette manne potentielle.

Visée, la nature même de ces hydrocarbures dits « non conventionnels ». Ceux-ci ne se laissent pas attraper aisément. Impossible de les pomper au cœur d’un réservoir, il faut, pour aller les chercher, casser la roche-mère qui les abrite, grâce à la fracturation hydraulique. Besoins gargantuesques en eau, risque de pollution des aquifères et de séismes, émissions de CO2 : les inconvénients de cette technique sont nombreux. Alors, de fracturation hydraulique, en France, il n’y aura point.

Ce fut le sens de la loi Jacob, adoptée en juillet 2011. Celle aussi des annulations de permis de recherche suspects détenus par les pétroliers. A l’époque, on a cru le dossier clos.

Batho dénonce « une guérilla judiciaire »

C’était sans compter la pugnacité des compagnies. Depuis l’entrée en vigueur de la loi, les voilà abonnées aux prétoires. Delphine Batho, ancienne ministre de l’Ecologie, dénonce même « une guérilla judiciaire ». Parmi les pétroliers privés de permis de recherche par Nicolas Sarkozy, Total fut le premier à dégainer. Assurant se conformer à la loi, l’opérateur a déposé contre l’Etat un recours administratif, dont il attend encore le jugement.

Même punition, autre réaction. Le 18 avril dernier, l’Américain Schuepbach a carrément saisi le Conseil d’Etat d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC). En clair, la société texane estime que la loi bannissant le recours à la fracturation hydraulique pour les pétroliers est contraire à la Constitution, notamment puisque la technique est, dit-elle, autorisée pour les acteurs de la géothermie. La QPC a été transmise au Conseil constitutionnel, qui doit répondre avant le 12 octobre.

A l’heure où nous écrivons ces lignes, impossible de savoir si la loi vacillera sous les coups de boutoir des industriels. Ni si une nouvelle législation, plus stricte ou plus laxiste, lui succédera. Ni même si la révision en cours du code minier viendra verrouiller la question, empêchant les opérateurs de forer sans consulter les habitants ni enquêter sur les dommages induits par un forage.

Les permis octroyés aux industriels

Pour dénoncer ce manque de consultation, justement, deux communautés de communes du Bassin parisien ont, elles aussi, déposé une QPC contre un permis détenu en Seine-et-Marne. Le résultat se fait attendre. Une certitude néanmoins, les lignes longtemps gelées du dossier sont en train de bouger. Et pas seulement dans les tribunaux.

Pour le prouver, Terra eco s’est plongé dans les permis d’exploration octroyés aux industriels. Ils sont mentionnés sur la carte ci-dessus, ainsi que les forages déjà en cours.

Carte : Cécile Bourdais. Texte : Thibaut Schepman et Karine Le Loët.

Retrouvez le dossier complet sur TerraEco.net.

 

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 13:08

 

midilibre.fr

 

Gaz de schiste : la compagnie Schuepbach compte réclamer 1 milliard à l'Etat

 

 

Midi Libre
05/10/2013, 17 h 07 | Mis à jour le 05/10/2013, 17 h 28
Les paysages autour de Nant sous la menace d'explorations pétrolières.
Les paysages autour de Nant sous la menace d'explorations pétrolières. (Archives FRANCOIS CELIE)

                                                                                                                                                                                                                         La compagnie pétrolière américaine Schuepbach compte réclamer plus d’un milliard d’euros d’indemnisation à l’État français du fait de l’abrogation de ses permis visant les gaz de schiste dans ce pays, écrit le Bulletin de l’industrie pétrolière, BIP.

La société fondée par le géologue suisse Martin Schuepbach est à l’origine de la question prioritaire de constitutionnalité sur la loi française de juillet 2011 interdisant la fracturation hydraulique, sur laquelle le Conseil Constitutionnel va se prononcer le vendredi 11.


Une somme prenant en compte les bénéfices escomptés

Schuepbach réclame plus d’un milliard d’euros au titre du préjudice qu’elle a subi du fait de l’abrogation de ses permis de Nant (Aveyron) et de Villeneuve-de-Berg (Ardèche), dans le cas où elle n’obtiendrait pas gain de cause. "Si la loi n’est pas jugée anticonstitutionnelle, la procédure d’indemnisation, lancée parallèlement par la même société, deviendra dès lors inévitable", rapporte le quotidien. La somme, considérable, inclurait notamment le bénéfice attendu d’une production de gaz pendant 50 ans, alors même qu’aucun forage n’a été encore effectué afin d’établir la présence d’hydrocarbures. Les pétroliers accusent l’État de bloquer injustement les dossiers alors qu’ils se sont engagés à ne pas utiliser la fracturation hydraulique.

 

Le gouvernement prêt à déposer un nouveau texte

En cas de censure partielle ou totale par le Conseil constitutionnel, le gouvernement a d'ores et déjà fait savoir qu'il était prêt à déposer un texte empêchant l'exploitation du gaz et du pétrole de schiste en France en raison de leur impact environnemental.

 

 

 

 

 

 

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 18:52

 

reporterre.net

 

Gaz de schiste : la liste des grandes entreprises françaises qui sont déjà dans le business

Sylvain Lapoix (Reporterre)

lundi 30 septembre 2013

 

 

 

 

Si le lobby en faveur de l’exploitation du gaz de schiste est si fort en France, c’est que plusieurs grandes entreprises sont engagées dans cette activité aux Etats-Unis : de Vallourec à Vinci en passant par Veolia, Lafarge et Suez, elles sont nombreuses à en tirer déjà profit.

 


 

Une leçon du vieil Ouest est revenue à la mode avec le boom des gaz de schiste aux Etats-Unis  : « Durant la ruée vers l’or, les seuls à être sûr de faire fortune étaient les vendeurs de pioche. » Passé de l’artisanat du tamisage des rivières à l’ère industrielle, les chercheurs d’or gris ont désormais besoin de la fracturation hydraulique et du forage horizontal pour faire cracher les schistes profonds. Mais si les méthodes ont changé, il y a toujours des quincaillers pour profiter de la manne, dont plusieurs d’entreprises françaises du Cac 40 spécialisées dans des segments clefs de ces techniques : tubage, béton, chimie, services pétroliers et eau. Au delà d’une vision « industrielle » par laquelle ils encouragent une exploitation tous azimuts des ressources énergétiques, les majors françaises défendent avec les gaz de schiste des relais de croissance pour leurs propres activités. Des retombées bien plus certaines qu’une baisse des prix de l’énergie pour les ménages.

Vallourec et Lafarge déjà leader aux Etats-Unis

D’un point de vue industriel, la fracturation hydraulique et les forages horizontaux sont des techniques intensives en matériel comme en compétence. La phase de forage mobilise trois ingrédients principaux  : un « rig » (la plateforme de forage), du tubage (canalisations insérées dans le puits sur toute sa longueur), et du béton (sous forme de « manteau  » coulé le long du tubage pour assurer son étanchéité et la résistance à la pression).

 

 

Sous la marque VAM USA, la société Vallourec s’est imposée comme un des leaders des tubages traités et des joints filetés qui garnissent chaque puits de gaz de schiste sur un minimum de cinq kilomètres [1]. Fin 2012, l’entreprise a inauguré une usine spécialisée à Youngstown (Ohio) d’un coût de 1,05 milliards de dollars. Une adaptation judicieuse pour l’entreprise dont le directeur des affaires industrielles espère doubler le business « dans les deux ans qui viennent  ». Philippe Crouzet, le patron de l’entreprise Vallourec, est l’époux Sylvie Hubac, directrice du cabinet du président de la République. Il avait pesé publiquement, en juin dernier, pour le limogeage de la ministre de l’Ecologie Delphine Batho, jugée trop opposée aux gaz de schiste.

Pour le coffrage, la société Lafarge qui est sur les rangs  : sponsors du congrès « Global WellCem » regroupant les experts du bétonnage de puits, le cimentier français dispose d’une unité de production de ciment technique à Allentown, en Pennsylvanie, livrant les forages du gisement de gaz de schiste de Marcellus.

On ne saurait bien sûr oublier Total, directement engagée dans l’exploitation du gaz de schiste aux Etats-Unis, notamment à ses parts dans la société Chesapeake.

Quant aux sociétés de services pétroliers, les maîtres d’ouvrages sont le plus souvent des multinationales (Schlumberger, Baker Hughes et Halliburton) sous-traitant l’exécution à des maîtres d’ouvrages locaux. Pour le forage pétrolier de Jouarre, c’est une foreuse de la société Cofor (filiale de Vinci) qui est utilisée par Schlumberger, chargée du chantier par la société Hess, producteur titulaire du permis. La société de certification Bureau Veritas bénéficie aussi de l’appel d’air en matière d’expertise.

Relais de croissance pour Suez et Veolia

La fracturation hydraulique, par laquelle les gaz ou huiles présents en microbulles dans la couche de schiste sont « libérés », mobilise quant à elle des grandes quantités de matériau  : dix à vingt millions de litres d’eau, cinq cents tonnes de proppant (granulé chargé de « bloquer » les fissures, le plus souvent du sable) et cinquante tonnes de produits chimiques.

 

 

Camion de transport de solution liquide pour la fracturation.

 

Sur ce dernier volet, la société SNF capte un tiers du marché américain des polymères solubles, utilisés pour rendre l’eau plus visqueuse et à même d’amener le proppant dans les fissures. Ce segment (en hausse de 20% par an) constitue désormais 100 millions de dollars de chiffre d’affaires pour la société.

Du côté des grandes entreprises, les sociétés Arkema (issue de la branche chimie de Total) et Saint-Gobain proposent toute une gamme de produits, notamment des alternatives au sable (dont le prix explose) sous forme de billes de céramique. A l’occasion de sa journée des investisseurs du 18 septembre 2012, Arkema présentait comme facteurs clefs de croissance de son activité le secteur pétrolier et gazier via le « enhanced recovery of oil ». Un terme décrivant dans le domaine les nouvelles techniques d’extraction intensive, à commencer par le fracking.

Suez et Veolia, enfin, placent de grands espoirs dans les déchets de ce procédé  : pour chaque puits 60 à 80% de l’eau utilisée pour fracturer la couche de schiste remonte à la surface, soit des millions de litres d’eau usée. Si la réglementation américaine autorise l’enfouissement dans des « puits poubelles », les normes environnementales européennes, plus strictes, ouvrent un boulevard pour le retraitement massif de ces déchets chargés de polymères, acides et autres dérivés de pétrole.

 

 

Veolia mène ainsi une expérience conjointe avec la société Chevron en Californie visant à une gestion plus efficace de l’eau dans la fracturation hydraulique et a remporté en avril dernier un contrat pour le traitement des eaux usées issues de l’exploitation des gaz de houille du bassin de Surat, en Australie, d’un montant de 650 millions d’euros. L’occasion pour son PDG Antoine Frérot de s’enthousiasmer dans le rapport annuel du groupe  : « L’extraction des gaz de schiste constitue pour nous un autre secteur d’avenir. Veolia se range parmi les très rares entreprises au monde maîtrisant la chaîne des techniques nécessaires pour exploiter proprement ces gaz, sans pollution hydrique et en recyclant la totalité des volumes d’eau utilisés ».

 


 

Source : Sylvain Lapoix pour Reporterre.

Illustrations :
. chapô : A côté de chaque puits de gaz ou huile de schiste, des kilomètres de tubes attendent de venir renforcer le puits. Ici, à Newtown, dans le Dakota du Nord, mai 2013. Source : Sylvain Lapoix.
. schéma de forage : Journarles
. camion de tranport : SNF

Lire aussi : Gaz de schiste : le gouvernement est incohérent.

 

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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 13:18

 

 

 

Antischiste GV - S'ORGANISER POUR ALLER À MONTÉLIMAR LE 19 OCTOBRE

Bonjour à vous,

Voici une info du collectif anti GdS garrigue Vaunage sur la journée internationale "Global frackdown" à Montélimar.
Nous nous organisons en co-voiturage pour y aller et vous proposons de vous y associer.
Voir ci-dessous le lien vers le sondage

2ème Journée internationale contre la fracturation hydro-chimique - 19 octobre 2013
En France : Montélimar, Drôme, 26 ; Saint-Claude, Haut-Jura, 39 ; Toulouse, Haute-Garonne, 31 ; Lille, Nord, 59 ; Seine & Marne, 77.

Nous ne pouvons que nous inquiéter du forage d'Hess Oil France prêt à fracturer à Jouarre (Seine-et-Marne), des subventions promises à l'extraction, toute aussi polluante, du gaz de couche dans le Nord/Pas-de-Calais et la Lorraine, ou d'octrois de permis d'exploration de minerais métalliques dans la Sarthe, la Mayenne et la Creuse.

Mesurant la puissance lobbyiste des pétroliers auprès de nos responsables politiques, une vigilance de tous les jours est nécessaire :

- CONTRE toute exploration et exploitation de gaz et pétrole de schiste ainsi que de gaz de couche,

- POUR un code minier respectant les légitimes droits des citoyens et prévenant les risques avérés futurs,

- POUR une transition énergétique basée sur la réduction des consommations et la relocalisation des productions renouvelables au plus près des besoins essentiels,

- POUR le respect des engagements pris pour réduire les impacts des activités humaines sur le dérèglement climatique.
EN FRANCE, EN EUROPE et SUR TOUTE LA PLANETE
Programme du rassemblement de Montélimar
- Conférence de presse le matin

- 14h00 défilé militant du rond-point St-James/abbé Pierre (au sud de Montélimar ) jusqu'à la caserne St-Martin en passant par les Allées Provençales avec prises de parole au Théatre.

- Musique et stands à l'intérieur de la caserne St-Martin pour la fête, ainsi que d'autres prises de parole de militants polonais, britaniques, catalans, etc.

Qui va à Montélimar le 19 octobre ?
Quel sont les besoins en covoiturage ?

Voici un sondage pour s'organiser -  intitulé : "19 octobre co-voiturage".
Merci de bien vouloir le remplir à l'adresse suivante : http://framadate.org/studs.php?sondage=k73ssx6s2gsdhhb5

A bientôt j'espère
Astrid
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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 14:01

 

mediapart.fr

 

Gaz de schiste : le Conseil constitutionnel se prononcera le 11 octobre

|  Par Jade Lindgaard

 

 

Le principe de précaution est au cœur du litige opposant l’État au pétrolier Schuepbach, qui considère inconstitutionnelle la loi de 2011 interdisant la fracturation hydraulique en France. Décision le 11 octobre.

 

C’est la toute fin de l’audience, en ce mardi 24 septembre, et l’avocat du pétrolier Schuepbach, initiateur de la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) posée à l’encontre de la loi interdisant la fracturation hydraulique, se fend d’un dernier tacle aux opposants aux gaz de schiste : marquant de la main la hauteur supposée d’une tête de puits de forage, au niveau de la poitrine, il ajoute : « On peut l’habiller de pierres pour faire une jolie petite cabane. » Un décor sympathique, écolo compatible. Du greenwashing pour de rire. Soupirs énervés dans la salle de vidéo conférence ouverte au public par le conseil constitutionnel.

 

Occupation de la plateforme pétrolière de Jouarre par le collectif Les Dindons, 22 septembre 2013. 
Occupation de la plateforme pétrolière de Jouarre par le collectif Les Dindons, 22 septembre 2013.

Le défenseur partage ensuite avec les juges un souvenir d’enfance : ces leçons où l’on apprenait que la France est « une grande puissance » car « nous avons du gaz de Lacq », du nom de ce gisement de gaz naturel près de Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques, aujourd’hui épuisé. « Je viens surtout trop tard dans un monde trop vieux. » Ancien cadre dirigeant de Suez environnement, autrefois commissaire du gouvernement au conseil d’État, Marc Fornacciari, désormais « partner » au cabinet Dentons, n’a pas lésiné sur les symboles pour appuyer la QPC de son client, une société basée à Dallas, spécialisée dans l’exploration de gaz et d’huile de schiste. Une entreprise « absolument inconnue » met en garde Alexandre Faro, avocat de Greenpeace, entendue à sa demande en défense de la loi du 13 juillet 2011 bannissant la fracturation hydraulique en France.

C’est le 11 octobre que le conseil constitutionnel doit déclarer la loi Jacob conforme ou non à la constitution. L’enjeu est important car en cas de censure du texte, l’abrogation des sept permis de recherche décidée par François Hollande en 2012, ainsi que de trois autres sous le mandat Sarkozy, pourraient être remises en cause. Même si le chef de l’État s’est engagé lors de son allocution télévisée du 14 juillet : « Tant que je suis président, il n'y aura pas d'exploration de gaz de schiste », un rejet de la loi par les juges signifierait une victoire symbolique retentissante pour les producteurs d’énergie. Pendant toute la durée du débat national sur la transition énergétique, le lobby patronal n’a cessé de s’en prendre à ce texte, accusé de priver la France de la manne des hydrocarbures non conventionnels (voir ici).

Face à ce pilonnage, Alexandre Faro craint qu’« on ne laisse le conseil constitutionnel prendre la décision que l’État ne veut pas prendre ». Une inquiétude partagée par d’autres, alors que les collectivités locales, déboutées par le conseil constitutionnel, protestent contre leur exclusion de la procédure (voir ici). « Incompréhension et inquiétude d’autant plus grandes », écrivent la région Île-de-France et le conseil général de Seine-et-Marne, que le rapporteur public du conseil d’État s’est prononcé en faveur du rejet de la QPC déposée par les communes de Nonville et la communauté de communes de Morêt-Seine-Loing contre l’autorisation de travaux accordée au pétrolier Hess oil (pour un forage d’huile de schiste).

Le problème, c’est que la loi semble « vulnérable », analyse Thierry Cornillet, l’avocat du département de l’Ardèche. Elle n’est pas « fragile », conteste Alexandre Faro, qui considère néanmoins que la loi Jacob de juillet 2011 fut « une réponse urgente, rapide et probablement un peu inadaptée à un problème posé par l’inadaptation du code minier, qui date de 1946 », époque lointaine où le droit de l’environnement n’existait pas.

Schuepbach attaque la loi prohibant la fracturation hydraulique sur un point faible déjà repéré par les députés lors du débat dans l’hémicyle : la référence au principe de précaution. Selon l’article 5 de la charte de l’environnement, « lorsque la réalisation d'un dommage, bien qu'incertaine en l'état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l'environnement », l’État prend des mesures « provisoires et proportionnées » pour l’empêcher.

Mais selon Marc Fornacciari, le principe de précaution « n’est pas un principe d’inaction » : « Dans le doute, ne t’abstiens pas mais agis au mieux. » Si bien que la loi ne devrait pas interdire la fracturation hydraulique dans l’absolu, mais l’accompagner de mesures contraignantes « pour mitiger le risque et le ramener à un niveau socialement acceptable », comme la cartographie du sous-sol, l’interdiction de certains produits chimiques, l’installation de piézomètres pour surveiller les nappes phréatiques. C’est pour cette raison que lors du vote, en 2011, les parlementaires ont fini par s’en référer au principe de prévention qui, lui, oblige à agir pour prévenir un risque certain. Schuepbach détenait deux permis de recherche d’hydrocarbures non conventionnels dans le sud de la France (les permis de Villeneuve-de-Berg et de Nant) qui ont été abrogés en octobre 2011, dans la foulée de la loi Jacob.

[[lire_aussi]]Pour le représentant du gouvernement, Thierry-Xavier Girardot, « le principe de prévention constitue une obligation à agir pour les pouvoirs publics ». Il n’est pas selon lui contradictoire mais complémentaire du principe de précaution : « Une mesure conforme au principe de prévention ne peut être regardée comme contraire au principe de précaution. »

Ce n’est pas la moindre ironie de ce recours que de voir un pétrolier, pour une fois, attaquer une loi au nom du principe de précaution. Décision le 11 octobre.

 

 

 

 

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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 12:47

 

reporterre.net

 

A Jouarre, des activistes ont investi la tour de forage du pétrole de schiste

Linda Maziz (Reporterre)

dimanche 22 septembre 2013

 

 

Ils en ont assez d’être les "dindons de la farce" : la farce jouée par le gouvernement qui interdit officiellement la fracturation hydraulique, mais laisse des compagnies chercher du pétrole de schiste. Ce dimanche à l’aube, une trentaine d’activistes ont investi la plate-forme de forage de la compagnie Hess Oil, à Jouarre, en Seine-et-Marne. Reporterre raconte.


- Jouarre, "La Petite Brosse", Reportage

« On peut y aller, la voie est libre ». Il est 6h30 ce matin quand Marie-Dominique, partie en repérage, rejoint le reste du groupe, resté légèrement en retrait, pour plus de discrétion. C’est le signal que tout le monde attendait. A partir de cet instant, tout va très vite. Chacun a en mémoire le briefing de la veille et sait ce qui lui reste à faire. Juste le temps d’un dernier conseil avant de reprendre la voiture. « N’hésitez pas à prendre des initiaves. Une action se joue aussi au culot ».

A peine trois minutes plus tard, un premier militant s’éjecte d’un des six véhicules et passe de l’autre côté du grillage. Par chance, la porte n’est pas cadenassée. Il s’empresse de déverrouiller cette issue de secours pour libérer l’accès au reste du groupe. « Faites attention, soyez discret, il y a des ouvriers sur le site », prévient quelqu’un en tête. Mais l’effet de surprise aidant, les quelques employés n’ont rien tenté pour les empêcher d’accéder aux installations.

Avant qu’ils puissent réaliser ce qu’il se passe, la trentaine d’activistes est parvenue à se faufiler jusqu’à la plate-forme, à monter les escaliers et à investir la foreuse. Certains commencent à s’enchaîner aux structures métalliques. Pendant qu’ils verrouillent leurs cadenas et optimisent le blocage, quatre grimpeurs ont comme prévu pris d’assaut l’échelle qui va leur permettre d’accéder à la tour de forage, et d’atteindre le point culminant du derrick, à 26 mètres de haut. C’est de là qu’ils comptent déployer leur banderole « Stop forage ». Il est 6h40, le jour peut se lever. La plateforme pétrolière de Jouarre, en Seine-et-Marne, est belle et bien occupée.

Les dindons de la farce en ont assez

Le message, qui s’étend sur douze mètres de long, recouvre tout un côté de la tour. Mais ici, à Jouarre, le mal est fait. Le trou dans la croûte terrestre a déjà été percé. La foreuse est descendue à plus de 3 000 mètres de profondeur et les travaux démarrés le 6 août sont maintenant terminés. Le démontage de l’installation a d’ailleurs débuté cette semaine. Pour les militants, il a fallu agir vite pour être en mesure de réunir les troupes avant que la foreuse ne soit démontée et envoyée faire ses trous ailleurs, « probablement vers Nogent-sur-Seine, sur une plateforme située juste à côté d’une centrale nucléaire, avance l’un d’eux. Mais peu importe la prochaine destination, où qu’elle aille, elle ne sera jamais la bienvenue ».

Car faire des trous partout, c’est évidemment contraire aux engagements du gouvernement. Par cette action, ils entendent exiger la fin des forages exploratoires visant le gaz de schiste, de houille et l’huile lourde, l’abrogation de tous les permis de recherche portant sur ces hydrocarbures, le rejet de toutes les demandes de permis en cours d’instruction et l’abandon des projets similaires. Et pour traduire cette opposition d’envergure nationale, ces militants sont arrivés de toute la France pour tenter d’immobiliser la foreuse. De l’Ile-de-France bien sûr, mais aussi de la Saône-et-Loire, du Gard, de la Lozère, des Bouches-du-Rhône ou encore de l’Hérault. La plupart appartiennent à des organisations écologistes, mais aujourd’hui, tous ont décidé d’agir sans étiquettes et de revendiquer l’action au nom du collectif des « Dindons de la farce ».

Un nom qui se veut évocateur de la mascarade qu’ils voient se dérouler sous leurs yeux. Car même si la loi Jacob du 13 juillet 2011 interdit la fracturation hydraulique pour extraire les gaz de schiste, en raison de ses dangers pour l’environnement, tous les permis de recherche ciblant les hydrocarbures non-conventionnels n’ont pas été annulés. C’est le cas du permis de Château-Thierry, sur lequel s’est basé la compagnie américaine Hess Oil pour forer à Jouarre. Officiellement, rien d’incompatible avec la nouvelle législation, se défend la société américaine qui prétend qu’il ne s’agit là que d’un programme de recherche destiné à analyser les réserves de pétrole conventionnel et que d’une simple mise à jour cartographique du sous-sol du bassin parisien.

« Il nous prenne vraiment pour des billes, s’énerve Isabelle Levy, porte-parole du collectif local, qui est arrivé sur place à sept heures, dès qu’elle a appris la nouvelle. La compagnie cherche du pétrole de schiste. Tout le reste, ce n’est que du blabla, c’est de l’emballage. Le problème, c’est que leur stratégie de communication fonctionne. Sauf qu’il est de notoriété publique que lorsque le permis a été octroyé en 2009, c’était écrit noir sur blanc que c’était des huiles de roche qu’ils allaient chercher. Mais comme aujourd’hui, c’est devenu un gros mot, on nous raconte que c’est pour faire de la cartographie et pour aller chercher du conventionnel ».

Pour ce collectif, la cartographie, le conventionnel, ces mots sont un prétexte. Les réserves sont largement connues après cinquante années d’exploitation pétrolière en région parisienne, et ce forage ne laisse planer aucun doute quant aux intentions de la compagnie pétrolière. Même si la loi lui interdit pour l’heure de passer à l’acte, Hess Oil prépare le terrain en attendant la brèche juridique ou administrative qui lui permettra de lancer les hostilités. « C’est la technique du pied dans la porte. Une fois qu’ils sont dans le trou, on peut toujours essayé de les en sortir », alerte Estelle Tardy, une des porte-parole du collectif les dindons de la farce.

« Il était temps de passer à l’action, parce que les pétroliers, eux, ils avancent, souligne Xavier Renou, des Désobéissants. C’est maintenant qu’il faut les arrêter. » Dépôt de permis, forage, recueil de données. Le lobby pétrolier semble prêt à tout pour faire passer la fracturation hydraulique en France. Guettant la faille, il joue sur tous les fronts, politique, économique et évidemment juridique. « Il est évident que les sociétés misent sur une évolution de la loi, voire son invalidation », craint Estelle Tardy, venue de Lozère.

C’est en tout cas ce que laisse craindre la question prioritaire de constitutionnalité déposée par la compagnie texane Schuepbach qui espère ainsi lever l’interdiction.

Le Conseil constitutionnel doit se prononcer d’ici le 24 septembre. « La menace est réelle", assure David Escalier, jardinier biologiste de profession, qui fait partie de ceux qui ont déployé la banderole. Il est venu spécialement de Marseille pour participer à cette action. « Je suis là pour protester contre ce forage coûteux, dangereux pour l’environnement, contraire à la transition énergétique et à tout ce que Hollande nous a promis. Ce que je fais aujourd’hui, je le fais pour la France ».


Actualisation 9 h 30

Tous les activistes ont été fouillés, palpés, et leur identité a été relevée. Les gendarmes leur ont remis une convocation pour une audition libre. Tout le groupe a été libéré, sauf les quatre perchés qui sont toujours en haut.


Source et photos : Linda Maziz pour Reporterre.

Lire aussi : Le déroulé de l’action d’occupation de la plate-forme de Jouarre.

 

 


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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 16:47

 

tvlanguedoc.com

 

Découvrez le reportage complet ici

Date : jeudi, 12 septembre 2013 - Durée : 52 :23 mn - Format Vidéo : HD

 

 

800 personnes devant la préfecture du Gard
Plus de 800 personnes ont manifesté vendredi 20 Août en début d'après midi devant la préfecture du Gard, à Nîmes contre l'exploration des gaz de schistes dans le bassin d'Alès.
Si les chiffres varient (un millier selon les organisateurs, 750 selon la police) la vidéo reste le maître mot …

La raison ?
La remise d'un rapport d'expertise indépendant commandé par le ministère de l'écologie. Controversé par les maires et les députés locaux, ce rapport conclut qu'une campagne d'exploration est nécessaire pour approfondir une meilleure connaissance géologique de secteur du Bassin d'Alès, qui recèle « des hydrocarbures de type huile lourde riche pouvant être exploités sans recours à la fracturation hydraulique ».

manifestationRéunion animée
Lors d'une réunion animée par le Préfet Hugues Bousiges, ce rapport d'expertise a été présenté par son auteur, le professeur de géologie Jean Paul Deroin, en présence de Fabrice Verdier, député du Gard, de Sabine Buis, député de l'Ardèche, de deux membres de la société Mouv'Oil et des maires Ardèchois et Gardois des communes * concernées par ce permis de recherche.
 
Environnement
L'expert revèle dans son rapport que " la campagne sismique projetée par la société Mouv'Oil est nécessaire à une meilleure connaissance géologique du bassin d'Alès et que la technique employée par cette compagnie, d'acquisition de données, par camion vibreur, ne présente aucun danger pour l'environnement.

Les expertises réalisées par les collectifs et les experts locaux ont visiblement été écartées du rapport final dixit l'hydro-géologue Joël Jolivet, maire de Tharaux (gard). Bagarre d'experts … le préfet compte les points et ne bouge pas.

Devant nos caméras, Max Bordenave, vice-président de l'exploration de Mouv'Oil, a confirmé devant des confrères journalistes " Nous ne cherchons pas du gaz de schiste ", terminant cette série de questions en ajoutant " La manifestation que vous avez dans la rue, ne nous concerne absolument pas ".

Rixes et bagarres aux portes de la préfecture
Des échauffourées entre des manifestants et de policiers de la B.A.C (Brigade Anti Criminalité) ont eut lieu pendant cette réunion.
Le préfet, les députés et les maires ont entendu de la salle de réunion, les clameurs de la bagarre provenant de la rue Bernard Aton.
Les forces de l'ordre de la préfecture sont venues prêter main forte à leurs collègues de la B.A.C qui tentaient d'arrêter un manifestant soupconné d'avoir tagué des boites aux lettres. Si certains ont tenté de calmer le jeu de part et d'autre, comme Jean-Louis Chopy, le porte parole du collectif Ardèchois, les policiers n'en n'ont pas tenu compte et repoussant à la main au début les manifestants, puis ont sorti leurs matraques télescopiques, frappant à la fin sans ménagement toute personne voulant s'interposer.

Si la préfecture du Gard déplorait dans la soirée, dans un communiqué de presse, que quatre de leurs fonctionnaires de police et un gendarme avaient été blessés, rien n'indique en revanche dans l'autre camp, la violence des coups de matraques en plein visage, sur les têtes, ou sur les mains et avant bras sanguinolants que les manifestants présents ont reçu. Les images du documentaire prouvant la véracité de nos écrits.

Suite à cette arrestation, la voiture de la B.A.C a subi des dégradations, deux pneux dégonflés (non crevés) et un capot moteur rayé.
Plusieurs maires restés au dehors sont venu calmer les manifestants en précisant que cela restait avant tout un combat pacifique.

Il est clair qu'il ne faut plus grand chose au début de l'automne pour que commence à l'orée des bois, une guérilla contre les pétroliers, au sein de notre garrigue et dans les creux de nos vallons cévenols.

Si les camions vibreurs viennent … ce sera le début d'un autre combat, celui du pot de terre contre le pot de fer.

A cela, les parlementaires Sabine Buis et Fabrice Verdier ont apporté la réponse du ministre … Messieurs les pétroliers … on ne bouge pas !  (Pour le moment …  !)

Quid Tempus


* Villages concernés (dans un premier temps)
Allègre, Barjac, Bessas, Beaulieu, Potelières, St André, St Denis, St Jean, St Privat, St Sauveur, St Victor, Rivières, Rochegude, Tharaux et Vagnas.
 
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