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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 18:40

 

Libération - Terre
7 avril 2013 à 14:59

Des employés de Fukushima sur le site de la centrale nucléaire ravagée, en mars 2011
Des employés de Fukushima sur le site de la centrale nucléaire ravagée, en mars 2011 (Photo Issei Kato. AFP)

DE NOTRE CORRESPONDANT AU JAPON L'opérateur de la centrale, Tepco, a reconnu que les écoulements à partir de deux réservoirs de stockage constituent la « plus grande quantité de substances radioactives relâchée » depuis décembre 2011.

Par ARNAUD VAULERIN correspondant à Kyoto

La série noire des incidents inquiétants est presque sans fin à Fukushima. Tokyo Electric Power Co. (Tepco) a dû à nouveau annoncer dimanche matin un écoulement d’eau radioactive sur l’un des 7 réservoirs de stockage souterrain. La veille, l’opérateur avait déjà indiqué que 120 tonnes d’eau hautement contaminée avait fuit d’un premier réservoir installé à plusieurs centaines de mètres de la mer. Ces problèmes, qui montrent les difficultés croissantes de Tepco à maîtriser des quantités considérables de liquides radioactifs, interviennent après des pannes de courant, des arrêts en cascade de systèmes de refroidissement et d’équipements depuis quinze jours. Deux ans après la crise nucléaire, la centrale ravagée est certes considérée comme stabilisée depuis décembre 2011, mais la situation sur place reste très précaire à cause des incertitudes sismiques, climatiques et techniques.

Après les pannes, ce sont les fuites qui se multiplient. Ce matin, Tepco a donc annoncé un nouvel écoulement plus petit et distinct de celui révélé samedi. Une petite quantité de strontium radioactif a été détectée juste à l’extérieur d’une triple couche de revêtements censés empêcher l’eau de s’infiltrer dans le sol. A en croire Tepco, le niveau de ce réservoir (de 60 mètres sur 53 mètres et d’une profondeur de 6 m), qui contient plus de 10 000 tonnes d’eau contaminée, n’a pas vraiment baissé. Il en va autrement pour le premier réservoir adjacent d’où 120 tonnes d’eau contaminée se sont échappées ces derniers jours pour gagner le sous-sol de la centrale. Quelque 710 milliards de becquerels de matières radioactives ont gagné le sous-sol estime Tepco. «C’est la plus grande quantité de substances radioactives relâchée» depuis l’arrêt à froid du site en décembre 2011, a expliqué, samedi, Masayuki Ono, le porte-parole de l’opérateur.

Problème croissant du stockage des eaux irradiées

Dans l’urgence, la compagnie électrique s’est lancée depuis vendredi dans un vaste chantier de pompage d’eau pour transférer les 14 000 tonnes d’eau contenues dans la cuve poreuse vers un conteneur étanche. Cette opération devrait être achevée d’ici à mardi, mais Tepco a prévenu que 47 tonnes d’eau fortement irradiée risquent encore de s’échapper avant que le pompage soit terminé. Il juge peu probable que l’eau radioactive puisse s’écouler dans l’océan Pacifique situé à 800 mètres des espaces de stockage souterrains. Ces fuites en série risquent de relancer les interrogations sur l’origine des taux de césium élevés dans le port devant la centrale. Deux études scientifiques sont parvenues à la conclusion que les installations de Fukushima-Daiichi continuaient très probablement de rejeter en mer des quantités importantes de matières radioactives.

Cet accident illustre également le problème croissant du stockage des eaux irradiées. Chaque jour, 400 m3 d’eau souterraine s’infiltrent dans les bâtiments des réacteurs où elle se mélange avec des débris radioactifs. L’opérateur ne parvient d’ailleurs pas à récupérer toute cette quantité. Sur le site et ses alentours, Tepco a stocké quelque 370.000 tonnes d’eau contaminée. Il doit porter cette capacité à 450.000 tonnes à l’automne et à 700.000 d’ici à 2015. Le pompage du réservoir poreux n’arrange donc pas les affaires de Tepco qui doit trouver un nouvel espace.

Pour tenter d’y remédier, la compagnie vient d’ailleurs d’entamer des essais de traitement des eaux grâce au système ALPS censé réduire de manière significative une grande partie des matières radioactives. Après cette opération, il pourrait rejeter en mer les liquides retraités. D’ici là, il devra gagner la confiance des Japonais, notamment des pêcheurs qui redoutent que la reprise de leurs activités soit à jamais compromise. Une opération hautement délicate tant Tepco est discrédité et critiqué pour ses mensonges, ses omissions et ses retards à répétition. Ainsi, on a appris que l’opérateur avait identifié la fuite sur son réservoir dès le 3 avril. Il a mis 48 heures pour prévenir le gouvernement.

 

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 16:29

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 07.04.2013 à 10h20 • Mis à jour le 07.04.2013 à 10h58


 
Vue aérienne de réservoirs de stockage sous-terrain à la centrale de Fukushima, le 6 avril.

Les incidents se multiplient ces dernières semaines à la centrale Fukushima Daiichi, mise en péril par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 qui ont touché la côte est du Japon. Tepco, la compagnie gérant la centrale accidentée, a fait état dimanche d'un nouvel écoulement possible d'eau contaminée dans le sol depuis un réservoir de stockage souterrain, tout en minimisant ses conséquences sur l'environnement.

Tepco avait déjà annoncé qu'environ 120 tonnes de liquide contaminé auraient fui dans la nuit de vendredi à samedi d'un réservoir – sur les sept que compte la centrale – situé à 800 mètres environ de l'océan. Des éléments radioactifs ont été décelés dans de l'eau accumulée entre le sol autour de la cuve et la couche externe d'un revêtement imperméable au fond du réservoir mais Tepco juge peu probable que l'eau radioactive puisse s'écouler dans la mer. Selon l'opérateur, des éléments radioactifs ont également été détectés autour de la seconde cuve.

 

 DU PROVISOIRE QUI DURE

Vendredi, Tepco avait rapporté une interruption du système de refroidissement de la piscine de désactivation du combustible usé du réacteur 3, une avarie vraisemblablement provoquée par des travaux pour empêcher une récidive d'une grave panne d'électricité survenue les 18 et 19 mars.Un rat avait alors fait jonction entre deux connecteurs électriques et causé un court-circuit dans les distributeurs de courant qui alimentent plusieurs systèmes de refroidissement des piscines de désactivation des assemblages de combustible usé.

Cette semaine, plusieurs autres incidents se sont produits, à cause notamment d'erreurs de manipulation d'équipements, les travailleurs œuvrant à l'extérieur dans des conditions très difficiles, en combinaisons de protection et masques intégraux. Beaucoup des moyens techniques provisoires mis en place sur le site pour éviter le pire lors de la phase aiguë de la crise sont en outre encore en service et sont de fait très vulnérables. La situation de la centrale de Fukushima est considérée comme stabilisée depuis décembre 2011, mais le site reste très fragile, notamment en cas de nouveau séisme et tsunami.

 

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 18:10

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 05.04.2013 à 08h25 • Mis à jour le 05.04.2013 à 19h40

 

 
En mars, ce système de refroidissement s'était déjà brutalement arrêté avant d'être relancé, sans que la température n'atteigne un seuil critique.

La compagnie qui gère la centrale accidentée de Fukushima a fait état dans la nuit de vendredi à samedi 6 avril d'un possible écoulement d'eau contaminée d'un réservoir de stockage souterrain dans le sol.

Des éléments radioactifs ont été décelés dans de l'eau accumulée entre le sol autour de la cuve et la couche externe d'un revêtement imperméable recouvrant le fond du réservoir, a expliqué un porte-parole de Tepco lors d'une conférence de presse nocturne. La cuve enterrée est recouverte de trois couches censées empêcher l'eau de s'infiltrer dans le sol.

 

Lire le reportage : Les blessures tenaces de Fukushima


VULNÉRABILITÉ DES INSTALLATIONS

Vendredi, Tepco avait rapporté une interruption du système de refroidissement de la piscine de désactivation du combustible usé du réacteur 3, une avarie vraisemblablement provoquée par des travaux pour empêcher une récidive d'une grave panne d'électricité survenue les 18 et 19 mars. Un rat avait alors fait jonction entre deux connecteurs électriques, ce qui avait causé un court-circuit dans les distributeurs de courant qui alimentent plusieurs systèmes de refroidissement.

Cette semaine, plusieurs autres incidents se sont produits, à cause notamment d'erreurs de manipulation d'équipement. Beaucoup des moyens techniques provisoires mis en place sur le site pour éviter le pire sont encore en service et sont de fait très vulnérables. La situation de la centrale de Fukushima est considérée comme stabilisée depuis décembre 2011, mais le site reste très fragile, notamment au cas où un nouveau séisme ou tsunami, comme ceux qui ont mis en péril ce complexe nucléaire le 11 mars 2011, se produisait.

 

Lire : Deux ans après Fukushima, où en est l'énergie nucléaire au Japon ?

 


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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 20:43

 

 

Médiapart -

Un rat mort a été retrouvé près d'un tableau de commandes de la centrale de Fukushima 
Un rat mort a été retrouvé près d'un tableau de commandes de la centrale de Fukushima© Tepco/Kyodo

 

 

Selon Tepco, l’opérateur de la centrale sinistrée de Fukushima Daiichi, un rat pourrait avoir causé la panne du système de refroidissement des piscines de stockage du combustible survenue lundi 18 mars. Cet incident, qui a provoqué une vive inquiétude au Japon, s’est traduit par une coupure de courant d’une trentaine d’heures, la plus importante qui se soit produite sur le site depuis la catastrophe. La coupure a entraîné l’arrêt des systèmes de refroidissement de quatre piscines, dont la température s’est élevée de 1 à 6,3 °C avant que le courant ne soit rétabli dans la nuit du 19 au 20. La panne n’a eu que des conséquences mineures, du fait qu’il faut un laps de temps important pour qu’une piscine de stockage s’échauffe de manière dangereuse. Mais l’incident pose une nouvelle fois la question de savoir jusqu’à quel point Tepco contrôle la situation de la centrale. L’opérateur a transmis à la presse japonaise une photo montrant le cadavre en partie carbonisé d’un rat gisant près d’un tableau de commandes. Tepco suppose que le rongeur a rongé un câblage et a ainsi provoqué un court-circuit, mais il ne s’agit que d’une hypothèse et l’opérateur n’exclut pas que d’autres facteurs aient causé la coupure de courant. Tepco reconnaît n’avoir pris aucune mesure spécifique pour empêcher les petits animaux sauvages de pénétrer dans l’installation. Il s’agit pourtant d’une cause connue d’incidents nucléaires, même si elle n’est pas fréquente.

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 22:31

 

 

Libération

18 mars 2013 à 22:49
Vue générale de la centrale nucléaire de Fukushima, le 6 mars 2013
Vue générale de la centrale nucléaire de Fukushima, le 6 mars 2013 (Photo Issei Kato. AFP)

Par AFP

Une panne de courant a contraint l’opérateur de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima, ravagée par le tsunami de 2011, à suspendre le refroidissement de trois piscines de stockage de combustible usagé, a rapporté mardi l’agence Kyodo.

Les postes de contrôle voisins n’ont pas enregistré de modifications importantes des niveaux de radioactivité après cette coupure de courant survenue lundi peu avant 19h00 heure locale (10h00 GMT), a indiqué l’agence de presse japonaise.

Dans la nuit de lundi à mardi, à 01h45 heure locale (lundi 16h45 GMT), l’opérateur de la centrale, Tokyo Electric Power Co.(TEPCO), n’était pas parvenu à relancer l’alimentation électrique des systèmes de refroidissement, a ajouté Kyodo.

L’incident n’a pas affecté jusqu’à présent l’injection d’eau dans les réacteurs numéro 1 et numéro 3 de la centrale, dont le combustible avait fondu à la suite de l’accident de 2011, selon l’Autorité de régulation nucléaire (NRA) citée par Kyodo.

La fusion partielle ou complète du combustible était survenue dans trois des six réacteurs de la centrale de Fukushima à la suite du séisme et du tsunami géant du 11 mars 2011, qui avaient entraîné l’arrêt de la fourniture d’électricité et des systèmes de refroidissement.

La panne d’électricité survenue lundi a entraîné, en plus de l’arrêt des systèmes de refroidissement des piscines de stockage du combustible usagé de trois des réacteurs, l’arrêt des équipements de traitement des débris de la centrale contaminés, dont des matériaux radioactifs.

 

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 18:46

 

 

Marianne - Mardi 12 Mars 2013 à 05:00

 

Journaliste à Marianne, plus particulièrement chargé des questions internationales En savoir plus sur cet auteur

 

Fukushima manque de « nettoyeurs ». Malgré la propagande de Tepco visant à minimiser les risques de contamination, les petites mains ne se bousculent pas aux portes de la centrale pour « évacuer le becquerel », au profit de la pègre japonaise, grande pourvoyeuse de main d'oeuvre bon marché.


Yoshikazu Tsuno/AP/SIPA
Yoshikazu Tsuno/AP/SIPA

Parti pour durer au moins 40 ans, selon les propres estimations de Tepco, le démantèlement de la centrale de Fukushima manque déjà de bras. Selon le Fukushima Diary, un site d’informations tenu par un journaliste japonais réfugié en France« la pénurie en travailleurs pour Fukushima est un des plus importants soucis pour le démantèlement de la centrale ». Au cours d’une conférence de presse tenue le 8 mars 2013,  Tepco a fait part de sa difficulté à « maintenir stable le recrutement de travailleurs pour Fukushima ».


De quoi inquiéter l’opérateur japonais. A supposer qu’il n’y ait plus de tremblement de terre majeur durant la période, Tepco devrait mettre au moins 56 ans pour déverser tout le tritium en mer, « ceci dans l’hypothèse que le volume d’eaux stockées n’augmentera plus jamais, même de 1 cm³ et qu’ils déversent tous les jours le tritium dans la mer au plus haut niveau autorisé par les règles de sécurité »
 

Résultat, les sous traitants font dans la surenchère et rivalisent d’imagination pour attirer le nettoyeur dans la zone contaminée. Une entreprise a ainsi passé une annonce proposant entre 30.000 et 50.000 yens par jour (250 à 400 euros) de travail pendant trois mois.  Précision utile :  « Le lieu de travail est dans une zone à haute dose ».


Nettoyeur, une "radiation" sociale

Deux cents cinquante à quatre cents euros la journée d’exposition aux radiations, c’est donc le prix d’une vie estimé par les entreprises chargées de la liquidation de Fukushima. Le gros lot ! Selon une étude réalisée par Tepco,  le salaire moyen horaire des ouvriers présents sur la zone de décontamination ne dépasse pas 7 euros et près de la moitié des travailleurs sous contrat à Fukushima ont trimé dans des conditions qui ne respectaient pas le code du travail. 
 

Dans sa grande bonté l’opérateur  s’est malgré tout récemment engagé à « améliorer l’environnement de travail des personnels engagés par les sous-traitants ». 


Car non contents de « bouffer du becquerel », les nettoyeurs subissent également un véritable déclassement social : « Les salariés de Tepco risquent de suivre la trajectoire des vétérans de la guerre du Vietnam dont beaucoup ont été rejetés par la société à leur retour, sont devenus des sans abri, ont sombré dans l'alcoolisme et les drogues ou se sont suicidés » explique au Guardian Jun Shigemura,  maître de conférences au département de psychiatrie du National Defense Medical College. « Ils ne dirigent pas l'entreprise ni ne sont responsables de la catastrophe, mais ils éprouvent un sentiment de culpabilité et de responsabilité. Ils méritent plus de respect, dans la mesure où ils font l'un des métiers les plus difficiles au monde ». 


Ainsi, les travailleurs temporaires qui ont reçu des doses de rayonnement équivalente à la dose annuelle maximale admissible pour un travailleur à temps plein nucléaire sont rejetés et ne peuvent pas travailler à nouveau dans l'industrie pendant une période minimale de quatre ans. « Les intouchables de Fukushima » subissent un déclassement social semblable à celui des castes du japon féodal. Du temps des samouraïs, les burakumin  exerçaient ainsi tous les métiers dégradants : « la discrimination a commencé au 9ème siècle. Les burakumin étaient ceux qui touchaient le sang notamment les gens qui préparaient la nourriture pour les faucons, car la chasse au faucon était la grande distraction à l’époque. Tous les métiers liés au sang, au traitement des peaux et à la mort des animaux se sont trouvés marginalisés notamment en raison des préjugés shintô et bouddhiques de l’époque. Prendre la vie à un animal était considéré comme un crime » explique Jean-François Sabouret chercheur au CNRS, spécialiste du Japon et auteur d’une thèse et d’un ouvrage sur les Burakumin.


Les Yakuzas pourvoyeurs de main d'oeuvre bon marché

Très implantée, la pègre japonaise a largement participé aux premiers secours après le tsunami, fournissant des notamment des vivres aux habitants évacués. Composée à 60% de Burakumin, la mafia est aussi fortement suspectée de forcer des travailleurs précaires à s’engager sur le site auprès des sous-traitants. 
 
Pour la première fois, en février, la police japonaise a appréhendé un yakuza accusé de recrutement illégal de travailleurs pour décontaminer une région radioactive autour de la centrale atomique.  Le suspect aurait envoyé trois hommes à Fukushima pour participer au nettoyage de la région, sans l’autorisation obligatoire des autorités gouvernementales. 
 
Cette arrestation intervient des mois après divers articles affirmant que les yakuzas sont très impliqués dans la fourniture de main-d’œuvre pour effectuer les tâches ingrates découlant de la pollution radioactive. Ainsi, certains membres de la mafia japonaise travaillent pour le compte d’agences de travail temporaire qui sélectionnent et embauchent des nettoyeurs et nettoyeuses de centrales nucléaires. 
 
Si officiellement, le système des castes a disparu et l’embauche de Burakumin reste difficile à vérifier, les traditions demeurent et socialement les parias du nucléaire ont supplanté ceux du sang dans le classement des professions jugées « impures ».

 

 

 

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 16:31

 

Le Monde.fr | 10.03.2013 à 18h14

 

 

 

 

Deux ans après la catastrophe de Fukushima, la société TEPCO qui exploite le site a rendu publiques des vidéos de surveillance du site adns les jours qui ont suivi. Le 30 mars, soit 19 jours après la catastrophe, une personne en charge de la gestion de crise y émet des doutes sur la compréhension du problème par sa hiérarchie.
08-03-2013
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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 16:24

 

Le Monde.fr | 10.03.2013 à 18h14 Par Audrey Garric

 

 

Des ouvriers en tenue de protection à la centrale de Fukushima, le 12 novembre.

Ils sont environ 3 000 à se relayer jour et nuit sur le site de la centrale accidentée de Fukushima au Japon. On les surnomme les "liquidateurs", car ce sont eux qui gèrent la catastrophe nucléaire depuis le 11 mars 2011, à l'image de celle de Tchernobyl vingt-cinq ans plus tôt. Si la situation sur le site est maintenant considérée comme stable – tous les réacteurs et piscines étant continuellement refroidis – l'inquiétude et les effets sur la santé n'en ont pas moins disparu pour ces travailleurs de l'extrême.

Nombre d'entre eux, employés par des sous-traitants de l'exploitant du site Tokyo Electric Power (Tepco), se plaignent du stress du travail, de la peur, de la solitude et de l'inconfort des longues journées passées à étouffer dans des masques, gants et blouses de protection.

Un ouvrier déclarait ainsi à Reuters : "J'ai mal au ventre et je suis constamment stressé. Quand je reviens dans ma chambre, tout ce que je peux faire, c'est me soucier du lendemain. Ils devraient nous donner une médaille." "Qui peut accepter de travailler dans ces conditions ?", s'interroge un autre.

 

SENTIMENT DE CULPABILITÉ ET DE RESPONSABILITÉ

Cette tension, couplée avec la critique de l'opinion quant à la lenteur des opérations de décontamination, en aurait incité plusieurs à démissionner, livre le Guardian. D'autres confient leur manque de motivation, soulevant la perspective d'une pénurie de techniciens et d'experts lorsque le nettoyage de Fukushima atteindra son étape la plus critique – le retrait du combustible usagé des piscines de stockage.

"Les travailleurs sont les plus exposés aux radiations nucléaires et ils participent d'un processus qui va durer des décennies. Pourtant, ils sont critiqués car ils appartiennent à Tepco, explique Jun Shigemura, maître de conférences au département de psychiatrie du National Defense Medical College, cité par le Guardian. Ils ne dirigent pas l'entreprise ni ne sont responsables de la catastrophe , mais ils éprouvent un sentiment de culpabilité et de responsabilité. Ils méritent plus de respect, dans la mesure où ils font l'un des métiers les plus difficiles au monde."

"Les salariés de Tepco risquent de suivre la trajectoire des vétérans de la guerre du Vietnam, qui se sont vus rejetés par la société à leur retour, ont fini sans abri, ont sombré dans l'alcoolisme et les drogues ou se sont suicidés", prévient l'expert, qui a mené une étude sur 1 500 travailleurs japonais du nucléaire.

Surtout, ces difficiles conditions de travail ne sont pas compensées par un salaire avantageux. Selon un sondage mené par Tepco auprès de 3 200 travailleurs de septembre à octobre, plus de 70 % d'entre eux gagnaient 837 yen (6 euros) de l'heure, alors que les journaliers réguliers sur les chantiers de la région peuvent toucher jusqu'à 1 500 yens (12 euros). Le droit du travail n'était par ailleurs pas respecté dans la moitié des cas et un tiers de ces salariés ne possédaient même pas de contrat de travail.

 

 SCANDALES ET FRAUDES

Depuis deux ans, les opérations de décontamination ont été entachées de révélations sur les conditions de travail illégales et les violations des règlements sur la santé et la sécurité. Ce mois-ci, le ministère de la santé a ainsi divulgué qu'au moins 63 travailleurs de Fukushima avaient été exposés à des niveaux de radiation supérieurs à ceux enregistrés dans leurs dossiers personnels. Fin décembre dernier, 146 travailleurs Tepco et 21 sous-traitants avaient par ailleurs dépassé leur exposition maximale admissible de 100 millisieverts sur cinq ans.

Ce même mois, le quotidien Asahi Shimbun révélait que la société de construction Build-Up aurait demandé à une dizaine de ses ouvriers de recouvrir de plomb leurs dosimètres – instrument servant à évaluer le cumul de radiations auxquelles ils étaient exposés – lorsqu'ils intervenaient dans les zones les plus radioactives de la centrale accidentée afin de sous-déclarer leur exposition et permettre à la société de continuer à travailler sur le site.

 

Lire : Fukushima : des ouvriers contraints de mentir sur la radioactivité


Audrey Garric

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 17:00

 

LE MONDE | 04.02.2013 à 14h42 • Mis à jour le 05.02.2013 à 17h42 Par Philippe Mesmer - Tokyo, correspondance

 

 
Un homme, sans protection sérieuse contre les radiations, travaille à dégager les débris sur le site sinistré de la centrale de Fukushima, quatre jours seulement après la catastrophe, survenue le 11 mars 2011.

 

 Près de deux ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima, dans le nord-est du Japon, et de multiples allégations sur l'implication de la pègre japonaise dans la reconstruction, la police a arrêté, jeudi 31 janvier, un yakuza soupçonné d'avoir illégalement envoyé des travailleurs dans les zones sinistrées. D'après la police, Yoshinori Arai dirige un gang basé dans le département de Yamagata (nord du pays) et affilié au syndicat du crime Sumiyoshi-kai, le deuxième plus puissant du Japon avec 12 600 membres.

M. Arai aurait envoyé à plusieurs reprises des journaliers à un sous-traitant de Yamagata engagé dans la décontamination radioactive de Date, ville du département de Fukushima. Ces travailleurs n'auraient touché que la moitié des 20 000 yens (158 euros) promis par journée de labeur. Le reste serait allé dans la poche du groupe de M. Arai.

Cette affaire montre que la reconstruction et les milliards de yens qu'elle draine, attirent la pègre. Le chantier est d'autant plus alléchant que le milieu nippon souffre depuis plusieurs années d'une perte de ses sources de revenus en raison d'une législation plus répressive et d'une police mobilisée contre ses membres. Un décret du 1er octobre 2011 sanctionne ainsi toute personne entretenant des liens ou faisant des affaires avec les membres du milieu.

Dans le Tohoku, la région sinistrée, les gangs seraient impliqués à des degrés divers dans la plupart des activités liées à la reconstruction, comme les travaux de démolition et le traitement des déchets. La police mènerait des enquêtes sur 37 affaires. En mai 2012, elle avait arrêté Makoto Owada, autre cadre de la Sumiyoshi-kai, pour avoir envoyé des travailleurs à la centrale nucléaire de Fukushima en passant par une société écran du département de Tochigi (nord-est).

 

INTER

Cette présence de la pègre notamment dans la gestion de la catastrophe nucléaire est avérée depuis longtemps. Le journaliste d'investigation Tomohiko Suzuki en a fait un livre en 2011 – Les Yakuzas et l'industrie nucléaire. Pour l'écrire, il a travaillé durant l'été 2011 pendant un mois et demi à la centrale en se faisant embaucher par une société locale, filiale de Toshiba, sans lien, précise-t-il, avec le milieu.

Selon lui, des yakuzas ont travaillé à Fukushima dès le début de la catastrophe, participant à la lutte pour limiter les dégâts. Ils "sont chargés de trouver des gens et de les envoyer sur le site". Ils cibleraient les personnes endettées, les sans-domicile et des personnes souffrant d'un handicap psychologique. Selon M. Suzuki, la pratique ne daterait pas de l'accident de Fukushima et concernerait l'ensemble de la filière nucléaire, qui aurait recours à ces services pour les travaux les plus dangereux.

Dans les premiers jours du drame, l'exploitant de la centrale, la Compagnie d'électricité de Tokyo (TEPCO), en manque de main-d'oeuvre, aurait demandé aux recruteurs de faire venir "ceux qui n'ont pas peur de mourir".

Autant d'éléments qui avaient incité TEPCO à annoncer, le 19 juillet 2011, son intention d'écarter les yakuzas des activités liées à la centrale. L'entreprise a décidé de faire signer un document à ses sous-traitants affirmant qu'ils n'avaient aucun lien avec la pègre. Mais le recours aux sociétés écrans complique les vérifications éventuelles.

L'annonce de l'arrestation de M. Arai coïncide avec l'affaire impliquant Tetsuo Nayuki, un membre éminent de l'agence de régulation du nucléaire (NRA) – mise en place en septembre 2012, notamment pour "restaurer la confiance au Japon et à l'étranger dans la régulation" du nucléaire dans l'Archipel. Le 22 janvier, M. Nayuki a transmis illégalement des informations à une entreprise du secteur nucléaire, la Japan Atomic Power Company (JAPC), concernant les failles passant sous la centrale de Tsuruga dans le département de Fukui (centre du pays).

Alors que la NRA inspecte toutes les centrales pour en évaluer les risques sismiques, la JAPC désirait prendre connaissance de ce rapport afin de préparer en amont un contre-argumentaire et être prêt à contrer la diffusion publique de ces informations.

L'entreprise se défend de toute action de lobbying et affirme ne pas avoir versé d'argent à M. Nayuki.

Philippe Mesmer - Tokyo, correspondance

La police entend un ancien patron de la sûreté nucléaire

Des cadres du nucléaire en poste au moment de la catastrophe de Fukushima viennent d'être entendus par la justice nippone.

Après plusieurs dirigeants (dont l'ancien président Tsunehisa Katsumata, de la compagnie d'électricité de Tokyo TEPCO, fin janvier), la police a convoqué Haruki Madarame, ancien responsable de la Commission de sûreté nucléaire (NSC). Il fut l'un des conseillers du gouvernement au moment du drame de mars 2011.

Des habitants du département de Fukushima ont déposé plainte contre lui. Ils lui reprochent d'avoir tardé à rendre publics les chiffres de la diffusion de substances radioactives et de ne pas avoir pris de mesures efficaces pour protéger la centrale contre le tsunami à l'origine de la catastrophe nucléaire. Le parquet devrait se prononcer en mars sur d'éventuelles mises en examen.

La police nippone entend un ancien patron de la sûreté nucléaire

 

Des cadres du nucléaire en poste au moment de la catastrophe de Fukushima viennent d'être entendus par la justice nippone.
Après plusieurs dirigeants (dont l'ancien président Tsunehisa Katsumata, de la compagnie d'électricité de Tokyo TEPCO, fin janvier), la police a convoqué Haruki Madarame, ancien responsable de la Commission de sûreté nucléaire (NSC). Il fut l'un des conseillers du gouvernement au moment du drame de mars2011.
Des habitants du département de Fukushima ont déposé plainte contre lui. Ils lui reprochent d'avoir tardé à rendre publics les chiffres de la diffusion de substances radioactives et de ne pas avoir pris de mesures efficaces pour protéger la centrale contre le tsunami à l'origine de la catastrophe nucléaire. Le parquet devrait se prononcer en mars sur d'éventuelles mises en examen.

 

 

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 16:41

 

Le Monde.fr | 18.01.2013 à 16h22


 

 

Un poisson "murasoi" (Sebastes pachycephalus).

 

Un poisson pêché à des fins de contrôle près de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima présente un niveau impressionnant de contamination radioactive, plus de 2 500 fois supérieur à la limite légale fixée par le Japon, a annoncé, vendredi 18 janvier, l'opérateur du site.

La compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) a déclaré avoir mesuré dans un poisson appelé "murasoi" une quantité de césium radioactif égale à 254 000 becquerels par kilogramme, soit 2 540 fois la limite de 100 becquerels/kg définie pour les produits de la mer par le gouvernement.

Le poisson, proche des sébastes, a été capturé dans la baie à proximité de la centrale Fukukshima Daiichi, victime, le 11 mars 2011, d'un gigantesque tsunami qui a saccagé quatre des six réacteurs, dispersant dans la nature d'importantes quantités de substances radioactives.

 

 DES FILETS INSTALLÉS

Pour éviter que les poissons hautement contaminés ne partent trop loin au risque d'être consommés par d'autres espèces ou pêchés, Tepco va installer de nouveaux filets alentour. Plusieurs restrictions ont frappé ou concernent encore des aliments de la préfecture de Fukushima et de province voisines, le gouvernement ayant durci l'an passé les normes légales.

Le 21 août 2012, Tepco avait annoncé que des rascasses pêchées dans l'océan Pacifique à l'intérieur de la zone circulaire des 20 kilomètres autour de la centrale, fermée à toute activité humaine, présentaient un niveau de 25 800 becquerels de césium par kilogramme. Ce chiffre – 258 fois supérieur au seuil fixé par le gouvernement – était alors le plus élevé enregistré depuis le 11 mars 2011. Des niveaux comparables ont été relevés sur des lottes.

 

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