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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 19:20

 

 

Source : www.mediapart.fr

Trois ans après Fukushima, les antinucléaires manifestent au Japon

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

À Tokyo, des dizaines de milliers de personnes ont participé dimanche à une manifestation contre le nucléaire, à la veille du troisième anniversaire de la catastrophe de Fukushima.

Des dizaines de milliers de personnes ont participé dimanche à Tokyo à une manifestation contre le nucléaire, à l'approche du troisième anniversaire de la catastrophe de Fukushima, le 11 mars 2011. Les manifestants se sont rassemblés dans le parc Hibiya, près des ministères, avant de marcher vers le parlement. Ils ont en particulier critiqué le premier ministre, Shinzo Abe, favorable à la relance des centrales nucléaires japonaises, arrêtées par précaution après l'accident de celle de Fukushima.

Les opposants considèrent qu'il est possible de vivre sans le nucléaire si le gouvernement et les industriels promeuvent les énergies renouvelables et investissent dans les technologies à faible consommation d'énergie.

L'accident nucléaire de la centrale de Fukushima, provoqué par un séisme et un tsunami, a fait 15 884 morts et 2 636 disparus. Depuis, 1 656 personnes sont décédées de stress et de complications, selon les chiffres officiels.

 

 

 

Source : www.mediapart.fr


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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 18:34

 

Source : quebec.huffingtonpost.ca

 

Fukushima : les eaux radioactives ont touché la Colombie-Britannique deux ans plus tôt que prévu

RCQC  |  Par Radio-Canada.ca Publication: 27/02/2014 16:53 EST  |  Mis à jour: 28/02/2014 10:33 EST

 


La radiation qui s'échappe de la centrale accidentée de Fukushima au Japon permet aux scientifiques de récolter des données précieuses sur les courants océaniques.

La côte Britanno-Colombienne baigne dans un océan qui affiche un faible niveau de radioactivité à la suite du désastre de la centrale nucléaire Fukushima, selon l'océanographe et chimiste John Smith de l'Institut océanographique de Bedford en Nouvelle-Écosse.

L'arrivée éventuelle de ces eaux radioactives sur les côtes britanno-colombiennes était prévue, mais les modèles informatiques se sont trompés sur le moment de leur arrivée et sur le niveau de radiation.

La centrale nucléaire Fukushima Daiichi a connu de nombreux accidents de fusion nucléaire à la suite du tremblement de terre et du tsunami japonais de mars 2011, dans ce qui est devenu le pire accident nucléaire depuis celui de Chernobyl, en Ukraine, en 1986.

Les modèles informatiques avaient prédit que les eaux radioactives de Fukushima suivraient les courants océaniques et atteindraient les côtes de l'Amérique du Nord en 2016.

« Le signal est arrivé environ deux ans plus tôt que prévu par un des modèles informatiques », a souligné John Smith.

Ce signal est en fait des traces de césium-134 provenant de Fukushima et a été détecté sur les côtes de la province en juin 2013.

« Le signal qui a traversé le Pacifique est arrivé presque directement sur la Colombie-Britannique », a-t-il ajouté.

Il a toutefois noté que les niveaux de radiation présents ne sont pas dangereux. « Ce sont des niveaux extrêmement faibles », a souligné l'océanographe et chimiste.

Ce dernier continuera d'analyser les données reçues et surveiller les eaux canadiennes pour tout signe d'augmentation des niveaux de radiation.

 

Source : quebec.huffingtonpost.ca

 

 

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 18:33

 

Source : www.liberation.fr

 

 

Nouvelle fuite d'eau contaminée à la centrale japonaise de Fukushima

Arnaud VAULERIN Correspondant à Kyoto 20 février 2014 à 08:32

 

 

Un employé de Tepco pompe l'eau de pluie atour d'un réservoir d'eau contaminée, le 15 septembre 2013 à la centrale de Fukushima.

 

Un employé de Tepco pompe l'eau de pluie atour d'un réservoir d'eau contaminée, le 15 septembre 2013 à la centrale de Fukushima. (Photo Tepco. AFP)

 

DE NOTRE CORRESPONDANT

L'exploitant du site nucléaire assure que l'important écoulement a été endigué. Une enquête a été ouverte.

 

Sur le même sujet

Six mois après avoir révélé un massif écoulement radioactif à la centrale de Fukushima Daiichi, Tokyo Electric Power (Tecpo) , son exploitant, fait état ce jeudi d’une nouvelle importante fuite sur la partie supérieure d’un réservoir de stockage.

Mercredi soir, l’opérateur en charge du site ravagé par le tsunami et le séisme de 2011, a constaté qu’environ 100 tonnes d’eau s’étaient échappées d’une citerne installée à flanc de colline dans la zone H6. Selon Tepco, la découverte a été faite lors d’une opération de transfert de liquide extrêmement contaminé. «L’eau a été versée dans un mauvais réservoir, et elle a débordé», a reconnu ce matin Masayuko Ono, l’un des porte-parole de l’opérateur. Une vanne serait restée ouverte, le liquide se serait écoulé le long d’une gouttière.

Tepco a ensuite précisé qu’elle avait mesuré une radioactivité de quelque 230 000 becquerels de strontium 90 et autres émetteurs de rayonnements bêta par litre d’eau. Ce niveau constaté est du même ordre que celui enregistré en août lors de la fuite de 300 tonnes d’eau contaminée. L’événement avait alors été considéré comme un «incident grave» et classé au niveau trois sur sept sur l’échelle internationale des événements nucléaires.

A en croire Tepco, la fuite aurait été stoppée, l’eau serait en voie de récupération ainsi que la terre contaminée. La citerne se trouve à 700 mètres de la mer et «il n’y a pas de fossé à proximité de ce réservoir qui est éloigné de l’océan Pacifique, et il est donc peu probable que l’eau qui a fui soit allée jusqu’à la mer», a précisé Masayuko Ono.

Cet accident, pour lequel Tepco a ouvert une enquête, vient allonger la longue liste de problèmes, d’erreurs et de pannes récemment annoncées. Sur le site ravagé, l’opérateur doit d’abord gérer un insoluble problème d’eau. De colossales réserves de liquide contaminé sont disséminées dans plus d’un millier de réservoirs sur lesquels des fuites sont régulièrement constatées. En avril dernier, une fissure avait été découverte sur une cuve souterraine, qui avait laissé échapper 710 milliards de becquerels dans le sous-sol. Tepco doit également faire face à l’arrivée de 400 tonnes d’eau dans les sous-sol des réacteurs qu’il doit pomper, décontaminer ou stocker. C’est compter sans les 400 tonnes d’eau supplémentaires qui s’écoulent du site vers le Pacifique…

La semaine dernière, Tepco avait annoncé avoir mesuré des niveaux très élevés de césiums radioactifs dans un puits situé à 16 mètres de profondeur entre les réacteurs et le Pacifique : des teneurs en césium 134 de 37 000 becquerels par litre d’eau et de 93 000 becquerels par litre pour le césium 137 avaient été relevées. Deux jours plus tôt, sous la pression de l’autorité japonaise de régulation du nucléaire (ARN), la compagnie avait dû admettre qu’elle avait caché pendant plusieurs mois des informations sur des prélèvements d’eau radioactive extrêmement chargée en strontium 90. Une nouvelle rétention d’information qui s’ajoute à une longue série –là aussi- de mensonges et d’omissions de Tepco, discrédité pour sa gestion de la crise.

Arnaud VAULERIN Correspondant à Kyoto
Source : www.liberation.fr

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 17:44

 

 

Source : www.mediapart.fr

Des sans-abri pour nettoyer le site de Fukushima

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

Avec la complicité de la mafia japonaise, des entreprises sous-traitantes en charge du nettoyage de la centrale de Fukushima emploient des sans-abri qu'elles rémunèrent bien en dessous du minimum légal.

Des entreprises japonaises emploient des sans-abri, qu'elles payent en dessous du minimum légal, pour nettoyer le site de la centrale de Fukushima, rapporte l'organisation Think Progress.

Financées par une dotation publique d'un montant global de 35 millions de dollars, les entreprises sous-traitantes, avec la complicité de la mafia japonaise, recourent à des sans-abri qu'elles exploitent pour intervenir sur la zone de la catastrophe nucléaire, au péril de leurs vies.

L'organisation Think Progress cite notamment le cas d'un sans-abri de 55 ans qui a déclaré avoir gagné « l'équivalent de 10 $ pour un mois complet de travail », une fois les frais d'hébergement et de nourriture décomptés sur son salaire.

 

Lire sur le site de Think Progress

 

 

Source : www.mediapart.fr

 



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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 17:44

 

Source : radioaustralia.net.au/french/

Fukushima: l'eau radioactive sera finalement déversée dans l'Océan pacifique

Posté à 22 November 2013, 8:37 AEST

 

L'homme en charge du nettoyage de la centrale nucléaire japonaise ravagée de Fukushima a indiqué dans une interview exclusive que  les centaines de milliers de tonnes d'eau contaminée seront éventuellement déversées dans le Pacifique.

 

Cette eau radioactive est issue du refroidissement  des réacteurs dans lesquels on injecte continuellement de l'eau douce pour les maintenir à la bonne température. Cette opération produit chaque jour des centaines de tonnes d'eau hautement radioactive qui viennent s'ajouter aux centaines de milliers de tonnes d'eau actuellement stockées.

Dave Klein est le président du Comité de surveillance de Fukushima en charge du nettoyage et de la stabilisation de la centrale dévastée par un tsunami le 11 mars 2011 : « Je pense que la meilleure façon de décrire Fukushima est de dire que c'est un défi. »

Un défi à plusieurs niveaux avec ces stocks d'eau radioactive qui ne cessent d'augmenter. Toutefois, Dave Klein estime qu'après le traitement de cette eau et la suppression des éléments radioactifs, elle pourra être déversée sans danger dans le Pacifique : « En fin de compte, quand l'eau sera déversée, elle aura été diluée. Ainsi, il n'y a pas de risque pour la santé publique, mais c'est une question chargée d'émotion. »

L'eau contaminée n'est pas l'unique problème de cette centrale, ce serait oublier des installations construites à la va-vite qui laissent à désirer. Nous avons parlé à un employé de la société TEPCO (Tokyo Electrical Power) qui a travaillé à la centrale nucléaire de Fukushima. Il a accepté de nous parler sous couvert d'anonymat : « J'étais à la centrale au début de l'année quand j'ai vu un rat grignoter des câbles et l'alimentation de plusieurs cuves de combustible a été coupée.
Je m'étais dit : comment un seul rat peut causer un si grand problème ?
»

Et Dave Klein pense qu'il y aura d'autres incidents similaires à celui provoqué par le rongeur de câble de Fukushima : « Nous allons en voir d'autres, regardez-moi ce site, c'est gigantesque, c'est un grand site et ce n'est pas inhabituel ce genre de choses. »

Une évaluation franche et honnête de la situation à Fukushima, mais on ne peut pas dire qu'elle soit rassurante…

 

 

 

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 16:44

 

mediapart.fr

Nouvelle fuite d'eau radioactive sur le site de Fukushima

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

Alors que la centrale nucléaire de Fukushima, ravagée en mars 2011, continue de déverser des substances radioactives dans le Pacifique, la société Tepco a annoncé la découverte d'une nouvelle fuite depuis l'un des réservoirs cylindriques, qui doit accueillir l'eau contaminée.

La compagnie gérante de la centrale de Fukushima, Tepco, a fait état, vendredi 15 novembre, de la découverte d'une nouvelle fuite depuis l’un des réservoirs cylindriques qui doit accueillir l'eau radioactive.

« Un technicien d'une entreprise partenaire intervenant sur le site a remarqué cette fuite vendredi à 8 h 50 heure locale », 00 h 50 à Paris, a expliqué Tokyo Electric Power (Tepco) dans un courriel. « Une goutte tombait alors toutes les quatre secondes environ », a ajouté la compagnie. 

Ces réservoirs géants ont été montés à la hâte dans le complexe atomique pour contenir les centaines de milliers de tonnes d'eau contaminée qui s'y trouvent. Tepco prévoit de les remplacer par d'autres modèles plus sûrs et d'accroître la capacité de stockage à 800 000 tonnes en 2016, contre environ la moitié actuellement. 

Les problèmes d'eau radioactive et les fuites en série inquiètent la communauté internationale dans la mesure où la centrale Fukushima, ravagée par le tsunami du 11 mars 2011, continue de déverser du liquide contaminé dans l'océan Pacifique.

 

 

 

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 18:14

 

rue89.com

 

Tribune 07/11/2013 à 16h14

A Fukushima, les autorités prescrivent un retour au « pays natal »

Thierry Ribault | Economiste au CNRS

 

 

Les administrateurs du désastre de Fukushima – Etat, réseaux interlopes, scientifiques, experts, contre-experts, mouvements citoyens et organisations non gouvernementales – sont devenus les cogestionnaires de dégâts en chaîne, chacun œuvrant au nom d’un intérêt supérieur hautement revendiqué : protéger.

L’auteur
Thierry Ribault est co-auteur avec Nadine Ribault de « Les Sanctuaires de l’abîme : chronique du désastre de Fukushima » aux éditions de l’Encyclopédie des Nuisances, Paris, 2012.

Que s’agissait-il de protéger cependant lorsque, en mai 2013, les décideurs ont achevé la réouverture des zones interdites ? Que protège-t-on en incitant les populations à revenir vivre sur des terres contaminées où le seuil d’inacceptabilité, fixé à 20 milliesieverts par an, est quatre fois supérieur à celui fixé à Tchernobyl – sans compter les « points-chauds » à plus de 50 millisieverts – et vingt fois plus élevé que le seuil internationalement recommandé ?

Que protège-t-on en appelant à retrouver une « vie normale » à proximité d’un complexe nucléaire hautement dangereux : inondations, fuites d’eau contaminée, démarrage imminent d’opérations d’extraction des 400 tonnes de combustibles de la piscine du réacteur n°4, dont les produits de fission représentent 14 000 fois ceux de la bombe de Hiroshima ?

Quelle est donc la nature de cette « protection » ici mise en œuvre par l’ensemble de la société ?

Quelles relations incestueuses la lient pour longtemps à la soumission ?

Associations de victimes déboutées

Soulignant les nuisances et les limites des sociétés industrielles à l’aube du XXIe siècle, ce désastre a démontré, si besoin était encore, à quel point l’Etat, qui ne peut plus gérer les accidents de son développement, délègue à d’autres le soin de le faire. A l’intérieur de ce cadre établi et à leur corps défendant, de multiples « mouvements citoyens » ont dû faire le constat de leur impuissance.

Les « All Stars Demo », avec à leur tête le haut du panier de la contestation anti-nucléaire nobélisée, usent plus les semelles de la piétaille manifestante que les nerfs du gouvernement. Les associations de victimes, qui mènent Tepco et l’Etat devant les tribunaux, viennent d’être déboutées. Les agriculteurs avouent ne pas consommer les aliments irradiés qu’ils mettent cependant sur le marché.

Quant aux populations restées sur place, tétanisées par la propagande qui les condamne, incapables de décider de sauver leur vie, elles attendent une mort déclarée statistiquement probable, mais non certaine, et se font les cobayes d’une « science » eugéniste et radio-négationniste, puisque niant les effets de la radioactivité, pourtant, préalablement et scientifiquement, établies.

Les populations fuient hors de la réalité

Les populations, ainsi sommées de considérer la contamination radioactive telle une « mauvaise rumeur », tombent dans l’apathie, le découragement et fuient hors de la réalité. Pendant ce temps-là, ladite rumeur embauche 20.000 personnes pour la seule décontamination extérieure à la centrale, et, contrairement à ce qu’annoncent les pouvoirs publics, serait, dans ce même but, dans l’obligation de dépenser 210 milliards d’euros.

Pendant ce temps-là, le 7 septembre 2013, à Buenos Aires, lors de son discours devant le Comité olympique international, le Premier ministre Shinzo Abe « donne la garantie absolue que les questions sanitaires ne constituent pas un problème jusqu’à présent, et qu’elles n’en constitueront pas plus à l’avenir. »

Représenter la réalité tel un enfer n’est pas suspect ; exhorter systématiquement à la fuir l’est. Voilà pourtant le premier fondement de la protection à l’œuvre, à Fukushima, aujourd’hui.

Une science d’ascenseur

Le second fondement a consisté en la mise en place insidieuse d’une science d’ascenseur qui s’est construite précisément par renvois entre ses protagonistes avec, pour principale visée, l’accès optimisé à de non moins ascendantes carrières. C’est à la science ce que la « musak » est à la musique : un ersatz apparemment insignifiant, aux finalités répressives.

Ainsi Shinobu Goto, spécialiste des sciences de l’environnement à l’université de Fukushima, dénonce-t-il la partition entre d’un côté, des citoyens, qui ne seraient qu’irrationnels et émotifs, et de l’autre, des experts scientifiques dont le jugement serait le plus pertinent dans une situation comme celle de Fukushima.

De fait, on a vu, à travers l’exemple du désormais trop fameux professeur Shunichi Yamashita, médecin promptement nommé dès avril 2011 à la tête de l’enquête sanitaire menée par l’université de médecine de Fukushima et défenseur zélé de l’innocuité des radiations en deçà de 100 millisieverts par an, combien certains experts scientifiques savent établir des zones d’ignorance là où des certitudes avaient enfin fini par apparaître.

Des scientifiques transformés en experts

Les dix-neuf cas de cancer de la thyroïde jusqu’à présent officiellement détectés et opérés, parmi les enfants de Fukushima et les 25 autres cas en attente d’une intervention chirurgicale, sont ainsi considérés, par ces fossoyeurs de vérité, comme s’étant trop rapidement déclarés pour que l’on puisse considérer qu’ils aient un lien quelconque avec l’accident nucléaire.

Pour le radiobiologiste Keith Baverstock, ancien responsable du programme de protection contre les radiations au bureau européen de l’OMS (Organisation mondiale de la santé), une telle imposture renvoie précisément à la transformation de nombre de scientifiques en « experts » qui, sous couvert de s’inscrire dans le consensus établi par leur « communauté », évitent de véritables confrontations scientifiques avec leurs « pairs ».

Obligeant chacun à ralentir le pas pour paître en toute quiétude dans les prairies des dangers avérés, et gommant les désagréables rumeurs que font circuler quelques émotifs inquiets, parce que mal informés, on a laissé épandre une science de l’oubli dont l’objectif, tel un pesticide sélectif destiné à anéantir le souvenir, est de produire les conditions psychologiques censées améliorer le bien-être et la protection de tous, menant ainsi à un niveau jamais égalé la soumission volontaire.

Les chœurs de l’internationale nucléariste

A qui, à quoi s’agit-il exactement de se soumettre ?

Visant à réduire à néant une loi humaine qui veut que, paradoxalement, les contextes d’insécurité seuls permettent aux populations de penser, de décider et d’agir avec une relative liberté d’esprit, les autorités japonaises, encouragées en cela par les chœurs de l’internationale nucléariste, ont établi en pierre de touche la sécurité, quitte à lui faire prendre, dans le contexte de mise en auto-expérimentation qui caractérise désormais la situation à Fukushima, des allures d’inhumanité.

Juan Carlos Lentijo, directeur à l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) de la division Cycle du combustible et technologie des déchets – donc manifestement rompu aux questions de l’humain et de sa destinée dans la société nucléaire – rendait récemment les conclusions de sa mission, « encourageant les institutions japonaises à accroître leurs efforts de communication relative à l’acceptabilité d’une dose allant de 1 à 20 millisieverts par an, dose qui est en conformité avec les normes internationales ».

 

Un ouvrier nucléaire sur le site de Fukushima Daiichi, le 12 juin 2013 (Toshifumi Kitamura/AP/SIPA)

 

Trois jours plus tard, Olivier Isnard, de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), entonnait la même berceuse :

« Dans cette étape intermédiaire, et selon les recommandations internationales en vigueur, on peut revivre dans la zone contaminée à condition que le niveau d’exposition externe et de contamination interne combinés n’excède par 20 millisieverts par an. »

Le perroquet équilibriste de l’IRSN, toutefois, nous alerte :

« Près des maisons, les niveaux sont peut-être par endroits redevenus tolérables, mais inutile de songer à aller dans les bois cueillir des champignons alentour et les manger, car ce sont des éponges à radioactivité. »

Autant dire – quand on sait que la périphérie de la zone de décontamination (cette dernière n’étant jamais définitive) n’excède pas les 20 mètres pour les habitations situées en bordure de forêt – que cette survie en zone contaminée, qui nous est, dans un premier temps, présentée comme « transitoirement » vivable, est dans les faits, à court comme à long terme, invivable, bien que recommandée par ceux qui prennent soin de laisser aux autres le risque de l’expérimenter.

Cellule de protection contre le suicide

Tout à leur recherche de la croissance perdue, les pouvoirs publics, faisant ample usage de l’oxymore du retour à la vie dans les zones contaminées, ne reculent devant rien pour établir, entre la protection et la soumission, un lien incestueux indestructible et incontournable. Ainsi, en guise d’explication aux cent suicides liés au désastre nucléaire dans les départements de

Fukushima, d’Iwate et de Miyagi, entre juin 2011 et août 2013, notamment parmi les personnes habitant des logements provisoires, le ministère de l’Intérieur met en cause « la charge nerveuse que représente l’allongement de la période de refuge loin du pays natal ».

Protéger les populations psychologiquement défaites, en leur prescrivant un retour au « pays natal », indispensable à leur survie, tel est l’objectif. Ramenés à l’état de tragiques dépressifs, pris en charge à la va-comme-je-te-pousse, les habitants seront, à Fukushima, soulagés de pouvoir faire appel à une cellule de protection contre le suicide, pompeusement baptisée, dans le flot des grandes ambitions qui suivent les désastres, « Centre de soin pour l’esprit ».

750 euros pour « préjudice psychologique »

Ne nous y trompons pas, cependant : chacun des 80 000 habitants des municipalités évacuées, proches de la centrale, pouvant prétendre à une allocation mensuelle de 750 euros pour « préjudice psychologique » – il convient de replacer cet apparent sursaut heidegerrien des autorités dans son contexte budgétaire.

C’est d’ailleurs au nom d’une protection tout aussi trébuchante que le seuil de 20 millisieverts par an « autorisant » le retour des populations évacuées, a été prescrit par le gouvernement en décembre 2011.

Un ministre d’Etat ayant participé aux réunions préparatoires à l’époque, confiait en mai 2013, qu’un seuil à 5 millisieverts – qui a prévalu à Tchernobyl – aurait impliqué l’évacuation d’une partie des deux plus grandes villes du département, Fukushima et Koriyama, plus de 300 000 habitants chacune, « rendant impossible le fonctionnement du département », sans compter « les inquiétudes relatives aux dédommagements supplémentaires ». Voilà qui a le mérite d’être clair.

Rappelons, d’autre part, qu’une partie des travailleurs de la centrale de Fukushima Daiichi était, avant l’accident, recrutée parmi les habitants qui l’avoisinaient. Or, depuis le 11 mars 2011, 29 000 personnes y ont officiellement travaillé, dont 87% pour le compte de 800 sous-traitants, payées entre 4 et 8 euros de l’heure, tandis que 20 000 autres intervenaient, comme nous l’avons dit, pour la décontamination à l’extérieur du site.

Ce pharaonique besoin de main-d’œuvre, qui ira croissant pour au moins le prochain demi-siècle, et la nécessité financière, pour Tepco, de ramener à leur niveau antérieur les salaires provisoirement relevés peu après l’accident, peuvent expliquer le recours à la noble, mais peu poétique, rhétorique du « retour au pays natal » qui, soudain, semble avoir bon dos.

Seriner aux gens de rentrer « chez eux » est en contradiction absolue avec ce que nombre d’entre eux réclament depuis plus d’un an. Dans le cadre de la Loi de protection des enfants et des autres victimes du désastre de Fukushima, votée en juin 2012, dont les décrets d’application n’ont pas encore vu le jour, la population exige un accès plus facile et moins coûteux aux examens médicaux, et la garantie du droit au refuge et à la migration, promu par le haut-commissaire aux droits de l’homme des Nations unies, Arnand Grover. Son rapport, présenté en avril dernier à Genève, a été superbement piétiné par un gouvernement japonais accaparé à mettre en œuvre un plan de protection des populations, d’une toute autre nature. Et pour cause.

Des cuves et des hommes

Il règne à Fukushima une atmosphère d’obsolescence programmée.

Les cuves de stockage d’eau contaminée n’ont jamais été prévues pour durer au-delà de cinq ans et cela fera bientôt trois ans que personne ne l’ignore.

Dès le mois de décembre 2011, Tepco avait déclaré que, compte tenu des 200 à 500 tonnes d’eau affluant chaque jour dans les bâtiments qui abritent les réacteurs, la capacité maximale de stockage de l’eau contaminée – à l’époque 155 000 m3 – serait atteinte en mars 2012 et que l’entreprise serait alors contrainte d’effectuer des rejets massifs dans l’océan.

Dès avril 2011, Sumio Mabuchi, ministre de l’Aménagement du territoire, avait lancé un appel pour la construction d’un mur souterrain afin d’arrêter le flot d’eau sous la centrale.

Deux ans et demi plus tard, Tepco s’oriente, pour la rondelette somme de 340 millions d’euros, vers la construction d’une « barrière de glace » de 1 400 mètres dont la seule maintenance coûterait annuellement 10 millions d’euros (hors coûts de consommation massive d’électricité). Efficacité et faisabilité d’un tel projet désormais considérées comme douteuses par les spécialistes eux-mêmes, le responsable de l’entreprise la plus au fait des techniques de congélation des sols déclarait récemment :

« La mise en place d’une telle technologie ne peut être envisagée avant l’horizon 2015. »

Une « situation de guerre »

L’expertise scientifique, occupée une fois de plus à faire le jeu de la soumission par la tranquillisation des populations voulue par les autorités politiques, plutôt qu’à prouver son intelligence, Paul Reuss, ingénieur au Commissariat à l’énergie atomique, déclarait voici peu :

« La mer est spontanément et naturellement radioactive, à cause de l’uranium qu’elle contient. Donc si on en rajoute un petit peu, évidemment ce n’est pas agréable, mais ce ne sont pas des quantités considérables. »

Moins relativiste et sans doute spontanément et naturellement plus concerné, un officier des Forces japonaises d’auto-défense évoque une « situation de guerre », tandis qu’un éditorialiste compare les fuites radioactives aux plans de l’armée impériale lors de la bataille de Guadalcanal :

« 20 000 officiers et soldats ont péri de faim sur cette île du Pacifique, car ils ont été privés d’approvisionnement. »

Sous-estimation des forces adverses, excès de confiance en soi, incapacité des officiers à comprendre la situation de terrain.

Pression inhumaine sur les ouvriers

Les décideurs sous-estimant les problèmes liés aux fuites d’eau contaminées, leur confiance dans des réservoirs de stockage et un système de décontamination dont on connaît toutes les défaillances depuis plus de deux ans, s’avérant excessive, les ouvriers de Fukushima se retrouvent à travailler sous une pression inhumaine.

Nombre d’entre eux reversent un tiers de leur paie journalière à l’un des cinquante gangs de yakuza qui sévissent dans le département et 68% de leurs employeurs inspectés entre janvier et juin 2013, ont été pris en flagrant délit de violation du code du travail.

Le « secrétariat d’Etat à la politique spéciale en matière d’eau contaminée », nouvelle trouvaille des autorités, aura sous peu, n’en doutons pas, des solutions à proposer.

L’administration du désastre de Fukushima achève de sceller l’unité inextricable de la soumission et de la protection dans les sociétés industrielles et fait de cette unité une nécessité objective contre laquelle chacun se croit impuissant. Ce désastre apporte la preuve criante que la part de soumission gigantesque qu’implique désormais la citoyenneté ne garantit en retour que d’une protection feinte.

A Fukushima, il en va désormais des hommes comme des cuves : on connaît leur durée de vie, mais on parie sur une relative élasticité de leur résistance, les uns comme les autres n’étant rien de plus que des ressources matérielles à disparition programmable, en attente de remplacement.

Avec la collaboration de Cécile Asanuma Brice, chercheur associée à la Maison franco-japonaise de Tokyo

 

 

 

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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 15:00

 

fukushima-diary.com

Posted by Mochizuki on October 21st, 2013

 

 

La centrale de Fukushima s’effondre et s’enfonce à cause du dernier typhon / Aucun communiqué

 

Article lié : La radioactivité β des eaux souterraines multipliée par 6 557 après le passage du typhon : 400 000 000 Bq/m³ – record absolu

Deux travailleurs de Fukushima ont déclaré sur Twitter que le typhon “WIPHA” a provoqué un glissement de terrain dans la centrale de Fukushima.
La pente est en face de la rue principale et la terre et le sable ont bloqué le passage par cette rue. Il y a eu également une partie qui a fait subsidence (effondrement vertical de tout un terrain).

Ces travailleurs sont surpris parce qu’il n’y a eu aucun communiqué de presse de Tepco dessus.

Un travailleur ajoute qu’il y a d’autres pentes dans la centrale et qu’elles peuvent parfaitement s’effondrer durant le prochain typhon qui frappera l’Est du Japon ce week-end. (cf. Le typhon suivant frappera l’Est japonais ce week-end / encore un “très fort”)

https://twitter.com/Happy11311/status/391573832160403456
https://twitter.com/Happy11311/status/391577467770511360

 

 

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 16:48

 

 

lemonde.fr

Nouveaux dégâts à Fukushima après le passage du typhon Wipha

Le Monde.fr avec AFP | 21.10.2013 à 07h20 • Mis à jour le 21.10.2013 à 12h24

 
 

 

De l'eau de pluie contaminée s'est peut-être écoulée dans l'océan Pacifique après le passage du typhon Wipha.

 

Après avoir indiqué dans un premier temps que le typhon Wipha qui a arrosé le sud et l'est du Japon la semaine passée n'avait pas provoqué de dégâts à Fukushima-Daiichi, Tokyo Electric Power (Tepco) a reconnu lundi 21 octobre que la centrale nucléaire avait en réalité connu plusieurs problèmes.

De l'eau de pluie contaminée du site de Fukushima s'est peut-être écoulée dans l'océan Pacifique voisin, a notamment indiqué la compagnie exploitante du complexe atomique qui pourrait en outre subir prochainement le nouveau Typhon Francisco.

L'eau de pluie aurait débordé des zones où sont installés des réservoirs de stockage de liquide radioactif. Ces citernes sont scellées sur une dalle de béton entourée d'une petite digue de 30 cm. Mais lorsqu'il pleut des trombes, l'eau s'accumule dans ces zones au point de dépasser la hauteur des digues et de déborder en emportant avec elle des substances radioactives.

Lire aussi : Fukushima connaît un niveau de radiation record depuis deux ans

Par endroits, l'eau de pluie a affiché une teneur en strontium 90 de 710 becquerels par litre et est peut-être en partie descendue vers l'océan. Ailleurs, l'eau de pluie qui est restée à l'intérieur des zones des réservoirs a affiché un niveau de strontium 90 de 12 000 becquerels par litre. Au total, de l'eau a débordé en douze emplacements, mais les degrés de contamination et quantités restent inconnus.

Or Tepco et le gouvernement avaient convenu que ne pouvait être délibérément rejetée dans la nature que l'eau dont le niveau de radioactivité ne dépassait pas 10 becquerels/litre pour le strontium 90, 15 becquerels/litre pour le césium 134 et 25 bq/l pour le césium 137.

 

 PAS DE CONSÉQUENCES POUR LE CHANTIER ?

Tepco a aussi confirmé à l'agence AFP qu'avait eu lieu dans l'enceinte de la centrale un glissement de terrain, initialement signalé par des travailleurs du site via Internet. "Cela n'est pas grave et n'a aucune conséquence sur le chantier en cours", a assuré par téléphone un responsable de Tepco.

Lire aussi (édition abonnés) : A Tokyo, le désespoir et la colère de ceux qui ont tout perdu

La centrale de Fukushima Daiichi regorge d'eau radioactive en partie stockée dans un millier de réservoirs de divers types ou accumulée dans les sous-sols du site. Tepco se débat depuis plus de deux ans et demi avec ce liquide dont la quantité augmente de jour en jour.

De nombreuses avaries ont, en outre, eu lieu récemment dans ce complexe atomique sinistré par le tsunami du 11 mars 2011, ce qui a forcé Tepco à augmenter les moyens affectés à la gestion de l'eau radioactive et le gouvernement à s'impliquer davantage pour rassurer la communauté internationale inquiète.

Par ailleurs, une mission de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) se trouve actuellement au Japon pour étudier les progrès réalisés dans la décontamination de la région alentour que quelque 160 000 personnes ont dû fuir. Elles ne peuvent toujours pas rentrer chez elles.

 

 

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 21:55

 

 

lemonde.fr

 

Fukushima : radioactivité record près de l'océan

Le Monde.fr avec AFP | 17.10.2013 à 04h04 • Mis à jour le 17.10.2013 à 10h01

 
 

 

 

Le gouverneur de Fukushima inspecte les réservoirs d'eau dans la centrale de Fukushima, le 15 octobre.

 

 

Après le passage du puissant typhon Wipha sur l'est du Japon, l'opérateur de la centrale accidentée de Fukushima, Tepco, a indiqué jeudi 17 octobre avoir retrouvé de l'eau fortement radioactive dans un fossé menant à la mer.

Des niveaux de 1 400 à 2 300 becquerels par litre de rayonnements bêta (provoqués notamment par le strontium 90) ont été décelés dans ce fossé qui relie la zone montagneuse, où sont installés des réservoirs d'eau radioactive, à l'océan Pacifique. Tepco n'avait jamais mesuré de telles concentrations dans ces points, contrôlés tous les jours.

 

"Nous pensons qu'à cause du typhon la pluie a entraîné avec elle de la terre souillée dans le fossé", a expliqué l'opérateur, qui a promis de procéder au nettoyage de la zone et de vérifier les éventuels effets sur l'eau de mer.

 

Lire aussi le reportage : Fukushima : dans l'enfer des "liquidateurs


DE L'EAU CONTAMINÉE DÉVERSÉE DANS LA NATURE

Mercredi soir, Tepco avait pourtant assuré que toutes les précautions avaient été prises avant l'arrivée du typhon, et déclaré n'avoir constaté aucun dommage sérieux. "A en juger par les résultats de la surveillance de l'eau de mer, il n'y a eu aucun impact sur l'océan", avait-il aussi affirmé. Toutefois, les précipitations ont dépassé ses prévisions, et Tepco a dû relâcher dans la nature d'importantes quantités d'eau de pluie qui s'était accumulée dans les zones des réservoirs.

De nombreuses avaries ont eu lieu récemment à la centrale de Fukushima, forçant Tepco à augmenter les moyens affectés à la gestion de l'eau radioactive, et le gouvernement à s'impliquer davantage pour rassurer la communauté internationale. Le premier ministre, Shinzo Abe, a répété mercredi que le gouvernement serait "en première ligne" pour gérer ces problèmes d'eau radioactive.

 

Pour comprendre la situation à Fukushima en deux minutes, voir la vidéo

 

 

 


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