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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 12:40

 

 

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 05.07.2012 à 10h45 • Mis à jour le 05.07.2012 à 10h45

 

 

 

Des ouvriers travaillent sur la centrale de Fukushima peu après le tsunami qui a touché le Japon en mars 2011.

 

 

 

L'accident nucléaire de Fukushima a été "un désastre créé par l'homme" et non pas simplement provoqué par le séisme et le tsunami géant survenus le 11 mars 2011 dans le nord-est du Japon, a conclu jeudi 5 juillet une commission d'enquête mandatée par le Parlement.
 

"L'accident (..) est le résultat d'une collusion entre le gouvernement, les agences de régulation et l'opérateur Tepco, et d'un manque de gouvernance de ces mêmes instances", a-t-elle expliqué dans son rapport final. "Ils ont trahi le droit de la nation à être protégée des accidents nucléaires. C'est pourquoi nous sommes parvenus à la conclusion que l'accident a été clairement 'créé par l'homme'", poursuit le document long de 641 pages. "Nous pensons que les causes fondamentales sont les systèmes d'organisation et de régulation qui se sont basés sur des logiques erronées dans leurs décisions et leurs actions, et non pas un problème de compétence d'un individu en particulier."

"Il est clair que cet accident est un désastre créé par l'homme. Les gouvernements passés et en place à ce moment-là, les autorités de régulation et Tokyo Electric Power ont failli à leur devoir de protéger la vie des gens et la société", a-t-elle expliqué dans son rapport final.

 

 "UNE EXCUSE POUR ÉCHAPPER À SES RESPONSABILITÉS"

L'accident de Fukushima, le plus grave depuis la catastrophe nucléaire de Tchernobyl en Ukraine en 1986, a eu lieu juste après un séisme de magnitude 9 dans la région du Tohoku qui a déclenché un tsunami sur tout le littoral. Une vague de près quinze mètres de haut avait déferlé sur le site de la centrale Fukushima, noyant les systèmes de refroidissement des réacteurs et les générateurs de secours situés en sous-sol. "Le 11 mars, nous pensons que la centrale était vulnérable aux tremblements de terre et aux tsunami", a estimé la commission.


"La direction de Tepco était consciente des retards dans les travaux antisismiques et des mesures contre les tsunami et savait que Fukushima Dai-ichi était vulnérable", a souligné la commission. Il s'agit de la troisième enquête menée sur cette catastrophe.

Un précédent rapport, mandaté par Tepco, avait disculpé la puissante compagnie d'électricité de toute responsabilité, en affirmant que la puissance du séisme et l'ampleur du tsunami dépassaient toutes les prévisions et ne pouvaient pas être raisonnablement envisagées. "Cela ressemble à une excuse pour échapper à ses responsabilités", a répondu la commission qui a souligné que "Tepco et les autorités de régulation étaient déjà au courant des risques de tsunami et de séisme".  "Bien qu'ayant eu de nombreuses occasions de prendre des mesures, les agences de régulation et la direction de Tepco n'ont délibérément rien fait, ont reporté leurs décisions ou ont pris des mesures qui les arrangeaient. Aucune mesure de sûreté n'avait été prise au moment de l'accident", a ajouté la commission.

 

 "PROBLÈMES STRUCTURELS"

Le rapport d'enquête reproche également à l'opérateur de ne pas avoir réagi suffisamment vite dans les premières heures de l'accident. "Cela ne doit pas être attribué à des problèmes d'individus sur le site, mais à des problème structurels de Tepco", a-t-il relevé.

Cette commission d'enquête était composée de dix membres de la société civile (sismologue, avocats, médecins, journaliste, professeurs) désignés par les parlementaires. Présidée par le professeur Kyoshi Kurokawa, elle a interrogé les principaux acteurs de l'époque et mené des investigations depuis décembre 2011. Le premier ministre au pouvoir au moment des faits, Naoto Kan, a ainsi reconnu lors de son audition en mai la responsabilité de l'Etat dans la catastrophe, mais a défendu la façon dont il a géré la crise tout en admettant quelques cafouillages.

La commission avait auparavant questionné le patron de Tepco de l'époque, Masataka Shimizu, qui s'était défendu d'avoir voulu abandonner la centrale dans les heures ayant suivi le tsunami, contrairement aux affirmations de M. Kan, du porte-parole du gouvernement, Yukio Edano, et du ministre de l'industrie d'alors, Banri Kaieda.

 

 

 

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 13:15

 

Le Monde.fr avec AFP | 01.07.2012 à 14h40 • Mis à jour le 01.07.2012 à 14h40

 


 
Heurts entre manifestants et policiers devant la centrale d'Ohi, le 1er juillet 2012.

La compagnie d'électricité japonaise Kansai Electric Power a réactivé dimanche soir le réacteur numéro 3 de sa centrale d'Ohi. En dépit d'une opinion publique très divisée et de manifestations récurrentes, Kansai Electric Power a remis en marche ce réacteur vers 21 heures locale (14 heures à Paris), selon plusieurs médias japonais. La réaction en chaîne devrait être confirmée lundi matin et la production d'électricité débuter mercredi 4.

La compagnie avait reçu le 16 juin l'autorisation des autorités locales et du premier ministre pour remettre en service les réacteurs 3 et 4 d'Ohi (ou Oi). Elle avait immédiatement commencé les préparatifs.

La municipalité d'Ohi, la préfecture de Fukui et le gouvernement ont jugé que ces réacteurs pouvaient être remis en exploitation en toute sécurité sur la foi de tests de résistance validés par les instances de contrôle, même si des sismologues ont lancé des mises en garde et que les travaux de renforcement contre les séismes et tsunamis ne seront achevés que dans trois ans.

Il s'agit du premier cas de relance réelle d'un réacteur au Japon depuis l'accident de Fukushima provoqué par le violent tremblement de terre et le raz-de-marée qui ont ravagé le littoral du nord-est le 11 mars 2011. L'ensemble des 50 réacteurs nucléaires de l'archipel ont été maintenus à l'arrêt à cause des séismes ou pour des sessions de maintenance régulière, et seules les unités 3 et 4 d'Ohi ont pour le moment été autorisées à redémarrer après avoir franchi les examens techniques et obstacles politiques.

La remise en exploitation du réacteur 3 d'Ohi, en attendant le 4 dans quelques jours, met fin à près de deux mois d'absence totale d'énergie nucléaire au Japon, une situation que nombre de citoyens auraient voulu prolonger indéfiniment.

Une pétition qui a recueilli pour l'heure plus de 7,5 millions de signatures, ces deux derniers vendredis, des dizaines de milliers de Japonais ont manifesté leur opposition aux centrales nucléaires en se rassemblant devant la résidence du Premier ministre à Tokyo. Depuis trois jours, des centaines d'opposants farouches font aussi le siège devant la centrale d'Ohi en bloquant l'accès au site, soutenus par d'autres manifestations ailleurs dans le pays.

 

 

 

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 19:19

http://resistances.pro-forums.fr/t55-hibakusha-fukushima-day-2012

 HIBAKUSHA / FUKUSHIMA DAY 2012

Admin le Mar 26 Juin - 20:08

HIBAKUSHA / FUKUSHIMA DAY 2012
PROJET collaboratif et citoyen entre le Ministère de la Grue Blanche le collectif des irradiés et le groupe Fukushima Informations

Date : Jusqu’au 6 août 2012




En hommage aux Hibakusha , nom donné aux victimes de la bombe atomique larguée lâchement sur Hiroshima le 6 août 1945, puis deux jours plus tard sur Nagasaki, Japon

En hommage particulier à Sadako Sasaki, une des figures emblématiques de ces Hibakusha. ( Sadako Sasaki est une fillette japonaise née à Hiroshima le 7 janvier 1943 et morte dans la même ville le 25 octobre 1955, à l'âge de douze ans d'une leucémie due à la bombe atomique d'Hiroshima, elle est devenue depuis avec la grue en papier un symbole pour la paix.)

En hommage tout particulier aux victimes de la catastrophe nucléaire actuelle de Fukushima

Dans le pays le plus nucléarisé au monde par habitant, nous appelons les citoyens à faire écho au mouvement international des grues en papier (Ori Tsuru) qui perdure depuis des décennies.

Marquez symboliquement votre opposition à l’énergie atomique, civile et militaire et appelez à une nouvelle ère pour l’humanité placée sous le signe de la paix internationale anti atomique.

Le mouvement s’inscrit sur 3 axes :



- Plier sa ou ses grues en papier (lien pour méthode en bas de page) et nous envoyer une photo, prise dans le lieu de son choix, de préférence public ou symbolique ou une photo « artistique » :
Chaque photo sera référencée sur le lien google map dédié (lien en bas de page) : Aussi, indiquer ses nom et prénom ainsi que le lieu de prise de vue lors de l’envoi.

(NB : Les associations, ong et collectifs peuvent inclure leur logos sur la grue)

- Un « mémorial » est actuellement en projet et sera érigé le 6 août en France (infos à venir) : Nous invitons les participants à nous envoyer leur(s) grues papier par voie postale : elles seront déposées de manière définitive sur ce monument.

- Un duplex en streaming internet avec Hiroshima est également en projet afin de nous associer virtuellement aux commémorations Japonaises le 6 août (lien à venir).

Bon pliage à tous, haut les cœurs !

toutes les infos et liens utiles dans le document ci-dessous, consultable en ligne, téléchargeable et à diffuser :


 


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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 13:19

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 27.06.2012 à 11h56 • Mis à jour le 27.06.2012 à 11h56

 
Des opposants japonais au nucléaire ont manifesté devant le bâtiment où se tenait l'assemblée générale de Tepco, le 27 juin.

Les actionnaires de Tokyo Electric Power (Tepco) ont approuvé lors d'une assemblée générale ordinaire, mercredi 27 juin, une augmentation de capital grâce à un apport de l'Etat, entérinant une nationalisation de facto de la compagnie gérante de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima.

Alors que des opposants à l'énergie nucléaire protestaient devant le gymnase où se tenait la réunion, les détenteurs de titres Tepco ont donné leur accord à une levée de fonds qui fera de l'Etat japonais le principal actionnaire de la compagnie privée.

Tepco est actuellement dans une situation extrêmement délicate, avec des finances dévastées par les conséquences de la catastrophe nucléaire de Fukushima, provoquée par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 – la pire depuis celle de Tchernobyl, en Ukraine, en 1986.

 

 EMISSION DE 1 000 MILLIARDS DE YENS

Pour sortir de l'impasse actuelle, la compagnie va lancer une augmentation de capital par l'émission, pour 1 000 milliards de yens (près de 10 milliards d'euros), de deux types de nouvelles actions préférentielles à l'intention d'une institution publique ad hoc.

Les autorités japonaises, qui deviendront alors propriétaires des actions d'ici au 25 juillet, seront majoritaires au tour de table de la compagnie, avec, dans un premier temps, 50,11 % des droits de vote, tout en ayant la possibilité de monter à 75,84 %. Les actions préférentielles émises seront en outre convertibles en titres ordinaires, ce qui le cas échéant accroîtrait encore le pouvoir de décision de l'Etat dans la compagnie.

Le groupe a déjà reçu des avances substantielles de quelque 16 milliards d'euros pour indemniser des centaines de milliers de particuliers et entreprises victimes des fuites radioactives. Il doit en outre débloquer des montants colossaux pour faire face aux dommages subis par ses installations, stabiliser le site et, à terme, démanteler au moins quatre des six réacteurs de la centrale.

Ses comptes sont aussi plombés par la montée en flèche de sa facture d'hydrocarbures, carburants que la compagnie doit importer en masse pour faire tourner à plein ses centrales thermiques, afin de compenser l'absence d'énergie nucléaire.

Comme gage de bonne conduite, la compagnie a promis d'économiser plus de 3 300 milliards de yens (près de 33 milliards d'euros) en une décennie, d'œuvrer dur pour "dédommager les sinistrés, démanteler les réacteurs et assurer un approvisionnement stable en électricité".

 

 

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 21:18

 

Rue89 - Tribune 21/06/2012 à 10h52

Thierry Ribault | Economiste au CNRS

 

La décision de redémarrer les réacteurs numéro trois et numéro quatre de la centrale d’Oi (ou Ohi), à l’ouest du Japon, s’appuie d’abord sur les stress tests, au sujet desquels, en février dernier, Haruki Madarame, président de la Commission de sûreté nucléaire, avait lui-même déclaré qu’ils ne pouvaient servir de référence pour l’évaluation de la sûreté des installations nucléaires et de leur redémarrage.

Elle s’appuie ensuite sur les normes provisoires de sécurité qui ont été formulées en trois jours en avril dernier par l’Agence de sûreté nucléaire et industrielle du ministère de l’Industrie (METI), dont le rôle est de promouvoir le nucléaire. Elle s’appuie enfin sur les conclusions, non encore tirées, de la commission d’enquête sur l’accident de Fukushima qui n’a pas encore rendu son rapport final, et sur l’application de moins des deux tiers des mesures requises d’amélioration de la sécurité des centrales, dont la mise en place intégrale prendra trois ans.

Le ministre de l’Industrie Yukio Edano se veut pourtant rassurant : « La sécurité est notre principale préoccupation », rappelle-t-il le 16 juin 2012 lors de l’annonce de la reprise prochaine de la centrale d’Oi. Le Premier ministre Noda, qui, dans une pure parodie de démocratie, a fait appel à l’approbation du redémarrage par le peuple japonais tout en annonçant que de toute façon il y aurait redémarrage, pose les enjeux plus directement : il s’agit de « protéger le gagne-pain des gens », et Issei Nishikawa, gouverneur du département de Fukui – où sont implantées treize réacteurs – en charge de la supervision d’Oi, déclare le même jour  :

« J’ai approuvé le plan de redémarrage parce que les efforts du gouvernement en matière de sécurité m’ont été garantis et parce que cela permettra de générer de la stabilité pour nos activités industrielles. »

Voilà qui est clairement énoncé. De son côté, face à l’annonce faite par KEPCO (Kansai Electric Power Company) d’éventuelles coupures de courant durant l’été, et sous les pressions politiques du gouvernement central et de la fédération patronale du Kansai, le regroupement de neuf gouvernements locaux du Kansai (dont le maire d’Osaka) opposés dans un premier temps au redémarrage de la centrale d’Oi, a assoupli sa position sans pour autant appeler clairement au redémarrage.

Au final, aucun politique ne veut vraiment prendre la responsabilité de la décision. L’assemblée municipale d’Oi, dont le consentement était attendu, a finalement émis un avis positif, ce qui étonnera peu quand on sait que la moitié du budget de la ville est financée par des subventions et des ressources fiscales liées au nucléaire.

En attendant, entre la gestion du désastre par le désastre, et les mirifiques promesses d’une « croissance verte » enchantée, 70% des Japonais continuent de se déclarer opposés au redémarrage des réacteurs, et deux millions de Japonais, font actuellement dans le département de Fukushima, l’objet d’une expérimentation à grande échelle. Revenons toutefois sur la rhétorique mobilisée dans cette décision hâtive de redémarrer.

Une pénurie d’électricité préfabriquée

Au mois de mai, la plupart des journaux ont repris en chœur les projections du gouvernement relatives à une éventuelle pénurie d’électricité en cas de non redémarrage de la centrale d’Oi. Cette pénurie serait de 15% au cœur de l’été dans le Kansai, y compris si des plans d’économie d’énergie étaient mis en place (coupures durant les périodes hautes). Par contre, si les deux réacteurs redémarraient, l’équilibre offre-demande serait atteint (avec, là encore, des plans d’économie d’énergie).

Une lecture attentive de ces projections montre toutefois qu’au niveau national, dans un contexte d’arrêt de l’ensemble du parc nucléaire, la pénurie globale serait de l’ordre de 0,3%, et que le pays génèrerait même un surplus d’électricité de 0,1% en appliquant des mesures d’économie d’énergie.

Le Japon s’est engagé en 2009 à réduire ses émissions de CO2 et autres gaz à effets de serre de 25% entre 1990 et 2020. Or, selon le ministère de l’Environnement, cet objectif serait compromis par la mise à l’arrêt des centrales nucléaires : il s’établirait à 11% avec un parc nucléaire à l’arrêt total, à 12% avec 20% d’électricité d’origine nucléaire et … tomberait à 9% avec une dépendance vis-à-vis du nucléaire de l’ordre de 35% (contre 26% avant le 11 mars 2011).

Autrement dit, le recours au nucléaire ne change pas fondamentalement la situation en termes d’émissions de CO2, et avec ou sans nucléaire, la cible de 25% de réduction des émissions de carbone d’ici 2020 ne peut être atteinte que grâce à une réduction drastique de la consommation d’électricité, et une croissance exceptionnelle des énergies renouvelables qui représentent actuellement 1% de la consommation d’énergie du pays (4% si on y inclut l’énergie hydroélectrique).

Ruine du Japon... ou guerre de succession ?

L’argument de la ruine du Japon liée au passage d’une dépendance de 60% vis-à-vis de l’énergie thermique (pétrole et surtout gaz) à 90% depuis l’accident de Fukushima, est largement mobilisé par les pouvoirs publics. Le 8 juin, le premier ministre Noda avait prévenu dans un discours alarmiste : « La société japonaise ne peut pas survivre si nous fermons tous les réacteurs ou si nous les maintenons à l’arrêt », sans poser toutefois la question de savoir qui survivrait au récent accident nucléaire et au prochain.

Toutefois, malgré la chute de production d’électricité nucléaire, les données des douanes japonaises attestent que les importations de pétrole et de gaz naturel en valeur sont, en mars 2012, pratiquement identiques à celles de mars 2008 en agrégeant ces deux ressources : 2 200 milliards de yens. Sans compter, comme le rappelait récemment Matsumura Toshihiro de l’institut des sciences sociales de l’université de Tokyo et membre d’une commission consultative du METI, que le calcul du coût de l’énergie nucléaire est faussé puisqu’il ne prend en compte ni le coût lié aux accidents, ni les subventions distribuées aux communautés locales destinées à les inciter à accueillir des centrales sur leur territoire.

Quant aux marchés liés aux énergies renouvelables et aux « villes vertes », ils sont, si l’on en croit les experts, dans une phase de hausse exponentielle au niveau mondial : 4 000 billions de yens (4x1015) d’ici à 2030 selon Nikkei Business Publication, ce dont semble faire fi le gouvernement Noda, qui, nationalisation des pertes oblige, vient de renflouer TEPCO à hauteur de 3 500 milliards de yen, cette dernière ayant contracté des dettes considérables auprès des trois plus grandes institutions financières du pays qui représentent la part la plus importante du marché obligataire.

En fait, un nouveau partage du pouvoir s’annonce puisque, face aux caciques du LDP et du DPJ, un certain Iida Tetsunari, issu lui-même de l’industrie nucléaire, maintenant directeur de la Fondation Japonaise pour les Energies Renouvelables créée avec l’aide de l’homme le plus riche du pays. Son Masayoshi, directeur général de Softbank, se présente comme gouverneur aux élections du département de Yamaguchi le 27 juillet.

Le directeur général du marchand en ligne Rakuten, Mikitani Hiroshi, ardent défenseur d’une dérégulation du marché de l’électricité, qui a quitté le Keidanren (première fédération patronale) en mai, vient de son côté d’inaugurer l’Association Japonaise pour la Nouvelle Economie, et se positionne sur la même ligne de contre offensive afin de cueillir les fruits de la « croissance verte » annoncée.

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 12:26

 

http://gen4.fr/ - 15/06/2012

 

Une étude scientifique sur la radioactivité n'a pu être menée à son terme

Le Professeur Shinji Tokonami de l'Université d'Hirosaki a été sommé par les autorités de Fukushima de stopper prématurément une étude lancée en avril 2011 et qui prévoyait d'étudier l'exposition à la radioactivité d'une centaine d'habitants de la région de Fukushima.

"Cette étude pourrait amener des interrogations de la population"

Sous le prétexte que les résultats de cette étude pourraient amener la population à se "poser des questions" sur la situation sanitaire vis-à-vis de la radioactivité, le professeur Tokonami a été invité à ne pas poursuivre ses investigations alors qu'il avait étudié 62 cas sur plus d'une centaine prévus initialement.

Des résultats incomplets et une synthèse interdite

Sur les 62 cas étudiés incomplètement, de l'Iode-131 a été détecté au niveau de la glande thyroïde sur 50 personnes :

- 25 personnes affichaient une dose équivalente à la thyroïde supérieure à 10 mSv
- 9 personnes présentaient une dose inférieure à 20 mSv
- 11 personnes présentaient une dose inférieure à 50 mSv
- 5 habitants affichaient plus de 50 mSv à la thyroïde
- La dose équivalente maximale était de 87 mSv

Les habitants testés proviennent de la région de Hamadori (évacués vers Fukushima) et de Tsushima, à environ 30 km de la centrale accidentée.

Pour information, les réponses sanitaires selon la dose équivalente à la thyroïde :

5 à 15 mSv : confinement
50 - 100 mSv : prise d'iode stable
50 - 150 mSv sur 7 jours : évacuation

(Source : fgov.be, 2003)

Sources :

Kyodo News, 14 juin, anglais (pour la partie arrêt de l'étude par les autorités)
ex-skf, 8 mars 2012, anglais (pour les premiers résultats)

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 12:21

 

Le Monde.fr avec AFP | 16.06.2012 à 09h35 • Mis à jour le 16.06.2012 à 09h35

 

 

Vue de la centrale de Fukushima, le 24 mars 2011.

 

Le premier ministre japonais, Yoshihiko Noda, a ordonné samedi 16 juin le redémarrage de deux réacteurs nucléaires de l'ouest du pays, une première depuis l'accident de Fukushima provoqué par le tsunami du 11 mars 2011, selon plusieurs médias nippons. "Nous avons décidé ce redémarrage et les préparatifs d'une relance effective sont en cours", a expliqué le ministre de l'industrie, Yukio Edano, lors d'une conférence de presse.

 

Les deux unités d'Ohi, exploitées par la compagnie Kansai Electric Power, ont été jugées sûres par l'Agence de sécurité nucléaire, un comité ad hoc et les élus locaux. Après avoir reçu le feu vert de la municipalité d'Ohi, le gouverneur de la préfecture de Fukui, province où se trouvent ces deux tranches atomiques, a transmis son consentement à M. Noda ainsi qu'aux ministres concernés, dont celui de l'industrie et celui de l'environnement.

 

 EN L'ABSENCE DE NOUVELLE AUTORITÉ DE RÉGULATION NUCLÉAIRE

Cette conclusion sans surprise intervient après un plaidoyer du chef du gouvernement en fin de semaine dernière expliquant la nécessité de remettre en marche les unités 3 et 4 d'Ohi. "Mon jugement est que nous devrions réactiver ces réacteurs", avait expliqué M. Noda, justifiant sa pensée par la nécessité de prendre en compte les répercussions négatives sur l'économie et la vie des citoyens d'une insuffisance de courant, tout en promettant de tout faire pour qu'un accident tel que celui de Fukushima ne se reproduise pas.

"Le parti au pouvoir prend des décisions horribles, alors même que la nouvelle autorité de régulation nucléaire indépendante promise n'est pas encore en place", a protesté un responsable de l'opposition, Nobuteru Ishihara. Une pétition appelant à l'abandon de l'énergie nucléaire et rassemblant quelque 7 millions de signatures a été remise au gouvernement vendredi par le prix Nobel de littérature Kenzaburo Oe accompagné d'autres éminentes personnalités, et des milliers de manifestants opposés à l'emploi de l'énergie se sont rassemblés vendredi soir et samedi devant la résidence du premier ministre où se tenait la réunion décisive, mais M. Noda avait par avance prévenu que lui et son gouvernement assumeraient pleinement leurs responsabilités devant la population en cas de relance.

"Il y a des opinions divergentes, mais le rôle des hommes politiques est de prendre des décisions, c'est d'autant plus important dans les cas où tout le monde n'est pas d'accord", a insisté M. Edano samedi. Actuellement, l'ensemble des 50 réacteurs nucléaires de l'archipel sont stoppés à cause des séismes ou pour des sessions de maintenance régulière. Ceux d'Ohi sont les premiers susceptibles d'être réactivés, puisqu'ils ont passé les examens de sécurité exigés depuis le drame du 11 mars à Fukushima, et obtenu l'imprematur de toutes les instances compétentes. D'autres unités ont également passé les tests et leurs résultats sont en cours de validation. Si elles sont jugées sûres, elles devront aussi être réactivées, a averti le gouvernement.

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 18:14

 

Publié par Poetes Indignes le 02/06/2012

 

Fukushima est un parfait exemple de désinformation et/ou de non-information. Je suis persuadé qu’un gros pourcentage de la population mondiale pense que l’affaire est réglée. Les médias n’en parlent plus, pourquoi ? P.I


 

Devant les inquiétudes grandissantes suscitées par la piscine de combustibles usagés de l’unité 4 de Fukushima Daiichi, le bâtiment très endommagé, et l’impossibilité d’obtenir des données fiables et complètes de TEPCO, la chaîne a décidé de mener sa propre enquête auprès d’experts, ingénieurs et travailleurs de Fukushima, et de faire réaliser ses propres expériences sur les barres de combustible. Il a ainsi été révélé qu’elles peuvent subir de graves dommages au delà de 700 °C ou si choc thermique, donc bien avant d’en arriver à leur fusion à 1800 °C.

S’il n’y a plus d’eau dans la piscine de stockage, le refroidissement par convection naturelle dans l’air limiterait l’échauffement des barres à une plage entre 150 et 300 °C. Mais les radiations émises seraient mortelles sur tout le site. Sans refroidissement par l’air, la destruction des barres et la libération des matières radioactives signerait probablement le début de la fin.

 

 

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 13:49

 

Le Monde.fr | 28.05.2012 à 12h49 • Mis à jour le 28.05.2012 à 12h49

L'ex-premier ministre japonais Naoto Kan.

 

L'ex-premier ministre japonais Naoto Kan, en poste au moment de la catastrophe nucléaire de Fukushima, a reconnu lundi 28 mai la responsabilité de l'Etat dans ce drame. Il a néanmoins défendu la façon dont il a géré la crise tout en admettant quelques cafouillages.

Naoto Kan témoignait devant une commission d'enquête parlementaire indépendante, après avoir été mis en cause dans le contrôle de cet accident atomique majeur déclenché par le séisme et le tsunami qui ont dévasté le nord-est du Japon le 11 mars 2011. "Puisque l'accident est intervenu dans une centrale résultant de la politique étatique, la responsabilité première en revient à l'Etat", a déclaré l'ex-chef du gouvernement devant les membres de la commission présidée par le scientifique et ex-conseiller politique Kiyoshi Kurokawa. Il a également renouvelé "[s]es excuses pour ne pas être parvenu à stopper la crise".

 

CONCLUSIONS AU MOIS DE JUIN

Malgré ce mea culpa, Naoto Kan s'est employé pendant deux heures et demie à défendre ses décisions, tout en reconnaissant que plusieurs dispositions ont tardé à être prises. L'ex-premier ministre a surtout été questionné sur les points qui font toujours polémique : sa visite à la centrale le 12 mars au matin, le retard de ventilation pour éviter les explosions d'hydrogène, l'injection contestée d'eau de mer dans les réacteurs, l'intention de la compagnie gérante de quitter le site en péril et le refus de l'aide technique des Etats-Unis dans les premiers jours.

L'audition de Naoto Kan, qui plaide désormais pour l'abandon de l'énergie nucléaire, intervient plus d'un an après le sinistre, alors que le Japon est actuellement totalement privé de ses réacteurs et s'interroge sur la politique à suivre. La commission d'enquête parlementaire indépendante, qui tient lundi sa 16e session, doit remettre ses conclusions au mois de juin.

 

 

                                                            *******************************************************

 

 

Fukushima : Tepco voulait abandonner la centrale accidentée

| Par La rédaction de Mediapart

 

 

Selon Yukio Edano, ministre japonais de l’Economie, du commerce et de l’industrie, la société Tepco, exploitant de la centrale de Fukushima Daiichi, a cherché au début de la crise a évacuer tous ses employés du site nucléaire accidenté. Edano a fait cette déclaration dimanche 27 mai devant une commission parlementaire chargée d’enquêter sur la catastrophe. Au cours de son audition, ouverte au public, Edano a raconté qu’il se souvenait d’avoir téléphoné au président de Tepco, Masataka Shimizu, pour lui demander si la situation pourrait échapper à tout contrôle au cas où l’équipe serait complètement évacuée du site. Edano a affirmé qu’il avait entendu le président de Tepco « bafouiller ». Edano a ajouté : « Je ne me souviens pas des mots exacts, mais il était clair que la firme n’avait pas l’intention de laisser des travailleurs sur place. » Jusqu’ici, Tepco avait toujours nié avoir eu l’intention d’abandonner la centrale nucléaire, et prétendait avoir seulement voulu évacuer les personnels qui n’étaient pas directement concernés par la gestion de l’accident…

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 19:33

 

Agoravox - vendredi 18 mai - par olivier cabanel


 

C’est un général américain qui a sonné l’alarme : ce qui était à craindre est en train de se profiler à l’horizon, menaçant tout l’hémisphère nord.

Il s’appelle Albert N.Stubblebine, et ce général retraité de l’armée américaine a publié récemment un communiqué en tant que président de la NSF (Natural Solution Foundation), affirmant que la situation à Fukushima est en train d’empirer.

Que ce soit par l’évaporation de l’eau dans les piscines, ou en raison de l’effondrement possible de la structure, ce serait d’après lui tout l’hémisphère nord qui pourrait devenir en grande partie inhabitable, si le pire arrivait. lien

Sa déclaration est sur cette vidéo

On se souvient de l’interview récente du diplomate Akio Matsumura qui déclarait comment la catastrophe en cours de la centrale de Fukushima pouvait finalement se transformer en un évènement capable de mettre en péril toute vie sur Terre. vidéo

D’ailleurs, pour Roland Desbordes, président de la CRIIRAD (commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité), « l’explosion de la centrale est encore possible parce que les combustibles sont présents en grande quantité ». lien

Le rédacteur en chef de « Natural News Com » dans un article en date du 6 mai 2012 nous informe que le 30 avril 2012, 72 ONG japonaises ont fait une demande urgente auprès du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon et du gouvernement japonais afin que des mesures immédiates soient prises pour stabiliser la piscine du réacteur n°4 de Fukushima.

Toutes les piscines de Fukushima Daiichi contiennent 11 125 assemblages de combustible nucléaire, soit près de 4 fois autant de matière radioactive que dans le cœur des réacteurs de Fukushima Daiichi, dont le césium 137 correspond à 10 fois la quantité libérée au moment de la catastrophe de Tchernobyl, et la piscine du N°4 en contient 1535 assemblages, pour un poids total de 264 tonnes. lien

Kaori Izumi, de Shut Tomari s’est associé à cette demande, précisant « Fukushima Daïchi n’est plus seulement un problème japonais, mais un problème international. Il est impératif que le gouvernement japonais et la communauté internationale travaillent ensemble sur cette crise avant qu’il ne soit trop tard  ». lien.

Les ONG se sont donné jusqu’au 20 mai pour récolter des appuis étrangers, et on peut lire l’intégralité de leur appel sur ce lien.

Auparavant, le sénateur américain Ron Wyden, après avoir visité le 6 avril dernier, la centrale nucléaire de Fukushima, avait publié un communiqué de presse 10 jours après, soulignant le risque catastrophique, et appelant à l’intervention du gouvernement des USA.

Il a également écrit à Ichiro Fujisaki, l’ambassadeur du Japon aux Etats Unis, demandant au Japon d’accepter l’aide internationale. lien

On se souvient que le 16 avril, Tepco s’était dit désolé d’avoir dû rejeter dans l’océan 11 500 tonnes d’eau hautement radioactive. lien

Malgré tout, les pêcheurs de Fukushima envisagent de reprendre partiellement le travail à partir de juin en tentant de limiter leur pêche aux espèces les moins contaminées.

Mais c’est le sort de la piscine du réacteur n°4 qui pose le plus de problème, puisque TEPCO affirme que le déplacement des barres de combustible sera fait dès que possible, mais pas avant 2014 (lien) ; Pour le sénateur américain Ron Wyden, il faudrait 10 ans pour enlever toutes les barres de combustible, et le risque est trop grand d'attendre si longtemps (lien), ce que confirme le docteur Koide, de l’université de Tokyo. lien

En effet, outre les assemblages qu’il faudra sortir de cette piscine, il faut noter que lors de l’explosion du réacteur n°3, de nombreux morceaux d’infrastructure sont tombés dans les piscines, dont une grue de 35 tonnes qui se trouve dans la piscine du n°3. lien

Sur ce lien, on peut découvrir 2 vidéos sous titrées particulièrement intéressante, l’une étant réalisée par ZDF, une chaine de télévision allemande lors d’une visite du site, et l’autre étant le témoignage de Nala Yukiteru, ingénieur spécialisé dans le nucléaire, et qui travaillait à Fukushima.

Revenons à la piscine du N°4.

D’une profondeur de 12 mètres, les assemblages sont placés sur le fond, dans des casiers sur une hauteur de 4 mètres, surmontés donc par 8 mètres d’eau, et plus le niveau d’eau baisse, censé absorber le rayonnement gamma, plus le rayonnement devient dangereux.

La paroi de la cuve était de 100-120 degrés, et pour accélérer le refroidissement TEPCO doit injecter 7 tonnes d’eau à l’heure.

Lors de la catastrophe le niveau d’eau de la piscine avait considérablement baissé, au point de laisser affleurer la partie supérieure des combustibles, provoquant une montée en température, un début de fonte des gaines, et d’importants rejets radioactifs et ce n’est que dix jours plus tard que la piscine a été refroidie. lien

Bertrand Barré, conseiller scientifique des services communication d’AREVA (lien) se veut rassurant, assurant que des piliers d’acier reposant sur le plancher du deuxième étage ont été installés pour consolider la piscine, et il est convaincu qu’elle pourrait résister à un puissant séisme. lien

Ce qui n’est pas l’avis de tous, puisque d'après un article paru chez « ENENEWS  » la piscine pourrait s’effondrer, ce média annonçant que la première inspection a commencé le 17 mai.

Tepco affirme avoir renforcé la structure en augmentant sa marge de sécurité de 20%. lien

Les experts veulent vérifier si elle penche, en comparant de part et d’autre le niveau d’eau dans la piscine. lien

La piscine du réacteur n°4 n’est pas la seule à poser des problèmes, puisqu’une fuite s’est produit le 12 mai, provocant un déversement d’eau contaminée dans l’océan et faisant chuter le niveau d’eau au-dessous de la base des barres de combustible. lien

Des échantillons d’eau de mer prélevés aux abords de la centrale ont révélé des taux de césium à un niveau 18 000 fois supérieurs à la norme, et la fuite aurait été colmatée par une injection de béton.

En tout cas, à 230 km de la centrale sinistrée, dans la baie de Tokyo, on a découvert une augmentation du taux de césium de 70%.

Pour lutter contre la mévente, les maraichers en sont venus à tricher sur l’origine des légumes vendus, et ceux qui sont pris la main dans le sac, ne sont pas condamnés, l’administration leur enjoint seulement de respecter les règles d’étiquetages, sans autre forme de procès. lien

Ce qui n’a pas empêché le gouvernement japonais de lever l’interdiction d’habiter la zone sinistrée dans 3 des 11 communes touchées par la catastrophe, à condition de s’en tenir à y revenir, sans pour autant y passer la nuit.

Alors les habitants qui le souhaitent s’en tiennent à nettoyer et réparer leurs maisons dévastées par le tsunami, mais le port d’une combinaison radiologique, ou d’un simple masque n’est pas obligatoire.

Une partie de cette zone autorisée se trouve pourtant entre 20 et 50 mSv/an, notamment dans le secteur de Minami-Soma.

Cette décision est consécutive à la volonté d’un maire obnubilé par la levée de l’interdiction, Katsunobu Sakurai, puisque Kiyomi Sakuma, membre de la cellule chargée des réfugiés du nucléaires a affirmé que «  seules les villes dont les maires étaient les plus motivés et les plus combatifs pour faire revivre leurs communes ont rouvert  » ajoutant « le gouvernement attend d’être sollicité par les collectivités locales pour rouvrir une ville  », façon habile de dégager ses responsabilités. lien

Le gouvernement japonais a demandé que les milliers de têtes de bétail vivant encore dans la zone d’exclusion soient abattues, avec le consentement de leurs propriétaires. lien

A la mairie de Minami-Soma, on est conscient que l’un des problèmes cruciaux est de trouver une zone pour stocker les déchets contaminés par la catastrophe, car s’il est vrai que le césium 134 a une demie vie de 2 ans, le césium 137 ne perd la moitié de sa dangerosité qu’au bout de 30 ans, et il faut donc compter un bon siècle pour que cette pollution soit moins préoccupante.

Pour endiguer l’exode, les autorités de Fukushima ont décidé de fournir une couverture médicale gratuite à toutes les personnes âgées de moins de 18 ans vivant dans la province, ce qui va coûter l’équivalent de 46 millions d’euros.

Selon le journal « Daily Yomiuri », à Minami-Soma, les bénévoles ne se battent pas pour aider à enlever les débris et nettoyer la zone ; Ils étaient beaucoup plus nombreux il y a un an et la population a diminué de 54% dans l’ex-zone d’évacuation.

En effet, que ce soit à Minami-Soma, Naraha, Hirono, Kawauchi, ou Tamura, sur les 59 000 personnes qui vivaient dans cette zone, 30 000 l’ont quitté. lien

Espérons que la communauté internationale se décidera enfin à s’investir à Fukushima afin d’éviter que le pire ne se produise.

En tout cas, avec peut-être un lien de cause à effet, les actions d’AREVA ont atteint historiquement leur niveau le plus bas chutant à 9,278 €. lien

Comme dit mon vieil ami africain : «  le monde est noir quand on a les yeux fermés  ».

L’image illustrant l’article provient de « lamauvaiseherbe.net »

Merci aux internautes de leur aide efficace.

Olivier Cabanel


Sites à visiter pour plus d’information

Le blog de Fukushima

Next-up organisation

Blog de Jean Pierre Petit

Site de la CRIIRAD

Site de l’ACRO

ENENEWS

A découvrir le documentaire d’Annabelle Lourenço et Cyprien Nozières « la Fissure, Japon 9 mois après.

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