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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 21:25

 

 

LE MONDE | 21.07.2012 à 18h40 • Mis à jour le 21.07.2012 à 20h06

 
 

Message récemment adressé par le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, à son ministre de l'économie : "Courage, l'Espagne n'est pas l'Ouganda." Sans doute. Mais ce SMS relevait de l'esquive. Il témoigne de l'angoisse qu'éprouve en ce moment l'Espagne à la perspective de subir le même sort qu'un autre pays méditerranéen : la Grèce.

Madrid a peur. A tort, pourrait-on penser. Le pays dispose, lui, d'un Etat qui fonctionne, capable de lever l'impôt, d'imposer des réformes. M. Rajoy sait que la cure d'austérité sans précédent - 65 milliards d'économies - qu'il impose à ses compatriotes sera suivie d'effets. Mais, cette semaine encore, sous le choc de ce "blitz" budgétaire, les Espagnols ont crié leur désespoir - dans la rue.

Mois après mois, l'économie s'enfonce dans la récession. Les chiffres sont souvent aussi affolants qu'à Athènes. Le chômage frappe un jeune sur deux. Depuis 2007, les faillites d'entreprises auraient bondi de 400 %.

Le pays paie pour ses années folles. Pour cette bulle immobilière aujourd'hui éclatée qui laisse une économie exsangue et une côte défigurée. La purge prendra des années. Il faut nettoyer des banques minées par 184 milliards d'euros de dettes problématiques. Il faut désendetter des ménages dont le taux d'emprunt dépasse le revenu disponible. Il faut désintoxiquer l'économie de sa dépendance à l'immobilier et à la construction, poule aux oeufs d'or de la dernière décennie, pour rebâtir une industrie diversifiée.

Alors fallait-il vraiment ajouter à cette pénitence la cure d'austérité actuelle qui, de l'avis du Prix Nobel d'économie Paul Krugman, "n'a aucun sens" ?

Madrid augmente les impôts, taille dans les dépenses. Mais trop. Et mal. Là aussi, comme la Grèce. Le pays touche à l'éducation, quand son système scolaire est déjà jugé défaillant. Il gèle les investissements dans les infrastructures, réduit les dépenses dans la recherche et le développement. Autrement dit, il met en péril son avenir économique - précisément ce qu'il faut rebâtir. Les Espagnols crient au "hold-up". Ils n'ont pas tout à fait tort.

Le gouvernement conservateur est peut-être en train de faire main basse sur leur avenir. Tout ça pour rassurer des marchés qui manifestement n'y croient pas et font payer très cher à l'Espagne ses errances passées. Tout cela pour satisfaire une Europe qui demande à Madrid de s'engager sur une trajectoire de baisse des déficits sans se préoccuper des modalités. Tout cela, enfin, pour que Berlin accepte - c'est fait depuis jeudi - de financer la recapitalisation à 100 milliards d'euros des banques ibériques menacées de faillite.

L'Europe a déjà failli en laissant l'Espagne s'enivrer dans une décennie de croissance artificielle. La Banque centrale européenne avait vainement tiré le signal d'alarme : à Francfort, on se souvient d'échanges très vifs avec Madrid. L'Europe ne doit pas faire deux fois la même erreur et laisser le pays s'égarer comme pendant ses années de fiesta sous amphétamines. Il ne faut pas abandonner l'Espagne à son sort.

 

 

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 14:55

 

Le Monde.fr avec AFP | 21.07.2012 à 16h13 • Mis à jour le 21.07.2012 à 16h12

 

Les manifestations prévues samedi surviennent au lendemain d'une journée noire pour l'Espagne, marquée par de mauvaises nouvelles sur le front de la récession et du chômage.

En Espagne, des manifestants se préparaient samedi au dernier rassemblement en date contre les coupes budgétaires annoncées par le gouvernement, alors que l'inquiétude monte concernant la stabilité financière du pays et la survie de l'euro.

Les manifestations prévues samedi surviennent au lendemain d'une journée noire pour l'Espagne, marquée par de mauvaises nouvelles sur le front de la récession et du chômage et un nouvel épisode de flambée des taux obligataires du pays, malgré le soutien affirmé par la zone euro qui a voté le plan d'aide aux banques du pays.

Après que des centaines de milliers d'Espagnols ont battu le pavé de plusieurs villes du pays jeudi, de nouvelles manifestations sont prévues samedi à l'initiative d'un groupe de chômeurs venus de toute l'Espagne. Après s'être retrouvés à Madrid, ils marcheront tous ensemble à partir de 16h30 GMT vers la Puerta del Sol, le centre névralgique des revendications sociales en Espagne.

Ces rassemblements sont quasiment quotidiens depuis l'annonce du premier ministre Mariano Rajoy le 11 juillet d'un nouveau plan visant à économiser 65 milliards d'euros comprenant une réduction des salaires de la fonction publique et des indemnités de chômage et une hausse de la TVA.

 

 "HAUT LES MAINS, C'EST UN HOLD-UP!"

Des pompiers, des policiers, des infirmières, des enseignants et d'autres travailleurs se sont massés ces dernier jours dans les rues en criant: "Haut les mains, c'est un hold-up!" Les manifestants soutiennent que les efforts de réduction du déficit espagnol sont injustement concentrés sur les classes populaires et ne feront qu'aggraver la récession de l'économie espagnole.

Vendredi, le gouvernement a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour 2013, tablant désormais sur un recul du PIB de 0,5 %, alors qu'il prévoyait une faible croissance de 0,2 %, tandis que le chômage devrait grimper à 24,6 % de la population active cette année. Il soutient qu'il n'a pas d'autres choix que de faire appliquer des mesures d'économies drastiques au vu du déficit public très élevé du pays.

La région espagnole de Valence a également annoncé vendredi avoir demandé à l'Etat espagnol d'activer en sa faveur un nouveau fonds public dédié aux régions qui ont des difficultés de financement.

En réaction à ces annonces, la Bourse de Madrid a plongé de près de 6 %, tirée vers le bas par des actions bancaires qui n'ont trouvé aucun soutien dans le plan de sauvetage de la zone euro pour le secteur financier espagnol, adopté par les ministres européens des finances vendredi.

Le nombre de manifestants attendus samedi reste pour l'heure incertain. Les rassemblements de jeudi dernier étaient pour la plupart pacifiques, mais, à la fin de l'un d'eux, la police a tiré des balles en caoutchouc et a cherché à disperser plusieurs petits groupes à coups de matraques.

 

 

 

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 16:17

 

Elsa Fayner | Journaliste Rue89

RIGUEUR 20/07/2012 à 08h55

 

Une énorme marée humaine a envahi jeudi 19 juillet, durant la soirée, le centre de Madrid lors d’une manifestation contre le nouveau plan de rigueur du gouvernement espagnol, ont rapporté des journalistes de l’AFP. Plusieurs centaines de personnes ont participé à cette grande manifestation, selon les informations du site du Nouvel Observateur.

Les syndicats avaient appelé à manifester dans 80 villes d’Espagne sous le mot d’ordre : « Ils veulent ruiner le pays. Il faut l’empêcher, contre ce plan qui prévoit notamment une hausse de la TVA et des coupes dans la fonction publique. »

Les pompiers font partie des fonctionnaires qui ont déjà manifesté spontanément – communiquant via les réseaux sociaux – les jours précédents.

 


Des pompiers manifestent contre les nouvelles mesures d’austérité du gouvernement, le 19 juillet 2012 à Madrid (Dominique Faget/AFP)

 

Des balles en caoutchouc

Jeudi soir, les pompiers se sont trouvés en première ligne, et ont mené quelques groupes de manifestants jusqu’aux barrières qui protègent les bâtiments du Congrès. La police est alors intervenue en chargeant, tandis que les manifestants répondaient en lançant des objets divers, notamment des bouteilles.

La police espagnole a chargé et tiré sur les manifestants avec des balles en caoutchouc contre ces petits groupes qui se sont dispersés dans les rues adjacentes.

Les policiers ont également battus des manifestants avec des bâtons pour les disperser, dans le secteur de la Puerta del Sol, au centre de la capitale, alors qu’ils tentaient de rejoindre le Parlement.

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 13:40

 

Marianne - Vendredi 20 Juillet 2012 à 05:00 
Philippe Murer - tribune

 

En Espagne, le nouveau plan de rigueur prévoit une augmentation de la TVA et une baisse significative du salaire des fonctionnaires. Pour Philippe Murer, économiste, cette politique « qui continue de vider les caisses de l'Etat et les poches des citoyens » est « suicidaire » et pourrait engendrer de nouvelles violences.

 

(Manifestation de mineurs à Madrid, juillet 2012 - EMILIO NARANJO/EFE/SIPA)
(Manifestation de mineurs à Madrid, juillet 2012 - EMILIO NARANJO/EFE/SIPA)
Un nouveau plan de rigueur a fleuri en Espagne juste avant les vacances. La liste des mesures est éloquente :
Baisse de 3 % du pouvoir d’achat de tous par une hausse de la TVA de 18 à 21%. Cela représente environ 415 euros par an pour chaque famille espagnole.

De plus, les fonctionnaires voient leur salaire baisser de 7% après une première érosion de 5% avec le gouvernement de Zapatero. La baisse du salaire des fonctionnaires est donc de 15 % au total (TVA incluse mais sans compter l’inflation).

Enfin, le chômage atteint 24% des Espagnols et 50% des moins de 25 ans mais les allocations chômage seront réduites de 20% à partir du 6ème mois d’inactivité !

Ces mesures ultralibérales ne soulagent en rien les marchés de capitaux auxquels ils sont sensés répondre. En effet, les Marchés souhaitent de telles mesures pour récupérer leur argent mais en même temps les redoutent car les recettes fiscales ne sont pas au rendez vous comme on le voit sur le graphique ci-dessous.

 

(Graphe Natixis ; données en bleue de 2012 actualisée selon communiqué du gouvernement sur Bloomberg)
(Graphe Natixis ; données en bleue de 2012 actualisée selon communiqué du gouvernement sur Bloomberg)
Du coup, avec la hausse des charges dues au chômage, le déficit public ne se réduit pas ou bien trop peu. La dette publique augmente chaque année. Elle atteindra 90% du PIB cette année (100% si les banques avaient dues être sauvées par l’Espagne et non par la Zone Euro).

 

(Graphe Natixis)
(Graphe Natixis)
Cette politique est donc suicidaire et loin de remplir les caisses de l’Etat, continue à les vider tout en vidant les poches des citoyens, en accroissant le chômage et en contribuant à fermer les entreprises.

Parmi les petites mesures passées par le gouvernement espagnol, en figurent une qui a fait réagir leurs victimes. En effet, les mines de charbon espagnoles vont fermer car toutes les subventions aux mines de charbon vont être arrêtées. Cela n’a peut-être pas de sens de fermer ces mines si  cela crée du chômage, une baisse des cotisations sociales et des recettes fiscales mais la commission en a décidé ainsi.

Désespérés car sachant que le chômage est à 24% et qu’ils ne retrouveront pas de travail, les mineurs ont marché 400 kilomètres pour atteindre Madrid. « Nous devons faire prendre conscience au gouvernement que les villes minières doivent survivre, tout comme le charbon », explique Antonio Risco, un marcheur de 52 ans, en pré-retraite après 22 ans passés au fond des puits (dans un interview au Monde de la semaine dernière). Francisco Martin, 35 ans, venu de la  province de Teruel explique :

« S’ils ferment les mines, il ne reste plus rien, ils avaient beaucoup de temps pour reconvertir les bassins miniers, et ils n’ont rien fait. S’ils ferment, ils nous jetteront dehors et où irons nous, s’il n’y a rien ? ».

Fatigués après 2 semaines de marche les mineurs ont défilé devant la résidence du chef de gouvernement au cri de « nous sommes des mineurs, pas des terroristes », « ils sont là, ceux qui extraient le charbon ». Ils ont été accueillis par une foule chaleureuse venue les accueillir après leur longue marche. Quelques personnes ayant jeté des pierres sur  les policiers protégeant les immeubles publics, ceux-ci ont tiré des balles en caoutchouc qui ont causé de nombreuses blessures. Plus grave, des policiers ont attaqué des jeunes hommes et femmes à la matraque : leurs visages parfois en sang montre la brutalité avec laquelle ils ont été traités.

 

(Manifestation des mineurs à Madrid, juillet 2012 - CLAVIERES VIRGINIE/SIPA)
(Manifestation des mineurs à Madrid, juillet 2012 - CLAVIERES VIRGINIE/SIPA)
La population panique car elle ne sait plus comment survivre. Si le gouvernement espagnol tue son économie et rend son peuple incapable de se loger, de se soigner, bref de vivre correctement, tout cela pour rien car la dette publique augmente inexorablement, il est normal qu’il y ait des manifestations. Celles-ci sont  là pour que les dirigeants changent de direction quand ils vont dans une impasse et sont illégitimes.

Le courage politique voudrait que le gouvernement espagnol sorte de l’euro pour donner une bouffée d’air à son économie et puisse se financer à des taux raisonnables et non à 7% : cela est facile, il suffit qu’il ait la possibilité d’emprunter auprès de sa banque centrale au lieu de payer des rentes de plus en plus élevées aux Marchés financiers.

Il pourrait rester dans l’Euro. Si le gouvernement était responsable et courageux, il devrait faire un ultimatum public à l’Europe en expliquant qu’il ne peut pas tuer sa jeunesse et qu’il faut un plan qui ait du sens. Pour cela, des prêts à des taux abordables devraient être accordés par la BCE pour donner une chance à l’Espagne de sortir de cette impasse. On prête 1000 Milliards d’euros aux banques à 1% qui n’en font rien et l’Espagne est obligée d’emprunter sur les Marchés à 6 ou 7% !

Rien de cela n’est fait, l’élite refuse de proposer un avenir voir un présent à ses jeunes et à sa population en général. La violence monte. Tout ceci relève d’une totale irresponsabilité. A tous les citoyens de comprendre qu’il faut s’unir et proposer un programme réaliste à des dirigeants qui ne maîtrisent plus la situation. L’indignation pure sert à peu de choses.

Il faut du courage, il faut de la solidarité, il faut reprendre les bonnes idées des autres et les défendre. Nous sommes tous responsable : nous devons ensemble faire bouger les dirigeants politiques pour qu’ils sortent de l’idéologie. Sinon la violence montera cran par cran. Jusqu’à l’impensable ?

 

Philippe Murer est professeur de finance et membre du forum démocratique.
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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 13:25

Manifestation à Madrid, le 13 juillet. (REUTERS/Paul Hanna)

 

Les Espagnols en sont convaincus, le plan de 65 milliards d'économies voté jeudi 19 juillet par le Parlement espagnol sera insuffisant pour faire face à la crise que traverse le pays. Le ministre des finances allemand, Wolfgang Schaüble, qui a fait adopter jeudi par le Bundestag l'aide européenne de 100 milliards d'euros aux banques espagnoles, a d'ailleurs estimé que les besoins d'aide de l'Espagne pourraient se chiffrer à 300 milliards d'euros d'ici à la fin 2014.

Le train de rigueur approuvé hier est le quatrième du genre depuis le début de la crise en 2008. Deux ont été décidés par le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero, deux par le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy. Pour comprendre le coup de massue qui s'abat sur les Espagnols, un petit rappel s'impose.

 

  • Mai 2010 : 15 milliards d'euros d'économies. Zapatero fait adopter une baisse de 5 % des salaires des fonctionnaires, gèle les pensions, supprime les chèque-bébés (une aide de 2 500 euros instaurée en 2007 pour soutenir la natalité) et fait grimper la TVA de base de 16 à 18 %.
  • Août 2011 : 5 milliards d'euros. Après avoir convoqué des élections anticipées pour l’automne, le chef du gouvernement socialiste annonce durant l'été des déremboursements de médicaments, la privatisation des aéroports et demande aux grandes entreprises un paiement avancé de l'impôt sur les sociétés.
  • Décembre 2012 : 16,5 milliards d'euros. A peine arrivé au pouvoir, le gouvernement PP de Mariano Rajoy fait adopter des mesures d'urgence : "embauche zéro" et non-remplacement en cas de départ dans la fonction publique, gel des salaires des fonctionnaires et du smic (641,40 euros, l'un des plus faibles de l'UE), hausse temporaire de l'impôt sur le revenu pendant deux ans.
  • Juillet 2012 : 65 milliards d'euros. Mariano Rajoy supprime la "prime de Noël" (treizième mois) des fonctionnaires, réduit leurs jours de congés, réduit le montant des indemnités chômage, augmente la TVA à 21 % et supprime les déductions fiscales pour l'achat d'un logement.

 

Ces plans votés au niveau national s'ajoutent à des mesures d'austérité décidées au plan local, que le quotidien gratuit 20 Minutos a recensées région par région et ville par ville dans un graphique interactif.

Au total, ABC estime à 157,5 milliards d'euros les économies de dépenses réalisées ces dernières années. Tout cela dans un contexte de chômage à 25 % et de perspective de croissance nulle. Le Fonds monétaire international a d'ailleurs revu à la baisse, en début de semaine, ses prévisions d'évolution du PIB espagnol pour 2013, prévoyant que le pays sera toujours en récession l'an prochain.

La semaine dernière, le Prix Nobel d'économie Paul Krugman s'interrogeait sur son blog sur l'utilité du plan d'austérité de Madrid. "Certes, le déficit de l'Espagne va se réduire. Non pas de 65 milliards d’euros, car la récession de l'économie espagnole va diminuer les revenus, mais le déficit peut se réduire de 40 ou 45 milliards d'euros, ce qui correspond à environ 4 % du PIB espagnol, prédit l'économiste. Cela fera-t-il une grande différence à long terme et sera-t-il suffisant pour restaurer la confiance des investisseurs ?" Une majorité d'Espagnols (76 %) n'y croient pas, selon une enquête réalisée par El Pais.

 

Quelles suites au plan de 65 milliards ?

La presse espagnole s'interroge donc sur ce que pourraient être les prochaines mesures du gouvernement Rajoy. El Pais détaille une série de vingt mesures que l'exécutif entend faire voter d'ici à la fin de l’année : mise en place de soldes flottants pour les commerces ; ouverture au privé du transport ferroviaire ; flexibilisation du marché locatif ; mise en place d’un organisme unique de régulation des marchés, qui supervisera les marchés des jeux, de l'énergie, des télécommunications, etc. Autant de projets de loi dont la rédaction est déjà bien avancée, qui vont dans le sens d'une libéralisation accrue de l'économie du pays.

Le gouvernement envisage aussi d'autres réformes, pour lesquelles la réflexion est encore embryonnaire, notamment une réforme du système des mutuelles. Le quotidien conservateur ABC a interrogé plusieurs économistes pour évoquer les autres leviers sur lesquels pourrait agir Madrid. Certains évoquent la piste d'un impôt sur les sociétés à 35 % pour les grandes entreprises, qui permettrait de lever entre 13 et 14 milliards d'euros. D'autres estiment que l'exécutif cherchera à avancer l'entrée en vigueur du recul à 67 ans de l'âge légal de départ à la retraite.

Le Congrès avait voté cette mesure en 2010, pour une entrée en vigueur progressive d'ici à 2027, mais Mariano Rajoy pourrait chercher à accélérer le calendrier. Il pourrait aussi décider d'appliquer plus tôt que prévu l'augmentation de 15 à 25 ans de la période de cotisation servant à calculer le montant des pensions, qui doit s'appliquer pour l'instant en 2022. Enfin, ABC estime que les plus grandes marges de manœuvre se situeraient dans une réforme de l'impôt sur le revenu, régulièrement critiqué car il soumet les revenus du travail à une fiscalité plus importante que les revenus du capital.

Les manifestations massives d'hier montrent que les Espagnols ne sont pas prêts à accepter une rigueur jugée injuste, qui ne s'attaque pas, selon une majorité de la population, aux responsables de la crise (principalement les établissements bancaires). Le gouvernement Rajoy aura donc fort à faire pour faire passer les mesures suivantes après le plan de rigueur voté hier.

 

Mathilde Gérard


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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 13:17

 

 

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 20.07.2012 à 06h49 • Mis à jour le 20.07.2012 à 08h57

 

 
Madrid, jeudi soir 19 juillet 2012.

Dans une forêt de drapeaux multicolores, une énorme marée humaine a envahi jeudi soir le centre de Madrid, pour crier "non" au nouveau plan de rigueur du gouvernement espagnol, à la hausse de la TVA, aux coupes budgétaires qui frappent les fonctionnaires et les chômeurs.

Madrid, le 19 juillet 2012.

Des incidents ont éclaté après la fin de la manifestation, lorsque la police anti-émeutes a dispersé de petits groupes de jeunes à coups de matraque et en tirant des balles de caoutchouc. Six personnes ont été légèrement blessées et sept interpellées, selon la police. "Mains en l'air, c'est un hold-up", hurlait la foule qui s'était rassemblée quelques heures plus tôt, défilant lentement sur les grandes avenues, reprenant le slogan devenu le cri de ralliement des manifestations qui se multiplient depuis l'annonce, le 11 juillet, de ce plan destiné à économiser 65 milliards d'euros. "Si tu veux gagner, lutte sans relâche", "Rajoy nous vole", "Je veux un Noël", proclamaient de petites pancartes. D'autre portaient ce seul mot "NO" illustré d'une paire de ciseaux, symbole de ces coupes budgétaires qui ont déclenché la colère de tout le pays.

Les syndicats avaient appelé à manifester dans 80 villes, sous le mot d'ordre "Ils veulent ruiner le pays. Il faut l'empêcher." Ici, à Malaga.

A Madrid, les manifestants étaient plusieurs centaines de milliers, selon des journalistes sur place. Les syndicats avaient appelé à manifester dans 80 villes, sous le mot d'ordre "Ils veulent ruiner le pays. Il faut l'empêcher." Car le malaise des Espagnols, déjà soumis à de lourds sacrifices dans un pays en récession, étranglés par un chômage de près de 25 %, est monté d'un cran face à ce nouveau tour de vis.
 

"Nous ne pouvons rien faire d'autre que de descendre dans la rue. J'ai perdu entre 10 % et 15 % de mon salaire depuis quatre ans. Et les nouvelles mesures ne serviront pas à résoudre la crise", s'indigne une fonctionnaire de 51 ans à la Cour des comptes, venue manifester avec son mari, employé dans le privé.

Renonçant à ses promesses, le chef du gouvernement de droite Mariano Rajoy a décidé une hausse de la TVA, qui devrait rapporter 22 milliards d'euros d'ici à 2014.

Le gouvernement cherche ainsi à redresser les comptes publics : le budget 2012, d'une rigueur historique avec 27,3 milliards d'euros d'économies, n'a pas suffi et l'Espagne s'est vu imposer par Bruxelles des conditions draconiennes, en échange d'une aide à ses banques et d'un délai, jusqu'en 2014, pour ramener son déficit public à moins de 3 %. Pour renflouer les caisses, c'est cette fois le pays tout entier qui va payer : renonçant à ses promesses, le chef du gouvernement de droite, Mariano Rajoy, a décidé une hausse de la TVA, qui devrait rapporter 22 milliards d'euros d'ici à 2014.

Les fonctionnaires, qui ont déjà vu leur salaire réduit de 5 % en 2010, puis gelé, perdent en 2012 leur prime de Noël, l'équivalent de 7 % du salaire. Et les nouveaux chômeurs verront leurs indemnités réduites au bout de six mois.

 

 

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 14:37

 

Journal syndical annonçant la manifestation d'aujourd'hui, sous le titre "les nouvelles coupes annoncées par le gouvernement ne vont pas rester sans réponse" ou encore, dans la manchette : "Ils veulent ruiner le pays, il faut l'empêcher."

 

"Il n'y a pas d'argent dans les caisses publiques !", a de nouveau asséné le ministre des finances Cristobal Montoro devant le congrès des députés, jeudi 19 juillet. Cette phrase alarmante et alarmiste, répétée à plusieurs reprises hier et aujourd'hui, a un objectif : justifier la suppression de la prime de Noël 2012 pour les fonctionnaires, la réduction des indemnités de chômage et l'augmentation de trois points de la TVA, qui passera de 18 à 21 % en septembre. Elle a également pour but de faire appel à la responsabilité des députés pour qu'ils votent le texte, soumis aujourd'hui, et des citoyens pour qu'ils acceptent ces nouvelles réformes.

"Si les recettes n'augmentent pas, nous risquons de ne pas pouvoir payer les salaires, et c'est déjà ce qui se passe dans les régions autonomes et dans les collectivités locales," avait ajouté le ministre hier, au cas où certains n'auraient pas saisi la situation difficile dans laquelle se trouve le pays.

Les marchés, eux, ont compris le message. Rapidement, hier, le coût de la dette a bondi. Le rendement des obligations à dix ans a atteint le niveau insoutenable de 6,96 %. Difficile de "retrouver la confiance" des investisseurs, comme le souhaite le ministre de l'économie Luis de Guindos, avec des propos aussi peu nuancés.

 

SCHIZOPHRÉNIE ÉCONOMIQUE

Mais M. Montoro, ministre du budget et des administrations publiques, est un homme politique qui s'adresse d'abord aux Espagnols, à l'opposition, aux syndicats et à ses électeurs. Au contraire, Luis De Guindos, ministre de l'économie et de la compétitivité, est un technocrate qui veut transmettre en priorité un message aux marchés, à ses partenaires européens et à la communauté internationale.

Les propos lancés par M. Montoro doivent-ils émouvoir les manifestants qui ont prévu de clamer ce jeudi leur colère contre la dernière vague de coupes budgétaires, qui prévoit 65 milliards d'économies en deux ans et demi? "Les fonctionnaires connaissent [les difficultés du pays] et sont disposés à faire que l'Espagne s'en sorte," a assuré le ministre. Sans doute, mais la grogne sociale grandit.

 

MANIFESTATIONS DANS 80 VILLES D'ESPAGNE

 Depuis que le gouvernement a dévoilé en conseil des ministres, vendredi dernier, les détails de son plan de rigueur, il n'y a pas eu un jour sans que des manifestations spontanées de fonctionnaires, de personnels de santé, de chômeurs, de pompiers et même de policiers ne viennent perturber la sortie des députés du parlement, bloquer l'entrée d'une agence pour l'emploi, accompagner la visite officielle d'un élu ou couper la circulation d'une rue centrale.

Ces mouvements, mêmes limités, traduisent le ras-le-bol de nombreux Espagnols, qui ne voient pas le bout du tunnel de la crise, ont déjà perdu une portion importante de leur salaire si ce n'est leur emploi (le chômage touche un quart de la population) et ne veulent pas accepter davantage de sacrifices.

Aujourd'hui, à l'appel des syndicats majoritaires, et quoi qu'en dise le ministre, ils manifesteront dans 80 villes d'Espagne.

 

Sandrine Morel


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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 14:28

 

Des pompiers en colère contre les coupes budgétaires, dans le plus simple appareil/ (AFP/CESAR MANSO)

 

Non, ce n'est pas un remake de The Full Monty. Mais en matière d'impact médiatique, la nudité a du bon. Des Femen ukrainiennes aux étudiants de Montréal, de nombreux protestaires s'affichent dans le plus simple appareil pour mieux faire entendre leur cause... ou du moins faire parler d'eux.

Jeudi, ce sont huit pompiers de Mieres, cité minière des Asturies (dans le nord de l'Espagne), qui ont fait tomber l'uniforme. A l'heure de la prise de service, ils sont sortis, casque sur la tête et bottes aux pieds, pour s'aligner face à un mur où était suspendue une grande banderole : "Tant de coupes nous ont laissés à poil."

 

(REUTERS/Eloy Alonso)

 

"Il vaut mieux huit pompiers qui montrent leur cul qu'une manifestation dans les rues contre les coupes, a expliqué Javier Piedra, l'un des 16 pompiers de la brigade, âgé de 41 ans. Un pompier ici touche 1 500 à 1 550 euros en moyenne. Sans compter la prime de Noël [un treizième mois que le dernier plan gouvernemental a supprimé], nous avons déjà perdu presque 200 euros depuis les premières coupes de juin 2010", qui avaient fait baisser les salaires des fonctionnaires d'environ 5 %.

Les pompiers ont été en tête de nombreux cortèges dénonçant le plan gouvernemental d'austérité, annoncé le 11 juillet, qui prévoit 65 milliards d'euros d'économies et vise particulièrement les fonctionnaires (lire notre article sur la mobilisation des fonctionnaires).

Jeudi soir, les deux syndicats majoritaires, l'Union générale des travailleurs et les Commissions ouvrières, ont convoqué des manifestations dans 80 villes d'Espagne. A Mieres, les pompiers qui ne sont pas de service y participeront.

M. G.


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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 16:03

 


lexpress.fr - Par AFP, publié le 17/07/2012 à 21:07, mis à jour à 21:07

 

MADRID - Aux cris de "mains en l'air, c'est un hold-up", environ 1.500 fonctionnaires se sont rassemblés mardi soir devant le ministère du Budget à Madrid, pour dire "non" au plan de rigueur gouvernemental qui les prive de leur prime de Noël.

Espagne: les fonctionnaires crient leur colère dans les rues de Madrid

Des fonctionnaires manifestent à Madrid le 17 juillet 2012

afp.com/Pierre-Philippe Marcou

 

Levant les mains au ciel, dans le hurlement des sifflets, les fonctionnaires, répondant à l'appel des syndicats, manifestaient comme ils le font quotidiennement depuis l'annonce le 11 juillet du plan d'économies. 

"Nous manifestons parce qu'ils nous avaient déjà baissé puis gelé nos salaires, et maintenant, avec la prime de Noël, c'est la fin", explique Ines Cornide, une femme de 44 ans, fonctionnaire dans la justice depuis 14 ans. 

"Ces mesures ne vont pas relancer la consommation, ne vont pas créer d'emploi, et elles nous frappent nous, qui avons une situation un peu plus sûre, qui pourrions aider la consommation", ajoute cette manifestante, venue avec son mari, fonctionnaire lui aussi dans l'administration pénitentiaire. 

Teresa, 59 ans, fonctionnaire depuis 29 ans, employée au ministère du Budget, raconte qu'elle a aujourd'hui "le même salaire qu'en 2008", après la baisse de 5% décidée en 2010 par le gouvernement socialiste puis le gel des salaires des fonctionnaires. 

"Ce ne sont pas seulement les fonctionnaires qui sont touchés, c'est pire pour les chômeurs. Et aucune mesure n'a été prise contre les grandes fortunes", s'indigne-t-elle. "Je ne serais pas surprise que bientôt ce soit au tour des retraites". 

Quelques heures plus tôt, quelques centaines de fonctionnaires étaient déjà sortis des ministères et administrations du centre de Madrid, à l'heure de la pause-café de la fin de matinée. 

Dans une forêt de petites pancartes portant le mot "NO", accompagné d'une paire de ciseaux dessinés, symbole des coupes budgétaires, les manifestants ont bloqué pendant environ une demi-heure plusieurs avenues du centre de la capitale. 

"Démocratie, où es-tu", "Chômeurs, bougez-vous", clamaient d'autres pancartes. 

Sans attendre la journée de manifestations convoquée jeudi par les syndicats, les fonctionnaires manifestent quotidiennement contre les mesures gouvernementales. Parmi eux, des professions peu habituées à se faire entendre de cette manière, comme les pompiers et les policiers. 

Le plan adopté par le gouvernement de droite de Mariano Rajoy prévoit 65 milliards d'euros d'économies d'ici à la fin 2014, entre rentrées supplémentaires et coupes budgétaires, répondant aux exigences de Bruxelles qui a accordé en contrepartie à l'Espagne un assouplissement de ses objectifs de déficit public: 6,3% du PIB cette année, 4,5% en 2013 et 2,8% en 2014. 

Les principales mesures de ce plan sont une hausse de la TVA, dont le taux plein sera porté à 21% à partir du 1er septembre, une réduction des indemnités pour les nouveaux chômeurs, qui seront abaissées de 60% à 50% du salaire au bout de six mois, et la suppression de la prime de Noël pour les fonctionnaires, équivalente à un mois de salaire. 

Soit une baisse de salaire de 7% environ sur un an, les salariés espagnols étant payés sur 14 mois, après une baisse de 5% décidée en 2010 par le précédent gouvernement socialiste. 

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 19:42

"Ce jour est le plus triste de nos vies." Un mégaphone à la main, un homme exprime sa colère, son désespoir et celui de ses collègues, sur le plateau de télévision publique de Valence. Comme lui, ils étaient plus d'une centaine, hier, à avoir confisqué l'antenne, interrompu le journal télévisé et manifesté leur opposition au plan social de la Radio télévision valencienne (RTVV) qui envisage de supprimer 76 % des postes.

Dernier licenciement massif dans un pays où le chômage frappe un quart de la population active, celui de la RTVV concerne 1 300 des 1 700 employés de la chaîne publique.

La police est rapidement intervenue et a délogé les manifestants. La chaîne a prévenu que tous seront sanctionnés. Mais c'est un moindre mal pour des salariés qui savent que la direction ne reviendra pas sur son projet de plan social et que la crise augure un futur noir.

La RTVV traîne une dette d'environ 1,2 milliards d'euros. Et surtout, elle dépend du gouvernement valencien, lui-même asphyxié par les dettes et un déficit public de 4,3 % en 2011, et soumis à la pression de Madrid pour remettre de l'ordre dans ses finances. La région de Valence a déjà réduit de 48 à 6 le nombre d'entreprises publiques qu'elle contrôle. Le sort de la télévision valencienne était en fait scellé depuis longtemps. "L'actuelle structure du groupe RTVV, dessinée dans les années 80, est impossible à maintenir dans la conjoncture économique et audiovisuelle actuelle", a justifié la direction dans un communiqué.

Mais le journal El Pais rappelle qu'en 1995, lorsque la région est passée à droite, la RTVV ne comptait que 653 employés et 22 millions d'euros de dette. Et souligne que si la dette a été multipliée par 40 et le nombre d'employés a presque triplé, c'est en partie parce que l'entreprise publique a permis de placer des "amis" du Parti populaire (PP), au pouvoir dans la région durant ces dix-sept dernières années et de financer la politique de grands événements du gouvernement. Contrats multimillionnaires pour la retransmission du Grand prix d'Europe de Formule 1, après que Valence a construit le circuit urbain qui devait en faire la nouvelle Monte-Carlo espagnole, mais aussi pour les droits de diffusion de l'America's cup après que le port de la ville a été restructuré pour accueillir la célèbre régate internationale, ou encore avec une entreprise impliquée dans le scandale de corruption Gurtel pour couvrir la visite du pape en 2006…

De cette gestion désastreuse, irresponsable et teintée de mégalomanie, est venue la faillite. A présent, il ne restera plus que 400 salariés dans le groupe qui sera sans doute ensuite privatisé, comme l'oblige la loi lorsque les télévisions régionales ne sont pas rentables, depuis la réforme approuvée le 20 avril denier en Conseil des ministres.

Car le cas de la RTVV n'est pas isolé. Les télévisions "autonomiques", organes dépendant des régions espagnoles, véritables outils politiques, ont grossi de manière démesurée durant le boom de l'Espagne. Souhaitant rivaliser avec les chaînes nationales, propager la langue régionale ou simplement donner du travail aux "amis", plusieurs d'entre elles envoyaient des journalistes couvrir les conflits aux quatre coins du globe et nommaient des correspondants dans les grandes capitales malgré une part de marché limitée et une vocation initiale locale.

Aujourd'hui, le gouvernement central redouble de pression sur les régions pour qu'elles réduisent leur déficit après avoir été responsables des deux tiers du dérapage budgétaire de l'Espagne l'an dernier.

Mais plusieurs sont bien décidées à résister, en particulier celles qui, comme la Catalogne, ont fait de la télévision régionale un organe de défense et de diffusion de la langue, de l'identité et de la culture catalane. Mais TV3 a affiché 21 millions d'euros de déficit en 2011…

Sandrine Morel


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