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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 15:53

 

Le Monde.fr avec AFP | 04.05.2012 à 15h59 • Mis à jour le 04.05.2012 à 16h13

 
 
Des milliers d'Egyptiens sont descendus dans les rues du Caire et d'Alexandrie vendredi 4 mai pour protester contre la mainmise de l'armée sur le pouvoir.

Après les affrontements meurtriers de mercredi près du ministère de la défense, des milliers d'Egyptiens sont descendus dans les rues du Caire et d'Alexandrie vendredi 4 mai pour protester contre l'armée au pouvoir.

Au Caire, les manifestants se sont rassemblés sur la place Tahrir dans le centre-ville, ainsi qu'un peu plus loin, dans le quartier d'Abbassiya, à proximité du ministère. L'armée, qui a fermement mis en garde, jeudi, contre toute menace des bâtiments militaires, a déployé des troupes et installé des barrages de barbelés pour protéger le bâtiment. Ces manifestations sont soutenues par plusieurs mouvements pro-démocratie ainsi que par des organisations islamistes comme les Frères musulmans, première force politique du pays. Une manifestation a également eu lieu à Alexandrie, au nord du pays, deuxième ville du pays et fief islamiste.

L'Egypte a déjà connu de nombreuses manifestations, parfois meurtrières, contre le pouvoir militaire depuis la chute de M. Moubarak en février 2011 et la prise de contrôle du pays par le Conseil suprême des forces armées (CSFA). Mercredi, des affrontements entre des manifestants réunis à proximité du ministère de la défense et des assaillants en civil ont fait 9 morts selon les autorités, 20 selon des sources médicales.

 

Voir : "Egypte : des affrontements au Caire font 20 morts"


POUR DES ÉLECTIONS "100 % HONNÊTES"

De nombreux manifestants venus défiler vendredi exprimaient la crainte de voir l'armée manipuler l'élection présidentielle historique dont le premier tour est prévu les 23 et 24 mai. "Nous ne voulons plus du CSFA, nous ne lui faisons pas confiance, il suit l'exemple de Moubarak", affirmait Mohammed Badawi, membre de la "Coalition des jeunes de la révolution", venu de la ville d'Ismaïliya, sur le canal de Suez, pour manifester dans la capitale.

Un manifestant originaire de Mansourah, dans le delta du Nil, Ahmed Gamal, redoute de voir les élections "truquées". "Après la révolution, nous aurions dû avoir une commission électorale intègre. A la place, nous en avons une corrompue", affirme-t-il. Sur les 23 candidats à l'élection, seuls 13 ont vu leur dossier de candidature validé.

Le CSFA, qui dirige le pays, a promis jeudi que cette élection serait à "100 % honnête et transparente" et rappelé son engagement de revenir à un pouvoir civil avant la fin juin, dès que le nouveau chef de l'Etat aura été élu. "Nous sommes engagés à assurer des élections 100 % honnêtes, a déclaré le général Mohammed Al-Assar, membre du conseil militaire, lors d'une conférence de presse. La transparence de l'élection ne fait pas de doute." "Nous ne soutenons aucun candidat", a-t-il aussi déclaré, en assurant "qu'il n'y aura pas de falsification de la volonté du peuple de nouveau", en allusion aux pratiques en cours sous le régime d'Hosni Moubarak.

Deux des principaux candidats sont des anciens du régime dictatorial : l'ex-ministre des affaires étrangères et ancien chef de la Ligue arabe, Amr Moussa, et le dernier premier ministre du régime déchu, Ahmad Chafiq. Le camp islamiste est principalement représenté par un candidat des Frères musulmans, Mohammed Morsi, et un dissident de la confrérie, Abdel Moneim Aboul Foutouh, soutenu par un large éventail politique allant des salafistes à des jeunes militants pro-démocratie.

 

 

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 12:21

 

En pleine campagne présidentielle en Egypte, vingt personnes ont été tuées mercredi quand des manifestants hostiles au pouvoir militaire ont été assaillis par des hommes suspectés d'être à la solde de ce pouvoir.

 

Par LIBÉRATION.FR - Aujourd'hui à 12h12

 

 

   
Un manifestant place Abbasiya, mardi soir. Depuis plusieurs jours, les protestataires s'étaient rassemblés pour réclamer le départ de l'armée du pouvoir. Les généraux tiennent les rênes du pays depuis la chute de Hosni Moubarak l'an dernier. (Photo Amr Dalsh. Reuters)
Mardi soir, la police anti-émeute prend position place Abbasiya. (Photo Amr Dalsh. Reuters)
Mercredi à l'aube, des assaillants non-identifiés, accusés d'être des hommes de main en civil agissant sur commande, ont attaqué. (Photo Asmaa Waguih. Reuters)
Un assaillant lynché par les protestataires. (Photo AFP.)
Pendant des heures ont volé pierres et cocktails molotov. Des personnes, le corps en sang, ont été battues à coups de barres de fer dans des scènes de lynchage en pleine rue. (Photo Asmaa Waguih. Reuters)
Un protestataire brandit le béret d'un policier anti-émeute. En réaction au massacre, l'armée s'est dite prête à quitter le pouvoir dès le 24 mai en cas de victoire d'un des candidats dès le premier tour, sans attendre la fin juin comme initialement évoqué. (Photo Amr Dalsh. Reuters)
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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 14:46

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120502.OBS7467/egypte-cinq-morts-dans-des-affrontements-au-caire.html

Créé le 02-05-2012 à 09h20 - Mis à jour à 15h15 Réagir

Le Nouvel Observateur avec AFP

EN IMAGES. 20 morts dans des affrontements au Caire

Galerie Égypte - Des manifestants évacuent un camarade blessé par des tirs de balles en caoutchouc, le 2 mai.

Publié le 02-05-2012 à 15h37

 
 
Galerie Égypte - Des manifestants pendant les affrontements, le 2 mai.

Publié le 02-05-2012 à 15h37

 
 
Galerie Égypte - Une femme apporte des pierres aux manifestants, au Caire, le 2 mai.

Publié le 02-05-2012 à 15h37

 
 
  
 
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Des assaillants non identifiés ont attaqué des manifestants protestant contre le pouvoir militaire près du ministère de la Défense. 

 

 
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Manifestation au Caire contre le ministre de la Défense, le 29 avril dernier. (ASHRAF AMRA/APA IMAGES/SIPA)

Manifestation au Caire contre le ministre de la Défense, le 29 avril dernier. (ASHRAF AMRA/APA IMAGES/SIPA)

Vingt personnes sont mortes mercredi au Caire lors d'affrontements entre des manifestants hostiles au pouvoir militaire et des assaillants non-identifiés. Plusieurs candidats à l'élection présidentielle ont suspendu leur campagne en signe de protestation.

Les deux camps ont échangé pendant des heures des jets de pierres et des cocktails molotov, tandis que des personnes, le corps en sang, étaient battues à coups de barre de fer dans des scènes de lynchage en pleine rue. En début d'après midi, des coups de feu étaient toujours audibles. L'armée et la police anti-émeutes ont installé un cordon de sécurité pour tenter de séparer les deux camps dans ce secteur du quartier d'Abbassiya, à proximité du ministère de la Défense.

Ces violences ont fait vingt morts et des dizaines de blessés, selon les médecins de l'hôpital de campagne installé non loin du secteur. Dans un bilan provisoire, le ministère de la Santé dénombre, pour sa part, neuf morts.

Des assaillants non-identifiés ont attaqué à l'aube les protestataires, rassemblés depuis plusieurs jours pour réclamer le départ de l'armée du pouvoir, selon des sources de sécurité et des témoins. Parmi les manifestants figurent des partisans du leader salafiste Hazem Abou Ismaïl, qui campent dans le secteur depuis samedi après l'exclusion par la commission électorale de ce candidat à la présidentielle, dont le premier tour est prévu les 23 et 24 mai prochains.

La campagne suspendue 48 heures

Hazem Abou Ismaïl fait partie des 10 candidats sur 23 à avoir été éliminés en raison d'irrégularités dans leurs dossiers. Sa mère a obtenu, selon les autorités, la nationalité américaine, ce qui contrevient à la loi électorale qui stipule que le candidat, ses parents et son épouse doivent être uniquement Egyptiens.

La plupart de ses partisans crient "au complot" et refusent son exclusion. Dimanche, une personne avait été tuée et 119 autres blessées dans des affrontements avec ses partisans dans le quartier d'Abbassiya.

Les violences lors des manifestations en Egypte sont fréquemment attribuées à des hommes de main en civil accusés d'agir sur commande. Les affrontements de mercredi ont amené deux des principaux candidats - Mohamed Morsi pour les Frères musulmans et l'islamiste modéré Abdel Moneim Aboul Foutouh - à suspendre leur campagne.

Mohamed Morsi a affirmé à des journalistes qu'il suspendait sa campagne "pour 48 heures en signe de solidarité avec les manifestants" et qu'il tenait "le Conseil suprême des forces armées [au pouvoir] pour responsable".

Des "tentatives pour entraver la remise du pouvoir"

Le Parti de la justice et de la liberté (PLJ), issu des Frères musulmans, a annoncé qu'il boycottait une réunion prévue mercredi entre le maréchal Hussein Tantaoui, chef d'Etat de fait de l'Egypte, et les partis politiques, "en raison [...] des évènements sanglants" d'Abbassiya. Le PLJ a aussi dénoncé des "tentatives d'entraver la remise du pouvoir conformément au calendrier fixé", allusion faite à la promesse des militaires de céder le pouvoir aux civils fin juin, une fois un président élu.

Abdel Moneim Aboul Foutouh, un islamiste réputé modéré exclu des Frères musulmans, a de son côté annulé ses activités de campagne pour la journée de mercredi, a indiqué à l'AFP une responsable de sa campagne.

Un autre candidat, l'avocat de gauche militant anti-corruption et pour la réforme du gouvernement, Khaled Ali, a lui aussi annoncé la suspension de ses activités.

La campagne pour l'élection présidentielle a officiellement débuté lundi. Ce scrutin se déroule dans un climat d'ouverture inédit pour une présidentielle en Egypte, après des décennies d'élections-plébiscites largement boudées par les électeurs faute d'enjeu réel.

Le Nouvel Observateur avec AFP

Par Le Nouvel Observateur avec AFP

 


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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 18:47

 

LEMONDE.FR avec AFP | 11.03.12 | 11h53   •  Mis à jour le 11.03.12 | 12h00

 
 

 

La pratique par l'armée de "tests de virginité" sur des manifestantes arrêtées sur la place Tahrir au début du mois de mars avait provoqué un tollé en Egypte.

La pratique par l'armée de "tests de virginité" sur des manifestantes arrêtées sur la place Tahrir au début du mois de mars avait provoqué un tollé en Egypte.AFP/FILIPPO MONTEFORTE


Un médecin de l'armée égyptienne, accusé d'avoir procédé à des "tests de virginité" sur des manifestantes l'an dernier, a été relaxé, dimanche 11 mars, par un tribunal militaire, a annoncé l'agence de presse officielle Mena.

Ahmed Adel était poursuivi pour "atteinte à la pudeur et non-respect des ordres" à la suite de la plainte d'une manifestante, Samira Ibrahim. Mais le tribunal a jugé les témoignages "contradictoires" et a prononcé sa relaxe. La décision repose sur "ce qui a été prouvé dans les documents et a été pris en mon âme et conscience", a déclaré le juge, assurant "ne pas avoir subi de pressions."

FORME DE "TORTURE" ET DE VIOLENCE SEXUELLE

La pratique par l'armée de "tests de virginité" sur des manifestantes arrêtées sur la place Tahrir au début du mois de mars avait provoqué un tollé en Egypte, contribuant à ternir l'image de l'institution militaire au pouvoir depuis la chute du président Hosni Moubarak, en février 2011.

 

>> Lire : Des manifestantes égyptiennes ont subi des tests de virginité forcés

Elle a été dénoncée comme une forme de "torture" et de violence sexuelle par des organisations égyptiennes et internationales de défense des droits de la personne, en particulier Amnesty International et Human Rights Watch (HRW).

Le 31 mai, Amnesty International avait appelé les autorités égyptiennes à traduire en justice les auteurs des "tests" : "Après que des militaires eurent évacué avec violence les manifestants de cette place le 9 mars, au moins dix-huit femmes ont été placées en détention aux mains de l'armée. Amnesty International a été informée par des manifestantes qu'elles avaient été battues, soumises à des décharges électriques, fouillées au corps tandis que des soldats les photographiaient, puis forcées à subir des 'tests de virginité' et menacées de poursuites pour prostitution", écrit l'organisation dans un communiqué.

CNN avait à l'époque recueilli le témoignage d'une manifestante ayant subi un de ces tests :

 

 

 

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 14:34

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 19.02.12 | 18h20   •  Mis à jour le 19.02.12 | 18h39

 
 

 

Un graffiti contre le Conseil suprême des forces armées en Egypte et son président, le maréchal Hussein Tantaoui.

Un graffiti contre le Conseil suprême des forces armées en Egypte et son président, le maréchal Hussein Tantaoui.REUTERS/AMR ABDALLAH DALSH


L'annonce de la date de la première élection présidentielle de l'ère post-Moubarak est attendue avec grand intérêt en Egypte. Après la chute il y a un an de Hosni Moubarak, nombreux sont ceux qui réclament le départ du Conseil suprême des forces armées qui assure depuis la transition à la tête de l'Etat et la mise en place d'un gouvernement civil. Leurs vœux pourraient se voir exaucer en juin, a indiqué un responsable de la commission électorale égyptienne cité dimanche 19 février par le quotidien Al-Masri Al-Youm.

"L'élection commencera dans les premiers jours de juin et se terminera la dernière semaine de juin s'il y a un second tour", a indiqué Ahmed Chamseddine, membre de la commission électorale cité par le journal.

Suivant la nouvelle Loi fondamentale adoptée par référendum l'an passé, le chef de l'Etat égyptien ne peut désormais accomplir que deux mandats consécutifs de quatre années.

 

LA QUESTION DU VOTE À L'ÉTRANGER

Le président de la commission électorale, Farouq Sultan, a indiqué dimanche au cours d'une conférence de presse que les candidats pouvaient s'enregistrer entre le 10 mars et le 8 avril. La commission décidera d'une date pour l'élection quand elle aura mis au point un mécanisme pour les votes par correspondance, a-t-il ajouté assurant que le scrutin se tiendrait avant la fin juin.

La commission électorale doit notamment régler avant cela la question du vote des quelque huit millions d'Egyptiens de l'étranger. Le ministère des affaires étrangères souhaite que ces derniers disposent d'une période de deux semaines pour voter et d'une semaine pour les opérations de dépouillement.

Le mois dernier, une commission chargée de conseiller le Conseil militaire, au pouvoir depuis le départ de M. Moubarak, avait proposé la tenue de l'élection le 16 mai, soit plus tôt que prévu par les généraux. Face aux demandes de la rue d'accélérer le transfert du pouvoir des militaires aux civils, la commission électorale avait décidé d'avancer du 15 avril au 10 mars la date de dépôt des candidatures. Plusieurs membres de la classe politique avaient réclamé la tenue du scrutin au plus tard en mai.

Les militants pro-démocratie manifestent depuis des mois pour que l'élection présidentielle soit avancée et que la junte militaire quitte le pouvoir. Ils accusent le Conseil militaire de mal gérer la transition et de violer les droits de l'homme. L'armée a été la colonne vertébrale de la politique égyptienne depuis la chute de la monarchie en 1952 et tous les présidents jusqu'alors étaient issus de ses rangs.

 

 

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 11:30

LEMONDE.FR avec AFP | 06.02.12 | 11h14   •  Mis à jour le 06.02.12 | 11h33

 
 

 

Les affrontements se sont poursuivis dans la nuit du dimanche 5 au lundi 6 février entre police et manifestants au Caire, avec des appels lancés pour des actions à l'occasion du premier anniversaire de la chute du régime de Hosni Moubarak, le 11 février. Les affrontements se sont interrompus dans la matinée dans le secteur proche de la place Tahrir, mais l'atmosphère restait tendue avec des groupes de manifestants toujours présents, ont indiqué des témoins.

La police a tiré à la chevrotine contre les manifestants, dans les rues menant au ministère de l'intérieur, où des heurts ont lieu depuis jeudi. Les forces de sécurité sont accusées d'être restées passives face aux violences qui ont fait soixante-quatorze morts mercredi soir à l'issue d'un match de football à Port-Saïd.

Ces manifestations ont relancé la contestation contre le pouvoir militaire, à la tête du pays depuis le départ de M. Moubarak sous la pression de la rue.
Douze personnes ont perdu la vie et plus de deux mille cinq cents ont été blessées depuis jeudi dans les affrontements survenus avec la police au Caire et à Suez. Au Caire, les policiers ont érigé des murs dans plusieurs rues menant au ministère de l'intérieur pour empêcher les manifestants de passer.

 

 APPELS À LA "DÉSOBÉISSANCE CIVILE"


Près de la place Tahrir, au Caire, dimanche 5 février 2012.

Près de la place Tahrir, au Caire, dimanche 5 février 2012.AFP/MARCO LONGARI


Des étudiants de plusieurs universités ainsi que des groupes de militants en faveur de la démocratie ont, par ailleurs, appelé à des grèves et des actions de "désobéissance civile" pour l'anniversaire du départ de M. Moubarak. Les manifestants et des commentateurs accusent des partisans de l'ancien président et de son ministre de l'intérieur Habib El-Adly – aujourd'hui jugé avec M. Moubarak – d'avoir provoqué les violences de Port-Saïd.

Le ministère de l'intérieur a indiqué qu'en "réponse aux demandes des manifestants" il allait placer dans cinq établissements pénitentiaires différents les proches de M. Moubarak et les anciens membres de son régime actuellement détenus à la prison de Tora, au sud du Caire. Cette mesure concerne notamment les deux fils de M. Moubarak, Alaa et Gamal, qui resteront toutefois ensemble. Et une unité médicale est en préparation à Tora afin que M. Moubarak, actuellement en détention dans un hôpital militaire du Caire, puisse y être transféré, a ajouté le ministère.

 

 

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 17:07

LEMONDE | 04.02.12 | 13h49

 
 

C'est l'histoire d'un obélisque bancal. Mercredi 25 janvier, avant le drame de Port-Saïd, les médias du monde entier braqués sur la place Tahrir, qui célébrait avec frénésie l'anniversaire de la révolution égyptienne, ont assisté à l'arrivée d'un monument inattendu. Un "rayon de soleil figé" en bois de 40 mètres de haut, sur lequel étaient peints, dans des cartouches à l'antique, les noms du millier de martyrs tombés sous les coups de la police et de l'armée depuis un an. Un cadeau-surprise réalisé et offert par Les Jeunes de Maspéro, un groupe d'activistes formé à l'origine pour défendre les droits des chrétiens d'Egypte et devenu, depuis quelques mois, l'un des chefs de file de l'opposition aux militaires.

Léger et rapide, porté à bout de bras par les manifestants, l'obélisque s'est frayé un chemin facile sous les applaudissements de la foule enthousiaste. Les caméras zoomaient, les journalistes se rengorgeaient : la place Tahrir aurait son monument aux morts. La référence pharaonique faisait l'unanimité, même auprès des islamistes. Sobre, consensuel, suggestif, l'obélisque reste une valeur sûre dans les moments polémiques.

C'est alors que l'échelle est arrivée. Mais elle était trop courte, ou l'obélisque trop haut. Malgré les efforts désespérés des révolutionnaires, il a fallu remporter le monument, qui tanguait dangereusement. Avec pudeur, les caméras de télévision ont détourné leurs objectifs sans insister, la nuit est tombée sur la place, les révolutionnaires ont parlé d'autre chose et l'obélisque a disparu.

"Bon débarras ! C'est d'un kitsch !", se réjouissaient déjà les commentateurs acerbes de l'art révolutionnaire, agacés par la naïveté des cartouches à l'antique. Mais déjà une chandelle lumineuse de dimensions plus modestes sur laquelle les noms des martyrs étaient écrits en caractères hiéroglyphiques brillait de tous ses feux au milieu de la place.

N'en déplaise aux esthètes agacés par les assauts désordonnés de créativité révolutionnaire, la place Tahrir est devenue l'épicentre d'une Egypte en pleine révolution culturelle, où artistes et activistes rivalisent de créativité afin de renouveler en profondeur les pratiques politiques.

Les manifestations, dont la préparation implique de nombreux artistes, sont en passe de devenir un véritable art de rue. Elles obéissent à des codes et à des traditions établies, au rang desquels de célèbres "crieurs", portés sur les épaules de leurs camarades, testent leurs dernières rimes devant un public impitoyable qui fait et défait les réputations. Après être allé contempler une installation lumineuse qui projette le mot "Révolution" sur les fenêtres du ministère des affaires étrangères, on pourra ainsi reprendre en coeur "Tantawi ! Pourquoi ? Pourquoi ?/ Tu parles arabe ou quoi ? !", ou encore, avec le Front égyptien de la créativité, qui est de toutes les manifestations : "Créativité, liberté, justice sociale !"

Les artistes contribuent à transformer les alentours de la place Tahrir en musée révolutionnaire à ciel ouvert, où de nombreuses mises en scène s'apparentent à de véritables installations artistico-politiques. Prenez par exemple le mur érigé par l'armée dans la rue Mohammed-Mahmoud, où des affrontements entre forces de l'ordre et révolutionnaires ont fait plus de quarante morts au mois de novembre 2011. Entre les énormes blocs de béton recouverts de graffitis plus drôles et spirituels les uns que les autres, la jeunesse du Caire vient désormais se faire prendre en photo devant une petite souricière dans laquelle on peut se glisser, et sur laquelle des esprits malins ont apposé une flèche indiquant le passage. Au-dessus, on peut lire "La Brèche", du nom d'une célèbre faille réalisée par l'armée israélienne dans les rangs de l'armée égyptienne au cours de la guerre du Kippour.

Quelle forme donner au discours révolutionnaire dans un environnement médiatique saturé de propagande audiovisuelle et où près de la moitié de la population est analphabète ? Comment canaliser et organiser de manière démocratique l'énergie révolutionnaire qui déborde de la Toile et des réseaux sociaux, mais qui est quasiment absente des bancs du nouveau Parlement ?

Les nouvelles technologies jouent un rôle incontournable dans l'invention de nouveaux modes de communication et d'action politique. Les créateurs de la campagne "Kaziboun" ("Menteurs"), montée par des activistes pour dénoncer les crimes commis par l'armée, ont imaginé une série de projections en plein air de vidéos prouvant les crimes des militaires. Sur de modestes coins de murs lépreux, dans les quartiers chics ou défavorisés, ils arrivent par surprise avec un projecteur, installent à la va-vite une toile de fortune et attirent les foules les plus bigarrées avec lesquelles s'engagent des dialogues brûlants, au cours desquels les certitudes vacillent. Puis ils remballent vite leur matériel avant que la police n'arrive.

Autour de la place Tahrir se tiennent régulièrement des "tweets clubs". Des activistes s'y réunissent, parfois en pleine rue, autour d'une toile. Assis par terre, leur téléphone ou leur ordinateur portable sur les genoux, ils envoient de courts messages, projetés sur un écran géant, à quelques intervenants assis sur des sièges. Se noue alors un dialogue complexe dont le but est de permettre à chacun de s'exprimer et à tous de répondre dans un temps limité. Pour applaudir, on agite haut la main en silence.


 

coco.boer@yahoo.fr

Claire Talon


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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 16:47

LEMONDE.FR avec AFP | 04.02.12 | 09h46

 
 

 

Des manifestants à proximité du ministère de l'intérieur, le 3 février 2012.

Des manifestants à proximité du ministère de l'intérieur, le 3 février 2012.AFP/KHALED DESOUKI


Des affrontements entre policiers et manifestants se poursuivaient, samedi 4 février, aux abords du ministère de l'intérieur au Caire, traduisant la colère contre le pouvoir militaire après la mort de 74 personnes après un match de football à Port-Saïd.

Des groupes de manifestants continuaient pour le troisième jour de lancer des pierres sur les forces anti-émeutes, qui répondaient avec des tirs de chevrotine et de gaz lacrymogènes. Ces affrontements ont fait au total neuf morts depuis jeudi : trois au Caire et six à  Suez, ville portuaire sur le canal du même nom à l'est de la capitale, selon des sources médicales. Certaines victimes sont mortes asphyxiées par les gaz lacrymogènes. Cinq personnes ont également été blessées dans la nuit lors de heurts à Alexandrie, deuxième ville du pays, sur la côté méditerranéenne, selon la presse gouvernementale. Le ministère de la santé a quant à lui fait état de 2 532 blessés au total dans un communiqué.

 

Les manifestants, parmi lesquels de nombreux supporteurs de clubs de football, réclament la fin du pouvoir militaire qui tient les rênes du pays depuis la démission il y a près d'un an du président Hosni Moubarak. Le Conseil suprême des forces armées (CSFA), dirigé par le maréchal Hussein Tantaoui et chargé de la délicate transition démocratique, a de son côté accusé "des mains étrangères et intérieures de viser le pays".

Régulièrement accusé de mal gérer cette transition, le CSFA est tenu pour responsable des 74 morts et des centaines de blessés mercredi au stade de Port-Saïd après la première défaite de la saison pour le célèbre club cairote Al-Ahly face aux locaux d'Al-Masry (3-1).

 

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 13:33

LEMONDE.FR avec AFP | 03.02.12 | 11h02   •  Mis à jour le 03.02.12 | 11h07

 
 

 

Des responsables sportifs et politiques ont dénoncé l'absence de sécurité entourant cette rencontre et accusé les militaires au pouvoir en Egypte depuis la chute d'Hosni Moubarak d'avoir permis, sinon provoqué, cette tragédie par incurie ou par calcul.

Des responsables sportifs et politiques ont dénoncé l'absence de sécurité entourant cette rencontre et accusé les militaires au pouvoir en Egypte depuis la chute d'Hosni Moubarak d'avoir permis, sinon provoqué, cette tragédie par incurie ou par calcul.REUTERS/STRINGER


Des militants ont appelé à de nouvelles manifestations massives vendredi 3 février au Caire contre le pouvoir militaire, cible d'une colère grandissante depuis la mort de 74 personnes dans un drame du football à Port-Saïd.

 

Une coalition de 28 organisations pro-démocratie a appelé les manifestants à se rassembler à la sortie des mosquées à travers la capitale après la grande prière de la mi-journée et à converger vers le Parlement pour exiger la fin du pouvoir de l'armée, qui gère le pays depuis la chute de Hosni Moubarak.

Les manifestants dénoncent la mauvaise gestion de la transition démocratique par l'armée et accusent les autorités d'être responsables de la mort de 74 personnes mercredi soir dans des affrontements après un match de football à Port-Saïd.

Le drame de Port-Saïd a provoqué à travers le pays des manifestations qui ont dégénéré jeudi en affrontements violents avec la police. Deux manifestants ont été tués par balle et plus de trente personnes ont été blessées à Suez , selon des sources médicales. Plus de 600 personnes ont été blessées au Caire dans des affrontements entre la police et des manifestants aux abords du ministère de l'intérieur.

 

 

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Egypte : des heurts font deux morts à Suez et plus de 600 blessés au Caire

LEMONDE.FR avec AFP | 03.02.12 | 06h35   •  Mis à jour le 03.02.12 | 10h16

 
 

 

Le Caire, jeudi soir 2 février 2012.

Le Caire, jeudi soir 2 février 2012.AFP/MAHMUD HAMS


Deux personnes ont été tuées jeudi à Suez, dans le nord-est de l'Egypte, dans des affrontements entre policiers et manifestants qui protestaient contre la mort de 74 personnes après un match de foot, un drame qui a provoqué la colère dans le pays et relancé la contestation contre les autorités.

Les deux hommes, des manifestants, ont été tués par balle selon des sources médicales, d'après qui une trentaine de personnes ont en outre été blessées. Des témoins ont rapporté que la police avait d'abord essayé de disperser les centaines de manifestants qui tentaient d'investir les locaux de la direction de la sécurité à Suez avec des gaz lacrymogènes, avant d'utiliser des balles réelles.
Mais une source de sécurité a affirmé que les forces de l'ordre n'avaient pas tiré sur les protestataires, affirmant que certaines des personnes ayant "attaqué" le bâtiment étaient elles-mêmes armées.

 

Plus tôt, au Caire, plus de 600 personnes avaient été blessées, la plupart par asphyxie, dans des affrontements entre policiers et manifestants aux abords du ministère de l'intérieur, selon la télévision d'Etat. Dans la journée, des milliers de supporteurs du très populaire club cairote Al-Ahly mais aussi des citoyens ordinaires avaient défilé en accablant les militaires au pouvoir et le ministère de l'intérieur pour les violences qui ont fait 74 morts et des centaines de blessés mercredi soir à Port-Saïd.

 

VIVES CRITIQUES

Les policiers antiémeutes avaient fait usage de gaz lacrymogène contre les manifestants qui lançaient des pierres et tentaient de s'approcher du ministère, cible de vives critiques en raison de l'inertie des forces de sécurité face aux affrontements entre supporteurs lors du match. "Les services de sécurité continuent à observer le plus haut degré de retenue pour faire face à ces agressions", a indiqué une source de sécurité, citée par l'agence officielle de presse Mena.

Dans la nuit, le calme semblait temporairement revenu dans le centre de la capitale selon des images de la télévision d'Etat, mais des groupes de manifestants restaient présents aux abords du ministère de l'intérieur et sur l'emblématique place Tahrir. "Ils savent protéger un ministère, mais pas un stade !" lançaient des manifestants, dont la colère était surtout dirigée contre le maréchal Hussein Tantaoui, le chef du Conseil suprême des forces armées (CSFA) au pouvoir depuis la chute de Hosni Moubarak il y a un an. "Le peuple veut l'exécution du maréchal ! Dégage !" criaient-ils.

 

 

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 14:42

 

Violences 02/02/2012 à 08h22

Marie Kostrz | Journaliste Rue89

 

Après la mort de 74 supporters lors d'affrontements entre deux équipes à Port-Saïd mercredi soir, les responsables politiques et religieux sont nombreux à accuser les militaires, au pouvoir depuis la chute de Moubarak, d'avoir sucscité le mouvement de foul

Quelques secondes après la fin du match, les supporters d'al-Masry, l'équipe de Port-Saïd, sont descendus sur le terrain pour attaquer leurs adversaires d'al- Ahly, l'équipe du Caire.

 

 

Les affrontements après le match à Port-Saïd

En plus d'un grand nombre de décès, les projectiles lancés, les coups de couteau donnés et les piétinements ont blessé au moins 248 personnes. Une journée de deuil national a été proclamée.

« Où est la sécurité ? Où est le gouvernement ? »

Selon les témoins, des banderoles insultantes avaient été déployées par les ultras d'al-Masry durant la seconde partie du match. Sur France Inter ce jeudi, Claude Guibal, ancienne correspondante de la radio au Caire, a expliqué que ce n'était cependant pas une nouveauté. Une enquête a été ouverte.

Elle attire l'attention sur la tension qui domine l » Egypte actuellement, où le peuple demande le départ des militaires au pouvoir.

Interrogé par téléphone en direct à la télévision, Albadri Farghali, représentant de Port-Saïd au Parlement, a hurlé son mécontentement :

« Le chef du régime est tombé mais tous ses hommes sont toujours en place. Où est la sécurité ? Où est le gouvernement ? »

Les personnes présentes ont remarqué le peu de forces de police présentes autour du stade et leur manque de réactivité.

Une vengeance contre les ultras égyptiens ?

Des doutes sur l'origine de l'affrontement ont en effet été rapidement exprimés après le drame. Une manœuvre du gouvernement pour punir les supporters d'al-Ahly.

Apolitiques mais traditionnellement anti-Moubarak, il ont largement pris part à la révolution égyptienne, comme nous vous l'avions expliqué il y a quelques mois.

II y a tout juste un an, le 2 février, les partisans de Moubarak avaient pris d'assaut la place Tahrir à dos de dromadaires et de chevaux. Une riposte avait été menée par les ultras.

Dernièrement, ils avaient inscrit des graffitis hostiles au pouvoir sur les murs du Caire.

Contre l'abrogation de l'état d'urgence ?

D'autres y voient une stratégie du gouvernement pour empêcher la levée de l'état d'urgence. Al Masry al-Youm, journal égyptien, relaye les doutes de Ziad El-Elaimy, responsable du Parti social-démocrate :

« Ce qui vient de se passer n'est pas une coïncidence. Ce massacre et trois vols à main armée sont survenus un jour seulement après que le ministre de l'Intérieur est venu au Parlement pour tenter de nous convaincre de l'importance de maintenir l'état d'urgence. »

Al Masry al-Youm souligne que la télévision égyptienne a diffusé des images d'affrontements similaires survenus au même moment au stade du Caire entre l'équipe très populaire de Zamalek et celle d'Ismaïlia.

A l'annonce du drame de Port-Saïd, Hassan Shehata, le coach de Zamalek, a décidé de ne pas continuer le match après la mi-temps : pour manifester leur désaccord avec cet arrêt, certains supporters ont mis le feu au stade.

 

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