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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 21:58

 

 

Source : http://www.lefigaro.fr

 

 

70 salariés d'ING apprennent leur licenciement par un mail envoyé... par erreur

 

 

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Le siège de la banque ING Direct situé aux Pays-Bas.

VIDÉO - Le courrier électronique envoyé par la direction des ressources humaines de la banque en ligne contenait un rapport qui préconisait la fermeture prochaine de trois sites français à Reims, Paris et Lyon.

Un e-mail envoyé par erreur. C'est par cette bourde des ressources humaines que des salariés de la banque en ligne ING Direct ont appris le 28 novembre leur futur licenciements. Selon Le Parisien, le courrier électronique rédigé en anglais était normalement destiné au comité de direction de cette banque, filiale d'un groupe néerlandais. L'e-mail contenait ainsi un rapport de 26 pages annonçant la fermeture prochaine des agences de Reims, Paris et Lyon.

«En lisant ce mail, des collègues se sont mis à pleurer, à crier», raconte l'une des salariées touchées par ce plan social. Malgré de confortables bénéfices (4,65 milliards d'euros en 2016, soit une hausse de 16%), la banque en ligne ING a décidé de fermer trois sites français au printemps 2017 mettant sur la sellette près de 70 postes, soit environ 10% des effectifs français.

Le document détaillait la marche à suivre pour que la direction mène à bien son plan social. Il prévoyait un calendrier des annonces, une liste des embûches à éviter et mettait en garde contre «risques» collatéraux tels que les grèves, la dégradation du service client, la démotivation des équipes ou encore la mauvaise publicité qui nuierait à l'image de la banque.

 

Une grève illimitée sur le site de Reims

«Ce n'est qu'un projet», répond la direction. Cette déclaration correspond au discours préconisé page 4 du document: «Toujours utiliser le conditionnel» puisqu'il ne s'agit que d'un «projet». Contactée par Le Figaro, la direction des ressources humaines n'a pas souhaité s'exprimer. De son côté, la direction rappelle que 25 postes seront créés sur un site parisien.

http://i.f1g.fr/media/figaro/300x200/2017/02/23/XVM0929666c-f9dc-11e6-a915-9c70b2c29c59-300x200.jpg

Pour contrer la mise en place de ce plan social, les salariés de Reims (Marne) - dont le site va fermer- se sont mis en grève pour une durée illimitée. Une vingtaine d'autres ont manifesté munis de pancartes devant une agence du XIIe arrondissement de Paris. Présent sur place, leur avocat, Thomas Hollande, mandaté par les organisations syndicales d'ING, a expliqué que «la direction refusait d'augmenter les indemnités de licenciement à un niveau décent».

Les salariés d' en grève contre un plan social

 

 

 

(Avec AFP)

 

 

Source : http://www.lefigaro.fr

 

 

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 21:50

 

 

Source : http://www.rfi.fr

 

 

Espagne: l’ex-directeur du FMI Rodrigo Rato condamné à 4 ans de prison

media

L'ex-patron du FMI Rodrigo Rato a été décrit par le parquet espagnol comme un «délinquant compulsif». REUTERS/Andrea Comas

En Espagne, deux responsables de la caisse d'épargne Bankia et 65 autres cadres ont été condamnés à des peines de prison ou des amendes pour avoir détourné plus de 12 millions d’euros entre 2003 et 2012. Parmi eux, Rodrigro Rato, ex-directeur du Fonds monétaire international (FMI), ex-banquier, ex-ministre de l'Economie, et l'un des piliers du Parti populaire (PP) de Mariano Rajoy. Condamné ce jeudi à quatre ans et demi de prison, Rodrigo Rato est devenu le symbole des errements de l'establishment.

 

Avec notre correspondant à Madrid,  François Musseau

Rodrigo Rato, c'est tout un symbole. Le symbole d'une époque où l'argent coulait à flots et où la corruption régnait en maître. Celui qui fut le gourou économique du gouvernement d'Aznar dans les années 1990, puis président du Fonds monétaire international, est aujourd'hui un homme voué aux gémonies, détesté dans l'opinion publique.

Il a été condamné pour avoir autorisé et facilité l'usage illimité d'une carte de crédit que pouvaient utiliser tous les dirigeants de Bankia, alors qu'il présidait la caisse d'épargne, qui allait être sauvée de la faillite grâce à de l'argent public. Entre 2003 et 2012, environ 12,5 millions d'euros auraient ainsi été dépensés de façon frauduleuse.

Comme l'affirme le parquet, qui le décrit comme « un délinquant compulsif », Rodrigo Rato aurait aussi détourné près de 7 millions d'euros vers des paradis fiscaux. Une véritable disgrâce pour un homme qui, il y a seulement quelques années, était considéré comme le symbole de la réussite et de l'honnêteté. Il a été condamné ce jeudi à quatre ans et demi de prison, à une amende de 100 000 euros et à l'inéligibilité pour une quelconque fonction publique.

 

 

 

Source : http://www.rfi.fr

 

 

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 16:38

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

Blocus lycéens : « Je préfère recevoir du gaz lacrymogène plutôt que de me taire »

 

Seize lycées ont été bloqués par des élèves à Paris et un millier de lycéens ont manifesté pour protester contre les violences policières.

 

LE MONDE | • Mis à jour le | Par

 

 

Devant le lycée Voltaire, le 23 février à Paris.

Devant le lycée Voltaire, le 23 février à Paris. GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

« On peut tous être victime des violences policières, et aujourd’hui, on aimerait soutenir Théo et dénoncer les bavures de la police », explique Antoine (le prénom a été changé), 16 ans, en première au lycée Maurice-Ravel, dans le 20e arrondissement de Paris. Lui est arrivé tôt ce matin pour aider les autres jeunes de son établissement à entasser des poubelles pour bloquer toutes les entrées. « Notre établissement se mobilise régulièrement. On était actifs contre la loi travail, on l’est encore plus aujourd’hui car c’est une cause sérieuse qui nous tient tous à cœur. »

A Paris, 16 lycées ont fait l’objet de blocus, jeudi 23 février, de la part d’élèves qui protestaient contre le viol présumé de Théo L. par un policier à Aulnay-sous-Bois, le 2 février. Une manifestation place de la Nation a ensuite réuni près d’un millier de jeunes à l’appel de mouvements antifascistes, aux cris de « Justice pour Théo ! », « C’est l’impunité et l’injustice, alors désarmons la police », « Police, violeurs, assassins » ou « Tout le monde déteste la police ».

 

« Il ne faut pas généraliser »

Antoine a déjà vu certains de ses amis être victimes de violences policières et raconte avoir reçu « quatre coups de matraques injustifiés pendant les mobilisations contre la loi travail ». « Je crains que l’on retombe dans une situation aussi tendue qu’en 2005 », avance-t-il.

 

Lire aussi :   Manifestation interdite ou non déclarée : que dit la loi ?

 

Son ami Mattéo, 16 ans, le coupe. « Il faut évidemment dénoncer les bavures policières et les abus, mais il ne faut pas pour autant généraliser. Certains policiers font bien leur travail et sont là quand on a besoin d’eux », tient-il à préciser. Antoine acquiesce. Très dubitatif quant à l’efficacité des blocus, Mattéo estime que « beaucoup font ça pour louper les cours ». Pour lui, « une manifestation est plus efficace qu’un blocus car les gens font l’effort d’y aller, et cela montre que la cause leur importe vraiment ».

Alors que des camarades leur apprennent que la situation est plus tendue au lycée Henri-Bergson, dans le 19e arrondissement, les deux amis décident de s’y rendre. Les lycéens de cet établissement bloquent eux aussi l’entrée avec des poubelles. Les sapeurs pompiers sont dépêchés sur place pour éteindre les poubelles incendiées, les CRS tentent de disperser les élèves, l’ambiance est tendue. Léa, lycéenne de 18 ans en première ES, observe la scène. Pour elle, la seule façon de faire entendre sa voix est de manifester pacifiquement. « Ce serait contradictoire et contre-productif de protester contre les violences policières en étant nous-mêmes violents. » Elle ne veut pas aller à la manifestation de peur que « la situation dégénère » mais tient à être présente au blocus pour dénoncer « l’injustice ».

« Nous sommes très mobilisés dans ce lycée car nous avons nous-mêmes, l’année dernière, assisté à des violences policières », précise-t-elle. En mars 2016, Adan, un lycéen de Bergson, avait reçu un coup de poing d’un policier en marge d’un blocus de son établissement contre la loi travail. Les faits avaient été filmés et largement relayés sur les réseaux sociaux. Le policier a été condamné en novembre 2016 à huit mois de prison avec sursis.

Adan est d’ailleurs présent jeudi matin. « Je regrette qu’après ce qu’il m’est arrivé, rien n’ait changé. Les violences policières, mêmes médiatisées, sont encore présentes », déplore l’élève, qui a redoublé sa seconde. Un peu avant 11 heures, Antoine, Matteo, Adan et leurs amis quittent le lycée Bergson et se rendent place de la Nation pour manifester.

 

« Justice à deux vitesses »

Siam, 17 ans, étudiante en première au lycée Jean-Moulins à Vincennes, est, elle, venue avec deux amies. Alors qu’il n’y avait pas de blocus dans son lycée, la jeune fille a tenu à manifester, même si elle est pessimiste sur les effets du mouvement. « Je pense que cette manifestation n’aboutira à rien, mais au moins, on montre que l’on se sent concernés, que la situation nous préoccupe », indique-t-elle.

 

Lire aussi :   Violences policières : 16 lycées bloqués à Paris en soutien à Théo L.

 

Alors que certains manifestants s’en prennent à des voitures, son amie Yasmina, 17 ans, ajoute : « On ne devrait pas montrer notre colère comme ça, en s’en prenant aux biens de personnes qui n’ont rien demandé et qui n’ont rien à voir avec tout ça. » Si elle regrette les échauffourées entre manifestants et forces de l’ordre, elle affirme qu’elle continuera malgré tout de manifester : « Je préfère recevoir du gaz lacrymogène dans la figure plutôt que de me taire. »

Avec sa pancarte « Il y a des indulgences qui sont un déni de justice », citation du moraliste et essayiste Joseph Joubert, Rudy est venue tout droit de son lycée Elisa-Lemonnier, dans le 12arrondissement de Paris, lui aussi bloqué. La jeune fille de 20 ans, présente avec quatre amies, dénonce « une justice à deux vitesses ». « Cette manifestation est d’autant plus nécessaire à l’approche de la présidentielle. Avec la montée du FN, on ne peut que flipper », confie la lycéenne.

Sur la place, les lycéens tentent de forcer les barrages des policiers avec des jets de projectiles. Les forces de l’ordre répondent par des tirs de gaz lacrymogènes. La mobilisation se disperse dans la confusion, notamment avenue Saint-Mandé, où les heurts avec la police continuent. Rudy conclut : « Ces mobilisations ne seront efficaces que lorsqu’elles seront mieux organisées et qu’elles rassembleront plus de monde. »

 
 

 

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

 

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 15:55

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

« Tous entrepreneurs » ?

Chauffeurs Uber : au volant avec les prolétaires 2.0, « entrepreneurs » pour 3,5 euros de l’heure

 

par

 

 

Ils travaillent plus de 60 heures par semaine et gagnent moins que le Smic. Ce sont les chauffeurs VTC. Ils seraient autour de 20 000 en France. L’arrivée de la plateforme numérique Uber a suscité espoirs et vocations pour de nombreux exclus du marché du travail. Et la marque a tout fait pour attirer de nouveaux « partenaires ». Derrière les promesses d’autonomie et d’activités rémunératrices, beaucoup découvrent la précarité, le salariat déguisé sans protection sociale, l’endettement et, au final, une nouvelle forme de soumission. Aujourd’hui en lutte, certains chauffeurs s’apprêtent à attaquer Uber en justice pour travail dissimulé. Reportage auprès de ces « uberusés » en colère.

Ils portent des costumes-cravates classieux, conduisent des berlines noires étincelantes aux vitres teintées et font pourtant des courses pour moins de 5 euros. « T’imagines ! On est moins cher que la RATP », lâche Ali, la quarantaine fatiguée en montrant une Peugeot 508 éclatante. Si quatre passagers font une course de 7 euros, ça leur revient à 1,75 euros par personne. »

Depuis plusieurs mois, la colère gronde sous les capots contre les plateformes numériques de mise en relation entre passagers et chauffeurs, Uber bien sûr, en tant que leader incontesté du secteur, mais aussi Snapcar, Le Cab, Chauffeurs privés ou MarcelCaB. La plupart des chauffeurs alternent entre ces marques mais restent fidèles au géant et ses 1,5 millions d’utilisateurs en France. Face aux grèves et actions à répétition de ses travailleurs « VTC », pour voiture de transport avec chauffeur, la direction d’Uber a été contrainte d’ouvrir, ce 22 février, des négociations avec leurs représentants syndicaux [1]. Au programme : étudier un dispositif de soutien aux chauffeurs en difficulté. Pour certains, l’« innovation » Uber commence à virer au cauchemar.

 

1100 euros net, sans droit au chômage et sans congés payés

Tous les matins, Ali se branche sur l’appli UberX pour commencer une journée de travail… à perte. Cet ancien serveur en restauration a beau travailler de 5h à 21h, il ne s’en sort plus depuis la baisse des tarifs pratiqués par Uber. Mais Ali n’a pas le choix. Il doit amortir sa Ford Mondéo qu’il a achetée à crédit plus de 30 000 euros pour se conformer aux modèles imposés par les plateformes. En guise de protestation, il ne prend même plus la peine de porter le costume ni de proposer les bouteilles d’eau ou bonbons à ses passagers. Ce qui a fait le standing et le succès d’Uber auprès des clients – accessibilité, disponibilité, tarification – fait désormais le malheur de ces conducteurs. « Uber X : c’est toujours mieux qu’un taxi », proclame le slogan. Tout dépend de quel côté on est assis.

Plusieurs banderoles flottent sur les escaliers de l’Opéra Bastille ce 16 janvier. « 15h/jour, 360h par mois, Uber m’exploite ». « 3,5 euro par heure, la solution au chômage de Macron ? ». Ici les propos de l’ancien ministre de l’Économie, fervent défenseur du modèle Uber, passent mal. Youssef vient de Villejuif. En dix heures de travail, il lui arrive de réaliser une quinzaine de courses sur lesquelles Uber prélèvera 25% de commission (35% pour le service de partage Uberpool). « Avant je faisais 1500 euros par semaine, maintenant je ne dépasse pas les 800 euros ». Soit 3200 euros de chiffres d’affaires par mois auxquels Youssef doit enlever les frais d’essence (500 euros) et la location de sa Mazda 6 (1600 euros). À la fin du mois, il touche autour de 1100 euros net. À cela, il faudra encore ôter la couverture du régime social des indépendants (RSI). Il en arrive presque au salaire qu’il percevait dans l’aéronautique, mais en travaillant cette fois le double. Et sans l’assurance chômage, les congés payés ni la retraite.

 

« Avec moins de 600 euros par mois, j’arrêterais bien mais je suis bloquée »

« Ces cochers du 21ème siècle » ne sont pas salariés d’Uber mais des « partenaires ». Ils travaillent le plus souvent sous le régime d’auto-entrepreneurs. Ils ne cotisent donc pas aux caisses de protection sociale. Pourtant, Uber reste perçu comme le premier « employeur » de jeunes issus des banlieues, offrant une opportunité d’insertion à une population exclue du marché du travail, sans CV ni diplôme. Un sondage commandé par la firme affiche que 55% de ses recrues étaient au chômage. Sauf que la plupart d’entre eux gagne finalement à peine le Smic en travaillant en moyenne 70 heures par semaine. On est donc loin des 2000 euros net mensuels pour 45 heures de travail hebdomadaire avancés par une étude financée par la direction d’Uber.

Pour Grégoire Kopp, porte-parole de l’antenne française d’Uber et ancien conseiller au ministère des Transport, les mauvaises conditions de travail de ses chauffeurs seraient dues à leurs « mauvais choix en termes de business plan » (Voir ici). Une position que n’est pas loin de tenir Robert [2]. « Faut pas exagérer c’est pas l’usine non plus, t’es assis dans une belle voiture, tu discutes avec les client. Si les conditions sont si mauvaises, pourquoi ne pas arrêter ? » relativise-t-il.

 

« Ils ont tout calculé pour mettre la pression »

Ce trentenaire d’une banlieue nord-parisienne a concrétisé le « rêve de nombreux chauffeurs ». Après avoir roulé pendant quelques mois avec une VTC qu’il louait en binôme avec un autre chauffeur, Robert a monté sa boîte. Il emploie désormais treize chauffeurs. Il montre fièrement le chiffre d’un de ses employés qu’il suit en direct sur son smartphone : 1673 euros net la semaine. Le montant détonne avec celui des autres. L’homme a roulé 64 heures en sept jours. « Ceux qui s’en sortent passent 17 heures au volant puis dorment dans leur voiture, j’en ai vus à l’aéroport », rétorque une manifestante. « Uber nous a vendu du rêve. Mais ensuite, on ne peut plus faire machine arrière », critique-t-elle. « Personnellement, si je n’avais pas de crédit, j’arrêterais. Mais je suis bloquée. Je vis avec moins de 600 euros par mois. »

Beaucoup ont cru à cette « uberéussite », promue par les publicités. Devenir son propre patron en quelques clics, un entrepreneur autonome, travailler à son rythme. Hanan, une des rares femmes présentes place de la Bastille ce jour de manifestation, travaille pour deux applications, LeCAB et UberX. En 2015, elle traverse une « petite période creuse » après la fermeture de son restaurant. Elle se lance dans le business VTC. « J’aimais la conduite, je me disais que je serais libre, que j’allais gérer ma journée. Je croyais que j’allais m’en sortir. Mais au fur et à mesure, on s’est rendu compte que ce n’est pas nous qui décidions. Ils ont tout calculé pour mettre la pression : nous sommes dans le stress tout le temps. »

 

Rouler 80 km à vide pour prendre des clients

En théorie, les travailleurs sont indépendants. En réalité le chauffeur n’a aucune marge de manœuvre sur ses commandes. Lorsque son « appli » bipe, il ne connaît ni le montant ni la destination avant d’accepter la course. Ce qui peut réserver quelques surprises. « Parfois, je me déplace dans les banlieues lointaines, à 7 km, pour découvrir que la course est de 3,5 km », témoigne Youssef. En plus, le temps d’attente ou le déplacement entre les courses n’est pas calculé, donc non rémunéré. Or de nombreux client réservent seulement pour quelques mètres. « S’il y a des bouchons, tu restes coincé vingt minutes pour 5 euros », poursuit le trentenaire.

Repérer les bons spots, « chasser » le voyageur potentiel, tourner dans l’espoir que son smartphone signale une course constitue le quotidien des chauffeurs. Légalement, ils doivent se diriger vers le siège de leur entreprise entre deux courses. Ils n’ont pas le droit de faire des maraudes, à la différence des taxis. « On prend tout le monde. À chaque heure, une catégorie différente. Le matin, ceux qui vont à la gare ou l’aéroport, ceux qui déposent leur enfant à l’école. Le midi, ceux qui vont de leur bureau au restaurant pour déjeuner », observe Mohamed, 46 ans, qui arrive des Mureaux (78) sur Paris tous les jours sans trouver de passager. 80 km à vide.

 

Une course au chiffre

Le chauffeur n’a pas le choix du chaland. Si par hasard il en refuse certains, gare à lui : au bout de trois annulations de courses, le compte Uber peut être désactivé. « Là on va direct au chômage, sauf qu’on n’y a pas droit », se désespère Youssef. Très vite, la flexibilité des horaires tant recherchée se traduit finalement par une incertitude permanente pour combler ses dettes. Youssef en sait quelque chose : « Il y a des jours, tu te lèves le matin sans savoir combien tu vas faire. Parfois tu rentres chez toi, avec la crainte de ne pas avoir fait assez, alors tu ressors le soir. Je continue sinon qui va payer mon loyer ? »

C’est une course au chiffre. Une course contre la fatigue et le sommeil. Certains s’empêchent même de boire pour ne pas avoir une envie d’uriner, synonyme de pause. Quitte à mettre en danger leur santé ou la sécurité des passagers. C’est ce qui a failli arriver à Youssef lorsqu’il s’est endormi au volant en fin de nuit. Heureusement, il ne transportait personne. Les accidents seraient si fréquents sur les VTC que les assureurs rechigneraient désormais à couvrir certains véhicules. « Une autre fois, j’ai travaillé de 20h à 6h du matin. Mon dernier trajet jusqu’à l’aéroport m’a paru durer une vie tellement je m’endormais et je ne voulais pas le montrer au client », se souvient Youssef.

 

Désactivé dix jours pour une « erreur » de la cliente

Ce type d’excès de zèle est dicté par le souci du confort des passagers. Après chaque trajet, ces derniers peuvent noter le comportement de ceux et celles qui sont au volant. « Notés comme des élèves », se désole Hanan. Si la moyenne baisse trop, ils se voient rappelés à l’ordre ou, pire, déconnectés. Difficile de répondre lorsqu’un usager hausse le ton, se permet l’impératif ou le tutoiement. Au moindre faux-pas, on risque la désactivation. Pris en étau entre l’utilisateur et la plateforme, l’uber pilote n’est pas le maître à bord. Au grand dam d’Ali : « S’il y a une embrouille avec un passager, Uber croira toujours le client. Le client a toujours raison, il est comme notre maquereau. » Ce système de notation, censé améliorer la qualité de service, s’apparente finalement aux sanctions disciplinaires d’un employeur.

Dissimulé sous son écharpe noire, Ryad, se souvient comment il a été déconnecté du service pendant dix jours suite à une réclamation d’une cliente… qui s’était trompée. À 37 ans, Ryad a fini par arrêter de jouer les taxis d’un nouveau type. « Je ne voyais plus ma fille grandir, je n’avais plus de vie sociale. C’est bien pour les petits jeunes. Pour les pères de famille embourbés dans les crédits bancaires, c’est impossible. »

 

Plainte pour salariat déguisé

Notation, désactivation arbitraire, tarifications et destinations imposées sont autant de faisceaux d’indices de « salariat déguisé » où le chauffeur répond de fait aux injonctions de son employeur et de son application. « Le contrat de partenariat d’Uber est une caricature du statut de travailleur hyper-dépendant, cela ne peut être qu’un contrat de travail », remarque l’avocat Jean-Paul Teissonnière, soutien de la lutte des « uberusés ». Encore faut-il pouvoir apporter la preuve de l’existence d’une relation de travail salarié. Son principal critère est le lien de subordination.

Relevés de comptes, messages, notifications, contrats… l’équipe de juristes présents à la Bourse du travail de Saint-Denis ce 27 janvier épluche les dossiers Uber d’une quarantaine « d’indépendants ». Soutenu par le cabinet d’avocats Tessonière & Topaloff, le récent syndicat Unsa VTC s’apprête à lancer aux Prud’hommes une procédure collective de requalification en salariés de ces automobilistes. Objectif ? Obtenir les indemnités correspondantes aux arriérés de cotisations sociales non payées.

En parallèle, une plainte au pénal sera déposée auprès du parquet de Paris pour délit de travail dissimulé. L’« employeur » encourt en théorie le paiement à chaque salarié d’une indemnité forfaitaire de six mois de salaires (Article L8223-1 du code du travail). Il encourt également une peine d’amende de 225 000€ en tant que personne morale. Cette action succède à celle initiée par l’Urssaf en septembre 2015. Elle fait également écho à deux procédures similaires aux États-Unis et au Royaume-Uni. La direction d’Uber France se dit confiante dans la mesure où elle ne fait signer aucune clause d’exclusivité aux chauffeurs dans son contrat [3]. Sauf que le mastodonte numérique a su créer une dépendance économique. Ce qui juridiquement peut passer pour de la subordination.

 

Comptable, administration, assurance : dépendances chaîne

D’amont en aval, Uber contrôle toute la chaîne de transport. Besoin d’un comptable pour gérer votre budget ? D’une formation pour avoir l’autorisation de circuler ? Ou peut-être d’une assurance à titre onéreux ? Plutôt d’un loueur de véhicule ? Uber a tout prévu pour faciliter les formalités administratives de ses nouveaux chauffeurs. Un kit de parfait premier entrepreneur clef en main. À chaque étape, Uber vous oriente vers un de ses partenariats privilégiés [4].

Autour de la firme ont émergé des sociétés dites de capacité de transport qui peuvent employer des chauffeurs non titulaires de la carte professionnelle [5]. Certains de ces « mini Uber » ont par ailleurs une politique d’embauche à faire bondir n’importe quel contrôleur Urssaf. Cumulant salariat, paiement à la tâche et travail au noir. L’entreprise californienne s’est ainsi constituée une main d’œuvre de nouveaux prolétaires avec l’aide de Pôle emploi – bientôt 70 000 chauffeurs ? – sur laquelle elle ponctionne la valeur des transactions. Le tout sans s’acquitter des cotisations patronales associées, ni payer d’impôt en France. Officiellement, l’entreprise n’y ferait aucun bénéfice, malgré sa capitalisation à hauteur de 68 milliards de dollars.

 

Uber peut remercier Jacques Attali, Fillon et Macron

« Créer un outil numérique et casser les prix une fois qu’il y a suffisamment d’esclaves dominés à cause de crédits sur le dos, c’est ça l’ubérisation ! », tonne Sayah Baaroun du syndicat Unsa VTC. Jean-Paul Teissonnière, lui, parle d’un retour au tâcheronnat. « Avec Uber, on réinvente la situation des salariés non protégés du 19ème siècle. Dans le code civil, ce type de relation s’appelait le contrat de louage de service. » Or le droit du travail s’est progressivement constitué pour rééquilibrer la relation inégale entre employeur et employé à la tâche. Serait-ce ce retour en arrière que nous préparent les partisans de la révolution numérique ?

Ce que vivent aujourd’hui ces chauffeurs prend son origine en 2009 avec l’ouverture du marché des taxis au VTC. La création du régime simplifié des « indépendants » – les fameux auto-entrepreneurs (Lire notre enquête ici) – a également facilité l’embauche des Uber. Deux mesures mises en place par le gouvernement de François Fillon suites aux préconisations de la commission dite de « libération de la croissance » dirigée par Jacques Attali, dont le rapporteur était un certain… Emmanuel Macron. La part des travailleurs indépendants – ces « entrepreneurs » bon marché mais dépourvus des droits acquis grâce à un siècle de conquêtes ouvrières – se stabilise pour l’instant à 10% de l’emploi total. Pour combien de temps ?

Ludo Simbille

Photo : CC Travis Wise

 

 

Notes

[1UNSA, CFDT, Capa-VTC, Actif-VTC, UDCF.

[2Le prénom a été modifié.

[3Certains contrats signés par des chauffeurs avec des loueurs de voitures stipulaient tout de même une obligation de partenariat avec Uber.

[4Le plus célèbre, « Voitures Noires », s’est bâti une fortune grâce à la location de ses 2800 véhicules à minimum 900 euros chacun. Autre partenaire étroitement lié au géant numérique : le Groupe Max, véritable à holding dirigée par Joseph François, ardent défenseur du système Uber.

[5Ces sociétés de capacité de transport sont régies par la Loi d’orientation des transports intérieurs (LOTI), une législation moins contraignante que pour les VTC en terme de formation et de qualification des chauffeurs. Le boom des VTC a conduit au dévoiement de cette loi, destinée au transport collectif. Ce qui permet notamment aux capacitaires « Loti » d’engager des conducteurs simplement titulaires d’un permis B sans attendre plusieurs mois l’autorisation de transport pour un VTC. La loi dite GrandGuillaume, du nom de son rapporteur, adoptée fin décembre pourrait mettre fin à cette activité.

 

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 15:05

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

L’inspection du travail refuse deux licenciements chez Free

Par Dan Israel
 
 
 

Deux syndicalistes SUD, employés des centres d’appels du groupe Iliad-Free, sont en cours de licenciement. Le comité d’entreprise a donné son accord, mais deux inspectrices du travail ont rejeté les motifs invoqués par la direction, et refusé de valider la procédure. La tension entre direction et syndicat est très forte depuis plusieurs mois.

 

 

Les deux courriers sont datés du 13 février, envoyés par l’inspection du travail des Hauts-de-Seine et par celle de Paris. Ils refusent sèchement tous les deux qu’Iliad, le groupe de Xavier Niel, qui détient la marque Free, poursuive le licenciement en cours de deux salariés, syndicalistes SUD travaillant tous les deux dans l’univers des centres d’appels du groupe. Le premier, Anousone Um, est le remuant représentant du syndicat chez Mobipel, le centre de Colombes (Hauts-de-Seine). La seconde est assistante aux ressources humaines (RH) chez MCRA, la filiale chargée du management dans les centres d’appels, à Paris.

Mediapart a exposé leurs cas, et le sévère conflit opposant la direction d’Iliad à SUD, dans cet article. Cet affrontement se déroule par ailleurs dans une entreprise où, selon les nombreux témoignages que nous avons recueillis ici, on risque d'être rapidement écarté si on est identifié comme une forte tête. Les licenciements et les ruptures de périodes d’essai sont nombreux, et des dizaines de contestations sont en cours devant les prud’hommes.

La direction reproche principalement aux deux syndicalistes un tract et une publication sur la page Facebook de SUD Mobipel, où, sans nommer quiconque, Anousone Um soulignait qu’on pouvait être un cadre bien noté dans les centres d’appels Iliad, sans pour autant tenir ses obligations en terme de productivité. Une responsable de plateau, notoirement en conflit avec lui, assure s’être reconnue dans certaines statistiques dévoilées dans ce tract. Cette cadre a saisi en novembre 2016 le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de son centre pour dénoncer ce qu’elle considère comme des actes de harcèlement du syndicaliste, remontant à plus d’un an et pesant sur sa santé. Elle avait déjà déclenché une telle démarche en décembre 2015. Elle a aussi porté plainte pour harcèlement moral, et pour diffamation.

De son côté, le syndicaliste conteste fortement, et assure au contraire que cette responsable est justement à l’origine de plusieurs départs de l’entreprise, du fait de son attitude envers certains salariés. Il a lui aussi porté plainte pour harcèlement, fin janvier 2017. La seconde syndicaliste visée par la procédure de licenciement est considérée comme proche de Um et est soupçonnée par la direction d’avoir aidé le remuant représentant de SUD à obtenir les chiffres de productivité qu’il a diffusés dans son tract.

Iliad ne plaisante pas sur cette histoire, et a porté plainte le 22 décembre contre le syndicat SUD pour « collecte de données à caractère personnel par un moyen frauduleux, déloyal ou illicite », pour « détournement d’informations à caractère personnel » et pour « abus de confiance ». L’affaire est au cœur du dossier établi par l’entreprise pour justifier les deux licenciements auprès de l’inspection du travail, dont l’accord est indispensable puisque les salariés étaient candidats aux élections professionnelles, qui se sont déroulées début novembre chez Iliad. Dans les deux cas, le comité d’entreprise a donné son accord au licenciement, signe peut-être des tensions existant entre syndicats au sein du groupe. Et pourtant, comme l’a déjà révélé le site Le Lanceur, deux inspectrices du travail différentes ont refusé que les procédures aillent plus loin.

Leurs décisions sont plutôt sévères pour l’entreprise. La première, concernant le cas d’Anousone Um, indique : « Il ressort que les faits établis et fautifs (…) pris ensemble ne sont pas d’une gravité suffisante pour justifier un licenciement en raison de l’absence d’antécédents disciplinaires du salarié, de l’absence d’intention de nuire du salarié, de l’absence de préjudice notamment financier pour l’entreprise. » Le texte insiste aussi sur le « nombre de faits reprochés au salarié qui ne sont pas fautifs ou dont la matérialité n’est pas établie ». Autrement dit, le dossier, comportant douze griefs, est vide, ou presque. Même son de cloche pour la seconde salariée, l’inspectrice du travail estimant que seuls deux des onze griefs sont en partie constitués, et qu’aucun ne constitue « une faute d’une gravité suffisante pour justifier son licenciement ».

 

Lire aussi

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 19:52

 

Source : http://europeecologie.eu

 

 

 

Article
Méga-fichier « TES » et protection des données : examen européen en vue
 
par Lise
22 février 2017

 

 

 

Nous questionnons la conformité du méga-fichier français « TES » avec les nouvelles règles européennes de protection des données personnelles. Eva Joly est mobilisée alors que le gouvernement français déploie ce dispositif à travers toute la France.

 
En novembre 2016, suite à l’adoption par le gouvernement français d’un décret rassemblant les informations de tous les passeports et cartes d’identité dans une base de données unique dénommée « titres électroniques sécurisés » (TES), plusieurs eurodéputés ont demandé à la Commission européenne d’évaluer la conformité de ce méga-fichier avec les standards européens de protection des données personnelles. Censé contenir des informations sensibles dont les empreintes digitales et les photographies de la quasi-totalité des Français, ce méga-fichier inquiète en effet les défenseurs des droits humains.

 

Un examen européen nécessaire

Bien que n’apportant pour l’heure aucun élément de fond qui permettrait de tarir de légitimes inquiétudes, la Commission européenne a finalement admis dans sa réponse du 3 février que la question méritait d’être étudiée. Plus de trois mois après la publication du décret français, la Commission a indiqué en « avoir pris note » et « se pencher sur les questions soulevées » par les eurodéputés signataires.

Toutefois, elle indique que les nouvelles règles européennes de protection des données, adoptées en mai 2016, ne seraient applicables qu’à partir de mai 2018. Seulement, la Commission feint d’ignorer ici que, même pendant le délai de transposition ou d’application, les États ont l’interdiction de prendre des mesures qui contreviennent aux objectifs de textes européens déjà adoptés. Ce principe essentiel découle de la jurisprudence de la Cour de l’Union européenne et constitue une condition fondamentale au bon fonctionnement de l’UE et de l’harmonisation législative.

C’est pourquoi les députés européens écologistes ont l’intention de déposer une nouvelle question écrite auprès de la Commission, en lui rappelant ce principe essentiel afin que le décret français soit examiné à l’aune des standards les plus récents en matière de protection des données. Surtout, l’objectif est de s’assurer que la Commission européenne se penche réellement sur les questions soulevées par les eurodéputés afin d’obtenir des réponses de fond à leurs questions légitimes.

 

Un décret qui dérange

Ces questions semblent d’autant plus légitimes que, depuis novembre, de nouveaux rapports sont venus confirmer les risques de ce méga-fichier et ses contradictions avec les nouvelles règles européennes de protection des données, en particulier les principes de sécurité, de nécessité et de proportionnalité.

De nombreuses organisations comme la CNIL et le Conseil National du Numérique ont notamment regretté de n’avoir pu étudier d’autres systèmes alternatifs. Il existe en effet d’autres moyens d’atteindre le même objectif (la lutte contre l’usurpation d’identité), comme l’insertion d’une puce électronique contenant les données personnelles directement sur les cartes d’identité - et non sur un fichier centralisé susceptible d’être utilisé à mauvais escient voire piraté.

Les rapports d’audit de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI) et de la Direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication de l’État (DINSIC) ont conclu que la sécurité de ce méga-fichier était « perfectible », en particulier le système de chiffrement censé protéger les données biométriques. Parmi les failles identifiées dans ces rapports figure le fait que ce système « peut techniquement être détourné à des fins d’identification » des personnes à l’aide des seules empreintes digitales, alors que le fichier « TES » est uniquement censé permettre l’authentification, c’est-à-dire la vérification d’une identité pour éviter les fraudes. Cette faille renforce les craintes que cette base de données soit détournée et utilisée à d’autres fins...

N’ayant pas souhaité prendre le temps de modifier le système du fichier « TES » en fonction des recommandations de ces rapports d’audit, le gouvernement français a au contraire décidé, par un arrêté publié le 17 février, de déployer ce méga-fichier en l’état à travers toute la France. Actuellement expérimenté dans les Yvelines et en Bretagne, il entre en vigueur mardi 21 février à Paris, puis sera étendu à tous les départements de France d’ici à la fin du mois de mars.

La protection des données personnelles ne semble définitivement pas être une priorité de ce gouvernement. Concernant la première des recommandations des rapports d’audit, à savoir la mise en place d’un système de chiffrement à « double clé », l’actuel Ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux a répondu que l’application éventuelle de cette recommandation reviendrait au « futur gouvernement »... Rassurés ?

 

Affaire à suivre

Les députés européens Verts restent mobilisés pour assurer la protection des libertés et droits fondamentaux des citoyens, en particulier dans le contexte actuel où le fichage et les lois sécuritaires s’accumulent sans que leur impact ne soit correctement évalué. Nous soumettrons dans les jours qui viennent une nouvelle question écrite, dans l’attente que la France se voie rappelée à ses obligations en matière de protection des données personnelles.

 

 

 

Source : http://europeecologie.eu

 

 

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 19:23

 

 

Source : https://www.francebleu.fr

 

 

Suite à l'affaire Fillon, les noms des collaborateurs des députés publiés sur le site de l'Assemblée

 

Par Marina Cabiten, France Bleu mardi 21 février 2017 à 14:54

 

 

Les collaborateurs des députés sont désormais listés sur le site de l'Assemblée nationale, suite à l'affaire Fillon - illustration

Les collaborateurs des députés sont désormais listés sur le site de l'Assemblée nationale, suite à l'affaire Fillon - illustration © Maxppp - Vincent Isore

Les noms des collaborateurs parlementaires des députés vont être publiés à partir de mardi sur le site internet de l'Assemblée, a indiqué aux élus socialistes le président de l'Assemblée Claude Bartolone.

Qui sont les assistants parlementaires des députés ? Cette information sera en ligne dès mardi sur le site de l'Assemblée nationale, a annoncé son président Claude Bartolone. Une décision qui fait suite à l'affaire Fillon.

 

Des informations déjà publiques mais désormais centralisées

Claude Bartolone a fait cette annonce lors de la réunion du groupe des députés socialistes et écologistes, à la veille de la fin des travaux parlementaires et dans un contexte d'une demande de transparence dans le sillage de l'affaire du possible emploi fictif de l'épouse de François Fillon comme collaboratrice parlementaire. Les noms des collaborateurs "actualisés régulièrement" figureront sur la page de chaque député sur le site de l'Assemblée nationale, a précisé une source parlementaire.

 

Transparence : @claudebartolone " les noms des collaborateurs de chaque Deputé en ligne dès aujourd'hui sur le site de @AssembleeNat "

L'annonce officielle sera faite mercredi en réunion de bureau de l'Assemblée, sa plus haute autorité collégiale. "Ces noms sont aussi dans les déclarations de début de mandat" remises à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) créée après l'affaire Cahuzac, a rappelé sur Twitter sa collègue Michèle Delaunay.

Rappelons que @claudebartolone à demandé dès sa prise de fonction le contrôle des comptes de l'Assemblee par la @Courdescomptes

Le Sénat publie déjà une liste des noms des collaborateurs. Un dernier bureau se réunit mercredi, mais aucun des points à l'ordre du jour ne porte à ce stade sur la transparence ou la déontologie.

 

 

Source : https://www.francebleu.fr

 

 

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 19:06

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

Sécurité sociale, médicaments, hôpitaux… Ce que proposent les candidats en matière de santé

 

Alors que les principaux candidats à la présidentielle exposaient, mardi 21 février, leur vision de la santé, à la Mutualité française, à Paris, retour sur leurs principales propositions.

 

Le Monde.fr avec AFP | • Mis à jour le

 

Cinq candidats à l’élection présidentielle ont donné, mardi 21 février, lors d’un grand oral organisé par la Mutualité française, à Paris, leur vision de la santé pour les prochaines années. Disposant chacun d’une vingtaine de minutes, une partie des candidats au scrutin – Emmanuel Macron, Nicolas Dupont-Aignan, Benoît Hamon, Yannick Jadot et François Fillon – ont présenté successivement leurs propositions en matière de santé et de protection sociale, avant de répondre aux questions de représentants de trois think tanks : la Fondalpol (classée à droite), la Fondation Jean-Jaurès (proche du Parti socialiste) et Terra Nova (étiqueté à gauche).

 

A cette occasion, retour sur les principales mesures préconisées par les principaux candidats en matière de santé.

 

  • François Fillon adoucit son programme

Le candidat de la droite a amendé son programme sur la santé. Dans un entretien au Parisien mardi 21 février, il assure avoir « rebâti, enrichi, améliorer » son projet : « J’ai voulu placer la santé au cœur de mon projet, a-t-il affirmé lors de l’événement organisé par la Mutualité française. Cela m’a valu d’être caricaturé, d’être dénoncé comme le chantre de la privatisation de la Sécurité sociale et le faux-nez des assureurs privés. »

 

Lire aussi :   Sur la santé, François Fillon dévoile un programme plus consensuel

 

Dans le nouveau programme de M. Fillon, il n’est plus question de réserver à l’Assurance-maladie la prise en charge des seules affections graves et des maladies longue durée pour laisser aux complémentaires le remboursement des « petits soins ».

M. Fillon assure désormais que « le niveau de prise en charge des dépenses » par l’Assurance-maladie « ne diminuera pas ». Il propose un objectif, à l’horizon 2022, « d’un reste à charge zéro pour les dépenses les plus coûteuses grâce à un nouveau partenariat entre la Sécurité sociale et les organismes complémentaires ».

 

Lire aussi :   Comment François Fillon a modifié son programme santé

 

Il prévoit désormais la prise en charge « à 100 % des lunettes pour enfants » dès 2017 par l’Assurance-maladie, le « remboursement des téléconsultations », ainsi qu’une « consultation de prévention longue et gratuite tous les deux ans, pour tous les Français ». Il souhaite aussi une augmentation des « aides à l’acquisition d’une complémentaire santé » pour les retraités « les plus modestes ».

M. Fillon maintient par ailleurs ses propositions de revenir sur l’instauration du tiers payant généralisé et d’engager des discussions sur un retour des trente-neuf heures à l’hôpital. Il souhaite également la suppression de l’aide médicale d’Etat, qui serait remplacée par une dispense de frais de santé limitée (hors mineurs) aux urgences et maladies graves et contagieuses.

 

Lire aussi :   François Fillon veut tourner la page de l’affaire Penelope

 

  • Benoît Hamon prône un « droit à la santé universel »

Le candidat du Parti socialiste a fait savoir, mardi, qu’il voulait modifier le financement de l’hôpital : « On ne peut pas gérer un hôpital comme une entreprise », a-t-il lancé sur Europe 1. Les personnels soignants et administratifs « vont mal parce qu’ils ont une surcharge de travail, a-t-il poursuivi. Cette surcharge est en partie liée à la manière dont est financé et fonctionne aujourd’hui l’hôpital ».

Dans ses propositions, l’ancien ministre de l’éducation nationale souhaite « augmenter la part de remboursement de la Sécurité sociale pour les soins dentaires, d’optique et les prothèses auditives ». Il prône également « une renégociation des prix des médicaments, afin de faire baisser le prix des médicaments coûteux ».

 

Lire aussi :   Benoît Hamon et Yannick Jadot tardent à célébrer leur mariage

 

Il s’est prononcé pour un « droit à la santé universel, indépendamment du statut professionnel ou personnel » en étendant l’aide à l’accès aux complémentaires santé aux fonctionnaires, retraités, étudiants et chômeurs longue durée.

Concernant les déserts médicaux, le candidat socialiste souhaite améliorer la répartition des médecins sur le territoire en déconventionnant avec l’Assurance-maladie ceux qui s’installent dans des zones surdotées. L’objectif est de les inciter à s’installer dans des territoires en besoin. Cette mesure avait déjà été proposée, mais rejetée par l’Assemblée nationale à l’automne. Elle avait suscité la colère des syndicats de médecins libéraux qui dénonçaient une attaque à la liberté d’installation.

Benoît Hamon, lors du « grand oral » organisé par la Mutualité française, le 21 février, à Paris.

  • Yannick Jadot fait de la santé « une priorité nationale »

Le vainqueur de la primaire d’Europe écologie-Les Verts annonce dans son programme qu’il souhaite faire de la santé « une priorité nationale ». Comme la plupart des autres candidats, il propose de lutter contre les déserts médicaux « en soutenant l’installation des médecins dans des maisons de santé adossées à des unités de base des premiers soins ». Cette mesure permettra également de « désengorger l’hôpital », selon l’élu écologiste.

Son projet vise à « réorienter notre système de santé vers la prévention et la proximité, lutter en amont contre les maladies chroniques » et, enfin, « réaffirmer la primauté de la Sécurité sociale vis-à-vis des complémentaires ».

Afin de « préserver notre santé », M. Jadot axe son programme sur la lutte contre les pollutions. Il souhaite « interdire le glyphosate et les perturbateurs endocriniens » et « sortir du diesel ». « Les maladies liées à l’environnement sont en train d’exploser, liées à la pollution de l’air, au diesel », a-t-il alerté mardi matin.

Il souhaite par ailleurs maintenir la généralisation du tiers payant, mis en place par le gouvernement socialiste.

 

  • Marine Le Pen souhaite lutter contre les déserts médicaux

Dans le programme de la candidate du Front national, neuf engagements sur 144 sont consacrés à la santé. Mme Le Pen souhaite notamment « garantir la Sécurité sociale pour tous les Français, ainsi que le remboursement de l’ensemble des risques pris en charge par l’Assurance-maladie ».

L’une des priorités annoncées de la candidate du FN est de lutter contre les déserts médicaux. Elle propose d’instaurer « un stage d’internat dans les zones concernées », de permettre « aux médecins retraités d’y exercer avec des déductions de charges » et d’y développer « les maisons de santé ». Elle souhaite également maintenir les hôpitaux de proximité.

 

Lire aussi :   Marine Le Pen et François Fillon veulent limiter l’accès des étrangers à la protection sociale

 

Pour « éviter le recours massif aux médecins étrangers et permettre le remplacement des nombreux départs à la retraite prévus », Mme Le Pen annonce qu’elle relèvera « le numerus clausus d’accès aux études de santé » si elle est élue.

Dans une interview au Parisien, en janvier, elle précisait qu’elle mettra en œuvre « une véritable politique de lutte contre la fraude sociale », pour réaliser des économies. Elle propose d’instaurer une « carte Vitale biométrique », de multiplier les médicaments génériques et la vente de médicaments à l’unité.

Enfin, comme M. Fillon, Mme Le Pen prévoit de supprimer « l’aide médicale d’Etat (AME) réservée aux clandestins ». Avec ces nouvelles ressources, elle souhaite mettre en place une cinquième branche de la Sécurité sociale consacrée à la dépendance.

 

  • Emmanuel Macron souhaite le remboursement intégral des lunettes

Emmanuel Macron, lors du « grand oral » organisé par la Mutualité française, le 21 février, à Paris.

Mardi matin, le candidat d’En marche ! a affirmé qu’il souhaitait, lui aussi, lutter contre les déserts médicaux. Il propose, à ce titre, de multiplier par deux le nombre de maisons de santé d’ici à 2022.

Il a également promis qu’« aucun soin utile ne sera déremboursé ». Il avait déjà annoncé ces dernières semaines qu’il comptait rembourser à 100 %, d’ici 2022, les lunettes, les prothèses dentaires et les appareils auditifs. Des soins aujourd’hui très peu, voire pas remboursés par l’Assurance-maladie. Il souhaite également que les médicaments soient vendus à l’unité.

 

Lire aussi :   Présidentielle : les audioprothésistes ont l’oreille des candidats

 

Mardi matin, M. Macron a notamment évoqué l’hôpital, « pilier de notre système de santé », qui « coûte trop cher », selon lui. « Nous devons améliorer l’organisation de l’hôpital en le décloisonnant », a-t-il affirmé. Il propose d’investir 5 milliards dans les hôpitaux, « de plafonner à 50 % » la tarification à l’activité (T2A), de « renforcer l’autonomie » des établissements, ou encore « d’élargir » les groupements hospitaliers de territoire pour avoir en amont une meilleure organisation de l’offre de soins.

Le candidat d’En Marche ! a également déclaré que le tiers payant doit être « généralisable » mais « pas généralisé ». Sans donner plus de précision.

 

  • Jean-Luc Mélenchon prône la « Sécurité sociale intégrale »

Une des propositions phares du candidat de La France insoumise est la « Sécurité sociale intégrale ». Avec cette mesure Jean-Luc Mélenchon souhaite un remboursement à 100 % de toutes les dépenses de santé, « dont les soins et appareils dentaires, optiques et auditifs ».

 

Lire aussi :   « Jean-Luc Mélenchon fait un pari keynésien »

 

Durant un meeting, au Mans (Sarthe), en janvier, l’eurodéputé a énuméré ses principales propositions en matière de santé : « La création d’un pôle public du médicament », « une médecine publique, avec des centres de santé publique et des médecins fonctionnaires », ainsi que la suppression des dépassements d’honoraires des médecins.

 

  • Nicolas Dupont-Aignan veut augmenter le numerus clausus

De son côté, le candidat de Debout la France souhaite, comme Mme Le Pen, augmenter le numerus clausus de médecins d’un tiers afin « d’atteindre dix mille praticiens par an » afin de lutter contre les déserts médicaux.

Il propose également de « revoir à la hausse tous les tarifs de remboursement des actes les plus lourds » ainsi que « rembourser à chaque Français âgé de plus de 40 ans un bilan de santé régulier ».

Comme Mme Le Pen et M. Fillon, Nicolas Dupont-Aignan supprimera également l’aide médicale d’Etat s’il est élu. Lui, souhaite la remplacer par une aide médicale exceptionnelle et provisoire qui ne concernerait « que les urgences sanitaires et les maladies contagieuses ».

Et concernant les médecins généralistes, il souhaite mettre fin au tiers payant généralisé et revaloriser la consultation à 35 euros. « En échange, il sera demandé aux professionnels de santé de s’impliquer davantage dans la prévention, le dépistage, les soins primaires surtout dès le plus jeune âge », précise-t-il dans son programme.

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 18:54

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Santé publique

Une alarmante surmortalité due à la grippe et... à l’austérité

 

par

 

 

 

L’épidémie de grippe touche à sa fin mais elle laisse derrière une augmentation alarmante de surmortalité. Les premières estimations de l’agence « Santé publique France », rendue publique mi février, font état d’une surmortalité de 17 000 personnes entre mi-décembre et mi-février. Des chiffres vertigineux qui rappellent ceux de l’hiver 2014-2015 au cours duquel une surmortalité de 18 000 personnes avait été observée, les trois quarts étant liés à la grippe. Les personnes âgées de plus de 65 ans sont les plus touchées.

 

Des hôpitaux saturés

Pour Olivier Mans, secrétaire fédéral de Sud Santé, le lien entre cette hécatombe et les coupes budgétaires dans le budget des hôpitaux est « évident ». « Le rouleau compresseur des mesures d’austérité, la généralisation des contrats précaires, le manque d’effectifs et de moyens rendent les conditions de travail, et d’accueil, très difficiles », explique le syndicaliste. Mi-janvier, en plein cœur de l’épidémie, la ministre de la Santé Marisol Touraine a concédé que bon nombre d’hôpitaux étaient débordés. « Les services d’urgence sont particulièrement sollicités, aux limites de leurs capacités, a-t-elle alerté, il y a un mois. Les remontées dont je dispose aujourd’hui (…) font état d’une situation préoccupante. » Déprogrammation d’intervention, placement de malades dans des services voisins, chambres simples transformées en chambre double, les équipes hospitalières ont dû ruser pour tâcher d’accueillir tout le monde. « On a aussi dû renvoyer des personnes mourir chez elle », déplore Olivier Mans.

Des échanges de mails entre plusieurs Samu de France auxquels le quotidien Libération a eu accès donnent un aperçu des conditions de travail, et d’accueil dans les services d’urgence : « Pour le CHU de Nice, saturation des urgences. Actuellement 265 passages par jour depuis quinze jours pour une moyenne annuelle de 250 mais surtout 26 % de patients de plus de 75 ans et nécessité de trouver 60 lits par jour. L’hôpital est saturé. » En Gironde, « plusieurs déclarations d’hôpital en tension sur l’ensemble du département de la ­Gironde, sur la métropole de ­Bordeaux […] mais pas uniquement. D’autres services d’urgences sont saturés ».

 

Personnels sous pression, et patients délaissés

À Montélimar, « L’établissement est saturé en ce qui concerne les lits de médecine. Il n’y a jamais de lits réservés pour les hospitalisations non programmées, déplore une responsable du Samu. C’est seulement hier mardi soir, après un affrontement oral plus que violent de ma part, que la décision a été prise d’ouvrir six lits supplémentaires avec rappel de personnels pour cette nuit. Mais aucun renfort aux urgences, pas de décision officielle d’établissement, pas d’ouverture officielle de cette unité pour les prochains jours. En résumé, nous ne sommes pas capables de gérer une simple grippe hivernale. »

« La grippe, c’est un effet de loupe, estime Olivier Mans. La vérité c’est que l’on est incapable de faire face à une urgence sanitaire que ce soit au niveau local, régional ou national. » Minés par la conscience de ne pouvoir répondre à la demande, avec des conséquences douloureuses, voire dramatiques pour les usagers, les personnels « ont mal à leur éthique », dit le syndicaliste. « C’est pour dire cela qu’ils seront dans la rue le 7 mars, à l’appel d’une intersyndicale CGT-FO-Sud, plus encore que pour défendre leurs acquis sociaux. »

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 18:46

 

Source : https://france.attac.org

 

Réforme du marché carbone : 200 milliards d’euros supplémentaires pour les pollueurs

 

 
 
 

Mercredi 15 février, le Parlement européen a voté en faveur d’un projet de réforme du marché carbone européen (ETS) qui délivre de nouvelles aides substantielles aux industries polluantes et conduit l’UE à se doter d’un objectif de réduction d’émission de gaz à effet de serre (GES) bien en-deçà de ce qui devrait être sa juste part. Attac France s’associe à Corporate Europe Observatory et Food & Water Watch pour rappeler que la réforme votée ne permet en rien de résoudre les défaillances structurelles du marché carbone européen, qui reste inefficace et inadapté aux défis climatiques.

Le Parlement de l’UE a adopté des mesures qui représentent environ 200 milliards d’euros en faveur des industries polluantes, sous forme de permis de polluer délivrés gratuitement et de fonds additionnels. Un montant qui pourrait être réévalué à la hausse une fois que les règles sur les subventions actuelles pour les secteurs à forte intensité énergétique, tels que le ciment, seront clarifiées.

Pour Oscar Reyes, du Corporate Europe Observatory, 
« Il semble que le Parlement européen soit très heureux de prolonger ce qui apparaît comme programme de protection sociale pour les grands pollueurs qui pourtant, et depuis trop longtemps maintenant, n’a pas permis de réduire les émissions de GES. Les contribuables européens seront ceux sur lesquels vont reposer ces lourdes subventions versées aux industries polluantes. »

Le vote confirme également l’absence d’ambition au cœur même du système d’échange de quotas d’émissions, qui est l’instrument phare de l’UE en matière de politique climatique.

Pour Frida Kieninger de Food & Water Europe,

« L’objectif annuel de réduction des quotas disponibles de 2,2 pour cent est une capitulation honteuse qui est encore loin de la juste part que l’UE doit mener en matière de lutte contre les dérèglements climatiques prévue par l’Accord de Paris. Il est grand temps que les institutions de l’UE se rendent compte que le marché carbone européen n’est pas adapté aux objectifs poursuivis et qu’il faudrait substituer à ce dispositif une réglementation climatique plus efficace. »

 

Notes 

  • La proposition et les amendements sur lesquels le Parlement européen s’est exprimé.
  • La valeur des permis de polluer délivrés gratuitement et des fonds liés au marché carbone s’élèvera à environ 198 milliards d’euros entre 2021 et 2030. Ce chiffre s’appuie sur une évaluation fixant un prix moyen du carbone de 25 €, réparti comme suit : 135 milliards pour les permis gratuits ; 15 milliards pour le fonds pour l’innovation ; 11 milliards pour le fonds pour les coûts indirects ; 8 milliards pour le fonds de modernisation ; 19 milliards pour la part flexible et 10 milliards pour le fonds de réserve destiné aux nouveaux participants ;

P.-S.

Organisations signataires :

  • Attac France,
  • Corporate Europe Observatory,
  • Food & Water Europe.

 

 

 

Source : https://france.attac.org

 

 

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