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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 14:05

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Publication

Face aux multinationales, les « batailles de l’information » sont plus que jamais essentielles

par

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a trois ans, Basta ! créait l’Observatoire des multinationales, un site consacré aux grandes entreprises françaises et à leurs impacts sociaux, écologiques et politiques. Notre objectif – produire et diffuser une information indépendante et d’utilité sociale sur les nouveaux pouvoirs économiques qui pèsent de plus en plus lourd sur nos démocraties – n’a malheureusement rien perdu de son actualité. En association avec le réseau Ritimo, l’Observatoire des multinationales publie aujourd’hui un numéro spécial de la collection Passerelle sur les enjeux de l’information démocratique face aux multinationales, qui donne la parole à plusieurs de nos partenaires et collègues européens.

La version complète du Passerelle « Multinationales : les batailles de l’information », est téléchargeable ici. Le texte qui suit est adapté de son introduction.

Il n’est pas de démocratie sans information. C’est un lieu commun que de le rappeler. Impossible d’imaginer l’émergence des régimes démocratiques modernes sans la libre circulation des idées, la liberté de la presse, la possibilité de débats ouverts et l’obligation – même partielle et imparfaite – pour les dirigeants politiques de rendre compte de leurs actions devant les citoyens.

Nous vivons dans une époque marquée par l’émergence de nouvelles formes de pouvoir, d’origine économique, qui pèsent de plus en plus lourd sur nos vies et dans nos sociétés. La montée en puissance des multinationales en est la manifestation la plus éclatante. En démocratie, tout pouvoir a besoin de contre-pouvoirs. Or ceux qui pourraient potentiellement contrebalancer la puissance des grandes entreprises globales – syndicats, pouvoirs publics, société civile - paraissent souvent sur la défensive. Disposons-nous de l’information nécessaire pour faire face à ces nouveaux pouvoirs ? À l’évidence non. Une grande partie des organes dont se sont dotées nos sociétés pour produire et diffuser l’information – à commencer par les médias – sont structurellement orientés vers le pouvoir politique et ses arènes traditionnelles (lieux de pouvoir, assemblées). Ils tendent à délaisser le pouvoir économique, qui paraît pourtant de plus en plus déterminant pour l’état et le devenir du monde. Pire encore : l’influence de ces pouvoirs économiques transforme – ou pervertit – l’exercice du pouvoir politique, en déplaçant les décisions des assemblées publiques vers les couloirs ou les cabinets où s’exerce le lobbying, en grignotant sur les libertés civiles et le droit à l’information, voire dans certains pays en poussant les pouvoirs publics à réprimer ceux qui s’opposent aux projets des multinationales.

 

Déficit démocratique

Souvent, les informations existantes se focalisent sur un aspect très partiel des activités de ces entreprises, sur des scandales qui ne constituent souvent que la partie émergée de l’iceberg, ou sont livrées à travers un jargon financier ou technocratique qui opacifie les vrais enjeux sociaux, environnementaux ou politiques. Les multinationales savent jouer des distances géographiques et culturelles. Elles restent largement maîtresses des informations qui sont rendues publiques sur leurs activités, elles ont souvent tendance à en dire le moins possible, pour éviter les problèmes – particulièrement lorsqu’il s’agit de sujets qui fâchent – et de subordonner la seule information qu’elles livrent à leur stratégie de communication et de relations publiques. Et cela ne risque pas de s’arranger avec la directive européenne sur le secret des affaires ou la remise en cause par le Sénat en France de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. La concentration des médias entre les mains de quelques hommes d’affaires, et la dépendance des autres envers les revenus de la publicité, viennent compléter ce tableau peu rassurant.

En tous ces sens, le pouvoir des multinationales se nourrit, précisément, du manque d’information. C’est d’ailleurs pourquoi, en retour, ces multinationales font l’objet de beaucoup de craintes parfois irrationnelles et de visions fantasmatiques sur leur pouvoir occulte, qui versent parfois dans le « complotisme ». Dans ce contexte, les efforts d’information indépendante sur les multinationales sont aussi une manière de réintroduire un peu de rationalité et de « politique » dans les débats, faute de quoi ils ne pourront profiter qu’à des forces anti-démocratiques.

 

État des lieux

Ce numéro de la revue Passerelle a pour objectif de dresser un état des lieux – inévitablement incomplet et fragmentaire – de ces enjeux.

La première partie traite des enjeux relatifs au droit à l’information en matière économique et notamment de l’information relative aux multinationales, à leurs activités et à leurs impacts. Il aborde notamment les menaces, anciennes et nouvelles, qui pèsent sur ce droit à l’information – notamment la mise en avant récente du « secret des affaires » – ainsi que le rôle des médias.

La seconde partie examine les questions de transparence et de « reporting », autrement dit les informations que les entreprises sont contraintes – ou non – de rendre publiques sur leurs activités. Les articles qui y sont regroupés évoquent de nombreux domaines où cette transparence est encore très insuffisante – notamment en matière de fiscalité, de lobbying ou d’aides publiques.

La troisième partie pénètre au cœur même des entreprises en étudiant les besoins et les droits des salariés et des organisations syndicales en matière d’information, et comment ils peuvent s’articuler avec les besoins de la société dans son ensemble.

Enfin, la quatrième et dernière partie, la plus longue et aussi la plus exploratoire de ce Passerelle, présente un certain nombre d’initiatives, d’organisations ou de réseaux qui contribuent tous, chacun à leur niveau et à partir de positionnements et de domaines d’intérêts différents, à produire une information indépendante et utile à la société dans son ensemble sur les multinationales. Autant de « contre-pouvoirs informationnels » qui jouent un rôle vital, quoique pas toujours visible, pour maintenir ou faire rentrer les multinationales, et plus généralement les pouvoirs économiques, dans l’espace démocratique. La faiblesse de leurs moyens actuels par rapport à ceux dont disposent les grandes entreprises ne fait que rendre leurs succès plus remarquables.

 

L’information, une arme efficace ?

Nous sommes cependant confrontés à de nombreux vents contraires dans ce domaine. La promotion du « secret des affaires » en Europe l’illustre de manière éclatante. Elle participe d’une tendance générale à extraire tout ce qui concerne les entreprises du champ de la démocratie et du regard public, pour leur donner un statut quasi intouchable. Au même titre, par exemple, que les tribunaux privés d’arbitrage entre investisseurs et États, associés aux accords de libre-échange comme le projet Tafta, entre Union européenne et États-Unis (lire notre série : Plongez dans la guerre invisible que les multinationales livrent aux États).

L’enjeu de l’information paraît l’un des nœuds les plus importants – avec la question de la responsabilité juridique et des normes contraignantes applicables aux multinationales, également à l’actualité en France et au niveau international en ce mois d’octobre – du combat pour la démocratie en matière économique, qui est le combat pour la démocratie tout court. Bien que l’information reste par définition « immatérielle », par opposition à la sanction bien réelle que pourrait prononcer un juge, il ne faut pas pourtant sous-estimer son importance effective.

Tout d’abord parce que le « risque réputationnel » – aussi insatisfaisant qu’il puisse être d’en rester à ce niveau – reste extrêmement important pour les entreprises : aucune n’a intérêt à être mise en cause pour des atteintes à l’environnement ou aux droits humains, à la fois en termes d’image de marque et pour les conséquences en chaîne qui pourraient résulter d’une « mauvaise réputation ».

Ensuite et surtout, parce que les multinationales fondent leur pouvoir vis-à-vis de nombreux acteurs sur une certaine asymétrie de l’information, qui leur assure la maîtrise du jeu. Et donc parce que diffuser une information indépendante et alternative permet à tous ceux qui ont un pouvoir de décision réel qui peut affecter les entreprises – pouvoirs publics, investisseurs, communautés d’implantation, mais aussi travailleurs et cadres au sein même des entreprises – d’utiliser ce pouvoir à meilleur escient, d’influer sur les pratiques, et, le cas échéant, de ne pas accepter ce qui est inacceptable.

Au final, peut-être, l’information la plus utile que l’on puisse produire sur les multinationales est l’information sur les alternatives aux multinationales : celle qui montre qu’il est possible de faire autrement, et sans elles.

Olivier Petitjean

À lire : Multinationales : les batailles de l’information, publié par Ritimo et l’Observatoire des multinationales (154 pages, pdf, 2,1 Mo).

 

 Le site de l’Observatoire des multinationales

 

 

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 15:27

 

 

 

Des étudiants dentistes soignent gratuitement les seniors à Montpellier

 

  • Par Zakaria Soullami
  • Publié le , mis à jour le

 

 

Les personnes âgées peuvent bénéficier d'un dépistage dentaire gratuit à Montpellier. Des étudiants dentistes ont déjà soigné plusieurs centaines de seniors dans le cadre d'une coopération entre le centre d'action sociale et la faculté d'odontologie de Montpellier.

 
Les étudiants dentistes soignent gratuitement les seniors à Montpellier - 11 octobre 2016 © F3 LR

© F3 LR Les étudiants dentistes soignent gratuitement les seniors à Montpellier - 11 octobre 2016

 

Pour éviter tout un tas de soucis de santé, se soigner les dents est indispensable, en particulier pour les personnes âgées.
 

Dépistages dentaires gratuits


Les futurs dentistes de Montpellier font du dépistage gratuit auprès des personnes âgées comme auprès de pensionnaires d'établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes ou encore de maisons de retraite.
 

344 soins dentaires en 2014


Ces dépistages gratuits ont été mis en place grâce à une coopération entre le centre d'action sociale de Montpellier et la faculté d'odontologie de la commune héraultaise. 344 personnes âgées ont bénéficié de ces soins dentaires gratuits pendant la seule année 2014.

Un reportage de Stéphane Taponier et Enrique Garibaldi

 

 

 

Des étudiants de 5ème année encadrés


Ces examens sont effectués par des étudiants de cinquieme année encadrés par un professeur référent. Objectif : détecter des situations pathologiques à risque chez les personnes agées à mobilité reduite.

 

 

 

Source : http://france3-regions.francetvinfo.fr

 

 

 

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 14:27

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

Sur les réseaux

Tiens, un défi Facebook généreux et pas débile

 

 

http://api.rue89.nouvelobs.com/sites/news/files/styles/mobile2-tablette-article-retina/public/article/tablette_article/2016/10/video-fb_1.png

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a dix jours, Malik, un habitant du quartier des Vignes Blanches à Sarcelles (Val-d’Oise) a eu l’idée d’organiser avec l’aide d’amis une distribution de repas pour les réfugiés qui dorment dehors à Paris.

Il raconte au Parisien :

« Pour faire quelque chose pour eux, je me suis dit que le seul moyen que tout le monde se mette dedans, c’était d’utiliser Facebook. »

« On est partis, à une dizaine de voitures, chargées, à Stalingrad, à Porte de La Chapelle [des quartiers de Paris, ndlr] », explique à France bleu Diaby, un proche de Malik. Ils s’étaient munis de sandwiches, de boissons et de Tchep, un plat d’Afrique de l’Ouest.

« [Les réfugiés] nous ont remerciés, certains ont même invoqué des bénédictions, ça nous a fait chaud au cœur. »

 

La France des solutions
Et si on démultipliait la visibilité des citoyens qui prennent l’initiative  ? Pour répondre aux défis économiques, sociaux, environnementaux, Rue89 s’engage aux côtés de Reporters d’Espoirs pour diffuser la connaissance de la «  France des solutions  ».

 

« Nos quartiers ont un cœur »

A la manière du Ice Bucket Challenge et de sa propagation virale, Malik, chauffeur-livreur, a imaginé créer une chaîne de solidarité en lançant le même défi aux habitants d’un autre quartier de Sarcelles.

Dans une vidéo publiée sur son profil Facebook (qui comptabilise ce lundi soir plus de 40 000 vues), il explique :

« Voici le nouveau concept où les nominés de chaque cité devront remonter le défi suivant ! ! Nourrir les sans-abris en s’organisant avec les membres de son quartier. [...] On ne cherche pas à savoir qui payera le plus de nourriture mais on veut voir si chaque quartier est capable de remonter ce genre de défis. Sans l’aide des associations, montrons au monde que nos quartiers ont un cœur et surtout une bonne éducation.

 

Vidéo à voir ici

 

 

« Tout le monde a mis sa pierre à l’édifice »

C’est à Souleymane, 29 ans, dit Solo, du quartier des Sablons à Sarcelles, que le défi a d’abord été lancé par Malik et les autres.

Défi relevé, rapportait Le Parisien : mercredi 5 octobre au soir, à la maison de quartier, ils étaient plusieurs à préparer des sandwichs qu’ils ont ensuite distribués dans le XIXe arrondissement de Paris. Souleymane :

« Ici, tout le monde a mis sa pierre à l’édifice. Certains ont mis 10 euros, d’autres 20 euros. Même les petits, ils ont donné quelque chose. »

Le défi a ensuite été lancé au quartier des Lochères, toujours à Sarcelles, qui devraient le relever dans la semaine à venir selon Malik, qui vient de créer une page Facebook – Le grand défi – pour propager la chaîne de solidarité.

Interrogé par Rue89, le jeune homme assure que d’autres quartiers de banlieue parisienne vont rejoindre le mouvement dans les prochains jours.

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 14:16

 

Info reçue par mail

 

 

On se bat toujours
  ...de l’appel « On bloque tout »,
 vers un réseau intersyndical de lutte.
 

Nous sommes des syndicalistes affilié.e.s à   différentes organisations (CGT, Solidaires, CNTSO,CNT, FSU, FO, LAB, Confédération  paysanne…).
Ensemble, nous nous sommes  retrouvé.e.s dans l’appel « On bloque tout ! ».
.
Depuis mars dernier, nous en avons porté les  propositions dans des meetings, dans nos  structures,
auprès de nos camarades, de  nos collègues. Nous avons ainsi  contribué à la mobilisation large,
et déterminée pour le retrait de  la loi « travail », et à   populariser l’objectif du  blocage de l’économie.
.
Nous  nous battons toujours pour  l’abrogation de cette loi.
Pour autant nous avons toutes  et tous, et ce quel que soit notre  organisation syndicale,
eu des  difficultés pour ancrer la grève dans  nos secteurs professionnels,
pour  l’étendre, à passer aux nécessaires  reconduction et généralisation de la grève.
.
Nous continuons de penser que c’est un  instrument décisif pour construire
un rapport de  force en mesure de repousser les attaques de  l’État et du patronat.
 
.Nous continuons de penser  que les structures syndicales doivent continuer de  réfléchir
aux obstacles à l’action et à  l’engagement des salarié.e.s ainsi qu’aux  pratiques syndicales
qui les perpétuent.
.
L’appel « On bloque tout ! » s’est voulu porteur  de l’exigence de reprendre l’offensive,
après des  années passées à défendre des acquis sans cesse  attaqués
par les gouvernements successifs.
.
Le  constat est fait que notre lutte est restée pour  l’instant trop défensive,
pas assez imaginative. Et  nous continuons de penser que,
pour donner  l’envie d’en découdre, il faut aussi se battre  « pour » des alternatives progressistes.
.
C’est  pourquoi l’appel « On bloque tout ! » a proposé  de porter la revendication
des 32 heures de travail  hebdomadaires,   sans flexibilité ni perte de salaire  :
Perspective audacieuse qui contrevient à l’air du  temps autant
qu’elle porte des espérances   concrètes d’amélioration immédiate de luttes
pour  les conditions de travail, les salaires et contre la  précarité et le chômage.
.
C’est aussi un exemple  de revendication unifiante
car commune à  plusieurs organisations syndicales,
et concernant  aussi bien les salarié(e)s du secteur privé et dusecteur public,
les chômeurs et les chômeuses...
.
Aujourd’hui, nous proposons de dépasser la  forme appel d’« On bloque tout ! ».
C’est le bilan  qui a été tiré en juillet dernier après quatre mois de lutte.
Des déclinaisons concrètes de l’appel  sont réclamées,
c’est pourquoi on pourrait  imaginer de "faire émerger" un réseau pérenne de syndicalistes de lutte,
appuyé sur de  réels collectifs locaux,
dont la forme  comme le nom resterait à trouver, 
mais qui viserait à dépasser la  forme « appel » pour être  capable d’initiatives concrètes  et de terrain.
.
Un réseau,  des collectifs de syndicalistes
de lutte pourrait (…) organiser  des rencontres, régionales et  nationales, des formations, des  campagnes mêmes.
.
Nous invitons donc, largement, toutes  et tous les syndicalistes qui pensent  qu’un tel réseau
ou collectif serait utile à   le construire, dès maintenant, avec nous.
Un tel outil ne se substituerait pas à nos  organisations respectives :
nous sommes  respectueuses et respectueux du fédéralisme de  nos organisations,
des rythmes et des temps  démocratiques de nos structures.
.
Simplement,  nous pensons que mener des débats, des  actions, ouvertes et plurielles,
contribuerait à  redonner du souffle au syndicalisme de lutte  dans toute sa diversité.
Cette unité  intersyndicale gagnerait à s’incarner dès la   base :
Voilà ce que nous proposons de faire  exister.
.
Pour cela, nous organisons le  
samedi 15 octobre, 14h,
à la Bourse du travail de Paris,  
salle Eugène Varlin,
 
une   première rencontre constitutive  de cet outil commun.
Nous vous y attendons, nombreuses et   nombreux, toujours en lutte !
.
                                                         Le Collectif d’animation de l’appel « On bloque tout ! »
                                                www.onbloquetout.org
.                                                    facebook : on bloque tout
 

 

 

 

 

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 17:31

 

Source : https://reporterre.net

 

 

Luttant contre la publicité, les déboulonneurs passent en procès

12 octobre 2016 / par Emilie Massemin (Reporterre)
 

 

 

Mardi 11 octobre, sept membres du collectif anti-pub les Déboulonneurs étaient convoqués au tribunal. Ils sont accusés d’avoir inscrit des messages anti-pub sur des panneaux publicitaires numériques. Ils ont plaidé la liberté d’expression et l’état de nécessité face aux dangers de la publicité.

 

« Nous dénonçons l’emprise de la publicité dans l’espace public. » Henri, 28 ans, à la barre de la 10e chambre du Tribunal correctionnel de Paris, mardi 11 octobre, est bien décidé à défendre le sens de son action. La présidente du tribunal, visiblement excédée et fatiguée après déjà plus de quatre heures d’audience (il fallait traiter d’autres affaires avant), ne lui en laissera pas l’occasion : « Non, çà c’est le mobile. Pour vous exprimer, il y a les médias, les tribunes. Le tribunal n’est pas là pour s’exprimer. Que faisiez-vous ce jour-là ? »

Ce jour-là, c’est le 2 mai 2015. Les membres du collectif des Déboulonneurs se retrouvent place d’Aligre, dans le XIIe arrondissement de Paris. Le mégaphone, les affichettes, les tracts et les bombes de peinture, tout est prêt. Arrivé Gare de Lyon vers 15 h 30, le petit groupe file directement vers le hall 2. Là, cinq d’entre eux inscrivent des messages anti-pub - « Attention à la pub en descendant du train », « Liberté de réception » ou encore « La pub pollue nos rêves » - sur huit panneaux publicitaires numériques situés à proximité des voies 17 et 19.

 

 

Apparus en 2008 dans les gares et les métros parisiens (ils restent pour l’heure interdits en surface), ces écrans cristallisent l’opposition du collectif anti-pub qui réclame leur interdiction. « Impossible d’y échapper, leur reproche Raphaël, un des prévenus. Des chercheurs en neurosciences ont mis en évidence le fait que nous avons le réflexe de tourner les yeux vers ce qui bouge, ce qui est lumineux. On est obligé de regarder et de réceptionner le message publicitaire, ce qui constitue une atteinte à nos libertés démocratiques. »

 

Troubles de l’attention et obésité sont favorisés par la publicité

Sans compter les risques pour la santé publique : « L’omniprésence agressive de publicité provoque des sollicitations et des interruptions attentionnelles régulières, sinon constantes, alerte le psychiatre Christophe André, qui a envoyé une lettre de soutien aux Déboulonneurs. Parmi les impacts de ces vols d’attention figurent l’affaiblissement des capacités de continuité attentionnelle (la concentration), la dérégulation de l’autocontrôle (difficulté à contrôler ses impulsions à acheter, boire, manger, etc.) et la réduction des temps de repos cérébraux. » Isabelle Darnis, diététicienne-nutritionniste convoquée comme experte au procès, renchérit : « Les publicités incitent à manger des produits mauvais pour la santé, favorisent l’obésité infantile – un enfant sur quatre dans certaines zones - et provoquent des troubles du schéma corporel chez les jeunes filles. »

Alertées par l’attroupement qui se forme autour des membres du collectif, la police et la sûreté ferroviaire sont intervenues rapidement, ce 15 mai. Elles ont embarqué les cinq « barbouilleurs » d’écran, ainsi qu’un porteur du mégaphone et un distributeur de tracts. Menottés, les sept amis ont d’abord été conduits au commissariat de la gare, puis à celui du XXe arrondissement....

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

 

Source : https://reporterre.net

 

 

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 17:22

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

Bettencourt, Arnault, Guerlain... le Canard enchaîné publie la liste des milliardaires qui contournent l'ISF

"Le Canard enchainé" publie ce 8 juin la liste des 50 contribuables français les plus fortunés qui, en 2015, ont payé peu ou pas d'ISF, grâce à la règle édictant qu'au-delà de 75 % des revenus l'impôt devient "confiscatoire". Le tout alors qu'ils y étaient donc théoriquement assujettis. En haut de la liste, on retrouve Liliane Bettencourt qui, avec une fortune pourtant estimée à 32 milliards d'euros, n'a rien payé au titre de l'ISF...
 
La une du "Canard enchainé" du 8 juin.

"Mon ennemi c'est la finance". Si on doutait encore que cette sortie de François Hollande n'était qu'un effet de manche, le Canard enchainé, document à l'appui, vient définitivement en faire la démonstration ce 8 juin. Le "Palmipède" publie en effet une liste, concoctée par les bons soins de Bercy, des 50 contribuables qui ont bénéficié en 2015, en toute légalité, d'un abattement massif sur leur Impôt de solidarité sur la fortune (ISF). En moyenne 90 %. Soit un manque à gagner pour l'Etat, pour ces 50 contribuables, d'un peu plus de 199 millions d'euros cette année-là... 

Tout droit sorti de la Direction des finances publiques, ce document révèle le côté ubuesque de notre système fiscal avec un impôt, l'ISF, censé ramener un peu de justice fiscale... et neutralisé par la notion "d'impôt confiscatoire" développé par le Conseil Constitutionnel depuis 2005. Impossible en France de prélever au-delà des 75 % des revenus. Selon l'hebdo, Jean-Marc Ayrault y aurait aussi participé involontairement. Dès 2012, alors Premier ministre, il se lance dans sa grande réforme fiscale qui comprend, entre autres, la taxation à 75 % des revenus supérieurs à 1 million d'euros et l'intégration dans le calcul de l'ISF des revenus ou bénéfices capitalisés, c'est-à-dire disponibles mais pas encore perçus. Les sages du Conseil constitutionnel retoquent ces deux dispositions. Conséquence, la réforme tronquée serait devenue plus avantageuse que le "bouclier fiscal" de Sarko !

 

Liliane Bettencourt, 1ère fortune française, ne paye pas d'ISF

Résultat, tout en haut de cette liste, on retrouve, ô surprise, Liliane Bettencourt. L'héritière paye en tout et pour tout à l'Etat, au nom de l'ISF la modique somme de... 0 euros. Malgré une fortune estimée à 32 milliards d'euros, Madame Bettencourt qui devrait théoriquement débourser 61 millions au nom de cet impôt, voit son ardoise effacée. Ils sont onze à ne s'acquitter d'aucun impôt sur la fortune, dont la veuve d'Edouard Leclerc, le fondateur des supermarchés du même nom.

Autres noms présents dans la liste de Bercy : Bernard Arnault, feu Jean-Claude Decaux, Hélène Darty ou encore Christiane Guerlain, héritière du fondateur des parfums qui ont, eux, bénéficié d'une sacrée ristourne. 

Sur les un peu plus de 219 millions d'euros d'ISF supposés aller dans les caisses de l'Etat, seuls 21 millions arrivent à bon port. Soit un taux de recouvrement de 9,66 %... Quelle efficacité !

 

Optimisation fiscale à plein régime

La machine à optimisation fiscale marche à plein régime pour arriver à un tel tableau. Selon le Canard, la principale trouvaille consiste à minorer son revenu imposable : "Plus celui-ci est bas, plus le plafond des 75 % sera atteint". Un moyen efficace est de créer des sociétés financières et d'y laisser les dividendes et les revenus d'assurance-vie. Pour le cas de Liliane Bettencourt, un avocat spécialiste dans le droit fiscal expliquait ainsi à  dès 2010 :

"Elle a créé une holding où sont logées les actions qu'elle détient dans le capital de L'Oréal (...) C'est cette holding, et pas Liliane Bettencourt directement, qui encaisse les dividendes et ces dividendes y restent bien au chaud. C'est une sorte de tirelire dans laquelle Liliane Bettencourt peut puiser au gré de ses besoins. C'est seulement l'argent qui est sorti des comptes de la holding qui est imposé à l'impôt sur le revenu (IR). Si elle n'a pas de gros besoins - tout est relatif quand il s'agit de l'une des premières fortunes françaises - l'IR sera donc calculé sur une somme relativement faible, comparée aux dividendes effectivement versés par L'Oréal sur le compte de Thétys."

Autre astuce dévoilée, et encore plus perverse, contracter des emprunts pour asssurer son train de vie et paraître, aux yeux de l'administration fiscale, comme un pauvre sans le sous. En matière d'ésquive fiscale, nos grandes fortunes sont décidément bien inventives.

 

 

[Edit à 11h50] Bercy porte plainte
Dans un , Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics, et Christian Eckert, secrétaire d’Etat chargé du Budget ont fait part "de leur indignation après la publication par la presse d’informations couvertes par le secret fiscal." Dans leur viseur, la liste révélée par le Canard enchainé. Ils indiquent avoir demandé à l'inspection des finances publiques de "diligenter une enquête, dans les meilleurs délais". En clair, Bercy lance la chasse pour débusquer la source des journalistes... Dans la foulée, une plainte contre X a été déposée. Dans le document publié par le "Palmipède", une mention précise que sa "divulgation" peut-être "punie d'un an d'emprisonnement et de 18 000 € d'amende". Décidémment, en France,  a encore du chemin à faire...

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 17:08

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

Plafonnement de l’ISF : un milliard d’euros retournent dans la poche des plus riches

En 2015, le plafonnement de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) à 75% des revenus perçus a privé les caisses de l'Etat d’1,077 milliard d'euros de recettes, a révélé "Le Figaro". Une somme qui a surtout profité aux plus riches, notamment ceux dont la fortune est estimée à plus de 10 millions d'euros...
 
Près de 10.000 foyers soumis à l’ISF ont profité de la ristourne. - SIPANY/SIPA
 

Un cadeau fiscal à un milliard. Avec le plafonnement de l'impôt de solidarité sur la fortune (l’ISF) à 75% des revenus perçus - seuil validé par le Conseil constitutionnel fin 2013 afin que l’impôt ne devienne pas "confiscatoire" -, l’Etat a enregistré en 2015 un manque à gagner d’1,077 milliard d’euros. Près de 10.000 foyers, soumis à l’ISF et dont le patrimoine dépasse 1,3 million d'euros, ont ainsi profité de la ristourne, indique le secrétaire d’Etat au Budget, Christian Eckert, dans une note révélée par ce mardi 11 octobre.

Parmi ces derniers, 3.590 des foyers les plus riches (une peu plus de 37% des bénéficiaires), possédant une fortune estimée à plus de 10 millions d'euros, ont capté à eux seuls 87,7% des bénéfices du plafonnement, soit plus de 940 millions d'euros. Le montant moyen de leur ISF, précise Le Figaro, a donc été plus de 3,6 fois inférieur à ce qu’il aurait pu être sans plafonnement : 100.200 euros payés grâce au plafond, au lieu de 363.000 euros.

 

 

"La gauche se retrouve avec un plafonnement de l'ISF qui coûte plus cher que le bouclier fiscal qu'elle dénonçait sous le quinquennat précédent", souligne par conséquent le président LR de la Commission des Finances de l'Assemblée, Gilles Carrez, à qui la note de Christian Eckert était adressée. C’est là tout le paradoxe. Au lieu d’abaisser le seuil d’assujettissement à l’ISF, relevé en 2011 (sous le mandat de Nicolas Sarkozy) à 1,3 million d’euros contre 800.000 auparavant, la gauche a préféré instaurer une surtaxe ISF. Or cette surtaxe a aussitôt été censurée par le Conseil constitutionnel, contraignant le gouvernement à revoir son dispositif et à rétablir un plafonnement à 75% des revenus. 

L’optimisation fiscale des grandes fortunes

Face au manque de justice devant l’impôt, en raison notamment des pratiques agressives d’optimisation fiscale des plus fortunés, la gauche souhaite désormais mettre en place, dans le cadre de son projet de loi de finances pour 2017, un mécanisme "anti-abus".

Suffira-t-il cependant à éviter que certains milliardaires en arrivent à payer, comme le révélait en juin dernier … 0 euros d’ISF grâce à quelques tours de passe-passe très juteux, consistant notamment à minorer ses revenus imposables ? Pas sûr... De leur côté, les candidats de la droite à la primaire (à l’exception de Nathalie Kosciusko-Morizet) ont résolu le problème, en proposant de purement et simplement supprimer l’ISF…

 

 

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 16:17

 

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A Rennes, les interdictions de manifester pleuvent

12 octobre 2016 | Par Karl Laske
 
 
 
 

Près d’une cinquantaine d’opposants à la loi sur le travail sont désormais interdits de séjour au centre-ville les jours de manifestation. Les auteurs de tags ou de dégradations ont été ciblés. 

À chacun son enveloppe. À Rennes, l’État a débloqué 600 000 euros pour dédommager les commerçants du centre-ville dont le chiffre d’affaires a été défavorablement impacté par les manifestations des opposants à la loi sur le travail – une « première », selon la maire socialiste Nathalie Appéré ; tandis qu’en ville, les policiers tournent à la recherche du lieu de résidence des opposants, pour leur remettre sous enveloppe de nouvelles interdictions de manifester prises par le préfet. D’importants moyens ont été engagés par le parquet pour identifier et cibler les auteurs de tags ou de dégradations survenues au printemps. Et plusieurs opérations de police ont été conduites, en septembre, afin d’interpeller des militants.

Entre les arrêtés préfectoraux et les contrôles judiciaires consécutifs aux poursuites engagées en marge des manifestations, près d’une cinquantaine d’opposants à la loi sur le travail sont désormais interdits de séjour au centre-ville en cas de manifestation. Pour faire bonne mesure, ces interdictions comprennent les rassemblements contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Fin mai, le procureur de la République, Nicolas Jacquet, s’est illustré en poursuivant pour « association de malfaiteurs » les jeunes auteurs des dégradations des bornes de compostage du métro, lors d’une journée d’action contre la loi sur le travail, et en requérant le placement en détention de 18 d’entre eux. Il s’appuyait notamment sur un rapport de police fumeux, intitulé Éléments d’information sur les membres de l’extrême gauche rennaise. Concomitamment, le vice-président du tribunal, Nicolas Léger, a ordonné la détention provisoire de quatre jeunes étudiants sans casier, après une bagarre sans gravité survenue dans un restaurant Bagelstein. 

 

Policiers rennais à l'entraînement. © DR Policiers rennais à l'entraînement. © DR

 

Des arrêtés pris en septembre par le préfet d’Ille-et-Vilaine Christophe Mirmand prouvent que la police a continué son travail de renseignement durant l’été, sous le contrôle du parquet, afin de neutraliser plus de militants. Le 14 septembre, une opération de police dans un appartement en colocation a visé trois d’entre eux. « Vers seize heures, la police a bloqué la rue, avec trois fourgons et quatre voitures, et ils sont entrés dans l’appartement avec un bélier et un bouclier, raconte un proche. Il y avait cinq, six enfants de 2 à 4 ans à la maison. »

Placé en garde à vue, François se voit reprocher « d’avoir inséré de la mousse expansive » dans une borne de compostage du métro, le 31 mai. Il a été identifié par la police, près de quatre mois après les faits, sur la base de photos extraites de films de vidéosurveillance. La police lui reproche aussi d’avoir « pénétré sans autorisation dans un espace affecté à la conduite d’un train »… le 22 juillet 2012. Une fraude dans le train, vieille de quatre ans, qui était restée sans suite....

 

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 17:22

 

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Des pesticides dans les mueslis du petit-déjeuner

 
 
Selon les résultats d'une étude publiée ce mardi 11 octobre par l’ONG Générations Futures, de nombreux résidus de pesticides ont été retrouvés sur un échantillon de quinze produits de mueslis aux fruits notamment consommés au petit-déjeuner. Des résultats qui mettent une nouvelle fois en évidence l'inaction de l'Union européenne sur le sujet...
 
Sur la quinzaine d’échantillons de mueslis testés par l’association Générations Futures, 141 résidus ont été retrouvés dont 81 suspectés d’appartenir à la classe des perturbateurs endocriniens - Martin Lee / Rex Featur/REX/SIPA
 

Des pesticides au petit-déjeuner ? C’est ce que trouvent dans leurs assiettes certains amateurs de mueslis aux fruits selon une étude publiée ce mardi 11 octobre par l’ONG Générations Futures, engagée contre les risques sanitaires et environnementaux liés à l’emploi des pesticides. Sur la quinzaine d’échantillons de mueslis testés par l’association, 141 résidus au total ont en effet été retrouvés, dont 81 suspectés d’appartenir à la classe des perturbateurs endocriniens, ces substances chimiques qui perturbent, entre autres, le système hormonal.

Les produits passés à la loupe, commercialisés aussi bien par de grandes marques (Kellogg's, Nestlé, Jordans...) que par des marques distributeurs (Auchan, Leclerc, Carrefour...), consommés à dose quotidienne comprises entre 50 et 100 grammes ne présenteraient toutefois pas de risque "appréciable" pour la santé.

 

Néanmoins, l’ingestion de ces mueslis à petites doses chaque jour, à laquelle vient s’ajouter "la contamination par d'autres perturbateurs endocriniens (…) plastiques, cosmétiques, ignifugeants etc., vont exposer notre organisme à des cocktails (...) dont on sait qu'ils peuvent avoir des effets sur les organismes les plus sensibles", a expliqué le porte-parole de Générations Futures, François Veillerette, lors d'une conférence de presse ce mardi.

"Le gens ne vont pas être empoisonnés", conclut-il, mais les résultats de l’étude - qui n'a par ailleurs pas mis en évidence de pesticides parmi les cinq paquets de mueslis bio étudiés - interrogent. D’autant qu’un fongicide utilisé en viticulture, le pyriméthanil, a été détecté dans tous les échantillons non-bio analysés. Un fongicide notamment "classé cancérigène possible" aux Etats-Unis.

 

L'Europe impuissante face aux pesticides

Contacté par , Kellogg's n'a pas "pu trouver de porte-parole disponible pour répondre" avant la parution de l’étude, mais Nestlé, qui commercialise notamment les mueslis "Fitness 5 fruits" accusés de porter des traces de 13 résidus de pesticides différents, affirme "respecter" (…) "la réglementation en vigueur", et avoir mis en place "des règles de contrôle très strictes".

La publication de ces analyses intervient alors que l'Union européenne peine à se mettre d'accord sur une définition des perturbateurs endoctriniens qui doit permettre d'encadrer leur utilisation, ajoute quant à elle l’AFP. En juin dernier, avec plus de deux ans et demi de retard sur le calendrier, le commissaire européen à la Santé, Vytenis Andriukaitis a de fait suscité un tollé en dévoilant les critères que propose de retenir l'Union. 

En cause notamment, le fait que ladite définition ne retienne que des éléments "pertinents" pour la santé de l'homme "alors que certains signaux d’alerte proviennent du monde animaldétaille L’imposex par exemple poursuit le quotidien "est un trouble qui procure des pénis aux femelles bulots". (...) Bien "qu'aucune affection équivalente" n’a été, à ce jour, constatée chez les humaines, une alerte a bel et bien été lancée après que des perturbateurs endocriniens de la branche des organoétains "se sont avérés en être la cause".

Les responsables européens, sous le feu des critiques depuis plusieurs années pour leur inaction, apparaissent ainsi une fois encore impuissants alors que l'Organisation mondiale de la santé (l'OMS) a publié sa propre définition des perturbateurs endocriniens dès 2002...

 

 

 

 

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 17:08

 

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En souffrance à La Poste

11 octobre 2016 | Par Rachida El Azzouzi

 

 

Le syndicat Sud-PTT veut briser le mur du silence, établi par la direction de la Poste, et qui entoure la souffrance au travail des postiers. Surcharge de travail, management par la peur, cadences infernales: les familles et les facteurs témoignent.

Pierre découvre la Bourse du travail à Paris, les syndicats et les médias. Il a 25 ans, vient des montagnes du Jura. Pour évoquer la mémoire de son père : Charles Griffond, mort à 53 ans à cause du travail, de La Poste, son employeur depuis 34 ans. Charles s’est pendu au croc de boucher qui lui servait à tuer ses animaux, le 17 juillet dernier. Il a laissé deux lettres, une pour ses proches, l’autre pour le journal local, L’Est républicain, pour qu’il informe le monde de « l’enfer » au sein de ce qui était sa vie, La Poste, une entreprise publique transformée au pas de charge en 2010, « plus préoccupée par le rendement, l’argent que par l’humain », dit son fils.

« Depuis trente-quatre ans, j’ai exercé mon métier avec l’amour de mon travail et de mes clients. Mais, depuis quelques années, la Poste a petit à petit détruit ses employés, les vrais postiers, ceux qui avaient le contact avec les gens. En ce qui me concerne, ils m’ont totalement détruit. Depuis décembre 2015, je suis en arrêt de travail et je souffre intérieurement le martyre. Personne, ni de mes collègues ou de ma hiérarchie, n’a pris de mes nouvelles. Alors bougeons avec la Poste et mourons grâce à la Poste. » C’est le meilleur ami de Charles qui a découvert les lettres, signées « Charles Griffond, facteur à Pontarlier », et le corps sans vie.

 

Pierre Griffond, 25 ans. Son père, Charles, facteur depuis 34 ans, s'est suicidé en laissant une lettre accusant La Poste. © Rachida EL Azzouzi Pierre Griffond, 25 ans. Son père, Charles, facteur depuis 34 ans, s'est suicidé en laissant une lettre accusant La Poste. © Rachida EL Azzouzi

 

Trois fois déjà qu’en un an, Charles tentait le suicide avec des médicaments. Il avait perdu trente kilos, était méconnaissable dans la dépression, lui, si jovial, si fêtard. Facteur « à l’ancienne », apprécié à des kilomètres à la ronde, il assurait sa tournée par tous les temps, se déguisant même, décembre venu, en Père Noël, pour faire rêver les enfants. Mais ces dernières années, à force de restructurations, de pressions commerciales, il s’avouait « à bout ». Ne tenait plus la cadence. « Il avait récupéré 200 boîtes aux lettres supplémentaires alors que sa tournée était déjà l’une des plus dures de Pontarlier, raconte son fils, Pierre, qui ne veut pas lancer sa famille meurtrie dans des démarches judiciaires. Pas le courage. On n’ira pas plus loin que les articles dans la presse. »

La Poste avait bien intégré Charles dans un dispositif de pré-retraite, « mais à 53 ans et avec seulement 34 annuités, c’était le condamner à une vie de misère », estiment ses copains postiers… « Faux », réplique la direction de La Poste : « Charles Griffond avait demandé à bénéficier d’une pré-retraite et il n’aurait pas été lésé car la pénibilité de sa carrière aurait été prise en compte. L’incompréhension nous a saisis quand nous avons appris son suicide. Tout allait mieux pour lui. Il n’avait pas remis les pieds au travail depuis des mois. Il était suivi par le médecin du travail, l’assistante sociale. »...

 

*Suite de l'article sur mediapart

 

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

 

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Source : https://www.franceinter.fr/economie/souffrance-a-la-poste-si-j-etais-sortie-en-tournee-a-l-heure-actuelle-je-serais-peut-etre-morte

 

 

Souffrance à La Poste : "Si j'étais sortie en tournée, à l'heure actuelle je serais peut-être morte"

Pour le syndicat Sud-PTT, travailler à La Poste est de plus en plus une souffrance. Une situation illustrée à l'extrême, par le cas d'Émeline, qui a fait un AVC au travail.

 

La souffrance au travail, une réalité pour le syndicat Sud-PTT
La souffrance au travail, une réalité pour le syndicat Sud-PTT © Maxppp / Sebastien Jarry

Le syndicat lance aujourd'hui une campagne visant à dénoncer la souffrance des salariés qui travaillent à la Poste. Pour Sud-PTT, la direction n'a tiré aucune leçon de la vague de suicides de 2012 : management par la peur, répression des militants syndicaux, agents poussés à bout dans un contexte général de manque d'effectifs...

 

Et pour le démontrer, le syndicat compte sur la parole à des victimes, des familles de victimes et de leurs avocats, pour "briser le mur du silence". Émeline, 25 ans, employée de la Poste dans le Nord de la France, a fait en début d'année un AVC sur son lieu de travail.

► ► ► Écoutez le reportage de Manuel Ruffez Lien ici

Ce matin de février dernier, Émeline ne se sent vraiment pas bien. Elle prévient sa direction par SMS, mais son chef l'appelle : il a absolument besoin d'elle. Sur place, son état empire, elle donne l'alerte à plusieurs reprises, affirme-t-elle, mais aucun cadre ne réagit. C'est finalement un collègue qui appelle les pompiers. Émeline vient de faire un AVC.

Si ce collègue n'était pas intervenu, j'en suis sûre et certaine, ils m'auraient fait partir en tournée. Je serais sortie en tournée et à l'heure actuelle, je serais peut-être morte.

Pour Émeline, aucun doute possible, son accident cérébral, elle le doit bien à son employeur : "Ils m'envoyaient faire des tournées que je ne connaissais pas, faire des double-journées sans être payée... Je ne disais jamais non, et au final, ils profitaient. Aujourd'hui j'en veux à La Poste car j'ai une paralysie. J'ai 25 ans, je suis maman, je ne peux plus jouer à certaines choses avec eux."

Elle a donc décidé de témoigner, mais aussi de porter plainte notamment pour non-assistance à personne en danger.

 

 

Source : https://www.franceinter.fr/economie/souffrance-a-la-poste-si-j-etais-sortie-en-tournee-a-l-heure-actuelle-je-serais-peut-etre-morte

 

 

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