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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 11:53

Après l'Irlande, le Portugal, la Grèce, les risques de faillite de l'Italie et de l'Espagne et la nécessité de les renflouer signent la mort probable de l'euro à court terme. 

Car le fardeau financier, de centaines de milliards d'euros d'endettement pourri, repose sur un nombre de plus en plus réduit de pays. 

Techniquement, le rachat d'obligations italiennes ou espagnoles est en train de dégrader très rapidement le bilan de la BCE ainsi que celui des banques centrales nationales de l'Eurosystème, dont la Bundesbank.

Au sein de la zone euro, l'Allemagne, le Luxembourg, les Pays Bas et la Finlande ont déjà informé :

  • qu'ils ne paieront plus pour le Fonds Européen de Solidarité Financière,
  • et qu'ils ne souhaitent en aucun cas continuer à dégrader la structure bilantielle de leur Banque centrale nationale.

Cela signifie que l'euro n'a plus longtemps à vivre.

Le gouvernement français, pour sa part, est évidemment pris de court par la tournure des événements puisqu'il était interdit de s'interroger, dans les administrations françaises, sur la survie de l'euro et a fortiori sur la façon de réagir en cas de désastre. [J'en sais quelque chose, puisque c'est justement pour avoir pronostiqué l'explosion de l'euro (dans un dossier très circonstancié remis à M. Sarkozy, ministre des finances, le 18 juin 2004, il y a ... 7ans) que j'ai vu ma carrière brisée.]

Donc :

  • - d'une part M. Sarkozy et son gouvernement n'ont pas d'autre objectif que de vouloir, coûte que coûte, la survie de l'euro, sans même savoir pourquoi d'ailleurs !
  • - mais d'autre part le gouvernement se rend compte des sommes de plus en plus colossales que cela risque de coûter à la France. Et probablement en pure perte puisque les pays précités, eux, ne veulent plus rester dans le Titanic. La France pourrait en effet voir sa dette publique bondir de 84 à 112% du PIB si elle rachetait des obligations pourries espagnoles ou italiennes. Le risque que l'une ou l'autre des agences de notation retire à la France sa note AAA devient désormais chaque jour plus élevé.

En bref, le gouvernement français, Nicolas Sarkozy en tête, prend la pose de gravité de circonstance devant les caméras. Mais, derrière les portes capitonnées de l'Elysée et de Matignon, on ne sait tout bonnement plus quoi faire.

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 Au bout du compte, tout le château de cartes risque donc de s'effondrer sur le dernier maillon : l'Allemagne. Et ce sont donc des sommes prodigieuses qui seraient à payer par les contribuables allemands !

Pour Berlin, qui a les yeux rivés sur la situation et qui a déjà préparé secrètement ses plans de sortie, il n'est pas question de laisser se poursuivre ce désastre.

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L'ALLEMAGNE NE VEUT PLUS PAYER.

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J'estime donc qu'il est probable que l'Allemagne siffle la fin de partie très rapidement. 

La fin de l'euro n'est sans doute plus question d'années mais de mois, sinon de semaines.

Tout en essayant de faire reposer la responsabilité politique sur d'autres, l'Allemagne va probablement briser l'euro d'une façon ou d'une autre, par exemple :

  • en supprimant la libre circulation des transferts financiers d'un État de la zone euro,
  • et/ou en refusant tout net d'acheter des obligations italiennes ou espagnoles.

Si c'est en effet ce que décidait l'Allemagne, cette mesure d'apparence technique signifierait ipso facto la réapparition des monnaies nationales : avec un euro-mark, un euro-franc, un euro-lire, etc., dont les cours fluctueraient instantanément les uns par rapport aux autres. 

Il n'y aurait alors plus d'autre solution que de recréer en toute urgence des monnaies nationales sous forme fiduciaire (billets et pièces).

 Naturellement, cette réapparition brutale se ferait dans l'impréparation de la France. 

Et bien entendu avec des problèmes techniques colossaux en perspective, puisque rien n'a été anticipé.

 

François Asselineau,

Président de l'Union Populaire Républicaine

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 10:59

AgoraVox le média citoyen

 

 

 

C’est le 3 janvier 1973 que la France adopte la loi Pompidou-Giscard d’Estaing lui interdisant d'emprunter à la Banque de France et l'obligeant à le faire auprès des banques privées avec intérêts. C’est le début de l'ère de la dette. Les marchés ont donc la clé du financement des États.
 
Cette privatisation du crédit public est inscrite dans les textes européens à l’article 104 du traité de Maastricht : « Il est interdit à la BCE et aux autres banques centrales des états membres, ci-après dénommées -banques centrales nationales- d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des Etats membres ; l’acquisition directe auprès d’eux par la BCE ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite ».
 
Ainsi, les Etats sont à la botte des banques privées et depuis, l’addition est plutôt lourde !
 
L’ouvrage de Holbecq et Deruder « La dette publique, une affaire rentable »[1] nous renseigne. On y apprend « qu’au total entre les années 1980 et la fin de l’année 2006, nous avons payé 1 142 milliards d’euros d’intérêts ». C’était en 2006 ! Aujourd’hui cela dépasse les 1300 milliards.
 
Les auteurs expliquent que « si nous n’avions pas emprunté ces sommes sur les marchés monétaires, c'est-à-dire si nous avions pu créer notre monnaie comme avant, […] la dette qui était de 229 milliards d’euros au début 1980 serait inexistante aujourd’hui ».
 
Avec l’équipe Sarkozy entre 2002 et 2010 le déficit de la France est passé de 851 milliards d’euros à 1591 milliards, soit une hausse de 87% ce qui permet aux détenteurs de la dette[2] , « les amis de l’équipe », d’encaisser quelques 50 milliards d’intérêts par an. Il suffit pour enrichir encore davantage les amis des amis que la note d’un pays soit dégradée par d’autres amis pour que les taux d’intérêts augmentent, aggravent encore davantage la dette du pays et augmentent en conséquence le bénéfice des préteurs.
 
C’est pour payer ces intérêts que les gouvernements d’Europe et les partisans du libéralisme débridé demandent aux peuples de se serrer la ceinture.
 
Les « économistes atterrés » expliquent qu’il s’agit d’un mécanisme de transfert de richesses des contribuables ordinaires vers les rentiers. Ces politiques fiscales « anti-redistributives » ont donc aggravé à la fois et les inégalités sociales et les déficits publics.
 
Comme l’ont bien montré Bruno Tinel et Franck Van de Velde, « le conflit générationnel opportunément mis en avant sur le mode bêlant de « la dette que nous allons léguer à nos enfants » a surtout pour fonction de masquer le conflit fondamental entre les moins riches, qui, par leurs impôts, payent le service de la dette, et les plus riches, qui en détiennent les titres. »[3]
 
Le temps est venu de ne plus applaudir et de libérer le monde de ces prédateurs et de tous ceux qui les soutiennent ! L’homme politique doit être clair et loyal pour être respecté ! (Ils ne sont pas tous comme Sarkozy et ses amis)
Il doit s’engager pour redonner le droit des Etats d’emprunter directement auprès de la banque centrale, soit par l’Europe, soit directement en dénonçant les traités qui interdisent cela !
 
Préparez le programme ! Je prépare le bulletin. Si ce dernier ne peut s’exprimer, la démocratie sera balayée !


[1] André-Jacques Holbecq se dit être un « économiste citoyen » et Pierre Derudder était chef d’entreprise et consacre ses recherches pour mettre l’économie et l’argent au service de l’homme. « La dette publique une affaire rentable » - Editions Yves Michel 2008 - préface d’Etienne Chouard 
[2] 62 % de la dette de l’Etat est détenue par des non-résidents, c’est à dire des entités financières (Etats, fonds, banques, etc.) ne résidant pas ‘fiscalement’ en France.
[3] Bruno Tinel - Maître de conférences à l’université Paris-I (Panthéon-Sorbonne) Franck Van de Velde - Maître de conférences à l’université de sciences et de technologie Lille-I « Le Monde Diplomatique » – juillet 2008
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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 21:26

 

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Comment la dette publique s'est-elle creusée ?

 

Nous voyons bien que ce problème de la dette des Etats empoisonne l'Europe, (même les Etats Unis sont atteint par ce mal et bien évidemment les pays de voie de développement) Aujourd'hui nombre de pays sont au bord de l'implosion ou menacés de l'être : Grèce, Irlande, Portugal, Espagne, et mintenant l'Italie pour ne parler que de ceux sous le feu de la rampe. Cela provoque des mouvements sociaux dont on ne parle peut-être pas assez, et qui commencent à apparaître en France, qui est sur la liste des pays risquant de se retrouver en banqueroute.

Jusqu'en 1973, notre pays, ainsi que d'autres en Europe, a connu une période de développement sans précédent, appelée les "trente glorieuses". Les Etats avaient alors la possibilité de gérer leurs budgets de façon autonome, en demandant à sa banque centrale de le financer, en battant monnaie, lorsque cela devenait nécessaire.

C'est à ce moment que le président Pompidou a proposé...et obtenu...que les pays européens ne puissent plus se financer qu'en empruntant aux banques privées.

http://www.notre-ecole.net/la-loi-pompidou-giscard-du-3-janvier-1973/

En effet, "c’est à Valéry Giscard d’Estaing, alors ministre des finances, que nous devons la loi du 3 janvier 1973 dont l’article 25 précisait "Le trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France", interdisant donc le financement direct de l’État par la Banque de France. Cette loi a été confirmée par l’article 104 du Traité de Maastricht - devenu 123 du Traité de Lisbonne. Cette interdiction, n’est, dans aucune autre zone monétaire, gravée ainsi dans le marbre d’un Traité. En clair les pays de la zone euro sont obligés d’emprunter sur les marchés financiers, en payant des intérêts, les besoins monétaires qu’elle ne peut couvrir par des recettes budgétaires. Pourtant, des pays tels les USA, la Grande Bretagne ou le Japon, n’hésitent pas à se servir de la possibilité de monétisation directe par leur Banque Centrale lorsque les besoins de leur économie le nécessitent. Chez nous, les banques peuvent emprunter à 1% à la BCE et prêter aux États à 3, 5 ou 7% et parfois plus.(André-Jacques Holbecq).


Cest précisément à partir de cette décision que tout a basculé. Puisque des intérêts beaucoup plus importants  sont venus s'ajouter à la dette elle-même, les états n'ont plus été en mesure de rembourser la totalité de ces sommes dans un délai qui aurait permis d'éviter que d'autres intérêts ne viennent s'ajouter aux premiers aggravant encore la situation, et ceci dans un cercle infernal généré par ce que l'on appelle les intérêts composés. D'autre emprunts devant être souscrits pour rembourser ces intérêts devenus gigantesques, le processus d'endettement ne pouvait que se renforcer.
Pour prendre l'exemple de la France, en s'en tenant à fin 2009 (la dette a cfontinué à enfler depuis) : "L’augmentation annuelle de cette dette publique de 1980 à fin 2009 correspond, bon an mal an, aux intérêts de la dette, dans un effet boule de neige. En euros constants la dette est passée de 239 milliards d’euros (21% du PIB) fin 1979 à 1489 milliards d’euros (78% du PIB) fin 2009, soit une augmentation de 1250 milliards d’euros. Sur la même période, nous avons payé environ 1340 milliards d’euros d’intérêts aux différents prêteurs privés (banques et établissements de crédits, fonds de pension, assurances-vie…)." (André-Jacques Holbecq).

On a tenté de nous faire croire que ce basculement d'états prospères vers des états endettés était le résultat de la « crise » pétrolière de 1974 qui n'était rien d'autre qu'un rééquilibrage, demandé par les pays producteurs de pétrole. Demande pourtant bien légitime puisque jusqu'alors nous avions pu bénéficier de cette source d'énergie à un prix dérisoire.

Mais il fallait bien trouver des boucs émissaires pour masquer les résultats désastreux d'une décision prise en faveur des banquiers et demandée par un ami de ces même banquiers. Ces banques qui ont provoqué la crise financière de 2007, et qui ont été secourues par les Etats qui ont emprunté en accroissant donc leur endettement. La boucle est bouclée.

Et les plans de rigueur s'enchaînent, conduisant à des privatisations et au démantelement des services publics.
De plus on essaie aujourd'hui de rendre les citoyens responsables de l'accroissement des déficits publics en les stigmatisant d'autant plus qu'ils sont dans une situation difficile, comme par exemple les bénéficiaires du RSA.

La récente crise a mis en évidence le manque de scrupules du monde financier qui même au plus fort de la tourmente, a continué de spéculer sur la misère du monde, et notamment sur les matières premières alimentaires accroissant par ces agissements criminels, le nombre de victimes de la faim puisque les pays les plus pauvres se sont ainsi vus privés du minimum nécessaire à leur survie.

Pour ces pays les plus pauvres tellement malmenés, demandons réparation par l'abandon de la dette, qu'elle soit vis a vis des banques ou vis à vis d'autres états.

Oui aujourd'hui nous devons dire non à tant d'injustice puisque c'est à nous citoyens du monde, que l'on demande de payer le prix des erreurs commises par d'autres.


Les banques privées doivent renoncer à ces dettes qui leur auront permis de bien vivre pendant tout ce temps, mais maintenant, il faut que cela cesse sous peine de voir nos pays tomber comme des châteaux de cartes, cartes pipées depuis le début qui ne nous laissaient aucune chance d'échapper à leurs griffes.

Deux analyses bien argumentées :

http://www.michelcollon.info/La-dette-une-manne-pour-les.html

http://www.youtube.com/watch?v=FxzQrPmTClg

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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 20:33

Logement : l'Appel du Nouvel Observateur

Publié le 02-08-11 à 11:26    Modifié le 05-08-11 à 17:10     par Le Nouvel Observateur   

Monsieur le Président, où sont passées vos promesses ?

A l'hôpital Robert Debré (Photo : Xavier Pardessus) A l'hôpital Robert Debré (Photo : Xavier Pardessus)
 

Charleville-Mézières, décembre 2006. Nicolas Sarkozy lance en pleine campagne présidentielle : "Je veux que d'ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir. Parce que le droit à l'hébergement, c'est une obligation humaine".

Paris, juillet 2011. Des centaines de familles sont contraintes de trouver refuge dans les services d'urgence des hôpitaux déjà débordés. Xavier Emmanuelli, fondateur du Samu social, jette l'éponge après 18 ans de service.

Le constat est amer. Le nombre de mal-logés, de sans-abris ne fait qu'augmenter. Seule une volonté politique déterminée permet de vaincre la misère sociale. La France a-t-elle baissé les bras ? Que répondre aux trois millions et demi de mal-logés ? Au plus de 100.000 personnes qui vivent "dans la rue" ou passent de foyers en chambres d'hôtel ?

Monsieur le Président, où sont vos promesses ?

Associations, travailleurs sociaux, médecins, bénévoles ou simples citoyens, ne peuvent plus faire face. A des besoins grandissants, on répond par des budgets, déjà étriqués, amputés en 2011 de 41 millions d'euros. Vous préconisez des solutions pérennes. Mais où sont-elles ? Votre ministre du Logement affirme vouloir diminuer le nombre de places d'hôtels pour les remplacer par "des places de logements". Comment croire que cette nouvelle promesse ne restera pas, une fois de plus, lettre morte ?

Donnez-nous des garanties ! Appliquez enfin le droit au logement opposable (DALO). Prenez des mesures pour mobiliser les bureaux et appartements laissés vacants à la faveur de la spéculation immobilière. Arrêtez de fermer des places d'hébergement d'urgence. Empêchez les expulsions sans solution de relogement. Sortons de cette logique purement financière. Cessons d'abandonner ainsi à la violence de la rue des milliers d'hommes et de femmes. N'attendez pas l'échéance présidentielle, monsieur Sarkozy, tenez enfin vos promesses.

 

pour signer la pétition appuyer sur la touche "Ctrl" de votre clavier et cliquer gauche sur "link" ci-dessous.

  link

 

Ce texte est soutenu par : Emmaüs France, La Fondation Abbé Pierre, L'Uniopss, Emmaüs Solidarité, Advocacy France, France Terre D'Asile, Jean-Baptiste Eyraud (porte-parole du DAL), la Fnars, le Secours Catholique, l'Association des Cités du Secours Catholique, le Collectif Les Morts de la Rue, Bernard Devert (président de la Fédération Habitat et Humanisme), Sylvain Cuzent (DG Centre d'action sociale protestant), Les Enfants de Don Quichotte, Mouvement ATD Quart Monde, La Fédération d’Aide à la Santé Mentale Croix-Marine, Jean-Marie Faucher (DG ARAPEJ Ile de France), le CHRS Fondation Mérice, la Ligue des droits de l’Homme, le Collectif Jeudi Noir, Médecins du Monde, Maud Bigot (Coordination nationale des professionnels de l'urgence sociale).

 

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 14:59

Souvenez-vous, c'était il y a un an, c'est-à-dire un siècle ! Le climat politique de ce début août 2010 était électrisé par le discours de Grenoble du Président, quelques jours plus tôt, par la « chasse aux Roms », et par une surenchère sécuritaire qui changea un temps le regard à l'étranger sur la France, s'attirant un édito cinglant du New York Times puis plus tard une attaque sans précédent d'une Commissaire européenne.

Quel contraste : 2011, par comparaison, est un été serein. En tous cas en politique intérieure française (pas trop sur les marchés financiers, en Syrie ou en Libye, ou encore parmi les victimes de la famine en Somalie, mais pas de quoi gâcher les vacances françaises, non ? ).

Même les provoc's de Jean-Marie Le Pen sur les attentats d'Oslo que refuse de condamner sa fille Marine, ou l'ouverture d'une enquête ouverte par la Cour de justice de la République contre Christine Lagarde dans l'affaire Tapie, ne parviennent pas à perturber réellement la trêve estivale.

On cherchera vainement l'écho des clameurs sécuritaires d'il y a un an : à l'exception du dernier carré de la Droite populaire, dans son village d'Astérix des Alpes-Maritimes, c'est silence radio. La République en danger de l'an dernier, le ton martial face à ces « Français d'origine étrangère » qui enfreindraient « nos » lois, tout cela est décidément « très 2010 », donc passé.

L'après Oslo et l'avant 2012

L'explication est double. Le double attentat d'Oslo, d'abord, a contraint la droite traditionnelle à plus de retenue pour ne pas s'exposer au reproche d'alimenter un climat xénophobe et islamophobe qui pourrait inspirer un autre exalté tenté de passer à l'acte.

L'approche de la présidentielle, surtout, oblige à revisiter une stratégie qui n'a pas marché, et restera une tache sur le quinquennat. La reconquête de l'électorat du Front national en faisant de la surenchère sur les thématiques du FN n'a eu qu'un seul résultat : légitimer un peu plus le positionnement des Le Pen, et permis à la fille de prendre son envol en gommant une partie de la dimension caricaturale du père.

Retour, donc, à la « représidentialisation ». Cet été, c'est en père de famille en (re)redevenir que l'on trouve Nicolas Sarkozy dans les magazines (palme d'or au Nouvel Obs fin juillet, ci-dessous).

Nicolas Sarkozy et Carla Bruni-Sarkozy au Cap-Nègre (AFP) dans Le Nouvel Obs.

Le Figaro nous apprend même que dans cet « été de la stratégie », Nicolas Sarkozy a emmené au Cap nègre « un livre de Henry James », une confidence destinée à peaufiner son changement d'image, de l'anti-intello ami de Christian Clavier à l'homme mûr, qui-a-lu-Henry-James-bien-sûr, et peut parler des films de Karl Dreyer.

Sarkozy en décalage avec la crise de la dette de la zone euro

Paternité à venir et lecture à la place des paroles glaçantes et des coups de menton de Grenoble ? La construction d'image est formidable en période pré-électorale, à deux nuances près :

  • elle conduit à faire passer, non sans raison, les paroles de Grenoble pour de l'opportunisme politique sans lendemain, comme beaucoup d'autres prononcées auparavant, sauf à parier sur l'amnésie des électeurs ;
  • elle est en décalage frappant avec le climat économique de fin du monde, ou au moins de fin d'un monde, que génère la crise de la dette de la zone euro, la défiance des marchés, les perspectives de croissance en petite forme.

Nicolas Sarkozy a choisi la communication a minima sur la crise de la zone euro. Il reste en vacances, téléphone à Angela (Merkel), mais ne parle pas à des citoyens qu'il ne faut pas affoler sur les plages. L'opposition ne fait guère mieux, à quelques rares exceptions près.

La rentrée, sans doute plus tôt que d'habitude, sonnera le réveil et le retour aux réalités. Les candidats, aussi bien le Président avec son bilan, que ceux qui aspirent à le remplacer, devront répondre aux questions posées par la crise actuelle, par l'ampleur de la dette, par le modèle de croissance, par l'avenir de l'Europe et de la zone euro…

Il peut sembler étonnant que dans un pays en pré-campagne électorale, ces questions ne fassent pas déjà débat. L'an dernier, l'heure semblait suffisamment grave pour que toute la classe politique soit sur le pont à la même date pour s'enflammer autour de l'agenda sécuritaire des gourus de l'Elysée, alors qu'aujourd'hui, on cherche vainement un candidat à la présidence pour nous dire comment il compte sauver l'euro, voire la France ! Serait-ce parce que personne n'a la réponse ?

Photo : Nicolas Sarkozy et Carla Bruni-Sarkozy au Cap-Nègre (AFP) dans Le Nouvel Obs.

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 14:44

LEMONDE | 02.08.11 | 19h18   •  Mis à jour le 03.08.11 | 07h40

 
 

 

 

Artur Mas, le président du Gouvernement de Catalogne, ici le 20 décembre 2010 à Barcelone, est le premier à avoir annoncé des coupes budgétaires pour sa région.

Artur Mas, le président du Gouvernement de Catalogne, ici le 20 décembre 2010 à Barcelone, est le premier à avoir annoncé des coupes budgétaires pour sa région.AFP/JOSEP LAGO

 

Les touristes arrivant lundi 1er août à l'aéroport de Barcelone ont été accueillis par un avertissement peu rassurant : "Ne tombe pas malade, il n'y a pas d'ambulances", leur disaient en plusieurs langues les affichettes distribuées par une cinquantaine de professionnels de la santé réunis pour dénoncer les sévères coupes budgétaires ordonnées par le gouvernement régional catalan. "Yes, we cut", ajoutaient certains ambulanciers dans un hommage ironique au célèbre slogan de Barack Obama.

Contrôlé par les nationalistes conservateurs de CiU depuis décembre 2010, l'exécutif catalan a promis de réduire son budget de 10 % en 2011, soit 2,68 milliards d'euros en moins. Bien qu'il soit parmi les moins touchés, le budget santé doit toutefois diminuer de 6,5 % cette année.

Afin d'optimiser les coûts, des centres de santé catalans qui assuraient aussi un service d'urgence de nuit viennent d'être forcés de réduire leurs horaires par un plan de "réorganisation" approuvé en juin. Indignés par la fermeture nocturne des Urgences de leur hôpital local, une centaine de patients du quartier de Gràcia, à Barcelone, l'a occupé lundi pendant deux heures. Les manifestations d'usagers se multiplient depuis le début de l'été.

"Nous garantissons que tous les patients seront soignés", assure-t-on au département de la santé de la Generalitat, le gouvernement catalan. Mais les professionnels du secteur sont sceptiques et promettent un "automne chaud".

UNE DETTE RECORD DE 121 MILLIARDS D'EUROS

En dépit des sévères coupes budgétaires qui hérissent déjà les Catalans, le gouvernement régional mené par Artur Mas a d'ores et déjà affirmé qu'il dépasserait la limite de déficit public imposée par Madrid aux 17 régions espagnoles. Fiscalement autonomes, elles administrent plus du tiers des dépenses publiques en Espagne et accumulent une dette de 121 milliards d'euros, un record.

Le plan d'austérité adopté en urgence par le premier ministre socialiste (PSOE), José Luís Rodriguez Zapatero, en 2010, dépend donc en grande partie de la bonne conduite des régions. Pour réduire son déficit public à 6 % du PIB en 2011 et espérer ainsi pouvoir le ramener sous la barre des 3 % du PIB dès 2013, Madrid a ordonné aux régions de se tenir à un déficit d'1,3 % du PIB. Mais le gouvernement central dispose de peu de moyens pour les y forcer.

"Les dérapages continus de plusieurs gouvernements régionaux face aux efforts de consolidations fiscales du gouvernement" figuraient d'ailleurs en tête des raisons qui ont poussé l'agence de notation Moody's à placer la note de la dette souveraine de l'Espagne sous surveillance la semaine dernière. Alors que la panique sur les marchés persiste cette semaine et que la prime de risque de l'Espagne a atteint de nouveaux sommets mardi, les doutes planant sur la bonne tenue des finances régionales expliquent en partie les inquiétudes des investisseurs.

D'autant plus que la Catalogne, où les élections s'étaient tenues dès novembre dernier, offre un avant-goût de ce qui attend les plus endettées des 13 régions espagnoles qui ont élu leurs nouveaux gouvernements en mai dernier. Déjà, de nouveaux dirigeants, comme la présidente de la Castille-La-Manche, María Dolores de Cospedal (PP, droite), ont annoncé que le niveau du déficit public de leur régions dépassait au premier semestre le seuil autorisé pour l'année.

"LA CRISE ÉCONOMIQUE NE PEUT SERVIR D'EXCUSE"

Une réunion au sommet a rassemblé la ministre de l'économie, Elena Salgado, et les responsables régionaux fin juillet à Madrid sans que ce "Conseil de politique fiscale et financière" ne débouche sur des mesures concrètes garantissant la coopération des régions. Mais le gouvernement a bon espoir qu'elles acceptent d'intégrer à leurs budgets un plafonnement des dépenses en fonction de la croissance du PIB. Une mesure attendue par les marchés.

Les régions doivent d'autre part rembourser 19 milliards d'euros à l'Administration centrale perçus en 2008 et 2009 sur la base de prévisions économiques trop optimistes. Elena Salgado leur a ouvert une ligne de crédit pour leur permettre d'assurer le paiement des fournisseurs malgré l'asséchement de leurs revenus.

Si la crise explique en bonne partie l'appauvrissement des comptes régionaux, les projets pharaoniques encouragés par certains gouvernements pendant le boom économique qu'a traversé l'Espagne jusqu'en 2007 plombent également leurs finances maintenant que l'heure est à l'austérité. "La crise économique ne peut en aucun cas servir d'excuse pour démanteler l'État providence", a lancé lundi la ministre de la santé Leire Pajín en guise d'avertissement aux régions.

À moins de quatre mois des prochaines élections législatives, prévues le 20 novembre, le parti socialiste au pouvoir et le parti populaire, largement victorieux lors des dernières régionales, se renvoient la balle de la responsabilité des coupes budgétaires.

Elodie Cuzin Article paru dans l'édition du 03.08.11

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 14:32

LEMONDE | 03.08.11 | 11h50   •  Mis à jour le 03.08.11 | 13h31

 

 

Les mesures prises en juillet n’ont pas ramené le calme. Les taux italiens et espagnols atteignent des records.

Les mesures prises en juillet n’ont pas ramené le calme. Les taux italiens et espagnols atteignent des records.REUTERS/BRENDAN MCDERMID

 

Les marchés sont-ils happés par le vide ? L'accord du Congrès américain, mardi 2 août, permettant de relever le plafond de la dette et d'éloigner le spectre d'un défaut de la première économie mondiale, n'a eu aucun effet sur des investisseurs affolés.

A la Bourse de New York, le Dow Jones a plongé, mardi, de 2,19 %, entraînant dans sa chute les marchés asiatiques et européens. Mercredi, Tokyo cédait 2,11 %, tandis que Paris et Francfort reculaient de 1,82 % et 2,26 % à l'ouverture. En Europe, ce regain de stress ne fait qu'aggraver la crise aiguë des dettes souveraines dans une sorte de prophétie autoréalisatrice : plus les taux montent, plus la dette est délicate à rembourser.

Quinze jours à peine après que les dirigeants eurent dégainé, le 21 juillet, ce qu'ils croyaient être une arme nucléaire pour neutraliser les peurs, les taux à dix ans des emprunts espagnols et italiens ont ainsi atteint des sommets historiques : 6,36 % pour l'Espagne et 6,18 % pour l'Italie mardi. Les taux grecs, eux, restent à des niveaux record (14,85 %), les investisseurs se réfugiant sur le Bund, l'obligation allemande, jugé plus sûr, descendu à 2,39 %, sous le niveau de l'inflation. Du jamais vu depuis la réunification !

Inquiet, le gouvernement espagnol, les yeux rivés sur les marchés, reste sur le qui-vive, tandis qu'à Rome, le ministre italien de l'économie, Giulio Tremonti, après avoir convoqué, mardi, une réunion du Conseil de stabilité financière, devait s'entretenir avec le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker. Mais Bruxelles exclut pour le moment toute discussion sur un plan de sauvetage pour l'Italie et l'Espagne. Points sur les causes et conséquences de cet "emballement" spéculatif.

 

Service infographie du "Monde"

  • Quelle est l'origine du regain de stress ?

Le spectre, même improbable et finalement écarté, d'un défaut de paiement des Etats-Unis, a fait prendre conscience aux investisseurs que le surendettement des Etats pouvait frapper tout le monde. Y compris la première économie mondiale. Chacun s'est alors souvenu qu'en Europe, le problème n'était pas réglé. Le plan de sauvetage de la Grèce présenté le 21 juillet n'a rassuré qu'un temps. Surtout, la publication d'une série de chiffres macroéconomiques plus mauvais les uns que les autres fait trembler. Le spectre d'un "double dip", une bascule de l'économie américaine dans la récession, refait surface avec ses inévitables répercussions sur la reprise européenne. Or, le meilleur remède pour éponger des dettes publiques reste la croissance.

  • Pourquoi le plan de sauvetage de la Grèce annoncé le 21 juillet n'a-t-il pas rassuré ?

L'accord conclu à l'arraché le 21 juillet entre les chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro prévoit un élargissement de la mission du Fonds européen de stabilité financière (FESF) – dont la possibilité d'acquérir de la dette d'Etat sur le marché – et une participation des créanciers privés sous forme d'échange des anciens emprunts grecs.

Si, au moment de l'annonce, les investisseurs ont semblé soulagés, encore faut-il que cette décision soit entérinée. En France, la modification des missions du FESF doit faire l'objet d'un vote du Parlement, et la session extraordinaire consacrée au projet de loi de finances rectificative qui validera l'accord européen ne débutera que le 6 septembre. Trop lent, trop tard, trop bureaucratique, jugent les marchés.

  • Pourquoi la spéculation touche maintenant l'Espagne et l'Italie ?

L'Italie, en raison de son taux d'endettement très élevé (120 % du produit intérieur brut, PIB), et l'Espagne (dont la dette publique a atteint 63,6 % du PIB, contre 55 % il y a un an), sont deux "maillons faibles" de la zone euro. L'endettement de l'Italie est supérieur à celui du Portugal (93 %) et de l'Irlande (96 %), et moindre que celui de la Grèce (140 %).

Les marchés craignent que ces deux pays ne tombent dans une spirale infernale : méfiance des investisseurs qui se traduit par des taux plus élevés débouchant sur un étranglement du pays. Tout cela se conjuguant à une croissance insuffisante pour diminuer l'endettement, à une fragilisation du système bancaire en Espagne (très engagé dans l'immobilier) et à une crise politique en Italie.
Or, les investisseurs savent que si la zone euro a la capacité d'apporter son aide à la Grèce, à l'Irlande, au Portugal – voire même à Chypre, qui pourrait bientôt en avoir besoin –, qui ne représentent que 6 % du PIB de l'Union, elle n'a pas les moyens de sauver ces deux grands pays (près de 30 % du PIB de la zone euro).

  • Quels sont les risques ?

En dépit de maladresses, les dirigeants européens semblent avoir démontré leurs engagements à sauver la zone euro. Mais certains évoquent toujours son implosion. Dans ce cas, la sortie, même temporaire, d'un "maillon faible" de l'union monétaire, se traduirait par un retour à sa devise, une dévaluation drastique, une inflation galopante qui ruinerait les créanciers. Une fuite en avant douloureuse pour le pays concerné, son système bancaire, mais aussi pour ses partenaires européens.

Le risque est aussi de devoir "gérer la crise". Autrement dit, de mettre chaque fois plus sur la table pour recapitaliser un pays et ses banques. Chaque plan réclamerait aussi des efforts budgétaires de plus en plus drastiques à même de plonger les pays dans la récession.

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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 13:17

 

Politiques 17/03/2009 à 06h51

Roosevelt n’épargnait pas les riches

Le point de vue de Thomas Piketty, économiste et chroniqueur à «Libé».


THOMAS PIKETTY

La taxation confiscatoire des revenus exorbitants est non seulement possible économiquement, mais souhaitable. En 1932, quand Roosevelt arrive au pouvoir, le taux de l’impôt fédéral sur le revenu applicable aux plus riches était de 25 % aux Etats-Unis. Le nouveau président décide de le porter immédiatement à 63 %, puis 79 % en 1936, 91 % en 1941, niveau qui s’appliqua jusqu’en 1964, avant d’être réduit à 77 %, puis 70 % en 1970. Pendant près de cinquante ans, des années 30 jusqu’en 1980, jamais le taux supérieur ne descendit au-dessous de 70 %, et il fut en moyenne de plus de 80 %.

Rapacité. Cela n’a pas tué le capitalisme et n’a pas empêché l’économie américaine de fonctionner. Pour une raison simple : ces taux ne s’appliquaient qu’à des revenus très, très élevés. En 1941, Roosevelt fixe le seuil du taux de 91 % à 200 000 dollars de l’époque, soit 1 million de dollars d’aujourd’hui (770 000 euros). Or à ces niveaux de revenus, ce ne sont pas les compétences ou le dynamisme que l’on rémunère : ce sont la rapacité, le court-termisme et des prises de risque excessives. Il ne s’agissait donc pas de matraquer n’importe quel cadre supérieur ou entrepreneur sortant du lot, ce qui aurait été dévastateur économiquement. En France, comme dans la plupart des pays développés, le taux supérieur atteint 90 % pendant l’entre-deux-guerres, puis se stabilisa autour de 70 % pendant les Trente Glorieuses - ce qui n’a pas empêché des taux de croissance économique de l’ordre de 4 % à 5 % par an tout au long de cette période.

Puis Reagan et Bush père et fils décidèrent, pour des raisons purement idéologiques, d’abaisser brutalement le taux supérieur à environ 30 %-35 %, soit à peine plus que les niveaux appliqués avant 1932. J’ai acquis la conviction que ce tournant fiscal explique pour une large part l’invraisemblable progression des inégalités observée aux Etats-Unis depuis les années 80, avec pour conséquence un transfert de l’ordre de 15 points de revenu national en direction des 1 % les plus riches et la stagnation du pouvoir d’achat du reste de la population. Les cadres dirigeants des grandes entreprises ont pris le contrôle et se votent à eux-mêmes des revenus exorbitants, sans rapport avec leur productivité. Pour une raison économique simple : pour ces fonctions peu réplicables, les productivités individuelles sont impossibles à mesurer. Dans le secteur financier, ces rémunérations indécentes ont en outre stimulé des comportements insensés en termes de prise de risque et ont clairement contribué à la crise actuelle. Face à une telle dérive, la seule réponse crédible est une taxation accrue des très hauts revenus - solution qui commence à émerger aux Etats-Unis et au Royaume-Uni et qui finira bien par atteindre la France, si Nicolas Sarkozy parvient à comprendre que le bouclier fiscal est l’erreur de son quinquennat.

Vérité. Le bouclier fiscal peut avoir un sens pour des revenus «normaux», y compris ceux nettement plus élevés que la moyenne (100 000 euros par an, voire d’avantage) - à condition toutefois de pratiquer une vérité fiscale complète, en intégrant la fiscalité indirecte, qui pour les bas revenus représentent plusieurs mois de salaire. Mais appliquer le bouclier fiscal sans aucun plafond n’a aucun sens. Antoine Zacharias, patron de Vinci, a ponctionné 120 millions d’euros de rémunérations à son entreprise. Au nom de quelle folie idéologique devrait-on lui garantir qu’il conservera quoi qu’il arrive 50 % de cette somme ? Même avec un taux d’imposition de 90 %, cela lui laisserait tout de même 10 millions d’euros d’argent de poche…

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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 13:13

Voir interview compléte sur liberation

« Il y a un conflit d’intérêt majeur au sein des banques. On a vu par exemple Natixis acheter récemment de la dette grecque sur le marché secondaire (elle ne vaut pas grand chose mais rapporte beaucoup d’argent puisque les taux d’intérêt sont élevés). Natixis prend le risque que la Grèce ne rembourse pas.

Le problème c’est quand on voit dans le même temps, François Pérol, patron de Natixis et de la fédération bancaire française, faire du lobbying contre le défaut de paiement! Il joue totalement en fonction de son intérêt. Il est totalement dans la défense des positions prises par Natixis. Ce genre de chose n’a pas été assez relevé dans le débat, je trouveVoir interview sur Liberation

Les banques françaises ne veulent pas d’une taxe « dette grecque »

François Pérol estime que les banques ont « fait le job » et que les autorités européennes peuvent désormais prendre une décision en tout état de cause.

Une plainte pour «prise illégale d’intérêt» a été déposée à Paris en 2009 par une association anti-corruption contre l’ex-conseiller de l’Elysée François Pérol sur les conditions de sa nomination à la tête du groupe Caisse d’Epargne-Banque populaire.

Cela se précise pour jeudi. Les chefs d’État européens qui se réuniront à Bruxelles pour décider des modalités du deuxième plan d’aide à la Grèce, auront sur la table des propositions concrètes des banques européennes. En effet, le président de la Fédération bancaire française (FBF), François Pérol, a indiqué ce mardi que l’Institut de la finance internationale (IFI) avait proposé aux dirigeants européens un « menu d’options » pour résoudre la crise du moment, à condition que le Fonds monétaire international et le conseil européen continuent de soutenir la Grèce. « Les autorités européennes ont maintenant sur la table tous les outils pour leur permettre de répondre aux questions posées », a indiqué l’intéressé, qui cédera la présidence de la FBF à Frédéric Oudéa (Société générale) le 1er septembre prochain.

François Pérol n’a pas voulu détailler les propositions mises en avant par l’IFI malgré les questions incessantes des journalistes présents à la FBF durant le point presse. Il s’est contenté d’indiquer que les propositions des banques françaises avaient pour but de permettre à la Grèce de « bénéficier d’un financement aussi long que possible de façon à étaler la charge de la dette ». Pour lui, le problème aujourd’hui n’émane pas des banques mais bien de l’attentisme des autorités européennes, qui tardent à prendre une décision. « Le sujet est de savoir si les Européens peuvent s’entendre sur le plan de sauvetage de la Grèce. Le sujet est politique, pas technique ».

Absence de réponse claire

François Pérol apprécie très moyennement l’idée qui émerge au sein des autorités européennes d’instaurer une taxe aux banques. Celle-ci répond pour lui à une « logique étrange ». « On est en Europe, donc il est très probable que la solution au problème soit un impôt », poursuit-il en ironisant. Il ne voit pas pourquoi le secteur serait obligé de mettre au pot directement, « les banques ont eu une attitude parfaitement responsable depuis le début. Dès qu’il a été question de participation du secteur privé dans le deuxième programme d’aide à la Grèce, des propositions ont été faites par les banques. Ce qui crée de l’instabilité, c’est l’absence de réponse unique claire » des autorités européennes. Les banques l’ont d’ailleurs payé en Bourse, les françaises en tête : Société Générale Générale, Crédit Agricole et BNP Paribas ont chacune perdu entre 15% et 18% depuis le début du mois de juillet.

François Pérol s’estime malgré tout confiant sur la capacité de la zone euro à trouver une solution au problème grec « comme elle l’a déjà fait à chaque fois qu’elle s’est retrouvée face à des enjeux fondamentaux ». De plus, « la Grèce ne représente que 2,5% su PIB de l’Europe et 4% de sa dette. Le problème a donc la taille d’un problème soluble ».

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 14:52

http://mobile.agoravox.fr/actualites/economie/article/une-crise-financiere-98252

vendredi 29 juillet - par Morad EL HATTAB

Une crise financière internationale… l’orage approche

Les grandes crises financières sont précédées par des signes avant coureurs. Séparément, leur importance n’est pas déterminante, ensemble ils peuvent annoncer l’orage. 

Les crises financières sont d’abord des crises de liquidités, plus exactement de disparition des liquidités, il n’y a donc plus d’argent pour investir et les différents marchés s’assèchent, au début, cela se traduit par la hausse des taux des marchés les plus sensibles.

Or, un grand titre du Financial Times du 19 juillet 2011 annonce qu’en Europe, les émissions d’actions s’arrêtent et que les projets sont retirés. Alors, s’il n’y a plus d’émission d’actions, comment les banques européennes vont-elles pouvoir trouver des capitaux propres ?

Le fait est qu’à partir de juillet 2008, les Hedge funds (fonds de placement, souvent spéculatifs) avaient vendu à terme les actions de deux grandes banques britanniques pour les empêcher d’émettre des actions nouvelles.

Tout ceci semble sinon le sapin du moins les canots de sauvetage des Etats.

Le 20 juillet 2011, un autre article du Financial Times annonce que les émissions des obligations des sociétés européennes privées sont tombées de 40 Milliards € en mai 2011 à 18,5 Milliards € en juin et semble-t-il vers 12,3 Milliards € en juillet.

Mais l’impossibilité d’émettre des obligations s’applique aussi aux banques…

Effectivement, les marchés interbancaires connaissent un début de fièvre, l’Eurolibor à 24 heures est passé le 20 juillet 2011 à 1,1% (0,25% pour l’US Libor), cela signifie que sur les marchés européens les banques ont de moins en moins confiance entre elles, or qui mieux qu’un banquier connaît les banques ? D’ores et déjà, les banques espagnoles et italiennes ne trouvent plus de financement sur les marchés interbancaires.

Enfin, aussi bien les entreprises que les banques stockent les liquidités. En temps normal, la Banque Centrale Européenne (BCE) prête toutes les semaines 95 Milliards €, le 13 juillet 2011, ce montant est passé à 153,6 Milliards € et le 20 juillet 2011, il atteint 197,7 Milliards €…les ânes ont soif !

En apparence, tous ces événements sont assez discrets pour être peu visibles, ensemble ils annoncent l’orage aussi sûrement que lorsque les hirondelles volent en rase-motte pour attraper les moucherons qui se rapprochent du sol…la crise bancaire internationale approche !

 

Autre point d’actualité : Les Etats européens surendettés se surendettent encore plus pour aider des Etats en faillite, qui ne les rembourseront jamais…mais d’après Le Parisien du 23 juillet 2011 : « Le Plan de sauvetage de la Grèce semble – pour le moment – rassurer les marchés. Un succès dont Nicolas Sarkozy, très actif ces derniers jours, espère bien tirer profit. »…mieux : « "Beaucoup de choses ont changé hier", a dit François Baroin, Ministre français de l’Economie. "C'était un vrai rendez-vous d'histoire. Vous me permettrez de saluer la dimension, l'énergie, l'impulsion et le sens du mouvement que le président de la République a eu depuis mercredi dans ses discussions avec la chancelière (Angela Merkel) et hier avec l'ensemble des chefs d'Etat et de gouvernement." » (Reuters, 22 juillet 2011)

Point nécessaire d’ajouter la conséquence indirecte de ce plan de sauvetage pour la Grèce, soit que « l’endettement de la France augmentera de 15 milliards d’ici 2014 », a déclaré M. Fillon, le premier ministre français…effectivement, un très beau succès !

 

Après l’enthousiasme béat, un simple rappel des faits : Ce qui s’est passé depuis jeudi est très clair : les investisseurs internationaux n’ont pas du tout été rassurés par le sommet européen.

En zone euro, les dominos vont continuer à tomber : l’Italie et l’Espagne sont les prochains dominos.

Jeudi 21 juillet 2011 : réunion des chefs d’Etat et de gouvernement européens.

Vendredi 22 juillet 2011 : les taux des obligations de l’Italie et de l’Espagne repartent à la hausse.

Lundi 25 juillet 2011 : les taux des obligations de l’Italie et de l’Espagne sont en hausse.

Mardi 26 juillet 2011 : les taux des obligations de l’Italie et de l’Espagne sont en hausse.

Mercredi 27 juillet 2011 : les taux des obligations de l’Italie et de l’Espagne sont en hausse.

Italie : les taux obligataires s’envolent.

« Les taux obligataires italiens se sont de nouveau envolés mercredi 27 juillet lors de l’émission par le Trésor de 942 millions d’euros de titres à échéance dix ans, signe des inquiétudes persistantes des investisseurs, a annoncé la Banque d’Italie.

Le Trésor italien, qui a presque atteint le maximum prévu fixé à 1 milliard d’euros, a placé ces obligations à dix ans indexées sur l’inflation en zone euro à un taux de 4,07 %, contre 2,51 % lors de la dernière opération similaire le 27 mai 2011. »

(Dépêche AFP)

Et pour le journaliste économique Stefano Lepri : « La crainte d'une contagion de la crise liée à la dette italienne inquiète les responsables européens. L'avenir de l'Europe est en jeu. La crise de l'euro s'accentue. Alors que l'UE devait impérativement boucler un nouveau plan de sauvetage le 21 juillet, l'Italie, troisième économie de la zone euro, est la cible des marchés financiers. Malgré un PIB qui progresse, la croissance italienne demeure anémique et la dette atteint des records (1 900 milliards d'euros, soit 120% de son PIB). (...) Ce chaos a été déclenché par l'impression que le gouvernement italien n'était pas en mesure de réagir efficacement aux événements et que l'instabilité politique pouvait durer même après son éventuelle chute. » (La Stampa, 21 juillet 2011)

Nous voilà rassurés !

 

Morad EL HATTAB & Irving SILVERSCHMIDT

Auteurs de La Vérité sur la crise (Ed. Léo Scheer)

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