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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 11:32

LEMONDE | 26.10.11 | 11h22   •  Mis à jour le 26.10.11 | 11h58

 

Le ministre de l'intérieur affiche sa continuité sur les questions de sécurité, ainsi qu'une volonté de ne pas heurter l'institution.


Les difficultés se sont accumulées pour Claude Guéant depuis son arrivée au ministère de l'intérieur, en février. L'homme connaît bien la maison, après avoir été directeur général de la police nationale (1994-1998) et directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy lorsqu'il occupait la Place Beauvau (2002-2004, 2005-2007). A l'occasion de la présentation du Livre blanc sur la sécurité publique, mercredi 26 octobre, il affiche sa continuité sur les questions de sécurité, et une volonté de ne pas heurter l'institution.

Le Livre blanc arrive à la veille de la campagne présidentielle; peut-il préfigurer un programme du candidat Sarkozy ?

Son objectif n'était pas de nourrir un programme présidentiel ! Il n'en reste pas moins riche de propositions. Il confirme notamment les choix faits en matière de sécurité par le président de la République lorsqu'il était encore Place Beauvau, choix que je poursuis depuis mon arrivée ici.

Quelle place aura la sécurité en 2012 ?

Je pense qu'il y aura beaucoup d'enjeux au cœur de cette campagne : l'emploi, la régulation financière internationale, la gestion de la dette… Mais la sécurité reste une préoccupation centrale des Français. D'autant plus que, à mon sens, c'est un thème qui reste très clivant. Droite et gauche n'ont pas du tout les mêmes approches.

Malgré la conversion des socialistes à ce sujet, marquante lors de la primaire ?

 Quand vous écoutez les responsables socialistes parler de sécurité, il y a toujours l'idée d'une responsabilité de la société. Martine Aubry, qui s'est exprimée sur la sécurité, à la différence de François Hollande d'ailleurs, l'a fait de la façon la plus claire en affirmant que "si toutes les violences sont condamnables, c'est la société qui génère les violences". Je ne partage pas cette vision des choses.

La conclusion logique, c'est de vouloir supprimer les peines planchers pour donner une nouvelle chance aux récidivistes. Pendant les primaires, tous les candidats sont tombés d'accord pour dire qu'il y avait un problème d'effectivité des peines prononcées. Pourtant, au même moment, Marylise Lebranchu, ancienne garde des sceaux, largement investie dans la conception du projet, annonce qu'elle veut réduire le nombre de places en prison. Cela n'a aucun sens ! Les socialistes affirment également vouloir rétablir la police de proximité. Il faut rappeler le triste bilan de cette expérience: de 1997 à 2002, la délinquance a augmenté de 17 %. C'est un échec patent.

Quelle est la différence avec vos patrouilleurs ?

Les patrouilleurs répondent aux attentes des Français en matière de sécurité : ils sont particulièrement présents aux heures sensibles, dans les moments où le public a besoin d'être rassuré. Mais la grande différence entre les patrouilleurs que nous mettons en place et la police de proximité tient dans la définition de leurs missions.

Les policiers de proximité négligeaient une des fonctions majeures de la police : la répression, en clair l'interpellation et la mise à disposition de la justice des délinquants arrêtés. Les policiers doivent avoir de bonnes relations avec la population, mais ce n'est pas leur rôle premier. Ils doivent avant tout assurer la sécurité des citoyens, selon trois piliers : prévention, dissuasion et répression. Nous n'en négligeons aucun.

Le Livre blanc prône pourtant un rapprochement entre les forces de sécurité et la population…

Je suis ravi si la police a de bons rapports avec la population. Récemment, j'étais à Villeparisis [Seine-et-Marne], j'ai discuté avec des patrouilleurs qui me disaient qu'ils nouaient avec la population des rapports d'un autre genre, plus confiants. Et très productifs pour l'action policière : les habitants leur parlent, se confient sur la délinquance dans leur quartier. C'est un nouveau gage d'efficacité.

Comment la droite peut-elle se renouveler dans le domaine de la lutte contre l'insécurité ?

Nous avons déjà largement amélioré les choses, même si je suis conscient que ce n'est jamais suffisant. La délinquance peut encore baisser, le sentiment de sécurité peut sensiblement augmenter chez les Français, la présence de la police et de la gendarmerie les rassurera. Pour l'avenir, il y a le problème de l'effectivité des peines. Il y a aussi matière à poursuivre dans le développement de peines planchers que l'on peut appliquer à d'autres cas que ceux qui sont actuellement prévus.

L'un des points noirs, dans les quartiers sensibles, c'est l'occupation du territoire par certains jeunes, pas forcément pénalement répréhensible.

Le sujet des mineurs, et notamment des jeunes mineurs, est un sujet qui est difficile et douloureux, mais cette délinquance est de plus en plus importante et de plus en plus violente. Se trouve posée la question de la réforme de l'ordonnance de 1945. Une réforme profonde de ce texte est nécessaire, j'en suis persuadé.

Actuellement, la justice ne répond pas de façon suffisamment rapide à des actes commis par des mineurs qui doivent être remis dans le droit chemin le plus tôt possible, avant qu'ils aillent trop loin. Le délai moyen entre un acte et la sanction de l'acte est de l'ordre de 18 mois. Dans la vie d'un mineur, c'est considérable. Il faut conserver des procédures très protectrices, conformes à nos principes et à nos engagements internationaux, mais avec des délais plus courts pour permettre la mise en garde.

Et la prévention ?

Compte tenu de l'incapacité de certains parents à prendre convenablement en charge l'éducation de leurs enfants, il faut que nous réfléchissions avec l'éducation nationale à un dispositif de prévention plus approfondie. Mais il faut également davantage responsabiliser les parents. Eux seuls peuvent éduquer et surveiller leurs enfants, c'est de leur responsabilité. Et ils ne peuvent rejeter cette responsabilité sur la société.

C'est pourquoi je souhaite créer une contravention à l'égard des parents qui laissent leurs enfants de moins de 13 ans seuls dans la rue la nuit après 23 heures. Le montant doit être dissuasif : 150 euros par exemple. Si cela ne suffit pas à provoquer une prise de conscience des parents, je souhaite qu'ils s'engagent par la signature d'un contrat de responsabilité parentale, avec suspension possible des allocations familiales en cas de non-respect des termes de ce contrat. Ce sera une incitation pour les parents à veiller sur la sécurité et la santé de leurs enfants. Cela permettra aussi de leur faire comprendre qu'il y a des normes minimales à respecter, qu'il est de leur devoir de veiller sur leurs enfants pour éviter l'engrenage de la délinquance.

Dans son rapport de juillet, la Cour des comptes a estimé que la lutte contre le trafic de stupéfiants avait été négligée…

Nous avons affaire à un problème gigantesque. Il faut, de la part des policiers et des gendarmes, un enthousiasme sans bornes pour toujours continuer à interpeller, à déférer et à lutter contre les trafics. Nous ne lâchons rien. Notre action parvient à contenir le phénomène. La consommation de drogue en France n'augmente pas.

Vous avez dit devant les députés qu'en termes d'économies, on arrivait "à la corde"

J'ai dit que, après 2012, et la réduction de 3000 postes de policiers et de gendarmes, il deviendrait difficile de réduire encore les effectifs. La preuve a été faite ces dernières années, qu'avec une baisse d'effectifs, on pouvait continuer à faire reculer la délinquance. Mais il sera difficile d'aller plus loin sans risquer de dégrader le service.

Vous avez relancé la commission consultative sur les polices municipales. Qu'en attendez-vous ?

Il y a un problème de doctrine. Ce serait bien d'avoir la possibilité d'afficher quelques principes d'action: certains types de délinquance, la tranquillité, la sécurité de voisinage. Et l'assistance à la police nationale ou à la gendarmerie. Autour de ça, on doit parvenir à définir les fonctions prioritaires des polices municipales. Ce qui est toujours complexe, puisqu'elles dépendent des maires.

Il existe un certain malaise chez les policiers, renforcé depuis septembre par la mort d'une policière à Bourges, une série de suicides le même jour en région parisienne et les affaires de Lyon et de Lille…

Les suicides, cela a été démontré par l'Inserm, sont, sauf exceptions rares, liés à la vie personnelles des fonctionnaires. Cela étant, ils ont beaucoup de travail. Il y a aussi un certain désenchantement parce qu'une partie de ce travail, faute de suites judiciaires, ou faute d'effectivité de la sanction, est perçue comme étant inutile. Nous travaillons à l'amélioration des conditions d'exercice du métier.

Propos recueillis par Laurent Borredon

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 11:28

LEMONDE | 26.10.11 | 10h48   •  Mis à jour le 26.10.11 | 11h03

 
 

 

Le premier ministre, François Fillon, à l'Assemblée nationale, mardi 25 octobre.

Le premier ministre, François Fillon, à l'Assemblée nationale, mardi 25 octobre.AFP/MEHDI FEDOUACH

Officiellement, une révision à la baisse des hypothèses de croissance (+ 1,75 %) sur lesquelles a été bâti le projet de loi de finances (PLF) pour 2012 n'est pas à l'ordre du jour. "La priorité absolue est de réussir le rendez-vous de mercredi", le sommet européen qui se tient à Bruxelles, a répété François Fillon, mardi 25 octobre, à l'Assemblée nationale.

Lors de la réunion du groupe UMP de l'Assemblée, dans la matinée, sachant que ses propos allaient être répercutés, le premier ministre avait assuré que "les prévisions de croissance dépendent largement du sommet de mercredi", demandant à chacun de "garder son sang-froid".

Le président du groupe, Christian Jacob, interrogé par la presse sur un projet de loi de finances rectificative (PLFR) intégrant des prévisions de croissance à la baisse, s'est acquitté de sa tâche: "Aujourd'hui, pour nous, le sujet n'est pas d'actualité, a-t-il affirmé. Les prévisions de croissance sont liées aux résultats du sommet européen."

QUELS LEVIERS ACTIVER

L'ensemble est parfait. En réalité, la perspective d'un PLFR est déjà acquise et intégrée par les députés de l'UMP. Ce fut même l'unique sujet abordé lors de la réunion du bureau précédant celle du groupe. La question n'était pas de savoir s'il y allait y avoir un collectif budgétaire, rectifiant le projet de budget dont la partie recettes était votée dans l'après-midi, mais quand il serait présenté, à quel niveau les prévisions de croissance seraient abaissées et, en conséquence, quels leviers il faudrait activer pour maintenir les objectifs de réduction des déficits publics.

Le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a précisé que "rien n'empêche que ce projet de loi de finances rectificative soit soumis au Parlement avant la fin de l'année". Il pourrait, selon nos informations, être présenté en conseil des ministres dans les deux semaines à venir.

La plupart de ceux qui ont travaillé sur le dossier tablent sur une hypothèse de croissance pour 2012 ramenée à 1 %. Même si certains continuent à espérer, en cas d'accord au sommet de Bruxelles, que la déflagration soit moindre et que le consensus des experts économiques puisse être réévalué.

Toutefois, sur la base d'une prévision de croissance de 1 %, ce sont 9 milliards d'euros qui vont manquer au budget. Le gouvernement a prévu, dans son projet de loi de finances initial – actuellement discuté par le Parlement –, une réserve de précaution, qui va être mise à contribution. Reste à trouver 4 à 5 milliards d'euros. C'est ce dont le gouvernement et la majorité ont commencé à débattre.

"DEUX OU TROIS MESURES FORTES"

Pour l'heure, le premier ministre et les députés de l'UMP s'orientent vers un même schéma. "A ce stade, la position du premier ministre n'est pas de ventiler sur un ensemble de mesures, mais de cibler sur deux ou trois mesures fortes. Je suis plutôt sur cette ligne", a indiqué au Monde M. Jacob. "Je crois qu'il vaut mieux des grosses mesures. C'est plus dur mais c'est plus courageux", affirme Valérie Rosso-Debord, députée de Meurthe-et-Moselle et déléguée générale adjointe au projet de l'UMP.

"On est tous conscients qu'il va falloir aller plus loin, mais le saupoudrage, c'est fini, dit Catherine Vautrin, députée de la Marne. On ne peut continuer à aller sur des mesures de rabotage. On va entrer dans le dur. Il nous faudra faire, de toute façon, un effort de rigueur. Massivement, en termes de rendement, c'est la TVA qui rapporte le plus."

Le mot est lâché. Il était présent, dans un entretien accordé par l'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin aux Echos de mardi. "La question du taux intermédiaire de TVA est posée", indiquait le sénateur de la Vienne, évoquant aussi la possibilité de "revenir sur les allégements de charges en compensation des 35 heures".

LIMITER DES EXONÉRATIONS DE CHARGES

Ce sont les deux principales pistes de travail étudiées à l'heure actuelle. Louis Giscard d'Estaing, vice-président de la commission des finances de l'Assemblée, confirme. "Il faut limiter certaines dépenses fiscales et sociales, comme les exonérations de charges liées aux 35 heures, dit-il. Sur la TVA, il y a une marge de manœuvre. On peut créer un taux intermédiaire de TVA, entre les 5,5 % et 19,6 %. On pourrait y mettre, par exemple, les produits alimentaires transformés."

Problème : la création d'un taux intermédiaire de TVA signerait la fin du dernier dogme sarkozyste dont la majorité présidentielle a tant bien que mal tenté, jusqu'à présent, de préserver l'apparence. "Je ne serai pas celui qui augmentera les impôts", n'a cessé d'affirmer Nicolas Sarkozy depuis le début de son quinquennat.

La droite, par ailleurs, concentre ses attaques sur le projet socialiste en dénonçant la hausse des impôts que celui-ci entraînerait. "Il va nous falloir faire un travail d'explication", reconnaît Mme Vautrin.

ERIC WOERTH MET EN GARDE

Et, si possible, d'habillage. A Bercy et à l'UMP, on envisage, tant qu'à prendre "une mesure douloureuse", d'en profiter pour mettre sur les rails la réforme dite de la "TVA antidélocalisation" prônée par le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé. Celle-ci permettrait de transférer une partie des charges assises sur le travail vers un impôt reposant sur la consommation.

L'option des mesures ciblées, dont la TVA, ne fait pas que des adeptes dans la majorité. Tout en admettant la nécessité de "recettes ciblées", Eric Woerth met en garde. "Il n'y a pas de recette miracle, prévient le député de l'Oise, ancien ministre du budget, et, le problème, c'est qu'il n'y a pas non plus de mesures indolores. Peut-on réduire les allégements de charges dans une période de chômage, alors que nous sommes en manque de compétitivité ? Je dis attention !, Ne jouons pas avec le feu!"

Les députés de la majorité s'attendaient à ce que, au lendemain du sommet de Bruxelles, M. Sarkozy précise ses intentions lors de son intervention télévisée, jeudi soir. Dans l'attente, ils ont voté, mardi après-midi, la partie recettes du budget pour 2012, budget que la gauche ne s'est pas privée de juger "d'ores et déjà caduc". "Austérité, inégalité, inefficacité résument votre politique", a accusé le président du groupe socialiste, Jean-Marc Ayrault.

Pierre Jaxel-Truer et Patrick Roger

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 11:25

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 26.10.11 | 08h23   •  Mis à jour le 26.10.11 | 12h46

 
 

 

Le premier constructeur automobile français et deuxième européen a par ailleurs revu en baisse ses prévisions annuelles après avoir souffert au troisième trimestre.

Le premier constructeur automobile français et deuxième européen a par ailleurs revu en baisse ses prévisions annuelles après avoir souffert au troisième trimestre.AFP/SEBASTIEN BOZON

Le constructeur automobile PSA Peugeot Citroën, qui souffre de difficultés sur le marché européen, a annoncé, mercredi 26 octobre, un plan d'économies supplémentaires pour 2012 de 800 millions d'euros. Selon un porte-parole du constructeur, PSA pourrait supprimer 10 % des effectifs qui ne sont pas dédiés à la production en Europe, soit 5 000 postes. Le constructeur envisage également, selon l'AFP, de supprimer 1 000 postes en production sous la forme de plans de départs volontaires.
 

Cette annonce suscite de nombreuses inquiétudes. Le ministre de l'industrie, Eric Besson, "va s'entretenir" avec le président du directoire de PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin. L'heure et la forme de cet entretien n'ont pas encore été définies, a précisé un porte-parole du ministère.

Les détails des impacts sur les effectifs devaient être donnés aux syndicats lors d'un comité de groupe européen ce mercredi. En France, les réductions d'effectifs concerneront surtout les sous-traitants et les intérimaires, a indiqué Philippe Varin. Selon une source syndicale assistant au comité de groupe, le constructeur entend supprimer 800 postes d'intérimaires dans l'Hexagone dans les deux prochains mois.

"GUERRE DES PRIX"

PSA employait au 30 juin 205 400 salariés dans le monde, dont 100 000 en France. Ces 800 millions d'économies supplémentaires, qui viendront s'ajouter au plan sur trois ans qu'il a lancé en 2009 et qui doit lui permettre d'économiser 3,7 milliards d'euros en tout, seront tirés pour 400 millions sur les achats et pour 400 millions sur les frais fixes.

Le premier constructeur automobile français et deuxième européen a par ailleurs revu en baisse ses prévisions annuelles après avoir souffert au troisième trimestre. Le chiffre d'affaires de sa division automobile, la plus importante, a reculé de 1,6 % à 9,3 milliards d'euros en raison de "l'intensification de la guerre des prix" en France et de la perte d'un volume de production de 45 000 véhicules en septembre du fait de difficultés d'approvisionnement en vis de la part de son fournisseur Agrati. Le chiffre d'affaires total sur le trimestre a progressé de 3,5 % à 13,45 milliards.

"SCANDALEUX"

Le groupe table à présent sur un résultat opérationnel courant pour sa branche automobile "proche de l'équilibre, alors qu'avant nous l'estimions nettement positif", a annoncé M. Saint-Geours. Le flux de trésorerie courant, qui était attendu "proche de l'équilibre", "sera négatif", a-t-il encore déclaré. Il mise sur une stabilisation du marché automobile européen, une croissance de 7 % du marché chinois, d'environ 6 % pour l'Amérique latine et de 30 % en Russie.

Bruno Lemerle, délégué CGT au comité de groupe européen de PSA Peugeot Citroën, a jugé mercredi "scandaleux" le plan d'économies annoncé par le constructeur, affirmant que le groupe devrait plutôt "se développer". "Alors que la situation financière de l'entreprise est bonne, il n'y a pas de raison d'aller vers des suppressions d'emploi, a affirmé M. Lemerle. Les conditions de travail sont déjà assez surchargées comme ça, on n'a pas besoin d'une réduction des effectifs." Le syndicaliste s'est montré particulièrement inquiet pour "les usines de Sochaux et Mulhouse", qui fabriquent les Peugeot 308 et 206+.

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 14:29
Figaro.fr
AFP Publié le 25/10/2011 à 15:50 

 Les banques coopératives allemandes se sont offert mardi une pleine page de publicité dans plusieurs grands journaux du pays avec une photo montrant une manifestation des "indignés" de Francfort (ouest) masqués.

"Nous voulons la démocratie directe locale, au lieu du centralisme de Berlin ou
Bruxelles", peut-on lire sur la pancarte de l'un des manifestants, qui porte comme les autres le masque blanc à fine moustache et barbichette du collectif de hackers Anonymous, également prisé par les mouvements anti-capitalistes.

"Chaque personne vibre pour quelque chose. Nous ouvrons la voie", dit le slogan de la publicité des Volksbanken et Raiffensenbanken.

"Nous voulons signaler par cette campagne que nous prenons chaque personne au sérieux (...). C'est aussi valable pour des manifestants dont nous pouvons comprendre (les revendications) dans le contexte de la crise financière", a déclaré à l'AFP une porte-parole de la fédération des banques coopératives BVR.


"Les thèmes de l'orientation future des banques concernant l'économie réelle, la participation citoyenne et l'humanité sont exactement les thèmes qui sont importants pour les banques coopératives" a-t-elle ajouté.

«Nous n'avons aucun problème avec cette publicité»

Les banques coopératives se caractérisent par une direction participative où les sociétaires ont la double qualité de clients et de propriétaires, et où le vote par personne est appliqué dans les assemblées générales, plutôt que le vote par action.

En Allemagne on dénombre 1.138 banques coopératives, représentées notamment dans les groupes DZ Bank et WGZ Bank, dont le total de bilan est deux fois moindre que celui de la première banque privée, Deutsche Bank.

La photo est datée du 15 octobre, où plusieurs milliers de personnes ont manifesté à l'appel de l'organisation altermondialiste Attac devant la Banque centrale européenne (BCE) à Francfort pour protester contre les excès de la finance internationale, comme dans plus de 900 villes dans le monde.

Plus d'une centaine d'irréductibles regroupés derrière l'appellation "Occupy Frankfurt" sur le mode du mouvement américain "Occupy Wall Street" continuent de camper devant la BCE.

"Du moment que notre nom "Occupy Frankfurt" n'est pas mentionné, nous n'avons aucun problème avec cette publicité" a déclaré à l'AFP un membre du collectif, Frank Stegmaier.

La publicité a été publiée mardi dans le Süddeutsche Zeitung, le Frankfurter Allgemeine Zeitung ou encore le quotidien Die Welt.

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 14:12
Libération - Aujourd'hui à 8h53

L'ensemble des fraudes sociales serait «à peu près de l'ordre de 20 milliards d'euros», soit environ 10% du budget de la Sécurité sociale, selon la ministre du Budget, Valérie Pécresse.

Le gouvernement veut renforcer la lutte contre la fraude sociale qui pourrait atteindre 20 milliards d'euros, a déclaré mardi Valérie Pécresse, ministre du Budget avant l'examen des comptes de la sécu à l'Assemblée nationale.

«Nous allons présenter une certain nombre d'amendements qui seront soutenus par le gouvernement, par exemple nous proposerons la suspension immédiate de toutes les prestations pour usurpation de carte vitale, faux numéro de sécurité sociale ou refus de contrôle», a-t-elle expliqué sur RTL.

L'ensemble des fraudes sociales serait «à peu près de l'ordre de 20 milliards d'euros», soit environ 10% du budget de la sécurité sociale, a-t-elle affirmé, dans une allusion à un chiffrage émanant d'un rapport parlementaire de juin dernier. Toutefois, a-t-elle admis, «je ne peux pas confirmer ce chiffre puisque c'est une extrapolation».

Les dispositifs déjà mis en place pour lutter contre cette fraude ont déjà permis de récupérer 500 millions d'euros, a-t-elle assuré.

En 2010 la Cour des comptes a évalué entre 2 et 3 milliards par an le montant de la fraude au régime général de la sécurité sociale. De son côté le centre d'analyse stratégique (CAS) a estimé à 5,5 milliards en 2008 le montant de cette fraude. Par contre, le manque à gagner pour la sécurité sociale lié au travail au noir se situerait entre 6,2 et 12,4 milliards d'euros par an, selon le Conseil des prélèvements obligatoires (2007). Si l'on y ajoute les redressements de cotisations sociales, le haut de la fourchette grimpe à 14,6 milliards.

Pour lutter contre ces fraudes les organismes sociaux s'appuient de plus en plus sur les croisements d'informations entre eux et avec l'administration fiscale. D'ici fin 2011, un Répertoire national commun de la protection sociale (RNCPS) devrait être opérationnel pour repérer des prestations incompatibles dans différentes branches.

(Source AFP)

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 13:05
| Par La rédaction de Mediapart

L'Assemblée nationale commence à examiner mardi 25 octobre le budget de la Sécurité sociale pour 2012. Le déficit du régime général passe de 18 milliards en 2010 à 13,9 milliards d'euros à l'aide d'un train de mesures d'économies qui méritent discussion:

  • Taxation des mutuelles: en septembre, le gouvernement a fait passer la taxe sur les contrats de santé «solidaires et responsables» des complémentaires santé de 3,5% à 7% – ce qui devrait entraîner pour l'assuré une hausse de près de 5% des tarifs en 2012 et, pour les plus pauvres, le choix de ne plus prendre de complémentaire santé. Gain espéré: 1,1 milliard.
  • Nouvelle taxation du tabac et de l’alcool: les 6% en plus sur le prix du paquet de cigarettes – hausse appliquée depuis une semaine – pourraient rapporter 600 millions d’euros. L'augmentation des taxes sur les alcools forts, 340 millions d’euros.
  • Baisse des indemnités pour arrêt maladie: après une première baisse des indemnités journalières pour arrêt maladie de 1,4% en janvier 2011, le gouvernement prévoit de raboter près de 6%, ce qui ferait passer l'indemnité de 50% du salaire brut à 40% du net. Le gain est chiffré à 220 millions d'euros.
  • Déremboursement de médicaments: le gouvernement veut «dérembourser» les médicaments jugés «inutiles» par la Haute autorité de santé et le ministère de la santé, pour un gain évalué à 40 millions d'euros.
  • Revalorisation du minimum vieillesse: l'aide pour les personnes isolées devrait augmenter de 4,7% en avril, juste avant les élections.
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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 12:51
| Par Martine Orange

Cela n'a pas traîné. Le conseil d'administration de Groupama a acté hier la situation critique du groupe d'assurances, révélée en septembre par Mediapart. Il a décidé de démettre Jean Azéma de ses fonctions. Les responsables des caisses régionales ont décidé qu'ils ne faisaient plus confiance à l'homme qui présidait le groupe d'assurances depuis onze ans. Ceux-ci lui reprochent de les avoir entraînés dans des eaux bien trop dangereuses. 

Sous sa présidence, le groupe a perdu au fil des ans ses caractéristiques mutualistes. Jean Azéma rêvait de normalisation, ne jurant plus que par les charmes de la haute finance. Il y a quelques mois encore, il poursuivait sa  conquête à l'étranger et projetait d'achever la transformation de Groupama pour coter le groupe en Bourse.

La crise l'a rattrapé. Le groupe a été dégradé par les agences de notation. Groupama se retrouve en effet dans une position difficile. Non par la faute de la crise de l'euro, comme cela se dit, même si elle pèse sur les résultats du groupe. Au premier semestre, ce dernier a déjà provisionné 88 millions d'euros pour faire face à la dépréciation de la dette grecque, et devra tenir compte de la nouvelle décote à venir. Mais c'est le sort de toutes les sociétés financières.

Les difficultés de l'assureur proviennent d'abord de ses choix de gestion. Doté de fonds propres insuffisants, le groupe s'est malgré tout lancé dans des opérations financières plus hardies les unes que les autres. Aux portefeuilles de produits structurés, se sont ajoutés des rachats onéreux en Hongrie, Turquie, Roumanie et a raté de peu une acquisition très chère en Italie. Appréciant de se retrouver au cœur du petit monde des affaires, Jean Azéma a fait prendre à son groupe d'importantes participations dans des sociétés comme la Société générale ou Veolia, ce qui lui a permis de jouer un rôle actif dans les crises récentes qu'ont traversées ces deux groupes.

Mais tout s'est retourné en même temps. Les acquisitions étrangères se révèlent hors de prix voire dangereuses. Les participations dans les groupes amis se sont écroulées. Et Groupama se retrouve dans une situation critique. Son passif s'élève à 4 à 5 milliards d'euros, alors que son actif est à peine de 3 milliards. Comme l'a révélé Mediapart en septembre, l'Elysée s'est inquiété des problèmes de l'assureur et a cherché à l'adosser à la CNP. La direction de celle-ci a refusé. Mais cela pourrait être partie remise.

Le départ de Jean Azéma bouscule aussi le petit jeu parisien. Conseillé de longue date par Alain Minc, il était en effet devenu un membre important bien que discret du capitalisme parisien. Actionnaire et administrateur de la Société générale et de Veolia, il était aussi un fidèle soutien de Vincent Bolloré, notamment en Italie. Il lui a apporté un appui décisif pour renforcer la partie française dans le capital de la banque d'affaires italienne, Mediobanca, pivot du capitalisme. Son aide avait été décisive au printemps, quand Vincent Bolloré avait failli être éjecté par une coalition d'hommes d'affaires italiens. Il n'est pas sûr que les responsables des caisses régionales de l'assureur tolèrent encore une telle dispersion.

Lire notre enquête : vers de vraies-fausses nationalisations.  

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 12:40

Le Monde - 25 octobre 2011

Une maison pour (vraiment) toute la famille

C’est une maison, non pas bleue comme dans la chanson de Maxime Le Forestier, mais verte, et tout le monde, à Saint-Pierre-des-Corps, la connaît. Avec sa grande façade en bois et ses courbes évoquant la proue d'un bateau, il est impossible de rater cette bâtisse verticale posée depuis maintenant un an et demi au début de l’avenue Jean-Bonin, à quelques minutes en bus du centre-ville de Tours.

La maison verte de l'avenue Jean-Bonin.© Antonin Sabot / LeMonde.fr

Ce n’est toutefois pas sa couleur ni ses formes qui font sa spécificité. Mais ceux qui l'habitent. Appelons-les les Lunais, l’un des quatre noms des deux familles (recomposées) vivant ici. Le rez-de-chaussée (79 m2) est occupé par les "parents", Anne et Jean-Michel, tous deux retraités – elle de la fonction publique territoriale, lui de la SNCF. Aux étages (deux niveaux, 128 m2 en tout), on trouve la fille d’Anne, Mathilde, et son compagnon Arnaud – tous deux cheminots - et leurs enfants de 8 et 2 ans. Résumons : deux foyers, issus d’une même lignée, vivant l’un au-dessus de l’autre dans une maison flambant neuve. L’histoire n’est pas banale et doit autant à la crise du logement qu’au brassage des générations.

Les parents vivent au rez-de-chaussée, les enfants et les petits-enfants aux étages supérieurs. © Antonin Sabot / LeMonde.fr

Tout commence en 2006 quand Anne et Jean-Michel, qui habitaient alors dans la Vienne, décident de revenir s’installer dans l’agglomération tourangelle. Leur rêve est de faire construire une maison bioclimatique en ossature bois. Une parcelle de 870 m2 leur est proposée à Saint-Pierre-des-Corps au prix de 105.000 euros. C’est le "coup de cœur". Et le début des complications, comme souvent. Le terrain étant situé en zone inondable, le bâti ne devra pas dépasser 10% de la surface au sol, ce qui supposera une construction verticale. Contact est pris avec l’architecte Jean-Yves Barrier, une pointure locale qui ne dessine habituellement jamais de maison individuelle, mais veut bien faire une exception étant donné que c’est lui qui a réalisé l’aménagement de l’avenue Jean-Bonin. "Puis est arrivée la phase coût, et c’est là qu’on a toussé, se souvient Anne. L’architecte a beau nous avoir fait une fleur, le projet nous est vite apparu hors-budget."

A l’époque, Mathilde vivait seule dans un autre quartier de Saint-Pierre. "Que dirais-tu si nous te faisions un appartement au-dessus de chez nous, afin de partager les frais ?", lui demande alors sa maman. L’idée paraît saugrenue, mais elle va faire son petit bonhomme de chemin. "J’étais une mère célibataire dans un appartement en location. J’ai vu là une bonne opportunité de devenir propriétaire", raconte Mathilde. Arnaud rentre dans sa vie peu de temps après et s’accroche au wagon, malgré quelques doutes au départ : "Emménager au-dessus de ses parents peut faire peur. Personnellement, je ne l’aurais pas fait avec les miens." Mais Mathilde, elle, y croit : "Je savais que je pourrais cohabiter. Avec ma mère, on a l’habitude de se dire les choses. " Entendez : remettre l’autre à sa place quand cela est nécessaire.

Jean-Michel et Anne Lunais dans leur loft-salon-cuisine.© Antonin Sabot / LeMonde.fr

Trois années de paperasse, de travaux et d’imprévus suivront. La principale galère ? Trouver un notaire, mais aussi des banques, qui comprennent l’originalité de cette opération de mutualisation immobilière et familiale. "Ce n’était pas simple. On était à la fois constructeur, propriétaire foncier et vendeur d’un appartement. On nous a même considérés comme des promoteurs", raconte Jean-Michel. Même complication pour Arnaud et Mathilde, aux étages supérieurs : "Personne ne comprenait qu’on fasse construire sur un terrain qui ne nous appartienne pas." Acte notarial et emprunts finiront par être signés au terme d’un long marathon. Et pour une facture totale de 310.000 euros, soit 1.490 euros le m2. Si l’opération, à l’arrivée, est dans la moyenne des constructions "haut-de-gamme" de l’agglomération, son coût aurait été supérieur, comparativement, pour deux logements isolés. Chaque appartement a par ailleurs la jouissance du terrain et le quartier pourrait gagner en valeur si un jour le tramway venait à passer par ici.

Reste la question de cette cohabitation familiale par étages interposés. "Nous veillons à ne pas nous immiscer dans la vie de nos enfants et nos petits-enfants, insistent Anne et Jean-Michel au milieu de leur loft-salon-cuisine. Nous nous sommes d’ailleurs imposé des règles comme frapper à leur porte, et réciproquement, quand nous leur rendons visite. Chaque logement a également son entrée propre. Et ce n’est pas parce que nous savons qu’ils sont au-dessus qu’on va pour autant aller les voir. Ils sont adultes, ce ne sont pas nos bébés. "

Mathilde et Arnaud au dernier étage de la maison.© Antonin Sabot / LeMonde.fr

Qu’on se rassure cependant : si Mathilde et Arnaud ont conservé une nounou pour aller chercher les enfants à la sortie de l’école, il leur arrive, quand ils sortent au cinéma le soir, de "descendre le babyphone" à l’étage inférieur. "En fait, c’est plutôt nous qui sommes envahissants", en sourit Arnaud.

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 12:38

LEMONDE.FR avec AFP | 25.10.11 | 08h54   •  Mis à jour le 25.10.11 | 09h43

 
 

 

La direction de la compagnie devrait apporter une nouvelle réponse aux syndicats mardi 25 octobre.

La direction de la compagnie devrait apporter une nouvelle réponse aux syndicats mardi 25 octobre.AFP/JOËL SAGET

Les syndicats d'hôtesses et de stewards d'Air France, qui menacent de faire grève pendant les vacances de la Toussaint, du 29 octobre au 2 novembre, maintiennent pour l'instant leur préavis après des propositions "insuffisantes" de la direction, ont-ils annoncé lundi 24 octobre au soir.

"Après huit heures de négociations", la direction n'a "toujours pas apporté de réponse satisfaisante à nos revendications qui portent essentiellement sur le maintien du nombre de membres d'équipage sur les réseaux long, moyen et court courrier", a indiqué le syndicat SNPNC-FO dans un communiqué. Celui-ci "considère que la volonté de la direction de réduire le nombre d'hôtesses et de stewards à bord place une hypothèque grave sur la sécurité des passagers à bord des vols d'Air France", a-t-il rappelé.

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 12:28

LEMONDE.FR avec Reuters | 25.10.11 | 08h38   •  Mis à jour le 25.10.11 | 11h31

 

La ministre du budget, Valérie Pécresse, a confirmé mardi 25 octobre l'hypothèse d'une révision de la croissance française mais a affirmé qu'il fallait attendre le résultat des négociations en cours pour tenter de résoudre la crise des dettes souveraines et en particulier le problème grec.

 

"La révision de la croissance est prématurée parce que nous sommes dans une période de turbulences" a dit Mme Pécresse sur RTL, en ajoutant qu'une éventuelle révision dépendrait notamment de l'issue du Conseil européen de mercredi à Bruxelles. A l'heure actuelle, le gouvernement a "une très faible visibilité sur les perspectives de croissance", qui "ne seront pas les mêmes si le sommet de mercredi échouent ou réussit", a-t-elle fait valoir.

Mme Pécresse répondait au président socialiste de la commission des finances, Jérôme Cahuzac, qui l'a interpellée lundi soir à l'Assemblée nationale sur "la sincérité" du budget 2012, fondé sur une prévision de croissance à laquelle "plus personne ne croit". M. Cahuzac, qui s'exprimait lundi soir alors que les députés venaient d'achever l'examen du volet recettes du projet de loi de finances 2012, dont le vote est programmé mardi à l'Assemblée, a lancé à l'adresse de Mme Pécresse : "Votre budget est basé sur une prévision de croissance de 1,75 % l'année prochaine. Je ne sais pas qui croit encore, probablement même pas vous, à cette prévision (...) Vous nous indiquez que vous vous adapterez, mais peut-être faudrait-il s'adapter plus tôt et plus vite."

De son côté, le député PS, Pierre Moscovici, a confirmé mardi sur France Info que les députés PS ne voteraient pas le budget 2012, le jugeant également "insincère" au vu des prévisions de croissance.

"S'IL FAUT RÉVISER LA CROISSANCE, NOUS LE FERONS"

"Après le sommet européen, s'il faut réviser la croissance, au vu de la situation de l'Europe, des banques, de la zone euro nous le ferons", a aindiqué la porte-parole du gouvernement. "Nous aurons le courage de demander des efforts supplémentaires aux Français s'ils sont nécessaires", a-t-elle précisé.

Les économistes pensent que la France s'apprête à revoir ses prévisions de croissance à la baisse pour l'année 2012 car jusqu'à présent, le gouvernement tablait sur un taux de 1,75 %, un taux qui semble hors de portée aujourd'hui après les menaces de Moody's et la baisse annoncée de la croissance allemande. Des économistes pensent qu'un taux de croissance de 0,9 % est beaucoup plus réaliste.

Paris s'est dit prêt à prendre acte du ralentissement économique en abaissant cette prévision et en prenant si nécessaire de nouvelles mesures. Le premier ministre, François Fillon, semble avoir préparé les esprits à un second plan de rigueur, indiquant lundi qu'il n'excluait pas de revoir les orientations budgétaires en fonction des prévisions de croissance.

>> Lire : Fillon pourrait revoir les prévisions de croissance à la baisse

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