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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 12:20

 

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

"Si Fillon résiste, c’est aussi dans son intérêt financier"

 

 

 

"Si Fillon résiste, c’est aussi dans son intérêt financier"

Un banquier spécialisé dans le financement des start-up a sorti sa calculette. Selon ses estimations, qu'il reste ou qu'il parte, François Fillon s'y retrouve financièrement.

Pourquoi François Fillon ne lâche-t-il pas ? Acculé depuis l'annonce de convocation en vue d'une mise en examen dans le cadre de l'affaire des emplois fictifs présumés, lâché de toutes parts par sa famille politique, le candidat de la droite refuse toutefois de se coucher, comme on dit au Poker. Ce malgré l'alternative Alain Juppé. Pourquoi ce jusqu'au-boutisme ? Un des éléments de réponse réside peut-être dans le pactole mis en réserve par le micro-parti de François Fillon pour financer la campagne. C'est l'analyse d'un banquier spécialisé dans le financement des start-up, qui a sorti sa calculette - mais a préféré rester anonyme. 

 

"Si on regarde le strict intérêt financier du micro-parti de François Fillon on comprend mieux sa motivation à continuer la course. 

 

En effet les primaires ont rapporté environ 16 millions d'euros ce qui, frais déduits, a laissé un "bénéfice" de 9,4 millions d'euros versés, non au parti Les Républicains, mais au micro-parti de François Fillon. Le coût de la campagne présidentielle - comme Nicolas Sarkozy le sait très bien - ne peut légalement excéder 16,8 millions d'euros pour les candidats du premier tour et 22,5 pour ceux qui atteignent le second tour. 

 

Si, au premier tour , un candidat fait 5% des suffrages exprimés, l'Etat remboursera 47% du plafond, soit environ 8 millions d'euros et 10,7 d'euros au second tour. 

 

Il est donc tentant, avant de prendre la décision d'abandonner, de se poser la question des conséquences financières de ce noble geste. 

 

Donc regardons un peu le business plan de cette start-up ! 

 

Outre le cash disponible en début de campagne de 9,4 millions d'euros, une campagne d'appel aux dons a été lancée. Le parti Les Républicains qui en attendait 4 millions d'euros est furieux de constater, selon leur trésorier cité par Mediapart, que les dons arrivent directement sur les comptes du micro-parti de Fillon...

 

Par hypothèse comptons la moitié, soit 2 millions d'euros déjà engrangés. 

 

Soit donc une mise de départ de 9,4 + 2 = 11,4 millions d'euros. 

 

Si le trésorier de Fillon est raisonnable, il a anticipé jusqu'au premier tour un budget au plafond, soit 16,8 millions d'euros dont les deux tiers pour les semaines à venir.

 

Donc, aujourd'hui, il aurait dépensé environ 6 millions et peut être encore formellement engagé 2 millions, soit en tout 8 millions. 

 

Abandonner maintenant. Bénéfice : 3,4 millions d'euros

Imaginons un instant que Fillon abandonne demain, il restera dans la caisse "Fillon" 11,4 millions d'euros moins 8 millions d'euros soit 3,4 millions d'euros... pas mal pour rebondir. 

 

Aller jusqu'au premier tour, sans forcer sur la dépense. Bénéfice : 5,4 millions d'euros

Si sa motivation est seulement financière, il peut aussi choisir d’atteindre simplement le premier tour (et passer les fameux  5%, ce qui est quand même à sa portée) en faisant le "service minimum", c'est à dire en dépensant "seulement" 11,4 millions sans même avoir à emprunter aux banques. 

Dans ce cas il sera remboursé par l'Etat de 47% de ses dépenses soit 5,4 millions d'euros. 

Soit un magot arrondi à 2 millions d'euros. Encore mieux pour voir venir. 

Une analyse cynique de sa situation le pousserait donc à poursuivre l'aventure avec des dépenses réduites, par exemple en pestant contre le gouvernement et les manifestations qui l'obligent à annuler des meetings... 

 

Aller au premier tour en dépensant jusqu'au plafond. Bénéfice : 2,6 millions d'euros

Maintenant, l'ego des hommes politiques étant immense, on peut imaginer un scénario plus volontariste où le candidat dépense le plafond soit 16,8 millions d'euros en empruntant 5,4 millions d'euros aux banques. 

S'il n'atteint pas le second tour il reçoit 8 millions d'euros de l'Etat , rembourse ses dettes bancaires, il lui reste donc 2,6 millions d'euros soit nettement moins. 

S'il atteint le second tour il doit dépenser plus, l'Etat lui donnant jusqu'à 2,7 millions de plus. Il pourrait cependant, s'il est prudent, garder sa cagnotte de 2 à 3 millions d'euros... Et pourrait donc être financièrement tenté de continuer l'aventure".

Propos recueillis par Pascal Riché

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 22:24

 

 

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Procès bâillon

Coupures d’eau : Veolia traîne en justice ceux qui l’obligent à respecter la loi

 

par

 

En 2013, le Parlement français décrétait l’interdiction des coupures d’eau pour factures impayées dans les résidences principales (lire notre article). Quatre ans plus tard, cette interdiction a décidément du mal à passer auprès des multinationales du secteur, Veolia en tête. Elles ont cherché en vain à faire voter un amendement revenant sur cette interdiction. Elles rechignent apparemment à appliquer la loi, comme le montrent les nombreuses affaires portées devant la justice par France Libertés et la Coordination Eau Ile-de-France.

Les fournisseurs d’eau qui avaient procédé à des coupures ou à des « lentillages » – procédé consistant à réduire le débit d’eau arrivant dans les foyers – ont systématiquement été condamnées. Quatorze décisions de justice en tout, dont quatre visant spécifiquement Veolia. Les multinationales de l’eau ont aussi tenté de faire invalider la mesure via une Question prioritaire de constitutionnalité, en vain. Nul doute qu’elles s’apprêtent à revenir à la charge après les prochaines échéances électorales. « À court d’arguments, elle tente de saper notre liberté d’expression et cherche à nous réduire au silence !, estiment les deux associations, qui ont réuni un comité de soutien (voir ici). Cette attaque n’a pas d’autre but que de nous bâillonner. »

Les poursuites initiées par Veolia contre les deux associations visent un épisode particulier de cette bataille judiciaire. Les associations dénoncent alors publiquement des avenants proposés par les prestataires privés aux collectivités avec lesquelles elles sont encore en contrat. Ces avenants font supporter indirectement le coût financier des impayés aux collectivités (lire notre article). Au vu du texte de la plainte, que nous avons pu consulter, et qui vise la forme des déclarations faites par France Libertés et la Coordination Eau Ile-de-France et non pas le fond, il paraît difficile d’y voir autre chose qu’une tentative de rétorsion face à la stratégie judiciaire menée avec succès par les deux associations.

Autrement dit, un nouvel exemple de ce que l’on appelle communément les « poursuites bâillons », visant à intimider des opposants dont les moyens financiers sont bien moindres que ceux de multinationales. Les poursuites initiées par Vinci contre Sherpa et celles engagées par Bolloré contre de nombreux médias et associations, dont Basta !, relèvent fondamentalement de la même logique. Certains pays comme le Canada se sont dotés de loi pour empêcher ces procès bâillons. Quand la France suivra-t-elle leur exemple ?

Olivier Petitjean

 

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 22:18

 

 

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Alternative ?

« Territoires zéro chômeurs » : l’initiative qui souhaite partir des envies des gens pour créer leurs emplois

 

par

 

Un taux de chômage qui stagne à plus de 10%, avec 2,5 millions de chômeurs de longue durée. Face à l’inefficacité des politiques, l’association ATD Quart Monde propose une autre voie : partir réellement des compétences des demandeurs d’emplois, pour créer des activités d’intérêt général, et non des listes de postes à pourvoir affichées par Pôle emploi. Le tout, sans coût supplémentaire pour la collectivité. Comment cette belle idée se met-elle concrètement en place ? Quelles sont ses limites ? Pendant les prochains mois, Basta ! suit son expérimentation dans la ville de Colombelles, à côté de Caen. Là, une dynamique s’est enclenchée, qui bouleverse les façons de faire et suscite de nombreuses attentes.

Il y a quelques mois, Isabelle a reçu un texto de Pôle emploi : l’agence l’invite à assister à une réunion, à la mairie, sur un nouveau projet pour lutter contre le chômage. Cette ancienne assistante de direction, au chômage depuis plus d’un an, pense d’abord ne pas y aller. Un peu lasse face à une nouvelle sollicitation. « J’avais participé à une formation de Pôle Emploi, mais j’avais refusé les autres : elles ne correspondaient pas à mon projet et servaient plutôt à nous exclure temporairement des chiffres du chômage. » La quinquagénaire décide quand même de se rendre à la réunion, qui va bouleverser sa recherche d’emploi...

Ce nouveau projet, c’est celui des « Territoires zéro chômeur de longue durée », lancé par l’association ATD Quart monde. Une nouvelle méthode pour lutter contre le chômage, un peu révolutionnaire. « Disons qu’elle prend les choses à l’envers », suggère Patrick Valentin, l’initiateur de cette idée. Plutôt que de partir des offres d’emplois existantes et de trouver la main d’œuvre qui y correspond, le projet propose d’identifier les besoins et des manques, ainsi que les compétences et les envies des personnes sans emploi. Et tente d’apporter de nouveaux services à la population, grâce au développement de nouvelles activités.

 

Partir des envies des personnes, des besoins des territoires

Voilà pour l’idée. En pratique, dix territoires ont été sélectionnés pour expérimenter la méthode. Colombelles, dans la banlieue de Caen (Normandie) fait partie des heureux élus. La ville de 6280 habitants affiche le plus fort taux de chômage de l’agglomération caennaise (environ 18 % de sa population active). Jusqu’en 1993, la Société métallurgique de Normandie, installée sur son territoire, était un véritable poumon d’activité. Mais les fourneaux ont fermé et les startups de haute-technologie les ont remplacés, au pied de l’ancienne usine. Ces emplois qualifiés n’empêchent pas que Colombelles compte environ 700 demandeurs d’emplois, dont 250 de longue durée. Peu de diplômes, peu de mobilité. Des personnes qui perdent confiance en eux, et en l’avenir.

Tout doit partir d’eux. Première étape du projet : inviter les personnes sans emploi à réfléchir aux besoins de leur territoire de vie. « Non seulement les personnes doivent nous expliquer dans quel travail elles se verraient le mieux, mais aussi quelles activités seraient bonnes pour la collectivité », explique Pascal Gourdeau, de l’Ardes, engagée dans la maîtrise d’ouvrage du projet. L’un se voit aménager le bois de la ville, y créer un parcours pédagogique, de l’accrobranche. Une autre pourrait créer un point info-santé, afin d’orienter les personnes vers les bonnes structures. Une troisième envisage de conduire un taxi solidaire, ce qui accroîtrait la mobilité des habitants pour un prix modique. Une dernière visiterait les personnes âgées dépendantes, pour passer du temps avec elles, discuter, jouer aux cartes, et lutter ainsi contre la solitude.

 

« Pas question de laisser une personne sur le carreau »

Ludovic Provost en connaît un certain nombre. Il les accueille régulièrement à la Cellule emploi de Colombelles, les accompagne dans leurs démarches, les aide à rédiger leurs CV ou leurs lettres de motivation. Il travaille aussi sur la confiance en soi. A côté de la porte d’entrée de son bureau, sont affichées des cartes postales sur les métiers d’autrefois qui peuplaient les campagnes normandes. Charbonnier, filetière, chiffonnier. Quels sont ceux de demain ? « Dans les entretiens, nous partons de leurs envies et de leur motivation. Nous explorons avec eux leurs idées et nous les confrontons à la réalité », explique le conseiller en insertion qui a pris part depuis quelques mois au projet Territoires zéro chômeurs.

La réalité, c’est d’abord de savoir si le travail ou le service existe déjà sur le territoire. Si une entreprise le propose, l’idée est abandonnée. Pas question de concurrencer une activité déjà existante. Les emplois doivent ensuite être principalement non marchands, ou peu solvables : si une compensation financière est demandée au public bénéficiaire de cette activité, elle doit être très faible.

Mais la réalité à laquelle les demandeurs d’emploi doivent se confronter, c’est aussi de s’assurer que les différents projets sont cohérents, et d’entrevoir des formations adéquates. « Une des personnes souhaite aménager le bois de la ville, raconte Ludovic Provost. Elle a les compétences pour le faire, mais une fois l’aménagement effectué, il faudra animer ce parcours. Et là, il est nécessaire de se former en animation, d’avoir un Bafa. » Pour autant, il n’est pas question de laisser une personne sur le carreau. « Concrètement, les personnes volontaires sont recrutées de droit, précise Patrick Valentin, l’initiateur du projet chez ATD Quart Monde. Elles ne subissent pas une sélection. Mais nous voyons avec elles, dans un emploi, ce qu’elles désirent faire, ce qu’elles savent faire. » Une petite révolution.

 

Tous salariés, et en CDI

Tous ces chômeurs de longue durée seront salariés, en CDI, dans une « entreprise à but d’emploi ». Celle-ci regroupera toutes les micro-activités identifiées en amont, s’assurera des démarches administratives et de la comptabilité. La structure fournira également des prestations à des entreprises extérieures. C’est la deuxième source d’activités du projet : aller convaincre les entreprises du territoire de tester de nouvelles activités. A Colombelles, une entreprise agro-alimentaire créerait un poste de cultivateur de bouillon de culture. Une start-up aurait besoin de testeurs d’applications pour les terminaux mobiles. « Les demandeurs d’emplois et les porteurs du projet rencontrent directement les entreprises pour imaginer ces postes, précise Pascal Gourdeau, qui mène le projet. Ce n’est pas toujours confortable de se retrouver en face d’un patron. Cela remue les tripes du demandeur d’emploi. Mais c’est formateur et cela aide à retrouver confiance en eux. »

Pour les entreprises partenaires, rentrer dans le projet constitue un avantage financier. Les postes sont financés à 70 % par l’entreprise à but d’emploi, créée par le projet Territoires zéro chômeur de longue durée. Sur un poste qui coûte entre 26 et 27 000 euros par an, l’entreprise partenaire n’a plus qu’à trouver 8 à 10 000 euros. Un petit effort financier pour créer une opportunité de travail. Un comité de vigilance (composé de syndicats, de collectivités, de volontaires) épluche les possibilités de postes établis avec les entreprises du coin. Lorsque le supermarché de la ville a proposé un travail pour décharger les camions, le comité a mis son veto : l’activité aurait très bien pu être développée sans l’aide du projet. Et l’enseigne de la grande distribution n’a pas forcément besoin de cette aide pour assurer cet emploi. « Nous continuons à chercher des idées avec le supermarché, relate Ludovic Provost. A l’inverse, les associations peuvent manquer de financement pour développer telle ou telle activité. Le dispositif peut les aider. »

 

Des emplois sans surcoût pour la collectivité

On récapitule : des activités développées qui ne sont pas forcément solvables ; des prestations à bas prix pour des entreprises partenaires ; mais des CDI pour tous les volontaires ! Comment financer le dispositif ? Là aussi, ATD Quart Monde a choisi de « prendre les choses à l’envers ». Le coût de la privation d’emploi est estimé à 36 milliards d’euros par l’association (voir le schéma ci-dessous). En réaffectant les coûts et les manques à gagner de cette privation d’emploi, environ 70 % du coût d’un poste à temps plein, au Smic, peut être payé. Pour financer la phase expérimentale, un fonds a été créé par l’État à l’été 2016. Le principe est que l’État et les collectivités territoriales volontaires transfèrent les prestations sociales telles que le RSA pour financer de nouveaux emplois, plutôt que pour pallier la pénurie d’emploi.

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Document extrait du manuel d’expérimentation d’ATD Quart Monde

Il reste donc 30 % du poste à financer. C’est là qu’interviennent les prestations vendues aux entreprises (tests d’application ou cultivateur de bouillon de culture, par exemple) et les activités solvables proposées sur le territoire. Le taxi solidaire de Colombelle pourra par exemple appliquer des tarifs très modestes et progressifs, en fonction des clients : particuliers, associations, entreprises. « Au fond, les gens ont des capacités, le travail ne manque pas, et il y a de l’argent qui est utilisé pour aider ces personnes qui n’ont pas d’emploi. On ferait mieux d’utiliser cet argent pour créer de l’emploi, résume Patrick Valentin. Nous voulons démontrer qu’une fois que cette pénurie d’emplois est supprimée, non seulement elle ne coûte pas plus à la collectivité, mais elle est favorable économiquement. »

 

« Dans la tête des gens, cela change tout ! »

Le défi est de taille, le projet en plein déploiement. A Colombelles, la démarche provoque de l’enthousiasme chez certains participants, qui deviennent acteurs de la construction de l’« entreprise à but d’emploi ». « Avec ce projet, j’ai rencontré de nombreuses de personnes dans différents domaines, explique Gwladys, 24 ans et en recherche d’emplois depuis bientôt un an. Nous avons assisté aux réunions, mené l’enquête sur les besoins du territoire, rencontré les entreprises… Avant de savoir si ça allait être financé, voir le jour ! Mais cela ouvre des perspectives. » Ludovic Provost, de la cellule emploi, perçoit une nouvelle dynamique : « Pour les personnes qui s’engagent, il y a un CDI à la clé. Ce n’est pas : si vous faites cette formation, vous allez peut-être trouver un emploi. Non, le poste sera créé. Dans la tête des gens, cela change tout ! »

« Cela en est où, le projet ? », lui demande un homme qui entre dans son bureau, pendant notre entretien. « Beaucoup me demandent régulièrement des nouvelles », m’explique le conseiller en insertion. D’autres ont disparu depuis la première rencontre : certains n’y croient pas, une quinzaine ont trouvé un emploi. « Est-ce un effet positif du projet ?, s’interroge Ludovic Provost. Quand il y a un accompagnement comme celui que nous proposons, cela aide les gens à croire qu’ils peuvent trouver un emploi. Je pense qu’ils ne se présentent plus de la même façon, ensuite, lors d’un entretien d’embauche par exemple. »

 

La confiance remplace le contrôle

Au total, c’est 2 000 emplois qui pourraient être créés, en cinq ans, sur les dix territoires qui mènent l’expérimentation. « Ce sera un succès si on parvient à supprimer la pénurie d’emplois, et à observer le mieux être de la population », répète Patrick Valentin. Pour cet homme qui a vécu auprès des « plus pauvres », « les personnes qui demandent de l’emploi ont beaucoup plus de compétences pour dire ce qu’elles savent faire, que ce que l’on croit. Si on les sélectionne, on les exclut ». Mais le changement de logique n’est pas forcément évident : « On est contaminés par la logique ordinaire, celle de la sélection, de la méfiance, du contrôle. Nous, nous proposons d’être dans une logique de confiance. Faisons les choses utiles, et s’il y a un problème, on le traitera à ce moment là. »

Qu’en sera-t-il à Colombelles ? L’entreprise à but d’emploi devrait être créée en avril prochain. Les premiers salariés lanceront leurs activités dans la foulée. Gwladys pourrait devenir la standardiste secrétaire de la nouvelle structure. Et Isabelle, assistante de direction. « C’est difficile d’être demandeur d’emploi de longue durée, souligne-t-elle. Tu es coupée du monde du travail, tu as peu de vie sociale, ton budget est restreint. Quand on vous propose un projet super innovant comme celui-ci, cela permet d’abord de cotoyer de nouveau des gens, de sortir de chez soi, et puis à terme d’avoir un emploi. En quelque sorte, c’est retrouver une forme de dignité. Et cela n’a pas prix. Si j’ai un emploi, je fais partie de la société. »

Simon Gouin

En photo : un « mur du chômage », à Saragosse en Espagne

Pendant les mois qui viennent, Basta ! vous donnera des nouvelles sur le déploiement de ce projet.

 

Quelques liens sur l’initiative d’ATD Quart Monde :

 

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 21:14

 

 

Source : http://lentreprise.lexpress.fr

 

 

Compétitivité: les accords "menaçants" de la loi Travail arrivent

 

 

 

Par , publié le , mis à jour à

 

 

 

 

 

La loi Travail a instauré des accords de préservation et de développement de l'emploi (APDE), appelés communément accords offensifs. Les entreprises commencent à s'en saisir.

 

La loi Travail a instauré des accords de préservation et de développement de l'emploi (APDE), appelés communément accords offensifs. Les entreprises commencent à s'en saisir.

afp.com/BERTRAND GUAY

 

Les accords de préservation et de développement de l'emploi (APDE) faisaient partie des mesures les plus décriées par les opposants à la loi El Khomri. Des entreprises commencent à s'emparer de cet outil de flexibilité inédit.

Obliger les salariés à travailler plus sans gagner plus, et licencier ceux qui refusent. Voilà en substance ce que permettent les accords de préservation et de développement de l'emploi, instaurés par la loi Travail. Quelques garde-fous ont été posés: l'obligation d'obtenir un accord majoritaire des syndicats pour valider l'accord, bien sûr, ainsi que l'impossibilité de baisser la rémunération mensuelle des collaborateurs. Mais pour Isabelle Pontal, avocate chez Jeantet, qui conseille les employeurs, ces nouveaux "accords offensifs", qui peuvent être conclus dans des entreprises n'ayant pas de difficultés économiques, offrent une souplesse inégalée puisqu'ils peuvent modifier des éléments du contrat de travail et s'imposer sur ce dernier. Elle les préconise à ses clients. Interview.  

 

Vos clients sont-ils au taquet pour essayer de passer des APDE? 

 
 

Disons que lorsqu'ils veulent gagner en compétitivité, on s'interroge ensemble sur la meilleure façon d'y parvenir, sur les leviers possibles. Modifier des accords collectifs existants et proposer des hausses de temps de travail à chaque salarié nécessite leur signature. L'accord de préservation et de développement de l'emploi, en revanche, est entre guillemets "l'outil idéal".  

 

Pourquoi "idéal"? 

 

Quand l'emploi est en cause, l'intérêt collectif (l'accord collectif) doit pouvoir primer sur l'intérêt individuel (le contrat de travail). C'est la logique issue du rapport Combrexelle. Il n'y a donc pas besoin d'obtenir la signature du salarié. L'entreprise peut augmenter le temps de travail à isocoût, en imposant à ses collaborateurs de travailler non plus 35 heures pour 100, mais 39 heures pour 100. Clairement, les APDE ont été fait pour lutter contre le poids du code du travail qui peut être source de sclérose, alors même que l'emploi est en jeu.  

 

LIRE AUSSI >> La loi Travail a-t-elle façonné le nouvel accord compétitivité chez Renault? 

 

Les syndicats doivent sans doute se montrer très hostiles...  

Ils n'opposent pas un "niet" d'emblée. Quand vous êtes dans une entreprise où le taux horaire est supérieur à ce qui se pratique dans votre secteur, vous le savez très bien... Mais évidemment, ils jouent leur rôle d'organisation syndicale: ils posent des jalons pour bien encadrer les négociations, veulent l'assistance d'un expert-comptable, qu'un calendrier précis soit mis en place, qui s'apparente selon moi aux accords de méthode des plans de sauvegarde de l'emploi...  

 

Un APDE, c'est quand même beaucoup d'efforts pour les salariés, sans contrepartie palpable...  

La contrepartie, c'est l'objectif de maintien de l'emploi, c'est-à-dire éviter les licenciements ou en éviter le nombre. Mais il est vrai que par rapport aux accords de maintien dans l'emploi (les AME n'ont jamais eu beaucoup de succès, ndlr), les APDE sont beaucoup plus souples. Pas besoin en théorie, par exemple, que les dirigeants et mandataires fournissent des efforts proportionnés à ceux demandés aux salariés.  

 

Les APDE peuvent-ils consister en d'autres modalités qu'une hausse du temps de travail sans hausse proportionnelle de la rémunération?  

On peut imaginer diverses modifications des horaires de travail: par exemple passer d'horaires de jour à des horaires de nuit, d'horaires individuels à des horaires d'équipe, etc.  

 

L'entreprise n'a aucune obligation d'apporter un début de "preuve" qu'elle serait en difficulté si elle ne passait pas l'accord ?  

La logique est différente. L'entreprise partage avec les syndicats un diagnostic sur la situation afin d'aboutir à l'accord. On est vraiment dans une démarche "offensive", prospective.  

 

Si des APDE étaient signés chez vos clients, ce serait dans quel délai d'après vous?  

Aujourd'hui, nous sommes au tout début du processus. C'est le temps justement d'établir ce fameux diagnostic partagé. Notez que la loi est lacunaire: elle ne précise pas quelles sont les informations que l'employeur doit fournir aux syndicats pour parvenir à cet état des lieux commun. Nous nous basons sur le rapport de la commission des affaires sociales de l'assemblée pour y voir plus clair. Si nous parvenons avec nos clients à signer des APDE, ce sera d'ici l'été je pense. Il s'agit souvent d'entreprises de taille intermédiaire, dans le secteur industriel.  

 

 

 

Source : http://lentreprise.lexpress.fr

 

 

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 18:44

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

Un policier d’Aulnay-sous-Bois dénonce les dérives de ses collègues

 

Par Matthieu Suc
 
 
 

Mediapart publie le témoignage exclusif d'un policier du commissariat d’Aulnay-sous-Bois. Selon lui, certains de ses collègues étaient habitués aux dérapages qui ont conduit à « l’affaire Théo ». Notamment les quatre agents mis en examen pour les violences et le viol subis par le jeune homme. Des anciens leur avaient recommandé à plusieurs reprises « d'y aller moins fort ». 

 

La voix est claire, ne tremble pas. Les mots n’hésitent pas lorsqu’il s’agit de porter des accusations sur ses collègues. « Si le viol est avéré, il faut qu’ils prennent 20 ans ferme ! Que les jeunes n’aient pas l’impression que les policiers bénéficient de passe-droit. Qu’on puisse repartir dans la rue faire notre métier sereinement. » Serge est un vieux poulet. Son prénom est d’emprunt. On ne donnera pas son grade, ni son ancienneté dans la police, ni même celle au sein du commissariat d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

Il fait partie de la centaine de policiers qui composent l’effectif dans l’œil du cyclone depuis que « l’affaire Théo » a éclaté. Du nom de ce jeune homme de 22 ans grièvement blessé lors d’un contrôle d’identité ayant dégénéré, le jeudi 2 février, à proximité d’un point de vente de stupéfiants dans le quartier de la Rose-des-Vents, également appelé « la cité des 3 000 ».

Les quatre membres de la brigade spécialisée de terrain (BST) ayant procédé à son interpellation ont été mis en examen pour violences volontaires entraînant une incapacité totale de travail supérieure à huit jours, avec la circonstance aggravante qu’ils sont dépositaires de l’autorité publique, ont agi avec arme, et en réunion. L’un d’eux est également mis en examen pour viol. Il est l’auteur des coups de matraque télescopique à l’origine de la grave blessure à l’anus dont souffre Théo.

Au-delà de ce fait divers dramatique, les pratiques des policiers d’Aulnay sont depuis passées au crible par l’IGPN qui a entendu des dizaines d’entre eux. Mediapart (ici et ) et Les Jours (ici et ) ont exhumé des antécédents fâcheux.

 

Capture d'écran d'une vidéo amateur de l'arrestation violente de Théo © DR

Capture d'écran d'une vidéo amateur de l'arrestation violente de Théo © DR

 

« J’ai honte de travailler à Aulnay », attaque d’emblée Serge. On se rencontre tard le soir, dans un bâtiment ouvert aux quatre vents à quelques kilomètres d’Aulnay. De loin, on pourrait nous prendre pour des clients du point de deal de la cité des 3 000 en train de fumer leur premier joint. On ne fume pas, on ne boit pas, on parle police.

Par des connaissances communes, Serge a fait savoir à un collègue de Mediapart qu’il avait envie de se confier. Qu’il avait besoin de s’épancher. « On est tous écœurés, dégoûtés par ce qui s’est passé, poursuit-il. Même si, entre nous, on n’en parle pas. Il règne un silence de mort dans les couloirs du commissariat. »

Une semaine plus tôt, un membre d’une brigade anticriminalité (BAC) d’une autre ville de Seine-Saint-Denis nous avait confié : « Dans la rue, on se fait insulter. On nous traite de “violeurs”, c’est dur... » L’affaire Théo rejaillit sur tous les policiers et distille son poison. « L’image de la police est durablement ternie », regrette un officier ayant passé sa carrière à enquêter sur les trafics de drogue dans les cités.

À Aulnay-sous-Bois, Serge décrit des effectifs qui tournent en rond, une activité policière à l’arrêt. « On a eu l’interdiction de faire des rondes dans la cité des 3 000 ainsi que dans les autres secteurs les plus sensibles de la commune. » Au lendemain des faits, spontanément, des policiers avaient écourté leurs congés. « Il fallait contrôler la ville, éviter qu’elle ne s’embrase, se souvient l’agent témoignant sous pseudo. Ceux qui travaillent dans les bureaux ont aussi renfilé la tenue [réglementaire pour patrouiller] le soir. Ils ont fait double journée. Au final, on était plus de volontaires qu’il n’y avait de besoin. La ville est restée assez calme… » Le premier week-end, une voiture a été brûlée, des abribus dégradés et l’éclairage public saboté. Puis la violence s’est déportée sur d’autres villes du département, laissant les policiers d’Aulnay désœuvrés. À ressasser.

« Nos collègues avaient le droit d’interpeller Théo, ils avaient un motif légitime, croit savoir Serge. Mais pas le reste… » L’agent raconte la mare de sang – découverte une fois la housse enlevée – qui avait imprégné la mousse de la banquette arrière du véhicule de la BST. Sans émotion apparente, Serge évoque les auteurs présumés du viol et des violences. Des propos pourtant lourds de conséquences. « L’équipe qui est mise en cause dans cette histoire, cela fait des années qu’elle fait ça… J’ai vu et entendu des officiers de police judiciaire passer leur temps à leur dire d’y aller moins fort. C’étaient vraiment des habitués. Dès qu’ils sortaient du commissariat et qu’il n’y avait plus d’autorité derrière eux, ils s’imaginaient être les maîtres dans la rue. Ils faisaient ce qu’ils voulaient, quoi ! Le plus vieux, il n’avait que sept ans de police. On les a un peu lâchés dans la nature…»...

 

*Suite de l'article sur mediapart

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 16:55

 

 

Source : http://www.francetvinfo.fr

 

Suède : modèle de transparence

France 2 s'est intéressée à l'exemple suédois en matière de démocratie et de transparence.

 
France 2 France Télévisions

Mis à jour le
publié le

En Suède, en matière de transparence, les hommes politiques sont obligés de marcher au pas. Un scandale comme l'affaire Fillon, inimaginable, d'ailleurs ça fait bien rire les Suédois. La Suède, c'est le pays où une ministre a été obligée de démissionner en 1995. Elle avait utilisé sa carte bancaire professionnelle pour 1 000 euros de dépenses privées.

 

Les dépenses des élus sont strictement contrôlées

Ici, on ne plaisante pas avec l'argent public. Alors au parlement de Stockholm, l'affaire Fillon provoque la stupéfaction de ce député de gauche. Son assistante, il la partage avec deux autres députés et ce n'est pas lui qui l'a choisi. D'ailleurs, il ne connaît pas son salaire. Ce n'est pas interdit de recruter un proche, mais ça ne se fait pas. Et les dépenses des élus sont strictement contrôlées.

 

 

 

Source : http://www.francetvinfo.fr

 

 

 

                                                                             *******************************

 

 

Source : https://www.rtbf.be

 

 

Suède: un modèle de transparence politique

 

 

 

  • 5 minutes

 

 

Suède: un modèle de transparence politique

 

 

Source : https://www.rtbf.be

 

 

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 15:13

François Fillon, très, très seul...

Hugo Clément était hier toute la journée à Nîmes avec le candidat Fillon. Il a vécu en live la désintégration de l'équipe Fillon. Toutes les dix minutes un nouvel élu quittait le navire. Hier soir avait lieu un meeting. Pour remplir la salle, ils ont dû faire venir des bus de tout le Sud de la France. A l'intérieur de la salle, l'ambiance était assez tendue.

en savoir plus : Yann Barthes
 
 
 
 
 

                                                                         ***********************

 

 

 

Source : http://www.20minutes.fr/montpellier/2023595-20170302-video-presidentielle-base-tient-lache-francois-fillon-visite-gard

 

VIDEO. Présidentielle : «La base, elle tient», lâche François Fillon, en visite dans le Gard

REPORTAGE Plombé par les affaires, le candidat LR était à Nîmes ce jeudi. «20 Minutes» l'a suivi...

 

 

François Fillon discute avec les viticulteurs... pas avec les journalistes.

François Fillon discute avec les viticulteurs... pas avec les journalistes. - N. Bonzom / Maxele Presse

François Fillon n’a, une fois de plus, pas croisé grand monde ce jeudi, lors de sa visite officielle à Nîmes. Ou plutôt si : en début d’après-midi, deux policiers, des vignerons triés sur le volet, et une « meute » d’une trentaine de journalistes. C’est au beau milieu des vignes, bien à l’écart du tumulte de la capitale du Gard, que le candidat LR à la présidentielle a choisi de se rendre, au lendemain de l’annonce de sa convocation, le 15 mars, en vue de sa mise en examen.

A , une horde de journalistes attend François au beau milieu des vignes. Pour l'instant, pas de manifestants... @20minutesmont

>> A lire aussi : VIDEO. Pour une porte-parole de Fillon, « un collaborateur parlementaire peut être payé à tricoter »

 

« C’est tout juste si on capte ici ! » souffle une journaliste. La visite a duré péniblement dix minutes. A peine le temps de papoter avec les viticulteurs invités. Les sujets qui posent problème à la filière, ils seront évoqués « lors du déjeuner », préfère François Fillon, s’adressant aux quelques agriculteurs présents.

Fillon seul comme jamais au milieu des vignes à Nîmes. Regard dans le vide. Équipe de campagne décimée. Crépusculaire.

François ne répond à AUCUNE question des journalistes : ''Je ne parle pas en marchant''. La visite a duré 10 min. @20Minutes

« Je ne parle pas en marchant »

Quant aux questions qui fâchent, sur l’affaire qui plombe sa campagne depuis plusieurs semaines, l’ancien Premier ministre n’y répondra pas. Malgré l’insistance de certains journalistes. Non, aucune. « N’insistez pas, je ne parle pas en marchant », lâche le candidat, qui s’éclipsera dans un domaine proche, à Nîmes, pour déjeuner. « Et puis, les électeurs s'en moquent totalement », assure-t-il.

Dans les vignes, pas un seul manifestant à l’horizon, personne. Il est vrai qu’elle n’est pas facile facile à dénicher, cette campagne. Devant le défilé de voitures qui vrombissent pour ne pas rater le convoi, un agriculteur, qui taille sa vigne à quelques mètres, semble étonné de ce spectacle, au beau milieu de son vignoble d’ordinaire plutôt tranquille… « Je ne savais pas qu’il venait, assure-t-il, sécateur à la main. François Fillon ? C’est normal qu’il soit jugé, oui, comme tout le monde… »

Un homme qui taille sa vigne assiste au défilé de voitures. Il n'était pas au courant de la visite : '', normal qu'il soit jugé''.

« Vous n’avez pas honte d’applaudir un voyou ? »

En milieu d’après-midi, c’était une toute autre histoire. Le candidat avait rendez-vous place des Arènes, en plein centre-ville de Nîmes, dans un hôtel, où il a rencontré des associations de harkis. A peine avait-il posé le pied à terre que deux Nîmoises l’accueillent aux cris de « Voyou ! » et « En prison ! ». Une autre tente de couvrir leurs voix, en frappant fort dans ses mains. « Vous n’avez pas honte d’applaudir un voyou ? », reprennent les manifestantes. Le candidat, lui, trace sa route, et s’éclipse dans l’hôtel.

François Fillon passera une bonne heure à discuter avec des associations de harkis. Il proposera notamment, s’il est élu, de faire « un état des lieux », et d’engager des discussions pour, notamment, engager des « réparations ». Mais son propos est inaudible, couvert par les affaires, et les annonces de démissions, dans son état-major, qui se succèdent

 

>> A lire aussi : Affaire Fillon : Les juppéistes Apparu, Philippe et Béchu se retirent de la campagne

 

« Il avait dit qu’il se retirerait en cas de mise en examen ! »

A sa sortie, rebelote. Le candidat est accueilli au son de « Fillon, démission ! », hurlé par deux passantes. « On ne s’est pas dégonflées, vous avez vu, disent-elles. C’est une honte. Il avait dit qu’il se retirerait en cas de mise en examen !

https://pbs.twimg.com/ext_tw_video_thumb/837325325721817088/pu/img/_xUE1Q9_nHy0RES-.jpg

 

Rebelote à sa sortie. accueilli aux cris de ''Démission !'' par deux passantes. Un autre hurle ''Président !'' @20Minutes

« La base, elle tient. Je m’appuie sur les Français », finira par lâcher le candidat, interrogé par la presse, avant de soupirer auprès d’un journaliste du Monde : « Les élus, on fera sans eux ». Avant de filer au Parnasse, à Nîmes, pour son meeting. Dans un climat, forcément, morose...

 

 

Source : http://www.20minutes.fr/montpellier/2023595-20170302-video-presidentielle-base-tient-lache-francois-fillon-visite-gard

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 15:18

 

 

Source : http://www.lemonde.fr/les-decodeurs

 

 

Comment les députés ont-ils utilisé les 81 millions d’euros de réserve parlementaire ?

 

L’Assemblée nationale a publié le détail des sommes que les élus ont attribué à des projets dans leur circonscription.

 

LE MONDE | • Mis à jour le | Par

 

 

 

Une session de questions au gouvernement, le 22 février 2017 à l’Assemblée nationale.

Chaque année, les députés disposent d’une « réserve parlementaire », c’est-à-dire de la possibilité d’allouer des crédits à des associations ou des collectivités locales de leur circonscription. Pour la quatrième année, l’Assemblée nationale a publié le détail de ces subventions « fléchées » par les élus, dont le montant alloué dépasse les 81 millions d’euros.

 

Le fonctionnement de cette réserve parlementaire a été réformé au début de la législature, en 2012, rendant plus transparents les critères d’allocation. La somme est répartie de la manière suivante :

  • 130 000 euros pour un député ;

  • 140 000 euros pour les membres du bureau de l’Assemblée ;

  • 260 000 euros pour les vice-présidents de l’AN, les questeurs, les présidents de groupe et de commissions ;

  • 520 000 euros pour le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone.

A cela s’ajoute un montant complémentaire versé à chaque groupe parlementaire, ainsi qu’une allocation spécifique (réserve institutionnelle) pour la présidence de l’Assemblée nationale, qui s’élève à 2,5 millions d’euros.

Ces montants, de même que la publication de la réserve, ne sont définis par aucun texte législatif. « Il ne s’agit pas d’une obligation », précise Valérie Rabault, rapporteure générale du budget, qui espère que ces efforts de transparence seront maintenus ou renforcés après les prochaines élections législatives.

 

10 % de crédits non alloués

Selon le tableau publié sur le site de l’Assemblée, le montant total des subventions accordées par les députés pour l’année 2016 est sensiblement égale à celle de 2015 : respectivement 81,05 millions d’euros contre 81,25 millions. Comme l’année précédente, la dotation totale était de 90 millions.

Si la plupart des députés distribuent la totalité de leur réserve parlementaire (voire légèrement plus, comme Valérie Rabault, qui disposait d’un reliquat non attribué en 2015 et a alloué, en 2016, 263 300 euros au lieu des 260 000 prévus), certains n’épuisent pas leur enveloppe. Au total, 26 députés ont versé moins de 100 000 euros. A l’exception de la députée socialiste Sophie Dessus, décédée en mars 2016, c’est le député mosellan Michel Liebgott qui a le moins alloué de fonds : seulement 7 000 euros. Sa collaboratrice explique qu’il s’agit d’une erreur administrative : des dossiers envoyés trop tardivement pour la réserve parlementaire ont été alloués à une autre ligne budgétaire.

Dans les autres cas, il s’agit de députés arrivés en cours d’année : Jacques Dellerie (PS, Seine-Maritime), suppléant d’Estelle Grelier, entrée au gouvernement en février 2016, Jacques Moignon, suppléant de Sylvia Pinel, ainsi que Vincent Ledoux (LR, Nord), Eric Elkouby (PS, Bas-Rhin) ou Patrick Weiten (UDI, Moselle) élus lors de législatives partielles.

 

Une grande diversité dans les montants et le nombre de bénéficiaires

En moyenne, chaque député a alloué sa réserve à 28 structures différentes, avec une grande diversité de pratiques. Dino Cinieri (LR, Loire) a divisé son enveloppe entre 129 associations et 2 communes, alors que les deux députés LR du Rhône, Bernard Perrut et Georges Fenech, subventionnent respectivement 129 et 120 structures.

A l’inverse, certains élus concentrent toute leur manne vers un seul bénéficiaire : Patrick Devedjian (LR, Hauts-de-Seine) a alloué 130 000 euros à EliseCare, association qui mêle aide médicale aux populations civiles en Irak, Syrie et Liban et promotion de la médecine traditionnelle chinoise. Jean-Louis Gagnaire (PS, Loire) verse la totalité de sa réserve à l’union des associations du département, Asso42.

Réserve parlementaire : plus de 39 millions d'euros dépensés par les députés socialistes
Chaque député dispose d'une enveloppe de 130 000 à 260 000 euros (jusqu'à 520 000 pour le président de l'Assemblée), à laquelle s'ajoute un complément par groupe politique et pour la présidence
 

Graphique visible ici

 

Les montants les plus importants émanent de la présidence de l’Assemblée, qui a alloué 250 000 euros au Conseil d’Etat, comme en 2015, et 230 000 euros à la fondation Jean-Jaurès. Ce think tank, qui a aussi bénéficié de 160 000 euros du groupe socialiste, est la première association bénéficiaire de la réserve. La présidence a financé au total une centaine de structures nationales (Restos du cœur, Reporters sans frontières, SOS Racisme, Domaine de Chambord, etc.).

La réserve parlementaire permet aussi de donner un coup de pouce non négligeable à des petites structures : ainsi, l’association du Mémorial des aviateurs, crée en février 2016 pour financer un monument en hommage aux sacrifices de l’armée de l’air, cent ans après la bataille de Verdun, a obtenu 100 000 euros de la part du groupe socialiste, écologiste et républicain.

La Fondation Jean-Jaurès a reçu 390 000 euros de la réserve parlementaire
Associations et organismes ayant bénéficié de plus de 100 000 euros de financement par les députés ou groupes parlementaires en 2016 (passez sur la barre pour connaître l'identité des donateurs)

 

Graphique visible ici

 

La plupart des élus préfèrent toutefois allouer des subventions à de petites associations de vie locale ou des organisations culturelles. En revanche, les thématiques plus générales comme l’écologie ou la lutte contre le chômage recueillent moins de suffrages parmi les choix des députés.

Les associations culturelles sont les plus subventionnées par la réserve parlementaire
Domaine d'intervention des associations et fondations bénéficiaires en 2016, selon les calculs réalisés par la rapporteure générale du budget, Valérie Rabault
 

 

Graphique visible ici

 

Mais la réserve parlementaire ne finance pas seulement des associations, loin de là. Une grande partie (48 %) des crédits reste destinés aux collectivités locales de la circonscription de l’élu, même si cette proportion est en baisse par rapport aux années précédentes, selon Valérie Rabault. Certains pratiquent même une charité bien ordonnée qui commence par leur propre commune.

 

Les députés et maires qui utilisent la réserve pour leur commune

Parmi les 572 députés en exercice en février, 225 sont également maires, et si les députés allouent des fonds le plus souvent dans leur circonscription, tous ne vont pas jusqu’à doter… leur propre commune. Ils sont pourtant 74 à le faire.

Ainsi, au premier rang on trouve le député LR (et maire jusqu’en décembre 2016) Gilles Carrez qui a alloué 200 000 euros à sa ville du Perreux-sur-Marne (Val-de-Marne). En deuxième position arrive le député et maire de Saint-Raphaël (Var), Georges Ginesta, qui a attribué la totalité de sa réserve parlementaire à Saint-Raphaël, soit 130 000 euros… En 8e position, Patrick Balkany, maire et Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) a donné 100 000 euros à sa ville pour la mise en lumière d’un parking, et 30 000 euros à la commune limitrophe de Clichy-la-Garenne. Parmi les autres députés chers à leur ville, Hervé Mariton est 10e avec sa ville de Crest (Drôme), à laquelle il a donné pour six projets différents.

74 députés généreux avec la commune dont ils sont maires

Ce graphique représente les 3,3 millions d'euros dépensés par les 74 parlementaires à la fois députés et maires qui ont alloué des sommes issues de la réserve parlementaire à la commune dont ils sont élus.
Les couleurs dépendent de l'appartenance à un groupe parlementaire.

A l’image de Gilles Carrez, premier du classement – qui n’est plus maire du Perreux-sur-Marne depuis décembre 2016 –, certains députés ont pris de l’avance sur la loi sur le non-cumul des mandats. Avec l’application de la loi sur le non-cumul, il n’y aura plus aucun maire dans la prochaine assemblée élue, en juin.

 

Des dépenses surprenantes

Difficile d’exploiter la totalité des 16 500 lignes de la base de données publiée par l’Assemblée nationale, d’autant que certains députés se contentent d’un très général « fonctionnement », alors que d’autres précisent la structure aidée (« Atelier coopératif ») ou l’objectif des subventions : « Embellissement du centre bourg », « participation à l’achat de matériel » ou encore d’élusifs, comme « la réalisation de travaux de réfection et d’aménagement de voirie ».

Toutefois, certaines dépenses sont pour le moins surprenantes ou amusantes. La députée socialiste de Moselle, Paola Zanetti, a par exemple alloué 500 euros à l’association arboricole de Longeville-lès-Saint-Avold pour l’« acquisition d’un alambic », de quoi distiller quelques kilogrammes de mirabelles. Sa consœur LR du Tarn, Laurence Arribagé, a par exemple accordé la somme de 1 092 euros à une association des anciens combattants et prisonniers de guerre pour l’« achat d’un nouveau drapeau ».

Les aides au fonctionnement des associations sportives de pétanque et autres terrains de boules municipaux concernent cinquante dépenses de la réserve de l’Assemblée nationale, pour une valeur de 125 100 euros. Et niveau boulisme, ce sont Les Républicains qui donnent le plus avec 56 000 euros – dont Eric Ciotti avec 4 500 euros, qui fait moins bien que Marion Maréchal Le Pen et ses 5 000 euros, contre 48 600 pour le groupe socialiste.

Individuellement, c’est le député communiste du Nord Jean-Jacques Candelier qui fait le mieux, avec 10 000 euros pour la « reconstruction d’un local pour “La pétanque somainoise” et sa mise aux normes ».

Les députés se préoccupent aussi du patrimoine religieux de leur circonscription, puisqu’ils ont versé un total de 2 136 000 d’euros (soit plus de 2,5 % de la réserve parlementaire) pour la rénovation d’églises ou de chapelles : réfection du toit, mise aux normes électriques, nouvelles cloches… Une somme à laquelle viennent s’ajouter plus de 211 000 euros de mise en accessibilité aux handicapés, et près de 100 000 euros à des associations liées au patrimoine ou à la pratique chrétienne… contre seulement 12 000 euros pour des synagogues ou associations juives, et rien (selon les descriptifs fournis) pour des mosquées ou associations musulmanes.

 
 

 

 

Source : http://www.lemonde.fr/les-decodeurs

 

 

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 15:00

 

 

Source : http://www.midilibre.fr

 

 

Nîmes : concert de casseroles pour le meeting de Fillon

 

 

 

Nîmes : concert de casseroles pour le meeting de Fillon

 

L e candidat Fillon a été accueilli par un concert de casseroles avant son meeting nîmois qui a rassemblé 3500 personnes, ce jeudi 1er mars. 

 

Le candidat de la droite et du centre a été accueilli à Nîmes, jeudi 1er mars au soir au Parnasse, par un concert de casseroles, accompagné de "Fillon en prison", "Fillon rends le pognon", "Enfermez Fillon". Une cinquantaine d'anti qui ont aussi donné de la voix, et parfois eu des échanges musclés avec des fillonistes. 

 
 

A l'intérieur, l'équipe du candidat avait mobilisé les élus de la région, comme Stephan Rossignol, le maire de la Grande-Motte, soutien de la première heure, mais aussi Jean-Paul Fournier, qui a fait siffler le public contre les journalistes, Yvan Lachaud et Thierry Procida dont le parti centriste a pourtant suspendu son soutien au candidat sarthois, hier. 

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 16:02

 

Source : https://france.attac.org

 

 

 

 

Les Faucheurs de chaises ouverts au dialogue avec BNP Paribas et déterminés à poursuivre les actions

 

 

Communiqué 1er mars 2017

 

 

Les Faucheurs de chaises maintiennent l’appel aux actions et à la mobilisation pour le procès de Florent Compain le 11 avril à Bar-le-Duc. La déclaration de BNP Paribas de ne pas se porter partie civile n’annule pas le procès, et n’apporte pas de réponse aux activités de la banque favorisant l’évasion fiscale et aggravant le dérèglement climatique. Les Faucheurs de chaises se déclarent disponibles pour un dialogue constructif avec BNP Paribas sur ces différents sujets.

 

Hier mardi 28 février, BNP Paribas a annoncé ne pas se constituer partie civile et renoncer à demander des dédommagements à Florent Compain, président des Amis de la Terre France. Ce Faucheur de chaises [1] est poursuivi en justice par BNP Paribas pour avoir participé à une réquisition citoyenne de chaises à Nancy en novembre 2015, et doit comparaître au tribunal de Bar-le-Duc le 11 avril.

Cette déclaration de BNP Paribas est faite au lendemain de lettres envoyées par les Faucheurs de chaises aux directrices et directeurs de plus de 200 agences BNP Paribas dans les régions de Paris, Nancy, Bayonne, Rouen, Besançon, Angers, Tarbes, Tours, Côte d’Or, lundi 27 février. Ces lettres annonçaient directement aux agences la reprise prochaine des actions dans la perspective du procès du 11 avril et précisaient : «  Nous vous prions d’en avertir votre personnel, sachant que comme par le passé, nos actions sont absolument pacifiques et non-violentes, et nos militant·e·s profondément respectueux·ses des salariés de la BNP. »

Les Faucheurs de chaises rappellent qu’ils n’ont jamais procédé à des « intrusions violentes » comme l’évoque BNP Paribas. Les actions de réquisitions citoyennes de chaises ont toujours été menées dans des agences ouvertes au public, dans le plus grand calme, et en prenant toujours soin d’expliquer aux personnels présents l’action qui était menée. Ces actions sont menées en toute transparence et photographiées et filmées par les Faucheurs eux-mêmes et par les médias, invités aux actions [2]. Les plaintes déposées par BNP Paribas concernent d’ailleurs l’emport de chaises et non de supposées violences. Comme Jon Palais, le premier faucheur de chaises poursuivi par la BNP, Florent Compain est ainsi poursuivi pour « vol en réunion » et non pour violences.

Les Faucheurs de chaises prennent acte de la volonté de BNP Paribas de ne pas demander réparation pour les chaises emportées — et depuis remises à la justice le 8 février 2016 à Paris à l’occasion de l’ouverture du procès de Jérôme Cahuzac. Cette absence de constitution de partie civile de BNP Paribas n’a pas d’effet sur les poursuites engagées qui suivent leur cours, et n’annule pas la convocation en justice de Florent Compain à Bar-le-Duc le 11 avril, toujours poursuivi pour « vol en réunion ».

Nous appelons à l’arrêt des poursuites contre les Faucheurs de chaises et maintenons notre appel aux actions dans les agences BNP, toujours de manière non-violente, jusqu’au 11 avril, et notamment lors de la Semaine mondiale d’actions #StopParadisFiscaux qui se tiendra du 1er au 7 avril. Le 11 avril, une mobilisation aura lieu à la fois à Bar-le-Duc où se tiendra le procès, et à Paris devant le siège de BNP Paribas, au 16 boulevard des Italiens.

Nous rappelons que BNP Paribas est la banque française qui a le plus de filiales dans les paradis fiscaux et celle qui y réalise le plus gros volume de bénéfices. Elle participe ainsi au système de l’évasion fiscale en bande organisée qui prive les pouvoirs publics de moyens pour répondre aux besoins des populations les plus vulnérables, ainsi que pour répondre aux défis de la transition écologique et énergétique. BNP Paribas contribue en outre à aggraver la crise climatique en finançant des projets d’énergies fossiles dévastateurs et leurs promoteurs irresponsables, alors qu’elle s’est engagée à tout faire pour respecter les objectifs de l’Accord de Paris de limiter l’augmentation de la température globale de la planète bien en dessous du seuil de +2 °C, voire à +1,5 °C. Son soutien au terminal d’exportation de gaz de schiste situé dans la vallée du Rio Grande aux États Unis, dévastateur pour le climat, est d’ailleurs dénoncé dans un rapport rendu public aujourd’hui même [3].

Les Faucheurs de chaises ont toujours été ouverts au dialogue et en faveur d’un débat public, et sont disponibles pour une rencontre avec la direction de BNP Paribas, en espérant un dialogue constructif et des engagements sur l’ensemble de ces sujets extrêmement préoccupants.

 

 

Notes de bas de page

[1Plateforme de mobilisation citoyenne contre l’évasion fiscale et pour la transition écologique, lancée notamment par les Amis de la Terre, ANV-COP 21, Attac, Bizi, et Solidaires Finances Publiques, ainsi que diverses personnalités comme Claude Alphandery, Alain Caillé, Susan George, Edgar Morin ou Patrick Viveret

[2Vidéo de la réquisition de chaises du 19 octobre 2015 pour laquelle Jon Palais avait été poursuivi par BNP Paribas : https://vimeo.com/145867842

[3Rapport « BNP Paribas exporte le chaos climatique » des Amis de la Terre France, Rainforest Action Network, et Save RGV from LNG : http://www.amisdelaterre.org/Gaz-de-schiste-un-nouveau-rapport-accuse-BNP-Paribas-d-exporter-le-chaos.html

 

Attac France — 2017
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Source : https://france.attac.org

 

 

 

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