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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 20:04

 

 

Source : https://www.bastamag.net

 

 

Altermondialisme

G20 à Hambourg : ville transformée en forteresse, campement interdit, manifestants pistés

 

par

 

 

 

Les vendredi 7 et samedi 8 juillet, les chefs d’État des 20 pays les plus puissants se réunissent à Hambourg, dans le nord de l’Allemagne. Parmi eux, Vladimir Poutine, Donald Trump, les présidents ultra-conservateurs turc – Recep Tayyip Erdogan – et brésilien – Michel Temer – ainsi que la monarchie saoudienne. Au menu de ce G20, les chefs d’État évoqueront l’accord sur le climat, dont les Etats-Unis de Trump se retire et que la Russie n’a pas signé, discuteront économie, système financier mondial et commerce.

Pour l’occasion, la police allemande a transformé la ville en véritable forteresse. Centre bouclé, personnes sans-domicile priées de vider les lieux, campement de protestation interdit… Pour accueillir ce G20, la deuxième plus grande ville d’Allemagne connaît un déploiement policier exceptionnel, assure le quotidien de gauche La Taz. Avec la plus zone d’interdiction de manifester (sur 30 km2) la plus étendue qu’une grande ville allemande n’ait jamais connue. 20 000 policiers sont chargés de la sécurité du sommet. Les contre-manifestants ont été interdits de camper dans la ville.

 

Tout « comportement militant » et « zadiste » traqué

Hambourg a même installé des cellules de grade-à-vue temporaires et des salles de consultations d’avocats dans des containers pour l’occasion, en prévision de possibles arrestations en grand nombre : le tout doit pouvoir accueillir jusqu’à 400 personnes qui seraient arrêtées pendant le sommet. Mardi soir, une première manifestation de quelques milliers de militants de gauche a été dispersée au canon à eau par la police.

Mais le mouvement altermondialiste tient bon. Un contre-sommet a été organisé mercredi 5 juillet et jeudi 6 juillet. Une manifestation contre ce G20 sous le mot d’ordre « solidarité sans frontières » est prévue le samedi 8 juillet à 11 h. L’appel à manifester est international. Il semblerait que les manifestants venus d’autres pays soient pistés avant même leur entrée sur le territoire allemand. En France, le syndicat Sud Rail a dénoncé une note interne de sûreté intitulée « signalement dans le cadre du G20 à Hambourg » distribuée lundi 3 juillet aux cheminots. « Celle-ci émane de la direction sûreté qui explique l’obligation de signalement de tout mouvement ou groupe suspect qui se déplacerait à destination de la Belgique et/ou l’Allemagne », indique le syndicat. Les profils à signaler ? Toute « personne (seule ou en groupe) dont le comportement pourrait laisser supposer un comportement militant porté à l’extrême (personnes appartenant au mouvement zadiste venant de Notre-Dame des Landes, mais également des Alpes) ».

Un groupe d’artistes politiques allemands, le « Centre pour la beauté politique » (Zentrum für politische Schönheit) tente d’attirer l’attention, dans une vidéo satirique, sur la contradiction de la démocratie allemande d’accueillir ce G20 très spécial : déployer des moyens policiers sans précédents, entraver la liberté de manifester et de circuler des citoyens pour assurer la tranquillité de chefs d’États autoritaires, voire dictatoriaux. La vidéo est ironiquement signée, à la fin, d’un logo officiel détourné en « Administration fédérale pour la suppression des dictateurs ».

 

 

 

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Source : https://www.bastamag.net

 

 

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 19:42

 

 

Source : https://www.franceinter.fr

 

 

Les bénéfices des entreprises du CAC 40 bondissent, les dividendes explosent

 

 

 

 

Le cabinet EY publie une étude sur le "Profil financier du CAC 40". Les bénéfices des entreprises ont augmenté de 40% en un an, les dividendes des actionnaires battent des records.

Les bénéfices des entreprises du CAC 40 ont augmenté de 40% l'année dernière.
Les bénéfices des entreprises du CAC 40 ont augmenté de 40% l'année dernière. © Maxppp / Alexandre MARCHI

 

Les entreprises du CAC 40, le principal indice de la Bourse de Paris, se portent bien. Selon un rapport du cabinet EY, entre 2015 et 2016, les bénéfices de ces sociétés cotées ont augmenté de 40%, passant de 55 milliards d’euros en 2015 à 77 milliards d’euros en 2016. Elles ont retrouvé un niveau de bénéfices comparable à 2010, mais nettement inférieur à celui de 2007 (96 milliards d’euros de bénéfices).

Grâce à ces bons résultats, l’indice CAC 40 a fait un bond 5% en 2016, mais il reste inférieur au niveau atteint il y a dix ans. Entre 2006 et 2016, il a chuté de 12 %.

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2016
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2014
2015
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L’industrie et le BTP restent les poids-lourds

Les sociétés qui génèrent le chiffre d’affaires le plus important relèvent du BTP et de l'industrie, avec 478 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit près de 40% du chiffre d’affaires global des entreprises du CAC 40 en 2016. Les nouvelles technologies, les télécoms et les médias, eux, n'ont pas généré plus de 8% du revenu global du CAC 40 en 2016 (98 milliards d’euros), mais elles progressent : +12% de croissance en 2016.

Au total, la valeur marchande des entreprises du CAC 40 a augmenté de 9%, passant de 1 243 milliards d’euros en 2015 à 1 351 milliards d’euros en 2016.

 

Au-delà des frontières de l'Europe

Les entreprises investissent de nouveau. L’investissement total est en progression pour la première fois depuis 2012, et s’établit à 6% du chiffre d’affaires global. Les entreprises sont de moins en moins endettées – c’est la cinquième année consécutive de baisse – et le niveau d’endettement est au plus bas depuis 11 ans.

Mais le développement des entreprises se fait en dehors de l’Europe. Depuis 2006, la part de l’activité des entreprises du CAC 40 en Europe a chuté, passant de 73% à 54%. Les entreprises développent leurs activités en Amérique et en Asie.

 

Un record de dividendes pour les actionnaires

Avec ces bons résultats, les actionnaires qui investissent dans les entreprises du CAC 40 sont récompensés. Le montant total des dividendes distribués en 2017 sur les bénéfices de 2016 a atteint 46 milliards d’euros. C’est 1 milliard de plus qu’en 2015, et c’est un record depuis 2006.

 

 

Source : https://www.franceinter.fr

 

 

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 19:33

 

 

Source : https://www.marianne.net

 

 

Winners/Losers

Avec Macron, payer moins les fonctionnaires pour payer plus… les traders

 

 

 
 
 
Pour les fonctionnaires, l'ère Macron signe le retour du gel des salaires.
Pour les fonctionnaires, l'ère Macron signe le retour du gel des salaires. - Sipa
 
Le gel du traitement des fonctionnaires est d'ores et déjà acté, ainsi que le rétablissement dès 2018 de leur jour de carence en cas d'arrêt maladie. En parallèle, le gouvernement s'apprête à annoncer la fin de la taxe sur les hauts salaires de la finance. Le mélange pourrait être explosif…

Geler le traitement des fonctionnaires pour augmenter celui des traders. Formulée ainsi, une telle proposition n’aurait que peu de chances de voir le jour. Ni même de passer le cap du ballon d’essai, comme disent les commentateurs politiques, tant les réactions seraient vives. C’est pourtant ce que s'apprête à faire le gouvernement. En deux temps…

Fort du rapport d’audit alarmiste de la Cour des comptes, Gérald Darmanin a confirmé le gel du traitement des fonctionnaires : « Il n'y aurait pas d'augmentation de point d'indice pour les agents de la fonction publique », a martelé le nouveau ministre des Comptes et de l’Action publics, doublement impliqué puisqu'à la fois ministre du Budget et de la Fonction publique. Pour fixer les choses, il faut savoir qu'1% de hausse de la masse salariale dans la fonction publique a un impact de 900 millions d’euros. Ce jeudi 6 juillet, le ministre a ajouté à l'effort demandé aux agents de la fonction publique le rétablissement dès 2018 du jour de carence (c'est-à-dire la suppression de la paie le premier jour d'absence pour maladie), dont il estime le coût pour les finances publiques à "environ 170 millions d'euros par an".

La partie qui relève des traders s’apprécie, elle, à la lecture des offres promotionnelles d’installation en France que Bruno Le Maire a présentées fin juin aux banquiers new-yorkais échaudés par le Brexit et en recherche d’une ville de repli. Se rêvant en Hermès avec pour message « France is Back », notre ministre des Finances a plutôt fait le vendeur de la marque éponyme, en évoquant clairement des discounts d’impôts. Traduction devant le cercle interallié, ce mercredi 5 juillet à Paris : « Parmi les investisseurs étrangers, il y a des salariés qui ont des niveaux de revenus élevés. Or, la taxation de ces revenus est très forte »… Et les mesures rappelées par Edouard Philippe dans son discours de politique générale « prouveront que nous sommes capables de tenir compte de cette situation pour faire venir des salariés en France ».

 

Fin en vue de la taxe sur les hauts salaires

De quoi parle-t-on exactement, si ce n’est de la taxe sur les salaires pour les entreprises non assujetties à la TVA ? En pratique, celles relevant du monde de la finance. Quelque 137 millions d’euros au compteur des caisses de l’Etat. Depuis 2013 et une réforme voulue par François Hollande, ces entreprises sont soumises à une taxe progressive : jusqu’à 20% pour les salaires excédant 153.000 euros brut. C’est cette taxe qui devrait disparaître afin de convaincre les banquiers de simplement traverser la Manche, sans pousser au-delà du Rhin vers Francfort. La remise sera également effective pour les traders déjà installés en France.

Mais l’offre promotionnelle du gouvernement français ne s'arrête pas là. C’est une formule all inclusive qui est envisagée. En plus de la fin de la taxe sur les hauts salaires de la finance, qui permettra aux banques de verser en bonus supplémentaires ce qu’elles ne paieront pas en taxes histoire de s’aligner sur les rémunérations londoniennes, il y a les à-côtés. Et notamment la scolarisation des enfants des futurs expats en France. C’est ainsi que Bruno Le Maire, en accord avec le ministre de l’Education nationale, a pu annoncer « un plan de réalisation d’établissements scolaires ou de classes bilingues susceptibles de (les) accueillir ». Les traders qui réfléchissent avec leur portefeuille ne s’y tromperont pas : « Si c’est gratuit, c’est dans mes prix ». Il se pourrait même que le statut fiscal d'impatrié (les Français non résidents qui reviendraient au pays), instauré en 2003 mais boosté par Nicolas Sarkozy en 2008 et Emmanuel Macron en 2015, soit encore plus favorable qu'il ne l'est déjà.

Attirer les activités financières relève d’un pari, d’une conception de l’économie : miser sur la finance pour la croissance. Jezabel Couppey Soubeyran le décryptait récemment pour Marianne : « Du fait du cycle électoral, les gouvernements ont intérêt à l’emballement financier, qui booste la croissance à court terme. Mais l’explosion inéluctable ruine les maigres fruits passagers pour finalement installer la stagnation séculaire dans laquelle nous enferme l'enchaînement des crises financières », martèle cette maître de conférence à Paris I, auteure en 2016 du remarqué Blablabanque. Le nouveau pouvoir s’apprête à mettre non pas 10 balles dans la machine, mais 137 millions….

 

 

 

 

par Emmanuel Lévy

Journaliste économie

 

 

Source : https://www.marianne.net

 

 

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 19:13

 

 

Source : http://www.revolutionpermanente.fr

 

 

Après le « logement à durée déterminée », Edouard Philippe s’attaque aux APL

 

Le 4 juillet à l'Assemblée Nationale, le nouveau premier ministre, Édouard Philippe prononçait son discours de politique générale, au cours duquel il a abordé la thématique des « aides publiques inactives » qu'il déclare vouloir « repenser ». Il a pris comme exemple à cela les aides au logement qui coûtent cher et ne produisent « pas assez de résultat ».

 

Alors que sous le gouvernement Hollande, ces mêmes aides ont déjà été rabotées à deux reprises, en juillet 2016 avec la mise en place d’un nouveau barème produisant la diminution ou la suppression de ces aides pour près de 80 000 ménages et en octobre 2016 la base de calcul des APL a également été modifiée impactant cette fois 65 000 foyers, Édouard Philippe veut s’y attaquer, celles-ci constituant l’un trois leviers de réduction des dépenses publiques dont il souhaite se saisir. On ne sait encore de quelle manière cela sera mis en place, mais il semblerait que ce soit ou bien une réduction –du budget consacré, et donc des bénéficiaires– , ou bien une suppression pure et simple de ces aides.

On voit qu’une fois de plus, c’est aux prestations sociales qui profitent à un grand nombre et qui sont souvent nécessaires voire vitales pour leurs bénéficiaires, que le gouvernement veut s’en prendre. On peut d’ailleurs trouver cela assez cynique l’usage de morts tels que «  aides publiques inactives et [d’absence de production] de résultat  », le tout témoignant par les éléments de langage d’une volonté de plus en plus pressante d’entrer dans une ère de la rentabilité à tout prix ; « projet, résultat, profit ». Effectivement, de ce point de vue, aider les salariés les plus démunis à se loger –et donner un petit coup de pouce financier pour d’autres– ne rapporte rien aux capitalistes.

S’élevant pour l’État à 17,7 millions d’euros en 2014, elles subissaient depuis quelques années de nombreux coups de rabots. Rappelons que ces aides regroupent l’APL (aide personnalisée au logement, dans le cadre de logements conventionnés), l’ALF (allocation de logement familial) et l’ALS (allocation au logement sociale, destinée à ceux se logeant dans le privé). Ce qui tient le plus à cœur à leurs détracteurs est surtout le fait que l’ensemble de ces aides concerne « un nombre trop important de citoyens » ; en effet, c’est 6,3 millions de foyers qui en profitent. Ainsi, si ce ne sont effectivement pas seulement les plus démunis qui y ont le droit, c’est un sacré allègement pour ceux qui ont la chance d’avoir un emploi, et ce n’est certainement pas accessoire pour elles ; car avant tout, rappelons-le, ces aides permettent de vivre décemment mais absolument pas de s’enrichir.

De nombreux arguments sont levés en bloc contre les aides aux logement, mais finalement ; de la part du gouvernement, c’est très clairement un pas supplémentaire vers la précarisation des classes les plus précaires, mais aussi de ceux qui ont la chance d’avoir un emploi. En effet, sous couvert de réduction des déficits publics, il semble qu’Édouard Philippe va tenter de couper dans les aides aux plus démunis.

Crédits photos : AFP

 

 

Source : http://www.revolutionpermanente.fr

 

 

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Source : http://www.latribune.fr

 

Edouard Philippe veut s'en prendre aux aides au logement

 

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Les aides au logement font partie des 3 leviers de réduction des dépenses publiques évoqués par Edouard Philippe lors de son discours de politique générale.
Les aides au logement font partie des 3 leviers de réduction des dépenses publiques évoqués par Edouard Philippe lors de son discours de politique générale. (Crédits : REUTERS/Philippe Wojazer)

Après avoir été rabotées à deux reprises par le gouvernement précédent, les aides au logement pourraient encore diminuer sous le gouvernement mené par Edouard Philippe.

Edouard Philippe va-t-il mettre les aides au logement au tapis ? Dans son discours de politique générale, prononcé devant l'Assemblée nationale le 4 juillet, le Premier ministre a déclaré vouloir "repenser les politiques publiques inactives" en prenant l'exemple des aides au logement, qui coûtent cher et ne donnent "pas assez de résultats".

Les aides au logement sont la cible de nombreuses critiques depuis des années. Elles sont jugées trop coûteuses, fustigées pour leur assiette trop large permettant à des gens qui n'en ont pas besoin d'en bénéficier, on leur reproche même de contribuer à la hausse des loyers en étant répercutées sur leur montant par les propriétaires. Et le Premier ministre compte peut être y porter le coup fatal suite à cette annonce. Reste à savoir qui sera touché et quel montant pourra être économisé.

 

17,7 milliards d'euros... pour 6,3 millions de foyers

Les derniers chiffres connus sur les aides au logement remontent à 2014. Et leur montant, 17,7 milliards d'euros, représentait à l'époque 1% du PIB Français. Le terme aide au logement regroupe en réalité trois dispositifs distincts :

  • l'aide personnalisée au logement, réservée aux locataires de logements conventionnés (logements sociaux),
  • l'allocation de logement familiale (ALF)
  • l'allocation de logement sociale (ALS) destinée aux ménages du secteur privé qui n'ont ni accès à l'APL, ni à l'ALF. Cette catégorie concerne principalement les étudiants.

Ces trois aides sont perçues par 6,3 millions de foyers, et c'est un des principaux reproches qui leur est fait : elles concernent trop de monde, et des gens qui n'en ont pas forcément besoin. Une des pistes de réforme pourrait être celle d'un recentrage des aides sur les plus démunis. Les dernières ministres du logement avaient d'ailleurs déjà commencé à réduire le public touché.

 

Deux coups de rabot sous Hollande

En juillet 2016, près de 80.000 foyers ont vu leurs aides réduites ou supprimées suite à la mise en place d'un nouveau barème, qui prévoit que le montant de l'aide au logement soit "diminué lorsque le loyer principal dépasse un premier plafond de loyer" et qu'il "décroît proportionnellement au dépassement de ce premier plafond", selon le décret d'application. Cette mesure avait été prise dans l'optique d'empêcher les APL de favoriser la hausse des loyers.

 

| Lire aussi : APL: 80.000 foyers impactés par les nouvelles règles

 

En octobre 2016, c'est la base de calcul servant à déterminer le montant des APL qui a été modifiée. Les produits financiers, livrets d'épargne compris, et les biens immobiliers sont désormais intégrés au calcul dès lors que leur montant total dépasse 30.000 euros. Selon les chiffres fournis par le gouvernement de l'époque, 650.000 ménages seraient touchés par cette mesure.

 

| Lire aussi : Les APL désormais calculées en fonction du patrimoine

 

Quel sera donc la prochaine étape, le prochain stade dans la refonte des aides au logement ? Le gouvernement d'Edouard Philippe pourra donc, au choix, soit continuer à réduire le champ des ménages concernés par les différents dispositifs, réduire le montants des aides, voire même, les supprimer définitivement. Quelle que soit la voie choisie, cela ne se fera pas sans encombres, les associations et syndicats veillant au grain pour que les finances des ménages ne soient pas (trop) pénalisées.

 

 

Source : http://www.latribune.fr

 

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 11:17

 

 

Source : http://www.huffingtonpost.fr

 

À Hambourg, un millier de "zombies" manifestent contre le G20

 

A deux jours de recevoir les puissants de ce monde, la ville natale d'Angela Merkel vit au rythme des manifestations et des happenings.

 

05/07/2017 20:40 CEST
 
 

 

 

 

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 21:37

 

 

Source : https://www.marianne.net

 

 

Impôts

Annonces d'Edouard Philippe sur la CSG et la taxe d'habitation : les retraités vont trinquer

 

 
Pris en tenaille par la hausse de la CSG l'an prochain et le report de la suppression partielle de la taxe d'habitation annoncés par le Premier ministre Edouard Philippe ce mardi 4 juillet à l'Assemblée nationale, les retraités vont payer l'addition...

Ces dernières années, le pouvoir d'achat des uns implique souvent les efforts des autres. En ce début de quinquennat d'Emmanuel Macron, ce sont les retraités qui vont d'abord trinquer. Et cela, en raison de la suppression des cotisations salariales sur l'assurance maladie et l'assurance chômage, dont le Premier ministre Edouard Philippe, lors de sa déclaration de politique générale ce mardi 4 juillet à l'Assemblée nationale, a confirmé qu'elle aurait lieu dès 2018.

 

 

Cette réforme qui, a souligné le chef du gouvernement, doit représenter une hausse de pouvoir d'achat de 250 euros par an pour un smicard, sera en effet financée par... une hausse concomitante de la Contribution sociale généralisée (CSG) de 1,7%. Or, cet impôt, voué au financement de la sécurité sociale, est payé à la fois par les actifs (7,5% de leurs revenus), les détenteurs de patrimoine (8,2% de leurs revenus) mais aussi par les retraités (6,6% de leurs pensions). Autrement dit, les retraités financeront une partie de la hausse du pouvoir d'achat des salaires.

 

Seuil de 1.198 euros mensuels

Cette réforme touchera tous les retraités qui perçoivent plus de 14.375 euros par an, soit 1.198 euros brut par mois. Ce qui correspond, tout de même, à 60% des retraités.

 

 

Pendant sa campagne, Emmanuel Macron prétendait pourtant que son programme économique ne toucherait que les personnes âgées les plus riches : "Aux plus aisés des retraités, je leur demanderai cet effort pour avoir un système plus intelligent pour leurs enfants et leurs petits-enfants". Mais voilà que la mesure censée justifier cette affirmation vient d'être repoussée. En guise de compensation, le chef de l’État avait en effet mis en avant à plusieurs reprises la suppression de la taxe d'habitation pour 80% des Français, dont les retraités les moins aisés. Mesure qui, à l'origine, devait entrer en vigueur en 2019. Or ce mardi, Edouard Philippe s'est fait bien plus flou quant à cette échéance, évoquant plutôt la "fin du quinquennat". Donc, 2021 ou 2022.

Au bout du compte, les retraités gagnant plus de 1.200 euros brut par
mois verront leur CSG augmenter dès 2018, et donc leur pension diminuer,
mais devront attendre plusieurs années avant que la mesure
compensatoire ne vienne atténuer cet effet. Au moins, on ne pourra pas
taxer Emmanuel Macron de clientélisme : au second tour de la
présidentielle, 78% des 70 ans et plus ont voté pour lui.

 

 

 

par Étienne Girard

@girard_etienne

Journaliste politique

 

 

 

 

Source : https://www.marianne.net

 

 

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 21:19

 

 

 

Source : http://www.lemonde.fr/pollution

 

 

Perturbateurs endocriniens : la France capitule

 

En dépit de l’appel des scientifiques, l’UE a adopté mardi 4 juillet une définition laxiste de ces substances chimiques dangereuses.

 

LE MONDE | • Mis à jour le | Par

 

Paris s’est finalement incliné devant Berlin. La Commission européenne a fini par obtenir, mardi 4 juillet en comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale, un vote favorable des Etats membres à son projet controversé de définition réglementaire des perturbateurs endocriniens (PE), ces substances chimiques, omniprésentes dans l’environnement et les objets de consommation courante.

 

Lire sur le sujet :   pourquoi ONG et spécialistes s’inquiètent des perturbateurs endocriniens

 

La majorité qualifiée requise a été obtenue grâce au revirement de la France. Celle-ci s’opposait pourtant depuis plus d’un an, aux côtés du Danemark et de la Suède, à un texte jugé trop peu protecteur de la santé publique et de l’environnement par les sociétés savantes et les organisations non gouvernementales. Berlin, favorable à une réglementation moins contraignante pour l’industrie, a eu gain de cause.

Dans un communiqué de presse conjoint, les ministres français de l’environnement, de la santé et de l’agriculture, se félicitent d’avoir obtenu des « garanties supplémentaires » de la Commission européenne. L’une d’elles : le « lancement d’une stratégie européenne », un texte officiel qui énonce une politique générale sur un thème donné. Or, une stratégie communautaire sur les perturbateurs endocriniens, développée par le précédent commissaire à l’environnement, Janez Potocnik, existe bel et bien, mais elle a été enterrée en 2014 par la Commission Juncker.

 

Niveau de preuves «  jamais exigé »

Les critères adoptés mardi permettront d’appliquer le règlement européen de 2009 sur les pesticides, mais devraient à l’avenir servir de base à la régulation d’autres secteurs industriels (cosmétiques, agroalimentaire, jouets…). Fait notable : en dépit de l’extrême attention politique et médiatique, la Commission a mis en ligne la mauvaise version du texte pendant près de deux heures.

« Après des mois de discussion, nous avançons vers le premier système réglementaire au monde pourvu de critères légalement contraignant, définissant ce qu’est un perturbateur endocrinien, s’est félicité Vytenis Andriukaitis, le commissaire européen à la santé. C’est un grand succès. Une fois mis en œuvre, ce texte assurera que toute substance utilisée dans les pesticides et identifiée comme perturbateur endocrinien pour les humains ou les animaux pourra être évaluée et retirée du marché. »

Ce n’est pas l’avis du Danemark, qui a voté contre la proposition. « Le niveau de preuves requis pour identifier les substances chimiques comme perturbateurs endocriniens est bien trop élevé », a déclaré le ministère danois de l’environnement au Monde.

« Nous regrettons que la Commission n’ait pas écouté la grande inquiétude du Danemark, de la Suède et d’autres, soulignant que les critères proposés exigent, pour pouvoir identifier un perturbateur endocrinien, un niveau de preuve jamais exigé jusqu’à présent pour d’autres substances problématiques comme les cancérogènes, les mutagènes et les reprotoxiques, précise au Monde Karolina Skog, la ministre suédoise de l’environnement. Cela ne reflète pas l’état actuel du savoir scientifique. Au total, ces critères ne remplissent pas le niveau de protection attendu par les co-législateurs. »

Le trio d’Etats membres qui tenait tête à la Commission vient ainsi d’exploser. La Suède avait en effet porté plainte contre l’exécutif européen avec le soutien du Danemark et de la France : la Commission devait proposer les critères avant fin 2013. En décembre 2015, son retard lui avait valu – fait rarissime – une condamnation par la Cour de justice de l’Union européenne pour carence.

 

Les scientifiques demandaient une échelle graduée

La Commission n’a rendu publique sa première version qu’en juin 2016. Le texte a, depuis, évolué. Les critères adoptés mardi sont cependant identiques à ceux présentés le 30 mai – mais non mis au vote en raison de la vacance du pouvoir en France. Or, cette version avait suscité une mise en garde de trois importantes sociétés savantes.

Le 15 juin, l’Endocrine Society, la Société européenne d’endocrinologie et la Société européenne d’endocrinologie pédiatrique avaient adressé une lettre aux vingt-huit ministres de l’Union, leur enjoignant de rejeter la proposition de Bruxelles, au motif qu’elle ne permettait pas d’assurer « le haut niveau de protection de la santé et de l’environnement requis » par les traités européens et qu’elle « échouerait probablement à identifier les PE qui causent des dommages chez l’homme aujourd’hui ».

Les scientifiques demandaient qu’une échelle graduée soit mise en place, distinguant les perturbateurs endocriniens « suspectés », « présumés » et « avérés » – à la manière de la classification des substances cancérogènes. Cette gradation aurait permis une réponse réglementaire adaptée au niveau de preuve disponible pour chaque produit, mais elle n’a pas été incluse dans les critères adoptés.

Dans leur communiqué commun, les trois ministères français chargés du dossier se félicitent que les critères soient étendus aux perturbateurs endocriniens « présumés ». Dans plusieurs déclarations publiques, le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a affirmé qu’il avait obtenu l’ajout de cette disposition, mais celle-ci est pourtant présente dans le texte depuis la mi-mai...

De même qu’une clause controversée, ajoutée voilà plusieurs mois à la demande expresse de Berlin. En contradiction avec les objectifs du texte, elle permet d’empêcher un retrait des pesticides « conçus spécifiquement pour perturber les systèmes endocriniens des insectes ciblés ». Et ce, alors qu’ils sont aussi susceptibles d’atteindre ceux d’autres espèces animales. Cette exemption avait été développée par les fabricants de pesticides les plus menacés par les conséquences d’une réglementation drastique, en particulier les géants allemands BASF et Bayer.

 

Lire aussi :   Perturbateurs endocriniens : le cadeau discret mais majeur au lobby des pesticides

 

« Définition au goût amer »

Nicolas Hulot, a déclaré sur France Info que l’Allemagne avait « obtenu cette exemption sur ce que l’on appelle des perturbateurs endocriniens qui ont été conçus pour l’être, parce que [son] industrie tient évidemment à les conserver le plus longtemps possible ». Le nouveau ministre a assuré que les experts français plancheraient sur ces pesticides et « si leur dangerosité est avérée, nous les sortirons unilatéralement du marché ». Théoriquement possibles, de telles mesures sont en pratique très difficiles à mettre en œuvre : elles créent des distorsions de concurrence et entravent la libre circulation des marchandises.

Au total, M. Hulot a néanmoins salué l’adoption de ces critères comme « une avancée considérable », ouvrant « une brèche qui ne va pas se refermer ». Cruelle ironie, la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme, elle, évoque « une définition au goût amer », à l’unisson de plus de 70 ONG européennes, qui « regrettent le caractère insuffisant des critères » et appellent le Parlement européen à les rejeter.

Car le vote en comité n’est pas le dernier épisode de la saga. Le texte doit désormais être examiné par les députés européens. Ils ont quatre mois pour, éventuellement, adopter une résolution qui s’y opposerait – avec une majorité absolue du Parlement comme condition, a expliqué au Monde Axel Singhofen, conseiller santé et environnement pour le Groupe des Verts/Alliance libre au Parlement. Le compte à rebours commencera au moment où la Commission aura adressé sa notification officielle. Si elle le faisait avant le début des vacances parlementaires, à la mi-juillet, le temps de mobilisation des élus serait ainsi amputé de plus d’un mois.

Un second front s’ouvre aussi : c’est celui des directives d’applications de ces critères d’identification des PE. Plus techniques encore que les critères, déjà abscons pour le commun des mortels, ces documents-guides sont développées sous les auspices des agences européennes chargées de la sécurité alimentaire (EFSA) et des produits chimiques (ECHA). Sans même attendre le vote du comité, les deux agences ont commencé ce travail de traduction des critères en termes techniques et scientifiques et les consultations ont déjà commencé avec les agences réglementaires nationales. Et là encore, c’est le niveau de preuves scientifiques nécessaire qui se retrouve au cœur de ces discussions.

 

 

 

Source : http://www.lemonde.fr/pollution

 

 

 

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 21:13

 

 

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Solidarités

Des bacheliers reversent leur « bourse au mérite » accordée par Wauquiez à des associations

 

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Des bacheliers fraîchement diplômés viennent de donner une leçon d’éthique à leur président de région, Laurent Wauquiez (LR). La région Auvergne - Rhône-Alpes accorde une « bourse au mérite » d’un montant de 500 euros aux bacheliers ayant obtenu la mention très bien, sans condition de revenu. Dans une lettre ouverte publiée notamment sur Rue89 Lyon, une dizaine d’élèves du lycée Antoine de Saint-Exupéry à Lyon ont « décidé d’agir pour une région plus juste ». « Nous refusons d’utiliser cette prime pour un usage personnel, d’autant que cette distribution de fonds publics se fait en parallèle d’un désengagement massif de la Région du secteur associatif, qui se traduit par un recul des services publics d’intérêt général », écrivent-ils. « Nous avons ainsi décidé de reverser les 500 euros que vous nous accordez à une association d’intérêt général. »

Dans leur lettre, les lycéens soulignent que cette prime est « injuste » dans la mesure où celle-ci est accordée « à des élèves sans doute favorisés dès le départ ». 6000 lycéens pourraient être concernés par cette bourse, dont le coût est évalué à environ trois millions d’euros pour la région. Les bacheliers altruistes rappellent que de nombreuses associations à but non lucratif ont vu leurs subventions fortement baisser depuis l’élection de Laurent Wauquiez à la présidence de leur région (notre enquête sur ces coupes budgétaires). Si les structures de promotion de l’agriculture biologique et paysanne sont particulièrement visées par ces baisses, c’est aussi le cas dans le domaine de la solidarité internationale, de la culture, de l’éducation à l’environnement, des droits des femmes... [1]

Les auteurs de la lettre ont décidé de faire don de leur bourse au mérite au Réseau Rhône-Ain-Saône, qui rassemble les MJC de l’Ain, du Rhône et de la métropole de Lyon. Et appellent l’ensemble des nouveaux bacheliers d’Auvergne - Rhône-Alpes ayant reçu la mention « très bien » à se joindre à leur appel « en reversant eux aussi cette "bourse" illégitime à une des nombreuses associations actuellement mises en danger par la politique régionale ».

 

- Contact des auteurs de la lettre : jeunesaura(a)gmail.com

 

 

Notes

[1Voir la page facebook du collectif Vent d’assos dans lequel se sont regroupées les associations touchées par les coupes budgétaires en région Auvergne - Rhône-Alpes.

 

 

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 20:52

 

 

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Libéralisation

Comment la SNCF a créé des centaines de filiales pour mieux préparer le démantèlement du transport ferroviaire

 

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En 2020, le transport ferroviaire en Europe sera totalement ouvert à la concurrence. En France, ce sera la fin du monopole de la SNCF sur le transport de voyageurs. L’opérateur public historique se prépare depuis de longues années aux affres de la « concurrence libre et non faussée ». Des myriades de filiales ont été créées, en France comme à l’étranger, réduisant les salaires, flexibilisant l’organisation, entamant le contingent des cheminots sous statut. Malgré les discours enthousiastes sur les bénéfices de ce basculement pour les « consommateurs », la réalité qui se profile ressemble davantage à un service de transport au rabais, ainsi qu’à des conditions de travail fortement dégradées pour les salariés.

Keolis, Geodis, Ouigo, Ouibus, Voyages-sncf, Effia, Altameris, Arep, Systra... La liste des filiales de la SNCF, en France et à l’étranger, pourrait être déroulée à l’infini, ou presque. Au nombre de 187 il y a dix ans, elles sont plus d’un millier aujourd’hui. À travers elles, la SNCF est présente dans 120 pays. En 2016, l’opérateur historique du train français réalisait un tiers de son chiffre d’affaires à l’international, contre 12 % il y a dix ans. « Le décollage a été rapide et la perspective, d’ici à 2022, est d’atteindre 50 % de l’activité de la SNCF en France, 25 % en Europe et 25 % dans le reste du monde », annonçait le 1er mai Guillaume Pépy, le président du groupe, aux micros d’Europe 1.

Depuis le 1er janvier 2015, le groupe est divisé en trois établissements publics à caractère commercial (EPIC) : SNCF réseau, qui gère les infrastructures, notamment les voies ferrées et la circulation des rames, SNCF mobilités, qui transporte les voyageurs et les marchandises sur ses trains, et SNCF tout court, la holding qui chapeaute l’ensemble. Chacun possède et crée ses propres filiales au gré de sa stratégie de développement, et du transfert d’une partie de ses activités vers ces sociétés privées.

 

Privatisation larvée et vente à la découpe

Les filiales sont tout aussi présentes sur le territoire national, où elles couvrent des domaines d’activité très variés. Les travaux et la maintenance des voix sont confiés à Sferis, une filiale créée en 2012, tandis que l’aménagement et l’administration des gares reviennent à Gares et connexions. Effia gère 115 000 places de parking en France, pendant qu’une dizaine de filiales labourent le marché de la logistique de marchandise. De cette myriade de sociétés émergent deux mastodontes : Keolis (SNCF Mobilités) et Geodis (SNCF Réseau). Ces deux géants emploient plus de 50 000 salariés chacun et possèdent à leur tour leurs propres filiales, créant un « mille-feuille » organisationnel difficile à cerner.

« La SNCF monte des filiales en face de chacune de ses activités », détaille Eric Meyer, secrétaire fédéral du syndicat Sud-Rail. Pour le syndicaliste, la stratégie de l’opérateur public est de « mettre en concurrence la maison mère avec ses propres filiales, et de contourner la réglementation du travail ». Prêt de la moitié des 30,5 milliards de chiffre d’affaires du groupe est déjà réalisé dans les filiales. « Au sein de la SNCF, il n’y a plus d’actifs. Les wagons, les machines ou l’immobilier sont basculés vers des sociétés privées. Dans l’entreprise publique, il ne reste que la dette et le personnel. » Une drôle de répartition. Pour la maison mère, les coûts de la dette de 50 milliards d’euros, et de la rémunération du personnel. Pour les sociétés privées dépendant du groupe, la conquête des marchés et des bénéfices. Un indice révélateur d’une privatisation larvée, qui accompagne la libéralisation progressive du secteur.

 

Course aux marges bénéficiaires

Pour la CGT cheminot, l’affaire ne fait pas de doutes non plus : « Les filiales se multiplient dans le monde entier, elles atteignent le chiffre record de 1 250, le recours à la sous-traitance explose, les externalisations sont nombreuses » dénonçait le syndicat dans un tract du 23 mai 2017. Pour la Confédération générale du travail, le syndicat historique du chemin de fer, la SNCF est bel et bien sur les rails de la privatisation.

L’ouverture à la concurrence commence avec le fret, puis s’étend au trafic international de voyageur en 2009. En 2020, les lignes à grande vitesse pourront être commercialisées par de nouveaux opérateurs, suivies en 2023 des lignes TER et Intercités. La décision a été entérinée à une courte majorité par le Parlement européen à dominante conservatrice, le 16 décembre 2016. L’opérateur public y voit « une opportunité » et ambitionne de devenir le numéro un des mobilités en Europe. À cette fin, l’entreprise se diversifie, rachète ou crée des sociétés privées comme Ouicar et Ouibus, lancées pour couvrir les marchés de la location de voitures entre particuliers, et du transport en autocar. Pour Véronique Martin, secrétaire fédérale de la CGT Cheminot, la direction cherche « l’augmentation des marges bénéficiaires, loin des préoccupations de développement du réseau ferroviaire et des besoins de transport des populations. »

 

Moins de cheminots, plus de droit privé

« Il y a une stratégie de la direction visant à filialiser de plus en plus d’activités qui pourraient être réalisées par des cheminots », explique la responsable fédérale CGT, prenant pour exemple Sferis (travaux et maintenance des voies). En jeu, la baisse des coûts de production. Les personnels de la filiale ne bénéficient pas du statut de cheminot et ne sont pas soumis aux mêmes réglementations. Tout cela est à l’avantage du groupe SNCF, dont les bénéfices pour 2016 s’élèvent à 567 millions d’euros.

« La direction justifie la baisse des coûts et la course à la rentabilité par l’arrivée de la concurrence. Limitée par le statut des cheminots, elle filialise pour réduire leur effectif. » Leur nombre n’a cessé de baisser depuis quinze ans, passant de 178 000 en 2003 à 148 000 en 2016. Les filiales emploient de leur côté autour de 115 000 salariés hors statut, un nombre en constante augmentation. Le recours à des emplois précaires se généralise à travers l’emploi de CDD, d’intérimaires, y compris dans la maison mère. Le recours massif à la sous-traitance notamment sur le réseau, complète le tableau de la précarité à la SNCF.

« Les conditions de travail et la qualité du service rendu aux usagers se dégradent. Les cheminots se sentent dépossédés de leur métier », dénonce Véronique Martin. Un malaise que confirme Eric Meyer de SUD-Rail : « Les salariés ne voient plus d’utilité à leur travail, ils n’ont plus de perspectives. On leur dit qu’ils coûtent trop cher, alors que la productivité a augmenté de 40 %. » Suite à de nombreux accidents graves et à plusieurs suicides en début d’année, les fédérations syndicales CGT, CFDT, SUD-Rail et UNSA ont déposé une alarme sociale après de leur direction au début du mois de juin.

 

Keolis, filiale XXL au management rugueux

Au 1er juillet 2017, Transkeo – filiale de Keolis et SNCF participation – exploitera la ligne de tram-train T11 express, destinée à relier la gare du Bourget à celle d’Épinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis). Capable de circuler à la fois sur des voies de tramway et celles du train, la T11 express sera la première ligne SNCF du réseau Transilien à rouler sans cheminot. Annonçant des coûts réduits de 40 %, le Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif) a attribué le marché à la SNCF, qui l’a ensuite confié à sa filiale de droit privé. Les conducteurs seront polyvalents, la vente des billets s’ajoutant à la conduite des rames et à la sécurité des voyageurs. Une inflation de tâches pour une déflation salariale, la centaine de salariés de Transkeo étant moins payée que les cheminots à statut.

La maison mère de Transkeo, Keolis, exploite déjà 240 km de métro, 660 de tramways et 5800 de trains dans 16 pays. Elle possède une flotte de 23 000 bus et investit dans d’autres modes de déplacements : vélo, covoiturage ou navettes maritimes et fluviales. Avec 58 300 salariés, c’est une filiale géante détenue à 70 % par la SNCF, avec une participation de la Caisse des Dépôts du Québec à hauteur de 30 %. Avec la ligne T11 express, Keolis prend des parts de marché à l’entreprise publique, et se positionne en vue des autres projets du Grand Paris. Elle convoite les lignes T12 et T13 (tram express à l’ouest et au sud de la région parisienne), prévues pour 2021.

Cet appétit se double d’une gestion managériale rugueuse, avec un recours immodéré aux conseils de discipline. Les comparutions de salariés devant ces instances auraient ainsi augmenté de 500 % dans les transports urbains d’Orléans, selon le syndicat Sud-TAO, pour qui « les conducteurs avec de l’ancienneté et adhérents à un syndicat sont visés ». Les syndicalistes pointent des situations ubuesques, comme ce chauffeur convoqué à un conseil de discipline pour avoir transgressé un ordre. En cause : un changement de chemise tachée de sang, après avoir secouru un enfant percuté par un tram.

 

Ouibus, ou la sous-traitance totale

La situation des salariés de SNCF C6, filiale gérant la marque Ouibus, n’est pas meilleure. Créée en 2012 pour occuper le marché du bus, la compagnie offre dans un premier temps des conditions attractives pour attirer les chauffeurs recrutés chez ses concurrents. Depuis, l’entreprise s’est développée en faisant appel à la sous-traitance pour exploiter des liaisons transnationales. Une tendance accentuée depuis 2015 et le vote de la loi Macron déréglementant les lignes de ville à ville. « Plus de 80 % des lignes Ouibus sont exploitées par des sous-traitants », relève Rémy Haddad, délégué syndical CGT au hub de Lille. Inquiet de voir se développer le recours à des franchises, il prophétise une évolution de Ouibus vers un modèle de type plateforme. Les lignes pour les sous-traitants et les franchisés, la vente des billets et l’administration pour SNCF C6.

Des craintes confirmées par la décision de Ouibus fin 2016, de transférer son activité lyonnaise vers Faure Express, un exploitant franchisé. Les lignes, les bus et les chauffeurs font partie du voyage. Les sites restants à Lille et Paris pourraient suivre. À Lyon, la direction s’est donné les moyens de liquider l’activité et surtout ses conducteurs. Démission préalable afin d’intégrer une formation en vue d’un reclassement pour les uns, prime de départ volontaire de 6 000 euros pour d’autres, et injonction à se présenter chez Faure Express le 5 juin pour les derniers irréductibles. Refusant les pertes de salaires d’environ 600 euros consécutives à leur basculement chez un franchisé, ils font maintenant l’objet de la part de Faure Express d’une procédure de licenciement. La CGT Cheminot a alerté les présidents de SNCF C6, de la SNCF... et de la République. Elle envisage, avec les salariés, de saisir les prud’hommes. Mais la déréglementation en cours dans le droit du travail ne devrait pas les aider dans leur combat.

Stéphane Ortega / Rapports de force

Photo : CC Clem

 

 

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Source : https://www.bastamag.net

 

 

 

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 14:54

 

 

Source : http://www.huffingtonpost.fr

 

"Je fais partie de ces 'personnes qui ne sont rien', voilà ce que je veux dire à Emmanuel Macron"

 

"J'ai 31 ans, un époux, un bébé de 20 mois, en situation de handicap, et je vous écris depuis en bas."

 

03/07/2017 16:48 CEST | Actualisé il y a 23 heures
 
 
 

Cher Emmanuel Macron, je m'appelle Marine Toro, j'ai 31 ans, un époux, un bébé de 20 mois, en situation de handicap, et je vous écris depuis en bas.

Depuis cette France des déclassé.e.s, des oublié.e.s, et des cassé.e.s par le système que vous ne connaissez pas et n'avez jamais connu.

 

Je suis la menue monnaie du système où vous trônez, et je fais certainement partie de ces "personnes qui ne sont rien", dont vous parliez le 29 juin en déclarant: "Une gare est un lieu où l'on croise des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien ..."

 

Je n'ai pas monté d'entreprise, je n'ai pas et n'ai jamais rêvé d'être millionnaire. Voilà ce que j'aimerais dire au Président de la République.

 

 

Source : http://www.huffingtonpost.fr

 

 

                                                                          ***************************

 

 

Source : http://www.20minutes.fr

 

«Je ne suis pas rien»: Marine, 31 ans, répond à Macron au nom de «la France des oublié(e)s»

 

POLITIQUE Dans un message Facebook, une Française au faible revenu a répondu aux propos du président sur «les gens qui ne sont rien» et réveille la «France des oublié(e)s»

Marie Lombard

 

— 

 

 

La com' du président se fissure et ça fait mal. Depuis sa plaisanterie le 2 juin sur les kwassa kwassa, petits canots de pêche… ou barques de fortunes dangereuses «amenant du Comorien », Emmanuel Macron s’était fait discret sur les blagues et expressions en tout genre. Il semble toutefois que le président ait une nouvelle fois échappé à son équipe de com' le 29 juin, lors de l’inauguration de la station F, incubateur de start-up construite dans l’ancienne Halle Freyssinet, à Paris.

Comme un poisson dans l’eau au milieu de tous ces jeunes entrepreneurs, le leader LREM a comparé les start-up à une gare, « un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien ». L’expression, qui sous-entend que ceux n’ayant pas réussi professionnellement ne sont rien au regard de la société, a largement choqué sur les réseaux sociaux. Mais si les internautes ont été nombreux à dénoncer le « mépris » de Macron pour les « gens du peuple », un témoignage a fait plus de chemin que les autres.

Il faudrait que Macron relise Zola, histoire de comprendre de quoi sont capables les petits "Riens".

 

 

Vous dites ? ... mais on s'en fout de ta suffisance la vie est ainsi faite 👀 Rien ne saurai remplacer les rêves !

« Cette France des oublié(e)s »

Il s’agit de celui de Marine, âgée de 31 ans et en situation de handicap. Sur son mur Facebook, la jeune mère et épouse a souhaité parler au président depuis « cette France des déclassé(e)s, des oublié(e)s, et des cassé(e)s par le système que, dit-elle, vous ne connaissez pas et n’avez jamais connu ». Et il est vrai qu’entre les conditions de vie de Marine, dont la famille vit avec 2.000 euros par mois pour 3, et celles de Macron, banquier, ministre puis candidat victorieux à la présidentielle, il y a comme un gouffre.

« Vous ne tiendrez pas un mois de cette 'vie de rien', que vous jugez avec une légèreté n’ayant d’égale que la banale indifférence portée par vous et celles de votre caste sur les miens » dénonce l’internaute. Mais au-delà du conflit de classe, c’est l’expression « ceux qui ne sont rien » à laquelle Marine « qui n’a jamais monté d’entreprise » s’est immédiatement identifiée, qui la révolte.

 

« Une vie qui compte »

Par son message, elle pointe le fossé construit, selon elle, par Emmanuel Macron entre « ceux qui réussissent » et ceux, au parcours professionnel et économique modeste, qui sont si éloignés de l’univers du président qu’ils ne peuvent même plus se sentir concernés par ses discours. Alors pour finir, Marine rappelle qu’elle n’est pas « rien » (…) et qu’elle a « une vie qui compte », comme si les mots de Macron avaient pu lui faire douter, quelque part, de la valeur de sa propre existence.

Le coup de gueule de la jeune femme, vu plus de 131.000 fois et partagé par 5.000 personnes, a fait son chemin sur les réseaux sociaux. Dans le sillage de son post, les témoignages se succèdent. Personnes âgées au minima vieillesse, jeunes à l’échelle 0 des bourses, quadras en recherche d’emploi depuis 3 ans… Les « Français du peuple », comme ils se nomment eux-mêmes, se défendent de n’être « rien » tout en revendiquant fièrement leur différence avec le « président Macron ».

 

 

Source : http://www.20minutes.fr

 

 

 

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