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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 20:41

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

Alternatives

Sur l’île de la Réunion, 14 associations proposent d’expérimenter le revenu de base

Mouvement Français pour un Revenu de Base

mercredi 22 octobre 2014

 

 

 

 

Quatorze associations de la Réunion lancent un appel pour expérimenter le revenu de base sur l’île afin d’y combattre le très fort taux de chômage. L’idée fait son chemin dans le monde et pourrait être "l’outil décisif pour transformer un salariat à bout de souffle et redonner une perspective d’émancipation sociale pour chacun d’entre nous”.


Constatant au plus près les méfaits de la crise sur l’île de la Réunion, 30 % de chômage et 60 % chez les jeunes, quatorze associations réunionnaises se sont rassemblées pour lancer un appel : expérimenter un revenu de base sur l’île de la Réunion.

La misère n’est pas une fatalité

Cette déclaration de soutien, intitulée "un revenu de base pour supprimer la pauvreté" (à lire ici), a été envoyée aux médias locaux le 17 octobre.

Une journée symbolique qui, depuis 1993, sensibilise la société sur l’éradication de la misère et fait entendre la voix des plus démunis. “La misère n’est pas une fatalité, mais bien le résultat d’un modèle de développement économique qui a montré ses limites et d’un modèle de société qui creuse les inégalités au profit d’une minorité”, rappellent les signataires de l’appel.

Face à ce constat, ces associations, personnalités et citoyens réunionnais proposent de passer à l’action et appellent à la mise en place d’un revenu de base pendant une durée minimum de deux ans, ainsi que la tenue d’études sur les conséquences de ce changement.

"Nous voulons ouvrir le débat sur ce sujet qui est la seule alternative proposée aujourd’hui pour supprimer la pauvreté", explique Loïc Damey, coordinateur local du Mouvement, lors d’une conférence de presse le samedi 11 octobre à Saint Denis.

Sur un territoire où plus d’un tiers de la population est concerné par la précarité ou la pauvreté, “il est nécessaire de sécuriser le parcours des citoyens afin d’amortir les conséquences de la crise et du chômage massif”, peut-on lire sur l’appel.

Une idée qui fait son chemin

Des expérimentations de revenu de base sont déjà en cours en Namibie et en Inde, avec des effets positifs très visibles (diminution du chômage et des hospitalisations, augmentation de la scolarisation et des études, dynamisation de l’économie locale…). L’idée est également actuellement soutenue et discutée au sein du parlement finlandais....

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 20:23

 

Source : www.marianne.net

 

 

Déficit français

Macron et Sapin ont-ils "dealé" en loucedé avec Berlin ?
Mardi 21 Octobre 2014 à 15:15

 

Loïc Le Clerc

 

Comment ne pas se faire taper sur les doigts par la Commission européenne et passer pour des idiots devant ses homologues européens pour cause de budget ne respectant pas le fameux seuil de déficit public à 3 % du PIB ? D'ordinaire prompts à nous faire la morale, nos voisins germains auraient, cette fois, choisi de détourner le regard contre la promesse de futures réformes "structurelles". Comme quoi, ça n'est pas si compliqué d'oublier quelques minutes ce seuil supposé magique...

 

Poree Audrey-POOL/SIPA
Poree Audrey-POOL/SIPA

Comme de par hasard, Emmanuel Macron et Michel Sapin étaient en vadrouille à Berlin, hier, pour rencontrer leurs homologues respectifs et annoncer qu'ils allaient travailler main dans la main pour stimuler l'investissement. Mais chut, soyons discrets et ne disons pas que cet accord intervient parce que les deux gouvernements auraient négocié en loucedé pour que le budget 2015 de la France, malgré un déficit public annuel à 4,3 % du PIB, passe comme une lettre à la poste du côté de Bruxelles.

L'idée est pourtant simple : la France apporterait, avec ses mauvaises nouvelles pour l’année prochaine, un plan de réduction du fameux déficit et des réformes structurelles. En échange de quoi les Allemands s’opposeraient aux sanctions que la Commission européenne voudrait imposer à la France. En résumé, la France, pareille à la comtesse du Barry sur l'échafaud, vient de demander « encore un instant Monsieur le bourreau » !

Bien évidemment, pour l’instant, les deux gouvernements ont démenti être en train de préparer un tel tour de passe-passe, jurant qu'il n'existe aucun « pacte », comme le martèle Michel Sapin, pour faire capoter le véto bruxellois sur le budget 2015. Pourtant, selon Der Spiegel, tout a été négocié en coulisse, entre les deux pays. Le magazine allemand tient de la bouche d’un « haut placé du gouvernement allemand » qu’un rejet du budget français ferait tout aussi mal à la France qu’à l’Allemagne et ainsi « pèserait massivement sur la relation franco-allemande ».

Macron lui-même laisse entendre qu'il y a bien un « deal », du moins sur les investissements« Il y a la volonté de mettre en place ce deal qui est que nous, nous fassions des réformes. (...) En contrepartie, et c'est ça le bon deal, c'est que les Allemands, rassurés par le travail que nous faisons, puissent investir pour eux-mêmes et qu'ils nous aident à porter un vrai plan d'investissement en Europe, les fameux 300 milliards de Juncker, parce que c'est ça la bonne relance. »

De quoi remettre en perspective le ton assuré de Macron, qui déclarait récemment« Je suis totalement sûr qu’il n’y aura pas d’opinion négative de la part de la Commission », à propos du budget 2015. A posteriori, on comprend un peu mieux pourquoi. En revanche, on comprend moins maintenant l'obsession à propos des 3 % dont ont fait preuve, jusqu'à présent, l'exécutif français et nos voisins allemands. Comme quoi, ça n'était pas si douloureux d'oublier quelques minutes ce seuil supposé magique...

 

Source : www.marianne.net

 

 

 

 

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 20:16

 

Source : www.marianne.net

 

 

Privatisation : le gouvernement tue l’actionnariat salarié et cède au "tout marché"
Mercredi 22 Octobre 2014 à 12:15 | Lu 6547 fois I 16 commentaire(s)

 

Journaliste économique à Marianne En savoir plus sur cet auteur

 

Au cœur de l’été, François Hollande et Arnaud Montebourg ont signé une ordonnance supprimant l’obligation faite à l’Etat de réserver aux salariés 10 % des actions des sociétés que ce dernier souhaite vendre. Les employés d’Orange viennent d’en faire l’amère expérience, remplacés par de grands fonds d’investissement.

LCHAM/SIPA
LCHAM/SIPA
Edouard Balladur aura sans doute du mal à y croire, mais le gouvernement vient de faire de lui un dangereux gauchiste ! Comment ? Tout simplement en abrogeant une de ses heureuses initiatives lorsqu’il était au ministère de l’Economie : l’obligation faite à l’Etat de réserver aux salariés 10 % des actions des sociétés que ce dernier souhaite vendre. Il s’agissait d’une des minces concessions de ce libéral de Balladur à sa légère fibre gaulliste et à son rêve d’un actionnariat salarié.
 
C’est ce que les administrateurs salariés d’Orange viennent récemment de découvrir, à l’occasion de la cession de 1,3 % de l’ex-France Telecom, pour laquelle rien a été prévue pour les employés. Et ce en toute légalité. François Hollande a en effet signé une ordonnance mettant fin à cette obligation. Un petit texte visé en plein mois d’août dans le cadre du fameux « choc de simplification ». C’est donc dans la torpeur de l’été, le 20 aout 2014 précisément, qu'un gouvernement de gauche a mis à mal une barrière au « tout marché ». Tu parles d’un « choc » !
 
« La gauche donne tout au marché », s’énerve d’ailleurs Sébastien Crozier, administrateur salarié d’Orange. Et de fait les 50 millions d’euros vendues par la Banque publique d’investissement, qui porte une partie des participations de l’Etat, se sont retrouvées dans les mains de grands fonds. L'Etat ne dispose donc plus aujourd'hui que de 25 % d'Orange, les salariés-actionnaires sont quant à eux dans une situation peu avantageuse et, in fine, l'entreprise se retrouve un peu plus à la merci d'une OPA.
 
Il serait facile d’accabler Emmanuel Macron, que l’on imagine volontiers se mettre dans la roue « pro business » de son Premier ministre. Pourtant, non, le texte ne porte pas la signature de l’ex-banquier de chez Rothschild. A côté de celle de François Hollande, Manuel Valls et Michel Sapin figure le nom d’un certain….  Arnaud Montebourg. Le chantre du « made in France » avait-il la tête ailleurs à seulement cinq jours de son éviction ? Possible. Mais la responsabilité politique, c’est aussi de ne pas signer n’importe quel texte. Surtout quand cela concerne potentiellement des entreprises regroupant près d’un million de salariés…

 

Source : www.marianne.net
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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 19:45

 

 

Source : www.reporterre.net

 

Ecologie

En Charente-Maritime, Vinci veut construire un hyper-incinérateur... hyper inutile

Paul Delègue

mercredi 22 octobre 2014

 

 

 

En Charente-Maritime, Vinci mène un projet d’incinérateur de déchets ménagers. Problème : il est inutile. Une politique volontaire de réduction des déchets permettrait aux incinérateurs actuels d’absorber les besoins. Mme Royal a exprimé son opposition, mais de volte-face politique en renoncement des maires, le projet suit son cours...


La compagnie Vinci a le projet de construire un nouvel incinérateur de déchets ménagers à Echillais, au sud de la Charente, en face de Rochefort-sur-Mer (17). Le porteur de projet est le SIL, Syndicat Intercommunautaire du littoral qui regroupe cinq Communautés d’agglomération (Royan, Marennes, Oléron, Rochefort, Gemozac).

Le projet prévoit donc la destruction des deux incinérateurs actuels, l’un situé à Oléron datant de 1975, l’autre construit en 1990, déjà à Echillais, pour construire une usine plus importante pouvant brûler 75 000 tonnes de déchets par an.

Il est aussi prévu d’associer à ce projet « multi filière » un TMB, Tri Mécano Biologique, procédé de plus en plus controversé et probablement interdit en 2016. Ce projet a été établi dans la plus grande opacité et ce n’est qu’en octobre 2013 qu’il a été dévoilé au grand jour avec la création d’une association d’opposants Pays Rochefortais Alert,qui compte, à ce jour, plus d’un millier d’adhérents.

Un incinérateur inutile

Très vite il est apparu que ce nouvel incinérateur était inutile. Le dimensionnement du projet a été fait sur une base de 356 kg de déchets ménagers par habitant et par an, à l’horizon 2023. Partout dans le monde, les politiques Zéro déchet ont démontré leur efficacité permettant de passer sous les 80 kg/hab/an.

A San Francisco, les déchets ont été réduit de 80 %. A Capannori, ville toscane de la taille de Rochefort, une politique volontaire Zéro déchet a permis d’éviter de construire un incinérateur. En France, une expérience similaire a été menée dans la Communauté de la Porte d’Alsace, permettant de passer en quelques années de 400 kg/an/habitant à moins de 100, tout en réduisant la redevance déchet par deux.

En se situant à un objectif raisonnable de 190 kg/an/habitant l’incinérateur actuel d’Echillais était suffisant pour l’ensemble des cinq communautés. Il a une capacité de 40 000 tonnes par an, ces filtres ont été changés en 2005 pour répondre aux dernières normes et il valorise en chauffant la base militaire aérienne voisine.

Une alternative réalisable

Un projet alternatif documenté et chiffré a été constitué. Les bases de l’alternative sont bien connues : le tri à la source avec une collecte séparée des biodéchets accompagné de mesures incitatives ainsi que le développement de toutes les formes de recyclage, activités créatrices d’emplois.

L’opposition a aussi insisté sur le coût du projet, établi actuellement autour de 85 millions d’euro HT, sur l’image d’une telle construction dans la zone touristique de l’estuaire de la Charente et sur les conséquences écologiques et sanitaires d’une telle usine.

Un texte a été signé par 102 médecins du Pays Rochefortais, reprenant les études sur le risque de cancer autour des incinérateurs, pointant les incertitudes sur l’efficacité des filtres et exprimant leur inquiétude sur l’impact sanitaire du projet.

Politique contradictoire

Ce projet avait été validé par les politiques locaux avant sa révélation publique. Certains élus ont fait un voyage d’étude, avec conjointe, pour visiter l’incinérateur de la Martinique. Lors des dernières élections municipales, tous les candidats, à Echillais comme à Rochefort se sont prononcés contre le projet.

A Rochefort, H. Blanché (UMP) a été élu maire et président de la communauté d’agglomération. Sa position a évolué, d’abord vers une diminution de la taille de l’incinérateur et l’abandon du TMB, puis il a avalisé le projet dans sa totalité, promettant d’y associer une démarche « Zéro déchet ».

L’association nationale Zéro Waste France (anciennement CNIID) s’est inquiétée de la contradiction entre cette démarche « Territoires Zéro gaspillage Zéro déchet » et la construction de nouvelles capacités d’incinération.

« Il n’est pas envisageable de reconnaître l’engagement dans la démarche d’un syndicat qui maintiendrait la construction d’une installation d’incinération qui apparaît inutile au regard des flux de déchets actuels et des marges de progrès du territoire », a déclaré D. Lévi Alvarès, une des responsables de Zero Waste France au sujet d’Echillais.


- Tract d’Hervé Blanché, maire de Rochefort, entre les deux tours des élections municipales, en mars 2014, où il est écrit en gras : "Nous disons NON à l’incinérateur."

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 


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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 14:56

 

 

Source : www.lemonde.fr

 

 

Le couple Balkany raconté par ses comptes

Le Monde.fr | 22.10.2014 à 13h52 • Mis à jour le 22.10.2014 à 16h29 | Par Samuel Laurent, Gérard Davet et Fabrice Lhomme

 



 

 

Patrick et Isabelle Balkany, en novembre 2009 à Levallois-Perret.

 

 « Blanchiment de fraude fiscale », « corruption » et « blanchiment de corruption », tels sont les faits pour lesquels le député-maire de Levallois, Patrick Balkany, est mis en examen. L'affaire touche à la fortune du couple qu'il forme avec son épouse Isabelle, et notamment à plusieurs propriétés immobilières qu'ils auraient dissimulées au fisc. 

Le Monde a eu accès à trois notes de Tracfin, la cellule antiblanchiment du ministère des finances, qui a épluché les comptes des deux époux. Ces notes dressent un portrait assez insolite de ce couple emblématique et de son train de vie. 

1. Plus de dépenses de personnel que de revenus déclarés

Les époux Balkany ne sont pas astreints à l'impôt sur la fortune. Leur déclaration d'impôt en ferait presque un couple de la petite bourgeoisie :

Isabelle vit d'une retraite, d'une rente viagère, de quelques produits financiers, et surtout de son indemnité d'élue de Levallois : 50 683 euros au total. Elle a même bénéficié, au titre de « personne isolée », d'un remboursement des impôts, qui lui ont reversé 6 000 euros en 2012.

Patrick, lui, affiche des revenus de député-maire plus confortables : 25 000 euros en tant qu'élu local, plus 53 496 euros en tant que parlementaire en 2012. Il touche en outre 8 679 euros de la SEMARELP, une société qui se charge de gérer le « patrimoine privé » de Levallois.

143 000 euros Notre couple percevait donc, en 2012, environ 143 000 euros par an. Soit 12 000 euros par mois. Pourtant, les deux parviennent à déclarer des dépenses de personnel supérieures : 127 000 euros pour les employés à domicile de monsieur ; 68 733 euros pour madame. Soit un total de 195 733 euros, largement plus que les revenus des Balkany !

Tracfin relève également les comptes très positifs du couple : en 2012, ceux de madame affichaient jusqu'à 325 000 euros, quand monsieur était à 375 000 euros.

Officiellement, à Levallois-Perret, sa ville, Patrick Balkany est… locataire, d'un deux-pièces de 34 mètres carrés, ainsi que d'un garage et d'une « pièce d'agrément ». Un appartement qu'il possédait, mais qu'il a vendu, pour 470 000 euros, tout en continuant à l'occuper.

Il est également officiellement propriétaire, en indivision avec son épouse, du « Moulin de Cossy » à Giverny, dans l'Eure, une propriété décrite comme immense et très luxueuse, où le couple réside en réalité, entre deux voyages à Marrakech ou dans les Antilles.

Ni Isabelle ni Patrick Balkany ne déclarent de compte à l'étranger, et ni l'un ni l'autre ne paient l'impôt sur la fortune.

Pourtant, note Tracfin, les comptes de deux époux montrent des mouvements de fonds largement plus importants. Au total, entre 2007 et 2012, Patrick a enregistré plus de 2 millions d'euros en crédit, quand Isabelle allait jusqu'à 5,2 millions d'euros.

2. Deux globe-trotters dotés de Visa Infinite

Ce n'est là que la première bizarrerie que dévoilent les comptes des époux.

Le couple posséderait, selon les investigations de Tracfin, trois propriétés, l'une à Giverny, dans l'Eure, la deuxième à Marrakech et la troisième sur l'île de Saint-Martin, cachées derrière des sociétés écran.

Lire : Comprendre l'affaire Balkany

A Marrakech, Dar Gyucy est un ryad de 1 600 mètres carrés et un hectare de jardins aménagés, qui a été proposé à la vente pour 5,5 millions d'euros en 2008. A Saint-Martin, la villa Pamplemousse – dont Isabelle a admis qu'elle était bien propriétaire depuis 1997 – vaut au moins 3 millions d'euros.

Les Balkany l'ont parfois louée, entre 5 500 et 8 000 euros la semaine, notamment à Liliane Bettencourt ou à l'un des fils de Mouammar Kadhafi, selon Le Point. Problème : selon Tracfin, le produit de ces locations n'est jamais apparu sur les comptes du couple. Ce qui alimente les soupçons de comptes offshore.

41 Tracfin relève, depuis 2008, au moins 11 déplacements d'Isabelle à Saint-Martin et 20 à Marrakech, parfois pour deux mois consécutifs. M. Balkany, lui, se contente de 14 séjours au Maroc et 13 à Saint-Martin.

Pour prouver qu'ils en sont propriétaires, la cellule d'investigation financière a remonté la « piste de papier » de leurs Cartes bleues. Et donne un tableau de synthèse des paiements en CB effectués par Patrick et Isabelle Balkany, que ce soit avec leurs American Express ou leurs cartes Visa Infinite, la plus luxueuse de la marque.  

On y découvre, en cinq ans, pas moins de 37 périodes où Isabelle a effectué des paiements depuis l'un des deux endroits : 21 fois au Maroc et 16 à Saint-Martin. Plus globe-trotter, Patrick Balkany, outre ces deux destinations, se rend également souvent en Suisse (cinq fois), en Israël (trois fois), au Qatar (deux fois), au Royaume-Uni (trois fois)... 

Plusieurs points étonnent Tracfin. Notamment le fait qu'« aucun paiement par carte bancaire n'a été relevé entre septembre 2010 et août 2012 (soit un an) sur l'île de Saint-Martin ». La cellule émet plusieurs hypothèses, dont celle de comptes offshore qui leur permettraient de payer leurs dépenses sur place.

3. Abonnements Canal + et dépenses de décoration

Les rapports dévoilent aussi de plus petits détails, mais qui sont révélateurs. Comme les dépenses du couple. On apprend ainsi qu'entre le 30 décembre 2008 et le 28 octobre 2009, et en cinq séjours au Maroc, Isabelle Balkany a dépensé 15 000 euros en décoration, prêt-à-porter ou courses.

A Saint-Martin, les factures de supermarché vont de 1 000 à 2 000 euros, quand il ne s'agit pas de décorer la maison, pour 40 000 euros en cinq ans.

De même, en 2008, Mme Balkany signe un chèque de 18 500 euros à « Motor World », concessionnaire automobile de Saint-Martin. Et Patrick est signataire de contrats d'assurance, auprès d'un assureur de l'île, pour deux véhicules : un Nissan X-Trail (un 4 × 4 qui se vend autour de 30.000 euros neuf) et un Infiniti Q56 (autre 4 × 4 de valeur équivalente). Madame, elle, assure un Infiniti FX35 (toujours un 4 × 4 de luxe)  et un Daihatsu Tipper (un camion à benne).

18 265 La décoration est un souci constant du couple, au vu de ces autres factures détaillées dans les rapports : entre mars 2009 et janvier 2010, les Balkany ont dépensé 18 265 euros sur divers sites web dédiés à la décoration.

7 Mais les Cartes bleues des Balkany montrent que ce ne sont là que quelques petites dépenses. Elles affichent des débits qui vont jusqu'à 360 000 euros pour une année. Tout ou presque est excessif chez les Balkany, jusqu'à – détail qui étonne Tracfin – le nombre d'abonnements à Canal + du couple : pas moins de sept !

 

 

*Pour accéder aux tableaux des comptes et dépenses cliquer ici

 

 

 

 

*Pour accéder aux tableaux des comptes et dépenses décryptés par le monde cliquer ici

 

Source : www.lemonde.fr

 

 

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 20:39

 

 

Source : www.reporterre.net


 

CHRONIQUE - Et si on imaginait la fin de l’emploi ?

Vincent Liegey

mardi 21 octobre 2014

 

 

 

Il faut questionner la notion de travail pour sortir d’une vision productiviste de la vie, qui sert surtout les tenants d’un système profondément inégalitaire. S’échapper de la « sacro-sainte croissance », « décoloniser nos imaginaires travaillistes afin de remettre l’économie et une vision comptable de la vie à leur place et sortir de la centralité de la valeur travail ! »



- Vincent Liegey -

Tous les les jours, les chômeurs sont stigmatisés : « Ces assistés », « ces profiteurs », « ces salauds de chômeurs » qui « ne veulent pas travailler ». Il faudrait toujours plus les contrôler, les surveiller.

Surtout, il faudrait qu’ils participent à la relance de la croissance, à ce grand effort productif... mais en se précarisant toujours plus... Pour produire toujours plus, faire tourner la mégamachine et relancer la sacro-sainte croissance si possible « verte »... et enrichir toujours plus l’oligarchie ?!

Travailler, d’accord, mais à quoi ?

Mais, au fait, quel sens ont nos emplois ? Qu’est-ce qu’on produit ? Pour quel usage ?

Déjà, certains emplois s’inscrivent dans la logique destructrice du système et se révèlent donc néfastes et toxiques. C’est le cas notamment des emplois du complexe militaro-industriel (160 000 emplois et un chiffre d’affaire annuel de 15 milliards d’euros en France) ; de la publicité : outil de colonisation de nos imaginaires, d’aliénation et d’abrutissement afin de créer constamment de nouveaux besoins, du désir et de la frustration en gâchant créativité et talents de nos congénères (150 000 emplois et 30 milliards de chiffre d’affaire annuel) ; des lobbyistes (plusieurs dizaines de milliers d’emplois à Bruxelles par exemple) ; des emplois reliés à l’obsolescence programmée, aux emballages, mais n’oublions pas également les emplois liés au monde de la finance, des banques, des assurances, des nouvelles technologies (extrêmement énergivores), du transport (routier ou aérien pour prendre les plus polluants) et puis, et puis…

En fait, à bien y regarder, plus on réfléchit, plus la liste s’allonge. Allez, un dernier exemple avec les « bullshit jobs » que l’on pourrait supprimer en particulier en simplifiant nos systèmes bureaucratiques de flicage !

Tout cela représente des millions d’emplois, des centaines de millions d’heures gâchées... et, au final, du mal-être, le mal-être d’être contraint à ce travail et peu importe les conséquences.

« Oui, mais eux, ils bossent... contrairement aux assistés ! »

« Et tout travail mérite salaire pour les homo-economicus que nous sommes ! » « Et eux, ils contribuent à faire gonfler notre salvateur PIB »... Et bien non, ce n’est pas si simple, une grande partie des tâches effectuées dans nos sociétés se font à l’extérieur de la sphère marchande.

Nos imaginaires économicistes nous empêchent de voir cette autre réalité : les tâches ménagères, le bénévolat, les loisirs, l’économie de réciprocité... et encore plus tout ce qui a du sens, apporte bien-être dans une logique de gratuité [11] et bien loin de ces calculs comptables mortifères : l’amour, l’amitié, la solidarité, la convivialité… Au final, les prémices d’une société du buen vivir.

Travailler moins pour vivre mieux

C’est les questions qui nous animent avec notre slogan provocateur la Décroissance. Déconstruire ces mythes : du travail pour le travail, du productivisme, de l’économicisme, de la compétition et des frustrations créées par les médias sur les soi-disant assistés, en négligeant l’évasion fiscale (plusieurs dizaines de milliards par an en France !) et des inégalités de plus en plus criantes.

Ne devrions-nous pas dire « salauds de riches » dans une grande majorité plutôt que de se retrouver diviser. Enfin, c’est tellement plus simple pour régner : l’oligarchie semble avoir de beaux jours devant elle.

La Décroissance, c’est faire ces pas de côté en questionnant nos productions : leurs conditions, leurs utilités ou encore l’usage des produits.

Au vu de la liste ci-dessus, nous pourrions nous dire que l’on pourrait travailler moins en produisant moins de saloperies inutiles, en produisant local, durable et réparable mais aussi en partageant, en coopérant, en vivant ensemble plutôt que dans nos bulles individuelles en compétition les unes avec les autres.

Bien sûr l’enjeu n’est pas de culpabiliser, encore moins de montrer d’un doigt moralisateur les un-e-s et les autres, d’autant plus que ces emplois sont contraints par l’économie, on est pris dans un système : travaille, emprunte, consomme, obéis, travaille ! L’enjeu est bel et bien d’ouvrir le débat sur le sens de nos activités. Et de voir comment se les réapproprier.

Small is beautiful

Un autre enjeu de la Décroissance est de réfléchir à une société d’abondance frugale soutenable. Une société de low tech et aussi de tâches manuelles à partager mais surtout à concevoir pour les rendre les moins dures possibles. C’est ce qui est expérimenté par exemple avec les nouvelles méthodes pour produire de la nourriture saine de proximité de manière soutenable comme la permaculture, l’agroécologie et l’agroforesterie.

La Décroissance, c’est aussi penser aux transitions : comment sortir de l’impasse de la société de croissance, comment se désintoxiquer de toutes nos dépendances techniques, de nos esclaves énergétiques, étape par étape, de manières démocratiques et sereines.

La transition est en marche, et en s’appuyant sur ces alternatives, elle expérimente ce qui pourrait être demain des sociétés d’a-croissance.

Mais cela n’est pas suffisant, c’est pourquoi, dans « Un Projet de Décroissance » nous proposons des pistes de réflexions, des débats autour d’outils économiques et sociaux susceptibles de nous sortir de l’emploi pour l’emploi pour créer des sociétés d’activités choisies.

L’urgence de ralentir

Tout d’abord, nous proposons la logique de travailler toutes et tous pour travailler moins. On pourrait imaginer la mise en place de mesures décentralisées ouvrant la porte à la liberté de choisir de travailler moins : droit opposable au temps partiel, aux congés sabbatiques, plateforme d’échange et de mise en partage de projets, de temps de travail... Moins de « bullshit jobs » pour plus d’activités qui ont un sens, pour une plus grande participation à cette transition qui est belle et bien en marche... pour une réappropriation de l’autonomie !

Aussi dans une logique de transition, on peut imaginer une série de loi privilégiant la relocalisation de nos productions et sanctionnant ce qui n’est pas souhaitable : baisse drastique des budgets militaires, obsolescence programmée sanctionnée, encadrement stricte de la publicité, mise en place de taxations progressives sur l’emballage, les transports inutiles, les gadgets avec bien sûr des projets d’accompagnement et de reconversion....

 

*Suite del'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 16:24

 

 

Source : www.lemonde.fr


 

Après l’industrie, le commerce détruit aussi des emplois

LE MONDE | 20.10.2014 à 05h19 • Mis à jour le 20.10.2014 à 14h57 | Par Denis Cosnard

 
 

 

Les repreneurs de La Redoute ont prévu un plan social comportant la suppression de 1 178 postes en quatre ans.

 

Mauvaise nouvelle pour l’économie française. Un des derniers moteurs de l’emploi est en train de caler à son tour : le commerce. C’est ce que montre une étude publiée lundi 20 octobre par le cabinet Trendeo. Depuis deux trimestres, ce secteur longtemps porteur a commencé à détruire des emplois, indique la société française, qui relève dans la presse toutes les annonces de création et de suppression de postes.

Pour le moment, le nombre net d’emplois disparus demeure minime, de l’ordre de 250 en six mois. Mais la rupture avec la période précédente se révèle spectaculaire. « Depuis 2009, le commerce était en effet le premier créateur d’emplois, avec un solde positif de 89 000 postes », relève David Cousquer, le fondateur de Trendeo. La fin de cette période constitue donc un « phénomène significatif et inquiétant », ajoute M. Cousquer.

 

 

 

Le mouvement est engagé depuis 2010. De trimestre en trimestre, les créations d’emplois se font plus rares, tandis que la courbe des suppressions monte régulièrement.

Une évolution à relier à la crise, qui pèse de plus en plus sur le pouvoir d’achat des Français. Pour éviter de perdre trop de clients, les enseignes de la grande distribution se sont lancées depuis deux ans dans une guerre des prix. Elle comprime leurs marges. Un contexte qui ne les incite pas à embaucher massivement.

RÉDUIRE LA VOILURE

De nombreuses sociétés intervenant dans le négoce et la distribution au sens large ont dû réduire la voilure. En 2013, Descours & Cabaud, un négociant lyonnais en produits pour le BTP et l’industrie, a ainsi allégé son effectif d’environ 400 personnes. Les repreneurs de La Redoute, ancienne filiale de Kering (ex-PPR), ont prévu de leur côté un plan social comportant la suppression de 1 178 postes en quatre ans.

Autre exemple : Coop Alsace. Il y a quelques années, ce groupe d’hypermarchés, de supermarchés et de supérettes comptait plus de 4 000 salariés. Depuis, il a cédé de nombreux actifs. Cela n’a pas suffi. Henri Ancel, son PDG, a annoncé, vendredi 17 octobre, qu’il allait déposer, lundi devant la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Strasbourg, le bilan de l’entreprise, qui n’emploie plus que 150 personnes.

Ces difficultés du commerce sont d’autant plus problématiques que les autres secteurs sont pour la plupart déjà à la peine. « L’industrie ne repart toujours pas, même si elle souffre moins que par le passé », note M. Cousquer.

Jeudi 16 octobre, le laboratoire allemand Fresenius Kabi a encore annoncé la suppression de 338 emplois sur 461 dans son usine de La Châtre (Indre), en raison de l’arrêt de la production de poches de sang.

 

 

Ces neuf derniers mois, Trendeo a recensé 153 fermetures d’usine dans le pays, pour 119 ouvertures. Au total, 1 512 usines ont été fermées depuis le début de la crise en 2009, compensées seulement à 60 % par la création de nouveaux sites.

 

 

MAUVAISE ANNÉE POUR LES BANQUES

Et ce marasme de l’industrie est de moins en moins compensé par le dynamisme des services. La banque, en particulier, pourrait connaître sa plus mauvaise année depuis 2009. « Il n’y a guère que les secteurs du logiciel et des conseils et services spécialisés qui continuent à afficher un dynamisme tel que les créations d’emplois y dépassent nettement les suppressions », souligne le responsable de Trendeo.

Sa conclusion n’est guère optimiste. La croissance qui permettrait d’effacer les lourdes pertes de la période 2008-2009 n’est toujours pas présente. « Au rythme actuel, plusieurs années seront nécessaires à l’inversion de la courbe du chômage », estime M. Cousquer. Loin, très loin de l’objectif affiché par François Hollande durant sa campagne électorale.

 Denis Cosnard
Journaliste au Monde

 

 

 

Source : www.lemonde.fr

 

 


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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 16:02

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

1% 20/10/2014 à 10h49
Deux symboles du capitalisme s’inquiètent des inégalités
Clément Guillou | Journaliste Rue89

 

 


L’insigne d’une Rolls Royce, dans un showroom le 8 juillet 2014 à Londres (Kirsty Wigglesworth/AP/SIPA)

« L’ampleur et la hausse continue des inégalités aux Etats-Unis m’inquiètent grandement. »

Jean-Luc Mélenchon en visite à Washington ? Thomas Piketty ? Barack Obama ? Non, Janet Yellen, la présidente de la Réserve fédérale américaine.

Dans un discours prononcé vendredi à Boston, Yellen est allée beaucoup plus loin que le font d’ordinaire les numéros un de la Fed, en jugeant le niveau des inégalités contraire aux « valeurs américaines » et en pointant diplomatiquement les responsabilités politiques. Elle s’est bien gardée de dire si la politique monétaire américaine avait pu accroître les inégalités.

Le banquier central américain n’a pas l’habitude de s’immiscer dans les débats politiques aux Etats-Unis, et les inégalités en est un, notamment depuis le succès du livre « Le Capital au XXIe siècle » de Thomas Piketty.

Crédit suisse comme Oxfam

Trois jours plus tôt, le groupe de services financiers Crédit suisse avait fait des inégalités le thème de son étude annuelle sur la richesse dans le monde [PDF] – qui continue d’augmenter. La déclaration de Yellen et le « choix éditorial » de Crédit suisse font suite aux inquiétudes émises par le Fonds monétaire internationale et le Forum de Davos, le raout annuel du monde des affaires.

Le Forum de Davos avait été bousculé par une étude d’Oxfam, dont ressortait un chiffre frappant : la richesse cumulée des 85 plus grandes fortunes du monde équivalait à celle des 3,5 milliards de personnes les plus pauvres.

Mais contrairement à Oxfam, le Crédit suisse est peu suspect d’hostilité au capitalisme financier. Il EST le capitalisme financier.

Ses analystes constatent que la richesse mondiale continue d’augmenter mais qu’elle est de plus en plus concentrée, un fait criant dans le graphique ci-dessous : par rapport à 2013, la richesse médiane a baissé – comme depuis 2010 – mais celle des 10% et 1% les plus riches a augmenté.


Niveau de richesse minimum des 50%, 10% et 1% les plus riches du monde (Rapport de Crédit suisse)

Cette évolution est attribuable à la hausse des marchés d’action et immobiliers ainsi qu’à des taux de change favorables. Les 1% les plus riches du monde sont désormais propriétaires de près de la moitié de la richesse mondiale.


Pyramide de la richesse mondiale. A gauche, niveau de richesse en dollars. Au centre, nombre d’adultes (pourcentage de la population mondiale). A droite, richesse cumulée (pourcentage de la richesse mondiale) (Rapport de Crédit suisse)

Le retour de la hausse des inégalités

Entre 2007 et 2014, les inégalités de richesse ont progressé dans 35 pays et diminué dans 11 pays seulement, relève aussi Crédit suisse. C’est essentiellement dans les pays en développement que les inégalités augmentent, comme le prouve cette carte réalisée par Business Insider sur la base des données de Crédit suisse.

Une rupture s’est opérée après la crise financière. De 2000 à 2007, les inégalités étaient globalement en baisse (surtout en Europe). Depuis 2007, elles augmentent partout (sauf aux Etats-Unis). L’analyse est valable pour la France et s’explique, selon Crédit suisse, par la chute des Bourses pendant la crise et leur remontée récente

Plus largement, les économistes du groupe, rappelant le principe de l’accumulation du capital, expliquent le cercle vicieux des inégalités : les riches ont du capital à placer et profitent de taux d’intérêt bas, donc ils font grimper les prix des actifs (actions, immobilier). Ce faisant, ils s’enrichissent et poussent la classe moyenne à s’endetter, augmentant ainsi les inégalités.


Le cercle vicieux des inégalités (Rapport de Cr&eacute ; dit suisse)

Selon Crédit suisse, ce cercle vicieux menace l’équilibre de l’économie mondiale.

« Un signal inquiétant »

Un chiffre – cher à Thomas Piketty – les inquiète particulièrement, celui du ratio richesse/revenu aux Etats-Unis, il montre la part croissante, depuis la fin de la crise financière, du capital dans la richesse globale. Crédit suisse explique :

« Pendant plus d’un siècle, le rapport capital/revenu s’est situé entre 4 et 5. Cependant, ce ratio est monté brièvement au-dessus de 6 durant la bulle internet en 1999 et a encore crevé ce plafond entre 2005 et 2007.

Il est retombé brutalement dans l’intervalle habituel après la crise financière mais ce déclin s’est depuis inversé et le radio est désormais à un niveau record de 6,5, pour la première fois depuis la Grande Dépression.

C’est un signal inquiétant, compte tenu du fait que les ratios richesse/revenu anormalement hauts ont toujours été annonciateurs d’une récession dans le passé. »


Evolution du ratio richesse/revenu aux Etats-Unis depuis 1900 (Rapport de Crédit suisse)

 

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 


 

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 15:39

 

Source : www.lefigaro.fr


 

La lettre de Manuel Valls dans laquelle il soigne les radicaux de gauche
Manuel Valls, le 14 octobre dernier à l'Assemblée.

 

INFO LE FIGARO - Le premier ministre a envoyé un courrier de 7 pages à Jean-Michel Baylet pour lui dire combien «la fidélité et la loyauté des radicaux de gauche» étaient nécessaires...

Le premier ministre Manuel Valls, qui viendra dimanche matin clore le «Forum républicain» des radicaux de gauche, a réussi à éviter que le PRG quitte - comme il le menaçait - la majorité gouvernementale, au prix de concessions accordées aux seuls alliés du PS depuis le départ des Verts, au printemps 2014. Dans une lettre de sept pages, dont le président du PRG, Jean-Michel Baylet, a offert la primeur vendredi soir au comité directeur du PRG, et dont Le Figaro s'est procuré ce samedi une copie, Manuel Valls souligne que «depuis 2012, le président de la République et le premier ministre ont toujours pu compter sur la fidélité et la loyauté des radicaux de gauche». Le premier ministre leur indique qu'il «souhaite que cette communauté de projet et d'action soit encore approfondie dans le respect de l'identité de chacun». Il assure que le gouvernement a «fait un choix clair: ne plus augmenter la fiscalité pour ne pas pénaliser les ménages et les entreprises». Il s'agit là d'une demande réitérée des radicaux de gauche.

Manuel Valls insiste sur sa volonté de «relancer le projet européen» pour «retrouver le chemin de la croissance et de l'emploi», grâce à «une politique ambitieuse d'investissements en Europe». Ce qui correspond là encore à un souhait du PRG. Le premier ministre insiste aussi sur le «combat pour l'égalité» et «la défense de la laïcité», précisant qu' «une nouvelle étape sera franchie à la rentrée 2015 avec l'entrée en vigueur d'un nouvel enseignement moral et civique». Manuel Valls rappelle qu'il a annoncé avec la ministre PRG Sylvia Pinel «un grand plan de relance de la construction».

Le premier ministre met également fin à la pomme de discorde entre l'exécutif et les radicaux de gauche en précisant (dès la page 3 de sa lettre) qu'il s'engage à «pérenniser au moins la moitié des actuels conseils départementaux» dans le cadre de la réforme territoriale, qui viendra en deuxième lecture au Sénat le 28 octobre. Manuel Valls ouvrira lui-même les débats.

Le premier ministre s'engage aussi à nommer un parlementaire radical de gauche en mission sur la question du système de retenue à la source de l'impôt, une mesure réclamée de longue date par le PRG. Un second parlementaire en mission du PRG pourrait être également nommé, selon nos informations, au sujet des dotations revues à la baisse des collectivités locales, afin de mieux protéger les communes rurales.

En conclusion de sa lettre, Manuel Valls souligne qu'il a été «très sensible aux critiques» formulées par les radicaux de gauche sur leur «insuffisante association à la définition des orientations du gouvernement». Il s'engage à travailler à «une véritable association du PRG en amont du dépôt des textes» afin de «renouveler le fonctionnement de la majorité». Jean-Michel Baylet, en tant que président du PRG, assistera désormais tous les mardis matins aux rencontres organisées à Matignon entre l'exécutif et les dirigeants du PS et des groupes parlementaires PS, Bruno Le Roux et Didier Guillaume. Manuel Valls précise enfin qu'il se rendra le 21 octobre devant le groupe RRDP (principalement composé de radicaux de gauche) de l'Assemblée nationale pour recueillir leurs «suggestions».

» DOCUMENT - La lettre de Manuel Valls

 

 

Source : www.lefigaro.fr

 

 

 

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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 17:11

 

Source : france.attac.org

 

 

 

 

« Prix nobel » d’économie : des cocoricos déplacés
lundi 13 octobre 2014, par Attac France

 

 

 

Le « prix de la Banque de Suède en sciences économiques en l’honneur d’Alfred Nobel », improprement appelé prix Nobel d’économie, vient d’être attribué au français Jean Tirole. Alors qu’un déluge de commentaires élogieux en forme de « cocoricos » se propage dans les médias, Attac déplore ce choix qui s’inscrit dans la lignée des prix attribués à Hayek, Friedman et autres économistes néolibéraux en grande partie responsables de la crise actuelle.

 

 

Présenté comme « un des économistes les plus influents de notre époque » par la Banque de Suède, Jean Tirole est récompensé par « son analyse de la puissance des marchés » et ses recommandations en faveur d’une déréglementation dans les domaines de l’industrie, de la finance et du travail.

C’est ainsi que Jean Tirole, dont on peut penser que le nouveau ministre de l’économie Emmanuel Macron est un admirateur fervent, propose une réforme du marché du travail, dont l’une des mesures doit être d’alléger le code du travail et, en particulier, de supprimer les contrats à durée indéterminés (CDI).

Ce n’est pas tout : Jean Tirole est depuis longtemps un fervent partisan d’un marché mondial des permis d’émission de gaz à effet de serre. Le prix et la concurrence seraient ainsi les principaux instruments mobilisés pour limiter les émissions. Pourtant le marché européen du carbone est un échec retentissant en même temps qu’un nouveau théâtre de spéculation !

Dans le domaine de la finance, Tirole s’est illustré par une approche – fondée sur la théorie des jeux et de l’information – selon laquelle la stabilité des marchés peut être obtenue par la transparence de l’information et la concurrence sur les marchés.Ignorant le caractère fondamentalement instable des marchés, Jean Tirole a cautionné les politiques de dérégulation financière et encouragé les autorités de régulation à négliger la nécessité d’une régulation globale de la finance.

Le caractère global et systémique de la crise a montré qu’il s’agissait là d’une erreur tragique… démontrant par là le caractère inadapté et dangereux des analyses de Jean Tirole et du courant de pensée qu’il représente : un néolibéralisme dogmatique pour lequel la fonction économique essentielle de l’État est d’étendre la logique des marchés à l’ensemble des domaines de la vie sociale.

 

 

 

P.-S.

Photo : licence Creative Commons by-nc-nd 2.0, par International Monetary Fund.

 

 

Source : france.attac.org

 

 

 

 

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