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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 21:00

 

Source : http://www.lemonde.fr/les-decodeurs

 

 

Panorama des grands groupes français

 

Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par
 
 
 
Les grands groupes évoqués ici suivent la définition de l'Insee. Il s'agit des entreprises de plus de 5 000 salariés ou ayant un chiffre d'affaires annuel supérieur à 1,5 milliard d'euros.
 

 

Panorama des grands groupes en France 

 

Source : http://www.lemonde.fr/les-decodeurs

 

 

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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 15:11

 

Source : http://www.marianne.net

 

Conseillers départementaux, choisissez l'eau publique !

Mounia Benaili
 
 

Conseillère municipale de Juvisy-sur-Orge, secrétaire départementale du Parti de gauche en Essonne.

Pour Mounia Benaili, élue locale du PG, les nouveaux conseillers départementaux désignés ce dimanche peuvent améliorer "le pouvoir d'achat" de leurs administrés et lutter dans le même temps contre "le gaspillage". Comment ? En choisissant de participer au "mouvement de remunicipalisation du service public de l'eau" que connaît notre pays.
 
Joby Sessions/Future Pu/REX/SIPA
 

Le dimanche 22 mars 2015, jour du premier tour des élections départementales, fut aussi la Journée mondiale de l'eau. Les conseils départementaux, désormais élus, ont un rôle majeur à jouer pour favoriser la gestion publique de l'eau.

La Journée mondiale de l'eau nous a rappelé à tous que la distribution d'eau potable et son assainissement est un combat de tous les jours pour des millions d'êtres humains dans le monde. En France, l'enjeu ne se pose plus en terme d'accès à l'eau potable, même si l'explosion de la précarité remet au goût du jour le débat sur l'illégalité des coupures d'eau et l'accès à l'eau sur l'espace public (fontaines et douches publiques). Non, le véritable enjeu c'est d'avoir une eau de qualité, à prix coûtant et gérée de manière transparente.

Notre pays voit un mouvement de remunicipalisation du service public de l'eau, engagé par des élus de gauche et de droite. En effet, alors que 90% de l'eau est gérée publiquement dans le monde, trois multinationales – Véolia, Suez et la Saur – accaparent 70% de sa gestion en France. Depuis trop longtemps, nos collectivités délèguent la gestion de l'eau au secteur privé. Et nous en subissons tous les méfaits. L'eau privée est en moyenne 30% plus chère que l'eau publique. Pour quelles raisons ? Les majors doivent rétribuer des actionnaires toujours plus gourmands en dividendes. Le coût optimal de la potabilisation de l'eau n'est pas connu, ce qui rend possible de réelles surfacturations. Mais celles-ci s'expliquent aussi par une gestion opaque, où les élus qui ne se lavent pas complètement les mains de la gestion déléguée, sont entravés dans leur accès aux documents de gestion.

Par ailleurs, les majors ne réalisent pas les investissements nécessaires sur le réseau de distribution. Un milliard de mètres cubes d'eau chaque année est perdu à cause des fuites dans les canalisations. Pourtant, nous payons quand même toute cette eau perdue et gaspillée. Non sens économique et non sens écologique se mêlent pour nourrir les marges des entreprises de l'eau.

La gestion publique de l'eau garantit une gestion transparente et une facture moins élevéeAu contraire, la gestion publique de l'eau garantit une gestion transparente : les élus et les associations d'usagers et de protection de l'environnement cogèrent le service au sein du conseil d'administration (régie publique personnalisée) ou d'exploitation (régie publique à seule autonomie financière). Aucune surfacturation n'est possible. La gestion au prix coûtant c'est le gage d'une facture d'eau moins élevée.

En instaurant la gratuité des premiers mètres cubes d'eau indispensables à la vie humaine, en créant une tarification différenciée en fonction des usagers (professionnels, ménages, administrations et associations) et des usages (vital, courant, de confort), mais aussi une tarification progressive (plus on consomme, plus on paie) pondérée en fonction du nombre d'habitants par ménage (pour ne pas pénaliser les familles nombreuses), l'eau coûte moins chère aux usagers, tout en permettant une utilisation raisonnée et plus écologique de la ressource eau.

Puisque l'eau est bien un droit, mettons le en œuvre. La Cour d'appel administrative de Bordeaux le 8 juillet 2008 et le Conseil constitutionnel le 7 juillet 2011 ont autorisé le conseil général des Landes, et par jurisprudence tous les départements, à soutenir les régies publiques de l'eau, octroyant des aides financières directes à toute commune ou intercommunalité en matière d'eau potable et d'assainissement. L'arrêt Olivet rend caducs nombre de contrats de délégations de service public en 2015 et dans les années à venir.

Les conseillers départementaux ont donc un rôle majeur à jouer en faveur des usagers, pour améliorer le pouvoir d'achat, pour éviter les gaspillages.

En ce qui me concerne, je mène activement une campagne locale en faveur de la gestion publique de l'eau en Essonne dans les communes de Juvisy-sur-Orge, Savigny-sur-Orge, Paray-Vieille-Poste et Athis-Mons. J'y appelle les maires et le président de la communauté d'agglomération Les Portes de l'Essonne, Robin Reda, à opter pour la gestion publique de l'eau et à constituer une régie intercommunale avec la régie publique Eau des Lacs de l'Essonne.

Après le second tour des élections départementales et la Journée mondiale de l'eau, les nouveaux conseillers départementaux, quelle que soit leur orientation politique, peuvent prendre parti en faveur de la gestion publique de l'eau.

Conseillers départementaux, choisissez l'eau publique !

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 14:37

 

Source : http://larotative.info

 

Commerce : « La loi Macron reprend les revendications des patrons sur le travail de nuit »

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L’un des aspects les plus connus de la loi Macron concerne le travail du dimanche dans le commerce. Or, depuis 2010, les syndicats du commerce de Paris luttent contre les ouvertures le dimanche et les déréglementations d’horaires, au sein du comité de liaison intersyndical du commerce de Paris (CLIC-P). Échange à ce sujet avec Céline, militante à la CGT et active au sein du CLIC-P.

 

La loi Macron veut créer des « zones touristiques internationales », notamment à Paris, avec possibilité pour les commerces d’ouvrir les dimanches et jusqu’à minuit. Comment tu analyses ce texte ?

En ce qui concerne le travail de nuit, ce texte est la reprise d’une revendication patronale qui s’est développée suite aux luttes que nous avons menées. Le CLIC-P a fait condamner de nombreuses enseignes qui ne respectaient pas la législation sur les horaires de travail : Galeries Lafayette, le BHV, Uniqlo, Apple, etc. Mais notre lutte contre Sephora a marqué un tournant. On a vu se développer, du côté patronal, la revendication de nouvelles dispositions concernant le « travail en soirée ». Le « travail en soirée » est une expression du patronat qui vise à désigner le travail entre 21 heures et minuit, et qui a été reprise telle quelle dans la loi Macron. Cette notion vient empiéter sur le travail de nuit, qui recouvre normalement le travail effectué entre 21 heures et 6 heures.

Au moment de l’affaire Sephora, le CLIC-P a été violemment attaqué. On a vu les journaux changer de discours à notre sujet, et nous décrire comme de méchants syndicats qui empêchaient des salariés volontaires de travailler. Le groupe LVMH, qui est propriétaire de Sephora, a mobilisé toute sa puissance de frappe contre nous, en publiant dans les journaux des pages entières de publicité prenant la forme de pétitions de salariés complètement bidons.

La mise en place du « travail en soirée » dans les zones touristiques internationales nous semble particulièrement injuste. Jusque-là, le travail de nuit était interdit dans le commerce. Pourquoi serait-il soudain autorisé dans certaines zones ? Soit le travail de nuit est dangereux pour la santé – ce que révèlent toutes les études sur le sujet –, soit il ne l’est pas, mais on ne peut pas prétendre que les effets nocifs du travail de nuit seraient tolérables dans certaines zones.

 

Le travail de nuit entraînerait aussi pour les salarié-es de nombreuses contraintes, par exemple en matière de transport ou de garde d’enfants.

La loi peut encore évoluer, puisqu’elle est en cours de discussion au Sénat [1]. Mais pour l’instant il est prévu que les patrons, dans les zones touristiques internationales, veillent à la manière dont les salariés rentreront chez eux après avoir débauché. Or, on imagine mal que le patron nous paye le taxi. Si on ajoute à ça la prise en charge par l’entreprise des gardes d’enfants, on monte rapidement à 120 euros par soirée et par salarié. Dans ces conditions, l’ouverture des commerces en soirée n’aurait donc pas un grand intérêt d’un point de vue économique, et apparaît comme une mesure purement idéologique.

Une délégation du CLIC-P a été reçue au Sénat suite à l’organisation d’un rassemblement le 19 mars, et on a appris que les sénateurs avaient déposé des amendements qui empirent le texte. Par exemple, la loi Macron prévoit qu’un accord d’entreprise soit conclu pour permettre le travail de nuit et le dimanche : pas d’accord, pas d’ouverture. Mais les sénateurs veulent faire sauter cette disposition pour répondre aux besoins du patronat. Car ce sont les grands magasins parisiens du boulevard Haussmann qui veulent étendre leurs horaires et leurs jours d’ouverture. Or, dans ces magasins, les syndicats sont majoritairement hostiles au travail de nuit et du dimanche. Même au niveau national, sur la branche « grands magasins », la CGT et FO sont hostiles à la déréglementation du temps de travail, et représentent plus de 50 % des salariés. Dans l’état actuel du rapport de force, il n’y aurait donc pas d’accords ni dans les entreprises, ni au niveau de la branche. Les patrons l’ont bien compris, et ont protesté dès le lendemain de l’adoption de la loi Macron par l’Assemblée Nationale.

Dans la loi Macron, plusieurs mesures touchent plus particulièrement les femmes :
 
- 70 à 80% des salarié-e-s du commerce sont des femmes, elles seront les premières concernées par le travail de nuit et dominical, qui nuit à toutes les sphères de la vie privée.
 
- Travailler le dimanche et/ou de nuit implique une vie à contretemps et oblige à trouver des moyens de garde pour les parents isolés : des mères dans 9 cas sur 10.
 
- 83% des postes à temps partiels sont occupés par des femmes.

 

Le CLIC-P lutte depuis 2010 contre le travail de nuit et le dimanche dans le commerce. Comment s’est construite cette lutte collective ?

En 2010, le collectif réunissait les organisations parisiennes de la CGT, la CFTC, SUD, FO et la CFE-CGC. Au fur et à mesure, la composition du collectif a évolué. Aujourd’hui, il reste la CGT, la CFDT, SUD et l’UNSA, puisque le syndicat affilié à la CFTC a été viré par sa confédération et à rejoint l’UNSA. Nos revendications ne portent pas uniquement sur la déréglementation des horaires : la première assemblée générale avait voté la revendication d’une augmentation générale des salaires de 200 euros, ainsi que l’application de la loi permettant aux salarié-es à temps partiels qui le souhaitent de travailler à temps complet. Nos professions comptent beaucoup de temps partiels imposés, ce qui maintient les salarié-es dans un état de précarité important, et facilite la possibilité pour les patrons de les faire travailler le soir ou le dimanche.

Le collectif s’est créé en réaction à la loi Maillé, entrée en vigueur en 2009, qui visait déjà à étendre l’ouverture des commerces le dimanche. Elle permettait aux commerces alimentaires de faire travailler les salarié-es non pas jusqu’à midi mais jusqu’à 13 heures. Or, dès que cette loi est entrée en vigueur, les supérettes se sont mises à ouvrir jusqu’à minuit le dimanche ! L’idée des patrons était de créer un fait accompli.

Puisque toutes les organisations syndicales étaient opposées au travail de nuit et du dimanche, nous nous sommes regroupées pour peser davantage. On a donc systématiquement trainé en justice les supérettes et les grandes enseignes qui ne respectaient pas la loi, et nous avons aidé l’inspection du travail en nous portant partie intervenante lorsque des procès-verbaux étaient dressés. On a aussi mené des actions de sensibilisation auprès des salarié-es, on a organisé des assemblées générales et des manifestations de rue. On n’est pas restés sur le terrain juridique, on a aussi développé des pratiques militantes.

C’est comme ça, petit à petit, qu’on a réussi à construire la mobilisation. Parce que lors de notre première manifestation devant un Monoprix du 7ème arrondissement, il y avait beaucoup plus de CRS que de manifestant-es. Mais quand on a manifesté contre la loi Macron au mois de novembre 2014, on était 2 000 en grève et dans la rue. Ces mobilisations ont permis de combattre l’idée selon laquelle les salarié-es étaient favorables au travail le dimanche. Pendant toute une période, les patrons ont mis en avant des salarié-es qui étaient soi-disant volontaires pour travailler le dimanche, histoire de casser la dynamique syndicale. Castorama et Leroy Merlin ont carrément fait appel à une boîte de com’ pour faire passer l’idée que les salarié-es n’étaient pas hostiles au travail du dimanche.

On continue à se mobiliser. On appelle les salarié-es du commerce à faire grève le 9 avril pour manifester leur opposition à la loi Macron, et on a rédigé un tract spécial intitulé « Travailler la nuit ? » qu’on ira distribuer aux salarié-es des futures zones touristiques internationales. Il faut espérer que cette loi connaisse le même sort que le CPE, ou au moins que la mobilisation soit suffisamment forte pour influer sur l’évolution du texte avant son adoption définitive.


Notes

[1Les sénateurs examinent le projet de loi en commission depuis le 17 mars. L’examen en séance est prévu à partir du 7 avril pour au moins deux semaines. L’entretien avec Céline a été réalisé le 26 mars.

 

 

Source : http://larotative.info

 

 

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 15:09
 
 

CADTM

 
Contre les menaces sur la santé et la protection sociale, agissons ensemble !

Forum Social Mondial de Tunis, 28 Mars 2015

1er avril par Collectif

 

 

 

Sur base d’un projet élaboré depuis plusieurs semaines par une trentaine d’organisations, nous, mouvements sociaux, syndicats, collectifs et individus présents à Tunis pour le Forum Social Mondial, avons partagé nos analyses, nos expériences et nos perspectives autour de la santé et de la protection sociale.

Nous avons abordé les questions liées aux déterminants sociaux de la santé comme la pauvreté, les conditions de travail, l’éducation, l’inégalité de genre ou encore l’accès à l’eau. Nous avons également discuté de l’augmentation croissante de la marchandisation de la santé et de la protection sociale.

 

Ces discussions ont permis de constater que la crise de la santé et de la protection sociale est en fait la conséquence des politiques néolibérales globales :

  • La financiarisation de l’économie, aidée par les instances monétaires internationales, et l’endettement engloutissent toutes les nations, grandes et petites, imposent l’austérité et promeuvent les intérêts des banques et des multinationales au détriment des politiques sociales et sanitaires.
  • Des rapports de force déséquilibrés se traduisent par des traités de libre échange favorisant les bénéfices des banques et des multinationales au détriment des peuples, avec la complicité de nombreux gouvernements.
  • La globalisation du marché de la santé et de la protection sociale a des répercussions catastrophiques sur l’accès à la santé, les emplois, les retraites, les conditions de travail, la qualité de la prise en charge et la migration des travailleurs de la santé du sud vers le nord du monde et du secteur public vers le secteur privé.
  • La croissance de la militarisation et l’occupation de territoires provoquent morts, pertes de terres, de travail et de nourriture ; elles provoquent également la montée de l’intolérance entre communautés, le terrorisme et les conflits sectaires.
  • Le plus grand fardeau de la crise est porté par les plus fragilisés – femmes, enfants, migrante-s, pauvres, personnes en situation de handicap, travailleurs/euses et paysan-ne-s.


La santé est la vie dans toutes ses dimensions : physique, mentale, sociale, environnementale. Elle est un droit humain fondamental et inaliénable pour tous et toutes et un bien social commun de toute l’humanité ; elle présuppose de permettre à la population de vivre en paix partout dans le monde et hors de toute occupation.


Il y a urgence, des alternatives s’imposent !

  • Les droits des populations en matière d’environnement, d’emploi, de conditions de travail, d’accès à l’eau, d’éducation, d’alimentation, de culture, de logement, d’accès au bien-être, doivent être mis en œuvre, garantis, défendus et étendus.
  • Une protection sociale universelle et globale doit être conçue et mise en oeuvre pour promouvoir la justice sociale et la dignité.
  • La priorité doit être donnée aux soins de proximité et à la santé communautaire, incluant la prévention et l’utilisation respectueuse des ressources naturelles.
  • Un système unifié de santé et de protection sociale doit être entièrement public et basé sur une taxation nationale progressive - entre autres du capital - et/ou des cotisations sociales.
  • Un tel système doit appartenir à tous et a toutes et permettre à la population de le contrôler et d’y participer pleinement.
  • Ce système doit se situer hors de la logique marchande et doit garantir un accès aux soins gratuit.
  • Il s’agit de garantir le droit d’accès aux médicaments nécessaires, de bonne qualité et non protégés par des monopoles de droit intellectuel.
  • Les instances sanitaires internationales doivent être transparentes et totalement indépendantes des intérêts des multinationales et des financements privés.


Forts de nos expériences réussies, passons à l’action !

  • Travaillons en réseau, faisons circuler la connaissance et les analyses, élargissons nos mouvements, nourrissons-nous de nos mobilisations respectives et créons de nouvelles solidarités internationales permettant d’amplifier les rapports de force.
  • A partir des réalités spécifiques locales, sectorielles, conjoncturelles... démontons les mécanismes, rendons accessibles les analyses et les outils pédagogiques, renforçons et faisons converger les mouvements et capacités d’actions. Participons au développement de la capacité d’analyse politique sur les choix de société.
  • Agissons sur la sphère politique :
    - les lois doivent garantir le droit effectif à la santé et à la protection sociale ;
    - créons des mouvements de base suffisamment forts pour exercer un contrôle et une pression sur le politique pour qu’il respecte et rende effectifs ces droits.
  • Professionnels, usagers, citoyens... devenons des acteurs de changement par la formation et la sensibilisation.
  • Créons des alliances entre les professionnels et les usagers, entre les syndicats et les mouvements « citoyens », et favorisons l’émergence d’alliances locales multiformes en défense de la santé et la protection sociale.
  • Renforçons les actions par des convergences avec les mouvements agissant sur les déterminants de la santé, tels que le climat, le commerce, l’austérité, la dette, les conditions de travail, l’égalité hommes/femmes….

Dates à retenir/Dates of action

18 avril 2015 : journée d’action mondiale contre le libre-échange
18-26 mai 2015 : assemblée annuelle de l’OMS Genève
contact : sbarria chez phmovement.org et/and informations www.phmovement.org
Juin 2015 : semaine d’action en solidarité avec la Grèce et contre l’austérité
contact : sebastian chez altersummit.eu et/and informations www.altersummit.eu
17-24 octobre : semaine mondiale d’action décidée par l’assemblée des mouvements sociaux au Forum Social Mondial
Novembre-décembre 2015 : COP 21, Paris
informations et contact : coalitionclimat21.org
7 avril 2016 : Forum maghrébin sur la protection sociale, Marrakech
contact et informations : aziz_rhali chez yahoo.fr
7 avril de chaque année : journée mondiale de la santé


Signataires/signatories
Action Aid India, Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD), Association de Défense du Secteur Public de la Santé, du Droit des Professionnels et des Usagers (Tunisie), Association Tunisienne pour le Droit à la Santé, ATTAC Maroc, Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM), Centrale Nationale des Employés (CNE, Belgique), Collectif pour le Droit à la Santé au Maroc, CUT Brésil, Fédération Nationale de la Santé (UGTT), Forum Algérien pour la Citoyenneté et la Modernité, Forum Régional pour le Droit à l’Eau de la Région Arabe, Forum Social Mondial de la Santé et la Securité Sociale (FSMSS), Global Social Justice, International Association of Health Policy (IAHP), Médecins du Monde Belgique en Tunisie, Mouvement Populaire pour la Santé (PHM), Network for Transformative Social Protection, Observatoire Tunisien de l’économie, Réseau Européen contre la Privatisation et la Commercialisation de la Santé et de la Protection Sociale, Réseau National Dette et Développement (RNDD, Niger), Sud Santé Sociaux (France), Syndicat National des Médecins, Pharmaciens et Dentistes (UGTT), Syndicat National de la Sécurité Sociale (UGTT), Syndicat Générale des Eaux (UGTT), Théâtre du Copion (Belgique), Union des Diplômés Chômeurs (UDC, Tunisie), Union Générale des Etudiants de Tunisie (UGET), Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT).


Vidéo tournée lors de l’Assemblée du FSM sur la santé :

Source : http://cadtm.org

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 15:05

 

Source : http://cadtm.org

 

CADTM

 

Le CADTM au FSM : nous ne paierons que ce que nous devons...

1er avril par Amélie Kiyindou

 

 

Nous nous mobilisons pour annuler les dettes qui n’ont pas servi aux peuples ! Que ce soit des dettes dues au FMI, à la Banque Mondiale ou aux pays colonisateurs, si l’argent n’a pas été investi dans des politiques sociales, mais à servi à financer des villas en Europe, alors ces dettes doivent être annulées. Et pour savoir quelles dettes sont illégitimes, il faut réaliser un audit de la dette.

 

Entretien avec Amélie Kiyindou, du Congo Brazzaville et membre du CADTM Afrique

 

 

 

Source : http://cadtm.org

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 14:23

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

Arrêt sur images 01/04/2015 à 10h15
MoryGlobal : pour une info libre et non faussée
Arretsurimages.net"
Daniel Schneidermann | Fondateur d'@rrêt sur images

 

 

Il fallait vraiment l’attraper au vol. C’est une toute petite phrase du présentateur du journal de 8 heures, sur Europe 1, Michel Grossiord. Il y est question de la liquidation judiciaire du transporteur MoryGlobal (plus de 2 000 emplois supprimés, plus grosse faillite en France depuis Moulinex). Grossiord cite, sur le sujet, Emmanuel Macron, et relève que le ministre n’a pas mentionné, dans les causes de cette liquidation, « la concurrence des pays d’Europe de l’Est ».

Etrange. Pourquoi, dans cette très courte brève, noyée entre les suites du crash et les affaires de pédophilie dans l’éducation, pourquoi prendre le temps de mentionner... une omission dans une déclaration ministérielle ?

 

« La fatalité », écrit Le Monde

La concurrence des transporteurs routiers de l’Est est-elle (au moins partiellement) responsable de la déconfiture de l’entreprise française ? Dans les articles consacrés au sujet par la presse de référence, pas un mot sur cet aspect. Ainsi, cet article du Monde multiplie les détails sur les causes internes de l’issue tragique, insiste, comme tous les autres, sur le partage des responsabilités entre l’actionnaire et les syndicats, mais pas un mot sur les transporteurs de l’Est. D’ailleurs, et le titre le dit bien, MoryGlobal a été victime de « la fatalité ».

Si l’on veut tenter d’en savoir davantage sur la mystérieuse phrase du journal d’Europe 1, il faut, une fois de plus, s’aider ingénieusement de l’ami Google, par exemple en tapant « Mory concurrence déloyale ». Et voici, ô surprise, que surgit au premier rang des recherches ce communiqué de Florian Philippot, qui dénonce « la concurrence déloyale et féroce de groupes étrangers ». Aucune donnée chiffrée, aucune preuve, rien, mais l’argument figure en première place, dans les causes alléguées de la déconfiture.

A la télévision de service public, soucieuse de livrer tous les points de vue sans fâcher personne, cela donne le résultat que l’on pouvait voir mardi soir au « 20 Heures » de France 2 : après un reportage s’ouvrant sur l’image pittoresque de Thomas Hollande, avocat du CE de l’entreprise, Pujadas posait à son spécialiste économique une question pateline et innocente – « On parle aussi beaucoup de la concurrence des pays d’Europe centrale, c’est un facteur important ? » – et le spécialiste répondant que oui, David, c’est un facteur important, regardez donc combien coûte un chauffeur polonais.

 

L’enquête qui n’est pas faite

Evidemment, aucune allusion dans la séquence aux implications politiques du débat, on est dans les chiffres, rien que dans les chiffres, dans les chiffres bruts. Comme l’autre semaine à propos du désengagement de l’Etat dans Safran, France 2 reprenait ainsi l’argumentation FN sans mentionner son origine. Les illustrations sont désormais quotidiennes, de la manière dont le poids idéologique du FN inhibe l’information économique, et la soumet à d’impossibles contorsions.

Sans doute le cas Mory mériterait-il une enquête d’investigation ambitieuse, libre et non faussée. A qui la faute ? A un patron vorace ? A des syndicats intransigeants ? Aux insuffisances de la réglementation européenne sur les travailleurs détachés ? Mais c’est justement cette enquête qui n’est pas faite, l’information restant coupée en deux entre la propagande europhobe lepéniste et une presse mainstream tétanisée, qui ne souffle mot du problème (surtout, ne pas désespérer l’électeur européen, ou ce qu’il en reste). Entre les deux, rien.

Cela ne dit pas grand-chose sur l’industrie du transport, mais beaucoup sur la misère du journalisme.

 

 

Publié initialement sur
Arretsurimages.net

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 14:12

 

Source : http://www.bastamag.net

 

Régulation

« Devoir de vigilance » : une loi pour protéger les oubliés de la mondialisation néo-libérale

par

 

 

 

La loi instaurant un « devoir de vigilance » pour les multinationales françaises en matière sociale et environnementale, a finalement été votée ce 30 mars. Si la gauche dans son ensemble s’est prononcée en faveur du texte, la droite s’y est opposée au nom de « la compétitivité » des entreprises. Ce texte est pourtant censé apporter une réponse à des catastrophes comme celles du Rana Plaza au Bangladesh, ou à de futurs drames sociaux et pollutions environnementales dans lesquels seraient impliquées des grandes entreprises françaises. Des inquiétudes demeurent également quant à la volonté du gouvernement et du ministre de l’économie Emmanuel Macron de faciliter sa mise en œuvre.

La régulation de la mondialisation n’intéresse pas grand monde à l’Assemblée nationale. En tout cas si l’on mesure l’intérêt des députés à leur présence dans l’Hémicycle lorsque ce sujet est discuté. Ils étaient environ 25 – sur 577 députés – en cette soirée du 30 mars à débattre de la proposition de loi sur les « sociétés mères et entreprises donneuses d’ordre ». Le texte instaure un « devoir de vigilance » pour les grandes entreprises multinationales vis-à-vis de leurs sous-traitants, en France comme à l’étranger, en matière sociale comme environnementale.

Cette loi est « l’aboutissement d’un gros travail commun entre associations, syndicats et élus », rappelle Nayla Ajaltouni, du Collectif de l’éthique sur l’étiquette. A l’Assemblée, trois députés se sont particulièrement investis dans la rédaction du texte : Danielle Auroi, députée écologiste du Puy-de-Dôme, Dominique Potier, député socialiste de Meurthe-et-Moselle et Philippe Nogues, député socialiste du Morbihan. Mais la faible participation en séance « n’envoie pas un signal très positif aux citoyens », observe Nayla Ajaltouni.

 
Les victimes du Rana Plaza toujours pas indemnisées

Face à des drames comme celui du Rana Plaza, au Bangladesh, cette loi constitue pourtant « un début de réponse », selon son rapporteur, Dominique Potier (lire notre entretien). Le 24 avril 2013, cet immeuble d’une banlieue industrielle de Dacca, abritant des ateliers textiles, s’effondrent, provoquant la mort de 1138 personnes, en majorité des ouvrières, et plus de 2000 blessés. Les employés y confectionnaient des vêtements pour des grandes marques occidentales. Un fonds d’indemnisation des victimes et de leurs familles a bien été créé sous l’égide de l’Organisation internationale du travail (OIT). Mais les entreprises concernées par le drame y abondent de manière volontaire, selon leurs propres critères, et sans obligation de divulguer les montants.

A ce jour, seuls 21 millions de dollars ont été versés sur les 30 millions nécessaires à une « indemnisation juste et complète » des victimes et de leurs familles. Gap et Walmart ont contribué ensemble à hauteur de 2,2 millions de dollars, la marque irlandaise Primark pour un million et l’allemand C&A pour 690 000 dollars. Côté français, le groupe Auchan a signé un chèque d’1,5 million de dollars, Camaïeu n’a pas souhaité divulguer le montant de sa contribution – comme la majorité des marques concernées – et Carrefour refuse toujours d’y abonder. La lenteur du processus et les tergiversations des grandes entreprises ont des effets plus que douloureux au Bangladesh : deux ans plus tard, des centaines de victimes attendent encore d’être indemnisées.

 
Plan de vigilance

C’est le cas de Yonour (en photo), une adolescente de 15 ans à l’époque, qui travaillait avec sa mère au sein d’un atelier textile du Rana Plaza. Sa mère est morte sous les décombres, Yonour a perdu partiellement l’usage de ses jambes. Depuis l’effondrement, elle est hospitalisée dans un centre de réhabilitation pour paralysés, financé par la Croix Rouge, à quelques centaines de mètres du lieu du drame. « En tant qu’aînée de la famille, Yonour se sacrifiait pour que ses frères et sœurs aillent à l’école. Il y a encore quelques mois, elle ne percevait absolument aucune indemnisation », témoigne Anne Gintzburger, qui l’avait rencontrée lors de la réalisation de son documentaire « Les damnés du low cost ». L’histoire de Yonour inspire également un spectacle – une pièce de théâtre et un documentaire (« Je ne vois que la rage de ceux qui n’ont plus rien ») – qui sera présentée le 24 avril à Lille, date commémorative de la catastrophe industrielle.

La loi qui vient d’être adoptée devrait mettre fin à cette impunité, et éviter que de tels drames humains ne se reproduisent, en tout cas là où des entreprises françaises sont impliquées. Elle oblige les entreprises à mettre en œuvre un « plan de vigilance » censé prévenir les risques d’atteintes aux droits humains, à la santé des travailleurs, à l’environnement, ainsi que « les comportements de corruption ». Ce plan de vigilance concerne les activités de leurs filiales ainsi que leurs sous-traitants et fournisseurs. En cas de problèmes graves dans leurs chaînes de sous-traitance, la justice française pourra donc être saisie.

 
Amende de dix millions d’euros

S’il est démontré que l’entreprise a failli dans son devoir de vigilance, elle risque une amende de dix millions d’euros. « La loi ouvre aussi la possibilité aux victimes d’obtenir réparation », précise Nayla Ajaltouni. « Mais ce sera, pour elles, un parcours du combattant. » Il incombera aux victimes de démontrer que l’entreprise n’a pas mis en œuvre les moyens nécessaires pour éviter un drame, et non à l’entreprise de prouver qu’elle a tout fait pour l’éviter.

Car la loi a été édulcorée. La première version, débattue le 29 janvier, a été renvoyée en commission suite à l’hostilité du gouvernement, sensible au lobbying du Medef et de l’Association française des entreprises privées (Afep), qui défend les intérêts des grands groupes. Être soumis à un minimum d’obligations en matière de responsabilité sociale et environnementale n’est pas du goût des grands patrons : « Nous avons très peur que cette proposition de loi débouche de nouveau sur des contraintes imposées à des sociétés françaises », a critiqué Pierre Gattaz, président du Medef, le 17 mars. « Cette loi ne met en œuvre que ce que les entreprises du CAC 40 proclament déjà. Si elles sont autant vertueuses qu’elles le disent, cela ne devrait pas les mettre en danger », répond Nayla Ajaltouni.

 
Effets « néfastes » pour la compétitivité ?

La version « light » du devoir de vigilance ne s’appliquera qu’aux entreprises qui comptent plus de 5 000 salariés en France, ou 10 000 à l’étranger. Le secteur du textile n’est pas le seul concerné. Vinci, avec ses filiales au Qatar accusées de recourir à des formes de travail indigne, ou Total, pour ses activités polluantes au Nigeria, y seront également soumis. Mais ce critère d’effectif permet au pétrolier Perenco, mis en cause en Amazonie et en Afrique, ou à l’entreprise textile Camaïeu, dont des sous-traitants étaient présents au Rana Plaza, d’échapper à ce « devoir de vigilance ».

Le 30 mars, le texte a été voté grâce à l’ensemble de la gauche. « À l’heure actuelle, les entreprises françaises sont légalement responsables vis-à-vis de leurs salariés, mais pas vis-à-vis de ceux qui travaillent pour leurs sous-traitants. Certaines entreprises ont certes adopté des codes de bonne conduite, des chartes éthiques, mais nous savons que cela reste très insuffisant pour lutter efficacement contre ce dumping social et environnemental de grande ampleur », a fait valoir André Chassaigne, député Front de gauche du Puy-de-Dôme. L’argument n’a pas convaincu l’UMP ni les centristes de l’UDI qui ont voté contre [1]. « Toutes ces incertitudes nous font craindre des effets particulièrement néfastes pour la compétitivité des entreprises françaises », a critiqué Jean-Marie Tetart, député UMP des Yvelines (lire le compte-rendu des débats). Les effets « néfastes » pour les familles du Rana Plaza ne semblent pas peser bien lourd.

Même édulcoré, le texte est salué par les organisations non gouvernementales comme « un premier pas historique ». « Pour la première fois la responsabilité des multinationales est reconnue », plaide Juliette Renaud, des Amis de la terre. Reste que cette étape initiale n’est pas encore véritablement franchie. La loi doit suivre son chemin parlementaire et passer devant le Sénat, en majorité à droite, avant de revenir à l’Assemblée. Sa mise en œuvre sera ensuite soumise à des décrets d’application. « Elle risque encore d’être affaiblie », s’inquiète Juliette Renaud. La rapidité de son parcours parlementaire et les décrets qui s’ensuivront montreront le niveau d’engagement du gouvernement et du ministre de l’Économie et de Finances, Émmanuel Macron, sur ce sujet. Ou mettra en lumière l’ampleur de leur indifférence pour les oubliés de la mondialisation.

Ivan du Roy (@IvanduRoy sur twitter)

Photo : © Chasseur d’étoiles

 

Source : http://www.bastamag.net

 

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 20:34

 

Source : http://cadtm.org

 

CADTM

 

Construisons une autre Europe – c’est maintenant qu’il faut d’agir !

31 mars par Collectif

 

 

 

L’assemblée de convergence réunie ce 28 mars 2015 dans le cadre du Forum Social Mondial de Tunis exprime toute sa solidarité au peuple grec en lutte contre l’austérité, pour la démocratie, le changement social et une autre Europe.

 

L’assemblée est convaincue que les mouvements sociaux grecs comme européens ont un rôle primordial à jouer et qu’ils doivent se mobiliser dans les semaines à venir pour s’opposer fermement au chantage organisé par les institutions européennes sur le gouvernement et le peuple grec.

 

Se faisant l’écho de la Déclaration de syndicalistes allemands « La Grèce au lendemain des élections – une chance pour l’Europe, non une menace » (à lire ici) et la Déclaration de l’Assemblée de l’Alter Summit « Give Greece a chance » (à lire ici) soutenue par plusieurs réseaux en Europe, cette assemblée du FSM propose à toutes les organisations sociales, syndicales et politiques :

 

  • d’exprimer lors du 1er mai notre solidarité avec le peuple grec partout en Europe et appeler à la présence de délégations internationales ce même jour à Athènes ;
  • de se rencontrer le 2 mai à Athènes pour discuter et décider des actions communes de solidarité ;
  • de participer activement au Festival de « Solidarity for All » à la mi-juin, afin d’en faire un moment important de mobilisation du mouvement social de base en soutien au peuple grec ;
  • de profiter du Sommet des Peuples des 8 et 9 juin à Bruxelles pour informer largement sur la lutte du peuple grec ;
  • de mobiliser pour une semaine d’actions décentralisées au mois de juin contre l’austérité et en solidarité avec le peuple grec (date à définir selon le calendrier des négociations entre la Grèce et les institutions européennes) ;
  • l’organisation d’une conférence citoyenne sur la dette en automne 2015 dans une capitale européenne ;
  • un événement social et politique majeur à Athènes à l’automne 2015.

 


L’avenir des peuples européens est lié à celui du peuple grec. Ensemble nous construirons une autre Europe ! C’est maintenant qu’il faut agir !

 

L’Assemblée de convergence appelle également le Conseil International du FSM à s’impliquer activement dans la solidarité avec le peuple, les mouvements et le gouvernement de Grèce – en utilisant ses outils de communication pour diffuser l’information favorisant ainsi la mobilisation globale.

 

Dans ce contexte, nous appuyons la proposition de tenir à Athènes durant le premier semestre 2016, un séminaire stratégique entre le Conseil International du FSM, les réseaux européens et les acteurs sociaux internationaux.

 

Tunis, le 28 mars 2015

 

 

Source : http://cadtm.org

 

 

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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 21:31

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

Le chômage tue

Jacques Sapir
 
 
Sur son blog, Jacques Sapir revient sur deux informations disparues des écrans radars médiatiques et politiques durant l'entre-deux tours : la hausse du chômage au mois de février et les résultats d'une étude qui estime que le chômage tuerait entre 10 000 et 20 000 personnes par an. Une hécatombe silencieuse...
 
 
SALOM-GOMIS SEBASTIEN/SIPA
 

Dans l’entre-deux tours des élections, deux nouvelles importantes n’ont pas reçu la couverture médiatique qui s’imposait.

Pour la première, la hausse du nombre des demandeurs d’emplois en février 2015, cela peut se comprendre. Le Premier ministre, plus que gêné aux entournures, a refusé de commenter ce qui apparaît comme une dénonciation de sa politique. On comprend le silence médiatique intéressé sur cette nouvelle.

Mais la seconde est encore plus importante. Selon une estimation de l’INSERM, corroborée par une étude dont les résultats ont été publiés en décembre dans la revue International Archives of Occupational and Environmental Health, le chômage pourrait « tuer » entre 10 000 et 20 000 personnes par an. Ce fait, brut, nos rappelle que, derrière les chiffres, il y a des souffrances, des drames.

 

 

Le chômage tue

Dans l’entre-deux tours des élections, deux nouvelles importantes n’ont pas reçu la couverture médiatique qui s’imposait. Pour la première, la hausse du nombre des demandeurs d’emplois en février 2015, cela peut se comprendre. Le Premier ministre, plus que gêné aux entournures, a refusé de commenter ce qui apparaît comme une dénonciation de sa politique. On comprend le silence médiatique intéressé sur cette nouvelle. Mais la seconde est encore plus importante. Selon une estimation de l’INSERM, corroborée par une étude dont les résultats ont été publiés en décembre dans la revue International Archives of Occupational and Environmental Health, le chômage pourrait « tuer » entre 10 000 et 20 000 personnes par an[1]. Ce fait, brut, nos rappelle que, derrière les chiffres, il y a des souffrances, des drames.

 

Le chômage tue.

Mon collègue Alberto Bagnai avait publié, à la fin de 2013, un remarquable article où il attaquait tous les hypocrites défenseurs de l’Euro et qui s’intitulait « L’eau mouille et le chômage tue »[2]. C’est ce que nous vérifions aujourd’hui.

Bagnai, dans son texte rappelait que : « On peut faire du mal à autrui pour plusieurs raisons : pour en tirer un avantage personnel, et dans ce cas on est un bandit ; sans avantage personnel, ou même avec un dommage pour soi, et dans ce cas on est un imbécile. Il s’ensuit que l’imbécile, au point de vue macroéconomique, est plus dangereux du bandit. Appauvrir sans s’enrichir, voire en appauvrissant soi-même, ne saurait pas être vu comme une bonne politique. » Cela revient à cette phrase de Gogol sur la Russie dont les deux plaies étaient les routes et les imbéciles. En France, les routes sont plutôt bonnes, mais nos imbéciles sont redoutables. Ils sont même meurtriers.

En fait, le chômage tue à la fois par les conséquences directes, souvent psychosomatiques qu’il induit, mais aussi parce que les chômeurs, privés de revenus décents, ne peuvent se soigner décemment. Il faut donc distinguer une surmortalité qui arrive rapidement (dans les 6 premiers mois) et qui est largement induite par le stress engendré par le chômage, d’une surmortalité de plus long terme induite par le décrochage social des chômeurs par rapport au système de santé. Mais, il faut aussi dire que l’état de santé des chômeurs est un “véritable ‘trou noir’ de la connaissance scientifique et médicale”, comme le déplore le psychiatre Michel Debout. En fait, ceci ne fait que conforter des analyses qui datent de plusieurs années.

 

Le rempart de l’ignorance.

Cette ignorance dans laquelle se complaisent les dirigeants français au sujet de a santé publique, car une sur-mortalité des 10000 à 20000 personnes par an EST un problème de santé publique, vient de loin. Il n’y a toujours pas en France d’évaluation des conséquences de l’échec des politiques économiques menées tant par la gauche que la droite parlementaire depuis le tournant eurolibéral de 1984 réside dans la montée des coûts économiques du stress au travail. Ce dernier, il faut le rappeler, se définit par une situation de « travail surchargé », telle qu’elle est définie par le modèle de Karasek. Ce modèle définit le « stress » comme résultant d’une situation ou d’un environnement de travail où une forte pression psychologique sur l’individu (par exemple accroître sans cesse l’intensité de son travail) s’associe à une faible latitude décisionnelle. C’est cette combinaison qui engendre une tension psychologique au travail (job strain) anormale, conduisant à l’émergence de maladies plus ou moins graves, mais toutes douloureuses et incapacitantes pour les individus[3].

Le stress au travail, comme le montrent les études empiriques, est en général directement induit par les politiques de flexibilisation et d’ouverture à la concurrence internationale ainsi que par leurs traductions dans des politiques nationales, comme la calamiteuse « Loi Macron » qui va renforcer largement ces pathologies. Elles conduisent à pousser les employeurs à demander toujours plus à des salariés qui sont, dans le même moment mis dans des situations grandissantes d’incertitude quant à leur emploi. Ses répercussions touchent toutes les catégories de personnel. De nombreux travaux scientifiques ont montré que le stress au travail est à l’origine de pathologies telles que troubles musculo-squelettiques (TMS), maladies cardio-vasculaires (MCV), dépressions…

D’autres pathologies doivent être prises en compte, telles les colopathies intestinales, les migraines chroniques et persistantes, les troubles de la vue et du comportement. L’étude épidémiologique des maladies dites psychosomatiques reste dans un état balbutiant et le corps médical est peu formé à leur identification[4]. Cependant, même dans ces conditions, les données empiriques montrent leur progression alarmante depuis le milieu des années 1980.

Enfin, il faut ajouter qu’une proportion importante des accidents du travail provient de troubles antérieurs mais qui sont eux-mêmes issus du stress au travail (vertiges, perte d’acuité visuelle, etc.). On peut considérer que plus de 50 % de ces accidents sont « stress-induits ». Une partie importante de leurs coûts devrait donc, en réalité, être imputée au facteur stress. Les médecins qui se sont intéressés aux maladies psychosomatiques d’origine professionnelle le savent depuis les années 1960[5].

 

Un coût humain et économique exorbitant

Les estimations les plus crédibles indiquent que ce phénomène pourrait avoir un impact considérable qu’on le mesure sur son coût humain (les morts et les personnes en grande souffrance) ou qu’on le mesure par son coût économique pour les systèmes de sécurité sociale.

L’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail a publié en 1999 une évaluation du coût, pour la société, de tous les problèmes de santé liés au travail. Les estimations qui ont été faites dans un certain nombre d’États membres de l’Union européenne varient de 2,6 % à 3,8 % de leur PIB, soit de 185 à 269 milliards d’euros par an pour l’ensemble des quinze États membres de l’époque[6]. Ces sommes annuelles sont à mettre en regard des sommes que l’on a dépensées pour gérer la crise des dettes souveraines dans la zone Euro. A cela, il faut aussi ajouter que le stress serait à l’origine de 50 à 60 % de l’ensemble des journées de travail perdues. Une étude menée en Suisse en 2001, l’un des rares pays à avoir lancé une étude épidémiologique complète du phénomène, situe le coût du stress d’origine professionnelle dans une fourchette comprise entre 2,9 et 9,5 milliards d’euros[7]. Le chiffre très élevé de l’estimation haute de la fourchette s’explique par la méthodologie retenue dans cette étude. Elle intègre l’ensemble des coûts tangibles et intangibles liés au stress. Ainsi, il est demandé à l’individu d’attribuer une valeur, exprimée en unités monétaires, aux souffrances et pertes de bien-être que le stress lui occasionne. On peut considérer le procédé comme excessif[8]. Mais il faut préciser à ce moment que l’estimation « haute » de la fourchette n’inclut ni la production perdue lors des absences des travailleurs (l’équivalent d’un « coût d’opportunité » du stress au travail), ni les effets du stress sur la fréquence des accidents au travail et les coûts que ces derniers induisent. À ce titre, l’estimation « basse » de la fourchette apparaît largement sous-évaluée. Il en va de même des études de l’agence européenne European Foundation for the Improvement of Living and Working Conditions, qui, elle aussi, ne tient compte ni du coût des pertes de production liées aux absences, ni de celui des accidents induits par le stress. Les médecins du travail et médecins généralistes ont du mal à repérer efficacement les troubles fonctionnels induits par le stress. Les études cliniques réalisées en France comme dans plusieurs pays européens montrent cependant que, dans des conditions de bonne formation au dépistage de l’origine de ces pathologies, leur fréquence monte rapidement et peut représenter de 25 % à 35 % des cas traités par les médecins concernés. Dans ces conditions, les estimations chiffrant à 2,5 %-3 % du PIB le coût du stress au travail doivent être prises comme des valeurs raisonnables, en particulier en raison de la non-intégration en leur sein du « coût d’opportunité ». Il est possible qu’en réalité elles soient sous-évaluées. Transposée à l’échelle de la France, l’évaluation suisse donnerait entre 50  et 75 milliards d’euros par an. Il faut alors comparer ce chiffre au déficit de la sécurité sociale…

 

Les conséquences sociales de la stagnation économique.

La situation de l’économie française telle que nous la connaissons depuis le début des années 2000 montre tous les signes d’une inquiétante dégradation. Ceci résulte d’une concentration et d’une accumulation d’effets négatifs : ils sont issus de l’ensemble du cadre institutionnel qui s’est mis progressivement en place depuis le milieu des années 1980 et de son interaction avec l’environnement économique extérieur. Ces effets négatifs se manifestent aujourd’hui par plusieurs symptômes, dont les plus visibles sont :

  • Une croissance faible, inférieure à celle de nombreux autres pays, et marquée par un processus de désindustrialisation.
  • Un déficit extérieur croissant, indiquant une perte de compétitivité de l’appareil productif.
  • Un déficit budgétaire et des comptes sociaux montrant que les besoins à financer ne sont plus couverts par les modes actuels de prélèvements et entraînant un endettement dont le coût devient préoccupant.
  • Une allocation des dépenses publiques inefficace, qui sacrifie la recherche, l’enseignement et l’ensemble des infrastructures à fortes externalités productives.
  • Une détérioration du tissu social et une montée des coûts de la flexibilité qui – calculés à partir des effets du stress au travail tel qu’il est défini au niveau européen – pourraient représenter entre 2,5 % et 3 % du PIB, non compris les coûts d’opportunité (la production qui aurait pu être réalisée pendant les arrêts maladie et l’absentéisme induits par le stress au travail).

Ces symptômes confirment que la stratégie globale adoptée dans les années 1980 touche aujourd’hui à ses limites. Cette stratégie a été en réalité renforcée et accentuée par l’institution de l’Euro, et par les stratégies d’Euro-Austérité qui en découlent. L’épuisement du modèle économique mis en place sous la présidence de François Mitterrand, en 1983, semble patent et profond. Les conséquences de son renforcement avec l’Euro ont été désastreuses. Il ne s’agit pas, on le voit, d’un simple désajustement local. On ne pourra trouver de solution cohérente que par une remise en cause des institutions financières (et de l’Euro), ainsi que celles qui gèrent le degré d’ouverture de notre économie.

De cela, il convient de se souvenir avant de voter, que ce soit demain dimanche ou dans d’autres occasions.

 

[1] http://www.lexpress.fr/emploi/le-chomage-tuerait-entre-10-000-et-20-000-personnes-par-an_1664330.html

[2] http://goofynomics.blogspot.fr/2013/12/leau-mouille-et-le-chomage-tue.html

[3]. Dans une bibliographie aujourd’hui en pleine expansion, voir S. Bejean, H. Sultan-Taieb et C. Trontin, « Conditions de travail et coût du stress : une évaluation économique », Revue française des affaires sociales, n° 2, 2004 ; P. Legeron, Le Stress au travail, op. cit. ; Coll., « Expositions aux contraintes et nuisances dans le travail. SUMER 1994 », Les Dossiers de la DARES, n° 5-6, Paris, La Documentation française, 1998 ; I. Niedhammer, M. Goldberg et al., « Psychosocial factors at work and subsequent depressive symptoms in the Gazel cohort », art. cité.

[4]. Voir M. Sapir, La Formation psychologique du médecin, Paris, Payot, 1972 ; M. Sapir (éd.), Formation à la relation soignant-soigné, Grenoble, La Pensée sauvage, 1989.

[5]. L. Chertok et M. Sapir (éd.) La Fatigue, Toulouse, Privat, 1967 ; P. Aboulker, L. Chertok et M. Sapir, Psychologie des accidents, Paris, Expansion scientifique française, 1961.

[6]. P. Lunde-Jensen et I. Levy, « A model for assessing the costs of stressors at national level : socio-economic costs of work stress in two EU member states », European Foundation for the Improvement of Living and Working Conditions, Bruxelles, 1996.

[7]. D. Ramaciotti et J. Perriard, « Les coûts du stress en Suisse », Genève, Groupe de psychologie appliquée (GPA) de l’université de Neuchâtel et ERGOrama, 2001.

[8]. Il faut cependant remarquer que cette approche est parfaitement cohérente avec la doctrine néolibérale et ses fondements néoclassiques. La valeur correspond à l’utilité subjective perçue par les individus. Si l’on récuse cette approche dans l’évaluation des coûts du « stress au travail », alors, pour être cohérent, il faut la récuser quant à l’identification des prix de marché comme des prix « vrais »…

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

 

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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 21:02

 

Source : http://www.latribune.fr

 

Marché du travail : le Medef, adepte du "toujours plus"

Jean-Christophe Chanut  | 

 

 

L'organisation de Pierre Gattaz veut aller beaucoup plus loin dans la flexibilisation du marché du travail

L'organisation de Pierre Gattaz veut aller beaucoup plus loin dans la flexibilisation du marché du travail (Crédits : reuters.com)

 

Le Medef a transmis un document de travail aux organisations syndicales dans lequel il présente ses suggestions pour davantage flexibiliser le marché du travail: instauration d'un contrat de projet, possibilité de conclure des accords dérogeant aux règles légales de la durée du travail, réforme de la procédure prud'homale, etc.

Durée du travail, contrat de travail, organisation du travail.... Autant de sujets, où, selon le Medef « il faut aller beaucoup plus loin », selon les propres termes de son document de travail envoyé aux organisations syndicales dans le but de préparer la rencontre du 3 avril avec le gouvernement afin de tirer le bilan de la loi sur la sécurisation de l'emploi de 2013, elle-même issue de l'accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier 2013 sur le marché du travail.

Dans son rapport, le Medef n'y va pas par quatre chemins et égrène, une fois encore, toutes les réformes qu'il conviendrait de mener en France pour restaurer la « confiance » des chefs d'entreprise et les inciter à embaucher : instauration d'un contrat de projet, possibilité de déroger simplement aux règles régissant le temps de travail, plafonnement des dommages et intérêts accordés par les Prud'hommes, etc. De très vieilles antiennes sans cesse remises au goût du jour.

Mais, tactiquement, l'organisation de Pierre Gattaz est totalement dans son rôle. Face à un gouvernement en plein désarroi devants les chiffres catastrophiques du chômage, le Medef n'a aucune gêne à avoir. Il pousse méthodiquement ses pions. Et ce d'autant plus qu'il sait avoir une oreille favorable, avec la présence au ministère de l'Economie d'Emmanuel Macron, plutôt bienveillant à l'égard des demandes patronale.

Intelligemment, de surcroît, le Medef met de l'eau dans son vin en ôtant la critique systématique et en évitant l'éternel procès en « immobilisme » fait au gouvernement. Au contraire, il reconnaît « que la France a engagé une mutation en profondeur de son modèle social », notamment à travers l'ANI de 2008 sur la modernisation du marché du travail et celui de 2013 sur la sécurisation de l'emploi.

 

Le Medef reconnaît des avancées dans la flexibilité du marché du travail

Le Medef se félicite que la transformation du marché du travail vers la « flexisécurité » soit engagée. Il salue l'instauration de la rupture conventionnelle du contrat de travail qui permet une séparation à l'amiable. Tout comme il applaudit la refonte totale des règles du licenciement collectif intervenue dans la loi de 2014 qui a permis « de diviser par quatre le taux de recours contentieux devant les tribunaux »... Pour une fois que le Medef le reconnaît ! La simplification des règles sur le chômage partiel trouve également grâce aux yeux du Medef. Pour autant, le Medef n'est pas satisfait. Pour lui, " il faut aller beaucoup plus loin, et sans attendre". Ses propositions ont le mérite de la clarté.

 

Pouvoir contourner les Prud'ommes et instaurer un contrat de projet


Pour réduire "l'excessive rigidité française du contrat de travail qui entraîne une peur de l'embauche", le Medef propose d'insérer dans le contrat de travail en CDI des "motifs incontestables" de rupture. Ainsi, le salarié acceptant ces motifs en signant son contrat n'aurait plus la possibilité de contester aux prud'hommes son licenciement pour les raisons préfixées, comme "une baisse du chiffre d'affaires" ou "la perte d'un marché".

Le Medef remet aussi sur la table sa proposition de "contrat de projet", un CDI à durée déterminée qui prend fin quand un projet est achevé, à l'image de ce qui est déjà possible dans le BTP. Une vielle idée patronale qui trouve son origine dans le fameux rapport « de Virville », du nom de Michel de Virville, secrétaire général du groupe Renault, qui avait émis en 2004 des propositions pour assouplir le marché du travail. Ce contrat de projet permettrait de se séparer « automatiquement » et sans contentieux possible d'un salarié une fois la mission achevée. Autre avantage pour les entreprises : à la différence du CDD, il n'y aurait aucun versement d'une prime de précarité à l'issue du contrat de projet.

 

Des accords pour déroger aux règles sur la durée du travail est les rémunérations

Le Medef plaide également pour une plus grande sécurisation de la procédure prud'homale avec la fixation de plafonds pour les éventuels dommages et intérêt, ainsi qu'un recours plus facile à la « transaction » entre employeurs et salariés pour éviter les prud'hommes. Sur ce terrain-là, l'actuel projet de loi Macron sur la croissance lui donne en grande partie satisfaction en prévoyant des règles assez identiques.

L'organisation de Pierre Gattaz souhaite aussi (et surtout) revenir sur le dispositif des  "accords de maintien de l'emploi" prévu par l'ANI du 11 janvier 2013. Elle sait pouvoir trouver l'appui d'Emmanuel Macron sur ce point puisque le ministre voulait l'insérer initialement dans son projet de loi sur la croissance. Ces accords - qui doivent être signés par des syndicats représentant au moins 50% des salariés - permettent de diminuer ou augmenter la durée du travail et/ou baisser la rémunération dans les entreprises rencontrant de grandes difficultés. Ces accords sont conclus pour une durée maximale de 2 ans.

Le Medef estime que ces accords n'ont pas pu se développer - seule une petite dizaine ont été conclus - du fait de l'existence de trop de contraintes. Il demande donc de supprimer la condition de « graves difficultés conjoncturelles ». Pour le Medef cela « permettrait de développer les accords de compétitivité dits offensifs pour permettre à des entreprises de dynamiser la compétitivité afin de conquérir de nouveaux marchés ». Autrement dit, de tels accords permettraient subtilement de totalement contourner la législation sur les 35 heures légales qui ne constitueraient plus le seuil de déclenchement des heures supplémentaires. Un salarié pourrait donc être contraint de travailler plus sans gagner plus, voire même de subir une baisse de salaire. De surcroît, le Medef souhaite que le simple fait de refuser cette règle puisse justifier le licenciement individuel économique du salarié. L'entreprise n'aurait aucune autre justification à apporter pour expliquer le licenciement, ce qui n'est pas le cas actuellement.Reste à savoir s'il y aura des syndicats pour signer ce type d'accord dans une entreprise qui n'est pas en difficulté.

Mais le Medef, qui n'est jamais à court d'imagination, émet aussi beaucoup d'autres propositions qui touchent à tous les aspects du droit du travail : la mobilité « volontaire » des salariés entre entreprises, le contrat de travail intermittent, le temps partiel, etc. A défaut de proposer du neuf, il faut reconnaître que l'organisation patronale a de la constance dans ses idées...

 

Jean-Christophe Chanut

Jean-Christophe Chanut

@jcchanut

 

Source : http://www.latribune.fr

 

 

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