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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 15:03

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

ça bouge ! Transition

Le festival des utopies concrètes prépare l’avenir pendant que certains ressassent le passé

par

 

 

 

Comment tout savoir sur les actions « zéro déchets », sur les coopératives d’énergies renouvelables, sur les villes sans voitures, sur la manière de créer des emplois d’utilité sociale... ? Ces initiatives seront présentées et débattues lors de la quatrième édition du festival des utopies concrètes qui se tient du 24 au 30 septembre à Paris. Pendant que certains politiques délirent sur les Gaulois ou les dynasties royales, des citoyens engagés préparent l’avenir ! Basta ! relaie le programme.

 

Continuer à mettre en visibilité les alternatives locales et les résistances de Région Parisienne, telle est l’ambition de la quatrième édition du Festival Utopies Concrètes (24 au 30 septembre) qui débutera par une « avant première » le mercredi 21 septembre à 19h30 à la Générale, 14 avenue Parmentier, par une performance de Christophe Bonneuil (historien des sciences) et John Jordan (artiviste).

 

Le samedi 24 septembre, la ZUC (Zone d’Utopies Concrètes) organisée le long du Bassin de la Villette au niveau du 55 quai de Seine, regroupera de nombreuses associations, collectifs, coopératives pour présenter une large palette d’alternatives, d’expérimentations et de résistances en Ile-de-France.

 

Le dimanche 25 septembre, le Festival organisera plusieurs activités dans le cadre de la Journée sans Voiture.

 

Les jours suivants proposeront à Paris et en Ile-de-France, de multiples rendez-vous, des projections, des soirées conviviales et solidaires autour de la question des déchets, des projets d’énergie renouvelables en Ile de France, du lien entre travail et transition, etc....

 

Le Festival souhaite être un moment de réflexion, de rencontres et d’actions, autour d’échanges, de partages et de retours d’expériences à partir d’initiatives locales sur des thématiques aussi vastes que l’agriculture urbaine ou péri-urbaine, l’alimentation, le recyclage, l’énergie, les transports, les monnaies complémentaires, l’habitat collectif ou partagé, les systèmes d’échanges locaux…

 

Le Festival des Utopies Concrètes entend susciter l’émergence de nouvelles alternatives sur les territoires, à Paris et en Ile-de-France, mais aussi d’imaginer des formes d’utopies concrètes permettant une transformation de la société à travers des pratiques et des réflexions collectives. Avec pour objectif, d’encourager la construction de modes de vie résilients, pour résister aux secousses économiques, sociales et environnementales.

 

Le programme complet du Festival des Utopies Concrètes 2016 est à retrouver sur
http://festivaldesutopiesconcretes.org/au-programme-du-fuc-2016/

 

- L’occasion de redécouvrir notre carte des alternatives en Ile-de-France :

 

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 16:00

 

Source : http://positivr.fr/rennes-autosuffisance-alimentaire-incroyables-comestibles-agroecologie/

 

 

Rennes : 210 000 habitants vers l'autosuffisance alimentaire !

 

 

 

Le genre de décision qui ne fait pas de bruit... mais qui annonce pourtant un changement radical de notre manière de vivre et de consommer !

 

 

L’autosuffisance alimentaire n’est pas une utopie, c’est un objectif réaliste et nécessaire ! Après Albi, une deuxième grande ville française en a d’ailleurs pris conscience et s’est lancée dans un ambitieux programme de transition citoyenne et écologique. Gros plan sur une initiative exemplaire !

 

Cette ville qui emboite le pas à Albi, c’est Rennes. Pour ne jamais manquer de rien, soutenir la vie économique locale et garantir une nourriture saine et non polluante à ses enfants, la collectivité a voté le 27 juin dernier une délibération qui, mine de rien, pourrait changer la vie de ses 210 000 habitants !

 

Source : Wikipedia
Source : Wikipedia

Pour atteindre l’autonomie alimentaire, la municipalité dispose d’un espace de production agricole de proximité estimé à 30 000 hectares. Mais la surface ne fait pas tout.

Les élus ont en effet décidé de mettre le paquet sur le bio, sur l’agriculture urbaine, l’agro-écologie, la permaculture, les Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap), les circuits-courts, l’éducation à l’alimentation saine… et sur la collaboration de tous les habitants !

Source : Shutterstock
Source : Shutterstock

En effet, l’autosuffisance alimentaire n’est possible qu’avec une participation massive des citoyens. Ceux-ci seront donc invités et encouragés à être des consommateurs éclairés… mais aussi à devenir eux-mêmes des producteurs consciencieux !

Source : Les Incroyables comestibles

Source : Les Incroyables comestibles

 

Le programme est d’ailleurs soutenu par les Incroyables comestibles de Rennes dont l’ambition est la reconquête, par les habitants, des zones urbaines. Objectif : que chacun se mette à faire pousser des fruits et légumes bio partout où c’est possible pour une redistribution gratuite et collective de la production !

« Penser global, agir local » : la célèbre expression de Jacques Ellul prend ici tout son sens. Le changement viendra du bas, ou ne viendra pas. Albi et Rennes montrent l’exemple. On en parle à nos maires ?

Pour rappel : le projet d’Albi en vidéo :

 

 

Manger bien et ne jamais manquer de rien tout en respectant la planète… Certaines décisions simples et concrètes prises dans l’anonymat des conseils municipaux de Province valent bien certaines conférences internationales !

Voici, en vidéo, la délibération qui pourrait tout changer (le ton est très sérieux… mais c’est parce que le sujet l’est aussi !)

 

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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 15:43

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

ça bouge ! Information indépendante

« mMiaou ! » : un quizz pour savoir quel média libre est fait pour vous

par

 

 

 

« Mon Média indépendant, alternatif ou utopiste » – mMiaou – est un site réalisé par un petit groupe d’amis bénévoles attachés à la pluralité et l’indépendance des médias. Si vous suivez l’actualité mais que vous saturez d’une certaine uniformisation éditoriale, si vous êtes en quête d’articles en accès libre ou payants visant à donner davantage de sens à l’information, alors mMiaou peut vous aider à trouver un média indépendant, alternatif ou utopiste qui colle à vos envies. Amusez-vous avec son quizz.

C’est un site ludique en forme de quizz lancé fin mai par trois amis qui vise à faire découvrir des médias indépendants, alternatifs ou utopistes, les « mMiaou ». Yacine, Julien et Clément travaillent dans le numérique. Mais dans leur temps libre, il lisent la presse, et sont attachés au pluralisme des médias. Dans leur entreprise, ils constatent que beaucoup de leurs collègues discutent plus volontiers de faits divers ou des petites phrases qui « font le buzz », tout en étant curieux des questions d’actualité et se disant insatisfaits de son traitement par les médias traditionnels.

Les trois ont donc eu l’idée d’un jeu permettant à chacun de trouver le média indépendant, alternatif ou utopiste qui lui correspond. Parce qu’il leur apparait d’utilité publique qu’un maximum de personnes puissent s’informer via des médias qui n’appartiennent pas à de grands groupes industriels ou financiers et qui ne recherchent pas à rentabiliser des articles, mais simplement à informer librement.

Le résultat ? Un site ludique qui fait découvrir une quarantaine de médias qui répondent aux critères d’indépendance, de traitement alternatif de l’information ou d’un parti-pris utopiste. La sélection des médias disponibles sur mMiaou n’est bien entendue pas exhaustive et a vocation à s’enrichir.

 

Le site : www.mmiaou.fr
Pour tout contact : mail, twitter ou facebook

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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 16:51

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

Face au pessimisme ambiant, ils agissent, font bouger la société à petite ou grande échelle.
Le Monde est allé à leur rencontre.

 

Jocelyne Fort

et sa terre de formation

Jocelyne Fort ne voulait pas vendre sa ferme. Elle voulait transmettre son savoir-faire. Elle a transformé son exploitation en espace de formation pour jeunes agriculteurs.

La salade du jardin trône sur la table, à côté des fraises fraîchement cueillies. « Un peu trop sucrées pour moi », commente Jocelyne Fort en en croquant une. « Je râle tout le temps ! », se justifie-t-elle dans un éclat de rire. Puis, plus sérieuse : « Mais je pense que c’est nécessaire. » C’est ce trait d’un caractère affirmé qui a permis à la maraîchère, sur le point de prendre sa retraite, d’inventer une seconde vie pour son exploitation de 18 hectares, en la transformant en un espace de formation pour jeunes agriculteurs.

Pourtant, ce ne fut pas aussi simple qu’elle l’espérait. Car Jocelyne ne voulait pas vendre. « Un gros exploitant, qui avait 400 hectares, là-bas derrière », raconte-t-elle en pointant l’horizon, était prêt à lui racheter son domaine,qu’elle a construit en 2000 avec son compagnon, Jean-François. Une proposition balayée d’un geste par la paysanne. « Pas question de vendre mes terres à n’importe qui. Je me suis battue pour en arriver là », dit-elle, catégorique.

 

« Comme une voleuse »

« Là », c’est la ferme La Roustide, à Jonquières-Saint-Vincent (Gard), dont l’intégralité des fruits et légumes biologiques sont vendus directement au consommateur. Ce circuit court des associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP) fonctionne sur le principe du partenariat : le consommateur s’engage, plusieurs mois à l’avance, à acheter au producteur un panier chaque semaine. « Je ne voulais pas laisser tomber mes “amapiens”. S’ils n’avaient pas été là, je ne m’en serais pas sortie », explique avec pudeur Jocelyne.

 

Photo de Arnold Jerocki

Au début des années 2000, après des années à travailler pour des grossistes étrangers, qui vendaient l’essentiel de leur production en Suisse et en Allemagne, Jocelyne et Jean-François commencent à connaître des difficultés financières. La production bio est en plein essor, mais les consommateurs encore frileux. Ils ne peuvent pas lutter face à la concurrence de plus grosses exploitations. Seuls les légumes calibrés trouvent preneurs.« Un melon devait peser entre 750 et 900 grammes et une courgette mesurer entre 14 et 18 cm », se remémore Jocelyne. Les légumes qui ne rentrent pas dans les clous partent à la broyeuse, et avec, une partie du chiffre d’affaires. Une aberration : « A quoi ça sert de faire ce métier si c’est pour jeter ? »

« Je nourris les gens »

Le couple se déclare en cessation de paiement en août 2005 et demande un redressement judiciaire. Deux mois plus tard, Jocelyne se retrouve au tribunal de grande instance de Nîmes. « C’était un moment très difficile. J’avais 50 ans, j’avais travaillé toute ma vie et je me retrouvais comme une voleuse, devant une juge », se remémore-t-elle, encore émue. Son plan : se reconvertir en AMAP, une idée soufflée par un fournisseur quelques mois auparavant. « J’ai convaincu la juge sans savoir exactement ce que c’était », sourit-elle. Il ne lui a fallu que quelques mois pour savoir qu’elle avait fait le bon choix. Aujourd’hui, Jocelyne « nourrit » chaque semaine 250 familles, qui lui ont fait confiance et dont la plupart sont devenus des amies.

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Photo de Arnold Jerocki

 

Il y a quatre ans, la maraîchère a commencé à aspirer à une vie un peu plus tranquille. Elle qui intervenait déjà dans les écoles pour faire connaître son métier suit alors une formation sur la transmission. C’est le déclic. Jocelyne veut transmettre, s’assurer qu’une autre génération va prendre la relève et faire perdurerun métier qui, selon elle, se perd. Tout autour, dans la région, l’agricultrice a vu les exploitations de maraîchage se réduire comme peau de chagrin. Jocelyne se définit comme une « terrienne. Je nourris les gens. Et je me bats parce que, si on ne forme pas de nouveaux paysans, à part les industriels, qui les nourrira dans dix ans ? »

 

« A 3 ans, dans les champs »

Elle se met alors en quête d’un repreneur prêt à conserver la certification bio, mais aussi ses amapiens. En parallèle, elle achète dans les Cévennes une maison pour y créer des chambres d’étape et 2 hectares de terres qu’elle compte cultiver avec son compagnon. Mais pendant trois ans, elle ne trouve aucun candidat sérieux à la reprise de l’exploitation parmi les jeunes en reconversion professionnelle qui sortent de formation agricole. Selon elle, ils n’étaient pas prêts : « A l’école, on informe, c’est sur le terrain qu’on se forme. » Fille d’agriculteurs, Jocelyne a tout appris auprès de ses parents. « A 3 ans, on est dans les champs, à 15, on fait les marchés. Un enfant de paysan, il sait faire. »

Retrouvez le deuxième portrait de notre série #CeuxQuiFont : Ryad Boulanouar, le compte sans banque

Une nouvelle fois, la maraîchère doit rebondir. Elle prend conscience que si elle veut transmettre à un jeune agriculteur son exploitation, elle doit le former. A la fin de 2015, Jocelyne entrevoit la solution avec la couveuse agricole Coup d’pousses – dont elle est vice-présidente – qui lui propose de faire de La Roustide une terre de formation en y installant plusieurs apprentis paysans, sous la direction de Laurent, le chef des cultures… celui-là même à l’origine de l’idée de l’AMAP. L’objectif pour ces futurs maraîchers : apprendre un savoir-faire en un à trois ans et lancer leur propre affaire.

Mais pour mettre en œuvre ce projet, Coup d’pousses avait besoin d’argent, notamment pour lui racheter son matériel agricole. Ce sont ses amapiens qui ont une fois de plus répondu présent, sous forme de prêts et de dons à l’association, complétés par une collecte en ligne. Au début de juin, un premier « couvé » est arrivé à La Roustide. Il sera bientôt suivi par cinq autres. Quant à Jocelyne, elle prépare ses valises. Le départ pour les Cévennes est prévu la semaine prochaine.


 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 14:21

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Alternative

Grâce au recyclage, une association permet aux familles populaires d’acquérir un ordinateur pour 50 euros

par

 

 

 

A Montgeron en Essonne, mais aussi dans les communes voisines de Corbeil et de Ris-Orangis, un réseau de ressourceries récupère les objets en fin de vie pour leur offrir une seconde jeunesse et les remettre en circulation. Mais La fabrique à neuf va plus loin : elle répare les ordinateurs pour les revendre à tout petit prix, propose des ateliers de couture et des contrats-aidés, transforme le design des objets pour leur donner une nouvelle utilité. Un ensemble d’activités à la confluence de l’action sociale et de l’écologie pratique, sur un territoire où chômage et pauvreté entretiennent habituellement les barrières. Basta ! a rencontré ses animateurs.

 

Pour découvrir ce reportage en grand format, cliquez sur la photo ci-dessous.


La localisation semble parfaite. D’un côté, un monument quasi historique, l’hôtel-restaurant Le Réveil Matin, d’où partit le tout premier tour de France, le 1er juillet 1903. De l’autre, un centre commercial ainsi que la plus grande coopérative d’aliments bio d’Essonne. Au milieu trône crânement la ressourcerie de Montgeron, un établissement qui se donne pour mission de remettre en usage certains objets et matériaux habituellement considérés comme des déchets. L’établissement, qui comprend une boutique et un site de dépôt, est l’une des ressourceries lancées dans le département par l’association La fabrique à neuf, à Montgeron, Corbeil-Essonnes et Ris-Orangis.

La ressourcerie de Montgeron récupère ainsi les déchets de « monsieur et madame tout le monde », de même que ceux d’entreprises, d’associations ou de collectivités. Ce type d’établissement, parfois appelé « recyclerie », s’attèle à sortir du cycle de l’enfouissement la plus grande part possible des déchets que nous produisons. En 2012, les Franciliens ont jeté en moyenne 472 kg d’ordures ménagères par an et par personne. A la même période, la moyenne nationale était de 590 kg par habitant.

 

 

Récupérer et remettre en circulation les objets

« A la ressourcerie, nous récupérons tous ce dont les gens ne veulent plus : mobiliers, vaisselle, hi-fi… Des encombrants jusqu’aux objets des vide-grenier, présente fièrement Fabrice Boutard, dynamique trentenaire qui, lorsqu’il n’anime pas la tranche matinale d’une radio francilienne, est bénévole à La fabrique à neuf. Une partie des objets nécessitent un coup de chiffon ou un tour de vis pour leurs redonner une seconde vie, puis on les revend à un tarif solidaire. C’est une forme de recyclage. »

 

 

Tous les objets récupérés ne subissent pas le même traitement. D’abord, parce que tous ne sont pas usagés. « Nous récupérons ou recevons plein d’objets neufs. Certains sont encore dans leur emballage d’origine ! » Cyril Henry, un quarantenaire directeur de la boutique de Montgeron, en est sidéré. Inquiet de l’état de la planète qu’il léguera à ses enfants, il s’est reconverti ici après avoir été régisseur dans le cinéma. « J’étais déjà "maître compost", et je me suis dit que ce que l’on pouvait faire dans le compost, on devait pouvoir le faire avec les déchets non-organiques. »

 

L’upcycling : concevoir de nouveaux produits à partir des anciens

Cyril et l’équipe de La fabrique à neuf ne se contentent pas de valoriser la matière en donnant un coup de neuf à d’anciens produits. Ils repensent parfois totalement leur usage et leur design pour créer un nouvel objet, dont la qualité peut en être améliorée. C’est ce que l’on appelle l’upcycling ou, en français plus académique, le surcyclage. A Montgeron, on utilise des éclairages industriels pour concevoir des lampes de maison branchées. On fusionne des livres et des abats-jours ; on transforme une montagne d’ouvrages en comptoir avant-gardiste ; une ligne de joueurs de baby-foot devient un porte-manteaux.

 

 

La fabrique à neuf entend valoriser un autre modèle de consommation. « Nous voulons contribuer à changer le regard que la société porte sur les déchets, en suggérant qu’il s’agit d’une ressource plutôt que d’un rebut dont il faudrait se débarrasser », développe Fabrice. « Nous voulons aussi et surtout que les gens se rendent compte de la folie que représente la surconsommation dans laquelle nous baignons, complète Cyril. Exception faite des chineurs et les collectionneurs — qui sont les bienvenus ! — la plupart des gens ne viennent pas ici pour chercher un objet superflu, mais au contraire quelque chose dont ils ont besoin ».

 

A prix modique, donner une seconde vie aux ordinateurs

C’est de la volonté combinée de lutter contre la surconsommation et d’offrir une réponse à certains besoins, que Fabrice a lancé une initiative originale. Son constat : les ordinateurs dont les gens se débarrassent régulièrement ne sont souvent ni cassés ni irréparables. « Pour la plupart ils sont juste remplis de virus qui dégradent le fonctionnement du système. Dans d’autres cas, complète-t-il, ils sont victimes de l’obsolescence programmée », cette pratique des industriels qui consiste à réduire artificiellement la durée de vie d’un produit, en vue d’inciter son utilisateur à en acheter un nouveau.

 

 

« Nous pouvons donner une seconde vie aux ordinateurs », parie Fabrice, qui a montré la viabilité du projet aux autres ressourceries du réseau. En nettoyant tel ordinateur, en empruntant une pièce de celui-ci pour l’installer sur celui-là... c’est près d’une centaine de machines qui ont été vendues à des prix imbattables. 50 euros pour un ordinateur fixe complet — tour, clavier, souris, écran — 40 euros pour un portable, 30 euros pour une tour seule ! « Nous faisons passer le message qu’un ordinateur à 800 euros n’est pas indispensable, à moins de jouer à des jeux vidéos dernier cri. Si c’est pour aller sur internet, regarder des vidéos, rédiger du courrier, les ordinateurs que nous proposons sont parfaitement suffisants, martèle Fabrice avec passion. Ça fait du bien de voir les gens repartir avec des étoiles pleins les yeux ! »

 

 

Action sociale et conscience environnementale

La clientèle de La fabrique à neuf est souvent loin d’être aisée. En 2012 à Montgeron, le taux de chômage avoisinait 10%, et le taux de pauvreté 14%. A Corbeil-Essonnes non loin de là, le chômage était supérieur à 16%, le taux de pauvreté à 25%. A Ris-Orangis encore, 13% de chômage et 18% de pauvreté. Fabrice pense à Patricia, dont le vieil ordinateur « était tellement lent, tellement plein de virus » qu’il ne marchait plus. Une vraie catastrophe, car elle ne pouvait plus faire ses démarches auprès de la CAF, du Pôle emploi et des autres services publics. « Quand elle est partie avec son ordinateur à 30 euros, nous savions que nous avions modestement changé sa vie », se souvient Fabrice, encore ému.

La même émotion saisit Cyril lorsqu’il raconte une anecdote similaire : « Je me souviens d’un couple qui était dans une situation sociale difficile, qui ne pouvait plus faire de courses pour le plaisir. Lui a découvert la ressourcerie, qu’il a fait connaître à sa compagne. Ils sont venus y faire des courses et sont repartis avec bonheur et une forme de dignité retrouvée. Ce que nous offrons aux gens, c’est aussi une forme de pouvoir d’achat et nous en sommes très fiers. »

 


 

Les actions de la ressourcerie ne s’arrêtent pas là. A l’étage de la boutique de Ris-Orangis, Lætitia, 37 ans, directrice des magasins de Corbeil et de Ris-Orangis, assure un atelier couture pour Kani et Assa, deux jeunes adolescentes vivant dans un quartier mitoyen. Qu’il s’agisse de leur public ou des salariés sous contrats aidés, les animateurs de La fabrique, ancrés dans le secteur de l’économie solidaire, se pensent comme des bâtisseurs de lien social. Mieux, ils œuvrent à ce qu’ils qualifient volontiers d’écologie populaire. « L’association a été fondée sur l’idée de convergence entre motivations sociale et environnementale, rappelle Lætitia. Nous ne sommes pas intrinsèquement écolos, mais nous avons quand même une véritable sensibilité en la matière ».

Eros Sana (texte et photos)

 

Cet article a été réalisé dans le cadre du projet Médias de proximité, soutenu par le Drac Île-de-France.

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 21:02

 

Source : https://www.objectifgard.com

 

BESSÈGES L’ouverture d’une épicerie solidaire fait des heureux

Malik est à l'origine de l'ouverture de l'épicerie solidaire. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Malik est à l'origine de l'ouverture de l'épicerie solidaire. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

 

 

Depuis le 5 juillet, une épicerie pas comme les autres a ouvert ses portes à Bessèges. Elle propose des produits peu coûteux pour celles et ceux qui ont du mal à joindre les deux bouts.

Cagettes de fruits et légumes à prix cassés, paquets de gâteaux à moins de un euro, maillot de bain à deux euros seulement… : la note n’est jamais salée lorsque les clients ressortent de l’épicerie solidaire de Bessèges. Installée au sein de la zone industrielle de Conroc, elle accueille depuis son ouverture de nombreux habitants du secteur qui n’ont pas toujours les moyens d’aller faire leurs courses dans les hypermarchés classiques.

« Il n’y a pas de travail ici. La zone est complètement sinistrée », déplore le Moliérois Malik Belazzoug, à l’origine du projet. Le quadragénaire, connu pour son engagement auprès de la jeunesse en difficulté, œuvre déjà au sein de l’entente sportive molièroise solidaire pour sortir certains de leur déchéance. Il a même réussi à faire signer des contrats aidés à deux d’entre eux. Et il n’a pas voulu en rester là. « J’avais envie de continuer à rendre service », confie-t-il pour expliquer l’ouverture de cette épicerie.

Aménagée dans un bâtiment de 150 m², les produits proposés sont issus du déstockage de certaines enseignes, sauf pour les fruits et légumes achetés chez un grossiste. « Rien n’est périmé », souligne t-il. En plus de l’alimentaire, des outils de bricolage en tous genres ou encore des accessoires sont aussi vendus à des coûts dérisoires. « Tout le monde peut venir s’approvisionner ici », insiste Malik. Au départ, ce sont d’abord les plus démunis qui ont poussé la porte du magasin avant d’être suivis par « des gens qui touchent le Smic et ne s’en sortent pas ».

Du mardi au dimanche, cinq bénévoles donnent de leur temps pour assurer le bon fonctionnement de l’épicerie. D’ici plusieurs mois, Malik espère embaucher un jeune en contrat d’avenir et faire ainsi un heureux de plus dans le bassin bességois.

Ouverture du mardi au samedi de 9h à 12h30 et de 16h à 19h30 et le dimanche de 9h à 13h.

 

Lire aussi :

MOLIÈRES-SUR-CÈZE Sortir les jeunes de leurs difficultés grâce au sport

 

 

Source : https://www.objectifgard.com

 

 

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 12:56

 

Source : http://alternatives.blog.lemonde.fr

 

 

Le Chef Raoni lance un mouvement mondial de défense de la planète

 
 
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Capture d'écran 2016-07-17 17.40.10

Leur appel au don rencontre un franc succès sur le web : depuis le 21 juin dernier, plus de 133 000 euros (sur un objectif de 150 000 euros) ont été collectés, et l’événement qu’ils préparent se veut unique dans l’histoire de l’Humanité. En rassemblant des centaines de représentants de peuples indigènes du monde entier et leurs principaux alliés, le Cacique Raoni, 86 ans, souhaite enfin concrétiser son aspiration à l’union mondiale des peuples.

 

Du cri d’alarme au cri de ralliement

« Il y a bien longtemps, un sage a dit « quand le dernier arbre aura été abattu, quand la dernière rivière aura été empoisonnée, quand le dernier poisson aura été pêché, alors on saura que l’argent ne se mange pas »… ce temps approche » déclare le chanteur Bernard Lavilliers, fraîchement revenu d’Amazonie, dans la vidéo ci-dessous :

Expliquant les raisons pour lesquelles les forêts sont saccagées (l’or, le minerais, le bétail, le soja, l’huile de palme, les grands barrages, etc.) et l’océan sur-pollué ou surexploité, il vient ainsi de rejoindre officiellement le rang des personnalités engagées auprès du Chef Raoni, représentant bien connu en France du peuple Kayapó, au Brésil. Avant lui, c’est l’acteur Pierre Richard, lui aussi face caméra, qui interpellait : « On ne peut pas continuer comme ça (…) investir pour les gardiens de mère nature, c’est investir pour nous-mêmes, nos enfants, nos petits enfants… »

 

Un soutien au mouvement des Gardiens de la Terre qui s’ajoute à celui de deux autres figures de l’écologie : Nicolas Hulot (président de la Fondation Nicolas Hulot) et Paul Watson (le défenseur de l’océan fondateur de Sea Sheperd) que l’on a plus souvent l’habitude d’entendre sur ces sujets

 

Tous s’unissent ainsi à la cause du Cacique Raoni et à la mission qu’il a confiée à l’ONG Planète Amazone. Objectif ? Réunir dans une dynamique encore inexistante les populations autochtones qui aujourd’hui représentent 370 millions d’individus regroupés dans plus de 70 pays, sur cinq continents. Si elles forment plus de 5.000 groupes différents et parlent plus de 4.000 langues, la plupart risquent de disparaître d’ici à la fin du XXIème siècle.

« L’alliance des gardiens de la nature vient d’un rêve du Grand Chef Raoni « , explique Gert-Peter Bruch, fondateur de Planète Amazone, « il veut générer une dynamique avec l’ensemble des peuples indigènes afin que leur cause soit plus efficace. Il ne s’agit pas pour eux de rester à l’âge de pierre, mais de s’intégrer à l’évolution sans subir les méfaits de la soit-disant ‘modernité’ des pays développés « . Raison, donc, de son appel au rassemblement véhiculé dans la vidéo suivante…

 

Sept autres chefs indiens tels que Davi Kopenawa Yanomami (rendu célèbre en France par le chef d’œuvre de l’anthropologue Bruce Albert « la chute du ciel »), les caciques Pirakuman et Aritana Yawalapiti ainsi que Afukaka et Tabata Kuikuro du parc du Xingu au Mato Grosso (qui ont fait face durant la dernière décennie à des déforestations records laissant peu à peu ce parc entièrement encerclé par les champs de monoculture de soja ou de coton ainsi que les pâturages) et Megaron Txucarramãe (le neveu de Raoni qui l’accompagne dans ces déplacements) se joignent à cette nouvelle dynamique.

 

Une alliance plus grande que nature

Lors du rassemblement organisé en septembre 2016 dans le village Kayapo de Piaraçu, des représentants indigènes et des personnalités engagées du monde entier seront invitées pour participer aux échanges (le tout sera filmé en caméra à 360°), mais aussi à l’ensemble des cérémonies et des présentations conçues pour faire aboutir la feuille de route et les propositions d’ores et déjà formulées par l’Alliance. « L’idée est que chaque année il y ait des rendez-vous en terres indigènes. C’est difficile d’allumer un calumet de la paix au sein de l’ONU, mais ça se fera au sein de l’alliance des gardiens de la nature. En s’organisant de la sorte nous serons en mesure de participer à la 22ième conférence internationale sur le climat (en novembre prochain à Marrakech, NDLR) et à tous les événements internationaux « , explique encore Gert-Peter Bruch.

De fait, les enjeux consistent aussi à jouer sur nos représentations de la Nature : les peuples indigènes en appellent à la diversité des cultures et des représentations pour répondre à l’urgence écologique. « Ces peuples entretiennent une relation ancestrale avec leur environnement, leur connaissance est basée sur d’autres approches que la science ou la technologie. Ils ne se sont pas déconnectés de la Nature et cherchent à préserver leurs savoirs, qui se perdent à une vitesse inégalée » note pour sa part Laurent Durieux, Conseiller Climat et Développement Durable de l’ambassade de France à Brasilia, membre organisateur. « Sans parler des jeunes indigènes qui ont honte de leurs origines et qui souhaite adopter sans concession le mode de vie occidental. C’est tout un système de réserves qui est en jeu. Il faut agir aujourd’hui car dans dix ans il sera bien trop tard « .

Pour Nicolas Bériot, ingénieur des ponts, des eaux et des forêts impliqué dans l’équipe organisatrice, « l’alliance va plus loin que les peuples indigènes, c’est un pont entre eux et ceux qui sont attachés à la défense de ces valeurs pour construire ensemble une nouvelle forme d’engagement. La maturité est venue pour une union sacrée d’hommes et de femmes conscients de leur dépendance à la terre « .

Si l’appel n’a à ce jour été lancé qu’en France, il va prochainement être lancé dans huit autres langues, avec un financement participatif spécifique pour le Brésil, afin que les fonds récoltés soient directement attribués à l’institut Raoni basé sur place. D’ici là, les organisateurs estiment que l’opération est déjà un succès : l’opération de financement participatif permet de faire connaître les combats menés par les peuples indigènes de façon inédite (les vidéos dépassent rarement les 100 000 vues, alors que le million a été dépassé sur cette opération). A moyen terme, la réussite s’évaluera sur la valorisation internationale du rassemblement (Gert-Peter Bruch est en train de réaliser un documentaire qui retrace la formation de l’alliance). Et à long terme, de fait, « ce sont la prise en compte et les retombées des propositions des peuples indigènes sur les solutions internationales apportées aux crises environnementales et climatiques que nous devrons évaluer » conclut Laurent Durieux.

Anne-Sophie Novel / @SoAnn sur twitter

 

 

 

Source : http://alternatives.blog.lemonde.fr

 

 

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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 20:05

 

Source : http://positivr.fr

 

Eco cooler : un climatiseur gratuit, écolo et sans électricité !

 

Composé de matériaux de récupération, ce rafraîchisseur d'air peut être reproduit par n'importe qui pour trois fois rien. Et ça marche !

 

 

En matière d’économie d’énergie, les systèmes les plus rudimentaire sont parfois les plus surprenants. L’exemple qui va suivre en est la parfaite illustration : des ingénieurs du Bangladesh ont mis au point un climatiseur 100 % écolo… qui n’a besoin d’aucune électricité pour fonctionner ! Gros plan sur une invention exemplaire et pleine de bon sens.

L’Eco cooler (c’est le nom de ce drôle d’engin) a été créé par Grameen Intel Social Business, une entreprise qui oeuvre pour trouver des solutions technologiques accessibles à toute la population.

 

 

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Source : Grameen Intel

Pourquoi avoir travaillé sur une clim’ low cost ? Parce que le Bangladesh est très régulièrement soumis à de grandes chaleurs (jusqu’à 45°) et que la population en souffre énormément : la plupart des maisons sont en tôle et la température y atteint des sommets.

Le cahier des charges était donc simple, mais très ambitieux ! Il fallait mettre au point un rafraîchisseur d’air à la fois écologique, efficace… et bon marché ! Quelques mois plus tard, le défi est remporté haut la main : l’Eco cooler remplit toutes ces conditions…

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Source : Grameen Intel

A partir d’une simple planche et de quelques bouteilles en plastique, on peut désormais faire chuter la température de 5° en quelques minutes seulement !

Le principe est très simple. Pour le comprendre, faites ce test : si vous soufflez sur votre main avec votre bouche grande ouverte, vous sentirez un air chaud. En revanche, si vous vous pliez au même exercice avec la bouche ouverte à son minimum, vous sentirez un air froid. Pour baisser la température de l’air, l’Eco coller utilise tout simplement ce système de différence de pression !

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Source : Grameen Intel

Les bouteilles en plastique sont coupée sen deux puis fixées sur une planche. Cette planche est ensuite accrochée telle une fenêtre, côté goulots à l’intérieur de la maison. Ainsi, l’habitation est ventilée par un air naturellement refroidi !

C’est génial, mais ce n’est pas tout : Grameen Intel Social Business n’a aucune intention de se faire le moindre sou avec son climatiseur. L’entreprise a même mis les plans de son Eco cooler en ligne : ils sont libres de droit ! Ainsi, n’importe qui peut le reproduire chez soi.

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Source : Grameen Intel

Une manière intelligente de gagner en confort sans aggraver le réchauffement climatique, ni compromettre sa santé (contrairement aux clim traditionnelles). Et, en plus, ça encourage le recyclage des bouteilles en plastique !

 

 

 

Source : http://positivr.fr

 

 

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Source : http://www.feroce.co

 

 

 

 

 

Ils clouent des bouteilles en plastique à un morceau de carton et l’accroche à la fenêtre et l’air devient plus supportable.

 

Partout dans le monde, des personnes n'ont pas accès à certains luxes que les personnes dans les pays développés utilisent au quotidien : l'électricité, Internet, l'eau courante voire la nourriture et l'eau potable. Ajoutez à ça la chaleur étouffante de certains endroits tels qu'en Inde ou en Afrique et la moitié de la population est HS pour toute la journée. Mais leur cas n'est pas désespéré.

Au Bangladesh, plus de 28 000 personnes vivent à Daulatdia, un petit village du pays. Ils vivent dans de petites cabanes sans eau courante et où, à l'intérieur comme à l'extérieur, les températures peuvent monter jusqu'à 45°C.

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Il fallait vraiment faire quelque chose car la situation devenait insupportable. Ils ont alors inventé une climatisation sans électricité.

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Elle est créée à partir d'un carton sur lequel des bouteilles en plastique recyclées sont clouées. Le goulot et le fond des bouteilles est coupé et elles sont ensuite enfoncées dans les trous du carton (coupés au préalable).

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Une fois que toutes les bouteilles sont en place, le carton est fixé devant une porte ou une fenêtre. L'air est immédiatement plus frais.

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L'air chaud entre dans les bouteilles (de l'extérieur) et de l'air froid sort ensuite des trous. Les effets sont les mêmes lorsque vous soufflez de l'air en resserrant votre bouche. Essayez ! Avec la bouche grande ouverte, l'air ressort chaud, tandis que si vous soufflez en fermant légèrement la bouche, l'air est froid !

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Cette solution très simple, peut faire baisser la température d'une pièce d'environ 10°C. Un soulagement pour ces personnes qui vivent dans une chaleur extrême de jour comme de nuit.

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De nombreux villages dans le monde entier ont commencé à utiliser cette méthode simple et très efficace.

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Regardez la vidéo pour mieux comprendre comment ce système fonctionne :

 

 

 

Non seulement cette méthode permet d'apporter un peu de fraîcheur dans les cabanes étouffantes, mais en plus, cela encourage les gens à ramasser les bouteilles de la rue et à les recycler.

 

 

 

Source : http://www.feroce.co

 

 

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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 19:55

 

Source : https://www.youtube.com/watch?v=gi3KMjSCzPw

 

 

Il fait pousser des plantes dans le désert - Folie Passagère 04/05/2016

 

Philippe Ouaki Di Giorno a la main verte : l’homme fait pousser des potagers dans le désert ! Cet ingénieur agronome a mis un point il y a 20 ans une technologie révolutionnaire : des granulés capables de nourrir des plantes sans avoir ou presque besoin de les arroser… Une découverte dont il fait profiter des pays où la terre est particulièrement pauvre et qu’il refuse de céder à des groupes industriels à la seule logique du profit.

 

Folie Passagère

 

Ajoutée le 5 mai 2016

"L'argent doit être une résultante, pas une finalité en soi". Philippe Ouaki Giorno a inventé une technologie révolutionnaire : des granulés capables de nourrir des plantes sans avoir besoin de les arroser. Depuis 20 ans, il partage son invention avec des pays où la terre est particulièrement pauvre et refuse de céder à des groupes industriels à la seule logique de profit.

 

 

 

Source : https://www.youtube.com/watch?v=gi3KMjSCzPw

 

 

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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 20:50

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

Le grand entretien

Tristan Harris : « Des millions d’heures sont juste volées à la vie des gens »

 

 

 

Cet ingénieur informatique a quitté Google après avoir été leur « philosophe produit ». Là-bas, il a réfléchi à des téléphones plus éthiques, qui ne nous feraient plus perdre de temps, en vain. Aujourd’hui, il veut déclencher une prise de conscience.

 

Tristan Harris a été le « philosophe produit » de Google pendant trois ans. Ça vous laisse perplexe ? Nous aussi, au début.

On a découvert cet ingénieur informatique américain formé à Stanford via un post de Medium passionnant titré « Comment la technologie pirate l’esprit des gens ». Il y explique (en anglais) comment les entreprises de la Silicon Valley nous manipulent pour nous faire perdre le plus de temps possible dans leurs interfaces.

Concrètement, Facebook a intérêt à ce qu’on scrolle son fil d’actu toute la journée, et pour ça, il nous détourne de notre intention initiale. Pour vérifier l’heure et le lieu du concert de ce soir par exemple, nous sommes obligés de passer par le newsfeed. C’est ce qu’il appelle des « stratégies de persuasion », et les ingénieurs de la Sillicon Valley l’apprennent à l’école.

Tristan Harris a créé un label, Time Well Spent, pour faire en sorte que les technologies nous redonnent du pouvoir au lieu de nous transformer en zombies boulimiques de notifications et de flux d’infos. Nous en avons discuté avec lui via Skype.

 

Tristan Harris à TedX Bruxelles

Tristan Harris à TedX Bruxelles - TedX
 

Rue89 : En tant que jeunes urbains connectés, on a parfois cette sensation d’étouffer de technologie, au point de vouloir parfois jeter nos smartphones par la fenêtre.

Mais est-ce que c’est si grave, pour toi ?

Ça nous rend vraiment fou, en fait (rire). Pour résumer, il faut penser ta vie comme une liste de choix. Là, maintenant, tu me parles sur Skype, et à cause des obligations sociales, ce serait grossier si tu commençais à regarder quelque chose d’autre.

Mais si d’un coup la conversation coupe, qu’est-ce qui détermine ce que tu fais ensuite ? Il y a une liste invisible de ce qui te semble le plus important ou le mieux à faire qui tourne dans ta tête.

Vivre, c’est choisir des choses dans cette liste invisible, ce menu. Et le problème est que notre téléphone met un nouveau choix au menu, qui sera toujours mieux en apparence, plus gratifiant, que la réalité. Ce n’est pas vrai, mais ça nous donne cette impression.

 

Economie de l'attention : que tu veux/ce que l'entreprise veux

Economie de l’attention : que tu veux/ce que l’entreprise veux - Blog de Tristan Harris

 

Sauf, sauf, si tu as une meilleure connexion aux autres : quand tu as une discussion vraiment passionnante pendant ton diner, tu ne vas pas te dire « c’est pas top, allons regarder s’il y a mieux sur Internet ».

Mais si tu t’ennuies, que tu fais la queue, ça aura l’air mieux, tu te dis que ce sera plus productif, que tu pourras apprendre quelque chose, que tu ne te sentiras plus seul, que tu pourras envoyer ce message en plus, etc.

Le téléphone sera cette chose qui rentre en compétition avec la réalité, et gagne. C’est une sorte de drogue. Un peu comme les écrans de télévision, mais disponibles tout le temps et plus puissants.

Le problème, c’est que ça nous change à l’intérieur, on devient de moins en moins patient avec la réalité, surtout quand c’est ennuyeux ou inconfortable. Et parce que la réalité ne correspond pas toujours à nos désirs, on en revient à nos écrans, c’est un cercle vicieux.

Ce qui est mauvais, c’est que nos écrans, en nous « remplissant », tout en nous donnant faussement l’impression de choisir, menacent notre liberté fondamentale de vivre notre vie comme on l’entend, de dépenser notre temps comme on le veut. Et remplacent les choix que l’on aurait fait par les choix que ces entreprises veulent que l’on fasse.

 

Ça ne risque pas de s’arranger, j’imagine…

C’est vrai. Parce qu’on est dans une économie de l’attention, avec une compétition entre les applications, ça va devenir de pire en pire.

Comme la réalité virtuelle ou immersive, qui va devenir plus persuasive que la réalité physique. Et qui voudrait rester dans le réel quand on lui propose de faire l’amour avec la personne de ses rêves ou d’aller cueillir des arcs-en-ciel ? Et je ne suis pas dans un truc futuriste là, Facebook a déjà sorti son Oculus Rift.

 

Mark Zuckerberg au Mobile World Congress de Barcelone, le 21 février 2016

Mark Zuckerberg au Mobile World Congress de Barcelone, le 21 février 2016 - Facebook

 

Ce serait quoi un design « éthique », du coup ?

Ce serait des technologies qui nous rendraient notre liberté de choix. Si ton téléphone fonctionnait pour toi, il ne te dirait pas, comme aujourd’hui « voici tout ce que tu es en train de manquer ». Il ne te ferait pas entrer dans cette matrice créée de toutes pièces.

En fait, il y a un phénomène d’addiction à ces sollicitations. La première chose que font 80% des gens le matin, c’est d’allumer leur téléphone. C’est quelque chose qui va exister de toutes façons, donc la réponse n’est pas : jetons la technologie par la fenêtre.

La réponse à l’addiction n’est pas l’abstinence parce que ça serait transféré ailleurs. La réponse à l’addiction est de connecter les gens entre eux. Il y a beaucoup de recherches en ce moment là dessus : si tu mets des gens addicts dans une communauté très forte, alors ils ne se sentent plus seuls, et ils ne sont plus accros.

Pour que les technologies nous aident à combler ces besoins humains fondamentaux au lieu de prendre leur place, il faut qu’elles changent. Ce ne sera pas quantitatif comme avoir moins de notifications. Tous ces écrans seraient radicalement différents, ils créeraient, par design, du lien social.

 

« Wall-e » (film de 2008), que Tristan Harris prend en exemple - Andrew Stanton
 

Par exemple, au lieu de se coucher le soir ou de se lever le matin en ouvrant Facebook et en se comparant à tous nos autres amis, notre téléphone nous ferait de la place pour nous connecter aux gens auxquels on tient. Si on fait du yoga le matin, ça n’ouvre pas une application de yoga, mais ça te propose de le faire avec tes amis, ceux qui en font en même temps que toi.

 

Mais Facebook et d’autres créent du lien social. Ça me permet de garder contact avec des amis à l’autre bout de la terre par exemple.

Il faut se garder de penser en noir et blanc. Oui, d’une certaine façon la technologie est fantastique, elle fait plein de trucs incroyables. Mais il y a aussi un tas de ratés, si on veut, qui ont pour conséquence que les gens se sentent très mal.

Par exemple, LinkedIn, occasionnellement, nous aide à trouver un boulot. Tous les jours des gens y vont pour travailler et cette entreprise, au lieu de se demander comment les aider à ça, se demande « comment je fais pour qu’ils passent le plus de temps possible dans mon application » ?

C’est un peu tendu de dire ça, mais bon, c’est comme réveiller des gens qui sont dans une secte, qui croient en un système qui est vraiment puissant et fait vraiment des choses pour eux. Et c’est très inconfortable pour eux de voir la vérité en face, que ce système n’est pas totalement bon.

 

Comment es-tu devenu conscient de ces problèmes ?

Ça a commencé quand j’étais magicien — je n’étais pas un magicien très sérieux, je n’ai donné qu’un spectacle en terminale (rire). Mais il y a une façon de penser que la magie t’enseigne. Au lieu de penser à ce que l’esprit peut faire, il faut trouver ces petites asymétries de perception. Ce qui veut dire qu’il y a des choses qu’un magicien fait et que le public ne verra pas. Même si, quelque part, c’est juste devant leur nez. Ça t’enseigne les limites de l’attention et du choix.

Plus tard, à l’université, j’étais un ingénieur traditionnel en informatique à Stanford, j’ai travaillé chez Apple dans les logiciels en tant que stagiaire, à 19 ans, et j’étais très enthousiaste à l’idée que la technologie nous donnerait du pouvoir — il y avait Steve Jobs qui disait que les ordinateurs pouvaient être des bicyclettes pour notre esprit, nous donner le pouvoir de penser et d’agir différemment.

Ma dernière année à Stanford j’ai choisi le cours pour devenir membre du laboratoire de persuasion technologique de Stanford. Qui était assez connu en fait pour enseigner aux étudiants comment entrer dans la psychologie des gens, et rendre les produits plus persuasifs et efficaces.

« Persuasifs », ça semble bizarre comme mot dans ce contexte, mais ça veut dire : comment tu conçois un formulaire pour que les gens le finissent ? Si tu veux que quelqu’un ouvre un mail, comment tu le fabriques pour que ça soit le cas ?

On a appris toutes ces techniques, qui ressemblent à celles des magiciens. Dans ce cours, un des fondateurs d’Instagram était mon partenaire projet, et aussi beaucoup de gens qui avaient rejoint Facebook, qui sont ensuite devenus des designers et des psychologues importants dans l’entreprise. Donc j’ai vu sous mes yeux cette connexion entre les étudiants qui s’entrainaient à toutes ces stratégies et ces entreprises, qui utilisent ces principes tout le temps. Parce que c’est la clé du succès économique, faire en sorte que les gens passent le plus de temps possible sur leurs services.

La question est : quelle est la morale derrière ? Comment tu définis le bien ? Parce que ces gens, qui n’ont pas de mauvaises intentions en soi, ne sont pas des philosophes de 90 ans, mais de jeunes designers vivant à San Francisco.

 

Tu étais l’éthicien de Google pendant trois ans ou le «  philosophe produit  », ça veut dire quoi ?

En fait, j’ai été embauché chez Google après le rachat d’une application que j’avais lancé, Apture, qui était une sorte d’interface pour souligner et commenter des pages web.

Là-bas, j’ai rencontré des gens qui concevaient la sonnerie du téléphone, j’allais à des réunions où les gens se disaient « envoyons une notification à chaque mail ». J’étais dans des équipes qui allaient façonner l’attention de milliards de personnes.

Parce que j’avais été magicien, que j’avais appris la persuasion technologique à Stanford, je voyais à quel point Google et d’autres compagnies dans la tech allaient affecter la vie des gens et ça me préoccupait. Surtout qu’il n’y avait pas du tout de réflexion là-dessus, on ne se demandait pas si ça allait être bon pour les gens. Et c’est normal, parce que c’est difficile de prendre ses responsabilités pour tout l’impact que tu as. C’est un travail difficile déjà de faire marcher ces objets, donc si en plus tu dois penser à l’impact sur les utilisateurs, ça fait beaucoup.

Après un an là-bas donc, je pensais déjà à partir, et je sentais qu’il y avait ce débat qui manquait à Google. Donc avant de quitter l’entreprise, j’ai décidé de faire une présentation, un manifeste.

J’y ai expliqué comment une poignée de personnes, des hommes pour la plupart, vivant à San Francisco, décidaient de la façon dont des milliards de personnes dans le monde utilisaient leur attention.

Ce ratio n’a jamais existé auparavant : qu’un si petit nombre de personnes deviennent les architectes en chef de ces sortes de villes invisibles qui connectent des milliards de gens entre eux, pas par des routes mais par le design d’un téléphone.

C’était un gros succès et on m’a offert de rester, ce qui était très généreux, pour penser et travailler sur ce problème qui pourrait être résumé par : « Si un petit groupe de gens décide pour une masse de personnes, quelle éthique devraient-ils utiliser ? »

C’est très difficile mais on doit résoudre ce cas d’école parce que c’est ce qui est en train de se passer. Pendant trois ans, j’ai appris et lu beaucoup, j’ai inventé de nouveaux concepts, de nouvelles distinctions, un vocabulaire pour aider à penser ça.

 

Mais ça a mal tourné ?

En réalité, c’est difficile pour ces problèmes de devenir une priorité, quand l’entreprise doit atteindre ses objectifs du trimestre. Il y a des milliers de personnes dans ces entreprises qui sont accaparées par le produit qu’on doit sortir prochainement. Quand Apple fait une montre, Google doit faire une montre, et que la montre capte l’attention des gens ou les rende fous, n’était qu’une arrière-pensée, et encore.

Je ne suis pas parti parce que j’étais en colère, mais parce qu’une conversation très très importante n’avait pas lieu dehors sur comment ces technologies affectent les gens.

 

En partant de Google, en 2014, tu as décidé de créer ce label, « Time well spent », pour distinguer les technologies qui nous aident à mieux utiliser notre temps et redonne du pouvoir aux utilisateurs. Ça marche ?

Il y a pas mal de gens de l’industrie dans ce label, qui ont eu cette prise de conscience. On a fait des ateliers pour apprendre aux designers comment faire différemment. Mais en fait on s’est rendu compte qu’il était trop tôt pour ça. Il faut d’abord les convaincre que ça a du sens.

Pense au label bio, par exemple. Ça ne s’est pas fait d’un coup : « Coucou, il y a le bio, on en a fait un label, et voilà. » Ça a pris bien quinze ans pour sortir. Avant le bio, les gens se disaient « la nourriture c’est de la nourriture, je l’achète, je la mange, et voilà ».

Ce qu’a fait le bio, c’est créer un débat. Le système agro-industriel, comme la technologie, on le subit, ça nous influence, on est dedans, et le bio était cette prise de distance, qui a fait qu’on s’est demandé : D’où vient ma nourriture ? Est-ce que c’est vraiment ce qu’on veut ? Est-ce qu’on peut construire le système différemment pour que ça nous redonne du pouvoir ?

Et là, c’est encore plus difficile à labelliser, ce n’est pas juste enlever des produits chimiques. Avec cet obstacle : il n’y a pas assez de place laissée aux développeurs pour qu’ils imaginent des alternatives. Par exemple Apple ne va pas te laisser faire ton propre écran d’accueil, ou Android, c’est plus ouvert mais ça reste compliqué. Donc comment les consommateurs peuvent faire pression publiquement sur ces entreprises s’ils ne savent pas à quoi ça ressemblerait ?

Maintenant, la meilleure chose qu’on peut faire, c’est de déclencher une prise de conscience massive. ll faut prendre la parole tous ensemble si on veut que ça devienne une priorité.

Ce n’est pas le principal problème de l’humanité, c’est vrai, mais par exemple, la question de la vie privée, on en parle énormément. Parce que c’est un concept intuitif en fait : « Ne prends pas mes données. » Mais il y a cette autre chose : des millions d’heures sont juste volées à la vie des gens, manipulés tous les jours de leur vie, et il n’y a pas un seul débat public là-dessus !

 

Est-ce que ce débat est porté par d’autres personnalités aux Etats-Unis ou ailleurs, à ta connaissance ?

Je ne dis pas ça pour passer pour un prophète, mais non. Je vais être téméraire et dire : c’est une vérité inconfortable à regarder. Les gens de l’industrie n’auront pas cette conversation.

Parce que disons que tu travailles à LinkedIn ou Twitter : ta possibilité de nourrir tes enfants, de leur payer une école, de vivre dans une ville aussi chère que San Francisco (qui est très chère), dépend de la possibilité de maximaliser le potentiel économique de ces technologies. Donc tu ne veux pas creuser vraiment à l’intérieur de cette vérité.

 

Justement, concevoir des technologies qui nous feraient perdre moins de temps et nous rendraient notre liberté de choix, c’est tellement opposé aux intérêts économiques de l’industrie actuellement que ça me rend pessimiste.

J’entends ça. Je me sens aussi, pas pessimiste, mais frustré, que notre système soit si éloigné de ce qui serait bien pour les gens. Mais je veux vraiment qu’on capte l’attention de deux entreprises :  Apple et Google. Non pas parce qu’elles sont bonnes ou mauvaises, mais parce que ce sont celles qui ne vivent pas du temps que tu passes sur Facebook ou sur n’importe quelle application, ce n’est pas leur métier.

Ce sont les « gatekeepers », les principaux acteurs du marché. Pour filer avec la métaphore du bio, qui décide s’il y a des étals bio ou pas ? Ce sont les gens qui fabriquent les passerelles, ce sont les supermarchés pour le bio et en technologie ce sont les téléphones.

Il y a un espoir si on met la pression sur ces entreprises, pour qu’elles fabriquent un nouveau portable. A la place de sortir un portable qui brille dans le noir par exemple, ça pourrait être un portable « Time well spent », qui t’aide à mieux utiliser ton temps.

 

Qu’est-ce qu’on peut faire en attendant que Google et Apple se réveillent, si on veut dépenser mieux notre temps  ?

Pour ceux qui se sentent concernés par le problème, et veulent le faire, j’ai quelques conseils. Pour résumer :

  • Réduire le nombre de perturbations. Il y a un tas de recherches qui montrent que ton horloge interne, et de pensée, est perturbée par des interruptions trop fréquentes. Donc il faut changer tes réglages pour ne plus avoir de notifications, sauf les messages les plus urgents de véritables personnes. Ne pas mettre de notifications pour les mails par exemple, beaucoup de gens le font — très mauvais selon moi.
  • Réorganiser ton écran d’accueil. Il faut qu’il y ait le nombre minimal d’icônes dessus et que les applis qui y sont soient des outils basiques dans lesquels tu rentres et tu sors : le calendrier, les GPS, etc. Ce ne sont pas des applis qui vont t’embarquer là où tu ne veux pas aller, contrairement aux mails par exemple.
  • Ces autres applis, qui fontionnent, en gros, comme des écrans de télé, il faut les mettre dans des dossiers, sur le second écran. Et pas besoin d’organiser parfaitement ces dossiers. C’est pour éviter de faire cliquer inconsciemment sur l’icône lumineuse de l’application, parce que c’est ce qu’on fait le plus souvent.

 

Ça marche, tu te sens devenir moins fou qu’avant ?

Un peu. C’est important pour moi d’incarner ce que je prêche et je fais ce que je peux mais je reste très connecté, évidemment, je suis dans la sphère publique, donc j’ai beaucoup de sollicitations. Je veux faire plus.

 

Pour contacter Tristan, on a dû passer par une interface spécifique, qui priorise les sollicitations pour lui

Pour contacter Tristan, on a dû passer par une interface spécifique, qui priorise les sollicitations pour lui - Tristan Harris
 
 
 
 
 
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