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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 14:35

 

 

Source : https://gard.demosphere.eu/rv/3572

 

Mercredi 2 novembre 2016 à 20h15

Attac Nîmes présente : Projection - débat « Food Coop »

 

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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 20:55

 

Source : https://www.meteomedia.com

 

Une première ruelle verte 100 % comestible à Montréal

 

Rozenn Nicolle
Rédactrice - MétéoMédia

 

Mardi 27 septembre 2016 à 9 h 23 - Une ruelle verte d’un nouveau genre a vu le jour dans la métropole cette semaine.

 

 

Mercredi a été inaugurée une ruelle verte d’un nouveau genre dans l’arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie, à Montréal. En effet, pour sa 98e ruelle verte, le quartier a innové et propose maintenant une toute première ruelle 100 % comestible.

Sa particularité ? Il est possible d’y trouver des bleuets, des poires, du maïs ou encore des pleurotes. Au total, ce sont 150 arbustes qui sont maintenant disponibles en libre-service. « C’est premier arrivé, premier servi », explique David-Alexandre Boutin, l’homme derrière ce projet.

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Inauguration de la 1ère ruelle verte comestible Basile-Patenaude @Arr_RosemontPP 150 arbres fruitiers/maïs/pleurotes libre-service

C’est dans une petite allée située entre la place Basile-Patenaude et la rue Masson, près du croisement avec la rue d’Iberville, que s’est implanté ce nouveau concept.

 

En seulement deux jours, les trente bénévoles qui ont permis la réalisation de cette ruelle verte comestible, cette parcelle de 22 000 pieds carrés autrefois à l’abandon a donc retrouvé une nouvelle vie qui sera utile pour les habitants de ce quartier plutôt défavorisé.

« La personne ici qui est venue cueillir 4 épis de maïs puis qui les a mangés pour souper aura un peu plus d’argent pour acheter de la pâte à dent » se réjouit Alexandre Boutin.

« Une ruelle verte est une ruelle ou des riverains se sont mobilisés, avec l’aide d’un écoquartier et/ou d’un arrondissement et/ou d’autres partenaires et ont verdi, créé et animé des espaces propices à l’environnement aux jeux et aux partages » précise le site du regroupement des écoquartiers de Montréal.

Plus de 87 % des ruelles vertes ont vu le jour dans les années 2010, et l’année 2016 en a vu 56 se créer à date. L’arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie devrait d’ailleurs voir sa centième s’ouvrir cette année, reste à savoir si elle suivra le nouveau modèle.

SOURCES : Regroupement des Éco-Quartiers | Rue Masson

 

 

Source : https://www.meteomedia.com

 

 

 

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 21:48

 

 

Source : http://consocollaborative.com

 

 

Réemploi

Recharger les piles « jetables » ? C’est possible avec « RegenBox »

 
 
Le 26 septembre 2016
Par Come Bastin
 
 

Le designer Cédric Carles et son association Atelier 21 ont créé un régénérateur qui en est capable. Placé en open-source, le prototype va désormais être testé par le grand public via une campagne de financement participatif en cours.

En 2014, 1,2 milliard de piles ont été mises sur le marché en France, pour la plupart sont des piles alcalines à usage unique. 33 000 tonnes de déchets toxiques, dont seul un tiers part dans les circuits de recyclage. Mais si l’on pouvait sauvegarder l’environnement (et notre porte-monnaie) en réutilisant ces piles « jetables » dix, voir vingt fois ?

À la tête de l’association Atelier 21, spécialisée dans les économies d’énergie, Cédric Carles en est persuadé. C’est en tombant sur une publicité des années 80 vantant les mérites d’un chargeur pour batteries jetables qu’il décide de se pencher sur cette technologie disparue. « L’entreprise, Rayovac, aurait mis la clé sous la porte suite au désistement d’un fournisseur mais on trouve beaucoup de discussions à ce sujet sur Internet et on a réussi à récupérer un vieil appareil d’occasion », raconte le designer franco-suisse.

 

Rechargeables 25 fois

Aux côtés du laboratoire de sciences citoyennes La Paillasse et des collectifs Zero Waste France et Halte à l’obsolescence programmée, l’équipe d’Atelier 21 s’est donc attelée à fabriquer son propre régénérateur de piles baptisé RegenBox. « On envoie des micropulsations de courant dans la pile pour inverser le processus électrochimique qui a lieu lorsqu’elle se décharge, détaille Cédric Carles. Résultat ? On a réussi à recharger 20 fois certaines piles à usage unique ! » Seule contrainte : la recharge doit être faite lentement – comptez 10 heures pour un plein.

 

 

 

Capable de régénérer les piles jetables comme rechargeables, le prototype a été partagé en open-source. « On veut maintenant créer une communauté de béta-testeurs pour vérifier le système et obtenir des données sur les piles les plus performantes », explique Cédric Carles. Atelier 21 a lancé une campagne de crowdfunding dont l’argent servira notamment à développer la carte informatique Arduino contrôlant le régénérateur. Ceux qui choisiront d’investir 60 euros recevront un prototype et participeront ainsi à la recherche.

 

Silence des fabricants

RegenBox est issu du projet paléo-énergétique visant à mobiliser le grand public pour ressusciter des technologies énergétiques oubliées. Et ce régénérateur de piles remporte l’adhésion du public, s’enthousiasme Cédric Carles, qui assure échanger déjà avec des collectifs africains : « les régénérateurs pourraient servir dans les stands de recharge des téléphones portables ! » Des professeurs de technologie et des fablabs aimeraient également participer à leur diffusion.

Du côté des fabricants les réactions se font un peu plus attendre. « Les piles répondent à des normes conçues par l’International Electronical Commission (IEC) que nous appliquons », justifie auprès du « Parisien » Anne-Charlotte Wedrychowska, du Syndicat français des fabricants de piles et d’accumulateurs portables. Qu’importe : « RegenBox est un projet citoyen dont l’objectif est d’abord d’éveiller les consommateurs au stockage de l’énergie », conclut Cédric Carles.

 

 
A propos de l’auteur Come Bastin
 
Guetteur d'innovations sociales, technologiques et environnementales, j'écris pour Ouishare, Socialter, WeDemain et parle sur Nova. Suis de près l'économie collaborative et les mutations du capitalisme. Prix Reporters d'Espoirs 2015.

 

 

Source : http://consocollaborative.com

 

 

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 14:27

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

Sur les réseaux

Tiens, un défi Facebook généreux et pas débile

 

 

http://api.rue89.nouvelobs.com/sites/news/files/styles/mobile2-tablette-article-retina/public/article/tablette_article/2016/10/video-fb_1.png

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a dix jours, Malik, un habitant du quartier des Vignes Blanches à Sarcelles (Val-d’Oise) a eu l’idée d’organiser avec l’aide d’amis une distribution de repas pour les réfugiés qui dorment dehors à Paris.

Il raconte au Parisien :

« Pour faire quelque chose pour eux, je me suis dit que le seul moyen que tout le monde se mette dedans, c’était d’utiliser Facebook. »

« On est partis, à une dizaine de voitures, chargées, à Stalingrad, à Porte de La Chapelle [des quartiers de Paris, ndlr] », explique à France bleu Diaby, un proche de Malik. Ils s’étaient munis de sandwiches, de boissons et de Tchep, un plat d’Afrique de l’Ouest.

« [Les réfugiés] nous ont remerciés, certains ont même invoqué des bénédictions, ça nous a fait chaud au cœur. »

 

La France des solutions
Et si on démultipliait la visibilité des citoyens qui prennent l’initiative  ? Pour répondre aux défis économiques, sociaux, environnementaux, Rue89 s’engage aux côtés de Reporters d’Espoirs pour diffuser la connaissance de la «  France des solutions  ».

 

« Nos quartiers ont un cœur »

A la manière du Ice Bucket Challenge et de sa propagation virale, Malik, chauffeur-livreur, a imaginé créer une chaîne de solidarité en lançant le même défi aux habitants d’un autre quartier de Sarcelles.

Dans une vidéo publiée sur son profil Facebook (qui comptabilise ce lundi soir plus de 40 000 vues), il explique :

« Voici le nouveau concept où les nominés de chaque cité devront remonter le défi suivant ! ! Nourrir les sans-abris en s’organisant avec les membres de son quartier. [...] On ne cherche pas à savoir qui payera le plus de nourriture mais on veut voir si chaque quartier est capable de remonter ce genre de défis. Sans l’aide des associations, montrons au monde que nos quartiers ont un cœur et surtout une bonne éducation.

 

Vidéo à voir ici

 

 

« Tout le monde a mis sa pierre à l’édifice »

C’est à Souleymane, 29 ans, dit Solo, du quartier des Sablons à Sarcelles, que le défi a d’abord été lancé par Malik et les autres.

Défi relevé, rapportait Le Parisien : mercredi 5 octobre au soir, à la maison de quartier, ils étaient plusieurs à préparer des sandwichs qu’ils ont ensuite distribués dans le XIXe arrondissement de Paris. Souleymane :

« Ici, tout le monde a mis sa pierre à l’édifice. Certains ont mis 10 euros, d’autres 20 euros. Même les petits, ils ont donné quelque chose. »

Le défi a ensuite été lancé au quartier des Lochères, toujours à Sarcelles, qui devraient le relever dans la semaine à venir selon Malik, qui vient de créer une page Facebook – Le grand défi – pour propager la chaîne de solidarité.

Interrogé par Rue89, le jeune homme assure que d’autres quartiers de banlieue parisienne vont rejoindre le mouvement dans les prochains jours.

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 13:59

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com/blog/rural-rules

 

 

Et d’un coup, j’ai pu me libérer d’Apple, Google et Microsoft

 

 

 

« Tu vois, un couteau : c’est pareil. Imagine que tu donnes pour la première fois un couteau à quelqu’un qui ne s’en est jamais servi. »

Le gars qui parle, c’est David. A genoux devant mon ordinateur. Cheveux bruns. Mi-longs. Un gars de mon âge. Il boîte. C’est à ça qu’on le distingue. Il boîte même salement. En tout cas suffisamment pour qu’on le remarque dans un village de quelques poignées d’âmes.

La France des solutions
Et si on démultipliait la visibilité des citoyens qui prennent l’initiative ? Pour répondre aux défis économiques, sociaux, environnementaux, Rue89 s’engage aux côtés de Reporters d’Espoirs pour diffuser la connaissance de la « France des solutions ».

Il serait resté plus longtemps, on lui aurait peut être donné un surnom définitif. Un truc qui te colle au derche et finit par te constituer. Mais il était de passage.

« Le gars, il est pas censé savoir qu’avec un couteau, tu peux peler des carottes ou couper du pain. Il sait rien. Il met le doigt dessus : il se coupe. Il se tranche un doigt. Il le plante dans la table : il l’abîme et il abîme la table. Il le confie à un enfant. Pareil une faux. Une fourche. Un vélo. Une bagnole. Un tracteur. Que sais-je. Tous ces trucs réclament un apprentissage. Une familiarité. »

 

Un gros bazar de chez Carrefour

Devant lui, le BIOS de mon ordinateur.

« T’es sûr que tu n’as rien à garder ? »

Je lui confirme. Il clique.

« Eh ben tu vois : les ordinateurs, qui sont mille milliards de fois plus complexes que les couteaux, les faux, les fourches, les vélos, les bagnoles et tout ça… C’est le seul outil que tout le monde possède et que quasiment personne ne sait utiliser. Et ça, je trouve ça révoltant. »

C’est l’hiver. Je ne sais plus lequel. Celui d’avant ? Ou d’encore avant. En tout cas, il y avait eu de neige en automne. Et ça faisait jaser au village. Quand il neige sur les feuilles, vieux… C’est pas bon. Pas bon du tout.

Une amie était venue me voir toute excitée avec son ordinateur portable. Un gros bazar de chez Carrefour avec lequel elle souffrait trop, et pour lequel elle me demandait régulièrement des conseils ou des services.

Parce que quand t’habites au trou-du-cul du monde, et que tu galères avec du matériel informatique, tu ne sais tellement plus à quel saint te vouer, que n’importe quel trentenaire à lunette est très vite intronisé expert informatique.

 

« Je crois que c’est depuis l’orage »

Avant, il y avait bien Jan, l’éleveur hollandais qui réparait les ordis en rentrant de la traite. C’était son kif, à Jan. Il adorait débrouiller les nœuds dans les pelotes. Démonter patiemment. Remonter patiemment. Avec du bon sens, de l’empirisme et un rien de documentation, il avait finit par acquérir un sacré savoir-faire.

Et tous les soirs, dans sa ferme, c’était le défilé des mines déconfites et des laptops fatigués. Des « ça mouline ». Des « il a planté ». Des « je crois que c’est depuis l’orage ». Et lui s’y attelait, sans rien dire, avec l’air de ne pas vraiment s’en occuper. Des airs de paysan. « On verra ce qu’on peut y faire ». Puis il est mort, Jan. Un matin. Jeune comme tout. On l’a trouvé couché. Le cœur. Une tragédie.

 

Forêt de Tronçais

Forêt de Tronçais - Bichon59/Flickr/CC
 

Il y avait bien eu Jean, aussi, dans le village, qui faisait des merveilles. Tu lui portait n’importe quoi, la plus saturée des tablettes, le plus esquinté des bolides, et lui t’accueillait calmement, avec bienveillance et compassion. Pas comme ces experts de Montluçon, avec leurs soupirs et leur jargon. Il t’expliquait gentiment les choses avec des mots simples. Et te trouvait toujours la panne.

C’était une bénédiction de l’avoir dans le village. Mais il est mort, aussi, Jean. Jeune comme tout. Le cœur… Malédiction...

 

David est un sorcier

Alors pendant un temps tout le monde s’est mis à errer à la recherche de solutions. Les plus riches – au grand bonheur des vendeurs de chez Darty – réglaient drastiquement leurs problèmes en rachetant du matériel. Les autres cherchaient conseil auprès de tous ceux qui portent des lunettes. Prenant tout ce qui passe. Accumulant le plus souvent les grands n’importe quoi. Jusqu’à l’arrivée de David.

« Il m’a réglé tous mes problèmes. Il m’a installé un truc, là, et depuis, mon portable, il s’allume comme ça : paf ! »

Mon amie s’exécute. Et effectivement : paf. Une minute après l’avoir mis en route, son gros bazar affiche un bureau. J’ai eu à peine le temps de voir scintiller le nom du système d’exploitation. Lubuntu. Connais pas. Qu’est-ce que c’est que ce truc ?

« Il m’a tout expliqué, David. Il m’a demandé ce que j’utilisais comme logiciels. Je lui ai dit que j’aillais sur internet, que je regardais des films et que je faisais Word et Excel. Il m’a dit que pour faire ça, j’avais pas besoin de Windows. Que Windows, ça coûtait cher, que ça prenait 80 % de la place sur mon portable. Que ça installait des trucs sans te le dire, qui ralentissaient tout. Il m’a mis ce truc. Et là, je te jure : ça marche tout seul. J’ai même deux fois plus de batterie qu’avant. Et en plus c’est gratuit. »

Sifflement d’admiration. Dans le café, je croise les sourcils circonflexes de ceux qui font mine de ne pas s’intéresser à nous. Je parcours un peu l’interface, simple et brute, et constate qu’effectivement, mon amie n’a rien besoin de plus, et que tout fonctionne à merveille. David est un sorcier. D’un seul élixir, il a fait un remède pour tous les maux de mon amie.

 

Pianiste

Deux jours plus tard, il est chez moi. Je veux le voir faire. De ce que je connaissais de lui jusqu’à présent, David était un gars de mon âge, en formation dans le bled à côté, et pouvait faire danser deux cent personnes d’un coup en jouant du piano. Je l’avais vu faire plusieurs fois, au bistrot, ou l’été, quand il y a la guinguette sur le bord de la rivière.

C’était son métier, d’ailleurs, pianiste, avant qu’il décide d’envoyer d’un seul coup tous les musiciens de France se faire foutre. Sur ce sujet, je n’en ai jamais su plus. Tu sentais la débâcle. La faillite. La colère. Ou la déception monumentale. En tout cas, une de ces failles de vie qui, caractéristiquement, te font prendre la décision de vivre au fond de la campagne. Et dont tu ne parles jamais.

« On confie donc des outils d’une sophistication totale, à des gens qui ignorent jusqu’à la première syllabe du premier composant, ou du premier procédé. C’est inouï. Et le pire, dans tout ça, c’est qu’on te pousse à l’achat en te faisant miroiter tout un tas de mensonges, comme quoi ça va te faciliter la vie. Alors qu’un ordi, si tu ne sais pas t’en servir, mon gars… À part te pourrir la vie et le compte en banque, ça ne t’apporte pas grand-chose. »

 

« Tous les trucs qui pensent à ta place »

Je le regarde ouvrir un terminal. Entrer des lignes de commandes.

« Alors après, le boulot des Google, Microsoft ou d’Apple, c’est d’inventer des machines qui réfléchissent à ta place. Qui rendent inutile la compréhension de la machine. C’est la machine qui utilise, assemble, et organise tes données. Tandis que toi, tu laisse à la machine le soin de te dire quoi faire. Donc tu n’as pas besoin de progresser dans ta connaissance de la machine. Cercle vicieux, tu vois.

Et in fine, tu te retrouve dépendant d’une machine que tu ne contrôles absolument pas. À qui tu obéis aveuglement. Et qui peut donc tranquillement collecter toutes tes données et faire du beurre avec. »

Il ouvre la logithèque et suit, sur un bout de papier, la liste des logiciels que je lui ai demandé de m’installer.

« Et moi, tout ça, c’est terminé. Tous les trucs qui pensent à ta place : exclus ! Je me suis formé. Longtemps. Et je peux dire que je n’installe plus jamais rien dont je maîtrise tous les tenants et tous les aboutissants. »

 

« Bordel, c’est gratuit ! Gratuit ! »

Reboot. Sur mon vieux portable cacochyme, le même logo apparaît : Lubuntu. Une distribution complète, mais hyper légère, conçue pour donner une seconde vie aux terminaux lents ou fatigués.

« Maintenant, quand je rencontre des gens qui me racontent qu’ils ont des problèmes, et que je me rends compte que leur vrai problème c’est la méconnaissance de l’outil, je leur mets d’office la distribution la plus basique que je connaisse.

Dans 99 % des cas, ils n’ont rien besoin de plus. Bureautique. Internet. Musique. Vidéo. Point barre. Et pour moi, ça, c’est la base. Ne pas suréquiper les gens. Leur donner ce dont ils ont besoin. Pas plus. Ne pas les mettre dans un putain de cockpit d’Airbus A320 en leur disant “ vous inquiétez pas les gars, y’a un pilote automatique ”.

Tu vois, par exemple, les gars avec Windows, ils passent leur temps à se débattre avec les antivirus. Mais ils ne comprennent même pas la base du truc ! Ils ne savent pas ce qu’est un virus, comment ça se propage, comment sa s’élabore, qui les crée. Or, sur toutes les distributions linux – et y’en a un paquet – pas une où t’ai besoin d’un antivirus. Et surtout, bordel, c’est gratuit ! Gratuit ! »

 

Désappelisé. Dégooglisé. Démicrosoftisé

C’était fait. Dans mon bled minuscule, enclavé par l’automne et le froid, au milieu d’absolument nulle part, le dénommé David venait de m’initier – en même temps qu’une demi douzaine d’autres – au monde illimité et rassérénant de l’open source.

« Bon, si t’as le même problème, je t’en supplie, ne m’appelle pas. D’une, je me casse bientôt, de deux je ne suis pas expert, et de trois tu apprendras bien mieux en te démerdant tout seul. De toutes façon : des problèmes, tu n’en auras pas. Je te le garantis. Ou alors si tu en as, rappelle-toi seulement de l’époque où tu passais dix minutes avant que ton ordi soit seulement opérationnel. »

Depuis, j’ai fait mon chemin. Désappelisé. Dégooglisé. Démicrosoftisé. David m’a montré le moyen de passer le cap. Moi qui avais l’intégralité de mes données, de mes contacts, de mes agendas et des tous mes souvenirs sur des clouds bien propriétaires, et bien limites au niveau de la protection des données, j’ai petit à petit réussi à tout extraire. Et tout protéger. À prendre le contrôle de ma machine.

Le coup de pied au cul. C’est tout ce qu’il me manquait. Il a fallu qu’il me vienne à deux pas de la forêt de Tronçais.

 

Petits militants volontaires

Le problème, c’est que depuis, il s’est cassé, David. Avec sa patte folle, sa bonhomie et ses interminables session de piano. Il a fini par terminer sa formation, et quitter pour de bon le bocage.

Jan mort. Jean mort. David parti. Tout le village s’est alors rabattu sur ses stratégies premières : Darty. Et les trentenaires à lunettes.

Les déserts numériques, il n’y en a plus beaucoup. À force de programmes publics d’équipements à l’obsolescence chronique, les campagnes ont fini, bon-an mal-an, par se raccrocher au grand train.

Mais loin de le résorber, ces programmes ont contribué à creuser davantage le fossé entre ceux qui savent et ceux qui ne savent pas. Parce que rien n’a jamais été mis en place pour enseigner, dans ces zones où l’immense majorité de la population n’a découvert l’ordinateur dans le dernier quart de son existence, les rudiments des accès informatiques. On compte sur l’empirisme. Sur l’inéluctable marche du progrès. Sur le développement des technologies intuitives. Automatiques.

Moi, désormais, je compte sur les Davids de tous poils. Petits militants volontaires. Qui prônent la reprise en main de l’homme sur ses outils. Et rappellent qu’un progrès n’en est un que quand il s’est offert à tous.

 

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com/blog/rural-rules

 

 

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 13:48

 

 

Source : https://reporterre.net

 

 

Le grand retour de l’herboristerie

8 octobre 2016 / Émilie Massemin (Reporterre)
 


 

 

Conseiller de l’huile de millepertuis contre les brûlures ou de la tisane de bruyère contre les cystites est interdit par la loi française. Pourtant, le savoir-faire des herboristes rencontre une demande grandissante. Depuis quelques années, ils se battent pour une réhabilitation de leur profession et la mise en place de règles, notamment de récolte des plantes sauvages.

Drôle d’endroit pour chercher des plantes médicinales. Les herbes folles bataillent contre les graviers, s’emmêlent aux anciens rails de la petite couronne parisienne. Elles achèvent d’ensauvager les murs couverts de graffitis, d’aspect misérable sous le ciel gris de cette après-midi de juin. Pourtant, le regard de Thierry Thévenin, paysan-herboriste à Mérinchal (Creuse) et porte-parole du Syndicat des simples, fouille attentivement les touffes végétales. « Une mercuriale annuelle, s’exclame-t-il devant une plante d’une taille modeste, aux minuscules pétales verts. Elle est beaucoup utilisée en médecine pour ses vertus purgatives. À l’époque, les gens la consommaient pour leurs problèmes de scrofule. » Un peu plus loin, c’est Christophe de Hody, naturopathe et animateur de sorties sur les plantes sauvages, qui repère une herbe au chantre à la longue tige raide ramifiée et aux petites fleurs jaunes, « très efficace contre les maux de gorge ».

 

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Jean-Christophe de Hody (à gauche) et Thierry Thévenin.

Mais la vedette de la sortie reste le millepertuis perforé : « Il est souverain pour les plaies, les brûlures et les contusions, explique Thierry Thévenin. L’huile est très facile à préparer : quand les fleurs sont ouvertes, on les cueille, on les met dans un pot à confiture qu’on remplit d’huile d’olive et on met au soleil près de la fenêtre. Quand la préparation est rouge, c’est prêt ! » L’auteur d’un Plaidoyer pour l’herboristerie en profite pour rappeler les différentes façons de se soigner grâce aux plantes — la « galénique traditionnelle » de l’herboriste : « Le plus simple, c’est de mâchonner et de recracher. Sinon, on peut faire sécher les plantes et les consommer en tisane ou en décoction, ou les préparer en sirop ou en teinture mère. »

Ces recettes, on peut les retrouver sur les étagères de lherboristerie du Palais-Royal, dans le 1er arrondissement de Paris. Marie-Josée y pioche des soins contre le cholestérol. « C’est une démarche globale, j’ai d’ailleurs une alimentation très stricte, confie la retraitée. J’évite ainsi de prendre des médicaments, dont je redoute les effets secondaires. » Marine, enceinte, est venue chercher une huile contre les vergetures. Débutante, elle est conseillée par Mina. « À la toute fin de votre grossesse, la tisane de feuilles de framboisier peut faciliter l’accouchement, indique la vendeuse, forte de ses trente ans d’expérience dans la boutique. Pour l’allaitement, commencez par laisser faire la nature. Mais si ça ne marche pas trop, la tisane spéciale lactation, un mélange autour du fenouil, peut donner un coup de pouce. » La jeune femme, ravie, sort de la boutique son cabas dans la main : « Je reviendrai ! »

 

« Nous faisons ce métier parce que nous aimons les plantes »

Du sous-bois à la boutique, l’herboristerie demande une grande polyvalence. « L’herboriste va reconnaître, traiter et conseiller les plantes ; il va être à la fois botaniste, cueilleur, producteur, conseiller et vendeur », énumère Patrice de Bonneval, fondateur de lÉcole lyonnaise des plantes médicinales. Ses remèdes sont destinés à soulager toutes sortes de troubles communs — problèmes digestifs, rhume, ménopause, stress, etc. Impossible néanmoins de réduire ce savoir-faire à une série de connaissances et de gestes techniques. « Nous faisons ce métier parce que nous aimons les plantes, la nature, que nous aimons les gens et que nous souhaitons les soigner », poursuit ce passionné, formé à la faculté de pharmacie de Nantes, conquis par l’herboristerie « après avoir rencontré un petit pépé en Vendée, avec son âne, son chariot rempli de plantes et ses livres. Je me suis dit que c’était trop joli, que j’avais envie de faire ça moi aussi ».

 

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L’herboristerie du Palais-Royal.

Ce savoir-faire ancestral suscite un intérêt grandissant. Mina l’observe depuis son comptoir de l’herboristerie du Palais-Royal : « Il y a trente ans, nous recevions surtout des personnes d’un certain âge. Mais, depuis quelques années, il y a de plus en plus de clients ; des jeunes qui viennent pour des petits bobos comme de l’acné, des problèmes de mémoire, des troubles du sommeil… et qui ne veulent plus prendre de médicaments. » Pour Michel Pierre, gérant de l’herboristerie depuis quarante-cinq ans, « les gens veulent se soigner avec des remèdes simples, qui rendent possible l’automédication. Ils ont été échaudés par les derniers scandales dans l’industrie pharmaceutique. En parallèle, les préoccupations écologiques augmentent. » La démarche est citoyenne, quasi politique, confirme Thierry Thévenin : « À chaque chaos social, les gens reviennent aux plantes sauvages. »

Plus étonnant, les formations en herboristerie ne désemplissent pas. Ferny Crouvisier, présidente de l’Association pour le renouveau de l’herboristerie, le constate année après année : « Quand j’ai appris le métier il y a vingt ans, nous étions sept dans mon école. C’étaient surtout des femmes âgées de 40 à 50 ans, qui se souvenaient que leurs grands-mères allaient cueillir des plantes pour les tisanes et voulaient retrouver ce savoir-faire pour soigner leur famille. » Depuis, les profils se sont diversifiés : plus jeunes, de plus en plus d’hommes, des projets professionnels liés aux plantes. Et de plus en plus de monde. « À l’École lyonnaise des plantes médicinales, nous comptons actuellement 1.200 élèves, dont 600 font de l’herboristerie pure », calcule Patrice de Bonneval.

 

« Le problème est d’ordre plus économique que sanitaire »

Pourtant… la profession d’herboriste n’existe plus, en tout cas dans les textes. Ida Bost a réalisé une thèse d’ethnologie sur les herboristes en France de 1803 à nos jours. « L’herboristerie a été reconnue comme métier entre 1803 et 1941, rappelle la chercheuse. Au XIXe siècle, c’était un métier de personnes modestes, en particulier de femmes ; puis, les herboristes se sont structurés en syndicats qui contrôlaient des écoles. Ils ont fourni un travail énorme pour changer l’image de ce métier, lui donner une apparence plus scientifique. » Las, les coups de boutoir de l’Association générale des pharmaciens de France, qui souhaitait obtenir le monopole de la vente de plantes médicinales, ont fini par atteindre leur but : la loi du 11 septembre 1941 relative à l’exercice de la pharmacie a supprimé le diplôme d’herboriste. Une spécificité française, puisque la profession est reconnue au Royaume-Uni, en Belgique, en Allemagne, en Suisse et en Italie....

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

 

Source : https://reporterre.net

 

 

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 13:38

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Auto-construction

Comment construire sa maison écologique en une semaine et à petit prix grâce à l’ « open source »

par

 

 

 

Les géants du BTP ont-ils du souci à se faire ? Après les logiciels libres et la fabrication de machines ou d’objets, la communauté mondiale des fab labs se tourne désormais vers la construction de véritables maisons en « open source ». Mise à disposition de plans et de techniques accessibles à tous, construction et assemblage collaboratif des éléments... Des États-Unis à la France en passant par la Grande-Bretagne, c’est une véritable communauté de la « maison libre » qui émerge et se structure, pour révolutionner la construction, son financement et permettre l’accès de tous à un logement plus décent.

« Ma femme et moi avons vécu trois mois dans une “micro-maison” [« Tiny house » en version originale, ndlr]. Nous n’avons pas trouvé cela viable sur le long terme ! C’est trop petit. En hiver, surtout. Il nous fallait quelque chose de plus grand. » Marcin Jakubowski et Catarina Mota ont donc pris la décision de se construire une grande maison, avec plusieurs pièces. Une vraie maison, construite par eux-mêmes, sans payer un promoteur pour le faire, grâce à des plans et des tutoriels distribués en open source. C’est-à-dire sans brevets et libres de droit, donc utilisables, reproductibles et modifiables par tous ceux qui le souhaitent. Issu, à l’origine, du monde de l’informatique, l’open source fait ainsi son apparition dans le domaine de la construction !

Marcin Jakubowski n’en est pas à son premier essai en matière d’auto-construction en open source. L’homme installé dans le Missouri, aux États-Unis, a déjà initié un projet de construction artisanale de dizaines de machines industrielles : tracteur, bulldozer, four, éolienne, moteur hydraulique,... Des machines à très bas coût et reproductibles à volonté, grâce à la diffusion libre de documentation, de plans et de techniques de fabrication (lire notre précédent article). Après avoir vécu dans une maison de quelques mètres carrés, il a décidé d’appliquer la même méthode à la construction de logements. Et espère que le modèle va essaimer jusqu’à former une communauté mondiale d’auto-constructeurs de maisons. « Un tracteur, on ne voit pas tout de suite à quoi ça peut servir. Mais une maison, les gens en voient tout de suite l’utilité », relève Marcin.

 

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« Quand on fait construire par une entreprise, c’est presque impossible d’imposer des techniques écologiques »

Au cœur de ce projet « d’Open building institute » – c’est à dire d’institut d’auto-construction en open source –, il y a une librairie de modules à construire : murs, fenêtres, toits… et des techniques. Le tout en accès libre, améliorable par tous. Toute cette documentation est accessible en ligne, libre de droit, et dans des formats compatibles avec des logiciels de conception assistée par ordinateur, eux-mêmes en open source. Ensuite, les différents modules, comme des plans de bois pour les murs, peuvent être découpés grâce à des machines à commande numérique, qui sont disponibles dans les fabs labs – laboratoires de fabrication d’objets en open source – dans le monde entier.

 

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« Nous mettons aussi à disposition toutes les informations dont les gens ont besoin pour obtenir les permis de construire », précise Marcin. Et pour transmettre les savoir-faire techniques, l’Open building institute organise des ateliers de construction de maison grandeur nature. Le prochain a lieu en novembre dans le Missouri. Objectif : construire une maison modulaire écologique en cinq jours, avec toit photovoltaïque, récupérateur d’eau de pluie, bio-digesteur pour produire du biogaz… Le tout pour 25 000 dollars seulement ! « Aujourd’hui, de nombreuses techniques de construction écologique sont encore difficiles à faire passer auprès des promoteurs. Par exemple, faire construire un bio-digesteur par une entreprise, c’est presque impossible aux États-Unis », souligne Marcin Jakubowski. La solution : construire soi-même !

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Une maison aussi simple à construire qu’un meuble en kit ?

« J’ai vu des maisons se construire en une semaine avec seulement une vingtaine de personnes pour l’assemblage », témoigne Clément Flipo, co-fondateur de Wikifab.org, une plateforme de documentation pour la construction open source d’objets, de machines, et aujourd’hui aussi de maisons. Un premier tutoriel de fabrication d’une « micro-maison » vient d’être mis en ligne sur la plateforme. On y trouve les matériaux et outils nécessaires, les plans, et les instructions à suivre. Un peu comme pour construire un meuble en kit vendu par une grande enseigne... Sauf qu’il s’agit ici d’un logement dans lequel il doit être possible d’habiter. « À partir du tutoriel, vous téléchargez les fichiers, puis vous faites couper les éléments par une machine dans un fab lab. Il y a des pans de murs à assembler, des pans pour l’isolement, pour les toits, la couverture extérieure… C’est vraiment accessible », détaille Clément Flipo.

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Du Missouri, où vit Marcin Jakubowski, à la France, où est basé Wikifab, la communauté des fabricants de maisons en open source essaime à travers le monde. Au Royaume Uni, Alistair Parvin, architecte de formation, a lancé il y a cinq ans Wikihouse, un projet collaboratif pour explorer ce que la révolution numérique peut changer à l’économie du logement. « La digitalisation permet de partager des solutions de construction durable de la même manière qu’on partage du code informatique, résume Alastair Parvin. Il ne s’agit pas seulement de diffuser les savoirs sur les systèmes de construction écologiques et à basse énergie, mais aussi de voir comment on met les outils et les compétences entre les mains de tout le monde, pour passer d’un modèle de construction de logement extrêmement centralisé à un système de projets de petite échelle et décentralisés. »

 

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« Déployer un secteur citoyen de la construction »

Pour Alistair Parvin, l’objectif est de développer une véritable alternative à la construction immobilière classique. « C’est encore difficile de convaincre les banques d’accorder des prêts pour construire de cette manière. Mais on commence à voir apparaître des formes commerciales de maisons en open source. C’est la prochaine étape pour développer le modèle. » L’open source est-il compatible avec un modèle commercial ? Oui, répond Alistair Parvin. « Nous ne voulons pas faire comme les grandes sociétés immobilières. Nous visons une économie distributive et soutenable. Au Royaume-Uni, il existe déjà des collectifs qui s’intéressent au modèle des "Wikihouses", pour construire eux-mêmes, sans être dépendants de promoteurs immobiliers. C’est ce secteur citoyen de la construction qu’il faut déployer. »

 

 

Marcin Jakubowski vise aussi, à terme, un développement commercial de l’auto-construction. Mais en monnayant des services d’aide à l’assemblage et la participation à des ateliers de formation. Les plans et la diffusion des savoir-faire resteront en open source. « C’est un business model basé sur le partage », précise Marcin. A bas bruit, pour l’instant, une révolution du secteur de la construction et du logement est-elle déjà en marche ?

Rachel Knaebel

 

Photos : Open source Ecology
Plans : tutoriel de fabrication d’une micro-maison par Wikihouse

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5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 21:08

 

Source : http://e-rse.net

 

 

La Suède Veut Baisser les Impôts de ceux qui Réparent au lieu de Jeter

 

Rédacteur en chef
e-RSE.net
30 September 2016
 
 
reparation loi suede impots
 

La Suède est sur le point de faire passer une loi permettant aux consommateurs qui choisissent de réparer plutôt que de jeter, de gagner de l’argent et de bénéficier de réductions d’impôts. Une manière d’encourager une consommation plus responsable et écologique ?

On le sait désormais avec certitude, notre mode de consommation nous conduit dans une impasse écologique. Nous achetons trop, nous consommons trop, et de ce fait, nous polluons trop. Fort de ce constat, de plus en plus de consommateurs adoptent des pratiques nouvelles : minimalisme, lutte contre l’obsolescence programmée, troc, récup’, réparation. Mais il faut bien avouer qu’aujourd’hui,tout nous encourage à ne pas adopter un mode de vie plus sobre et plus responsable.

 

Rendre plus attractive la réparation et la réutilisation des objets que nous consommons

Même les industriels l’admettent : pour un consommateur, il est souvent plus rentable de racheter un objet neuf que de faire réparer celui que l’on a déjà. Entre les frais de réparation, le temps que cela prend, les contraintes que cela demande (envoyer l’objet à réparer ou le porter au réparateur, attendre la pièce, etc), il est parfois compliqué de vouloir être un consommateur responsable, surtout quand on sait qu’en quelques clics sur Internet, il est possible de se faire livrer pour un prix relativement faible un nouvel objet.

Heureusement, certains gouvernements sont en avance sur cette question. C’est le cas de la Suède. La semaine dernière, le Parti Social Démocrate et le Parti Vert suédois ont proposé au parlement une nouvelle loi qui rendrait la réparation beaucoup plus rentable. L’idée ? Permettre aux consommateurs qui choisissent de réparer plutôt que de jeter et de racheter, de faire des économies sur leurs impôts. Aujourd’hui en Suède, la réparation d’un objet est assujettie à la TVA à hauteur de 25%. L’objectif de cette proposition de loi innovante est donc de réduire ce taux à 12% pour toute réparation sur un vélo, une paire de chaussure ou un produit d’habillement.

 

reparation loi suede impots

 

De plus, le consommateur qui choisit de réparer pourra aussi déduire de ses impôts 50% du coût en main d’oeuvre des réparations effectuées sur ces objets. Et pour aller encore plus loin dans cette logique, la proposition de loi inclut aussi de nouvelles taxes sur les produits contenant des matériaux non recyclables ou difficilement recyclables et réparables. Mises bout à bout, toutes ces mesures veulent dire deux choses : d’une part, il devient plus économique de faire réparer ses produits, et d’autre part, il devient plus cher d’acheter des nouveaux objets difficiles à réparer et recycler.

 

Vers un modèle de société qui sorte de la consommation de masse ?

Au total, tout cela va coûter cher au gouvernement : près de 190 millions de couronnes suédoises (près de 20 millions d’euros) pour les réductions d’impôts, et 270 millions de couronnes pour la baisse de la TVA (près de 28 millions d’euros). Mais cela peut également rapporter beaucoup à long terme. En effet, cela devrait continuer à réduire la pollution et le gaspillage (qui coûtent très cher aux pouvoirs publics) mais surtout à relancer tout un pan de l’économie basé sur la réparation, le recyclage et l’économie circulaire.

Encore une fois, les pays du Nord montrent donc qu’ils sont en avance sur les politiques environnementales. Après avoir ouvert la voie à l’écologie industrielle, après avoir remporté les premières places dans tous les classements de protection de la nature, voilà qu’ils sont encore une fois les pionniers en ce qui concerne l’économie circulaire et qu’ils prônent une consommation plus responsable.

La Suède sera-t-elle le premier pays à encourager une sortie de la consommation de masse ?

 

 

 

Source : http://e-rse.net

 

 

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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 20:30

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

 

Up le Mag

10 écogestes numériques à adopter absolument

 

 

Jour après jour, nous tentons de consommer plus responsable, d’éteindre nos lumières, de trier nos déchets... Mais qu’en est-il de nos comportements face aux technologies numériques ?

 

 

 

Initialement publié sur

 

Nos pratiques sur le web ont un coût en termes de ressources minières, d’énergie, d’eau et d’émissions de gaz à effet de serre (GES). Voici 10 pratiques à adopter pour diminuer votre empreinte écologique. On commence par celles qui ont le plus fort impact.

 
 

1 On reste fidèle jusqu’au bout à son vieux PC

 

Finalement, le meilleur moyen de réduire son empreinte numérique, c’est de ne pas changer d’ordinateur tous les 2 ou 3 ans. L’extraction des ressources minières, la fabrication industrielle et le transport de nos futurs objets connectés concentrerait 80 % des impacts sur l’environnement, selon ecoinfo.cnrs.fr. En conservant son ordinateur 7 ans au lieu de 4, l’impact de chacune de vos requêtes web se trouvera largement diminué !

On peut aussi se tourner vers des appareils modulables comme le Fairphone 2 et soutenir les associations qui luttent contre l’obsolescence programmée.

 
 

2 On recycle ses e-dechets

 

La France est le huitième producteur d’e-déchets du monde mais la majorité de ces déchets électroniques, qui contiennent pourtant des métaux précieux et des polluants dangereux, ne sont pas recyclés.

Pour réduire votre empreinte numérique, ne jetez surtout pas vos ordinateurs et autres smartphones à la poubelle  ! Le site eco-systemes.fr vous propose de trouver le point de collecte le plus proche de chez vous en 3 clics, soit pour recycler l’appareil, soit pour le donner à une association.

 
 

3 On regarde ses émissions préférées en live

 

C’est la mort dans l’âme qu’on vous annonce cette nouvelle  : le streaming est à bannir (ou du moins à restreindre). Regarder des vidéos en ligne ou utiliser les services de replay est aussi polluant que de fabriquer de A à Z un DVD  ! Et si l’on a tendance à écouter de nombreuses fois les mêmes chansons, il serait plus écologique d’en acheter le CD.

 
 

4 On diminue son utilisation du cloud

 

Le cloud est tout sauf écolo  ! Le stockage en ligne de ses documents est plus énergivore que celui sur son ordinateur (clef USB ou disque dur externe). Selon le blog Green IT, transporter une donnée sur le web consomme deux fois plus d’énergie que de la stocker pendant un an.

Utiliser une messagerie responsable telle que Newmanity Mail, qui stocke ses données dans un data center à bilan carbone neutre, pourra légèrement atténuer son impact.

 
 

5 On débranche tout

 

Lorsque l’on n’utilise plus son matériel, on pense à éteindre son ordinateur ; mais qu’en est-t-il des chargeurs  ? Un ordinateur en veille ou un chargeur, même s’il n’est branché à aucun équipement, continue de consommer de l’électricité.

Idem pour les box ADSL, qui souvent restent allumées 24h/24. En prenant l’habitude de l’éteindre chaque soir, on réduit considérablement son empreinte écologique… et sa facture !

 

Pexels

Pexels
 
 

6 On privilégie les data centers 100% green

 

Pas facile de connaître le type d’hébergement des sites et des services que nous consultons. Parmi ceux qui mettent un point d’honneur à respecter l’environnement, la messagerie éthique Newmanity Mail s’associe à Greenshif, seul opérateur en Europe à proposer des data centers à bilan carbone neutre, comme celui d’Evo Switch aux Pays-Bas, qui héberge une partie des données de la Wikimedia Foundation.

 
 

7 On vide sa boîte mail

 

Le stockage des courriels use aussi de l’énergie. Conserver 30 mails inutiles durant 1 an consommerait 222Wh, soit l’équivalent d’une ampoule laissée allumée toute la journée  ! Il est donc temps de s’occuper de ses 572 courriels en attente, de supprimer ses spams plus régulièrement et de se désabonner des newsletters qui ne nous intéressent pas.

Pour gagner du temps, un tout nouveau service, Cleanfox, permettrait de nettoyer sa boîte mail en se désabonnant et supprimant toutes les newsletters indésirables en moins d’une minute.

 
 

8 On surveille son poids

 

Selon le cabinet de consulting Excelacom, 150 millions de mails seraient envoyés chaque minute dans le monde. L’envoi d’un courriel représenterait environ 20 grammes de CO², mais différerait en fonction du poids et du nombre de destinataires du courriel, selon l’Ademe. En étant vigilant sur ces points et en privilégiant par exemple les liens plutôt que les pièces jointes, l’impact en termes de GES serait moindre.

 
 

9 On s’engage pour l’éco-conception des sites Web

 

Vous ou une personne de votre entourage devez créer un site web  ? Faites comme LinkedIn, IBM ou encore La Poste et pensez à éco-concevoir votre site en vous focalisant sur les fonctionnalités essentielles et en éliminant le superflus.

Le blog Green IT estime que le poids des pages web a été multiplié par 115 en 20 ans, passant de 14 Ko à 1 600 Ko, sans pour autant apporter de nouveaux services extraordinaires à l’utilisateur.

 
 

10 On évite les moteurs de recherche

 

3,3 milliards. C’est le nombre de requêtes effectuées chaque jour sur Google. Pourtant, selon l’Ademe, aller directement sur un site, soit en tapant son adresse, soit en l’ayant enregistré comme « favori » divise par 4 les émissions de GES  !

Et quand on a besoin d’un moteur de recherche, pourquoi ne pas opter pour Ecosia  ? La startup berlinoise reverse 80 % de ses bénéfices publicitaires à la plantation d’arbres au Burkina Faso.

 

 

Initialement publié sur UP Le Mag
 
http://www.up-inspirer.fr/
 
 
 
Source : http://rue89.nouvelobs.com
 
 

 

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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 21:00

 

Source : https://www.objectifgard.com

 

 

NÎMES La ville s’ouvre à la transition citoyenne

La seule énergie solaire peut servir à cuire des aliments (Photo Anthony Maurin).

La seule énergie solaire peut suffire à cuire des aliments (Photo Anthony Maurin).

 

Toute la journée de samedi sur les allées Feuchères, Nîmes se mettait aux couleurs du changement pour célébrer la journée de la transition. Un rendez-vous incontournable pour les curieux qui désirent entrer dans la danse écolo-responsable.

"Le monde va mal et il faut qu'on change nos habitudes. Notre confort est au détriment de l'avenir de nos enfants et des autres habitants de la planète. Nos ressources sont déjà épuisées mais nous continuons notre vie comme si de rien n'était" lance Michèle, militante convaincue et venue en famille pour assister à quelques conférences.

 

Le partage des semences, la base du nouveau monde rêvé (Photo Anthony Maurin).

Le partage des semences, la base du nouveau monde rêvé (Photo Anthony Maurin).

 

Et le message est loin d'être erroné... Si l'écologie et ses défenseurs ont plutôt une bonne image, ils ne parviennent pas à faire éclater au grand jour des vérités qui dérangent. "Nous consommons trop et mal! On a oublié la valeur des choses et le bien-fondé de certaines idées. La décroissance n'est pas synonyme de privation mais de bienveillance. Dans les pays riches, nous cultivons mal, nous mangeons mal, nous achetons de la camelote en plastique, nous ne réparons rien..." avoue désespérément Jacques, 57 ans, marin de coeur mais vendeur de profession.

Plusieurs stands proposent toutes sortes de nouveautés vieilles comme le monde. Pour cette journée de la transition, le collectif "Nîmes en transition" a regroupé les Ptits Débrouillards, les Colibris, les Incroyables comestibles, NîmeSel, le Spot, Attac, ARBRES, Crocovélo, Greenouille, Enercoop... Tous engagent des transformations concrètes pour une société plus écologique.

 

Tout peut se réparer, il suffit de réapprendre les bonnes astuces et remettre les mains de le cambouis, cest tout! (Photo Anthony Maurin).

Tout peut se réparer, il suffit de réapprendre les bonnes astuces et remettre les mains de le cambouis, c'est tout! (Photo Anthony Maurin).

 

Sous une tente berbère, des ateliers et des tables-rondes concernant cette 3ème révolution. Pédibus, une opération Carapattes pour mener les enfants à pied à l'école; l'habitat participatif, la transition, la monnaie locale, l'énergie, les accords de libre-échange ou encore le changement climatique.

Fruits amochés mais encore aptes au service après retouches naturelles, vélos en piteux états mais bons pour rouler après quelques menues réparations, bouteilles en plastique non recyclées mais adoptées en tant que jardinières de balcon... Autant d'exemples faciles à mettre en pratique. Mais le top du top, certes un poil encombrants, restent le cuiseur solaire ou le petit four qui va avec! Une immense parabole argentée qui permet aux rayons de cuire votre repas en quelques instants!

 

En musique, le changement se fera en douceur et le sourire aux lèvres! (Photo Anthony Maurin).

En musique, le changement se fera en douceur et le sourire aux lèvres! (Photo Anthony Maurin).

 

 

Source : https://www.objectifgard.com

 

 

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