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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 13:25
Marianne - L'Hérétique - Blogueur associé | Mardi 24 Janvier 2012 à 12:00

 

Vous ne rêvez pas : il est encore possible de trouver des jeans fabriqués en France, et qui ne coûtent pas les yeux de la tête. Les jean's Tuffs sont les derniers du genre à être fabriqués dans l'hexagone, ce grâce à la volonté de trois frères qui ont refusé d'expatrier leur atelier en Asie. Histoire d'un Made in France possible racontée par le blogueur l'Hérétique, accréditant ainsi le « produire français » défendu par François Bayrou.



(Made in France - Flickr - Clearly Ambiguous - cc)
(Made in France - Flickr - Clearly Ambiguous - cc)
Et hop, salut Florac ! Rien de tel que le jean cévenol. Je songeais, les soldes et embonpoint venant, à me racheter quelques jeans : petit tour sur mes magasins en ligne habituels, visites chez quelques marques connues mais, soudain, inspiration ! Et si je cherchais jean français sur Internet ?

Petit tour sur google et...bingo ! Je suis tombé sur le site des Jean's Tuffs. Trois frères résistent encore et toujours à l'envahisseur, et continuent de produire de la toile de qualité. Je vais pouvoir d'ailleurs vous en donner mon sentiment, j'ai commandé deux pantalons. Bon : ils sont à 59 euros, ok, mais ce n'est pas plus — et même moins en fait — que des jeans de marques diverses mais connues qu'on paie des fortunes, souvent plus de 100 euros pièce. Quand je dis « on », je veux dire certains, évidemment.

Produire un jean en France et le vendre à un prix raisonnable

La manufacture de Tuffs a employé jusqu'à 600 salariés. Aujourd'hui, l'atelier n'occupe plus que trois personnes, de novembre à Pâques, seulement. Sans doute une activité complémentaire. L'ancêtre des Tuffery, Célestin Tuffery, était lui-même tailleur au début du XXème siècle. La tradition s'est poursuivie envers et contre tout. 

C'est tout de même dingue, quand j'y pense. Regardez les jeans qui figurent sur le site Levi's, l'une des marques les plus célèbres. Enfin, regardez les jeans mais surtout les prix : de 100 à 400 euros, nom de Zeus ! Et il y a des clients. Alors, bon, avec leurs 60 euros, les trois frères, ça va, ils ne volent pas le client, et, au moins, on est sûr qu'il n'y a ni prisonniers chinois (voire nord-coréens) ni enfants dans les ateliers qui triment pour les confectionner. 
Je ne dis pas que 60 euros c'est donné, mais à qualité et standing comparés, je pense que cela vaut le coup. D'ailleurs, à Florac, tout le monde porte ces jeans.

Bon, ça va encore faire ricaner l'Nicolas et l'Marc qui jugent insignifiante et grotesque l'idée principale de Bayrou sur le Made in France, l'Romain va encore hurler au loup nationaliste, il n'empêche que quand tu cherches, tu constates que cela tient la route la piste qu'a flairé le Béarnais.
Allez, Norbert, Jean-Jacques et Jean-Pierre, on est avec vous ! Comme quoi, le Textile n'est pas condamné à s'expatrier nécessairement en Asie.

Retrouvez l'Hérétique sur son blog.

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 14:22

 

 

 

Après son refus de payer la dette, l'Islande fera le triple de la croissance de l'UE en 2012 DR

Actualutte - 22 janvier 2012 Écrit par  Cesar Perez NAVARRO

 

Islande a terminé l’année 2011 avec une croissance économique de 2,1% et selon les prévisions de la Commission européenne, elle va faire le triple du taux de croissance attendu pour l’UE en 2012 (La croissance de l'UE est prévue à 0,5% en 2012 contre 1,5% en Islande). Pour 2013 la croissance devrait atteindre 2,7%, principalement à cause de la création d’emplois. L’Islande est le pays qui a nationalisé les banques privées et qui a emprisonné les banquiers responsables de la crise.


L’Islande a été le seul pays européen qui a rejeté par un référendum citoyen le sauvetage des banques privées, laissant s’effondrer certaines d’entre elles et jugeant de nombreux banquiers pour leurs crimes financiers.

Pendant ce temps dans un pays comme l’Espagne, le ministre l’économie qui fut un grand responsable chez Lehman Brothers, a maquillé les soldes bancaires et a gonflé les résultats pour faire croire à une solvabilité du système financier résultant de la déréglementation des marchés mais ce dernier a fini par s’effondrer.

 Glitnir, Landsbankinn et Kaupthing furent les banques nationalisées en 2008 pour éviter leur faillite et qui furent placées sous contrôle démocratique, plutôt que de profiter d’injections inconditionnelles de capitaux publics, comme en Espagne ou dans les autres pays européens. En juin dernier, l’une d’elle Landsbankinn, a annoncé son intention de rembourser les intérêts aux détenteurs d’hypothèques pour compenser les citoyens de payer leurs pertes.

 La révolte pacifique a débuté en 2008, sans que celle-ci soit décrite dans les pages des grands médias européens, qui ont mentionné dans des notes en bas de page que ce pays était un dangereux exemple dangereux à suivre. À la fin de 2008, l’ensemble des dette de l’Islande égalait à 9 fois son PIB. La monnaie s’est effondrée et la Bourse a suspendu ses activités après une baisse de 76%.

 Le pays a fait faillite et a ensuite reçu un prêt de 2 100 millions de dollars du FMI et 2 500 millions de dollars provenant des pays nordiques et de la Russie. Le FMI, comme d’habitude, a exigé, en échange des mesures "d’ajustement" soit des coupures dans les dépenses sociales qui ont provoqué la colère de la population, la chute du gouvernement et la convocation d’élections anticipées au début de 2009 dans lesquelles la gauche a remporté la majorité absolue et provoquant l’effondrement du Parti de l’Indépendance, un parti conservateur, qui était traditionnellement la force dominante dans le pays, qui n’a conservé que 23,7% des voix.

 Le Mouvement Gauche-Vert a gagné 21,7%, Alliance sociale-démocrate 29,8%, le Parti progressiste 14,8% et Mouvement des citoyens 7,2%.

Johanna Siguroardottir a été choisi pour diriger le gouvernement réunissant des sociaux-démocrates, et les écologistes de gauche. En 2010, on a mis sur pied une assemblée constituante de 25 membres, des « citoyens ordinaires » pour réformer la Constitution. Cette même année, le gouvernement a soumis à un référendum sur le paiement ou non de la dette contractée par les banques privées en faillite au Royaume-Uni et dans les Pays-Bas, mais 90% des gens ont refusé de payer.

 Ses citoyens ont voté non à cause de l’effondrement de la Banque Icesave et les gouvernements de ces pays couvrent les dépôts à capitaux publics. Le FMI a gelé les prêts en espérant que l’Islande finirait par payer ses dettes illégitimes.

 En septembre 2010, l’ancien Premier ministre Geir Haarde a été mis en procès pour négligence dans la gestion de la crise. Interpol a également émis un mandat d’arrêt international contre l’ancien président de Sigurdur Einarsson. En avril 2011, les citoyens ont de nouveau dit non à un nouveau référendum sur le paiement de la dette.

Après cela, au mois de décembre la banque Landsbanki a décidé de retourner une partie de la dette. Le montant total des sommes versées par Landsbanki, selon Icenews à 350 milliards de couronnes, soit environ 33% de la dette totale. Pourtant, "les comptes Icesave ne représentent seulement 4% des obligations des institutions financières du pays, soit environ 4000 millions d’euros. 96% restant ne pouvait pas être renvoyé aux créanciers, car il était complètement impossible de le faire parce que le paiements d’intérêts chaque année aurait dépassé les revenus du pays.

 Dans les mots de l’économiste Jon Danielsson : « Les (banques) ont accumulé une dette égale à plusieurs fois le PIB annuel. Il n’y a aucune possibilité que les citoyens puissent payer cette dette."

 Il y a quelques jours, les responsable de la Fiscalité en Islande ont inculpé deux officiers supérieurs des banques qui ont commis des fraudes au moyen de prêts non autorisés pendant les opérations qui ont conduit à son système financier à s’effondrer en 2008 : l’ancien PDG responsable de la faillite de Glitnir, Larus Welding et le responsables des finances de l’entreprise, Gudmundur Hjaltason. Ils auraient abusé de leur position pour fournir environ 102 millions d’euros sans la permission, sans garanties de la part des bénéficiaires et sans avoir consulté le département de gestion des risques.

 Les agences de notation Moody, Standard & Poor et Fitch font pression pour punir l’endettement sans grand succès et toujours en essayant d’ignorer la reprise économique dans ce pays. Par ailleurs, en 2008, quelques mois avant l’effondrement de ses banques, le pays jouissait encore de la cote triple A donnée par ces mêmes organismes.


 * Journaliste.  Www.contralatortura.cl Dispatch


 Publié sur http://www.pressegauche.org

 


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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 13:16

 

Bastamag - Par Sophie Chapelle (18 janvier 2012)


Terminés les paniers bios réservés aux « bobos ». Dans la ville ouvrière de Saint-Étienne, associations de quartier et paysans travaillent ensemble pour livrer des légumes de saison et des produits sains au plus près des quartiers, tout en créant des emplois. Rencontre avec les membres du projet « de la ferme au quartier », une plateforme d’approvisionnement alimentaire solidaire en circuit court, et une alternative au « low-cost » de la grande distribution.

 

 

« Comment permettre au plus grand nombre, y compris aux personnes aux revenus très faibles et précaires, d’accéder à une alimentation saine ? » Georges Günther, et les autres initiateurs du projet De la ferme au quartier, à Saint-Étienne, ont répondu concrètement à cette question. Dans cette ville ouvrière qui a perdu pratiquement 10 % de sa population en 20 ans, les paniers paysans dans le cadre de l’économie sociale et solidaire se développent depuis 2005. Saint-Étienne compte 11 associations pour le maintien de l’agriculture paysanne (Amap), dans lesquelles les consommateurs s’engagent à acheter la production des paysans à un prix équitable et en payant par avance. « Le projet De la ferme au quartier est complémentaire des Amap, explique Georges. Il se veut créateur d’emplois et touche un plus large public, y compris les couches populaires. »


Miser sur la solidarité entre consommateurs

« La plateforme », le local où les salariés préparent et assurent les livraisons des paniers, est située dans le Marais, un ancien quartier de l’industrie lourde stéphanoise, aujourd’hui plus connu pour son Technopole ou pour le stade Geoffroy-Guichard. La volonté de créer des emplois est l’une des différences avec les Amap, qui reposent totalement sur l’engagement bénévole de familles directement en lien avec les paysans partenaires. Pour sa mise en place, le projet a notamment bénéficié d’un soutien de la Région Rhône-Alpes, de la chambre régionale de l’économie sociale et solidaire Rhône-Alpes avec le fonds social européen, l’État et la ville de Saint-Étienne qui loue un local.

 

Lancer une activité viable économiquement et créatrice d’emplois pérennes a évidemment un coût. C’est pourquoi producteurs et consommateurs participent à parts égales aux frais de fonctionnement de la structure. « Nous misons sur la solidarité entre les consommateurs. L’idée est qu’ils participent aux frais de fonctionnement en fonction de leurs revenus », précise Georges. Le montant de cette participation aux frais varie de 0 à 20 %. Les chèques d’aide alimentaire sont également acceptés. « Notre objectif, c’est de pouvoir proposer à tous les publics de l’agglomération de Saint-Étienne des produits agricoles locaux de qualité, à des prix abordables. » Et cela marche ! Alors que l’heure de la distribution approche, une jeune femme franchit le seuil de la plateforme. Elle précise venir « des caravanes », installées près du local, et vient se renseigner sur les paniers. Elle souhaiterait s’engager pour un mois avant de poursuivre la route. Le projet touche décidément un autre public.

 

Education populaire et alimentaire dans les quartiers

Il est plus de 17 h, et Sylvain, un autre jeune membre de l’équipe, s’active près de la chambre froide dans la préparation des paniers. Mâche, choux de Bruxelles, épinards, poireaux, courges, tout est local, de saison et sans OGM. Alors que Georges commence à regarder nerveusement sa montre, Nasser arrive avec la camionnette. Direction le quartier du Soleil, à l’Association familiale protestante (AFP), dont les bénévoles aideront à la distribution. Parmi eux, il y a Aziz. Pour lui, « le projet fonctionne de mieux en mieux avec des produits de plus en plus variés. Les gens ont compris qu’ils faisaient bosser des agriculteurs du coin ». Enthousiaste, Aziz file dans le local pour la mise en place de la distribution. Nasser poursuit la route jusqu’au centre social l’Arlequin, où une deuxième distribution est assurée ce soir-là.

 

L’une des spécificités du projet est l’engagement de plusieurs associations de quartier qui mettent à disposition leur local, mènent un travail de sensibilisation, et participent au conseil d’administration. Aux côtés de l’Association départementale pour le développement de l’emploi agricole et rural (Addear), on retrouve des centres sociaux, des amicales laïques, mais aussi le centre Al Qalam-Firdaws, qui développe et diffuse des travaux traitant de la culture musulmane. « On bosse à leurs côtés pour informer sur ce qu’est l’agriculture paysanne, ce qu’implique un travail rémunérateur, explique Georges. L’amicale laïque prend, par exemple, des produits pour son centre de loisirs, où les mômes bouffaient jusque-là n’importe quoi pour le goûter. Ces associations organisent également des conférences débats ou viennent à la plateforme pour faire des ateliers cuisine. » Michel Avril, le directeur de l’AFP, témoigne de ce soutien. « On mène un travail de réinformation en diffusant, entre autres, une plaquette dans les collèges et les écoles primaires. On vise un public du quartier et on s’appuie sur le bouche à oreille pour que l’information circule. »


De la viande hallal dans les paniers

Se démarquer de l’image « bobo » qui colle aux Amap et aux paniers paysans n’est pas simple. « On a globalement un bon retour », estime Michel Avril. La mise en place du quotient familial soulage les familles les plus modestes. « On insiste sur le fait que c’est un service auquel même les populations en difficulté sociale ont droit. On leur dit de ne pas s’interdire ce genre de démarche, que c’est aussi pour elles. » Tout l’enjeu pour l’AFP est de redonner du sens afin que les gens adhèrent au projet. « Cela passe par une éducation aux saisons : les gens ont perdu ces repères, et on tente de leur faire retrouver ce rythme-là, souligne le directeur de l’association. Et c’est aussi une sensibilisation au développement local, on montre que c’est générateur d’emplois, de débouchés. On les sensibilise aussi aux difficultés que rencontrent les paysans, notamment les aléas climatiques. »

Lassaad fait partie des gens du quartier qui ont décidé d’adhérer. Entouré de ses cinq enfants, il dispose de 45 euros par semaine pour la nourriture, qu’il reverse dans les paniers familiaux proposés. « C’est moins cher, c’est meilleur pour les enfants et on aide les agriculteurs, tout le monde est gagnant, explique t-il. Quand on n’achète pas, l’autre ne travaille pas. » Ces paniers offrent la possibilité de budgétiser les courses, ce qui n’est pas négligeable pour les familles aux revenus modestes. Ils permettent aussi une certaine souplesse avec la vente en gros de produits de base une fois par mois dans chaque lieu. La possibilité de viande hallal en circuit court fait aussi son chemin.

 

Des paysans à la rencontre des cités

Vivre au rythme des paysans n’est pas toujours simple, mais les mentalités évoluent. « La preuve, remarque Mickaël, les gens viennent désormais avec leur propre cabas, on a passé la première étape avec le problème des emballages. » À chaque distribution, un paysan est présent, et ce soir-là, c’est Mickaël Martel qui répond aux questions des adhérents. Il a participé aux réunions de création du projet. Pour ce producteur de fromages, pas de doute, le public touché n’est pas le même. « On atteint ici une population qui ne viendra pas forcément au magasin de producteurs dans lequel je suis aussi impliqué. S’engager sur six mois à prendre des paniers paysans, ce n’est pas forcément évident mais là, le coût est variable selon le revenu du client. On croit en ce projet, et c’est pour ça qu’on est là. » De la ferme au quartier compte 24 paysans, dont la moitié environ sont labellisés en agriculture biologique (AB), les autres étant en conversion en bio ou en agriculture paysanne. Des visites de ferme se déroulent régulièrement afin de renforcer le lien entre toutes les parties prenantes du projet.

 

« Avec De la ferme au quartier, on aide des paysans à le rester avec des prix rémunérateurs fixés de façon concertée », assure Georges. Sur le contrôle des pratiques, l’association se place dans une démarche de respect de la charte de l’agriculture paysanne. « On discute avec les producteurs, on les met en lien avec d’autres producteurs et consommateurs pour faire évoluer leurs pratiques », explique Georges. Récemment, un des producteurs a eu des soucis avec ses poules pondeuses et a dirigé l’association vers un autre producteur. « Ce dernier a reconnu qu’il utilisait des aliments avec des OGM, mais il a accepté d’y renoncer pour travailler avec nous. Dans la mesure où il se met aux compléments alimentaires sans OGM pour ses poules, on a décidé de travailler avec lui tout en lui demandant d’améliorer ses parcours alimentaires. » Pour Gérard, refuser de travailler avec ce type de producteur reviendrait à vouloir s’enfermer dans une niche. « Face à un système productiviste délocalisable, nous voulons tirer les pratiques vers les haut. »


En route vers la coopérative

Imaginé fin 2009 au sein du portail pour l’accès aux droits sociaux [1], De la ferme au quartier réunit pour l’instant 24 paysans et 150 familles de consommateurs. D’ici à 2013, l’objectif est d’atteindre la taille d’une dizaine d’Amap, soit environ 600 familles pour une trentaine de paysans. « L’enjeu, c’est d’augmenter en nombre d’adhérents si l’on veut embaucher, explique Georges. Et pour que les paysans trouvent leur compte financièrement, il faut aussi élargir le nombre de lieux de distribution. » Si certains lieux fonctionnent bien avec une quarantaine d’adhérents, d’autres connaissent des difficultés. Consommateurs, producteurs, militants associatifs s’emploient ces dernières semaines à informer dans les écoles et les entreprises. Les horaires de distribution pourraient aussi s’élargir avec des livraisons débutant à partir de 17 h. "De la ferme au quartier" pourrait devenir une coopérative vers la mi-2013 si, comme l’espèrent ses initiateurs, le projet a atteint son équilibre économique.

Sophie Chapelle

Photo : source

Notes

[1] Les initiateurs se sont aussi inspirés de Solid’Arles, une entreprise sociale et solidaire, et d’Alter-Conso dans l’agglomération lyonnaise.

 

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 13:58

   Une tribune de Geneviève Azam et Thomas Coutrot (économistes), Dominique Méda (sociologue), Etienne Balibar (philosophe) et Yves Sintomer (politologue).


Il y a deux manières de raconter ce qui se passe en Europe. Selon le storytelling dominant, nous avons trop dépensé. Experts et éditorialistes devisent sur la France qui, comme les autres pays dépensiers, "vit depuis plus de trente ans à crédit". Et l'enjeu pour la gauche sociale-démocrate serait seulement de "donner du sens à la rigueur" en attendant de "relancer la croissance".

Ce scénario semble aussi évident que l'air que nous respirons. Il est pourtant contraire aux principaux chiffres officiels, et une narration alternative apparaît mieux fondée. Ainsi selon le rapport sur “La dépense publique et son évolution” publié par Bercy, la part des dépenses publiques dans le PIB français est passée de 52,8% dans les années 1990 à… 52,9% dans les années 2000.

Si les déficits et la dette ont flambé, ce n'est pas du fait d'une envolée des dépenses, mais à cause d'une réduction des recettes. Le manque à gagner annuel dû aux exonérations et baisses d'impôts consenties dans les années 2000 est chiffré par Gilles Carrez, député UMP et rapporteur du budget, à plus de 100 milliards d'euros. Et la crise financière a provoqué une chute brutale des recettes publiques déjà érodées par cette contre-révolution fiscale. Cette dette est celle de la finance et du néolibéralisme, pas des assurés sociaux ni des citoyens.

Deux narrations aussi contradictoires de l'histoire de la dette publique déterminent deux réponses antagoniques. Selon l'histoire officielle, une cure sévère d'amaigrissement budgétaire s'impose, sans débat autre que sur les modalités, pour que la France restaure ses finances publiques et que ses entreprises redeviennent compétitives. Dans la narration alternative, à l'inverse, la clé de la situation réside dans une réforme fiscale redistributive, couplée à une cure amaigrissante et une mise sous tutelle du secteur financier.

En outre, la réforme fiscale, qui permet de réduire le déficit courant, n'épongera pas la dette : les intérêts versés en 2011 aux rentiers — ceux-là mêmes qui ont bénéficié des baisses d'impôts — se montent à 50 milliards d'euros, avant même la prochaine perte du triple A et de probables hausses des taux exigées par les marchés.

Pour alléger ce fardeau, préserver les services publics et la protection sociale, et enclencher une transition écologique, le débat démocratique devra déterminer si une part de cette dette est illégitime, c'est-à-dire contractée au nom d'arguments infondés et au bénéfice d'intérêts particuliers et, le cas échéant, décider un défaut sur cette partie de la dette. Les Etats devront à l'avenir se financer ailleurs qu'auprès des seuls marchés financiers, comme ils le faisaient jusqu'au début des années 1980 : faute de quoi ils ne pourront plus prétendre à aucune souveraineté.

Ils devront également prendre acte que cette crise est aussi celle d'un modèle de croissance insoutenable, et réorienter les investissements publics vers des programmes écologiquement plus sobres et plus riches en emplois au lieu de grands projets productivistes, coûteux et obsolètes.

Mais si la narration critique a pour elle la vraisemblance du diagnostic, elle se heurte aux "évidences" martelées, et la nécessaire radicalité des réponses qu'elle appelle peut inquiéter. C'est pourquoi un appel pour un "audit citoyen de la dette publique" a été lancé mi-octobre 2011 par des personnalités et nombre d'organisations syndicales, associatives et politiques, rejoints depuis par plus de 50.000 citoyens.

Des collectifs locaux se créent dans de nombreuses localités pour proposer aux citoyens de s'emparer de ce débat. Ces initiatives n'ont pas encore intéressé les médias, mais veulent susciter dans les profondeurs de la société un débat de la même intensité que celui qui a précédé le référendum sur le traité constitutionnel européen en 2005.

Car les questions alors débattues se posent avec une tout autre acuité, à l'heure où le tsunami de l'austérité arrive d'Europe méridionale. Les réformes institutionnelles adoptées depuis un an, et parachevées par le "traité intergouvernemental à Vingt-Six" décidé au sommet européen de décembre, ne font que radicaliser une logique de répression budgétaire et de soumission aux marchés financiers, dont la crise manifeste pourtant l'échec patent. Alors que le navire de Maastricht s'est déchiré sur les récifs de la crise financière, les capitaines s'épuisent à coller des rustines sur les débris qui flottent.

Une idée a servi de clé de voûte à l'architecture européenne depuis Maastricht : les marchés sont plus intelligents que les gouvernements et les électeurs. Concurrence fiscale et sociale au sein d'un marché libre et non faussé ; réduction des recettes publiques pour augmenter la compétitivité ; obligation faite aux Etats, en cas de déficits, de se financer sur les marchés ; interdiction faite aux Etats de s'entraider financièrement… : la zone euro a été conçue pour éliminer les politiques économiques volontaristes et placer les Etats sous le pilotage automatique des marchés. La tentative désespérée de sauver cette architecture aux principes obsolètes ne peut qu'échouer, fût-ce avec des eurobonds (des titres communs pour mutualiser la dette des pays de la zone euro) qui resteront soumis au jugement et donc aux critères de "bonne gestion" des marchés.

L'échec programmé de ce sauvetage peut déboucher dans les années à venir sur un éclatement de l'euro et un déferlement des courants nationalistes, autoritaires et xénophobes qui travaillent les sociétés européennes. Mais le pire n'est pas certain. Les aspirations démocratiques, elles aussi, sont très vivaces en Europe, notamment dans la jeunesse, comme le montre l'essor des mouvements "Indignés" dans les pays du Sud, jusqu'ici les plus touchés par la crise sociale et démocratique.

La nomination d'anciens dirigeants de Goldman Sachs comme chefs de gouvernement en Grèce et en Italie, ministre des finances en Espagne ou président de la Banque centrale européenne, ne passe pas. Pas plus que les cris d'orfraie devant l'éventualité d'un référendum, en Grèce ou ailleurs. Les citoyens ne veulent plus être "des jouets dans les mains des banques et des politiciens", comme disent les "Indignés" espagnols. Ils veulent pouvoir peser sur leur avenir, faire des projets pour leurs enfants, stopper les dégradations sociales et écologiques qui les horrifient.

Face à la surdité des élites, une insurrection démocratique est nécessaire en Europe comme d'ailleurs aux Etats-Unis, dans le monde arabe, en Russie... Il s'agit de refonder la démocratie dans le champ politique par un recours intense aux mécanismes de la démocratie directe (initiatives citoyennes, référendums révocatoires…) et de la démocratie délibérative (conférences citoyennes, deuxième Chambre tirée au sort…).

Il s'agit aussi de l'élargir au champ économique, à commencer par le système bancaire, dont le sauvetage imminent par les deniers publics doit être l'occasion de le placer sous le contrôle non pas des fonctionnaires de Bercy ou de Bruxelles, mais de la société civile. L'horizon semble bouché par leur dette : dégageons-le en réinventant notre démocratie.

(Source : Le Monde)

 

 

 

 

 

 

 

 


Cette crise n'est pas une crise mais un hold-up de la finance

 


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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 21:56

 

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 06.01.12 | 19h05   •  Mis à jour le 07.01.12 | 09h59

 
 

L'association britannique à but non lucratif Raspberry Pi est prête à fabriquer à des dizaines de milliers d'exemplaires un mini-ordinateur de la taille d'une carte de crédit. Le tout pour 25 ou 35 dollars selon les versions (respectivement environ 19 ou 27 euros). La plus chère possède une prise permettant de se connecter à Internet avec un câble plutôt que par Wi-Fi. Sinon, ce PC possède l'essentiel, avec prise USB, lecteur de carte mémoire de type appareil photo (SD), branchement de casque audio et de micro, ainsi qu'une sortie vidéo pour se raccorder à un téléviseur. L'alimentation peut se faire par piles ou par un chargeur de téléphone portable de 5 volts.

 

"La taille de l'ordinateur est essentiellement limitée par les connecteurs, ce qui fait que notre modèle peut être considéré comme le plus petit du monde", explique Eben Upton, le directeur exécutif du projet, mené en collaboration avec l'université de Cambridge. Les autres fondateurs sont issus du monde industriel - comme lui -, académique ou financier. "Nous avions noté, dans les années 2000, que le nombre d'étudiants en informatique baissait, de même que leur niveau. Pour nous, l'une des raisons était que l'ordinateur était trop cher. D'où la volonté, en 2008, de concevoir une machine à très bas coût. Cela a notamment été permis par le développement des processeurs pour téléphones portables", rappelle Eben Upton, qui travaille chez Broadcom, l'un des dix plus importants fabricants de puces électroniques et fournisseur du processeur central du Raspberry Pi.

L'initiative se rapproche de celles du Massachusetts Institute of Technology (MIT) ou d'Intel, baptisées respectivement One laptop per child (OLPC) et Classmate PC. Il s'agissait de produire des ordinateurs à 100 dollars pour les pays en voie de développement. Bien que d'un prix deux fois plus élevé que prévu, des dizaines de milliers d'exemplaires ont été achetés par des gouvernements en Asie, Afrique ou Amérique du Sud. "Notre philosophie est différente car nous voulions un produit encore moins cher et pas uniquement dédié à l'éducation des enfants", dit Eben Upton.

 

Enchères sur le Web

L'absence d'écran et de clavier du Raspberry Pi aide, bien sûr, à limiter les prix. "Nous ne sommes pas prescripteurs sur les usages. L'outil est là, et on voit ce qu'on peut faire avec." Les concepteurs de l'OLPC et du Classmate PC ont en effet développé des interfaces logiciels adaptées aux enfants et à la pédagogie. Rien de tel pour l'initiative anglaise, qui laisse assez libre la possibilité d'installer un grand nombre de systèmes d'exploitation de type GNU/Linux.

 

Pour les jeunes bidouilleurs, il sera ainsi moins risqué de "casser" ce PC que celui de la maison. Et, en cas de plantage, on peut graver une nouvelle carte mémoire avec le système d'exploitation et relancer un PC quasi neuf. En outre, sa petite taille permet d'imaginer des utilisations en robotique ou d'autres usages automatisés.

 

Pour les ventes, à partir de fin janvier, l'association est optimiste, avec ses 50 000 inscrits et les 10 000 euros récoltés grâce à la vente d'autocollants en forme de framboise. Les dix premiers exemplaires du Raspberry Pi, après la correction d'un ultime bogue, ont été mis aux enchères sur le Web, le 1er janvier, et les prix atteignent les 2 000 livres (2 400 euros)... La recherche du profit ne guidant pas l'association, le design de la machine sera prochainement rendu public sous une licence libre permettant la diffusion et la modification de ce mini-ordinateur (vendu sur raspberrypi.com). On verra alors si les jeunes retrouvent le goût de l'informatique.

 

David Larousserie


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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 21:46

LEMONDE | 30.08.11 | 17h28   •  Mis à jour le 30.08.11 | 18h44

 
 

 

Une vingtaine de jeunes gens finalisent un logiciel permettant la création de réseaux sans fil à haut débit 100 % autonomes, qui fonctionneront sur les fréquences Wi-Fi, sans s'appuyer sur aucune infrastructure existante.

Une vingtaine de jeunes gens finalisent un logiciel permettant la création de réseaux sans fil à haut débit 100 % autonomes, qui fonctionneront sur les fréquences Wi-Fi, sans s'appuyer sur aucune infrastructure existante.Conspiritech / Wikimedia commons


Un immeuble confortable et anonyme, au cœur de Washington, à quelques rues de la Maison Blanche. Dans une enfilade de bureaux au fond du 5e étage, une vingtaine de jeunes gens, surtout des garçons, travaillent discrètement, dans une ambiance à la fois studieuse et décontractée. Cette petite équipe, composée d'informaticiens, de juristes et de sociologues, est en train de réaliser l'utopie suprême des hackers et des militants libertaires du monde entier : un logiciel permettant la création de réseaux sans fil à haut débit 100 % autonomes, qui fonctionneront sur les fréquences Wi-Fi, sans s'appuyer sur aucune infrastructure existante – ni relais téléphonique, ni câble, ni satellite. Ils seront mouvants, horizontaux, entièrement décentralisés et échapperont à toute surveillance, car le trafic sera anonyme et crypté.

Ce projet ambitieux – nom de code Commotion– est dirigé par Sascha Meinrath, 37 ans, militant de longue date de l'Internet libre et précurseur des réseaux citoyens – au sein du collectif de journalistes en ligne Indymedia, puis à l'université d'Urbana-Champaign (Illinois), un des berceaux du logiciel libre, et dans diverses start-up et ONG d'action sociale : "J'ai bricolé mon premier réseau autonome il y a dix ans. Les antennes étaient faites avec des boîtes de conserves." Depuis ces temps héroïques, Sascha Meinrath a fait du chemin. Dans sa version actuelle, Commotion est un projet très officiel. Il est hébergé et financé par l'Open Technology Initiative (OTI), département high-tech de la New America Foundation, organisme prestigieux consacré à l'étude des grands problèmes de la société américaine, et présidé par Eric Schmidt, l'un des patrons de Google.

 

Grâce à cette tutelle, Sascha Meinrath dispose d'un budget annuel de 2,3 millions de dollars (1,6 million d'euros), auxquels est venue s'ajouter une subvention exceptionnelle de 2 millions, octroyée par le département d'Etat. En effet, les diplomates américains s'intéressent de près à la technologie des réseaux sans fil autonomes, légers et faciles à installer. Ils espèrent les déployer bientôt sur le terrain dans diverses situations d'urgence : dans des zones dévastées par une guerre ou une catastrophe naturelle ; dans les régions les plus déshéritées de la planète, où les populations sont privées de moyens de communication modernes ; et, enfin, comme "outil de contournement" dans des pays dictatoriaux, pour aider les dissidents politiques à communiquer entre eux et avec le reste du monde, en déjouant la surveillance policière et la censure. "Fin 2010, se souvient Sascha Meinrath, j'ai appris un peu par hasard que le département d'Etat avait décidé d'aider ce type de recherches. Nous avons déposé un dossier, en concurrence avec d'autres organisations, et nous avons été choisis. Les autres projets s'appuyaient en partie sur les infrastructures existantes, alors que Commotion les court-circuite entièrement."


"LE SEUL OUTIL À APPORTER SUR LE TERRAIN, C'EST UNE CLÉ USB"

La subvention fédérale n'a pas suffi à transformer l'équipe de Commotion en fonctionnaires. Josh King, 28 ans, le responsable technique, a gardé son look très rebelle – vêtu de noir de la tête aux pieds, avec chaîne, piercing et cheveux en bataille... Son bureau est encombré d'appareils de toutes sortes, sur lesquels il fait des tests approfondis, car Commotion doit pouvoir fonctionner avec un assemblage hétéroclite. Ses logiciels transforment un routeur Wi-Fi ordinaire, un simple PC ou un smartphone en relais intelligents, capables de connaître en temps réel la configuration du réseau, et de trier les données pour les envoyer vers leurs destinataires, ou vers un autre relais, plus proche du but. Par ailleurs, Commotion peut être facilement raccordé au reste du monde : il suffit qu'un seul des appareils soit connecté à Internet pour que tous les autres profitent de l'accès. "En fait, résume Josh King, le seul outil indispensable à apporter sur le terrain, c'est une clé USB contenant les logiciels, qui doivent être installés sur chacun des appareils appelés à faire partie du réseau." Depuis le printemps 2011, OTI propose des éléments de Commotion en téléchargement libre sur Internet. Une version de travail complète sera disponible en septembre, afin que des experts de tous les pays puissent l'étudier et faire des suggestions. Sascha Meinrath ne sait pas exactement qui télécharge quoi, car il ne garde aucune trace des internautes venant sur le site : "Si nous conservions une liste de nos visiteurs, nos serveurs pourraient être piratés par différents gouvernements – y compris le nôtre."


Récemment, OTI a reçu des messages de militants du "printemps arabe", vivant en Egypte, en Syrie, en Libye, à Bahreïn et au Yémen : "Ils veulent se procurer Commotion, mais nous essayons de les dissuader. C'est trop tôt, il n'est pas sécurisé, ce serait risqué de s'en servir contre un régime répressif. Cela dit, si ça se trouve, des groupes clandestins utilisent déjà des versions provisoires, sans nous le dire. Certains interlocuteurs sont peut-être des agents au service des dictatures, mais peu importe, nous montrons la même chose à tout le monde."


Sascha Meinrath se donne jusqu'à fin 2012 pour produire une version utilisable par le grand public. Pour aller plus vite, OTI s'approprie des systèmes mis au point par d'autres équipes. Pour la sécurisation, Commotion va intégrer les programmes du projet TOR (The Onion Router), inventé par une bande d'hackers allemands et américains pour circuler sur Internet en évitant d'être repéré. TOR a notamment été utilisé pour protéger les communications du site WikiLeaks –qui a divulgué en 2010 des masses de documents secrets appartenant au gouvernement des Etats-Unis. L'un des créateurs de TOR, l'Américain Jacob Appelbaum, fut un temps très proche de l'équipe de WikiLeaks. A deux reprises, en 2010, il a été arrêté par la police américaine, qui l'a interrogé sur ses activités au sein de WikiLeaks et a saisi ses téléphones et ses ordinateurs. Or, Jacob Appelbaum est aussi un ami personnel de Sascha Meinrath, qui fait appel à lui comme conseiller pour la mise au point de Commotion.

 

Pour expliquer cette situation paradoxale, Sascha Meinrath évoque la "schizophrénie" du gouvernement fédéral : "Parmi les responsables de Washington, il y a encore des gens formés pendant la guerre froide, qui rêvent de tout bloquer et de tout surveiller, mais il y a aussi des jeunes arrivés avec Obama, qui sont partisans de la transparence et de la liberté d'expression. En privé, de nombreux fonctionnaires du département d'Etat étaient en colère de voir leur hiérarchie critiquer WikiLeaks aussi violemment. Selon eux, l'affaire aurait pu être l'occasion de montrer au monde que les Etats-Unis savent défendre la liberté d'expression et la transparence, en toutes circonstances."


A présent, Jacob Appelbaum participe à un vaste projet baptisé Freedom Box – un ordinateur basique et bon marché transformé en serveur crypté et sécurisé pour le grand public. Sascha Meinrath envisage d'intégrer Freedom Box au réseau Commotion, notamment pour bénéficier d'une fonction dite de "connexion différée" : "Par exemple, lors d'une manifestation réprimée par la police, un manifestant prend une photo avec un smartphone connecté à Commotion. Internet a été coupé ce jour-là dans le quartier par les autorités, la photo ne peut pas sortir du pays, mais grâce à Commotion, elle est stockée à l'abri, sur une freedoom box locale. Puis, dès qu'Internet est rétabli, la box envoie automatiquement la photo dans le monde entier."


 LES ENTREPRISES DE TÉLÉCOMS, ENNEMIS POTENTIELS

OTI songe à intégrer d'autres appareils expérimentaux, qui permettront aux utilisateurs de partager des masses de fichiers lourds, de faire transiter sur Commotion des appels téléphoniques passés avec des mobiles ordinaires, de transmettre des données dans toutes les gammes de fréquences, et même d'interconnecter plusieurs réseaux voisins : "En juillet, raconte Sascha Meinrath, une équipe d'hackers en camionnette a monté un réseau éphémère, couvrant une zone de 60 km sur 30, à cheval sur l'Autriche, la Croatie et la Slovénie. C'est la preuve qu'on peut fournir une connexion Internet à toute une zone frontalière, sans être physiquement présent dans le pays." Commotion n'est pas prêt pour un déploiement dans les zones à risque, mais il peut déjà être testé aux Etats-Unis – par exemple, dans les quartiers pauvres des grandes villes, dont les habitants ne peuvent pas se payer d'abonnement Internet classique. A Washington, à Detroit, et dans une réserve indienne californienne, l'OTI est entré en contact avec des associations de quartiers et des groupes militants qui avaient entrepris de créer des réseaux sans fil sauvages, pour offrir aux habitants des accès Internet gratuits. Grâce à son expertise et à son carnet d'adresses, l'équipe d'OTI a fourni à ces amateurs une aide technique et financière décisive.

 

Cette fois, les ennemis potentiels sont les entreprises de télécoms, qui pourraient faire pression sur les autorités, pour qu'elles tuent ces initiatives citoyennes à coups de lois et de restrictions bureaucratiques. Sascha Meinrath est conscient de la menace : "Notre technologie va bousculer pas mal de choses, y compris aux Etats-Unis. Si les gens se mettent à construire leurs propres réseaux, le business model des groupes de télécoms va s'effondrer. Il faut s'attendre à ce qu'ils contre-attaquent brutalement." Commotion devra aussi affronter l'hostilité des majors d'Hollywood, car il peut faciliter le piratage des œuvres sous copyright. Sascha Meinrath est à la fois fataliste et optimiste : "Que ce soit aux Etats-Unis, au Moyen-Orient ou ailleurs, qui va mettre en place ces réseaux alternatifs ? Pas des vieux, on le sait. Ce sont les ados qui vont s'en emparer. Ils s'en serviront pour contester l'ordre établi et aussi pour partager leur musique et leurs films. Ce sera peut-être négatif pour les détenteurs de droits, mais le bilan global sera très positif."


Yves Eudes


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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 21:36

LEMONDE | 07.01.12 | 13h13   •  Mis à jour le 07.01.12 | 19h10

 
 

New York Envoyé spécial - Un café à la mode, dans un quartier fréquenté par les étudiants de Manhattan. En cette fin de matinée, la salle est bondée, mais pas trop bruyante, car la moitié des clients lisent ou écrivent sur leur ordinateur portable. David Darts, responsable du département d'art de la New York University, entre discrètement, avec à la main une lunch box d'écolier - une petite boîte en fer noire, décorée d'une tête de mort.

 

Discrètement, il va la poser sur une table, dans un coin. Aussitôt, plusieurs clients, qui cherchent le réseau WiFi du café pour aller sur Internet, voient apparaître sur leur écran une icône inédite : " Pirate Box, Share Freely !" (partagez librement). Ils se connectent en un clic, mais au lieu d'arriver sur un site Internet, ils se retrouvent face à une tête de mort, accompagnée d'un menu qui leur propose de participer à une messagerie en direct, de télécharger des textes et des musiques, ou de déposer leurs propres fichiers pour les offrir aux autres clients connectés.

 

Sur la messagerie, la conversation part très vite dans tous les sens. David Darts intervient pour expliquer le fonctionnement de la Pirate Box, mais les clients du café l'ont déjà compris, intuitivement : la boîte posée sur la table crée autour d'elle un miniréseau sans fil autonome, permettant aux ordinateurs du voisinage de s'interconnecter gratuitement, hors de tout contrôle. En quelques minutes, les fichiers commencent à circuler. David Darts ignore combien de personnes sont connectées : "C'est exprès, la Pirate Box ne comporte aucun outil permettant de pister ou de recenser les utilisateurs. Si des gens mal intentionnés - ou la police - entrent ici et s'emparent de ma boîte, ils ne pourront jamais savoir qui s'en est servi."


Il a choisi de mettre en partage des oeuvres musicales à base de sampling (échantillonnage) considérées par leurs auteurs comme étant "hors copyright". Cela dit, si quelqu'un dépose un fichier protégé par copyright, il n'a aucune objection : dans ce petit univers clos, chacun agit à sa guise, sans peur d'être espionné ni puni. Au-delà de son aspect ludique, la Pirate Box a été conçue pour donner à réfléchir : "La protection de notre vie privée et de notre anonymat est intimement liée à la préservation de nos libertés fondamentales. Or, sur Internet, nous acceptons d'être espionnés en permanence par Google ou Facebook, et par des agences d'Etat. En échange, nous recevons des services très pratiques, mais, à mon sens, c'est trop cher payé."


Quand on ouvre la boîte, on découvre un assemblage d'appareils banals coûtant une centaine d'euros : un "plug server" (module de gestion de périphériques) faisant office d'unité centrale, un routeur WiFi, une clé USB contenant le site et les fichiers, plus une batterie. L'ensemble fonctionne grâce au système d'exploitation libre et gratuit Linux.

 

Au départ, fin 2010, David Darts s'était lancé seul dans l'aventure : "J'avais emprunté le logiciel libre Droopy, écrit par un Français, et j'avais commencé à l'adapter à mes besoins." Mais très vite, il s'aperçoit qu'il a besoin d'aide. Il ouvre alors un site Internet et lance un appel vers la communauté du logiciel libre, qui fonctionne sur le principe de l'entraide et du partage. En quelques semaines, des experts lui envoient bénévolement des solutions et des suggestions, qui lui permettent d'achever son travail.

 

Pour vérifier l'attrait de sa Pirate Box sur différents publics, David Darts fait des tests un peu partout : sur le campus, dans des bars, des soirées, des parcs, dans le métro, dans son immeuble... A ce jour, l'accueil a toujours été positif. Il distribue aussi son logiciel gratuitement sur Internet, avec un mode d'emploi qui permet aux bricoleurs de fabriquer leur propre box. Fidèle à ses principes, il ne veut rien savoir sur eux, mais il devine qu'ils sont nombreux : "Sur Amazon, le plug server était bradé à 20 dollars (15 euros), mais, d'un seul coup, la demande a explosé, il est monté à 60 dollars (46 euros). D'ailleurs, Amazon indique que ceux qui l'ont acheté ont aussi acheté une boîte décorée d'une tête de mort..."


En dix mois, son site a reçu plus d'un million de visiteurs, dont quelques-uns se sont associés au projet. Une hackeuse allemande s'est aperçue que le plug server était en fait inutile, car les logiciels de la Pirate Box peuvent être installés directement sur certains routeurs, comme le Buffalo AirStation.

 

Parallèlement, une communauté de geeks a entrepris de transformer un smartphone en Pirate Box, tandis qu'une autre en fait autant avec un ordinateur portable. Un troisième groupe construit une Pirate Box plus puissante, en utilisant uniquement des composants dont les plans sont en libre accès (open source).

 

Un passionné fabrique des Pirate Boxes pour ceux qui n'y arrivent pas tout seuls, et leur revend à prix coûtant. Renseignements pris, il s'appelle Joseph, et se présente comme un garçon de 15 ans habitant en Virginie. Il ne sait pas s'il va continuer longtemps, car cela ne lui rapporte rien, mais pour lui, pas question d'en faire un business : "Le principal attrait du projet est d'être à contre-courant, hors du système marchand." Joseph teste sa propre Pirate Box, à l'école, en ville, chez des copains : "Les jeunes discutent comme sur Facebook, sauf que ça reste entre nous. On s'échange des photos, des vidéos, des enregistrements de groupes locaux, des livres comme Harry Potter, et aussi de la documentation sur des sites pirates."


A New York, David Darts reçoit à présent des messages l'incitant à se lancer dans la création d'un réseau parallèle, composé d'une série de Pirate Boxes interconnectées : "Mon petit projet fait partie d'un vaste mouvement. Des tas de gens rêvent de créer une version alternative de l'Internet actuel, dont ils ne veulent plus, car il est devenu mercantile, centralisé et surveillé de partout."


D'autres New-Yorkais, plus politisés, travaillent à la réalisation de cette utopie, avec des variantes. Les militants de l'Internet libertaire ont compris que pour toucher le grand public, ils devaient fournir des appareils prêts à l'emploi. La petite ONG Access Now, qui se consacre à la défense des "libertés numériques", a entrepris de transformer un routeur Internet ordinaire en machine à anonymiser le trafic Internet. Son directeur technique, Gustaf Björksten, installé dans un immeuble vétuste du sud de Manhattan, a lui aussi choisi le routeur Buffalo AirStation, sur lequel il s'efforce d'installer une version modifiée du système TOR (The Onion Router).

 

Mis au point par une équipe de hackers américains et allemands, TOR est un réseau de serveurs anonymes, qui cryptent les données Internet et les font transiter par plusieurs relais pour brouiller les pistes. Access Now espère mettre en vente dès 2012 un outil simple et bon marché pour ceux qui ont besoin d'utiliser Internet discrètement - militants écologistes ou humanitaires, dissidents politiques, syndicalistes...

 

A quelques kilomètres de là, au 17e étage d'un gratte-ciel, dans un quartier d'affaires de New York, une autre équipe s'est lancée dans une aventure plus ambitieuse : la conception d'une Freedom Box, qui combinera dans un seul boîtier une large gamme de fonctions permettant de protéger la confidentialité des communications sur Internet. Le projet est hébergé par le Software Freedom Law Center (SFLC), un cabinet juridique à but non lucratif, qui fournit gratuitement des services juridiques aux créateurs de logiciels libres. Le patron du SFLC, Eben Moglen, militant de longue date de la défense des libertés individuelles, par ailleurs avocat et professeur de droit à l'université Columbia, a compris qu'en matière de protection des droits des citoyens sur Internet, la loi est une arme insuffisante. Il a donc décidé de passer à l'action directe : "Nous allons produire un équipement qui permettra à chaque citoyen de prendre en main personnellement la protection de sa vie privée sur Internet, sans s'y connaître vraiment en informatique."


Pour mettre au point ses logiciels, l'équipe de la Freedom Box a choisi le Dream Plug de Globalscale, un mini-ordinateur fonctionnant sous Linux et coûtant 150 dollars (115 euros). La montée en charge se fera par étapes, en commençant par une messagerie cryptée. Puis, si tout se passe comme prévu, à partir de 2013, le possesseur d'une Freedom Box pourra consulter Internet et télécharger des fichiers anonymement, contourner des firewalls d'entreprise, téléphoner gratuitement en mode crypté, échanger des sons et des images en direct et en différé, déposer des fichiers sensibles en lieu sûr dans une autre Freedom Box.

 

Ce réseau alternatif permettra aussi de publier des documents sur Internet tout en restant anonyme : chacun possédera ainsi son propre WikiLeaks. Enfin, la communauté des Freedom Boxes pourra créer un réseau social offrant les mêmes fonctions que Facebook, mais dont l'architecture sera horizontale et décentralisée : les données personnelles de ses membres ne seront jamais stockées en un seul lieu, et chacun en gardera le contrôle.

 

Conformément à l'esprit de la communauté du logiciel libre, l'équipe travaille en partie à partir de programmes existants, et s'appuie sur une cinquantaine d'experts, dont beaucoup de bénévoles - parmi eux, Jacob Appelbaum, cofondateur de TOR, par ailleurs proche de WikiLeaks.

 

Eben Moglen rêve déjà de voir sa box se vendre sur Internet à des millions d'exemplaires, grâce à des accords commerciaux avec des fabricants et des distributeurs. Cela dit, il sait que ses efforts n'auront jamais de fin : "Des hackers et des services secrets vont attaquer notre réseau, et certains réussiront à le compromettre. Nous devrons donc trouver à chaque fois de nouvelles parades. Il faudra aussi sans doute négocier avec certains Etats, accepter des compromis..." En bref, s'imposer comme un nouvel acteur sur le réseau mondial.

 

Yves Eudes


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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 17:47
http://presentation.mouvement-zeitgeist.fr/mebr.html

Modèle Économique Basé sur les Ressources (MEBR)


  

 

Le Mouvement Zeitgeist propose que nous travaillions à la mise en place d'un modèle économique mondial basé sur les ressources, dans lequel les ressources planétaires sont reçues en tant qu'héritage commun de tous les habitants de la Terre. La pratique actuelle de rationalisation des ressources par le biais de méthodes monétaires est impertinente, contre-productive, et est loin de satisfaire les besoins de l'humanité.

 

Simplement, un Modèle Économique Basé sur les Ressources utilise les ressources existantes - plutôt que l'argent - pour fournir une méthode de distribution équitable de la manière la plus humaine et efficace possible. Dans un système dans lequel tous les biens et services sont mis à disposition de chacun sans l'utilisation d'argent, de crédit, de troc ou toute autre forme de dette ou servitude.

 

Afin de mieux comprendre ce modèle, considérez ceci. Si tout l'argent dans le monde disparaissait du jour au lendemain, tandis que les terres arables, les usines, le personnel et les autres ressources étaient laissées intactes, nous pourrions construire tout ce dont nous avons besoin pour satisfaire la plupart des besoins humains. Ce n'est pas d'argent dont les gens ont besoin, mais plutôt d'un accès à la plupart de leurs besoins sans avoir à s'inquiéter à propos de la sécurité financière ou avoir à recourir à une bureaucratie gouvernementale. Dans une économie d'abondance basée sur les ressources, l'argent deviendrait impertinent.

 

Nous sommes arrivés à un moment où les nouvelles innovations dans la science et la technologie peuvent facilement fournir une abondance pour tous les peuples du monde. Il n'est plus nécessaire de perpétuer le retrait conscient d'efficacité par l'obsolescence planifiée, perpétuée par notre système de profit vieillissant et périmé. Si nous sommes véritablement préoccupés par l'environnement et par nos frères humains, si nous voulons réellement mettre fin aux conflits territoriaux, à la guerre, à la pauvreté, à la criminalité, et à la famine, nous devons consciemment reconsidérer les processus sociaux qui nous ont conduit à un monde dans lequel ces facteurs sont communs. Que cela vous plaise ou non, ce sont nos processus sociaux - nos pratiques politiques, nos systèmes de croyances, notre économie basée sur le profit, nos normes comportementales axées sur la culture - qui conduisent à et soutiennent la famine, la guerre, la maladie et les dommages environnementaux.

 

L'objectif de cette nouvelle conception sociale est d'encourager un système stimulant qui ne sera plus dirigé par les objectifs superficiels et égocentriques de richesse, de propriété et de pouvoir. Ces nouvelles motivations encourageraient les gens vers l'accomplissement de soi et la créativité, à la fois matérielle et spirituelle.

 

En résumé, le Modèle Économique Basée sur les Ressources :

  • Est un système global dans lequel les ressources de la planète sont déclarées comme héritage commun à toute personne dans le monde. 
  • Est un système dans lequel tous les biens et services sont disponibles à chacun sans l'utilisation de monnaie, troc, ou tout autre forme de dette ou servitude.
  • Applique une approche systémique de la société et gère les ressources de la Terre de manière holistique, tout en rationalisant la production afin de réduire les pertes.
  • Présente un système où le bien-être de l'homme et la préservation de la Terre est priorité plutôt que profit.
  • Est un système basé sur l'automatisation de machines plutôt que sur le travail humain, libérant tous les gens de travaux insignifiants et répétitifs.
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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 13:33

terraeco.net

15-11-2011

(Crédit photo : Nuage collaboratif - le blog de la consommation collaborative)
 
Alimentation, autopartage, troc… voici une liste d'initiatives françaises de consommation collaborative.

Voici une première tentative (à ma connaissance) de création d’une liste d’initiatives françaises (ou ayant des activités en France) sur la consommation collaborative (voir la définition au bas de cet article). Dans cette liste, le parti pris a été d’indiquer les initiatives relevant des formes nouvelles d’échange entre particuliers (partage, troc, échange, location) ainsi que les nouveaux styles de vie collaboratifs (crowdfunding, coworking, colunching ...) mais aussi des initiatives se situant aux limites du sujet mais qui méritaient d’être mises en avant pour l’innovation sociale qu’elles représentent. N’hésitez pas à apporter vos contributions à cette liste collaborative !

 

* Note perso: Pour accéder aux liens, appuyer sur la touche "Ctrl" de votre clavier + cliquer gauche sur la ligne du lien

 

-  Alimentation

Achat groupé direct au producteur

* http://www.laruchequiditoui.fr/

* http://www.reseau-amap.org/

* http://www.reseaucocagne.asso.fr/

* http://www.chouxfleursetpissenlits.com/

Don / Vente de produits issus de son jardin

* http://www.cavientdujardin.com/

* http://www.les-ptits-fruits-solidai...

Colunching

* http://colunching.fr/

Cours de cuisine collaboratifs

* http://www.restolib.fr/

Votre propre menu à la carte d’un restaurant

* http://www.quiseralechef.com/

Petits plats fait maison

* http://www.super-marmite.com/

Rencontres et partage culinaire

* http://www.bienvenueamatable.com/

Jardinage

* http://lepotiron.fr/


-  Location/Don/Echange/Troc/Envoi de biens matériels

Location d’objets entre particuliers

* http://zilok.com/ (plateforme de location pour tous types d’objets)

* https://www.e-loue.com/ (plateforme de location pour tous types d’objets)

Echange/Troc d’objets

* http://echange.consoglobe.com/

* http://www.myrecyclestuff.com

* http://www.gchangetout.com/

* http://www.troctribu.com

Troc de fringues

* http://pretachanger.fr/ (tous types de vêtements)

* http://www.kiditroc.com/ (vêtements pour enfants)

* http://www.vestiairedecopines.com/ (vêtements pour femme)

* http://www.pretatroquer.fr (soirées Troc)

Livres

* http://booksurfing.org/ (à venir)

* http://circul-livre.blogspirit.com/

Don d’objets

* http://fr.freecycle.org

* http://www.lecomptoirdudon.com/

* http://recupe.net/

* http://www.co-recyclage.com/

* http://donnons.org/

Envoyer ses lettres et colis entre particuliers

* http://www.expediezentrevous.com/


- Transport

Location de voitures entre particuliers

* http://www.deways.fr/ (communauté d’autopartage entre particuliers)

* http://www.voiturelib.com/ (location de voitures entre particuliers avec échange de clés)

* https://fr.cityzencar.com/ (location de voitures entre particuliers avec ou sans échange de clés)

* http://www.buzzcar.com/ (location de voitures entre particuliers via application iPhone ou Androïd)

* http://www.livop.fr/ (location de voitures entre particuliers sans échange de clés)

* http://www.unevoiturealouer.com/ (location de voitures entre particuliers avec échange de clés)

* http://fr.zilok.com/ (plateforme de location pour tous types d’objets)

* https://www.e-loue.com/ (plateforme de location pour tous types d’objets)

Autopartage

* http://franceautopartage.com/FAP/FA... (réseau France Autopartage)

Covoiturage

* http://www.covoiturage.fr/ (réservation en ligne sur certaines trajets)

* http://www.carpooling.fr/

* http://www.123envoiture.com/

* http://www.vadrouille-covoiturage.com/ (réservation en ligne sur tous les trajets)

* http://tickengo.fr/

* http://www.ecolutis.com/ (solutions pour les professionnels)

* http://www.villefluide.fr/ (innovation sur les trajets domicile-travail)

* http://www.greenmonkeys.com/ (solution de covoiturage dynamique)

Covoiturage de colis

* http://www.expediezentrevous.com/

Transport adapté, partagé et insertion

* http://www.agimobile.fr (Prezi)

Parking chez l’habitant

* http://www.monsieurparking.com

Partage d’informations sur le stationnement

* http://www.utilisacteur.fr (communauté d’infomédiation par les usagers)


- Voyages

Location de logement chez l’habitant

* http://www.airbnb.com/ * http://fr.bedycasa.com/

Couchsurfing

* http://www.couchsurfing.org/

Manger chez un local

* http://livemyfood.com/

Vivre des expériences de tourisme avec des locaux

* http://www.vayable.com/

Partage d’expériences de voyage

* http://backpackmojo.com/

* http://www.sowetrip.com/

Échange de maisons

* http://www.trocmaison.com/

* http://www.homeforexchange.com


-  Accessoires et cadeaux

Tous types d’artisanat

* http://www.etsy.com/

* http://www.goldenhook.fr/

Location de sacs à main et accessoires de mode

* http://www.nocopynes.com/

* http://www.sacdeluxe.fr/

Location de lunettes

* http://lafabriquedelunettes.fr/


-  Finances alternatives

Financement collaboratif de projets (Crowdfunding)

* http://www.kisskissbankbank.com/ (financement de projets)

* http://fr.ulule.com/ (financement de projets)

* http://babeldoor.com/ (financement de projets)

* http://www.mutuzz.com/ (financement de projets)

* http://www.wiseed.fr/ (investissement collectif dans des startups)

Prêt entre particuliers

* http://www.friendsclear.com/ (prêt à des entrepreneurs)

* http://www.pretdunion.fr/ (première plateforme de crédits entre particuliers)

- Échange / Troc de services

Communautés

* http://www.skilio.com/ (plateforme d’échanges de savoirs et de compétences, via des classes virtuelles)

* http://www.dreamshake.com/ (la communauté pour faire vivre ses projets)

* http://www.tinkuy.fr/ (« la communauté responsable »)

* http://www.commentreparer.com/ (communauté consacrée à la réparation d’objets)

Échange / Troc de Compétences

* http://selidaire.org (S.E.L : Systèmes d’échanges Locaux)

* http://www.lestrocheures.fr/ (initiative lancée par Castorama)

* http://www.troc-services.com/

* http://www.dixiemefamille.com

* http://alumni.savoirspartages.org/

Échange de biens et de services entre entreprises

* http://www.b2b-en-trade.com/

* http://www.tradebarter.fr/

* http://www.wiktik.com/ (site de petites annonces entre professionnels gratuit)


-  Habitat

Colocation

* http://www.appartager.com/

* http://www.smoovup.com/ (colocation par affinités)

* http://www.ensemble2generations.fr/ (colocation entre étudiants et séniors)

* http://www.partage-senior.net (colocation pour 40 ans et +)

Construction d’habitat participatif

* http://www.terracites.fr/

* http://coab.fr

Voisinage

* http://www.peuplade.fr

* http://voisin-age.fr


- Coworking

* http://www.mutinerie.org/ (Paris)

* http://lacantine.org/ (Paris)

* http://www.soleillescowork.com/ (Paris)

* http://www.lawomatic.fr/ (Paris)

* http://next-coworking.com/ (Paris)

* http://la-ruche.net/ (Paris)

* http://atelier-medias.org/ (Lyon)

* http://www.coworkinglille.com/ (Lille)

* http://www.lacoroutine.org/ (Lille)

* http://www.coworkingdijon.org/ (Dijon)

* http://arretminute.fr/ (Pomerol)

* http://www.lusineabelfort.fr/ (Belfort)

* http://www.ibureaubisontin.com/ (Besançon)

* http://www.lacantine-rennes.net/ (Rennes)

* http://cantine-nantes.org/index.php (Nantes)

* http://laboate.com/ (Marseille)

* http://www.comptoir-numerique.fr/ (Saint-Etienne)

* http://www.lamelee.com/ (Toulouse)

* http://coworkinglarochelle.fr/ (La Rochelle)


- Recyclage

* http://www.talalilala.com/ (recyclage d’objets et accessoires en fin de vie)

* http://www.commentreparer.com/

* http://www.wiithaa.com/ (communauté pour recycler, réparer, réinventer et revendre des objets du quotidien)

* http://www.ressourcerie.fr

* http://www.co-recyclage.com/

* www.reparonsnoel.com

* http://www.terracycle.fr

* http://www.monextel.com/


- Partage de gestes et idées écologiques

* http://colibris-lemouvement.org/

* http://www.lesecohabitants.fr/

* www.untrucparjour.blogspot.com

* http://www.ripegreenideas.com/

* http://www.ecofrugalproject.org/


La consommation collaborative, késako ?

Voici une tentative de définition rédigée de manière collaborative sur Wikipedia :

La consommation collaborative désigne un modèle économique où l’usage prédomine sur la propriété : l’usage d’un produit peut être augmenté par le partage, l’échange, le troc, la vente ou la location de celui-ci. Cette optimisation de l’usage en réaction à la sous-utilisation classique supposée des produits est principalement permis par l’échange d’information via Internet. L’essor de cette tendance depuis les années 2000 est donc fortement lié l’essor de la toile. Des immenses place de marché telles qu’Ebay, aux secteurs émergeant de la location entre particuliers, de l’emprunt entre particuliers, du service d’hébergement, de l’autopartage, la consommation collaborative bouscule les anciens modèles économique en changeant non pas ce que les gens consomment mais la manière dont ils le consomment.

Rachel Botsman, fondatrice du mouvement aux Etats-Unis, propose de distinguer trois systèmes de consommation collaborative :

- Les product service systems permettent de transformer un produit en service : l’autopartage, les vélos en libre-service ou encore la location (organisée par un intermédiaire ou entre particuliers) seraient à placer dans cette catégorie. Ces plateformes s’inscrivent dans le cadre plus général de l’économie de fonctionnalité.

- Les systèmes de redistribution organisent le passage de biens d’une personne les possédant à une personne les recherchant. C’est le principe du C to C et des plateformes comme PriceMinister, LeBonCoin mais aussi du troc, du don, de l’échange…

- Les styles de vie collaboratifs regroupent les formules de partage de ressources immatérielles entre particuliers : espace, temps, argent, compétences. Couchsurfing, Colunching , Coworking,Cohabitat, Prêts entre particuliers, Achats groupés feraient ainsi partie de cette catégorie.

Cet article a été initialement publié sur le Blog de la consommation collaborative.


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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 13:07

Marianne - Miguel Sanz Loroño - Vent des blogs | Dimanche 1 Janvier 2012 à 05:01

 

Miguel Ángel Sanz Loroño est un doctorant et chercheur à l'université de Saragosse en Espagne. Sa théorie : en rejetant par référendum le sauvetage de leurs banques et le remboursement de la dette extérieure du pays, les Islandais ont montré qu’il était possible d’échapper aux lois du capitalisme et de prendre son destin en main.



(Reykjavík en Islande - Tillea - wikimedia - cc)
(Reykjavík en Islande - Tillea - wikimedia - cc)
Comme l’écrivait Oscar Wilde, une carte sans l’île d’Utopie n’est pas digne d’un regard. Or l’Islande est passée du statut d’enfant chéri du capitalisme tardif à un projet de démocratie réelle, ce qui laisse à penser qu’une carte sans Utopie est non seulement indigne de notre regard, mais qu’en outre elle est mensongère. Le phare d’Utopie, que les marchés le veuillent ou non, à commencé à émettre des signaux d’alerte ténus vers le reste de l’Europe. L’Islande n’est pas Utopie. On le sait, des royaumes de liberté n’ont pas leur place dans cet empire de la nécessité qu’est le capitalisme tardif. Mais l’Islande est la preuve que le capital ne détient pas toute la vérité sur ce monde, quand bien même il aspire à contrôler toutes les cartes dont on dispose à son sujet.

Par sa décision de freiner la roue tragique des marchés, l’Islande crée un précédent qui peut menacer de casser les reins du capitalisme tardif. Pour l’instant, cette petite île, qui est en train de faire ce qu’on croyait impossible parce qu’irréel, n’est toujours pas plongée dans le chaos, semble-t-il, même si peu d’informations arrivent à filtrer. En effet, nous ne savons presque rien de l’Islande, alors qu’on nous abreuve d’informations sur la Grèce et ses prêts.

 

L'Islande, une utopie moderne?
Lire la suite sur PressEurope.(article ci-dessous)

                                                                             ***************************************

L’Islande est notre Utopie moderne

presseurop.eu - 23 décembre 2011

Público

Madrid

Reflets du lac de Tjornin à Reykjavik, Islande.

Reflets du lac de Tjornin à Reykjavik, Islande.

Mariusz Kluzniak/Getty Images

 

En rejetant par référendum le sauvetage de leurs banques et le remboursement de la dette extérieure du pays, les Islandais ont montré qu’il est possible d’échapper aux lois du capitalisme et de prendre son destin en main, se réjouit un historien espagnol.

Comme l’écrivait Oscar Wilde, une carte sans l’île d’Utopie n’est pas digne d’un regard. Or l’Islande est passée du statut d’enfant chéri du capitalisme tardif à un projet de démocratie réelle, ce qui laisse à penser qu’une carte sans Utopie est non seulement indigne de notre regard, mais qu’en outre elle est mensongère. Le phare d’Utopie, que les marchés le veuillent ou non, à commencé à émettre des signaux d’alerte ténus vers le reste de l’Europe.

L’Islande n’est pas Utopie. On le sait, des royaumes de liberté n’ont pas leur place dans cet empire de la nécessité qu’est le capitalisme tardif. Mais l’Islande est la preuve que le capital ne détient pas toute la vérité sur ce monde, quand bien même il aspire à contrôler toutes les cartes dont on dispose à son sujet.

Par sa décision de freiner la roue tragique des marchés, l’Islande crée un précédent qui peut menacer de casser les reins du capitalisme tardif. Pour l’instant, cette petite île, qui est en train de faire ce qu’on croyait impossible parce qu’irréel, n’est toujours pas plongée dans le chaos, semble-t-il, même si peu d’informations arrivent à filtrer. En effet, nous ne savons presque rien de l’Islande, alors qu’on nous abreuve d’informations sur la Grèce et ses prêts.

L'Islande n'intéresse pas les médias

Pourquoi l’Islande intéresse-t-elle si peu les médias, pourtant censés nous raconter ce qui se passe dans le monde ? Jusqu’à présent, définir ce qui est réel et ce qui ne l’est pas, ce qu’on peut penser et ne pas penser, faire et ne pas faire, était l’apanage du pouvoir. Les cartes cognitives servant à la connaissance de notre monde ont toujours comporté des espaces occultes où réside la barbarie dont se nourrit la domination des élites. L’existence de ces zones aveugles du monde va de pair avec l’élimination de l’adversaire, l’île d’Utopie. Il suffit de relire Walter Benjamin : tout document de culture est en même temps un document de barbarie.

Ce sont ces élites, secondées par des théologiens et des économistes, qui définissent ce qui est réel et ce qui ne l’est pas. Dans le même mouvement, elles indiquent ce qui est réaliste, suivant leur définition de la réalité, et ce qui ne l’est pas – ce qui donc constitue une aberration de la pensée et ne mérite pas qu’on s’y attarde. Autrement dit, ce qu’il faut faire et penser, et ce qu’il ne faut pas faire et ne pas penser. Cette définition est toujours en accord avec ce qui constitue le fondement même du pouvoir et de sa violence : le terrible concept de nécessité. Il faut faire des sacrifices, nous dit-on d’un air accablé. L’ajustement ou la catastrophe inimaginable relèvent de la nécessité. Une chose est sûre, la logique du capitalisme tardif a quelque chose de perversement hégélien : tout ce qui est réel est nécessairement rationnel, et vice-versa.

La rebellion pacifique des Islandais

En janvier 2009, le peuple islandais s’est rebellé contre l’arbitraire de cette logique. De grandes manifestations pacifiques ont provoqué la chute du cabinet conservateur de Geir Haarde. La gauche, minoritaire au parlement, est revenue au pouvoir et a appelé à des élections en avril 2009. L’Alliance social-démocrate de la Première ministre, Jóhanna Sigurðardóttir, et le Mouvement gauche-vert, ont renouvelé leur coalition gouvernementale en remportant la majorité absolue.

A l’automne 2009, suite à un référendum d’initiative populaire, l’Islande a confié à des assemblées citoyennes la rédaction d’une nouvelle constitution. En 2010, le gouvernement a proposé la création d’un conseil national constituant, dont les membres devraient être élus au hasard. Deux référendums (le deuxième en avril 2011) ont refusé le sauvetage des banques et le remboursement de la dette extérieure. Et en septembre 2011, l’ancien Premier ministre, Geeir Haarde, était poursuivi en justice pour sa responsabilité face à la crise.

S’imaginer que le monde est une tragédie grecque, où la roue du destin ou du capital tourne sans tenir compte du facteur humain, c’est nier la réalité. C’est oublier que cette roue est manœuvrée par des êtres humains. Tout ce que l’on peut concevoir comme possible est aussi réel que la réalité à laquelle les marchés veulent nous faire croire. En retrouvant l’imagination et l’art du possible, l’Islande nous montre que ces facultés sont aussi réelles que la nécessité pantagruélique du capitalisme. Nous n’avons qu’à répondre à cet appel pour découvrir le piège qu’on nous tend. Il n’y a pas d’alternative, nous assure-t-on. Ceux qui nous annoncent des sacrifices ont-ils seulement pris la peine de réviser leur carte du monde ?

La possibilité d'une différence

L’Islande démontre que notre cartographie est plus complexe que qu’on nous en dit. Qu’il est possible de dominer le réel, et que dans cette domination réside le principe de liberté, de nécessité. L’Islande n’est pourtant pas un modèle. Elle est l’une des possibilités de la différence. La tentative du peuple islandais de construire l’avenir de ses décisions et de son imagination nous montre la réalité d’une alternative.

Car enfin, la possibilité de la différence telle qu’elle est proclamée par le plus grand nombre est aussi réelle que la nécessité du même telle que l’exige le capital. Les Islandais ont décidé d’empêcher que l’avenir soit dicté par la roue tragique de la nécessité. Les autres pays vont-ils encore tolérer que le réel soit défini par le capital ? Allons-nous continuer à confier l’avenir, le possible et l’imagination aux banques, aux grands groupes et à ces gouvernements qui disent faire tout ce qu’il est vraiment possible de faire ?

Toute carte de l’Europe devrait avoir l’Islande comme point de fuite. Cette carte doit se construire avec la certitude que le possible est inscrit dans le réel, au même titre que la nécessité. La nécessité n’est pas seulement une possibilité en plus à l’intérieur du réel. L’alternative existe. L’Islande nous l’a rappelé en proclamant que l’imagination faisait partie de la raison. C’est à la multitude qu’il appartient de définir ce qui est réel et réaliste, en utilisant la possibilité de la différence. De cette manière, nous ne nous contenterons pas de consoler les rêveurs. Au contraire, nous nous appuierons sur une partie de la réalité que la carte du capital voudrait totalement effacer. L’existence d’Utopie en dépend, et avec elle le concept même d’une vie digne d’être vécue.

 

Traduction : Julie Marcot

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