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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 21:19

 

http://www.consoglobe.com/campe-dans-mon-jardin-camping-chez-habitan-cg

Camping chez l'habitant avec Campe dans mon jardin

On ne le répète jamais assez, le Tourisme Responsable, c’est le respect, prendre son temps, aller à la rencontre des gens, profiter de la nature sans la dégrader…

Pour cela, le » camping collaboratif « semble tout indiqué. Si on peut éviter le mode « road trip » en voiture ou caravane, c’est mieux pour la planète. Mais le camping a l’avantage de rapprocher les hommes et de se pratiquer la plupart du temps au contact de la nature. Si vous êtes des adeptes des terrains verts, et  vous ne trouvez pas de camping ? Pas la peine de pratiquer le camping sauvage, interdit d’ailleurs, pensez à camper dans un jardin !

Campe dans mon jardin, convivial et facile

Valeur centrale du service Campe dans mon jardin : la convivialité ! Car le principe de campedansmonjardin.com est simple : proposer une plateforme sur laquelle les adeptes du camping et les personnes qui ont envie de partager leur jardin se rencontrent.

Pour les campeurs, ce service a de nombreux avantages ! Outre le fait de ne détériorer aucune zone naturellement préservée en faisant du camping sauvage, on campe dans un endroit sécurisé, privé.

Les personnes qui accueillent les campeurs apportent convivialité et connaissances du territoire et du tourisme dans la région. En plus, les touristes de passage bénéficient d’un véritablement service personnalisé, plus agréable qu’une aire de camping anonyme !

Pour les heureux propriétaires de jardin, ce service permet d’abord de rencontrer des campeurs des quatre coins de la France et bientôt, des quatre coins du monde. Il s’agit aussi de se rendre utile, de discuter, de partager autour de sa région sans trop de contraintes et de se constituer éventuellement un revenu d’appoint.

Campedansmonjardin : comment ça marche ?

Première chose à savoir sur ce site de consommation collaborative, c’est qu’il est entièrement gratuit.

Les propriétaires de jardin complètent une fiche qu’ils géo-localisent. Ils renseignent la rubrique contact, la description du jardin et éventuellement sa situation touristique.

Ensuite, il reste à ajouter des photos, à préciser le type d’hébergement possible (accueil de tente, de caravane ou de camping-car), les services proposés (animaux acceptés, barbecue, douche, eau, électricité, machine à laver, sanitaires, Wi-Fi…) et à préciser le prix par nuitée (entre 5 et 25€ si les propriétaires de jardin suivent les recommandations de prix du site).

Pour le campeur, il suffit ensuite de rechercher un jardin qui correspond à ses critères et de prendre contact avec les propriétaires. Le site commence à avoir un succès international puisqu’un jardin est recensé en Martinique, un aux Etats-Unis, un en Australie, deux au Canada, 1 à la Réunion et plusieurs dizaines en France.

Quelques questions à Campedansmonjardin.com

1/ Comment est venue l’idée de Campedansmonjardin ?

L’idée de CDMJ est née dans l’esprit des fondateurs alors même qu’ils voyageaient en camping-car sur une longue période. Dans le cadre d’un long voyage, le camping sauvage n’est envisageable qu’occasionnellement et multiplier les étapes dans de coûteuses structures d’accueil devient rapidement prohibitif.

De plus, ces dernières ne permettent que de rares contacts superficiels avec les habitants des régions traversées, ce qui est frustrant. Ainsi est née l’idée de CDMJ : rapprocher campeurs et propriétaires de jardins pour permettre aux premiers de nouvelles alternatives économiques et conviviales en termes d’hébergement de plein air, et aux seconds de faire bénéficier non seulement de leur terrain, mais de leurs connaissances d’une région tout en bénéficiant d’un revenu complémentaire.

2/ Aujourd’hui, combien comptez-vous de campeurs et de propriétaires de jardins inscrits sur votre site ? Quelles sont leurs attentes et motivations premières ?

CDMJ a rencontré un vif succès dès son lancement avec près d’une centaine d’offres permettant de sillonner toute la France, et plus récemment le Canada, les Etats-Unis, l’Australie, l’Espagne et dans les départements d’Outre-mer (Réunion, Martinique). Les campeurs ont récemment découvert ce service convivial et innovant et les premières mises en relation et réservations ont eu lieu. L’audience se développe rapidement.

3/ La consommation collaborative a le vent en poupe en ce moment. Comment convaincriez vous quelqu’un d’encore hésitant sur le service ?

La consommation collaborative a de nombreux atouts : conviviale et humaine, elle permet par ailleurs l’optimisation de l’usage de ressources existantes et sous-exploitées, donc une approche fondamentalement durable et responsable. De nombreux services C to C présentent les mêmes caractéristiques que leur pendant B to C, avec l’aspect convivial, humain et responsable en plus !

4/ Quels sont les retours d’expériences que vous avez déjà reçu ?

Outre les nombreuses félicitations relatives à l’idée et au lancement du service, CDMG satisfait tant des campeurs que des propriétaires de jardin

5/ Quels sont les projets de Campedansmonjardin ? Bientot une appli mobile ?

La priorité de CDMJ est de déployer le service, tant dans la diversification et l’extension de l’offre de jardins que dans l’audience auprès des campeurs et la mise en relation.
Ensuite, il est vrai que la nature même du service rend propice son déploiement sur les mobiles ; on y pense …

Alors que vous soyez campeur ou propriétaire d’un petit coin de verdure, l’aventure vous tente ?

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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 21:25

 

Rue89 -  Passage à l’acte 06/08/2012 à 11h19

  Reporters d'Espoirs | Agence de presse

 

 


Une maison avec des cœurs (Ken ratcliff/Flickr/CC)

 

Ils sont actifs, bien dans leur tête… et ont une aversion viscérale pour les maisons de retraite. Loin d’être gâteux, les nouveaux vieux entendent retrouver leur liberté. Pour leurs vieux jours et se sentir paisibles, ils veulent de nouvelles formes d’hébergements. Et surtout, ne pas passer par les organismes spécialisés.

De nombreuses maisons de retraite ne donnent pas envie : infantilisation, perte d’indépendance, moral qui flanche, prix exorbitants… Pour neuf Français sur dix, il est préférable de vieillir à son domicile, selon un sondage OpinionWay, publié le 6 avril, par l’Observatoire de l’intérêt général. Mais chez soi, le vide peut aussi devenir un compagnon d’infortune.

L’idée

La nouvelle génération de personnes âgées a donc eu l’idée de se regrouper et de vivre ensemble. Le concept existe depuis plusieurs années en Europe du Nord. Il a, depuis, dépassé les frontières. Ce type de colocations version troisième âge commence à se développer en France. Plus qu’un simple logement, ces cohabitations s’inscrivent dans un vrai projet de vie, sur le long terme. Ancienne psychosociologue ayant vécu en coloc’, Christiane Baumelle, 71 ans, a conçu avec son association La Trame, les Cocon3s (pour solidaire, senior, solo). L’organisme aide les seniors à créer des unités de vie collective :

« On veut se gérer entre nous et apporter nous-mêmes une réponse à la solitude. On se sent mieux dans une maison habitée. Les maisons de retraite, tout le monde y va les pieds devant ! »

Sept cocons ont déjà éclos un peu partout en France, depuis leur création en 2007.

Passer son annonce sur Le Bon Coin

Jean-Marie Jarnac, 68 ans, vit en colocation avec deux femmes de 73 et 65 ans, dans les Pyrénées. Enthousiaste, il n’y voit que des avantages :

« On loue une maison de 360 m² pour 330 euros par mois. Mais surtout, depuis un an, nous partageons nos vies. Ça nous a ouvert d’autres perspectives, c’est exaltant ! Il n’y a pas de routine. Il ne faut pas croire qu’on reste tous les trois à jouer au Scrabble ou à faire du macramé, on a plein d’activités, ensemble ou pas ! »

Jean-Marie et ses colocataires se sont trouvés grâce à une annonce passée sur Le Bon Coin. Deux rencontres collectives et quelques mois plus tard, ils emménageaient ensemble.

L’habitat groupé, entre femmes

A Montreuil, en banlieue parisienne, une bande de femmes aux caractères bien trempés a opté pour l’autogestion. Surnommées les Babayagas, elles ont misé sur l’habitat groupé. Un projet imaginé en 1995 par Thérèse Clerc, 85 années à peine perceptibles et toujours féministe dans l’âme. La maison des Babayagas doit se terminer en septembre. Les 25 logements seront répartis sur un immeuble de six étages : 21 pour les « Babas » et quatre, réservés à des jeunes. Le rez-de-chaussée de 127 m² sera entièrement destiné aux équipements sportifs, au matériel informatique et à l’Université du savoir des vieux (Unisavie).

Pour le moment, si les « Babas » vivent toujours dans leurs logements respectifs, elles se retrouvent toutes les semaines pour prendre leurs décisions de façon collégiale par rapport à leur future habitation. Entre leurs apparentes petites vacheries et les blagues qui n’arrêtent pas de fuser, l’ambiance est très conviviale. Pour Thérèse Clerc, cette maison a aussi une vocation militante :

« Nous avons choisi les femmes, parce qu’elles sont les plus pauvres et les plus seules. Elles sont extrêmement faibles dans la vieillesse. Déjà que les femmes sont les invisibles de la société, vieilles, elles deviennent les invisibles des invisibles. »

Aucune n’appréhende la vie en communauté. « Au pire, on a prévu l’arsenic », s’amusent les Babas. Plaisanteries à part, elles s’accordent toutes pour dire qu’elles rient énormément et ont hâte d’emménager.

Ce qu’il reste à faire

Les seniors qui s’engagent dans cette aventure ont souvent une forte personnalité et apprennent à leurs dépens que parfois, « l’enfer, ce sont les autres ». Accrochages et étincelles font aussi partie du menu quotidien. Certaines communautés implosent. Christiane Baumelle a même publié, en janvier dernier, le « Manuel de survie des seniors en colocation » (éd. Tournez la page, janvier 2012). Et son association a lancé, depuis trois mois, un service de médiateurs, qui suivent et accompagnent les candidats. :

« Il faut se poser des questions sur sa capacité à vivre en communauté et à créer des liens. Ce n’est pas la maison qui fait que ça fonctionne ou pas, c’est le groupe. »

Bien que le phénomène prenne de l’ampleur en France, il est difficilement quantifiable. Du côté de Cocon3s, une dizaine d’autres coloc’ sont en gestation. Pour l’instant, les femmes sont plus nombreuses à s’intéresser à la question. Les mentalités évoluent doucement. Certains seniors se disent séduits par l’idée, mais ne l’envisagent pas tant qu’ils se sentent autonomes. Erreur stratégique, estime Jean-Marie :

« C’est quelque chose qui s’organise à l’avance. Il ne faut pas attendre. »

Et trouver des habitants n’est pas facile. Jean-Marie déplore « l’absence de site attrayant, gratuit et bien fait, avec des informations pertinentes », qui recenserait toutes les offres. Lui et ses colocataires peinent d’ailleurs à trouver leur quatrième cohabitant. Avis aux amateurs…

Magali Sennane

 


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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 21:20

 

Médiapart - Blog

 par Yannick Comenge et Hélène Loublier

 Les organisateurs "TheChangeBook" sont un collectif.

Bonjour,

Vous creez un nouveau réseau social? Quelles sont les raisons de cette nouvelle interface? Vous apportez quoi de différent?

 

Nous créons un outil de communication inter-mouvements de résistances sociales, économiques, politiques et écologiques. Avec Thechangebook, il n'y a aucun aspect commercial, publicitaire, ni aucune utilisation des données personnelles.Cet outil est un relai, un pot commun d'informations pour des données, des mises en place d'actions concertées, avec un réseau de correspondants internationaux. La gestion de cet outil se faisant de manière collégiale et démocratique, tout membre a son avis à donner. Il sera pris en compte.

 

La matrice ressemble beaucoup à Facebook. N'y a t il pas un souci de propriété intellectuelle ou de confusion parmis les utilisateurs?

 

Le script utilisé est phpfox, un script PHP et ajax d’origine nord-américaine qui permet de faire tourner un réseau social assez comparable à facebook. C'est un script payant, dont l'aspect est complètement configurable et modifiable. L'utilisation est permise par la loi, car l'outil est indépendant de facebook. Ce n'est pas un clone. Il s'agit d'une application différente. De nombreux réseaux sociaux privés ou d'entreprises sont propulsés par phpfox. Il existe d'ailleurs des versions open-source qui propulsent des réseaux sociaux. Pour les utilisateurs, il suffit de leur expliquer l'indépendance qui nous caractérise par rapport à facebook. Croyez-moi, ils voient vite la différence. Et puis si le code couleur les dérange, ils peuvent configurer et changer le visuel pour en faire des pages originales.

 

 

On dit que bon nombre d'Anonymous sont logés deja dans cette structure web?

 

Une chose est certaine, nous sommes en accord total avec la lutte pour la défense des libertés portée par les Anonymous.

Ce sont des militants qui défendent les droits des hommes, luttent contre les dérives sectaires et ont notamment aidé la communication lors de la révolution tunisienne.

Le web est le dernier espace de libre expression, et ils oeuvrent à protéger cet ultime bastion.

Nous sommes tous des Anonymous, vous comme nous, et nous espérons que d'autres acteurs qui luttent pour les mêmes valeurs, finiront par nous rejoindre dans cette lutte d'émancipation des médias attachés au pouvoir et au monde financier.

 

Quelle est votre ambition? S'agit il d'une premiere reponse à la machine à gaz qu'était le circuit de communication interne des indignés?

 

Nous n'avons aucune autre ambition que de mettre à disposition des militants humanistes du monde entier un outil de communication simple et utile. Thechangebook est libre, indépendant, collégial et démocratiquement géré. Ce réseau permet l'échange d'informations, la mise en place d'actions coordonnées et facilement consultables. C'est le lieu des débats d'idées, entre des militants qui agissent aux échelles locale, nationale et internationale. Thechangebook est un porte-voix. Nous aidons les discussions. Nous encourageons les regroupements.

En effet, ce réseau est tout sauf une usine à gaz, dans la mesure ou tout contenu polluant (pub, jeux, ...) est banni. Il ne reste que l'information, sous toutes ses formes: son, musique, vidéos, image et texte. Tout partager sur le même support permet de relier ce qui était auparavant sur des sites différents, des pages distinctes.

 

Votre ambition pour ce réseau social?

 

En sortant du circuit commercial, nous voulons créer un réseau sain. Nous espérons offrir un lieu de convergence pour les associations, les mouvements, les syndicats, les collectifs. Il doit être un relai entre la pensée et l'action, le débat d'idées aux niveaux national et international, une prise de conscience de l'universalité des luttes étouffées par les médias traditionnels.

Le monde de la finance a mondialisé l'ultra-libéralisme avec l'aide du pouvoir; ce réseau social alternatif vise à mondialiser la lutte. Ouvert aux musiciens, peintres, journalistes, dessinateurs, écrivains, et militants, chacun avec son moyen d'expression pourra partager sa lutte, ses idées et se nourrir du partage de celles des autres participants. Thechangebook, c'est une agora au contenu militant. C'est un outil d'ouverture. C'est un Facebook qui réfléchit et qui lève le poing.

 

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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 18:35
Marianne - Jeudi 2 Août 2012 à 05:00

 

Observateur de la vie politique française, il passe au crible les interventions de nos... En savoir plus sur cet auteur

 

Notre blogueur associé L'hérétique fait un constat : la qualité des aliments comme celle des vêtements est en baisse constante. Pour lui, «plus le temps s'accélère, plus on demande à ceux qui travaillent de faire vite plutôt que bien, plus la qualité de ce qu'ils font s'en ressent». Pour améliorer la situation, reste une seule solution, selon lui : favoriser les filières courtes.

 

(photo : besopha, via Flickr cc)
(photo : besopha, via Flickr cc)
On s'imagine toujours le marché comme la quintessence de la tradition française, la garantie d'une qualité révolue : raté, caramba. Il n'en est rien. Disposant de plus de temps depuis peu, je m'y rends régulièrement. Et je peste. Les marchands ignorent absolument tout de ce qu'ils vendent, et, pire encore, vous bonimentent absolument n'importe quoi.

Fruits et légumes ? Ils viennent de gros centres et se ressemblent tous. On peut avoir un coup de chance de temps à autre mais c'est rare. Rien qu'hier, j'ai été heureux. Un marchand de légumes vendant de vraies variétés de tomates, avec du goût, et pas seulement : des fraises si sucrées (et en plus sans traitement) et gouteuses que je n'avais pas souvenir d'en avoir goinffré de semblables par le passé. J'ai fait une razzia et me suis renseigné sur ses marchés de prédilection.

Deux jours avant, j'avais trouvé un étal avec une certification AB. C'est une garantie de pouvoir laisser mes petits manger les fruits avec la peau sans ingérer un délirant cocktail de produits chimiques, mais pas de goût. Au moins le producteur bio savait-il qu'il vendait des variétés ordinaires. En règle générale, le maître des lieux vous explique doctement que sa bretonne, sa corse ou toute région est excellente. Ceci ne signifie strictement rien et parfois, ils ignorent purement et simplement l'existence de variétés, constant simplement des différences de goût.

Côté textile, malheureux, n'achetez jamais sur les marchés : soit votre interlocuteur vous garantit française une pièce qui ne l'est plus depuis longtemps ou ne l'a jamais été, soit il vous regarde fièrement vous invitant à lire l'étiquette. Hier, il y en avait une prête à me vendre sa magnifique collection « certification européenne » en me regardant d'un oeil torve.

Je vais oser un raccourci : plus le temps s'accélère, plus on demande à ceux qui travaillent de faire vite plutôt que bien, plus la qualité de ce qu'ils font s'en ressent. Les artisans disent et font n'importe quoi à quelques exceptions près désormais. Il en va de même pour les garagistes. Les enfants à l'école écrivent n'importe comment, n'importe quoi et généralement comme des cochons. Ils disent aussi n'importe quoi dans les cours avec une somme d'approximations extraordinaire.

Tout cela va mal finir

C'est le fonctionnement même de notre société : tout ce qui la constitue s'y adapte. Toujours plus de consumérisme, donc, plus vite, et, du coup, toujours moins de qualité. Point d'orgue du consumérisme, le low-cost, le discount, derniers-nés des experts en marketing.

La gauche tout en écrasant d'impôts le citoyen s'accomode d'un monde qui n'est ni libéral ni socialiste. Partout les forces vivent des marchés s'y concentrent, et partout les procédures sont toujours plus d'obstacles à la libre-entreprise. Les libéraux ne songent qu'à mettre à terre le droit du travail et ne se préoccupent que des taxes ou une société hyper-indivualiste au lieu de repenser un monde libre dans sa globalité.

Et tout ce monde-là au nom du progrès pousse au changement incessant au prix d'une pression de plus en plus écrasante sur ceux qui travaillent. Les cadres français en particulier, plus encore que dans les autres pays, par imitation servile et imbécile d'un modèle qui n'est pas le nôtre, sont pressurisés au-delà de toute mesure. Leurs 35 heures ne sont qu'une illusion. L'émergence d'internet permet de les contacter à toute heure tout au long de l'année. Tout cela va mal finir. La gauche de la gauche rêve d'une révolution pour remplacer le rêve consumériste par la « qualité » soviétique.

Il est très difficile pour le citoyen de résister à l'énorme pression consumériste. Et pourtant, chacun, à son échelle, doit le faire autant qu'il le peut. C'est la seule issue. Achetez local, équitable, bio avec certification, dans des Amap, made in France ou à défaut fabriqué par nos voisins autant que cela vous est possible. Exigez la qualité plutôt que la rapidité (d'ailleurs, au final, très souvent, on finit par avoir de la m... dans un temps qui s'étire, je pense particulièrement à l'artisannat, parce que votre interlocuteur a voulu satisfaire trop de "marchés" en même temps...). Soutenons les Max Havelaar, les AB, les origines France garantie, les coopératives agricoles, les Class actions autant que nous le pouvons. Favorisons les filières courtes. Bref imposons le monde que vous voulons avec notre argent car in fine, le bout de la chaîne, c'est le consommateur, et sans lui, rien n'est possible.

 

Mettons un terme aux produits de mauvaise qualité !
Retrouvez les autres articles de L'Hérétique sur son blog.

 

 

 

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 20:47

 

Economiser du temps, de l'argent et de l'eau tout en améliorant le confort et la santé, tel est le défi auquel répond Giradora, une machine à laver portable qui fonctionne à l'huile de genou.

Son prix ? Quarante dollars. Une opportunité dans les pays les plus pauvres !

Un engin malin

Conçue par deux étudiants en design, Alex Cabunoc et Ji A You, la GiraDora permet de laver et d'essorer le linge par simple activation d'une pédale. Il suffit de remplir ce tube en plastique d'eau et de savon, de le recouvrir d'un couvercle sur lequel on s'assoie pour ensuite l'activer avec son pied.

Dans les pays en développement, le manque d'électricité et de moyens rendent cette tâche ménagère horriblement longue (jusqu'à six heure par jour, trois à cinq jours par semaine) et pénible (il faut laver chaque vêtement un à un, souvent dans une position rude pour le dos).

GiraDora machine à laver à pédale

Ici, on évite le mal de dos et de poignets et on a les mains libres pour faire autre chose ! Les vêtements sont lavés en un seul et même chargement, et cela ouvre même de nouvelles opportunités - comme la possibilité de vendre des services de blanchisserie, ou de louer la machine.

De belles perspectives

Actuellement, comme le montre la vidéo suivante, le produit est testé au Pérou.

 

 

Si les expériences se révèlent concluantes, Alex Cabunoc et Ji A You pensent que leur machine pourra être diffusée plus largement en Amérique du Sud, puis peut-être ensuite en Inde. En cinq ans, ils espèrent aider 150 000 personnes, leur objectif ultime étant d'atteindre le million d'usagers.

L'innovation a déjà remporté le Défi de l'innovation social lancé par Dell  et celui l'International Design Excellence Awards.

Enthousiasmant, non ?

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 22:21
Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89
30/07/2012 à 19h33

A Todmorden, petite ville du nord de l’Angleterre, des citoyens résistent à la crise en faisant pousser fruits et légumes en libre-service.

 

 

(De Todmorden, en Grande-Bretagne) Par un pluvieux matin d’avril, François Rouilllay, activiste alsacien, nous alerte sur un « phénomène de société sans précédent : l’autosuffisance alimentaire des territoires, ça marche ! »

Cet enthousiaste à la barbe blanche venait de semer les germes de ce qu’on pourrait appeler la révolution « peas & love » et, à coup de Google Maps et de groupes Facebook, nous annonçait la naissance d’une communauté sans frontière, celle des « Incredible Edible », qu’il a traduit en français par « Incroyables comestibles ».

A Todmorden, dans le nord de la Grande-Bretagne, nous dit-il, vidéo à l’appui, la révolution industrielle a laissé place à la révolution écologique. Dans ces vertes collines frappées par la crise des subprimes, un groupe de citoyens aurait planté fruits et légumes partout dans la ville et les 14 000 habitants n’auraient ainsi plus qu’à se baisser pour se nourrir.

 

 

Vidéo des « Incredible Edible »

Intriguée, je suis allée voir sur place si les Anglais avaient bien inventé le potager citoyen.

Estelle me donne rendez-vous au Bear Cafe, un salon de thé branché situé à l’étage d’une épicerie bio. C’est d’ici qu’il y a quatre ans, tout est parti. Cette retraitée spécialiste des « teddy bears » (nounours) en bois se souvient :

« Pam est revenue très angoissée d’une conférence de Tim Lang, enseignant en durabilité, au sujet des villes en transition. Elle s’est dit que face au pic pétrolier, on ne pouvait tout attendre du gouvernement, qu’il fallait être intelligent.

Avec Mary, elles ont pensé à une action concrète, se sont dit : “La nourriture, c’est la chose que tout le monde partage.” Puis, elles ont passé une annonce dans le journal local et, à leur grande surprise, une soixantaine de personnes sont venues. A la sortie, tout le monde voulait commencer à cultiver tout de suite. A 21 heures, en plein mois de février ! »

Pas de vol possible, c’est à tout le monde

Les copines ont d’abord planté des blettes en bordure de trottoir, le long du canal. Sans demander d’autorisation. Estelle en rit encore :

« Imaginez la police arrêter une dame de 68 ans pour avoir planté... D’ailleurs, depuis, le prince Charles [et le premier ministre David Cameron, ndlr] nous a rendu visite. Il était très fier de nous. »

L’heure de la récolte venue, quel risque y a-t-il que tout soit pillé ? Aucun, assure Estelle :

« Il n’a pas été utile de mettre un panneau “Merci de ne prendre que ce dont vous avez besoin”, car on n’a jamais vu quelqu’un prendre plus que ce dont il avait besoin. Ça appartient à tout le monde, donc il ne peut pas y avoir de vol. »

Aujourd’hui, les panneaux « Servez-vous » ont disparu des quelque 70 bacs qui parsèment la ville.

Expliquer que ça ne fait pas de mal


Nick dans sa serre à Todmorden, en juin 2012 (Sophie Verney-Caillat/Rue89)

 

Dans les serres qu’il a installées à l’orée de la ville, je rencontre Nick, un autre fondateur des Incredible Edible. Ce rouquin en salopette me prévient tout de suite que, lui, il a « le sens du business » (touche-à-tout, il a notamment investi dans l’immobilier).

Avec sa compagne Helena, ils parcourent chaque été l’Europe dans leur camping-car. En France, il avait été frappé par une différence culturelle majeure :

« Chez vous, il y a une fierté à avoir des potagers. Ici, en Angleterre, c’est la honte, ça veut dire que vous êtes pauvres. D’ailleurs le mot “potager” n’existe même pas. »

Helena est fan d’herbes aromatiques, et a l’esprit du « guerilla gardening » (même si elle préfère le terme d’« accidental gardening »), et elle sème surtout des graines de citronnelle, sauge et fenouil.

Nick et elle ont planté des arbres fruitiers dans les jardins publics, puis les passants ont commencé à leur poser des questions. C’est comme ça que Nick s’est fait prêter des bouts de terre où il a pu s’essayer à la permaculture.

Ces anciens hippies assument volontiers leur côté « naughty » (vilain) :

« Quand on fait pousser des légumes gratuitement, il faut expliquer à ceux qui vont les manger que ça ne leur fera pas de mal. C’est une déclaration unilatérale de générosité. »

« La rhubarbe a un trop grand succès »

Essaimage

Une trentaine de ville ont vraiment imité Todmorden et reproduit le réseau des Incredible Edible. Tous les outils développés par les pionniers sont mis en accès libre sur leur site.

De Fréland (Alsace) à Versailles, Nick et Helena font cet été la tournée des initiatives, jusqu’en Roumanie.

En ce samedi de juin, Estelle et Helena passent devant l’hôpital, l’école, le poste de police... où pousse leur production. Elles hument le fenouil, goûtent les fraises et vérifient que les rhubarbes n’ont pas été récoltées trop tôt :

« Face au trop grand succès, on a mis du fumier pour dissuader les amateurs.

S’il y a trop de fraises mûres à la fois, on fait des confitures. »

Ni traitement chimique, ni même insecticide, tout pousse naturellement. « La nourriture est à partager... avec les insectes aussi ! », m’expliquent ces amatrices d’abeilles.

Après avoir « mangé la rue », Helena va acheter sa viande au marché, où les bouchers affichent leur fierté de produire local, et Estelle fait un petit tour au supermarché discount :

« Ils ont la meilleure huile d’olive et jusqu’à présent, les oliviers ne poussent pas encore à Todmorden. »


Estelle goûte du fenouil à Todmorden, en juin 2012 (Sophie Verney-Caillat/Rue89)

 

« Les gens ont oublié que la nourriture sort du sol »

L’autosuffisance alimentaire dont nous parlait François l’Alsacien et que les Incredible Edible s’étaient juré d’atteindre en 2018 est une utopie lointaine. Nick commence à vendre les légumes issus des deux hectares qu’il cultive avec des jeunes en réinsertion, à la périphérie de la ville. Il en a tiré 800 livres (1 025 euros) l’an dernier et espère qu’une poignée de personnes arriveront à en vivre :

« On a besoin de faire de la publicité, il faut du temps pour faire changer les mentalités. »

Pour l’heure, ce sont surtout les enseignants qui tirent profit de l’expérience : les enfants des sept écoles de la ville ont des cours d’agriculture et le lycée va créer sa propre pêcherie. Demain, la cantine scolaire cuisinera essentiellement la production locale.

Ici, les agriculteurs sont tous des éleveurs. Moutons, vaches... ils n’ont jamais imaginé faire pousser des légumes. Le climat est supposé trop froid et trop humide. Alors, assure Nick :

« Si on arrive à produire une nourriture saine, de qualité et avec zéro empreinte carbone, que quelques personnes en vivent, c’est énorme. En Angleterre, plein de gens ont oublié que la nourriture sort du sol. »

« Plus facile de tout acheter au supermarché »

En attendant, la petite cité grise regorge de « pubs gastro ». Les « foodies », ces fans de bonne chère, que Jamie Oliver a remis au goût du jour, s’échangent leurs recettes et les potagers privés se multiplient.

Avec la crise, l’autosuffisance alimentaire est en train de devenir une quête par nécessité. L’épisode du nuage de cendres provoqué par le volcan islandais en avril 2010 a changé la donne, se souvient Estelle :

« Les gens ont soudain réalisé qu’ils étaient dépendants des importations, il n’y avait plus rien de frais dans les rayons du supermarché. Là, ils ont commencé à nous prendre au sérieux. »

La ville a donné un peu de terre, du compost, et une subvention pour la construction des carrés en bois.

Jayne Booth, conseillère régionale, assure que la criminalité a nettement baissé depuis les débuts des Incredible Edible, et veut y voir un rapport. « Il y a un très bon sens de la communauté dans cette petite ville », jure-t-elle.

Mais Hazal, serveuse dans un pub, n’est pas convaincue :

« Je mange des plats tout prêts car je n’ai pas le temps de cuisiner, et puis je ne sais jamais quand c’est mûr. De toute façon, c’est plus rapide et facile de tout acheter au supermarché. »

Elle voit des gens remplir des grands sacs de légumes, « et pas seulement avec ce dont ils ont besoin ». Elle regrette :

« On ne peut pas les punir puisque c’est gratuit. Il n’y a pas de connexion entre ceux qui donnent leur temps et ceux qui consomment le travail des autres. »

Entre Hazal et les partisans du potager citoyen, impossible de savoir qui a raison. La récolte est-elle fauchée par des pillards ou dégustée avec parcimonie ? Le secret est dans les estomacs.

 

MERCI RIVERAINS !


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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 15:57

 

Rue89 - par Leïla Piazza - 30 juillet 2012 - 8:11

 

A Vaulx-en-Velin, un petit groupe de « personnes vieillissantes » (comme elles s’appellent elles-mêmes) l’ont décrété : leur vieillesse, ils veulent la passer ensemble, dans une coopérative d’habitants. Un « rêve » pas si facile à réaliser, partagé par d’autres, comme à Saint-Priest où on bataille encore et à Montreuil, avec une maison des Babayagas qui, après plus de quinze ans de démarches, devrait enfin voir sa construction aboutir.


 

Ils ont entre 55 et 75 ans et voudraient vieillir ensemble. Cela a débuté par une sorte de pari entre amis, lancé il y a quelques années, comme le raconte Michèle, 56 ans et infirmière en psychiatrie :

« Au départ on était un petit groupe de trois ou cinq amis. On plaisantait là dessus depuis longtemps ; sur l’idée de vieillir en groupe. Puis on est allés à une réunion d’Habicoop (association d’aide à la création et de mise en réseau de coopératives, ndlr). Et on a eu vent du projet des Babayagas. Et là, on rigolait de moins en moins. Ça n’était pas si dingue que ça. Ça ne semblait pas si difficile à réaliser. On a appelé d’autres copains. Et la mayonnaise a pris. »

L’idée, c’est aussi d’éviter la maison de retraite, la solitude du maintien à domicile. Et surtout de garder son indépendance le plus longtemps possible au sein d’une coopérative d’habitants. Le concept est basé sur l’entraide pour éviter au maximum la médicalisation qui est l’apanage de la plupart des structures d’accueil pour personnes âgées. A cette fin, les fondateurs du projet favorisent la plus grande diversité d’âges, afin d’avoir une forme d’entraide générationnelle. « Si les ¾ sont gâteux ça va être difficile ! », rigole Patrick, lui aussi futur co-habitant et instituteur retraité de 61 ans. Mais Michèle l’avoue :

« S’il y en a vraiment besoin, on pourra aussi mutualiser nos moyens pour avoir une aide. C’est un avantage financier pour nous mais aussi pour le conseil général. »

Et Patrick de détailler :

« Aujourd’hui le conseil général paye 8 000 euros par personne pour le maintien à domicile. C’est une sacrée économie, notre système. Je trouverais normal qu’ils nous aident. »

Ce projet pourrait en effet être une alternative au maintien à domicile au titre duquel le département finance un certain nombre d’aides. Par ailleurs, par le biais de l’allocation départementale personnalisée d’autonomie (ADPA), le Conseil Général peut être amené à financer des travaux dans le logement pour l’adapter aux conditions de santé et d’autonomie des personnes titulaires de l’allocation. Or, le bâtiment Chamarel, s’il se construit à Vaulx-en-Velin, sera conçu en prenant en compte ces critères d’accessibilité et d’adaptabilité aux conditions de santé.

 

La banlieue, on y est, on y reste

Le groupe se monte en association, en mai 2010. Commencent alors les démarches administratives et la recherche de partenaires. La première et principale étape : trouver un terrain pour construire. Les membres de Chamarel (Coopérative HAbitants MAison Résidence de l’Est Lyonnais) cherchent alors dans différentes communes de l’Est de l’agglomération, raconte Patrick :

« On voulait rester en banlieue. Déjà parce qu’on vient de là, qu’on a vécu, travaillé et milité ici. Et c’est un cadre de vie bien plus agréable. On est à côté de la campagne. Et puis, la population est mixte. »

La mairie de Vaulx-en-Velin leur réserve un « accueil chaleureux » et surtout un terrain, dans le quartier des Barges bientôt réaménagé. Une fois cela obtenu, le groupe n’est pas au bout de ses peines. Mais c’est un début, comme l’affirme Patrick :

« Trouver un terrain, c’est un vrai passage. Pour le groupe c’est le moment crucial où certains partent, parce qu’ils prennent peur, et où d’autres arrivent, parce qu’ils voient que ça devient réalisable. C’est le moment où se constitue la société. Nous, on a été obligés de monter une SAS (Société par Actions Simplifiée, ndlr). Il y a un problème au niveau législatif car le statut d’habitat coopératif n’existe pas en France. Les parlementaires seraient en train de plancher sur le problème. Mais pour le moment, on a cherché le statut qui se rapprochait le plus. »

 

La confiance des promoteurs et autres barrages

Et en effet, en France, le cadre juridique et économique n’est pas propice à l’habitat coopératif, comme nous l’expliquions dans un article sur le Village Vertical à Villeurbanne. Mais Patrick le reconnaît : le groupe vaudais a pu bénéficier de l’expérience de ce projet villeurbannais et a repris en grande partie son fonctionnement :

« Pour le moment, on est sept actionnaires. On doit acheter des parts de la société, qui sera propriétaire des bâtiments. Et à côté on payera une sorte de loyer : une redevance. Au final, on sera propriétaires de parts sociales et locataires. Et si jamais l’un de nous veut partir, il récupère ses parts, seulement réévaluées en fonction de l’inflation. Du coup, ça permet d’éviter la spéculation immobilière. De plus, le fait d’avoir une SAS permet d’obtenir des prêts sur 50 ans ; ce qui n’était pas évident à nos âges. »

Pas évident non plus d’obtenir la confiance des promoteurs immobiliers lorsque l’on arrive avec un projet aussi décalé. C’est pourquoi il est nécessaire d’acquérir le soutien des pouvoirs publics. Et d’avoir un projet financier bien ficelé, comme l’explique Michèle :

« On devrait amener 20% de l’argent, soit entre 20 et 25 000 euros par personne. On aimerait bien faire plus de mixité sociale. Mais tout le monde n’a pas 20 000 euros. Aujourd’hui on fait tous partie de ce qu’on appelle la classe moyenne. Quant aux loyers, ils seront tout à fait accessibles puisqu’on serait à 11 ou 12 euros du mètre carré dans la redevance. »

Pour favoriser la mixité sociale, les membres de Chamarel pensent eux aussi aller solliciter un bailleur social. L’idée serait d’avoir un ou deux logements sociaux dans l’immeuble.

 

Des post-soixante-huitards sur le tard

« Oui, enfin, il faut déjà qu’on trouve des gens », tranche Michèle. Car le plus difficile dans ce type d’expérience est sans doute de former un groupe stable. Pour être viable, le groupe doit rassembler une quinzaine de personnes. « On fait des réunions d’information tous les deux mois. Mais tout le monde n’est pas prêt à se lancer dans un projet pareil », constate Michèle. Patrick ajoute :

«  Déjà, le fait d’être à Vaulx ça élimine pas mal de monde. »

Pour le moment seules sept personnes veulent devenir habitants de la future maison coopérative. Pourtant, l’association compte une vingtaine de membres. Mais, comme le dit Patrick, l’organisation est complexe :

« Le groupe se coopte. La personne doit d’abord adhérer à l’association. On travaille ensemble pendant six mois. Et ensuite elle peut demander à devenir habitant. Dans les 20 adhérents actuels, certains sont dans cette période d’essai de 6 mois. D’autres ont pris peur quand on a obtenu le terrain mais continuent à nous soutenir. Et on a un réseau de gens, les Amis de Chamarel, qui nous soutiennent dans toute la France. Au départ, ça paraissait être une aventure, un rêve lointain. »

Et concrètement, si la vie commune fait rêver, elle est aussi compliquée à gérer :

« On est des post-soixante-huitards, certes un peu attardés, mais quand même ! C’est pas la communauté », s’exclame Patrick.

« On tient à notre indépendance et à la vie privée, ajoute Michèle. Au final, chacun aura son petit logement et on aura pas mal de parties communes : une grande salle pour accueillir du monde, avec une grande cuisine, une buanderie, des garages et deux chambres d’amis. »

 

« Vivre une aventure pareille à cet âge, c’est génial ! »

L’idée n’est pas inédite, elle en a fait rêver d’autres et les étapes ne se sont pas toujours aussi bien enchaînées. La première expérience, en banlieue parisienne, a mis plus de quinze ans à éclore. Le groupe des Babayagas de Montreuil est dirigé par la charismatique Thérèse Clerc et a, semble-t-il, passé autant de temps en conférences, discussions et autres réunions pour se mettre d’accord sur le projet qu’en démarches administratives. Leur petite sœur, la maison des Babayagas de Saint-Priest connait visiblement quelques difficultés. Alors que la présidente de l’association a démissionné récemment, le groupe était bien trop occupé à se restructurer pour répondre à nos sollicitations.

Pour Christiane Baumelle, psychosociologue à la retraite et auteure du « Manuel de survie des seniors en colocation », l’essentiel se situe dans le projet du groupe :

« En amont de ce genre d’expérience il faut définir une charte, un projet de vie collectif. Pourquoi on se met ensemble ? Qu’est-ce que l’on veut ? Vers où l’on va ? Sur quelles valeurs repose notre projet ? Il ne s’agit pas simplement de vivre ensemble C’est du long terme. Au final, la question c’est : comment veut-on vieillir ensemble ? »

Et puis, le choix des personnes compte.

« Il faut bien s’entendre, c’est sûr. Mais il faut surtout être capable de souplesse et de tolérance. Et d’une réelle capacité à faire des efforts sur soi. En général, la cohabitation marche bien chez ceux qui ont eu l’habitude de travailler en groupe. »

Et c’est le cas pour les Chamarel, selon Patrick :

« La chance qu’on a, c’est qu’on a tous l’expérience du collectif dans le milieu associatif. Et on est très structurés. C’est une garantie d’efficacité et d’évitement du leadership. La maison des Babayagas, par exemple, sans son chef, ça n’est plus rien. C’est difficile d’avoir un vrai fonctionnement coopératif et démocratique. »

Justement, l’organisation serait, d’après Christiane Baumelle, la garantie du bon fonctionnement collectif :

« Je conseille au co-habitants de faire des réunions au minimum tous les mois. Cela permet de remettre en question le fonctionnement, de tout mettre sur la table, de réguler et ainsi d’éviter l’apparition d’un leadership. C’est toute une gymnastique pour préserver le collectif. Il ne faut surtout pas que chacun cherche à tirer la couverture. »

En attendant, les Chamarel continuent d’avancer. Entre rencontre avec des bailleurs sociaux et construction économique du projet, le groupe aimerait avoir choisi un architecte en janvier 2013, pour ensuite lancer la construction. D’ici là, une réunion d’information est prévue le 16 octobre pour les personnes qui souhaiteraient rejoindre la coopérative.

 

 

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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 21:51

 http://www.neo-planete.com/2012/07/12/les-marches-gratuits-la-nouvelle-tendance-anticonso/

Le 12 juillet 2012 par Green et vert · 

 

Né dans la capitale argentine, le concept fait fureur aux Etats-Unis et a déjà conquis de nombreuses villes à travers tout le pays. L’idée est simple, il s’agit de donner le superflu sans rien attendre en retour, pour que plaisir d’offrir ne rime pas avec consommation effrénée.


Une idée qui gagne du terrain

Imaginez un instant une brocante ou derrière chaque étal vous seriez accueillis par un : « Servez-vous, tout est gratuit ».  À première vue, l’idée peut faire sourire… Pourtant, ces marchés existent bel et bien à Buenos Aires, où ils ont lieu de façon régulière depuis 2010.

Baptisés gratiferias, ces événements ont vu le jour grâce à Ariel Bosio, un jeune argentin lassé de devoir transporter ses possessions de déménagement en déménagement. Il explique: « J’ai découvert que je pouvais vivre avec moins d’affaires que ce que je possédais et que c’était surtout une question d’habitude ».

Après avoir offert son « surplus » aux amis de son école d’arts martiaux, Ariel crée le concept de gratiferias, qui se répand d’abord à travers les centres culturels de la ville avant de conquérir les places publiques.

N’importe qui peut organiser un gratiferia, à la seule condition que le lieu soit public, ouvert à tous et qu’aucun droit d’entrée ne soit exigé. Avec un message simple: « Amenez ce que vous voulez, ou rien du tout. Repartez avec ce qui vous plaît ».

Ni troc, ni réciprocité

marché gratuit livreLes gratiferias sont avant toute une invitation à se débarrasser de possessions matérielles devenues inutiles ou superflues, afin qu’elles circulent et profitent à d’autres.

Aux objets qui se trouvent habituellement sur un marché d’occasion, tels que vêtements, livres, meubles ou appareils électroniques, sont venus s’ajouter des biens immatériels. Les gratiferias sont aussi l’occasion de concerts, d’ateliers de toutes sortes, de projections cinématographiques ou encore de séances de massage. Bien sûr, toutes ces activités sont proposées gratuitement.

Claudia Cordobes organise des marchés gratuits à San Fernanda, dans la province de Buenos Aires et s’amuse des réactions du public: « Ceux qui viennent pour la première fois à un gratiferia le font par curiosité, un peu surpris, pour vérifier que tout est vraiment gratuit, comme on le leur a raconté ».

Sur sa page Facebook officielle, le projet regroupe plus de 3 800 personnes, et connaît un succès croissant. Le concept dépasse déjà les frontières de l’Argentine et s’exporte vers les pays voisins, au Chili, en Uruguay, au Brésil, en Colombie ou au Mexique. Ariel Bosio s’enthousiasme: « Chaque jour, nous sommes un peu plus nombreux à adopter cette nouvelle forme de partage ».

 

Retrouvez toute l’actualité internationale du développement durable sur le site de notre partenaire Green et Vert.

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28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 15:38

 

 

Comment se prémunir des pisteurs qui tracent et suivent nos surfs sur Internet : contre les sociétés d'influence occultes, et pour la maîtrise par les particuliers de leurs propres faits et gestes enfin rendus à leur indépendance, à leur autonomie et à leur liberté.

(d'après Nicolas Robaux, Micro Hebdo, le 26/07/12 à 17h00)

Avez-vous déjà remarqué ce drôle de phénomène ? Vous surfez sur une boutique en ligne, à la recherche de quelques objets. Puis quelques instants plus tard, vous visitez un autre de vos sites favoris, et que voyez-vous dans un bandeau publicitaire de celui-ci : une annonce d’une boutique vous proposant, comme par hasard, des produits du même type que ceux que vous venez de consulter ! Etrange...

En fait, cette magie vient des possibilités d’un cookie traceur, ou espion. Déposé sur votre disque dur lors de votre visite sur la boutique, il est géré par une régie publicitaire (la première d’entre elles, Doubleclick, appartient à Google) partenaire de la boutique. Quand vous allez sur un autre site, lui aussi partenaire de cette régie, alors celle-ci peut utiliser ce qu’elle sait de votre surf précédent pour continuer à vous suivre, même si vous êtes sorti de la boutique ! Heureusement, il existe plusieurs moyens de retrouver un peu d’intimité face aux marchands. Le tout premier consiste à refuser les cookies. L’autre, plus radical, à filtrer toutes publicités et à ne plus les voir du tout !

 

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Étape 6 : installez Adblock Plus sur Firefox

Le meilleur moyen est encore d’installer un bloqueur définitif de publicité. Dans Firefox, faites Outils, Modules complémentaires, recherchez Adblock plus via le champ de recherche du haut et cliquez sur Installer dans sa ligne, puis Redémarrer maintenant quand le téléchargement est fini.

 

Étape 7 : configurez Adblock Plus pour Firefox

Firefox affiche une page de bonne installation d’Adblock Plus. Le développeur ayant choisi de laisser passer les pubs discrètes et non intrusive, comme celle de Google. Si vous ne les voulez pas du tout, cliquez sur Préférences de filtre et décochez Autoriser certaines publicités non-intrusive, puis Fermer.

 

Étape 8 : installez Chrome Adblock pour Chrome

Avec Chrome, rendez-vous sur le site chrome.google.com/webstore/, recherchez Adblock dans le champ de recherche, cliquez sur le bouton Ajouter à Chrome dans la ligne d’Adblock et validez par Ajouter. Notez qu’il existe aussi un Adblock Plus pour Chrome, mais nous préférons cette version-là.

 

Étape 9 : configurez Adblock pour Chrome

Faites un clic droit sur le bouton à la main rouge apparu dans la barre d’outils puis Options. Onglet Général, décochez la case Afficher les annonces textuelles de Google ; onglet Liste des filtres, cochez EasyList et les Filtres français additionnels s’il ne le sont pas déjà.

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Ce qu'il vous faut :

Niveau : Débutant / Temps : 5 minute(s)

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 21:56

 

http://www.youtube.com/watch?v=-D7d_FkEg0A&feature=youtu.be

 

 

 

Ajoutée par aniamux1 le 14 févr. 2012

Invention et inovation, roulez avec de l'eau dans votre moteur, jusqu'à 90% d'économie de gas oil ! comment se fait il que personne ne réagisse!

 

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