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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 16:51

 

http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2010/02/07/1928835_l-energie-libre-illimitee-et-non-polluante-disponible-pour-tous.html

 

 

 
Imaginez un monde avec une énergie abondante, propre, peu coûteuse, les centrales nucléaires, de gaz, les puits de pétrole, les mines de charbon... ont été mises hors d'usages. Un type inhabituel de l'énergie rend tout cela possible. Elle ne vient pas du soleil, du vent, de la pluie ou des marées, ce n'est pas un combustible fossile ou nucléaire prit dans le sol ou par synthèse chimique.

 

"Encore quelques générations qui passent, et nos machines seront conduites par la force obtenue à n'importe quel point dans l'univers... C'est une simple question de temps et les hommes réussiront à connecter leurs machines aux rouages mêmes de la nature." - Nikola Tesla

En effet, il a été démontré que le vide contient une énorme quantité d'énergie, proche du zéro absolu (le point zéro), une énergie utilisable en abondance :

 L’énergie libre, ou énergie du vide (éther).

 C’est une source d’énergie renouvelable disponible gratuitement appelée aussi « énergie du point zéro ». C’est l’énergie électromagnétique contenue dans la trame de l’Univers. Elle est présente dans l’espace et dans la matière. L’énergie libre occupe tout le « vide » qui nous entoure. L’énergie libre représente un paradoxe pour la science contemporaine : ou il existe dans l’univers une force gravitationnelle supérieure aux masses répertoriées, ou il y a une énergie invisible libre qui subirait l’effet d’une pression que l’on pourrait appeler cosmique. La physique quantique tend aujourd’hui à démontrer que chaque mètre cube d’espace autour de nous contiendrait une quantité phénoménale de cette énergie. À ce jour, toutes les techniques qui nous ont été rapportées pour la capter font appel à un principe de déséquilibre temporaire de la structure des ondes électromagnétiques, causant ainsi une transmutation matière/énergie et/ou transfert énergie/énergie...

 

 Les recherches révèlent que cette source d’énergie peut être partiellement convertie en énergie utilisable. Celle-ci serait illimitée et non polluante, et tout comme le vent et le soleil, son utilisation serait gratuite.

 Imaginez-vous que cela existe depuis 20 ans: en avez-vous déjà entendu parler? Non, puisque au contraire tout est fait pour enterrer la question.

 Il existe beaucoup d’inventeurs indépendants qui ont construit des machines à énergie libre et dont les résultats ont été publiés au grand jour et vérifiés

 ( à qui nous allons rendre hommage ci-dessous ),

 mais comme la communauté scientifique ne comprend pas les principes théoriques sur lesquels reposent ces inventions, elle en ignore tout simplement l'existence. Ainsi, tout va bien.

Et le commun des mortels de se dire : si ça existait, on en aurait entendu parler. Posons alors la question : qui vous en aurait parlé ?

 Alors voilà :

 Les machines à énergie libre constituent certainement les preuves tangibles de l'existence d'une forme d'énergie totalement ignorée du monde des sciences. Ce sont des machines qui transforment une certaine forme d'énergie non répertoriée par la science moderne, en énergie mécanique bien tangible. Ces machines produisent plus d'énergie qu'elles n'en consomment. N'en déplaise à quelques physiciens, cela ne viole pas le sacro-saint principe de conservation de l'énergie car la machine ne crée pas quelque chose qui n'existait pas auparavant, mais elle transforme quelque chose que l'on ne sait pas détecter en quelque chose d'utilisable.

 La physique quantique nous a montré que beaucoup de lois physiques qui semblent figées et inflexibles sont en fait violées. Par exemple on découvre que l'univers est constitué de plusieurs dimensions, les particules de matière existent simultanément à plusieurs endroits de l'univers et il est possible de téléporter de la matière à travers de la matière ou de l'information à travers l'univers instantanément… Ainsi le vide de l'univers est rempli d'énergie quantique en des proportions astronomiques et toutes ces informations ne font que donner du crédit aux machines à énergie libre et leur existence réelle.

 

Si on arrive, en polarisant légèrement ce vide par des phénomènes encore mal expliqués mais basés sur l'électromagnétisme, à récupérer un peu de cette énergie, les machines qui en sont injectées fournissent plus d'énergie qu'elles n'en consomment, elles ne font que « pomper » l'énergie là où elle est ...et c'est la nature, présente partout, qui alimente l'énergie du vide.



 L'appareil de Tesla destiné à capter l'énergie radiante du milieu naturel est décrit dans les brevets US N°685.957 et 685.958.Aussi incroyable que cela puisse paraître, nous verrons dans cet article que les laboratoires du monde entier commence à exploiter cette fameuse énergie. Certains éminents physiciens théoriques commencent à comprendre pourquoi et comment cela est possible. Plusieurs entreprises en sont au stade d'un début de mise sur le marché de ces dispositifs viables qui produisent nettement plus d'énergie que ce qui est nécessaire pour les faire fonctionner...

http://www.onnouscachetout.com/themes/technologie/tesla2.php

 Depuis l'époque de Nikola Tesla, le public a généralement eu des difficultés à accéder à l'information sur ces transformations d'énergie.

Mais petit à petit ces appareils qui utilisent cette matière pour l'énergie sont maintenant acceptés dans les demandes de brevet, et sont d’ailleurs loin d’être considérés comme impossibles à réaliser par les cartels de l'énergie qui prennent très au sérieux la difficile tâche de désinformer à ce propos…

 Et ces découvertes ne peuvent se faire qu’avec un effondrement des lois de la  physique telles que nous les connaissons depuis trois siècles.

La planète est dans une véritable impasse énergétique car les réserves de pétrole diminuent rapidement et nous allons tout droit vers des guerres du pétrole qui laisseront peu d’espoir à l’humanité compte tenu des milliers de têtes nucléaires qui seront inévitablement utilisées.

Nous n’avons pas d’autre espoir pour la survie de l’humanité que de développer de nouvelles technologies productrices d’énergie libre de façon à résoudre cette urgence énergétique, qui est aussi une urgence écologique, car la combustion des réserves fossiles de pétrole, charbon et de gaz, pollueront inexorablement la planète jusqu’à un point de non-retour.

 Mais le scepticisme scientifique combiné à des plaintes pour harcèlement par les inventeurs, (corruption/rachat de brevets, menaces allant jusqu’à la disparition ou la mort d’inventeurs dans des circonstances troublantes…) rend très difficile que des dispositifs à énergie libre puissent retenir l'attention du grand public ou qu’ils soient évalués pour une production commerciale et de distribution. Pourtant une longue lignée d'inventeurs est apparue pour proposer de telles machines à  rendement surunitaire, l'expression surunitaire est la traduction du terme anglais overunity. Le mot désigne un système dont le niveau d'énergie augmente, sans aucune source externe définie, une idée que la science rejette depuis plus d'un siècle au moins.

 Les principales pierres d'achoppement ont été la pensée scientifique rigide concernant la violation des lois de conservation de l'énergie, et de puissants intérêts pétroliers de l'énergie opposés à ce que des machines à énergie libre soient sérieusement étudiées.

 Malgré tout, une longue succession de ces moteurs à énergie libre ont été développés, et ces faits doivent être diffusés, en raison de leur importance et de leurs conséquences multiples.

 Il s’agit en effet d’offrir à notre civilisation la possibilité d’utiliser une nouvelle source naturelle d’énergie inépuisable, et sans effets nuisible sur l’environnement :

 Déjà dans les années 1830,  Michel Faraday fit la démonstration que l’on pouvait générer une puissance électrique en faisant tourner un disque de cuivre adéquatement connecté dans un champ magnétique, sans qu’il n’y ait proportionnellement une puissance requise à l’axe du disque.

Mais d’où provient ce gain d’énergie ?

Hé bien c'est un nouveau chapitre de la physique qui s’est progressivement ouvert.

 Mais la plupart de ces travaux  n’ont pas pu être abordés comme ceux des chercheurs subventionnés par des organismes institutionnels, comme le CNRS, le CERN, etc...

Ces chercheurs là étant financés par des fonds publics, ont à rendre des comptes pour justifier de leurs ressources et des budgets alloués à leurs équipes chaque année. Mais les travaux entrepris sur l’énergie libre, la plupart du temps, n’ont à rendre de comptes à personne, les moyens expérimentaux et le coût des demandes de brevets sont souvent assumés par les chercheurs sans aucune intervention extérieure d’aucune sorte, la liberté est donc totale et les choix n’engagent qu’eux-mêmes.

 Et cette liste des inventeurs de moteurs électromagnétique à énergie libre, gratuite et non polluante, est une liste qui paraît longue mais qui est pourtant présentée de façon très succinte ci-dessous :

 Viktor Schauberger

Les procédés par lesquels la Nature produit de l’énergie sont silencieux, mais ont intrinsèquement un rendement beaucoup plus élevé que nos technologies mécanistes, comme Viktor Schauberger (né le 30 juin 1885 et décédé le 25 septembre 1958) devait le prouver avec ses machines à implosion, d’une puissance prodigieuse. Cette technologie n’émet pas de déchets, ne pollue pas, et ne provoque pas de réchauffement planétaire ou autres dégâts nuisibles aux fragiles écosystèmes terrestres. Il inventa maints générateurs qui fournissaient une puissance de sortie largement supérieure à celle qu’ils absorbaient (puissance d’entrée), des moyens de propulsion pour avions, sous-marins et voitures, différents appareils destinés aux habitations, produisant de l’énergie, du froid ou de la chaleur, et d’autres, remarquables, qui transformaient une eau polluée en eau de source de haute qualité. Hélas, les prototypes en état de marche furent détruits à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, et on ne dispose pas de tout leurs plans détaillés.

http://www.econologie.info/share/partager/Viktor_Schauberger_Living_Energies.pdf

 William Baumgartner

du Nouveau Mexique a construit un générateur à implosion basé sur les travaux de Viktor Schauberger. Les premiers tests de sa turbine à eau montrèrent une surunité : plus d’énergie à la sortie qu’à l’entrée. Baumgartner pense que ce surplus d’énergie provient de l’énergie libre.

 Leroy-Hatem

_En mai 1945, après 20 années de recherche, le chercheur et inventeur français Leroy-Hatem a découvert la dualité des énergies magnétiques, il a mis en pratique ses théories en élaborant des mécanismes qui fonctionnent selon les principes qu’il énonce :

- Galaxie magnétique

- Planétarium magnétique avec mouvement orbital

- Tracteur magnétique , etc…

Il est également à l’origine d’un système qui dénonce les erreurs de certains principes erronés (Newton, Bohr). Selon de trop nombreux scientifiques, la science est tellement parfaite que la remettre en cause en serait presque blasphématoire. La science ne devrait pourtant-t-elle pas être en perpétuelle évolution. Ne devrait-t-elle pas s’adapter aux faits et aux nouvelles découvertes ?

 Walter Russell

Russell était un artiste, musicien, philosophe et auteur adulé. L’Académie des Sciences américaine le récompensa d’un doctorat honoris causa. Il avait découvert en 1927 des méthodes permettant de produire de l’hydrogène à bon marché. En 1990, Ron Kovac, chercheur en chimie, Toby Grotz, ingénieur en électricité, et Tim Binder, médecin naturopathe ont reproduit les découvertes de Walter Russell. Russell a aussi construit un appareil qu’il a nommé Générateur Optique à Dynamo-Russell, qui captait l’énergie libre. Toby Grotz a entrepris des recherches pour retrouver les plans originaux de cet appareil, et le 10 septembre 1961, cet appareil était opérationnel.

 Tony Tyson

Directeur de la recherche en cosmologie sur la matière noire et l'énergie du vide (la matière noire constituant 90% de la masse de l'univers).

Dans le domaine de l’astrophysique, en cartographiant le ciel avec des télescopes, on s’est aperçu qu’à peine 1% de la masse céleste nous était visible, les 99% restants demeurant invisibles. C’est ce que les physiciens appellent la matière sombre. Si l’on enlève les corps denses (que l’on peut répertorier dans un espace donné) tels que les planètes, les astéroïdes et autres corps célestes visibles, on estime qu’il reste encore 90% de la matière dite sombre qui deviendrait identifiable uniquement par son effet sur la déviation de la lumière visible émise par le premier 1%, toujours vue avec le télescope. Cette masse de distribution non uniforme joue le rôle d’une lentille gravitationnelle, créant ainsi une vision astigmate du ciel étoilé. Aujourd’hui, grâce à un support informatique fort complexe, on peut rétablir les vraies positions des astres lumineux et en estimer assez exactement la valeur de la masse sombre dite exotique. Il n’y a aucun doute aujourd’hui, plus de 200 000 galaxies ont été étudiés par différents laboratoires d’astrophysiques à travers le monde et ils en tirent tous les mêmes conclusions :
· Matière sombre classique = 9 %
· Matière lumineuse = 1%
· Matière sombre exotique = 90% ou Énergie Libre.

 Ken Shoulders

Le Dr Ken Shoulders a découvert dans les années 1980, « les amas de charge » ou charge clusters, ou Electrum Validum (qui signifie charge intense). En 1991, Shoulders a réussi a faire breveter sa découverte aux Etats-Unis en l’intitulant « Conversion de l’Energie en utilisant une Charge de Haute Densité ». C’est la première fois qu’un brevet dit que l’énergie de l’espace (énergie libre) peut être utilisée comme source d’énergie électrique utilisable.

 Joseph Newman

Sa machine a un rendement de 800%. Il a fait vérifier son invention par le bureau des brevets américains, qui a conclu, après avoir envoyé une équipe d'ingénieurs bardés d'instruments de mesures, que sa machine fonctionne exactement comme il l’annoncé (c'est même cette équipe qui a calculé le rendement de 800%), sans aucune supercherie d'aucune sorte, ni source d'énergie cachée. Mais, étant donné qu'il n'existe pas de principes physiques reconnus selon lesquels on peut expliquer le fonctionnement de la machine, ce même bureau des brevets l'a informé qu'il ne pouvait donc pas délivrer de brevets. Point final : question réglée. Imaginez donc de quelle curiosité scientifique ils font donc preuve? Devant l'insistance de l'inventeur qui se bat depuis 18 ans pour faire reconnaître son invention, une commission d'étude composée de physiciens compétents s'est réunie en présence de Mr Newman, mandatée pat les organismes officiels pour désavouer son invention, mais c'est le contraire qui s'est passé. Les scientifiques étaient tellement intéressés par les résultats de Mr Newman ainsi que par son modèle théorique, que la petite réunion d'une heure qu'ils avaient prévue s'est vue durer de nombreuses heures, et beaucoup voulaient trouver des moyens pour creuser la question. Ces conclusions n'étant pas celles qui avaient été espérées par les instigateurs de la réunion, ils ont dé mandaté la commission et ont rédigé leur propre conclusion : sans intérêt. Il émigra au Japon pour continuer ses travaux.

http://www.josephnewman.com/

 Bruce de Palma

Mr Bruce De Palma, un physicien a conçu une machine à énergie libre. Il s'est vu confisquer son invention par les autorités officielles parce qu'il s'en servait pour alimenter en énergie électrique toute sa maison gratuitement. Interdiction lui a été faite. Il a dû aller lui aussi travailler avec des Japonais, qui travaillent actuellement avec lui à perfectionner un défaut de surchauffe de son moteur à énergie libre, qui ne peut pas fonctionner de manière continue opérationnellement. De Palma s'était aperçu qu’un objet puisait de l’énergie dans l’espace en tournant. Après de nombreuses recherches, il finit par concevoir une machine appelée N-Machine, utilisant des aimants superpuissants pour obtenir de l’électricité. Des tests en 1980 ont montré que le générateur produisait plus d’énergie qu’il n’en consommait.

http://depalma.pair.com/

 Thomas Bearden

Tom Bearden, ingénieur en physique nucléaire, lieutenant-colonel à la retraite de l'armée américaine, a à son actif plusieurs publications dans le domaine de l'énergie du point zéro, des potentiels scalaires, de phénomènes exotiques de l'électrodynamique. Il possède aussi plusieurs brevets de machines "over-unity"...

www.cheniere.org

 Floyd Sweet

Il inventa un assemblage d’aimants et de Bobines de fils que Thomas Bearden appela Tube Triode Amplificateur du Vide (Vacuum Triode Amplifier = VTA). Cet appareil produisait plus d’énergie qu’il n’en consommait.

 Wingate Lambertson

Le Dr Wingate Lambertson, ancien directeur de la Science et Technology Commission du Kentucky, après plus de vingt ans de recherches, est aujourd’hui sûr que l’énergie de l’espace peut être transformée en une source de courant fonctionnelle, grâce à un procédé qu’il a appelé le Monde en Neutrinos (World Into Neutrinos = WIN).

 John Hutchinson

Ce scientifique autodidacte, pendant l’hiver qui précéda sa tournée au Japon de 1995, a construit un appareil fonctionnant à l’énergie de l’espace. Son convertisseur était basé sur le principe de résonance de Tesla. Hutchinson capta la même énergie pulsante et rythmée de Tesla en utilisant des cristaux de titanate de baryum. Plus tard, il créa le procédé appelé « Dirt Cheap » (utilisant comme composants de vulgaires pierres).

 Bertil Werjefelt

Après s’être rendu compte que les générateurs classiques utilisant des aimants sont confrontés à un problème appelé résistance magnétique, ce conseiller en sécurité dans l’aviation, a amélioré le générateur classique en ajoutant un système tournant qui annule la résistance magnétique en la neutralisant avec les champs de force d’aimants additionnels. Il en résulte que le générateur donne plus de courant avec la même consommation d‘énergie. En 1995, lors d’une conférence, il expliqua que l’enseignement scientifique classique du magnétisme était incomplet depuis le début, et que, la communauté scientifique avait déclaré de manière précipitée qu’il était impossible d’utiliser le magnétisme comme source d’énergie.

 Tony Cuthbert

Quelques inventions de Tony Cuthbert :

- boîte de vitesse et système de frein sans embrayage

- turbine : moteur hybride mi moteur mi turbine. Il permettait de propulser un paquebot avec un moteur de la taille d'une voiture Mini.

- séparateur magnétique : récupération de métaux par les aimants liquides.

- accélérateur de pluie.

- technologie de glace sous-marine.

- quelques mécanismes à énergie libre.

Le professeur Laughtar déclare : « un des problèmes de Tony est que certaines de ces inventions sont tellement révolutionnaires qu'elles menacent des technologies existantes. Là se trouve la difficulté lorsqu'il faut convaincre les industries dont il essaye de susciter l'intérêt.

Autres inventions :

*Les ferrofluides, utilisés avec un aimant, permettent :

- moyen de propulsion

- animer un coeur artificiel ou régénérer un coeur

- piste magnétique verticale (permettant de faire grimper un engin à la verticale)

* Moteur gravitationnel

- mécanisme qui capte l'énergie utilisable du champ gravitationnel terrestre

* Machine qui se déplace en plein air, sans propulsion apparente par fusée ni aucune poussée extérieure (contraire à la troisième loi de Newton).

 www.cuthbert-physics.com

 Erwin Laszlo

Scientifique et philosophe de réputation internationale, possède plusieurs doctorats en science de l'éther et des champs de l'énergie du vide.

 Moray B. King

Ingénieur, un des pères fondateurs de la théorie de "l'énergie du point zéro". Il a écrit plusieurs livres traitant de l'énergie de l'éther.

 Harold Puthoff

Auteur de plusieurs ouvrages dont les fondements de l'électronique quantique, également directeur de l'institut des études avancées de Austin (Texas)

 Peter Linderman

Reconnu comme un des experts mondiaux dans l'explication du phénomène de l'énergie radiante (une forme d'énergie du vide) telle que décrite par Nikola Tesla et employée par Edwin Gray dans son moteur électrique.

 Thomas Francis Vallone

Titulaire de nombreuses maîtrises et doctorats en physique appliquée. A été président du reconnu "Integrity Research Institute" de Washington DC. Chercheur passionné, il a à son actif un nombre impressionnant d'articles et de livres touchant les nouvelles technologies.

 Harold Aspden

Ancien directeur (retraité) de brevets pour IBM, a lui-même à son actif plusieurs brevets sur des machines pouvant être "over-unity". Sur son site, il y a plusieurs publications expliquant la physique derrière certains de ces phénomènes :

www.aspden.org

 Shiuji Inomata

Au japon, Shiuji Inomata, employé depuis trente cinq ans par le gouvernement du Japon, et travaillant aux Laboratoires Electrotechniques à Tsukuba (« La Cité de l’Espace » du Japon) a été autorisé par son gouvernement à créer une machine à énergie libre. Dernièrement, il fit une conférence pour les dirigeants du monde politique et industriel plus de six cents professionnels sont venus assister à son dernier séminaire. La Toshiba Corporation a débloqué deux millions de dollars pour le développement d’aimants supraconducteurs destinés à son nouveau générateur unipolaire.

 Paramahamsa Tewari

En Inde, Paramahamsa Tewari, ingénieur directeur de projet dans la plus grande centrale nucléaire en construction, est autorisé lui aussi à concevoir sa machine à énergie libre.

 R. Stirling

Le moteur inventé par ce pasteur écossais est très fiable, silencieux et d’un haut rendement. Entre autres utilisation, un sous-marin d’attaque suédois évolue grâce à ce mode de propulsion. Couplé à une parabole réfléchissante, le moteur Stirling permet de produire de l’électricité sans combustible.

 John Bedini

Le moteur fonctionnant à l'énergie libre (énergie gratuite) de John Bedini existe depuis plus de quinze ans. Il fonctionne selon les principes de l'électromagnétisme découverts par Nikola Tesla avant 1900 au cours de ses essais à Colorado Springs.

http://www.syscoil.org/index.php?cmd=nav&cid=23

 Johann Grander

Il a développé un moteur magnétique ne nécessitant ni batterie, ni connexion au réseau électrique. Le magnétisme naturel des aimants est intensifié au point que de l’énergie commence à couler...

 Le NEOGEN

 Le Neogen Dynamo Project est une "jolie" version du RV-MULLER GENERATOR inventé par Bill Muller et Hector D. Perez. Deux sociétés russes commercialisent des génératrices d'électricité qui violent les règles de la physique actuelle. Il ne s'agit pas ici de vagues prototypes aperçus sur un site web, mais bel et bien d'une technologie qu'il est possible d'acheter :

 http://www.akoil.ru/en/

 Le LUTEC 1000

 

le 8 septembre 2005 Lou Brits and John Christie de Cairns (Australie) ont mis au point un générateur électromagnétique,. Ils annoncent une entrée d'énergie pour un petit générateur de 4,25 watts, en sortie 15,4 watts, soit 362 % : http://quanthomme.free.fr/nouvelles/Nouvelles23032001.htm

 La technologie EBM

(Energy By Motion – Energie Par le Mouvement) est peut être un espoir mais elle reste toujours au stade expérimental. Le professeur Szabo développe au sein de la société canadienne Electro Erg Ltd et de sa filiale hongroise Gamma Manager, la technologie EBM qui est appliquée dans la commercialisation de générateurs auto-alimentés d’une énergie électromagnétique illimitée et 100% propre. Son inscription à l’ordre du jour du parlement de l’Ontario et sa certification par une dizaine de scientifiques et universitaires plaident en faveur de l’avènement d’un véritable générateur à énergie libre.

 Le brevet international des russes Vladimir Roschin et Sergei Godin de l’Académie des Sciences de Moscou, rendu public le 26 mai 2006, apporte la démonstration scientifique qu’un système sur-unitaire est réalisable. Pour faire cela, ils se sont basés sur les travaux de John Searl, un scientifique britannique, qui dés 1968 mis au point un système capable de léviter. Ce brevet présente un système magnétique composé d’aimants de terres rares capables de convertir diverses formes d’énergie, dés lors qu’un certain régime de fonctionnement critique est atteint, l’installation expérimentale devient énergétiquement entièrement autonome.

 Et plus récemment, un nouveau candidat au « Graal de l’énergie »,

 La société STEORN 

Elle offre une démonstration publique à la communauté scientifique, et au grand public, en révélant le nouveau moteur ORBO, à « rendement surunitaire » C‘est à Dublin depuis le mardi 15 Décembre 2009

http://www.steorn.com/

 Tôt ou tard, la batterie qui alimente votre ordinateur ou votre téléphone cellulaire finit par se vider, comme n'importe quelle batterie. Mais cette compagnie irlandaise entend prouver qu'elle peut fabriquer une batterie qui ne se videra jamais.

. ETC…ETC…ETC…

 

 Une révolution scientifique qui sera matérialisée tout d’abord par l’effondrement du paradigme de la conservation de l'énergie, base de la thermodynamique, de la  mécanique, de la relativité et de la mécanique quantique...

 Les VERTS et leur politique me font bien rire avec leurs Panneaux solaires, leurs éoliennes et leurs appels à payer une taxe Carbonne...
Si les verts le savent et ne font RIEN , c est une HONTE…HONTE à eux.....

Ils représenteraient parfaitement l’esprit de tromperie qui manipule et désinforme ...

 Pourquoi le sujet est-il ignoré ? car qui de nos jours a entendu parler de ces nombreux chercheurs et toutes leurs inventions ?

Qui a entendu parler de l’engouement des pays comme le Japon, l’Inde ou le Canada pour ces nouvelles technologies ?

 Si nous écoutons la pensée officielle (relayée en masse dans les médias), quand on parle d’éolienne, de solaire, de géothermie, d’hydraulique et de biocarburants, nous avons presque fait le tour des solutions potentiellement existantes comme énergies alternatives. Et nous sommes obligés de nous rendre compte que ces solutions ont leur limite. Il sera difficile de remplacer le pétrole et le nucléaire avec elles.

Ce post est là pour montrer que les solutions mises en avant dans les médias ne sont pas les seules potentiellement existantes. Mais qu’il en existe beaucoup d’autres.

Le fait que personne ne parle d’une solution potentielle, cela signifie-t-il que cette solution n’existe pas ? Ou cela signifie-t-il que certains préfèreraient qu’elle n’existe pas ?

 « le jour où l'homme mettra autant d'énergie à remettre en cause ses idées actuelles, qu'il en utilise pour remettre en cause les idées nouvelles; il commencera réellement à connaître le monde ».

 Dans quelques années peut-être (cela dépend de la puissance des lobbys énergétiques pétroliers, nucléaires,... et de manière générale de tous ceux qu'une énergie à très faible coût empêcherait de s'enrichir, ainsi que de la très grande inertie des milieux scientifiques, due à leur orgueil et leur impossibilité d'admettre leur modestie face aux nombreuses inconnues de l'univers), des engins fonctionnant à l'aide de machines à énergie libre seront sur le marché, mais ce sera alors par la force des choses, et pas grâce à la bonne volonté.

 "Il n'y a pas de crise de l'Energie, mais simplement une crise d'Ignorance"  B.Fuller

 

  Plus d’informations à ce sujet :

 http://users.skynet.be/pointzero/sujets_liste.htm

 http://www.quanthomme.org

http://totokoma.ifrance.com/ 

http://www.lumieresurlaplanete.org/page01fr.html

www.keelynet.com

 _La plupart ne connaissent pas le Dr. astrophysicien russe Nikolaï A. Kozyrev :

Astrophysicien de renom en Russie Dr Nikolaï A. Kozyrev a prouvé hors de tout doute que cette source d'énergie avait existée, et, par conséquent, il est devenu l'une des figures les plus controversées de l'histoire de la communauté scientifique russe. Les implications impressionnante de son travail, et de tous ceux qui l'ont suivi, ont été presque entièrement cachée par l'ex-Union soviétique, mais avec la chute du rideau de fer et l'avènement de l'Internet nous avons enfin accès à «Russia's Best-Kept Secret », qui change complètement notre compréhension de l'Univers.

http://divinecosmos.com/index.php?option=com_content&task=view&id=95&Itemid=36

 livres :

- Energie libre et technologies, Jeane Manning , Editions Louise Courteau.

- Coucou c’est Tesla, l’énergie libre, Collectif d’auteurs, Editions Félix

 

- Et voir le post : "De l'energie au spirituel"

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Consommer et agir autrement
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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 19:07

 

Le Monde.fr | 05.11.2012 à 17h12 Par Mathilde Gérard (Besançon, envoyée spéciale)

 

 

Nadine (qui n'a pas souhaité être prise en photos) offre un pot au personnel de la Maison de vie de Besançon.

Nadine trinque, lève sa coupe de champagne (sans alcool), grignote un morceau de millefeuille, mais le sourire est timide. Ce pot est synonyme de retour à domicile pour elle, après une semaine passée à la "Maison de vie" de Besançon. Une semaine comme une parenthèse, dans sa "deuxième maison", où elle vient régulièrement passer quelques jours de repos, comme une "piqûre de rappel de vie". Nadine est rongée par un lourd cancer qui la cloue dans un fauteuil roulant et la rend dépendante pour se nourrir, se laver, se déplacer... mais ne l'empêche pas de garder le sens de l'humour et vouloir faire la fête avec tout le personnel de la "maison". Pour les remercier, elle a demandé à ses filles et à son mari d'acheter des bouteilles de champagne (avec alcool) et des gâteaux. Mais Nadine est partagée entre la joie de rentrer chez elle et la tristesse de quitter ce lieu où la vie est plus légère.

C'est tout le paradoxe de cette maison expérimentale, qui accompagne des personnes en fin de vie ne nécessitant pas de soins hospitaliers trop lourds : aux rires et sourires des sept résidents et du personnel se mêlent parfois les larmes. Car ici, tout se partage : les repas, les apéros l'été sous le tilleul, les sorties ciné, mais aussi les départs. Installé dans le quartier bucolique de Saint-Ferjeux à Besançon, ce lieu a été imaginé et pensé pendant huit ans par Laure Hubidos avant de voir le jour en juin 2011. Bénévole de longue date dans l'unité de soins palliatifs du CHU de Besançon, cette quadragénaire dynamique et charismatique rêvait de créer un lieu qui soit une alternative à l'hôpital et au domicile pour des personnes en fin de vie. Un lieu entre la maison de soin et la maison de famille.

La plaque signalant l'entrée de la Maison de vie.

 

PAS DE BLOUSES BLANCHES

"Bien souvent, je voyais que des personnes malades, quand elles avaient le sentiment de devenir une charge trop lourde pour leurs proches, se rendaient à l'hôpital alors qu'elles n'avaient pas besoin d'être hospitalisées", raconte cette ancienne attachée de presse, dont la vocation a mûri au fil des ans. L'hôpital, avec ses règles strictes, son personnel débordé, ne répondait pas au besoin d'accompagnement de ces personnes et de leurs proches.

Le dossier financier est difficile à boucler, mais quand le gouvernement lance un plan national pour le développement des soins palliatifs en 2008, les fonds se débloquent peu à peu : le conseil régional s'engage à financer la maison aux deux tiers, la Croix-Rouge entre comme partenaire du projet, et les Sœurs de la charité installées à Saint-Ferjeux mettent à disposition une bâtisse. Après d'importants travaux de réfection, l'installation d'un ascenseur, de salles de bain accessibles aux handicapés et le recrutement d'une dizaine de personnels, la Maison de vie ouvre ses portes en juin 2011.

  

La bâtisse, datant du XVIIIe siècle, a été mise à disposition par les Sœurs de la charité, dans le quartier Saint-Ferjeux. "L'été, on vit plus dehors que dedans", dit Brigitte Camus.

Sous la garde de l'imposante basilique de Saint-Ferjeux, le site fait penser à une maison d'hôtes : parquet cérusé, meubles chinés, chambres personnalisées. "La déco, cela peut paraître superficiel, justifie Laure Hubidos, mais cela aide les résidents à se sentir chez eux." Pour comprendre les spécificités de ce lieu, il faut relever les petits détails, comme l'absence de blouses blanches du personnel. "On ne distingue pas qui est résident, qui travaille et cela nous met tous au même niveau, explique Rachel Lyautey, aide médico-psychologique. Au début, les résidents sont surpris, mais on leur a demandé leur avis, et ils préfèrent qu'on soit en civil."


UN MINIMUM DE RÈGLES
 

Avant d'être soignant, le personnel se veut surtout accompagnant. Les soins spécifiques des résidents sont ainsi réalisés par des infirmiers et médecins libéraux extérieurs à la maison. Quand les malades en font la demande, l'équipe mobile de soins palliatifs du CHU peut intervenir dans la maison. "C'est important de mettre le soin à distance, explique Brigitte Camus, infirmière coordinatrice. Cela permet de préserver les relations avec les résidents. Nous on s'occupe de la bobothérapie, des soins de confort ou à la demande du patient."

La règle dans la maison est... de limiter les règles au strict minimum. Les résidents peuvent fumer dans leur chambre ou boire un verre de vin le soir s'ils le demandent, rester dans leurs chambres ou se mélanger au groupe. Les horaires sont libres, les familles viennent quand elles le souhaitent et des lits de camp sont sortis quand un proche veut dormir sur place.  "Récemment, une résidente nous a demandé de contacter son mari dont elle était séparée. Il est venu passer deux semaines avec elle, l'a accompagnée jusqu'au bout, c'était un moment très fort", raconte la directrice de la maison. Souvent, les proches reviennent après ces tranches de vie. L'équipe se met parfois en quatre pour offrir des petits plaisirs aux patients. La semaine dernière, une sortie cinéma a été organisée pour aller voir le film Stars 80. Une aide-soignante a accompagné l'équipe sur sa journée de congés.

Véronique Ringenbach tient à se maquiller tous les jours, "par respect pour ceux qui m'entourent".

Ces attentions sont très appréciées. Véronique Ringenbach est arrivée dans la Maison de vie en avril, après qu'une IRM a révélé la présence d'une violente tumeur au cerveau, qui lui paralyse le corps. Elle ne peut sortir de son lit, mais reste très coquette, "par respect pour ceux qui m'entourent", dit-elle, les yeux parfaitement maquillés d'un trait fin et les mains manucurées. "L'autre jour, j'ai envoyé une des aides médico-psychologiques, Rachel, faire du shopping pour moi. J'avais besoin de pulls, d'un pantalon, d'une écharpe. J'ai décrit les formes et les couleurs que je souhaitais. J'ai fait confiance à Rachel, car j'aime bien son style."

"L'autre jour, j'ai écrit à ma fille, qui vit en Alsace, pour lui dire que l'équipe m'a promis de fêter mon anniversaire le 23 décembre, poursuit Véronique. Vu la date, on me l'a rarement fêté dans le passé. Ma fille m'a répondu : 'Je suis très heureuse que tu fêtes ton anniversaire avec ta nouvelle famille.' C'est curieux, je n'ai jamais employé ce terme de 'nouvelle famille' dans mes lettres, mais c'est ce que ma fille a compris par mon ton et c'est exactement ce que je ressens."


"TOUT SAUF UN MOUROIR"
 

Pour l'équipe et les résidents, les moments collectifs sont l'occasion de beaux moments de complicité (à droite, la directrice de la maison, Laure Hubidos).

 

Pour l'équipe, la liberté de travail est une aubaine. "Du fait d'être dans une petite structure, on fait notre métier de soin jusqu'au bout, note Rachel Lyautey. Le matin, par exemple, si on veut prendre une heure pour faire la toilette d'un patient, on le fait." "Chaque journée est différente", s'enthousiasme Aurélie Mastropietro, jeune assistante de vie de 28 ans, qui ne se verrait pas travailler ailleurs. "Des amis me disent : 'Mais à ton âge, c'est pas trop difficile ?' Mais ici, c'est tout sauf un mouroir." Les rôles se diluent parfois : la directrice part faire les courses, l'infirmière coordinatrice s'inquiète de la décongélation du riz pour le repas de midi, la psychologue prend le balai et le personnel de nuit, féru de pâtisserie, prépare des gâteaux qui embaument la cuisine pour le petit déjeuner.

 La difficulté, pour ce personnel ultra investi, est de réussir à se mettre à distance quand les souffrances se font trop vives. Ils sont aidés par un psychologue qui vient tous les quinze jours faire de l'analyse de pratique et leur faire prendre du recul. Toutes les interventions extérieures sont des occasions de souffler : quand des bénévoles organisent des ateliers de shiatsu ou de relaxation, les résidents comme le personnel peuvent en profiter. "C'est un métier qui pompe beaucoup d'énergie, justifie Laure Hubidos. Et pour donner, il faut recevoir." Brigitte Camus, l'infirmière coordinatrice, insiste : "On s'adapte aux résidents, mais on ne leur laisse pas croire non plus que la maladie leur donne tous les droits, car ce serait les tromper."

La mort fait bien évidemment partie du quotidien de cette maison, mais elle n'y est pas au premier plan. "La fin de vie est surtout triste pour ceux qui restent, explique Brigitte Camus. On cherche à éviter la tristesse avant la mort et à accepter le renoncement." Les décès sont toujours vécus dans la douleur. Cependant, le sentiment d'avoir accompli sa mission jusqu'au bout aide à accepter le départ. "En juillet, un patient dont j'étais très proche est parti, raconte Aurélie Mastropietro. J'ai tenu à l'accompagner jusqu'au bout et à lui faire sa toilette mortuaire. Ce geste était très important." Et puis les équipes sont vite rattrapées par le quotidien. "Quand quelqu'un part, on sait qu'un autre résident qui aura besoin de nous arrivera", poursuit Rachel Lyautey.  


 "BEAUCOUP D'OREILLES ET BEAUCOUP DE BRAS"

La sérénité avec laquelle la mort est abordée dans cette maison n'étonne pas Nathalie Voide, la psychologue qui vient, un jour par semaine, suivre les résidents. "On n'atterrit pas dans le soin vers la mort par hasard et chacun a cheminé sur ses questions", note-t-elle.  Nathalie Voide aide les patients à mettre des mots sur ce qui leur arrive, leur maladie, la fin qui approche. "Je fais des propositions mais je ne force jamais à parler d'un sujet. Pour certains résidents, cette maison sera la dernière. Il faut donc beaucoup d'oreilles et beaucoup de bras pour les accompagner."

La Maison de vie a ouvert sur la base d'une expérimentation de 18 mois, qui prendra fin en décembre, mais Laure Hubidos a confiance que sa mission sera prolongée. "Nous avons commis quelques erreurs au début, parfois accepté des patients aux pathologies trop lourdes, mais nous répondons à un réel besoin." En témoigne la liste d'attente pour obtenir une chambre dans la maison et les demandes qui affluent au-delà de la région Franche-Comté. Et si ce lieu a un coût (800 000 euros par an), il permet d'éviter des hospitalisations, en soins palliatifs ou à domicile, qui seraient aussi onéreuses mais moins adaptées.

Dans la salle à manger, la devise du fondateur de la Croix-Rouge, Henri Dunant, est inscrite en grandes lettres rouges : "Seuls ceux qui sont assez fous pour penser qu'ils peuvent changer le monde y parviennent !" Une phrase qui résume bien l'esprit qui anime ce lieu. "Quand on lit cette phrase, cela coupe toute envie de pleurer", note Colette Hoffmaier, arrivée deux jours plus tôt et qui se sent déjà "comme à la maison".

Mathilde Gérard (Besançon, envoyée spéciale)

Trois maisons en expérimentation

 

La Maison de vie a été lancée en même temps que deux autres structures expérimentales : la Maison de Lionel au Theil, en Ardèche, et L'Oasis, à Toulouse, également soutenues par la Croix-Rouge et le ministère de la santé, dans le cadre du plan national de développement des soins palliatifs.

L'Agence régionale de santé de France-Comté finance à hauteur de 500 000 euros annuels la Maison de vie, qui perçoit également 283 000 euros de prestation de compensation du handicap, versés par le Conseil général du Doubs. D'autres structures, telles la Mutualité sociale agricole ou la ville de Besançon participent également au financement. Le reste à charge pour les résidents, calqué sur le forfait hospitalier, est de 18 euros par jour, pris en charge par les mutuelles ou par l'assurance-maladie pour les bénéficiaires de la couverture médicale universelle.

Elle compte une quinzaine de salariés, correspondant à douze équivalent temps-plein, mais s'appuie également sur un réseau d'une trentaine de bénévoles. La moyenne d'âge des résidents accueillis depuis l'ouverture de la maison est de 48 ans. Une majorité d'entre eux souffre de cancers en phase terminale ou de maladies neuro-dégénératives, comme la sclérose latérale amyotrophique (aussi appelée maladie de Charcot).

La Maison de vie a fait l'objet de deux évaluations qui détermineront la poursuite de l'expérimentation : l'une en interne, l'autre en externe, dont les conclusions n'ont pas encore été rendues.

 

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 13:33

 

 


Des nouvelles d'Alter éco 30...

* Découvrez les nouvelles fiches techniques
 avec reportage photos en téléchargement libre.
   faire soi-même :   - un cuiseur à bois économe à double combustion (deux modèles)
                              - un séchoir solaire à inertie pour fruits et légumes (modèle collectif ou familial).
+ toilettes sèches auto-compostables, phyto-épuration, cuiseur parabolique,...
 
 A télécharger ici : http://www.altereco30.com/documentations
                                                                                                                                                                                                                                                            
* Stage construction d'éolienne de type Piggott  prévu du  lundi 4 au vendredi 8 mars 2013

  "Venez participerà la construction et à l’installation d’une éolienne Piggott et faites un pas vers l’autonomie. Profitez d’une semaine pour acquérir un savoir-faire utile et être solidaire.

  Pendant ce stage, nous fabriquerons une éolienne de 3,6 mde diamètrequifournira l’électricité pour la ferme. Un peu de théorie : aérodynamique, électrique, mécanique de l’éolienne… sera mélangée à beaucoup de pratique : sculpture des pales, soudure de la nacelle, fabrication de l’alternateur, etc.

  Cette machine a été conçue par Hugh Piggott pour être facile à fabriquer, produire efficacement par vents faibles ou moyens et résister aux vents forts. "

Plus de renseignements sur le site :    http://www.altereco30.com/stages

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 22:48

 

Scoop.it -Scooped by Damoclès

 

Bienvenue dans la GUERRE DES GRAINES | Nature to Share | Scoop.it

L'info du partage alimentaire en continu 24h/24h.


Génération Solidarité


Avez-vous soutenu


les Incroyables Comestibles


en votant ici sur le site d'ARTE ?

 

Ceci est un mouvement social international qui peut changer la face du monde et vous êtes tous invités à nous rejoindre.

 

Alors que nombreux sont ceux qui continuent de débattre sur les coupables de cette crise économique et écologique, d'autres ont déjà commencé à planter les graines du changement...les "Incredibles Edibles" ou "Incroyables Comestibles".

 

Les semences anciennes INTERDITES sont le cœur du mouvement grâce à leur capacité à ne pas subir de baisse de rendement de la production dans leur descendance, contrairement aux semences hybrides imposé par l'union Européenne et qui nécessitent d'en racheter tous les ans aux grands semenciers.


Ils ont déclaré la guerre à mère Nature, VOUS êtes la nature.

 

(Tous les liens au sujet de l’interdiction des semences anciennes plus bas)

 

La carte google map des "Incredible Edible" dans le monde.

 

La méthode en 5 étapes pour enclencher les Incredible Edible dans votre quartier

 

Tous les outils PÉDAGOGIQUES de la transition

 

Kokopelli - les graines de vie

 

Bravo et un grand merci à tous ceux qui nous rejoignent tous les jours.

 

Cette page, en plus d'être une page informative de l'alimentation, est également, grâce à la page Facebook associée, complètement ouverte au partage. Tout le monde est invité à y publier ses photos et publications, demandes de conseils pour planter quoi, ou, et comment

 

Plantez partout et partagez, c'est à la fois lutter contre la crise, l'inflation, les guerres dues à la pénurie de pétrole (Syrie, Iran), la faim dans le monde, les marges et pratiques honteuses des hypermarchés et autres multinationales de la malbouffe, les OGM, les spéculateurs.

 

C’est pourquoi le mouvement grandit tous les jours.


S'engager est tellement simple !

 

 

C’est également avant tout un changement de mentalité majeur. Les luttes idéologiques se font sur le terrain des idées, restez dans la légalité, contactez vos mairies, vos voisins, vos amis, informez les, encouragez les, si le partage alimentaire devient la norme, c'est une victoire idéologique sur de nombreux fronts.

 

Plantez, partagez, et faîtes tournez.

 

Nature to Share
http://www.scoop.it/t/naturetoshare/

http://www.incredible-edible.info/

 

Pour toute commande de graines, envoyez un mail à Potageetgourmands@yahoo.fr

 

Cultiver, reproduire et diffuser des variétées anciennes et en voie d' extinction vers un public de jardiniers amateurs

 

« Les Incroyables comestibles » ou comment l'agriculture locale pollinise la France

KOKOPELLI/LA GUERRE DES GRAINES A COMMENCÉ

 

kokopelli-semences

 

Semences Kokopelli: Liste de la gamme boutique 2010/2011

Histoire de la Fin de la Croissance

 

SVP PARTAGEZ - INCROYABLES COMESTIBLES

INCREDIBLE EDIBLE - PLEASE SHARE

 


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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 18:11

 

 
in Share8

 

Ça y est, c’est officiel : je n’en peux plus. Je n’en peux plus des perspectives moroses dont on nous bassine à longueur de temps. La croissance en berne par ici, le manque de compétitivité par là, les inégalités qui se creusent, l’horizon sombre et catastrophique qui s’annonce… au final, c’est toute l’économie qu’il faut mettre sous anti-dépresseur et serrer les dents le temps que ça passe.

Mais voilà, il s’avère que je n’ai pas envie de participer à cette fresque géante dessinée par des peintres aux lorgnons fabriqués dans les usines du 19 ou du 20ème siècle. J’ai envie de dessiner un autre monde, de peindre un tableau non pas rose bisounours signé du sceaux de l’Utopie. Non, l’histoire du monde que j’ai choisie de raconter est empreinte de valeurs de partage et de solidarité, d’"utopies concrètes" inventées par des entrepreneurs créatifs portés par la recherche de solutions à apporter aux inégalités économiques et sociales, à l’érosion de l’environnement et à l’avenir des générations futures.

 

Marre des pigeons ? Optez pour les colibris !

Les Français ont ceci de particulier, parfois, que d’affubler d’un nom d’oiseau ceux qui dérangent. Et c’est ainsi qu’on désigne de fous ou de gentils ceux qui osent braver les normes du "discours de la méthode" en imaginant d’autres possibles.

Osez pourtant regarder le monde tel qu’il est, adoptez une grille de lecture adaptée du XXIème siècle et vous le verrez, un autre monde est déjà en marche. Si vous en doutez encore, faites donc un tour sur des sites comme Shamengo ou sur Sparknews, vous ne pourrez plus vous passer, ensuite, de ces "doses de solutions" en marche portés par des "colibris" tels qu’imagés par Pierre Rabhi.

Précipitez vous aussi dans les kiosques pour dévorer plusieurs hors-séries qui font du bien : Le Monde Hors-Série s’intéresse aux utopies et aux nouveaux paysans, deux angles utiles pour saisir la force des idées et le pouvoir des convictions. Comme l’écrivent avec justesse Jean-Pierre Danis (La Vie) et Franck Nouchi (Le Monde) dans l’Atlas des Utopies, "l’utopie est le lieu même de la pensée créatrice. L’imaginaire est la matrice du réel. Le monde d’aujourd’hui doit beaucoup aux utopies d’hier. Et le monde de demain ?". Alors que nous sommes désenchantés, nous devons réapprendre à "rêver collectivement" indiquent les journalistes qui se disent surpris de l’abondance des nouvelles inventions qu’ils ont découvertes lors de la réalisation de ce numéro spécial.

 

Hors Série du Monde - L'Atlas des Utopie & Les Nouveaux Paysans

Hors Série du Monde - L'Atlas des Utopie & Les Nouveaux Paysans

Les lignes bougent, tissons de nouveaux liens

Dans les kiosques, vous trouverez aussi un hors-série de l’Express dédié aux business qui ont du sens. Isabelle Hennebelle, la rédactrice en chef de ce premier numéro spécial, a souhaité mettre en valeur ceux qui aspirent à concilier carrière et engagement. "Jamais époque n’a été plus propice pour rêver à de nouveaux paradigmes. Sans utopie, mais avec pragmatisme. Plusieurs mouvements sociétaux sont à l’œuvre. Et font bouger les lignes d’un modèle économique devenu trop étriqué pour assurer une croissance pérenne" affirme-t-elle dans son éditorial.

Ce hors-série vous emmènera aux quatre coins de ce nouveau monde pour découvrir comment réconcilier compétitivité et impact social, comment l’entreprise peut faire autrement, comment agir quand on est salarié et devenir un "intrapreneur social",  comment altruisme et business peuvent guider certains managers, etc. Vous plongerez aussi dans l’univers d’Ashoka et de ses "fellows" aux projets si inspirants, ou dans le comparatif effectué main dans la main avec le réseau des Entrepreneurs d’Avenir sur les campus d’avenir.

 

Hors série Express - Ces métiers qui changent le monde - concilier carrière et sens

Hors série Express - Ces métiers qui changent le monde - concilier carrière et sens

 

Profitez-aussi du mois de l’économie sociale et solidaire qui a été lancé par le ministre Benoît Hamon jeudi 25 octobre à Paris pour découvrir l’ensemble des possibilités ouvertes par un secteur qui, ces dix dernières années, a créé 400 000 emplois nouveaux (davantage que le secteur privé traditionnel). Plus de 1500 événements sont organisés sur le territoire pour vous montrer le potentiel des initiatives existantes. Le ministre l’a aussi confirmé à cette occasion : une loi-cadre est en cours de préparation, 500 millions d’euros de budget vont être  alloués à l'économie sociale et solidaires via la Banque Publique d’Investissement et une bonne partie des 150 000 emplois d’avenir seront consacrés au secteur de l’ESS et aux collectivités publiques.

Bref, les choses avances, et dans le bon sens ! Quand je vous dis que d’autres voies sont possibles… Avez-vous d’autres recommandations ?

Pour aller plus loin

Deux livres sortis récemment pour changer de points de vue :

  • Les business models du futur, créer de la valeur dans un monde aux ressources limitées, de Christophe Sempels et Jonas Hoffman, Pearson
  • L’entrepreneur et l’indigné, entretiens de Philippe Hayat et Gilles Vanderpooten avec Jeanne Dussueil. Editions Ellipses.

Anne-Sophie Novel / @SoAnn sur twitter

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 19:09

 

 

Bastamag - Véritable libre-échange

  Par Agnès Rousseaux (2 octobre 2012)

 

Et si on changeait notre rapport à la propriété et à la consommation ? Un peu partout en France émergent des « zones de gratuité », des espaces où les rapports marchands sont abolis, de manière temporaire ou permanente. Ici les objets circulent, et les gens se parlent, en réapprenant que l’échange ne passe pas forcément par l’argent. Petit reportage à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

 

 

« Tout est vraiment gratuit ? », questionne un enfant, incrédule. Dans cette rue de Montreuil (Seine-Saint-Denis), une centaine de personnes discutent, se promènent ou explorent des piles d’objets entassés sur une dizaine de tables. La rue de Villiers est déclarée « zone de gratuité » pour tout l’après-midi. Sur les tables : vêtements et chaussures, livres et DVD, vaisselle, ordinateurs ou chauffe-biberon... Ici, chacun amène ce qu’il veut et prend ce qu’il souhaite. Tout est en accès libre. Ce n’est pas une brocante ou un vide-grenier, mais un espace non-marchand temporaire.

Ce projet est né il y a quelques années. « Lors d’un repas de quartier, nous avons lancé l’idée avec des copains, les voisins de la rue, explique Vito, l’un des organisateurs. Au début, certains n’y croyaient pas. Mais voilà, nous en sommes à la 4e édition. » « C’est une idée super simple à mettre en œuvre, décrit Samantha. Il suffit juste de demander à la Mairie que la rue soit fermée. » La différence avec un vide-grenier ? « Chacun peut déposer des objets à offrir ou proposer des services. Chacun peut prélever ce qui lui fait envie. L’idée, c’est de partager. L’idée, c’est de se rencontrer », proclament les affiches, placardées dans toute la rue.

 

Un pied-de-nez à la société de consommation

Andres est venu d’une rue voisine, avec sa famille. Ses filles n’ont rien trouvé d’intéressant. Lui a vidé une valise entière. Il souhaiterait que l’initiative ait lieu plus souvent. « On a amené beaucoup de choses. Ça part mieux qu’à un vide-grenier ! », sourit une autre participante. Plus facile de se débarrasser des objets qui n’ont plus d’utilité, pour leur offrir une deuxième vie. « Et comme c’est gratuit, on hésite moins à emporter des objets. » Sa fille semble toute contente du serre-tête rose qu’elle vient de dénicher.

 

Tout l’après-midi, les tables se vident et se regarnissent. Les objets restants en fin de journée seront amenés dans les locaux voisins du Secours populaire. Des groupes de musique se succèdent sous des barnums prêtés par le comité des fêtes de la Maison de quartier. Un bar gratuit offre boissons, radis bio, pain et confiture – selon les arrivages. Les enfants se pressent à un atelier peinture, autour d’une construction en plastique ou de vélos recyclés.

 

Donner et récupérer à la place d’acheter et jeter

Ni troc, ni obligation de réciprocité, ni charité, la zone de gratuité est un moyen utile de réduire le volume de déchets et de recycler les objets. Une façon aussi de se réapproprier l’espace public, la rue, de créer un moment convivial, entre voisins et ouvert à tous. Un pied de nez à la société de consommation. Un espace soustrait aux rapports marchands, qui vient interroger chacun sur le don, l’argent, la propriété. « Les valeurs Acheter - Jeter sont remplacées par les joies du Donner - Récupérer », expliquaient les organisateurs lors de la première édition.

Ces zones de gratuité essaiment un peu partout en France et dans le monde. Zones temporaires ou permanentes, sur un bout de trottoir, dans des locaux d’une association, dans une cage d’escalier ou par un caddie gratuit laissé au bord d’une route. Certaines fonctionnent sur le don définitif, d’autres invitent à faire circuler les objets, devenus SPF (Sans propriétaire fixe). Dans d’autres lieux, on imagine des « zones d’objets mutualisés et empruntables » (ZOME), où les objets peuvent être empruntés, ou achetés collectivement pour être ensuite utilisés par tous. Des lieux qui invitent à renverser notre rapport à la propriété et à la consommation. Tout en répondant à un besoin urgent et concret, par ces temps de crise. A Montreuil, ils sont aussi nombreux à venir profiter de ces produits qu’ils ne peuvent se permettre d’acheter. Au bout de la rue de Villiers, deux femmes arrivent en vélo. « C’est bien ici la zone de libre-échange ? » demande l’une d’elle. Une zone, en tout cas, qui bouscule nos imaginaires.

 

Agnès Rousseaux

@AgnesRousseaux sur twitter

 

Quelques zones de gratuité en France :
- Un répertoire des zones de gratuité
- A Courçon (Poitou-Charentes)
- Dans le Royans (Rhône-Alpes)
- Dans le Morbihan
- A Brest
- A Rennes
- A Grenoble

Voir le reportage vidéo réalisé sur la Zone de gratuité de Montreuil en 2009, par Les instants volés :

 

 

Photos : Agnès Rousseaux

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 17:35

 

Rue89 -  Le grand entretien 27/10/2012 à 17h25
Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89

 

 

 

Co-auteur d’un essai sur l’expérience de gratuité des transports publics à Aubagne, le philosophe et dramaturge Jean-Louis Sagot-Duvauroux réfléchit au sens de la gratuité comme alternative à une société de plus en plus marchande.

 


Une personne déchirant un billet d’un dollar (Images Money/Flickr/CC)

 

Jean-Louis Sagot-Duvauroux passe une bonne partie de son temps, comme dramaturge au sein d’une compagnie de théâtre malienne, Blonba.

Il est aussi, en tant que philosophe, le co-auteur de « Voyageurs sans ticket. Liberté Egalité Gratuité. Une expérience sociale à Aubagne » (éd. Au diable Vauvert).

Depuis la chute du système communiste, cet auteur de nombreux essais (notamment le best-seller « On ne naît pas noir, on le devient », Albin Michel) cherche « les vraies transformations qui ne produisent pas de la tyrannie ».

Electeur assumé du Front de gauche, il aimerait surtout que la gauche française « se pose un peu plus la question de l’alternative réelle au système capitaliste en place ».

 


Jean-Louis Sagot-Duvauroux (Gilles Perrin)

 

Rue89 : Pour commencer, une question qui peut ressembler à un sujet de bac philo : quelle est la valeur de la gratuité ?

Jean-Louis Sagot Duvauroux : La gratuité, c’est ce à quoi on accorde le plus d’importance dans nos vies. Par exemple, si je suis père de famille et enseignant, le fait de s’occuper des enfants des autres aura moins de valeur que de s’occuper du mien.

Ce qui est sans prix a plus d’importance que ce qui est évaluable financièrement. C’est brouillé par une obnubilation du marché. On a l’impression que ce qui n’est pas payant est sans valeur, mais en fait le sens de notre existence est sans prix.

Quand les gens se suicident au travail, ce n’est pas parce qu’ils ont des petits salaires, mais parce que leur activité n’a plus de sens. Si on supprime le sens, on supprime la vie. Les aspects essentiels de l’existence (l’amour, la santé, la haine...) ne s’évaluent pas monétairement.

Pourtant, la gratuité n’est pas dans l’air du temps, écrivez-vous....

La gratuité nous entoure en permanence : le trottoir, le lampadaire, l’école, les parcs, la PMI... tout cela est gratuit au sens de « chacun selon ses besoins » (et non selon ses moyens). Disons que l’accès à ces biens est sorti du rapport marchand.

En anglais, on dit « free », libre. Mais en français le mot « gratuit » a un sens étymologique religieux : c’est « Dieu nous a donné la grâce », la vie, sans demander de rétribution.

La gratuité recule aujourd’hui dans l’école ou la santé …

Mais la partie inaliénable du temps humain, le temps libre, est plus important que jamais. Des lois (congés payés, 35 heures) ont acté cela, c’est un progrès considérable.

Le libéralisme dominant défend l’idée que le marché est la meilleure façon possible de gérer des biens. Les ultra-libéraux disent même que la police pourrait être un bien marchand, cherchent à mordre sur la part gratuite relativement importante de nos existences.

Si intérieurement, on sait se servir en permanence de la sphère marchande et non-marchande, les actions de la sphère marchande ont pris une valeur obnubilante.

A Aubagne, des élus communistes ont décidé de mener une action un peu anti-sarkozyste, en instaurant la gratuité des transports en commun. En pleine époque du « travailler plus pour gagner plus », c’était totalement à contre-courant...

Les élus ont en effet voulu trancher avec le système, à la différence de la vingtaine d’autres collectivités qui ont instauré cette mesure, et l’avaient fait plutôt pour des raisons techniques.

On constate que quand on sort du rapport marchand aux transports publics, on lève les freins à la hausse de la fréquentation.

Partout où les transports sont gratuits, la fréquentation des transports en commun augmente, ça crée de la productivité. Sans compter que l’investissement public a diminué par deux, un déplacement coûtait 4 euros à la collectivité, il en coûte un peu plus de 2 euros maintenant.

La gratuité, en provoquant la disparition du contrôle, a-t-elle modifié le rapport entre les gens dans l’espace public ?

 


Couverture du livre

 

Oui et c’est un élément très important. Trop souvent, les politiques abordent les questions de sécurité de façon binaire : il y a des délinquants, il faut des caméras et des policiers. Mais les caméras n’ont jamais fait baisser la délinquance !

La gratuité des transports en commun a rendu le travail du chauffeur beaucoup moins angoissant : il n’a plus de caisse à garder, il n’a plus qu’à faire l’essentiel, transporter ses concitoyens d’un endroit à un autre, leur rendre service.

Quand le Sybdicat des transports en Ile-de-France (Stif) instaure la gratuité le week-end, cela crée un sentiment de liberté et fait baisser la délinquance.

Quand les gens sont rendus à eux mêmes, on voit que globalement ils ne sont pas si méchants qu’on veut bien le dire.

Alors que quand un gamin passe sans payer devant le chauffeur, il y a quelque chose d’humiliant pour le chauffeur, de désagréable pour tout le monde. Si vous supprimez ça, l’espace public devient plus agréable et convivial. Ça ne résoud pas tous les problèmes mais on constate que globalement, les tensions inter-générationnelles à Aubagne ont été supprimées.

Aujourd’hui, on voit que l’école est de moins en moins gratuite.

L’école est surtout confrontée au problème de la ségrégation sociale et du coup, l’école publique est gratuite pour les pauvres, elle devient une école sociale, et non plus l’école de tous, où pauvres et riches ont le même avantage. Quand l’école devient une école de seconde catégorie, ceux qui ont de l’argent vont dans dans une école non gratuite.

La gauche critique parfois l’expérience d’Aubagne en disant qu’il n’y a pas de raison d’avantager les riches. Moi je réponds : il faut des endroits dans la société où il n’y a plus de différence entre riches et pauvres. La gratuité, c’est de donner aux gens un droit. Ensuite libre à eux de l’exercer selon leur bon vouloir. On pourrait imaginer un droit au téléphone, par exemple.

Va-t-on vers une extension des zones de gratuité d’après vous ?

Le mouvement global va contre la gratuité, et pourtant, la gratuité est rentrée dans le champ social et politique. On voit le succès d’audience de Paul Ariès, et de certaines de ses propositions comme la gratuité de l’eau vitale.

Je trouve intéressante l’idée d’une sécurité sociale du logement qui permettrait, en cas de perte d’emploi ou de dépression, de ne pas être chassé de son logement.

Certaines villes proposent la gratuité des obsèques, et je trouve qu’éviter aux gens de négocier la qualité du cercueil quand ils viennent de perdre un proche, c’est très humain et civilisant.

Comment à travers la gratuité favoriser des comportements plus écologiques (en rendant payant les mésusages, comme le suggère Paul Ariès) ?

L’idée qu’on a le droit de vivre dans une planète qui ne se flingue pas (et que peut-être il faut préférer mettre de l’argent dans les transports en commun) se met dans les têtes peu à peu. Cela a surgi à la conscience les vingt dernières années, et rejoint d’autres milieux sociaux.

Aubagne est une expérience très localisée mais qui donne à penser au niveau beaucoup plus large. « Think globally, act locally », disent les altermondialistes.

Si beaucoup d’actions se font comme ça, Sarkozy comme Hollande devront en tenir compte.

 

 

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 20:44

 

Agoravox - par Citoyens en Transition (son site) jeudi 25 octobre 2012

 

 

Né de l’envie de nouer des contacts directs avec des personnes entreprenantes, novatrices et collaborant avec la nature, Cycloasis est le projet pour lequel Ans, l'auteur de ce texte, a pris un congé sabbatique. Rencontré sur le web, Ans s'est rapprochée d'autres voyageurs en transition pour partager ses rencontres en Français.

Ce fut en fait lors du voyage Cycloasis que plusieurs français me signalèrent cet étonnant projet situé en Belgique, à Mouscron. Une ancienne ville industrielle près de la frontière française, pas très loin.

 

De retour en Belgique j'étais curieuse, et visitais donc cet extraordinaire exemple de comment un simple jardin peut devenir à ce point productif, et avec cependant si peu [d'externalités négatives] ! Gilbert et Josine, désormais retraités, s'en occupent depuis plus de 35 ans. Ce fut en fait le chômage qui a tout changé.

Comme des milliers d'autres ouvriers de cette ancienne région industrielle, Gilbert fut licencié dans les années 1970, et cherchait à exercer une activité et un moyen de joindre les deux bouts. Et faire pousser sa propre nourriture est un moyen de reprendre les choses en main et de créer de l'autonomie, comme je l'ai appris de Pierre Rahbi, des Baronnets, et de tant d'autres au cours du parcours de Cycloasis. Bientôt le jardinage devint une véritable passion pour le couple. Josine et Gilbert, qui s'étaient auparavant engagés en tant que volontaires dans des projets en Amérique du Sud, créèrent l'association « Les Fraternités Ouvrières ». Cette association est en fait un prolongement de leur travail et de leurs activités sociales qui visaient à permettre à chacun l'accès à une nourriture saine et diversifiée, tout en rendant les gens moins dépendants. L'idée est que la nourriture biologique n'est pas un luxe accessible seulement aux riches. Une nourriture saine, colorée, goûteuse, ayant poussé de façon écologique, est un droit pour chacun. Solidarité, équité et écologie forment le noyau du travail de ces volontaires des Fraternités Ouvrières.

La permaculture attire les premiers volontaires, hommes puis femmes

Une magnifique preuve qu'une production alimentaire de qualité peut prendre place n'importe où, y compris au beau milieu d'une ville dans seulement 1800 mètres carrés ! En plus du projet dans leur propre jardin, le groupe a récemment débuté, sur un terrain proche, un potager de 6500 mètres carrés avec six familles (12 à 15 personnes) pratiquant également la permaculture.

Josine m'a expliqué que leur projet de jardin a évolué en fonction du progrès des connaissances en éco-jardinage. Au tout début c'était un groupe de 15 hommes qui s'impliquait dans le jardin. C'était à l'époque où le jardinage consistait encore à creuser et labourer. Du travail de force, en accord avec l'état des connaissances d'alors. Alors, dit-elle avec un pétillement dans les yeux, « lorsque nous avons appris la permaculture, qui revient à remuer et interférer avec le sol aussi peu que nécessaire, les femmes aussi devinrent intéressées et actives ».

Ne faites pas ce que disent les livres !

Le volontaire qui nous guide répond souvent avec un sourire lorsque les visiteurs font référence à ce qui est écrit dans les livres et demandent comment c'est appliqué ici. Il répond alors : « Vous avez raison, mais Gilbert souvent ne fait pas ce qui est écrit dans les livres ! »

1. Le jardin dans son ensemble est basé sur le principe de la non rotation des cultures. Entre les arbres il y a de la place pour une énorme quantité de légumes, herbes, plantes aromatiques, etc., qui se suivent les unes les autres dans des cycles logiques de cultures d'été et d'hiver. Le sol n'est pas retourné. De même dans une serre où poussent tomates, patates et aubergines, ces cultures se portent en fait mieux sans rotation, contrairement à ce qui est souvent dit. Parmi ce qu'ils ne font pas non plus, couper les branches des plants de tomates

2. Les arbres fruitiers sont taillés en pleine saison, encore porteurs de toutes leurs feuilles, entre l'été et septembre. Il y a plusieurs avantages à procéder ainsi. Premièrement vous voyez quel est le plant que vous coupez, ce qui est plus difficile en hiver lorsque les feuilles sont tombées ! Deuxièmement, pour réduire l'effet des premiers pucerons qui arrivent en été, formant des taches de miellat sur les feuilles. Ceci évite également que les arbres grandissent trop et utilisent l'énergie pour leur propre croissance plutôt que pour produire des fruits. Troisièmement, une fois les plaies de coupe cicatrisées (ce qui se produit plus rapidement par temps chaud), elles ne retiennent pas seulement la sève des branches, [mais aussi modifient leur concentration d'un liquide plein d'azote vers quelque chose de plus solide]. Ce dernier état n'est pas apprécié des pucerons, qui vont mourir. Les arbres sont alors mieux protégés et pourront produire une grande quantité de fruits ! Les coupes de branches sont laissées comme fertilisant sur le sol.

Les secrets de cette riche jungle verte

Les premiers pas dans ce jardin produisent une impression écrasante – il s'agit d'une jungle verte ! La manière dont les choses y sont organisées ne doit rien au hasard. Sur l'extérieur du jardin des arbres fruitiers ont été plantés. Ils protègent les plantes du jardin intérieur du vent et de la pluie. Cela fait que ce jardin dense profite d'un micro-climat permettant à de nombreuses espèces différentes de pousser et de se protéger mutuellement des maladies, du vent, du froid, etc. En hiver la température est plus élevée de 3 à 5°C que la moyenne, et en été le jardin est légèrement plus frais et plus humide. Le sol, source de toute cette richesse, est non seulement mieux protégé, mais aussi évapore moins. Il n'y a donc pas besoin d'arrosage !

Le nombre de plantes différentes est incroyable – la biodiversité à son maximum dans un jardin citadin ! Pommes, poires, prunes, abricots, figues, cerises, raisin, kiwis, divers variétés de fruits rouges, toutes sortes de légumes, etc., poussent ici. Il y a aussi de la place pour un petit bassin qui attire des insectes et des grenouilles. En outre ils utilisent différents types de serres. L'une d'entre elles, particulièrement remarquable, est nommée "californienne".

Les murs de verre sont construits au dessus d'un bassin d'eau, pouvant même contenir des poissons. Cette masse d'eau créée un micro-climat permettant un contrôle de la température, qui protège les graines semées dans les pots du froid en hiver, et les refroidit en été. La végétation extérieure est positionnée de façon à permettre au soleil d'entrer en hiver, et de recouvrir la serre en été.

La cerise sur le gâteau de toute l'agro-écologie !

 

Les chiffres stupéfiants de ce riche jardin forestier laisse n'importe qui sidéré. - 395 pommiers de 312 variétés différentes, - 81 pruniers de 69 variétés différentes, - 127 vignes dans 82 variétés, - 41 figuiers dans 35 variétés, - 82 espèces d'agrumes, - 50 espèces de framboisiers, - etc. etc. etc. Au total ont été planté plus de 2000 arbres et arbres fruitiers, de plus de 1300 variétés !

Partager un trésor de connaissances

 
Dès 1978 ils commencèrent à donner des cours sur le jardinage responsable. Le partage d'expériences est au cœur de ce couple amical et remarquable. Déjà 8000 personnes ont suivi ces cours. Ils organisent des ateliers sur le jardinage, la cuisine, la confection du pain, etc., ainsi que des cycles de conférences et des groupes de réflexion sur diverses questions sociétales. Au fil des années, presque chaque dimanche, les gens peuvent suivre des cours sur la permaculture. Chaque jeudi après-midi ils font porte ouverte (en réalité les portes ne sont jamais fermées !) et les gens peuvent visiter librement le jardin. Depuis l'année dernière ils ont reçu 2000 visiteurs, de différents pays. Cela montre l'intérêt croissant pour ce type de jardinage.

 

Cette maison contient un trésor de Vie – des GRAINES. Quatre murs recouverts jusqu'au plafond d'étagères supportent une énorme quantité de graines, rangées et dénombrées avec soin. La pièce contient les graines de 5000 variétés de légumes, céréales, fleurs, plantes aromatiques et médicinales, arbres fruitiers, et espèces anciennes. Les graines proviennent de jardiniers, d'associations, et d'autres collectionneurs d'Europe et au-delà ! Une sorte de petit Kokopelli. L'Association consiste aussi en un groupe de personnes achetant collectivement, nommé "groupe d'achat", de façon à réduire le prix des différents produits agricoles et des outils nécessaires. Depuis 1980 ils ont plantés ensemble, avec à peu près 100 familles, environ 50.000 arbres fruitiers. Ce jardin est un magnifique exemple d'abondance, au sein d'un environnement citadin assez inattendu, qui lutte encore pour mettre un terme à sa précédente époque industrielle et au travail humain de "déforestation". Ce jardin d'Eden dépasse toute imagination !

Vidéos

Regardez ces vidéos et voyez de vos propres yeux cette merveilleuse "jungle" verte de fruits, de légumes et de plantes aromatiques et médicinales !

 

 

 

 

Un documentaire par Notélé productions.

 

Tous les articles sur le blog et le quotidien sur Facebook.

Traduit de l'anglais par Thomas Locquet depuis Cycloasis .

 

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 18:06

 

http://www.monquotidienautrement.com/alimentation/si-piceries-adaptaient-leurs-prix

 

Bonne valse des étiquettes pour des produits bio : l'épicerie éco-solidaire qui va ouvrir dans le Val de Marne tient compte des moyens de chacun.

 

des légumes bio et à bas prix / Flickr Morpholux 

Vous avez certainement déjà entendu parler des épiceries solidaires. Mais celle qui va ouvrir ses portes à la mi-décembre à Limeil-Brévannes, dans le Val de Marne, semble avoir franchi une étape supplémentaire. Elle cible autant les personnes en difficulté, qui bénéficieront de réductions, que les ménages aisés : les prix seront adaptés aux revenus des clients, en toute confidentialité. Et les produits proposés sont bio et locaux… 

"On ne voulait pas d'une épicerie stigmatisante"

L’épicerie fait partie d’un projet plus vaste de centre commercial responsable dans cette ville de 20 000 habitants. "Il n’y avait plus que des rideaux fermés dans ce quartier enclavé qui s’est vidé de tous ses commerces", explique Stéphane Bayet, le responsable du projet. En 2010 et en 2011, deux friperies se sont ouvertes. En décembre, ce sera le tour de l’épicerie, et elle-aussi sera une entreprise d’insertion. Elle ne proposera que des produits issus de producteurs bio et locaux. "Les acheteurs vont trouver des produits de bonne qualité à prix raisonnable, puisque les coûts des intermédiaires seront réduits grâce aux circuits courts.", souligne Stéphane Bayet. Une fois le Caddie rempli, à la caisse, chacun paie selon ses revenus, à l'abri des regards. "Le plus de notre projet, c’est qu’on ne veut pas d’une épicerie stigmatisante, on veut qu’elle soit généraliste, ouverte à tous".

Halte au triptyque pâte-riz-conserve

Pour faire ses achats, tout le monde possèdera la même carte de paiement, et la réduction se fait à la caisse, sachant que la carte des ménages aisés s’apparentera à une simple carte de fidélité. "Il s’agit de consommation responsable. Les acheteurs classiques s’y rendront pour trouver des produits de qualité sans pesticides par exemple. Et je trouve que l’aide alimentaire, c’est aussi permettre aux gens de manger mieux, de lutter contre la malbouffe en donnant la possibilité aux personnes en difficulté de manger plus sainement". Histoire de proposer autre chose que l'habituel triptyque pâte-riz-boîtes de conserve proposé par nombre d’épiceries solidaires

Comment ça fonctionne?

Derrière le concept, il y a la volonté de "prendre l’être humain dans sa globalité", et donc d’agir au cas par cas. Une coûteuse panne de voiture ? Des indemnités qui tardent à venir ? Les gens en difficulté prennent contact avec des assistantes sociales qui fixent les taux de réduction de la carte de paiement après un entretien individualisé. Tous les trois mois, le taux est révisé en fonction de la situation des personnes concernées. Outre les 300 familles RSA de la ville, le projet concerne également tous ceux qui se retrouvent confrontés à une difficulté plus ponctuelle. Les réductions iront jusqu’à 70% sur les fruits et légumes, 50% sur des produits comme le sel ou l’huile et 30% sur les produits d’hygiène, ceux qui sont facilement trouvables chez les hards discounters.

Une fois l’épicerie ouverte, pas question de se reposer. Viendra alors la mise sur les rails d’un traiteur et d’une auto école solidaire avec, comme fil d’Ariane, l’accès ou le retour à l’emploi.

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 16:43

 

Zue89 -  Le noir et le rose 19/10/2012 à 16h50

Pascal Riché | Redchef Rue89

 

Samedi, les Islandais seront consultés sur leur nouvelle Constitution. La droite parie sur une faible participation, qui mettrait fin à une aventure démocratique inédite.

 


Une porte militante, à Reykjavik, en Islande (Pascal Riché/Rue89)

 

(De Reykjavik) En janvier 2009, sur Austurvöllur, la petite place qui jouxte le petit parlement du petit pays qu’est l’Islande, des milliers de personnes tapaient sur des casseroles, un peu pour se réchauffer, surtout pour exiger le départ du gouvernement et accessoirement une nouvelle Constitution écrite par le peuple.

Il s’agissait de demander « une vraie séparation des pouvoirs, d’empêcher les élus d’agir dans leur propre intérêt, de protéger les ressources naturelles... » résume Birgitta Jonsdottir, une des leaders des manifestations, anarchiste devenue depuis députée.

Ces « révolutionnaires », qui se mobilisaient après la faillite financière complète du pays, ont eu gain de cause : le gouvernement a démissionné et le projet de Constitution a été mis sur les rails, suivant un processus constituant extrêmement participatif.

Ce samedi, près de quatre ans plus tard, les Islandais se rendent aux urnes, pour un referendum « consultatif » sur la Constitution. Six questions leur sont posées sur le nouveau texte. L’enjeu ne porte pas tant sur leurs réponses que sur le nombre de votants. Si le taux de participation à ce référendum est inférieur à 50%, le beau projet de Constitution risque de finir en fumée. Et dans le pays de l’Eyjafjöll, on sait ce que c’est qu’une grosse fumée.

Les trois étapes d’une belle aventure

Ce serait très dommage : le processus constituant a été une très belle aventure, et le texte qui en est issu est solide.

Eva Baldursdottir, une jeune juriste qui a été chargée d’encadrer le processus de A à Z, est très fière du résultat. N’est-ce pas la première fois, au monde, qu’un peuple s’approprie ainsi sa propre Constitution ? Cela s’est fait par trois voies :

  • le forum constituant,
  • l’élection de l’Assemblée constituante,
  • la participation sur Internet.
1 Le forum constituant

 

Le 6 novembre 2010, une journée de brain-storming a été organisée, impliquant des centaines de citoyens. Eva raconte :

« On a tiré au sort 1 000 personnes, de tous âges, on les a réunies dans le palais omnisport de Laugardalschöll. Elles étaient regroupées par tables de huit ou dix, pour un brain-storming d’une journée. On leur a demandé de lister les grandes valeurs de l’Islande, les grandes priorités... »

Ce fut, par exemple, « l’égalité face au droit de vote » ou le fait que les ressources naturelles (poissons, notamment) « appartiennent au peuple »...

2 L’élection de l’Assemblée constituante

 

Le 27 novembre 2010, les Islandais élisent un groupe de 25 Islandais « ordinaires » (ou à peu près) : 523 personnes se sont présentées aux suffrages, beaucoup plus que prévu.

« Un concours de beauté », a ironisé la droite. Parmi les élus, aucun ouvrier, aucun pêcheur, mais des universitaires, journalistes, médecins, responsables d’entreprise. Et un pasteur.

3 La participation sur Internet

 

Dès le départ, le travail des 25 a été rendu public, sur Internet. La transparence était totale : les Islandais pouvaient assister aux réunions, où les suivre sur YouTube. Chaque semaine, le projet de texte était publié en l’état. Chaque article étant discuté. Les Islandais pouvaient, sur une page Facebook, par e-mail ou sur Twitter, proposer des amendements, faire de nouvelles propositions, demander des éclaircissements. Les membres du Conseil constituant répondaient aux remarques des internautes...

En trois mois, sur le site du Conseil ou sur les réseaux sociaux, quelque 4 000 contributions et commentaires ont été consignés. Rapporté à la population du pays (320 000 personnes), ce n’est certes pas si négligeable. Au moins, l’Islande peut se vanter d’avoir, la première, inventé la Constitution 2.0.

Le texte fut remis au parlement le 29 juillet 2011 : 114 articles répartis sur 9 chapitres. La nouvelle Constitution, si elle est adoptée un jour, modifiera sensiblement l’équilibre des pouvoirs, faisant passer l’Islande d’un régime parlementaire à un régime semi-présidentiel.

Par ailleurs, elle instaure des mécanismes démocratiques nouveaux, comme le référendum d’initiative populaire, et intègre des garanties quant aux libertés.

La droite en embuscade

Au départ, tous les partis étaient favorables à la réforme. Mais la droite a vite compris que le processus risquait de conduire à une catastrophe pour elle. Car derrière les grands principes évoqués lors du forum national se cachent de lourds enjeux politiques.

Que signifie ainsi « égalité du droit de vote » ? Actuellement, un député urbain (traduisez : de Reykjavik) représente deux fois plus d’électeurs qu’un député rural. Le résultat, c’est que jusqu’à 2008, la droite a dirigé le pays sans discontinuer depuis les années 30.

Que signifie encore « les ressources naturelles doivent appartenir au peuple » ? Les propriétaires des bateaux de pêche, qui forment la clientèle du Parti de l’indépendance, y voient une menace pour leur liberté commerciale...

Pour les deux partis de droite (le Parti de l’indépendance et le Parti progressiste), cette réforme constitutionnelle a donc vite été considérée comme une machine infernale qu’il fallait désamorcer au plus vite.

L’élection ratée de l’Assemblée constituante leur a fourni le prétexte pour ouvrir le feu. Face à la complexité du scrutin, le taux de participation fut en effet faible : 36%, un record historique d’abstention. La légitimité de cette Assemblée fut questionnée. Finalement, la Cour suprême décida d’invalider l’élection, invoquant des raisons techniques que beaucoup d’Islandais jugent assez oiseuses. Pour ne pas tout recommencer à zéro, le parlement décida de muer « l’Assemblée constituante » en simple Conseil consultatif, mais il garda à bord les 25 élus.

Depuis, les deux partis de droite contestent la légitimité de l’ensemble du processus. Et font tout pour le freiner. Il a fallu ainsi plus d’un an, après la remise du texte, avant que puisse être organisée la consultation des citoyens sur le texte constitutionnel.


Geir Haarde (Pascal Riché/Rue89)

Sur le fond du texte, les critiques sont minimes. Mais la droite conteste la façon dont il a été façonné. Exemple, ce propos de Geir Haarde, l’ancien Premier ministre chassé par la rue, qui me reçoit dans le cabinet juridique qui l’a recueilli :

« Je ne pense pas que la Constitution avait besoin d’une révision immédiate. Il y a certes des points qui doivent être modernisés. Mais le processus ordinaire, pour la réviser, est très clair.

Le parlement rédige le texte et l’approuve, puis il y a des élections parlementaires, puis une nouvelle approbation. Je ne pense pas que la façon dont le processus a été engagé débouchera sur une réussite ».

En outre, selon Haarde, qui s’est retiré de l’arène politique, les questions soumises au vote sont bizarrement formulées.

Sur ce point, il n’a pas tort.

Les six questions posées aux citoyens

Le vote « consultatif » de samedi ne portera que sur six questions :

  • « 1. Voulez-vous que les propositions du Conseil constituant servent de base à la nouvelle Constitution ? [Mais si l’on répond oui à cette question, peut-on répondre non aux autres ? ndlr.]
  • 2. Voulez-vous que, dans la nouvelle Constitution, les ressources naturelles qui ne sont pas propriété privée soient déclarées propriété de la nation ?
  • 3. Voulez-vous que figure dans la nouvelle Constitution une clause sur une Eglise nationale islandaise ? [Sans que l’on sache vraiment si cette clause prévoirait la séparation de l’Eglise et de l’Etat ou au contraire confirmerait le lien constitutionnel qui lie cette Eglise nationale protestante à l’Etat, ndlr.]
  • 4. Voulez-vous que la nouvelle Constitution autorise plus que cela n’est le cas dans la présente Constitution l’élection personnelle ?
  • 5. Voulez-vous faire figurer dans la nouvelle Constitution une clause stipulant que les voix des électeurs pèsent d’un poids égal, quel que soit leur lieu de résidence dans le pays ?
  • 6. Voulez-vous faire figurer dans la nouvelle Constitution une clause permettant à un certain pourcentage des électeurs d’exiger un referendum sur un sujet donné ? [Le projet de Constitution prévoit que 10% des citoyens puissent provoquer un référendum, ndlr.] »

Deux scénarios : le noir et le rose


Le parlement islandais (Pascal Riché/Rue89)

Une fois approuvé par le peuple, le texte constitutionnel doit être voté par le parlement une première fois avant les élections d’avril 2013, puis une seconde fois, dans des termes identiques, par le parlement issu de cette l’élection.

Le pari du Parti de l’indépendance est clair : tout faire pour que l’élection consultative du 20 octobre soit un flop en terme de participation, puis gagner les législatives d’avril 2013 et enterrer le projet. A lire les sondages, c’est une stratégie qui a du sens : les Islandais se préparent à renvoyer une majorité conservatrice à l’« Althing », leur parlement.

Autrement dit, la révolution constitutionnelle islandaise, une très belle aventure démocratique, risque de partir aux oubliettes de l’Histoire.

Si au contraire la participation est très forte, autour de 70%, aucun parti n’osera jeter le nouveau texte aux orties. Le peuple islandais aura alors réussi un coup de maître, imposant un nouveau contrat social à sa classe politique partiellement réticente...


L’aube à Reykjavik (Pascal Riché/Rue89)

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
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