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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 14:02

 

Slate.fr

Publié le 30/05/2013
Mis à jour le 30/05/2013 à 16h41

 


Le journaliste Emmanuel Daniel va se lancer mi-juin dans un tour de France des alternatives et partir à la rencontre de ceux qui construisent aujourd'hui le monde de demain.

 

 

© Florian Le Bricon

- © Florian Le Bricon -

 

Révolution. La simple évocation de ce mot provoque des poussées d'urticaire chez de nombreux Français. Dans l'imaginaire collectif, il est étroitement associé aux têtes coupées, au sang versé, à la Terreur. La révolution fait peur au point que, pour beaucoup d'entre nous, elle n'est pas souhaitable.

Pourtant, l'explosion de la pauvreté et des inégalités, l'indécence des élites, les dérives oligarchiques de la République, la destruction de la planète et l'érosion du lien social la rendent nécessaire. Les dernières décennies nous ont en effet montré que les réformateurs ont échoué. Que les tentatives de moralisation du capitalisme et des pouvoirs publics ne sauraient suffire à remettre sur de bons rails un système capitaliste qui produit mécaniquement misère et exploitation.

Pour autant, il n'y a pas grand-chose à attendre d'un Grand Soir. D'abord parce que sa tenue est tout à fait hypothétique, mais surtout parce toutes les révolutions brutales ont été (au moins partiellement) vidées de leur substance par des contre-révolutions. En effet, si la révolution n'est le fait que de quelques individus politisés qui galvanisent la colère populaire, elle ne peut atteindre durablement son but.

De l'inutilité du coup de balai

Si elle n'est pas initiée et portée par le peuple, on reviendra bien vite au point de départ, car une fois le coup de balai passé et la colère populaire apaisée, nous retomberons progressivement dans l'apathie et accepterons à nouveau la domination de quelques-uns... jusqu'à l'insurrection suivante, et le remplacement de l'ancienne élite par une nouvelle.

C'est pourquoi la révolution est une chose trop sérieuse pour être laissée aux seuls révolutionnaires. Elle doit être le fait de la majorité aujourd'hui silencieuse et résignée. Une majorité de révolutionnaires sans fusils, armés seulement d'un profond désir de changement. Pas d'un simple changement de majorité, mais de paradigme. La révolution de demain devra être celle des consciences. Elle ne devra pas être portée par un homme providentiel, mais s'appuyer sur une masse critique suffisante pour impulser un nouveau souffle à nos sociétés. Des femmes et des hommes qui ne seront plus guidés par le triptyque production, consommation, ostentation mais par le désir d'évoluer dans une société conviviale, libérée de la religion de la croissance et du travail contraint.

Décoloniser notre imaginaire

Parler d'une révolution n'est d'ailleurs pas tout à fait juste. En réalité, elles devront être multiples. Les Bastille à reconquérir sont intérieures et elles sont aussi nombreuses qu'il y a de citoyens en France. Et le caractère non-violent de ces révolutions ne les rend pas aisées pour autant. Le chemin sera long et fastidieux tant nous avons intériorisé le fonctionnement capitaliste, l'exploitation et «la guerre de tous contre tous» qui lui sont inhérents. «Décoloniser notre imaginaire», pour reprendre l'expression de Paul Ariès, prendra du temps. Car comme le disait Keynes, «la difficulté n’est pas de comprendre les idées nouvelles, mais d’échapper aux idées anciennes».

La bonne nouvelle est que le changement de paradigme est déjà en cours. De par le monde éclosent des milliers de «révolutions tranquilles», et la France n'est pas en reste. De part et d'autre du pays, de simples citoyens montrent non seulement qu’un autre monde est possible, mais aussi que celui-ci existe déjà. Ils créent des monnaies locales et des circuits courts, mettent en place des coopératives avec des écarts de salaire réduits, remettent au goût du jour les notions de partage et de don... La multiplication de ces utopies concrètes prouve que les alternatives sont nombreuses et réalisables.

Sur la route des utopies concrètes

En effet, crises aidant, la solidarité et le partage redeviennent d’actualité, tandis que se dessinent de nouveaux modes de consommation et de production, plus respectueux de l’homme et de la nature. Chaque jour, des femmes et des hommes s'engouffrent dans les brèches laissées ouvertes par les échecs du libéralisme comme de l’Etat providence. L'économie, la politique, l'environnement,  la santé, le logement, l'éducation, la culture... Aucun domaine n'échappe à ces révolutionnaires de l'ombre qui agissent par simple volonté d'améliorer leur vie et celle de leurs proches, souvent au-delà du clivage gauche/droite traditionnel. Les sociologues les appellent les «créatifs culturels» et, ils représentent déjà 17% de la population française.

Ces initiatives, bien que nombreuses et diverses, sont mal connues du grand public car encore trop peu médiatisées.

C'est pourquoi je vais me lancer mi-juin dans un tour de France des alternatives et partir à la rencontre de ceux qui construisent aujourd'hui le monde de demain. J'ai choisi de m'intéresser à cette lame de fond qui pourrait bien se transformer en tsunami. Pendant près de six mois, je publierai une cinquantaine d'articles présentant des initiatives concrètes et ancrées localement. Ce n'est pas un tour de France des bonnes nouvelles, mais une volonté de mettre en avant ces projets subversifs qui questionnent et fragilisent les piliers idéologiques du vieux monde, individualiste et utilitariste.

Donner l'envie d'agir

L'idée est de donner de la visibilité à ces projets, de les aider à germer afin qu'ils puissent polliniser l'ensemble du territoire. Faire que chacun s'inspire des expériences menées partout en France pour les mettre en pratique chez lui mais aussi réalise qu'il n'est pas seul sur le chemin de la transition. En m'engageant sur la route des utopies concrètes, je compte redonner espoir et envie d'agir à ceux qui me liront et qui se sentent impuissants face à l'étendue de la tâche à accomplir. Espoir d'autant plus réaliste que les solutions proposées sont ancrées dans le réel et n'impliquent pas qu'un quelconque parti politique s'en saisisse. Il suffit que les citoyens se convainquent eux-mêmes de la nécessité et de leur capacité d'agir et fassent leur cet adage de Gandhi: «Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde.»

Et le changement ne pourra venir que d'en bas. C'est cette conviction qui m'a poussé à prendre mon sac à dos et à rencontrer ces explorateurs de possible. Il serait en effet illusoire de croire que l'élection de tel ou tel représentant aboutira à l'établissement d'un monde nouveau.

Devenons des citoyens et non des électeurs

Déconnectée de notre réalité, prisonnière de logiciels de pensée partisans et obnubilée par la conquête ou la conservation du pouvoir, la classe dirigeante a largement prouvé son incapacité (ou son absence de volonté) à œuvrer pour le bien commun. L'élection ne suffit donc plus. Car se contenter de glisser un bulletin dans l'urne, c'est se déculpabiliser. Se convaincre que notre devoir de citoyen est accompli, alors qu'en réalité, nous n'avons fait que remplir notre tâche d'électeur. Notre conception du devoir ne devrait pas se limiter à attendre que d'autres décident et fassent le travail pour nous. En tant qu'individus responsables, il nous incombe de reprendre en main les problématiques qui nous concernent.

Et nous sommes en mesure de le faire. En nous approvisionnant auprès de producteurs locaux plutôt qu'auprès de multinationales, nous contribuons à relocaliser l'économie. En créant des coopératives, nous reprenons en main les outils de production et rendons l'entreprise démocratique. En finançant l'économie locale, via l’épargne solidaire, nous facilitons la création de richesses, d'activité économique et de lien social près de chez nous. Quand un village finance ses propres éoliennes, il retrouve son autonomie énergétique. Et quand un autre met en place des instances de démocratie directe, il revitalise la démocratie et participe à la repolitisation des habitants.

La révolution est en marche

Cette liste des actions concrètes à mener pour se réapproprier nos vies n'est bien sûr pas exhaustive. Des milliers de citoyens, regroupés en collectifs plus ou moins formels ou en associations (comme les Colibris de Pierre Rabhi et leurs 60.000 membres) en expérimentent de nouvelles chaque jour. Ces avant-gardistes ont bien compris que nous ne pouvons plus attendre, lâchement, que le monde change sans que nous ne fassions quoi que ce soit en ce sens.

Car «c'est quand chacun d'entre nous attend que l'autre commence que rien ne se passe», soulignait l'Abbé Pierre. De plus en plus de Français en sont conscients. C'est ce que je compte montrer grâce à ce tour de France des alternatives. Et je peux affirmer, sans avoir peur de me tromper, que la seule révolution possible, celle des consciences, est en marche. Et il ne tient qu'à nous de la faire aboutir.

Emmanuel Daniel


Plus d'informations sur mon tour de France des alternatives: le site et la page Facebook

 

 

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 21:14

 

Gard-Linux.fr

 

 

 

  Install-Party: le samedi 1er juin,

Médiathèque du Carré d'Art - Nîmes


Affiche de l'Install-Party du 1er juin 2013 à NîmesBonjour à tous,

Une Install-Party va avoir lieu à la Médiathèque du Carré d'Art !

Organisée conjointement par Carré d'Art Bibliothèques et par Gard-Linux, elle se tiendra

:

  • de 10 heures à 17 heures, espace numérique de la Bibliothèque Adultes
  • de 14 heures à 16 heures, Bibliothèque Enfants

 

Que vous soyez:

  • curieux de voir de quoi il s'agit
  • intéressé pour mettre en pratique
  • ou passionné désireux d'accompagner des débutants

 

Si Linux vous intéresse un tant soit peu, alors pas d'hésitation, c'est le grand rendez-vous Linux dans le Gard !

Discussions, documentations, connaisseurs, mais aussi pourquoi pas installation sur place, au sein de la Biliothèque du Carré d'Art !

 


 

Intéressé par l'installation ? Alors voici la marche à suivre:

  1. Inscrivez-vous, à l'adresse mail: info@gard-linux.fr
  2. Récupérez la Charte de l'Install-Party; lisez bien les recommandations
  3. Choisissez votre distribution: Ubuntu, Rosa - Mandriva, Debian, ...
  4. Le jour J, venez avec votre matériel et la charte signée
  5. Et c'est parti pour l'aventure ! A la découverte de Linux !
  6. Content, pas content ? Remplissez le questionnaire de satisfaction et déposez-le dans la boîte en repartant

Des questions ? Avant, pendant, après l'installation ? N'ayez aucune hésitation à nous contacter: par mail, ou sur le forum de ce site.

 


 

Et pour les enfants ?

Une présentation de Doudoulinux sera faite à la Bibliothèque enfants de 14 heures à 16 heures. Venez avec votre (vos) enfant(s) ! Mais attention, pour que l'ordinateur de Maman ou Papa ne court aucun risque, démarrez votre ordinateur sur la clef USB Doudoulinux Live. Venez avec une clef USB vierge (4 Go minimum).

 


Alors, à bientôt, rendez-vous ce 1er juin, autour de Linux et des Logiciels libres !

 

 

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 20:36

 

Leberry.fr

  -Cher > Pays de Vierzon > Vierzon 28/05/13 - 12h50

 

Déjà une vingtaine de mains vertes comptent proposer d’incroyables comestibles à qui passera devant leur domicile le 1 juin. - cmarilleau

Déjà une vingtaine de mains vertes comptent proposer d’incroyables comestibles à qui passera devant leur domicile le 1 juin. - cmarilleau

Le concept fait un carton en Angleterre. Alors pourquoi pas à Vierzon ? Il vous suffit de proposer d’incroyables comestibles à votre balcon, votre fenêtre…

L'idée d'Incroyables Comestibles (*) peut paraître saugrenue et pourtant, elle est chargée de symboles et bien plus concrète qu'on ne peut l'imaginer.

« Le 1 er juin, vous installez devant chez vous, sur votre espace privé donnant sur la voie publique, un bac dans lequel vous plantez ce qu'il vous plaît. Des légumes, des fruits, des fleurs… Avec le panneau "nourriture à partager, servez-vous, c'est gratuit". Et si ça marche bien, on le fera tous les mois. »

 

Rendez-vous le 1er juin devant chez soi avec des contenants originaux

Nathalie Averty croit en son projet, monté avec son amie Charlotte Billon, avec qui elle avait lancé une association pour le maintien d'une agriculture paysanne (Amap) il y a quelques années à Vierzon. L'esprit est le même : mieux manger, partager, penser circuits courts. L'autosuffisance des territoires, la production locale respectueuse de l'environnement et la gratuité sont mises en valeur : « Changer et essayer un autre modèle, celui du partage, de l'abondance et de la solidarité. Pas seulement parce qu'on est en temps de crise, mais aussi pour changer le rapport entre les gens. »

Et Nathalie Averty d'arguer : « Certains ont de beaux jardins et trop de légumes, d'autres ne peuvent même pas semer parce qu'ils ont toujours vécu dans des immeubles… On veut que la journée soit vraiment l'occasion pour les gens de se parler autrement. Ce n'est qu'une petite graine semée dans la terre de nos idéaux, mais c'est une graine ! Le principe existe déjà avec les livres mis à disposition dans des lieux publics. »

Nathalie et Charlotte ont utilisé leur réseau amical pour donner envie à un maximum de personnes de participer à cette grande opération de plantation. Mais elles espèrent bien que d'autres habitants leur feront la bonne surprise de jouer le jeu. Le jour même, elles auront bien sûr mis à disposition leurs propres incroyables comestibles et arpenteront les rues de la ville pour prendre en photo les plus belles offrandes alimentaires.

Avis à ceux qui souhaitent se démarquer : un concours est lancé pour concocter le plus beau contenant à légumes ou à fleurs. « Nous avons envie que les gens s'amusent. L'événement étant déjà original et joyeux de par la manière dont on propose les comestibles, autant que les récipients le soient aussi ! », explique Charlotte. Briques de jus d'orange, bassines, chaussures… Tout est bon pour supporter les futures plantations.

Les deux initiatrices aimeraient rendre hommage aux inventeurs anglais du concept en reproduisant le support original de pousses de ciboulette qui a rendu célèbre l'opération, à savoir des escarpins rouge vif… « Si vous avez des chaussures à talons similaires, ce serait super pour qu'on fasse, nous aussi, une photo ! »

Après un premier appel dans leur réseau privé, les deux femmes se sont rendu compte que beaucoup de futurs participants se demandaient quoi planter. « On est conscient qu'en ce moment, rien ne pousse. Ce qu'il faut voir, c'est la symbolique du projet… Mais on peut sans aucun problème mettre à disposition des fleurs ou des légumes de son jardin. »

« Il ne faut pas attendre que la solidarité revienne grâce à un parti politique, il faut que les gens s'approprient leur façon de manger et de produire », assure un habitant de Massay qui compte présenter des comestibles devant sa maison de ville.

Et Charlotte d'ajouter : « Dans ce même esprit, on aimerait que les arbres plantés par notre municipalité soient des fruitiers, pour que chaque habitant qui paye ses impôts puisse se servir en fruits. On devrait avoir ce droit de regard. Cela se fait déjà à Saint-Laurent et ça marche très bien. »

 

Christelle Marilleau

 

(*) De plus en plus de villes françaises tentent l'aventure. Plus d'informations sur le site incredible-edible.info.

PratiqueUn pique-nique est organisé pour réunir tous les participants aux jardins partagés, rue du Grand-Clément, le 1 er juin. Contacts pour les escarpins : Charlotte Billon au 02.48.71.42.14 et Nathalie Averty au 09.51.91.08.00.

 


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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 15:39

 

 

Une mésaventure qui se termine bien...


 

Ca nous arrive à tous, l'ordinateur qui tombe en panne . Le mien n'a pas fait semblant, il y a eu comme une "explosion", une odeur de brûlé, tout a disjoncté et l'écran est devenu noir... horreur, pas de sou et besoin de mon ordi.


Le lendemain j'avais RV avec ma conseillère pôle emploi (jusqu'à présent nos rencontres ressemblaient plutôt à un disours de sourds, d'un côté des effectifs à remplir à n'importe quel prix sous la pression d'une direction dépassée, de l'autre une chômeuse rebelle qui parle d'éthique et n'est pas prête à faire n'importe quoi juste pour être sortie des listes de demandeuses d'emploi...) mais oh bonne surprise, on vient de m'attribuer une nouvelle conseillère HUMAINE ET A L'ECOUTE ! Incroyable et pourtant !  Je lui raconte ma mesaventure avec mon ordi et en profite pour lui demander si par hasard elle ne connaîtrait pas un réparateur pas cher et sérieux. La voilà qui cherche dans sa mémoire, elle  a entendu parlé une association solidaire (elle a compris mes affinités). Elle recherche avec sérieux leurs coordonnées. Bingo ! C'est à Vauvert (20km de Nîmes, mais le mot solidaire prend toute son ampleur.) Je les appelle en sortant de mon RV et m'y rends directement...


Je suis accueillie par une jeune femme tout à fait avenante, qui m'explique comment ça marche. Je leur laisse ma tour et sous 48h un devis sera réalisé. Je paie 35€ qui seront déduits de ma facture si je fais réparé la panne (à priori, comme je l'avais pensé, c'est l'alimentation qui semble avoir lâché mais on est sûr de rien) ! Je rencontre une partie de l'équipe, j'en profite pour leur demander s'ils n'embâuchent pas. Malheureusement comme la plupart des sructures solidaires ils n'en ont pas les moyens et se bataillent déjà au quotidien pour payer toutes leurs charges, dômmage mais revenons à nos moutons.


Dès le lendemain matin coup de fil de leur part, l'ordi est réparé (déjà,!.), c'était bien l'alimentation! Ils en ont profité pour me rajouter un peu de mémoire vive (cadeau...). 2 h après je partais récupérer ma tour en parfait état de marche avec de précieux conseils "pensez à sauvegarder vos documents, votre carte mère risque de bientôt lâcher mais ça peut tenir encore un peu. Et s'il le faut, on pourra vous la changer ou vous procurer un autre ordinateur pour moins de 100€ garanti 3 mois.  Fin de l'histoire. J'ai rencontré une belle équipe sérieuse et compétente et repars le coeur léger et enjoué de ces belles rencontres avec une envie folle de faire profiter à tous ceux que je rencontrerai de cette belle découverte. Voici donc leurs coordonnées : 

 

Ils recyclent, réparent et vendent des ordinateurs pas chers (n'hésitez pas à leur apporter le matériel dont vous n'avez plus usage, cela servira sûrement à d'autres)

Ils vendent aussi de l'éléctroménager  Machine à café, lave-linge, TV etc...

 

 

 

C.R.D.3.E

154, Ave Ampère 30600 Vauvert
  

 Tél :  04 66 88 12 86

 

Ouvert de 9h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00


Réparation d'ordinateurs et d'équipements périphériques

crd3e.com 

Collecte et Recyclage de parc informatique au rebut ou obselete COLLECTE OFFERTE* pour le matériel au rebut potentiellement réutilisable en tout (équipt. complet) ou partie (pièces détachées) Frais de prise en charge offert : offre de bienvenue -INTERVENTION ENVIRONNEMENTALE- CONTACT : . / crd3e.vauvert@wanadoo.fr Installation Classée pr la Protection de l’Environnement

 

Vente & Réparation Ordi PC informatique TV Lcd Led Plasma, audio hi-fi - Ordinateur PC Rénové Garanti à partir de 70 € (avec clavier + souris), - Cafetière expresso + dosette type senseos + capuccino à 39 € (au lieu de 102 €), - Lave linge, défaut d'aspect, à partir de 149 € (au lieu de 279 €),

Domaine d'expertise et Historique

SOLIDARITE, COMMERCE & ARTISANAT = DEVELOPPEMENT DURABLE

 

TV Lcd Led, PC Ordi Mac, console jeux / Réparation et Vente Rénovée Garantie ; -Collecte Informatique au rebut D.E.E.E.*, -Entreprise Solidaire et d'Insertion conventionnée par lÉtat et Agrée Préfecture Direction Régionale de l'Entreprise, Consommation, Concurrence, Répression des Fraudes, Travail et Emploi -DIRECCTE L.R.- pour un public en difficulté, spécialisée dans la collecte, le réemploi et le recyclage de D.E.E.E. ou D3E (*Déchets dÉquipements Électriques et Électroniques). Bienvenu.

 

Produits et services

TV LCD ou Plasma
120,00€ Catégorie : Multimédia
Ecran de TV lcd ou plasma d'occasion rénové garanti, fourchettte de prix moyenne de 120 à 500 €

Membres de l'équipe

CAPDEVILLE 04 66 88 12 86 Directeur 0977582735 Représentant légal de l'Entreprise Solidaire et d'Insertion.

C.R.D.3.E est une société basée à Vauvert (Gard) en région Languedoc-Roussillon

 

 

                                                                           *****************************************

 

crd3e.com 

 

Bienvenue chez CRD3E, votre magasin spécialisé en électronique à Vauvert

En tant que magasin spécialisé dans le domaine de l'électronique, nous vous dévoilons sur ce site bon nombre d'informations relatives à notre gamme de produits et services.

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Adressez-vous à nous, nous sommes là pour ça !

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Nous mettons à votre disposition un espace de conseil personnalisé, ainsi que de vente, de réparation et de collecte de vos appareils électroniques.

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 12:44

 

 

Le Monde.fr

 

Le Monde.fr | 26.05.2013 à 12h25 • Mis à jour le 26.05.2013 à 12h29

Par Hervé Kempf

 
 
Comme dans treize autres régions françaises, des groupes de citoyens lillois ont discuté de l'énergie, samedi 25 mai, suivant une méthode danoise de démocratie participative.

Lille, envoyé spécial. "On est obligé de tout calculer. Avant, on ne réfléchissait pas." Marise confirme : "On n'est plus dans le même contexte économique." Brigitte reprend : "On ne peut plus se laisser vivre, il faut faire attention aux dépenses énergétiques."

Cela discute ferme, ce samedi 25 mai, dans une grande salle du conseil régional du Nord Pas-de-Calais où se déroule, comme dans treize autres régions de France, la "Journée citoyenne du débat sur la transition énergétique". Ce débat a été engagé depuis plusieurs mois par le gouvernement, mais en dehors des entreprises du secteur, des experts et des écologistes, presque personne n'est au courant de son déroulement. Alors cette journée citoyenne permet de faire entendre la voix des "citoyens", alias "vraies gens" ou la "France d'en bas". Et ce que disent les gens est concret et réfléchi.

A une autre table, on discute des travaux d'économie d'énergie. "Le problème, dit Olivier, professeur, c'est qu'on calcule l'investissement à un instant T, mais que le prix de l'énergie change beaucoup et peut le remettre en cause. – Mais si le prix de l'énergie augmente, dit Véronique, cela vaut le coup d'investir. – Le coût de la facture reste le même, après travaux, parce que le prix augmente, résume Patrick, réanimateur cardiaque. – Tes dépenses dérapent moins vite, conclut Olivier, même si les factures d'énergie ne font plus qu'augmenter."


UNE MÉTHODE MISE AU POINT AU DANEMARK

Ces discussions animées n'ont pas lieu par hasard. Le débat est organisé selon une méthode mise au point au Danemark il y a deux décennies, afin de faire participer les citoyens de manière informée aux choix technologiques. La journée du 25 mai a d'ailleurs été supervisée par des membres du Danish Board of Technology (Bureau danois de la technologie), qui a mis au point la méthodologie, afin de s'assurer que son déroulement respecte les règles de cet outil qui a fait ses preuves. Les citoyens ont été choisis au hasard, mais en veillant à ce que les groupes soient à peu près représentatifs de la population : sexe, âge, catégorie sociale, lieu d'habitation (rural ou urbain), etc. Ils sont volontaires et bénévoles.

La méthode de débat a été mise au point au Danemark il y a vingt ans, afin de faire participer les citoyens aux choix technologiques.

Avant la journée de débat, ils ont reçu une formation, sous forme d'un livret pédagogique sur l'énergie, écrit par un comité pluraliste pour veiller à ce que le discours ne soit pas orienté dans un sens ou dans l'autre. La journée de débat suit elle-même des règles précises : les citoyens sont répartis sur diverses tables en groupes de six à huit. Ils vont discuter successivement de quatre thèmes ("pourquoi la transition énergétique", "comment maitriser la consommation d'énergie", "quels choix stratégiques opérer", "comment faire").

A chaque séquence, la composition des tables est redistribuée. A chaque table, un facilitateur anime la discussion, pour faire parler tout le monde et veiller à ce qu'on reste centré sur le thème. Enfin, un questionnaire est distribué à chaque citoyen : à la fin de chaque séquence, un temps est réservé pour le remplir. Tous les questionnaires sont collectés, les réponses sont saisies par les organisateurs, qui les renvoient au centre national, et celui-ci agrège les données et les analyse.

Ainsi, par exemple, se sont retrouvées à Lille Brigitte, mère au foyer, Brigitte, professeur des écoles retraitée, Marise, docteur diabétologue, Christophe, chauffeur-cariste, et Eliane, retraitée. On a surtout parlé du coût de l'énergie. Pour Brigitte, "il faut fabriquer l'énergie d'une autre façon, parce qu'on ne va pas revenir à la bougie ni pédaler dans le garage".

 

"NOUS ON RÉFLÉCHIT, MAIS ON DIRAIT QU'AU-DESSUS, NON"  

L'ambiance n'est pas à se plaindre, mais plutôt à chercher des solutions : par exemple, il serait bien qu'EDF informe clairement sur les heures creuses et pleines pour qu'on puisse mieux répartir la consommation ; Eliane raconte les avantages de sa Toyota hybride, qui lui permet de moins consommer d'essence ; Christophe explique qu'il refait lui-même l'isolation de sa maison – il en est aux combles après avoir changé les fenêtres ; Brigitte observe que les nouvelles maisons sont souvent mal orientées par rapport au soleil.

La discussion s'élargit : "Il y a trop de nucléaire, estime Marise. Le proverbe dit bien qu'il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier. La diversification est une nécessité, et il ne faudra pas relancer un seul truc à la place du nucléaire, mais faire plein de petites choses." Il reste que, observe Brigitte, "on n'a pas l'impression d'avoir de l'influence à notre niveau. Nous on réfléchit, mais on dirait qu'au-dessus, non. Il n'y a pas de politique globale, alors que tout devrait aller dans le même sens". Mais la clochette retentit, il faut arrêter de discuter et remplir le questionnaire.

Une rapide pause café, et les tables se reforment. Sur la question des choix stratégiques, par exemple, Michel, Johan, Annie, Caroline et Geneviève rebondissent des risques d'accident technologique à la pollution et au changement climatique. Les points de vue ne concordent pas toujours. Pour Michel, ingénieur du pétrole, l'accident est évitable si les installations sont bien conçues et bien entretenues.

Mais pour Caroline, comptable, la santé et la pollution sont une préoccupation essentielle : "La production d'énergie engendre des déchets qui ont des effets néfastes." Tandis qu'Annie, institutrice retraitée, s'intéresse aux créations d'emplois que pourrait générer la transition énergétique, Geneviève insiste sur le climat : "l'aggravation du changement climatique, ça c'est le gros problème. Pour moi, le rêve serait que la France atteigne son objectif de réduction des émissions de gaz."

Tout s'enchaine sans anicroche, et les citoyens jouent le jeu, engagés et réfléchis. Pourquoi tant de sérieux ? "Parce que je suis content qu'on nous demande notre avis, dit Olivier. Autrement, il y a les élections tous les cinq ans et on n'a rien à dire. Là, on peut s'exprimer."

A Paris, pendant ce temps, dans une salle du ministère de l'écologie, une équipe rassemble les résultats des questionnaires envoyés de toutes les régions. Elle se félicite aussi du succès de l'opération, une première en France : partout, on a joué le jeu, les citoyens sont venus et participent activement.

 

DELPHINE BATHO ACQUIESCE : RÉSULTATS PUBLIÉS LE SOIR-MÊME

La ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, Delphine Batho, arrive dans la salle. Elle se demande s'il ne faudrait pas retenir les résultats jusqu'à lundi, afin de les présenter en conférence de presse. Sans explication, craint-elle, les journalistes pourraient prendre les résultats de la journée comme ceux d'un sondage. Or, ce n'est pas un sondage, puisque les citoyens ont délibéré de manière réfléchie avant de formuler leur analyse. Mais les praticiens de la méthode lui expliquent qu'il faut mettre les résultats en ligne le soir-même, comme annoncé : il ne s'agirait pas de donner aux citoyens le sentiment qu'ils ont été instrumentalisés et qu'on ne respecte pas le plan prévu.

La ministre acquiesce : les résultats seront en ligne dans la soirée, et une présentation détaillée aura lieu lundi 27 mai. Le représentant du Danish Board of Technology approuve : "C'est la bonne méthode." Et cette synthèse, que dit-elle, justement ? Que la transition énergétique est perçue comme une chance, plutôt que comme une contrainte. Elle est nécessaire pour réduire la pollution et protéger l'environnement, ainsi que pour réduire les importations, qui pèsent sur l'économie française. Un fort désir d'économiser l'énergie – pour limiter les dépenses – émerge aussi.

Encore faut-il que les solutions techniques existent et que l'Etat les soutienne par des dispositifs fiscaux appropriés. Enfin, alors que le nucléaire est peu présent dans le débat – un effet de la formulation des questionnaires qui l'évacuaient presque –, l'idée de création d'emplois par la transition énergétique et le souhait de relocaliser la production d'énergie apparaissent nettement.

Tout ceci influencera-t-il le débat global sur l'énergie ? Il aura en tout cas permis de faire entendre d'autres points de vue que celui des lobbies qui pèsent lourdement sur le processus. En tout cas, l'expérience montre que "ceux d'en bas" réfléchissent, ont des choses à dire, et sont ravis de pouvoir l'exprimer.

Hervé Kempf

 

 
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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 16:47

 

 

Rue89 - Blog

Rue89 Making of

Publié le 19/05/2013 à 16h44

 

 

Myriam Revault d’Allones au Théâtre du Rond Point (Vents contraires)

 

 

La philosophe Myriam Revault D’allonnes était récemment l’invitée du cycle « Trousses de secours » au Théâtre du Rond-Point, en partenariat avec Rue89. Son propos : ét si la crise sans fin dans laquelle nous sommes enfermés n’était pas à lire comme un concept accablant qui définirait l’échec de la modernité, mais plutôt comme une métaphore indiquant notre capacité à inventer sans cesse du nouveau, de génération en génération ?

En effet, la crise est trop souvent perçue telle une cage d’acier dans laquelle nous voilà irrémédiablement prisonniers – une image lancée par le penseur du capitalisme Max Weber.

La philosophe Myriam Revault d’Allonnes nous propose de suivre au contraire la pensée d’Hannah Arendt : selon la grande théoricienne du politique, nous avons l’opportunité de saisir la crise de la modernité comme une brèche, une ouverture par laquelle passer pour inventer de nouvelles réponses et ainsi créer le monde qui vient...

Plusieurs riverains avaient pu assister à certaines des représentations du cycle au Théâtre du Rond-Point ; pour tous, voici un extrait vidéo :

 

A écouter ici

 

 

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 11:50

 

 

Reporterre.net

Alternatives

 

Martine et Lucas

mercredi 15 mai 2013

 

 

 


Ce n’est surement pas un hasard si la jeune équipe militante de cette boulangerie a choisi comme nom le titre éponyme du livre de Kropotkine, anarchiste communiste russe (1842-1921).

Cette Scop créée en avril 2010 (ouverture en septembre 2010) est composée de cinq salariés, Pierre, Thomas, Mathieu, Florence et Benoît, chacun étant responsable d’un secteur d’activité. Ici, l’autogestion n’est pas qu’une utopie mais est vécue quotidiennement.

Au cours de l’Assemblée générale qui a lieu tous les quinze jours, chacun fait un compte-rendu du mandat reçu pour les quinze jours précédents et les décisions sont prises pour la quinzaine suivante. Tout le monde touche le même salaire. Chacun travaille ici de 50 à 55 heures par semaine.

Le pain est issu de farine biologique provenant de Seine-et-Marne

Si la volonté est clairement affichée de fabriquer des produits de qualité, « la démarche est d’abord sociale, d’où le refus du ’tout bio’ pour les viennoiseries et pâtisseries car l’utilisation de beurre bio entraînerait une augmentation considérablement des prix, ce que nous ne souhaitons pas », nous dit Pierre, boulanger de formation.

Un tarif social existe d’ailleurs pour le pain, sur demande et sans justificatif de revenu, qui fait passer la baguette de 1 euro à 0,75 euro et le pain d’1 kg de 5,50 à 4,20 euros.
La démarche est également politique et une caisse de solidarité existe pour offrir du pain en soutien aux luttes (expulsés, squats, grévistes, etc.).

Cependant, pas de primitivisme, le pain est pétri en machine, et pas à la main, et le four électrique à basse consommation énergétique exclut le four à bois !

D’ailleurs, la consommation de farine par semaine s’élève à 1,7 tonne pour une production de 2,5 tonnes de pain.

Plusieurs gammes de pain sont proposées, toutes aussi appétissantes les unes que les autres : pain au levain et miel, pain aux graines de lin, baguette « préhistorique », clin d’œil ironique à la mode du retour à l’ancien et du « vintage ». Des sandwichs également aux noms évocateurs, Engels, Marx ou Bakounine ! Ou encore, les formules « Sortie de l’euro », payables en drachmes et en pesetas !

Pour rester dans les sous, notons que le budget de départ de l’équipe (achat du fonds de commerce, etc.) fut de 80.000 euros, monté à 240.000 avec les travaux (aide familiale, aide des réseaux et emprunt).

Cette petite entreprise autogérée s’inscrit-elle dans une démarche anti-productiviste ?

On le voit, la durée du travail excède largement la durée légale, mais ce travail a un sens, et l’absence de patron y contribue. La production est importante, mais c’est une production de qualité utilisant des farines biologiques et locales dans une démarche sociale et solidaire ouverte à tous.

Un seul souhait, que s’ouvrent un peu partout des boulangeries comme celle-ci !

Adresse : 47 rue de la Beaune , 93100, Montreuil.

Leur site



Source : Article : La Conquête du pain

Photo : La Conquête du pain

Lire aussi : Favi, l’usine qui tourne sans chefs

 

 

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 15:13

 

Je suis un guérilléro du jardinage

 

 

 

 

Je suis un guérillero du jardinage

Shamengo1   Shamengo1 

 

Publiée le 11 mars 2012

Réinvestir l'espace public en plantant des fleurs, c'est le projet de Richard Reynolds qui a réussi à créer un engouement international autour de cette idée. Deux fois par an, une foule de guérilleros armés de pelles et de sacs de graines envahit les rues pour leur donner de nouvelles couleurs.
Vous voulez rejoindre notre communauté de pionniers et tout savoir de leurs projets ?
C'est sur ‪http://shamengo.com ou sur ‪http://facebook.com/shamengo

 

 

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 15:07
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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 17:50

 

Le Monde.fr - Blog

A Villeurbanne, un « village vertical » comme une alternative à la crise du logement

De larges plans des appartements ornent toujours les murs qui attendent d’être peints. Le sol n’est que béton brut, les portes n’ont ni poignée ni serrure... Nous sommes alors fin mars, et les futurs habitants ont encore plusieurs semaines à patienter. Mais en juin, enfin, ils pourront emménager dans ces logements imaginés il y a huit ans déjà comme une troisième voie, capable peut-être d’apporter une réponse à la crise du logement. "La coopérative d'habitants, c’est un projet social, écologique, ouvert sur le quartier, un projet où l’on décide au consensus et où il faut travailler", résume Antoine Limouzin, 39 ans, l’un de ceux qui ont lancé l’aventure du "village vertical" en 2005.

 

Dans un des appartements du "Village vertical", encore en travaux. © Antonin Sabot / LeMonde.fr

 

"Avec l’arrivée de notre premier enfant, il nous fallait un logement plus grand. Mais nous voulions sortir du système de compétition qu’impose la course aux agences immobilières. Alors avec trois couples d’amis, on s’est mis en quête d’un bâtiment industriel à rénover", explique-t-il. Trop compliqué, trop cher : plusieurs mois de recherches infructueuses les font renoncer. Vient alors l’idée de sortir des sentiers battus pour inventer un projet plus militant. Ils créent une association et commencent à chercher des partenaires : bailleurs, élus, structures d’insertion...

C’est ainsi que leur route croise celle d’Habicoop qui cherche à promouvoir le modèle des coopératives d’habitants existant en Suisse ou dans les pays scandinaves, mais qui n’ont plus de cadre juridique en France depuis 1971. Dépassant les conceptions classiques de propriétaire et de locataire, la coopérative permet que des personnes mutualisent leurs ressources pour concevoir, construire et gérer collectivement leurs futurs logements.

 

Lutter contre la spéculation

En achetant des parts sociales de la coopérative, les habitants disposent d’un droit de vote sur les décisions importantes selon le principe "une personne, une voix". Ils seront donc propriétaires collectivement de l’immeuble où ils vont vivre. Ils paieront ensuite chacun un loyer à cette même société coopérative en fonction de la taille de leur logement : ils seront donc locataires à titre individuel de leur appartement. Une façon de lutter contre la spéculation. "On ne peut pas revendre son logement, seulement ses parts. Ce qui ne peut donner lieu à aucune plus-value, c’est dans les statuts", explique Jean-Paul Sauzède, secrétaire adjoint de l’association Habicoop. Les habitants sont séduits. "On ne savait pas à quoi on allait arriver, mais on savait qu’on allait se loger mieux qu’en passant par l’agence du coin", confie Antoine Limouzin.

 

L'immeuble, éco-conçu, se dresse au cœur d'un quartier populaire de Villeurbanne. © Antonin Sabot / LeMonde.fr

 

Le village vertical va devenir un projet pilote, et ce à plus d’un titre. Les futurs habitants nouent un partenariat avec les collectivités locales et la coopérative HLM Rhône Saône habitat (RSH) : les premières – le Grand Lyon et la ville de Villeurbanne – vont leur céder un terrain à bâtir en dessous des prix du marché ; RSH va, elle, porter la maîtrise d’ouvrage de la construction. En échange, le projet doit s’étoffer et intégrer des logements destinés à des personnes en insertion. "Construire seulement dix logements serait revenu beaucoup trop cher, indique Benoît Tracol, directeur général de RSH. L’immeuble en compte finalement trente-huit : quatorze constituent le "village vertical", dont quatre sont destinés à l’accueil de jeunes en insertion ; nous gérons les vingt-quatre autres. Eux vont se loger à un prix raisonnable, et cela nous permet à nous de créer de l’accession sociale à la propriété. Le tout, en renouant avec une dimension qu’on avait un peu oubliée de notre travail de coopérative sociale : coopérer, 'travailler avec'".

 

"Vous étiez néophytes, vous ne l’êtes plus du tout !"

Les habitants ont en effet été des acteurs à part entière de la conception du bâtiment, des choix architecturaux à celui des matériaux. "Nous n’étions pas des professionnels : pour se poser en interlocuteurs crédibles face à des experts et leur dire 'on va faire autrement', ça n’a pas toujours été facile !", reprend Antoine Limouzin. Il leur a donc fallu travailler dur pour se former sur le tas et réussir à imposer leurs idées. "Le groupe est devenu costaud", commente l’architecte Marine Morain devant les habitants réunis ce matin-là sur le chantier. "Vous étiez néophytes, vous ne l’êtes plus du tout !", lance-t-elle dans un sourire qui laisse deviner quelques réunions tendues entre les futurs habitants, l’architecte et RSH.

 

Marine Morain, l'architecte du projet, ne cache pas qu'elle même a dû revoir certaines de ses façons de travailler au contact du groupe porteur du "village vertical". © Antonin Sabot / LeMonde.fr

 

Habituée à travailler sur des bâtiments écologiques, l'architecte n'a pas vu de difficultés dans les choix d’une chaufferie à bois collective ou l’installation de panneaux photovoltaïques. La préférence pour une façade mixte bois-béton sur cinq étages posait en revanche problème en termes de normes incendies. Une innovation technique, brevetée à cette occasion, a finalement permis de s’en affranchir. Et que dire du choix des habitants de n’équiper leurs salle de bains que de douche... "Les normes de confort imposent une baignoire à partir du T4. On n’en voulait pas, c’est fini les bains !", assène Antoine Limouzin. Là aussi, ils auront gain de cause. Comme pour la réduction du nombre de places de parking obligatoires.

Certains appartements sont également plus petits que les standards avec des T5 autour de 90 m2. Ceci au profit des parties communes, volontairement plus grandes que dans des immeubles traditionnels. "Là où j’habite actuellement, tout est fait pour qu’on se croise le moins possible. Ici au contraire, l’architecture favorise la rencontre entre voisins", s’enthousiasme Cécile Cubizol, 42 ans, divorcée et mère de deux enfants, la dernière à avoir rejoint le projet il y a un peu plus d’un an.

 

La taille des appartements est légèrement plus petite que celle des standards. En contrepartie, les espaces communs sont plus grands et comportent par exemple des chambres d'amis. © Antonin Sabot / LeMonde.fr

 

"Ça ne sert à rien de rejeter la responsabilité sur Bill Gates, François Hollande ou les fabricants de polystyrène..."

A chaque étage, les paliers, ouverts et exposés plein sud, s’annoncent comme de futures terrasses où partager le soleil. Le jardin, collectif, sera planté en comestibles. Au rez-de-chaussée, la mutualisation de certains espaces permet encore des économies, en frais et en place : une buanderie avec quatre lave-linges alimentés en eau de pluie ; quatre chambres d’amis pour les hôtes de passage ; et une grande salle de réception pour accueillir fêtes ou initiatives, y compris celles lancées par d’autres habitants du quartier. Même aux plus petits détails, on a cherché ici à donner du sens.

"On avait envie de faire passer certaines idées, explique Cécile Cubizol. Exiger de la peinture écologique a par exemple obligé le peintre à s’interroger sur les produits qu’il utilisait, et qui sont d’abord toxiques pour sa santé." Face à la filière du bâtiment habituée aux normes traditionnelles et à la compression des coûts, il a fallu tenir bon. "Si on veut que ça change, il faut que tout le monde s’y mette, estime Antoine Limouzin. Ça ne sert à rien de rejeter la responsabilité sur Bill Gates, François Hollande ou les fabricants de polystyrène et d’attendre les bras croisés qu’ils donnent l’exemple. C’est aussi à nous de donner l’impulsion."

Dans le même esprit, la concrétisation de ce projet de coopérative d’habitants – la première à voir le jour en France depuis 1971 – a permis à l’association Habicoop de plaider auprès du ministère du logement pour que la future loi "Duflot", attendue à l’été, contienne le précieux cadre juridique qui manque au "village vertical", comme aux nombreux projets similaires qui fleurissent partout en France. "Le système que nous avons créé n’est pour l’instant qu’un bricolage qui ne va fonctionner que pour les quarante ans qui viennent, le temps que courra notre prêt", précise Antoine Limouzin.

 

Dans ce projet, l'implication des futurs habitants est allée très loin, jusque dans les négociations avec les artisans pour les pousser à utiliser des matériaux plus écologiques. © Antonin Sabot / LeMonde.fr

 

Valeurs parasites 

Dans les quatorze ménages qui vivront bientôt dans l’immeuble de Villeurbanne, il y a des célibataires, des couples, des familles. Ouvriers, travailleurs sociaux, intermittents du spectacle, masseur... Tous, sauf un, ont des revenus sous les plafonds du logement social. Du groupe originel, seuls Antoine Limouzin et sa femme habiteront l’immeuble. Mobilité professionnelle, divorce, aléas du projet ont fait abandonner les autres. Mais, à l’image de Cécile Cubizol, de nouveaux "villageois" ont pris le train en marche. Pour acheter ses parts, elle va vendre le 102 m2 dont elle est propriétaire non loin de là.

"Jusqu'ici, je ne m’étais pas posé la question : dans ma famille, être propriétaire est le cursus normal", raconte-t-elle. Mais une importante restructuration dans son entreprise, puis son licenciement économique ont provoqué chez elle une profonde remise en question. "Je me suis rendu compte que la société trimbalait plein de valeurs parasites, explique-t-elle. Il faudrait être propriétaire pour transmettre un patrimoine à ses enfants ? A mes yeux, ce n’est plus ce qui compte. Je veux leur transmettre des valeurs, pas des choses matérielles. Ici je vais leur offrir une expérience de vie, de solidarité, une ouverture d’esprit qui représentent beaucoup plus qu’un appartement de 102 mètres carrés !"


"Dans ma famille, être propriétaire est le cursus normal", explique Cécile Cubizol. © Antonin Sabot / LeMonde.fr

 

Enthousiaste, elle dit aussi que dans l’aventure, elle a "l’impression de grandir", d’avoir "chassé le caillou qui avait toujours été dans sa chaussure". "Ce n'est pas toujours facile, parce que nous avons tous été élevés dans une société individualiste, et dans ce projet, nous partageons beaucoup. Mais nous essayons autant que faire se peut de laisser notre égo de côté." "Evidemment qu’il y a des risques, reconnaît Antoine Limouzin. Mais beaucoup sont anticipés, mutualisés, et on aura plus de ressources pour y faire face."

Avant de partir, on lui demande ce qu’il ressent en voyant enfin cet ambitieux projet sur le point d’aboutir : "Ces huit années n’étaient qu’une gestation ! Comme pour la naissance d’un enfant, c’est maintenant que tout démarre vraiment."


Les logements devraient être livrés en juin. © Antonin Sabot / LeMonde.fr

 

Pour plus d'informations sur le "village vertical" et les autres projets de coopératives d'habitants : http://www.village-vertical.org/ et http://www.habicoop.fr/

 

 

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