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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 16:41

 

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Dans le cadre des mardi du collectif Roosevelt 2012 pour faire bouger les députés, voici le témoignage d’un patron qui opté pour la semaine des 4 jours comme moyen de partager le travail, de lutter contre le chômage (« Chaque mois, 80000 ou 100000 personnes arrivent en fin de droits » écrivent Pierre Larrouturou et Michel Rocard dans Le Monde daté du 14 juin 2013).
13/06/2013
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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 14:57

 

La voix du nord.fr

Publié le 12/06/2013

Par Sami Chebah

 

 

 

Des salades, des tomates, des pommes de terre, là, sur un bout de trottoir, au pied des arbres plantés sur les grandes axes. Depuis janvier, les membres d’un mouvement qui se fait appeler « Guérilla potagère » cultivent des micro-lopins de terre au cœur l’hyper-urbain.

 

 

 Des plants, une bêche, de l’eau. Ici, Julien Pilette et Vinciane Faber.

 

Dans une grande rue de Lille : un panneau, un platane, un panneau, un platane, une salade, un plata… Une salade ? Une salade. Et même des pommes de terre. Et même des tomates. Depuis quelques mois, des micro-potagers ont germé dans Lille là où on ne les attend pas. Sur des bouts de terre que plus personne ne regarde, comme les carrés au pied des arbres qui bordent les routes. Pas grand-chose, un ou deux mètres carrés de liberté.

Rue Bûle-Maison, pile face à la CAF, de beaux plants de patates s’épanouissent au soleil tandis qu’à quelques mètres des frisées s’épaississent à vue d’œil. Planter librement dans l’hyper-urbain : l’idée a germé en Angleterre et les graines se sont dispersées dans le monde entier. Hors Lille, on appelle ça « Incredible Edible », pour Incroyable Comestible. En janvier, Julien, l’un des membres de la Guérilla potagère, s’intéresse au phénomène et constate une lacune. Sur la carte lilloise, foin de tomates sur terrain vague. Une réunion est organisée.

Certains ne sont pas restés « parce qu’il y avait trop de monde, dès la première réunion ! », se souvient Julien. Une trentaine de doux dingues accrochent à l’idée fraîche. Et cogitent. D’abord, le nom. « On tenait à se démarquer. Incroyable Comestible, ça sonnait bof. On a trouvé rigolo d’associer Guerilla à potagère. C’est tellement improbable ! » Ensuite, trouver les terres. « On s’est rapprochés de la mairie. Pas pour demander une autorisation, mais juste pour les prévenir. »

Les patates et la liberté

Lise Daleux, Cyrille Pradal ou encore Vinciane Faber, élus Verts, ont apporté leur bras et la caution « sérieux » au projet. Pas d’autorisation. Ni même de notes internes. Le projet Guérilla potagère cultive les salades, les patates et la liberté. « Qui va vous dire quelque chose si vous plantez une tomate ? Faut arrêter de se prendre la tête ! », se marre Julien. « Le truc, c’est de le faire là où c’est intelligent et non dégradant. » Le collectif plante là où la ville n’a plus les moyens d’entretenir, par exemple. Et voilà l’armée de la Guérilla potagère qui investit des bouts de terre. Chacun sa bêche et son seau. Aucune carte des terres exploitées pour l’instant. « Ce n’est pas quelque chose d’organisé, chacun fait comme il veut ! »

Loin des carcans classiques. La terre ? Elle est à tous. La récolte ? Elle profite à tous. « C’est de la nourriture à partager », martèle Julien. Comme la joie des gamins bluffés de découvrir, sur le chemin de l’école, trois-quatre salades qui poussent. Les risques ? « On sait qu’un mec bourré pourrait passer un soir et tout saccager. Mais c’est le jeu. » Julien imagine déjà sa première récolte de pommes de terre. « Je m’en ferai des frites, pour la Braderie. »

Et le pipi de chien alors ? On a osé, il s’est gaussé. « C’est drôle ça, les gens s’inquiètent du pipi de chien alors que ça les gêne moins quand les légumes sont arrosés de produits chimiques ! »

 

 

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 17:01

 

Médiapart

 

 

 

Lire aussi

 

 

 

Athènes, correspondance

Le long d'une esplanade de béton écrasée par le soleil, entre des installations monumentales, l'Altersommet a pris ses quartiers pendant deux jours, les 7 et 8 juin. Ici une piscine pleine d'eau verdâtre, là un préau à l'architecture futuriste complètement désert… L'Altersommet ne pouvait choisir meilleur endroit s'il voulait évoquer la déroute grecque : en 2004 s'est tenue ici une partie des épreuves des Jeux Olympiques, ces jeux qui ont tant contribué à la bulle économique et au gonflement de la dette, avant que la récession ne vienne brutalement frapper le pays, dès 2008.

Mais le sujet n'est pas là : la crise grecque, pour les acteurs de l'Altersommet, ce n'est plus qu'une manifestation parmi d'autres d'une crise européenne et capitaliste... Le constat est unanime, et on le retrouve, d'une discussion l'autre, au cours des différentes tables rondes.

 

 

« Pourquoi la Troïka a-t-elle mis en place cette politique d'austérité qui s'est avérée un échec complet ?, s'interroge l'économiste portugaise et membre de Bloco de Esquerda (Bloc de Gauche), Marianna Mortagua. Est-ce par incompétence ? Ou par volonté idéologique ? Je penche surtout pour la deuxième interprétation. » Ce ne sont pas les récents aveux du FMI qui vont la contredire, l'institution de Washington ayant concédé avoir commis de lourdes erreurs dans la mise en route des programmes d'austérité en Grèce (lire notre précédent article ici).

Le FMI a pourtant pris soin de rappeler les objectifs : l'institution financière n'exclut pas de nouvelles mesures budgétaires en 2015-2016. Que l'on se rassure, les prévisions de la Commission européenne, tombées le mois dernier, indiquent un retour à la croissance l'an prochain… Le gouvernement grec table lui aussi une timide reprise. L'OCDE en revanche prévoit une nouvelle année de recul du PIB en 2014, à -1,2 %.

Sur les stands de l'Altersommet, ces prévisions font plutôt sourire. Ce que les militants ont en tête, c'est surtout un taux de chômage record de 27 %, une population dont plus du tiers n'a plus aucune couverture santé, la progression vertigineuse de la pauvreté… La politique européenne est pointée du doigt : ce n'est pas tant l'euro qui est responsable de cette crise que la politique européenne, « ultralibérale et antidémocratique ». « Le principe de l'Union européenne n'était-il pas de créer un espace de libre-échange, et donc de privilégier les marchés privés sur le secteur public ? L'austérité est par principe au cœur des institutions actuelles de l'UE », assure l'économiste Ivan Ayala, membre de Econonuestra, un collectif d'économistes espagnols formé dans le sillage des Indignados.

Mais si les interlocuteurs s'accordent sur l'analyse de la crise, l'objectif, pour les 189 syndicats et mouvements sociaux présents sur le forum, est surtout de bâtir une alternative : transformer l'Union européenne, réguler l'économie financière, et pour cela, organiser la mobilisation internationale.

 

 

À l'horizon, les élections européennes de 2014

Pour cela, tout un travail a été effectué en amont : l'Altersommet, qui puise ses sources dans les forums sociaux européens nés à Florence en 2002, et dont la dernière édition s'est tenue à Istanbul en 2010, s'est doté d'une structure différente pour éviter les travers passés. Plutôt que d'organiser des discussions qui ne débouchent sur aucune conclusion, l'Altersommet a voulu recentrer le débat : toutes les organisations présentes se sont ainsi mises d'accord sur un « Manifeste des peuples ».

C'est le premier texte programmatique jamais établi à l'échelle européenne depuis le début des cures d'austérité. Il s'agit d'un ensemble de propositions concrètes (ce texte est à lire ici), où l'on retrouve par exemple la taxation des mouvements financiers, l'annulation des plans d'austérité entérinés en Europe avec la Troïka, la lutte contre la fraude et l'évasion fiscales, l'arrêt de la privatisation des services publics (dont le processus est déjà bien entamé en Grèce, lire ici et également là), le rétablissement des conventions collectives et du droit du travail… C'est la première fois depuis les mouvements des Indignés il y a deux ans, que différents courants opposés à l'austérité en Europe convergent, et ce, bien au-delà de l'Europe du Sud.

Dans les débats se pose toutefois la question des stratégies à adopter. Et là, les solutions avancées divergent. Une table ronde organisée avec les Économistes atterrés fait émerger ainsi plusieurs perspectives : créer une économie bimonétaire avec la mise en place de monnaies nationales en parallèle de l'euro ; relancer les dépenses publiques pour créer de l'emploi ; ou encore annuler la dette comme cela a été fait par exemple en 1953 pour 60 % de la dette allemande… Des syndicalistes ne cachent pas les difficultés de s'accorder sur une stratégie commune : « En fait, il s'agit de construire un mouvement social européen, résume Julien Réroir, syndicaliste FSU. Or nous avons des réalités nationales souvent désynchronisées, des agendas sociaux et politiques différents. »

En Grèce, les manifestations organisées chaque année par la Confédération européenne des syndicats, par exemple, n'ont jamais fait le plein : comment mobiliser à l'échelle européenne, sur des enjeux qui dépassent l'horizon quotidien ? C'est l'objectif de cet Altersommet : dégager une campagne à l'échelle du continent et non plus se cantonner à des rencontres et des échanges.

« L'agenda austéritaire est désormais évident en France, et les réseaux militants ont bien saisi depuis longtemps l'aspect européen de cette crise. Mais la mobilisation est encore faible », constate Julien Réroir. Pour Felipe Van Keirsbilck, l'une des têtes pensantes de l'Altersommet, par ailleurs secrétaire général du syndicat belge CNE, le manifeste marque toutefois une avancée importante : « Sa force réside dans sa taille : un texte court, qui se résume en une douzaine de propositions, pour gagner en efficacité. Certes, les propositions, prises séparément, ne sont pas très originales, certaines sont déjà formulées depuis des années, mais l'originalité tient à notre consensus. »

À un an des élections européennes, ces propositions pourraient bien faire du chemin et alimenter la campagne électorale l'an prochain. Le Parti de la gauche européenne (PGE), qui regroupe notamment le Front de Gauche, Syriza et Die Linke – et, au total, 27 formations politiques sur le continent – est d'ailleurs signataire du manifeste. Son président, Pierre Laurent, était présent à l'Altersommet aux côtés d'Alexis Tsipras, lui-même vice-président du PGE. Une manière de se préparer collectivement pour le prochain scrutin ?

 

Le leadership du mouvement Syriza

 

Alexis Tsipras et Pierre Laurent. 
Alexis Tsipras et Pierre Laurent.

« Le Parti de la gauche européenne partage entièrement les objectifs fixés par le manifeste, explique celui qui est aussi secrétaire général du PCF. Les listes que nous allons mettre en place pour les élections européennes porteront ces propositions alternatives. » Et dans cette campagne, Syriza aura un rôle évident. « Leur succès nous inspire : c'est le signal qu'un refus déterminé de l'austérité, accompagné d'une stratégie de rassemblement unitaire, peut conduire à des succès importants », dit Pierre Laurent.

Avec la perspective, peut-être, de pousser Alexis Tsipras à prendre le leadership de cette campagne ? «Nous sommes traversés par le débat sur la présentation, ou pas, d'un candidat à la présidence de la commission européenne. Si le parti se décide à le faire, alors que nous sommes très critiques sur cette institution, il y a évidemment beaucoup de monde qui espère voir Tsipras à cette place – ce qui paraît légitime, au regard de la force symbolique de Syriza», ajoute Pierre Laurent. Mais le principal intéressé ne s'est pas encore prononcé : ce sera tout l'objet des discussions des prochains mois, qui se concluront lors du congrés du PGE en décembre  à Madrid.

Pour les militants en tout cas cette question du leadership est toute théorique : « Tsipras a déjà une figure de leader au niveau européen, estime Dimitris Papanikolopoulos, militant des jeunesses du parti et chercheur en sciences politiques. Les autres gauches européennes peuvent s'inspirer du travail de Syriza, notamment son implication dans l'émergence de collectifs alternatifs et son soutien aux mouvements de solidarité. »

Natacha Theodorakopoulou, membre du bureau exécutif de Syriza, se veut plus prudente : « Il est certain que Syriza suscite beaucoup d'espoir pour les autres formations européennes, mais il n'est pas question de reproduire ce qu'a fait Syriza ici. Les réalités nationales sont différentes. Ce que nous nous fixons comme objectif, c'est de faire progresser la gauche partout, de convaincre les peuples que la gauche peut gouverner, qu'il y a une alternative possible. » Objectif : faire du PGE un véritable interlocuteur politique européen, « alors que ce rôle est jusqu'à présent confisqué par le PSE et le PPE », ajoute Pierre Laurent. 2014 sera une année cruciale pour cette gauche en progression.

 

 

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 16:50

 

 

Marianne

 Qu'est-ce qu'ils nous font manger ?

 Dimanche 9 Juin 2013 à 12:00

 

 Périco Légasse - Marianne

 

Comment résister à ceux qui empoisonnent nos assiettes en dénonçant ceux qui nous mentent sur l’étiquette.

 

Bien manger pour sauver la terre
Outre les récents scandales alimentaires ayant copieusement défrayé la chronique, il aura fallu les dizaines de statistiques alarmantes publiées par les défenseurs de l’environnement et les rapports accablants de nombreux organismes de santé pour comprendre que, d’ici quelques années, si des mesures drastiques ne sont pas prises au plus haut niveau pour corriger les dérives d’un système néolibéral faisant de la nourriture humaine la source de ses plus macabres profits, le principal souci de notre civilisation sera son alimentation.

La courbe démographique est déjà en train de s’inverser en même temps que les décès dus à des facteurs environnementaux et sanito-alimentaires sont en constante augmentation. Les anciennes maximes « dis moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es » et « on creuse sa tombe avec ses dents » ne se limitent plus désormais à l’individu mais à la société toute entière. Ce n’est plus seulement le comportement du simple consommateur qui déterminera l’évolution de la façon dont l’homme doit se nourrir mais une véritable prise de conscience collective apte à bousculer des pratiques dominées par la logique du marché.
   
Le premier combat des défenseurs d’une alimentation bonne, propre et juste, consiste à pointer les risques que courent ceux qui ne prennent pas le temps de lire l’étiquette ou l’emballage des produits saturés de chimie, ceux qui refusent d’admettre que l’industrie agroalimentaire, si soucieuse naguère d’accomplir des prouesses technologiques pour nourrir la planète, redouble à présent de malice pour multiplier ses profits financiers sur le compte de la santé publique. A l’heure de dresser l’inventaire de tout ce qui a généré un processus économique et social ayant conduit le monde occidental à s’éloigner de la nature pour s’engraisser, il convient de montrer du doigt le plus terrible ennemi de l’être humain du XXIe siècle : la grande distribution. Car c’est pour elle que le lobby agroalimentaire industrialise nos campagnes, étrangle les fournisseurs, éradique l’artisanat, et pour elle aussi que la télévision met du « temps de cerveau » à disposition des grandes marques. Le concept de la grande surface, lancé dans les années 1950 par un épicier du nom d’Edouard Leclerc, et qui fut une formidable innovation permettant aux revenus les plus modestes d’accéder à des produits jusque là interdits, s’est transformé en une machine à broyer le petit producteur par des tarifs d’achat le contraignant à négliger sa qualité s’il veut rester compétitif, et à aliéner les masses par une incitation à la surconsommation de denrées industrielles inutiles.

Nous n’avons pas de mots assez durs pour dénoncer les pratiques d’une maquerelle publicitaire qui, prête à tout pour parvenir à ses fins, n’hésite plus à prendre nos enfants par leur talon d’Achille en excitant leur basic instinct. Quand elle cible les plus jeunes, la publicité use et abuse des héros de dessins animés afin de promouvoir des produits de marque. Ainsi les clients de demain se font-ils truffer le crâne de messages nocifs et d’images vénéneuses, où les sucres les plus abjects, les graisses les plus immondes, les additifs les plus infâmes et les conservateurs les plus dégueulasses finissent lentement, mais sûrement, par intoxiquer les esprits et les organismes jusqu’à l’accident de santé. Un empoisonnement prémédité par des firmes sans scrupule sous l’œil inconsciemment complice de parents toujours ravis de satisfaire la fringale générée par un slogan ou  un spot « vu à la télé ». De quoi stigmatiser l’étrange collusion entre les chaînes de télévisions, la grande distribution et l’Ania (Association nationale des industries agro alimentaires), dont le lobbying auprès de la classe politique, des institutions et des médias obtient trop souvent gain de cause en contournant les dispositions sanitaires qui fâchent, c’est-à-dire celles qui réduisent les bénéfices des ogres que sont, entre autres empoisonneurs publics, les marchands de boisson éduclorées. Le cas du rejet de « l’amendement Nutella » (qui prétendait taxer les aliments surdosés en huile de palme) par Marisol Touraine, Ministre socialiste de la Santé, en est le dernier exemple.
     
L’inventaire serait trop long à dresser ici, mais il faudra un jour jeter en juste pâture à l’opinion publique la liste des marques vérolées afin qu’elle s’en saisisse et, sans violence ni agressivité, s’en détourne avec le mépris qui sied à une victime abusée. Tout dépend de la capacité des défenseurs de la « bonne bouffe » à informer le citoyen consommateur des dangers qui le guettent sur les rayonnages chamarrés et multicolores de la grande Babylone distributrice. Il serait également temps de donner le coup de grâce à l’hygiénisme imbécile d’une réglementation européenne dictée par les lobbies bureaucratiques de la frigidité alimentaire anglo-saxonne. A quel genre d’aberrations cela peut-il aboutir ? Citons, parmi d’autres, le cas des « ovoproduits », destinés à remplacer l’œuf du poulailler, dont la coquille peut tuer, du fait d’avoir été pondu… Il s’agit de jaunes et de blancs d’œufs conservés séparément sous forme liquide, concentrée, surgelée ou en poudre. Ou mieux encore, des œufs durs écalés par des machines vendus sous forme de bloc dans lesquels les rondelles sont déjà prétranchées et précalibrées. Sans oublier, bien sûr, les omelettes, les œufs brouillés ou mollets, vendus en barquettes et prêts à l’utilisation. Ceci n’est qu’un exemple de ce qui se met en place au nom de la santé publique pour muer la poule de basse-cour en poule aux œufs d’or de la batterie agroalimentaire. On en passe et des bien pires qui pullulent en douce dans nos assiettes.
         
Des horreurs alimentaires de la sorte, nos satrapes de la Commission européenne nous en servent à la louche, jusqu’à satiété, voire indigestion, tout en faisant en sorte de masquer la vérité et de déréglementer au maximum, avec la pugnacité de ceux qui savent que, plus les populations prendront la peine de s’informer sur leurs besoins nutritionnels et de s’inquiéter du contenu de leur assiette, plus les industriels, les distributeurs et les communicants veilleront à les respecter. Mais pour cela, l’info doit-elle encore circuler. Or, si certains médias, dont Marianne, participent activement à cette prise de conscience, d’autres, comme C dans l’air, émission pourtant longtemps vigilante et qui n’est plus que l’ombre d’elle même, ont décidé de poser un couvercle sur les problèmes de malbouffe, la production considérant certains thèmes contraires aux intérêts de la « bien pensance » en vigueur sur le service public. A bon auditeur et téléspectateur salut.

Enfin, que l’on arrête de dire que bien manger coûte cher. Pour peu que l’on se donne un peu de temps et de volonté pour y arriver, on peut se nourrir aujourd’hui en France pour quelques euros. Au-delà des pâtes, rien n’est moins coûteux et facile à réaliser à la maison, en peu de temps, qu’une soupe de légumes, une omelette aux lardons, un hachis Parmentier, des endives au jambon, un gratin dauphinois, un petit salé lentilles ou un merlan meunière à 3 ou 4€. Le reste n’est qu’intox du néolibéralisme empoisonneur de supermaché. La propagande consumériste qui incite à consacrer un minimum d’argent et un minimum de temps à son alimentation cherche en fait à imposer une nourriture désolante tout en laissant le client rivé devant son écran de télé pour qu’il enregistre ses consignes. Ceux qui refusent de s’en émanciper sont les complices du monstre qui les dévore en polluant la planète. Manger en conscience pour sauver la Terre est à la portée de tout le monde. Il y va du salut de l’humanité.
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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 17:09

 

 

GRATIFERIA AVIGNON

 

Vide grenier gratuit / Zone de gratuité + ateliers échanges de savoir-faire (venez participer aux ateliers proposés et osez proposer le votre !)

Le Samedi 8 juin de 10h à 18h (pique-nique partagé le midi)

buvette sur place

En ceinture verte d´AVIGNON Chemin de la transhumance/chemin de la digue par le rond-point CAPSUD ou le Moulin Notre Dame (suivre le fléchage "LEOPART" et "GRATIFERIA")


 

 

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 14:02

 

Slate.fr

Publié le 30/05/2013
Mis à jour le 30/05/2013 à 16h41

 


Le journaliste Emmanuel Daniel va se lancer mi-juin dans un tour de France des alternatives et partir à la rencontre de ceux qui construisent aujourd'hui le monde de demain.

 

 

© Florian Le Bricon

- © Florian Le Bricon -

 

Révolution. La simple évocation de ce mot provoque des poussées d'urticaire chez de nombreux Français. Dans l'imaginaire collectif, il est étroitement associé aux têtes coupées, au sang versé, à la Terreur. La révolution fait peur au point que, pour beaucoup d'entre nous, elle n'est pas souhaitable.

Pourtant, l'explosion de la pauvreté et des inégalités, l'indécence des élites, les dérives oligarchiques de la République, la destruction de la planète et l'érosion du lien social la rendent nécessaire. Les dernières décennies nous ont en effet montré que les réformateurs ont échoué. Que les tentatives de moralisation du capitalisme et des pouvoirs publics ne sauraient suffire à remettre sur de bons rails un système capitaliste qui produit mécaniquement misère et exploitation.

Pour autant, il n'y a pas grand-chose à attendre d'un Grand Soir. D'abord parce que sa tenue est tout à fait hypothétique, mais surtout parce toutes les révolutions brutales ont été (au moins partiellement) vidées de leur substance par des contre-révolutions. En effet, si la révolution n'est le fait que de quelques individus politisés qui galvanisent la colère populaire, elle ne peut atteindre durablement son but.

De l'inutilité du coup de balai

Si elle n'est pas initiée et portée par le peuple, on reviendra bien vite au point de départ, car une fois le coup de balai passé et la colère populaire apaisée, nous retomberons progressivement dans l'apathie et accepterons à nouveau la domination de quelques-uns... jusqu'à l'insurrection suivante, et le remplacement de l'ancienne élite par une nouvelle.

C'est pourquoi la révolution est une chose trop sérieuse pour être laissée aux seuls révolutionnaires. Elle doit être le fait de la majorité aujourd'hui silencieuse et résignée. Une majorité de révolutionnaires sans fusils, armés seulement d'un profond désir de changement. Pas d'un simple changement de majorité, mais de paradigme. La révolution de demain devra être celle des consciences. Elle ne devra pas être portée par un homme providentiel, mais s'appuyer sur une masse critique suffisante pour impulser un nouveau souffle à nos sociétés. Des femmes et des hommes qui ne seront plus guidés par le triptyque production, consommation, ostentation mais par le désir d'évoluer dans une société conviviale, libérée de la religion de la croissance et du travail contraint.

Décoloniser notre imaginaire

Parler d'une révolution n'est d'ailleurs pas tout à fait juste. En réalité, elles devront être multiples. Les Bastille à reconquérir sont intérieures et elles sont aussi nombreuses qu'il y a de citoyens en France. Et le caractère non-violent de ces révolutions ne les rend pas aisées pour autant. Le chemin sera long et fastidieux tant nous avons intériorisé le fonctionnement capitaliste, l'exploitation et «la guerre de tous contre tous» qui lui sont inhérents. «Décoloniser notre imaginaire», pour reprendre l'expression de Paul Ariès, prendra du temps. Car comme le disait Keynes, «la difficulté n’est pas de comprendre les idées nouvelles, mais d’échapper aux idées anciennes».

La bonne nouvelle est que le changement de paradigme est déjà en cours. De par le monde éclosent des milliers de «révolutions tranquilles», et la France n'est pas en reste. De part et d'autre du pays, de simples citoyens montrent non seulement qu’un autre monde est possible, mais aussi que celui-ci existe déjà. Ils créent des monnaies locales et des circuits courts, mettent en place des coopératives avec des écarts de salaire réduits, remettent au goût du jour les notions de partage et de don... La multiplication de ces utopies concrètes prouve que les alternatives sont nombreuses et réalisables.

Sur la route des utopies concrètes

En effet, crises aidant, la solidarité et le partage redeviennent d’actualité, tandis que se dessinent de nouveaux modes de consommation et de production, plus respectueux de l’homme et de la nature. Chaque jour, des femmes et des hommes s'engouffrent dans les brèches laissées ouvertes par les échecs du libéralisme comme de l’Etat providence. L'économie, la politique, l'environnement,  la santé, le logement, l'éducation, la culture... Aucun domaine n'échappe à ces révolutionnaires de l'ombre qui agissent par simple volonté d'améliorer leur vie et celle de leurs proches, souvent au-delà du clivage gauche/droite traditionnel. Les sociologues les appellent les «créatifs culturels» et, ils représentent déjà 17% de la population française.

Ces initiatives, bien que nombreuses et diverses, sont mal connues du grand public car encore trop peu médiatisées.

C'est pourquoi je vais me lancer mi-juin dans un tour de France des alternatives et partir à la rencontre de ceux qui construisent aujourd'hui le monde de demain. J'ai choisi de m'intéresser à cette lame de fond qui pourrait bien se transformer en tsunami. Pendant près de six mois, je publierai une cinquantaine d'articles présentant des initiatives concrètes et ancrées localement. Ce n'est pas un tour de France des bonnes nouvelles, mais une volonté de mettre en avant ces projets subversifs qui questionnent et fragilisent les piliers idéologiques du vieux monde, individualiste et utilitariste.

Donner l'envie d'agir

L'idée est de donner de la visibilité à ces projets, de les aider à germer afin qu'ils puissent polliniser l'ensemble du territoire. Faire que chacun s'inspire des expériences menées partout en France pour les mettre en pratique chez lui mais aussi réalise qu'il n'est pas seul sur le chemin de la transition. En m'engageant sur la route des utopies concrètes, je compte redonner espoir et envie d'agir à ceux qui me liront et qui se sentent impuissants face à l'étendue de la tâche à accomplir. Espoir d'autant plus réaliste que les solutions proposées sont ancrées dans le réel et n'impliquent pas qu'un quelconque parti politique s'en saisisse. Il suffit que les citoyens se convainquent eux-mêmes de la nécessité et de leur capacité d'agir et fassent leur cet adage de Gandhi: «Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde.»

Et le changement ne pourra venir que d'en bas. C'est cette conviction qui m'a poussé à prendre mon sac à dos et à rencontrer ces explorateurs de possible. Il serait en effet illusoire de croire que l'élection de tel ou tel représentant aboutira à l'établissement d'un monde nouveau.

Devenons des citoyens et non des électeurs

Déconnectée de notre réalité, prisonnière de logiciels de pensée partisans et obnubilée par la conquête ou la conservation du pouvoir, la classe dirigeante a largement prouvé son incapacité (ou son absence de volonté) à œuvrer pour le bien commun. L'élection ne suffit donc plus. Car se contenter de glisser un bulletin dans l'urne, c'est se déculpabiliser. Se convaincre que notre devoir de citoyen est accompli, alors qu'en réalité, nous n'avons fait que remplir notre tâche d'électeur. Notre conception du devoir ne devrait pas se limiter à attendre que d'autres décident et fassent le travail pour nous. En tant qu'individus responsables, il nous incombe de reprendre en main les problématiques qui nous concernent.

Et nous sommes en mesure de le faire. En nous approvisionnant auprès de producteurs locaux plutôt qu'auprès de multinationales, nous contribuons à relocaliser l'économie. En créant des coopératives, nous reprenons en main les outils de production et rendons l'entreprise démocratique. En finançant l'économie locale, via l’épargne solidaire, nous facilitons la création de richesses, d'activité économique et de lien social près de chez nous. Quand un village finance ses propres éoliennes, il retrouve son autonomie énergétique. Et quand un autre met en place des instances de démocratie directe, il revitalise la démocratie et participe à la repolitisation des habitants.

La révolution est en marche

Cette liste des actions concrètes à mener pour se réapproprier nos vies n'est bien sûr pas exhaustive. Des milliers de citoyens, regroupés en collectifs plus ou moins formels ou en associations (comme les Colibris de Pierre Rabhi et leurs 60.000 membres) en expérimentent de nouvelles chaque jour. Ces avant-gardistes ont bien compris que nous ne pouvons plus attendre, lâchement, que le monde change sans que nous ne fassions quoi que ce soit en ce sens.

Car «c'est quand chacun d'entre nous attend que l'autre commence que rien ne se passe», soulignait l'Abbé Pierre. De plus en plus de Français en sont conscients. C'est ce que je compte montrer grâce à ce tour de France des alternatives. Et je peux affirmer, sans avoir peur de me tromper, que la seule révolution possible, celle des consciences, est en marche. Et il ne tient qu'à nous de la faire aboutir.

Emmanuel Daniel


Plus d'informations sur mon tour de France des alternatives: le site et la page Facebook

 

 

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 21:14

 

Gard-Linux.fr

 

 

 

  Install-Party: le samedi 1er juin,

Médiathèque du Carré d'Art - Nîmes


Affiche de l'Install-Party du 1er juin 2013 à NîmesBonjour à tous,

Une Install-Party va avoir lieu à la Médiathèque du Carré d'Art !

Organisée conjointement par Carré d'Art Bibliothèques et par Gard-Linux, elle se tiendra

:

  • de 10 heures à 17 heures, espace numérique de la Bibliothèque Adultes
  • de 14 heures à 16 heures, Bibliothèque Enfants

 

Que vous soyez:

  • curieux de voir de quoi il s'agit
  • intéressé pour mettre en pratique
  • ou passionné désireux d'accompagner des débutants

 

Si Linux vous intéresse un tant soit peu, alors pas d'hésitation, c'est le grand rendez-vous Linux dans le Gard !

Discussions, documentations, connaisseurs, mais aussi pourquoi pas installation sur place, au sein de la Biliothèque du Carré d'Art !

 


 

Intéressé par l'installation ? Alors voici la marche à suivre:

  1. Inscrivez-vous, à l'adresse mail: info@gard-linux.fr
  2. Récupérez la Charte de l'Install-Party; lisez bien les recommandations
  3. Choisissez votre distribution: Ubuntu, Rosa - Mandriva, Debian, ...
  4. Le jour J, venez avec votre matériel et la charte signée
  5. Et c'est parti pour l'aventure ! A la découverte de Linux !
  6. Content, pas content ? Remplissez le questionnaire de satisfaction et déposez-le dans la boîte en repartant

Des questions ? Avant, pendant, après l'installation ? N'ayez aucune hésitation à nous contacter: par mail, ou sur le forum de ce site.

 


 

Et pour les enfants ?

Une présentation de Doudoulinux sera faite à la Bibliothèque enfants de 14 heures à 16 heures. Venez avec votre (vos) enfant(s) ! Mais attention, pour que l'ordinateur de Maman ou Papa ne court aucun risque, démarrez votre ordinateur sur la clef USB Doudoulinux Live. Venez avec une clef USB vierge (4 Go minimum).

 


Alors, à bientôt, rendez-vous ce 1er juin, autour de Linux et des Logiciels libres !

 

 

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 20:36

 

Leberry.fr

  -Cher > Pays de Vierzon > Vierzon 28/05/13 - 12h50

 

Déjà une vingtaine de mains vertes comptent proposer d’incroyables comestibles à qui passera devant leur domicile le 1 juin. - cmarilleau

Déjà une vingtaine de mains vertes comptent proposer d’incroyables comestibles à qui passera devant leur domicile le 1 juin. - cmarilleau

Le concept fait un carton en Angleterre. Alors pourquoi pas à Vierzon ? Il vous suffit de proposer d’incroyables comestibles à votre balcon, votre fenêtre…

L'idée d'Incroyables Comestibles (*) peut paraître saugrenue et pourtant, elle est chargée de symboles et bien plus concrète qu'on ne peut l'imaginer.

« Le 1 er juin, vous installez devant chez vous, sur votre espace privé donnant sur la voie publique, un bac dans lequel vous plantez ce qu'il vous plaît. Des légumes, des fruits, des fleurs… Avec le panneau "nourriture à partager, servez-vous, c'est gratuit". Et si ça marche bien, on le fera tous les mois. »

 

Rendez-vous le 1er juin devant chez soi avec des contenants originaux

Nathalie Averty croit en son projet, monté avec son amie Charlotte Billon, avec qui elle avait lancé une association pour le maintien d'une agriculture paysanne (Amap) il y a quelques années à Vierzon. L'esprit est le même : mieux manger, partager, penser circuits courts. L'autosuffisance des territoires, la production locale respectueuse de l'environnement et la gratuité sont mises en valeur : « Changer et essayer un autre modèle, celui du partage, de l'abondance et de la solidarité. Pas seulement parce qu'on est en temps de crise, mais aussi pour changer le rapport entre les gens. »

Et Nathalie Averty d'arguer : « Certains ont de beaux jardins et trop de légumes, d'autres ne peuvent même pas semer parce qu'ils ont toujours vécu dans des immeubles… On veut que la journée soit vraiment l'occasion pour les gens de se parler autrement. Ce n'est qu'une petite graine semée dans la terre de nos idéaux, mais c'est une graine ! Le principe existe déjà avec les livres mis à disposition dans des lieux publics. »

Nathalie et Charlotte ont utilisé leur réseau amical pour donner envie à un maximum de personnes de participer à cette grande opération de plantation. Mais elles espèrent bien que d'autres habitants leur feront la bonne surprise de jouer le jeu. Le jour même, elles auront bien sûr mis à disposition leurs propres incroyables comestibles et arpenteront les rues de la ville pour prendre en photo les plus belles offrandes alimentaires.

Avis à ceux qui souhaitent se démarquer : un concours est lancé pour concocter le plus beau contenant à légumes ou à fleurs. « Nous avons envie que les gens s'amusent. L'événement étant déjà original et joyeux de par la manière dont on propose les comestibles, autant que les récipients le soient aussi ! », explique Charlotte. Briques de jus d'orange, bassines, chaussures… Tout est bon pour supporter les futures plantations.

Les deux initiatrices aimeraient rendre hommage aux inventeurs anglais du concept en reproduisant le support original de pousses de ciboulette qui a rendu célèbre l'opération, à savoir des escarpins rouge vif… « Si vous avez des chaussures à talons similaires, ce serait super pour qu'on fasse, nous aussi, une photo ! »

Après un premier appel dans leur réseau privé, les deux femmes se sont rendu compte que beaucoup de futurs participants se demandaient quoi planter. « On est conscient qu'en ce moment, rien ne pousse. Ce qu'il faut voir, c'est la symbolique du projet… Mais on peut sans aucun problème mettre à disposition des fleurs ou des légumes de son jardin. »

« Il ne faut pas attendre que la solidarité revienne grâce à un parti politique, il faut que les gens s'approprient leur façon de manger et de produire », assure un habitant de Massay qui compte présenter des comestibles devant sa maison de ville.

Et Charlotte d'ajouter : « Dans ce même esprit, on aimerait que les arbres plantés par notre municipalité soient des fruitiers, pour que chaque habitant qui paye ses impôts puisse se servir en fruits. On devrait avoir ce droit de regard. Cela se fait déjà à Saint-Laurent et ça marche très bien. »

 

Christelle Marilleau

 

(*) De plus en plus de villes françaises tentent l'aventure. Plus d'informations sur le site incredible-edible.info.

PratiqueUn pique-nique est organisé pour réunir tous les participants aux jardins partagés, rue du Grand-Clément, le 1 er juin. Contacts pour les escarpins : Charlotte Billon au 02.48.71.42.14 et Nathalie Averty au 09.51.91.08.00.

 


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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 15:39

 

 

Une mésaventure qui se termine bien...


 

Ca nous arrive à tous, l'ordinateur qui tombe en panne . Le mien n'a pas fait semblant, il y a eu comme une "explosion", une odeur de brûlé, tout a disjoncté et l'écran est devenu noir... horreur, pas de sou et besoin de mon ordi.


Le lendemain j'avais RV avec ma conseillère pôle emploi (jusqu'à présent nos rencontres ressemblaient plutôt à un disours de sourds, d'un côté des effectifs à remplir à n'importe quel prix sous la pression d'une direction dépassée, de l'autre une chômeuse rebelle qui parle d'éthique et n'est pas prête à faire n'importe quoi juste pour être sortie des listes de demandeuses d'emploi...) mais oh bonne surprise, on vient de m'attribuer une nouvelle conseillère HUMAINE ET A L'ECOUTE ! Incroyable et pourtant !  Je lui raconte ma mesaventure avec mon ordi et en profite pour lui demander si par hasard elle ne connaîtrait pas un réparateur pas cher et sérieux. La voilà qui cherche dans sa mémoire, elle  a entendu parlé une association solidaire (elle a compris mes affinités). Elle recherche avec sérieux leurs coordonnées. Bingo ! C'est à Vauvert (20km de Nîmes, mais le mot solidaire prend toute son ampleur.) Je les appelle en sortant de mon RV et m'y rends directement...


Je suis accueillie par une jeune femme tout à fait avenante, qui m'explique comment ça marche. Je leur laisse ma tour et sous 48h un devis sera réalisé. Je paie 35€ qui seront déduits de ma facture si je fais réparé la panne (à priori, comme je l'avais pensé, c'est l'alimentation qui semble avoir lâché mais on est sûr de rien) ! Je rencontre une partie de l'équipe, j'en profite pour leur demander s'ils n'embâuchent pas. Malheureusement comme la plupart des sructures solidaires ils n'en ont pas les moyens et se bataillent déjà au quotidien pour payer toutes leurs charges, dômmage mais revenons à nos moutons.


Dès le lendemain matin coup de fil de leur part, l'ordi est réparé (déjà,!.), c'était bien l'alimentation! Ils en ont profité pour me rajouter un peu de mémoire vive (cadeau...). 2 h après je partais récupérer ma tour en parfait état de marche avec de précieux conseils "pensez à sauvegarder vos documents, votre carte mère risque de bientôt lâcher mais ça peut tenir encore un peu. Et s'il le faut, on pourra vous la changer ou vous procurer un autre ordinateur pour moins de 100€ garanti 3 mois.  Fin de l'histoire. J'ai rencontré une belle équipe sérieuse et compétente et repars le coeur léger et enjoué de ces belles rencontres avec une envie folle de faire profiter à tous ceux que je rencontrerai de cette belle découverte. Voici donc leurs coordonnées : 

 

Ils recyclent, réparent et vendent des ordinateurs pas chers (n'hésitez pas à leur apporter le matériel dont vous n'avez plus usage, cela servira sûrement à d'autres)

Ils vendent aussi de l'éléctroménager  Machine à café, lave-linge, TV etc...

 

 

 

C.R.D.3.E

154, Ave Ampère 30600 Vauvert
  

 Tél :  04 66 88 12 86

 

Ouvert de 9h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00


Réparation d'ordinateurs et d'équipements périphériques

crd3e.com 

Collecte et Recyclage de parc informatique au rebut ou obselete COLLECTE OFFERTE* pour le matériel au rebut potentiellement réutilisable en tout (équipt. complet) ou partie (pièces détachées) Frais de prise en charge offert : offre de bienvenue -INTERVENTION ENVIRONNEMENTALE- CONTACT : . / crd3e.vauvert@wanadoo.fr Installation Classée pr la Protection de l’Environnement

 

Vente & Réparation Ordi PC informatique TV Lcd Led Plasma, audio hi-fi - Ordinateur PC Rénové Garanti à partir de 70 € (avec clavier + souris), - Cafetière expresso + dosette type senseos + capuccino à 39 € (au lieu de 102 €), - Lave linge, défaut d'aspect, à partir de 149 € (au lieu de 279 €),

Domaine d'expertise et Historique

SOLIDARITE, COMMERCE & ARTISANAT = DEVELOPPEMENT DURABLE

 

TV Lcd Led, PC Ordi Mac, console jeux / Réparation et Vente Rénovée Garantie ; -Collecte Informatique au rebut D.E.E.E.*, -Entreprise Solidaire et d'Insertion conventionnée par lÉtat et Agrée Préfecture Direction Régionale de l'Entreprise, Consommation, Concurrence, Répression des Fraudes, Travail et Emploi -DIRECCTE L.R.- pour un public en difficulté, spécialisée dans la collecte, le réemploi et le recyclage de D.E.E.E. ou D3E (*Déchets dÉquipements Électriques et Électroniques). Bienvenu.

 

Produits et services

TV LCD ou Plasma
120,00€ Catégorie : Multimédia
Ecran de TV lcd ou plasma d'occasion rénové garanti, fourchettte de prix moyenne de 120 à 500 €

Membres de l'équipe

CAPDEVILLE 04 66 88 12 86 Directeur 0977582735 Représentant légal de l'Entreprise Solidaire et d'Insertion.

C.R.D.3.E est une société basée à Vauvert (Gard) en région Languedoc-Roussillon

 

 

                                                                           *****************************************

 

crd3e.com 

 

Bienvenue chez CRD3E, votre magasin spécialisé en électronique à Vauvert

En tant que magasin spécialisé dans le domaine de l'électronique, nous vous dévoilons sur ce site bon nombre d'informations relatives à notre gamme de produits et services.

Vous avez besoin d'une certaine technologie pour votre domicile ou cherchez de l'aide pour son installation ? Vous souhaitez pouvoir compter sur un partenaire spécialisé compétent, amical, honnête et bon marché ?

 

Adressez-vous à nous, nous sommes là pour ça !

Vous êtes un particulier ?

VENTE ET REPARATION TV INFORMATIQUE RENOVE GARANTI : Vos souhaits et besoins sont au cœur de nos préoccupations. Nous vous conseillons de manière compétente sur les technologies et produits récents. 

Nous mettons à votre disposition un espace de conseil personnalisé, ainsi que de vente, de réparation et de collecte de vos appareils électroniques.

Vous êtes un professionnel ?

COLLECTE DE D.E.E.E., RECYCLAGE ET REEMPLOI D'EQUIPEMENT ELECTRONIQUE :Notre équipe saura répondre à toutes les attentes d'un professionnel. Nos techniciens ainsi que notre stock de pièces détachées toutes marques permettent des délais très courts pour la réparation, la revalorisation de vos appareils, ainsi que les conseils sur l'avenir de votre matériel.

Notre réseau de collaborateurs nous permettent de répondre à tout type de demande, donc n'hésitez plus !

 

 

 

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 12:44

 

 

Le Monde.fr

 

Le Monde.fr | 26.05.2013 à 12h25 • Mis à jour le 26.05.2013 à 12h29

Par Hervé Kempf

 
 
Comme dans treize autres régions françaises, des groupes de citoyens lillois ont discuté de l'énergie, samedi 25 mai, suivant une méthode danoise de démocratie participative.

Lille, envoyé spécial. "On est obligé de tout calculer. Avant, on ne réfléchissait pas." Marise confirme : "On n'est plus dans le même contexte économique." Brigitte reprend : "On ne peut plus se laisser vivre, il faut faire attention aux dépenses énergétiques."

Cela discute ferme, ce samedi 25 mai, dans une grande salle du conseil régional du Nord Pas-de-Calais où se déroule, comme dans treize autres régions de France, la "Journée citoyenne du débat sur la transition énergétique". Ce débat a été engagé depuis plusieurs mois par le gouvernement, mais en dehors des entreprises du secteur, des experts et des écologistes, presque personne n'est au courant de son déroulement. Alors cette journée citoyenne permet de faire entendre la voix des "citoyens", alias "vraies gens" ou la "France d'en bas". Et ce que disent les gens est concret et réfléchi.

A une autre table, on discute des travaux d'économie d'énergie. "Le problème, dit Olivier, professeur, c'est qu'on calcule l'investissement à un instant T, mais que le prix de l'énergie change beaucoup et peut le remettre en cause. – Mais si le prix de l'énergie augmente, dit Véronique, cela vaut le coup d'investir. – Le coût de la facture reste le même, après travaux, parce que le prix augmente, résume Patrick, réanimateur cardiaque. – Tes dépenses dérapent moins vite, conclut Olivier, même si les factures d'énergie ne font plus qu'augmenter."


UNE MÉTHODE MISE AU POINT AU DANEMARK

Ces discussions animées n'ont pas lieu par hasard. Le débat est organisé selon une méthode mise au point au Danemark il y a deux décennies, afin de faire participer les citoyens de manière informée aux choix technologiques. La journée du 25 mai a d'ailleurs été supervisée par des membres du Danish Board of Technology (Bureau danois de la technologie), qui a mis au point la méthodologie, afin de s'assurer que son déroulement respecte les règles de cet outil qui a fait ses preuves. Les citoyens ont été choisis au hasard, mais en veillant à ce que les groupes soient à peu près représentatifs de la population : sexe, âge, catégorie sociale, lieu d'habitation (rural ou urbain), etc. Ils sont volontaires et bénévoles.

La méthode de débat a été mise au point au Danemark il y a vingt ans, afin de faire participer les citoyens aux choix technologiques.

Avant la journée de débat, ils ont reçu une formation, sous forme d'un livret pédagogique sur l'énergie, écrit par un comité pluraliste pour veiller à ce que le discours ne soit pas orienté dans un sens ou dans l'autre. La journée de débat suit elle-même des règles précises : les citoyens sont répartis sur diverses tables en groupes de six à huit. Ils vont discuter successivement de quatre thèmes ("pourquoi la transition énergétique", "comment maitriser la consommation d'énergie", "quels choix stratégiques opérer", "comment faire").

A chaque séquence, la composition des tables est redistribuée. A chaque table, un facilitateur anime la discussion, pour faire parler tout le monde et veiller à ce qu'on reste centré sur le thème. Enfin, un questionnaire est distribué à chaque citoyen : à la fin de chaque séquence, un temps est réservé pour le remplir. Tous les questionnaires sont collectés, les réponses sont saisies par les organisateurs, qui les renvoient au centre national, et celui-ci agrège les données et les analyse.

Ainsi, par exemple, se sont retrouvées à Lille Brigitte, mère au foyer, Brigitte, professeur des écoles retraitée, Marise, docteur diabétologue, Christophe, chauffeur-cariste, et Eliane, retraitée. On a surtout parlé du coût de l'énergie. Pour Brigitte, "il faut fabriquer l'énergie d'une autre façon, parce qu'on ne va pas revenir à la bougie ni pédaler dans le garage".

 

"NOUS ON RÉFLÉCHIT, MAIS ON DIRAIT QU'AU-DESSUS, NON"  

L'ambiance n'est pas à se plaindre, mais plutôt à chercher des solutions : par exemple, il serait bien qu'EDF informe clairement sur les heures creuses et pleines pour qu'on puisse mieux répartir la consommation ; Eliane raconte les avantages de sa Toyota hybride, qui lui permet de moins consommer d'essence ; Christophe explique qu'il refait lui-même l'isolation de sa maison – il en est aux combles après avoir changé les fenêtres ; Brigitte observe que les nouvelles maisons sont souvent mal orientées par rapport au soleil.

La discussion s'élargit : "Il y a trop de nucléaire, estime Marise. Le proverbe dit bien qu'il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier. La diversification est une nécessité, et il ne faudra pas relancer un seul truc à la place du nucléaire, mais faire plein de petites choses." Il reste que, observe Brigitte, "on n'a pas l'impression d'avoir de l'influence à notre niveau. Nous on réfléchit, mais on dirait qu'au-dessus, non. Il n'y a pas de politique globale, alors que tout devrait aller dans le même sens". Mais la clochette retentit, il faut arrêter de discuter et remplir le questionnaire.

Une rapide pause café, et les tables se reforment. Sur la question des choix stratégiques, par exemple, Michel, Johan, Annie, Caroline et Geneviève rebondissent des risques d'accident technologique à la pollution et au changement climatique. Les points de vue ne concordent pas toujours. Pour Michel, ingénieur du pétrole, l'accident est évitable si les installations sont bien conçues et bien entretenues.

Mais pour Caroline, comptable, la santé et la pollution sont une préoccupation essentielle : "La production d'énergie engendre des déchets qui ont des effets néfastes." Tandis qu'Annie, institutrice retraitée, s'intéresse aux créations d'emplois que pourrait générer la transition énergétique, Geneviève insiste sur le climat : "l'aggravation du changement climatique, ça c'est le gros problème. Pour moi, le rêve serait que la France atteigne son objectif de réduction des émissions de gaz."

Tout s'enchaine sans anicroche, et les citoyens jouent le jeu, engagés et réfléchis. Pourquoi tant de sérieux ? "Parce que je suis content qu'on nous demande notre avis, dit Olivier. Autrement, il y a les élections tous les cinq ans et on n'a rien à dire. Là, on peut s'exprimer."

A Paris, pendant ce temps, dans une salle du ministère de l'écologie, une équipe rassemble les résultats des questionnaires envoyés de toutes les régions. Elle se félicite aussi du succès de l'opération, une première en France : partout, on a joué le jeu, les citoyens sont venus et participent activement.

 

DELPHINE BATHO ACQUIESCE : RÉSULTATS PUBLIÉS LE SOIR-MÊME

La ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, Delphine Batho, arrive dans la salle. Elle se demande s'il ne faudrait pas retenir les résultats jusqu'à lundi, afin de les présenter en conférence de presse. Sans explication, craint-elle, les journalistes pourraient prendre les résultats de la journée comme ceux d'un sondage. Or, ce n'est pas un sondage, puisque les citoyens ont délibéré de manière réfléchie avant de formuler leur analyse. Mais les praticiens de la méthode lui expliquent qu'il faut mettre les résultats en ligne le soir-même, comme annoncé : il ne s'agirait pas de donner aux citoyens le sentiment qu'ils ont été instrumentalisés et qu'on ne respecte pas le plan prévu.

La ministre acquiesce : les résultats seront en ligne dans la soirée, et une présentation détaillée aura lieu lundi 27 mai. Le représentant du Danish Board of Technology approuve : "C'est la bonne méthode." Et cette synthèse, que dit-elle, justement ? Que la transition énergétique est perçue comme une chance, plutôt que comme une contrainte. Elle est nécessaire pour réduire la pollution et protéger l'environnement, ainsi que pour réduire les importations, qui pèsent sur l'économie française. Un fort désir d'économiser l'énergie – pour limiter les dépenses – émerge aussi.

Encore faut-il que les solutions techniques existent et que l'Etat les soutienne par des dispositifs fiscaux appropriés. Enfin, alors que le nucléaire est peu présent dans le débat – un effet de la formulation des questionnaires qui l'évacuaient presque –, l'idée de création d'emplois par la transition énergétique et le souhait de relocaliser la production d'énergie apparaissent nettement.

Tout ceci influencera-t-il le débat global sur l'énergie ? Il aura en tout cas permis de faire entendre d'autres points de vue que celui des lobbies qui pèsent lourdement sur le processus. En tout cas, l'expérience montre que "ceux d'en bas" réfléchissent, ont des choses à dire, et sont ravis de pouvoir l'exprimer.

Hervé Kempf

 

 
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