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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 07:49

 

 

Source : http://consocollaborative.com

 

Déjà 11 supermarchés coopératifs en France, rejoignez le vôtre avec cette carte !

 

 

Le 29 novembre 2016

A propos de l’auteur Come Bastin

Guetteur d'innovations sociales, technologiques et environnementales, j'écris pour Ouishare, Socialter, WeDemain et parle sur Nova. Suis de près l'économie collaborative et les mutations du capitalisme. Prix Reporters d'Espoirs 2015.

 

 

http://consocollaborative.com/content/uploads/IMG_0846.jpg

Partout en France, des supermarchés coopératifs se préparent à ouvrir leurs portes. Réalisée avec les coopératives de Bordeaux, Toulouse et Bayonne, une carte les répertorie déjà. Entretien avec Céline Laporte, coordinatrice de la Chouette Coop à Toulouse.

Voir en plein écran

 

celine-laporte

Céline Laporte, un des six coordinateurs de La Chouette Coop, à Toulouse

 

C’est quoi un supermarché coopératif ? Y a-t-il une ou des définitions ?

C’est tout simplement un supermarché où il n’y a pas de clients mais des coopérateurs. Chaque coopérateur achète et possède une part du magasin et donne 3 heures de son temps tous les mois pour le faire fonctionner. En retour, il accède à un supermarché où l’on trouve tous les produits du quotidien, de l’alimentaire au détergent, à des prix plus accessibles. Les coopérateurs sont également acteurs du supermarché puisqu’ils peuvent choisir les produits qui composent les rayons, et privilégier la qualité, les petits producteurs. En résumé, c’est donc payer moins cher et reprendre le contrôle sur son alimentation en échange d’un petit peu de travail.

Vous êtes coordinatrice pour La Chouette Coop, un supermarché coopératif qui va bientôt ouvrir à Toulouse. Comment cela va t-il se passer ?

Dans le supermarché coopératif historique de New York ils sont 17 000 car ils existent depuis 1960 ! Nous sommes en train de rassembler 1500 coopérateurs et nous comptons proposer 3 000 à 4 000 références de produits. Nous cherchons actuellement un grand local d’environ 1 500 mètres carrés, à proximité du Centre de Toulouse, pour une ouverture prévue début 2018. 

En résumé, c’est donc payer moins cher et reprendre le contrôle sur son alimentation en échange d’un petit peu de travail.

Ce mouvement est-il global ?

En France la mentalité citoyenne et sociale favorise le déploiement de telles initiatives pour reprendre le pouvoir sur sa consommation. Des supermarchés coopératifs vont ainsi ouvrir à Paris, à Grasse, à Nantes, à Lyon, dans le Pays Basque… Pour l’instant, cela concerne un public déjà averti, qui fait attention à sa consommation, favorise le local, le vrac ou le biologique. Mais qui a aussi envie d’accéder à des prix plus intéressants.

Quels sont les règles à mettre en place pour faire fonctionner un supermarché coopératif ?

Juridiquement, cela peut fonctionner en association ou en SAS coopérative. Il faut savoir que le magasin ne peut pas être ouvert au public. Il doit fonctionner en vase clos avec ses coopérateurs pour être autorisés. Au moment de rentrer une carte est donc demandée. Chaque coopérateur doit faire un peu de bénévolat tous les mois. Il y a des salariés fixes pour les tâches les plus complexes comme la comptabilité. Pour le reste, une courte formation permet à tout un chacun de passer derrière la caisse, réceptionner les marchandises ou de s’occuper de la mise en rayon.

À l’heure où les machines remplacent les caissières, il y a là l’occasion de créer au contraire des emplois.

Y a t-il encore du travail pour tout le monde lorsqu’on est un millier de coopérateurs ?

Oui car chacun ne travaille que quelques heures par mois. À New-York, ils ont par ailleurs inventé de nouvelles tâches, comme accompagner les clients avec les courses jusqu’au métro, amener les produits périmés au compost, garder les enfants des coopérateurs qui travaillent… À l’heure où les machines remplacent les caissières, il y a là l’occasion de créer au contraire des emplois.

Ces supermarchés coopératifs ne sont pas encore ouverts en France. Qu’est ce qu’on peut faire en attendant ?

On peut déjà les rejoindre en tant que coopérateur. Dans beaucoup des structures référencées sur cette carte, on a déjà faire des groupements d’achats plusieurs fois par mois avec d’autres coopérateurs. On peut également soutenir les campagnes de crowdfunding en cours comme la notre, celle de SuperCoop, à Bordeaux, ou OtsoKop, à Bayonne. 

 

NB : cette carte a été réalisé par les coopératives de Toulouse, Bordeaux et Bayonne. 

 

 

Source : http://consocollaborative.com

 

 

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 19:24

 

 

Source : https://reporterre.net

 

Pour Noël, adoptez votre sapin... et il vivra l’an prochain

20 décembre 2016 / Laure Hänggi (Reporterre)

 

 

 

Depuis 2012, l’entreprise Treezmas propose un service de location de sapin en pot. Ce qui permet de donner aux arbres une seconde vie après les fêtes (ils sont replantés ou recyclés) et de diminuer le gaspillage.

 

Ne plus considérer le sapin comme un simple objet de consommation, mais comme un être vivant à part entière. C’est de cette volonté qu’a émergé le concept de Treezmas, fondé en 2012 par quatre jeunes entrepreneurs. Leur but : proposer « une solution alternative de consommation » au moment des fêtes de Noël. Le principe ? Il s’affiche en grandes lettres sur la page d’accueil du site : « Adoptez un sapin : choisissez, on vous livre, profitez, on s’occupe de sa seconde vie. »

L’entreprise, qui ne vend que des sapins en pots (pour préserver et conserver les racines de l’arbre), propose à ses clients de récupérer les sapins vendus, les fêtes passées, pour que leur vie ne s’arrête pas après leur passage dans les salons. Si de plus en plus de villes mettent en place des points de collecte de sapins pour que ceux-ci soient recyclés – 141 rien que pour Paris –, Treezmas, va encore plus loin.. En effet, l’entreprise propose, selon l’état de santé des sapins, soit de les recycler (en compost vert ou en paillage) soit de les replanter chez des pépiniéristes partenaires. Le temps de reprendre des forces — trois ans environ — et les sapins pourront à nouveau être achetés. Le but : « associer le côté pratique et digital à un acte responsable vis-à-vis du vivant », dit Stéphane D’Halluin, chargé du service développement durable chez Botanic, quatrième réseau de jardinerie naturelle et biologique, qui a racheté la start-up en octobre dernier.

L’année dernière, plus de mille sapins ont été commandés via la plateforme de Treezmas. Une goutte d’eau dans les 6 millions de sapins achetés en moyenne chaque année en France (dont 5 millions de sapins naturels). Mais le concept a le vent en poupe. « On a été victime de notre succès et on a connu des ruptures de stock assez rapidement, indique, enthousiaste, Hanen Jamaï, responsable du marketing numérique chez Botanic, qui s’étonne encore presque de l’engouement qu’a connu le concept. Entre 2012 et 2015, les ventes ont été multipliées par quatre ! »

 

« C’est dramatique de voir un sapin qui a poussé pendant des années se retrouver mort sur un trottoir »

Mais sur les millions de sapins achetés chaque année, seulement 10 % le sont en pot. La majorité sont coupés (présentés plantés dans une demi-bûche de bois) et ne peuvent donc pas être replantés ensuite. « Avant, j’achetais tout le temps des sapins coupés [sans les racines] et je ne m’étais jamais posé la question de ce qu’il se passait après. En y réfléchissant, je me suis dit que c’était dramatique de voir un sapin, qui a poussé pendant des années, se retrouver mort sur un trottoir », admet Louise, trentenaire vivant dans le XVIIe arrondissement de Paris, séduite par le concept « intelligent, généreux et responsable » du service d’adoption de sapins. « Ce qui me plaît, poursuit-elle, c’est d’adopter un sapin encore vivant et qui va continuer à vivre après. C’est bien de pousser la réflexion dans des choses qui peuvent paraître anodines. Faire attention à ce qu’on mange, c’est bien, mais il faut faire attention à ce qu’on consomme aussi, de manière plus générale. »

L’aspect pratique de la livraison, même s’il est « accessoire », a également joué : « Je n’ai pas de voiture, j’habite au quatrième étage et j’ai pu me faire livrer à 21 h. » Depuis quelques jours, c’est donc Léon, 7 ans, qui trône au milieu de son salon, un des sapins proposés par Treezmas, tels que, également, Arthur, Camille ou Victor. « Donner des noms aux sapins et indiquer leur âge, c’est une façon amusante de responsabiliser les gens par rapport à leur adoption », explique Stéphane D’Halluin...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : https://reporterre.net

 

 

 

 

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 12:15

Immense victoire pour les associations : les semences anciennes ne sont plus interdites en France !

 

Un grand merci aux Députés français !!!

 

Victoire de la Loi Biodiversité

 

Communiqué de nos amis d’Intelligence Verte   :

 

La Loi « Biodiversité » est une
victoire pour la biodiversité
des semences cultivées

Les variétés du domaine public
enfin libérées du carcan du
« catalogue officiel »

 

Mercredi 20 juillet, l’Assemblée nationale a définitivement voté la loi « pour la reconquête de la biodiversité », après deux années de procédure législative et de nombreux revirements dans le contenu des dispositions législatives.

En tout état de cause, la loi donne une véritable bouffée d’oxygène à la biodiversité cultivée, par le biais d’un article 4 quater qui a lui-même connu de nombreuses vicissitudes, et qui est finalement devenu l’article 11 de la loi.

(…)

Cela signifie que toutes les associations Loi 1901 pourront désormais donner, échanger et vendre des semences de variétés du domaine public *, qu’elles soient inscrites ou non inscrites au « catalogue officiel », à des jardiniers amateurs. Seules les exigences sanitaires de la réglementation sur le commerce des semences resteront applicables.

De nombreuses associations vont pouvoir bénéficier de ces dispositions et les petites entreprises qui ne pourraient jouir de cette dérogation seront amenées à créer des associations pour distribuer des variétés « hors catalogue ».

 

Les jardiniers vont désormais avoir accès à une gamme très étendue de graines, aux goûts, aux formes et aux couleurs bien plus diversifiées qu’auparavant. Il faut espérer que cette biodiversité se répandra très vite dans tous les potagers de France et d’ailleurs.

Pour mémoire, ces dispositions nouvelles interviennent dans un contexte d’érosion galopante de la biodiversité agricole.

 

 

 

Source : http://www.reenchantonslaterre.fr

 

 

 

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 11:48

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

Ces profs qui ont choisi de déscolariser leurs enfants

 

 

 

Chaque année, de plus en plus de parents décident de sortir leurs enfants de l'école et de se charger eux-mêmes de leur instruction. Parmi eux, beaucoup d'enseignants, rebutés par ce qu'ils ont vu de l'Education nationale. Et déterminés à expérimenter d'autres méthodes pédagogiques.

 

Huit heures du matin, un vendredi du mois de septembre. Dans la maison des Hérino, parents et enfants s'activent dans la cuisine, entre tartines, café et galettes de riz. Pourtant, des cinq membres de la famille, seul Rodolphe, 43 ans, doit partir à temps pour arriver à l'école. Il est professeur de physique-chimie dans un collège ; sa femme, Claire, est institutrice, en «disponibilité» depuis plusieurs années. S'ils le voulaient, leurs trois enfants, Martin, Marion et Antoine, pourraient aller se recoucher une fois le petit déjeuner englouti : aucun d'eux n'est scolarisé. Du tout, ni dans le public, ni dans le privé. Rodolphe reconnaît qu'il lui a fallu plusieurs années pour assumer le paradoxe : «Je vis d'un système que je refuse pour mes enfants. Au début, c'était très culpabilisant.»

 

En toute légalité

Un choix atypique, certes, mais contrairement à ce que l'on pourrait croire, pas illégal. Car si, depuis Jules Ferry, l'instruction est obligatoire, l'enseignement, lui, est libre, et chaque parent peut choisir le mode d'éducation qu'il estime adapté pour son enfant. Dès lors qu'il accède au fameux «socle commun de connaissances, de compétences et de culture» - ce qu'un inspecteur de l'Education nationale est censé contrôler annuellement -, tout est possible. En 2015, près de 25 000 petits filous ont ainsi échappé à l'appel du maître, sans même avoir besoin de s'inventer une fièvre en posant le thermomètre sur le radiateur. Sur 8,1 millions d'enfants soumis à l'obligation scolaire, le chiffre peut sembler dérisoire. Sauf qu'il est en constante augmentation : en sept ans, il a même été multiplié par deux, au point d'alerter le ministère de l'Education nationale qui se dit désormais «préoccupé» par la tendance. D'autant que, dans le documentaire Etre et devenir (1), sorti en 2014, qui retrace les parcours de familles pratiquant l'instruction à domicile, la proportion d'enseignants parmi les dissidents est pour le moins saisissante... Et un brin déstabilisante. Comment des professeurs, témoins privilégiés et acteurs principaux du système, sont-ils devenus des apostats de l'école ?

 

 

"En 2015, près de 25.000 petits filous ont ainsi échappé à l'appel du maître"

Sur le papier, Soline Lucas avait coché toutes les cases d'une scolarité exemplaire. Excellente élève, benjamine de sa promotion à la Femis, prestigieuse école de cinéma parisienne, elle se décrit comme un «pur produit de l'Education nationale». «Mais, socialement, j'étais une handicapée de la vie, assène la trentenaire en guise d'introduction. Je n'ai pas profité de cette réussite scolaire. J'ai subi du harcèlement scolaire, des moqueries. J'ai été témoin de violences ordinaires et d'humiliations auxquelles je ne voulais pas exposer mes enfants.»

Très intéressée par les pédagogies alternatives, Soline commence par se mettre en quête d'une école Montessori pour ses petits garçons. Cette méthode, mise en place au début du XXe siècle par une pédagogue italienne, favorise l'autonomie des élèves : rarement assis derrière une table, ils sont en circulation constante dans l'espace, en fonction des activités qu'ils choisissent eux-mêmes d'entreprendre. «Pour moi, c'était la panacée !» sourit-elle. Elle-même passe le concours de professeur des écoles, avec l'idée d'adapter ses enseignements dans cette direction. Double échec. Les écoles Montessori sont chères et trop éloignées du domicile familial. Quant aux résultats qu'elle-même obtient en tant qu'institutrice dans sa classe de moyenne section du XVe arrondissement de Paris, ils ne sont pas à la hauteur de ses ambitions. «Je n'arrivais pas à aller au bout de ce que je voulais mettre en place, reconnaît-elle franchement. Ils s'emmerdaient. Mais ils s'emmerdaient vraiment !» Résultat : tout le monde est rentré à la maison, Soline comprise, son congé parental en bandoulière. C'est alors qu'a débuté pour la famille Lucas une expérience pour le moins radicale.

Car ce n'est pas pour faire l'école à la maison que les enseignants rencontrés par Marianne ont claqué la porte de l'Education nationale, mais pour tenter l'aventure de «l'apprentissage autonome». Pas de programme scolaire, pas de matières séparées les unes des autres, pas de leçon, pas de contrôle, ni de notes : les enfants ne s'intéressent qu'à ce qu'ils veulent, et à leur rythme. L'idée peut sembler dingue, elle n'est pourtant pas nouvelle. Dès 1971, le penseur autrichien Ivan Illitch publie Une société sans école, un livre de référence chez les adeptes de la non-scolarisation. Farouche contempteur de la société de consommation, Illitch insiste sur les capacités d'apprentissage naturelles de l'enfant : «Ce n'est pas l'école qui apprend à l'enfant à parler, à jouer, à aimer, à se sociabiliser, qui lui apporte la connaissance d'une deuxième langue, le goût de la lecture», écrit-il.

 

"Gourou de secte"

Aux Etats-Unis, une abondante littérature documente ces théories ; l'école Sudbury, pour ne citer qu'elle, les applique depuis près de cinquante ans. En France, en revanche, quiconque se recommande de tels principes passe vite pour un gourou de secte. Car l'apprentissage autonome suppose d'accepter des situations... inhabituelles. Comme le fait, par exemple, qu'un enfant de 12 ans soit un virtuose de piano, mais sans savoir déchiffrer une ligne de texte. Même les plus détendus des parents reconnaissent d'ailleurs quelques sueurs froides : pendant des semaines, Antoine, 7 ans, ne s'est intéressé qu'à l'histoire de la Première Guerre mondiale, à l'exclusion de tout autre sujet. «Bien sûr, que nous avons des peurs, aujourd'hui encore, affirme Claire, la maman du jeune expert en poilus. Mais on a aussi la certitude que suivre les aspirations profondes d'un enfant, ça marche.»

Attablée dans le jardin de sa maison corrézienne, Claire raconte comment, malgré sa profonde aspiration à enseigner, elle a renoncé à consacrer son temps à l'Education nationale. Ingénieur agronome de formation, elle commence par donner naissance à trois enfants, puis passe le concours de professeur des écoles. Mais, devant sa première classe, le rêve se fissure. «Les élèves étaient très nombreux, se souvient-elle. Il y avait le fait d'être enfermée dans une salle, de passer le plus clair de mon temps à faire de la discipline... Et puis, surtout, de voir à quel point ils s'en foutaient.» L'expérience aidant, la jeune femme aurait sans doute encaissé la déception. Mais il se trouve que, parallèlement à ces débuts difficiles, le fils aîné du couple développe une phobie scolaire carabinée.

 

"Martin, n'a su lire qu'à 12 ans. Mais d'un seul coup, et impeccablement."

Agé de 7 ans à l'époque, Antoine est malade à la seule idée de franchir le seuil de la classe. «C'était insupportable de le laisser dans un état pareil», se souvient Rodolphe, son père. Démunis, les parents décident de «sortir» Antoine de l'école, qualifiant la décision de «mesure d'urgence». Claire demande et obtient une mise en disponibilité, qui lui permet de quitter l'Education nationale pour un temps, sans démissionner. L'année suivante, les deux autres enfants du couple rentrent aussi à la maison. «Marion avait 6 ans, et elle n'était pas aussi mal que son frère à l'école. Mais, quand elle en est sortie, j'ai remarqué très vite un changement énorme en matière de créativité, c'était manifeste.» Aujourd'hui, Marion a 15 ans ; elle fabrique des bijoux et se passionne pour le cinéma. Son frère cadet, Martin, n'a su lire qu'à 12 ans. Mais d'un seul coup, et impeccablement.

«Il s'est mis à dévorer J.K. Rowling ou Timothée de Fombelle, sans aucune forme de transition en termes d'apprentissage», se souvient sa mère. Quand il ne s'adonne pas à l'une de ses activités sportives, natation ou rugby, Martin lit aussi des livres de cuisine, dont il teste les recettes en famille. Quant à Antoine, 17 ans, il s'est formé à un logiciel d'animation en 3D grâce à un Mooc, ces cours disponibles gratuitement sur Internet. Il travaille en ce moment à ses premières réalisations cinématographiques. A les observer tous les trois, beaux comme des astres, racontant leurs projets avec enthousiasme autour de la soupe concoctée avec les légumes du jardin, on soupçonnerait presque la famille Hérino d'avoir trouvé la recette du bonheur...

 

Une lubie pour riches bobos ?

 

Ce sont les parents eux-mêmes qui tempèrent les enthousiasmes. La tribu habite en rase campagne, à quarante minutes de voiture de Limoges. Claire a passé de longues heures à faire le taxi pour accompagner ses enfants à un stage chez un menuisier ou au cours de guitare ; le prix à payer pour éviter l'isolement social. Dans un avenir proche, les Hérino aimeraient développer une pratique plus collective, constituer «une communauté éducative», selon leurs termes, qui serait accessible à tous, y compris à ceux qui vont à l'école. «Pour qu'un enfant qui souhaite apprendre le russe, par exemple, puisse être soutenu dans son élan, explique la jeune quadragénaire. On ne dit pas que la déscolarisation est le meilleur choix pour tous. Il se trouve que, moi, ça m'a passionnée, parce que ça entrait en résonance avec ma vocation personnelle. Je le vis comme un cadeau non prémédité.»

Claudia Renau n'avait rien prémédité non plus. Professeur d'histoire-géographie dans la région parisienne pendant dix ans, puis dans un Espe - nouveau nom des IUFM - pendant cinq ans, elle découvre par hasard la déscolarisation en parcourant des forums Internet. Son mari, qui de son côté y songeait depuis plus d'un an, saute sur l'occasion et lui propose de n'envoyer aucune de leurs trois filles à l'école. «J'ai mis trois ans à accepter l'idée, j'avais pour ma part de très bons souvenirs de classe, admet Claudia. Mais mon mari était convaincu qu'avant 10 ans un enfant n'est pas assez solide pour faire face à ce que l'école a de corrosif. J'ai eu envie de lui faire confiance.»

Les souvenirs de son expérience personnelle en tant qu'enseignante ont fait le reste. Alors qu'elle est en poste en zone d'éducation prioritaire à Evry, Claudia découvre une souffrance à laquelle elle-même avait échappé : celle des élèves en grande difficulté. «C'était des adolescents vifs d'esprit, mais ils avaient de mauvaises notes. Je me souviens d'un garçon en particulier, qui a vraiment vécu son redoublement comme une punition. Je l'ai défendu, mais j'ai compris que je n'étais pas crédible parce qu'on estimait que j'étais trop laxiste. J'avais de la considération pour mes élèves, mais ce n'était pas au détriment de leur travail, au contraire ! Un enfant qui a de mauvaises notes va accepter d'être orienté dans une "voie de garage" et sortira de l'école convaincu de sa propre nullité. Et c'est révoltant.»

 

"Que fait l'école pour l'égalité républicaine dans un système qui privilégie l'héritage ?"

Depuis que la famille s'est lancée dans la «désco», de longues heures de réflexion et de discussion avec son mari ont rendu Claudia incollable sur les arguments que l'on oppose le plus souvent à sa démarche. Une lubie pour riches bobos ? Plutôt un choix de vie qui oblige à réviser ses priorités : les Renau vivent à cinq dans un appartement parisiende 45 m2 que Claudia a payé avec son salaire de prof. Les autres familles que nous avons rencontrées partagent un salaire ou puisent le minimum dans leurs économies, héritage ou vestiges d'un poste abandonné. Les authentiques «riches bobos», eux, auraient plutôt tendance à contourner le naufrage de l'école en inscrivant leurs enfants dans le privé.

Parmi les remarques les plus courantes, les parents pratiquant l'instruction à domicile entendent aussi - à raison - qu'ils sont des privilégiés bénéficiant d'un haut niveau d'instruction : tous les parents ne pourraient pas suivre leur exemple. «Mais que fait l'école de cette question de l'égalité républicaine dans un système qui, de manière structurelle, privilégie l'héritage ?» interroge Claudia Renau, faisant allusion aux études européennes (2) qui pointent les graves inégalités scolaires des petits Français en fonction de leur origine sociale.

 

"Comme des chercheurs"

Interrogé par Marianne, le ministère de l'Education nationale engage à «se détendre un peu», c'est-à-dire à modérer la portée de ces expériences qualifiées de «libertariennes» et d'«ultra-individualistes». «Nous n'avons pas d'hostilité à leur égard, affirme Olivier Noblecourt, directeur adjoint du cabinet de la ministre Najat Vallaud-Belkacem. Mais l'école doit être capable de donner un cadre collectif, et de transmettre un certain nombre de valeurs aux enfants.» Du côté des «désco», personne n'a formulé le vœu de brûler l'école de la République, et les profs sont qualifiés, au choix, de «perles», de «guerriers» ou de «digues sans lesquelles le système scolaire abîmerait bien plus d'élèves encore». Cette poignée d'aventuriers intello, anticonformistes et décroissants convaincus, espèrent même pouvoir un jour faire bénéficier la collectivité de leurs réflexions.

Pour l'instant, l'Education nationale a tendance à tenir ce projet à distance, en renforçant plutôt le contrôle des familles qui pratiquent l'instruction à domicile. Pour l'institution, il s'agit évidemment d'éviter que certains parents ne partent en roue libre et ne privent leurs enfants de l'accès à la connaissance ; chez les adeptes de l'apprentissage autonome, ce «fliquage» est perçu comme une entrave à la fameuse liberté d'enseignement, inscrite dans la loi. «Il y aurait pourtant des choses à apprendre de nous, notamment sur les façons de préserver les capacités d'adaptation et d'innovation des enfants !» estime Soline Lucas. En termes d'expérience, cette maman de trois petits garçons non scolarisés en connaît un rayon : la famille vit en itinérance, dans une caravane, en mode carpe diem. «Il faudrait nous considérer comme des chercheurs», propose la jeune femme. Chercheurs ou savants fous, tous ont le mérite d'interroger les conditionnements... Et de bousculer les certitudes. 

(1) Le film documentaire Etre et devenir, de Clara Bellar.

(2) Etudes Pisa, menées tous les trois ans par l'OCDE pour mesurer les performances des systèmes éducatifs.

 

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

 

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 21:31

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Écologie politique

« Les jardins partagés et les initiatives locales rendent possible un renouveau démocratique »

 

par

 

 

 

Et si les jardins partagés, les potagers urbains et la nouvelle vigueur de l’agriculture familiale représentaient bien plus qu’une alternative écolo – et perçue comme un peu « bobo » – à la malbouffe et à l’agriculture industrielle ? C’est la position de la philosophe Joëlle Zask. Dans son livre La démocratie aux champs, elle souligne le potentiel individuel et collectif de pratiques agricoles. Généralement ignorées ou déconsidérées par les politique, ces pratiques s’inscrivent dans une longue histoire d’expérimentations démocratiques, porteuses d’autonomie et génératrices de solidarités.

 

Basta !  : Votre dernier ouvrage, La démocratie aux champs, étudie ce qui favorise l’essor démocratique dans l’action de cultiver la terre. Pourquoi l’agriculture et les agriculteurs ont-ils été laissés de côté par la pensée politique et la construction des démocraties modernes ?

Joëlle Zask [1] : Pendant longtemps, les paysans n’ont pas été considérés comme des sujets politiques. Le mot “citoyen” désigne à l’origine littéralement l’habitant de la cité. Le terme politique désigne la “polis”, la ville. Le vocabulaire politique même de la démocratie écarte le paysan. Longtemps, ils ont été exclus de cette capacité de discuter des conditions de la vie en commun, parce qu’ils sont réputés isolés. C’est la rhétorique de Marx, selon lequel le paysan est penché sur son sillon ; il ne va donc pas arriver à une conscience politique. En fait, l’agriculture repose sur des formes de solidarité anciennes, complexes, et absolument nécessaires. L’agro-industrie, qui dissocie les gens, se passe au contraire de ces formes de sociabilités et de solidarités qui sont le propre des productions à petite échelle.

Ce livre veut inciter à une correction des défauts de nos démocraties modernes. Au moment où elles se sont constituées, elles se sont construites sans une immense majorité de la population, que constituaient alors les paysans. En Europe, la méfiance envers les paysans est très forte. Ils sont tantôt humiliés et disqualifiés, tantôt considérés par les calculateurs politiques comme des forces très conservatrices et tournées vers le passé, quand ce n’est pas fascistes. Ils ne sont pas reconnus dans leur capacité démocratique. Ce n’est pas tout à fait le cas des États-Unis.

 

 

 

En quoi est-ce différent aux États-Unis ?

Aux États-Unis, il y a quelques courants politiques, comme le courant jeffersonnien (de Thomas Jefferson, troisième président des États-Unis, ndlr), qui ont considéré la possibilité d’une démocratie agraire. Jefferson a porté une voix très minoritaire dans la construction des États-Unis. Mais il a tout de même fait passer un certain nombre d’idées profondément démocratiques. Même si cela n’a pas abouti dans les faits. Les institutions représentatives mises en place à la fin du 18e siècle ont finalement bridé le pouvoir du peuple, y compris du peuple agraire. Les choix constitutionnels ont été les mêmes qu’en Europe. De nombreuses expériences de démocratie agricole ont cependant existé en Amérique du Nord. En Europe aussi, des assemblées villageoises pré-démocratiques ont vu le jour dès le Moyen âge.

 

Le regain d’intérêt actuel pour les jardins partagés où une forme collaborative de retour à la terre s’inscrit-il dans la continuité de ces formes de démocratie agricole très anciennes ?

Il n’y a pas une continuité au sens où un héritage historique serait assumé. Je pense que c’est une sorte de grammaire universelle : cultiver la terre, c’est aussi se cultiver soi, et cultiver la communauté. Cette culture à trois étages forme un tout cohérent, satisfaisant humainement, à la portée de tout le monde, resocialisant, cicatrisant, très intégrateur, qui permet aussi à tous ceux qui ne maitrisent pas le langage de dialoguer avec leur environnement. Les mouvements actuels de permaculture sont animés par des considérations écologiques, mais ils s’inscrivent aussi dans ce paradigme de cultiver la terre en se cultivant soi-même et en formant une communauté. C’est une expérience que l’on retrouve un peu peu partout sur la planète. C’est intéressant de découvrir cette humanité commune du jardinage.

 

Les jardins partagés ne seraient donc pas seulement un passe-temps pour classes moyennes urbaines en quête de sens, mais un véritable phénomène politique global ?

Ce qui m’intéresse, c’est de rendre visible un système qui fonctionne et qui est déployé sur toute la planète. L’agriculture familiale ou partagée produit 80 % des ressources alimentaires mondiales. Il faut la prendre en considération [2]. Ce n’est pas un phénomène de bobos, une activité qui serait réservée à des urbains désabusés en mal de passe-temps et de sens de leurs existence. Si la possibilité d’un renouveau démocratique existe, c’est en direction des initiatives locales à la portée de tous, comme les jardins partagés, que nous devons regarder.

 

Pour vous, le jardinage partagé doit être différencié des utopies agraires ?

Des utopies, il en a existé de toutes sortes : des utopies agraires productivistes, comme le kolkhoze en Union soviétique, ou la grande ferme collective chinoise. Ces « utopies » étaient d’ailleurs en compétition. Une rationalisation de la production agricole, avec une prolétarisation des paysans, peut aussi s’accompagner d’une mythologie du retour à la terre : l’homme, par son travail, renouerait avec son authentique nature, son terroir... Au 19ème siècle en Allemagne, les stations agricoles expérimentales et le mythe d’un retour à la nature ont fusionné. Là, l’idéal productiviste et l’idéal naturaliste ont marché main dans la main. En revanche, le jardin partagé est clairement une expérience et pas une utopie. Ce n’est pas un modèle. C’est un processus par lequel on construit un pouvoir d’agir. L’expérience, ce n’est pas forcer la nature, ni la contempler. C’est agir.

 

 

 

N’y aurait-il pas néanmoins une dimension très individualiste dans cette volonté de retour à la terre incarnée par les mouvements d’agriculture urbaine ?

Je ne pense pas, parce que recréer des conditions d’indépendance alimentaires dépend avant tout d’une gouvernance partagée. Si chacun fait cela dans son coin, ça ne va pas fonctionner. Le jardin partagé n’est pas un phénomène gauchiste. Il réunit aussi des personnes qui peuvent avoir une tendance plus conservatrice. C’est une manière de valoriser la capacité d’innovation, indépendamment des origines sociales ou professionnelles. Si tant est qu’un “mouvement” du jardinage partagé existerait aujourd’hui, il traverse les catégories sociales, ethniques, politiques. C’est pour cela qu’il constitue un outil puissant. D’autant plus que, grâce à des techniques agricoles comme la permaculture, presque tous les espaces peuvent être mis en culture : un coin de cour, un bas-côté, des interstices urbains suffisants pour nourrir les habitants, comme le montre l’expérience des incroyables comestibles en Grande-Bretagne. Cela crée une dynamique dans la ville, qui n’est pas fusionnelle ou identitaire dans la mesure où, à partir des jardins, on démultiplie les initiatives et les activités.

 

Longtemps, les paysans n’ont pas été perçus comme des citoyens par le politique. Estimez-vous que le phénomène de l’agriculture urbaine, des jardins partagés, est aujourd’hui encore déconsidéré par les responsables politiques ?

De plus en plus de responsables voient bien que le jardinage est une source de socialisation et d’intégration, qu’il génère des revenus. Déjà dans les années 1870 en France, les pouvoirs publics ont soutenu les jardins ouvriers, et ce jusqu’à la Première guerre mondiale. Les jardins potagers aident à passer les crises, ils constituent un enjeu de survie, de subsistance. Aujourd’hui comme hier, il s’agit d’une source d’indépendance alimentaire fondamentale. Cela n’apporte jamais la richesse, mais comme avec les jardins communautaires de New York dans les années 1970, c’est une source de nourriture gratuite. Le jardinage urbain est aussi un loisir, mais ce n’est pas seulement ça.

De la même manière, l’opposition entre les savoir-faire paysans et la science des ingénieurs agronomes est très idéologique. Cultiver la terre suppose des connaissances très complexes, transmises, accumulées, et sans lesquelles il est impossible de faire pousser un haricot. Dans les jardins partagés, des formations sont mises en œuvre, dans le but de rendre chacun autonome. Nous retrouvons là les fondamentaux de la démocratie. Qu’est-elle sinon le fait qu’un groupe mette à la disposition de chacun les moyens communs d’acquérir leur propre autonomie ? La démocratie, c’est fabriquer l’indépendance des individus. Pour cela, le jardin partagé est un outil très puissant.

Propos recueillis par Rachel Knaebel

 

 

 

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Joëlle Zask, La démocratie aux champs. Du jardin d’Éden aux jardins partagés, comment l’agriculture cultive les valeurs démocratiques, éditions La Découverte, 2016.

Photo de une : Jardin partagé à Marseille. Nathalie Crubézy / Collectif à-vif(s).

- Lire aussi : Quand l’écologie populaire permet de lutter contre la désespérance sociale et la criminalité.

- Voir tous nos articles sur les alternatives agricoles et partagées.

 

 

Notes

[1Professeure au département de philosophie de l’université Aix-Marseille, Joëlle Zask est l’auteure, entre autres, de Participer. Essais sur les formes démocratiques de la participation (Le Bord de l’eau, 2011) et Outdoor Art. La sculpture et ses lieux (La Découverte, « Les Empêcheurs de penser en rond », 2013).

[2Voir le rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation.

 

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 22:42

 

Source : http://france3-regions.francetvinfo.fr

 

Cabannes : un terrain solidaire pour ceux qui ont du mal à se loger

 

David Collard a lui-même connu des problèmes pour se loger. Un jour, en 2014, il a donc l'idée de louer des parcelles de son terrain. Le prix est raisonnable, une annonce est passée sur le Bon Coin, et des familles arrivent de toute la France pour se poser dans ce verger, en pleine nature. *

 

  • Par Nathalie Deumier
  • Publié le

© Astrid Garaude / France 3 Provence-Alpes

© Astrid Garaude / France 3 Provence-Alpes

 

Ici les règles sont simples : pas de contrat, pas de caution, pas de bail. Mais le premier qui pose problème s'en va !

David Collard est artisan plaquiste, il était auparavant éducateur spécialisé. Il a connu les galères de logement et loue depuis deux ans des parcelles de terrain. En pleine campagne, à Cabanes, dans les Bouches-du-Rhône, près d'Avignon, ses locataires paient 200 euros par mois (s'ils en ont les moyens). Ils posent leur caravane, leur camion ou même un autocar et vivent tous ensemble, comme dans un petit camping.


Une organisation utopiste

Les Grandes Terres ne sont pas une vraie communauté, même si de quelques petites organisations permettent de se relayer, pour emmener les enfants à l'école, par exemple. Beaucoup viennent souffler ici, après des années de vie en cité, dans le béton, et une ambiance pas toujours paisible. D'autres sont plutôt "routards". Ils ont choisi cette vie depuis des années, ils vivent dans un camion et se déplacent, au gré du travail ou de l'envie.


Oui mais... le réglement 

Nous avons découvert un lieu accueillant, propre, organisé et verdoyant, où vivent une quarantaine de personnes. Un lieu où les enfants grandissent à l'air libre pendant que leurs parents semblent souffler enfin. Mais ce "paradis solidaire" ne réponds pas aux normes. Le terrain est agricole, en zone inondable. Et si l'eau devenait impropre à la consommation, par exemple, c'est le maire qui en serait responsable. Nous avons donc rencontré le premier magistrat, Christian Chasson (LR). Comme il le dit lui-même, "cette initiative part d'une bonne intention". Mais sa responsabilité est engagée et il a dressé deux procès-verbaux. 

La présence ici est provisoire, considérée comme un tremplin.

Cette organisation utopique n'entre pas exactement dans les lois qui nous régissent, à Cabannes, comme ailleurs. 

 

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 15:53

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Alternatives agricoles

Zéro pesticide, travail collaboratif, permaculture : le pari réussi d’un collectif de vignerons anonymes

par

 

 

Que cache ce « collectif anonyme » de vignerons ? Une joyeuse bande qui opère, depuis quelques années dans les Pyrénées-Orientales, une petite révolution dans le monde viticole français. Vignerons et vigneronnes adeptes du bio y expérimentent un mode de production alternatif, depuis la taille de la vigne jusqu’à la mise en bouteille. La philosophie de ce « collectif anonyme », soucieux de ne pas attirer l’attention sur le travail d’une seule et unique personne : utiliser le savoir-faire traditionnel, la permaculture, et leurs propres essais afin de produire des vins de qualité.

Au fond d’une impasse de Port-Vendres, dans les Pyrénées-Orientales, deux portes bleues marines. Aucun signe distinctif si ce n’est un gros van noir sur lequel est apposé le logo du collectif anonyme, un tire-bouchon limonadier semi-ouvert qui vient rappeler le « A » de « anarchie ». Tout est calme. Loin de l’agitation de la veille, quand Kris et ses deux partenaires, Julia et Jackie, ont mis en bouteille les 650 hectolitres de leur millésime 2015 de grenache gris et blanc, soit plus de 800 bouteilles. A l’intérieur de l’ancien garage dont les murs ont été repeints à la chaux et les poutres à l’huile de lin, on est indéniablement dans un chai. Et plutôt atypique.

Dans une des pièces, on trouve une machine pour le triage des grappes à la main, un pressoir à grains activé par une bicyclette fixée au sol, des barriques en chêne, et quelques-unes en plastique. Dans une autre, encore des cuves et des barriques, ainsi qu’un petit bureau. Le matériel a été acquis sur des sites d’occasion. Dans la chambre froide, les cartons de commandes sont prêts à l’envoi, partout « où les gens ont de l’argent et ont soif » plaisante Kris, un des membres du collectif. Nul besoin de négocier avec une grande surface ou une enseigne de cavistes : leur production s’écoule entièrement grâce au bouche à oreille et aux réseaux sociaux.

 

Entretien sans pesticides, récolte et pressage à la main

Le collectif anonyme est un groupement d’intérêt économique (GIE) qui produit du vin naturel (ou vin nature) depuis 2012. Il est propriétaire d’une partie des 10,5 hectares de vignes qu’il cultive, certains en métayage, d’autres en fermage [1]. En 2014, ils ont bénéficié d’une aide à l’installation. Kris a le statut d’exploitant agricole, Julia et Jackie sont cotisants solidaires. Les vignobles, achetés grâce à l’argent qu’ils ont gagné en travaillant pour d’autres vignerons, sont tous en coteaux. Dispersés autour de Banyuls, surplombant la Méditerranée, ils sont naturellement protégés du vent local, la tramontane. Ils ont aussi été choisis méticuleusement, car le relief qui empêche toute mécanisation sied à la philosophie du groupe : vendanges manuelles, transport en hottes, pressage à la main.

 

Le sol schisteux, caractéristique de la région, plutôt riche bien que légèrement acide, et les ceps de vieilles vignes sont protégés de l’érosion par le « gazon », des herbacées que le collectif laisse volontairement pousser. Ils désherbent une à deux fois par an afin de maintenir cet humus protecteur. « Nous avons semé du trèfle souterrain pour en faire un couvre-sol, mais nous avons finalement décidé de travailler avec des herbes graminées naturelles et locales. Elles meurent en été, ne sont pas très hautes et concurrencent efficacement l’espace aux plantes invasives », explique Kris. En yourte ou en caravane, c’est au milieu de leurs vignes qu’ils habitent, afin de limiter les coûts et leur consommation énergétique.

 

« Trouver la meilleure manière d’exprimer les raisins »

Il fait 16°C en ce jour d’automne. La brise maritime caresse les pieds de grenache noir, gris et blanc, de carignan, de syrah et mourvèdre. Pour cultiver ces cépages, le collectif s’est lancé dans le « bio-scientifique ». « Nous utilisons un bricolage de permaculture, de biodynamie et de pratiques traditionnelles pour trouver la meilleure façon d’exprimer nos raisins. Mieux vaut ne pas être trop spécifique et beaucoup expérimenter. » Ils ont essayé de faire pousser des cultures vivrières – pois chiches, pommes de terre et carottes – entre les vignes afin d’étudier les relations que différentes plantes établissent entre elles, de manière à s’entraider. « C’était une belle expérience » nous dit Kris, mais cela « représentait trop de travail à réaliser sérieusement et à grande échelle. On a dû laisser tomber ».

En conversion depuis cinq ans, leurs vignobles n’ont depuis connu aucun pesticide. Contre les prédateurs naturels de la vigne, tel que l’oïdium, le collectif utilise du soufre, du Fenugrec, de la Prêle des champs – qui pousse naturellement près d’une source sur une des parcelles – en bouillie, du limonène contre les termites, du bicarbonate de potassium et parfois, juste sur les pieds de carignan, un peu de bouillie bordelaise. L’équipe s’attache à marcher très régulièrement dans les vignes afin d’observer la bonne croissance des plants. Ils contrôlent aussi la canopée. La pré-taille a commencé le 1er décembre, la taille débutera en début d’année 2017. Entretemps, les vignerons en profitent pour aller dans des salons de vin nature, comme la « Raw Wine Fair » de Berlin.

 

« Apprendre en faisant »

Le collectif propose des vins tranquilles [2] de qualité. Un « vin de niche », une micro-cuvée « 100 % manuelle, artisanale, bio et collaborative » précise Kris. Contrairement à la plupart des producteurs de vin nature, le collectif s’autorise une infime quantité de sulfites : « Nous n’aimons pas les vins aériens, trop homogènes. Nous aimons qu’il y ait du corps et de la diversité. Nous sommes doublement des moutons noirs ! » ajoute-il en souriant – « Mouton noir » étant le nom donné à l’un de leurs millésimes de rouge. « Par rapport aux vignerons conventionnels, pour des raisons évidentes, mais aussi pour ceux qui produisent du vin nature, car lorsque cela nous semble nécessaire pour des raisons gustatives, nous ajoutons une petite dose de sulfites et nous ne faisons pas de macération carbonique. Cela demande du travail, de surveiller le vin, mais un petit peu d’oxydation leur donne de la structure. » Le collectif travaille sans œnologue : « Nous ne voulons pas imiter, mais suivre nos envies. »

Anarchistes revendiqués, de par leur formation militante et leurs parcours entre l’Australie, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et la France, ils ont « appris en faisant ». Les membres du collectif précisent qu’ils sont « anonymes » parce que leurs vins et leurs pratiques les représentent tous et toutes et que leur « structure collaborative » les protège « contre les hiérarchies et le patriarcat ». Devenus vignerons par « accident », ils ont préféré l’autogestion plutôt « que de continuer à travailler pour quelqu’un d’autre ». Les noms de leurs vins – « Beau Oui comme Bowie », un Collioure rouge, 90% syrah-10% grenache, ou « Redrum », 80% grenache-20% carignan – inspirés par leurs goûts cinématographiques ou musicaux, ont été choisis collectivement. Ils dessinent aussi leurs étiquettes. « Le vin pour nous, c’est un produit complet, comme un objet d’art. Pour une bouteille entre 18 et 22 euros, celui ou celle qui boit notre vin mérite quelque chose de beau ! », s’enthousiasme Kris au moment de la dégustation. Pour le Collectif anonyme, fabriquer du vin, dans ces conditions, c’est « le meilleur métier du monde ! »

Texte et photos : Julie Chansel

 

 

 

Notes

[1Le métayage est un type de bail rural dans lequel un propriétaire, le bailleur, confie à un métayer le soin de cultiver une terre en échange d’une partie de la récolte. Le fermage est un type de bail rural dans lequel un propriétaire, le bailleur, confie à un preneur, le fermier, le soin de cultiver une terre pendant une période longue de neuf à trente ans, en échange d’un loyer annuel fixe (source : Wikipédia).

[2Les vins tranquilles sont les vins qui ne forment pas de bulles lors de l’ouverture de la bouteille. Ils sont l’inverse de ce que sont les vins effervescents. La plupart des vins sont tranquilles (source : Wikipédia).

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

 

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 17:05

 

 

Source : http://sites.arte.tv/futuremag/fr/lutter-contre-la-deforestation-grace-des-smartphones-recycles-futuremag

 

 

Énergie

Lutter contre la déforestation grâce à des smartphones recyclés

Émission du 16 mai 2015

 

 

Depuis 2011, l’ingénieur Topher White lutte contre le déboisement illégal en dotant les forêts tropicales d’oreilles artificielles… Grâce à des smartphones recyclés, il créé des détecteurs capables de repérer le son des tronçonneuses, partout où elles sévissent ! Rencontre avec ce véritable gardien de la forêt, fondateur de la start-up Rainforest Connection

 

Comment avez-vous eu l'idée d'utiliser des smartphones recyclés pour protéger la forêt du déboisement ?

Topher White : En 2011, je faisais de l'éco-tourisme à Borneo dans une ONG chargée de préserver les gibbons et leur habitat naturel en Indonésie. Un jour, au cours d'une visite dans une réserve, nous avons entendu des braconniers qui abattaient des arbres. J'ai alors pensé qu'il serait utile de mettre en place système de détection pour aider les membres de l'ONG à lutter contre ce phénomène. A Borneo, il y a peu d'infrastructure, pas d'électricité, mais il y a des réseaux téléphoniques ! J'ai donc eu l'idée d'utiliser des smartphones recyclés pour détecter les abattages illégaux grâce au son qu'ils produisent. A l'origine je voulais seulement aider un ami, mais je me suis vite rendu compte que cette technologie pourrait servir à beaucoup d'autres ! De retour en Californie, j’ai décidé de fonder une start-up, Rainforest Connection.

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Pouvez-vous nous décrire ce système de détection ? Quel est son avantage ?

Jusqu'à présent, il n'existait pas de système de collecte de données en temps réel pour surveiller la forêt tropicale. Certes, il y a des satellites et des drones qui parcourent certaines zones, mais les images récoltées manquent de précision. Ce n'est qu'au bout de quelques mois que l'on constate qu'une zone a été déboisée. Un système de détection en temps réel était le seul moyen de prendre les braconniers sur le fait. Et quand l'image a ses limites, le son est beaucoup plus fiable !

Le dispositif est constitué de smartphones, auxquels j'ai intégré des microphones très puissants capables de capter les sons environnants. Une fois placés sous la canopée de l'arbre (la partie supérieure de l'arbre), les téléphones peuvent détecter le son des tronçonneuses à 1 km à la ronde !

Comment parvenez-vous à alimenter ce dispositif en énergie ?

L'autonomie du dispositif était une question centrale. Le panneau solaire était une solution, mais dans un milieu naturel très ombragé, la lumière n'aurait pas été suffisante. Nous avons donc développé une technologie solaire avec un partenaire local qui ne nécessite que quelques rayons de lumière pour fonctionner. Ces panneaux solaires uniques sont eux-même constitués de matériaux recyclés.

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Comment les sons de la forêt sont-ils analysés ?

Nous avons d'abord collecté les sons spécifiques lorsqu'il il y a un abattage : les tronçonneuses, les motos, les camions etc... Le téléphone compare ensuite la fréquence de ces archives sonores aux sons détectés sur place, grâce à un logiciel intégré. Il les transmet à un système dans le Cloud qui complète l'analyse. S'il s'avère qu'un abattage est détecté, le téléphone envoie automatiquement une alerte aux autorités locales grâce à des textos ou des messages push. Actuellement nous nous trouvons au Brésil, et nous mettons en place un système d'appel direct afin que les gardes-forestiers ne manquent aucune alerte !

 

Êtes-vous capable de détecter d’autres types de data qui puissent protéger la forêt ?

En effet ! À terme, notre projet est de répertorier tous les sons naturels de la forêt afin de les analyser. Selon nous, l'abattage affecte la biodiversité dans son ensemble, ce qui n'est pas immédiatement mesurable. En documentant l'empreinte sonore de la forêt et de sa faune (singes, oiseaux, insectes etc...) nous voulons rendre compte des changements causés par l'action humaine sur la biodiversité. Nous voulons ainsi attirer l'attention du public sur la nécessité de préserver cet équilibre naturel.

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Topher White en compagnie de gardes-forestiers à Mbang, au Cameroun.

 

L'Amazonie est une région décimée par la déforestation illégale. Comment opérez-vous dans une zone aussi vaste ?

Après l'Indonésie et le Cameroun, l’Amazonie est un nouveau challenge pour nous. Depuis peu, nous travaillons avec un peuple autochtone, les Tembé, qui vivent sur un territoire de 6 000 km2 dans l'Etat brésilien du Pará. Depuis de nombreuses années, les Tembé tentent de protéger leur territoire du déboisement forcené à l'aide de patrouilles organisées. Mais c'est une bataille perdue pour eux. Les villages du Nord et du Sud s'étendent vers l'intérieur des terres, et le gouvernement ne leur apporte aucune assistance. Nous allons donc tenter de les aider en balisant les zones les plus sensibles de détecteurs.

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Des jeunes Tembé exécutent une danse traditionnelle à l'occasion d'un conseil de village. Parmi eux, des Rangers spécialement entraînés pour protéger les frontières du territoire.

 

Dans chaque pays, nos partenaires locaux sont différents. Notre technologie est évolutive et accessible à tous en open source. À terme, nous voulons permettre au plus grand nombre de construire ce dispositif afin de préserver les forêts du monde entier !

 

 

Plus d'informations sur rfcx.org et sur la page Kickstarter dédiée.

 
Par Miléna Salci
Crédits Photos : Rainforest Connection (CC by SA-2.0)

 

 
 

 

 

 

Source : http://sites.arte.tv/futuremag/fr/lutter-contre-la-deforestation-grace-des-smartphones-recycles-futuremag

 

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 16:13

 

 

 

 

 

Gratiferia - marché gratuit


(report si intempéries)

 

NUIT DEBOUT NIMES VOUS INVITE


Samedi 10 déc. à partir de 14h


au square ANTONIN (angle Gambetta, canal de La Fontaine)

 

à

* la GRATIFERIA de NOEL : vous amenez vétements et objets que vous avez envie de donner,

vous prenez ce qui peut vous intéresser.


* JEUX, DESSINS et GOUTER pour les ENFANTS et aussi... pour les ADULTES !

(en libre participation)

 

* et.......... pour toutes et tous LA SOUPE DE L'AMITIE !

 

 

 

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 18:47

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

courrierinternational.com

Le site qui vous aide à disparaître d’Internet

 

 

Si vous souhaitez vous retirer de Facebook, quitter Twitter, abandonner vos contacts Linkedin ou vos abonnés Instagram, ce site devrait vous faciliter la tâche. Créé par deux développeurs Suédois, Deseat.me permet aux internautes de disparaître ou plutôt de réduire leurs traces en ligne.

Il suffit pour cela d’entrer son compte Google, à partir duquel Deseat.me va trouver tous les comptes en ligne associés à cette adresse (l’utilisation d’un protocole OAuth garantit à l’utilisateur que Deseat.me n’a pas accès aux données de connexion). L’internaute peut enfin supprimer chaque compte en quelques clics.

 

 

Adieu pinboards, images et macramés ; adieu Pinterest. cc @Tristan_Brtloot pic.twitter.com/kcZWC4ACuR

 

 

Avec deseat.me, le travail est plus simple. Il fouille et trouve vos comptes à supprimer et vous fait une petite liste. /v @LucieRonfaut pic.twitter.com/Dnt0wPwUfA

 

Dans la continuité du grand ménage numérique, des sites du type Unroll.me permet aux internautes de se débarrasser rapidement des newsletters (ou de les condenser en un seul envoi).

 

« Marie Kondo du numérique »

Disparaître d’Internet ? Mi-octobre, un journaliste racontait comment il s’était transformé en Marie Kondo du numérique (Marie Kondo est l’auteure d’un best-seller sur le rangement). Sur Twitter, puis sur Libération, il décrivait son « retrait progressif du Web ».

«  Sans surprise, les comptes des grandes boîtes américaines sont les plus faciles à fermer. On trouve rapidement un lien pour télécharger ses données. En trois clics on est débarrassé  », retraçait-il. «  Sur d’autres plateformes plus confidentielles, c’est plus artisanal. Mail à envoyer à une adresse contact. Ou pire, courrier en papier, avec photocopie de pièce d’identité.  »

Le journaliste rappelait que les entreprises derrière ces comptes en ligne utilisent et monnayent en quelque sorte nos données : «  En m’ôtant de tous ces sites que j’utilise peu ou pas, j’aide à redonner la juste valeur aux entreprises qui les exploitent.  »

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Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

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