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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 18:30

 

 

Source : https://reporterre.net

 

 

Le pari de l’intelligence collective

21 novembre 2016 / Pierre-Alain Prevost (Reporterre)

 

 

 

 

 

Avec Reinventing organizations, Frédéric Laloux rend compte de l’émergence d’un nouveau type d’organisation, fondée sur la coopération et l’intelligence collective et mue par la recherche de l’épanouissement de chacun. Ce modèle, tout sauf utopique, ouvre une perspective vertigineuse pour une transition écologique à grande échelle.

Le meilleur gouvernement est celui qui nous enseigne à nous gouverner nous même. »
Goethe

Imaginez des communautés de travail autogérées, sans rapport hiérarchique, sans budget centralisé, ou tous les salariés décident de leurs méthodes de travail, de leurs horaires, de leur rémunération et même de leur fiche de poste. Imaginez des structures où les dirigeants sont choisis pour leur humilité et leurs qualités humaines et dont le rôle est d’accroître l’autonomie des groupes de travail et des individus, de développer les espaces de dialogue et d’émulation, de révéler les talents qui résident en chacun de nous. Imaginez des entreprises qui n’ont que faire des parts de marché, pour qui un « concurrent » potentiel ne peut être qu’un partenaire avec qui il faut absolument coopérer pour faire avancer leur projet commun, où les projets sont lancés parce que les salariés ont simplement envie de travailler dessus, sans aucune étude marketing, juste parce que, d’après eux, c’est ce qu’il faut faire, maintenant. Et imaginez qu’en plus de tout cela, elles ont d’excellents résultats économiques, à tel point qu’elles en arrivent, pour certaines, à bousculer complètement les normes de leur secteur d’activité tout en faisant faire de précieuses économies à la collectivité.

Trop beau pour être vrai, pensez-vous, pourtant ces organisations existent bel et bien. Frédéric Laloux a étudié douze d’entre elles pendant trois ans, issues de pays et de cultures variés, composées de quelques dizaines de personnes à des milliers de collaborateurs sur plusieurs continents et aux secteurs d’activités les plus divers : de l’éducation à la production d’électricité en passant par la santé, l’édition ou encore la fabrication de pièces automobiles. Leur point commun ? Elles révolutionnent le rapport au travail par une (auto)gouvernance inédite. En analysant leurs histoires et leurs modes de fonctionnement, il a trouvé des lignes de forces communes, de leur philosophie initiale jusqu’à son application concrète dans des processus organisationnels. D’après lui nous assistons à l’émergence d’un nouveau type d’organisation dont les résultats humains, sociaux, environnementaux et économiques sont époustouflants.

Réussir à faire travailler de concert les individus et leur ego ...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

 

Source : https://reporterre.net

 

 

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 17:08

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

ça bouge ! Rencontres-débats

« Journées de l’économie autrement » : comment l’économie sociale et solidaire change le monde

par

 

 

 

 

 

Le magazine Alternatives économiques organise des journées sur le thème de « L’économie autrement », à Dijon, les 25 et 26 novembre. L’enjeu : mettre en valeur les initiatives concrètes développées par les acteurs de l’économie sociale et solidaire, tout en questionnant leur capacité à transformer le modèle économique et social. Au menu : revenu de base, économie circulaire, droit au logement, transition énergétique, monnaies locales, réussite scolaire, démocratie dans l’entreprise, accès à la santé... Basta ! interviendra lors des conférences.

Notre souhait est de rendre compte des défis auxquels notre société est aujourd’hui confrontée et de réunir des personnalités qui s’interrogent sur la meilleure manière d’y répondre. A cette fin, nous souhaitons faire débattre universitaires, chercheurs, élus mais aussi acteurs qui, sur le terrain, agissent pour faire bouger les choses.

De quoi mettre en valeur les initiatives concrètes développées par les acteurs de l’Économie sociale et solidaire, tout en questionnant leur capacité à transformer notre modèle économique et social.

Parmi les personnalités qui ont d’ores et déjà donné leur accord pour participer aux Journées de l’économie autrement : Michel Aglietta, Claude Alphandéry, Blandine Aubert, Laurent Berger, Dominique Bourg, Pacal Canfin,…

 

Allier différentes formes d’expression

Les Journées se déroulent sur deux jours, du vendredi matin au samedi après-midi afin d’attirer à la fois acteurs engagés dans l’ESS et grand public.

Elles allieront deux plénières, quinze tables rondes associant universitaires, élus ou décideurs publics et acteurs de terrain, et vingt-trois ateliers organisés simultanément afin de présenter des initiatives concrètes et échanger entre porteurs de projet.

Un espace commun est prévu avec un accueil, un espace librairie. Les débats et ateliers se dérouleront dans différents espaces répartis dans la ville, salles mises à disposition par les partenaires publics des Journées, mais aussi lieux proposés par les organisations de l’ESS actives sur la ville.

Des spectacles et animations seront offerts le vendredi soir.

- Voir la liste des intervenants

- Voir le programme

Plus d’informations sur journeeseconomieautrement.fr

Photo de une : Les Temps modernes de Charles Chaplin

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 18:07

 

Source : http://sain-et-naturel.com

 

 

Cette femme a acheté 4 containers, et les a transformés pour construire une maison magnifique!

Cette femme a acheté 4 containers, et les a transformés pour construire une maison magnifique !

 

Construire son propre habitat, c’est un rêve pour beaucoup, mais qui n’est à priori pas à la portée de tout le monde : Les matériaux sont chers, de même que les artisans pour la  construction. Si on n’a pas de bonnes économies , on est bien obligés de faire un prêt  si l’on veut se lancer dans un tel projet, ce qui rend les choses bien plus compliquées. Et si on désire avoir une belle maison, originale et spacieuse, les tarifs grimpent encore plus …

Une Québécoise ,Claudie Dubreuil, vivant dans la ville de Mirabel, au sud de la province canadienne francophone, a trouvé la bonne solution pour bâtir une maison à la fois luxueuse et abordable : des containers de transport de marchandises.

Elle a donc métamorphosé ces containers en une maison absolument magnifique, et unique. Mentionnons toutefois qu’elle avait déjà de l’expérience  : elle dirige une entreprise familiale, du bâtiment spécialisée dans la construction. Elle a donc pu user de son expérience pour faire naître son propre projet, en employant des matériaux de récupération !

Cette femme a acheté 4 containers, et les a transformés pour construire une maison magnifique:

Pour commencer, elle s’est rendue à un port qui se trouvait à côté pour acheter les containers, à hauteur de 1500-2000 euros pièce. 



Claudie Dubreuil

 

Le plus difficile a été de découper les containers de manière à faire les ouvertures nécessaires aux fenêtres et aux portes. Cette tache lui a pris plus de 2 semaines.


Claudie Dubreuil


Ensuite, il a fallu assembler les containers sur les fondations, de manière à obtenir la structure de base pour la maison

Claudie Dubreuil

 

Pour habiller l’extérieur, elle a utilisé pour du bois de pin canadien, donnant un aspect à la fois rustique et moderne à l’édifice. On ne voit donc plus le métal, et cela permet aussi d’isoler l’intérieur de la maison. Comme les containers sont assez étroits (2,4 mètres de large sur 12 mètres de long), elle en a placé deux côte à côte afin de faire le premier étage.

Les larges ouvertures des containers ont pu être métamorphosées en de grandes baies vitrées. Le deuxième étage est fait d’un autre container disposé en forme de croix, posé par-dessus.



Claudie Dubreuil


Une fois la partie extérieure finie, il a fallu s’occuper du design intérieur. Pour cela, Claudie Dubreuil savait déjà qu’elle voulait que le matériau de base des containers soit visible. En effet, ça aurait été dommage de tout recouvrir, puisque c’est ça aussi qui fait l’originalité de cette maison !

Pour préserver la touche « industrielle », elle a donc laissé une partie de l’intérieur avec les parois de métal à nu, simplement en remplaçant la vieille peinture par un blanc impeccable.


Construire une maison en containers Claudie Dubreuil

 

Pour ce qui est du mobilier, elle a décidé de se munir de meubles qui s’accordent avec le design très particulier et très travaillé de la maison : par exemple, des tables en métal, mais aussi des vieilles caisses de munitions de l’armée récupérées et réhabilitées en rangements.


 Claudie Dubreuil


Néanmoins, à côté de cette partie métallique très moderne, se trouvent aussi des revêtements en bois ou en briques, qui donnent un côté plus accueillant et chaleureux à l’ensemble.


Les différentes ambiances des parties de la maison donnent un design éclectique, avec une juxtaposition très originale de différents matériaux. Ici, la table, l’éclairage et les rangements au mur donnent quelque chose de rustique et de chaleureux, ce qui contraste avec la dureté et la modernité du métal.



Claudie Dubreuil


La cuisine est spacieuse et ultra-équipée…



Claudie Dubreuil



Construire une maison en containers Claudie Dubreuil

 

Certaines parties en bois sont vraiment splendides, non ?



Claudie Dubreuil

 

Mais le meilleur de la visite reste à venir…


Claudie Dubreuil

Cette chambre s’ouvre sur une porte de garage déroulante récupérée, qui permet d’accéder à la terrasse ! 
 


Claudie Dubreuil




 

L’endroit parfait pour prendre un bain de soleil après avoir fait trempette… Il y a même une douche extérieure !


 Claudie Dubreuil

 

Avec tout ce bois, on en oublierait presque le container qui se trouve dessous !


Claudie Dubreuil
 
Un bureau très pratique pour travailler et laisser libre cours à sa créativité…

 Claudie Dubreuil
 
Le bois donne un aspect très confortable et chaud !
 
 Claudie Dubreuil
 
Voilà ce qu’on peut faire avec quelques vieux containers rouillés, à force de travail , de patience et d’imagination !

 

 

Source : http://sain-et-naturel.com

 

 

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 17:01

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Education populaire

Un centre d’expérimentation permanente pour éco-construire, habiter mieux et… sauver la planète

 

par

 

 

 

Au cœur du Gers rural et agricole, une association sensibilise et accompagne les démarches d’éco-construction et de gestion de l’eau. Un long travail de terrain pour montrer qu’habiter mieux est à la portée du plus grand nombre. Comment bâtir sa maison en éco-construction, en s’appuyant sur les ressources locales et les artisans du coin ? Reportage auprès de ceux qui veulent démontrer par l’exemple que d’autres manières de vivre sont possibles.

 

Pour voir l’article en grand format, cliquez  ici

 

Tout commence avec une poignée d’adolescents passionnés par leur terroir : l’ouest du Gers, une zone à cheval entre les collines arrondies de la Gascogne et le bassin alluvionnaire de l’Adour. Une terre agricole, à la fois belle et exigeante, plutôt dans la tradition du productivisme hérité des année 60. C’est pourtant ici que va naître Pierre & Terre, une association engagée depuis 1997 dans le développement d’alternatives et de pratiques éco-citoyennes.

« Nous étions une bande de jeunes de moins de vingt ans qui avions en commun notre amour de cette terre et de son histoire », nous raconte Christophe Merotto, le directeur de la structure. Dans les années 90, chacun d’entre eux connait à sa manière une prise de conscience décisive sur la puissance et la rapidité de l’impact des activités humaines sur leur environnement. « Nous avons été durablement marqués par la frise chronologique qui montre à quel point, face à l’immensité des temps géologiques, les tous derniers moments de l’histoire de la planète ont été profondément bouleversés par l’homme industriel, alors que nous ne représentons pas grand chose dans cette histoire. »

[Cliquez sur l’image]

 

« Au début, notre principale action était de montrer des cailloux. On s’est mis à monter des expositions itinérantes, à tenir un stand aux fêtes patronales où l’on présentait nos outils de pierre et où l’on parlait de la vie de la rivière, de l’eau, de la terre. » L’association crée ensuite un poste de « technicien rivière », pour le suivi hydrographique du territoire. Mais cela ne fonctionne pas bien : « Les gens apprécient rarement que l’on critique leurs habitudes ou qu’on les pousse au changement. » En 2000, l’association décide d’être dans l’exemplarité, dans l’action positive plutôt que dans la critique. Changement de cap, changement de thématique : à partir des problématiques de l’eau, l’association « remonte » aux questions de l’assainissement, et donc de l’habitat qui dégrade la ressource aquifère. Les membres de Pierre & Terre se documentent et expérimentent les techniques de construction qui réduisent le plus possible l’impact environnemental des habitations. Le groupe de Gersois s’ouvre aux réseaux alternatifs pour devenir un centre de ressources en éco-construction.

 

Matériaux locaux et artisans du coin

Nomade à ses débuts, l’association finit par s’installer dans des locaux. En 2002, elle occupe la gare SNCF désaffectée de Riscle (Gers). Ensuite, Pierre & Terre récupère les anciens « bains douches » abandonnés de la commune. Mais la nécessité de pouvoir mettre directement en pratique les préconisations de l’association, et de s’installer dans un lieu qui illustre l’ensemble de la démarche d’amélioration de l’habitat, se fait rapidement sentir. Le site de l’ancien lycée agricole de Riscle, friche industrielle cible du vandalisme local, offre enfin l’opportunité de valoriser un terrain abandonné depuis cinq ans et d’en faire une vitrine des savoir-faire de l’association.

La démarche en écoconstruction commence bien en amont, car il faut d’abord détruire l’existant. Mais pas n’importe comment ! Le site est encombré de bâtisses qui tombent en décrépitude, d’unités en préfabriqué qui ne peuvent pas être reconverties. Pire, assez rapidement, le site s’avère contaminé à l’amiante. « L’évaluation d’une démolition conventionnelle avec les contraintes liées au déflocage de l’amiante, l’évacuation des gravats, etc, se chiffrait à 400 000 euros, décrit Christophe Merotto. Tout en respectant l’ensemble des contraintes légales et en y ajoutant des objectifs écologiques, nous avons ramené la facture de la démolition à 80 000 euros, grâce à la valorisation sur place des matériaux inertes, ce qui a très fortement réduit le nombre de camions nécessaires à l’évacuation des gravats du site. »

 

 

L’éco-centre en projet se veut ouvert au public, écologique, économique, exemplaire, avec le plus faible impact environnemental possible, tant pendant sa construction que lors de son fonctionnement. L’association veut aussi que son projet s’inscrive dans le tissu économique local : les matériaux seront essentiellement choisis sur place et il ne sera pas fait appel à des bénévoles mais au réseau des artisans et entrepreneurs en bâtiment du coin.

 

Pas plus cher qu’une construction « conventionnelle »

« Il y a un maçon qui vit pratiquement à côté du terrain, qui passe devant deux à quatre fois par jour, et il n’était donc pas envisageable pour nous qu’il ne travaille pas sur ce projet, explique Christophe Merotto. Quand nous lui en avons parlé, il n’a pas été très enthousiaste au départ. Pourtant, ça ne changeait rien à ses techniques et pratiques de construction : on changeait surtout la recette de ce qu’il mettait dans sa bétonneuse. » Une partie des artisans qui vont participer au projet n’ont absolument aucune expérience en éco-construction. Et si certains sont aussi réticents que ce maçon, tout comme lui, ils se laisseront convaincre de participer à ce chantier pas comme les autres. Chacun d’entre eux choisira ensuite d’intégrer ces nouvelles connaissances dans ses pratiques ou pas.

 

 

 

« C’était important que cela se fasse avec un budget contraint et avec la main d’œuvre que l’on peut trouver sur place. Le point important dans cette partie de notre démarche, c’est que notre choix de valoriser nos gravats, de chercher des matériaux locaux, écologiques et accessibles – voire gratuits, comme la terre crue sortie des fondations – nous a permis de consacrer plus d’argent à rémunérer les artisans, et donc à stimuler l’économie locale, que les industriels qui vendent des matériaux. » Tout aussi important, l’ensemble du chantier de l’éco-centre Pierre & Terre apporte un démenti cinglant à tous ceux qui prétendent que l’éco-construction revient plus cher que les constructions conventionnelles. Et pourtant avec une qualité constructive et une valeur d’usage bien supérieures ! « Alors que nous sommes en normes ERP, qui sont des normes pour les bâtiments ouverts au public, plus coûteuses que pour les constructions privées, le coût total du bâtiment est de 1 200 euros par m2 », tandis que le prix moyen à la construction se situe plutôt autour de 1 500 euros.

 

Démontrer par l’exemple

L’éco-centre Pierre & Terre est une démonstration des savoir-faire, des possibilités et des ambitions que l’on peut développer dans le cadre de l’habitat écologique et local. L’association propose toute l’année des visites guidées à destination d’un large public (particuliers, écoles, collectifs, etc.) et a décidé d’en développer une version plus compacte et technique à destination des artisans du secteur, celle à laquelle nous nous sommes invités. L’idée est de démontrer par l’exemple la validité des principes qui ont présidé à l’édification du site. Artisan maçon, carreleur à la retraite, architecte... chacun est invité découvrir les principes de l’éco-construction – certains avec une belle pointe de scepticisme au départ. L’ensemble de la construction de l’éco-centre est documenté et partagé librement en ligne dans un passionnant livret. Mais rien ne vaut la visite sur place, la main qui court sur les revêtements, la sensation d’agréable fraicheur qui vous saisit quand on pénètre dans le bâtiment bioclimatique.

Découverte des matériaux, des enduits… Au fur et à mesure de la visite, les questions fusent : « Mais, des murs en paille ne peuvent pas être porteurs ? Comment est réparti le poids de la charpente ? Vingt-deux degrés toute l’année, sans chauffer ni climatiser, comment-est-ce possible ? Comment faites-vous pour produire plus d’électricité que vous n’en consommez ? Êtes-vous autonomes en eau ? » Les certitudes des « vieux de la vieille » se fissurent en découvrant la lagune, à l’arrière de bâtiment, qui ressemble à un petit bassin d’agrément. Et tout le monde de découvrir que les nouvelles lois très contraignantes sur l’assainissement non collectif ne s’appliquent pas pour les lieux équipés de toilettes sèches. En effet, la réduction de la consommation d’eau y est significative.

 

 

 

 

« Oui, mais bon, les toilettes sèches, c’est contraignant, ça sent, il faut vider le seau de sciure, c’est bien au fond du jardin… » : l’exposition sur les toilettes sèches modernes achève de convaincre les indécis. Il ne s’agit plus de tinettes ou de pots de chambre pas très ragoutants, mais de véritables sièges de toilettes modernes, esthétiques et surtout très efficaces. L’animatrice cite le cas d’une école primaire de la région qui a choisi l’expertise Pierre & Terre pour valider son projet d’équiper ses nouveaux bâtiments de toilettes sèches, à destination des enfants.

Toilettes sèches publiques à l’école de Saint-Germé (Gers) - Témoignage de la directrice d’école :

 

 

 

Non seulement les enfants n’ont aucune appréhension à utiliser cet équipement, mais très rapidement, tout le monde en apprécie les bénéfices. Les femmes de ménage ont constaté que les colonnes verticales se salissent moins et sont plus faciles à nettoyer que les conduits traditionnels. Mais surtout, en quatre ans d’utilisation, la direction de l’école a constaté une chute impressionnante du nombre de gastroentérites dans l’établissement. En l’absence de chasse d’eau, les microbes et bactéries anaérobies ne peuvent plus utiliser les gouttelettes en suspension pour se déplacer et les systèmes d’aspiration de l’air garantissent des locaux sans odeur et plus sains. Quant aux composteurs, ils n’ont pas encore eu besoin d’être vidangés.

 

Zone d’expérimentation permanente

Démonstration par l’exemple, accueil, sensibilisation, conseils, l’équipe de Pierre & Terre a déjà accompagné plus de 300 projets d’assainissement, 150 projets de bâtis. Plus de 40 collectivités, comme pour l’école de Saint-Germé, ont déjà fait appel à son expertise. Chaque année, entre 6 et 10 000 personnes sont sensibilisées par les quatre salariés permanents et par les stagiaires, qui viennent développer leurs compétences dans l’association avant de les disséminer ailleurs. Le centre dispose d’un partenariat avec la CAF, afin d’aider les ménages modestes à établir un écodiagnostic et d’initier des travaux d’amélioration de l’habitat, pour que tout cela ne reste pas réservé aux classes sociales les plus aisées.

 

 

 

L’écocentre Pierre & Terre est à la fois un écocentre à vocation pédagogique, une zone d’expérimentation permanente à travers son bâtiment et ses dépendances, mais aussi un centre culturel qui intègre depuis 2010 le petit théâtre Spirale et le festival Spirale à Histoires [1]. Cuisine, restaurant, douches, toilettes sèches permanentes, salles de spectacle : ils ont tout construit eux-mêmes, avec l’aide de l’association Pierre & Terre [2] « Un esprit sain dans un habitat sain » : Pierre & Terre pose les jalons d’un nouveau vivre-ensemble, plus respectueux de l’environnement, mais aussi de nous-mêmes.

Texte et photos : Agnès Maillard

 

 

 

Notes

[1Fondé en 2003 par Frédéric David. Le président du théâtre Spirale est Christophe Merotto.

[2Lire « La nouvelle folle histoire de Spirale », Sud-Ouest, le 12 mai 2010.

 

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 20:29

 

Source : http://consocollaborative.com

 

Acheter en vrac : la carte de France des épiceries qui font un carton

 

 

http://consocollaborative.com/content/uploads/jam-428094_1920.jpg

 

Moins d'emballages, moins de gaspillage et moins de dépenses : les épiceries en vrac ont le vent en poupe. Entre celles qui ouvrent aux quatre coins de la France et une franchise qui a déjà essaimé, nous avons regroupé ces initiatives sur une carte pour vous proposer des alternatives concrètes.

 

 

(Cette carte n’est pas exhaustive, si vous avez des adresses secrètes, n’hésitez pas à nous les partager !)

 

En novembre 2015, Biocoop a lancé un magasin éphémère bio, 100% vrac et 100% sans emballages, à l’occasion de la COP 21. Un test grandeur nature pour reproduire définitivement ce modèle dans les mois à venir. En effet, bouteilles en plastiques, sac et emballages omniprésents dans les magasins d’alimentation, sont controversés d’un point de vue environnemental et il devient urgent de trouver des alternatives au tout emballé.

 

Vers une démarche Zéro Déchet

Les déchets de matières plastiques représentent en France 2 500 000 tonnes. La vente en quantité prédéfinie engendre un gaspillage de « près de 20 kilos, dont 7 kg de produits non déballés qui sont jetés, soit 10 millions de tonnes de nourriture gaspillées en France chaque année.

Réduire l’impact de l’activité humaine sur l’environnement passe par l’achat de quantités nécessaires.

C’est le pari qu’on fait les épiceries en vrac qui sont de plus en plus nombreuses. De Lille à Bordeaux, en passant par Besançon, les produits proposés à la vente sont en majorité issus de l’agriculture bio et fournis par des producteurs locaux. Huile d’olive, riz, produits frais ou savons, sont vendus à l’unité, au kg ou au litre. Dans certains magasins, la consigne fait son retour et les bouteilles sont reprises contre une pièce, comme dans la brasserie Météor, en Alsace ou O’bocal, à Nantes.

A Nancy, c’est une association dans une MJC, La juste dose, qui propose un système de cabas : contenants vides et listes sont déposés et quelques jours après, récupérés pleins ! L’engouement des consommateur pour le vrac est réel, comme le témoigne la campagne de crowdfunding de Ceci&Cela, à Toulouse. Plus de 7000 euros sur les 5000 espérés ont été récoltés en quelques jours. Entre Castillon-la-Bataille (33) et Bergerac (24), c’est la Petite roulotte, un camion qui sillonne les marchés et vends des produits locaux en vrac.

 

Le vrac se franchise

Autre formule, day by day, le réseau d’épicerie en vrac connaît un succès exponentiel. Depuis 2013, 23 boutiques ont ouvert dans l’hexagone. La franchise a pour ambition de proposer la meilleure qualité, au meilleur prix et s’appuie essentiellement sur des entreprises françaises pour se fournir. Certaines enseignes de grande distribution proposent également des produits en vrac, parfois depuis des années ou lors du réaménagement de leur magasins comme Franprix, qui dans ses boutiques nouvelle formule vend désormais des produits en vrac.

Le mouvement Zéro Wast a lui lancé le réseau Vrac et projette d’ouvrir sa maison du Zéro Déchet à Paris, qui vendra entre autre des contenants réutilisable pour faire ses courses…en vrac.

 

 

 

Source : http://consocollaborative.com

 

 

 

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 19:03

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

Up le Mag

Bon plan : un site pour manger gratuitement

 

 

Initialement publié sur 

 

 

 

 

 

Et si chacun partageait ses parts en trop pour éviter de les jeter  ? Laurence Kerjean, cofondatrice de Meet ZE Chef raconte  :

« Avec mon mari, ça faisait longtemps qu’on voulait faire quelque chose qui compte. Je suis passionnée de cuisine et on est tous les deux dans la tech. Alors on s’est demandés pourquoi la tech ne servirait pas à rapprocher les gens et à avoir un impact positif. En voyant le gaspillage alimentaire autour de nous, on s’est dit que c’était ça la chose à faire. »

 

Contre le gaspillage

L’idée émerge en 2014 au bord d’une piscine. Elle fait son chemin petit à petit jusqu’au lancement de la première version en avril dernier. Sa mission  : réunir ceux qui ont faim et ceux qui ont une part en trop grâce à des outils web et notamment un système de géolocalisation. Son objectif  : réduire le gaspillage alimentaire et venir en aide à ceux qui ont du mal à boucler leur fin de mois.

Car si Meet ZE Chef est bien une société et non une association, l’idée n’est pas de prendre une commission sur des parts à 15 euros. La plupart des échanges sont 100% gratuits et suivent une logique de don. Pour les autres, le montant ne dépasse pas un euro, auquel s’ajoute une part pour la plateforme. «  Le but de la plateforme c’est l’antigaspillage. Ce n’est pas une plateforme qui est faite pour s’assurer un revenu supplémentaire  », assure Laurence Kerjean.

«  En France, 4 millions de personnes ne mangent pas à leur faim alors que 35% des repas sont jetés chaque jour. Sur ces 4 millions, ce ne sont pas que des SDF. Il y a des étudiants, des travailleurs précaires et des retraités qui ont du mal à joindre les deux bouts. »

 

Hygiène

Mais si nous sommes enclins à récupérer des meubles par exemple, en est-il de même avec des denrées alimentaires  ? Comment vérifier que les mesures d’hygiène élémentaires sont bien respectées  ?

«  La première garantie, c’est que les gens ont cuisiné pour eux-mêmes, donc, a priori, ils n’ont pas prévu de s’empoisonner eux-mêmes. Ensuite, on a mis en place un système de notation. C’est ce qu’on appelle une plateforme de confiance. Aujourd’hui les gens ont l’habitude avec les Airbnb, les Blablacar et compagnie. »

 

 

 

Aujourd’hui, un peu moins de 1 000 personnes sont inscrites sur le site. Le concept, tout jeune, a vu environ 350 personnes mettre leurs plats à disposition et près d’une centaine d’autres venir les chercher.

 

« Il suffit d’être deux dans une même ville »

Le gros de ces partages se concentre, pour l’instant, à Paris mais il existe quelques réseaux Meet ZE Chef dans une douzaine d’autres villes, comme Clermont-Ferrand, Lille et Marseille. « Comme je le dis tout le temps, il suffit d’être deux dans une même ville ou un même quartier pour que les échanges commencent  », estime Laurence Kerjean.

Grâce au succès, le 18 octobre dernier, d’une campagne de financement participatif sur Ulule, où plus de 23 000 euros ont été collectés, Meet ZE Chef va lancer des applications pour IOS et Androïd.

«  Le principal projet est aussi de faire en sorte que ça prenne quartier par quartier et qu’on ait un maximum d’utilisateurs, prêts à offrir et à venir chercher des plats, et qui utilisent le site de façon récurrente  », poursuit la cofondatrice, persuadée qu’il y a, aujourd’hui, une prise de conscience du gaspillage alimentaire et une vraie envie de faire la différence.

 

 

Initialement publié sur UP Le Mag

 

http://www.up-inspirer.fr/

 

 

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 21:54

 

 

Source : http://www.autogestion.asso.fr/?p=6388

 

Habitat coopératif, économique et bioclimatique : quand le rêve s’apprête à devenir réalité

 

Depuis neuf mois, Nora et Benoît, jeune couple de 28 et 34 ans, participent aux travaux de cette SAS (Société par actions simplifiée) coopérative dont les statuts juridiques ont été déposés le 31 mars (voir leur site). Benoît est travailleur intérimaire dans la restauration. Nora, graphiste, est au chômage et impliquée dans un collectif artistique. Si tout se passe comme prévu, dès cette rentrée de septembre, Mas Coop sera officiellement propriétaire d’un grand terrain de 11 000 m2, comprenant une vaste demeure de 600 m2. A laquelle devraient s’ajouter début 2018, onze appartements allant du T2 au T5.

basta-habitat2

 

 

 

8 euros de loyer par m2

S’ils vont au bout de l’aventure à Beaumont, Benoît et Nora devraient y intégrer un T3 avec mezzanine. Un appartement privatif d’une surface avoisinant les 80 m2 et l’accès au vaste parc et au bâtiment collectif pour environ 650 euros de « redevance » mensuelle. La redevance, somme versée chaque mois à la coopérative par tous les habitants, cumule les frais de fonctionnement de la coopérative, les intérêts à la banque et le remboursement du capital. Au final, le tout ne doit pas excéder un coût de 8 euros du m2 par foyer et par mois.

A Beaumont-sur-Lèze, en juin 2016, le prix immobilier moyen au m2 est estimé à 1 790 euros. A Toulouse, 2 500 euros. « Nous n’avons pas trop les moyens d’acheter un grand appartement et nous n’avons pas envie de nous mettre la corde au cou pour trente ans… Alors, bien sûr, l’intérêt économique est déterminant, assure Benoît, mais pas seulement. Pour nous, ce projet permet de croiser nos possibilités économiques et nos aspirations de vie. » Nora développe : « Apprendre à vivre ensemble dans un lieu commun, défendre l’idée d’une organisation alternative, lutter contre la spéculation immobilière… et puis, avoir un lieu de vie qui ressemble à nos lieux de vacances, ça nous plaît ! »

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Solidarité financière, entraide et partage des tâches collectives

A l’origine de Mas Coop, il y a Cécile, Ahmed et leurs deux filles, venus de Seine-et-Marne ; Stéphanie, Eric, leur fils et leur fille, du Sud-Ouest ; et Raymond, belge et pyrénéen. Tous ont convergé au début des années 2010, via lassociation Alter-Habitat Midi-Pyrénées, sur une initiative du même type dans le Gers. Dont ils ont fini par s’éloigner pour monter leur propre projet d’habitat participatif. « A L’Isle Jourdain, c’était parti sur la voie de l’autoconstruction, ce qui ne nous dérange pas en soi mais n’est pas central dans notre démarche. Nous, nous voulions une copropriété d’habitants qui permette de bloquer la spéculation », explique Cécile, 42 ans, présidente de la coopérative. Isabelle, qui travaille à Airbus, a vite rejoint le projet.

Les parts sociales de Mas Coop, 500 euros l’unité, sont divisées en trois catégories : A, pour les coopérateurs habitants ; B, pour les coopérateurs non-habitants ; et C, ne donnant pas de droit de vote, équivalant à une forme d’épargne solidaire. Un système de financement solidaire où personne n’est lésé : celui qui quitte la structure reprend ses parts. Au final, la coopérative assumera un budget global (emprunt compris) de 2 millions d’euros, dont 700 000 pour l’achat du terrain et du bâtiment.

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Quatre des onze appartements sont déjà pris et quatre autres préemptés ; restent deux T2 et un T3. « La cooptation se fait plus ou moins naturellement, explique Eric, 35 ans, professeur des écoles dans le village voisin. Les gens intéressés viennent à nos réunions de travail, ils prennent connaissance de nos valeurs, de notre fonctionnement : la solidarité financière, l’entraide au quotidien, le partage des tâches collectives et puis ils reviennent… ou pas. Un des critères qui ne trompe pas sur l’engagement, c’est la participation régulière. »

 

« Notre projet est un acte politique »

Les statuts juridiques de la coopérative sont déposés, la commande architecturale est réalisée. Pour autant, il reste des places à occuper. Les coopérateurs de Mas Coop ouvrent leurs réunions de travail à qui veut y participer et organisent chaque mois une soirée « accueil du 13 », en mode auberge espagnole, où chacun peut venir s’informer sur le projet. Dimanche 28 mai, ils recevaient le public dans le cadre des journées « portes ouvertes européennes » de l’habitat participatif.

 

 

 

« Notre projet est un acte politique, assume Eric. Au sens où nous entendons bien montrer et démontrer que d’autres formes d’habitat, d’organisation collective et de consommation sont possibles dans notre société. » Et cela en s’impliquant pleinement dans la vie locale : « C’est une des valeurs portée par le projet », résume Stéphanie, 35 ans, compagne d’Eric et également professeure des écoles dans un village du coin. Les enfants de Mas Coop sont inscrits à l’école du village et au collège le plus proche. Les coopérateurs adhèrent à deux AMAP, ils réfléchissent à un projet de reprise d’une épicerie du village pour en faire un lieu associatif…

 

Autosuffisance énergétique

En interne, ces aspirations au lien social et à la solidarité locale sont censées s’incarner dans le grand bâtiment voué à devenir l’espace de vie de la communauté coopérative : une buanderie commune, un atelier de bricolage, une salle de musique, et une salle de jeu pour les enfants y sont envisagés. En plus des trois chambres d’amis et des quelques chambres d’hôtes, pensées aussi comme des espaces pour promouvoir, expliquer et défendre la démarche coopérative.

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Une démarche dans laquelle la dimension écologique a naturellement trouvé sa place. « Tous les logements seront bioclimatiques, explique Raymond, 74 ans. De grandes ouvertures au sud pour emmagasiner la lumière et la chaleur du soleil, et une isolation parfaite, y compris phonique. Nous avons dépensé pas mal d’argent auprès d’un bureau d’études thermiques pour cela. » Une seule chaudière à granulés suffira à alimenter les radiateurs de tous les logements et les toits seront équipés de panneaux photovoltaïques. « On ne va pas produire notre propre – petite — consommation d’électricité mais on va l’acheter à un producteur et revendre l’énergie de nos panneaux solaires à EDF. » Une « opération zéro » qui devrait permettre à chaque foyer de bénéficier d’une subvention de 15 000 euros de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME). Mas Coop va également utiliser le récupérateur d’eau de pluie installé par l’ancien propriétaire — qui avait aussi eu la bonne idée de façonner une jolie petite piscine à l’intérieur de la maison.

 

« Me retrouver dans un tel projet, ça m’empêche de vieillir »

Très satisfait de l’aspect écolo du projet, Raymond, retraité, ingénieur de formation, ex-boulanger bio et veuf depuis 7 ans, se félicite aussi de sa dimension intergénérationnelle : « C’est un atout essentiel de l’habitat participatif. Me retrouver dans un tel projet, ça m’empêche de vieillir. Ici nous sommes en projection permanente, donc nous restons connectés de très près à la vie… » Pour l’instant, c’est lui qui, le matin, conduit les enfants à l’école. « Ce qui me plaît vraiment dans ce projet, assure Nora, 46 ans de moins que Raymond, c’est la diversité des coopérateurs, on arrive quasiment à recréer un petit échantillon de la société. »

« L’intérêt, aussi, d’une forme coopérative, c’est de ne pas être dans l’entre-soi », confirme Ahmed qui travaille dans l’informatique. De fait, dans le groupe, la diversité des trajectoires et des parcours est réelle. Mais le socle de « valeurs » est commun : quand a été évoquée la possibilité de réserver une ou deux chambres à des réfugiés syriens, « il n’a pas fallu faire dix tours de table pour tomber d’accord », se félicite Cécile.

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Le reflet d’une société en mouvement

Ce dimanche, ils évoquent un récent rendez-vous bien garni en petits fours où deux d’entre-eux sont allés « se montrer à la banquière ». On y discute aussi des relations avec le bailleur qui va gérer les opérateurs du bâtiment, des derniers conseils d’Habicoop 1, une structure fédérée qui les accompagne à toutes les étapes.

Attendant « encore un peu » avant de s’engager totalement dans le projet, Benoît et Nora ont pour l’instant seulement acquis des parts de type B. Mais ils sont très impliqués. « C’est quelque chose qui est hyper présent dans notre quotidien, explique Nora. On est chacun dans une commission, qui sont les véritables espaces de production avant les restitutions au collectif lors des réunion de travail tous les quinze jours. »

Sur les vitres de la pièce, quelques affichettes donnent les modes de communication gestuels très en vogue à Nuit Debout. Depuis le début du mouvement contre la loi travail, celles et ceux qui le peuvent vont aux manifs sur Toulouse. En essayant, quand c’est possible, de faire coïncider ça avec un rendez-vous chez l’un des interlocuteurs du projet.

Photos : Emmanuel Riondé
sauf photo de une : bâtiments écologiques aux Pays-Bas

 

Article original : http://www.bastamag.net/Habitat-cooperatif-economique-et-bioclimatique-quand-le-reve-s-apprete-a

 

 

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 21:26

 

 

Source : https://sympa-sympa.com/creacion-maison/16-facons-geniales-dutiliser-des-palettes-que-tu-ne-connaissais-pas-43660/

 

 

16 Façons géniales d’utiliser des palettes que tu ne connaissais pas

 

 

Le recyclage de matériaux est devenu très populaire dans le monde entier, et le souci pour la protection de l’environnement est devenu la tendance principale dans tous les domaines de la vie. Cette attitude bienveillante envers la planète donne lieu à des idées vraiment géniales de recyclage de vieux objets en nouvelles choses utiles pour la maison.

Chez Sympa-sympa.com nous adorons prouver que la décoration écologique, avec beaucoup de style et bon marché, existe. Et nous t’apportons la preuve en 16 exemples qu’il n’est pas nécessaire d’acheter tout notre mobilier : nous pouvons le faire de nos propres mains.

 

Cinéma à la maison

C’est un rêve devenu réalité pour les férus du cinéma. Crée une salle de cinéma chez toi en regardant ces instructions.

 

Berceau lune

Les instructions de la création de ce magnifique berceau sont ici.

 

Balançoire de luxe

Pour rendre ce miracle possible, regarde ce blog.

 

«Igloo» pour tes enfants

Pourquoi avons-nous la sensation que les adultes, eux aussi, vont adorer cette idée ?

 

Rangement pour les outils du jardin

Avec ce magnifique organisateur, tu auras tout à ta portée.

 

Table basse avec des roulettes

Tu peux faire une belle table basse, très pratique, en suivant ces instructions.

 

Vestiaire compact

Toutes les filles vont adorer ce vestiaire. Et c’est tellement facile à faire !

 

Mini bar suspendu

 

 

C’est une excellente solution pour ranger les bouteilles et les verres, pour les vrais connaisseurs.

 

Coin pique nique

Regarde ici comment créer ce petit bout de paradis pour inviter tes amis.

 

Lit style «loft»

Ce lit fait avec des palettes sera très à la mode.

 

Jardin vertical

Trouve cette idée originale pour ton jardin ici.

 

Coin très confortable pour les enfants

Ce coin accueillant deviendra l’endroit préféré de ton enfant.

 

Portemanteau

Cette idée toute simple est parfaite pour ceux qui aiment les solutions hors du commun.

 

Banc en couleurs

Ce banc original donnera une touche spéciale à n’importe quelle pièce.

 

Lit pour animaux de compagnie

 

 

Excellente idée pour transformer une palette en un lit pour ton animal de compagnie.

 

Sofa pour le jardin ou la terrasse

Voici une façon simple de faire un super sofa ! Regarde les détails ici.

 

 

 

 

Source : https://sympa-sympa.com/creacion-maison/16-facons-geniales-dutiliser-des-palettes-que-tu-ne-connaissais-pas-43660/

 

 

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 19:19

 

Source : http://www.lefigaro.fr

 

 

Il cultive des plantes disparues grâce à des graines retrouvées…à Saint-Pétersbourg !

 

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Trois quarts des variétés de fruits, légumes et céréales cultivés ont disparu en cent ans

 

FIGARO DEMAIN - Trois quarts des variétés de fruits, légumes et céréales cultivés ont disparu en cent ans. Pour faire revivre ce patrimoine introuvable en France, des agronomes sont allés piocher des graines dans l'une des plus anciennes banques de graines mondiales. Explications, en partenariat avec France inter.

 

Couverture

Pour retrouver la mémoire végétale, établir une alimentation plus diversifiée et un nouveau modèle économique, des ingénieurs agronomes ont décidé de créer un «jardin connecté» composé de variétés de légumes aujourd'hui introuvables en France. Ce potager d'un nouveau genre est situé sur le site du siège du groupe Seb à Ecully, dans l'agglomération lyonnaise, qui a soutenu financièrement le projet.

»On en a parlé ce matin dans «l'Esprit d'Initiative» d'Emmanuel Moreau sur France Inter

Pour pouvoir mener à bien leur projet, les ingénieurs agronomes ont d'abord recensé les plantes locales. «Sur les dizaines de milliers de fruits et légumes locaux identifiés sur les cent dernières années, nous en avons retrouvé 300», indique Stéphane Crozat, directeur du CRBA, le centre de ressources de botanique appliquée, à l'origine du projet. Dans le monde, les trois quarts des variétés de fruits, légumes et céréales cultivés ont disparu en cent ans.

Et pour cultiver des plantes aujourd'hui introuvables en France, les scientifiques se sont rendus à… Saint-Petersbourg! Dans la deuxième ville de Russie, se trouve en effet l'une des plus anciennes banques de graines mondiales. L'Institut Vavilov de Saint-Pétersbourg renferme 325.000 semences, racines, boutures collectées dans le monde depuis 1894. Le botaniste Nicolaï Vavilov (1887-1943) voulait en effet créer une réserve mondiale de plantes, convaincu que la sécurité alimentaire ne serait assurée que si la diversité biologique était préservée. Il a ainsi dédié sa vie à rechercher des variétés sauvages ou cultivées. Cette banque de graines n'est pas unique mais c'est la plus ancienne, la seule à avoir été créé avant la seconde guerre mondiale et l'utilisation des pesticides. Ainsi, «80% des ressources mondiales se trouvent uniquement dans cet institut, souligne Stéphane Crozat.

 

Des enjeux environnementaux, alimentaires et économiques

«Nous y avons identifié 270 variétés locales de fruits et légumes disparus», souligne Stéphane Crozat. Parmi ces plantes, se trouve le haricot beurre nain des Monts d'or, le chou quintal d'Auvergne ou l'orge gloire du Velay. L'ingénieur agronome qui a travaillé 5 ans pour le CNRS souhaite «que ces variétés locales soient réappropriées par la population, par les particuliers et les jardiniers mais également les agriculteurs. L'enjeu est évidemment environnemental, avec la culture de plantes anciennes, plus résistantes en cas de choc climatique et préexistantes à l'ère des pesticides. Nous souhaitons également préserver la richesse de notre biodiversité et de notre alimentation: il est prouvé que les variétés anciennes sont meilleures pour notre santé. Nous voulons aussi trouver un nouveau modèle économique dans l'agriculture», souligne Stéphane Crozat.

Pour permettre la culture et la réutilisation de ces légumes disparus, le CRBA propose aux volontaires de leurs donner les graines accompagnées d'une formation. En retour, les jardiniers ou agriculteurs s'engagent à redonner la moitié de leurs récoltes une fois les plantes poussées. Une partie de ces végétaux sera congelée pour être préservée en cas de choc climatique, l'autre partie servira à former d'autres agriculteurs à l'utilisation de ces végétaux. Un moyen de permettre aux gens de se réapproprier ces variétés anciennes et d'assurer une diversification du patrimoine botanique. «Nous avons un accord, le matériel ne peut vendu», tient à souligner Stéphane Crozat.

Ainsi, l'ingénieur vise la création de 15 autres potagers de ce type dans d'autres régions de France pour cultiver d'autres variétés locales. A plus long terme, l'objectif serait de protéger l'intégrité des gènes de ces plantes en les inscrivant au patrimoine naturel, au même titre qu'un bien commun, souligne le directeur du centre de ressources de botanique. L'idée est que les pays et les agriculteurs puissent moins dépendre des grands semenciers et assurer leur propre sécurité et autonomie alimentaire.

 

» Découvrez les acteurs et initiatives du changement sur Figaro Demain

 

 

 

 

Source : http://www.lefigaro.fr

 

 

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 18:17

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com/blog/technoverdose

 

 

Trois régimes pour perdre du wifi avant Noël

 

 

Noël approche et avec lui ses réunions de famille, ses moments de célébration, ses instants de liesse partagée. Ce serait dommage qu’un e-mail du boulot ou des adolescents scotchés à leur smartphone viennent tout gâcher. Voici quelques solutions – certes un peu brutales.

 

Un conseil pour un Noël tranquille ?
Un conseil pour un Noël tranquille ? - Pixabay/CC0

 

 

1 L’USB Killer, l’étoile noire des terminaux connectés

 

Vous en avez rêvé, des hackers chinois l’ont fait  ! L’USB Killer se présente sous la forme d’une grosse clé USB qui a la particularité de délivrer une décharge électrique de 240 volts, ce qui a la vertu radicale de griller la plupart des composants électroniques, peu habitués à recevoir autant de tension en si peu de temps.

Et ça marche aussi avec des adaptateurs micro-USB ou Apple, de sorte que vous n’allez pas vous arrêter en si bon chemin. Adieu PC, adieu tablette, adieu smartphone, adieu console de jeu  ! L’effet est quasi universel et instantané. Vous branchez, l’appareil meurt aussitôt.

 

 

Évidemment, il peut être judicieux de sauvegarder les données quelque part. A moins que ce cadeau de Noël soit destiné à votre pire ennemi.

 
 

2 Le moulin à poivre anti-wifi

 

L’outil qui vous sauvera votre repas de Noël et permettra à chacun de déguster comme il se doit la dinde – tout en transformant les smartphones en bûche – se trouve dans un moulin à poivre. Un petit coup de poignet, et il s’active pour 30 minutes.

Au fond, rien de plus qu’un brouilleur de wifi très bien miniaturisé et intégré dans un objet du quotidien à l’apparence inoffensive. D’autant plus que le coupable contient vraiment du poivre, ce qui le rendra indétectable aux yeux de vos victimes.

 

 

 

Bon ce n’est qu’un gadget promotionnel (épuisé) aux effets limités au wifi d’un seul modem. Mais peut-être que l’idée sera reprise par d’autres.

 
 

3 La cage de Faraday DIY

 

Fabriquez votre propre cage de Faraday et isolez-vous des ondes qui menacent votre vie sociale.

Vous pouvez ainsi coller du papier peint anti-ondes dans votre salon. Il ne laissera désormais passer que les ondes hertziennes et FM, rien d’autre. Ça demande un peu d’effort, et il n’est pas très joli, mais la déconnexion sera désormais totale et permanente. 

 

 

Sinon, vous avez l’option du baldaquin, qui peut être des plus agréables si vous fêtez Noël dans des régions tropicales et avez désespérément besoin en plus d’une moustiquaire.

Pour conclure, et si rien de tout cela ne vous convient, il vous reste le marteau. 

 

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com/blog/technoverdose

 

 

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