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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 19:03

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

Up le Mag

Bon plan : un site pour manger gratuitement

 

 

Initialement publié sur 

 

 

 

 

 

Et si chacun partageait ses parts en trop pour éviter de les jeter  ? Laurence Kerjean, cofondatrice de Meet ZE Chef raconte  :

« Avec mon mari, ça faisait longtemps qu’on voulait faire quelque chose qui compte. Je suis passionnée de cuisine et on est tous les deux dans la tech. Alors on s’est demandés pourquoi la tech ne servirait pas à rapprocher les gens et à avoir un impact positif. En voyant le gaspillage alimentaire autour de nous, on s’est dit que c’était ça la chose à faire. »

 

Contre le gaspillage

L’idée émerge en 2014 au bord d’une piscine. Elle fait son chemin petit à petit jusqu’au lancement de la première version en avril dernier. Sa mission  : réunir ceux qui ont faim et ceux qui ont une part en trop grâce à des outils web et notamment un système de géolocalisation. Son objectif  : réduire le gaspillage alimentaire et venir en aide à ceux qui ont du mal à boucler leur fin de mois.

Car si Meet ZE Chef est bien une société et non une association, l’idée n’est pas de prendre une commission sur des parts à 15 euros. La plupart des échanges sont 100% gratuits et suivent une logique de don. Pour les autres, le montant ne dépasse pas un euro, auquel s’ajoute une part pour la plateforme. «  Le but de la plateforme c’est l’antigaspillage. Ce n’est pas une plateforme qui est faite pour s’assurer un revenu supplémentaire  », assure Laurence Kerjean.

«  En France, 4 millions de personnes ne mangent pas à leur faim alors que 35% des repas sont jetés chaque jour. Sur ces 4 millions, ce ne sont pas que des SDF. Il y a des étudiants, des travailleurs précaires et des retraités qui ont du mal à joindre les deux bouts. »

 

Hygiène

Mais si nous sommes enclins à récupérer des meubles par exemple, en est-il de même avec des denrées alimentaires  ? Comment vérifier que les mesures d’hygiène élémentaires sont bien respectées  ?

«  La première garantie, c’est que les gens ont cuisiné pour eux-mêmes, donc, a priori, ils n’ont pas prévu de s’empoisonner eux-mêmes. Ensuite, on a mis en place un système de notation. C’est ce qu’on appelle une plateforme de confiance. Aujourd’hui les gens ont l’habitude avec les Airbnb, les Blablacar et compagnie. »

 

 

 

Aujourd’hui, un peu moins de 1 000 personnes sont inscrites sur le site. Le concept, tout jeune, a vu environ 350 personnes mettre leurs plats à disposition et près d’une centaine d’autres venir les chercher.

 

« Il suffit d’être deux dans une même ville »

Le gros de ces partages se concentre, pour l’instant, à Paris mais il existe quelques réseaux Meet ZE Chef dans une douzaine d’autres villes, comme Clermont-Ferrand, Lille et Marseille. « Comme je le dis tout le temps, il suffit d’être deux dans une même ville ou un même quartier pour que les échanges commencent  », estime Laurence Kerjean.

Grâce au succès, le 18 octobre dernier, d’une campagne de financement participatif sur Ulule, où plus de 23 000 euros ont été collectés, Meet ZE Chef va lancer des applications pour IOS et Androïd.

«  Le principal projet est aussi de faire en sorte que ça prenne quartier par quartier et qu’on ait un maximum d’utilisateurs, prêts à offrir et à venir chercher des plats, et qui utilisent le site de façon récurrente  », poursuit la cofondatrice, persuadée qu’il y a, aujourd’hui, une prise de conscience du gaspillage alimentaire et une vraie envie de faire la différence.

 

 

Initialement publié sur UP Le Mag

 

http://www.up-inspirer.fr/

 

 

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 21:54

 

 

Source : http://www.autogestion.asso.fr/?p=6388

 

Habitat coopératif, économique et bioclimatique : quand le rêve s’apprête à devenir réalité

 

Depuis neuf mois, Nora et Benoît, jeune couple de 28 et 34 ans, participent aux travaux de cette SAS (Société par actions simplifiée) coopérative dont les statuts juridiques ont été déposés le 31 mars (voir leur site). Benoît est travailleur intérimaire dans la restauration. Nora, graphiste, est au chômage et impliquée dans un collectif artistique. Si tout se passe comme prévu, dès cette rentrée de septembre, Mas Coop sera officiellement propriétaire d’un grand terrain de 11 000 m2, comprenant une vaste demeure de 600 m2. A laquelle devraient s’ajouter début 2018, onze appartements allant du T2 au T5.

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8 euros de loyer par m2

S’ils vont au bout de l’aventure à Beaumont, Benoît et Nora devraient y intégrer un T3 avec mezzanine. Un appartement privatif d’une surface avoisinant les 80 m2 et l’accès au vaste parc et au bâtiment collectif pour environ 650 euros de « redevance » mensuelle. La redevance, somme versée chaque mois à la coopérative par tous les habitants, cumule les frais de fonctionnement de la coopérative, les intérêts à la banque et le remboursement du capital. Au final, le tout ne doit pas excéder un coût de 8 euros du m2 par foyer et par mois.

A Beaumont-sur-Lèze, en juin 2016, le prix immobilier moyen au m2 est estimé à 1 790 euros. A Toulouse, 2 500 euros. « Nous n’avons pas trop les moyens d’acheter un grand appartement et nous n’avons pas envie de nous mettre la corde au cou pour trente ans… Alors, bien sûr, l’intérêt économique est déterminant, assure Benoît, mais pas seulement. Pour nous, ce projet permet de croiser nos possibilités économiques et nos aspirations de vie. » Nora développe : « Apprendre à vivre ensemble dans un lieu commun, défendre l’idée d’une organisation alternative, lutter contre la spéculation immobilière… et puis, avoir un lieu de vie qui ressemble à nos lieux de vacances, ça nous plaît ! »

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Solidarité financière, entraide et partage des tâches collectives

A l’origine de Mas Coop, il y a Cécile, Ahmed et leurs deux filles, venus de Seine-et-Marne ; Stéphanie, Eric, leur fils et leur fille, du Sud-Ouest ; et Raymond, belge et pyrénéen. Tous ont convergé au début des années 2010, via lassociation Alter-Habitat Midi-Pyrénées, sur une initiative du même type dans le Gers. Dont ils ont fini par s’éloigner pour monter leur propre projet d’habitat participatif. « A L’Isle Jourdain, c’était parti sur la voie de l’autoconstruction, ce qui ne nous dérange pas en soi mais n’est pas central dans notre démarche. Nous, nous voulions une copropriété d’habitants qui permette de bloquer la spéculation », explique Cécile, 42 ans, présidente de la coopérative. Isabelle, qui travaille à Airbus, a vite rejoint le projet.

Les parts sociales de Mas Coop, 500 euros l’unité, sont divisées en trois catégories : A, pour les coopérateurs habitants ; B, pour les coopérateurs non-habitants ; et C, ne donnant pas de droit de vote, équivalant à une forme d’épargne solidaire. Un système de financement solidaire où personne n’est lésé : celui qui quitte la structure reprend ses parts. Au final, la coopérative assumera un budget global (emprunt compris) de 2 millions d’euros, dont 700 000 pour l’achat du terrain et du bâtiment.

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Quatre des onze appartements sont déjà pris et quatre autres préemptés ; restent deux T2 et un T3. « La cooptation se fait plus ou moins naturellement, explique Eric, 35 ans, professeur des écoles dans le village voisin. Les gens intéressés viennent à nos réunions de travail, ils prennent connaissance de nos valeurs, de notre fonctionnement : la solidarité financière, l’entraide au quotidien, le partage des tâches collectives et puis ils reviennent… ou pas. Un des critères qui ne trompe pas sur l’engagement, c’est la participation régulière. »

 

« Notre projet est un acte politique »

Les statuts juridiques de la coopérative sont déposés, la commande architecturale est réalisée. Pour autant, il reste des places à occuper. Les coopérateurs de Mas Coop ouvrent leurs réunions de travail à qui veut y participer et organisent chaque mois une soirée « accueil du 13 », en mode auberge espagnole, où chacun peut venir s’informer sur le projet. Dimanche 28 mai, ils recevaient le public dans le cadre des journées « portes ouvertes européennes » de l’habitat participatif.

 

 

 

« Notre projet est un acte politique, assume Eric. Au sens où nous entendons bien montrer et démontrer que d’autres formes d’habitat, d’organisation collective et de consommation sont possibles dans notre société. » Et cela en s’impliquant pleinement dans la vie locale : « C’est une des valeurs portée par le projet », résume Stéphanie, 35 ans, compagne d’Eric et également professeure des écoles dans un village du coin. Les enfants de Mas Coop sont inscrits à l’école du village et au collège le plus proche. Les coopérateurs adhèrent à deux AMAP, ils réfléchissent à un projet de reprise d’une épicerie du village pour en faire un lieu associatif…

 

Autosuffisance énergétique

En interne, ces aspirations au lien social et à la solidarité locale sont censées s’incarner dans le grand bâtiment voué à devenir l’espace de vie de la communauté coopérative : une buanderie commune, un atelier de bricolage, une salle de musique, et une salle de jeu pour les enfants y sont envisagés. En plus des trois chambres d’amis et des quelques chambres d’hôtes, pensées aussi comme des espaces pour promouvoir, expliquer et défendre la démarche coopérative.

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Une démarche dans laquelle la dimension écologique a naturellement trouvé sa place. « Tous les logements seront bioclimatiques, explique Raymond, 74 ans. De grandes ouvertures au sud pour emmagasiner la lumière et la chaleur du soleil, et une isolation parfaite, y compris phonique. Nous avons dépensé pas mal d’argent auprès d’un bureau d’études thermiques pour cela. » Une seule chaudière à granulés suffira à alimenter les radiateurs de tous les logements et les toits seront équipés de panneaux photovoltaïques. « On ne va pas produire notre propre – petite — consommation d’électricité mais on va l’acheter à un producteur et revendre l’énergie de nos panneaux solaires à EDF. » Une « opération zéro » qui devrait permettre à chaque foyer de bénéficier d’une subvention de 15 000 euros de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME). Mas Coop va également utiliser le récupérateur d’eau de pluie installé par l’ancien propriétaire — qui avait aussi eu la bonne idée de façonner une jolie petite piscine à l’intérieur de la maison.

 

« Me retrouver dans un tel projet, ça m’empêche de vieillir »

Très satisfait de l’aspect écolo du projet, Raymond, retraité, ingénieur de formation, ex-boulanger bio et veuf depuis 7 ans, se félicite aussi de sa dimension intergénérationnelle : « C’est un atout essentiel de l’habitat participatif. Me retrouver dans un tel projet, ça m’empêche de vieillir. Ici nous sommes en projection permanente, donc nous restons connectés de très près à la vie… » Pour l’instant, c’est lui qui, le matin, conduit les enfants à l’école. « Ce qui me plaît vraiment dans ce projet, assure Nora, 46 ans de moins que Raymond, c’est la diversité des coopérateurs, on arrive quasiment à recréer un petit échantillon de la société. »

« L’intérêt, aussi, d’une forme coopérative, c’est de ne pas être dans l’entre-soi », confirme Ahmed qui travaille dans l’informatique. De fait, dans le groupe, la diversité des trajectoires et des parcours est réelle. Mais le socle de « valeurs » est commun : quand a été évoquée la possibilité de réserver une ou deux chambres à des réfugiés syriens, « il n’a pas fallu faire dix tours de table pour tomber d’accord », se félicite Cécile.

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Le reflet d’une société en mouvement

Ce dimanche, ils évoquent un récent rendez-vous bien garni en petits fours où deux d’entre-eux sont allés « se montrer à la banquière ». On y discute aussi des relations avec le bailleur qui va gérer les opérateurs du bâtiment, des derniers conseils d’Habicoop 1, une structure fédérée qui les accompagne à toutes les étapes.

Attendant « encore un peu » avant de s’engager totalement dans le projet, Benoît et Nora ont pour l’instant seulement acquis des parts de type B. Mais ils sont très impliqués. « C’est quelque chose qui est hyper présent dans notre quotidien, explique Nora. On est chacun dans une commission, qui sont les véritables espaces de production avant les restitutions au collectif lors des réunion de travail tous les quinze jours. »

Sur les vitres de la pièce, quelques affichettes donnent les modes de communication gestuels très en vogue à Nuit Debout. Depuis le début du mouvement contre la loi travail, celles et ceux qui le peuvent vont aux manifs sur Toulouse. En essayant, quand c’est possible, de faire coïncider ça avec un rendez-vous chez l’un des interlocuteurs du projet.

Photos : Emmanuel Riondé
sauf photo de une : bâtiments écologiques aux Pays-Bas

 

Article original : http://www.bastamag.net/Habitat-cooperatif-economique-et-bioclimatique-quand-le-reve-s-apprete-a

 

 

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 21:26

 

 

Source : https://sympa-sympa.com/creacion-maison/16-facons-geniales-dutiliser-des-palettes-que-tu-ne-connaissais-pas-43660/

 

 

16 Façons géniales d’utiliser des palettes que tu ne connaissais pas

 

 

Le recyclage de matériaux est devenu très populaire dans le monde entier, et le souci pour la protection de l’environnement est devenu la tendance principale dans tous les domaines de la vie. Cette attitude bienveillante envers la planète donne lieu à des idées vraiment géniales de recyclage de vieux objets en nouvelles choses utiles pour la maison.

Chez Sympa-sympa.com nous adorons prouver que la décoration écologique, avec beaucoup de style et bon marché, existe. Et nous t’apportons la preuve en 16 exemples qu’il n’est pas nécessaire d’acheter tout notre mobilier : nous pouvons le faire de nos propres mains.

 

Cinéma à la maison

C’est un rêve devenu réalité pour les férus du cinéma. Crée une salle de cinéma chez toi en regardant ces instructions.

 

Berceau lune

Les instructions de la création de ce magnifique berceau sont ici.

 

Balançoire de luxe

Pour rendre ce miracle possible, regarde ce blog.

 

«Igloo» pour tes enfants

Pourquoi avons-nous la sensation que les adultes, eux aussi, vont adorer cette idée ?

 

Rangement pour les outils du jardin

Avec ce magnifique organisateur, tu auras tout à ta portée.

 

Table basse avec des roulettes

Tu peux faire une belle table basse, très pratique, en suivant ces instructions.

 

Vestiaire compact

Toutes les filles vont adorer ce vestiaire. Et c’est tellement facile à faire !

 

Mini bar suspendu

 

 

C’est une excellente solution pour ranger les bouteilles et les verres, pour les vrais connaisseurs.

 

Coin pique nique

Regarde ici comment créer ce petit bout de paradis pour inviter tes amis.

 

Lit style «loft»

Ce lit fait avec des palettes sera très à la mode.

 

Jardin vertical

Trouve cette idée originale pour ton jardin ici.

 

Coin très confortable pour les enfants

Ce coin accueillant deviendra l’endroit préféré de ton enfant.

 

Portemanteau

Cette idée toute simple est parfaite pour ceux qui aiment les solutions hors du commun.

 

Banc en couleurs

Ce banc original donnera une touche spéciale à n’importe quelle pièce.

 

Lit pour animaux de compagnie

 

 

Excellente idée pour transformer une palette en un lit pour ton animal de compagnie.

 

Sofa pour le jardin ou la terrasse

Voici une façon simple de faire un super sofa ! Regarde les détails ici.

 

 

 

 

Source : https://sympa-sympa.com/creacion-maison/16-facons-geniales-dutiliser-des-palettes-que-tu-ne-connaissais-pas-43660/

 

 

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 19:19

 

Source : http://www.lefigaro.fr

 

 

Il cultive des plantes disparues grâce à des graines retrouvées…à Saint-Pétersbourg !

 

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Trois quarts des variétés de fruits, légumes et céréales cultivés ont disparu en cent ans

 

FIGARO DEMAIN - Trois quarts des variétés de fruits, légumes et céréales cultivés ont disparu en cent ans. Pour faire revivre ce patrimoine introuvable en France, des agronomes sont allés piocher des graines dans l'une des plus anciennes banques de graines mondiales. Explications, en partenariat avec France inter.

 

Couverture

Pour retrouver la mémoire végétale, établir une alimentation plus diversifiée et un nouveau modèle économique, des ingénieurs agronomes ont décidé de créer un «jardin connecté» composé de variétés de légumes aujourd'hui introuvables en France. Ce potager d'un nouveau genre est situé sur le site du siège du groupe Seb à Ecully, dans l'agglomération lyonnaise, qui a soutenu financièrement le projet.

»On en a parlé ce matin dans «l'Esprit d'Initiative» d'Emmanuel Moreau sur France Inter

Pour pouvoir mener à bien leur projet, les ingénieurs agronomes ont d'abord recensé les plantes locales. «Sur les dizaines de milliers de fruits et légumes locaux identifiés sur les cent dernières années, nous en avons retrouvé 300», indique Stéphane Crozat, directeur du CRBA, le centre de ressources de botanique appliquée, à l'origine du projet. Dans le monde, les trois quarts des variétés de fruits, légumes et céréales cultivés ont disparu en cent ans.

Et pour cultiver des plantes aujourd'hui introuvables en France, les scientifiques se sont rendus à… Saint-Petersbourg! Dans la deuxième ville de Russie, se trouve en effet l'une des plus anciennes banques de graines mondiales. L'Institut Vavilov de Saint-Pétersbourg renferme 325.000 semences, racines, boutures collectées dans le monde depuis 1894. Le botaniste Nicolaï Vavilov (1887-1943) voulait en effet créer une réserve mondiale de plantes, convaincu que la sécurité alimentaire ne serait assurée que si la diversité biologique était préservée. Il a ainsi dédié sa vie à rechercher des variétés sauvages ou cultivées. Cette banque de graines n'est pas unique mais c'est la plus ancienne, la seule à avoir été créé avant la seconde guerre mondiale et l'utilisation des pesticides. Ainsi, «80% des ressources mondiales se trouvent uniquement dans cet institut, souligne Stéphane Crozat.

 

Des enjeux environnementaux, alimentaires et économiques

«Nous y avons identifié 270 variétés locales de fruits et légumes disparus», souligne Stéphane Crozat. Parmi ces plantes, se trouve le haricot beurre nain des Monts d'or, le chou quintal d'Auvergne ou l'orge gloire du Velay. L'ingénieur agronome qui a travaillé 5 ans pour le CNRS souhaite «que ces variétés locales soient réappropriées par la population, par les particuliers et les jardiniers mais également les agriculteurs. L'enjeu est évidemment environnemental, avec la culture de plantes anciennes, plus résistantes en cas de choc climatique et préexistantes à l'ère des pesticides. Nous souhaitons également préserver la richesse de notre biodiversité et de notre alimentation: il est prouvé que les variétés anciennes sont meilleures pour notre santé. Nous voulons aussi trouver un nouveau modèle économique dans l'agriculture», souligne Stéphane Crozat.

Pour permettre la culture et la réutilisation de ces légumes disparus, le CRBA propose aux volontaires de leurs donner les graines accompagnées d'une formation. En retour, les jardiniers ou agriculteurs s'engagent à redonner la moitié de leurs récoltes une fois les plantes poussées. Une partie de ces végétaux sera congelée pour être préservée en cas de choc climatique, l'autre partie servira à former d'autres agriculteurs à l'utilisation de ces végétaux. Un moyen de permettre aux gens de se réapproprier ces variétés anciennes et d'assurer une diversification du patrimoine botanique. «Nous avons un accord, le matériel ne peut vendu», tient à souligner Stéphane Crozat.

Ainsi, l'ingénieur vise la création de 15 autres potagers de ce type dans d'autres régions de France pour cultiver d'autres variétés locales. A plus long terme, l'objectif serait de protéger l'intégrité des gènes de ces plantes en les inscrivant au patrimoine naturel, au même titre qu'un bien commun, souligne le directeur du centre de ressources de botanique. L'idée est que les pays et les agriculteurs puissent moins dépendre des grands semenciers et assurer leur propre sécurité et autonomie alimentaire.

 

» Découvrez les acteurs et initiatives du changement sur Figaro Demain

 

 

 

 

Source : http://www.lefigaro.fr

 

 

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 18:17

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com/blog/technoverdose

 

 

Trois régimes pour perdre du wifi avant Noël

 

 

Noël approche et avec lui ses réunions de famille, ses moments de célébration, ses instants de liesse partagée. Ce serait dommage qu’un e-mail du boulot ou des adolescents scotchés à leur smartphone viennent tout gâcher. Voici quelques solutions – certes un peu brutales.

 

Un conseil pour un Noël tranquille ?
Un conseil pour un Noël tranquille ? - Pixabay/CC0

 

 

1 L’USB Killer, l’étoile noire des terminaux connectés

 

Vous en avez rêvé, des hackers chinois l’ont fait  ! L’USB Killer se présente sous la forme d’une grosse clé USB qui a la particularité de délivrer une décharge électrique de 240 volts, ce qui a la vertu radicale de griller la plupart des composants électroniques, peu habitués à recevoir autant de tension en si peu de temps.

Et ça marche aussi avec des adaptateurs micro-USB ou Apple, de sorte que vous n’allez pas vous arrêter en si bon chemin. Adieu PC, adieu tablette, adieu smartphone, adieu console de jeu  ! L’effet est quasi universel et instantané. Vous branchez, l’appareil meurt aussitôt.

 

 

Évidemment, il peut être judicieux de sauvegarder les données quelque part. A moins que ce cadeau de Noël soit destiné à votre pire ennemi.

 
 

2 Le moulin à poivre anti-wifi

 

L’outil qui vous sauvera votre repas de Noël et permettra à chacun de déguster comme il se doit la dinde – tout en transformant les smartphones en bûche – se trouve dans un moulin à poivre. Un petit coup de poignet, et il s’active pour 30 minutes.

Au fond, rien de plus qu’un brouilleur de wifi très bien miniaturisé et intégré dans un objet du quotidien à l’apparence inoffensive. D’autant plus que le coupable contient vraiment du poivre, ce qui le rendra indétectable aux yeux de vos victimes.

 

 

 

Bon ce n’est qu’un gadget promotionnel (épuisé) aux effets limités au wifi d’un seul modem. Mais peut-être que l’idée sera reprise par d’autres.

 
 

3 La cage de Faraday DIY

 

Fabriquez votre propre cage de Faraday et isolez-vous des ondes qui menacent votre vie sociale.

Vous pouvez ainsi coller du papier peint anti-ondes dans votre salon. Il ne laissera désormais passer que les ondes hertziennes et FM, rien d’autre. Ça demande un peu d’effort, et il n’est pas très joli, mais la déconnexion sera désormais totale et permanente. 

 

 

Sinon, vous avez l’option du baldaquin, qui peut être des plus agréables si vous fêtez Noël dans des régions tropicales et avez désespérément besoin en plus d’une moustiquaire.

Pour conclure, et si rien de tout cela ne vous convient, il vous reste le marteau. 

 

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com/blog/technoverdose

 

 

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 21:01

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Agriculture

Des semences libres pour délivrer les paysans des géants agro-industriels

 

par

 

 

 

Semer, sélectionner, échanger librement ses semences : ces pratiques ancestrales contribuent à l’autonomie des paysans et à la diversité des cultures. Mais ces dernières décennies, à cause d’une réglementation de plus en plus complexe, une partie des savoirs a été perdue. Refusant la mainmise de quelques multinationales, des paysans s’organisent pour faire revivre d’anciennes variétés de semences agricoles ou pour en créer de nouvelles, adaptées à leurs pratiques et aux particularités de leur environnement. Reportage dans une bourse d’échange de semences, en Rhône-Alpes.

« La bourse d’échange de semences va commencer. » En quelques minutes, des dizaines de sacs contenant des semences de blé recouvrent la table. Ces variétés ont une particularité : toutes ont été semées, sélectionnées et démultipliées par des paysans, directement dans leur champ. Elles sont libres de droits, non soumises à la propriété intellectuelle de quelque multinationale. « Ça c’est un mottet rouge, une variété de blé tendre qui était autrefois très répandue en Savoie, explique un participant. Elle est réputée donner un bon goût au pain ». Autour de la table, pas de jardiniers amateurs mais des paysans. Certains sont céréaliers, d’autres font de la polyculture et de l’élevage, d’autres encore sont paysans-boulangers.

« C’est la première fois que je viens, confie une paysanne en cours d’installation. Ce n’est pas toujours facile d’identifier les variétés ». C’est justement l’objet de ces rencontres régionales des semis, organisées chaque année par l’Association pour le développement de l’emploi agricole et rural (Ardear Rhône-Alpes), cette fois dans la Drôme [1]. « La diffusion des semences fait totalement partie du travail de paysan. Il s’agit d’échanger, de partager notre expérience avec ceux qui débutent », appuie Christian Dalmasso, paysan-boulanger en Isère.

 

Reconquête de « l’autonomie semencière »

L’histoire de ces rencontres remonte à 2004. Des paysans de l’Ardear décident d’expérimenter l’usage de variétés paysannes de céréales, comme le blé, le seigle, l’orge ou le maïs. Ils veulent reconquérir leur autonomie semencière, c’est-à-dire cesser de s’approvisionner auprès des grandes firmes qui trustent le marché des semences, pour trouver des variétés plus adaptées à leurs pratiques. Il existe un catalogue des variétés officielles [2], mais nombre de paysans constatent qu’elles ne correspondent pas à leurs besoins, notamment en agriculture biologique. C’est le cas de Christian Dalmasso : « Les semences du catalogue ont été sélectionnées sur les meilleures terres de France, avec tout un arsenal de chimie et d’engrais (voir la vidéo ci-dessous, extraite du documentaire La guerre des graines). Quand on leur enlève cette béquille chimique, ce sont des blés qui ont beaucoup de mal à exprimer leur potentiel. »

 

 

La baisse des rendements, de même que la qualité irrégulière des variétés du catalogue, conduisent Christian et d’autres paysans à chercher des semences plus en adéquation avec leurs conditions de culture. Avec l’Ardear, ils commencent par identifier les céréales qui étaient autrefois cultivées dans leur région. Leurs recherches les conduisent chez des particuliers qui continuent de cultiver, pour leur consommation personnelle, des espèces non inscrites au catalogue. L’Ardear se tourne également vers l’Inra, l’Institut national de la recherche agronomique, qui collecte, répertorie et stocke des échantillons de plantes et de graines [3]. Les agriculteurs en demandent de petites quantités, qu’ils multiplient quelques années pour les utiliser à plus grande échelle.

 

Synergie entre paysans et chercheurs

Une fois les semences retrouvées, il faut réapprendre à les connaître après des décennies d’oubli. Un travail de « sélection participative » des blés a été mis en place depuis dix ans, associant les paysans à des chercheurs de l’Inra. L’idée est de mener des recherches en partant d’un réseau de fermes et de leurs besoins spécifiques. Raphaël Baltassat, paysan près d’Annemasse en Haute-Savoie, participe à ce programme incluant 65 fermes en France et 1350 parcelles de culture. Il compte à lui seul une « collection » de 80 variétés. « Nous partons de variétés anciennes, parfois trop grandes, avec de petits rendements ou qui versent (c’est à dire qui ploient, ndlr), explique t-il. Nous les croisons pour obtenir par exemple des variétés plus courtes, sans rien lâcher sur la qualité, que ce soit en terme de goût ou de digestibilité vis-à-vis du gluten ».

 

Environ dix mètres carrés par variété sont nécessaires. Et pour partager les expériences et connaissances acquises, des formations et visites de fermes sont régulièrement organisées entre paysans. En parallèle, des essais sont menés à l’Inra pour évaluer les caractéristiques des variétés sur le plan nutritionnel et « organoleptique » – c’est à dire concernant leur apparence, leur odeur, leur goût, ou encore leur texture. « C’est une démarche ouverte, mais qui requiert un travail d’observation assez soutenu du paysan », souligne Christian Dalmasso. « On sélectionne avec son propre regard, et la problématique de sa ferme. C’est une façon pour le paysan de reprendre sa place dans le processus de sélection, pour trouver une ou des variétés qui correspondent réellement à ses besoins. »

 

Faire vivre les semences

Selon l’Ardear Rhône-Alpes, plus de 250 variétés de céréales à paille et de maïs sont ainsi cultivées et préservées sur les fermes, dans le cadre de ce programme de sélection participative. Les rencontres régionales des semis sont l’occasion de favoriser l’échange de ces semences entre les paysans. « Nous faisons en sorte que les rencontres soient toujours accompagnées de partages d’expériences et de savoir-faire, qui sont essentiels pour construire son autonomie », décrit Alexandre Hyacinthe, de l’Ardear. « Il est indispensable de faire circuler les semences, de comparer les variétés, de les expérimenter et de les faire évoluer sur différentes fermes. » L’enjeu : que chaque agriculteur puisse avoir des semences adaptées à ses pratiques, à l’altitude et à son type de sol.

Si la vente de semences non inscrites au catalogue officiel est interdite par la loi, l’échange de semences en vue d’un travail expérimental est toujours possible [4]. Par ailleurs, « la loi biodiversité votée pendant l’été implique des changements », précise Émilie Lapprand, du Réseau semences paysannes. Les échanges entre paysans de semences et de plants libres de droits peuvent désormais se faire également dans le cadre de « l’entraide générale ». Si cette notion reste encore floue, dans l’attente de la publication des décrets [5], elle ouvre la possibilité pour les paysans d’échanger plus librement les semences qu’ils ont sélectionnées et multipliées dans leurs champs.

 

Réponses locales face au développement des multinationales semencières

Lors de l’échange de semences, chaque personne est invitée à noter sur une fiche le nom de la variété qu’il compte semer sur sa ferme, la quantité, et le nom de la personne qui lui a donné la variété. « Nous centralisons les informations à l’Ardear, et lorsqu’une personne cherche des informations sur une variété, on peut l’orienter », précise Alexandre Hyacinthe. Mais ce travail est aujourd’hui en péril. « Sur 2016, la région Auvergne-Rhône-Alpes (dirigée par Laurent Wauquiez, ndlr) a baissé de 30% nos financements, ce qui implique une baisse d’effectifs », souligne Christian Dalmasso. « On ne sait pas si on va pouvoir continuer à faire ce que l’on fait. »

 

 

Ces coupes budgétaires interviennent alors que la demande pour ces variétés anciennes est croissante. « Il y a un engouement des acteurs des filières longues sur le blé et la farine issus de ces variétés, alors même que nous n’avons pas les quantités pour les approvisionner », relève Christian Dalmasso. En dépit des freins politiques, la détermination des paysans à recouvrir leur autonomie et à développer la biodiversité cultivée est intacte. En cette fin de rencontre régionale des semis, chacun repart vers sa ferme avec différentes variétés entre les mains. Et avec l’espoir d’apporter des réponses locales face au développement démesuré des multinationales semencières. En achetant la géant Monsanto, l’entreprise Bayer s’apprête à contrôler près d’un tiers du marché mondial des semences.

Texte et photos : Sophie Chapelle

 

 

 

Notes

[1Pour ce reportage, Basta ! s’est rendu à la rencontre régionale de semis se tenant le 26 septembre 2016 sur une ferme située à Hauterives, dans la Drôme.

[2Depuis 1949, toute variété de semence mise sur le marché doit obligatoirement être inscrite sur le catalogue géré par l’Office communautaire des variétés végétales, dont le siège est à Angers. Cet office accorde un droit de propriété intellectuelle, d’une durée de 25 à 30 ans, à « l’obtenteur », celui qui a sélectionné cette variété. Les principaux détenteurs de ces « certificats d’obtention végétale » ne sont autres que les grandes multinationales semencières réunies au sein de l’Union française des semenciers.

[4La commercialisation des semences et des plants est réglementée en France par le décret 81-605 qui rend obligatoire l’enregistrement des variétés au catalogue officiel, la certification de chaque lot commercialisé de semences et l’application de règles sanitaires strictes. Mais cette réglementation ne concerne pas tous les échanges ni toutes les ventes. L’article 1-1 du même décret précise que « ne relèvent pas de la commercialisation les échanges de semences qui ne visent pas une exploitation commerciale de la variété ». Les obligations définies dans ce décret ne s’appliquent donc pas à la commercialisation et aux échanges réalisés en vue d’utilisations non commerciales de la variété comme la recherche, la sélection, la conservation des ressources génétiques ou encore la production pour l’autoconsommation de la récolte (jardinage amateur).

[5L’entraide est définie à l’article L.325-1 du Code rural comme « un contrat à titre gratuit, même lorsque le bénéficiaire rembourse au prestataire tout ou partie des frais engagés par ce dernier ». Elle « est réalisée entre agriculteurs par des échanges de services en travail et en moyens d’exploitation ».

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

 

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 19:55

 

 

 

Demain après-midi, 
Samedi 12  Novembre,
de 14  à  19 heures  :
 
NUIT  DEBOUT
organise à  Nîmes,
au Square Antonin, 
une  Gratiferia.
.
C'est un marché gratuit,
où chacun apporte
ce dont il n'a plus besoin,
et récupère ce qui lui est nécessaire.
Des animations  et un goûter
sont prévus  pour les enfants.
.
C'est surtout un lieu d'échanges,
et de débats sur les mobilisations à venir.
.
Loi travail, CETA, TAFTA, précarité,
état d'urgence,  climat...
Il y a beaucoup de quoi dire,
de quoi  faire.
.
Venez nombreux.
.
NUIT DEBOUT  Nîmes  (30 - Gard)
tel : 06 11 41 34 4O
Facebook : Nuit Debout - Nîmes
Instangram : nuitdeboutnimes
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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 21:03

 

 

Source : http://sain-et-naturel.com

 

Désormais L’Inra en est convaincu : la permaculture est rentable !

 

 

Inra

 

Image crédit : www.naturalblaze.com

 

Au terme d’une grande étude, l’Institut national de recherche agronomique valide la rentabilité de la permaculture. Un grand pas en avant

La permaculture séduit enfin les plus grands spécialistes de l’agriculture. Même le très sérieux Institut national de la recherche agronomique (l’Inra) est désormais conquis ! La preuve avec cette étude passionnante aux résultats spectaculaires.

La permaculture c’est produire du bio, dans le respect des écosystèmes et en s’appuyant sur la nature plutôt que sur la chimie et la mécanique. Sur le papier, c’est bien joli, mais en vrai, est-ce que ça marche et, surtout, est-ce que ça paye ? Oui, répond désormais l’Inra, en s’appuyant sur quatre longue années d’observation de la ferme du Bec-Hellouin, en Normandie.

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Image crédit : www.permatheque.fr

Couverture

Pendant quatre ans, entre 2011 et 2015, les scientifiques ont étudié une petite parcelle de 1 000m2 seulement : 421m2 de serres, 233m2 d’agroforesterie (verger maraîcher) et un jardin mandala en spirales de 378m2.

Vous voyez, rien de gigantesque. On est même très loin des géantes exploitations modernes. Pourtant, au terme de ses recherches, l’Inra a conclu que cette petite surface permettait de dégager un revenu mensuel net entre 900 et 1570€ !

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Image crédit : /www.informaction.info

 

Vous vous dites que ce n’est pas énorme ? Et pourtant…

« Ce revenu agricole apparaît tout à fait acceptable, voire supérieur, au regard des références couramment admises en maraîchage biologique diversifié. »

Pour tout comprendre et aller plus loin, cette courte vidéo produite par l’Inra lui-même :

 

 

Gagner de l’argent sans polluer, ni exploiter la terre, c’est donc possible !

Certains continuent de dénigrer la permaculture. Qu’on leur montre ce reportage ! L’avenir, c’est ça.

Pour ceux qui veulent en savoir davantage, ce livre écrit par les fondateurs de la ferme du Bec-Hellouin, Perrine et Charles-Hervé Gruyer :

Source :positivr.fr/

 

 

 

Source : http://sain-et-naturel.com

 

 

 

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 18:22

 

Source : http://www.cadtm.org

 

 

Biens communs : Le pillage grec

19 octobre par Eleni Panousi

 

 

Le « Fonds de mise en valeur du patrimoine privé de l’État grec », ou TAIPED |1|, a été établi en 2011 dans le cadre du 2e mémorandum. Son statut juridique est celui de société anonyme avec un actionnaire unique : l’État grec. La troïka est fortement impliquée dans toute décision le concernant. Elle assure, avec deux observateurs, le contrôle du conseil d’administration, et nomme trois des sept membres du « Comité d’experts ». Le TAIPED est financé par le produit de privatisations, de concessions d’utilisation ou d’exploitation, estimé à 50 milliards d’euros, un chiffre qui ne se base sur aucune réalité. Les privatisations et les concessions ne prennent pas en compte la valeur réelle des actifs grecs, sous-estimés du fait de l’écroulement économique |2|. Il gère aujourd’hui le plus important programme de privatisation au monde !

Au cours des années suivant sa création - des années marquées pour la Grèce par une profonde récession et une crise humanitaire allant en s’aggravant - le TAIPED a souvent été volontairement associé par les dirigeants politiques grecs à un discours vantant les « privatisations » comme des « investissements » nécessaires au pays. Les gouvernements successifs ont cherché à éviter une réelle prise de conscience de la vraie nature de ce programme, baptisé par Syriza, avant sa prise de pouvoir, de « Chenil des scandales » |3|. Pensé par les « instances » non élues de l’UE comme un fonds qui allait permettre de rembourser - sur le court terme - une partie de la dette publique contractée par le pays, le TAIPED conduit aujourd’hui la Grèce à brader une quantité exorbitante de ses biens, ce qui permet aux « acquéreurs vautours », étrangers comme locaux, de s’approprier ou d’exploiter - dans le cadre de concessions d’utilisation et d’exploitation - une très grande partie de son patrimoine !


Détournement de la législation grecque par le « TAIPED »

Le portefeuille du TAIPED comprend des infrastructures, aéroports, ports, routes, autoroutes et autres, des sociétés, eau, électricité, exploitation des ressources naturelles, téléphonie, jeux d’argent et de très nombreux biens immobiliers : des milliers d’hectares de terrains – surtout en bord de mer - et un très grand nombre de bâtiments publics abritant des services et des organismes publics.

La loi fondatrice stipule que l’utilisation des biens publics grecs peut se faire par vente, location, gestion des affectations, concession… Les biens transférés entrent dans le fonds sans contrepartie. Il reçoit la pleine propriété et la possession immédiate des biens transférés lesquels ne peuvent plus retourner dans le secteur public.

Les privatisations s’opposent aux politiques de défense de l’environnement

Le but du TAIPED est bien le démantèlement et l’exploitation par le privé de l’ensemble du patrimoine de l’État grec. De très nombreux décrets et textes de lois ont été mis en place dès 2010, des procédures rapides visant à contourner le cadre législatif pour la protection de l’environnement et le développement durable ont été adoptées, réduisant d’autant le rôle et le contrôle de l’État. Les textes de lois ont été amputés de la notion de patrimoine « public », ce qui a ouvert la porte aux exploitations incontrôlées, en particulier celle des zones naturelles protégées.


L’impact écologique

Les privatisations s’opposent aux politiques de défense de l’environnement. Alors que tous les sites naturels protégés étaient regroupés dans ce qu’on appelle le « patrimoine public », qu’ils soient publics ou privés, avec le TAIPED ils tombent dans le domaine privé. C’est ainsi que la disparition de la notion de « patrimoine public » ou communs, signe la fin de la protection des sites. Il en va de même de la totalité des ressources énergétiques de la Grèce en cours de privatisation, comme le pétrole, le gaz naturel, l’électricité, l’eau et de très nombreux sites en montagne pour y installer des éoliennes, etc. La politique extractiviste, le pillage des communs pratiqué depuis des siècles dans les pays en développement, par des entreprises privées ou des États colonisateurs, bat son plein dans la Grèce d’aujourd’hui. L’installation de mines privées et autres sociétés extractivistes dans des sites comme Skouries |4| - non gérés par le TAIPED pour l’instant - en sont un exemple caractéristique.

Le nombre de terres, d’îles, de sites naturels en bordure de mer ou de lacs en vente est tel qu’en ne prenant en compte que la privatisation des accès – à la mer, aux lacs et rivières - ou la taille des projets futurs, on peut se faire une idée du bouleversement écologique à venir. Son ampleur sera catastrophique à l’échelle du territoire grec. Aucune étude sur l’avenir de ces zones à la suite de ces « plans de privatisation » n’a été réalisée par l’État grec. Les biens mis en vente ont été choisis selon la logique du bénéfice maximum sur le court terme. Les quelques études de faisabilité citées sur le site du TAIPED sont réalisées par des bureaux d’études fantômes qui ne sont là que pour valider les ventes. Le « développement » proposé - une catastrophe certaine - se fait au nom de la croissance du tourisme. Il suffit de jeter un coup d’oeil au site du fonds pour se rendre compte à quel point le « développement » en question sera destructeur pour l’environnement et l’esthétique des lieux, ce qui sera à terme contre-productif.

Pour la première fois, au cours de l’histoire grecque, les plages grecques et toutes les terres situées en front de mer sont en danger de perdre leur caractère public autant que leur caractère naturel, à l’image des immenses projets touristiques en Espagne. Des catastrophes écologiques autant que des destructions de paysage. Les sites archéologiques et les bâtiments de grand intérêt culturel ne semblent pas non plus être à l’abri.

Un grand nombre de zones « ouvertes à l’exploitation »se trouvent dans des zones de protection internationale (Ramsar, Natura 2000) et la question se pose de savoir qui paiera les amendes des traités internationaux qui ne seront pas respectés. Dans l’ambiguïté générale en matière de bien public, le patrimoine hellénique est pris en sandwich entre ce qui est censé être protégé, une catégorie qui tend pourtant à disparaître, et ce qui peut être considéré comme une propriété privée de l’État. De nombreux sites ont déjà été vendus, certains en bord de mer, d’autres avec des lacs naturels, sans qu’aucune clause de protection, étude des dangers et impacts écologiques ne soit inclus dans les contrats de vente aux investisseurs.

 

 

Tel est le résultat de la politique impulsée par la Troïka européenne, aujourd’hui Quartet, au nom du remboursement de la dette publique du pays. Pourtant au moment des premiers problèmes en 2009, son montant était de 127 % du PIB. Un an après le 3e mémorandum signé par le gouvernement socialiste Syriza en 2015, cette fameuse dette publique approche les 185 % du PIB. L’écroulement social et économique de la Grèce, dû à ces politiques imposées de l’extérieur et privilégiant le remboursement de dettes illégitimes et insoutenables, selon les textes internationaux comme la déclaration universelle des droits de l’Homme, en est la cause.

Nous ne pouvons que constater le mensonge du Quartet prétendant créer les conditions économiques du remboursement. Ce dépeçage de la Grèce au nom du paiement de la dette n’est-il pas le but caché de ces mémorandums ? Cela ne relève-t-il pas d’une époque que l’on pensait disparue, celle de la politique de la « canonnière », de la prison ou de l’esclavage pour dette impayée ? Veut-on faire subir à la Grèce un sort analogue à celui d’Haïti, qui, contrainte de payer pendant un siècle une rançon à la France, est aujourd’hui complètement dominée par des intérêts étrangers, et dont la population vit dans une très grande pauvreté ?


Cet article est extrait du magazine du CADTM : Les Autres Voix de la Planète

 

 

 

Notes

|1| Remplacé par le HCAP S.A (Hellenic Corporation of Assets and Participations S.A.) Plus d’infos voir : Le triste anniversaire du troisième mémorandum

|2| « Entre 2010 et 2015, les privatisations grecques n’ont rapporté que 5,4 milliards d’euros ». Romaric Godin, « Grèce : la vraie nature du troisième mémorandum », La Tribune, 15/7/2015

|3| SYRIZA avait publié, avant de prendre le pouvoir, un rapport exhaustif qui faisait état des grands scandales en Grèce. Il s’agit de « la Bible noire de la honte », EEKE, Commission de transparence des Affaires publiques, Syriza, publiée en Mai 2014. Le chapitre dédié au TAIPED avait pour titre « TAIPED, le chenil des scandales ou les bonnes privatisations ! “La Bible noire de la honte », pages 94 à 107. https://issuu.com/blackbook14/docs/...

|4| Il s’agit de la mine d’or , « Hellenic Gold » , investisseur privé sur le site de Skouries à Halkidiki, ancien site forestier d’une grande beauté, aujourd’hui pillé de ses richesses naturelles et dangereusement pollué.

 

Autres articles en français de Eleni Panousi (6)

 

 

Source : http://www.cadtm.org

 

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Source : http://www.cadtm.org

 

 

Code barre et nouveau monde

27 octobre par Nicolas Sersiron

 

 

« Le code barre. Pour le générer, il a fallu utiliser - et donc auparavant produire - une imprimante (laser, par exemple), une machine complexe contenant de nombreux composants et connectée à d’autres machines complexes : tout d’abord, un processeur (silice, aluminium ou cuivre, tungstène), soudé (or, argent, palladium) à un circuit imprimé (fer, aluminium, silice), lit les informations qu’un ordinateur (aluminium, plomb, or, zinc, nickel, étain, argent, fer, platine, palladium, mercure, cobalt, antimoine, arsenic, baryum, béryllium, cadmium, chrome, hafnium, indium, pétrole) a écrit sur la barrette de mémoire vive (cuivre, or, argent, et matériau isolant) et les convertit en impulsions destinées… »

La page 134 du livre Extractivisme d’Anna Bednik est remplie avec le seul énoncé des nombreux métaux composant les diverses machines indispensables à l’utilisation d’un « simple » code barre, devenu aujourd’hui universel. Or tous ces robots de plus en plus complexes ont une vie très courte. Après quelques années il faut en fabriquer de nouveaux tout aussi gourmands en métaux et énergies fossiles extraits des sous-sols de la planète.

Ainsi, pour continuer à faire fonctionner notre société marchande globalisée, toujours plus connectée, totalement dépendante de cette high-tech, il faudra creuser des espaces toujours plus grands, plus profondément, avec toujours plus de désastres environnementaux, de pollutions et de réchauffement climatique. Pour obtenir parfois moins d’un gramme d’or, il faut aux multinationales, dans les grandes mines des Andes, broyer une tonne de roches et l’arroser ensuite d’énormes quantités d’eau mélangée à du cyanure et d’autres poisons pour agglomérer la poudre d’or (lixiviation), avec des pollutions de l’eau dramatiques et des risques immenses en aval. « La coulée de boue hautement toxique, issue de la rupture d’un barrage minier dans l’état brésilien de Minas Gerais, le 5 novembre 2015, a atteint l’océan Atlantique après un parcours de 650 km à travers le fleuve Rio Doce » |1| : un exemple récent de la terrible concrétisation de ces risques. Même si ce sont là les résidus d’une mine de fer, c’est un désastre irréparable pour les peuples et la nature à cause des pollutions toxiques. La mine d’or Yanacocha, à Cajamarca, au Pérou, bientôt épuisée, veut se déplacer à Conga, 20 km plus loin. Les rondas paysannes, au vu des immenses désastres perpétrés, résistent à cette extension, malgré le harcèlement policier constant. Ce sera la perte de leurs montagnes, lacs, sources (alt. 4 000 m), territoires, leur culture et leurs moyens de vivre depuis des siècles. Toujours pour de l’or, à Pascua-Lama au Nord du Chili, Barrick Gold veut déplacer des glaciers !

Le mode de vie à l’occidentale, construit sur une consommation marchande effrénée et de plus en plus globalisée, repose sur une croissance de l’extractivisme et une complexité grandissante liée à la financiarisation, la high-tech envahissante, les transports internationaux et l’énergie.

Mais alors, que faire face à la finitude des ressources qui s’annonce et les impacts catastrophiques de leur exploitation et de leur utilisation ? Plus de confort et de biens matériels aujourd’hui, c’est plus de pollutions, de destructions de la nature, de réchauffement climatique. C’est aussi moins de ressources pour les générations futures et moins de chance de conserver un biotope Terre vivable. La croissance verte ou le développement durable ne sont que des oxymores destinés à endormir les citoyens inquiétés par les rares informations sérieuses, causes et conséquences, que les grands médias sont contraints de laisser passer devant l’évidence des désastres en cours.

Une sortie du modèle consumériste et gaspilleur est possible et s’imposera avec ou malgré nous. Pour construire un autre monde, il nous faut changer notre imaginaire. Nous avons tous à comprendre que l’économie de moyens et la sobriété, aussi bien sur le plan alimentaire que sur celui du matériel, est une voie qui n’est pas régressive. Bien au contraire, car le bonheur, le bien vivre se trouvent dans le partage, la mise en commun des savoirs et des outils. L’appropriation de la nature, l’individualisme exacerbé, l’hybris de l’accumulation infinie nous ont plongés dans la peur. Ils nous ont mis face à la finitude de notre monde, de notre humanité. L’extractivisme des ressources naturelles, sur lequel nous avons bâti la modernité, se révèle être un désastre. La croissance des inégalités est devenue explosive et le réchauffement climatique sera très bientôt incontrôlable. Oublions les paillettes du monde qui ne veut pas mourir, soyons les sages-femmes attentives de celui qui naît.


Cet article est extrait du magazine du CADTM : Les Autres Voix de la Planète

 

 

 

 
 
 
 

Nicolas Sersiron

Ex-président du CADTM France, auteur du livre « Dette et extractivisme » Après des études de droit et de sciences politiques, il a été agriculteur-éleveur de montagne pendant dix ans. Dans les années 1990, il s’est investi dans l’association Survie aux côtés de François-Xavier Verschave (Françafrique) puis a créé Échanges non marchands avec Madagascar au début des années 2000. Il a écrit pour ’Le Sarkophage, Les Z’indignés, les Amis de la Terre, CQFD. Il donne régulièrement des conférences sur la dette.

 

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Source : http://www.cadtm.org

 

 

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 16:48

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Alternatives concrètes

Coopératives, recyclage, solidarités, lutte contre les inégalités : ces jeunes qui créent un monde meilleur

 

par

 

 

Pendant un an, Basta ! et sept autres médias sont allés à la rencontre de jeunes qui se mobilisent pour inventer d’autres manières de travailler, manger, consommer, habiter, voyager, ou encore étudier. Habitat coopératif, jardins partagés, collocation solidaire, recyclage d’ordinateurs, aide aux migrants ou aux femmes victimes de violence, épicerie participative, café associatif... Autant d’initiatives qui démontrent l’énergie et l’ingéniosité déployées par ces jeunes, dans les espaces ruraux ou les quartiers populaires, dans des territoires relégués et quelque peu oubliés. Découvrez ou redécouvrez l’ensemble de ces reportages sur les alternatives concrètes, en voyageant sur notre carte interactive.

 

 

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 Photo de une tiré de l’article Comment construire sa maison écologique en une semaine et à petit prix grâce à l’ « open source »

Ce projet a été réalisé avec le soutien de la Drac Île-de-France, dans le cadre du fonds « Médias de proximité ».

 

 

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

 

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