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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 18:46

 

Source : reporterre.net

 

Alternatives

L’hôpital du Mans crée un restaurant solidaire et réduit le gaspillage

Tandem Conseil

vendredi 29 novembre 2013

 

 

 

Pour lutter contre le gaspillage alimentaire, le Centre hospitalier du Mans a ouvert un restaurant qui sert à des gens dans le besoin le surplus de nourriture consommable et habituellement destiné à la benne.

 


 

Il en aura fallu de la ténacité à Didier Girard pour mener à bien son projet ! Pendant des années, le responsable du service restauration du centre hospitalier du Mans s’est battu pour rendre possible sa belle idée de restaurant social.

 

 

Tout part d’un constat dans cet hôpital qui sert plus de 1,3 millions de repas par an : le gaspillage. Insupportable de voir toute cette nourriture, tous ces plats, ces fruits, ces laitages non entamés et en parfait état de consommation, partir à la benne, dans une ville où 18% de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté.

Jeter toute cette nourriture avait aussi bien évidemment un coût : 4 200 Kg de déchets par an, qui depuis janvier 2013 sont considérés comme des bio-déchets et ne peuvent plus être incinérés, mais soit compostés, soit dirigés vers une usine de méthanisation. Donc l’idée, simple a priori mais complexe à mettre en œuvre, est de donner ces surplus à ceux qui en ont besoin et de nourrir des personnes en situation de précarité.

Après moult réunions, une organisation est trouvée : l’hôpital met ses surplus alimentaires à disposition tous les jours, l’Ordre de Malte assure la logistique, et une association ouvre le restaurant social. La formule a été testée pendant plusieurs mois dans un premier restaurant, puis est passée à une vitesse supérieure en s’installant à proximité immédiate d’un foyer d’hébergement.

Résultat : ces surplus permettent à vingt-cinq personnes de faire un bon repas, gratuitement, cinq soirs par semaine. Au bout d’un an, 7 000 repas seront servis.

Cette belle réalisation me ravit. Comment justifier aujourd’hui de jeter tant de nourriture parfaitement consommable (on parle là des surplus alimentaires, pas des restes de plateaux qui eux ne peuvent pas être donnés et sont jetés) ? Et pourtant le restaurant social hospitalier a été compliqué à monter : réglementation, habitudes, craintes, les freins ont été nombreux. C’est beaucoup d’énergie pour (seulement) 25 repas par jour diront certains, mais c’est déjà beaucoup. Et le modèle est parfaitement reproductible, l’auteur du projet partageant bien volontiers son expérience.

Alors je me pose une question. Pourquoi ce qui est possible dans un hôpital ne l’est pas dans une école ? Pourquoi ne fait-on rien – ou presque – pour réduire le gaspillage dans les cantines scolaires, trouver une 2ème vie à certains produits, donner à ceux qui n’ont rien des produits non consommés, en parfait état mais qui sont jetés ?

Dans l’école de ma fille à Lyon, ce sujet est évoqué à chaque conseil d’école et on nous oppose toujours « la réglementation ». C’est choquant, c’est grotesque. Et si on parlait d’éducation, de sensibilisation, de lutte contre le gaspillage dès le plus jeune âge ? Comment justifier auprès d’un enfant qu’à la cantine de l’école le yaourt non ouvert, la pomme entière, le morceau de camembert emballé qu’il a pris sur son plateau mais qu’il n’a pas mangé DOIT finir à la poubelle ? C’est la semaine de lutte contre le gaspillage non ?

 


 

Source : Tandem Conseil

Photo : Faire Face.fr

Lire aussi : J’ai sauvé 80 kilos de fruits et légumes dans une Disco Soupe

 

 

 

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 17:29

 

Source : rue89.com

 

 

Acte de propriété 29/11/2013 à 12h12
Envie de vivre ensemble : des amis ont co-construit un immeuble

Benjamin Belliot-Niget | Journaliste


 

Avec ses amis, Madeleine, Nantaise de 62 ans, a bâti un immeuble. Sorti de terre en 2011, ce projet de co-construction n’a pas été de tout repos.


L’immeuble Bab’El Ouest (Benjamin Belliot-Niget/Rue89)

Avec ses amis, Madeleine, Nantaise de 62 ans, a bâti un immeuble.
Portail orange vif, façade brute aux couleurs chaudes, mur du rez-de-chaussée pavé de verre bleu... le bâtiment est sorti de terre en 2011.

Dans le grisâtre quartier Mangin de Nantes, l’immeuble baptisé Bab’El Ouest est inratable. Pour ceux qui en connaissent l’histoire, il est encore plus spécial : il est né par la volonté d’un groupe de particuliers, et non d’un promoteur. C’est Thérèse et Madeleine, deux vieilles amies, qui en ont eu l’idée en 2004.

De la communauté à la coloc’

C’est chez Madeleine, au second étage de l’immeuble, qu’on se fait raconter Bab’El Ouest. Thérèse est là en voisine – elle habite la maison dans la cour. Madeleine, 62 ans, prof de maths tout juste en retraite, se souvient de 1972 quand elles vivaient sous le même toit.

« A l’époque, on partageait une maison à Doulon [quartier nantais, ndlr]. On n’appelait pas encore ça une colocation, on parlait plutôt de communauté.

On était profs, pions, étudiants, et chacun payait en fonction de ses revenus. Ça a duré jusqu’en 1978, et après chacun a mené sa vie. »

En 2004, après vingt ans loin de la région nantaise, Thérèse revient y vivre.

Habiter en ville, près des transports


Madeleine, dans son salon (Benjamin Belliot-Niget/Rue89)

Seule, l’assistante de direction propose alors à Madeleine, amie de trente ans dans la même situation, de s’essayer à la co-construction. Autour du projet se crée un groupe à géométrie variable. Thérèse raconte :

« Il y a des gens qui sont partis, d’autres qui sont arrivés. Mais on avait un noyau dur stable. Notre point commun, c’est qu’on avait tous déjà vécu des expériences de vie collective, nourries par autre chose que le simple critère d’économie. Le projet n’arrivait donc pas sur un terrain en friche. Et à ce moment, en 2004, on était tous locataires dans des choses pas très chères. On pouvait attendre sans que ce soit compliqué. »

Le groupe veut habiter en milieu urbain, à proximité des transports. Une vision écologique pour ceux qui préfèrent « densifier la ville » plutôt que d’utiliser la voiture.

« Il n’y a pas beaucoup de terrain avec 500 m² constructibles en ville ! Du coup, à chaque fois qu’on visitait un terrain, on calculait la surface possible.

Chaque terrain exigeait un plan différent, mais c’était assez vite réglé. Sur ce terrain, on avait le droit de construire en hauteur, car il y avait déjà des immeubles à côté. »

« Les banquiers ont été frileux »

Evidemment, avant toute pose de pierre, il a fallu les financements. Selon Madeleine, ce n’est ni plus facile ni plus difficile de présenter à son banquier une co-construction plutôt qu’un projet classique d’achat.

« C’est vrai que les banquiers ont été frileux. J’ai eu la chance que l’employée avec qui je traitais appréciait le projet. Elle a bien manœuvré pour faire accepter mon dossier.

Dans le groupe, il y a eu d’autres situations. Certains qui avaient pourtant 50% d’apport ont eu un mal de chien à avoir un prêt. »


Le salon bibliothèque de Madeleine (Benjamin Belliot-Niget/Rue89)

Mais la co-construction a de quoi séduire les financiers. Economie d’échelle oblige, on est censé gagner de l’argent (de 5% à 15% inférieur au neuf, théoriquement). Joint au téléphone, un agent immobilier du quartier jauge le prix final du T3 « très correct pour du neuf ».

Un seul nom sur le permis de construire

Sur le terrain du quartier Mangin, l’architecte engagé dans le projet (pour 95 000 euros) envisage un immeuble de cinq appartements, et une maison à la surface équivalente aux appartements. Mais le groupe se fait doubler par un promoteur. Un peu amer, la bande continue sa quête. Plus tard, ils apprennent que le promoteur ne donne pas suite. Ils reviennent vers le vendeur et font une nouvelle offre. Ils signent fin 2007 le compromis de vente (210 000 euros et 51 000 euros de frais de notaire).

Et il a dès lors fallu rentrer dans le dur. Avec ce premier écueil que peut être le permis de construire. Les édiles peuvent se montrer circonspects devant l’initiative d’un groupe de particuliers. Sans compter que le permis de construire n’est pas adapté à la co-construction, souligne Thérèse.

« Comme on ne pouvait pas avoir une parcelle divisée, il fallait que tout soit à un seul nom. Ça a été moi. S’il y avait un pataquès, c’était tout pour moi. »

Et aucun « pataquès » n’est arrivé. Pourtant, la co-construction, ce n’est pas facile. Déjà car il n’y a pas de dispositif législatif adéquat : la loi Chalandon de 1971 renvoie aux oubliettes le statut de coopérative d’habitants.

En gros, si l’on veut construire à plusieurs particuliers, on se voit conseiller la constitution d’une société civile immobilière, qui en 2007 implique une TVA à 19,6%.

Niveau droit, « on picore à droite à gauche ! »

Une autre solution existe, c’est l’indivision pour l’achat et la construction, suivie d’un basculement vers un régime de copropriété classique. L’indivision est une solution plus avantageuse fiscalement mais évitée par les notaires. Le risque de capotage fait que nombre d’entre eux se protègent en refusant d’enregistrer cette opération.

Les Nantais finissent par trouver leur salut chez un notaire sarthois. Il confirme le caractère pionnier de la co-construction.

« Pour chaque habitat groupé, on cherche quel instrument du droit est le plus adapté à la situation. On défriche, on picore à droite à gauche ! »

« Ce n’est pas vivre en communauté »

Dans la cour de l’immeuble sont installés des petits gradins et une table de ping-pong. L’espace de vie déborde des appartements, et c’est bien l’intention de départ. N’employez pas le terme de communauté : probablement coupable de porter un parfum hippie, il est réfuté par Madeleine.

« Vivre les uns à côté des autres, ce n’est pas vivre en communauté. Chacun peut avoir son autonomie, on n’est pas dans la fusion. Rien n’est programmé, à part le compost qu’on va donner à une association tous les mardi. Et aussi les petits cinés qu’on se fait parfois, avec un vidéoprojecteur acheté en commun. Mais on ne fait rien d’extraordinaire niveau voisinage ! C’est possible d’être locataire ici et de ne pas se mêler à la vie collective. »

Si utopie déçue il y a eu, c’est sur le plan écologique. Les porteurs du projet auraient voulu faire plus, regrette l’ancienne prof de maths investie dans diverses causes militantes.

« Nos échecs s’expliquent toujours de la même façon : pas les sous. Initialement, on avait fait des recherches pour chauffer de façon écolo. Géothermie, aérothermie, poêle centralisé à copeaux, c’était trop cher. Il faut savoir que si vous faites un poêle collectif, vous n’avez pas droit à des aides. »


Chez Madeleine, le poêle à bois (Benjamin Belliot-Niget/Rue89)

Il faut savoir faire des compromis

Avec ses économies financières autant qu’énergétiques, la co-construction semble être dans l’air du temps. Rejoignant les problématiques d’habitat groupé et participatif, elle suscite bien des envies. Mais sur beaucoup de projets lancés, peu aboutissent. Madeleine a son idée sur les raisons :

« Les jeunes qui se lancent dans ces projets ont des situations de vie plus instables, dans la vie de couple ou dans le boulot. Ça rend les choses plus difficiles à durer. Nous, on est des quinquas, voire plus ! Quand on a construit, on avait le temps d’attendre, un boulot fixe, des réseaux conséquents, des ressources. Et puis on était dans le compromis. Par exemple, il a fallu renoncer à certains aspects écologiques pour aller au bout. »

Exemple de réussite sollicité par les médias, Bab’El Ouest l’est aussi par les collectivités. Thérèse évoque cette nouvelle expertise avec mesure.

« Nous ne sommes pas un modèle, plutôt une expérience qui peut bénéficier à d’autres. C’est une bonne chose que nous soyons sollicités par les mairies, car sans elles le modèle n’est pas généralisable. Tout n’est pas simple non plus, car le temps des municipalités n’est pas celui des particuliers. »

Les choses vont peut-être bouger encore plus en amont. Le projet de loi Alur, en débat actuellement au Parlement, veut permettre la réalisation d’opérations immobilières groupées.

Acte de propriété (part de Madeleine)

T3 de 73 m² et 29 m² de terrasse à Nantes, immeuble de 2011.

L’achat : 178 000 euros
  • Apport personnel : 70 000 euros
  • Somme empruntée : deux prêts contractés en 2008. Le premier de 23 000 euros est issu de son PEL. Le second est un prêt conventionné modulable se montant à 85 000 euros. Ils ont été regroupés et renégociés en 2013 sous un prêt unique à 2,9%. Elle rembourse 1 014 euros par mois pour un emprunt qui court sur encore treize ans.
Charges : 304,30 euros par mois
  • Charges de copropriété : 75 euros par mois

Electricité de l’espace commun, assurance de copropriété, entretien et frais liés à l’ascenseur, et eau.

  • Electricité : 24,89 euros par mois

Madeleine n’a que peu d’électroménager.

  • Bois pour le poêle : 9,4 euros par mois

Consommation d’une stère et demi par an.

  • Gaz (cuisine) : 3,5 euros par mois

Une bonbonne de 20 euros tous les six mois.

  • Assurance logement : 19,5 euros par mois (234 euros par an)
  • Taxe d’habitation : 90,2 euros par mois (1 082 euros par an)
  • Taxe foncière : 81,9 euros par mois (982 euros par an)

 

 

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 16:50

 

 Source : blogs.rue89.com

 

Encyclopédie du XXIe siècle : un revenu pour la vie
Le Yéti - voyageur à domicile

Publié le 29/11/2013 à 10h41

 

 

Combien de jeunes gens désœuvrés loin des listes et des allocations de Pôle emploi ? Combien d’adultes confirmés à tenter de joindre les deux bouts avec un RSA famélique ? D’artistes et d’intellectuels en galère œuvrant pour des picaillons ? Eh bien, dites-vous que ça pourrait changer pour peu qu’on prenne le veau d’or par les cornes et qu’on lui fasse cracher « un revenu pour toute la vie ».

C’est ce que ce que s’est mis en tête un petit groupe de trentenaires, site et actions subversives à la clé, pour parvenir à leurs fins. Leurs armes ? Une « conférence gesticulée », un court-métrage d’animation et jusqu’à un long-métrage au synopsis sans équivoque :

« Remettre le travail à sa place et redonner de la valeur aux activités non rémunératrices, sociales, associatives, politiques, artistiques, spirituelles... »

« Il y a du travail pour changer de civilisation ! »

C’est marrant, en 2009, j’avais publié un petit « programme de Yéti » articulé précisément autour de ce revenu d’existence minimal. L’échelle fixe des salaires (de 1 à 20 ou 25 maxi) que j’y préconisais ne prenait pas le Smic comme base, mais ce « minimum vital décent » garanti à tout citoyen, travailleur ou non.

L’idée était que le travail et surtout le plein-emploi appartenaient à une époque révolue. Et qu’il urgeait de permettre à n’importe quel citoyen, travailleur ou non, d’avoir accès à des conditions minimales de vie : se loger, se nourrir, s’éduquer, bénéficier d’un minimum de confort.

Nos « entrepreneurs » d’un genre nouveau poussent le bouchon encore plus loin en y ajoutant la notion de fonction sociale :

« Le revenu de base inconditionnel vise à découpler le revenu du travail pour le coupler à la vie ! Pour que chaque être humain, dignement, puisse apporter sa contribution à la société. Il y a du travail pour changer de civilisation ! »

 

 

Une utopie, l’article 25 des Droits de l’homme et du citoyen ?

Nos agitateurs pour un revenu de base avouent n’avoir même pas songé à présenter leur projet à des partis politiques patentés. Non pas qu’ils crachent dans cette soupe-là, mais prendre sans détour leurs affaires en main leur a sans doute semblé préférable. D’ailleurs, n’est-ce point aux politiques de faire chemin vers les citoyens plutôt que l’inverse ?

N’attendez pas non plus de nos amis qu’ils pleurnichent sur leur sort ou ruminent à longueur de forums leurs dépits d’un temps obsolète et leurs aigreurs sarcastiques. Ils avancent et écrivent à leur façon un chapitre de cette Encyclopédie du XXIe siècle si chère à Paul Jorion et à sa bande.

Ne comptent plus guère sur la générosité des banquiers ou des autorités et inventent une manière originale de financer leur complot : le financement participatif (« crowdfunding »). Vous ne savez pas de quoi il retourne ? Allez donc leur rendre visite et entrez sans frein dans la danse.

Ce qui étonne est qu’il y ait encore tant d’esprits étroits pour tenir ce fichu revenu de base comme une brumeuse utopie, sinon carrément une incitation à la fainéantise. Utopique, l’article 25 de la déclaration des Droits de l’homme et du citoyen datant de 1948 ?

« Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans d’autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté. »

 

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 16:00

 

 

Source : le75020.fr

 

 

Photo Gilles Darbord
 
   
La Tournée : système de livraison à domicile expérimental dans le 20e

 

Avec la Tournée, les habitants du haut de Belleville peuvent se faire livrer leurs courses pour deux euros seulement. Ce système de livraisons mutualisées a déjà séduit plus de 700 clients et une soixantaine de commerçants y adhèrent. En phase expérimentale depuis près de deux ans, il pourrait s’élargir au reste de la capitale dès la fin de l’année.


Les livreurs de la Tournée et leurs charriots - Photo Gilles Darbord

Après la collecte auprès des commerçants du quartier, les livreurs de la Tournée se répartissent les colis à acheminer aux clients – Photo Gilles Darbord

 

 Jusqu’au début de l’été 2013, ils étaient cinq livreurs poussant leur charriot de chaque côté de la rue de Belleville. Avez-vous un colis pour moi ?, leur demandait-on comme au facteur naguère. Aujourd’hui la Tournée n’emploie plus qu’un seul livreur, Arnaud. Et demain ? Né il y a près de deux ans, le service encore en phase expérimentale, est dans l’expectative. S’il séduit riverains et commerçants, il retient aussi beaucoup l’attention de la mairie de Paris. On saura en fin d’année si ce service d’utilité publique se généralisera à l’ensemble de la capitale.

Simple comme bonjour

Le principe de la Tournée est simple et se déroule en trois temps : d’abord le client téléphone à un commerçant adhérent pour lui passer commande. Ensuite, dans un secteur qui lui est proprement attribué, le livreur visite chaque boutique et retire les commandes.

Le client, lui, n’habite pas forcément dans la zone couverte par le livreur. Ce dernier, une fois qu’il a récupéré ses colis, les répartis avec ses autres collègues à un point donné. Chacun part enfin livrer dans sa propre zone.

 

Un système de livraison faisant appel aux nouvelles technologies - Photo Gilles Darbord

Les livreurs de la Tournée utilisent une application smartphone développée dans le cadre de l’expérimentation de ce système – Photo Gilles Darbord

 

Un système imaginé par des entrepreneurs expérimentés

Du lundi au samedi inclus, six heures par jour, le matin de 9h30 à midi et le soir de 18h à 21h, le livreur suit un parcours organisé méthodiquement.

L’application mobile qui lui permet de retirer les commandes et de les tracer a été mis au point par Atos.

Cette très importante firme spécialisée en informatique est aussi l’une des sociétés contributrices de l’Alud - l’Association pour une Logistique Urbaine Durable – qui pilote ce projet.

La Tournée, dont le budget atteindrait les 700 000 euros (selon le site Paroles d’élus), a été imaginée par des entrepreneurs expérimentés, insiste Carole Cuillier, sa directrice.

Déjà plus de 700 clients

Un peu plus de 700 clients ont eu recours au moins une fois à la Tournée depuis son lancement : personnes âgées, malades qui ne peuvent sortir de chez eux, employés qui doivent déjeuner sur leur lieu de travail, c mères ou pères célibataires qui rentrent tard, on trouve tous les profils.

Je connais bien les commerçants de mon quartier et je voulais un service qui me permette d’avoir des fruits et des légumes frais pour mes enfants dans la semaine alors que je n’ai pas le temps d’aller faire des courses, même rapides, lorsque je rentre du bureau, témoigne une mère de famille sur le site de la Tournée.

 

Un coup de téléphone à son commerçant et la Tournée apporte la commande - Photo Gilles Darbord

Un coup de téléphone à son commerçant et la Tournée apporte la commande – Photo Gilles Darbord

 

Convivialité et emploi

En cas d’absence, il arrive que le livreur dépose la veste qui sort de chez le teinturier ou les articles de bureau chez le voisin prévenu. Cela crée de la convivialité et donne à ce coin de Belleville l’identité d’un village branché sur les nouvelles technologies.

Pendant la période expérimentale – jusqu’en juin 2013 – cinq jeunes du quartier (quatre temps-pleins et un mi-temps) ont été recrutés en CDI via l’antenne locale de Pôle emploi.

Pour Carole Cuillier c’est une première marche. L’idée c’est qu’ils puissent acquérir des compétences afin d’aller vers d’autres entreprises. Mounir, un des livreurs,  remplace un livreur qui a été embauché par la Poste.

Une tournée née en Inde

Utile, éco-responsable et créatrice de lien social, cette astucieuse mutualisation des livraisons est née en Inde il y a plus d’un siècle.

Aujourd’hui, à Bombay, près de 300 000 clients reçoivent leurs courses chez eux apportées par environ 5000 livreurs que l’on nomme les dabbawallahs. En deux heures, ils peuvent passer un colis d’une extrémité à l’autre de cette mégapole.

 

Laurent Demoncy, président de l'association de commerçants Le Hameau de Belleville a tout de suite été séduit par l'idée de la Tournée - Photo Gilles Darbord

Laurent Demoncy, président de l’association de commerçants Le Hameau de Belleville a tout de suite été séduit par l’idée de la Tournée – Photo Gilles Darbord

 

Un farfelu !

Le pâtisser Laurent Demoncy, également président de Belleville village, l’association des commerçants du Hameau de Belleville, est l’un des 17 adhérents pionniers de la Tournée (ils sont maintenant plus de 60).

Il se souvient de la réaction des autres commerçants quand il a commencé à expérimenter ce système : Certains me prenaient pour un farfelu ! À deux euros la livraison, ils ne comprenaient pas comment ça pouvait marcher.

Pourtant ça marche : les clients sont contents et les commerçants s’aperçoivent qu’un client qui commande par téléphone n’est pas forcément perdu. Il n’est pas possible de livrer à ce tarif, sauf en mutualisant. Ça permet de faire de toutes petites livraisons et ça ne concurrence personne puisque ça n’existait pas.


Chaque jour les livreurs de la Tournée font leur...tournée - Photo Gilles Darbord

Épicerie, pressing, pharmacie, colis postaux… chaque jour les livreurs de la Tournée font leur… tournée – Photo Gilles Darbord

 

Dites-le avec des fleurs

Nathalie Choquet, fleuriste rue des Pyrénées, également vice-présidente de l’association des commerçants, explique que certains de ses clients ont découvert la Tournée en recevant leur bouquet.

Il est rare que les gens se commandent eux-mêmes des fleurs. Nous recevons des commandes de la France entière et lorsque les destinataires habitent dans le quartier nous les faisons livrer par la Tournée. Quand ils reçoivent leurs fleurs ils découvrent la Tournée et font ensuite appel à ce service.

Le haut de Belleville quartier pilote

Après une étude de faisabilité, l’Alud a choisi de tester la Tournée avec les commerçants des environs de Jourdain dont certains sont regroupés au sein du Hameau de Belleville, une association dont le dynamisme a été un critère de choix, mais pas le seul.

Le quartier présente de fortes déclivités, un aspect non négligeable quand il faut livrer à pieds. Il est aussi commercialement dense et sa population est mélangée. Belleville est donc « un cas d’école » souligne Carole Cuillier.

 

Les livreurs de la Tournée sillonnent le haut de Belleville - Photo Gilles Darbord

Les livreurs de la Tournée sillonnent le haut de Belleville – Photo Gilles Darbord

 

Quand les livreurs ne livrent rien

Mais rien n’est jamais parfait en ce monde. Il arrive que les livreurs soient bredouilles  : aucune commande passée, donc aucune livraison à effectuer.

Il faut pourtant payer les salaires. Or, même à deux euros la livraison d’un colis, il en faut beaucoup pour assurer la viabilité d’un tel service.

Le flux est vital

Ça marche, sauf qu’on n’a pas assez de flux, concède Bernard Liscia, ingénieur et fondateur de la Tournée. On est sur de la vente à distance de proximité et nous avons donc besoin de gens qui apportent du flux extérieur en quantité. Naturalia, Monoprix, Nicolas, les grandes enseignes feront des efforts si la Tournée couvre une surface minimale sur Paris…

Jusqu’à présent la Tournée assurait la livraison de petits colis pour La Poste et de plateaux repas aux seniors pour Saveurs et vie, société de restauration spécialisée. Deux clients qui représentent un gros apport financier et un gros apport de flux, confie Carole Cuillier. Pour l’heure, à la Poste, on pèse le pour et le contre en haut lieu.

 

Un chariot utilisé par les livreurs de la Tournée - Photo Gilles Darbord

Un chariot à assistance électrique testé par les livreurs de la Tournée dans les rues en pentes du 20e arrondissement – Photo Gilles Darbord

 

Une économie de partage

Nous sommes dans une économie de partage, explique Bernard Liscia : la Tournée crée de l’emploi (on en créerait 450 au minimum si elle se développait dans tout Paris), cela rend service à tout le monde, notamment aux personnes âgées, et cela diminue la pollution. Sa notoriété dans le quartier est hallucinante. Tous ces avantages font qu’on a envie d’y participer (par exemple en prenant le colis d’un voisin absent). Nous rendons les Parisiens et les commerçants acteurs.

Bientôt Paris ?

Plébiscité par les riverains et les commerçants ce service répond à une attente tout autant qu’aux nouvelles perspectives de logistique urbaine durable chères à Julien Bargeton. De son côté Bernard Liscia précise que la Tournée est l’un des quinze projets suivis par la mairie et l’un des cinq mis en évidence lors de la présentation de la Charte à l’Hôtel de ville.

Demain peut-être des centaines de dabbawallahs parigots sillonneront les arrondissements parisiens derrière leurs chariots.

À terme, la Tournée, structure associative, pourrait devenir une Scop. Elle n’aura pas vocation à gagner de l’argent. Ni à en perdre. Mais plus que les investisseurs, il s’agit de convaincre les grosses entreprises de messageries (privées ou non) que, bientôt, livrer des colis en camion dans Paris deviendra tellement contraignant qu’il faudra trouver d’autres solutions. Ces solutions existent…

 

 

 

 

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 14:23

 

lien

 

 

 

 

http://vimeo.com/58485887
 
 (version FR)
 
Jean Luc Danneyrolles, agriculteur de Provence et Carlos Pons, realisateur Espagnol, organisent un voyage vers Grenade à la rencontre du mouvement social alternatif, entre agro-ecologie et changement de paradigme. Ils engagent un cameraman et partent lors des grands froids de février 2012, avec pour tout moyen d'échange et seule richesse : des semences paysannes.
Le témoignage d'un mouvement qui prend de l'ampleur........Un autre monde est possible, ici et maintenant.
 __________________
 Données sur le voyage :
 21 jours de voyage
 35 Projects visités
 plus de 200 personnes rencontrées
 9 parcs naturels traversés
 (carte ici : g.co/maps/8mvgt)
__________________

Objectif du projet


Le film repose sur une démarche expérimentale : utiliser le langage audiovisuel pour transmettre des sensations et des concepts. Le sujet concerne une histoire du changement, des cycles humains replacés dans les cycles constants de la nature.
Un nouveau monde est en germination sur notre terre et dans l'inconscient collectif des peuples, il émerge déjà fortement dans beaucoup de cœurs et en de nombreux lieux.
Les semences échangées lors de notre voyage sont utilisées comme le fil conducteur de nos rencontres. Nous établissons à travers elles un lien entre les quelques projets alternatifs que nous avons visités, et l'ensemble des projets qui germent et se multiplient autour de la Méditerranée occidentale, et partout à travers le monde.
Dans ce voyage collectif, de nombreuses expériences personnelles ou collectives permettront d'aborder des sujets entrecroisés autour de l'agroécologie, la permaculture, la décroissance, la coopération, l'autonomisation personnelle et populaire, etc.
Plus globalement nous souhaitons témoigner de ce mouvement de pensée actuel dirigé vers le changement de paradigme post-capitaliste.
L'idée est de chérir l'espoir que le monde va finalement évoluer au-delà de l'égoïsme, du matérialisme, de la corruption et la concurrence, de surmonter des siècles d'oppression, pour aller vers quelque chose de nouveau, où la reconnexion profonde avec la nature et un radical changement dans notre traitement vers elle et tous les êtres vivants peuvent être la clé.

On avait faite un appel à financement coopératif ! fr.ulule.com/mosaic/
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A propos de l´auteur


Je suis Carlos Pons, d'origine espagnole, installé en France depuis mars 2011 en Provence. Ma rencontre avec Jean-Luc date de cette époque.
J'ai participé auparavent à 15 documentaires, la plupart du temps comme ingénieur du son. J'ai également réalisé un documentaire en 2006 sur la vie à Cuba. J'ai aussi produit 10 albums de musique et j'ai travaillé dans le domaine de la postproduction audiovisuelle à Londres.
 Je suis également membre co-foundateur de 3 associations :
 Mosaic Project - mosaicproject.net
 Colectivo Miradas - colectivomiradas.org
 Association Moviments - moviments.org.es
 Je participe aussi a :
 Alliance pour la souveraineté alimentaire des peuples liee a la Via Campesina
 alianzasoberanialimentaria.org/
 viacampesina.org/fr/

 

 

 

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 18:30

 

Source : maison-construction.com

 

 

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construction-maison-pas-chère

Construction, une maison à 10 000 euros

Faire une maison pour 10 000 euros !!! IMPOSSIBLE... ah !  Et bien voyons ça.... Mais soyons précis, nous n'intégrons pas,dans ce coût, le terrain, même si nous avons trouvé sur des annonces internet, quelques terrains de 500m2 dans des zones rurales pour 5000€.

 

 

De plus, dans cet article, nous ne retenons que des projets existants et viables sous nos climats, car on pourrait également faire remarquer que, dans certaines parties du monde, 10 000 euros pour une maison est une véritable fortune. Le travail de réflexion des acteurs de la maison à bas coût enrichi l'offre alternative et de l'habitat d'urgence.

 

 

 

 

Maison à 10 000 € : comment construire une maison si peu chère ?

 

Maison à 10 000 € : maison préfabriquée, autoconstruction, surface réduite.... les solutions existent !

Notre vision, dans cet article, ne correspond sûrement pas à l’idée que se font certains propriétaires de ce que doit être une maison : grande, spacieuse, en pierres et sur un terrain arboré de 5000m2 ; mais, pour 90% de la population mondiale dont une partie est Française, la réalité est toute autre ; le terrain étant rare à proximité des lieux de travail et donc cher, la surface constructible devra donc se réduire pour les primo accédants et le moyen de réduire les coûts de ces premières habitations sera de passer par des maisons préfabriquées, innovantes et souvent réalisées, en partie au moins, en auto-construction.

La surface, bien sûr, sera importante dans le prix de la réalisation mais nous allons voir que cette surface peut varier de 1 à 10 pour la même fourchette de prix. 

 

 

  • 1. La yourte
  • 2. Les micro-maisons
  • 3. Les autoconstructions
  • 4. La maison container
  • 5. Le mobilhome
  • 6. Le camping car
  • 7. L’usine désaffectée
  • 8. La maison dôme en sac de terre (appelée aussi sac de sable)
  • 9. La maison suisse en papier à 4000€
  • 10. La cabane dans les arbres
Maison à 10 000€ : yourte

De 15, 20, 27, 35, 50, 66 ou 120m², la yourte est une « maison », n’en déplaise aux grincheux, et même une habitation adaptée aux pires climats puisque les mongols dans les plaines vivent dedans au plus fort de l’hiver, par -40°C et gardent leur yourte à vie. Composée de feutre de laine de mouton et de chèvre, elle s’entretient chaque année et la bâche de protection se change tous les 3 à 5 ans selon la qualité. Mais attention, une yourte mongole est un objet qui demande une attention particulière et un entretien régulier, comme un bateau en bois et tout le monde n'a pas la rusticité des mongols.


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image source www.yourte-land.com

 

Le prix d'une yourte varie de 3000 à 10000 euros et vous devrez peut être, pour ce prix, faire le plancher vous-même.


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Exemple de yourte meublée traditionnelle - image source www.Yourte.com

 

Yourte : Traditionnelle ou contemporaine

Une autre alternative, la yourte contemporaine ( www.yourte-contemporaine.com) ;

construction-maison-yourte-contemporaine Un peu plus chère, elle est faite sur des bases adaptées du concept ancestral ; il s’agit d’un bâtiment circulaire, de toile et de bois, construit artisanalement, mais adapté à la vie moderne ; cetteyourte contemporaine respecte l’esprit original tout en apportant des éléments de confort désormais indispensables aujourd’hui. Les techniques de fabrication et la qualité des éléments utilisés permettent, à présent, d’en faire des bâtiments lumineux et ouverts sur l’extérieur, avec une isolation qui ne nécessite pas d’entretien.

Le prix d'une yourte contemporaine d'une surface de 43m², sans plancher et à monter soi même, est d'environ 13 000€ TTC

 
 
Maison à 10 000€ : micro maison

construction-maison-présentation-micro-maisonCe sont de petites habitations de 12 à 30m2 que l'on peut utiliser soit pour les vacances, soit pour habiter seul ou à deux ; de la plus high-tech et design à la maisonnette de poupée, mobile ou non, ces maisons font un carton dans les pays anglosaxons ; en bois ou matériaux composites, de quoi réaliser les rêves les plus fous

 

 

http://www.tumbleweedhouses.com
http://sustain.ca
http://classicmanor.com
http://www.microcompacthome.com

 

 

 

 
Maison à 10 000€ : faire le choix de l'autoconstruction

Nous pourrions présenter de multiples réalisations en paille, en adobe de terre, en bois ou en bouteilles ! Nous avons choisi pour la démarche un exemple : Réalisation en bois cordé, toiture végétale 


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Extraits du projet de Jack Henstridge Canada

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... Et en second de poser notre nouvelle maison sur une fondation en dalle de béton. Ce que je voulais faire était de créer un logement moderne en utilisant des méthodes très anciennes de construction. J'ai finalement décidé (à cause de ma vie dans la voile et l'aviation) de construire un navire avec des ailes. Le salon central de la maison serait le plan d'un navire de haute mer, sauf que le navire serait à l'envers de sorte que sa quille serait notre toit. De chaque côté du navire inversé, nous ajouterions des extensions contenant nos chambres, bains, cuisine, bureau et espace utilitaire. Pour des raisons d'économie, nous avons couvert les "ailes" avec un toit de gazon.

Mais le transport des arbres nous posa un problème et nous avons du nous rabattre sur le transport de petits troncs, ce qui nous à contraint à faire des murs en bois cordés. C’est l'une des plus anciennes formes de la construction connues à l'homme. Fidèle à son nom, la méthode « Stackwood » n’implique rien de plus que l'empilement de bois, de la taille des sections des billes de bois posées à plat dans une matrice de mortier, comme montré ici.

 

« Les temps étaient durs, très durs pour notre famille, il ya trois ans. Coup sur coup, j'ai été licencié, notre maison a brûlé et l’assurance ne nous a remboursé que 8000$ ! Tout allait pour le pire. Ces 8000 $ étaient juste suffisants pour financer la construction de quelque chose de plus important qu’une cabane ! Et pourtant, nos logements doivent être assez solides pour supporter l'accumulation de neige et les moins -40 °c en hiver qui sont communs ici (à Oromocto, Nouveau-Brunswick- canada). J'ai commencé à réfléchir. A-t’on jamais construit une maison ici, sans argent et survécu ?
Certainement ! Les premiers colons l’on fait.

Mais quel type de logement ont-ils construit ? Cabanes en bois rond, bien sûr. C'est le genre de logement que nous allons construire! Sans plus attendre, j'ai commencé à étudier les archives de la construction. J'ai fait des recherches sur les matériaux et les méthodes, j’ai visité les bâtiments, les vieux journaux, j’ai fait des croquis, et en même temps, j’ai commandé les arbres. Après visite de l'ancien en bois rond, j'ai remarqué une chose, beaucoup avaient un toit, qui était tombé, j'ai remarqué aussi que dans le fond d'un grand nombre de structures plus anciennes, là où le bois repose sur la terre, il avait commencé à pourrir. En raison de ces observations, j'ai décidé de prendre en charge le premier problème de conception : un toit Gambrel !

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Maison à 10 000€ : maison container

 

Lire l'article maison container

 

 

Maison à 10 000€ : mobil-home 

Pour 10 000€, un mobil-home de 40m² quasi neuf, ce n’est pas le rêve de l’habitat écologique mais c’est une solution de secours, voire solution définitive pour certains; à recommander dans les régions quand même tempérées et calmes, car le confort thermique et phonique laissent à désirer…


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Maison à 10 000€ : camping-car 

Pour ceux qui aiment changer de place souvent ! Cette mini maison roulante à 4 ou 5 places de 20m² environ, demande un état d’esprit particulier ; en effet la promiscuité est souvent source de conflits et vivre à l’année dans si peu d’espace peut vite devenir un calvaire ; mais, pour ceux que ce mode de vie tente, avec 10 000€, vous aurez un camping car datant d’une dizaine d’années et qui affichera au moins 100 000 km au compteur.

 

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Maison à 10 000€ : usine désaffectée en achat groupé

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image source www.notreloft.com

 

Devenir copropriétaire d’un lot dans une usine désaffectée est possible ; certains internautes nous ont fait part de leur expérience : achat d’un plateau de 750m² avec cour de 500m² pour 150 000 euros, divisé en 10 appartements par une bande d’amis, soit 4 appartements pour eux et 6 mis en vente nus sur plan, au prix de 60 000 euros pièce, les 210 000 euros récoltés servant aux travaux collectifs et aménagements collectifs, mises aux normes… L’expérience a été formatrice , les amis se sont séparés en deux groupes antagonistes, le projet a failli capoter et leur coûter cher mais, au final, 3 ont intégré leur appartement qui leur a couté beaucoup de temps, du stress, mais le prix de revient de l'habitation est de 10 000€ pour 70m2 avec jardin !

 

Maison pas chère : earthbag, une maison pour 5000€ !

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image source http://www.earthbagbuilding.com

 

Construire avec des sacs de terre (parfois appelés sacs de sable) est à la fois ancien et nouveau. Des sacs de sable ont en effet longtemps été utilisés, notamment par les militaires, pour la création de barrières de protection ou pour la lutte contre les inondations. Aujourd’hui, ils servent à la création de logements. Les murs sont si importants qu’ils résistent à toutes sortes de phénomènes météorologiques violents (ou même des balles) et également aux catastrophes naturelles comme les tremblements de terre et les inondations.
Ils peuvent être installés facilement et rapidement, avec des éléments facilement disponibles, pour très peu d'argent.

Earthbag comble un créneau unique dans la quête de l'architecture durable. Les sacs peuvent être remplis avec des matériaux naturels, ce qui réduit les dépenses énergétique couramment associées à la fabrication et au transport des matériaux de construction. Le matériau de remplissage est généralement minéral et n’est pas soumis à la décomposition (même en cas d'humidité), aux attaques des animaux nuisibles, ou au feu ... en d'autres mots, il est extrêmement durable.


Le matériau de remplissage est généralement entièrement non-toxique et ne libère pas de vapeurs nocives dans le bâtiment. L’avantage du sac de terre est de fournir une masse qui sert d’isolation phonique ; pour l’isolation thermique, on remplit avec de la terre et des matériaux légers - pierre volcanique écrasée, perlite, vermiculite, balles de riz , etc... Les sacs peuvent même agir en tant que plancher étanche si ils sont remplis de graviers. Grâce à leur forme de coupoles, ils ont le potentiel de pratiquement éliminer les matériaux de résistance à la traction de la structure, en particulier le bois et l'acier souvent utilisés pour les toitures. Il ne s'agit pas seulement d'économiser plus d'énergie (et de la pollution), mais de contribuer également à sauver nos forêts. Le sac lui-même peut être gratuit : sacs de grains recyclés par exemple. Les sacs de polypropylène sont supérieurs aux sacs de jute, car ils ne pourrissent pas tant qu'ils sont tenus à l'écart du soleil.

 

construction-maison-en-sacs-de-terre-earthbag


Pour les habitations, les sacs doivent être recouverts d'une sorte de plâtre de terre pour la protection. La facilité et lasimplicité de la construction doivent également être mentionnées, car il y a beaucoup de main d'oeuvre disponible dans le monde qui peut être utilisée pour l'utilisation de cette technologie. Une personne qui connaît les rudiments du sac de terre peut facilement en former d'autres pour aider au montage d'un bâtiment. Ceci non seulement rend le processus plus abordable, mais aussi plus réaliste dans les zones reculées où ces compétences ne se trouvent pas.

maison-en-sacs-de-terre-intérieur

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photo www.earthbagbuilding.com

 

Maison à 10 000€ : Universal World House 

Inventée et brevetée par G.Niemoeller, avec ses 36m², elle pourrait bien devenir la HLM ou habitation pas chère du futur.

construction-maison-à-10000-euros
Légère, facile à assembler, respectueuse de l'environnement, anti-sismique cette maison est peu coûteuse, elle a déjà intéressé le gouvernement Nigérian et certains pays d’Amérique du sud. L’entreprise suisse "The Wall" la commercialise au prix de 4 000 euros. Ce prix comprend la plomberie, une chambre aménageable, une véranda, une douche et des toilettes. Les différentes parois et cloisons sont composées de celluloses imprégnées de résine, de cartons recyclés et de journaux qui, soumis à une haute pression, deviennent très résistants. L'objectif est de créer "un habitat intelligent d'urgence" permettant d'offrir un logement aux personnes déplacées et aux populations urbaines pauvres.

http://dev.the-wall.ch
http://www.enerzine.com

 

 

 

 
Maison pas chère : ma cabane dans les arbres

construction-maison-dans-les-arbres-cabanes


Pour faire soi même ou faire réaliser une cabane dans un arbre, le choix de l’essence est important, chêne, pommier, thuya géant, sapin mais c’est surtout l’état de santé de l’arbre qu’il faut prendre en compte. Un expert en arboriculture vous aidera à choisir, vérifier l'état de santé de l'arbre dans lequel la cabane devra être installée. Réalisée en douglas en mélèze ou en châtaignier, elle devra être intégrée à l’arbre sans le blesser ou le stranguler.

présentation-cabane-dans-les-arbres-intérieur

De 9 à 30m2, équipée de toilettes sèches et de panneaux solaires, d’un récupérateur d’eau de pluie, voila une façon de vivre très écologique, façon Robinson. Pour 10 000 euros, il faudra mettre la main à la pâte, mais le résultat peut être assez incroyable !

 

 

Historiquement les hommes ont depuis longtemps construit dans les arbres pour se mettre à l’abri des prédateurs, dans certaines cultures on habite toujours dans les cimes mais en France, c’est à la base un abri de loisirs. Pourtant certains en ont fait une habitation permanente, même si celle-ci n’est pas adaptable n’importe où, soyons clairs.

 

Lire aussi autre article maison pas chère ou habitation à 10 000€  maison palette

 

 


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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 23:19

 

 

Suite de la sortie de congénies par Mathurin

 

 


Je suis partisan de produire et consommer peu et localement, autant que possible, dans cette perspective j'aimerais créer un réseau de troc alimentaire autour de Nîmes dont voici l'esprit:
Fruits frais ou secs, confitures, légumes frais ou conserves, poule, lapin, œufs, vin, huile, fromage, miel, olives ou ce que vous avez en trop chez vous, en bref si jamais vous avez une petite production domestique de biens alimentaires, le moment est venu d’échanger votre surplus contre les aliments « faits maison » dont vous manquez… vous envoyez simplement par mail (balavelo@yahoo.fr) ce que vous pouvez offrir et ce que vous demandez, avec vos coordonnées.
Mathurin, à l’initiative du projet, se charge de centraliser tout ça. Dès que votre offre rencontre une demande on effectue aussitôt la mise en relation.
L’idée est de créer un réseau de personnes dans la région Nimoise qui pourront se nourrir sans faire appel à leur pouvoir d’achat!
Troquons, en attendant de trinquer ensemble

                                                          ***************************

 

 
Le prochain stage de
« sensibilisation à la survie en milieu naturel »
de l’association Corporailes
est prévu pour le dernier week end de septembre
Pour plus d’informations contactez l’encadrant au 06 20 79 68 05 ou par mail balavelo@yahoo.fr à l’attention de mathurin
(ci-joint un petit dossier de présentation/inscription...)
DOSSIER D’INSCRIPTION
« sensibilisation à la survie en milieu naturel »
Par l’association Corpor’ailes
Siret : 47991409500027
Présentation générale :
Pour tous ceux qui ont des activités professionnelles ou de loisirs au sein de l’espace naturel il est vital d’envisager la possibilité d’une survie, définie comme étant le prolongement, souvent involontaire, de la vie en milieu naturel.
En vérité chacun est concerné. A pieds, à cheval, en vélo et même en voiture, un accident, un évènement imprévu peut nous confronter à une situation de survie, et par là même nous mettre tout simplement en danger de mort, nous et nos proches, cela en quelques heures à peine selon les circonstances.
La vie ordinaire, confortable, ne nous prépare pas à faire face, et à réagir vite et bien.
Connaitre la base de la survie est un gage de tranquillité supplémentaire pour pratiquer les activités de pleine nature, mais aussi pour la vie de tous les jours, sans paranoïa ou catastrophisme infondés.
Le propos n’est pas de faire peur à qui que ce soit, pour ensuite balancer sans vergogne deux ou trois vagues notions de survie faussement rassurantes à destination des plus curieux ou des plus angoissés d’entre nous (garder en mémoire le proverbe africain, toujours d’actualité, qui nous dit « si tu ne sais pas qui a allumé le feu regarde bien qui vient l’éteindre) !
Sensibiliser et former le public sur un temps très court est nécessaire… et insuffisant !
Ainsi posséder quelques trucs simples et efficaces peut effectivement servir, mais chacun comprendra que notre position est d’encourager les plus motivés à poursuivre l’expérience, et enrichir avec d’autres structures de notre connaissance leur savoir-faire en matière de survie.
Le sage en haut de sa montagne dit « pas après pas on fait beaucoup de chemin » c’est valable pour bien des choses, dont l’apprentissage des techniques de survie, qui en réalité demande des années d’investissement, ce que nous proposons est alors humblement de tendre la main pour faire ce premier pas, décisif, dans des conditions rudes… mais pas trop !
Description du stage:
Il s’agit durant 24h d’amener les adhérents de l’association à profiter de l’espace
naturel par le biais d’une randonnée pédestre suivie par une séance d’escalade,
dans un premier temps, pour ensuite faire la démonstration à l’occasion d’un
bivouac, de la nécessité d’acquérir quelques techniques de survie, permettant par
exemple de savoir quoi boire, quoi manger, ou encore comment se protéger du froid
ou du chaud en cas de besoin.
La vie en plein air procure un certain bien être, avoir des connaissances en matière
de survie, chercher à les développer, à pratiquer, peut également être source de
plaisir.
Etre bien ensemble fait partie des objectifs de ce stage, en conformité avec les
statuts de l’association Corpor’ailes, contribuer à vous sauver la vie est un autre de
ces objectifs…
Programme détaillé :
- rendez-vous à Cabrières samedi 28/09/2013 à 9 heures devant l’église
- briefing du séjour sur le lieu de bivouac (les voitures seront garées à proximité)
- départ de la rando pour Collias, environ une heure trente de marche
- déjeuner puis séance d’escalade ou de via ferrata (matériel fourni) sur le site de
collias
- rando direction le lieu de bivouac, atelier trouver et rendre l’eau potable au passage
- préparation du couchage (tente ou hamac selon météo)
- atelier s’abriter et se chauffer
- diner et nuit à la belle étoile, dans les senteurs de thym et de romarin
- débriefing et petit déjeuner avant la fin du stage à 9 heures environ le 29/09/2013
Contribution financière et aspects techniques :
La participation financière de 60 euros (dont 10 euros d’adhésion à l’Association) est payable d’avance, elle comprend la nourriture et l’eau pour 24 heures, le couchage (tente ou hamac : si vous avez une préférence merci d’en faire part dès l’inscription) et le matériel d’escalade.
Cette participation financière ne comprend pas le matériel à prévoir par chacun, c’est-à-dire : une tenue de randonnée avec chaussures adéquates, une veste imperméable légère style kway, une protection pour la tête du genre grande écharpe en coton (ou chèche), lunettes de soleil, crème solaire, popote avec au moins couverts et gobelet, couverture de survie (celle qui pèse 200 g de préférence), lampe de poche ou frontale (pas d’électricité sur le terrain !), tenue chaude type grosse polaire ou gros pull en laine pour le soir, duvet confort à 0 degré, gel hydro alcoolique pour l’hygiène des mains, votre nécessaire personnel en pharmacie, un sifflet.
Si vous souhaitez présenter du matériel qui vous semble particulièrement pertinent au groupe, n'hésitez pas.
Paiement du stage par chèque à l’ordre de l’association corporailes (encaissé seulement la semaine qui suit le stage) ou bien en espèces en main propre le matin du stage, en échange du chèque que vous avez joint au dossier d’inscription.
Les inscriptions ne sont validées que sur réception du présent dossier complet dans notre boîte aux lettres, et après réception de votre paiement
En cas de désistement de votre fait, les inscriptions ne seront remboursées que s’il reste au minimum deux semaines avant le début du stage. Par contre, un reclassement à une date ultérieure ou un remboursement vous sera proposé si nous devions annuler le stage, sachant que l’association organise un stage de sensibilisation à la survie une fois par mois.
Information sur les risques
Je soussigné(e) ______________________________________________ atteste avoir lu ce document, et avoir compris les risques, listés ci-dessous, auxquels je m'expose en participant au stage de sensibilisation à la survie organisé par l’association Corporailes les 28 et 29 septembre 2013.
Accidents :
● Entorses de la cheville, du genou, ou autres atteintes à l'appareil locomoteur du fait d'un terrain accidenté ou d'un faux pas, blessures diverses lors d'une chute, d'un impact, d'une collision, notamment en terrain escarpé ou accidenté ;
● Coupures (avec des outils coupants, ou présence d'objets tranchants sur le terrain) ou blessures aux yeux notamment à cause de la végétation
● Brûlures (lors de l'utilisation de réchauds, ou encore avec des liquides chauds) : ces brûlures peuvent être aggravées par le port de vêtements en tissus synthétiques qui peuvent brûler et/ou fondre et coller à la peau ;
Risques environnementaux :
● Piqûres d'insectes : guêpes, abeilles, scorpions, scolopendres, moustiques, taons, tiques (ces dernières pouvant transmettre des maladies graves dont la maladie de Lyme et diverses formes d’encéphalite virale) ;
● Exposition à la chaleur, avec risque d'hyperthermie et ses complications ou exposition au soleil, avec les risques de coup de soleil et brûlures qui y sont inhérents, ou bien exposition au froid, avec risque d'hypothermie et ses complications, gelures, etc.
● Présence de parasites, protozoaires, bactéries, virus ou divers polluants chimiques dans l'eau ou les végétaux récoltés et consommés sur le terrain ;
● Exposition au pollen, spores, et autres agents pathogènes ou allergènes présents sur le terrain ;
Risques occasionnels : foudre, chutes de grêle, tempêtes de neige et impossibilité de circuler, chutes de branches, chutes d'arbres, chutes de pierre en milieu montagnard, feux de forêt ou d'herbes, piqûres de vipères, glissements de terrain.
J’atteste par ailleurs être titulaire d’une assurance responsabilité civile qui couvre les préjudices que je pourrais causer à des tiers pendant le stage de survie en question.
Je comprends qu’en cas de non-respect des consignes, l’association corporailes ne pourra en aucun cas être tenu responsable de mes actes.
J’atteste finalement avoir vu un médecin qui certifie par écrit l’absence de toute contre-indication, pour moi, à la pratique de ce stage de survie.
Fait à le
Signature du stagiaire :
Si l’encadrant responsable du stage constate sur place que vous n'êtes pas en état de suivre les activités il pourra vous en interdire l'accès, pour votre sécurité et celle des autres. Vous serez alors remboursé intégralement, sauf les frais de déplacement engagés qui ne seront pas pris en charge.
Nous vous prions de bien vouloir imprimer et remplir la page ci-dessus puis nous la renvoyer par courrier avec le bulletin d’adhésion à l’association (pas en recommandé SVP! Accusé de réception du dossier par mail !) à l'adresse suivante :
Association Corporailes, 55 ter rue bonfa, 30000 Nîmes
Pour avoir une information supplémentaire contactez l’encadrant au 06 20 79 68 05 ou par mail balavelo@yahoo.fr à l’attention de mathurin.
___________________________________________________________________
Bulletin d’adhésion à l’association Corpor’ailes
Année 2013
NOM : PRENOM :
ADRESSE :
DATE DE NAISSANCE :
TELEPHONE : MAIL :
Fait à le
Signature de l’adhérent :
___________________________________________________________________
Mentions légales :
Les informations recueillies font l’objet d’un traitement informatique destiné à assurer la préparation de chaque stage ou cours. Le destinataire des données est uniquement le secrétaire de l’association Corpor’ailes.
Conformément à la loi « informatique et libertés » du 6 janvier 1978 modifiée en 2004, vous bénéficiez d’un droit d’accès et de rectification aux informations qui vous concernent, que vous pouvez exercer en vous adressant à : corporailes@yahoo.fr
Vous pouvez également, pour des motifs légitimes, vous opposer au traitement informatique des données vous concernant.

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 17:23

 

Source: bastamag.net

 

 

Transition agricole

Afterres 2050 : le scénario qui imagine l’autre modèle agricole de demain

par Nolwenn Weiler 14 novembre 2013

 

 

 

 

Imaginez un pays où chacun mange sainement, avec une eau de qualité, un usage réduit des pesticides, des émissions de gaz à effet de serre divisées par quatre... Science fiction ? Pour le moment, sans aucun doute. Mais en 2050, pas forcément, si l’on en croit Afterres, un scénario d’utilisation des terres agricoles résolument novateur, imaginé par l’association Solagro, et actuellement à l’étude dans plusieurs régions de France. En modélisant les besoins alimentaires et les pratiques agricoles, Afterres dessine un autre paysage agricole français pour 2050. Et les changements nécessaires pour y parvenir.

Pays de la Loire, 2050. Dans les champs, le maïs a cédé la place aux prairies, avec des légumineuses (comme les haricots, les lentilles, le trèfle ou la luzerne) [1]. Les vaches qui y pâturent sont de race « mixte » : ce sont de bonnes laitières et elles peuvent aussi fournir de très bons steaks. Le nombre de haies dans les champs a doublé, entourant des parcelles agricoles couvertes en permanence par l’une ou l’autre culture, ce qui ralentit l’érosion. La moitié des terres sont cultivées selon le cahier des charges de l’agriculture biologique (contre 4,4% dans les années 2000). L’eau qui coule dans les rivières, et se niche dans les nappes phréatiques, est redevenue « propre », les pesticides ayant quasiment disparus. Et les agriculteurs sont plus nombreux.

À Notre-dame-des-Landes, définitivement débarrassée du projet d’aéroport, les végétariens de la zone à défendre (ZAD), et autres adeptes de la sobriété heureuse, ont fait des émules. Dans toute la région, la consommation de viande a diminué de moitié. Idem pour les produits laitiers. Personne n’a pour autant de carence en calcium. Le lait de vache (avant tout adapté à la croissance des veaux) n’ayant pas le monopole des apports en calcium, contrairement aux croyances répandues au début du 21ème siècle ! Épinards, brocolis, noix, amandes, dattes, sardines, notamment, sont d’excellentes sources de calcium, de même que l’eau.

+ 600% de légumes en 40 ans

Dans les cantines scolaires, au restaurant ou à la maison, les seules denrées venues de loin sont les épices et certains produits de la mer. Oubliées les tomates d’hiver, ou les fraises du mois d’avril. Bienvenue aux fruits et légumes de saison ! Ils permettent de renouveler les saveurs au fil de l’année et de faire d’importantes économies d’énergies, en cessant de chauffer des milliers d’hectares de serres maraîchères. La quantité de légumes cultivés a néanmoins beaucoup augmenté : + 600 % en quarante ans ! On compte également 25% de vergers en plus, et le nombre de vignes a plus que doublé. De quoi embaucher les salariés mis sur le carreau par le secteur agro-alimentaire ou automobile chez les voisins de la péninsule bretonne. Mais qu’est-il donc arrivé ?

 

 

Retour en 2013. Le thermomètre s’emballe, le nombre d’affamés et de personnes malades de ce qu’elles mangent augmente, tandis que celui des agriculteurs ne cesse de diminuer. Ces derniers étant de plus en plus nombreux à ne plus vivre de leur métier. La raréfaction des ressources fossiles et les crises climatiques risquent de faire grimper les prix des aliments indéfiniment, les inégalités entre riches et pauvres se creusent... Serions-nous condamnés ? Pas forcément. A condition d’engager dès aujourd’hui un changement radical de nos pratiques agricoles et alimentaires. C’est ce que propose le « scénario de transition » sur lequel a planché Solagro, une association spécialisée dans la réalisation d’éco-bilans et d’études sur les énergies renouvelables. Baptisé Afterres2050, leur réjouissant programme s’étale sur les 40 prochaines années.

Les Pays de la Loire, région test

Afterres2050 décrit l’utilisation possibles des terres en 2050 en France. Ce scénario est le fruit de plusieurs années de recherche, pour modéliser les besoins et comportements alimentaires, les pratiques et les systèmes agricoles, avec leurs multiples variables... L’objectif : montrer « de manière chiffrée » qu’il est possible de nourrir la population française en 2050 (71 millions de personnes), tout luttant contre le changement climatique et en respectant la fertilité des sols, la qualité des eaux, la biodiversité. A condition d’amorcer les changements dès maintenant. L’association s’est appuyé sur une modélisation mathématique (intitulée MoSUT) qui permet de croiser de nombreuses données et hypothèses : « des tonnes de céréales, de foin, des rendements, des hectares, des assolements, des vaches, des poules, des cochons, des protéines, des glucides, des lipides, des habitants, des tonnes équivalent pétrole, des flux d’import-import, pour ne citer que les paramètres les plus évidents ».

Quatre conseils régionaux prévoient pour le moment de décliner le scénario national à l’échelon local. Dans les pays de la Loire, c’est une association, Virage énergie climat, qui s’est lancée. Deuxième région agricole de France en termes de production, avec notamment 51% de la production de viande, les Pays de la Loire, c’est un peu la France agricole en modèle réduit. A ceci près que l’agriculture biologique y est un peu plus développée. Reste que pour parvenir aux objectifs d’autonomie imaginés par Afterres, qui permettent une division par quatre des émissions de gaz à effet de serre d’origine agricole, cette terre d’élevage va devoir traverser de grands chamboulements. Le cheptel global de bovins sera divisé par deux. Celui des vaches à viande par six !

 

 

« Le fait de privilégier les races à viande est très récent dans l’histoire de l’agriculture, et directement lié à l’agriculture industrielle d’après-guerre », explique Mathieu Doray, de Virage énergie climat. « Les races anciennes qui servaient à tracter les engins ont été sélectionnées pour cela, puisqu’elles étaient robustes et pleines de muscles, ajoute Christian Couturier, l’un des co-penseurs du scénario Afterres. Mais c’est une production de luxe, qui consomme énormément de ressources et d’espaces. C’est donc une parenthèse qui doit se refermer. Il faut revenir à des races mixtes, qui donnent du lait, et que l’on peut manger. » Et pour rendre l’élevage bovin moins dépendant du prix des céréales, il faut les remettre au régime herbager. Des vaches qui mangent de l’herbe, donc.

Des besoins nutritionnels au paysage agricole

Cette diminution du bétail est une conséquence directe du changement de régime alimentaire. « Nous sommes partis des besoins nutritionnels (les nôtres et ceux des cheptels) avant d’envisager les moyens de production », détaille Christian Couturier. Et de prévenir : « Il sera impossible de nourrir et d’alimenter en énergie et en matériaux les 70 millions de français(es) prévu(e)s en 2050, en conservant nos habitudes de consommation actuelles ».

Est-ce problématique ? Pas forcément, si l’on en croit l’Organisation mondiale de la santé, qui estime que notre alimentation, trop riche, joue un rôle clé dans l’augmentation de la prévalence des maladies chroniques telles que l’obésité [2], le diabète, les maladies cardiovasculaires, certains cancers et l’ostéoporose [3]. Sans oublier les méfaits sanitaires liés aux pesticides, épandus dans les champs puis ingérés.

Dans l’assiette de 2050, la consommation journalière de protéines passerait de 90 à 55 grammes pour un adulte, selon le scénario Afterres. Un chiffre proche de celui recommandé par les nutritionnistes [4]. En plus de diminuer, les apports en protéines seront diversifiés. Ils ne proviennent plus exclusivement des animaux, mais aussi de sources végétales (à 62 %), telles que les fèves, pois et lentilles. Et le sucre diminuerait de 14 à 11% de nos apports énergétiques quotidiens, soit l’équivalent de 4 morceaux de sucre par jour en moins sur les 20 ingérés aujourd’hui.

Manger, mais pas seulement

Afterres2050 considère l’agriculture comme une source d’alimentation, mais aussi d’énergie et de matériaux. C’est pourquoi les scénarios Afterres et négaWatt – scénario de transition énergétique – fonctionnent ensemble. « Ils sont imbriqués l’un dans l’autre », explique Christian Couturier. En 2050, une grande partie des déjections animales sera transformée par la méthanisation, ce qui permet à l’agriculture de produire l’énergie dont elle a besoin pour fonctionner, tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. Un processus de méthanisation qui peut commencer dès à présent.

 

 

Toutes ces évolutions permettront, selon le scénario, de « libérer » 5 à 8 millions d’hectares de terres, qui pourront être utilisées, dès 2025, pour d’autres usages que la production d’aliments. En Pays de la Loire, environ 14 000 ha de terres arables seraient ainsi alloués à la production de matériaux bio-sourcés (chanvre, lin...), afin d’alimenter les filières bâtiment et textile. La production d’agro-carburants (sur environ 25 000 hectares) commencerait sur des terres arables libérées en 2035, lorsque la triple transition – nutritionnelle, agricole et énergétique – « sera suffisamment engagée pour rendre à nouveau légitime l’utilisation de terres arables pour des productions non alimentaires ». Afterres2050 s’est par ailleurs penché sur une gestion alternative de la forêt française, source importante d’énergie.

Que vont dire les paysans ?

Comment les professionnels du secteur vont-ils accepter ce nécessaire changement de pratiques ? « Il est évident que le dossier que l’on pose sur la table est plutôt lourd, concède Mathieu Doray. Dans une région laitière telle que la nôtre, on a d’emblée un désaccord avec les producteurs de lait intensifs. Moins avec les éleveurs bio qui sont déjà une logique de désintensification ». Afterres2050 peut aussi être pris comme une occasion unique de sortir par le haut d’une crise du secteur laitier qui n’en finit pas de ruiner les agriculteurs, et de susciter leur colère. « Les éleveurs laitiers veulent avoir des perspectives. Ils voient bien que le fait de taper sur la grande distribution ne va pas suffire », rebondit Christian Couturier.

« La diminution du nombre d’animaux ne signifie pas que l’on va réduire le nombre d’agriculteurs », précise Mathieu Doray. Côté emploi, Afterres2050 n’a encore rien défini. Tout reste à chiffrer. « Dans notre scénario, on a 50% d’agriculture bio et 50% d’agriculture intégrée. Si cette méthode ne supprime pas totalement le recours aux pesticides de synthèse, elle en réduit fortement l’utilisation, en les utilisant uniquement en derniers recours, explique Mathieu Doray. Ces deux systèmes demandent plus de main d’œuvre que l’agriculture intensive. Donc, on suppose que globalement, on va plutôt créer des emplois. On a aussi chez nous une grosse industrie agroalimentaire, notamment en Mayenne. Mais on peut très bien imaginer transformer des protéines végétales... » Ou de mettre en route des filières de conserves sans pesticides ni bisphénol A...

« Plusieurs secteurs agricoles sont en crise, et ce n’est pas le scénario Afterres qui a provoqué ces crises, poursuit Christian Couturier. L’agriculture va de toute façon être obligée de se réorganiser. Et les mutations à venir vont être sévères. Il nous faut définir de nouvelles perspectives, en fonction du changement climatique et de ses impacts. En tenant compte des nécessités de stockage du CO2 (dans la biomasse, ndlr), et de production d’énergie à partir de ressources renouvelables. La question, c’est donc : comment on accompagne ce changement ? Avec une fuite en avant, et des marchés mondiaux de plus en plus compétitifs totalement incertains ? Ou en imaginant un autre modèle de développement agricole ? » Un modèle dont Afterres veut poser les bases. Et montrer que des changements sont possibles.

Nolwenn Weiler
@NolwennWeiler sur twitter

Photo : CC Lars Heidemann / CC Charles Knowles

Infographies : Association virage énergie Climat

- Le scénario Afterres2050

 

 

Source: bastamag.net

 

 

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 16:50

 

 

Source : reporterre.net

 

Et si l’on essayait la monnaie complémentaire… nationale

Philippe Derruder

lundi 18 novembre 2013

 

 

 

Les monnaies complémentaires se multiplient en France et ailleurs. Mais elles ont toujours une portée locale. On peut en fait concevoir une monnaie complémentaire à une échelle beaucoup plus large. Ce serait un moyen pour contrebattre le pouvoir démesuré de la finance.


Le système économique actuel, totalement soumis à la dictature de la finance, est confronté à des limites que sa seule logique empêche de dépasser. L’une de ces limites tient à la logique de redistribution qui cantonne la prise en compte du bien commun (préservation de notre écosystème, santé, enseignement, etc... ) à ce que les revenus marchands veulent bien lui abandonner par la fiscalité.

Cela réduit la palette des solutions envisageables pour répondre aux défis vitaux de notre siècle à une réponse unique : relancer la croissance, autrement dit faire plus de ce qui cause les problèmes pour avoir les moyens de combattre les problèmes...

Mais, bonne nouvelle ! Figurez-vous que la nature de la monnaie moderne permet de sortir de cette contradiction suicidaire. Savez-vous que la monnaie n’est aujourd’hui qu’une unité de compte virtuelle créée par la seule volonté humaine ? Tel est le cas depuis le 15 aout 1971, date à laquelle le dollar, dernière monnaie reliée à l’or, a abandonné sa convertibilité. Dans ces conditions, comment peut-on encore dire qu’« on ne peut pas faire parce qu’on n’a pas d’argent ? ». Il est temps de comprendre une chose.

Si une collectivité a :

1 – un besoin d’intérêt général ;
2 – la volonté de le satisfaire ;
3 – les moyens techniques et énergétiques ;
4 – un excès de main d’œuvre et le savoir-faire ;
5 – la maîtrise des conséquences écologiques ;

alors rien, absolument rien ne s’oppose à la mise en œuvre du projet puisque la nature virtuelle de la monnaie moderne le permet. C’est uniquement parce qu’on a hérité l’habitude de conditionner la réalisation d’un projet à son financement sur la foi d’une monnaie prétendue rare qu’on se retrouve aujourd’hui prisonniers d’une situation critique.

La clef réside donc dans la possibilité de faire de l’argent un moyen au service de la vie et non une fin en soi.

Un nouvel espace économique à finalité de bien commun

Pour ce faire il suffit de créer un nouvel espace économique à finalité de bien commun, complémentaire au système marchand actuel, qui regrouperait les activités dont le contenu n’a pas par nature à être considéré comme une marchandise tels que la santé, l’éducation, la recherche fondamentale, la transition écologique... Ce nouvel espace serait régi par un statut juridique spécifique ne répondant pas à la logique de profit ou d’équilibre financiers mais à celle de ce que nous pourrions appeler le bénéfice sociétal (l’atteinte des objectifs sociétaux visés).

C’est le débat public qui permettrait de déterminer ce qui relève légitimement de chaque champ, marchand ou sociétal, quant au financement, il ne serait assuré ni par l’impôt, ni par l’emprunt, mais par l’utilisation d’une monnaie sociétale complémentaire à la monnaie nationale en vigueur, émise par un organisme public sous mandat et contrôle citoyen, à hauteur des besoins déterminés par les projets décidés.

L’introduction de cette monnaie complémentaire, ayant cours légal, confèrerait la pleine autonomie à ce nouvel espace. On passerait de la logique de redistribution à celle de création.

Cette seule description, noue en convenons, ne saurait répondre au flot de questions qu’elle entraine naturellement. Sachez que l’idée est beaucoup plus amplement développée dans le livre Une monnaie nationale complémentaire, par Philippe Derudder et André-Jacques Holbecq aux éditions Yves Michel. (Version papier ; version numérisée ; vous en découvrirez aussi plus d’aspects sur ce site.)

Dans ce petit article, nous ne pouvons que nous limiter au seul principe. Dites-vous bien de toute façon que nous touchons là à un sujet de société qui doit être porté par les nations elles-mêmes. C’est à elles de trouver les réponses. Or, si le principe, dans son esprit, démontre assez d’avantages, alors les réponses, n’en doutons pas, seront trouvées, d’autant plus que les obstacle ne résident que dans nos têtes, tout à l’extérieur est prêt.

Il est évident qu’un projet de ce genre prendra du temps à s’incarner ; car ne peut pousser que ce qui est planté. Pour l’heure, il s’agit d’en faire un sujet de société en le faisant connaître. Alors, voulez-vous y contribuer ? Si le concept a du sens pour vous, merci de le diffuser à vos réseaux pour que la conscience collective s’en empare.

“C’est impossible, dit la Fierté ! C’est risqué, dit l’Expérience !
Ça ne sert à rien, dit la Raison ! Essayons et Faisons-le, dit le Cœur !”

(R.Godwin)



Source : Philippe Derruder pour Reporterre.

Image : La voix de la Russie

Lire aussi : Les monnaies locales ont le vent en poupe....

 

 

 

Source : reporterre.net

 

 

 

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 14:26

 

 

Source : jardinvegan.com

 

Système D : Un petit Chauffage d'Appoint avec des Bougies

 

 

 

heater4.jpg

 

Système D : Pour faire un petit chauffage radiant sans électricité ni gas, on a juste besoin d'un matériel bon marché ou également trouvé dans les brocantes. Bien sûr ça n'aura pas la puissance de chauffe d'un radiateur électrique ou à gas, ça peut dépanner lorsque l'on veut  chauffer un coin à moindre coût, réchauffer un jardin d'hiver ou tout simplement fermer 1 radiateur sur 2. C'est aussi en pensant à des familles qui vivent de manière vétuste et sans électricité que ce système peut être utile.


Test : J'ai chauffé le salon tout l'après-midi avec ce système, 2 dispositifs placés sur une table, radiateurs fermés. Pas mal dut tout, c'est rustique et si ça permet de ne pas avoir tous les radiateurs électriques en marche, pas mal du tout, et ça coûte quelques centimes € en bougies.


AVERTISSEMENT : Isoler le meuble de papier aluminium ménager, poser le montage en hauteur hors de portée des petits enfants et des personnes fragiles.

MATERIEL : Faire 2 Montages pour obtenir plus de chauffe.  

 

Pour 1 Montage : heater1.jpg

 

Les pots en terre cuite sont bon marché, j'en ai acheté lors des déstockages dans une jardinerie à 1€ pièce

2 dessous de pots ou n'utilisez qu'un seul, selon la hauteur de votre grille.  Il faut que l'air circule donc les bougies ne doivent pas être étouffées par le petit pot, ça ne produira pas assez de chaleur ou les bougies s'éteindront.

4 bougies chauffe plat (ils sont vendus par centaine entre 1€ et 5€ - là aussi, profiter des déstockages)

1 grille (on peut en récupérer dans les brocantes) OU 3 briques pas très épaisses à poser à plat en forme de U, pour soutenir les pots.  (ils seront ainsi autour du foyer formé par les bougies)

1 Pot en terre cuite de la taille que vous souhaitez

1 Pot en terre cuite d'une talle supérieure au précédent 

 

Et si on pas de grille :

1 moule à cake 

4 bougies chauffe plat

1 Pot en terre cuite de la taille que vous souhaitez

1 pot en terre cuite d'une taille supérieure au précédent

 

MONTAGE :

 

Pour accéder à la suite de cet article, cliquer ici

 

 

Source : jardinvegan.com

 

 

 

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