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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 16:24

 

 

Source : www.terraeco.net

 

 

10-01-2014
 

Renversant : ce manuel français du XIXe siècle va nourrir le monde de demain

Renversant : ce manuel français du XIXe siècle va nourrir le monde de demain
(Crédit photo : DR)
 
Longtemps oubliées, des techniques agricoles refont surface 170 ans après et inspirent aujourd'hui des pionniers d'une agriculture à la fois hyperproductive et totalement naturelle.

Des melons mûrs à Paris dès le mois d’avril, des tonnes de légumes sur une surface pas plus grande qu’un terrain de foot, jusqu’à huit récoltes en une seule année… Ces performances agricoles incroyables ne sont le fruit ni d’engrais chimiques, ni de modifications génétiques, ni même de connaissances scientifiques de pointe. Et pour cause, ces prouesses datent du XIXe siècle et sont l’œuvre des quelques centaines de jardiniers-maraîchers parisiens qui assuraient alors l’autosuffisance de la capitale en légumes.

Longtemps oubliés, ces savoir-faire sont aujourd’hui accessibles à tous à travers un manuel, publié en 1844 et récemment numérisé (merci au site Paysansansfrontieres.com de l’avoir partagé ici). Son nom : Manuel pratique de la culture maraîchère de Paris. Pour ceux qui n’auraient pas le temps d’une telle lecture, nous publions à la fin de cet article quelques morceaux choisis.

Passage de témoin

Nous vous conseillons toutefois vivement la lecture de ce témoignage émouvant, écrit par deux maraîchers (J.G. Moreau et J.J. Daverne) qui se sentaient – à raison – menacés par l’urbanisation et qui disaient écrire pour transmettre leurs savoir-faire à « [leurs] enfants et aux jeunes jardiniers-maraîchers ». D’abord parce que ce livre nous apprend énormément, et nous prouve qu’une autre agriculture est possible et ce depuis longtemps. Mais aussi parce que l’histoire de cet ouvrage raconte le passage de témoin en cours entre les agriculteurs d’hier et les pionniers d’aujourd’hui.

 

 

Dans cet ouvrage, les deux maraîchers parisiens décrivent des micro-fermes, cultivées sans tracteur et où la rotation des cultures permet de produire quantité de légumes. S’il est une ferme en France qui ressemble à ce modèle, c’est bien celle du Bec Hellouin, dont nous vous parlions dans un récent article. Nous avons donc demandé à son cofondateur, Charles Hervé-Gruyer, s’il connaissait ce manuel. « C’est drôle, je suis en train de terminer la relecture de cet ouvrage passionnant ! Au moment où je vous parle, je vois par la fenêtre une partie de l’équipe en train de réaliser ce qu’on appelle une « couche chaude », en suivant à la lettre le protocole décrit dans ce bouquin », nous a-t-il répondu. Le principe de la couche chaude consiste à semer sur une couche de fumier, pour profiter de la chaleur de la décomposition de cet engrais naturel. Ce qui explique, en partie, qu’on pouvait produire des melons en avril. « Cela permet d’avoir une température suffisante en serre pendant trois mois et donc d’obtenir des légumes très précoces de manière écologique. En plus cela va donner une couche de 20 cm d’humus, cela crée du sol dans la serre. A ma connaissance, personne ne fait plus de couches chaudes en France parce que cela demande beaucoup de main-d’œuvre. Mais en pensant à long terme c’est, je crois, très rentable comme processus », poursuit l’agriculteur.

Des brocolis voisins de radis

Nous avons également interrogé Jean-Martin Fortier, jardinier-maraîcher dans une micro-ferme au Québec. Lui aussi a redécouvert cet ouvrage récemment et s’en inspire aujourd’hui :« Les maraîchers parisiens avaient atteint un niveau de technicité incroyable dans la rotation des cultures, des choses que nous n’arrivons même pas à faire aujourd’hui. Ce livre nous invite à essayer de trouver les meilleures associations. Par exemple, on associe déjà les brocolis et les radis sur un même rang mais toute la question c’est de trouver le meilleur moment pour planter chaque légume et donner à chacun suffisamment de lumière et de temps pour mûrir. »

Mais comment se fait-il que ce livre vieux de 170 ans soit en ce moment même une référence pour cette nouvelle génération d’agriculteurs ? C’est grâce à un amusant tour du monde, explique Charles Hervé-Guyer, qui s’est intéressé à la transmission des savoirs des maraîchers du XIXe siècle et de ce livre en particulier. « Ce sont d’abord des maraîchers londoniens qui ont fait des voyages d’étude à Paris au XIXe siècle et en ont gardé une grande admiration. On retrouve ensuite et jusque dans la première moitié du XXe siècle des références régulières à ces voyages et à ce manuel dans la littérature anglo-saxonne et même au-delà. On en trouve même dans des textes du Russe Kropotkine ! », nous apprend l’agriculteur.

 

 

Photo de la ferme de Louis Savier, à Ballainvilliers (Essonne), prise en 1974 par Eliot Coleman.


La suite se passe de l’autre côté de l’Atlantique. Le passage de témoin va avoir lieu aux Etats-Unis, notamment en Californie. Dans les années 1960, deux agriculteurs américains – John Jeavons et Alan Chadwick – vont redécouvrir, expérimenter et actualiser les connaissances du XIXe siècle. Née aux États-Unis, cette pratique sera toutefois appelée « le jardinage intensif à la Française ». La boucle est bouclée quand Eliot Coleman, lui aussi jardinier américain, se rend en France en 1974, pour tenter de retrouver ce qu’il reste de cet héritage. Il explique dans son livre The New Organic Grower avoir rencontré un certain Louis Savier, probablement le dernier maraîcher français héritier direct de la tradition du XIXe siècle.

Et c’est grâce à Eliot Coleman que Jean-Martin Fortier comme Charles Hervé-Guyer assurent s’être à nouveau penchés sur ce livre. « On a l’impression que l’histoire des maraîchers parisiens est une transmission en mouvement perpétuel », décrit Jean-Martin Fortier, qui s’est inspiré du Manuel pratique de la culture maraîchère de Paris pour écrire son propre livre. « La boucle continue. Il se trouve par exemple que la personne qui a récemment traduit Coleman en Français a découvert son œuvre en lisant mon propre livre. Mais j’ai moi-même découvert les techniques des maraîchers parisiens grâce à Coleman, et lui-même s’inspire d’autres avant lui. »

Morceaux choisis :

« A la vue des chemins de fer qui s’établissent de toute part (…), il est facile de prévoir que la culture maraîchère de Paris est à la veille de recevoir des modifications et nous avons cru utile de décrire cette culture telle qu’elle se pratique à Paris en 1844, afin que par la suite on pût mieux juger et apprécier les changements qu’elle pourra subir. »

« Il y a ici une observation à faire. On croit assez généralement que, si nous obtenons d’aussi beaux légumes, c’est que nous employons beaucoup d’engrais ; c’est une erreur. (A l’époque, le mot engrais veut dire « fumier de vache » ou « fumier de cheval », ndlr). »

« Il est généralement connu que, toutes les fois qu’on a reculé l’enceinte de Paris, les jardiniers-maraîchers ont été obligés de se reculer aussi pour faire place à de nouvelles bâtisses, et que ce déplacement leur était toujours onéreux, en ce qu’ils quittaient un terrain amélioré de longue main pour aller s’établir sur un nouveau sol, souvent rebelle à leur culture, qui ne pouvait être amélioré qu’avec le temps et de grandes dépenses. »

« Semer : C’est confier des graines à la terre. »

 

 

« Nous avons trouvé, par un calcul très approximatif, que l’ensemble des terrains employés à la culture maraîchère, dans la nouvelle enceinte de Paris, est maintenant d’environ 1378 hectares. Ces terrains sont divisés en 1800 marais ou jardin ; les plus grands contiennent environ 1 hectare, et les plus petits environ 1 demi-hectare mais le plus grand nombre des jardins maraîchers contiennent trois quarts d’hectare. Il s’ensuit qu’il y a 1800 jardiniers-maraîchers pour les faire valoir (…) pour cultiver un jardin de 1 hectare il faut, en tout temps, un personnel de cinq à six personnes, composé du maître et de la maîtresse, une fille à gages, un garçon à gages s’il y a des enfants en état de travailler ou, à leur défaut, deux garçons à gages et souvent un ou deux hommes à la journée. »


A lire aussi :

La permaculture peut-elle faire vivre des agriculteurs ?

Bio et hyperproductive : la ferme magique d’un agriculteur québécois

« Les plantes bougent, sentent et réagissent mais nous ne sommes pas capables de le voir »

 

 

Source : www.terraeco.net

 

 

 

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 16:17

 

Source : lien

 

"Le revenu de base, une manière intelligente de redistribuer l'activité" (Philippe Van Parijs)

 

 

 

RevenudeBaseFR

 

Publiée le 1 juin 2013

Philippe Van Parijs, philosophe belge et célèbre défenseur de l'allocation universelle était au micro de France Inter le 7 mai dernier alors que le sujet du revenu de base bat son plein en Suisse où une initiative citoyenne a recueilli plus de 110.000 signatures.

Source: http://www.franceinter.fr/player/reec...

 

 

 

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 15:55

 

 

 

Source : democratiereelle.eu

 

 

 

 

 

 

 

 

Contre-Élection Européenne 2014

DÉMOCRATIE RÉELLE

 

 

 

 

Et si vous votiez vous-même les lois ?

 

C'est ce que vous propose de faire cette initiative. Les 24 et 25 mai 2014, lors des prochaines élections européennes, des listes citoyennes tirées au sort seront présentées.

Ces citoyens s'engagent, une fois élus, à organiser des référendums sur tous les projets de loi soumis au parlement européen, ils ne feront alors que transmettre le résultat de cette consultation citoyenne par l'intermédiaire de leur vote à l'assemblée.

 

 

 

 

 

En campagne:

 

Pour en savoir plus sur les candidats de votre circonscription,

Cliquez sur la carte => lien

Rejoignez-nous:

Si vous souhaitez participer à la campagne, et connaître les dernières actualités, rejoignez-nous sur: Le forum de la contre élection européenne La page Facebook La page de géolocalisation La campagne en vidéo Et tous les Dimanches à partir de 20h30 en Visio-Conférence

 

Foire Aux Questions

 

1) Qu'est ce que l'élection européenne?
L'élection européenne permet de désigner une liste de députés européens qui auront pour rôle de représenter les français (ou les belges) au parlement européen.
Contrairement au parlement français (et belge), le parlement européen ne possède pas l'initiative législative, c'est à dire qu'il ne peut pas proposer de loi, son pouvoir est donc limité.

Les élections suivent la forme d'un scrutin proportionnel et plurinominal, chaque électeur vote pour une liste, et les sièges du parlement sont réparties proportionnellement selon le résultat de cette élection.

2) Quelles sont les conditions pour être candidat?
Pour pouvoir être candidat aux élections européennes, il vous suffit d'être inscrit sur les listes électorales et par conséquent: d'être âgé d'au moins 18 ans (21 ans en Belgique), de ne pas être condamné à l'inéligibilité et d'avoir votre résidence principale en France (ou en Belgique). Source

3) Qu'est ce que le mouvement "Démocratie Réelle"?
Le mouvement Démocratie Réelle est né suite aux dernières législatives en France, il regroupe des citoyens insatisfaits de leurs institutions et souhaitant mettre en place une démocratie réelle.

Démocratie Réelle n'est pas un parti politique et ne possède aucune autorité, chaque citoyen étant au final totalement libre de faire ce qu'il veut.

Pour cette édition, le site est géré par le groupe Démocratie Réelle d'Isère.

4) Comment s'est déroulé le tirage au sort ?

Afin d'éviter l'intervention d'un huissier, la méthode utilisée était vérifiable par chacun d'entre nous.

Le 1er Juillet à midi (fixé à l'avance après débat sur Facebook), la valeur du CAC40 (en prenant les 2 chiffres après la virgule), de part sa nature suffisamment aléatoire, a été utilisée dans la formule suivante (Valeur du CAC40):

 

   Pour chaque liste d'inscrits (de taille N), une nouvelle liste sera créée.
   Le 1er de la nouvelle liste sera le (CAC40 modulo N) ième de l'ancienne liste que l'on retire.
   Le 2ème de la nouvelle liste sera le (CAC40 modulo N-1) ième de l'ancienne liste que l'on retire.
   Le 3ème de la nouvelle liste sera le (CAC40 modulo N-2) ième de l'ancienne liste que l'on retire.
   etc.

 

 

 

 

5) Comment se dérouleront les référendums ?
La solution qui paraît la plus simple, la moins couteuse et la plus rapide à mettre en place est le vote via Internet.

La question de la fiabilité d'un tel système se pose. Pour y remédier facilement, les détails du scrutin seront rendus publics pour permettre à chacun de contrôler le bon déroulement du vote.

Et pour les citoyens souhaitant garder leur anonymat, un identifiant pourra leur être attribué afin de publier celui-ci plutôt que son nom sur la liste du dépouillement.

L'administration de la plateforme web de vote sera contrôlée par un petit groupe de personnes tirées au sort au mandat court et non renouvelable.

(NB: Les détails sont toujours en cours de discussion sur le groupe facebook et seront soumis au vote.)


à suivre...

 

 

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 18:49

 

Source : www.zoomdici.fr

 

Le "café suspendu" arrive dans la Loire

 

Le

Le

Le

Ce concept solidaire, venu d'Italie, a été instauré il y a deux mois au salon A l'heure des thés, à Saint-Etienne. Le principe : des clients payent en avance des boissons pour d'autres personnes dans le besoin. Le lieu est situé rue des Creuses, à deux pas de la place Albert Thomas. Un salon de thé cosy, mobilier en bois clair et peintures d'artistes aux murs. Mais A l'heure des thés n'est pas comme un salon de thé comme les autres. "Tout a commencé par le geste d'une cliente, une ancienne dermatologue, qui au moment de payer sa consommation, m'a donné 10 euros pour offrir des boissons aux clients dans le besoin", explique Guy Dufour, le créateur du salon de thé stéphanois.

Des soirées cafés psycho
Un mardi par mois, le salon de thé organise une soirée psycho. Le principe : deux psychologues interviennent sur un thème précis pendant 30 minutes, suivi d'un débat; Le tout accompagné d'une boisson bio ou de producteurs locaux. Le prochain a lieu ce mardi, sur le thème de "Je te haï...me amour désir jalousie". Réservation vivement conseillée au 04 77 37 92 27


Un système qui repose sur la confiance
Depuis ce jour, il pratique le sytème du "café en attente", ou café suspendu, qui a vu le jour à Naples. Le principe s'est étendu récemment en France, suite à un appel du Mouvement des Indignés sur les réseaux sociaux. "Le café suspendu fonctionne sur le principe de la confiance, puisque c'est moi qui tient les comptes, mais aussi sur la réciprocité de l'anonymat", explique Guy Dufour. Cela repose aussi sur le ressenti de Guy, "les personnes dans le besoin se repèrent facilement, dans ces cas-là je propose le café suspendu, en leur disant que c'est déjà payé", explique le patron du salon de thé, qui a ouvert son établissement en mai 2012, après une carrière de 25 ans dans le social.

Une vingtaine de boissons "suspendues" par des clients
Ainsi, la personne bénéficiaire (SDF, personne en foyer, retraité, étudiant...) ne connaît pas le nom de celui qui a payé pour elle sa consommation. Le donateur peut financer l'équivalent du prix d'un café voire plus. En ce vendredi, dans le salon de thé stéphanois, une vingtaine d'euros de boissons payée en avance attend sur le comptoir. Depuis la mise en place du café suspendu, une vingtaine de consommations ont été payées par des anonymes, qui se sont croisés ou non dans ce salon de thé solidaire. "J'ai ouvert ce lieu avant tout pour créer du lien social", explique Guy, "ici, les clients de tous les milieux se côtoient, lorsqu'ils discutent entre eux, passent de table en table, j'ai l'impression d'y arriver". Aujourd'hui, le principe du café suspendu s'est étendu au kébab et même à la baguette de pain.

S. B.

Photos : Céline Roux

Renseignements :
A l'heure des thés
4, rue des creuses
42000 Saint-Etienne
04 77 37 92 27
alheuredesthes42@gmail.com
                                                                                                                                                                                                                            Source : www.zoomdici.fr


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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 17:20

 

Source : www.bastamag.net

 

 

Débattre Initiative citoyenne européenne

Un revenu pour tous, sans conditions

par Collectif 10 janvier 2014

 

 

 

 

 

Chômage de masse, pauvreté, précarité, pression insoutenable sur les ressources naturelles et sur les hommes... La bataille pour l’emploi et la course à la croissance menées depuis plus de 30 ans semblent conduire à une impasse. Face à ce constat, des personnalités de différents bords politiques suggèrent de changer de logiciel de pensée et soutiennent l’instauration d’un revenu de base : le droit à un revenu pour tous, sans condition. Ils appellent à signer l’Initiative Citoyenne Européenne en cours, afin d"obliger l’Union européenne à ouvrir le débat sur le sujet.

Notre pays n’a jamais été aussi riche. Pourtant, 8,5 millions de Français, dont 2,5 millions d’enfants, vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté. Nous sommes installés depuis quarante ans dans une situation de chômage de masse qui touche près de 5 millions de personnes. De nombreux travailleurs sont en situation précaire, occupent des temps partiels subis ou des emplois trop mal payés pour les sortir de la pauvreté. Sans compter l’explosion de la souffrance au travail qui, en plus de coûter 3 à 4% du PIB, détruit des vies.

La solution à ces problèmes, nous dit-on, serait la croissance économique. Or malgré tous les efforts mis en œuvre pour la retrouver depuis quarante ans, celle-ci n’a jamais suffi à résorber le chômage. Au contraire, les gains de productivité réalisés au cours du dernier siècle ont permis d’automatiser de nombreuses tâches, réduisant ainsi le besoin de main d’œuvre. En outre, l’explosion de la production industrielle nous a conduits à accroître notre pression sur les ressources naturelles et nos émissions de gaz à effet de serre.

Notre proposition : le revenu de base

Mais ce constat ne constitue pas un horizon indépassable. Nos sociétés modernes sont en mesure d’assurer à tous une vie digne. Pour y parvenir dès maintenant, nous, citoyens français et européens de tous bords politiques, demandons l’instauration d’un revenu de base. Il s’agit de distribuer à tous, de la naissance à la mort, un revenu inaliénable, inconditionnel, individuel et cumulable avec les revenus du travail salarié et du patrimoine, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie.

Il ne faut pas voir dans le revenu de base une nouvelle forme de charité ou un simple outil pour gérer la pauvreté, mais un nouveau droit humain garanti par la société au même titre que le droit à l’éducation ou le droit de vote.

Le revenu de base donne sens à l’article 25 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme : “Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille”. Le Conseil européen a d’ailleurs reconnu l’existence d’un "droit fondamental de la personne à des ressources et prestations suffisantes pour vivre conformément à la dignité humaine".

Sans revenu, pas de citoyen

L’idée du revenu de base n’est pas nouvelle. Dès la fin du XVIIIème siècle, l’homme politique franco-américain Thomas Paine la défendait dans son essai sur La Justice Agraire en expliquant que “sans revenu, point de citoyen”. Depuis, de nombreux penseurs lui ont emboîté le pas, dont 5 prix Nobel d’économie (James Meade, James Tobin, Milton Friedman, Jan Tinbergen et Herbert Simon).

Le revenu de base a été expérimenté au Canada, en Inde en Namibie et en Alaska, avec des résultats notables sur le développement de petites activités productives, l’éducation des enfants, l’accès aux soins, la diminution de la délinquance et une construction positive de soi. Et ce projet séculaire pourrait bientôt devenir réalité. Suite à une forte mobilisation citoyenne, les citoyens suisses décideront par référendum d’ici 2015 d’inscrire dans la loi le versement d’un revenu de base 2500 francs suisses [1] à tous les résidents du pays.

Le revenu de base libère le travail et les initiatives humaines

Le revenu de base est un vecteur de transformations positives pour notre économie et notre société. Il ne permet pas seulement d’éradiquer la misère et de relancer une économie laissée atone par l’insuffisance de la demande. Il libère également des énergies nouvelles en donnant la possibilité à chacun de choisir librement une activité réellement épanouissante et enrichissante, utile socialement et économiquement.
En nous soulageant du travail subi et de la contrainte vitale que représente la recherche d’un moyen de subsistance, le revenu de base permettrait de travailler autrement. Il libère du temps pour donner un nouveau souffle à l’activité associative, l’engagement citoyen, les projets professionnels, la création artistique et ainsi recréer du lien social, familial et de la confiance dans nos villes, nos quartiers et nos villages.

Au-delà de ses effets positifs sur la pauvreté, l’activité économique et le lien social, le revenu de base permet de mettre fin aux effets pervers du système actuel d’aides sociales générant humiliations et stigmatisations injustifiées [2]. Inconditionnel, le revenu de base est distribué automatiquement, sans qu’aucune démarche ne soit nécessaire pour le percevoir. On peut en outre accepter un emploi sans craindre de perdre son revenu de base, ni même de le voir diminué, contrairement au RSA. Ainsi, avec le revenu de base, le travail paie toujours.

Une proposition économique équilibrée

Le revenu de base n’a pas vocation à se substituer à notre modèle social mais plutôt à le parfaire pour le rendre plus émancipateur. Les travaux d’experts sur son financement ne manquent pas. Seule la volonté politique fait encore défaut. C’est pourquoi nous, citoyens français, suisses et européens, au-delà de nos clivages politiques et idéologiques, soutenons et signons l’Initiative Citoyenne Européenne (ICE) pour le revenu de base. Nous avons jusqu’au 14 janvier pour récolter 800 000 signatures à travers l’Europe et ainsi contraindre la Commission Européenne à étudier cette proposition.

Le Revenu de Base n’est pas une solution clé en main à tous les problèmes actuels. Mais il pose les bases d’une société plus juste, plus humaine, et propose enfin une vision positive du 21ème siècle.

Pour signer l’initiative citoyenne européenne : http://basicincome2013.eu/ubi/fr/

Voir le mouvement français pour un revenu de base

Premiers signataires : Yves Cochet (eurodéputé écologiste, ancien ministre), José Bové, Eva Joly, Karima Delli, Michèle Rivasi (eurodéputé(e)s), Jean Desessard (Sénateur EELV), Christophe Girard (Maire PS du 4ème arrondissement de Paris, Conseiller régional IDF), Corinne Morel Darleux (Conseillère régionale Rhône Alpes PG - FdG), Paul Ariès (rédacteur en chef de la revue les Z’indigné(e)s), Jean-Paul Jouary (philosophe), Vincent Liegey, Stéphane Madeleine, Anne-Isabelle Veillot et Christophe Ondet (auteurs du manifeste pour une dotation inconditionnelle d’autonomie), Yves Citton (enseignant et philosophe) et la revue Multitudes, Baptiste Mylondo (enseignant en économie et philosophie politique), Marie Pezé (docteur en psychologie, spécialiste de la souffrance au travail), Marc de Basquiat (docteur en économie), Étienne Chouard (enseignant, blogueur), David Poryngier (Président du Mouvement des libéraux de gauche), Thierry Crouzet (écrivain, blogueur).

 

Notes

[1Soit environ 2000 €, ce qui correspond au seuil de pauvreté suisse

[2Complexité administrative, fort taux de non recours, effets de seuil économiquement néfastes

 

 

Source : www.bastamag.net

 

 

 

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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 22:41

 

Source : www.amisdelaterre.org

 

Quand les entreprises recyclent les initiatives citoyennes

Partager ses biens, une bonne idée pour en finir avec notre société de surconsommation... à condition de bien choisir ses plate-formes d’échange.

 

 

En privilégiant l’usage sur la propriété, en mettant en commun et en partageant leurs biens, depuis quelques années, des citoyens ont fait le choix de la « consommation collaborative », un mode de consommation en pleine expansion qui compte de plus en plus adeptes, 3 millions de covoitureurs en 2012. Depuis quelques mois, de nouveaux sites se créent et s’ouvrent à un public plus large, en offrant de nouvelles garanties de paiement ou en lançant des campagnes de communication grand public. Une question se pose néanmoins : qui se cache derrière ces sites qui surfent sur la vague de la consommation collaborative  ?

Loin des initiatives citoyennes ou locales qui ont popularisé le covoiturage, ces sites sont dirigés par des sociétés attirées par l’appât du gain ou la recherche de nouveaux marchés. Blablacar est devenu en quelques mois la nouvelle référence du covoiturage en France et en Europe, après le rachat des sites concurrents (covoiturage.fr ou 123-voiture. org) et poursuit son développement avec la conclusion de partenariats avec des entreprises comme Total.

Une autre start-up bien connue des adeptes du partage d’appartement, AirBnb, mise sur des commissions élevées, 12 %, payées par les usagers pour accroître son chiffre d’affaires et satisfaire l’intérêt des actionnaires de cette société cotée en bourse. Rappelons que ces sites ne sont que des plate-formes de mise en relation, les entreprises qui sont derrière ne gèrent pas l’entretien des voitures ou des logements, l’augmentation des commissions ne poursuit qu’une logique spéculative.

Pour que la consommation collaborative continue d’être porteuse de valeurs éthiques et de reposer sur l’idée de moins consommer, soutenons donc les plate-formes associatives comme Covoiturage-libre.fr ou des plate-formes d’hébergements qui privilégient l’échange.

 

> CAMILLE LECOMTE

 

 

Source : www.amisdelaterre.org


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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 17:07

 

 

Source : www.lemonde.fr

 

 

 

Le logiciel de téléphonie mobile qui défie le contrôle des Etats

LE MONDE | 21.04.2012 à 10h10 • Mis à jour le 21.04.2012 à 10h10 | Par Yves Eudes

 
en 2011, l'Organisation mondiale de la santé a classé les ondes électromagnétiques comme potentiellement cancérigènes

Depuis quelques semaines, les propriétaires d'un téléphone mobile équipé du système Android peuvent télécharger gratuitement un logiciel baptisé Serval. Malgré une arrivée discrète, celui-ci pourrait bouleverser le marché de la téléphonie et remettre en cause le contrôle étatique des réseaux. Pour l'installer, il faut d'abord "rooter" son téléphone, c'est-à-dire désactiver les verrouillages imposés par les opérateurs. Dès lors, Serval permet à un groupe de mobiles de se connecter directement, sans carte SIM ni antenne relais. Il fonctionne selon le principe d'un maillage ("mesh") consistant à créer des réseaux temporaires et mouvants, entièrement décentralisés. Lorsque deux appareils sont proches l'un de l'autre (quelques centaines de mètres), ils se parlent en direct. S'ils sont trop éloignés, les autres téléphones Serval se trouvant dans la même zone captent automatiquement la communication et la retransmettent, de proche en proche – sans que leurs propriétaires aient à faire quoi que ce soit.

Serval a été inventé par Paul Gardner-Stephen, un chercheur australien de l'université Flinders d'Adelaïde, avec l'aide d'étudiants de l'Institut national de sciences appliquées de Lyon (INSA). Selon lui, son invention restaure les vraies potentialités des téléphones mobiles : "Dans les années 1980, les ingénieurs travaillant sur les premiers prototypes avaient imaginé des réseaux mesh, simples et bon marché. Mais les compagnies de téléphone les avaient empêchés de travailler dans cette direction, parce qu'elles voulaient préserver leur modèle pyramidal contrôlé par le haut, hérité du téléphone filaire – techniquement caduc mais commercialement très profitable. Aujourd'hui encore, si les mobiles ne peuvent pas se parler directement au niveau local, c'est parce qu'ils sont verrouillés par les opérateurs, qui obligent les usagers à passer par leurs relais et donc par leurs systèmes de facturation."

Dans sa première mouture, Serval se sert des émetteurs Wi-Fi des téléphones et, en cas de besoin, des bornes Wi-Fi alentour. Mais la prochaine version utilisera directement leur émetteur principal, sur les fréquences GSM – ce qui, en Europe, pourra poser des problèmes juridiques. Encore difficilement mesurables, les répercussions géopolitiques d'une telle invention sont potentiellement importantes. M. Gardner-Stephen souhaite ainsi la déployer en priorité dans des régions du tiers-monde délaissées par les opérateurs de téléphonie, et dans des zones où les réseaux ont été détruits par des catastrophes naturelles. Dans les grandes métropoles, où tout le monde possède un mobile, Serval pourrait aisément créer des réseaux denses et efficaces, échappant à tout contrôle, commercial ou administratif, au grand dam des Etats.

L'équipe de M. Gardner-Stephen a même imaginé un système encore plus puissant : certains téléphones seront spécialement configurés pour servir de relais à tous les autres, y compris ceux qui ne sont pas équipés du logiciel. En novembre 2011, Serval a été primé lors d'un concours de logiciels innovants organisé à Séoul (Corée du Sud). Déjà, des fabricants de mobiles chinois s'y intéressent.

Yves Eudes

 

Source : www.lemonde.fr

 


 

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 00:24

 

Source  : 4emesinge.com

 

Merci au site du 4èmesinge

Du détournement d’un foulard

ce_faire-sac-avec-foulard

 

Voici une idée géniale pour détourner les foulards.
Hyper pratique comme sac de plage avec un encombrement minimum dans la valise, comme sac à accrocher aux poignées de portes de placard (pour y ranger les gants et bonnets, les bas,…).
Et comme sac à main de dépannage ou pour l’assortir à une tenue de fête…
Ou pour emballer de façon originale un cadeau.
Bref, rien que du bon!

La réalisation est facile (moins facile à décrire), donc je vous mets le lien:
http://youtu.be/NC7MH3EzBWM

 

 

 

Merci à Myriam pour ses précieux conseils.
Voici donc l’adresse de son blog : http://minaeames.blogspot.be

 

Source  : 4emesinge.com


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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 00:11

 

Source :  vimeo.com

 

 

 

Portrait de NICOLAS SUPIOT paysan-boulanger.

from 11 months ago

 

 

 

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 17:28

 

 

Source : izitech.ma/

De l’eau de mer qui devient potable avec cette invention Open Source qui va sauver des millions de vies

 

 

eliodomestico1

Le manque d’accès à l’eau potable est l’une des causes principales de mortalité dans les pays pauvres.

Durant ces dernières années, plusieurs efforts ont été déployés pour rendre l’eau de mer potable. Cela nécessitait des centrales qui consommaient énormément d’énergie et était inaccessibles aux pays pauvres.

Le designer italien Gabriele Diamanti, a eu l’idée de rallier deux éléments naturels au service de l’environnement.

Il a crée le « Eliodomestico », un éco-distillateur qui transforme l’eau salée en une eau potable grâce à l’énergie solaire.

Ce projet est destiné aux pays en développement et il permettra à ces populations d’accéder à de l’eau potable à moindre coûts, avec en prime une technique « Open Source ».

Comment fonctionne le « Eliodomestico » ?

eliodomestico

Chaque dispositif Eliodomestico peut produire cinq litres d’eau potable par jour. Ce qui suffit largement pour une famille de 4 personnes.

Le concept est simple, il suffit de mettre de l’eau de mer (eau salée) durant la matinée dans une chaudière spéciale.

Cette chaudière est étanche à l’eau et grâce au soleil (chaleur) l’eau s’évapore tout au long de la journée.

La vapeur passe dans un tuyau de raccordement puis se condense dans le couvercle du bac de récupération.

L’utilisateur peut récupérer l’eau fraîche et potable que contient le bac après le coucher du soleil.

Une idée encore plus satisfaisante pour transporter l’eau potable, il suffit de porter le petit bassin sur la tête (une pratique très répandue).

eliodomestico2

De quoi est fabriqué Eliodomestico ?

Pas besoin d’énergie nuisible ou d’électricité, Eliodomestico est fabriqué à partir de matériaux simples et largement disponibles. Quant à l’entretien, il est simple.

Le créateur de ce concept a aussi mis cette technologie a disposition de toute personne désirant en profiter. Une sorte d’Open Source de la création et de l’invention qui a participé à l’évolution du savoir humain.

Le designer italien Diamanti explique son projet sur cette vidéo :

 

 

 

Des technologies pareilles pourront changer la vie de millions de personnes qui n’ont pas eu la chance d’avoir de l’eau potable à portée de main.

 

 

Source : izitech.ma/

 

 

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