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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 15:43

 

 

Source : www.bastamag.net

 

Des cantines scolaires avec des repas 100% bio et locaux, c’est possible ?

par Sophie Chapelle 21 janvier 2014

 

 

 

 

Les produits bio gagnent peu à peu les cantines scolaires. Certaines villes comme Saint-Étienne affichent même l’objectif de cuisiner 100 % bio. Simple greenwashing, avec des aliments cultivés à l’autre bout de la planète ? Ou véritable volonté politique de transformer l’alimentation des écoliers, tout en développant les filières agricoles locales ? Basta ! a mené l’enquête. L’occasion de défaire quelques idées reçues sur le bio en restauration collective. Et de montrer qu’avec les nombreux outils à disposition des collectivités, passer en 100 % bio dans les cantines, tout en cuisinant local, ce n’est pas si compliqué !

Une ville ouvrière révolutionne la restauration scolaire. Saint-Etienne, 170 000 habitants, est en passe d’assurer une alimentation 100 % issue de l’agriculture biologique pour les cantines des écoles maternelles et primaires. Soit près de 3 000 repas servis quotidiennement. « Un objectif valable à compter du 1er janvier 2014 », souligne Fabrice Poinas, chef de service de la restauration scolaire de la ville. Avec une petite nuance : ces « 100 %» s’appliquent si les produits sont disponibles sur le marché. Difficile en effet de trouver du poisson d’élevage ou des galettes des Rois labellisés Agriculture biologique. L’ambition pour Saint-Étienne est double puisqu’il s’agit de menus bio... et locaux !

« En 2013, 80 % de nos repas étaient bio et composés à 41 % de produits locaux », se réjouit Fabrice Poinas. C’est-à-dire qu’ils proviennent de la Loire ou de départements limitrophes, voire un peu plus éloignés comme la Drôme. L’initiative de Saint-Étienne est la seule à être menée à cette échelle. D’autres communes de plus petite taille ont atteint le 100 % bio, comme Mouans-Sartoux (10 200 habitants) dans les Alpes-Maritimes, en régie directe, avec des légumes issus pour moitié du potager municipal. Des dizaines d’expériences de restauration collective bio et locale sont recensées sur le site restaurationbio.org. « La carte n’est pas exhaustive mais cet outil montre la diversité des expériences, aussi bien en restauration scolaire que pour des établissements hospitaliers ou pénitentiaires », relève Julie Portier de la Fédération nationale de l’agriculture biologique (FNAB).

 

 

La progression à l’échelle nationale demeure néanmoins très lente. Depuis 2012, 56 % des établissements de restauration collective déclarent proposer ponctuellement des produits biologiques, contre 4 % en 2006 selon l’Agence Bio. Mais le volume d’achat en bio ne représente que 2,4 % pour la restauration collective. Bien loin de l’objectif de 20 % fixé par le plan « Ambition bio 2017 » du ministère de l’Agriculture. Pourquoi le développement est-il si peu rapide ? « Cela demande une grande volonté politique, beaucoup de changements de pratiques et d’habitudes », estime Julie Portier. Les idées reçues autour du bio en restauration collective sont aussi monnaie courante. Et nombre d’outils à disposition des collectivités demeurent largement sous-utilisés ou méconnus.

 

Des plateformes collectives pour répondre à la demande des collectivités

Parmi les idées préconçues : les filières bio seraient incapables de répondre à la demande. « C’était vrai il y a dix ans, mais ça l’est de moins en moins. C’est même un prétexte derrière lequel les collectivités se retranchent », pointe Julie Portier. Certes, en France, la part de surface agricole en bio s’élève à seulement 3,8 %. « Mais si toutes les communes du Grand Lyon approvisionnaient leur cantine avec des produits locaux, il faudrait l’équivalent de 10 hectares en arboriculture, relativise Bérénice Bois, de l’association des producteurs biologiques du Rhône et de la Loire (ARDAB). Ce n’est rien du tout ! ». Pour parvenir à une adéquation entre l’offre et la demande, la FNAB encourage depuis dix ans la création de coopératives de producteurs. 26 plateformes couvrent aujourd’hui 70 % des départements.

 

 

La ville de Saint-Étienne s’approvisionne auprès de la coopérative Bio A Pro. Cette plateforme logistique réunit une cinquantaine d’associés sur les départements du Rhône et de la Loire, assure enregistrement, étiquetage et livraison à la cuisine centrale. « Elior, le prestataire de la ville de Saint-Etienne, nous passe les commandes deux à trois semaines à l’avance car les volumes sont assez importants », explique Céline, l’une des trois salariés de Bio A Pro. En un an, la coopérative a livré à Elior 11 tonnes de yaourts, 10 tonnes de légumes frais et aromatiques, plus de 5 tonnes de pommes ! Que faire en cas de pénurie ? « Si l’on n’a pas assez d’endives, on appelle la cuisine centrale et on alterne avec un autre produit dont on dispose en plus grandes quantités. » « En fonction des réponses, le menu évolue » , confirme la ville de Saint-Étienne.

 

Progressivité et régularité pour structurer les filières

L’introduction progressive et régulière de produits bio dans les menus est un autre point clé. De 50 % au démarrage en 2009, Saint-Etienne a augmenté chaque année de 10 % la part de produits issus de l’agriculture biologique dans ses repas. « L’idée est de laisser au prestataire le temps de s’organiser et au marché celui de s’adapter », assure le chef de la restauration scolaire. Certaines collectivités font le choix d’opérations ponctuelles avec des menus 100 % bio deux à trois fois par an. « Le problème est que ces opérations n’ont pas d’effet structurant sur la filière », observe Julie Portier de la FNAB. Il y a le risque que le prix augmente, que le cuisinier soit dépassé et que les convives n’apprécient pas forcément.

« Pour le démarrage, mieux vaut quelques ingrédients en bio régulièrement comme le pain, la viande, les pommes ou les carottes », préconise la FNAB. Les producteurs peuvent ainsi s’organiser et les prix être lissés sur le long terme. Une filière en pain bio a par exemple été développée grâce à un partenariat entre la ville de Bagneux (Hauts-de-Seine) et le Groupement des agriculteurs biologiques (GAB IDF). Saint-Étienne a fait le choix d’écarter au départ la viande bio pour laisser le temps à Bio A Pro de s’organiser. La coopérative se dit désormais en capacité de fournir des steaks frais surgelés. « Sauf que pour des raisons sanitaires, la cuisine centrale ne les travaille que "précuits à cœur". Nous sommes en train de voir si les producteurs peuvent s’adapter à la transformation », souligne la salariée de Bio A Pro. Le décalage entre les normes de la restauration collective et les pratiques des producteurs entrave parfois le développement des filières locales.

 

Créer des légumeries pour assurer la transformation

Carottes pleines de terre, pommes de terres de taille différente, salades abîmées... Ces légumes bruts peuvent être préparés et cuits sur place, dans les cantines ayant fait le choix de la régie directe, comme dans le 12e arrondissement de Paris. Mais pour les cantines en gestion concédée, c’est une autre affaire. Les légumes doivent être préalablement nettoyés, épluchés et mis sous vide avant d’arriver dans les cuisines centrales, pour des raisons d’hygiène et de manque de personnel. « L’outil de transformation apparaît souvent comme le chainon manquant pour permettre aux producteurs bio d’accéder à la restauration collective », pointe Julie Portier.

Pour répondre à ce manque, des légumeries ont vu le jour. Les légumes y sont triés, lavés, épluchés et emballés, prêts à l’emploi pour les cantines. C’est à Flins (Yvelines) qu’a été inaugurée en mars 2012 la première légumerie bio d’Ile-de-France (voir la vidéo). Pour pouvoir y recourir, les agriculteurs doivent adhérer à la Coopérative d’utilisation de matériel agricole Bio Val-de-Seine. Principale limite, ces investissements lourds requièrent le soutien des collectivités [1]. De gros volumes sont nécessaires pour viabiliser cet outil. 200 tonnes de produits finis peuvent y transiter chaque année. L’équivalent de 2,5 millions de portions de carottes râpées ! Les communes des départements voisins ont tendance à vouloir créer leurs propres légumeries, alors même que celle de Flins ne fait pas encore le plein. Il est pourtant essentiel de conforter les outils existants à l’échelle régionale, avant de construire de nouvelles structures.

 

 

Innover pour ne pas augmenter le budget

Autre grande idée reçue : le passage des cantines en bio coûte-t-il plus cher pour la ville et les parents ? « On a des exemples de collectivités où le budget n’a pas augmenté, voire a même diminué, comme pour le collège de Chabeuil dans la Drôme », illustre Julie Portier. L’introduction de produits bio et locaux est souvent l’occasion d’une remise à plat des pratiques. La ville de Clamart (Hauts-de-Seine) a par exemple remplacé à partir de 2008 la majeure partie des denrées servies en emballages individuels par leur équivalent en conditionnements collectifs. « Alors que le budget denrées est d’1,5 million d’euros, nous en avons dépensé 1,4 en 2009 et 1,3 en 2010. Une différence qui est réinvestie dans l’introduction de produits bio » confiait il y a trois ans le conseiller municipal François Soulabaille. Le volume mensuel de denrées bio servies dans les cantines de Clamart est ainsi passé, à budget constant, de 0 à 50 % en trois ans !

Pour éviter un surcoût, les menus sont composés avec soin. Certaines cantines diminuent la quantité de viande et compensent par des céréales et des légumineuses. La baguette blanche à volonté est remplacée par une tranche de pain complet bio. La ville de Brest mise sur les menus de saison. Florence Busson de la Maison de la Bio 29 participe chaque mois à la commission des menus, aux côtés du prestataire Sodexo. « Cela fait sept ans que l’on travaille ensemble. Cela créée des réflexes et les propositions de menus ne sont plus celles du début. Les tomates ont disparu des menus d’hiver. La nouveauté, ce sont les panais râpés en entrée ». Les 6 000 repas servis quotidiennement dans les cantines maternelles et primaires de Brest sont aujourd’hui composés à 30 % de produits bio et locaux.

 

La réforme des appels d’offre

Lorsque la ville de Saint-Etienne lance son appel d’offres en 2009, la démarche aurait pu tourner court. « Nous avions indiqué dans le cahier des charges que les produits devaient provenir au maximum de la Loire et des départements voisins. C’était un peu limite à l’époque, mais nous n’avons eu aucun recours », confie Fabrice Poinas. Le Code des marchés publics a, depuis, intégré une nouvelle notion : celle de « performances en matière de développement des approvisionnements directs de produits de l’agriculture ». « Ce critère permet de donner une meilleure note au candidat qui a le moins d’intermédiaire », explique Julie Portier. Certaines villes pratiquent également l’allotissement pour s’approvisionner. « Plutôt que de rédiger un seul appel d’offre pour du riz ainsi que des fruits et légumes bio, la ville distingue les deux appels d’offre de manière à ce que des producteurs locaux puissent répondre à l’un des deux marchés ».

Le premier appel d’offres pour un approvisionnement bio a été lancé à Brest en 2007. Mais le travail de réflexion sur la rédaction du cahier des charges a été amorcé dès 2005. « Nous avons commencé par discuter avec les élus de la ville de Brest et le personnel de restauration, se souvient Florence Busson. La question était de savoir quels étaient les produits bio les plus pertinents à produire. On a ciblé onze lignes de produits pour lesquels on connaissait la disponibilité locale. L’objectif était que ces produits soient 100 % bio tout au long de l’année ». Ces lignes de produits – pommes de terres, carottes, salades, pommes, yaourts nature – ont été traduites sous forme d’options dans le cahier des charges. Brest a pu démarrer en 2007 avec 20 % de produits bio. « La collectivité a tout pouvoir pour fixer les exigences souhaitées dans le cadre d’un marché public », résume Julie Portier.

 

 

Transparence et contrôle du prestataire

Mais comment s’assurer que les produits sont bien locaux ? Surtout quand la gestion des repas est déléguée à un prestataire privé mondialisé, comme Sodexo ou Elior. « Il ne suffit pas de dire "30 % de bio", il faut aussi un contrôle et des indicateurs », avertit Julie Portier. Des clauses sur le contrôle peuvent être intégrées dans le marché public. A Saint-Etienne, le chef de la restauration scolaire se rend chaque mois dans les locaux du prestataire et vérifie les stocks et les modes de fabrication. « Je regarde également tous les documents, comme les bons de livraison et les fiches des produits pour voir si cela correspond avec les quantités et la provenance annoncée dans les menus », détaille Fabrice Poinas.

« Nous imposons beaucoup de transparence, nous posons beaucoup de questions et nous voulons un maximum d’éléments, confirme Florence Busson de la Maison de la bio dans le Finistère. A Marseille, le collectif de parents Changeons la cantine se mobilise régulièrement depuis l’attribution de la totalité du marché de la restauration scolaire à Sodexo (lire notre article). Ils réclament la mise en place d’un comité d’usagers pour pouvoir être impliqués dans la qualité et le suivi de la prestation.

 

Former le personnel de restauration

Dans le cadre d’une circulaire de 2008, l’Etat s’était engagé à « l’exemplarité » en matière d’utilisation de produits issus de l’agriculture biologique dans la restauration collective. « Mais les clés méthodologiques pour y arriver sont restées dans un tiroir, regrette Julie Portier. Or, former les cuisiniers dans les cantines est un moyen simple pour enclencher un changement. » Le Lycée Liberté de Romainville (Seine-Saint-Denis) propose des produits bio dans son self depuis 2005. « Ouvrir des boîtes et des sachets, tout le monde peut le faire. Notre cuisine doit avoir un sens : on travaille du vivant, de l’affectif, on n’empile pas des parpaings. Tant qu’on n’intègrera pas ces considérations, on ne pourra pas motiver les collègues, susciter des vocations, explique son chef cuisinier René Pierre Brachet. C’est plus valorisant de choisir ses produits et d’avoir une maîtrise sur sa transformation. » Ce chef a rejoint le réseau national de formateurs pour intervenir au sein des collectivités.

A Saint-Etienne, un programme de sensibilisation a été mené auprès du personnel de restauration. « Ces derniers étaient obligés de participer à l’une des trois sessions, précise Elodie Rolland de l’Ardab. L’enjeu était que les équipes soient en capacité d’informer les élèves sur l’agriculture biologique ». A Brest, trois nouvelles personnes assurant le service dans les cantines intègrent chaque année la commission des menus. A Clamart, des formations ont été proposées au personnel pour préparer les légumes non transformés. La municipalité a aussi recruté du personnel diplômé, mis en place un système de compagnonnage et responsabilisé chaque employé sur une partie de la production. Dans toutes ces villes, la dynamique est en route et s’élargit au portage des repas aux personnes âgées ainsi qu’aux crèches. Autant d’expériences à suivre.

Sophie Chapelle
@Sophie_Chapelle

Aller plus loin :
- Des fiches pratiques sur les marchés publics sont proposées par le réseau Corabio
- Catalogue des formations, témoignages d’expériences en restauration collective bio et locale,... sont disponibles sur le site repasbio.org
- L’expérience de Clamart, « étape par étape », est relatée ici
- Annuaire des organisations de producteurs biologiques livrant la restauration collective.

 

Notes

[1Les 200 000 euros nécessaires pour créer cette légumerie ont été amenés en partie par la région Ile-de-France, l’Union européenne, l’agence de l’eau Seine-Normandie et la Driaaf, la Direction régionale et interdépartementale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt d’Ile-de-France


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Source : www.bastamag.net

 

 

 

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 19:11

 

 

Source : www.humanosphere.info

 

Voici la maison de Mr. Michael Buck 

Social – Logement : Un ancien professeur et agriculteur de 59 ans a construit une maison sans utiliser d’outils et pour la modique somme d’environ 181 euros (suivant le cours du jour)…

Comment? Eh bien, il a récupéré tout le matériel dont il avait besoin pour la construire. Ce qui a coûté de l’argent, c’est la paille dont il a eu besoin.

Pour le terrain, l’humain possédait une ferme. Il a vendu la ferme et conservé un petit terrain.

Photos … hop!

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Comme vous le voyez sur ces deux premières photographies, la maison ne manque pas de charme.  Les murs sont en torchis.  Le toit en chaume. En gros, toutes des matières qui se trouvent facilement.

Le but de Monsieur Buck est de démontrer que nous ne sommes pas obligé de nous couvrir de dettes pour posséder un petit chez nous.

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Bien sûr, il n’y a pas d’électricité… mais aujourd’hui, on peut trouver de quoi s’éclairer sans mettre le feu à la maison ni à son portefeuille. On peut également trouver des meubles gratuits, des matelas que l’on découpe pour faire des coussins confortables.

Ce qui est indispensable, c’est un point d’eau pas trop loin.  Ici, Monsieur Buck a la chance de posséder une petite source.

N’oubliez pas que le confort peut venir petit à petit, par après…

——————-

Actualidad.rt.com

Il existe un projet collectif >>> Clic Clic Clic

PS : attention aux dérives sectaires, attention à votre liberté, les gens! Dac? Ne cherchez pas une liberté là où vous pourriez finir par la perdre. Demandez conseil à ceux qui vous aiment.

 

Source : www.humanosphere.info

 

 


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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 17:17

 

 

Source : www.mescoursespourlaplanete.com

 

12.01.2014

 

Au Danemark un restaurant solidaire réutilise les surplus alimentaires des supermarchés

 

Récemment ouvert (avant l'été 2013) à Copenhague, au Danemark, Rub & Stub est un restaurant associatif opéré grâce à des bénévoles par l’organisation danoise à but non-lucratif Retro, qui mène trois projets de développement au Sierra Leone grâce aux bénéfices engendrés par le restaurant. Mais plus original encore, le restaurant est aussi le premier qui intègre à sa mission la lutte contre le gaspillage alimentaire puisqu'il récupère les aliments encore consommables jetés par la grande distribution et l'industrie agro-alimentaire. On sait que ces dernières, strictement réglementées notamment en ce qui concerne les dates de péremption des aliments, produisent beaucoup plus que ce qu'elles ne vendent. Et le résultat est que des millions de tonnes de denrées alimentaires sont jetées chaque année. La chef Ditte Jensen et les quelques 89 volontaires de “Rub & Stub” ont décidé d'apporter leur pierre à l'édifice de la solution : ils récupèrent donc, en lien avec plusieurs partenaires dont des distributeurs, des industriels et les banques alimentaires locales, les surplus de nourriture dont se débarrassent les distributeurs, et en particulier les légumes tordus ou impropres à la vente, avant de les resservir dans leur restaurant. L'objectif, à terme, est de ne plus devoir acheter aucun ingrédient alimentaire - à travers un réseau de partenaires encore en construction.
Au Danemark, on estime que 500 000 tonnes de nourritures sont jetées chaque année,  dont une grande partie peut encore tout à fait être mangée, explique Ditte Jensen, chef du restaurant danois. Une réalité qu'elle qualifie d'“injuste et absurde, quand des milliers de gens meurent de faim”. Une chose est sûre : son concept innovant et éthique attire de nombreux clients, séduits par la cuisine familiale de l'établissement. Le menu est essentiellement composé de produits frais (quelques-uns étant congelés afin de ne pas être jetés) et il est évidemment renouvelé chaque jour en fonction de l'arrivage du jour - autrement dit des aliments récupérés. Si les bénévoles de “Rub & Stub” n’ont pas la prétention de sauver le monde,  ils espèrent néanmoins éveiller les consciences à l’absurdité du gaspillage alimentaire et prouver qu'on peut y remédier en adoptant d’autres modes de consommation.

 

Source : www.mescoursespourlaplanete.com

 

 

 

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 16:13

 

Source : www.reporterre.net

 

Vive le temps partiel !

Samuel Michalon, Baptiste Mylondo et Lilian Robin

jeudi 16 janvier 2014

 

 

 

Pendant que M. Hollande fait de nouveaux cadeaux au patronat, la flamme de l’alternative ne s’éteint pas. Et plutôt que le chômage, l’idée du partage du travail est toujours bien vivante.


 

Pour quiconque appelle de ses vœux l’émergence d’une société écologique, la place accordée au travail devient une (peut-être même LA) question centrale. Et qui décide de s’y intéresser, et s’attelle quelques instants à torturer le mot travail, en conclut sans tarder qu’il convient de distinguer travail et emploi.

Admettant (pour mieux la critiquer) l’actuelle centralité de ce dernier, on postule sans difficultés qu’on bosse trop, parce qu’on produit trop et que par voie de conséquence, injonction nous est faite de consommer trop… Certes la démonstration est un peu rapide, mais nous adressant aux lecteurs de Reporterre nous faisons l’économie du constat (a priori partagé) pour développer plus avant notre proposition.

Déduction logique de ce qui précède : il faut bosser moins ! Mais comment ? De quelles marges de manœuvre disposons-nous, en tant qu’individus, pour ajuster notre temps d’emploi ? Le droit français prévoit un accès (quasi) automatique au temps partiel, pour changer des couches (avec le congé parental d’éducation) ou s’en remettre une couche (en créant une entreprise).

Pas envie de rajouter du turbin au turbin, pas de bambins ou déjà grands, juste envie de faire autre chose (quoi que ce soit), vous bénéficiez d’un très généreux droit... de demander. Droit de demander qui, vous l‘aurez compris, accorde à votre employeur un droit de refuser. Et il ne s’en privera pas !

En effet, moins d’un quart des demandes de temps partiel (hors congés parentaux ou pour création d’entreprise) sont acceptées par les employeurs [1]... Vous aviez déjà sérieusement élaboré votre projet, commencé à faire des plans sur la comète, désolé de vous décevoir mais ça n’est pas vous qui décidez (de votre vie). C’est votre employeur !

Nous avons créé la coopérative d’inactivité

Ça vous est insupportable ? À nous aussi ! C’est pourquoi nous avons créé une coopérative d’inactivité qui, pour paraphraser André Gorz, est un non statut pour la non classe des non travailleurs.

Un autre « mot obus » (comme dirait Paul Ariès) pour un collectif qui s’est tout de même donné pour objectif concret de militer pour la création d’un droit inconditionnel au temps partiel (à l’image de ce qui existe aux Pays-Bas).

Notre hypothèse est qu’en légitimant, par le droit, le temps choisi, nous soulagerons les individus de cette pression à la conformité qui les amène (malgré eux) à se soumettre à la norme du temps plein (et à la norme de surconsommation qui va avec).

Car cette stigmatisation que laisse craindre le pas de côté est un obstacle qui semble difficilement surmontable pour nombre de nos concitoyens : seuls 10% des français ont demandé et obtenu un temps partiel alors même qu’un sur deux souhaiterait baisser son temps d’emploi.

 

 

*Suite de l'aticle sur reporterre

 

Source : www.reporterre.net

 


 


 

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 15:29

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

Tribune 14/01/2014 à 11h25
Végétarien, je suis un repenti du cri de la carotte
cyrillecp | Je vous l'avais bien dit!

 

 

Le débat fait rage entre les végétariens et les non-végétariens, qui deviennent des antivégétariens (contre les anti-non-végétariens, vous suivez ?).

Vous l’avouerai-je ? Je me suis éloigné de la France il y a quelques années, un peu fatigué de cette tournure culturelle de nos débats, qui aboutit généralement à deux clans ennemis, qui auparavant se toléraient. Je suis Windows, mais j’aime le design des Mac. Je suis de gauche, mais pas toujours. J’aime les musiques du monde, mais je ne suis pas insensible à certaines bonnes grosses daubes commerciales américaines qui, je ne sais pourquoi, me mettent en joie. Ça vous gêne ? Non, vraiment ? Alors lisez la suite. Jusqu’au bout, car si le début vous déplaît, la fin vous plaira.

L’attitude de certains végétariens

 


Des carottes (Ramesh NG/Flickr/CC)

 

Quand j’avais 25 ans, ma sœur a décidé de devenir végétarienne, par amour des animaux. Je me suis moqué d’elle à n’en plus finir, je ne l’ai épargnée en rien : le cri de la carotte, l’homme « fait » pour être omnivore, etc. Vous connaissez les poncifs du genre.

Aujourd’hui, c’est moi qui suis végétarien, depuis une quinzaine d’années, et elle qui remange de la viande, quoique très peu. J’ai donc été longtemps dans les deux camps, et j’ai beaucoup, beaucoup médité sur la question.
Et je déplore principalement deux choses :

  • la consommation de viande,
  • l’attitude de certains végétariens.

La consommation de viande est indéfendable

Commençons par la première. Que l’on considère le problème du point de vue de l’éthique, de l’environnement ou de la santé, la consommation de viande est quasiment, objectivement indéfendable. Notez que je parle de la consommation de viande, et pas des consommateurs de viande. La nuance est importante.

Les conditions d’élevage modernes tiennent des camps de concentration, les conditions d’abattage sont très majoritairement barbares. La légitimité même de l’humanité à disposer des autres espèces est elle aussi discutable. Du point de vue de l’environnement, l’élevage des bovins à lui seul pollue plus que tous les transports du monde réunis – et tous les transports du monde, croyez-moi, c’est beaucoup –, une donnée qu’il n’est plus possible de négliger aujourd’hui.

Quant à la santé, je dois avouer qu’un peu de viande blanche ou de poisson semble être un idéal, mais que si l’on s’en tenait à cela, c’est 90% de l’industrie mondiale de la viande qui devrait fermer ses portes. Autant dire que ce que l’on défend ici, c’est le quasi-végétarisme.

Je ne tiens pas à être désagréable mais...

Donc, pour moi, être végétarien ou non, ce n’est pas un choix comme aimer Mozart ou le hard rock. Le végétarisme respecte la vie et la planète, et les non-végétariens commanditent, le plus souvent sans en être conscients, des actes de cruautés effroyables, polluent un monde déjà bien abîmé, et se font du mal dans la foulée.

Je ne tiens pas spécialement à être désagréable, mais c’est un constat objectif, que seule l’ignorance, ou parfois la mauvaise foi, permet de contrer. Il est donc hors de question pour moi de dire « je suis végétarien, tu ne l’es pas, je respecte ton choix ! », car mon cœur de poète saigne pour l’animal que tu as cru bon de faire égorger pour un simple plaisir d’un quart d’heure, et mes poumons et tous les autres poumons du monde pâtissent de ton choix. Ce serait ton choix si ça ne concernait que ta santé, comme une cigarette fumée tout seul.

En tout état de cause, et si le respect se gagnait, comme il se doit, au mérite, il faudrait respecter plus les végétariens, et respecter moins les non-végétariens. Logique. Pourtant, c’est une erreur, et c’est l’erreur fondamentale des végétariens, ou plutôt du mouvement végétarien.

Que dire à un non-végétarien ?

D’abord, parce que l’immense majorité des personnes mangeant de la viande ignore la réalité derrière cette viande. Un peu comme quelqu’un qui porte de l’or ignore que cet or a provoqué la mort d’un Indien d’Amazonie et empoisonné une rivière au mercure. Il faut dire que l’industrie de la viande s’attache à nous proposer des produits lisses, clairs et d’apparence tellement innocente que l’on a peine à imaginer le carnage qui en est à l’origine.

D’autre part, lorsque le végétarien critique la position de l’omnivore, ce n’est pas un privilège indu qu’il met en cause : c’est bien plus que ça, c’est la légitimité de l’omnivore qui est attaquée. Ce n’est pas seulement lui dire « tu dois arrêter de manger de la viande », c’est lui dire « tu es le commanditaire de nombreux crimes et tu détruis la planète ». Evidemment, ce jugement est difficilement acceptable. Car ce coupable n’a guère conscience de sa culpabilité, ou alors il serait déjà devenu végétarien. Le non-végétarien, comme la majorité des humains, se croit sincèrement bon, et il fait de son mieux.

La position du végétarien est donc difficile : il représente le bien, donc le non-végétarien représente le mal. C’est pourquoi le combat pour le végétarisme, pourtant au nom de l’éthique et de l’environnement, est si difficile. D’autant plus lorsque certains végétariens, excédés par les massacres perpétrés, disent leur colère.

Des menus sans violence au restau

Bien qu’ayant moi-même parfois cette envie d’en découdre, devant ces inconscients qui ne voient dans la viande que ce qui remplit leur estomac, et ayant parfois cédé à cette envie, je milite désormais pour une autre approche, car j’ai pu constater par moi-même que l’affrontement ne menait qu’à la radicalisation de la position de mangeur de viande, lequel reprend une côtelette à ma santé, pour me faire enrager.

Or mon but est précisément l’inverse : je souhaite que de moins en moins d’animaux naissent, vivent et meurent dans des conditions épouvantables (que les curieux aillent faire un tour sur YouTube, ils en ressortiront végétariens militants), je souhaite que l’environnement soit un peu plus respecté.

Donc, même si je déplore de toute mon âme la consommation de viande, d’une part, je comprends comment on peut la pratiquer, ayant moi-même été omnivore, dans un passé que je regrette certes amèrement. Je souhaite, dans cette situation bloquée, laisser aux omnivores une porte de sortie honorable. Car l’omnivore est souvent quelqu’un qui ne fait que perpétuer ce qu’on lui a appris, ce que la société lui clame de faire : « Mange de la viande, cela te rendra fort ! »

Je crois donc désormais en des actions plus douces, que j’estime susceptibles de changer les mentalités progressivement :

  • inviter des omnivores à des dîner végétariens qu’ils seront surpris d’apprécier ;
  • leur envoyer ensuite un petit mot tel que « merci d’avoir participé à ce dîner sans violence. Grâce à vous, hier soir, la vie de quelques animaux a été épargnée. Merci pour eux, de tout cœur ! »

Je souhaite aussi que les restaurants insèrent une page de » plats sans violence » dans leurs menus.

Le vrai courage : tendre la main

L’homme en général, se croit bon et essaie sincèrement de devenir meilleur. Je pense qu’en offrant en douceur des opportunités de bien faire, on a plus de chances de succès que par l’affrontement. Et aux végétariens virulents, je souhaite dire que le vrai courage, ce n’est pas l’invective, c’est de tendre la main pour aider l’adversaire à prendre conscience de ce qu’il fait. Le reste est contre-productif.

Je préfère que cent personnes mangent moins de viande plutôt qu’une seule devienne végétarienne, car cela sauve plus de vies. Et aussi parce que tout ceux qui décident de manger moins de viande, en mangeront ensuite de moins en moins, car la prise de conscience se fait en douceur.

Je regrette bien entendu la lenteur du processus, qui fera encore des centaines de milliards de victimes (en comptant pêche et fruits de mer) – plus d’un milliard d’animaux sont tués chaque jour ! –, mais l’homme est lent dans ses progrès. Néanmoins je crois qu’un jour, nos descendants verront nos pratiques alimentaires actuelles avec le même effarement que celui que nous avons aujourd’hui vis-à-vis de l’esclavage.

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 


 

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 15:29

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

Tribune 14/01/2014 à 11h25
Végétarien, je suis un repenti du cri de la carotte
cyrillecp | Je vous l'avais bien dit!

 

 

Le débat fait rage entre les végétariens et les non-végétariens, qui deviennent des antivégétariens (contre les anti-non-végétariens, vous suivez ?).

Vous l’avouerai-je ? Je me suis éloigné de la France il y a quelques années, un peu fatigué de cette tournure culturelle de nos débats, qui aboutit généralement à deux clans ennemis, qui auparavant se toléraient. Je suis Windows, mais j’aime le design des Mac. Je suis de gauche, mais pas toujours. J’aime les musiques du monde, mais je ne suis pas insensible à certaines bonnes grosses daubes commerciales américaines qui, je ne sais pourquoi, me mettent en joie. Ça vous gêne ? Non, vraiment ? Alors lisez la suite. Jusqu’au bout, car si le début vous déplaît, la fin vous plaira.

L’attitude de certains végétariens

 


Des carottes (Ramesh NG/Flickr/CC)

 

Quand j’avais 25 ans, ma sœur a décidé de devenir végétarienne, par amour des animaux. Je me suis moqué d’elle à n’en plus finir, je ne l’ai épargnée en rien : le cri de la carotte, l’homme « fait » pour être omnivore, etc. Vous connaissez les poncifs du genre.

Aujourd’hui, c’est moi qui suis végétarien, depuis une quinzaine d’années, et elle qui remange de la viande, quoique très peu. J’ai donc été longtemps dans les deux camps, et j’ai beaucoup, beaucoup médité sur la question.
Et je déplore principalement deux choses :

  • la consommation de viande,
  • l’attitude de certains végétariens.

La consommation de viande est indéfendable

Commençons par la première. Que l’on considère le problème du point de vue de l’éthique, de l’environnement ou de la santé, la consommation de viande est quasiment, objectivement indéfendable. Notez que je parle de la consommation de viande, et pas des consommateurs de viande. La nuance est importante.

Les conditions d’élevage modernes tiennent des camps de concentration, les conditions d’abattage sont très majoritairement barbares. La légitimité même de l’humanité à disposer des autres espèces est elle aussi discutable. Du point de vue de l’environnement, l’élevage des bovins à lui seul pollue plus que tous les transports du monde réunis – et tous les transports du monde, croyez-moi, c’est beaucoup –, une donnée qu’il n’est plus possible de négliger aujourd’hui.

Quant à la santé, je dois avouer qu’un peu de viande blanche ou de poisson semble être un idéal, mais que si l’on s’en tenait à cela, c’est 90% de l’industrie mondiale de la viande qui devrait fermer ses portes. Autant dire que ce que l’on défend ici, c’est le quasi-végétarisme.

Je ne tiens pas à être désagréable mais...

Donc, pour moi, être végétarien ou non, ce n’est pas un choix comme aimer Mozart ou le hard rock. Le végétarisme respecte la vie et la planète, et les non-végétariens commanditent, le plus souvent sans en être conscients, des actes de cruautés effroyables, polluent un monde déjà bien abîmé, et se font du mal dans la foulée.

Je ne tiens pas spécialement à être désagréable, mais c’est un constat objectif, que seule l’ignorance, ou parfois la mauvaise foi, permet de contrer. Il est donc hors de question pour moi de dire « je suis végétarien, tu ne l’es pas, je respecte ton choix ! », car mon cœur de poète saigne pour l’animal que tu as cru bon de faire égorger pour un simple plaisir d’un quart d’heure, et mes poumons et tous les autres poumons du monde pâtissent de ton choix. Ce serait ton choix si ça ne concernait que ta santé, comme une cigarette fumée tout seul.

En tout état de cause, et si le respect se gagnait, comme il se doit, au mérite, il faudrait respecter plus les végétariens, et respecter moins les non-végétariens. Logique. Pourtant, c’est une erreur, et c’est l’erreur fondamentale des végétariens, ou plutôt du mouvement végétarien.

Que dire à un non-végétarien ?

D’abord, parce que l’immense majorité des personnes mangeant de la viande ignore la réalité derrière cette viande. Un peu comme quelqu’un qui porte de l’or ignore que cet or a provoqué la mort d’un Indien d’Amazonie et empoisonné une rivière au mercure. Il faut dire que l’industrie de la viande s’attache à nous proposer des produits lisses, clairs et d’apparence tellement innocente que l’on a peine à imaginer le carnage qui en est à l’origine.

D’autre part, lorsque le végétarien critique la position de l’omnivore, ce n’est pas un privilège indu qu’il met en cause : c’est bien plus que ça, c’est la légitimité de l’omnivore qui est attaquée. Ce n’est pas seulement lui dire « tu dois arrêter de manger de la viande », c’est lui dire « tu es le commanditaire de nombreux crimes et tu détruis la planète ». Evidemment, ce jugement est difficilement acceptable. Car ce coupable n’a guère conscience de sa culpabilité, ou alors il serait déjà devenu végétarien. Le non-végétarien, comme la majorité des humains, se croit sincèrement bon, et il fait de son mieux.

La position du végétarien est donc difficile : il représente le bien, donc le non-végétarien représente le mal. C’est pourquoi le combat pour le végétarisme, pourtant au nom de l’éthique et de l’environnement, est si difficile. D’autant plus lorsque certains végétariens, excédés par les massacres perpétrés, disent leur colère.

Des menus sans violence au restau

Bien qu’ayant moi-même parfois cette envie d’en découdre, devant ces inconscients qui ne voient dans la viande que ce qui remplit leur estomac, et ayant parfois cédé à cette envie, je milite désormais pour une autre approche, car j’ai pu constater par moi-même que l’affrontement ne menait qu’à la radicalisation de la position de mangeur de viande, lequel reprend une côtelette à ma santé, pour me faire enrager.

Or mon but est précisément l’inverse : je souhaite que de moins en moins d’animaux naissent, vivent et meurent dans des conditions épouvantables (que les curieux aillent faire un tour sur YouTube, ils en ressortiront végétariens militants), je souhaite que l’environnement soit un peu plus respecté.

Donc, même si je déplore de toute mon âme la consommation de viande, d’une part, je comprends comment on peut la pratiquer, ayant moi-même été omnivore, dans un passé que je regrette certes amèrement. Je souhaite, dans cette situation bloquée, laisser aux omnivores une porte de sortie honorable. Car l’omnivore est souvent quelqu’un qui ne fait que perpétuer ce qu’on lui a appris, ce que la société lui clame de faire : « Mange de la viande, cela te rendra fort ! »

Je crois donc désormais en des actions plus douces, que j’estime susceptibles de changer les mentalités progressivement :

  • inviter des omnivores à des dîner végétariens qu’ils seront surpris d’apprécier ;
  • leur envoyer ensuite un petit mot tel que « merci d’avoir participé à ce dîner sans violence. Grâce à vous, hier soir, la vie de quelques animaux a été épargnée. Merci pour eux, de tout cœur ! »

Je souhaite aussi que les restaurants insèrent une page de » plats sans violence » dans leurs menus.

Le vrai courage : tendre la main

L’homme en général, se croit bon et essaie sincèrement de devenir meilleur. Je pense qu’en offrant en douceur des opportunités de bien faire, on a plus de chances de succès que par l’affrontement. Et aux végétariens virulents, je souhaite dire que le vrai courage, ce n’est pas l’invective, c’est de tendre la main pour aider l’adversaire à prendre conscience de ce qu’il fait. Le reste est contre-productif.

Je préfère que cent personnes mangent moins de viande plutôt qu’une seule devienne végétarienne, car cela sauve plus de vies. Et aussi parce que tout ceux qui décident de manger moins de viande, en mangeront ensuite de moins en moins, car la prise de conscience se fait en douceur.

Je regrette bien entendu la lenteur du processus, qui fera encore des centaines de milliards de victimes (en comptant pêche et fruits de mer) – plus d’un milliard d’animaux sont tués chaque jour ! –, mais l’homme est lent dans ses progrès. Néanmoins je crois qu’un jour, nos descendants verront nos pratiques alimentaires actuelles avec le même effarement que celui que nous avons aujourd’hui vis-à-vis de l’esclavage.

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 


 

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 14:54

 

Lien : www.altereco30.com

 

 

Autonomie : éducation / énergie / éco-construction / agro-écologie / organisation collective / etc

 Alter'éco 30 vous souhaite une année 2014 pleine de créativité.

 Du nouveau sur le site, en accès libre : 


Pour l'auto-construction, de nouvelles fiches techniques à télécharger : http://www.altereco30.com/realisations

serre bio-climatiqe, toilettes sèches en kit, chauffe eau solaire simplifié (à partir d'un cumulus de déchèterie)

 

Mais aussi de nouvelles pages avec vidéos :

* Construction et mise en d'une éolienne Piggott sur notre éco-lieu

* Toilettes sèches : nos modèles avec compostage « intégré »

* La coop bio autogérée « La Saladelle »

 

Enfin, les personnes ou groupes qui souhaitent être accompagnés dans leur projet peuvent découvrir la charte « Etude préalable et accompagnement de projets » ici :  http://www.altereco30.com/realisations


Une lettre d'info, pour à l'avenir recevoir les infos d'Alter'éco 30 (max 3 lettres/an) : http://www.altereco30.com/lettres-d-infos

 

Découvrez le calendrier des stages 2014 : http://www.altereco30.com/stages

« Préparer un projet d'auto-écoconstruction », « Construire un cuiseur solaire parabolique », « Les journée de l'autonomie pratique », « Pédagogie Montessori »

 

Bonne découverte.

Bruno

 


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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 18:01

 

Source : tourdefrancedesalternatives.fr

 

Emmanuel Daniel

13/01/2014

 

Autonomie, émancipation et DIY au programme d’un collège rennais

 

IMG_9773-Sd
Nom de l'alternative : Collège Montessori
Ville : Le Rheu (35)
 
 
Visiter le site internet : http://www.college-montessori.org/
Un collège sans notes où les élèves sont "maîtres de leur apprentissage" et décident du règlement avec les professeurs... Non, il ne s'agit d'un rêve de soixante-huitard mais d'un établissement près de Rennes qui applique la pédagogie Montessori. Reportage.

« Il faut partir de ce qui fait sens pour l’enfant pour qu’il comprenne pourquoi il apprend ». Voilà comment Jacques-Olivier envisage l’école. Mais faute de trouver son bonheur dans l’Éducation nationale, ce père de famille à décidé de créer un collège près de Rennes en s’inspirant de la pédagogie alternative de Maria Montessori, une médecin italienne du siècle dernier. Depuis un an et demi, les 10 enseignants de ce collège écologique Montessori (dont 5 bénévoles) installé au Rheu près de Rennes mettent en pratique une « pédagogie active » basée sur les besoins et les rythmes de l’élève que Jacques-Olivier considère comme « un adulte en devenir intégré à la société ».

Et quand on pénètre dans le collège un vendredi matin, on comprend rapidement qu’il ne s’agit pas d’un établissement comme les autres. Comme chaque semaine, les 27 élèves sont rassemblés en cercle dans une pièce en présence d’un professeur pour  discuter ensemble de l’actualité, de leurs difficultés ou encore de leurs projets.

Parlement des élèves

Ce jour-ci, c’est l’organisation d’une sortie cinéma qui occupera le plus clair de la séance. Du choix du film au moyen de transport en passant par le démarchage des adultes accompagnateurs, les élèves gèrent tout par eux-mêmes. L’équipe pédagogique intervient en fin de processus pour valider ou non le projet. « On les laisse essayer et se tromper. L’erreur est une bonne amie de l’apprentissage », justifie Mélanie, professeur d’anglais en charge de l’encadrement de ces « assemblées des élèves ».

C’est Jordan*, élu modérateur du jour, qui est chargé de distribuer la parole tandis que le secrétaire de séance, lui aussi élu au début de l’assemblée, prend des notes. Et les discussions s’enchaînent dans un joyeux brouhaha. Une élève évoque l’astéroïde qui a frôlé la terre la nuit précédente, un autre d’origine hollandaise propose à ses camarades de faire une commande groupées de lettres en chocolat, tradition de noël dans son pays, tandis que deux de leurs camarades suggèrent l’instauration d’un défi lecture. « Ce soir, après les cours, j’apprends à coudre à ceux qui veulent », lance également Émilie, à la fin de la réunion.  Mais ce temps d’échange sert aussi à faire remonter les problèmes : « Ma mère n’est pas la tout le temps et c’est trop dur de réviser seul », explique timidement William. Pendant 2 heures, les collégiens, tous niveaux confondus, discutent et débattent ensemble et l’enseignante n’intervient que quand Florian, élu modérateur du jour, ne parvient pas à maintenir le calme.

« développer l’émancipation »

 

Pendant la première année, les cours se déroulaient dans une yourte, le temps de trouver des locaux en dur.

Pendant la première année, les cours se déroulaient dans une yourte, le temps de trouver des locaux en dur.

 

Et quand on demande aux jeunes ce qui différencie leur collège d’autres établissements, les réponses fusent : « Ici on peut tutoyer les profs », lance une élève. « Il y a 15 élèves par classe donc les professeurs nous donnent plus d’attention. Ça permet plus de débats. Vu qu’on est moins, on se connait mieux les uns les autres », ajoute sa voisine. Une proximité qui favorise les relations adultes/enfants : « On a plus confiance dans les professeurs. Ils cherchent à nous connaitre et à nous comprendre. Plutôt que de me dire de me taire, ils cherchent à savoir pourquoi je parle beaucoup », souligne un collégien. En outre, pendant les cours, l’accent est mis sur la pratique et sur les exemples concrets afin de donner du sens à l’apprentissage.

L’ambition de Jacques-Olivier est de « développer l’émancipation » des élèves en vertu du credo de Maria Montessori : « aide-moi à faire seul ». Outre l’absence de cantine qui pousse les élèves à amener leur nourriture et à faire leur vaisselle, c’est à eux de trouver le financement pour leurs sorties scolaires. « Pour leur voyage en Suède l’année dernière, ils ont décidé de vendre des tickets de tombola à prix libre. Mais avant d’en arriver là, il y a eu plein de calculs et de débats. Ils ont fait leur choix en conscience », se réjouit Mélanie. Un encouragement à l’autonomie que l’on retrouve dans le processus d’apprentissage. « Dans les autres collèges, on ferme sa bouche et on recrache nos leçons. Ici on va pas dire qu’on s’amuse mais on apprend pour notre vie après, pas pour les contrôles ou l’éducation nationale. On le fait pour nous, pas pour eux« , estime Jeanne. « On est maîtres de notre apprentissage », abonde Frida.

En effet, même si l’enseignement est basé sur le socle commun de l’éducation nationale, le rythme est aménagé en fonction des élèves. Une heure de « travail autonome » par jour permet aux collégiens de ne pas trop ramener de travail à faire à la maison. Chaque jour, des professeurs proposent trente minutes de « temps choisis » pour réexpliquer des notions ou refaire passer des évaluations à ceux qui le souhaitent. Les frontières entre les niveaux sont également plus poreuses qu’ailleurs. Les collégiens sont divisés en deux classes (6è-5è et 4è-3è) mais peuvent occasionnellement naviguer entre les niveaux comme l’explique Jacques-Olivier :

« Les choses ne sont pas cloisonnées. Nous avons un élève de 4ème qui a pris un cours d’anglais avec les 6ème car il s’est rendu compte que ça lui ferait du bien. Le travail de l’éducateur est d’accompagner l’élève dans cette démarche. Et ça marche dans l’autre sens. Nous avions un élève de 6ème qui a passé le brevet de français pour s’entraîner car il était doué »

Pas de notes

Le système d’évaluation est également atypique. A part pour les 3ème, les élèves de reçoivent pas de notes mais s’auto-évaluent avec l’aide des professeurs. Pour chaque notion ou compétence, ils précisent : « acquis », « non-acquis », « en cours d’acquisition ». Pour Mélanie, cette méthode est « plus précise » que la notation de l’éducation nationale. Ça a plus de sens de pouvoir dire ‘je sais conjuguer le verbe être en anglais’ plutôt que ‘j’ai 12/20″, estime cette enseignante.

 

Pour lutter contre l'omniprésence de la compétition, l'école favorise la coopération entre les élèves, pendant les cours mais aussi lors des activités sportives

Pour lutter contre l’omniprésence de la compétition, l’école favorise la coopération entre les élèves, pendant les cours mais aussi lors des activités sportives.

 

Pour autant, Mélanie précise que « ce n’est pas de l’apprentissage libre. On ne peut le faire qu’avec des enfants qui sont habitués à l’autonomie, hors beaucoup d’entre eux ne sortent pas d’écoles alternatives et ça se sent. L’autonomie, ça prend du temps. Pendant les assemblées du vendredi, je ne devrais pas intervenir du tout », fait-elle valoir. Cette professeur qui se définit comme « assez autoritaire » évoque le « besoin de replacer la distance de temps en temps. On n’oublie pas que ce sont des ados mais on essaie de leur faire de plus en plus confiance », précise-t-elle. Ainsi, l’équipe pédagogique a fait le choix de décider de la plupart des règles de vie à l’intérieur de l’école avec les élèves.

Ce laxisme apparent vaut à l’établissement d’être qualifié dans la presse d’école de la dernière chance. Un description que Mélanie réfute : « ce type de pédagogie demande plus de travail. On demande aux élèves de comprendre et pas seulement d’apprendre. On attend d’eux qu’ils soient autonomes et se prennent en charge ». Pour autant elle reconnait qu’il y a des « mômes qui ont des sacrés souffrances liées à l’école. C’est fou comme l’école peut faire mal. Ici on les voit progresser, s’épanouir, être contents de venir à l’école. Et quand le bulletin arrive, ce n’est plus la crise à la maison ».

Trop de libertés ?

La plupart des élèves interrogés vantent les mérites de cette pédagogie et ils sont nombreux à affirmer avoir repris goût à l’école, à l’apprentissage et gagné en confiance en eux. Néanmoins, tous les élèves n’apprécient pas cet afflux de liberté et de nouveauté. « J’aimerais avoir des notes et une moyenne, ça me permettrait de mieux juger mon niveau », confie un élève de 5ème arrivé à la rentrée. Pour certains, les règles ne sont « pas assez strictes ». « Vu qu’il n’y a pas obligation de faire le travail, ça décourage les autres », argue une fillette.

Et même si Jacques-Olivier espère « apporter la pédagogie Montessori au plus grand nombre », il admet que des « élèves s’épanouiront mieux dans le système classique ». Il insiste cependant pour que parents et enfants puissent « avoir le choix », ce qui n’est pas le cas aujourd’hui selon lui. « L’idée est que chaque élève a des compétences particulières qu’on n’apprend pas à exploiter, résume-t-il. Mon envie est de développer les super pouvoirs de chacun ».

L’émancipation a un prix

En tant que collège privé hors contrat, le collège Montessori du Rheu ne reçoit pas d’aides de l’État et doit compter sur le mécénat et sur les frais d’inscription versés par les parents pour assurer le quotidien. Ceux-ci s’acquittent d’une somme allant de 100 à 500 € par mois en fonction du quotient familial. Pour permettre aux parents modestes de scolariser leurs enfants dans l’établissement, Jacques-Olivier réfléchit un moyen d’impliquer les parents dans le fonctionnement de l’école afin « datténuer le prix de l’inscription », explique Jacques-Olivier.

Jusqu’alors, le collège n’est pas encore arrivé à l’équilibre financier. Pourtant, ils bénéficient d’un loyer à prix modéré concédé par la municipalité. En outre, le Conseil d’administration est totalement bénévole ainsi qu’une partie des professeurs et les parents sont mis à contribution, notamment pour encadrer des activités extra-scolaires. En attendant de fêter ses 5 ans et ainsi de passer sous contrat avec l’État qui couvrirait une partie de la masse salariale, l’équipe d’encadrement recherche toujours des financements pour boucler l’année en cours et permettre aux élèves de continuer d’expérimenter l’école autrement.


*Les prénoms des élèves ont été modifiés

Emmanuel Daniel
13/01/2014
Cet article est libre de droits. Merci cependant de préciser le nom de l’auteur et un lien vers l’article d’origine en cas de republication

 

 


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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 17:19

 

 

Source : www.reporterre.net

 

"Le revenu de base rend obsolètes les idées de plein-emploi et de croissance"

Entretien avec Stanislas Jourdan

lundi 13 janvier 2014

 

 

 

Mardi 14 sera le dernier jour de l’initiative citoyenne européenne sur le revenu de base : ce système vise à distribuer un même revenu à chacune et chacun. C’est le moyen d’une nouvelle politique fiscale et écologique, explique Stanislas Jourdan, un des animateurs de cette initiative.

 


 

Stanislas Jourdan est un des responsables du mouvement français pour un revenu de base, et coordinateur en France de l’Initiative citoyenne européenne « Basic income » qui arrive à échéance mardi 14 janvier. Il revient pour Reporterre sur les enjeux d’un tel projet, malgré l’échec de la récolte des signatures.

 

- Stanislas Jourdan -

 

Reporterre - L’initiative citoyenne européenne (ICE) parle d’un « revenu de base inconditionnel » : de quoi s’agit-il ?

Stanislas Jourdan - Le revenu de base est l’idée qui convient de donner à chaque individu d’une société un revenu, sans condition, de la naissance à la mort, afin de lui permettre de subsister. Quatre critères définissent le revenu de base : il doit être universel – il est distribué à tous les membres d’une même communauté politique sans distinction –, individuel – il est attaché à chaque être humain et n’est pas lié à la situation personnelle, il ne dépend pas du ménage, de la vie en concubinage ou du nombre d’enfants –, inconditionnel – il ne fonctionne pas avec une quelconque contrepartie –, et suffisant, pour assurer une existence dans la dignité et une participation dans la société. Il est parfaitement cumulable avec d’autres revenus ; le revenu de base est d’abord un droit humain fondamental et inaliénable.

 

Revenu de base, revenu social garanti, revenu minimum d’existence, revenu de citoyenneté, allocation universelle, dotation inconditionnelle d’autonomie… Le concept est théorisé sous plusieurs noms différents. Pourquoi ?

Il y a une définition générique, mais il existe plusieurs conceptions du revenu de base, des approches néolibérales comme des approches sociales. On peut défendre le revenu de base pour des raisons administratives et fiscales, avec l’idée de simplifier le système des aides, tandis que d’autres considèrent que c’est un moyen de le rendre plus juste et plus équitable. Il y a une vision commune de l’outil, mais le projet politique qui le porte peut être très différent.

 

De nombreux écologistes défendent cette mesure. En quoi est-ce un instrument écologique ?

Dans la perspective écologiste qui nous fait comprendre que l’on consomme et travaille trop, le revenu de base pose des questions essentielles. Celle de la qualité de vie au travers de la réduction du temps de travail, par exemple. Aujourd’hui, dans la logique du plein-emploi, on brime complètement le temps de réflexion, le temps d’agir, le temps de s’engager… Les gens n’ont plus le temps de se réapproprier les simples choses de la vie : faire le marché, cultiver un jardin, etc. Le revenu de base est un outil pour permettre à chacun de mieux arbitrer ses choix de vie. Est-ce qu’on veut vraiment travailler quarante heures par semaine ? Si j’avais un revenu garanti, est-ce que je ne privilégierais pas plus ma vie de famille ? Est-ce que j’accepterais plus une forme de simplicité volontaire ?

Le revenu de base permet également de rendre socialement viable les taxes écologiques, avec l’idée d’une tarification progressive sur l’énergie par exemple. Aujourd’hui, on dit qu’il faut que l’essence coûte plus cher pour que les gens consomment moins de pétrole. Dans la réalité, sans revenu de base, cela peut être antisocial : les gens qui prennent leur voiture tous les matins pour aller à l’usine en seront les premières victimes. Pourtant, il faudra bien parvenir à intégrer le coût environnemental dans le prix des ressources. Le revenu de base permet de lever ce dilemme en garantissant à tous l’accès aux besoins de première nécessité. Chacun peut se payer les premiers litres d’énergie essentiels, mais ceux qui en consomment trop paieront ensuite véritablement plus chers qu’aujourd’hui, à travers les tarifs progressifs. C’est très proche de l’idée d’un droit de tirage sur l’énergie ou l’eau, sauf qu’il est infiniment plus simple – administrativement parlant – de donner ce droit de tirage en monnaie sonnante et trébuchante. Le revenu de base est ainsi la clé de voûte pour une politique écologiste.

 

Quel est l’objectif de cette initiative citoyenne européenne ?

On défend un revenu de base suffisant, c’est-à-dire au-dessus du seuil de pauvreté tel que défini par l’Union Européenne comme 60% du revenu médian – soit à peu près 900 euros en France. Mais il faut plutôt le voir comme un indicateur ; cette initiative cherche d’abord à créer une dynamique et à interpeller l’opinion publique. L’objectif premier est de demander à l’Union européenne de s’emparer du sujet, qu’elle fasse des expérimentations et lance des études pour savoir comment financer un tel revenu, comment il s’harmoniserait en Europe, etc. On ne prend pas position sur un montant précis de revenu.

 

 

Cela paraît pourtant une question importante

Le problème dans le débat sur le revenu de base, c’est l’illusion du montant : quatre cents euros, c’est mal, mille Euros, c’est bien. C’est un écueil parmi de nombreux partisans du revenu de base. Il peut y avoir des revenus de base à mille euros qui ne soient pas progressistes, s’ils sont par exemple financés majoritairement par la TVA. A l’inverse, il peut y avoir des revenus de base à quatre cents ou cinq cents euros qui, s’ils ne sont pas « sexy » au premier abord, s’avèrent intelligemment construits, de sorte à ce que les gens en dessous du seuil de pauvreté y gagnent sans non plus alourdir les prélèvements sur les classes moyennes… L’enjeu n’est pas tant sur le montant que sur ce qui le finance, mais sur ce que le revenu de base remplace ou non. Est-ce qu’on touche aux allocations chômage ? à la retraite ? On ne veut pas d’un revenu de base qui remplace la sécurité sociale. Cela doit être complémentaire. Le revenu de base ne doit pas remplacer l’Etat-Providence, il doit le rendre émancipateur. Fondamentalement, le revenu de base pose la question de la réforme fiscale, en soulignant les injustices actuelles du système et en proposant de meilleures alternatives.

 

Comment le financer ?

On sait aujourd’hui en France financer un revenu de base de quatre cents euros minimum. C’est la thèse de Marc de Basquiat, un économiste, qui montre que, derrière la complexité du système fiscal français, il existe déjà de fait un revenu de base de quatre cents euros, avec les différentes aides comme le RSA, mais également avec les aides « invisibles », comme les exonérations de charge.

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

*Pour signer la pétition


 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

 

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 18:09

 

Source : www.reporterre.net

 

Le lycée où l’on apprend la sagesse plutôt que la compétition

Eric Tariant (Reporterre)

samedi 11 janvier 2014

 

 

 

Brockwood Park school est un lycée créé par le philosophe et éducateur Jiddu Krishnamurti. Il est implanté en pleine campagne, au sud de la Grande-Bretagne. Une école où la quête de ses propres talents et la recherche d’un mode de vie juste, respectueux des hommes et de la planète, prime sur la course aux examens et aux diplômes.


 

- Reportage, Winchester (Royaume-Uni)

Sept lycéens sont assis sur des rondins de bois posés en cercle au milieu du potager. Ils discutent avec deux enseignants tout en cassant et en grignotant des noix. Le thème des échanges ? Les champignons. Quels sont les bons coins pour les trouver ? Comment distinguer ceux qui sont comestibles ? La discussion sera suivie d’une balade-cueillette au milieu des prairies qui entourent l’école. Le cours « Prends soin de la terre » est un grand classique de Brockwood Park. On y apprend, chaque semaine, à faire un potager et à respecter la terre en étudiant des sujets aussi vastes que l’écologie humaine, le changement climatique et la protection de la biodiversité.

En bordure du potager se dresse un petit immeuble en briques rouges qui abrite plusieurs salles de classe. Dans l’une d’elle, huit élèves regroupés autour d’un paperboard s’exercent aux joies âpres des mathématiques. Un peu plus loin, la salle de musique encombrée de guitares, violons, flûtes traversières et autre batterie, s’ouvre sur des rangées de choux et de salades.

La classe de français se trouve, elle, à l’étage du bâtiment principal, un manoir géorgien du XVIIIe sièce, en haut d’un petit escalier un peu raide, juste après la bibliothèque. Installés dans une pièce avec cheminée en marbre et moquette épaisse, six élèves dont une Russe, un Coréen et un Finlandais, déclament dans la langue de Molière des tirades enflammées. « Ici, chacun à sa place : la forte tête comme le rêveur. Nous sommes tous complémentaires. Il n’y pas de stigmatisation », dit Amel Ouhammou, la jeune professeur de français.

 

Trouver son talent et sa voie


 

Le lycée de Brockwood Park a été créé en 1969 par Jiddu Krishnamurti, un sage indien du XXe siècle, qui voulait que les lycéens puissent découvrir et étudier la vie dans sa totalité et son unité profonde. Ici, on est invité à explorer le monde extérieur, le monde du savoir, mais aussi sa propre pensée et ses émotions.

L’école réunit une soixantaine d’élèves âgés de quatorze à dix-neuf ans. Il existe également un cursus ouvert à des étudiants dits « matures », âgés de vingt-et-un à vingt-huit ans, qui travaillent à mi-temps dans l’établissement afin de payer leur séjour tout en étudiant ou en préparant un projet personnel.

Les cours ont lieu dans des classes de huit à dix élèves. Les élèves ne sont pas notés et les examens ne sont pas obligatoires. Pour Krishnamurti, l’école ne doit pas avoir pour seul but d’éduquer les élèves à exceller sur le plan scolaire et à se préparer à une carrière, mais à les aider à mieux vivre avec eux-mêmes et avec les autres et à découvrir leurs talents.

 

Tout est fait pour décourager la comparaison et la compétition

L’objectif du fondateur de Brockwood selon ses propres mots ? « Susciter l’apparition d’une nouvelle génération d’êtres humains libres de toute action égocentrique. Pour mettre fin aux luttes et aux conflits dans le monde qui nous entoure. » Krishnamurti tenait à ce que son école soit un internat international mixte. Un moyen d’apprendre la vie communautaire et de se frotter à la diversité humaine.

Cette année, le centre accueille soixante-douze élèves venus de venus pays des quatre continents. Comme une grande famille, élèves et enseignants vivent ensemble sur un pied d’égalité. Nulle trace d’autorité ou de supériorité. Il n’y a pas d’un côté celui qui sait et de l’autre celui qui apprend, mais une véritable relation faite d’attentions réciproques. Tout est fait pour décourager la comparaison et la compétition. Chacun participe à la vie de l’établissement et à son organisation. Les décisions importantes sont prises après avoir consulté toute l’école, personnel et élèves. Il en va ainsi du règlement intérieur qui est rediscuté collectivement année après année. Chaque élève est suivi par un tuteur qui devient une sorte de substitut parental bienveillant.

A Brockwood, les élèves préparent eux-mêmes en début d’année leur programme d’étude et leur emploi du temps avec la complicité des enseignants. Des cours particuliers sont parfois mis sur place pour un seul étudiant.

Les élèves ont toute latitude pour explorer les sujets qui éveillent leur intérêt et leur curiosité, explique Stephan Saïkali, un Parisien de seize ans scolarisé à Brockwood depuis 2012. Le champ des possibles est très large. Stephan a choisi d’étudier la biologie et l’anglais tout en suivant des cours de théâtre, de découverte des plantes médicinales, et un atelier de techniques de survie en pleine nature qu’il affectionne particulièrement. « On les conseille et on les accompagne de façon à ce qu’ils se composent un programme équilibré », note Lorenzo Castellari, enseignant en mathématiques, physique et théâtre.

 

Certains professeurs font précéder leur cours d’un temps de silence de deux à trois minutes. De façon à permettre aux élèves de se poser, de clarifier leur esprit et de se concentrer.

 

« Mes années passées ici m’ont aidé à mieux comprendre la nature humaine et à prendre conscience des conditionnements qui nous entravent : ceux liés aux pressions sociales de toutes sortes, à l’influence des media, de la religion et de la culture ambiante », explique Shanti Sagi, une ancienne élève israélienne qui poursuit aujourd’hui ses études à Tel Aviv.

A Brockwood, chacun est invité à plonger au plus profond de lui même, selon le principe « connais-toi toi-même » énoncé par Socrate. Mais aussi à prendre conscience de la nécessité de travailler avec autrui pour se construire. « Chaque rencontre est un révélateur »

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 


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