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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 15:57

 

Source : www.bastamag.net

 

 

Déchets électroniques

Recyclage : ces ouvriers qui donnent une seconde vie aux objets

par Simon Gouin 29 janvier 2014

 

 

 

 

Votre smartphone tout juste démodé et votre écran plat atterriront-ils dans une décharge en Afrique ? Aux Ateliers du Bocage, dans les Deux-Sèvres, tout est fait pour leur offrir une seconde vie. Cette entreprise d’insertion récupère les déchets électroniques et répare ce qui peut l’être, tentant de pallier l’obsolescence programmée et le renouvellement sans fin de nos appareils électroniques. Ici, une tonne de déchet vaut de l’or ! Mais la concurrence est de plus en plus dure dans ce secteur d’avenir, encore marginal en France. Reportage.

« Avec trois téléphones usagés, on peut en faire deux en bon état ! » Jacques Moly est réparateur de téléphones aux Ateliers du Bocage, une entreprise de recyclage basée au Pin, dans les Deux-Sèvres. Devant lui, ce jour-là, plusieurs téléphones Samsung. « Je prends l’écran d’un téléphone pour remplacer celui de l’autre », explique Jacques Moly, en maniant avec habilité un petit tournevis. Depuis sept ans, les Ateliers du Bocage se sont spécialisés dans le recyclage d’objets électroniques. Téléphones portables, chargeurs, écrans plats, unité centrale et écrans d’ordinateur : les objets arrivent de toute la France, et parfois depuis l’Afrique, pour être triés et recyclés par cette branche du réseau d’Emmaüs France.

Se balader dans les Ateliers du Bocage, c’est faire une plongée dans le monde de la consommation des objets électroniques. Avec sa démesure, ses téléphones à peine achetés, déjà jetés. Ici, les écrans arrivent par palettes entières. Là, ce sont des dizaines d’unités centrales d’une entreprise qui renouvelle sa flotte. Au total, près de 50 000 téléphones transitent ici tous les mois. Seule une petite partie sera recyclée. Dans un des ateliers de téléphonie, les avant-derniers modèles d’Iphone viennent d’arriver. « Un nouveau modèle a remplacé l’autre sur le marché, indique Daniela Boriceanu, responsable de l’atelier. Trois semaines plus tard, on reçoit les anciens modèles, dont les clients se débarrassent contre une prime donnée par les opérateurs. »


25 000 euros la tonne de déchets

Les écrans plats n’échappent pas à ce renouvellement incessant. Un nouveau créneau pour l’entreprise qui s’est lancée sur le marché il y a trois ans. Et le stock ne manque jamais. Les écrans plats sont-ils programmés pour ne pas durer ? « Puisque les clients veulent changer d’objets tous les trois ans, et que cela leur coûte de moins en moins chers, c’est aussi de moins en moins solide ! », observe Sébastien Lagarde, responsable de l’activité de réparation. De quoi satisfaire également les fabricants. Pour eux, le changement régulier des appareils électroniques est une aubaine. « Parfois, sur des écrans d’ordinateur d’une même marque, on remarque une même panne, sur le même composant, raconte Sébastien Lagarde. On peut s’interroger... . » A priori, donc, l’activité des Ateliers du bocage ne peut qu’augmenter. 1 000 nouveaux téléphones récoltés au cours d’un mois ? Un nouvel ouvrier embauché !

 

Que se passe-t-il lorsque vous décidez de vous séparer de votre vieux téléphone Nokia, qui traîne depuis plusieurs années dans un de vos tiroirs ? Si vous le donnez à Emmaüs, quelque part en France, grâce au système de collecte mis en place par l’association, votre téléphone arrive aux Ateliers du Bocage. Au milieu des téléphones à antenne rétractable et de ceux aux coques cassées et aux touches défoncées, il passe un premier test. « Ici, on élimine tous ceux qui sont trop vieux pour être recyclés », décrit Laurent Blandin, responsable de l’atelier. Pas la peine de recycler un téléphone qui ne trouvera pas d’acheteur à la sortie.

60% sont ainsi jugés obsolètes et jetés dans un bac. Ils seront vendus à une entreprise de recyclage qui séparera les plastiques et les minerais. De l’or, du coltan, et d’autres métaux précieux sont en effet présents dans les composants électroniques des appareils. Voilà pourquoi une tonne de déchets est achetée entre 25 000 et 30 000 euros. Des téléphones qui valent de l’or !

 

Une concurrence de plus en plus rude

Au-dessus de son bureau sont fixés des portraits de l’Abbé Pierre. Bernard Arru est le directeur des Ateliers du bocage. Cet ancien informaticien a commencé son parcours chez Emmaüs, dans une communauté où il vivait avec des personnes handicapées et des SDF. Cela s’appelait la Cité des Cloches. « Ces personnes avaient besoin de reconnaissance, à travers un travail », raconte-t-il. Une petite entreprise, sous statut associatif, est créée en 1992. « Un projet modeste, de recyclage de carton, de papier et de palettes de bois. » Très vite, une soixantaine d’emplois sont créés. Puis arrivent les cartouches d’imprimante, et depuis sept ans, la téléphonie et autres déchets électroniques, en partenariat avec Eco-Systèmes. Cet éco-organisme coordonne la collecte, le tri et le traitement des déchets électroniques de producteurs et de distributeurs d’équipements informatiques et téléphoniques.

Grâce au traitement des déchets électroniques, un secteur très porteur, les Ateliers du Bocage compte aujourd’hui entre 220 et 230 salariés. Une partie sont des travailleurs handicapés ou en insertion professionnelle. Toujours associative, l’entreprise a décidé de devenir prochainement une Scop (société coopérative). Une décision prise de longue date pour des raisons de gouvernance, et pour faire face à de nouvelles difficultés. A cause d’une concurrence de plus en plus rude, les Ateliers du Bocage ont dû abandonner leur activité de recyclage des cartouches d’encre. Dans les déchets électroniques, également, la compétition bat son plein.

 

 

A cause de cette augmentation de la compétitivité, un minutage a été mis en place devant les opérateurs dans certains ateliers. « Pour l’instant, c’est à titre indicatif, indique un chef d’atelier. Mais un jour, il est possible qu’on décide d’un timing au cours duquel un téléphone doit être réparé. » Une fois ce temps dépassé, le téléphone partirait à la casse : sa réparation ne serait plus rentable ! Une pression qui vient notamment des opérateurs de téléphonie ou des entreprises spécialisées dans la revente. Ces derniers leur confient des téléphones avant de les récupérer pour les revendre. Et pour eux, chaque seconde compte. « Nous devons maintenir un équilibre entre les gains de productivité et la qualité du travail », résume Bernard Arru, avant d’ajouter : « Pour l’instant, les opérateurs ont décidé de soutenir l’emploi en France. » Mais jusqu’à quand ? A l’Est de l’Europe, en Roumanie ou en République Tchèque, des entreprises assurent les mêmes services que les Ateliers du Bocage... pour 1,50 euro l’heure ! Difficile de rivaliser.

 

Tests, désimlockage et effacement des données

Retour à l’atelier. Après avoir passé la première étape sans encombre, le vieux téléphone récolté par Emmaüs subit une nouvelle série de tests. Les touches ? Le haut-parleur ? Le micro ? Un téléphone ne s’allume pas alors que la batterie est rechargée ? Déclaré hors-service. Son parcours s’arrête ici. 50% seulement passent le test. Les smartphones défectueux mais considérés comme réparables rejoignent l’atelier de réparation. « Puisqu’ils seront vendus 200-250 euros, cela vaut le coup de passer du temps pour les remettre en état de marche », ajoute Laurent Blandin.

 

 

Notre vieux téléphone est en parfait état de marche. Fabriqué au début des années 2000, il est considéré comme fiable. « Ces téléphones bas de gamme sont très prisés aujourd’hui, indique Laurent Blandin. Les gens reviennent à sa fonction essentielle : appeler. » Étape suivante : le désimlockage, qui peut prendre quelques secondes… ou plusieurs minutes. A chaque marque, sa procédure, avec son degré de complexité. Puis c’est au tour de l’effacement des données. Une obligation pour que les téléphones puissent être revendus.

 

Interdiction de revente en France

Au final, seuls 12% des téléphones qui entrent dans cet atelier seront réutilisés. Notre vieux téléphone, qui a passé l’essentiel de sa vie en France, ira certainement faire un tour du côté de Hong Kong. « L’entreprise de téléphonie avec qui nous travaillons ne souhaite pas que ces modèles arrivent sur le marché français », note le chef d’atelier. Il ne faudrait pas financer sa propre concurrence ! Une grande partie des téléphones qui sortent de cet atelier sont rachetés par des « brokers ». Ces intermédiaires revendent ensuite les téléphones, en gros, du côté de la Chine !

Dans d’autres ateliers, les modèles réparés se retrouveront sur le marché français. Les Ateliers du Bocage vendent une partie de leur matériel recyclé dans leur boutique. Chaque entreprise de téléphonie a sa propre politique sur le sujet, parfois fluctuante. « Il est important pour un opérateur de proposer des produits de consommation haut de gamme, à plus petit prix, parce que recyclé », analyse Bernard Arru. C’est le cas par exemple d’une marque de téléphone qui rachète ses modèles remis à neuf pour les revendre dans ses boutiques. Avec, bien sûr, un forfait téléphonique !

 

 

Le cercle ne finit jamais : de nouveaux modèles arriveront dans quelques mois aux Ateliers du Bocage. Pour y être recyclés avant de repartir sur le marché. « Aujourd’hui, l’utilisation des produits d’occasion tend à se généraliser », estime Bernard Arru. Autant de téléphones ou d’ordinateurs qui ne rejoindront pas une décharge du Ghana (lire notre enquête sur le sujet). Des déchets font même le parcours inverse : depuis 2010, les Ateliers du Bocage ont recyclé 40 tonnes de déchets électroniques venus d’Afrique grâce à un partenariat avec Orange [1]. Les Ateliers du Bocage ont également développé un programme (ADB Solidatech) qui a permis de distribuer des logiciels à moindre coût pour 4000 associations. De petites gouttes d’eau, comme autant d’alternatives au modèle de consommation dominant. Pour poursuivre une idée défendue par l’association Emmaüs depuis 60 ans : donner une deuxième vie à l’objet.

Texte et photos : Simon Gouin

Photo de une : CC Bernhard Benke

 


 

Notes

[1Le programme Clic Vert.


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Source : www.bastamag.net

 

 

 

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 15:44

 

Source : www.reporterre.net

 

Il a abandonné le labour et ses terres s’en portent très bien

Campagnes solidaires

mercredi 29 janvier 2014

 

 

Christophe Cassoulong élève des vaches et cultive des céréales à Lalonquette, dans le Béarn. Il a abandonné le labour il y a cinq ans. Pour lui, les vers de terre valent davantage que l’acier pour guérir les terres abîmées par la monoculture. Rencontre.


Peux-tu nous présenter ton exploitation ?

J’élève soixante vaches mères Blondes d’Aquitaine sur soixante-sept hectares, les deux tiers en prairies, le reste cultivé en maïs, méteil, soja, millet, moha et trèfle, luzerne, avoine, orge. Le méteil est un mélange de céréales, blé et seigle, et le moha est une graminée à croissance estivale rapide. Un tiers des parcelles sont sur un très bon sol : des terres noires à 3,5 % de matière organique. Les deux tiers restant sont plus difficiles : argiles et limons durs, parcelles à galets de bas de vallée, pente de coteaux (en prairies). Sur mon exploitation, j’ai abandonné la charrue en 2009 pour passer au semis direct sans transition.

Qu’est-ce qui t’a conduit à ce changement, assez brutal ?

J’ai abandonné le labour d’une année sur l’autre, mais j’ai ruminé pendant trois ans avant de me lancer. Je constatais que mon sol se déstructurait. J’ai commencé par observer le comportement du maïs semé sur une vieille prairie et dans un sol labouré. Les résultats étaient meilleurs sur l’ancienne prairie.

L’année suivante, j’ai testé le semis direct à la main dans une autre prairie et les résultats m’ont surpris. J’ai rencontré des éleveurs qui pratiquaient le semis direct depuis des années, visité une plateforme d’essai qui comparait différents itinéraires techniques, rencontré un spécialiste des techniques culturales simplifiées (TCS). Et j’ai sauté le pas.

La réussite est-elle optimale dès la première année ?

Non. J’ai fait des erreurs, bien sûr, et perfectionné la technique d’année en année. Il ne faut pas se lancer si on n’est pas convaincu : ce n’est pas simplement changer d’outils, mais changer un ensemble de techniques (pas de travail du sol, mais couverture permanente, apports organiques, chaulage, rotations, veiller au poids des engins aussi). Pour moi, c’est le sol avant tout : il faut le nourrir en permanence, donner de la nourriture en surface et se rapprocher au maximum de la couverture permanente. Je crois à cette technique et les rendements sont là !

Il faut d’abord essayer sur les bonnes terres : on ne teste pas une nouvelle technique sur un sol fatigué qui, quoi que l’on fasse, donnera des mauvais résultats. En cas d’échec, on accusera la technique testés, alors que c’est avant tout le sol et les techniques passées qui sont en cause.

Les problèmes de semelles de labour et de compactage mettent plusieurs années à se résoudre, il faut un travail mécanique (fissuration ou décompactage) pour réparer le sol en profondeur au démarrage.

Par exemple, sur une parcelle reprise en 2008, le sol était fatigué après 30 ans de labour en monoculture de maïs, sans apport organiques ni de chaux. La parcelle n’était pas prête pour le semis direct, mais j’ai tenté le coup. Après un blé en 2009, j’ai semé un couvert avoine-féverole, resté en place neuf mois, puis un maïs en 2011. C’était pas mirobolant, mais en trois ans de semis direct, j’ai réussi à améliorer le fonctionnement du sol. Quand elle sera en état, j’attends beaucoup de cette parcelle, un petit bijou à long terme.

Le semis direct, c’est donc un changement global de la façon de cultiver ?

 

*Suite de l'article sur reporterre

 


Source : www.reporterre.net

 



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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 15:35

 

Source : www.reporterre.net

 

Chômage ? On peut créer 600 000 emplois dans l’agriculture !

Terre de Liens Normandie

mardi 28 janvier 2014

 

 

 

 

Alors que le chômage atteint en France un nouveau sommet, économistes et politiques ressassent les mêmes idées qui ne marchent pas, "politique de l’offre", "charges des entreprises“, et autres fadaises serinées depuis des années. Il faut changer la donne et la logique. S’engager dans des politiques écologiques. Regarder, par exemple, du côté d’une agriculture fondée sur le bio et la souveraineté alilmentaire : elle permettrait de créer 600 000 emplois en France, selon Terre de Liens Normandie.

 


 

Et si on décidait de protéger la terre agricole par notre alimentation ?

Et si on décidait de ré-ancrer notre alimentation dans nos territoires ?

Et si on décidait de se rendre solidaires des paysans et paysannes (qui souhaitent explorer et construire un véritable développement alimentaire soutenable...) en généralisant le commerce alimentaire équitable de proximité ? Un commerce qui permette à cette profession (et aux activités qui lui sont liées) de retrouver une vraie autonomie face à des marchés mondiaux dont ils ne maîtriseront probablement jamais la régulation ?

Et si on développait notre citoyenneté économique créatrice d’emplois, partout, maintenant, pour montrer qu’elle est bien plus qu’un concept mais bien un acte probant, qui montre aux dirigeants de tous nos territoires et de tous bords politiques les voies possibles pour une économie agricole et alimentaire réellement soutenable, qui conteste aussi, en actes, le manque de légitimité sociale de l’actuelle PAC alors qu’une autre PAC est possible...

1 187 847 : c’est le nombre (minimum !...) de paysans et paysannes (installé-e-s en bio) que nous devrions avoir en France (contre moins de 500 000 actuellement...) si tout le monde mangeait local.

22 963 759 : c’est le nombre d’hectares de Surface Agricole Utile (SAU) que nous pouvons protéger de nombreux mésusages grâce aux nouvelle Dynamiques de Développement Économique par l’Alimentation Locale (new-DDEAL...).

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

Source : www.reporterre.net

 

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 17:32

 

Source : www.bastamag.net

 

 

Innovation

Ces villes qui expérimentent les services publics gratuits

par Anthony Laurent 6 décembre 2012

 

 

 

 

 

Les expériences de gratuité se multiplient dans les services publics locaux. Transports en commun totalement gratuits à Aubagne ou Châteauroux, premiers litres d’eau gratuits dans des communes de l’Essonne ou des Bouches-du Rhône... A qui profite cette gratuité ? Comment est-elle financée ? Implique-t-elle une baisse de la qualité du service ? Incarne-t-elle une alternative face au dogme de la « consommation marchande » ? Réponses par les faits.

Monter dans un bus sans composter un ticket, et sans risquer de passer pour fraudeur, tel est le quotidien des Aubagnais. Depuis trois ans, l’agglomération du Pays d’Aubagne – 104 000 habitants – en périphérie de Marseille, a fait le choix de la gratuité totale dans les transports en commun. Cette gratuité était auparavant réservée aux demandeurs d’emplois, aux allocataires du RMI et aux personnes âgées et handicapées. S’inspirant de l’esprit du « droit au transport pour tous » énoncé par la loi d’orientation des transports intérieurs votés par la gauche en 1982, le maire communiste d’Aubagne, Daniel Fontaine, et son équipe proposent cette mesure à leurs administrés lors des élections municipales de 2008.

Réélue, la municipalité entame alors un bras de fer avec la société des Autobus Aubagnais, propriété du groupe Veolia, qui exploite le réseau depuis 2007 dans le cadre d’une délégation de service public. Pour que Veolia accepte de mettre en œuvre la gratuité, les élus demandent à l’entreprise de revoir les objectifs de fréquentation à la hausse. Et les objectifs sont largement dépassés : durant les six premiers mois de gratuité, la fréquentation fait un bon de 70%. Entre 2008 et fin 2011, le nombre d’usagers progresse de 146% ! Bien au-dessus des objectifs initiaux, fixés dans le cadre de la délégation de service public avec des transports payants (+2% par an). Une enquête réalisée en mars 2010 par l’agglomération aubagnaise [1] montre que la gratuité, en plus de créer de la mobilité, attire de nouveaux usagers, parmi lesquels les jeunes de moins de 18 ans et les personnes « non captives » disposant d’un véhicule motorisé (deux-roues ou voiture).

 

A qui profite la gratuité ?

Dans l’agglomération de Châteauroux (76 000 habitants), les transports collectifs sont gratuits depuis une décennie. A la différence d’Aubagne, ce sont des considérations d’ordre économique qui ont conduit le maire UMP Jean-François Mayet à faire de la gratuité un thème de campagne pour les élections municipales. Son intention ? Dynamiser l’économie locale – notamment les commerces du centre-ville – sans remettre en cause l’usage de la voiture.

Dix ans après l’instauration de la gratuité, la fréquentation sur le réseau géré par Keolis, filiale de la SNCF, a progressé de 208% ! Selon une étude menée par la Communauté d’agglomération castelroussine [2], la gratuité profite surtout aux bénéficiaires de la Couverture maladie universelle (CMU) et de l’Aide médicale d’État [3]. Plus de la moitié des usagers dispose de revenus mensuels inférieurs à 1 100 euros. Près d’un nouveau voyageur sur dix n’utilisait pas auparavant les transports en commun en raison du prix des tickets.

 

Qui finance les transports gratuits ?

En plus d’Aubagne et de Châteauroux, 23 réseaux de transports urbains, sur 290, ont fait le choix de la gratuité totale pour les usagers (dont sept communes de plus de 40 000 habitants [4]). Et donc de se passer des recettes de billetterie. Les ventes de ticket couvrent en moyenne 20% des besoins de financement d’un réseau de transport urbain, rappelle le Groupement des autorités responsables de transport (GART), derrière les impôts locaux (30%), et les contributions des entreprises et des administrations (48%). Le GART, qui rassemble les villes et collectivités disposant d’un réseau de transport public, « n’encourage pas cette pratique » : la gratuité ne serait pertinente que pour les petits réseaux.

Pour remplacer les recettes de billetterie, Aubagne et Châteauroux ont décidé d’augmenter la contribution « versement transport » (VT). Celle-ci est payée par les entreprises privées ou publiques situées sur le territoire et employant plus de neuf salariés. Dans les deux villes, cette contribution a été portée respectivement à 1,8 et 0,6% de la masse salariale de l’entreprise [5]. S’y ajoute une ponction limitée au budget général de la collevctivité. Alors que la billetterie rapportait 710 000 euros, la hausse de la contribution des entreprises aux infrastructures de transports rapporte 5 millions d’euros supplémentaires. La Communauté d’agglomération du pays d’Aubagne et de l’Étoile projette même de construire un tramway totalement gratuit d’ici cinq ans. La gratuité totale n’interdit pas non plus les investissements futurs.

 

La gratuité, une « fausse bonne idée » ?

Malgré ces expériences, les méfiances à l’égard de la gratuité des transports collectifs demeurent fortes. Sans surprise, l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP), qui regroupe les grandes entreprises du secteur – SNCF, RATP, Veolia-Transdev, Keolis (filiale privée de la SNCF)… –, considère la gratuité comme un « épiphénomène ». Et affiche son hostilité. Trop onéreuse, ne facilitant pas le report de la voiture vers les transports collectifs, menaçant la qualité de service, « la gratuité pour tous ne répond pas aux objectifs de développement d’un réseau de transport », juge l’UTP dans un rapport.

La Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut) partage également ces critiques. La gratuité est une « fausse bonne idée » qui « induit des déplacements inutiles, encourage l’étalement urbain et prive de ressources le système de transport au moment où la clientèle augmente et où les recettes fiscales des collectivités diminuent », estime l’association d’usagers. Elle lui préfère le système de tarification sociale pour les jeunes, les sans emplois ou les familles nombreuses. [6].

 

La gratuité entraîne-t-elle une baisse de la qualité ?

A Châteauroux, la mise en place de la gratuité a pour conséquence « une très légère baisse de la qualité » du service, constate Bruno Cordier, directeur du bureau d’études Adetec. Une qualité moindre qui se manifeste surtout, selon les usagers, par une dégradation de la propreté des bus, le fait qu’ils sont plus souvent bondés et moins ponctuels. C’est l’un des arguments contre la gratuité : elle favoriserait l’irrespect vis-à-vis des infrastructures, voire le vandalisme, suivant l’a priori « ce qui est gratuit n’a pas de valeur » (selon l’UTP). « La hausse du vandalisme observé à Châteauroux ne peut être imputée uniquement à la gratuité en tant que telle. Elle correspond malheureusement à une évolution de la société. Par ailleurs, il est logique que le vandalisme augmente quand la fréquentation augmente », tempère Bruno Cordier.

L’expert nuance également les critiques estimant que la gratuité ne favoriserait pas vraiment le report de la voiture vers les transports en commun. Pour être efficace, la gratuité « doit s’accompagner de contrainte sur l’automobile (circulation et stationnement) et d’un urbanisme cohérent [...]. Rendre les transports publics financièrement plus attractifs passe également par une information sur les coûts réels de la voiture et par une hausse de ces coûts (carburant, stationnement, péage urbain...) », explique-t-il [7]. Précisons que les transports – voitures comprises – restent le deuxième poste de dépense des ménages (14%), derrière le logement (25%) et devant l’alimentation (13%). Selon l’étude réalisée à Aubagne, l’instauration de la gratuité a permis de réduire de 63% les déplacements polluants, que ce soit pour se rendre à son travail, ou pour les loisirs.

 

Trois litres d’eau potable gratuits par jour et par personne

L’expérience de la gratuité se retrouve également dans le secteur de l’eau potable. Depuis décembre 2011, la ville de Roquevaire (8 700 habitants), située, elle aussi, dans la communauté d’agglomération du pays d’Aubagne et de l’Étoile, applique la « quasi-gratuité » de l’eau vitale : les 30 premiers mètres cubes sont facturés 1 euro HT – soit 0,03 euro le mètre cube –, les prix variant ensuite en fonction de la consommation [8]. Désireuse de s’affranchir des groupes privés, Roquevaire a opté pour une gestion en régie publique. Ce choix lui permet de réaliser ses propres forages à grande profondeur, de mobiliser son propre personnel et de financer elle-même les équipements nécessaires.

En Île-de-France, la Communauté d’agglomération des Lacs de l’Essonne (CALE), qui regroupe les villes de Grigny et Viry-Châtillon (60 000 habitants), est allée plus loin en instaurant la gratuité pour les premiers mètres cubes d’eau consommés, indispensables à la vie, soit trois litres par jour et par personne. Cette décision a été prise par son président, Gabriel Amard (Parti de Gauche), suite à la tenue d’une votation citoyenne en juin 2010 au cours de laquelle 95% des 4 949 votants se sont exprimés en faveur du passage en régie publique autonome. Cette dernière a été créée, après délibération, et en rompant le contrat alors en vigueur avec Veolia, le 1er juillet suivant.

 

Guerre de l’eau contre Suez et Veolia

Ce n’est pas tout. Gabriel Amard projette désormais de se passer des services de Eau du Sud Parisien, branche régionale de la Lyonnaise des Eaux (groupe Suez Environnement), pour l’approvisionnement en eau et de se tourner vers la régie publique Eau de Paris. Une décision qui n’est pas du goût de l’entreprise, qui a fait appel, en 2011, au cabinet de conseil en stratégie de communication et gestion de crise Vae Solis Corporate pour « limiter et réduire, en la discréditant sur le fond, la communication », jugée « agressive » et « outrancière » du président de la communauté d’agglomération (lire notre article). Soutenu par Eau de Paris, l’élu a porté plainte en juillet dernier contre Eau du Sud Parisien et le cabinet pour « trafic d’influence actif ». La Lyonnaise des Eaux, qui a condamné officiellement les pratiques de sa filiale Eau du Sud Parisien, a demandé le lancement d’une enquête interne… Tout en déclarant à son tour vouloir porter plainte contre Gabriel Amard pour « dénonciation calomnieuse ». L’affaire suit son cours.

« Pour nous, la gratuité permet de redistribuer l’impôt en cohérence avec notre planification écologique, affirme Nathanaël Uhl, le directeur de la communication de la CALE. Nous désirons aussi montrer par là que l’eau est un bien commun et qu’il est de notre responsabilité collective d’en prendre soin. » Et d’ajouter : « Nous avons pris le parti de rompre avec une certaine idée qui prévaut parmi les élus de gauche disant que la seule façon de responsabiliser les gens est de les faire payer... » Pour la CALE, la distribution de l’eau potable a été la première expérience de la gratuité. Aujourd’hui, la communauté d’agglomération de l’Essonne loue des vélos et fournit des composteurs gratuitement à ses administrés. « Nous voulons être un exemple car nous proposons des alternatives politiques concrètes. Ce ne sont pas uniquement des mots, ce sont des actes ! », insiste Nathanaël Uhl.

 

Quand la gratuité pulvérise « le dogme du libéralisme »

« Chaque fois que l’on prend une initiative dans le domaine de la gratuité, on fait revenir les gens à la politique, y compris lorsque c’est un échec », observe Paul Ariès (lire aussi notre entretien). Pour le politologue et objecteur de croissance, l’un des enjeux de la gratuité est de « sortir de l’économisme ». « De même qu’il n’y a pas de société marchande sans culture du marché, il ne peut advenir de société de la gratuité, sans culture de la gratuité », souligne-t-il.

« Saisir le capitalisme par la queue », non pas en s’en prenant directement à la propriété du capital, mais « en subvertissant le principe de consommation marchande » sur lequel elle se fonde. Voilà à quoi nous invite la gratuité selon Magali Giovannangeli, présidente de la communauté d’agglomération du pays d’Aubagne et de l’Étoile, et le philosophe Jean-Louis Sagot-Duvauroux, auteur de Voyageurs sans ticket [9] Avec l’instauration de la gratuité – cette « forme supérieure de dérégulation » qui n’établit aucune distinction entre les riches et les pauvres –, « le dogme du libéralisme, qui a pris une telle assise dans nos têtes, est pulvérisé par l’expérience », estiment-ils.

 

La gratuité contre la croissance ?

La gratuité de l’eau vitale, des transports en commun urbains, de la restauration scolaire, des services funéraires comme des services culturels, permet, selon Paul Ariès, de mettre en place des « modes de vie radicalement différents », de « repenser un projet global », devant être « au cœur de nos rêves, de nos réflexions et de nos actions ». Dans cette optique, Paul Ariès suggère, par exemple, la création d’une Agence nationale de la gratuité qui mutualiserait les expériences existantes. « Le système rend invisibles un certain nombre d’alternatives ; la gratuité en fait partie. Or, il nous faut rendre visible l’invisible », suggère-t-il.

Projet d’émancipation, la gratuité fait cependant débat au sein de la gauche, notamment entre partisans et opposants au revenu inconditionnel. « Pourtant, le combat de la gratuité permet de dépasser ce conflit, dans le sens où ce revenu social peut être donné à la fois en monnaie nationale, en monnaie régionale – à inventer – mais aussi sous forme de droit d’accès démonétarisé aux services publics et aux biens communs », indique Paul Ariès. « La gratuité doit notamment permettre de faire passer le discours de l’objection de croissance dans toute une culture de gauche. » Sa refondation est à ce prix.

Anthony Laurent

 

P.-S.

Solidair TV a consacré une série de reportages vidéos sur l’expérience de gratuité à Aubagne

Notes

[1Télécharger l’enquête.

[2L’étude ici.

[3L’article 123 de la loi relative à la Solidarité et au renouvellement urbains (SRU) impose aux Autorités organisatrices de transport urbain (AOTU) d’accorder une réduction d’au moins 50% aux personnes bénéficiant de la CMU complémentaire et de l’Aide médicale d’État.

[4Aubagne et son agglomération, Castres, Châteauroux, Compiègne, Muret, Vitré, Gap.

[5Le VT est plafonné à 0,6% de la masse salariale pour les agglomérations de moins de 100 000 habitants ; à 1,05% jusqu’à 400 000 habitants ; à 1,8% au-delà, et à 2,6% pour Paris et les Hauts-de-Seine. Les collectivités disposant en outre de transports collectifs en site propre (tramway, métro, tram-train, etc.) peuvent appliquer un taux de 1,8%.

[6Lire ici.

[7Dans un rapport remis à l’Ademe.

[8De 0,75 à 1,15 euro HT le mètre cube de 31 à 120 m3 consommés (« eau utile ») et de 1,4 à 3 euros HT le mètre cube de 121 à 10 000 m3 consommés (« eau de confort »). Un abonnement spécial à 0,25 euro HT le mètre cube est prévu pour une consommation d’eau excédant les 10 000 m3.

[9Magali Giovannangeli et Jean-Louis Sagot-Duvauroux, Voyageurs sans ticket, Liberté, Égalité, Gratuité, une expérience sociale à Aubagne, Au diable vauvert, août 2012, 240 p., 15 euros.


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Source : www.bastamag.net

 

 

 

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 17:23

 

Source : www.midilibre.fr

 

 

Magasin gratuit. Un espace sans monnaie, ni troc à Rennes
Rennes - 24 Janvier

 

Le collectif La souris verte propose un espace de gratuité 19 rue Legraverend. Objectif : changer les rapports à la consommation.

Éviter le gaspillage et les déchets en redonnant une seconde vie à des objets encore en bon état, telle est l’idée du magasin gratuit.
Deux fois par semaine, le mercredi et samedi après-midi (de 14 h 30 à 18 h), le collectif La souris verte installe le magasin gratuit, 19 rue Legraverend, dans les locaux de l'association "Et si on se parlait."
Chacun amène ce qu’il veut et prend ce qu’il souhaite. Tout est en accès libre. Pas de monnaie d’échange, pas de troc. "C’est ouvert à tout le monde, on ne pose aucune question. Pas de critères de ressources, de situation, avec ou sans papier. Ce n’est pas un espace caritatif", explique Erwan, membre du collectif libertaire écologique « La Souris verte ».
Source : www.midilibre.fr

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 15:13

 

Source : www.reporterre.net

 

 

En Bretagne, près de Redon, pousseront bientôt des éoliennes citoyennes

Emmanuel Daniel (Reporterre)

lundi 27 janvier 2014

 

 

 

Le premier parc éolien citoyen français est sur le point de voir le jour en Bretagne. Financé et contrôlé par des riverains, ce projet prouve que les citoyens peuvent se saisir de la question de l’énergie et proposer des alternatives concrètes, viables et locales au nucléaire.

 


 

Après plus de dix ans d’attente, les habitants de Bégannes, près de Redon, verront jaillir de terre en mars prochain quatre éoliennes industrielles. Rien de très surprenant quand on sait qu’il existe déjà plus de 700 parcs de ce type actifs en France. Sauf que ce projet est une première dans notre pays.

C’est la première fois qu’un parc éolien est majoritairement financé et contrôlé par des citoyens du territoire. Ils sont plus de mille à avoir mis leur épargne en commun et ont ainsi récolté 1,8 millions, somme qui les assure de rester majoritaires au capital de Begawatts, société qui exploitera les machines.

« Au départ, il s’agissait d’un projet de petit éolien entre voisins, des gens plutôt militants qui voulaient tendre vers l’autonomie énergétique et désiraient utiliser le vent, une ressource locale. Mais ils se sont vite rendus compte que ce n’était pas trop rentable”, raconte Charlène de l’association Eoliennes en Pays de Vilaine (EPV), qui s’est constituée au début du projet.

Au vu de la production insuffisante et aléatoire des éoliennes individuelles, la bande de copains décide alors de passer à l’échelle supérieure. Ils optent pour des géants de métal de 150 mètres de haut capables de produire l’équivalent de la consommation électrique hors chauffage des 8 000 foyers du canton.

 

Alternative au nucléaire

Mais même si le projet a changé d’échelle, ses initiateurs n’ont pas perdu de vue son caractère politique et son implantation locale. “Il est question de se réapproprier l’énergie et de proposer une alternative au nucléaire, précise Jean-Paul, expert comptable à la retraite et trésorier de l’association. L’idée est également de s’assurer que ce parc ne soit pas capté par des grands groupes qui vont faire du fric avec ça. Autant que ça bénéficie aux gens du pays”.


 

En effet, l’électricité produite est revendue à EDF à un tarif de rachat garanti pendant quinze ans, ce qui assure aux investisseurs une rentabilité de l’ordre de 4%. Un bon filon pour les industriels. Dans un premier temps, les membres d’EPV ont tenté de s’associer avec des entreprises maitrisant la marche à suivre. "Mais il n’y avait aucun moyen de s’entendre, se rappelle Charlène. Elles voulaient garder la maitrise du projet”. Inconcevable pour les membres de l’association qui tiennent à ce “que la majorité du projet soit détenue en local par des acteurs du territoire”.

Alors, en 2003, ils se lancent, seuls, sans aucune expertise. Il leur faudra cinq ans pour trouver le terrain adéquat et remplir le cahier des charges imposants requis pour le permis de construire. Pour financer cette phase d’études, les porteurs du projet font appel à l’épargne locale une première fois. Quatre-vingt personnes répondent à l’appel et se joignent aux collectivités locales pour rassembler les 90 000€ nécessaires.

Après de multiples embûches administratives, le permis de construire est finalement délivré en juillet 2009. Il reste alors à réunir les douze millions d’euros nécessaires à l’achat et la mise en route des éoliennes.

 

Mobilisation locale

Fidèles à leur logique d’implication citoyenne, ils se tournent d’abord vers les riverains. Lors de réunions publiques, ils expliquent le projet et incitent les volontaires à créer des clubs d’investisseurs citoyens (appelés Cigales) pour récolter de l’argent.

Une idée qui a tout de suite séduit Sibylle, habitante de Bégannes : "J’en ai parlé à des amis qui ont adhéré au projet et on a crée un club dont je suis trésorière". Cinquante-trois clubs de ce type ont vu le jour, chacun des mille investisseurs citoyens misant en moyenne 1 700€. Un emprunt bancaire, des structures locales de l’Economie sociale et solidaire, la région Bretagne et Energie partagée (fonds d’investissement citoyen dans les énergies renouvelables) sont venus boucler le financement du projet.

Mais qu’est-ce qui a bien pu pousser ces citoyens ordinaires à placer leur argent dans cette aventure ? "Le fait qu’il y ait un retour sur investissement crédibilise le projet, mais ce n’est pas le but initial", assure Sébastien. Pour cet agriculteur bio qui a investi 2 000 €, la motivation principale était de participer à la transition énergétique.

 

 

Et s’il est déjà sensibilisé aux questions environnementales, ce n’est pas le cas de tous les épargnants solidaires. "Il y a des gens qui ne sont pas spécialement convaincus et qui le font parce que c’est une initiative locale qui les concerne directement”, argue-t-il.

C’est notamment le cas de Sibylle : “Un projet d’envergure dans un petit village, ça interpelle". Alors elle n’a pas laissé passer cette occasion de s’impliquer concrètement dans la vie locale. "Ca m’a permis de comprendre comment fonctionnaient les éoliennes, de réfléchir sur l’engagement citoyen et de rencontrer des gens du village", se réjouit cette Bégannaise. Elle ne compte d’ailleurs par s’arrête là. Son club Cigales continue à mettre de l’argent de côté pour financer des projets pédagogiques liés à la consommation d’énergie.

 

Education populaire en actes

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 


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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 19:55

 

 

Source : www.reporterre.net

 

Pédaler, une inépuisable source d’énergie…

Silence

samedi 25 janvier 2014

 

 

 

Pédaler pour se déplacer ? Allons donc : cela sert à presser des légumes, décortiquer les noix, laver le linge, souder...


Au Guatemala, l’association Maya Pedal utilise des vélos pour alimenter des moulins, des presses à légumes et à fruits, des pompes à eau, etc.

Il existe en Grande-Bretagne un magazine Low tech magazine qui s’intéresse tout particulièrement à ce genre d’utilisation de matériel simple pour se substituer à des appareils compliqués, souvent électriques, dont l’entretien est difficile sans passer par des spécialistes.

Outre Maya Pedal, la revue cite d’autres initiatives du même genre : l’association canadienne Malnutrition Matters a mis au point un broyeur alimentaire qui fonctionne aussi à partir du recyclage d’un vélo. Chocosol au Mexique utilise un vélo pour broyer des fèves de cacao. L’association Full Belly project fournit des décortiqueuses de noix à des villages africains.

Dans les centres écologiques, des machines à laver ou des broyeurs de pommes fonctionnent avec l’appui d’un vélo.

En produisant directement la force nécessaire, sans passer par l’électricité, on économise environ 70 % de l’énergie.

L’usage du pédalier qui ne s’est développé qu’au début du vingtième siècle a été utilisé pour des usages industriels : avec un tandem, un ingénieur anglais a mis au point Dynapod, un engin sur lequel on peut fixer différents appareils selon ses besoins...

 

*Suite de l'article sur reporterre


 

Source : www.reporterre.net

 

 

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 22:28

 

Source : http://lesincroyablesalaune.wordpress.com

 

Inspirée par les Incroyables Comestibles, Marci crée une ferme urbaine à Montréal

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À Montréal, une habitante inspirée par les Incroyables Comestibles crée en pleine ville une ferme urbaine pour s’ouvrir sur les autres. Témoignant à l’aide d’un documentaire vidéo saisissant (1), l’agricultrice solidaire présente sa démarche comme une invitation à repenser la planification urbaine.  À l’instar de Mary Clear et Pam Warhurst, co-fondatrices du mouvement Incredible Edible Todmorden, au Royaume-Uni, Marci raconte son désir de créer un lieu d’expérimentation pour mieux partager expertise et savoir.

Une équipe de recherche (2) composée par le Laboratoire sur l’agriculture urbaine (AU/LAB), le Collectif de recherche en aménagement paysager et agriculture urbaine durable (CRAPAUD) et l’Institut des sciences de l’environnement de l’UQAM relate cette initiative inédite et significative du phénomène de transition citoyenne des territoires autour des valeurs de partage et de solidarité en lien avec la nourriture locale.

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Avec 10 arbres fruitiers, 5 poules, une ruche abritant jusqu’à 40 000 abeilles et un jardin potager débordant de légumes, c’est une véritable fermette que Marci a développée en plein cœur de la ville. Sa démarche n’est pas sans rappeler la tendance états-unienne du « urban homestead ». Elle démontre qu’il est possible de créer un aménagement alliant maraîchage, production de fruits et élevage, tout en créant un milieu de vie épanouissant pour les citadins et la biodiversité.

Polyculture, culture biologique et plantes vivaces !

Certains principes guident Marci dans l’aménagement de sa fermette : la culture biologique, l’utilisation de plantes vivaces, la diversité des espèces cultivées. Ces principes travaillent en synergie.

L’application des règles de l’agriculture biologique à son jardin permet à Marci de se passer des engrais et pesticides de synthèse. En plus de produire des aliments plus bénéfiques pour la santé de sa famille, cette façon de jardiner réduit l’impact écologique de son jardin (pollution, coûts énergétiques et environnementaux de la production d’intrants de synthèse, etc.) et favorise la prolifération de la biodiversité au sein de son potager.

Les avantages de cultiver des vivaces sont nombreux. À commencer par le fait qu’elles sont économes en « énergie humaine » puisqu’on n’a pas à les ressemer chaque année ni à travailler le sol dans les secteurs où elles poussent. Elles retiennent également mieux les nutriments, préviennent l’érosion (en gardant le sol couvert en permanence), contribuent à structurer le sol et puisent leur eau plus profondément chaque année. Les vivaces permettent finalement d’établir des relations durables de complémentarité entre plantes tout en fournissant à certaines espèces (insectes pollinisateurs, petits animaux) de la nourriture et un habitat tout au long de l’année (ou presque !).

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En plus de ses multiples plantes vivaces, Marci cultive une grande diversité de légumes qu’elle replante chaque année. En ce sens on peut dire qu’elle pratique la « polyculture ». Une telle manière de jardiner permet de maximiser l’utilisation de l’espace dans toutes ses dimensions, d’accéder aux ressources du sol dans toute leur diversité et de créer une entraide mutuelle entre plantes complémentaires. Elle s’avère également une tactique astucieuse pour la lutte aux ravageurs en créant une « confusion odorante » par un mélange de plantes et en fournissant un habitat à leurs prédateurs.

Une contribution à la nature en ville

Mais la fermette de Marci n’est pas un lieu exclusivement dédié à l’alimentation humaine. En effet, son aménagement est réfléchi et réalisé dans une perspective de synergie et de complémentarité avec les autres espèces présentes dans l’écosystème urbain.

C’est ainsi, qu’au sein de son havre de verdure, elle a aménagé un petit étang où plusieurs petits animaux, en particulier les oiseaux, viennent s’abreuver. Elle a aussi conçu un mur végétalisé constitué de vignes et de lierre, qui accueille de multiples espèces d’oiseaux. Son jardin est également un vrai « festin floral » pour les insectes pollinisateurs, tels que les abeilles (domestiques et sauvages) et les papillons.

Ceci fait de son terrain un lieu marqué par une biodiversité bien plus grande que le secteur environnant. Ce bénéfice pour l’écosystème urbain en est également un pour sa fermette puisque les insectes pollinisateurs contribuent à l’abondance des récoltes.

L’agriculture urbaine comme pont avec la communauté

Fière de sa petite fermette, Marci invite son voisinage et les groupes scolaires à la visiter. Car pour elle l’agriculture urbaine est un moyen d’aller à la rencontre de sa communauté et de rebrancher tout un voisinage avec la source de son alimentation. Les activités agricoles de Marci dépassent donc largement le périmètre de son jardin!

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Elle est à l’origine d’un projet de « plantations comestibles » dans son quartier, une pratique inspirée des Incredible Edible. Ce projet consiste à faire pousser des plantes comestibles dans les endroits publics et d’inviter les passant-e-s et les voisin-e-s à se servir gratuitement. Marci s’implique également au sein du NDG Transition Group et de la Westmount Horticultural Society.

Concevoir et habiter la ville autrement

Cette fermière urbaine accomplie imagine une ville où la production alimentaire serait au cœur de la vie des citoyen-ne-s. Marci est optimiste face au futur de l’agriculture urbaine à Montréal. Visionnaire, elle imagine un futur où l’asphalte et le ciment n’auraient plus une place aussi importante dans les villes, libérant ainsi de l’espace pour faire pousser plus de nourriture.

(1) Reportage vidéo de Marci, fermière urbaine sur Viméo

(2) Source : agriculturemontreal.com

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Si vous souhaitez faire la visite et découvrir la Green Route de la co-création joyeuse au sein du processus de l’abondance partagée des incroyables comestibles sur le site, vous êtes cordialement invités à entrer par la grande porte, vous y êtes attendus en fête par les enfants qui ont préparé votre venue avec les citoyens jardiniers – cuisiniers – musiciens des Nouveaux Territoires du Nouveau Paradigme. L’entrée se situe là où tout à commencé, c’est-à-dire à Todmorden, au Royaume-Uni d’Angleterre.

Le lien vers la Parade Festive se trouve ICI.

 

 

 


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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 22:13

 

 

Source : www.consoglobe.com

 

Repair café : rien ne se jette, tout se répare !

Repair café : rien ne se jette, tout se répare !

En avez-vous entendu parler ? Repair Café, c’est la tendance durable du moment ! Ces « cafés des réparations » risquent de pousser comme des champignons sur l’hexagone au vu du succès que ces derniers ont eu aux Pays-Bas. On en trouve actuellement 6 en France : à Besançon, Nice, Paris, Saint-Egrève, Sophia-Antipolis et Vauréal. Mais le mouvement s’accélère et fait de nouvelles émules. Enquête sur ces cafés où « rien ne se jette mais tout se répare » ! 

Réparer ses objets plutôt que de les jeter : l’idée lumineuse du repair café !

Martine Postma

Martine Postma, à l’initiative des Repair Cafés

L’idée est née dans l’esprit de la Néerlandaise Martine Postma, ancienne journaliste.

Cette femme, qui a ouvert en 2009, le premier repair Café à Amsterdam et qui est à l’origine des vingt repair cafés au Pays-Bas, remarque à regret que les gens sont bercés par une culture de « ça ne marche plus je jette ».

C’est simple, les gens perdent totalement la culture et la notion de la réparation. L’objectif lorsqu’elle réfléchit aux « cafés des réparations » ? Donner une deuxième vie aux objets en panne, déchirés, troués et qui filent tout droit à la poubelle !

Elle dessine donc ces cafés aux couleurs de lieux qui mettraient en contact deux groupes de personnes :

  • Des réparateurs bénévoles.
  • Des gens qui souhaiteraient réparer leurs objets, mais qui ne savent pas comment ni par où commencer.
Car réparer ensemble, c’est l’objectif fondamental de ces cafés !

C’est simple, les rencontres qui y sont organisées sont ouvertes à tous et l’entrée est libre. Pour le matériel et les outils ? Pas de souci à se faire, il est disponible sur place !

Réparation bicycletteEt toutes les réparations possibles et imaginables y passent : vêtements, meubles, appareils électriques, bicyclettes, vaisselle, jouets etc.

Les réparateurs bénévoles sont experts en la matière : électriciens, couturières ou encore menuisiers proposent leur aide gratuitement aux « réparateurs de fortune ».

Facile : on apporte nos objets en mauvais état et on se met à l’ouvrage avec des gens qui connaissent le métier.

Double avantage : on repart avec l’objet cher à notre coeur réparé et en plus, on apprend ! Mieux encore, si vous n’avez rien en cours à réparer, vous pouvez venir pour regarder et apprendre, mais aussi pour aider les autres ! D’autant que si l’on n’a rien à faire, on ne s’ennuie jamais puisque sur les tables de lecture, des ouvrages sur la réparation et le bricolage pour donner des idées ! Un vrai lieu collaboratif et ludique ! Mais aussi une vraie opportunité de redécouvrir nos objets !

 

Les repair cafés offrent une deuxième vie à nos objets

Poubelles qui débordent

C’est un problème récurrent et souvent décrié : l’obsolescence programmée des produits que nous achetons. Même si elle est très difficile à prouver, on note qu’aujourd’hui les produits sont plus fragiles qu’autrefois, ils sont souvent irréparables ou les pièces détachées servant à leur réparation, introuvables.Des faits qui contribuent largement à une obsolescence rapide des produits.

Les Européens jettent beaucoup : selon les statistiques, un européen produit en moyenne 600 kg de déchets par an.

Des poubelles qui se trouveraient allégées si nous pensions aux « cafés des réparations ». Or, pour nombreux d’entre nous, réparer est presque devenu quelque chose de l’autre monde. D’ailleurs, nous ne savons même plus comment faire !

Retrouver un savoir-faire perdu

repair caféLe savoir-faire en la matière disparaît petit à petit et souvent, les professionnels qui maîtrisent ces connaissances sont rares et peu sollicités. Mais, le repair café oeuvre pour redonner la place qu’elle mérite à la réparation et à ces réparateurs de l’ombre. En plus, le savoir recommence à circuler et à se transmettre, un réel avantage à exploiter.

Car en effet, les objets remis en état sont plus longtemps utilisés et n’encombrent plus inutilement nos poubelles. Ce qui a un effet non-négligeable : la consommation de matières premières et d’énergie nécessaires à la fabrication de nouveaux produits se trouve ainsi réduite. Et les émissions de CO2 également.
Enfin, autre effet positif : le repair café permet aux gens de voir autrement ce qu’ils possèdent et d’en (re)découvrir la vraie valeur. Cela encourage un changement au niveau des façons de penser, et tend à modeler la société pour l’ouvrir au durable.

 

Le repair café : concurrent des réparateurs professionnels ?

La question est parfois soulevée : la réparation bénévole et gratuite de nos objets ne fait-elle pas de l’ombre aux réparateurs professionnels ?

Au contraire, les gens qui participent aux réunions repair café sont en général ceux qui jettent sans se poser vraiment la question de la réparation possible. Ce ne sont pas des clients de réparateurs professionnels et ils avouent jeter généralement les choses cassées de façon immédiate, car les faire réparer serait trop cher.

Qui plus est, ces rencontres se révèlent être un atout pour les réparateurs professionnels car elles leur apportent une visibilité, qu’ils avaient perdue depuis longtemps.

Caisse à outilsAvec le repair café, la notion de « réparation », visiblement oubliée, est remise au goût du jour.

Et souvent, les visiteurs sont orientés vers les quelques réparateurs qui sont encore en exercice lorsqu’ils souhaitent faire réparer leurs objets.

Ainsi, ce système est bénéfique à tous : au consommateur qui redonne une vie à son objet, aux réparateurs professionnels qui trouvent une nouvelle visibilité et à nos poubelles, qui sont moins encombrées !

Repair café : un modèle économique en pleine expansion

etoileAu départ, il s’agissait d’une simple initiative locale à Amsterdam. Mais le succès inattendu a été au-delà des espérances de Martine Postma.

DRepair caféésormais, elle travaille donc à plein temps pour la fondation « Café des réparations », qu’elle a créé en 2010. Cette dernière est subventionnée par l’Etat et chargée de conseiller les bénévoles qui veulent monter un « repair café ».

Organisé selon des permanences bien réglées (un après-midi par mois ou deux soirées par semaine), le repair café est indépendant, notamment au niveau du financement et du recrutement des bénévoles. Le matériel est récupéré ou appartient aux réparateurs et généralement, le local est mis à disposition par la commune ou loué à un particulier.
repair caféIl faut noter que l’objectif initial était de créer dix-huit « cafés des réparations » aux Pays-Bas d’ici à fin 2013. Il en existe déjà 20 et pas loin d’une cinquantaine d’autres sont en préparation. En France, il y en a déjà 6.

Une idée fleurissante qui enthousiasme sa conceptrice : elle rêve même d’un « café » dans chacune des 415 communes des Pays-Bas. Une évolution à suivre de près dans nos contrées françaises !

bandeau_zoom-temoignage1Bruno, 25 ans « L’idée m’a tout de suite plu ! Moi qui suis un touche à tout, ça m’a de suite donné envie. En plus, c’est appréciable de pouvoir discuter avec des gens qui savent de quoi ils parlent et qui vous donnent des conseils utiles pour réparer des objets auxquels on tient »
 

Amandine, 39 ans « Au départ, j’avoue que je n’étais pas trop emballée. C’est une copine qui m’y a tiré un peu de force, et puis je me suis très vite prise au jeu. C’est vrai que je jette souvent lorsque ça ne marche pas, mais à l’avenir je vais faire plus attention ! »
 

*

biodiverCityRepair café – Infos utiles

- Vous souhaitez ouvrir votre repair café ? L’association Stichting Repair Café aide des groupes locaux en Europe à mettre sur pied leur propre Repair Café.
- Le site http://www.repaircafe.fr/ vous informe sur toutes les manifestations dans les « cafés des réparations » et sur leur localisation.

*

Cela me donne une idée

Et aussi :

 

Source : www.consoglobe.com

 

 

 

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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 15:53

 

Source : www.bastamag.net

 

 

 

ça bouge ! Gaspillage

Lancement du mouvement Zéro déchet

par Rédaction 21 janvier 2014

 

 

 

 

 

Zéro déchet, zéro gaspillage. En Italie, en Roumanie ou en Espagne, le mouvement Zero Waste se développe. Son objectif : faire travailler associations et municipalités afin de réduire le volume de nos déchets et s’engager dans une démarche de conservation et de réutilisation de nos ressources. Un mouvement qui sera lancé, en France, le 1er février prochain, à Bobigny.

En Italie, Roumanie, Espagne... et bientôt en France, des acteurs publics et privés sont engagés dans des démarches de réduction des déchets, impulsées par le mouvement Zero Waste Europe. "Zero Waste" (waste en anglais signifie à la fois le déchet et le gaspillage) est un objectif à la fois pragmatique et visionnaire. S’engager dans une démarche Zero Waste suppose de mettre l’accent sur la prévention des déchets, afin de réduire le volume et la toxicité des déchets et des matériaux, de conserver et de récupérer toutes les ressources, et non de les brûler ou les enterrer.

Le 1er février, à l’hôtel de ville de Bobigny, sera lancé le mouvement Zero Waste France, animé par le Centre national d’information indépendante sur les déchets (Cniid). Voici le programme de la journée :

9H00 : Accueil

9H45 : Enjeux en Ile-de-France et en France

Quatre associations franciliennes exposeront un état des lieux de l’impact actuel des déchets sur leur territoire :
- ADENCA pour la giga décharge de Claye-Souilly (77),
- Le Collectif 3R pour l’incinérateur d’Ivry-sur-Seine (94),
- ARIVEM pour le centre de transfert de Romainville (93) et son projet de giga TMB,
- Environnement 93 pour les actions en cours sur le territoire de la Seine-Saint-Denis,
- Le CNIID pour une synthèse des enjeux sur le territoire national.

11H20 : Présentation du mouvement ZERO WASTE

Joan-Marc Simon, responsable du programme ZERO WASTE EUROPE, exposera la formidable dynamique de cette initiative et l’intérêt de nos villes à intégrer la charte ZERO WASTE.

Rossano Ercolini a été distingué le 15 avril à San Francisco au « Goldman Prize » 2013, l’équivalent des prix Nobel pour l’environnement, pour son combat en faveur du zéro déchet à Naples. Il présentera les bénéfices de ses initiatives pour la collectivité.

Enzo Favoino, expert et chercheur à l’institut agricole de Monza Park, décrira les exemples de grandes villes européennes qui appliquent le programme ZERO WASTE à l’instar d’Hambourg, Turin, Milan, Salerno, etc...

Flore Berlingen présentera le relais qu’assurera le CNIID pour développer le programme ZERO WASTE FRANCE.

13H00 : Déjeuner "Zéro Déchet"

Restez avec nous pour le déjeuner, des formules midi sont à la vente, et tout sera recyclé !

14H00 : Présentation de collectivités exemplaires

La première commune à avoir adopté le programme ZERO WASTE en Europe est Capannori.
Giorgio Del Ghingaro, maire de Capannori, apportera son témoignage sur la mise en œuvre de cette ambitieuse gestion des déchets sur sa commune depuis 2008. L’objectif affiché par Monsieur le maire et son équipe municipale est d’atteindre 0% de déchets résiduels en 2020 !
Inaki Errazkin Vitoria est ministre de l’environnement de la province du Gipuzkoa au Pays basque espagnol (710.000 habitants). Il décrira le succès de la mise en place du programme ZERO WASTE sur son territoire.

16H00 : Présentation d’actions exemplaires

- gaspillage alimentaire,
- collecte séparée des biodéchets,
- compostage de proximité,
- éducation, sensibilisation dans les écoles,
- utilisation de changes lavables,
- consignes pour la réutilisation des emballages,
- réparation, réemploi, réutilisation

17H15 : Conclusion de la conférence

18H00 : Projection du film Trashed

 

 

9H00/20H00 : Stands tenus par les associations et les entreprises

Venez découvrir et échanger avec les associations locales et nationales, ainsi que les entreprises œuvrant au quotidien sur la réduction, la réutilisation, le recyclage.

 

 


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Source : www.bastamag.net

 


 

 

 

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