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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 20:59

 

Source : www.reporterre.net

 


Trémargat, le village des alternatives

Marie-Emmanuelle Grignon (Bretagne durable)

samedi 5 avril 2014

 

 

Dans les Côtes d’Armor, cette commune de 170 habitants multiplie les projets grâce à l’implication de ses habitants : chantiers communaux collectifs, assainissement par phytoépuration, création d’une épicerie locale…


En plein cœur du Kreiz-Breizh (Centre Bretagne), entouré de forêts, de champs, de collines et d’un chaos rocheux, se situe Trémargat, petit village de 170 habitants. Sur la place centrale, de rares voitures. Tout est calme, paisible – un peintre en profite pour immortaliser la petite église. Mais ne pas se fier aux apparences : ici, la commune et les habitants s’activent ! « Nous lançons un chantier de réfection du parking central », annonce le maire Eric Bréhin, la quarantaine, professeur de Sciences économiques et sociales au lycée, qui vient à notre rencontre. Le chantier n’est pas tout à fait comme les autres, puisqu’il s’agit de remplacer le goudron par du gazon et des arbres, et que « les habitants sont invités à participer à l’opération, lors de chantiers coopératifs qui ont lieu le samedi », précise l’élu. Une démarche d’implication des habitants qui ne date pas d’hier…

« Dans les années 70, la population déclinait et beaucoup de terres étaient à vendre. Des néo-ruraux sont venus s’installer, attirés par le faible prix des terrains et l’envie de monter des projets, souvent en lien avec l’agriculture », relate Eric Bréhin.
« Beaucoup souhaitaient développer un certain style de vie, qui s’apparentait déjà, à l’époque, à l’écologie. »

Les années ont passé, le nombre d’habitants s’est stabilisé, et la démarche s’est renforcée. « Aujourd’hui, parmi nos principales actions, on peut citer la mise en place d’un système d’assainissement communal à base de plantes, l’élaboration d’un Plan local d’urbanisme inscrit dans une démarche de développement durable, et plus récemment, le contrat passé avec Enercoop pour la fourniture d’électricité », détaille le maire. Toute l’électricité utilisée par les services municipaux est donc désormais d’origine renouvelable, et fournie par la coopérative – Trémargat est la première commune bretonne à se fournir chez Enercoop.

Ce n’est pas Nathalie qui dira le contraire. La jeune femme a lancé il y a deux ans, en complément de son activité de traiteur, le restaurant bio Coriandre. « Ici, tout le monde va de l’avant, dans le même sens »...


*Suite de l'article sur reporterre

 


Source : www.reporterre.net

 

 

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 17:43

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

Explicateur 03/04/2014 à 18h02
Vivre dans une yourte ou entre amis : nouveau mode d’emploi

 

Emilie Brouze | Journaliste Rue89

 

La loi Alur reconnaît enfin l’habitat alternatif. Chacun dans sa caravane ou à plusieurs dans une coopérative d’habitants, ceux qui ont choisi de vivre autrement sont enfin reconnus.

 

Sujet suggéré par un internaute

La loi pour l’Accès au logement et un urbanisme rénové (Alur), publiée le 26 mars au Journal officiel, concerne principalement le logement locatif.

 


La construction d’une yourte en Ardèche (2010) (MARCILHACY CYRIL/SIPA)

Le texte, porté par l’ancienne ministre de l’Egalité du territoire et du Logement, Cécile Duflot, contient aussi deux volets sur l’habitat alternatif, « extrêmement intéressants », selon le riverain qui a attiré notre attention sur ces morceaux de texte. Explications.

 

1 L’habitat participatif

Un immeuble à plusieurs

 

Madeleine et des amis ont co-construit un immeuble à Nantes, sorti de terre en 2010. Pour monter leur projet collectif, elle expliquait à Rue89 qu’ils avaient « picoré à droite à gauche », niveau droit : il n’existait pas alors de dispositif législatif adéquat.

Définition
« L’habitat participatif est une démarche citoyenne qui permet à des personnes physiques de s’associer, le cas échéant avec des personnes morales, afin de participer à la définition et à la conception de leurs logements et des espaces destinés à un usage commun [...]. »

Pierre-Yves Jan, co-président d’Eco habitat groupé, une composante du collectif « Coordin’action », a trouvé l’expression parfaite : avant la loi Alur, la majorité des expériences d’habitat participatif étaient dans « un cadre imprévu du droit ».

« Pas illégal ni clandestin. Mais quand on allait voir un notaire ou un banquier, c’était incompréhensible. »

Ce n’était pas l’idéal mais jusqu’alors, les habitants se regroupaient souvent en Société civile immobilière (SCI). Enfin une vraie reconnaissance : même si elle ne couvre pas tous les cas de figure, la loi Alur offre deux statuts juridiques possibles à l’habitat participatif :

  • la « coopérative d’habitants », qui existe déjà en Suisse ou au Québec. Les habitants, qui ont des parts sociales dans une coopérative, sont collectivement propriétaires de l’immeuble et paient un loyer à cette société pour leur logement. S’ils quittent la coopératives, ils peuvent revendre uniquement leurs parts, plafonnées selon l’indice de référence des loyers – ça permet d’éviter la spéculation et de favoriser l’accès aux plus modestes. A Villeurbanne (Rhône), le Village vertical fonctionne sur ce modèle.
  • La « société d’attribution et d’autopromotion » : les habitants sont quasi-propriétaires. Chacun achète un lot-logement et en obtient la jouissance durable – le lot-logement comprenant un lieu de vie privé et des espaces communs (une buanderie, une chambre d’amis, etc.). Ce fonctionnement permet d’éviter le statut de la copropriété et ses défauts : les parties communes finissant par être délaissées. Enfin, les nouveaux arrivants doivent adhérer au projet collectif.

Pierre-Yves Jan explique que la loi Alur introduit une chose importante :

« Ce ne sont pas des sociétés de construction mais d’habitation. »

Si des habitants pouvaient monter une SCI pour co-construire un immeuble, ce cadre ne permettait pas de préserver l’esprit de vie collectif :

« Souvent, les groupes étaient banalisés en copropriété et le projet s’estompait, au fur et à mesure des années. »

 

2 L’habitat mobile

Yourtes, tipis, caravanes...

 

Jusqu’à présent, un vide juridique entourait l’habitat mobile et démontable. En témoignaient sur Rue89 Renaud et Quentin qui vivent confortablement mais illégalement dans une caravane et un camion aménagé sur leur terrain de 500 m2.

Avec la loi Alur, l’habitat mobile bénéficie d’un cadre légal. Les terrains où seront autorisés yourtes et tipis pourront être indiqués sur les documents d’urbanisme (article 132 de la loi Alur).

Mais les associations interrogées sont dubitatives sur ses applications. Marie Laurent du Collectif Yourtes nature n’est pas très optimiste, d’autant que le remaniement du gouvernement et le départ de Cécile Duflot complexifie les choses. Que vont devenir les mesures qui ne sont pas encore entrées en vigueur ?

« Tel quel, le pouvoir est laissé aux municipalités »

Les associations sont suspendues au contenu du décret qui devrait découler du texte de loi. Car le permis d’aménager sera soumis à plusieurs conditions sur la « satisfaction des besoins en eau, assainissement et électricité des habitants ».

Marie Laurent espère que le décret contournera l’obligation de raccord aux réseaux publics – pour l’eau, beaucoup d’habitants utilisent des cuves ou de pompes avec des systèmes de filtres et ne souhaitent pas être raccordés au réseau. « Est-ce que ça va rendre illégales toutes nos installations ? », s’interroge-t-elle aussi.

Autre point noir : rien n’obligera une commune à définir sur son Plan local d’urbanisme (PLU) des terrains où pourront s’installer tentes et yourtes.

« Tel quel, le pouvoir est laissé aux municipalités et ça change peu de choses. Même si une municipalité ne pourra plus se retrancher, pour justifier un refus, derrière l’impossibilité de légaliser une installation de yourte. »

 

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 21:58

 

Source : matricien.org

 

Vandoncourt, un village auto-géré depuis 1971 : démocratie participative-délibérative & contrôle populaire

==> Dossier sur Vandoncourt de Cathy Firmin (pdf de 15 pages)

PROBLÉMATIQUE : Démocratie directe, pouvoir aux citoyens. Le 28.09.2010.

 

 

Banqueroutes frauduleuses, crise du climat, chômage, pollutions, exclusions… S’il est un sentiment largement partagé par la population dans son ensemble, c’est bien celui de l’impuissance généralisée du citoyen face aux grands problèmes de notre temps. La démocratie représentative a réussi ce tour de force de détourner le pouvoir de l’individu au profit d’assemblées et d’états sans pouvoirs et sans scrupules face aux diktats économiques de la pensée unique. Le comble du cynisme, ou du ridicule, est atteint, en plus, lorsqu’on le considère comme responsable de tous les maux, et qu’on lui enjoint de changer d’attitude pour sauver la planète : veillez à  bien fermer le robinet d’eau quand vous vous lavez les dents ! Pour les retraites, désolé, mais il n’y a pas d’autre solution ! Que faire, sinon baisser les bras dans ce désert politique ? Et pourtant…

VANDONCOURT, LE VILLAGE QUI ÉLÈVE LA VOIX

Le Jura, c’est comme le nord de la chanson, c’est d’abord un gros cœur, depuis longtemps. Ce haut lieu d’expérimentation sociale, qui a vu naître le théoricien anarchiste Proudhon et les coopératives ouvrières, a gardé, au fond de son âme, le goût de l’initiative et de l’innovation sociale. Souvenons nous de la lutte héroïque des LIP et des tentatives autogestionnaires. Pas très loin de Peugeot/Sochaux, niché à quelques centaines de mètres d’altitude, un village sans doute très peu différent de beaucoup de villages français, avec son église et sa mairie, Vandoncourt. Ce petit village du Doubs, pourtant, expérimente le pouvoir réel aux citoyens, la démocratie directe, depuis quarante ans, et ça marche !  Là se joue sans doute, à l’insu des protagonistes peut-être, une des plus formidables expérimentations d’avenir : la reprise en main du pouvoir global par la population, en un mot, la vraie démocratie. Petit cours d’utopie pratique.

Inspiré d’un système communautaire traditionnel

En 1970, « 68 » n’est pas très loin, et il va laisser un parfum libertaire qui va se répandre entre des habitants du cru, lassés de la somnolence municipale, et deux personnes, de retour de Madagascar,  et tombées amoureuses là-bas des célèbres « conseils des sages » sous les arbres à palabres. La rencontre entre une effusion qui va bouleverser la France pour longtemps et une pratique authentique millénaire va être détonante. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, dans un village aseptisé par manque de projets, un sondage est organisé, un programme élaboré, une liste déposée, un slogan diffusé : on est plus intelligents à plusieurs que seul ! La liste l’emporte. Elle se donne en plus une contrainte majeure : on fonctionne au consensus, pas à la majorité, comme à « Mada » ! Dame, les pauvres auraient-ils quelque chose à nous apprendre ?

Démocratie directe, autogestion et contrôle populaire

Une fois en place, la nouvelle équipe met en pratique les principes qui l’ont fait élire : information libre et transparente, aucun sujet tabou, commissions extra-municipales en place sur divers sujets (enfance, bâtiments, budget…) ouvertes à tous, réunions publiques mensuelles informant ceux qui ne peuvent se rendre aux réunions préparatoires, conseil des jeunes, des anciens, des associations ! Les structures démocratiques se multiplient, et provoquent une libération de l’expression. Le village devient un village sans maire, sans hiérarchie, autonome. Démocratie directe va de pair avec autogestion et  contrôle populaire… On essaie de donner à cette démocratie que l’on réinvente toute sa dimension émancipatrice.

Le consensus, garant de la cohésion

Cet engouement n’a pas empêché les difficultés et l’usure de s’installer. Au fil du temps, les habitants ont dû apprendre beaucoup de choses. En premier lieu, rendre leur système conforme à la législation. Ensuite peaufiner l’art d’administrer ensemble malgré les divergences, apprendre à exprimer et entendre des points de vues divergents… Tout cela les a conduits à avancer par consensus.

Exemples de questions traitées par les conseils populaires

Ainsi, Vandoncourt est la seule commune de France où les électeurs, français et étrangers, peuvent participer dès l’âge de 15 ans. Ensuite, le projet final chiffré est présenté au conseil municipal qui valide les décisions prises par les diverses  commissions, le tout dans les formes légales imposées par la loi. Quelques  exemples parmi d’autres : la commission du budget pose la problématique suivante, après avoir affiché tous les postes de dépenses : faut-il reporter certains travaux, ou augmenter les impôts ? Solution mitigée, on fait un peu des deux, après débat général. D’autres fois, des solutions sortent du cadre strictement marchand : pour la décoration du village, la mairie achète des fleurs, mais ce sont les habitants qui s’en occupent toute l’année. Les fontaines du village sont en mauvais état : on organise un chantier participatif avec les associations locales, voire internationales. Pour le POS, création de  collèges d’élus, d’agriculteurs, de propriétaires résidents… Des représentants sont désignés pour discuter avec les autres partenaires (DDE, services techniques de l’Etat…). Plus les avis divergent, plus le débat est riche. Un parmi les sujets qui ont le plus fâché : le remembrement ! Et une des solutions originales trouvées : s’échanger l’usage plutôt que la propriété.

ÉCOLOGIE SOCIALE

Vandoncourt n’est pas en reste en ce qui concerne l’un des problèmes majeurs de notre temps, l’écologie. C’est là que fut créé le premier tri sélectif des déchets il y a trente ans, c’est là que l’on commença à s’opposer à l’enrésinement, c’est là que l’on prit position très tôt dans les grandes luttes nationales (Larzac, canal Rhin-Rhône, fusées pluton, nucléaire…). Localement, un chauffage collectif des bâtiments communaux à base de bois déchiqueté a été installé, bois provenant de la forêt communale de 300 ha qui appartient au village, exemple typique de développement de circuits courts. Mairie, école, foyer, salles communales, distillerie de cidre, pompiers, bibliothèque, 5 logements collectifs et un atelier communal bénéficient ainsi de la chaufferie, et économisent non seulement les finances, mais aussi les énergies fossiles. Les tailles des arbres fruitiers resservent sur place sous forme de BRF, un verger pédagogique, un projet pour relier à pied ou en vélo plusieurs villages alentour, développement d’habitat léger… Il y a autant de projets que d’habitants. On peut recenser 20% des habitants qui participent ainsi activement à cet essai réussi de démocratie générale, et la moitié de la population qui fait partie des 28 associations qui préparent la vie communale. Qui dit mieux ?

Communication et formation des jeunes

L’avancée régulière des travaux est inscrite dans la « Damassine », publication trimestrielle, et relayée dans les deux publications locale et régionale. L’école participe activement à la mise en place des actions des commissions, offrant ainsi aux enfants, dès le primaire, les moyens de s’impliquer dans la vie démocratique de la commune ainsi qu’aux actions des associations… Nul doute, si l’on se projette dans le futur, que des citoyens ayant pratiqué une telle démocratie dès le plus jeune âge, dans des projets de développement locaux, ne puisse construire, dans la même logique, une société plus à même de répondre aux gigantesques défis qui nous attendent. Peut-être est ce là même la seule issue.

La loi est l’expression de la volonté du peuple

Dès lors qu’il y a débat et contrôle populaire, alors le circuit des décisions est neuf : on pèse, on argumente, on teste, mais on se laisse pas imposer les solutions d’ailleurs. La gestion populaire remet forcément en cause les paradigmes de la croissance et de la représentation obligée servis à longueur d’antenne par un questionnement permanent : est-il normal que l’eau de la piscine soit au même prix que celle de la cuisine ? Entre la gratuité des parkings ou celle de la cantine, que choisir ? Les structures de démocratie directe, par le fait même qu’elles prennent du temps, aident à construire une société différente où la décision n’est pas subie mais construite, en même temps qu’elles instaurent entre les participants l’attention, le respect, le dépassement du conflit. La Loi n’est-elle pas l’expression de la volonté générale, comme le stipule la déclaration des droits de l’homme et du citoyen (art VI), et ceux-ci n’ont-ils pas le droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentants, à sa formation ?

PERSPECTIVE JOYEUSE : vers une économie et une finance alternatives ?

Il existe en France plusieurs collectivités qui ont mis la démocratie directe à leur programme (Eourres (05), Grigny (69)…). De par le monde, on connait depuis longtemps aussi le budget participatif de Porto Alègre au Brésil. La commune de Marinaleda, en Espagne, est allée plus loin encore, en intervenant directement dans l’économie, installant une conserverie de légumes après avoir redistribué les 1 200 hectares d’un grand propriétaire terrien.

Alors, posons les vraies questions :

  • La démocratie communale, qui permet réellement aux citoyens d’exercer leur pouvoir, n’est-elle pas le meilleur moyen de dépasser l’impuissance caractérisée de nos sociétés ?
  • Ne pourrions nous imaginer, en France, 15 000 communes de 4 000 habitants, taille qui permet des assemblées générales (soit environ mille personnes, de quoi remplir un cinéma) de toute une population ?
  • Ne pourrions nous imaginer la fin des régions, communautés, départements, et un unique échelon territorial, la commune, disposant de tous les pouvoirs et financements (éducation, formation, routes, etc.) des divers échelons actuels ?
  • Ne pourrions nous imaginer la possibilité d’intervention des dites communes dans l’économie, dans la satisfaction des besoins exprimés par la population dans des assemblées générales régulières ?
  • Ne pourrions nous imaginer des banques municipales, où les habitants d’une même commune mettrait leur argent, qui pourrait servir directement sur le territoire de la commune, dotées ou pas de monnaies nouvelles et permettant une relocalisation de la production ?
  • Ne pourrions nous imaginer des coopératives communales pour sortir de la concurrence débile et mortifère ?

Utopisons plus loin encore : et si, pour les prochaines élections municipales, nous décidions, dans un premier temps, de créer 1 000 Vandoncourt, c’est à dire 1 000 communes autonomes fonctionnant en démocratie directe? Que chacun, ici et maintenant, chez lui, se dise :

  • oui, c’est possible,
  • oui, nous n’allons pas nous laisser imposer un enième supermarché,
  • oui, nous devons protéger nos terres agricoles,
  • oui nous devons lutter à notre niveau contre l’uniformatisation du monde,
  • oui nous devons régénérer la démocratie,
  • oui nous devons, nous pouvons reprendre le pouvoir, notre pouvoir, pas dans les stériles agitations médiatiques et politiques des partis, mais dans de vrais débats au sein de vraies assemblées, contradictoires, conflictuelles, mais qui toutes auraient comme fin l’amélioration immédiate du quotidien, le pouvoir de le faire, et l’anticipation de l’avenir.

Un tel saut démocratique ne porte t-il pas en germe, appliqué de partout, la véritable solution aux problèmes majeurs de notre temps, puisque, par définition, le peuple ne peut agir contre lui même ?  Car Vandoncourt nous oblige à nous poser cette autre question : pourquoi donner son pouvoir à des partis par essence ultra-minoritaires, plutôt que de s’en servir soi-même ? Alors, chiche, on renverse la vapeur ?

Joël Feydel

Un village sans maire – Retour au bons vieux temps – Une tribu à la Française ?

La démocratie participative est une forme de partage et d’exercice du pouvoir, fondée sur le renforcement de la participation des citoyens à la prise de décision politique. On parle également de « démocratie délibérative » pour mettre l’accent sur les différents processus permettant la participation du public à l’élaboration des décisions, pendant la phase de délibération.

Vandoncourt est une commune française située dans le département du Doubs et la région Franche-Comté. Ses habitants sont appelés les Damas. En 1971 le village est passé en démocratie participative. Le fonctionnement est de type autogestion.

La vie démocratique s’organise grâce à :

  • Un conseil de treize membres élus ;
  • Un conseil des jeunes ;
  • Un conseil des anciens ;
  • Un conseil des associations.

Les conseils se réunissent, au moins chaque mois, ce sont là soixante citoyens rassemblés.

Sept commissions sont mises en place (scolaire, budget, technique, développement économique, sociale, fêtes et cérémonies, environnement). Ce sont elles qui s’informent des besoins, qui élaborent les solutions pratiques et qui contrôlent les réalisations. Elles sont sous le contrôle des conseils. Ainsi la commission des finances est composée d’élus et de non-élus.

La révolution au village ou la démocratie participative au quotidien

Il était une fois un petit village bâti sur le flanc de la montagne jurassienne, entre quatre cents et six cents mètres d’altitude, à douze kilomètres seulement de Sochaux. Un vieux village de quelques six cents âmes, d’où les hommes partent pour travailler. D’où les hommes partent ailleurs… définitivement. Avec de moins en moins de jeunes. Ils quittent le village-dortoir, mais aussi le village-maison de retraite.

Le maire gérait en père de famille et tranche en autocrate

Comme des milliers d’autres villages de France, Vandoncourt somnole. L’imagination, c’est le moins qu’on puisse dire, n’est pas au pouvoir à Vandoncourt. Il y a un Conseil Municipal à Vandoncourt, comme dans toutes les communes de France. Les électeurs en entendent parler régulièrement, tous les six ans. Ils l’élisent même. Il défend, paraît-il, les intérêts communaux. C’est ce que les candidats proclament, dans leur profession de foi, la seule information qu’ils adressent à leur concitoyens… Tous les six ans. Le maire gère en père de famille et tranche en autocrate. Si conflit il y a, c’est lui qui décide ; le Conseil entérines tous les trimestres. Il sait déterminer seul, ou presque, ce qui est bon pour la population… et c’est qui ne l’est pas.

Un village au bord de l’extinction

A Vandoncourt, y a plus de dimanche, y a plus de bon pain, y a plus de village. Les villages de villageois, l’exode rural les a presque tous tués. L’école aussi se meurt. Les instituteurs ne veulent pas rester.

Créer une association pour ressusciter le village

C’est de là que part la révolte, en 1969. In extremis, les parents créent une association, veulent faire participer les élus à la rénovation du village. En commençant par l’école, que l’on voudrait sans mur, sans piège. Une vraie école du peuple. Une équipe d’animation apparaît, sous l’impulsion de quelques uns, de retour au pays, après des années passées en Afrique. Aide aux Tiers-Monde, Noël des enfants déshérités, soirées dédiées aux anciens, soirées des nations où les étrangers du village, Suisses, Arabes, Italiens et Espagnols présentent des danses et des histoires du pays. Des fêtes à la fois folkloriques, gastronomiques et antiracistes. Le village grouille tout à coup de vie, d’activité.

Et la municipalité, elle continuait à gérer, comme si rien ne se passait ? Qui plus est, cette renaissance irrite.

Puisqu’il en est ainsi, l’équipe d’animation décide de se présenter aux élections municipales de 1971. Un questionnaire est lancé. Destiné à une centaine de personnes choisies dans le village en fonction de leur appartenance à différentes communautés (hommes, femmes, jeunes, vieux, professions libérales, ouvriers, paysans…), il porte sur la vie du village, l’animation culturelle, la participation de la jeunesse à la prise de responsabilité, les liens des associations entre elles, l’administration du village et « notre avis sur l’avenir du village ». Sur Cent questionnaires distribués, il y a soixante-douze réponses. Celles-ci sont anonymes et la synthèse réalisée constitue un programme cohérent qui reste encore aujourd’hui la base de l’action municipale à Vandoncourt. Avec un nouveau slogan pour la campagne électorale: « Voter pour nos candidats, c’est voter pour vous ».

C’est ainsi qu’une équipe toute neuve entre à la Mairie, rapidement renforcée par les jeunes et par ceux qui animent les associations.

Un village sans maire

Démocratie, contrôle populaire, autogestion c’est désormais de cela qu’il s’agit à Vandoncourt. Pour l’équipe de départ, de vingt ans en moyenne plus jeune que la précédente, il s’agit bien de donner à la démocratie toute sa dimension. En associant les forces vives à la gestion. En développant la démocratie au quotidien. En multipliant les structures de concertation. En informant complètement et régulièrement. En limitant la délégation de pouvoir par une pratique permanente de la démocratie directe.

Pour retrouver l’identité d’une commune vivante et décentraliser les initiatives

Treize élus pour administrer, où plutôt pour animer la commune, c’est trop peu ! C’est même dérisoire, injuste et scandaleux. Le village a besoin de tous pour se régénérer, pour retenir et accueillir. Tous ? Impossible sans doute. Mais le plus grand nombre :

  • Pour donner au village sa propre vie.
  • Pour faire émerger les besoins.
  • Pour retrouver l’identité d’une commune vivante.
  • Pour décentraliser les initiatives.
  • Pour créer des canaux qui permettent à chacun de s’exprimer.
  • Pour informer. Pour imaginer…

Le conseil des conseils, sans vote, ni contrainte

Imaginer, imaginer. Les projets ne manquent pas à Vandoncourt. On ne parle plus de réunion du conseil municipal, mais de réunion des conseils. Un conseil de treize membres, bien sûr. Comme dans toute commune de cette taille. Mais il ne se réunit pas sans les trois autres conseils : Celui des jeunes, celui des anciens, celui des associations, un véritable petit parlement où sont représentés tous les groupes et clubs. Les conseils se réunissent, au moins chaque mois, ce sont là soixante citoyens rassemblés. Parfois, il se transforme en réunion publique, la mairie en forum. Sans vote, ni contrainte. Il s’agit de libérer au maximum l’expression. Pas de maire, pas de chef à Vandoncourt.

La transparence, pour éviter les luttes de pouvoir

Enfin, pour se préserver des luttes de pouvoir et autres magouilles « tue démocratie », ils ont inventé des garde-fous :

  • Plusieurs personnes détiennent et transmettent l’information,
  • toutes les critiques sont publiées,
  • les courriers reçus par le Maires ont accessibles à l’équipe municipale.

Résultat, la dynamique ne s’est pas arrêtée avec son initiateur : 40 ans et 2 maires plus tard, elle est toujours en vigueur : ça fait envie !

La commission des finances, pour des comptes transparents

Sept commissions sont mises en place (scolaire, budget, technique, développement économique, sociale, fêtes et cérémonies, environnement). Ce sont elles qui s’informent des besoins, qui élaborent les solutions pratiques, qui contrôlent les réalisations. Elles sont sous le contrôle des conseils. Ainsi la commission des finances, elle est composée d’élus et de non-élus. Elle publie dans le bulletin du village le budget et le compte administratif en expliquant et en commentant les chiffres. Au mois de novembre, la mairie organise des journées de discussion sur le budget. Tous les postes sont retranscrits sur des grandes feuilles accrochées au mur, dans différents points du village et dans le préau de l’école. On peut ainsi voir l’évolution des dépenses et des recettes, année par année. Les conseils, la commission des finances et la population peuvent ainsi confronter leurs idées.

Votes des mineurs et des étrangers, référendum et propositions de projets

Les électeurs, français et étrangers (que la loi française exclut de tout scrutin), peuvent voter dès l’âge de 15 ans pour élire les membres des conseils, pour s’exprimer sur telle affaire importante. Vandoncourt à ses référendums pour briser le cercle toujours trop étroit de la participation populaire. N’importe quel groupe, individu, association (il y en a une vingtaine) peut proposer un projet. Les conseils en apprécient l’urgence, les commissions – ouvertes – en étudient la mise en pratique. Pour définir ce fonctionnement local, aux antipodes des règlements préfectoraux et des structures légales, « un règlement intérieur » a été mis aux points les premiers temps, puis modifié à plusieurs reprises.

Toutes les sources documentaires sont libres d’accès, sauf cas sociaux et judiciaires

La démocratie directe s’est rapidement mise en place dans les structures. On délivre encore des fiches d’état-civil, on y reçoit toujours des demandes de renseignement, mais la marie est avant tout le centre de l’effervescence démocratique, le laboratoire des propositions et des analyses populaires. Un « café du commerce » parfois.

On entre dans la mairie, on accède librement à toutes les sources documentaires, on se sert comme chez soi. Sauf cas social ou judiciaire, le courrier est à la disposition de tous. Le matériel municipal n’a d’autre vocation que de servir la vie locale. Pas besoin de quérir une autorisation pour utiliser photocopieuse, téléphone locaux, panneaux municipaux. Il y a parfois encombrement, pléthore d’informations, télescopage de convocations. C’est la rançon d’un système qui pousse très loin la liberté d’expression. A Vandoncourt au moins, le vocable de maison commune n’est pas usurpé.

Tu as envie, tu veux… fais-le ! Le village t’aideras!

Ainsi naissent et se développent de multiples activités au village. A défaut de moyens financiers -le village n’est pas riche -On ne manque pas de compétences locales qui puissent répondre aux besoins. Encouragement à l’initiative, utilisation des compétences, bénévolat: C’est sur ce triptyque que s’appuie l’animation permanente du village. « L’animation c’est la politique! ». La politique ce n’est pas ce passage successif sur les tréteaux ou les écrans d’un certain nombre de professionnels patentés et homologués -par qui ? -mais la prise en charge de la vie quotidienne du plus grand nombre; vingt- cinq siècle après une définition de Périclès: la politique, gestion de la cité. Par tous, c’est à dire à l’inverse de ceux qui détiennent habituellement le monopole du gouvernement et de l’information, dévoyant ainsi la démocratie politique. « Gouverner, c’est faire croire », disait Machiavel. Mais au contraire, ANIMER c’est rendre, c’est redonner, c’est permettre, c’est critiquer, c’est devenir libre.

Un village pionnier des grandes luttes nationales

La majorité de la population de Vandoncourt pratique l’autogestion – ou plutôt un contrôle populaire sur la vie quotidienne – sans le savoir. Peut-être certains préféreraient-ils parler de démocratie, de fraternité, d’honnêteté ou de participation. Ou encore de liberté !

  • C’est à Vandoncourt que fut créé le premier tri sélectif des déchets. Il y a 30 ans !
  • C’est à Vandoncourt que l’on s’opposa à l’enrésinement. La population empêcha l’office national des forêts de planter dix hectares d’épicéas qui auraient détruit une partie de la flore.
  • C’est à Vandoncourt que l’on pris très tôt position dans les grandes luttes nationales (Larzac, canal Rhin-Rhône, fusées Pluton, nucléaire civil et militaire,…).

Réussite économique, écologique et sociale

Tout cela a permis de réaliser une émancipation économique du village dans le respect de l’environnement et du tissus social. Au fil du temps, l’intelligence collective a mis en place des infrastructures comme le chauffage bois collectif des bâtiments municipaux pour rationaliser les ressources de leur forêt. Cette année, ils ont inauguré le premier bâtiment municipal de France à ossature bois et remplissage paille capable d’héberger des ateliers municipaux de transformation, un pressoir et un musée. Un autre signe fort : l’exode des jeunes n’existe pas à Vandoncourt et les personnes en difficulté sont très rares parce que soutenues naturellement par la vie associative avant que les problèmes insolubles n’émergent.

La fin est contenue dans les moyens, comme l’arbre dans la semence

Contre le pouvoir centralisateur, paperassier, contrôleur de toutes les initiatives, gérant de la bonne norme contre toutes les déviances, la population de Vandoncourt répond à la manière de Gandhi: "La fin est contenue dans les moyens, comme l’arbre dans la semence" . On y souligne volontiers la nécessaire concordance entre les exigences de demain et le comportement d’aujourd’hui.

Ne rien changer : La position confortable des élus

Ailleurs, les élus dénoncent vaillamment un pouvoir qui les empêche de réaliser cette démocratie locale, cet apprentissage de l’autogestion qu’ils réclament dans les motions, les conseils, assemblées, assises, séminaires, forums, carrefours, meetings… Mais le pouvoir et la loi deviennent vite pour eux l’alibi qui autorise à ne rien changer, la diversion qui permet d’interdire aux groupes concernés de réfléchir collectivement à leur devenir.

Autonomie individuelle et collective pour reconstruire

A Vandoncourt, rarement la démocratie directe a été porté aussi loin. Mais à la différence de l’autre démocratie – formelle et déléguée -celle-ci est une lutte permanente contre l’autorité ; et plus encore contre le conditionnement de l’individu.

Des années après, beaucoup sont encore surpris du chemin parcouru, surpris de l’autonomie individuelle ou collective acquise, surpris de cette capacité à reconstruire parfois le quotidien.

Vandoncourt cherche, se cherche, existe… Avec la volonté de créer un devenir qui ne soit pas un simple prolongement ou une vague adaptation du présent, mais une rupture, un dépassement.

Gestion populaire et identité communautaire

Les prémices apparaissent d’une information, d’une gestion populaire, d’une identité et d’une communauté retrouvée, qui remettent en cause le modèle de croissance dominant, qui contestent, par le bas, les mécanismes de pouvoir et d’aliénation.

Les structures de démocratie directe, participative ne sont pas seulement le remède aux maladies de carences, aux esclavages nouveaux engendrés par notre société, mais l’un des moyens pour un autre type de société.

La réalisation concrète de nouvelles formes d’existence

En France, les structures de démocratie participative ont encore du mal, ne serait-ce que parce qu’elles progressent dans un environnement hostile (état centralisateur, notables, presse locale, mentalités d’assistés). La population de Vandoncourt essaient de conjuguer ce que notre société libérale ignore si profondément : La réalisation concrète de nouvelles formes d’existence avec ce que cela suppose de fureur de vivre, d’aptitude à un bien être qui ne soit pas seulement matériel et, par ailleurs, la possibilité de se réunir pour forger des outils, la capacité de prendre en charge son propre développement, de maîtriser sa propre évolution.

Lorsqu’on cherche les moyens d’un développement, on oublie trop souvent, même quand on affirme le contraire, que les masses populaires sont le seul moyen vraisemblable d’une évolution. Mais il faut alors admettre qu’elles doivent aussi être les seules bénéficiaires. Comment pourrait-on les mobiliser en vue de « leur » développement, si on hésite à leur donner des pouvoirs à la mesure de leurs responsabilités ?

La démocratie déléguée : l’état sans contrôle populaire

A la « démocratie déléguée », qui ôte toute initiative au peuple et n’assure en aucune façon un contrôle de celui-ci sur l’état, succéderait une démocratie directe, les populations exerçant eux-mêmes tous les pouvoirs qui le sont aujourd’hui – au demeurant fort mal – par un certain nombre d’institutions et de ministères.

Le départ d’une nouvelle civilisation

Le socialisme pourrait dès lors cesser d’être un but à atteindre dans un cadre plus ou moins socialisé, c’est à dire un idéal indéfiniment repoussé, un vœu pieux. Il pourrait être ce qu’il doit être : une méthode de gouvernement. C’est à cette condition qu’il permettrait la mise en forme d’un nouveau modèle de développement, le départ d’une nouvelle civilisation.

Un modèle exemplaire, un pilier de l’économie distributive

A son échelle, Vandoncourt et ses pareils, dans des villes et villages du Brésil, de l’Inde, d’Espagne et d’ailleurs, sont de petits laboratoires. Ils sont un espoir pour des lendemains qui chanteraient. Cette forme de gouvernance à déjà essaimé dans d’autres structures comme les Scop, certains CLD Comités Locaux de Développement de Pays, les « camps climat » et quelques autres rassemblements alternatifs de par le monde. Et chaque fois, des personnes venues de tous horizons réussissent l’impossible : décider, organiser et bâtir ensemble une nouvelle société plus juste. La démocratie participative directe étant à la fois un des principaux piliers de l’économie distributive, mais aussi le pilier le plus complexe à mettre en place, nous avons là plusieurs exemples réussis pouvant inspirer un modèle de transition vers une société distributive.

Jean Louis BATO.

Sources: – « A Vandoncourt, c’est tous les jours dimanche » de Christophe Wargny (1980) – Enquêtes à Vandoncourt ( 1979)

- L’Echo de notre village (association pour l’information des habitants de Vandoncourt)

Critiques du système Vandoncourt

Le maire garde tout de même le pouvoir exécutif

Vandoncourt semble être l’exemple de gouvernance participative la plus élevée et, depuis 40 ans, ses 820 habitants continuent l’expérience avec succès. Ainsi, les citoyens sous la bienveillance de leurs Maires et Conseillers municipaux, décident et gèrent leur commune dans le respect de la Constitution française. Les compétences de la Mairie sont réparties en 8 commissions extra municipales comptant chacune une douzaine d’inscrits.

Les délégués populaires n’ont qu’une fonction consultative

Ils se réunissent une fois par mois pour faire avancer les dossiers et accueillent, à titre consultatif, les référents du Conseil municipal, des personnes âgées, des Jeunes et des Associations qui sont également là pour relayer l’information et faire remonter les besoins de la population. A l’issue de chaque réunion, les Conseillers municipaux informent le Maire des décisions prises pour qu’il les entérine.

Pourquoi le concept ne s’est pas exporté efficacement ?

Mais puisque la commune se développe harmonieusement et que les Damas font des envieux dans les environs, pourquoi les 28 autres villages de la Communauté d’agglomération n’ont-ils pas adopté ce mode de gouvernance ? C’est pas faute d’avoir essayé pour certains !… mais sans réussir à garder la dynamique plus d’un mandat électoral. A Vandoncourt, on vous dira que c’est sans doute parce que leur taille n’était pas idéale, ou qu’ils n’ont pas réussi à trouver comment gouverner ensemble, ou encore que le contexte porteur dont ils ont bénéficié n’y était pas, ne leur permettant pas de dépasser les difficultés qui sont bien réelles…

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 21:46

 

 

Source :  Objecteur de Croissance Auvergne

"Ceux qui prêchent la croissance de la consommation, dans les pays où les besoins vitaux sont déjà plus que satisfaits, sont aussi néfastes que les dealers répandant leurs drogues." Albert Jacquard - 1925-2013 - Le compte à rebours a-t-il commencé ? - 2009 CONVERGENCE DES ALTERNATIVES https://www.facebook.com/notes/olivier-naulleau/convergence-des-alternatives/10151478800641796 Lancement De La (R)Évolution Des Colibris http://www.colibris-lemouvement.org/revolution/le-plan-des-colibris/le-plan-democratie http://manager.mailingplus.net/newsl_view.php?data=b32-qofdn3g7002ap41erpn0c48j3rj0v5m59g9qju0 http://www.lesamanins.com/ Permaculture Et Autoconstruction Écologique -agroécologie, agroforesterie, permaculture http://www.youtube.com/playlist?list=PL7758117A7A76ECFC -La permaculture, l'art de vivre avec la nature (arte) http://www.youtube.com/watch?v=2nvF4RQaG24 -Solutions locales pour un désordre global http://www.youtube.com/watch?v=F2EGzAbkHkQ -Permaculture foret comestible... https://www.youtube.com/watch?v=P831hBMJB_w -Permaculture en Europe... http://www.youtube.com/watch?v=PzGmk_5JANI&feature=youtu.be http://libereterrevideo.over-blog.com/article-documentaire-permaculture-en-europe-45128637.html -Vivre en autonomie, produire son électricité,son chauffage et gérer l'eau:une réalité. http://www.les-cabanes.com/autonomie.html http://yurtao.canalblog.com/ -Bâtir en bottes de paille http://www.youtube.com/watch?v=th4NYjUczuw -La permaculture, conversion radicale du regard http://www.youtube.com/watch?v=ZjOqsbKzrgA http://vivrecru.org/ -Plantes médicinales : prendre soin de vous tout naturellement ! http://www.web-libre.org/dossiers/plantes-medicinales_162/ -Liste des fleurs comestibles http://gato-azul.blogspot.fr/2007/06/liste-de-fleurs-comestibles.html -Association de légumes au jardin potager bio http://nopanic.fr/association-legumes-au-jardin-potager-bio/ -Le mouvement de l’agriculture bio-dynamique http://www.bio-dynamie.org/ Simplicité Volontaire Et Décroissance http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=TJjOa_nucq0 http://www.youtube.com/watch?v=gOGfqn8e9W4 https://www.facebook.com/Oliviernaulleau1 http://www.reporterre.net/spip.php?article5580 (Après le pic de pollution, gardons les transports gratuits) http://pourdestransportsgratuits.wesign.it/fr (signons: pollution, nous voulons des transports gratuits toute l'année) Manifeste Pour Une Dotation Inconditionnelle d'Autonomie http://www.projet-decroissance.net/?page_id=241 https://www.facebook.com/Oliviernaulleau1 Du Pouvoir D'achat Au Pouvoir d’Être http://www.youtube.com/watch?list=PL4rSqJ6eK0Wxdg4Pv0JS1sGqx-z7L43P2&v=VPBGbzzfsd8 http://creations-revenudebase.org/documentaire/synopsis-du-film/ http://www.fudoeditions.info/content/la-monnaie-du-pouvoir-dachat-au-pouvoir-detre https://www.youtube.com/watch?v=syAkdb_TDyo&app=desktop ( Gros raccourci sur la décroissance. " Oubli " de rappeler que, contrairement à ce que dit Frédérique Lordon, un pays comme l'Islande n'a pas remboursé les banques privées du pays et cela n'a pas créé de chaos social, bien au contraire. Amalgame des personnages publics censurés par les médias... Mais cette vidéo est intéressante par cette description du lien directe entre la création monétaire et la dette d'un côté (rien de nouveau donc) et une vraie démocratie et l'oligarchie actuelle de l'autre. ) Pour Une Réelle Démocratie (avec Cornelius Castoriadis, Jacques Rancière, David Van Reybrouck, Francis Dupuis-Déri, les colibris, Etienne Chouard et les indignés, David Van Reybrouck...) http://www.youtube.com/watch?v=wD7-1T3LbrE http://www.youtube.com/watch?v=KVW5ogGDlts http://www.colibris-lemouvement.org/revolution/le-plan-des-colibris/le-plan-democratie https://docs.google.com/file/d/0B5EczIib4inNc1d5Ukt6LXJZOEE/edit?pli=1 https://secure.avaaz.org/fr/petition/au_gouvernement_un_gouvernement_citoyen/?fbss http://www.dailymotion.com/video/x17844q_david-van-reybrouck-la-democratie-fonctionnerait-mieux-avec-des-citoyens-tires-au-sort_news http://bibliobs.nouvelobs.com/tranches-de-campagne/20120418.OBS6504/jacques-ranciere-l-election-ce-n-est-pas-la-democratie.html http://www.franceinter.fr/emission-la-bas-si-jy-suis-se-reposer-ou-etre-libre ( A partir de 15 min ) Entretien de 1996 avec Cornelius Castoriadis,sur "la montée de l'insignifiance". Économiste, philosophe,psychanalyste, celui que son ami Edgar Morin qualifiait d' "énorme, hors norme" s'exprime ici très simplement, très clairement, à l'attention du grand public. Rarement un intellectuel aussi multiple et aussi profond aura réussi à exprimer notre devenir en s'appuyant sur les grands courants de la pensée émancipatrice et démocratique. http://rue89.nouvelobs.com/2014/03/29/a-saillans-les-1-199-habitants-ont-tous-ete-elus-premier-tour-251062 http://www.informaction.info/29032014-1218-Vers-la-vraie-démocratie-Partie-1-La-Constitution-positivons-projet-de-société-gouvernance-réflexion-personnelle Vous Êtes l’Évolution ! http://www.youtube.com/watch?v=2ke8RXvtHMw film La Belle Verte http://www.youtube.com/watch?v=zQj5AXdO2CM film L'An 01 http://www.youtube.com/watch?v=2ULUl07v8oA

 

"Ceux qui prêchent la croissance de la consommation, dans les pays où les besoins vitaux sont déjà plus que satisfaits, sont aussi néfastes que les dealers répandant leurs drogues."
Albert Jacquard - 1925-2013 - Le compte à rebours a-t-il commencé ? - 2009


CONVERGENCE DES ALTERNATIVES
https://www.facebook.com/notes/olivier-naulleau/convergence-des-alternatives/10151478800641796

Lancement De La (R)Évolution Des Colibris
http://www.colibris-lemouvement.org/revolution/le-plan-des-colibris/le-plan-democratie
http://manager.mailingplus.net/newsl_view.php?data=b32-qofdn3g7002ap41erpn0c48j3rj0v5m59g9qju0
http://www.lesamanins.com/

Permaculture Et Autoconstruction Écologique

-agroécologie, agroforesterie, permaculture
http://www.youtube.com/playlist?list=PL7758117A7A76ECFC
-La permaculture, l'art de vivre avec la nature (arte)
http://www.youtube.com/watch?v=2nvF4RQaG24
-Solutions locales pour un désordre global
http://www.youtube.com/watch?v=F2EGzAbkHkQ
-Permaculture foret comestible...
https://www.youtube.com/watch?v=P831hBMJB_w
-Permaculture en Europe...
http://www.youtube.com/watch?v=PzGmk_5JANI&feature=youtu.be
http://libereterrevideo.over-blog.com/article-documentaire-permaculture-en-europe-45128637.html
-Vivre en autonomie, produire son électricité,son chauffage et gérer l'eau:une réalité.
http://www.les-cabanes.com/autonomie.html
http://yurtao.canalblog.com/
-Bâtir en bottes de paille
http://www.youtube.com/watch?v=th4NYjUczuw
-La permaculture, conversion radicale du regard
http://www.youtube.com/watch?v=ZjOqsbKzrgA
http://vivrecru.org
-Plantes médicinales : prendre soin de vous tout naturellement !
http://www.web-libre.org/dossiers/plantes-medicinales_162/
-Liste des fleurs comestibles
http://gato-azul.blogspot.fr/2007/06/liste-de-fleurs-comestibles.html
-Association de légumes au jardin potager bio
http://nopanic.fr/association-legumes-au-jardin-potager-bio/
-Le mouvement de l’agriculture bio-dynamique
http://www.bio-dynamie.org/

Simplicité Volontaire Et Décroissance

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=TJjOa_nucq0

http://www.youtube.com/watch?v=gOGfqn8e9W4

https://www.facebook.com/Oliviernaulleau1

http://www.reporterre.net/spip.php?article5580 (Après le pic de pollution, gardons les transports gratuits)

http://pourdestransportsgratuits.wesign.it/fr (signons: pollution, nous voulons des transports gratuits toute l'année)

Manifeste Pour Une Dotation Inconditionnelle d'Autonomie

http://www.projet-decroissance.net/?page_id=241

https://www.facebook.com/Oliviernaulleau1

Du Pouvoir D'achat Au Pouvoir d’Être
http://www.youtube.com/watch?list=PL4rSqJ6eK0Wxdg4Pv0JS1sGqx-z7L43P2&v=VPBGbzzfsd8
http://creations-revenudebase.org/documentaire/synopsis-du-film/

http://www.fudoeditions.info/content/la-monnaie-du-pouvoir-dachat-au-pouvoir-detre

https://www.youtube.com/watch?v=syAkdb_TDyo&app=desktop ( Gros raccourci sur la décroissance. " Oubli " de rappeler que, contrairement à ce que dit Frédérique Lordon, un pays comme l'Islande n'a pas remboursé les banques privées du pays et cela n'a pas créé de chaos social, bien au contraire. Amalgame des personnages publics censurés par les médias... Mais cette vidéo est intéressante par cette description du lien directe entre la création monétaire et la dette d'un côté (rien de nouveau donc) et une vraie démocratie et l'oligarchie actuelle de l'autre. )

Pour Une Réelle Démocratie (avec Cornelius Castoriadis, Jacques Rancière, David Van Reybrouck, Francis Dupuis-Déri, les colibris, Etienne Chouard et les indignés, David Van Reybrouck...)

http://www.youtube.com/watch?v=wD7-1T3LbrE

http://www.youtube.com/watch?v=KVW5ogGDlts

http://www.colibris-lemouvement.org/revolution/le-plan-des-colibris/le-plan-democratie

https://docs.google.com/file/d/0B5EczIib4inNc1d5Ukt6LXJZOEE/edit?pli=1

https://secure.avaaz.org/fr/petition/au_gouvernement_un_gouvernement_citoyen/?fbss

http://www.dailymotion.com/video/x17844q_david-van-reybrouck-la-democratie-fonctionnerait-mieux-avec-des-citoyens-tires-au-sort_news

http://bibliobs.nouvelobs.com/tranches-de-campagne/20120418.OBS6504/jacques-ranciere-l-election-ce-n-est-pas-la-democratie.html

http://www.franceinter.fr/emission-la-bas-si-jy-suis-se-reposer-ou-etre-libre ( A partir de 15 min )
Entretien de 1996 avec Cornelius Castoriadis,sur "la montée de l'insignifiance". Économiste, philosophe,psychanalyste, celui que son ami Edgar Morin qualifiait d' "énorme, hors norme" s'exprime ici très simplement, très clairement, à l'attention du grand public. Rarement un intellectuel aussi multiple et aussi profond aura réussi à exprimer notre devenir en s'appuyant sur les grands courants de la pensée émancipatrice et démocratique.

http://rue89.nouvelobs.com/2014/03/29/a-saillans-les-1-199-habitants-ont-tous-ete-elus-premier-tour-251062

http://www.informaction.info/29032014-1218-Vers-la-vraie-démocratie-Partie-1-La-Constitution-positivons-projet-de-société-gouvernance-réflexion-personnelle

Vous Êtes l’Évolution !

http://www.youtube.com/watch?v=2ke8RXvtHMw

film La Belle Verte

http://www.youtube.com/watch?v=zQj5AXdO2CM

film L'An 01

http://www.youtube.com/watch?v=2ULUl07v8oA

 

 

Source :  Objecteur de Croissance Auvergne

 

 

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 20:00

 

 

Source : www.reporterre.net

 

Alternatives

Ces villages gèrent une microcentrale électrique avec une coopérative

Nicolas Bérard (L’Âge de Faire)

mardi 1er avril 2014

 

 

 

Les villages de Guillestre et Ceillac, dans les Hautes-Alpes, exploitent depuis 1998 une microcentrale électrique. Le syndicat intercommunal est désormais l’un des plus gros fournisseurs d’Enercoop.


Les communes de Guillestre et de Ceillac, petits villages des Hautes-Alpes situés au cœur du parc naturel du Queyras, affichent fièrement trois mille habitants à elles deux. Dans les années 90, le maire de Guillestre de l’époque, Louis Abrard, émet l’idée de profiter du torrent du Cristillan pour construire une microcentrale et produire de l’électricité. Le projet voit le jour en 1998, lorsque les deux communes se regroupent au sein d’un syndicat intercommunal, le Sivu.

« Ça rapportait un peu d’argent à nos communes », explique tout simplement Bernard Leterrier, l’actuel maire de Guillestre (EELV) et président du Sivu. La production n’est pas négligeable : 10 GWh/an (gigawatts-heure par an), soit l’équivalent de la consommation de trois mille sept cents foyers hors chauffage et eau chaude électrique. Afin de ne pas mettre en péril la vie du torrent, des « débits réservés » sont prévus : il s’agit de laisser passer une certaine quantité d’eau afin de permettre aux poissons de survivre.

Depuis, le temps a passé, la petite centrale a toujours bien fonctionné, et le marché de l’électricité a été ouvert à la concurrence au milieu des années 2000. Après avoir prolongé sa collaboration avec l’opérateur historique, le Sivu a lancé un nouvel appel à manifestation d’intérêt en fin d’année dernière, alors que son contrat le liant à EDF arrivait à échéance. Plusieurs prestataires se sont montrés intéressés, et c’est finalement la coopérative Enercoop qui a été retenue pour les trois prochaines années.

« Un choix politique »

Au sein du Sivu, et pour diverses raisons, ce choix ne faisait pas forcément l’unanimité. Bernard Leterrier, lui, a rapidement « été séduit par le projet d’Enercoop ». « Je ne le cache pas, c’est un choix politique, explique le maire écologiste. Je trouve qu’il est important de promouvoir et d’encourager une énergie qui ne soit pas issue du nucléaire. Et puis nous nous trouvons au cœur du parc naturel du Queyras, et la charte de ce parc précise que nous devons nous orienter vers tout ce qui est renouvelable. »

Le choix était pour lui d’autant plus naturel que les prix de rachat proposés par Enercoop étaient légèrement plus élevés que ceux proposés par EDF. « Notre atout, c’est que nous pouvons compter sur environ 18 000 consommateurs qui, par militantisme, sont prêts à payer un peu plus cher leur électricité pour avoir une énergie propre », explique Jérôme Lelong, d’Enercoop Paca.

Restait encore le problème des garanties : signer un accord avec EDF est toujours plus rassurant que de le faire avec un nouveau venu… « Il a fallu que nous montrions que nous étions sérieux, et que nous avions, nous aussi, de réelles garanties », détaille Jérôme Lelong.

Six coopératives régionales...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 


 

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 20:48

 

Source : alternatiba.eu

 

10, 100, 1000 villages des alternatives Alternatiba

 

Si vous souhaitez vous lancer dans l’organisation d’un Alternatiba, voici quelques informations utiles

Les ressources :

  • un kit méthodologique « Comment et pourquoi créer un Alternatiba dans sa ville, son territoire ou son canton » avec toutes les explications de la méthodologie utilisée à Bayonne
  • l’appel à créer 10,100,1000 Alternatiba traduit en 23 langues que vous pouvez diffuser à volonté
  • une médiathèque contenant des exemples d’affiches, d’autocollants, de flyers, de bandeaux web, de photos afin de commencer votre communication.
  • Même si votre Alternatiba n’est pas encore très défini, il est important de lister tous les projets afin de donner envie à d’autres personnes soit de vous rejoindre soit d’en créer un chez elles, ainsi que pour montrer l’ampleur de la dynamique Alternatiba en France et en Europe.

Contactez-nous afin d’être ajouté à la coordination des Alternatiba et d’intégrer votre événement sur la carte. Demandez la création de votre espace dans le site pour héberger toutes vos informations sur l’Alternatiba que vous préparez. Cet espace sera prêt à l’emploi et vous pourrez l’alimenter et le modifier comme bon vous semble.

 

 

 

 

Source : alternatiba.eu

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 16:52

 

 

Source : www.reporterre.net

 

Alternatives

Vergers Urbains plante des arbres fruitiers dans le bitume parisien

Quartiers en Transition

mardi 25 mars 2014

 

 

 

"Ça sent bon la terre !" Nous ne sommes pourtant pas au cœur de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes mais en plein milieu du 18ème arrondissement. Ici, le bitume règne en maitre, la nature se fraye difficilement un chemin… Pourtant, des irréductibles jardiniers partent à la reconquête du béton.


A l’angle des rues Pajol et Philippe de Girard, Vergers Urbains s’installe et change le visage du quartier.

Ce collectif, né il y a quelques mois, a eu l’idée farfelue de réintroduire de arbres fruitiers en ville. Des pommes et des poires sur nos trottoirs parisiens, vous n’y pensez pas ! Le quidam va glisser dessus, il va même monter aux arbres pour voler le fruit défendu et par-dessus le marché, les fruits par terre, c’est sale…

Mais voilà, petit à petit, ces doux rêveurs urbains ont réussi à semer leurs graines… Et en s’installant dans le nord parisien, Toit et Joie, le bailleur social qui les héberge, a accepté au passage qu’ils aménagent la petite placette jouxtant leur local.

Bientôt des festins de fraises des bois

En s ‘associant à l’ADCLJC, une association travaillant en direction des jeunes et des familles des quartiers de Paris et proposant des chantiers d’insertion, Vergers Urbains a décidé de créer un petit verger dans cet univers ultra minéral.

Résultat, ce mardi 18 mars, neuf mètres cubes de terre végétale débarquent en fin de matinée et la fine équipe se met au travail.

 

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 


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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 19:59

 

Source : weare.dyndns.biz/voyageurs.en-transition.fr

 

 

Une auberge à participation libre pour tous les voyageurs… ça existe !

 

SideWays - Ruedamondos

 

Tous les voyageurs au long cours ont rêvé un jour de pouvoir passer une nuit comme à la maison, sans aucune pression et sans avoir à dépenser d’argent. L’association AMA le propose avec son projet Ruedamondos.

AMA (Association pour l’environnement et contre le changement climatique), c’est avant tout une association écologiste militante. Afin de promouvoir l’usage du vélo, ils ont ouvert une auberge d’étape sur la route de la plus grande voie verte d’Espagne “Ojos Negros” (à 80 km de Valence). Tout le nécessaire est à disposition : chambres, cuisine, douche, salon, jardin, terrasse, atelier de réparation de vélo et même une salle “multi-usages” pour organiser des ateliers, projections, réunions ou tout autre évènement.

 

SideWays - Ruedamondos

 

Un simple mail, et il est possible à tout un chacun de venir passer une ou plusieurs nuits dans l’auberge. Tout est organisé selon les principes fondamentaux de l’association : hospitalité, durabilité, autogestion et collaboration. Une boite à dons est installée dans la cuisine pour participer aux frais de fonctionnement du projet.

 

 

La gestion et l’entretien des lieux sont effectués en commun. L’auberge étant louée, le loyer est financé par les cotisations des membres (10€ par mois) et la participation libre des personnes qui y passent une nuit. Et cela fonctionne, le réseau était bénéficiaire en 2013 !

De fait, les usagers du lieu sont essentiellement des militants écologistes qui passent le week-end sur leur vélo ou bien des associations militantes qui y organisent des événements. Pour les voyageurs de passage, cette auberge est d’autant plus “riche” qu’elle permet de rencontrer des militants locaux !


SideWays - Ruedamondos

 

Au final, l’association AMA a utilisé une passion commune à tous ses membres, le vélo, pour proposer un service utile, qui renforce les liens entre les membres et les militants de passage. Rêvons que toutes associations militantes fassent de même et que la planète soit parsemée d’auberges libres et autogérées qui favoriseraient les rencontres !

En attendant, Ruedamondos ouvrira prochainement de nouvelles auberges en Espagne, toujours sur les voies vertes, les anciennes voies de chemin de fer utilisées pour le transport du charbon, qui ont été aménagées pour les cyclo-randonneurs. Un second lieu en fait déjà parti. Il s’agit d’un refuge de montagne que l’un des membre de l’association a mis à disposition.

Toutes les informations sur : http://ruedamundos.wordpress.com/

 

Source : weare.dyndns.biz/voyageurs.en-transition.fr

 

 

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 18:52

 

Source : lesincroyablesalaune.wordpress.com

 

La tendance des villes autosuffisantes

ville-autosuffisante

Enquête sur un véritable phénomène de société : "La tendance des villes autosuffisantes" par le site du développement durable et de la nouvelle consommation consoGloble. Dernièrement, on note une envie croissante de la population à consommer local, à privilégier les circuits courts et à s’approvisionner en réduisant les distances. Dans son sillage, émerge une volonté – utopique ? – de développer des villes autosuffisantes.  Alors, est-il vraiment possible pour une ville d’être auto-suffisante, voire en autarcie ? N’est-il pas vain de croire que l’on peut y arriver ? Enquête sur ces villes qui tendent vers l’autosuffisance.

L’autosuffisance, c’est quoi ?

La ville de Todmorden a pour objectif depuis 2008 de parvenir à l’autonomie alimentaire d’ici à 2018. Pour aider ses habitants durement touchés par la crise économique, elle fait cultiver toutes les parcelles de terre disponible. C’est de là qu’est née le mouvement des Incroyables Comestibles qui visent à l’autosuffisance.

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Le terme revêt plusieurs aspects qu’il paraît important de détailler. Car être autosuffisant ne concerne pas seulement l’alimentaire, comme on a parfois coutume de le penser. La notion d’autosuffisance fait partie des concepts géopolitiques et géostratégiques qui s’opposent à la globalisation ou à la mondialisation des marchés commerciaux de l’approche dite «libérale» de spécialisation de chacun sur le métier qu’il maîtrise le mieux.

Elle distingue les grandes approches économiques du point de vue de la dépendance – indépendance vis à vis des ressources vitales ou jugées stratégiques pour les individus ou la collectivité. L’autosuffisance doit intervenir sur plusieurs niveaux.

Autosuffisance énergétique

L’«indépendance énergétique», elle, est obtenue en associant les économies d’énergie et l’efficience énergétique aux énergies renouvelables, propres et sûres (éolien, solaire, géothermie etc.).

Selon l’Insee, le taux d’indépendance énergétique est le résultat du rapport entre la production nationale d’énergies primaires (charbon, pétrole, gaz naturel, nucléaire, hydraulique, énergies renouvelables) et la consommation en énergie primaire, sur une année donnée. Il était en 2010 de 51.2 % pour la France en 2010 selon les calculs de l’Insee.

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Autosuffisance alimentaire

C’est la possibilité pour un pays de subvenir aux besoins alimentaires de son peuple par sa seule et propre production. Celle-ci s’obtient notamment en privilégiant les filières courtes de production ainsi que les filières locales.

Autosuffisance financière

Être auto-suffisant au niveau financier implique d’éviter la dépendance aux emprunts extérieurs. Il est possible dans ce cas, de s’appuyer sur la micro-finance.

Autosuffisance médicale

Par exemple, en ce qui concerne les vaccins, les médicaments disponibles contre une pandémie ou les moyens chirurgicaux.

Autosuffisance en matière de défense

Cela implique de ne plus importer en matière d’armement et de pouvoir assurer la défense de son pays, avec les moyens de production assis sur le territoire. L’autosuffisance est également exprimée en philosophie comme un idéal d’indépendance « spirituelle » ou « morale ». C’est d’ailleurs un enseignement que dispensait Diogène de Sinope dans le cadre du mouvement cynique.

Indépendance et développement soutenable

Certains, comme Hermann Scheer, député allemand, prix Nobel alternatif de 1999, considèrent l’autosuffisance (au moins concernant les ressources vitales) comme un des éléments nécessaires au développement soutenable et à la paix.

Selon lui, cela évite les conflits pour l’accès aux ressources difficilement ou coûteusement renouvelables (tel que le bois par exemple) ou le règlement de la dette des pays pauvres. A noter que l’autosuffisance n’exclut pas les échanges dans les domaines de la culture, de la communication, de la coopération ou encore de la gestion collaborative de ressources partagées.

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L’autosuffisance de villes nourricières

Être autosuffisant permet de réduire l’empreinte énergétique, d’une part, en privilégiant des énergies renouvelables et d’autre part, de limiter l’impact écologique, en limitant voire stoppant les exportations (transport aérien, bateau etc.). Cela implique une réduction de la pollution et une limitation des émissions de gaz à effet de serre. Et par conséquent, une bonne mesure pour lutter contre le réchauffement climatique. Aujourd’hui, l’accent est mis prioritairement sur l’autosuffisance alimentaire.

Nourrir les villes, un enjeu majeur d’ici 2050

Le défi est de taille : il faut doubler la production alimentaire mondiale d’ici à 2050 pour nourrir 9 milliards d’humains. Or, face à une démographie croissance d’une planète qui est en majorité urbaine, la question de l’approvisionnement en nourriture préoccupe les métropoles. En France, il y aura 10 millions d’habitants à nourrir en plus.

C’est pourquoi des études prospectives ont été menées à Rennes et Paris pour évaluer le potentiel de ces villes potentiellement «nourricières». Toulouse est une des premières villes à avoir introduit le concept de la ville nourricière. À Toulouse, l’une des premières villes a vouloir concrétiser l’idée de culture urbaine, le  collectif Toulouse en transition expérimente la culture artificielle en toit.

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Rennes, ville autosuffisance ?

D’après l’étude menée en 2010 par les étudiants d’AgroCampus Ouest, la moitié des habitants Rennais seraient intéressée pour participer à la production locale de leur alimentation. Les étudiants ont donc questionné le niveau de la production (plus économe, écologique, mobilisant plus d’espaces verts disponibles) et le niveau de la consommation (moins carnée, moins gaspilleuse) pour tendre vers l’autonomie.

Résultat : les terres de Rennes Métropole permettraient de couvrir près de 40% des besoins. Augmenter les surfaces des jardins privés et publics (de 15 à 40%), des forêts (cultivées à 30%) et des espaces verts urbains (utilisés à 46%) permettrait de « produire cinq fois la demande en fruits et légumes ».

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L’écopastoralisme ou écopâturage qui fait son retour dans les grandes villes. Pour Paris, une volonté d’autosuffisance impliquerait le retour de l’élevage en Ile-de-France d’ici à 2030. Ceci dans le but de retrouver une complémentarité entre culture et élevage. A noter que ces changements n’engendreraient pas forcément une chute de productivité, selon une étude parue fin 2011. « Par contre, cela implique une modification du régime alimentaire : les protéines végétales doivent se substituer pour moitié aux protéines animales« , souligne le Gilles Billen, directeur de recherche au CNRS.

Des projets innovants pour développer l’agriculture urbaine

De nombreux projets émergent aux États-Unis, au Canada, au Japon ou encore en Chine. Des fermes urbaines verticales ou mobiles sont ainsi développées. En quoi cela consiste ? Ces fermes, plantées à l’intérieur des villes, présenteraient la possibilité de mettre en place une filière intégrée.

  • En Espagne, les habitants de la ville de Vitoria-Gasteiz, dans le pays basque espagnol, ont tous accès à un  jardin public dans un rayon de 300 mètres et ils peuvent cultiver leurs légumes sur 210 parcelles bio.
  • À Münich, un projet de 2009, Agropolis, vise l’approvisionnement alimentaire de la capitale bavaroise ; cela comprend la production, le traitement, le transport en tram et la vente de fruits et légumes. Ces cultures ont même vocation à s’implanter sur les terrains du futur quartier Munich-Freiham : toutes les parcelles libérées par les travaux peuvent être cultivées par les habitants.
  • À Totnes, officiellement « ville en transition » en Angleterre, tout est fait pour transformer l’économie de la ville : sur le plan alimentaire, un programme de plantation de noyers et d’oléagineux a été lancé afin de nourrir les habitants et fournir les industriels.
  •  À Paris, les toits végétalisés se multiplient, comme celui de 7.000 m2 à Beaugrenelle. Le projet Vergers Urbains veut essaimer les arbres fruitiers dans la ville. Paris compte déjà plus de 80 jardins communautaires.

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Cultures hydroponiques en pleine ville

C’est la possibilité de développer des cultures hydroponiques, des cultures sans terre en mode ultra-urbain qui enflamme les imaginations et donne naissance à de nombreux projets. Après New-York qui installe des fermes sur des toits, l’Asie et notamment Singapour montrent la voie de cultures urbaines.

À chaque étage des bâtiments, une étape de la production alimentaire serait représentée. Des fermes qui permettent donc une production de A à Z. Et la France n’est pas en reste. En 2005, l’agence d’architecte SOA, lance le concept de « tour vivante« .

Le projet mêle agriculture, logements et bureaux. Aujourd’hui, l’agence entend concrétiser d’ici à 2015 son projet de serres greffées sur les toits de la cité d’habitation Marcel Cachin à Romainville (93).

L’étude de faisabilité a été lancée en 2012. Cette ferme horizontale dotée de 1.500 m2 de cultures produirait des fruits et légumes consommables directement sur place par les habitants, selon un système de vente en circuit-court à définir (paniers, AMAP, marché…).

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Nantes, et le mouvement "Slow Food"

En 2011, l’agence de designers Faltazi a lancé le projet Les « Ekovores » pour produire et consommer local, limiter l’usage du pétrole dans la ville et favoriser le compostage.Et cela comme l’explique Victor Massip, un des fondateurs de l’agence il s’agit de devenir locavores « sans pour autant que ce soit régressif ».

Et Faltazi ne s’arrête pas là : d’autres projets tels que les barges-potagers sur les rives de la Loire, les poulaillers urbains, les jardins flottants ou encore les conserveries de quartiers sont développés.

L’objectif ?

Équiper les quartiers fermiers et valoriser la production maraîchère. Ainsi, un projet de composteur est prévu d’ici 2014 dans un quartier à Nantes en partenariat avec l’association Compostri. Laurence Lebot, co-créatrice de l’agence indique cependant qu’ »il est difficile de réaliser les prototypes et de trouver les moyens de les financer. Ça avance lentement ». Elle en appelle donc à plus « de volonté politique ». Une des difficultés pour avancer vers l’autosuffisance.

Être autosuffisant, pas si facile que ça !

Être auto-suffisant implique souvent une protection de la ressource ou d’un marché, rendue difficile par les règles de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce). De plus, les tenants de l’approche libérale et du marché global avancent qu’il n’est pas toujours possible d’être auto-suffisant, surtout sur le plan alimentaire.

C’est le cas notamment pour les zones désertiques, après une guerre ou après une catastrophe naturelle ou industrielle. Malgré les volontés, nombreux sont donc les éléments à maîtriser avant d’arriver à rendre une ville autosuffisante.

Source : ConsoGlobe ICI.

Si l’enquête de consoGlobe conclut qu’être autosuffisant ce n’est pas si facile que ça, les citoyens jardiniers solidaires pensent au contraire que c’est simple à réaliser. Pourquoi ? Parce que la Terre nourricière est généreuse et que les temps sont mûrs pour que les habitants se réapproprient leur nourriture dans le partage et les coopérations solidaires. Ce que Todmorden a réalisé en quatre ans, il est aujourd’hui possible de le faire en 10 mois, le temps d’une saison et de la récolte. Les démarches participatives solidaires des Incroyables Comestibles ont démarré dans plus de 250 communes de France. Plusieurs collectivités locales sont à présent motivées pour rejoindre le calendrier Incredible Edible Todmorden qui vise à atteindre l’autosuffisance alimentaire en 2018. Les résultats de production apportées par les techniques révolutionnaires de permaculture changent la donne aujourd’hui. Si vous ajoutez à cela l’engagement des habitants fait le choix conscient de manger local, éthique et solidaire, c’est toute la réalité quotidienne qui change de décor. On parle alors de changement de paradigme. Il faut le voir pour le croire, c’est là, l’abondance est un état naturel, elle est là, elle a toujours été là, mais on l’a oublié. L’éveil des consciences à grande échelle rend cette métamorphose des territoires possible !

Si vous souhaitez faire la visite et découvrir la Green Route de la co-création vivante dans le ici et maintenant au sein du processus de l’abondance partagée des incroyables comestibles sur le site, vous êtes cordialement invités à entrer par la grande porte, vous y êtes attendus en fête par les enfants qui ont préparé votre venue avec les citoyens jardiniers – cuisiniers – musiciens des Nouveaux Territoires du Nouveau Paradigme. L’entrée se situe là où tout à commencé, c’est-à-dire à Todmorden, au Royaume-Uni d’Angleterre.

Le lien vers la Parade Festive se trouve ICI.

 

 

 

 

 

Source : lesincroyablesalaune.wordpress.com

 

 

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 15:07

 

 

Source : populaction.com

 

 

Depuis 1970 a été mise en place une expérience de démocratie directe locale en France, dans le village Vandoncourt (900 habitants) dans le Doubs en Franche-Comté. Les habitants/citoyens ont créé une démocratie participative directe réelle, dite de co construction.

 

Cet article est un compte-rendu d’un texte de Cathy Firmin, « Vandoncourt, premier village de France à voter pour une Démocratie Participative Directe dite de co construction« , pas très long mais assez extraordinaire de par ce qu’il décrit, et en ligne à l’adresse suivante : http://www.etfaitsplanete.org/sites/default/files/Vandoncourt.pdf

 

Concrètement, le système de prise de décision part des 8 commissions extra municipales (enseignement/enfance, bâtiments et travaux, Budget/finances, Action sociale et familiale, Vie de la cité/urbanisme, emploi/économie solidaire, vie culturelle/sportive, environnement/patrimoine) ouvertes à tous les habitants, qui ont lieu une fois par mois, et où les décisions se prennent au consensus : en cas de désaccord profond, on laisse les choses mûrir et on y revient plus tard. Participent à ces commissions un ou plusieurs représentants du Conseil des jeunes, du Conseil des anciens et du Conseil des sociétés (entreprises, associations…), eux aussi ouverts à tous. Le conseil municipal ne fait que valider les décisions prises par les 8 commissions. Au besoin des Collèges ponctuels décisionnaires (par exemple, en matière d’urbanisme, sur le Plan d’occupation des sols (POS)), ouverts à tous les habitants, sont créés. Autre innovation démocratique intéressante : la pratique des « Séances de remue-méninges » organisées par le Conseil municipal pour discuter et déterminer les projets.

Aussi territorialisée et authentique soit-elle, Il faut rappeler ce que l’expérience du village de Vandoncourt « doit » à l’instance ancestrale de prise de décision de Madagascard, le Conseil des Sages. L’initiative de démocratie participative dans le village est en effet venue, au départ, de 2 retraités amoureux de cette pratique de gouvernance malgache et qui ont ainsi initié un projet local de gouvernance participative. Vandoncourt est selon nous un exemple typique des richesses que peuvent s’apporter mutuellement les habitants de pays très éloignés et une illustration des bénéfices potentiels du dialogue entre eux, notamment en ce qui concerne les pratiques et savoirs-faire démocratiques locaux.

 

LA NAISSANCE DU PROJET DE DÉMOCRATIE DE CO CONSTRUCTION !!! 

 

En 1970, peu avant les élections municipales, les deux retraités organisent à Vandoncourt un sondage pour connaître les souhaits des villageois : des sortes d’« états généraux du village ». Un programme politique est ensuite élaboré, qui reprend les idées fortes recueillies dans ces questionnaires, et transmis aux habitants, chacun étant invité à en faire part à 2 ou 3 habitants… A la dernière minute, une candidature est déposée, avec une liste électorale qui se dit a-politique. La liste obtient finalement les 3/4 des votes !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

FONCTIONNEMENT POLITIQUE : CHAQUE HABITANT PEUT PARTICIPER AUX DÉCISIONS POLITIQUES MUNICIPALES 

 

Au début nombre d’habitants se rendaient aux séances du Conseil municipal, pour vérifier notamment que le Conseil se contente de valider les décisions des commissions extra municipales. Ceci acté en pratique, les habitants, confiants, ont pour la plupart cessé d’assister aux réunions du conseil municipal, où chacun des 8 conseillers municipaux attitré à une commission extra municipale présente et détaille (budget chiffré, devis…) les projets finaux tels que décidés par la commission dont il est le référent.

 

LES MODES DE DISCUSSION ET DE PRISE DE DÉCISION DES COMMISSIONS EXTRA MUNICIPALES

 

Les discussions au sein des 8 commissions extra municipales permettent de s’enrichir les uns les autres et de dégager des décisions communes, prises par consensus. Quand il existe un désaccord profond, on laisse mûrir et on y revient plus tard .Dans les 8 commissions, le conseiller municipal compétent, attitré à la commission, décide, choisit la personne de la commission qui est la plus compétente/volontaire pour animer la réunion publique et démarrer des recherches sur tel ou tel projet, ce qui permet de dégager les éléments d’information de base des prochaines réunions.

Le débat est encouragé au quotidien. Dans ce cette optique le mensuel « Info-Damas » (4 pages) qui retrace toutes les décisions prises par la mairie, est édité par la mairie et diffusé par les conseillers municipaux. Le semestriel « l’Écho du village » (60 pages) permet quant à lui de publier les comptes-rendus de chaque conseil municipal et le calendrier des prochaines réunions; tous les villageois peuvent y écrire un article. Ponctuellement enfin sont distribués, au besoin, les rapports d’experts réalisés sur telle ou telle question particulière. Nombre de citoyens locaux en France envieraient une telle transparence – fruit du travail des commissions notamment – des actions municipales . La commission extra municipale Budget, par exemple, affiche dans la salle du Conseil municipal tous les postes de dépenses de la commune : cela fait l’objet de multiples discussions, notamment autour de la problématique: faut-il reporter certains travaux ou bien augmenter les impôts ? Dès fois, quand le financement ne permet pas de réaliser un projet, on diffère d’un an ; d’autres fois la population est sollicitée pour mettre la main à la pâte.

 

ILLUSTRATION DE LA RÉALITÉ DE LA PRISE DE DÉCISION POLITIQUE A VANDONCOURT: L’URBANISME

 

Pour que tous les acteurs puissent discuter entre eux et organiser leur territoire les habitants de Vandoncourt ont décidé de créer des collèges ponctuels décisionnaires. Tel a été le cas pour ce qui concerne l’urbanisme et l’élaboration du Plan d’Occupation des Sols (POS) de la commune. Y participent les élus concernés, les agriculteurs et les propriétaires résidents et non résidents, les habitants… Le collège désignent des représentants pour discuter avec la Direction départementale de l’Équipement (DDE) et les autres services techniques de l’État. La pratique montre qu’au sein de ces collèges plus les avis divergent plus le débat est riche.

 

POUR EN SAVOIR PLUS :

 

- Le texte de Cathy Firmin « Vandoncourt, premier village de France à voter pour une Démocratie Participative Directe dite de co construction » : disponible sur

http://www.etfaitsplanete.org/sites/default/files/Vandoncourt.pdf

Ce texte est issu de la transcription d’une carte mentale sur Mindomo. Elle est publique sur Internet à l’adresse :

http://www.mindomo.com/view.htm?m=1c36b6c7b4e24d0a8ead40fb4575d56a

- L’article écrit par Cathy Firmin sur Vandoncourt et disponible sur :

http://www.etfaitsplanete.org/node/428

- « A Vandoncourt c’est tous les jours dimanche » de Christophe Wargny (dessins de Cabu), éditions Syros. Récit de 1976 qui fait suite à une visite de 3 jours à Vandoncourt.

- « Vandoncourt notre village » premier auteur : J. Redoutey, 2ème Maire participatif. Deuxièmeauteur : un groupe de 6 personnes de 19 à 86 ans qui ont eu plaisir à travailler ensemble.

- L’article sur Wikipédia :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Vandoncourt

 

 

Source : populaction.com

 


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