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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 17:55

 

Source : www.reporterre.net

 

La première épicerie sans emballages jetables ouvre ses portes à Bordeaux

Sarah (Ecolo Info)

mardi 8 juillet 2014

 

 

 

A Bordeaux, La Recharge ouvre ses portes aujourd’hui ! Cette épicerie pas comme les autres vous proposer tout les produits du quotidien, en travaillant exclusivement avec des producteurs locaux et en minimisant au maximum les conditionnements.


 

Rendez-vous mensuel des Bordelais, les Apéros Ecolos organisés par Ecolo Info sont l’occasion de se retrouver « in real life » autour d’une thématique qui nous pousse à voir plus loin.

Et le mercredi 25 juin 2014, une centaine de Bordelais se sont retrouvés, à l’heure de l’apéro donc, pour découvrir une épicerie pas comme les autres : La Recharge.

L’info est officielle, elle ouvre enfin ses portes aujourd’hui (mardi 8 juillet 2014). Mais, chez Ecolo Info, on a joué les enquêteurs et nous avons eu le privilège d’inaugurer les lieux avant même leur ouverture.

 

 

Du papier toilette de Dordogne

Souvenez-vous, je vous en parlais déjà en mars. La Recharge est une épicerie SANS EMBALLAGES !

Jules et Guillaume ont travaillé pendant des mois pour trouver des producteurs locaux, bio si possible, qui ont accepté de jouer le jeu de la vente en gros, en minimisant et réutilisant le plus possible les conditionnements.

Car l’emballage a deux usages : le transport et la conservation. Ainsi, l’objectif a été de trouver au plus près des producteurs prêts à livrer régulièrement pour assurer des produits de qualité !

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 16:08

 

Source   www.mediapart.fr


 

Do it yourself, le webdocumentaire

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

Garages à vélos associatif, jardins partagés, logements communautaires, égalité numérique... Bien au-delà d'une réponse à la crise économique, le "Do It Yourself" peut se voir comme une nouvelle manière de vivre ensemble et de penser la communauté. Écrit par Nora Mandray et Hélène Bienvenu, avec les rédactions de Terra Eco, Usbek & Rica et Urbania, ce webdocumentaire présentera, durant un mois, des initiatives en France et dans le monde.

 

 

lien ici

 

 

 

Film 1

Un hectare à Détroit

Un fermier urbain combat les injustices du système alimentaire
en transformant une maison abandonnée en serre.

 

Un webdocumentaire écrit par Nora Mandray et Hélène Bienvenu, produit par Fabienne Servan Schreiber et David Bigiaoui (Cinétévé). Co-édition : Terra Eco, Usbek & Rica et Urbania. Codiffusion : Mediapart, Terra Eco, Usbek & Rica, Urbania, Les Inrockuptibles et Radio Nova. Avec le soutien du CNC, de la Fabrique de la Cité et Paris Jeunes Aventures et la participation du NUMA, Futur en Seine, La Fonderie, La Recyclerie et les Ateliers d’été d’agriculture urbaine.

 

 

Film 2

Réseau 48217

Un quartier entier, menacé de disparition par l'expansion de l'usine adj​​acente,
édifie son réseau Internet gratuit afin de lancer ses propres alertes.

 

 

 

Film 3

Roue Libre

Un collectif féminin, trans & queer fabrique la première vélothèque de Détroit ​
à base de vélos de récup.

 

 

 

Défis

Mobilité

Customiser son vélo

Votre vélo fait pâle figure ? Améliorez-le ! Construisez un panier arrière, des clignotants, et même une remorque pour vos courses.

Fabriquez en temps réel avec Terra Eco

 

 

 

Journal

04/07/2014 - Reportage

Disco Soupe

par Nora Mandray, DIY Manifesto

L'antidote au gaspillage alimentaire


L'idée des Disco Soupe vient d'Allemagne (Schnippeldisko) : combattre le gaspillage alimentaire en cuisinant des invendus récupérés sur les marchés et supermarchés, à plusieurs et en musique.

La première « Disco Soupe » a lieu à Paris en 2012, le mouvement s'est vite répandu. Depuis, 50 tonnes de rebuts ont été récupérés, et le réseau compte 600 sympathisants à travers toute la France. Plusieurs Disco Soupes y sont organisées chaque semaine.

« N'importe qui peut démarrer une Disco Soupe » raconte Alice, membre de l'association depuis sa création. « Il suffit de respecter nos 'discommandements'. » Comme la gratuité et l'indépendance : Disco Soupe n'affiche jamais les marques des supermarchés partenaires ; et tout le monde est invité au festin.

 

 

Source   www.mediapart.fr

 

 

 

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 18:05

 

Source : www.reporterre.net

 

Alternatives

Et la friche urbaine devint jardin partagé...

Quartiers en Transition

mardi 1er juillet 2014

 

 

Dans le 18e arrondissement de Paris, une friche coincée entre deux immeubles sert de dépotoir depuis vingt-cinq ans. Une action a été menée pour l’investir, avec le rêve d’en faire un lieu par et pour les habitants du quartier.


Un dentier, une guitare, des compteurs électriques, des pièces de monnaies de Nouvelle-Calédonie, des bouteilles aux contenus de toutes sortes, deux matelas…. Reflet de notre société de consommation et du tout jetable, la biodiversité de la friche urbaine du 71 rue Philippe de Girard dans le 18e était assez loin de celle que l’on pouvait imaginer dans pareil lieu…

Depuis plus de 25 ans, cet interstice aux belles proportions – un peu moins de 200m² – fait partie de la vie quotidienne du quartier et des riverains. Transformé en mini dépotoir par certains ou rêvé en futur jardin partagé par d’autres, il semble surtout aujourd’hui dans le viseur de la Ville de Paris pour laisser sa place à un… immeuble !


- La friche avant... -

Paris, une des villes les plus denses du monde et qui compte moins de 5 m² d’espaces verts par habitants contre 26 m² pour Berlin par exemple (l’OMS elle, situe le besoin d’espaces verts en milieu urbain à 12 m²/habitants) continue ainsi à marche forcée, à imposer la minéralisation de son territoire.

« Vous faites quoi Monsieur ? Un parc ? »

Voilà qui ne va pas de soi pour le collectif de citoyens qui a investi dimanche 22 juin la petite friche. En quelques heures, et après avoir sorti trois gros sacs de chantier remplis d’ordures, cet espace a changé de visage. Sous l’effet des sécateurs et autres scies maniés par les guérilleros jardiniers pour se frayer un passage entre les ailantes et les buddleia, le fameux « arbre à papillons », un petit jardin à pris vie, ouvrant une fenêtre de nature sur le quartier...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 21:20

 

Source : www.bastamag.net

 

 

Coopérative d’habitants

Le Village Vertical, une alternative écologique et solidaire face à la crise du logement

par Hélène Bienvenu 24 juin 2014

 

 

 

 

 

Et si l’on reprenait en main son habitat ? C’est le pari lancé par le Village Vertical, une coopérative d’habitants située à Villeurbanne, dans la banlieue lyonnaise. Dépassant les conceptions classiques de propriétaire et de locataire, la coopérative invite les habitants à mutualiser leurs ressources pour concevoir, construire et gérer collectivement leurs futurs logements. Un reportage en partenariat avec DIY Manifesto, webdocumentaire présentant des initiatives en France et dans le monde pour répondre à la crise économique.

En pleine crise du logement, le co-habitat ou habitat partagé a la côte. Partager avec ses voisins des espaces communs (chambres d’amis, laverie, garage, jardin…) pour maximaliser la surface disponible, tout en mutualisant les coûts et l’impact environnemental, le concept séduit les Norvégiens, les Suisses, les Allemands, depuis des années. C’est au tour des Français de reprendre en main tout ou partie de la construction, de la gestion ainsi que les droits de propriété de leur logement. Et de se frotter aux décisions prises au consensus. Une manière de faire barrage à la spéculation immobilière et de renouer avec la convivialité.

Si les formes juridiques du co-habitat sont diverses (co-location, société civile immobilière...), l’habitat en coopérative est désormais encadré en France par la loi ALUR, adoptée en 2014 [1]. A Villeurbanne dans la proche banlieue lyonnaise, les résidents du Village Vertical ont fait le choix d’une coopérative pour gérer un immeuble qu’ils ont aidé à faire sortir de terre il y a un an et qu’ils partagent avec la société HLM Rhône Saône Habitat. Une première en France.

Inventer un habitat solidaire et non spéculatif

Dans leur immeuble fringant et coloré à quinze minutes de la gare de Lyon Part Dieu, les « Villageois » savourent leur récente installation dans quatorze logements au sein d’un immeuble qui en compte trente-huit. La rue fraîchement dessinée est encore en graviers mais les 30 coopérateurs (20 adultes et 10 enfants) ont déjà pris leurs marques. Il faut dire qu’en huit ans de préparation, ils ont appris à se connaître. « On a dû composer avec la réalité, on a vu plein de groupes non pragmatiques se défaire pour moins que ça », annonce Antoine.

 

 

Ce père de famille, moteur du projet, a été rejoint par d’autres aspirants résidents au fil de l’aventure villageoise. En 2005, à l’heure de fonder une famille, Antoine ne trouvait pas logement à sa convenance. « Tout ce qu’on me proposait, c’était le pavillon de banlieue couplé à la voiture. Pour moi c’était hors de question. Comme je ne trouvais aucun logement qui répondait à mes critères de solidarité et de non-spéculation, on a décidé de l’inventer à plusieurs ! ». Le résultat est probant malgré quelques concessions. « Nous avons dû abandonner les toilettes sèches, en collectivité cela coûte trop cher. De même, la laine de chanvre n’est pas encore certifiée en France… Et puis, on a dû se plier à la réglementation qui oblige à la création de places de parking. On en a construit 10 places à 15 000 euros / pièce. Seuls quatre box sont effectivement occupées par des voitures… ».

Allier écologie et social

Le Village Vertical comprend un jardin, quatre chambres d’amis, une laverie commune, une salle mixte (où sont distribués les paniers d’Arbralégumes le jeudi, une AMAP fonctionnant avec des petits producteurs locaux), une terrasse mais aussi une citerne de 7000 litres d’eau de pluie, un toit photovoltaïque et un système de pompe à chaleur qui récupère la chaleur de l’air, extrait des logements, pour préchauffer l’eau chaude sanitaire, soulageant ainsi la chaudière à granulés de bois.

Le Village Vertical innove aussi sur la question de la propriété. « Tout le monde est à la fois locataire et collectivement propriétaire de l’immeuble », se réjouit Antoine. Pour Philippe, également père de famille et résidant du village, le pari écologique, humain et social est réussi. « L’isolation est excellente, nous ne sommes pas loin d’un bâtiment passif (ne consommant pas d’énergie, ndlr), tout en disposant de quatre logements très sociaux pour des jeunes en insertion », conclut ce praticien en massages bien-être dont le cabinet se trouve au rez-de-chaussée. Cerise sur le gâteau, « nous avons réussi à négocier un parquet en bois d’essence locale, et du bois au lieu du PVC pour les fenêtres ». Autre détail, le Village a eu recours à de la peinture « ultra écolo », ajoute Philippe, en installant son fils de deux ans devant l’ordinateur.

Démocratie directe au quotidien

L’appartement de 86 m2, occupé à trois au dernier étage, est cossu, lumineux et bien pensé : une cuisine « américaine » donnant sur le séjour, un balcon attenant à la cuisine, une mezzanine et trois chambres en enfilade. « Tous les logements se ressemblent à peu de choses près. La cuisine et les peintures ont souvent été posées en auto-finition », souligne son occupant, qui s’acquitte d’une « redevance » de 1 000 euros par mois (soit l’équivalent de son loyer précédent pour une surface plus grande), et a divisé ses charges par 4 depuis qu’il a déménagé au Village. « Le quartier ne me branchait pas trop, mais j’ai trouvé chez les Villageois une vraie maîtrise de la conduite de réunions, un respect de la communication non violente, une volonté de monter un projet durable. J’étais dans une autre initiative similaire, où l’affectif avait pris le dessus. Au Village ça n’a pas été le cas ».

 

 

Philippe estime son implication dans le chantier à un quasi mi-temps pendant presque deux ans. Pour ce qui est du suivi de la gestion, le Village impose une réunion obligatoire par trimestre (ce soir-là, deux nounous sont mutualisées) et des réunions facultatives presque toutes les semaines où l’on discute notamment des espaces communs. « On débat parfois sur : faut-il des rideaux de douche en plastique ? », s’amuse Philippe. Pas de doute, au Village Vertical, la démocratie directe ça se vit ! Et les relations avec les voisins (qui partagent le même immeuble, disposent de logements identiques aux Villageois mais ne prennent pas part à l’autogestion, pouvant par ailleurs devenir propriétaires de leur logement), c’est une école au quotidien. « Il y a eu des opposants au compost dans le jardin. Mais c’était le but du jeu : les Villageois ont fait le choix de vivre en milieu urbain sans verser dans l’entre-soi militant ».

Une démarche politique

Et Philippe de montrer du doigt la « trappe » à chaleur incrustée dans le plafond de la cuisine. « Se loger est devenu très compliqué pour la classe moyenne, pas de doute la crise a fait pousser des velléités d’habitat collectif. En France, nous avons 30 ans de retard sur nos voisins allemands pour ce qui est du logement coopératif. En ayant fait le choix d’habiter ici, je n’ai pas une démarche patrimoniale mais bien politique. Mes héritiers auront grandi avec des valeurs de partage et d’écologie, ils ne récupèreront qu’assez peu de biens matériels », affirme-t-il. Un modèle qui en somme troque le droit de propriété classique pour des liens de voisinage renforcés. « Tout le monde aspire à disposer d’un vrai entourage solidaire. Nous, on sait qu’on a tapé juste ».

Le Village Vertical, projet pilote de Habicoop a déjà fait des émules. Au point que la structure, qui dispense des formations à l’habitat coopératif, se voit obligée de refuser du monde. « Le mode de production de notre immeuble pourrait s’appliquer à 70% du parc immobilier neuf. Quant au modèle du Village, il est à la portée de tous, il suffit d’un peu de détermination », conclut simplement Philippe.

Texte et photos : Hélène Bienvenu (DIY Manifesto)

Cet article est extrait du webdocumentaire DIY Manifesto. Garages à vélos associatifs, jardins partagés, logements communautaires, égalité numérique... Bien au-delà d’une réponse à la crise économique, le « Do It Yourself » peut se voir comme une nouvelle manière de vivre ensemble et de penser la communauté. Écrit par Nora Mandray et Hélène Bienvenu, avec la collaboration des rédactions de Terra Eco, Usbek & Rica et Urbania, co diffusé par Mediapart, les Inrocks, Radio Nova, ce webdocumentaire présentera, jusqu’au 3 juillet 2014, des initiatives en France et dans le monde. Pour en savoir plus : @diymanifesto sur Twitter et http://facebook.com/detroitjetaime sur Facebook. Cliquez sur l’image ci-dessous pour accéder au webdoc.

 

 

Notes

[1Le statut avait été dissout en 1971.


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Source : www.bastamag.net

 

 

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 17:52

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

A Saint-Gobain, l’anarchique assemblée réunit les villageois « pour vivre bien »

Lorène Lavocat (Reporterre)

samedi 21 juin 2014

 

 

 

Depuis un an à Saint-Gobain (Aisne), un groupe de citoyens se réunit chaque mois pour proposer, débattre et mettre en place des « idées pour vivre bien ». Ce bel exercice de démocratie directe peine pourtant à s’étendre. L’assemblée villageoise doit composer avec les réticences de la mairie, mal à l’aise devant ce mouvement spontané.


- Saint-Gobain (Aisne), reportage

Un faible soleil de fin de journée filtre à travers les nuages. Les participants arrivent peu à peu sur la petite place, leur chaise pliable à la main. Entre deux arbres, une banderole colorée indique « Assemblée villageoise ». Les riverains sortent sur le perron, observent l’étrange affluence, mais ils n’osent pas avancer. Pourtant le rendez-vous est ouvert à tous, et des tracts ont été déposés dans les boîtes aux lettres des 2500 habitants du village.

Les habitués sont tous présents. Denis, avec sa queue de cheval grisonnante, Sandrine, enroulée dans un poncho, Jean-Marie, assis confortablement dans un siège de camping, Béatrix et sa longue jupe à fleurs, Fabien, allongé dans l’herbe...

Ils sont une vingtaine à s’installer en cercle autour du tableau paperboard. Regards alentour pour guetter de nouveaux arrivants. Mais personne ne s’approche. Denis est chargé ce soir de distribuer la parole. « De quoi on parle ? », demande-t-il.

Un conseil municipal alternatif ?

« Samedi, on a voulu aller défricher la place Saint-Laurent comme prévu, commence Arnaud. Mais la mairie nous a interdit de le faire et nous a demandé d’arrêter. » Murmures dans l’assistance. Depuis quelques mois, le sujet revient régulièrement sur la table. Les relations avec les élus (majoritairement de gauche) se tendent. Et cet accrochage n’est que le dernier d’une série d’incompréhensions et de malentendus.

« C’est vrai qu’on n’avait pas demandé l’autorisation », tempère Camille. « Ils ne veulent pas que d’autres se mêlent et participent à la vie politique », grogne Denis. « Ils aimeraient qu’on soit une association, pour avoir un cadre, analyse Charlotte, la vingtaine. Mais on n’entre pas dans les cases. » La mairie, contactée par Reporterre, répond « n’avoir aucun commentaire à faire sur cette assemblée. »

Comme les Indignés d’Espagne ou les mouvements citoyens d’occupation, l’Assemblée villageoise refuse en effet de s’organiser selon un cadre juridique, pour ne pas « s’enfermer ». Mais cette volonté anarchique déconcerte les élus, qui ne savent pas comment considérer le mouvement : comité de quartier, groupe d’opposition, réunion informelle d’habitants ou conseil municipal alternatif ?

« Vous avez une image négative de cette municipalité, tempère Jean-Marie. Elle n’est pas contre nous, elle souhaite surtout avoir des interlocuteurs. » Car l’Assemblée ne dispose ni de bureau, ni de porte-parole.

Parfois, Assemblée villageoise et conseil municipal avancent main dans la main, comme lors de la journée des Gobageosies de printemps, ou de la fête de la musique. Alors que faire ? « On pourrait organiser une rencontre avec eux, ou désigner des interlocuteurs », propose un participant.

Et surtout, « on ne doit pas perdre de vue notre objectif principal, rappelle Juliette, emmitouflée dans un pull en laine trop grand pour elle. Nous ne sommes pas là pour concurrencer la mairie dans son rôle de gestion, nous sommes là pour réaliser des idées concrètes pour améliorer la vie des villageois. »

« Comment vivre bien à Saint-Gobain »

Tout commence début 2013. Gaël et Charline participent à des débats citoyens. Ils se retrouvent avec d’autres pour échanger autour de thèmes de société. Emballés par l’expérience, ils ont l’idée d’appliquer ce modèle à l’échelle du village.

2 500 habitants, une épicerie bio, un bar PMU, et une quarantaine d’associations. Malgré les 36 % de votes en faveur de Marine Le Pen lors des élections européennes de 2014, la commune vote traditionnellement plutôt à gauche.

Surtout, depuis une dizaine d’années, Saint-Gobain bruisse d’initiatives sociales ou écologiques : festival de solidarité avec l’Afrique, Amap, Système d’échange local... Le terrain paraît donc propice. Avec un groupe d’amis, ils décident donc de lancer un rendez-vous régulier entre habitants.

La première réunion a lieu en avril 2013, au PMU du coin. « Nous étions une trentaine, tous très enthousiastes », se rappelle Béatrix. L’Assemblée villageoise prend forme, avec un leitmotiv : « Comment vivre bien à Saint-Gobain ».

Depuis, le groupe se rassemble une fois par mois, sur les places ou à l’abri du stade. Défrichement des sentiers, organisation de fêtes, verger pédagogique... Au fil des projets qui éclosent, la magie de la démocratie directe semble opérer. Des retraités et des familles rejoignent le premier cercle. Et ce qui aurait pu paraître comme la lubie anarchiste d’un groupe d’amis alternatifs se transforme peu à peu en rassemblement régulier et organisé.

Certains viennent parce qu’ils voient dans cette Assemblée le système politique de demain. « On sent bien qu’on arrive au bout d’un truc, estime Charlotte. Ici, on essaye de trouver autre chose. » D’autres apprécient surtout la rencontre et l’échange avec d’autres habitants. « Ca crée du lien social, explique Béatrix. Il y a des jeunes, des vieux, avec des opinions différentes, c’est riche. »

Des jeux pour enfants et des ateliers sur le tri

Retour sur la pelouse humide de la place de la Terrière. Sur le paperboard, Gaël tente de résumer en quelques mots les idées qui fusent. « J’aimerais bien qu’on fasse des jeux pour enfants », lance un participant. « Et pourquoi pas un jardin partagé ? », renchérit un autre. « Il faudrait planter des arbres fruitiers et des fleurs », propose-t-on aussi.

Aucune proposition n’est a priori rejetée. L’Assemblée fonctionne suivant le principe du consensus. « S’il n’y a pas d’opposition forte et argumentée, c’est adopté, explique Gaël. Car qui ne dit mot consent. » Pas de vote, sauf en cas de clivage évident.

« Nous n’avons pas vraiment réfléchi à la théorie sur la manière de faire, on expérimente, précise Fabien. On n’a pas lu de bouquins sur la démocratie directe, on s’est plutôt inspiré de nos expériences à chacun dans les associations ou dans les mouvement citoyens. »

Une fois les idées émises, place à la pratique. « Il faut partir de ce qu’on veut faire, puis seulement après, on voit comment on peut faire pour y parvenir », observe Charlotte. Ainsi, la construction de jeux d’enfants peut paraître a priori infaisable. Mais la créativité citoyenne semble avoir réponse à tout. Les normes ? « Je propose d’aller en discuter avec le bureau local de l’ONF (Office national des forêts) pour voir si on pourrait faire des jeux en bois. Un cercle de rondins, ça doit pas être compliqué », propose Fabien. Le financement ? « On n’a qu’à vendre des confitures, j’ai plein de pots chez moi ! », lance Bernard.

Pour mener à bien ces projets, des commissions se constituent. Leurs membres impriment les centaines de tracts à leur bureau, puis se retrouvent le soir en petit groupe dans un salon.

Un risque d’enfermement ?...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 


Source : www.reporterre.net

 

 


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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 20:44

 

 

Source : alternatives.blog.lemonde.fr


 

La Maker Faire s’installe à Paris ce week-end

 

 

 
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SparkFunElectronics - Maker Faire Bay Area 2012

SparkFunElectronics - Maker Faire Bay Area 2012

Lancée pour la première fois à San Francisco en 2006, la Maker Faire débarque à Paris ce week-end (21 et 22 juin). Conçu comme un festival "fun et familial", il s'agit de l'événement phare de la mouvance du faire soi-même (Do It Yourself) - et du faire avec les autres (Do it with Others). Mais... qu'y trouve-t-on et que peut-on y faire ?

 

Bricoler, produire, construire

Qu'ont en commun un fer à souder, un pliage d'origami, une chaise de récup' et une imprimante 3D ? Réponse: un "maker", entendu comme un bidouilleur, un bricoleur, un designer, un fabricant, un artisan ou un artiste (en anglais on a des "cheese maker" des "film maker"...) Bref, quelqu'un qui fait quelque chose, qui se sert de ses dix doigts et de ceux des autres pour autre chose que pianoter un clavier.

bqvkohvcqaijopwS'il est impossible de quantifier le nombre d'adeptes de ce mouvement, il demeure qu'ils sont partout, même à la Maison Blanche où le président Barak Obama a annoncé il y a deux jours, à l'occasion d'une Maker Faire organisée dans ses locaux, que le 18 juin serait désormais la journée nationale des Makers.

Pour Bertier Luyt, entrepreneur du Fab Shop (qui propose des solutions de fabrication digitale) à l'origine de la réplication de l'événement en France, "les makers apparaissent comme des individus passionnés, des associations, des écoles, des institutions, des entreprises… qui se reconnaissent sous ce terme".

Conçu par le père du Web interactif dit 2.0, Doug Dougherty, à l'origine du magazine Make, le festival rassemble donc tous ceux qui ont envie de se lancer, de s'amuser, apprendre et mettre la main à la pâte, ainsi qu'il l'exprime dans la vidéo suivante:

 

 

 

 

La French Touch

Si une mini Maker Faire a été organisée à Saint-Malo l'an dernier, là où se situe le siège de Fab Shop, le festival organisé au CENTREQUATRE pour cette première grande édition dispose de 5000 mètres carrés et pas moins de 150 projets, conférences et concours. De l’origami à la robotique industrielle, en passant par les drônes, l’impression 3D, la réparation ou la soudure de circuits électroniques, l'idée est de redonner confiance aux gens dans leurs capacités de produire, de ne plus être de simples consommateurs. "Ils pourront y rencontrer plein de passionnés qui parlent de ce qu’ils font, qui montrent et partagent leurs expérience" insiste Bertier Luyt, bien décidé à vous faire sortir des garages et autres greniers les projets que le grand public ne voit jamais.

Si vous décidez d'y aller en famille, vous pourrez commencer par une séance d'Origami avec Florigami:

 

 

 

 

Vous pourrez continuer avec InMoov, un incroyable robot humanoïde à véritable échelle humaine de 14 kg créé par Gaël Langevin, designer, sculpteur et DIY amateur français.

 

 

 

 

Autre rencontre qui devrait vous intriguer: celle d'Arlette, une ancienne couturière toujours curieuse et fascinée par la technologie. Si elle aime communiquer avec son fils sur Skype, elle utilise un robot pour nettoyer les tapis et utilise une tablette comme dictionnaire quand elle joue au Scrabble. Mais surtout, c'est une pro de l'impression 3D:

 

 

 

 

Vous pourrez aussi rencontrer Mathilde Berchon qui sera là pour dédicacer son ouvrage consacré à ce nouveau mode d'impression. Dimanche, sur le stand de la Fonderie Île de France, vous aurez même la possibilité de visionner une partie du web-documentaire DIY Manifesto à 11h00 et de rencontrer les créatrices du web-doc tout au long de la journée.

Le CENTQUATRE-PARIS, coproducteur de cette première édition de Maker Faire Paris incube et accompagne de nombreuses start-up qui inventent et fabriquent de nouveaux produits et services. La Nouvelle Fabrique, Fablab qui y est installé depuis deux ans, animera un grand stand pour initier les publics, notamment les familles, aux nouvelles techniques de fabrication numérique.

Au total, 15 000 personnes sont attendues sur les deux jours, et les organisateurs affirment que les gens restent au moins quatre heure sur place en moyenne.

Vous savez donc quoi faire maintenant, non ?

Anne-Sophie Novel / @SoAnn sur twitter

Informations pratiques : Maker Faire - Le Centquatre-Paris, 5 Rue Curial, 75019 Paris

  • Samedi 21 juin 2014 de 9:00 à 19:00
  • Dimanche 22 juin 2014 de 9:00 à 19:00
  • Le coût d'entrée est de 15 euros pour les adultes, de 8 euros pour les enfants de 6 à 12 ans (gratuit avant 6 ans). Mais si vous ne souhaitez pas vous laisser faire, de nombreuses invitations ont été distribuées, notamment dans les magasin de bricolage sponsors de l'événement.
  • Code promo sinon si achat en ligne : makerfriend :-)

A lire:

 

Source : alternatives.blog.lemonde.fr

 

 


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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 17:21

 

Source : www.bastamag.net

 

 

Bienvenue dans l’agriculture de demain, libérée des pesticides et du pétrole, et créatrice de dizaines de milliers d’emplois

par Simon Gouin 18 juin 2014

 

 

 

    C’est une promesse pleine d’avenir : nourrir la France sans pesticides, sans engrais chimiques, et quasiment sans pétrole, tout en dégageant de substantielles marges et en créant des dizaines de milliers d’emplois. A la Ferme du Bec Hellouin, non loin de Rouen, on invente cette agriculture de demain. Expérimentant des techniques qui viennent des quatre coins de la planète, cette ferme en permaculture produirait autant voir plus que le système conventionnel. L’exploitation pose les bases d’un nouveau modèle agricole : celui d’un réseau de centaines de milliers de micro-fermes rentables et capables de générer chacune un emploi à plein temps. Reportage.

    Ce jour de printemps, Charles Hervé-Gruyer est accroupi au pied d’une butte de terre et repique des navets. Autour, une mare et un cours d’eau où viennent se réfléchir les rayons du soleil, de quoi augmenter légèrement la température de la butte cultivée. Nous sommes ici sur une petite île de la ferme du Bec Hellouin, à une cinquantaine de kilomètres de Rouen, dans l’Eure. Des canards [1] barbotent et viennent, quand c’est nécessaire, happer les limaces qui menacent les cultures. Sur le côté poussent des roseaux. Une fois broyés, ils serviront de paillage aux jardins afin d’empêcher les mauvaises herbes de pousser. En jeunes pousses, ils seront vendus à un restaurant parisien !

    Un peu plus loin, un jardin-forêt – entendez, des arbres et arbustes fruitiers mélangés à des plantes aromatiques et médicinales – abrite les cultures des vents dominants. « Nous avons créé des petits milieux qui interagissent entre eux, avec une circulation de la matière organique », explique Charles. « Un cocon de nature vivante, protégée. »

    Sur son île, Charles Hervé-Gruyer ressemble un peu à un aventurier… de l’alimentation de demain. Après avoir parcouru le monde sur un bateau école, il a accosté ici, au Bec Hellouin, un petit coin de terre où nourrir sainement ses enfants. Dix ans plus tard, l’endroit est devenu une ferme de référence pour les adeptes de la permaculture, la culture permanente. Près de deux hectares d’herbage au sol, au départ peu fertile, où poussent désormais, en abondance, près de 1 000 variétés de végétaux, fruits, légumes, plantes aromatiques [2].

    Toutes les semaines, 65 paniers de légumes issus de 2 000 m2 dédiés au maraîchage vont régaler les habitants du coin, de la région de Rouen et de Paris. Une autre partie est vendue à un grossiste, qui alimente ensuite un magasin Biocoop. Un restaurant parisien étoilé s’y approvisionne également. A la ferme, un chef cuisinier prépare confitures ou sauces qui sont ensuite vendues sur place.

    « Les déchets de l’un font les ressources de l’autre »

    En cette fin avril, quatre rotations de culture ont déjà été effectuées depuis le début de l’année. Sous la serre, petits pois, salades et carottes poussent à foison. Les fèves qui grandissent viennent capter l’azote pour alimenter les salades, qui s’étendent au sol et évitent ainsi l’apparition de mauvaises herbes. A la ferme du Bec Hellouin, toutes les cultures sont associées : pas de rangs séparés de carottes, pommes de terre et salades. Mais plusieurs variétés de légumes, aux besoins différents, plantés à proximité, et qui s’alimentent mutuellement. Dehors, des légumes précoces poussent sur une butte dite « chaude », agrémentée de fumier de cheval. Ce dernier se composte en direct sur la butte, et permet ainsi de gagner quelques degrés sur la fin du froid hivernal.

    La Ferme est à la pointe de la permaculture. « C’est s’inspirer de la nature pour nos installations humaines », explique Charles Hervé-Gruyer. « Les déchets de l’un font les ressources de l’autre. » C’est pourquoi le positionnement des cultures et des éléments, les uns par rapport aux autres, est primordial. L’objectif de la permaculture est de recréer la grande diversité et l’interdépendance présentes naturellement dans les écosystèmes [3]. « Nous prenons un soin extrême des sols, afin qu’ils soient de plus en plus vivants, fertiles, indique Charles. Les buttes permanentes, où la terre n’est jamais retournée mais continuellement enrichie, se rapprochent de la nature, car il n’y a pas d’engins qui viennent travailler ici. »

    Une agriculture sans pétrole

    A la ferme du Bec Hellouin, un tracteur n’est utilisé que pour le transport du fumier, qui vient du club hippique voisin. Au départ, un cheval aidait à retourner la terre. Jusqu’à ce que se développent les buttes permanentes, qui n’ont plus besoin d’être retournées. « La permaculture prévoit ce monde inédit, sans pétrole », note Charles qui déplace dans ses jardins sa brouette atelier, avec l’ensemble des « petits » outils dont il a besoin au quotidien. Une agriculture de la connaissance, qui n’a rien à voir avec l’agriculture conventionnelle actuelle. « Avec l’agriculture moderne, vous recevez un mail de la chambre de l’agriculture qui vous dit : il y a telle invasion d’insectes, voici le produit que vous pouvez mettre. A vous de jouer ! » Rien de tel ici. Pas d’application numérique pour savoir quel pesticide épandre et quand.

    L’agriculture menée au Bec Hellouin utilise très peu de pétrole. Loin derrière l’agriculture conventionnelle, et même, l’agriculture biologique. « Dans l’agriculture conventionnelle, pour produire une calorie d’alimentation, il faut 10 à 12 calories d’énergie fossiles, explique Charles. Le bio tente d’utiliser le moins possible d’engrais de synthèse mais nécessite beaucoup d’engins dans les champs. » Moins de pétrole, donc plus de travail à la main, minutieux, pour garantir sur le long terme une extraordinaire biodiversité des sols. « L’agriculture moderne cherche à atteindre une rentabilité à court-terme, en brûlant les réserves carbonifères. Nous, nous prenons notre temps. Le but de mon travail est que mes enfants puissent en profiter durablement. »

    Des « néo-ruraux idéalistes » ?

    A l’origine, c’est pour leurs enfants que Perrine et Charles Hervé-Gruyer décident de s’installer à la campagne. Perrine était juriste internationale, basée en Asie ; lui, écrivain et navigateur, parcourait le monde à la découverte des Indiens. Le couple s’est formé pour être psychothérapeutes avant de décider d’aller vivre à la campagne pour retrouver le lien avec la nature. « Nous étions des néo-ruraux idéalistes, raconte aujourd’hui Charles. Nous n’avions jamais visité de ferme en permaculture avant de nous installer ! » Ils en sourient encore. Au début, Perrine mettait des gants en plastique pour éviter de toucher la terre. Aujourd’hui, elle fait son pain avec les mêmes micro-organismes qu’elle donne à la terre afin de l’enrichir.

    Les deux premières années sont très difficiles. Le couple dépense toutes ses économies. « Nous avons cherché des solutions, relate Charles. Nous nous sommes tournés vers le monde anglo-saxon. Ma femme s’est rendue en Californie. Puis à Cuba. » Elle en revient avec des techniques parfois inconnues en France, qui sont à présent appliquées sur leur ferme. Ces techniques permettent d’augmenter la production, jusqu’à un niveau très élevée. Et cela, malgré de petites surfaces ! De quoi donner du fil à retordre aux critiques de l’agriculture biologique.

    Excellents rendements

    Car la question est récurrente : peut-on vraiment nourrir le monde sans utiliser d’engrais chimiques, de pesticides ou d’herbicides ? Pour y répondre, la ferme du Bec Hellouin a noué un partenariat avec l’Inra et l’école Agro-paritech. L’idée est simple : quantifier tout ce qui entre et sort de 1 000 mètres carrés de la ferme, isolés virtuellement. Combien d’heures de travail ? Quels outils sont utilisés ? Combien coûtent-ils ? Quels engrais naturels sont apportés ? Et finalement : combien de légumes et fruits sont récoltés pour quel chiffre d’affaire généré après vente ?

    Les premiers résultats tombent au milieu de l’année 2013. Sur 1 000 mètres carrés, il a fallu 1 400 heures de travail annuel pour générer 32 000 euros de chiffres d’affaires (calculé selon les récoltes et leurs prix moyens de vente en Haute-Normandie). Pourtant, l’année ne fut pas des plus propices. Une fois retirées les charges (semences, engrais), l’amortissement de l’outillage et des équipements (serres), « ces estimations permettent de penser que même une année médiocre, avec des personnes sans grande expérience en maraîchage, il y a moyen de dégager un revenu de l’ordre du Smic », constate le rapport de l’ingénieur agronome. Sachant que de nombreuses améliorations sont encore possibles pour augmenter les rendements. De quoi faire pâlir d’envie nombre de petits producteurs.

    « Dans une ferme traditionnelle, en maraîchage, on obtiendrait ce chiffre d’affaire sur un hectare ! », indique Charles. La différence est de taille. Et sans gazole, sans engin mécanique, sans besoin d’acquérir de grandes surfaces de terres, les coûts de production sont faibles. L’étude se poursuit et est reproduite dans d’autres endroits de France avec des personnes qui s’installent pour la première année. Les rendements semblent toujours augmenter et laisser entrevoir de nouvelles perspectives.

    La micro-ferme du futur : un million d’emplois possibles

    Sous un abri, à côté des pelles, râteaux et grelinettes, un grand tableau. Y sont écrites les tâches à réaliser au cours de la journée et de la semaine. La Ferme emploie huit permanents. Production, recherche, formation : tout le monde est polyvalent. Une véritable ruche. La ferme accueille aussi des stagiaires et des porteurs de projet qui souhaitent se former à la permaculture. L’idée est de transmettre des techniques et des connaissances. Et d’éviter ainsi aux « étudiants » de répéter les erreurs que Charles et Perrine ont commises.

    Un peu partout, à la campagne comme à la ville, des micro-fermes comme celle du Bec Hellouin pourraient voir le jour. « Je pense que les gens vont venir à la terre à temps partiel. On peut se lancer quasiment sans investissement, du jour au lendemain. », suggère Charles qui estime qu’un million de micro-fermes pourraient être créées, en France, dans les prochaines années. Soit un million d’emplois possibles : « 1 000 m2 cultivés en maraîchage bio permaculturel permettent de créer une activité à temps plein », estime l’ingénieur Sacha Guégan. « C’est un métier dur, rappelle Charles, mais nous vivons chaque jour dans la beauté de la nature qui nous entoure. »

    Simon Gouin (texte et photos)

    Pour en savoir plus :
    - le site Internet de la ferme du Bec Hellouin.
    - le rapport d’étape n°2 de l’étude menée par l’INRA et Agro-Paritech sur 1000 mètres carrés de la ferme.

     

     

     

     

     

     

    Notes

    [1De type Coureurs indiens, ces canards ne mangent pas les cultures !

    [2Au total, entre les cultures maraîchères, la forêt jardin, les mares, les pâtures, les terrasses cultivées et le verger, la ferme du Bec Hellouin possède aujourd’hui 20 hectares de terre.


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    16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 17:48

     

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    Loi sur la consommation

    Comment protéger les consommateurs de l’obsolescence programmée ?

    par Rachel Knaebel 16 juin 2014

     

     

     

     

     

    La nouvelle loi sur la consommation s’applique aux achats réalisés depuis le 13 juin. Elle vise notamment à freiner « l’obsolescence programmée », la durée de vie de plus en plus courte des biens d’équipement électroniques et électroménagers. Les consommateurs bénéficieront d’une garantie prolongée sur leurs achats et d’une meilleure information sur les possibilités, ou non, de réparer une défaillance. Des avancées qui demeurent cependant bien timides au vu de l’ambition initiale de la loi. Et si la « class action », l’action collective de consommateurs contre un fabricant, devient légale, elle ne pourra pas concerner la protection de l’environnement ni de la santé. Le lobbying industriel est passé par là.

    Benoît Hamon a laissé une loi derrière lui avant son transfert du ministère de la Consommation à celui de l’Éducation. Après un an de débats parlementaires, sa loi sur la consommation s’applique à tous les achats effectués à partir du 13 juin. Véritable couteau-suisse, elle touche autant à l’assurance automobile et au démarchage abusif qu’à la lutte contre le surendettement ou à la vente de lunettes sur Internet. Au milieu de cet ensemble disparate, le texte contient quelques mesures pour lutter contre la péremption toujours plus rapide des équipements électroniques. Une obsolescence qui cause pollution et gaspillage avec les tonnes de déchets hi-tech que nous produisons chaque année (Voir notre enquête Comment l’Europe fait passer ses déchets informatiques pour des dons « humanitaires »). Ces mesures seront-elles suffisantes pour freiner le phénomène de l’obsolescence programmée et toujours plus rapide des objets électroniques ?

    L’obsolescence programmée, fantasme ou réalité ?

    Nous changeons de smartphone en moyenne tous les 18 mois. Et pas seulement par envie de se procurer le dernier modèle. Un écran plasma (entre 300 et 3000 €) se dégrade au bout de 6 ans. Un réfrigérateur est censé durer 10 ans – un an de moins qu’il y a trois décennies – mais les professionnels demeurent discrets sur le taux de panne... Bien des produits informatiques et électroménagers sont obsolètes de plus en plus rapidement. En cause : des logiciels ou des mises à jours qui ne sont plus disponibles, des batteries qu’on ne peut pas remplacer, des pièces de rechange introuvables ou seulement à des prix très élevés. Autant d’exemples d’une stratégie qui accélère artificiellement l’obsolescence des produits. Et pousse à en acheter de nouveaux.

    « Les constructeurs de téléphonie mobile ou d’ordinateurs ont tendance à fabriquer des pièces de moins en moins solides », constate Françoise Berthoud, ingénieure de recherches en informatique au CNRS, directrice du groupe Ecoinfo [1], qui informe sur les impacts négatifs des technologies de l’Information et de la communication [2]. « Il y a une méconnaissance du problème de l’obsolescence et de ses impacts », déplore la scientifique. Pourtant, ce système de péremption ultrarapide pollue autant qu’il met à mal le porte-monnaie.

    Avec l’arrivée de Benoît Hamon au ministère de la Consommation, les choses devaient changer. « L’obsolescence des appareils est quasiment pensée au départ par les opérateurs pour favoriser le renouvellement. Or, acheter un appareil qui est destiné à être totalement démodé un an plus tard pose d’autant plus question lorsque le constructeur a lui-même organisé cette obsolescence », expliquait déclarait le ministre en septembre 2012 à 60 millions de consommateurs. Au final, la nouvelle loi entrée en vigueur au printemps évoque à peine le phénomène et ne mentionne l’expression d’« obsolescence programmée » que pour commander un rapport sur le sujet.

    Pratique commerciale trompeuse

    Définir cette pratique était pourtant un enjeu essentiel. « Quand nous parlons d’obsolescence programmée, on nous répond souvent que “ça n’existe pas”, parce qu’il n’en existe pas de définition juridique claire pour tout le monde », regrette Camille Lecomte, chargée de campagne aux Amis de la terre. « Pour nous l’obsolescence programmée est une pratique commerciale trompeuse. Comme lorsqu’un nouveau modèle de smartphone ne peut durer que quelques années parce que les mises à jours du système d’exploitation ne sont plus accessibles au bout d’un moment. Or, il s’agit souvent de produits chers, réputés de qualité. Mais ils ne sont pas conçus pour durer. »

    L’obsolescence programmée ne semble donc pas si difficile à définir. Au cours des débats parlementaires, le sénateur écologiste Jean-Vincent Placé a même déposé une proposition de loi qui caractérisait clairement la pratique, et en faisait un délit : « L’obsolescence programmée est l’ensemble des techniques par lesquelles un fabricant ou un importateur de biens vise, notamment par la conception du produit, à raccourcir délibérément la durée de vie ou d’utilisation potentielle de ce produit afin d’en augmenter le taux de remplacement », détaillait la proposition du sénateur. Qui prévoyait que ce délit soit passible d’une « de deux ans d’emprisonnement et d’une amende de 37 500 euros ou de l’une de ces deux peines ». La mesure n’a pas été reprise dans la loi. « Cela a tout de même permis de faire avancer le débat », note Camille Lecomte.

    Extension de garantie : six ans au Royaume-Uni, deux en France...

    C’est une des avancées principale de la loi : la garantie de tous les équipements est portée de six mois à deux ans. Pendant cette période, l’acheteur pourra faire jouer la garantie sans avoir à prouver devant la justice que la défaillance de l’appareil n’est pas de son fait. Mais cette mesure n’entrera en vigueur que dans deux ans, en 2016. Si la garantie est prolongée, elle reste bien en deçà des cinq ans obligatoires proposés par le sénateur Jean-Vincent Placé. Des députés de l’Assemblée nationale avaient de même déposé des amendements pour la porter, à terme, à dix ans. En vain.

    « Nous nous sommes vite aperçus que cela n’avait aucune chance de passer, rapporte Camille Lecomte. Les distributeurs d’équipements électroniques et électroménagers, qui réalisent leurs marges sur les extensions payantes de garantie au-delà de la durée légale, s’y sont fortement opposés. Et ont fait du chantage à l’emploi. » Un document du syndicat des industries audiovisuelles et électroniques Simavelec [3] prophétise par exemple une hausse mécanique de 8% à 10% des prix « si la période garantie légale était portée jusqu’à cinq ans ». Tout en reconnaissant que cela générerait aussi une « économie pour les ménages due au non-paiement des réparations ». Les industriels brandissent malgré tout la menace « d’une délocalisation des achats » favorisée par le commerce en ligne.

    D’autres pays européens ont pourtant des garanties légales qui dépassent largement les deux ans. Le Royaume Uni en est à six ans. En Finlande et aux Pays-Bas, la durée de garantie dépend de la durée de vie du produit. En Islande, les produits coûteux sont couverts par une garantie de cinq ans. Autant de règles qui poussent les constructeurs à fabriquer des produits qui durent plus de 24 mois [4]... Sauf en France.

    Encourager les filières de réparation ?

    Pour tous les achats réalisés à partir du 13 juin, les vendeurs seront dorénavant obligés d’informer les consommateurs, « de manière lisible avant la conclusion du contrat » et par écrit, de la durée pendant laquelle les pièces détachées seront disponibles. C’est l’article 6 de la nouvelle loi. Mais rien n’oblige les constructeurs à fabriquer les pièces détachées pendant un temps donné. « Avec cette disposition, on s’arrête au milieu du gué : aucun délai minimal n’est imposé ! », regrette l’association de consommateur UFC Que Choisir. Jean-Vincent Placé avait proposé d’obliger les fabricants non seulement à informer, mais aussi à fournir, pendant dix ans à compter de la date de vente, les pièces détachées indispensables à l’utilisation de l’appareil. « Le fait d’afficher la durée de disponibilité des pièces devrait déjà changer des choses pour l’acheteur. S’il voit que les pièces détachées sont disponibles, il va penser à la réparation », analyse Camille Lecomte.

    Pour favoriser la réparation plutôt que la mise à la poubelle : la loi oblige de fournir les pièces détachées, tant qu’elles sont déclarées disponibles, dans un délai de deux mois auprès des vendeurs ou des réparateurs. « Tout manquement est passible d’une amende administrative », de 15 000 € maximum pour une société, précise la loi. Cette mesure pourrait développer le secteur de la réparation, essentiel pour donner une seconde vie aux objets, et pourvoyeur d’emplois (Voir notre reportage Recyclage : ces ouvriers qui donnent une seconde vie aux objets). « Il serait aussi utile que la documentation technique soit accessible gratuitement et dès l’achat, aux réparateurs et aux particuliers », ajoute Françoise Berthoud. Mais rien de tel dans la loi. « Ce serait également positif d’encourager la filière de la réparation avec, par exemple, un taux de TVA réduit sur le matériel d’occasion. Mais cela générerait évidemment un manque à gagner pour les caisses de l’État. »

    L’environnement et la santé exclues des « class action »

    Si la loi Hamon contient une mesure phare, c’est bien celle-là : la création en France d’une action de groupe sur le modèle américain des class action. La nouvelle loi rend ainsi possible une action collective en justice pour obtenir réparation de préjudices matériels subis par des consommateurs. « Mais sous le poids des lobbys, le texte a multiplié les “garde-fous” ou, plutôt, les limites à son efficacité… », regrette l’UFC Que Choisir. L’action de groupe ne pourra de toute façon être utilisée que pour des préjudices matériels : produit défectueux, frais bancaires indus, entente sur les prix, retards récurrents des trains… Les préjudices sanitaires et les atteintes à l’environnement sont exclus de son champs d’action.

    « On peut toujours essayer de se servir de l’action de groupe pour dénoncer l’obsolescence programmée, mais il y a un risque que ça n’aboutisse pas puisque qu’il n’existe toujours pas de délit défini de cette pratique », craint Camille Lecomte, des Amis de la terre. Par ailleurs, seules les seize associations de consommateurs agréées pourront conduire ce type de recours. « En tant qu’association environnementale, on ne pourra pas lancer une action de groupe seuls, souligne la responsable des Amis de la Terre. On nous a dit que ce n’était pas difficile d’obtenir l’agrément d’association de consommateurs. Certes. Mais ce n’est pas forcément notre vocation de le devenir. »

    Ajuster l’éco-contribution à la durée de vie

    La lutte contre l’obsolescence programmée est donc loin d’être gagnée. Mais les idées ne manquent pas. Jean-Vincent Placé proposait ainsi de moduler l’éco-contribution – la somme payée par l’acheteur sur le prix d’un appareil neuf pour financer le système de traitement des déchets électroniques et électriques (une dizaine de centimes d’euros par exemple pour un ordinateur portable) – en fonction de critères qui favorisent une durée de vie plus longue du produit.

    Les membres d’Ecoinfo préconisent, eux, un affichage sur la durabilité des équipements. « Cela se fait déjà pour les équipements informatiques professionnels, rapporte Françoise Berthoud. Les gros constructeurs vendent deux catégories d’équipements. Sur les produits professionnels, plus robustes, ils ont l’obligation de donner, sur demande, le laps de temps entre deux pannes [5]. Il faudrait aussi que les élèves apprennent dès le plus jeune âge à démonter et à réparer ces appareils, pour qu’ils ne les voient plus comme des boîtes noires auxquelles on ne peut pas toucher. Ce n’est pas très compliqué à mettre en œuvre », suggère Françoise Berthoud. Cela tombe bien, Benoît Hamon est maintenant ministre de l’Éducation.

    Rachel Knaebel

    Photo : CC BRS MEAS

    Plus d’infos : le site des Amis de la Terre sur "Les dessous de la High-tech"

     

    Notes

    [1Le site d’Ecoinfo. Ecoinfo a publié un livre sur le sujet, Les Impacts écologiques des technologies de l’information et de la communication, Éditions EDP Sciences, 2012.

    [2Ecoinfo a été auditionné par quelques parlementaires au moment des discussions de la loi.

    [3Daté de mars 2013.

    [4Voir ici.

    [5Appelé MTBF, pour Mean Time Between Failure.


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    15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 16:08

     

     

    Source : rue89.nouvelobs.com

     

      15/06/2014 à 11h46

    Le Wi-Fi dans la prairie : une aventure collective en zone blanche

    Pierre Alonso

     

     

    « On se rend compte qu’Internet, ça n’arrive pas comme ça. » En Haute-Garonne, des villages sans haut débit ont choisi le réseau sans fil communautaire. « Du lien se crée » aussi entre les adhérents.


    L’entrée de Monès (Haute-Garonne), « zone blanche » sans accès internet classique (Pierre Alonso/Rue89)

    (De Monès) A l’entrée de Monès (Haute-Garonne), on en voit déjà la sortie. Entre les deux panneaux, distant l’un de l’autre d’une centaine de mètres : une maison communale et la mairie, une ferme, une chapelle et son cimetière.

    Sur le toit de la mairie, une petite parabole et un boîtier blanc s’accrochent à l’antenne râteau de télévision. La première est reliée à un autre village, le Pin-Murelet, à 2 km. Le second renvoie vers sept foyers de la commune. A Monès, une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest de Toulouse, Internet est un réseau visible.

    Les 250 hectares de la commune sont situés dans des zones blanches (sans haut débit) ou grises (ADSL bas débit), selon les coteaux.


    Une antenne sur le toit d’un adhérent Tetaneutral (Pierre Alonso/Rue89)

    Depuis deux ans, la mairie propose aux quelque 72 habitants une connexion très haut débit grâce aux services d’un fournisseur d’accès à Internet associatif de la région, Tetaneutral. La mairie elle-même est ainsi connectée. Un service public ? « Un service à la personne », corrige Patrick Nodinot, maire sans étiquette du village depuis 2008.

    Artisan « plus artiste qu’entrepreneur », en cours de reconversion dans le social, il a abandonné les solutions proposées par le conseil général en partenariat avec d’autres opérateurs.

    « C’était fastidieux, la connexion était assez lente et notre interlocuteur unique, Orange, n’était pas toujours disponible. Il fallait au moins deux jours pour une intervention, sauf que la secrétaire intercommunale vient un jour par semaine, si Internet était “crashé” ce jour-là, il fallait attendre une semaine de plus… »

    Il insiste sur l’absence de coûts supplémentaires avec Tetaneutral. Le matériel est fourni par l’association qui facture aux utilisateurs 28 euros par mois, auxquels s’ajoutent 20 euros d’adhésion annuels, pour une connexion illimitée.

    Un réseau fait main

    A Monès, un habitant avait déjà fait quelques tentatives de désenclavement. Adrien Van Den Bossche a grandi sur la commune. Il est aujourd’hui maître de conférence à l’Institut de recherche en informatique de Toulouse.

    Pour connecter un foyer, il avait utilisé les services d’une autre association, antérieure à Tetaneutral, Toulouse sans fil :

    « Ce n’était pas un opérateur, mais un groupe spécialisé qui voulait développer des normes, des spécifications, des recettes pour déployer des réseaux sans fil communautaires. »

    La recette est reprise par Tetaneutral, assortie de toutes les garanties légales obligatoires pour un opérateur.

    Chaque utilisateur obtient dès lors une adresse IP individuelle et nominative. Le réseau, lui, a été fabriqué à la main.

    Des utilisateurs patients et bricoleurs

    Au Pin-Murelet, un adhérent de Tetaneutral ouvre sa connexion très haut débit. Par une liaison sans fil, il émet vers un relais situé sur la commune de Monès qui renvoie vers la mairie.

    Celle-ci devient la porte d’entrée vers Internet pour tous les foyers connectés, toujours grâce aux connexions sans fil. D’où les boîtiers blancs qui se font face de toit en toit. Trois nouveaux foyers sont sur le point de rejoindre les sept adhérents actuels.


    Patrick Nodinot, maire de Monès (Pierre Alonso/Rue89)

    « Tout le monde participe ! » s’enthousiasme le maire, Patrick Nodinot. « Il y a même un habitant qui fait relais, mais ne se connecte pas via Tetaneutral. »

    Adrien Van Den Bossche, le premier initié, s’occupe de l’administration du réseau, intervient lorsque des habitants lui signalent par SMS des problèmes de connexion.

    « J’ai été surpris par les réactions, les gens sont tout à fait humains dans leur appréhension de la technologie. En cas de coupures, ils savent se montrer patients. »

    Voire bricoleurs : pour maintenir l’Internet du village, il faut parfois improviser. Patrick Nodinot raconte ainsi qu’un soir de fête, le disjoncteur de la mairie a sauté, coupant le relais sur le toit et l’accès à Internet des habitants. Impossible de le réparer immédiatement. Décision est donc prise de brancher le relais sur l’éclairage public, pas affecté par la coupure d’électricité. Internet repart.

    Monès est l’un des quatre déploiements radio de Tetaneutral. Hormis Toulouse et Saint-Gaudens, un autre village s’y intéresse de près depuis quelques mois.

    « Internet, ça n’arrive pas comme ça »

    Mauvaisin, 40 km au sud de Toulouse, 220 âmes. Un petit village divisé en deux bourgs et de nombreuses exploitations agricoles. Sur « la forge », une dépendance de la maison de maître qui domine le village, une antenne se connecte à l’accès internet très haut débit d’un habitant de Nailloux, à 7 km, plein Est.

    La grande propriété appartient à Renaud de Mauvaisin, qui a ouvert des chambres d’hôtes, un restaurant et un espace d’exposition. En bras de chemise, casquette-béret sur la tête, il raconte comment il est passé chez Tetanautral il y a deux mois, après des expériences peu fructueuses avec d’autres fournisseurs d’accès recommandés par le conseil général. Plus rapide, moins cher, et un réseau à créer par les habitants :

    « On se rend compte qu’Internet, ça n’arrive pas comme ça. »

    Il a fallu configurer les routeurs, monter sur les toits pour installer les antennes. Renaud de Mauvaisin n’est pas informaticien, il n’y connaît rien, dit-il, mais d’autres l’ont aidé. Comme Olivier Brun, chercheur sur les réseaux dans un laboratoire du CNRS à Toulouse, également habitant du village. Lui aussi invoque tant des raisons pratiques qu’un choix politique :

    « Tetaneutral permet de diminuer le nombre d’intermédiaires, d’éviter les opérateurs classiques ».

    « Du lien se crée dans le village entre les adhérents », poursuit Renaud de Mauvaisin, par ailleurs conseiller municipal. « Des personnes qui ne se connaîtraient pas autrement se rencontrent. »

    Une antenne sur le toit de l’église

    Une sorte de prolongement technique du festival qu’il organise tous les ans au château. L’année dernière, en octobre, la formule avait justement été renouvelée : un Open Bidouille Camp où l’on vient apprendre à concevoir sa lessive ou à passer sous Linux… C’est là qu’ils ont découvert Tetaneutral.

    Le président de l’association, Laurent Guerby, compare ses services avec ceux d’une Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne). Local, sans intermédiaire…

    Huit foyers sont aujourd’hui connectés à Mauvasin. Pour étendre encore le réseau, les adhérents imaginent de placer une antenne unique pour l’ensemble des habitants sur le toit de l’église, point culminant du village.

    Elle permettrait de contourner la principale difficulté de ces réseaux sans fil : la végétation. Au printemps, elle pousse. A Mauvaisin comme à Monès, elle risque de bloquer les connexions de ces réseaux des communes.

     

     

     

     

    Source : rue89.nouvelobs.com

     

     

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    13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 21:45

     

     

    Source : www.bastamag.net

     

     

     

    Décroissance

    Retraites, chômage, santé : comment réinventer les mécanismes de solidarité dans une société sans croissance ?

    par Aurélien Boutaud 13 juin 2014

     

     

     

     

     

     

    Les principaux mécanismes de solidarité nationale, hérités des trente glorieuses, ont été conçus dans un contexte de forte croissance. Sécurité sociale, assurance chômage, retraites, minima sociaux : comment réinventer ces mécanismes dans une société sans croissance ? Quelles formes de solidarité sont possibles ? Et comment faire en sorte que la décroissance ne soit pas synonyme de mise à mort de l’État-providence ?

    Cet article a initialement été publié dans la revue Silence.

    Depuis quarante ans, les questions du travail et de l’emploi ont été assez largement abordées par les penseurs de l’écologie politique et de la décroissance. Mais une autre question importante en matière de solidarité reste posée : comment financer les systèmes de protection sociale hérités des trente glorieuses dans une économie sans croissance ? Assurance chômage, retraites par répartition, sécurité sociale, minima sociaux : Cyrille Di Méo et Jean-Marie Harribey [1] se demandent ce « que deviendraient ces solidarités institutionnalisées, obtenues par les luttes sociales, dans une société de décroissance démonétarisée ? »

    On touche là un sujet sensible. Car l’obsession de nos dirigeants pour la croissance n’est pas seulement idéologique, elle est aussi pratique, notamment en termes de prélèvements sociaux. En effet, si l’activité économique s’accroît, alors on assiste en théorie à une augmentation proportionnelle des moyens alloués aux mécanismes de solidarité. La croissance a là encore des vertus quasiment magiques : si la masse monétaire augmente, alors les prélèvements opérés sur cette masse s’accroissent également, et ce sans avoir besoin d’augmenter les taux d’imposition. Alors que les attaques libérales se multiplient pour réduire les taux de prélèvement [2], comment imaginer maintenir ces systèmes de solidarité dans une société sans croissance, dans un contexte où la base d’imposition serait, en plus, amenée à se contracter ?

    Avant tout, mieux partager le gâteau

    En matière de solidarité, l’argumentaire productiviste repose sur l’hypothèse selon laquelle l’économie est tirée vers le haut par les acteurs économiques les plus dynamiques : ils s’accaparent la plus grosse partie du gâteau, mais leur enrichissement profiterait à toute la société. Autrement dit, dans une économie de croissance, les riches prennent les plus grosses parts, mais il reste également plus de miettes pour les pauvres. Si une croissance infinie n’est pas possible, alors cette hypothèse d’un « effet de ruissellement » s’effondre.

    Dans une économie sans croissance, puisque le gâteau ne peut plus s’agrandir, la première urgence consiste donc à mieux en répartir les parts. Et ceci est d’autant plus vrai qu’une meilleure répartition résoudrait d’emblée une bonne partie des problèmes de financement des mécanismes de solidarité. Les chercheurs Richard Wilkinson et Kate Pickett montrent par exemple avec force argumentaire que plus une société est inégalitaire et plus les problèmes sociaux sont nombreux : maladies mentales, usage de stupéfiants, insécurité, obésité, problèmes de santé, décrochage scolaire [3].

    L’augmentation des inégalités provoque donc une multitude de coûts sociaux supplémentaires. La New Economics Foundation a tenté d’évaluer ce qu’une baisse des inégalités générerait comme gains pour la société britannique, si le niveau de partage des richesses équivalait à celui du Danemark. En estimant les économies réalisées dans le domaine de la santé, de la criminalité et de l’éducation, les auteurs en concluent que les effets pour la société britannique seraient largement positifs, tant pour le bien-être de la population que pour l’équilibre des comptes de la nation [4].

    La réduction des inégalités, qui pourrait par exemple se traduire par un revenu maximal autorisé [5], doit donc être entendue comme une condition première de la décroissance, puisqu’elle génèrerait des économies en termes de coûts sociaux. Cette baisse des dépenses permettrait de compenser la réduction des moyens financiers prélevés – du fait de la baisse du PIB.

    Faire décroître les activités insoutenables

    Dans le même ordre d’idée, le fait de produire et consommer des biens et des services de meilleure qualité, mais en moindre quantité, permettrait également de limiter les atteintes portées à l’environnement et à la santé. Logiquement, les coûts de réparation ou de compensation seraient donc réduits. On peut se donner une idée plus précise de ce bilan « coût-bénéfice » dans le domaine de la santé en prenant un exemple caricatural : si la population d’un pays est en meilleure santé car elle mange mieux et moins, alors c’est sans doute une mauvaise nouvelle pour une partie importante de l’industrie agro-alimentaire ; c’est également une mauvaise nouvelle pour le secteur médical au sens large (moins de dépenses) ; et c’est donc une mauvaise nouvelle pour la croissance du PIB… Mais cela réduit d’autant le coût pour la société en termes de soins.

    Pour l’illustrer, l’économiste Jean Gadrey compare l’évolution des dépenses de santé aux États-Unis et en France entre 1960 et 2006 [6]. Très proches au début des années 1960, les dépenses de santé par habitant sont aujourd’hui plus de deux fois supérieures aux États-Unis. Pourtant, sur la même période, la France a accru davantage son espérance de vie, qui dépasse aujourd’hui celle des États-Unis de plus de deux ans et demi. Cela signifie que les États-uniens dépensent deux fois plus d’argent que les Français pour leur santé, pour des résultats nettement moins bons ! L’une des raisons de cette médiocre performance est l’explosion de l’obésité parmi la population états-unienne : cette forme de surconsommation génère plus de 147 milliards de dépense de santé par an [7]. Or ces dépenses « défensives » sont comptabilisées positivement dans le PIB et considérées à ce titre comme création de richesse !

    Il est évident qu’une décroissance sélective, ciblée sur les secteurs qui ont des effets néfastes sur la société et l’environnement, réduira à termes les besoins de financement pour soigner ou réparer ces maux. Le toxicologue André Cicolella [8] multiplie les exemples dans le domaine de la santé (lire l’interview de Basta !). Il montre comment, en privilégiant la prévention plutôt que la guérison, il serait possible de consacrer beaucoup moins d’argent au système de santé, et ainsi sauver la sécurité sociale [9].

    Gratuité de l’usage, renchérissement du mésusage

    Enfin, on trouve sous la plume d’écologistes réformistes tels Alain Lipietz [10] ou Sandrine Rousseau [11] de nombreuses propositions visant notamment à construire une fiscalité à la fois écologique et sociale. Sandrine Rousseau, par exemple, préconise d’orienter les comportements de consommation vers des productions écologiquement responsables, notamment par des mécanismes de bonus-malus. Ceux-ci seraient adossés à des contributions de type taxe carbone, dont les fruits seraient redistribués de façon à éviter de pénaliser les plus pauvres. Le fruit des taxes sur la pollution permettrait ainsi d’accroître les moyens de la solidarité nationale.

    Ce à quoi pourraient s’ajouter des formes de tarification progressive de l’énergie, de l’eau ou de toute autre ressource ou service issus de la nature, afin de permettre un accès universel pour les besoins de base tout en pénalisant fortement les abus. C’est ce que Paul Ariès appelle « la gratuité de l’usage et le renchérissement du mésusage » [12] (lire l’interview de Basta !). Le principe est simple : l’usage d’une ressource serait gratuit pour répondre aux besoins essentiels. Il s’agirait par exemple de rendre gratuit l’accès à quelques dizaines de litres d’eau par jour et par personne. Au-delà d’un certain seuil, le tarif augmenterait progressivement, jusqu’à devenir prohibitif afin d’éviter les comportements de gaspillage, comme le fait d’utiliser des centaines de litres d’eau pour laver une voiture ou des milliers de litres pour remplir une piscine.

    Le principe, déjà en vigueur dans quelques pays ou collectivités, pourrait s’étendre à l’usage de tous les biens communs. Il présenterait ainsi de nombreux avantages, notamment celui de concilier liberté et responsabilité. Paul Ariès prévient néanmoins : « Le danger serait bien sûr que cette politique renforce les inégalités en permettant l’accès aux mésusages à une petite minorité fortunée (…). C’est pourquoi ce paradigme de la ‘gratuité de l’usage’ et du ‘renchérissement du mésusage’ ne peut aller sans une diminution importante de la hiérarchie des revenus. » Une fois de plus, mieux partager les richesses semble un préalable indispensable à toute forme de décroissance.

    Favoriser la solidarité directe ?

    Évidemment, l’enjeu de la solidarité ne se limite pas aux mécanismes institutionnels comme l’assurance chômage, les systèmes de retraites ou la sécurité sociale. Les mouvements se réclamant de la décroissance ou de la transition sont également riches de propositions concrètes qui visent à renforcer les formes de solidarité directe. Dans les pays anglo-saxons, où les initiatives de transition sont très développées, le vide laissé par le retrait de l’État-providence a paradoxalement entraîné un dynamisme assez spectaculaire des pratiques de solidarité locale, qui se caractérisent par une prise en charge plus directe des problèmes par les habitants eux-mêmes.

    Mais ces innovations sociales commencent aujourd’hui à faire apparaître leurs limites… Et rien ne prouve qu’elles parviendront à prendre le relais des formes de solidarité plus institutionnelles et centralisées, héritées des luttes sociales et détruites par les politiques libérales. Les tenants de la décroissance vont donc devoir sérieusement se pencher sur cette question brûlante et encore largement inexplorée : comment construire une forme de solidarité qui ne dépende plus de la croissance et qui ne détruise pas pour autant les acquis sociaux du passé ?

    Aurélien Boutaud


    Quelques notions pour comprendre la société post-croissance : contre-productivité, dépenses défensives et décroissance sélective

    Dans les années 1970, le penseur Ivan Illich a introduit la notion de contre-productivité pour désigner le moment où, passé une certaine masse ou un certain degré de complexité, un système ou une institution finit par produire plus d’effets négatifs que positifs. Par exemple, le système de santé finit par trouver un intérêt à ce qu’il y ait davantage de malades, moins autonomes, plus médicalisés, etc. : son objectif n’est alors plus que les gens soient autonomes et en bonne santé, mais que l’activité économique du secteur de la santé (qu’on devrait alors appeler secteur de la « guérison ») se développe.

    Les économistes utilisent une notion proche, celle de dépenses défensives. « Ces dernières désignent des situations où le PIB augmente du fait d’activités qui consistent seulement à réparer des dégâts commis par d’autres activités, qui, elles aussi, gonflent le PIB. Par exemple, dépolluer. Il y a alors croissance économique mais aucune progression du bien-être puisqu’on ne fait, dans le meilleur des cas, que revenir au point de départ. » Pour reprendre l’exemple de la santé, pour augmenter le PIB et de la croissance, mieux vaut ne pas remettre en cause certaines pratiques alimentaires (la « malbouffe ») et s’appuyer sur les maladies générées pour développer un nouveau secteur d’activité dans le domaine de la « guérison ».

    La décroissance sélective vise à faire décroître l’activité économique dans ces secteurs où l’on observe une contre-productivité, qui génère des dépenses défensives. Par exemple, faire décroître la consommation de tabac réduit les coûts nécessaires pour soigner les maladies liées à cette consommation. Faire décroître les teneurs en gras et en sucre dans l’alimentation réduit les coûts de traitement des maladies liées à ces surconsommations. La conséquence logique est que les besoins de solidarité nécessaires pour prendre en charge ces dépenses défensives diminuent.

    Cet article a été publié dans le cadre du dossier de mai 2014, « Quelles solidarités sans croissance ? » de la revue écologiste S !lence (voir sa présentation sur notre page partenaires). Ce dossier veut montrer comment une logique de décroissance peut permettre de créer de nouvelles formes de solidarité. Un numéro découverte gratuit de la revue Silence est disponible sur simple demande au 04 78 39 55 33.

     

    Notes

    [1Di Méo C., Harribey J-M., 2006. « Du danger de la décroissance » in Politis, n°917, 14 septembre 2006.

    [2En particulier ceux portant sur les entreprises, qui sont progressivement transférés sur les particuliers.

    [3Wilkinson R., Pickett K., 2010. The Spirit Level : Why Equality is Better for Everyone. Penguin, Londres.

    [4The New Economics Foundation, 2009. The Great Transition. NEF, Londres.

    [5L’économiste Gaël Giraud et la philosophe Cécile Renouard proposent par exemple d’appliquer à l’ensemble de la société un facteur 12, déjà appliqué dans la fonction publique : le revenu maximal autorisé ne pourrait pas dépasser 12 fois le salaire le plus faible. Source : Giraud G., Renouard C., 2012. Le facteur 12. Pourquoi il faut plafonner les revenus. Carnets Nord, Paris.

    [6Gadrey J., 2010. Adieu à la croissance. Bien vivre dans un monde solidaire. Les Petits Matins, Paris.

    [7Finkelstein E.A., Trogdon J.G., Cohen J.W., Dietz W., 2009. « Estimates Annual Medical Spending Attributable To Obesity : Payer-And Service-Specific » in Health Affairs, 28, no.5 (2009), pp 822-831

    [8Cicolella A., 2007. Le défi des épidémies modernes : comment sauver la Sécu en changeant le système de santé. La Découverte, Paris.

    [9Voir également le dossier « Décroissance et santé » dans S !lence, n°341.

    [10Lipietz A., 2012. Green deal. La crise du libéral productivisme et la réponse écologiste. La Découverte, Paris.

    [11Rousseau S., 2012. Oui, l’écologie, c’est social ! Les Petits Matins, Paris.

    [12Ariès P., 2007. La décroissance. Un nouveau projet politique. Golias, Villeurbanne.


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    Source : www.bastamag.net

     

     

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