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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 18:01

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Économie soutenable

La belle réussite d’une industrie qui prend soin de ses salariés et de l’environnement tout en créant des emplois

 

par

 

 

A l’heure où le « coût du travail » devrait être réduit, la santé des salariés négligée et les « contraintes » écologiques combattues, Pocheco, une PME industrielle du Nord, prend le chemin inverse : celui d’une économie qui place l’écologie, l’humain et les investissements avant les profits et les dividendes. L’usine de production d’enveloppes est devenue un modèle de transition. Les produits chimiques nocifs ont disparu des ateliers, la hiérarchie s’est allégée, les bâtiments on fait peau neuve. Résultat : l’entreprise se porte bien et diversifie ses activités, pour faire face à l’avenir et préserver ses emplois. Ici, pas de managers aux techniques oppressives, pas de délocalisation ni de course à la rentabilité sans fin. Reportage.

À l’entrée des ateliers de Pocheco, le bruit des machines résonne comme dans n’importe quelle usine. Mais il n’y a pas d’odeur. Dans cette usine de production d’enveloppes, dans le village de Forest-sur-Marque, à une quinzaine de kilomètres de Lille, aucune odeur chimique n’agresse l’odorat. Dans les allées de stockage des encres non plus. « Avant, cette zone sentait tellement fort les solvants que nous étions obligés de la fermer », raconte Kévin Franco, salarié de Pocheco. Aujourd’hui, les encres utilisées sur les enveloppes produites ici ne contiennent pas de produits chimiques. « Ce sont des encres à l’eau, avec des pigments naturels. »

Quand, à la fin des années 1990, l’actuel patron de Pocheco, Emmanuel Druon, en a pris les rênes, c’est par les encres que la transition de cette entreprise spécialisée dans la production d’enveloppes a commencé. « En 1997, l’entreprise avait des difficultés financières, écologiques et sociales. Les travailleurs étaient exposés à des produits nocifs, des fûts de produits chimiques étaient même enterrés autour de l’usine. L’intégration au village était mauvaise, comme l’ambiance à l’intérieur de l’entreprise. Les liens entre les services étaient peu nombreux », décrit Kévin Franco.

 

L’écologie, à long terme, « c’est moins cher »

Kévin Franco est arrivé 2010 dans l’entreprise, comme stagiaire, pour mener une étude d’impact des produits utilisés sur l’environnement. Puis il travaille au service de la logistique, à la maintenance, et à la production. « Quand quelqu’un arrive dans l’entreprise, quel que soit son métier, il passe en général par la production », précise le salarié. Ensuite, le jeune homme a pris en main l’une des nouvelles activités développées par l’entreprise : un bureau de conseil en transformation environnementale. « Nous essayons de partager ce qu’on a fait, notre méthode de transformation, de réflexion. »

Cette entreprise de 130 employés, logée sur le site d’une ancienne usine textile au sein de bâtiments du 19e siècle, est devenue un modèle de transition industrielle soutenable. Tout en créant une trentaine d’emplois depuis 2008 ! Pocheco a même fait l’objet d’une séquence du documentaire Demain, qui a dépassé le million de spectateurs. « Quand nous faisions appel à des bureaux de conseil pour nos projets de transformation, on nous répondait toujours “ce n’est pas possible, ce sera trop cher”, souligne Kévin Franco. Ce qu’on leur expliquait, c’est que nous raisonnions sur cinq à dix ans et qu’à long terme, ce serait moins cher. De toute façon, pour nous, l’environnement était aussi important que le coût. Aujourd’hui, le rôle du bureau d’étude, c’est de montrer que ça fonctionne. »

Quelle est cette recette Pocheco ? Comment une usine du nord de la France, sinistré par la désindustrilaisation, sur un marché, celui de l’enveloppe et du courrier, qui sembler appartenir au passé, est-elle devenue une référence sur le plan écologique et humain ? « Quand Emmanuel Druon est arrivé, il a constitué une équipe autour de lui, qui a décidé qu’il fallait prendre systématiquement en compte l’environnement et le bien-être des salariés dans les développements futurs de l’entreprise. Qu’à chaque étape d’investissement, ces critères devraient être respectés », raconte Kévin Franco.

 

« Nous ne voulons plus de plastique à l’horizon 2020 »

Conséquence directe de ce choix, alors radical : Pocheco transforme ses filières de production. « Nous avons associé nos fournisseurs, pour adopter des produits plus écologiques, puis nos clients, pour leur faire accepter cette transformation. » Le pari environnemental marche aussi auprès des clients. « Au moment de la transition, ce qui m’a aidé à vendre nos produits, c’est notre différence. Sur le plan environnemental, nous donnions du sens. Nous avons débanalisé le produit de l’enveloppe et inversé la tendance », témoigne Aline Assimacopoulos. Commerciale, cette dernière travaille à Pocheco depuis dix-huit ans. Elle a suivi le processus de transformation et fait aujourd’hui partie du comité de pilotage de l’entreprise. Celui-ci, composé de trois femmes et trois hommes, a remplacé l’ancienne hiérarchie de l’entreprise. Il a pour rôle à la fois d’impulser le développement de l’entreprise, et de repérer les talents et les projets à faire émerger au sein de l’équipe.

« Avant, le fond des enveloppes était complètement encré, et sa fenêtre était en plastique, raconte la commerciale. Nous avons développé une nouvelle norme, avec un fond partiellement encré et une fenêtre en papier. » L’enveloppe est ainsi plus économe en encre et plus écologique. « Nous avons réussi à faire changer les habitudes auprès de nos clients, parce qu’à terme, c’est aussi moins cher pour eux. Maintenant, à 95 %, nos clients ont des enveloppes comme celles-ci, se réjouit la commerciale. J’ai aujourd’hui deux collègues chargés de développer ce type d’enveloppes en Allemagne et en Espagne. » Une entreprise peut ainsi être moteur dans la mise en place de normes plus écologiques, plutôt que de les considérer comme de coûteuses et bureaucratiques contraintes. « À Pocheco, nous ne voulons plus de plastique dans les enveloppes à l’horizon 2020 », annonce Aline Assimacopoulos.

Même le système de conditionnement des enveloppes a changé. L’entreprise a abandonné les cartons à charger et décharger, qui étaient ensuite jetés, pour adopter un dispositif de cylindres sur lesquels les enveloppes sont enroulées. Les clients déroulent ces cylindres et les renvoient à Pocheco. L’entreprise livre ainsi ses produits sans générer de déchets. « Cela rend aussi le déchargement moins difficile physiquement, et ce système apporte 15% à 20% de gains de productivité », précise Kévin Franco.

 

Toitures végétalisée, panneaux solaires et pompes à chaleur

Une fois les premières économies engrangées grâce aux nouvelles procédures industrielles, Pocheco s’est attelé à ses bâtiments. Aujourd’hui, les bureaux comme les ateliers ont une toiture végétalisée. La cuve de réserve d’eau – obligatoire pour faire face au risque d’incendie – est elle aussi entièrement recouverte de végétation. 1 500 m2 de panneaux solaires couvrent les ateliers. Quant à l’ancien système de chauffage, il a été remplacé par un dispositif de pompage de la chaleur produite par les machines et par une chaudière à bois, sans gaz. Dans un bâtiment mitoyen, tout juste rénové, le chauffage est intégralement assuré par la chaleur des machines. Et même en janvier, il y fait chaud ! « Il reste encore un bâtiment à rénover, qui date de 1848 », signale Kévin Franco. Les travaux sont imminents.

Pour assurer les emplois et continuer à se développer, Pocheco mise sur la diversification de ses activités. Les visites du site en font partie. Lycéens, ou salariés d’une grande entreprise énergétique : l’entreprise accueille deux à trois groupes par semaine. « Nous ne pouvions plus nous permettre de le faire gratuitement », précise le salarié. Ouvert, le bureau d’étude que dirige Kévin Franco, est lui aussi devenu une activité à part entière. Lancé il y a cinq ans, il a depuis suivi 400 missions de conseils. Avec ses huit salariés, il accompagne les collectivités dans leurs programmes de rénovation énergétique et écologique du bâti, et les entreprises dans l’éco-conception des produits et la gestion énergétique de leur site.

 

Pérennité de l’emploi

« La stratégie ici, c’est avant tout la pérennité de l’emploi. Il faut donc réfléchir au maintien de l’activité si le marché de l’enveloppe disparaît. Le bureau de conseil est une voie. Mais c’est sûr que ce ne sera pas pour tout le monde, reconnait Kévin Franco. Nous essaierons peut-être de créer une équipe de travaux intégrée avec le bureau. » « Il y a beaucoup de personnes qui travaillent ici qui n’ont pas fait d’études, qui ont appris les métiers sur le tas », souligne Aline Assimacopoulos. Pocheco souhaite aussi diversifier ses activités industrielles. L’entreprise propose un service de massification du courrier à ses clients : elle récupère leurs courriers, les regroupe, les met sous pli, les affranchit et les livre en gros à la poste, ce qui permet aux clients de bénéficier d’un tarif du timbre plus avantageux. Quinze personnes travaillent déjà à cette activité. La PME a investi pour cela dans de nouvelles machines de tri et d’affranchissement.

 

« Nous avons des fonds propres solides, donc un accès facile aux prêts bancaires, explique Aline Assimacopoulos. Grâce à cela, nous pouvons investir à moyen et long terme sur de tels projets. Nous nous donnons du temps. Que nous pouvons prendre parce qu’on ne nous demande pas une rentabilité exponentielle. » « Chez nous, l’argent est un moyen d’entreprendre, pas de faire des profits », insiste la commerciale. En 2008, Emmanuel Druon a racheté Pocheco au groupe Le Particulier, fondé par son grand-père. L’ancien manager qui travaillait dans une grande entreprise de cosmétiques est alors devenu le seul actionnaire de cette société par actions simplifiées (SAS). Pocheco n’a donc pas l’obligation de distribuer des dividendes, et reste libre d’orienter ses investissements vers n’importe quel horizon.

 

Diversification... dans la culture des pommes et des pleurotes

Plusieurs innovations sont des plus inattendues. La société a acheté un terrain agricole de 2 000 m2 pour y développer une activité de permaculture, lancée il y a un an. Deux personnes ont été embauchées, avec comme objectifs de produire et de devenir un centre de formation. « En parallèle, nous avons le projet d’installer une cantine bon marché sur le site, où l’on cuisinerait les produits de nos propres terrains », rapporte Antoine Bocquet, qui gère le projet de permaculture. Avant, il travaillait pour un producteur de plantes aromatiques. « C’était un agriculteur qui faisait tout en chimique. Je ne trouvais pas ça satisfaisant. Alors, j’ai commencé à regarder du côté de la permaculture, et j’ai rencontré Emmanuel qui m’a parlé de ce projet. » Comme dans le reste de l’entreprise, la hiérarchie est réduite au minimum : « Je travaille en autonomie. Je suis comme mon propre patron, c’est comme si je m’étais installé à mon compte, mais avec un salaire à la fin du mois ! »

Un verger conservatoire d’espèces locales a déjà produit ses premières pommes, « excellentes » selon Kévin Franco. Et à l’intérieur de la cuve de réserve d’eau, Antoine Bocquet a commencé il y a quelques mois à faire pousser des pleurotes. Évidemment, comme pour les encres des enveloppes, sans aucun produit chimique.

Rachel Knaebel

Photo de l’équipe : Pocheco.
Autres photos : Laurent Mayeux Photographies.

 Le site de Pocheco

Les livres d’Emmanuel Druon, le patron de Pocheco :
 Écolonomie, entreprendre sans détruire.
 Le Syndrome du poisson lune.

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 18:07

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Transition

NégaWatt présente son scénario révolutionnaire pour une autre politique énergétique

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Un air débarrassé de particules fines, un risque nucléaire qui diminue, des logements chauds pour tout le monde, des émissions de CO2 divisées par quatre, et des centaines de milliers d’emplois créés... Ce sont quelques-uns des séduisants objectifs du nouveau scénario de l’association négaWatt, qui réunit une vingtaine d’experts et de praticiens en énergie [1]. Le document très fouillé, et très précis, qu’ils publient ce 25 janvier livrent les détails de la transition énergétique que la France devrait, selon eux, engager pour qu’en 2050 le pays ne dépende plus des énergies fossiles et nucléaire.

 

Une mobilité sans pétrole

Dominé par le trafic routier et une hyper-dépendant au pétrole, le secteur des transports représente aujourd’hui la première source d’émissions de gaz à effet de serre. Les deux tiers des kilomètres parcourus par les Français sont réalisés en voiture. Mais celle-ci est le plus souvent utilisée par une personne seule qui roule à 30km/h en ville alors que la majorité des véhicules particuliers est conçue pour transporter cinq personnes avec leurs bagages, et capable de rouler à 130 km/h sur autoroute. Un grand gaspillage.

Maîtrise des distances grâce à un urbanisme repensé, laissant une place de choix au vélo et à la marche à pieds, transfert des déplacements journaliers vers le ferroviaire et les transports en commun, et amélioration des taux de remplissage des véhicules grâce à la banalisation du covoiturage, constituent les principaux leviers vers une baisse de la consommation d’énergie. Selon NégaWatt, elle serait spectaculaire, avec quasiment deux tiers d’énergie en moins. La réduction de la vitesse autorisée sur route (80 km/h) et sur autoroute (110 km/h) permet également un gain immédiat et substantiel sur les consommations de carburant, sans pour autant augmenter les temps de parcours grâce à la décongestion du trafic qui l’accompagne.

Avec le recours au gaz comme carburant, qui devient progressivement renouvelable, et la mobilité électrique croissante, la part des énergies renouvelables dans les transports passerait de 6 % aujourd’hui à presque 100 % en 2050. Le point noir demeure l’avion, avec un nombre de voyageurs par kilomètre parcouru qui a augmenté de 50 % ces quinze dernières années (contre 5 % pour la voiture). Le kérosène est bien plus difficile à remplacer par des carburants renouvelables. La question d’inciter à la sobriété sur cette mobilité grande distance se pose.

 

Un avenir 100% renouvelable

Côté électricité, il serait possible de couvrir la totalité des besoins énergétiques de la France par des sources renouvelables à l’horizon 2050. L’éolien, appelé à devenir la première source d’énergie, et la biomasse solide fournissent chacun près d’un quart de la production. Ils sont suivis par le photovoltaïque et le biogaz issu de méthanisation ou de gazéification, qui contribuent à hauteur d’un peu plus d’un huitième chacun – le reste étant apporté par un mélange d’hydraulique, de biocarburants liquides, de solaire thermique, de géothermie, d’énergies marines et de valorisation des déchets.

Selon le scénario, les énergies renouvelables devraient fournir 1 000 TWh d’électricité, soit une multiplication par trois de leur contribution actuelle. Première source d’électricité en 2050, la production éolienne terrestre et marine croît de façon soutenue. Les éoliennes terrestres de nouvelle génération pourront également produire de l’électricité par vents faibles. La France en comptera alors trois fois plus qu’aujourd’hui, soit 18 000, à comparer aux 26 800 éoliennes déjà implantées en Allemagne fin 2015 !

 

Des centaines de milliers d’emplois créés

Cette nouvelle politique énergétique devrait créer environ 400 000 emplois nets d’ici 2030. « Certains secteurs subissent une diminution du nombre d’emploi. Une reconversion de ces métiers, qui doit impérativement s’anticiper et se préparer, sera nécessaire. C’est le cas par exemple de la construction automobile, du fret routier et du transport aérien, » préviennent les auteurs du scénario. Mais la rénovation de 780 000 logements par an, contre 200 000 aujourd’hui, le boom des énergies renouvelables, ou le développement d’activités de réparation et de recyclage, permettront au final l’apparition de nouveaux métiers.

« Au-delà de l’enjeu de mettre en oeuvre au niveau national, avec toute la force et l’ampleur nécessaires, des actions conformes à nos engagements nationaux et internationaux, l’application résolue de la démarche de sobriété, d’efficacité et de substitution par les énergies renouvelables rendrait la France porteuse d’un message fort sur la scène internationale », conclut NégaWatt. « Outre la responsabilité, ce message serait d’abord celui de l’exemplarité. Il ne s’agit pas seulement d’apporter la démonstration que la transition vers les 100 % renouvelables et vers un monde décarboné est possible, mais aussi de montrer comme le monde occidental peut et doit rompre avec le modèle de surconsommation qui est aujourd’hui le sien. »

 

Notes

[1C’est le quatrième scénario négaWatt (les premiers ont été publiés en 2003, 2006 et 2011)

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 22:01

*Suite à cet article, nous avons reçu un commentaire que nous vous retransmettons dans son ensemble pour que vous puissiez vous faire votre propre opinion, n'hésitez pas à rebondir. Nous apprenons tous des uns des autres et nous ne sommes que des passeurs d'infos...

Theron 22/02/2017 00:38

"Cet individu n'appartient à aucune des Vélorution en France, que ce soit les associations ou collectifs. Il n'appartient pas non plus à l'Heureux Cyclage. En fait, il squatte le nom Vélorution sur fb, refuse toute rencontre, n'appartient pas non plus à Roule and Co, diffuse de fausses informations et semble avoir un problème relevant de la psychiatrie, avec dédoublement de personnalité et vouloir s'approprier ce que d'autres font. Pour le connaisseur que je suis du réseau vélo en France, mais aussi pour les copains/copines de L'Heureux Cyclage, pour la FUB comme pour les vélorutionnaires, ce type est juste un boulet ! Ca va finir par énerver de voir tant de fausses informations... Pourriez-vous ne pas relayer cet "article" bourré d'erreurs ? Vous pouvez voir ce qu'en pensent les vélorutionnaires parisien.nes pour voir que ce problème ne date pas d'hier, là : http://velorution.org/organisation/ceci-n-est-pas-velorution/#lavelorution Vous pouvez aussi contacter L'Heureux Cyclage... Vous comprendrez que nous avons affaire à un boulet..."

 

 

 

Source : http://consocollaborative.com

 

 

200 ateliers de réparation de vélo coopératifs : il y en a forcément un près de chez vous

 

 

 
A propos de l’auteur Come Bastin
 
 

Guetteur d'innovations sociales, technologiques et environnementales, j'écris pour Ouishare, Socialter, WeDemain et parle sur Nova. Suis de près l'économie collaborative et les mutations du capitalisme. Prix Reporters d'Espoirs 2015.

Afficher l'image d'origine

En dix ans, ils ont fleuri partout en France. Entretien avec Guillaume Cohen, membre du réseau l'Heureux Cyclage à l'origine d'une carte de France des ateliers vélo et co-responsable de la page Facebook « Vélorution ».

Côme Bastin : De quoi Vélorution est-il le nom ?

Guillaume Cohen : De beaucoup de choses ! Il y a plusieurs associations distinctes en France et dans le monde qui portent le nom de Vélorution. À Londres, c’est le nom d’une boutique. En France, plusieurs collectifs l’utilisent mais ne travaillent pas toujours ensemble. Ils agissent selon les besoin de la ville et de ses habitants au plus près du terrain : organisation d’ateliers de réparation de vélos, discussions avec les municipalités sur l’urbanisme… Au niveau national, c’est la FUB (Fédération des usagers de bicyclette) qui porte la parole des militants du biclou.

Qu’est ce qu’on fait dans les ateliers vélos répertoriés sur la carte ?

On comptait en 2005 seulement 6 ateliers vélo en France ; puis 100 en 2014 et. 200 en 2016 ! Habitant Annecy je participe à l’atelier qui s’appelle Roule & co. Un bénévole est là tous les soirs de semaine et les gens qui veulent participer paient une cotisation pour devenir membre, selon leur niveau de revenu. Ça leur donne le droit de venir quand l’atelier est ouvert pour faire de la maintenance sur leur vélo en présence de pro de la réparation. L’association a aussi un partenariat avec les déchetteries de la ville pour réparer de vieux vélos et récupérer de vieilles pièces pour les remettre en vente. Et puis elle a un rôle de promotion du vélo dans la ville.

Ces associations de cyclistes ont donc un rôle quasiment politique ?

Oui par exemple auprès des collectivités locales, pour demander des pistes cyclables, mais aussi faire évoluer le code de la route : vous avez surement remarqué les petits panneaux triangulaires apparus récemment pour laisser le droit au vélo de passer même quand le feu est rouge. On peut aussi limiter la vitesse de circulation, permettre au vélo de rouler à contresens…. Au niveau national la FUB a un droit d’entrée au ministère du développement durable et son président y intervient régulièrement.

Strasbourg, Grenoble et Bordeaux ont récemment été sacrées capitales du vélo en France. Y a-t-il une recette ?

Il faut une volonté forte de la part des pouvoirs publics. Ca n’est pas facile pour les élus d’annoncer qu’ils vont laisser moins de place aux voitures. À Strasbourg, la municipalité s’est inspirée de la ville de Copenhague, qui considère que la voiture coute plus cher que ce qu’elle ne rapporte à une ville. Et les médecins ont commencé à prescrire aux malades, notamment aux diabétiques, de faire du vélo en complément des médicaments. Pour l’anecdote, la FUB organise chaque année un concours pour élire la ville la moins en avance sur la question, en envoie un clou rouillé à son maire en guise de récompense !

Image de une : © Vieux Biclou

 

 

 

Source : http://consocollaborative.com

 

 

 

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 18:04

 

 

 
  
 

  NUIT  DEBOUT.

               organise cet après-midi,        samedi 21 janvier.       .

 

  sa 6ème GRATIFERIA

     (Marché Gratuit)

   

  Où chacun apporte ce dont il n’a plus besoin,

                                                       …et repart avec ce qui lui est nécessaire.

 Avec, soupe bio, boissons chaudes,   et animations pour les enfants

 

 

    Place Saint Charles     (à côté de la poste Gambetta)

                              de 14 à   19 h.

 

 

 

 

           Site : www.nuitdeboutnimes.fr

      Mail : nuitdeboutnimes@gmail.com

            Facebook : Nuit   Debout – Nîmes

              Instagram : nuitdeboutnimes

                  Tél : 06 11 41 34 40

 

 

        

                  ALERTE   :

On coupe les arbres !

 

La Mairie de Nîmes a décidé de couper les magnifiques arbres centenaires de nos places  publiques.

 

                                       Pour quelles raisons ?

                                       Nul ne le sait !

 

Il est en effet impossible de le savoir, car Monsieur Le Maire,   et   ses Adjoints   sont aux abonnés absents à ce sujet.

La seule chose connue,   c’est que l’abattage commencera le 23 janvier, Place Saint Charles,

puis au Square de La Bouquerie.   Ensuite on ne sait pas où,   mais la coupe se poursuivra.  

Le béton et l’asphalte sont-ils préférable la verdure  ?

 

                                     Quel dommage,   quel gâchis !

 

En effet, les arbres apportent tout abord un très joli, et très agréable   cadre aux habitants.

Ils sont aussi le poumon   des villes,   une qualité   non négligeable   face à la pollution.

Enfin, leurs ombrages est très appréciable pour tous,   en été,   surtout maintenant avec le réchauffement climatique galopant.

Cet acharnement contre nos arbres n’est pas acceptable,   car tout le monde sait qu’il faut plus de 100 ans

(et parfois bien d’avantage)   pour obtenir des plans, aussi majestueux que ceux que nous côtoyons tous les jours à Nîmes.

 

 

 

 

                                                                      *******************************

 

 

Article de La Gazette d'aujourd'hui pour le courrier de l'association ARBRES.

https://webmail.laposte.net/service/home/~/?auth=co&loc=fr&id=63340&part=2  

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 19:56

 

 

Source : https://reporterre.net

 

 

Pain, agriculture, café, démocratie... À Mâlain, on invente l’alternative totale

 

17 janvier 2017 / Jessica Vuillaume (Reporterre)

 

 

 

Dans ce village de Côte-d’Or, un groupe animé par l’envie de reconnecter l’agriculture au territoire fait grandir un projet autant agricole que culturel, mêlant vignoble bio, culture du houblon, élevage de poules, mais aussi café associatif, habitat participatif ou encore université populaire. Reportage photographique.

 

  • Mâlain (Côte-d’Or), reportage

 

Mâlain est un village de Côte-d’Or de 750 habitants, à 25 km de Dijon. Depuis deux ans, un petit groupe s’y est installé et impulse une belle dynamique collective autour d’un projet alternatif agriculturel étonnant.

Jennifer, Renaud, François, Claire, Myriam, Léo, Hélène, Jeff, Cyril, Gaëlle… tous sont animés par l’envie de reconnecter l’agriculture au territoire, de créer une agriculture à taille humaine, respectueuse de l’environnement et créatrice de lien social, d’œuvrer pour une éducation populaire. Tous sont convaincus que c’est en se rassemblant que l’on peut faire avancer ses idées. Tous ont le cœur à l’ouvrage.

La reprise en bio du vignoble du village, la création du groupement foncier agricole (GFA) citoyen Champs libres, l’achat collectif d’un bâtiment et de terres agricoles ont été les principaux points d’appui qui ont permis à cette dynamique de s’assurer une assise. Sur ce terreau, comme dans un jardin fertile, les projets germent et les énergies se multiplient.

 

Plusieurs projets, dont celui de café associatif, d’épicerie participative ou encore d’université populaire 

Les 123 associés du GFA ont déjà acquis collectivement environ 6 ha de terres agricoles qui servent pour un projet d’élevage de poules pondeuses bio et un jardin potager permaculturel, et bientôt pour de la culture de céréales paysannes et de houblon. Le bâtiment acheté, qui se situe en continuité de terres du GFA, a été réhabilité pour y accueillir un habitat participatif, une brasserie artisanale bio, un café associatif et un fournil. Dans cette effervescence est également née l’association Risomes (Réseau d’initiatives solidaires mutuelles et écologiques) qui anime plusieurs projets, dont celui de café associatif, d’épicerie participative ou encore d’université populaire.

Aujourd’hui, après un an et demi de chantiers, les trois logements de l’habitat participatif sont occupés. Les travaux de la brasserie et du fournil se terminent avec un commencement des activités prévues en ce début d’année 2017. Arriveront ensuite les 250 cohabitantes gallinacées qui devraient être ravies de découvrir leur nouvelle maison en bois. L’ouverture du café associatif est attendue de tous, plusieurs chantiers collectifs bénévoles sont prévus dans les mois qui viennent pour concrétiser ce projet. Et une grande fête agriculturelle pourrait bien célébrer toutes ces réalisations l’été prochain.

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L’association Risomes s’est constituée en février 2016 et compte aujourd’hui plus de 140 adhérent-e-s. Elle s’organise horizontalement à partir de groupes-actions : université populaire et buissonnière ; pratiques d’échanges non marchands ; café associatif ; épicerie coopérative…

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : https://reporterre.net

 

 

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 19:55

 

 

Source : https://www.youtube.com/watch?v=sW_7i6T_H78&feature=youtu.be

 

The Story of Electronics

 

 

The Story of Electronics (2010)

 

Mise en ligne le 3 nov. 2010

The Story of Electronics, releasing Tuesday, NOVEMBER 9, employs the Story of Stuff style to explore the high-tech revolution's collateral damage—25 million tons of e-waste and counting, poisoned workers and a public left holding the bill. Host Annie Leonard takes viewers from the mines and factories where our gadgets begin to the horrific backyard recycling shops in China where many end up. The film concludes with a call for a green 'race to the top' where designers compete to make long-lasting, toxic-free products that are fully and easily recyclable.

Our production partner on the electronics film is the Electronics TakeBack Coalition, which promotes green design and responsible recycling in the electronics industry.

And, for all you fact checkers out there,
http://www.storyofstuff.org/2011/02/1...

 

 

 

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 15:37

 

 

Source : https://www.franceinter.fr/societe/jacqueline-warner-je-ne-crois-qu-on-ne-savait-qu-on-etait-10-humain-et-90-bacterien

 

 

Jacqueline Warner : “Je crois qu’on ne savait pas qu’on était 10% humain et 90% bactérien”

 

 

 

Longtemps, nous avons réduit l’intestin à ses fonctions digestives avant de découvrir d'autres fonctions fondamentales : il prédomine nos comportements, nos actes, nos pensées.

 

Schéma de l'appareil digestif

Schéma de l'appareil digestif © Getty / De Agostini Picture Library

 

Au micro d'Ali Rebeihi dans Grand bien vous fasse, Thomas Uhl (naturopathe), Jacqueline Warnet (hépato-gastroentérologue spécialisée en micro nutrition) et Louis Berthelot (acupuncteur spécialisé en médecine traditionnelle chinoise et en micro nutrition) expliquent l'importance de notre microbiote.

Jacqueline Warnet remarque : “Je ne crois qu’on ne savait pas qu’on était 10% humain et 90% bactérien”. Et pour l'essentiel, ces bactéries se trouvent dans les intestins... Il est donc grand temps de s'y intéresser !

 

Le charme discret de l'intestin

 

Elle n'était pas la première à s'"intéresser au sujet... Mais elle est assurément celle qui l'a popularisé : Giulia Enders est une jeune étudiante en médecine, allemande ; en 2014 elle publie sa thèse sur les bactéries qui peuplent nos intestins... et cela fait un tabac : "Le charme discret de l'intestin", sous-titré "Tout sur un organe mal-aimé".

 

Elle était invitée de Mathieu Vidard, réécoutez-la : lien

 

 

 

Le microbiote, c'est quoi ?

Le microbiote est ce qu'on appelait la flore intestinale ; cela représente 100 000 milliards de bactéries. Parmi elles, des bactéries dominantes, des sous dominantes, et d'autres enfin qui ne sont que de passage. C'est cet équilibre qui est important et qui détermine notre immunité (et donc notre santé). Pour Louis Berthelot :

Le microbiote est le pilier de la santé.

Louis Berthelot explique : "Dès qu’il est en déséquilibre,vous aurez en cascade un ensemble de problématiques qui peuvent apparaître." Parmi eux, des manifestations "classiques" (gaz, diarrhées, vomissements...) mais aussi des troubles de l'humeur, de la fatigue, des problèmes dermatologiques...

Pour Jacqueline Warner :

Le microbiote intestinal est l’un des chefs d’orchestre du corps.

► LIRE AUSSI | les conseils alimentaires de Louis Berthelot, Jacquline Warner et Thomas Uhl pour être en forme

 

Vivre en symbiose avec nos bactéries

Dès notre naissance, nous vivons en symbiose avec nos bactéries. Cela nécessite un équilibre, une harmonie. Quand cela n'est pas le cas, les manifestations peuvent être très variées : troubles de l'humeur, de la concentration, de la respiration…

Jacqueline Warnet cite l'exemple du candida albican, un champignon qui vit dans notre corps et qui, en règle générale, lui est bénéfique. Du moins il l'est s’il vit dans ses bonnes mesures. Mais s'il y a du stress, un traitement antibiotique, une mauvaise alimentation, il peut être amené à se développer. Il provoque une addiction au sucre très forte donc une soif très forte de sucre... et de ce fait il amène des comportement comme l'irritabilité, des tensions, un épuisement général.

Le docteur Jacqueline Warnet note que "de nombreuses personnes ont des candida albican sans le savoir".

"Deux types de cellules ont besoin de beaucoup de sucre : les candida albican et les cellules cancéreuses. Donc, à chaque fois que vous mangez du sucre, réfléchissez, parce qu’il va y avoir des conséquences. Vous n'allez pas nourrir ce que vous voulez et vous allez faire dysfonctionner votre cerveau".

 

Le chemin de la nourriture

  1. La bouche. Déjà, quand on met un aliment en bouche, on le met en petit morceaux (ce qui permettra à l'estomac de faire son boulot) et on l’imprègne de salive (la digestion commence dès ce niveau avec les amylases).
  2. L'estomac. L'acide gastrique, antibactérien, sépare les protéines et les met en petits morceaux
  3. Le petit intestin. Ici se fait l'assimilation (les nutriments passe dans la circulation) : le glucose, les acides aminés, les acides gras à courte chaîne et le glycérol passent dans les vaisseaux sanguins ; les acides gras à longue chaîne et les triglycérides passent dans les vaisseaux lymphatiques ; l'eau, les sels minéraux et les vitamines quant à eux peuvent passer dans les deux types de vaisseaux.
  4. Le gros intestin (ou colon). Il récupère ce qui reste - là, 100 000 milliards de bactéries attendent à manger.
  5. ... Et dans les selles, on trouve : ⅓ de fibres ; ⅓ de cellules mortes ; ⅓ de bactéries.
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Published by democratie-reelle-nimes - dans Se protéger Consommer et agir autrement
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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 14:33

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

L’autre primaire

30 000 votants ont désigné leur candidate « citoyenne » à la présidentielle

par

 

 

Les premier et second tours de la primaire socialiste auront lieu les 22 et 29 janvier. La primaire de la droite et du centre a désigné l’ancien Premier ministre François Fillon, celle des écologistes le député européen Yannick Jadot. Le 30 décembre, une autre primaire a choisi, cette fois, une candidate. Cette primaire n’était pas organisée par un parti, mais à l’initiative d’une association, democratech, emmenée par un ingénieur en informatique et un avocat (voir ici). Débats et votes se sont essentiellement déroulés en ligne.

La Primaire.org s’est lancée mi 2016 pour désigner un candidat « citoyen » à l’élection présidentielle de ce printemps. Plus de 120 000 personnes se sont inscrites pour participer au processus de sélection. Les candidats initiaux étaient nombreux : 215 en tout ! Parmi eux, seize ont réussi à rassembler les 500 parrainages citoyens nécessaire pour se qualifier. En octobre, cinq d’entre eux, dont deux femmes, ont été choisi lors d’un premier vote. Et ce 30 décembre, 32 685 personnes ont, selon le décompte de l’association, participé au vote final. Soit davantage que lors de la primaire d’EELV, qui avait réuni un peu plus de 17 000 votants en octobre.

Les cinq candidats « citoyens » et leurs propositions ont été évalués par un système orignal de notation, avec une échelle d’appréciation : « très bien », « bien » « assez bien » , « passable » et « insuffisant » (voir ici). C’est une femme, Charlotte Marchandise, qui a finalement obtenu une majorité d’appréciations « très bien ». Elle a donc été désignée candidate du mouvement. Charlotte Marchandise n’est pas absolument novice en politique, mais presque. Elle est élue municipale de Rennes, adjointe à la santé, depuis deux ans. Elle n’est affiliée à aucun parti mais figurait comme candidate citoyenne une liste de gauches unies (EELV, Front de gauche puis fusion avec le PS).

Il lui reste désormais à réunir les 500 parrainages d’élus nécessaires pour être en mesure de se présenter à la présidentielle.

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 13:56

 

Info reçue par mail

 

Des guerres et des conflits sanglants qui se poursuivent en Irak, en Syrie, et ailleurs ; des attentats monstrueux et meurtriers en Belgique, France, Turquie, etc. ; une absence quasi totale de volonté politique pour entamer la transition écologique ; une Union européenne qui continue de punir la Grèce parce qu’elle veut appliquer quelques mesures sociales, tandis qu’elle renonce à réguler les marchés financiers et la spéculation ; des mulitnationales qui licencient massivement et brisent la vie de milliers de familles alors qu’elles font de juteux profits ; les idées et les partis d’extrême droite qui continuent de se propager un peu partout ; des centaines de millions de personnes qui continuent de mourir de faim alors qu’on pourrait sans problème nourrir correctement 12 milliards d’individus ; le harcèlement de rue envers les femmes qui continue, encore et encore ; des scandales planétaires qui restent impunis, comme celui des Panama leaks ou dieselgate ; … L’année 2016 a été une fois de plus chargée en évènements négatifs, révoltants, inacceptables ! A quand la justice sociale, la paix, la coopération et le partage des richesses ?

Si nier ces énormes injustices est impossible, se résigner à les accepter est impensable. La célèbre expression de Margaret Thatcher « TINA » (There Is No Alternative) est tout sauf vraie. En contrepied de cette triste réalité, de nombreuses initiatives porteuses d’espoirs, locales et globales, ont fleuri un peu partout sur la planète. Des individus se sont dressés avec succès contre l’injustice, des mobilisations sociales ont fait reculer des projets néfastes pour l’humanité, et des gouvernements ou des autorités publiques ont pris leur courage à deux mains et mis en œuvre des politiques en faveur des populations. Bien sûr, ces petites et grandes victoires restent partielles et insuffisantes. Prises individuellement, certaines peuvent même paraître dérisoires. Mais mises ensemble, elles montrent à quel point la volonté de changement est vivace et qu’il existe de multiples forces de propositions alternatives au système actuel, basé sur l’égoïsme, le profit et l’exploitation des peuples et de la nature.

C’est avec beaucoup de plaisir et de fierté que nous avons recensé, publié et diffusé plus de 150 Victoires en 2016. Nous vous proposons ci-dessous un petit Best of des bonnes nouvelles qui nous ont particulièrement touchées cette année. Nous espérons qu’elles vous aideront à lutter contre le fatalisme ambiant et constitueront des sources d’inspiration pour vos actions individuelles et collectives.

En vous souhaitant toute la réussite possible pour vos projets en 2017.

Solidairement.

L’équipe de Bonnes nouvelles : Philippe, Vanessa, Hélène, Brieuc, Jeanne-Marie, Caroline, Fanny & Olivier

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 17:07

 

 

Source : http://consocollaborative.com

 

Reprendre le pouvoir par le collaboratif

Sikana.tv, ou comment partager gratuitement tous les savoir-faire du monde

Le 4 janvier 2017

 

 
A propos de l’auteur Come Bastin
 
 

Guetteur d'innovations sociales, technologiques et environnementales, j'écris pour Ouishare, Socialter, WeDemain et parle sur Nova. Suis de près l'économie collaborative et les mutations du capitalisme. Prix Reporters d'Espoirs 2015.

 

http://consocollaborative.com/content/uploads/Sikana2.png

 

 

La plateforme héberge déjà des milliers de micro vidéos traduites dans de nombreuses langues. Objectif : diffuser, notamment vers les pays du Sud, des connaissances pratiques et gratuites dans des domaines aussi divers que la couture, l'électricité ou l’alimentation.

Apprendre et enseigner : c’est la traduction du mot hindi « Sikana ». C’est aussi le leitmotiv de Sikana.tv, une plateforme vidéo de « micro éducation » lancée en 2012 par Gregory Filipo après un voyage dans les pays du Sud. « Notre objectif est de permettre aux individus de mieux agir localement et de changer leur monde, avec une approche à mi-chemin entre les vidéos inspirantes de TED et l’ambition encyclopédique de Wikipédia », explique le fondateur.

 

Travail discret

Le projet a beau être discret – l’équipe a choisi de peu communiquer pour l’instant – il n’en est pas moins ambitieux. Des milliers de petites vidéos ont déjà été produites par Sikana.tv et sa communauté, sur des thèmes aussi divers qu’apprendre à nager le crawl, coudre un vêtement, ou réaliser un générateur photovoltaïque. Traduite dans plusieurs langues, chaque vidéo est réalisée en interne, dans les studios de 1000m2 de Saint-Denis (93), ou dans les antennes internationales de la plateforme, Inde et Brésil en tête. Au total, une cinquantaine de personnes planchent sur le projet, après 5 ans d’existence.

Les vidéos éducatives de Sikana.tv durent entre 1 et 2 minutes et sont articulées autour de 200 problématiques identifiées par l’équipe dans le domaine de l’habitat, du sport, de l’artisanat, de la santé ou de l’environnement. Cette approche permet d’aller chercher de grands groupes pour dégager des fonds : Décathlon va financer l’éducation au sport ou Danone des vidéos qui touchent à la santé et l’alimentation. « C’est pour eux l’opportunité de communiquer autrement qu’avec des bannières publicitaires, en soutenant des causes », juge Grégory Filipo.

 

Vers les pays du Sud

Au total, quelques 20 millions de cours ont été « dispensés » – comprendre 20 millions de vidéos visionnées, en moyenne 50 000 fois chacune selon Sikana.tv. Grégory et son équipe souhaitent aujourd’hui aller plus loin que d’être simplement producteur de contenu. « Avoir des vues sur Internet, c’est bien. Mais ce qu’on souhaite c’est de pouvoir évaluer l’impact de nos vidéos sur le terrain ».

Accéder à ces savoirs est le meilleur moyen de sortir de la pauvreté. 

Et le terrain visé est en priorité celui des pays du Sud. « En Inde, on fait des programmes professionnalisants, avec Schneider sur l’électricité ou avec Ushuaïa sur la couture. Accéder à ces savoirs est le meilleur moyen de sortir de la pauvreté. » Principal enjeu pour aller plus loin : favoriser l’emploi de Sikana.tv par les professeurs dans les centres éducatifs. « L’objectif n’est pas de les remplacer mais au contraire de les outiller, et qu’ils nous fassent des retours pour améliorer nos programmes », précise Grégory.

 

 

http://consocollaborative.com/content/uploads/PHO1eab1710-3fb3-11e3-9156-9f73e93eacb8-805x453.jpg

Pour révolutionner l’accès au savoir, l’équipe table sur une approche collaborative. « Comme les scouts qui en 100 ans ont réussi à impliquer 50 millions de personnes, on aimerait que les citoyens engagés, les professeurs, les volontaires dans les associations s’emparent de Sikana et produisent eux aussi des vidéos », détaille Grégory.

On doit passer d’un rôle de producteur de contenu à un rôle d’accompagnateur.

Dernier exemple en date : un partenariat avec La Croix Rouge pour transcrire en vidéo les gestes de premiers secours dispensés par l’association. Ou le lancement de la Sikana Factory, une plateforme sur laquelle qui le veut peut aider à traduire les vidéos ou à repérer des sujets. Mais le chemin est encore long. « On doit passer d’un rôle de producteur de contenu à un rôle d’accompagnateur où l’on encadre et finance tout ceux qui veulent diffuser des savoirs-faires », résume Grégory. La disruption dans l’éducation passe par là. »

 

 

 

Source : http://consocollaborative.com

 

 

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