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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 20:09

 

Source ; http://www.reporterre.net

 

 

Face à la dictature du néo-libéralisme, les communs sont de retour

15 juillet 2015 / Barnabé Binctin (Reporterre)
 


 

Alors qu’en Grèce, le néo-libéralisme impose sa loi inflexible, donnant tout au marché et prônant la privatisation intégrale des biens publics, la théorie des biens communs grandit et propose un autre chemin.


Quel est le point commun entre le « Boléro » de Ravel, la Cordillère des Andes et Wikipedia ? La réponse est dans la question : le commun. Le Boléro de Ravel, en tant qu’œuvre qui reviendra au domaine public en 2016, la Cordillère des Andes, en tant que ressource naturelle et patrimoine culturel à préserver, et Wikipedia, en tant que plateforme encyclopédique libre et participative, sont trois avatars distincts de ce qu’on appelle les biens communs – ou simplement les « communs ».

L’idée n’est pas tout à fait nouvelle. Dans son livre d’entretiens intitulé Le bien commun, Noam Chomsky rappelle que cette philosophie puise sa source dans la Politique d’Aristote : « Pour Aristote, la démocratie doit nécessairement être participative (…) et viser le bien commun ». D’autres évoquent la magna carta, dont on célébrait le 15 juin, les 800 ans d’existence. Ce texte fondateur du droit anglo-saxon, considéré comme un « prémice de l’invention de la démocratie », s’accompagnait d’une Charte de la forêt, première à instituer les biens communs avec l’idée d’un accès partagé aux ressources naturelles.

Ce sont les travaux plus récents d’Elinor Ostrom, prix Nobel d’économie en 2009, qui ont relancé l’intérêt pour ce concept. Or, alors que la question de la gestion des ressources naturelles se pose chaque jour avec plus d’acuité, Mme Ostrom s’est attachée à démontrer que, depuis longtemps et presque partout dans le monde, des communautés ont su s’organiser de manière collective et autonome pour gérer ensemble des biens communs.

 
Une définition incertaine

Mais qu’est-ce donc exactement qu’un bien commun ? Le terme recoupe aujourd’hui un ensemble très varié : des ressources naturelles, à l’image de la terre ou des semences, les logiciels libres, une bibliothèque ou l’information que vous lisez sur Reporterre peuvent être assimilés à des biens communs… tout comme le langage lui-même : « Une ressource que tout le monde peut utiliser librement, mais dont les mots et les lettres font de plus en plus souvent l’objet de marques déposées », souligne David Bollier dans l’introduction de La renaissance des communs.

Le bien commun peut donc être matériel (l’œuvre d’art) et immatériel (la connaissance), il peut s’agir d’une ressource (l’eau) ou du service associé (l’accès à l’énergie), embrasser le cadre global de la planète terre (la biodiversité mondiale) ou localisé sur un territoire (les forêts tropicales) : le terme est riche d’une grande diversité d’aspects tout autant que d’interprétations. « Lâcher le terme de bien commun dans une salle fait l’effet d’une petite bombe… qui explose différemment dans la tête de chaque personne » écrit de son côté Pablo Servigne.

 

 
Ni Etat, ni marché

Si historiquement, le commun évoque d’abord ce qui appartient à tous et donc à personne – autrement dit, ce qui n’est pas appropriable – le travail de réflexion autour de la définition des biens communs intègre de nouvelles dimensions. « Il ne s’agit plus tant de la ressource elle-même que du processus de travail qui vise à partager cette ressource », analyse Hervé le Crosnier, enseignant-chercheur spécialisé sur les biens communs. Les communs deviennent la troisième voie, un système de gestion intermédiaire entre le marché et l’Etat.

Car si la voie de la privatisation totale des ressources, gérées par le marché, ne fonctionne pas, Pablo Servigne rappelle que « les cas où la ressource est gérée par une institution centralisée unique (souvent l’Etat) mènent aussi à des désastres ». La théorie des biens communs s’offre comme la solution alternative, grâce à « la clarté d’un nouveau paradigme qui répond à plein de questions que l’on se pose sur l’absence de l’Etat, la force excessive du marché, la place du citoyen et de la société civile, etc. », explique Philippe Cacciabue, fondateur de la foncière Terres de lien, outil de mutualisation du foncier agricole pour les paysans.

« De plus en plus de gens se rendent compte que les gouvernements et les marchés ne peuvent pas, et ne veulent pas, résoudre leurs problèmes. Tous deux sont structurellement limités dans leurs capacités », poursuit David Bollier. « Les communs séduisent de nombreuses personnes parce qu’ils leur fournissent les moyens de définir collectivement leurs propres règles et de concevoir leurs propres solutions pratiques. Le sens fondamental des communs est précisément celui-là : agir et coopérer avec ses pairs, de manière auto-organisée, pour satisfaire ses besoins essentiels. »

 
Les « commoneurs » défrichent un nouvel imaginaire

De fait, ils sont de plus en plus nombreux à se revendiquer de la philosophie des biens communs, au fur et à mesure que l’approche s’impose dans le paysage. « Je me suis senti comme Monsieur Jourdain dans le Bourgeois gentilhomme : j’ai réalisé que cela faisait trente ans que je faisais des communs sans le savoir », raconte Etienne Le Roy, juriste et anthropologue.

Un néologisme incertain les désigne même, désormais : les « commoneurs », que le journaliste Olivier Petitjean définit comme les « acteurs d’un système de production, de relations sociales et de gouvernance alternatif au néolibéralisme ». Silvère Mercier, co-fondateur du collectif Savoirs Com1 et communeur assumé, y voit par exemple « une brèche, un nouvel imaginaire qui s’ouvre et qui permet de réinterroger notre rapport au politique, au droit et à l’économie ».

S’il peine encore à se rendre visible, ce vaste mouvement tend à se structurer autour de quelques plateformes qui rassemblent des acteurs très hétéroclites. OpenStreetmap (projet de cartographie mondiale librement modifiable), le Festival du domaine public (festival consacré aux œuvres libres de droit), les Petits débrouillards (réseau d’éducation populaire à la science) ou bien encore...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source ; http://www.reporterre.net

 

 

 

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 21:15

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

A Rennes, l’eau redevient un bien commun

7 juillet 2015 / Julie Lallouët-Geffroy (Reporterre)

 

 

 

Les grandes villes sont de plus en plus nombreuses à reprendre la main sur la gestion de leur eau. Certaines appliquent même des tarifs sociaux et écologiques, arguant que l’eau est un bien commun. C’est le cas de Rennes. Explications.


- Rennes, correspondance

A partir du 1er juillet, les ménages de Rennes ont vu leur facture baisser, les dix premiers mètres cubes d’eau étant gratuits. Au-delà, plus la consommation sera importante, plus le prix du mètre cube augmentera. Chaque rennais consomme actuellement 54m3 d’eau en moyenne par an. En ce qui concerne les entreprises, elles ne bénéficieront plus d’un tarif dégressif avec la consommation, il sera maintenant constant.

Ces mesures répondent à deux objectifs : garantir l’accès à l’eau et préserver la ressource. Rennes suit ainsi l’exemple de dix-sept autres villes, comme Brest, Evry ou Angoulême, afin d’expérimenter ces tarifs, encadrés par un décret de 2013. De son côté, Grenoble creuse l’aspect social de l’accès à l’eau avec un séminaire organisé le 2 juillet prochain.

Rennes Métropole, elle, veut atteindre un tarif unique de l’eau d’ici 2020 pour l’ensemble des 56 communes du bassin rennais. A l’heure actuelle, il existe 16 prix différents allant de 1,996 € à 3,243 € le mètre cube d’eau. L’outil mis en place pour y parvenir est une société publique locale de l’eau (SPL). Le passage de relais entre Veolia et la SPL a eu lieu en avril dernier.

Les grandes villes ont tendance à choisir une entreprise privée pour gérer leur réseau hydraulique, parce que la logistique et les compétences requises sont élevées. Sur les 36 000 communes qui maillent le territoire français, la moitié des services d’eau potable (69 %) relèvent du secteur public mais cela ne concerne que 40 % de la population française.

 

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Gestion publique de l’eau potable en France par département

Matthieu Theurier, vice-président EELV à Rennes Métropole fait partie de ceux qui poussent depuis plusieurs années vers ce changement de gestionnaire. « L’eau est un bien commun, au même titre que la biodiversité, c’est un bien qui ne doit pas être privatisé. Le passage à la gestion publique est emblématique. Cela faisait 135 ans que l’eau du bassin rennais était gérée par le secteur privé. » Pour l’élu, l’accès à une eau en quantité et en qualité suffisante est une priorité : « Nous considérons que l’eau doit être gratuite et accessible à tous, tout en préservant la ressource, en n’épuisant pas les nappes phréatiques. »

En France, les prix de l’eau potable sont variables, ils sont liés à la qualité initiale, à la distance à parcourir pour l’approvisionnement et à l’entretien du réseau. Cette carte le montre clairement.

 

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Prix de l’eau en France
La gestion publique : l’enjeu de la transparence

Rennes Métropole est en expansion, sa population s’accroît, ses besoins avec, et en parallèle, la ressource est limitée, en particulier durant la saison sèche. La préservation des points de captage et des nappes phréatiques, est primordiale, explique Yannick Nadesan. Élu communiste, il préside la collectivité eau du bassin rennais : « C’est sur ce point que la gestion publique s’avère cruciale : les objectifs d’une entreprise et d’une collectivité ne sont pas les mêmes sur des enjeux comme la ressource. » Il y a aussi les méthodes qui diffèrent : « Le passage à la gestion publique implique un autre rapport aux multinationales, en particulier sur la question de la transparence. Désormais, nous avons la main sur l’ensemble de l’activité et pas seulement un document annuel fourni par une entreprise privée. »

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Yannick Nadesan, président de la collectivité eau du bassin rennais

Veolia comme Suez environnement sont des professionnels du secteur, de nombreuses villes sont leurs clientes, ces entreprises travaillent partout dans le monde, ont de nombreuses compétences en interne ; alors, que leur reproche-t-on ? Le manque de transparence, répondent à l’unisson les deux élus communiste et écologiste.

Il y a des villes où l’écart de prix entre la gestion privée et publique atteint 25 %. Si on a pu en arriver là c’est parce que les petites communes ont peu de poids pour négocier, exiger des rapports et contrôler l’entreprise prestataire. « Depuis plusieurs années, nous avons renforcé notre contrôle de la délégation de service public, explique l’élu communiste, Yannick Nadesan. Il n’y a donc pas d’abus sur les prix, comme on a pu le voir sur d’autres communes. »

Néanmoins, il a fallu plusieurs années pour y parvenir. Le débat sur le passage à la gestion publique a été entamé en 2003-2004 au moment de renouveler le contrat avec Veolia et s’est renforcé en 2008-2009.

« A ce moment là, la collectivité a mis le nez dans la comptabilité et on s’est rendu compte qu’il y avait quelques soucis, raconte Matthieu Theurier, l’élu écologiste. La collectivité octroyait chaque année une aide au prestataire pour l’entretien du réseau. Au lieu de faire ces travaux au jour le jour, l’entreprise a placé l’argent, dégagé une plus-value et au moment de re-signer le contrat, a fait de gros travaux. »

Une approche politique de l’eau

Rennes a fait le choix d’une société publique locale de l’eau et pas d’une régie publique. La différence entre ces deux statuts réside dans la démocratie directe...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

 

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 19:26

 

Source : http://rue89bordeaux.com

 

 

Le revenu de base sera expérimenté en Aquitaine
 
 
 

Martine Alcorta (DR)

Martine Alcorta, élue EELV et vice-présidente du Conseil régional d’Aquitaine (DR)

 

 

Une motion présentée par le groupe des Verts visant à financer une étude de faisabilité de l’application du RSA inconditionnel a été votée lors de la séance plénière de ce lundi au Conseil régional d’Aquitaine. Une « petite avancée » mais une grande victoire pour les défenseurs du revenu de base.

 

« Nous sommes surpris qu’elle soit passée », avoue Martine Alcorta, vice-présidente du Conseil régional d’Aquitaine, au sujet de la motion présentée ce lundi à la séance plénière de la Région par le groupe d’Europe Écologie Les Verts.

L’élue EELV du Lot-et-Garonne ne cache cependant pas sa satisfaction avec cette « petite avancée » et espère mettre rapidement en place le groupe de travail qui se penchera sur la faisabilité de l’application du RSA inconditionnel sur un territoire aquitain :

« L’idée est que soit expérimentée la mise en place de ce revenu de base sur le “croissant de la pauvreté aquitain” allant de la Gironde, jusqu’à la Dordogne et le Lot-et-Garonne. »

 
Valoriser le travail non marchand

Le revenu de base connaît plusieurs détracteurs qui considèrent la démarche comme étant un frein pour accéder à l’emploi. Selon Martine Alcorta, le président de la Région Aquitaine est l’un de ceux-là :

« C’est une motion contre le travail avait dit Alain Rousset en réponse à ma présentation. Or, c’est tout le contraire, c’est une solution pour valoriser le travail non marchand et valoriser les activités humaines utiles socialement. Nos modèles ne semblent plus pouvoir répondre à des problèmes importants comme le plein emploi, car l’équation croissance égale emploi semble perdre sa pertinence. »

La motion est passée grâce à une forte abstention et à l’unanimité des votants. Seuls les groupes Aquitaine Région Citoyenne et EELV ont voté pour. S’ajoute également le vote d’Alexandra Siarri, faisant cavalier seul au sein du groupe Les Républicains/UDI :

« J’ai toujours été favorable à une réflexion sur le revenu de base, souligne l’adjointe au maire de Bordeaux en charge de la cohésion sociale. Beaucoup de gens n’arrivent pas à s’en sortir malgré les nombreuses aides sociales proposées. Il faut tout simplifier : simplifier le parcours d’une part, et le travail des travailleurs sociaux d’autre part.

Le revenu de base n’est pas une incitation à ne pas travailler, bien au contraire, il révèle les capacités des personnes une fois libérées des pressions. Il faut lancer de nouvelles expérimentations, dans un nouvel état d’esprit. Il faut de nouvelles propositions, d’autres modèles que ceux qui existent et réfléchir à un nouveau système. »

Une décision unique en France

Questionnée sur la durée et la teneur de l’étude, Martine Alcorta concède que tout cela reste à débattre. Ce qui est important est d’acter aujourd’hui le principe :

« C’est une décision unique en France. Avant nous, le groupe EELV de la région Rhône-Alpes avait présenté un amendement au budget qui avait été rejeté. Nous sommes sur un sujet où tout est à faire et à définir, notamment le montant du revenu de base lui-même. »

« C’est une grande victoire pour la France », a confié Marc Morisset, élu EELV à Saint-Médard-en-Jalles et ardent supporter du revenu de base.

Le revenu de solidarité active (RSA) connaît plusieurs imperfections en particulier liées aux règles d’attribution et leurs démarches lourdes. Plus des deux tiers des ménages qui auraient droit au RSA activité malgré leurs emplois n’en font pas la demande, aussi parce qu’ils ne savent pas qu’ils y ont droit. D’une autre manière, ceux qui le touchent se découragent à rechercher un emploi, de peur de perdre leur indemnité.

Depuis 2013, EELV propose ce revenu inconditionnel dans son programme national, avec le projet d’établir de nouvelles règles d’attribution du RSA de façon à perfectionner ce dispositif vers la mise en place du revenu de base.

Aller plus loin

Pour tout savoir sur le revenu de base, entretien avec Marc Morisset : « Le revenu de base est un changement de paradigme »

 

 

Source : http://rue89bordeaux.com

 

 

 

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 16:45

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

Survie 26/06/2015 à 17h30
Hutte primitive et four solaire : les vidéos à voir avant la fin du monde
Thibaut Schepman | Journaliste Rue89

 

 

 

S’abriter, se nourrir, se chauffer ou même produire son électricité... Rue89 a sélectionné dix tutoriels YouTube, partagés par des survivalistes ou des adeptes des « low-tech ». A regarder juste au cas où.

Tout commence avec une vidéo publiée début mai sur une formidable chaîne YouTube australienne : Primitive technology. On y voit un jeune homme recourir à nombre de savoir-faire datant du néolithique pour fabriquer en quelques minutes une hutte en torchis à partir de végétaux et de boue collectés dans une forêt. Le tout sans commentaire et en un temps réduit. C’est fascinant et relaxant.

Construction d’une hutte en torchis de type néolithique

 

En quelques semaines, cette vidéo a été visionnée plus de 2 millions de fois. Dans les commentaires, beaucoup d’internautes échangent sur les meilleurs moyens de reproduire ou d’améliorer les techniques utilisées.

Quand il a été question de présenter cette pépite aux lecteurs de Rue89, pendant notre conférence de rédaction matinale, une réaction renversante a surgi :

Making-of
Ce titre est bien sûr une boutade, pas besoin d’attendre la fin du monde pour s’approprier certaines techniques voire même viser une forme d’autonomie. N’empêche, si vous lisez cet article parce qu’une rupture de la normalité se présente, nous vous souhaitons beaucoup de courage. Et vous invitons à bâtir un monde meilleur.

« Si on a besoin un jour de recourir à ces méthodes de survie, on n’aura probablement déjà plus accès à Internet et à ces vidéos. »

Si vous partagez les craintes des survivalistes, si vous aimez l’idée de vous approprier les low-tech ou si vous avez simplement toujours rêvé de faire du feu en tournant un bout de bois entre vos mains, nous vous avons préparé une liste de vidéos à regarder tant qu’il en est encore temps.

 

1 S’abriter

 

Vous êtes seul dans les bois, le froid et la pluie vous menacent. Vous vous félicitez d’avoir visionné quelques mois plus tôt les vidéos de la chaîne Primitive technology. Vous avez le choix. Tailler une pierre pour découper du bois qui fera l’ossature de votre maison puis tisser des végétaux pour couvrir votre abri et enfin fabriquer un pot en terre cuite pour transporter de l’eau et mouiller la terre argileuse qui formera votre torchis. C’est l’option de la première vidéo postée par cette chaîne australienne.

Vous pouvez aussi, si vous êtes dans un climat plus tropical, vous servir de feuilles de palmier pour concevoir une chaumière primitive.

 

 

Fabrication d’une hutte à toit de chaume

 

2 Se nourrir

 

Vous avez dépensé une quantité hallucinante de calories pour fabriquer votre abri. Vous êtes sur le point de tomber d’inanition.

Ne cherchez pas tout de suite à chasser un daim ou un sanglier. Mieux vaut commencer par une salade sauvage. Pour ce faire, les deux youtubeuses survivalistes françaises de la chaîne Les mamas prévoyantes ont tourné deux vidéos très bien faites sur les plantes comestibles de l’Hexagone.

Les plantes sauvages comestibles Partie 1

Les plantes sauvages comestibles Partie 2

 

Manger des herbes crues ne suffira pas à vous sustenter des mois durant. Pour cuire vos aliments dans un monde post-apocalyptique, rien de tel qu’un four solaire. Ce tutoriel vous permettra d’arriver à un résultat quasi professionnel en recyclant notamment une antenne parabolique.

 

 

Comment fabriquer un four solaire

 

 

3 Se chauffer

Il y a quelques mois, Corentin de Chatelperron, jeune ingénieur et aventurier, a vécu plusieurs semaines sur un bateau en fibre de jute où il a expérimenté des low-tech. Il nous avait expliqué comment il avait fabriqué un « rocket stove », sorte de poêle en système D :

« On récupère deux boîtes de conserve de tailles différentes. On perce la plus petite de plusieurs trous et on emboîte l’autre par-dessus.

On brûle un peu de bois dans la petite boîte et, au bout d’un moment, du gaz s’échappe par les trous, remonte la paroi et entre en combustion dans la grande boîte.

C’est impressionnant à quel point c’est efficace, on consomme jusqu’à sept fois moins de bois. Tous les jours, des gens utilisent du bois pour la cuisson, c’est très simple ça pourrait être utilisé partout dans le monde. »

Il a depuis publié sur son site Nomade des mers – où l’on trouve une série de tutoriels dans une « biblilowtech » de très bonne facture – une vidéo expliquant comment fabriquer un « néostove », version améliorée de ce premier exemplair

Comment fabriquer un « Néostove »

 

Les plus motivés pourront aller encore plus loin, en regardant les tutoriels du bricoleur Barnabé Chaillot qui nous apprend à fabriquer trois types de poêles maison.

 

 

Fabriquer trois types de « rocket stove »

 

Et bien sûr, l’indispensable méthode Jean Pain permet de transformer un tas de compost (immense) en système de chauffage.

Présentation de la méthode Jean Pain

 

 

4 Se déplacer

 

Le meilleur moyen de déplacement en cas de rupture de la normalité est de loin le vélo, rappelle ici Vol West, star française du survivalisme installé aux Etats-Unis.

 

 

Vol West parle du vélo

 

 

5 Produire de l’électricité

 

En cas d’urgence, le site Nomade des mers recommande un tutoriel espagnol indiquant comment transformer un vélo en un pédalier générateur électrique.

Si vous êtes nombreux et avez le temps de démarrer un chantier de plusieurs jours, on vous invite de notre côté à vous pencher sur les ateliers d’autoconstruction d’éoliennes Piggott.

Cette invention est l’œuvre d’un Ecossais, Hugh Piggott. Ce « hippie désireux de revenir à la terre » s’est installé au milieu des années 70 sur la presqu’île de Scoraig, en Ecosse, un endroit quasi désert et totalement coupé du réseau électrique.

Le jeune homme a ensuite mis au point, pendant vingt ans, une méthode permettant de construire une mini-éolienne à partir de matériaux de récupération. Depuis, sa technique se répand dans le monde entier via des stages et ateliers participatifs. La vidéo qui suit retrace le déroulé d’une de ces initiations, et permet de comprendre comment reproduire cette prouesse.

 

Stage de construction d’une éolienne Piggott de 3,60 m

 
 
MERCI RIVERAINS ! Enki

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 14:28

 

Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/alternatiba

 

 

 

Journal du Tour: Marseille la rebelle et les 1336 jours des Fralib

 

Jour 20 (24 juin). 

 

 

Après avoir passé une nuit, au quartier Croix Sainte de Martigues, nous nous sommes tous retrouvés au jardin partagé au pied des immeubles, un espace intergénérationnel où école primaire et maison de retraite cohabitaient dans la plus belle harmonie. Nous avons tout de suite fait le lien avec la conférence de Paul Ariès, la veille, qui expliquait la prévalence de la transmission de nos savoirs face à l’accumulation.

Une fois le petit déjeuner comique passé, avec Nina des tatas flingueuses, nous avons pris la direction de la plage de l’Estaque.

La route sillonnait la merveilleuse côte Marseillaise. Même si l’on pouvait voir la mer, l’envie n’était pas à la baignade. Nous étions tous déterminés à entrer dans la cité phocéenne, bien que la situation ait été teintée d’incertitude du fait de l’interdiction du passage du Tour par le maire de la ville, Jean Claude Gaudin.

L’escale à Ensuès était agréable et positive. Il nous a semblé intéressant d’observer le contraste entre des villes presque mitoyennes car si la situation était tendue à Marseille, les élus d’Ensuès soutiennent la transition écologique et sociale et se sont montrés favorable à la signature du Pacte pour la transition !

Une fois à l’Estaque, après un accueil chaleureux et impressionnant par le nombre et le foisonnement des activités – des démonstrations de joutes sur bateaux, de la peinture, des moments conviviaux de musique et de petites réunions de coordination – c’est remplis d’énergie et poussés par un élan de légitimité populaire que l’on a démarré cette vélorution pour le moins atypique.

 

Photo ©Philippe Houssin

Photo ©Philippe Houssin

 

La déambulation marseillaise a duré près de 2h à travers un éventail diversifié d’arrondissements. Nous avons reçu un accueil particulièrement positif dans les quartiers populaires, les passants ne sont pas restés indifférents à la vue de notre cortège joyeux et coloré :) L’arrivée triomphale à la place Bargemont, puis la mise en scène artistique devant les quais de la mairie, étaient fantastiques.

Illustrant l'emblématique thème décliné par les vélorutionnaires marseillais « Si on n'y va pas en vélo en 2015, on ira en radeau en 2050», un bon nombre d'entre eux étaient parés de leurs plus beaux maillots, masques et tubas. Il s'agissait d'attirer l'attention, avec humour et force, sur l'urgence de réagir face à la montée du niveau des mers. Un discours engagé à destination du Maire a suivi la première manifestation organisée dans l'eau du Vieux Port par 20 militants. Puis c'est au cours Julien que nous avons continué la soirée, avec des concerts sauvages de qualités, dont celui de HK et les saltimbanques ... marseillais. La place grouillait de monde et l'ambiance était festive : un vrai esprit alternatif réunissant quelque 1 800 personnes... sans agents à l'horizon. Quelle belle soirée, son souvenir restera gravé dans nos mémoires !

 

velorution Marseille Alternatiba

Jour 21

(25 juin)

Le départ de Marseille s’est effectué non sans efforts : circulation, dénivelés, automobilistes pressés… puis hop, une triplette à plat !

Nous avons tout de même pu jeter au passage quelques coups d’oeils plaisants sur les rues reverdies de Marseille. Des citoyens motivés ont multiplié les petits gestes pour redonner place à un peu de nature au milieu des rues bétonnées… et la dynamique s’est amplifié ! Il y a désormais des rues où des bac de palettes et autres matériaux recyclés hébergent de belles pousses, et d’incroyables comestibles !

Les coups de pédales s’enchaînent, les triplettes slaloment et ascensionnent pour venir saluer les copains de l’usine Fralib… Et nous redécouvrons in situ l’histoire de ces salariés d’Unilever, qui fabriquait ici le thé Elephant. Confrontés à une vague de licenciements massifs, ils nous ont expliqué comment leur détermination continue, au cours 1336 jours de grève, leur a finalement permis de se constituer en SCOP (société coopérative et participative) et de racheter leur outil de travail. Ils ont alors créé les Thés 1336 et ScopTI, proposant des produits biologiques et privilégiant les circuits courts.

C’est en gagnant Fralib que nous avons franchi notre 1000ème kilomètre, et comme promis, c’est à la SCOP que nous dédicaceront le 1336ème, en lui souhaitant le plus beau succès !

 

fralib tour alternatiba

 

En gagnant la douce agitation d’Aubagne, nous avons connu une étape de midi très pêchue ! Sur une place pleine de monde avaient été installés un espace enfants, un four solaire géant, une piste de danse salsa, des stands, des tablées conviviales… Donnant lieu à de véritables émulations, de la joie et un engouement local fort !

La FourMili’AIRES, webradio locale et indépendante a diffusé sa programmation et son “slogan maison” spécial Alternatiba. Animée par Thierry, qui défend micro brandit la liberté de s’informer, de s’intéresser et de s’amuser, la radio émet dans des structures telles que les Maisons de la Jeunesse et la Culture (MJC) ou dans les Maisons de la Vie Citoyenne (MVC) qui, du fait des restriction de financement public, peinent de plus en plus à exister.

Non loin bourdonne Télé Mouche, la web tv indépendante du Pays d’Aubagne, qui a partagé avec nous sa bonne humeur et sa curiosité !

Puis nous avons eu droit à un repas préparé avec soin et créativité par DiscoSoupe et Pierre André. L’équipe de DiscoSoupe nous a appris que “l’oignon fait la force”. Cette initiative pour “La convivialité contre le gâchis, la gratuité du recyclage et le plaisir de la musique” nous a nourri, dans tous les sens du terme :)

Puis nous avons savouré un plat cuit dans le four solaire géant de Pierre André. Cet ingénieur-cuisinier s’est lancé le pari de monter un restaurant au coeur de la forêt, qu’il rendrait peu à peu comestible, en cuisinant avec le soleil !

Le temps passe trop vite pour nous attarder sur tout ce qu’il y a à voir et il est dur de repartir à l’heure… mais pied sur la pédale nous saluons finalement cette belle et dynamique équipe et repartons grimper sur les collines.

Deux kilomètres après le départ, une des triplettes se détache du cortège et s’arrête, ça arrive parfois… déraillage ? Non, elle ne redémarrera plus de la journée, la chaîne est cassée. Nous appelons à la rescousse le camion logistique, ses outils, ses pièces de rechanges, pendant que la seconde triplette continue d’avancer vers Aix-en-Provence.

“Il va y avoir du raidillon là !” nos guides, tout deux prénommés Olivier, on le sens de l’euphémisme : la côte s’étire et s’accentue, et ça dure.

Trempés de sueur, le souffle court, nous savourons unanimement la vue offerte sur la Provence… et la descente qui s’ensuit. Grimper n’a jamais été aussi dur, mais quelle récompense une fois en haut !

Arrêt technique imprévu, l’occasion d’échanger un salut avec un amateur de cycles qui nous invite à recharger nos gourdes : elles étaient vides, cela tombe très bien !

L’après midi se poursuit à coups de raidillons et faux plat, mais l’accueil au point vélorution nous rendra nos forces. Biscuits et gâteaux appétissants concoctés par la pâtissière de la Biocoop nous régalent et rétablissent notre taux de glycémie, pour qu’une belle vélorution s’élance jusqu’à Aix !

Après une belle visite de la ville, les tandems s’arrêtent au milieu des nombreux stands d’alternatives présents. Un ouvrier de la CGT prend la parole et appelle à la création d’une coopérative pour reprendre l’activité de Nexis (vitrage isolant et photovoltaïque) une filiale d’EDF en cours de fermeture, faute d’investissements… la politique du tout nucléaire fait bien des ravages et n’épargne malheureusement pas les emplois. De son côté, une programmatrice de radio ZINZINE, une radio locale, indépendante, militante et pleine de bonnes ondes, née au sein de la coopérative Longo Maï, nous cueille à l’arrivée. Et voilà Alternatiba au micro, en direct ! Une autre surprise nous attend : la douce Odile offre un massage aux cyclistes :)

Nous finirons la soirée autour d’un grand repas au 3C, le Café culturel citoyen, véritable relais qui offre un lieu d’expression aux riverains. Il abrite discussions, soirées thématiques, échanges vitaux et informatifs, etc. Nous y passerons un excellent moment et goûterons à un délicieux aïoli végétarien en hommage aux marseillais ! Ce soir la nous regagnons nos pénates un peu à reculons, animés par une fatigue heureuse.

 

Jour 22

(26 juin)

Nous sommes partis ce matin là en attaquant tout de suite par une belle et longue montée qui nous offre une vue magnifique sur le massif du Lubéron. Nous avons ensuite traversé la Durance, annonçant l’entrée dans le département du Vaucluse et notre arrivée à Cadenet, point de départ de notre défilé festif et revendicatif.

Nous étions à ce moment la très impatients à l’idée de partager un bout de route avec une classe de l’école de Lauris. Plus de 30 enfants ont accompagné le Tour pendant 5 kilomètres et c’est avec émotion que nous avons rencontré la génération qui, demain, vivra dans le monde que nous sommes en train de construire. Déjà très au point sur le changement climatique, ils nous ont impressionné !

 

Tour Alternatiba Lauris

Le maire de Lauris, participa lui aussi à notre défilé en chevauchant la quadruplette du Tour.

 

Après un super repas partagé avec les habitant-es de Lauris, nous repartons en direction de Cavaillon, en nous arrêtant à la “Terre promise”, un lieu occupé par les locaux pour éviter qu’Auchan ne rachète et bétonne ces terres fertiles. Les gens qui y vivent produisent d’excellents fruits et légumes. Un cercle d’amis important soutenant la démarche, “Terre promise” a pu se maintenir tant et si bien que le supermarché est sur le point de reculer !

Nous voilà maintenant à Cavaillon. Les rafraîchissements préparés par l’équipe sont très appréciés, tout comme l’arrivée sur le Tour de Benoit, le porte parole de la FNE (France nature environnement). Le soir, nous sommes accueillis dans le “Village”. Ces personnes en réinsertion se sont fabriqués elles-mêmes leurs maisons en briques, composées de terre. Ils y pratiquent trois activités : éco-construction, restauration et l’hôtellerie.

De Cavaillon à Avignon, les 26 kilomètres de cette courte étape sont vite avalés : Nina et Greg, nos hôtes du soir nous retrouvent sur le parcours pour nous guider jusqu’au cœur de la cité des Papes.

L’après-midi, Alternatiba Avignon avait concocté un sympathique programme. Pendant ce temps, Greg nous ouvrira les portes de l’atelier vélo Roulons à vélo, membre des ateliers vélo, l’Heureux cyclage. Les deux triplettes souffrent et nous ne savons pas si elles pourront rouler le lendemain. Mais grâce aux conseils de l’équipe de l’atelier vélo, nous réussissons à remettre sur roues les deux vélos. Ouf, nous pourrons repartir sur les routes et poursuivre notre joyeux  et enrichissant périple !

La canicule est là, et ça va durer. En plein soleil, les vélos s’élancent vers Orange puis Pierrelatte. Nina qui nous a hébergé la veille, décide de nous suivre. En remontant la vallée du Rhone, nous avons le mistral en pleine face. Avant d’arriver à Pierrelatte, nous passons au pied de la centrale nucléaire du Tricastin. Ce sera la première du longue série de centrales très nombreuses dans la vallée du Rhône.

 

aubagne tour alternatiba

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 21:09

 

Source : http://www.bastamag.net

 

Autogestion

1200 salariés, pas de patron et aucune hiérarchie : les secrets de la coopérative Cecosesola au Venezuela

par

 

 

Des supermarchés, un hôpital, des productions agricoles, des services d’épargne… La coopérative vénézuelienne Cecosesola propose ses services à des dizaines de milliers de personnes et des prix très abordables. L’entreprise fonctionne sans hiérarchie ni patron. Son secret : l’autogestion intégrale et un fonctionnement horizontal permanent. Une initiative présentée dans un webdocumentaire, « Poder sin poder, l’autogestion au quotidien », qui nous emmène la rencontre de douze projets radicalement démocratiques, en Espagne, en Argentine et au Venezuela.

Cecocesola est un groupement de coopératives qui propose à la communauté de la ville de Barquisimeto – un bon million d’habitants – plusieurs services à des prix très accessibles. Ils disposent de plusieurs supermarchés (ferias), d’un hôpital, d’un funérarium, d’un service de crédit et d’épargne, d’un réseau de production agricole… Mais leur spécificité est dans leur mode d’organisation. Dans cette entreprise de 1200 travailleurs, il n’y a pas un seul poste hiérarchique. Tout fonctionne en autogestion.

 

Cecosesola : video principale from Collectif Engrenages on Vimeo.

 

La clé de voûte de cette organisation horizontale du travail au sein de la coopérative est les réunions. Sur la semaine, un travailleur de Cecosesola peut participer à quatre, cinq, six réunions. C’est-à-dire en moyenne y consacrer 20 % de son temps de travail. Parmi celles-ci, les plus importantes sont celles de gestion, où tous les travailleurs participent. Il y en a trois par semaine. Chaque travailleur de Cecosesola, quel que son secteur, doit venir à au moins une d’entre elles.

Les réunions de gestion ne servent pas à l’organisation du travail quotidien. Elles ne servent pas non plus principalement à prendre des décisions. Elles servent à partager l’information et à discuter les critères. Grâce aux critères, n’importe quelle décision prise ensuite par un travailleur sera consensuelle, car en accord avec les principes décidés par tous. Ces critères peuvent aller de la qualité des légumes au montant des salaires. Ils sont la base de l’agir en commun de Cecosesola.

 

Un apprentissage constant

La rotation des postes est un autre mécanisme important de la coopérative. Après un an et demi au rayon légumes du supermarché, un travailleur va par exemple aller travailler au centre de santé. Cela permet que les travailleurs connaissent les différents aspects de la coopérative. Mais cela permet aussi un apprentissage constant et une dynamique forte. Même un travailleur qui ne possède pas de diplôme peut arriver en comptabilité s’il le désire, et apprendre cette fonction-là, avec l’aide de ceux qui y sont déjà. Et la rotation concerne aussi les taches quotidiennes. Chacun à son tour fait la cuisine, nettoie les toilettes... Tout le monde est sur le même pied.

Cette dimension de l’apprentissage est centrale dans la coopérative. Elle concerne certes le travail en soi, mais aussi l’apprentissage d’un autre mode de fonctionnement collectif, basé sur la confiance et la responsabilité. Les travailleurs de la coopérative sont conscients que cela ne va pas de soi et que leur fonctionnement va à l’encontre des modes habituels hiérarchiques. C’est pourquoi les nouveaux travailleurs doivent suivre dix après-midi d’ateliers où leur sont transmis les valeurs de la coopérative, où les différents mécanismes et leur sens sont expliqués. Pas de miracle, certains n’y trouvent pas leur compte et s’en vont. Mais Cecosesola ne manque ni de bras ni de cœurs.


« Poder sin poder, l’autogestion au quotidien »

La présentation de cette initiative est extraite du webdocumentaire « Poder sin poder (le pouvoir sans le pouvoir), l’autogestion au quotidien ». Ce webdoc présente douze initiatives qui cherchent à mettre en place un agir radicalement démocratique, un fonctionnement horizontal ou encore qui se revendiquent de l’autogestion, en Espagne, en Argentine et au Venezuela. Réalisé par deux Belges, Johan Verhoeven et Edith Wustefeld, le webdoc se base sur un voyage d’un an en Espagne et en Amérique latine entre 2012 et 2013, à la rencontre de plus d’une vingtaine d’initiatives autogérées. Les lieux présentés sont multiples : entreprises récupérées, coopératives, d’écoles, centres cultures, mouvements sociaux, villages… Mais tous ont en commun de fonctionner sans chefs et sans hiérarchie, en expérimentant d’autres manières de fonctionner ensemble.

L’idée du voyage est née en 2011, au moment des campements des indignés en Espagne. À la Puerta del Sol à Madrid, l’organisation horizontale des milliers de personnes qui participaient au mouvement du 15M achèvent de les convaincre. L’autogestion peut amener des réponses à certaines limites intrinsèques au système actuel. Les hommes et les femmes peuvent se réapproprier leurs vies, participer aux décisions qui les concernent, s’organiser ensemble pour s’attaquer aux problèmes qui les touchent.

Au même moment, ils entendent parler de Marinaleda, un petit village espagnol qui « résiste au capitalisme » (lire notre article). Le chemin est vite fait : s’il existe un lieu comme ça, il en existe certainement d’autres ! Sac au dos et caméra en main, ils partent à la découverte d’autres lieux autogérés afin de s’inspirer de leurs fonctionnements différents et montrer que de tels lieux existent et fonctionnent déjà.

Les facettes de l’autogestion présentées dans le webdocumentaire sont nombreuses. Il n’y a pas une recette, une réponse, mais beaucoup d’inspirations et de potentiel dans ces fonctionnements opposés au système hiérarchique omniprésent. Libre alors au visiteur de suivre le chemin qui l’intéresse dans ce documentaire transmedia organisé en cinq grands thèmes : culture, travail, résistance, éducation et autogestion.

A découvrir ici.

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 21:05

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

ça bouge ! Rencontres

Les médias libres et inventifs tissent des solidarités

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Ces médias ne sont pas possédés par LVMH, Dassault ou Lagardère. Ils s’appellent Lutopik, Side-ways, le Ravi, Reporterre, Silence, Tv Bruits, le Lot en Action, L’Âge de faire. Et tant d’autres que Basta ! vous fait découvrir en republiant certains de leurs reportages. Il y a trois semaines, nous étions rassemblés à Meymac, en Corrèze, pour les Rencontres nationales des médias libres. Où, face à un contexte économique difficile, nous avons tenté de nous organiser et de tisser des solidarités. Nous relayons l’appel final de ces rencontres.

Vous avez été Charlie ? Alors vous serez Meymac ! Le temps d’un week-end et pour la deuxième année consécutive, cette petite ville de Corrèze, en accueillant les rencontres nationales des médias libres et du journalisme de résistance, est devenue la capitale de la liberté de la presse et du pluralisme.

Documentaires, films en avant-première, débats… Avec des figures telles que Denis Robert ou Yannis Youlountas, les Rencontres des médias libres ont attiré plusieurs centaines de personnes. Et, de S !lence à TV Bruits (en passant par les Pieds dans le Paf, Acrimed ou encore la Canarde Sauvage), plus d’une soixantaine de médias associatifs, alternatifs, « pas pareils », libres, citoyens, des journaux papier, des télés participatives, des radios associatives, des sites web, des réseaux et fédérations, des journalistes indépendants… Ce « tiers secteur médiatique » qui représente un journalisme libéré des groupes capitalistes et politiques, relayant cette information que les autres ne font plus, donnant la parole à ce qui ne l’ont pas. Des médias inventifs, innovants, participatifs, horizontaux, citoyens. Des médias qui font autant dans la satire la plus grinçante que dans l’enquête la plus sérieuse. Des médias forcément au bord du gouffre…

Ces rencontres se sont en effet déroulées dans un contexte particulier. Rarement l’hécatombe aura été aussi importante dans le monde des médias. Et, dans ce paysage aux allures de cimetière, les médias libres sont en première ligne. Comment pourrait-il en être autrement puisque ces médias ne bénéficient quasiment d’aucune aide ?

 
Des aides pour contribuer au pluralisme des médias

Médias de la débrouille, habitués à partager la misère et à jongler avec la précarité, ces derniers se sont récemment organisés afin d’aller taper à la porte des ministères. Mais, si nous avons pris notre bâton de pèlerin pour aller rue de Valois, ce n’est pas pour qu’on nous fasse une fleur. Et encore moins tendre notre sébile. Mais pour que la puissance publique reconnaisse et soutienne la contribution au pluralisme de ces médias qui remplissent de fait une mission d’intérêt général. Pour ne pas dire de service public.

Si nous regrettons que la récente réforme des aides à la presse écrite n’ouvre pas directement celles-ci aux titres de la presse associative, nous nous réjouissons de l’annonce faite par Fleur Pellerin de la création d’un fonds de soutien aux « médias citoyens », objet de longue date de nos revendications collectives. Nous saluons aussi la disparition de la presse de loisirs et de divertissement de la liste des bénéficiaires de ces aides publiques ainsi que la volonté du Ministère de la Culture de redistribuer les économies réalisées notamment vers ce fonds de soutien aux médias citoyens, associatifs, indépendants, « pas pareils ». À Meymac, les médias réunis dans la CPML ont réaffirmé leur volonté de participer à la définition de ce fonds de soutien, en accord avec la proposition qui leur a été faite par le Ministère. Des propositions concrètes seront très prochainement adressées en ce sens à la ministre de la Culture.

 
Tisser des solidarités

De même, nous ne pouvons qu’exprimer notre satisfaction quant à l’annonce d’un soutien aux nouveaux médias mais souhaitons que les projets de médias non commerciaux ne soient pas oubliés dans ce nouveau dispositif.

L’annonce de la création de ce fonds de soutien est une avancée sans pareille dans l’histoire de nos médias. Mais de quels moyens sera doté ce fonds ? Titres de la presse écrite non éligibles aux aides à la presse, télévisions, web radios, pure players, les médias sont nombreux en France à avoir un besoin vital de ce soutien. Celui-ci devra être à la hauteur de l’enjeu démocratique de l’existence d’une presse libre et indépendante consciente de ses responsabilités citoyennes.

Pour la ministre de la Culture : « Notre mission est de soutenir la presse qui expérimente et invente. » Cette presse, ces médias, ils existent. Ils étaient à Meymac. Où, tout un week-end durant, se sont tissées les nécessaires solidarités entre des acteurs qui ont décidé de mutualiser autre chose que la misère. En clair, leur savoir-faire : mise en place d’une sorte de « compagnonnage » au sein du tiers secteur, réflexion autour d’une Amap des médias libres, coordination de temps forts rédactionnels. Dans une région où l’on produit d’ordinaire du fromage et des présidents, ce sont les médias de demain qui se sont inventés au fin fond de la Corrèze.

Mais, parce qu’on ne rit de bon cœur que dans les cimetières, nous avons décidé de frapper un grand coup. Puisqu’il semble y avoir quelque fonds en faveur de la création de nouveaux médias, puisque l’heure est à la défense du pluralisme et à la dénonciation de la concentration des médias et des puissances d’argent, nous avons décidé de lancer une offre alternative à celle du groupe de luxe LVMH en décidant de racheter la partie « libérée » du « Parisien libéré ».

L’occasion de nous faire connaître de ces lecteurs, de ce public, qui, quoique ayant été « Charlie » (comme tout le monde, ou presque), ignorent encore trop souvent notre existence. Nous sommes les médias inventifs et créatifs, nous mettons en place les nécessaires solidarités entre nous. Mais nous n’existerons pas sans vous. Et, même si vous ne savez pas encore, nous sommes vos médias.

La Coordination des médias-libres

Signataires (au 12/06/15) :

À Contre Courant, Acrimed, Adiu Sud Gironde, Adiu TV, Airelles Vidéo, Aldudarrak Bidéo, Bastamag, BateauBasta, Cafaitdesordre.com, Campagnes Solidaires, CASA (association), Cassandre/Hors Champs, DRLP, Citizen Nantes, Cram Cram Editions, Demosphere Ariège, Demosphere Toulouse, Fakir, Fokus21, Friture Mag, Hexagones, L’âge de faire, L’Insatiable, La Canarde Sauvage, La Fédération des Vidéos des Pays et des Quartiers, La Lettre à Lulu, La Lorgnette.info, La Maison écologique, Le Lot en Action, Le Nouveau Jour J, Le Ravi, Le Sans Culotte 85, Les Amis de la Cathode, Les Pieds dans le PAF, Les Rencontres Médiatiques, Lutopik, Médias Citoyens, Montpellier Journal, Pierre Merejkowsky, Plus Belles les Luttes, Politis, Pumpernickel, adio MNE, Radio Zinzine, Reporterre, Rezonances-Tv, Riv’Nord, SideWays, S !lence, Télé Sud-Est, TV Bruits, ZdF, Zelium

Photo de Une : CC Jean François Gornet

 

 

 

 

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 16:46

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

Chômeurs et paysans, à Couëron, ils mettent la terre en commun

22 juin 2015 / Gaspard d’Allens (Reporterre)
 

 

 

A la périphérie de Nantes, dans le jardin autogéré de la Coutelière, une quarantaine de personnes précaires ont déserté le marché du travail pour se tourner vers l’agriculture vivrière. Avec l’aide d’anciens « paysans travailleurs », ils ont créé un lieu où l’on se réapproprie la vie.


- Couëron (Loire-Atlantique), reportage

Il faut d’abord dépasser la zone commerciale qui borde la route, quitter les pavillons proprets au gazon fraîchement tondu pour se risquer dans l’épaisseur de la forêt. La Loire n’est pas loin. Elle ouvre ses bras à la mer et se perd dans le bleu horizon.

Une joyeuse bande hétéroclite, où se côtoient trois générations, cultive ici, entre les haies et les arbres, trois hectares de terre. Les herbes folles dépassent et des cabanes de bric et de broc parsèment le terrain, une caravane trône en contrebas d’un champ. « Tout est construit en matériaux de récup’ », déclare fièrement un des jardiniers, « on vise une relative autonomie alimentaire, l’objectif est de subvenir aux besoins d’une cinquantaine de familles. » Des patates aux poireaux, des arbres fruitiers aux rangées de fraisiers, la parcelle est bien occupée. Cette terre où l’on façonne ses rêves est un interstice à la lisière de la métropole, une poche de résistance face à l’urbanisation galopante.

« La ville nous encercle », reconnaît une femme, la quarantaine passée. A une centaine de mètres, un entrepôt d’IKEA a posé son ossature rectangulaire faite de tôles grises et de métal. « La route des maraîchers », à proximité du jardin, n’en possède plus que le nom : des concessionnaires automobiles et des marchands de pièces détachées s’étalent sur les bords de la chaussée comme une nouvelle marée noire. Car depuis dix ans, la ville de Couëron a rendu constructible une centaine d’hectares et goudronne à tout va afin de devenir, selon les propres mots de la mairie, « le trait d’union entre Nantes et Saint-Nazaire ».

 

 

« En 1950, nous étions 160 agriculteurs, aujourd’hui il n’y a plus que deux légumiers qui se partagent avidement les miettes des aménageurs », nous raconte un paysan à la retraite. A une dizaine de kilomètres, un écomusée sur la ruralité s’est ouvert. Il folklorise les gestes paysans comme pour les fossiliser dans le passé.

Mais ce contexte n’a pas découragé la quarantaine de personnes qui travaillent la terre au jardin de la Coutelière. « Plus il y aura des initiatives comme la nôtre qui mailleront le territoire, plus on progressera comme une bâche qui étouffe les mauvaises herbes », disent-ils.

 
« A chacun selon ses besoins »

80 % des personnes qui viennent ici sont au chômage ou au RSA, la plupart vivent en appartement et n’ont pas accès à la terre. Certains se déplacent tous les jours, pour désherber, bêcher ou tout simplement se ressourcer, prendre un café dans l’une des baraques en bois qui jouxtent les champs. D’autres passent de manière plus irrégulière, une fois par semaine.

« Il n’y a pas de règle, ni de bulletin d’adhésion, on s’organise à l’arrache, ensemble, chaque mois pour voir quelles cultures on va semer et de quels outils on a besoin », témoigne Christophe* qui contribue activement au jardin. « Après, chacun apporte sa touche à l’œuvre collective. Sans hiérarchie. »

Le terrain est cultivé en agriculture biologique, enrichi par du fumier de poule, de vache et de cheval. Pour la distribution, la confiance règne, on ne monnaye rien, tout le monde est libre de prendre ce qu’il veut en fonction des quantités produites. On se sert directement dans la parcelle, on cueille aux arbres, on récolte à même le sol. Un des jardiniers s’enthousiasme : « Nous remettons au goût du jour la formule des socialistes utopiques du XIXe siècle : “de chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins“ ! »

Arrivée il y a quatre ans, une jeune femme témoigne : « En créant ce lieu, on souhaitait produire notre propre nourriture et se détacher au maximum des logiques marchandes, ne plus dépendre des grandes surfaces en cultivant soi-même. » Selon elle, s’initier au maraîchage est une « arme pour reconquérir ces choses simples », ces vraies richesses qu’on « nous a trop souvent confisquées en tant que citadin : travailler avec le vivant, voir ses plantes croître et donner généreusement ».

« Libéré des contraintes économiques ou de la nécessité d’obtenir un revenu », l’apprentissage se fait progressivement, au gré des rencontres et des échanges, des échecs parfois. Dans cette enclave de verdure, les apprentis jardiniers tâtonnent et expérimentent sans pression. Les doryphores envahissent une fois le champ de pommes de terre ? Ils décident l’année suivante de faire pousser du lin entre les rangs sans trop savoir si cela va éloigner les insectes ravageurs. Un autre jour, on se lasse de désherber ? Ils essayent alors la culture sur butte et le paillage…

 

 

« Aux yeux de l’administration, nous sommes des chômeurs et des fainéants, ils veulent nous faire subir le stigmate, mais ils n’y arriveront pas », affirment-ils en choeur. Un des jardiniers poursuit : « Ici, je ne travaille pas mais je crée, je cherche et construis en dehors de tout registre et de tout code, sans ordre ni patron. Cela me rend heureux. »

Les parcelles qu’ils cultivent limitent la précarité dont certains peuvent souffrir, le potager est pour eux « un outil anti crise, voire un moyen de survie ». Loin d’être inactifs, ces déserteurs produisent et s’activent en élaborant une stratégie collective pour vivre autrement.

Le réalisateur Pierre Carles est venu les filmer en 2006, s’inspirant de leur expérience pour tourner son documentaire Volem rien foutre al pais. Les racines rebelles sont fécondes. Elles ont réussi à résister au temps tout en évitant la normalisation. « N’allez surtout pas dire que nous sommes des jardins familiaux ou d’insertion, avertissent-ils, on assume notre côté borderline et anarchique. Ici on se prend en main nous-mêmes. »

 
Construire des ponts

L’histoire de ce jardin a commencé il y a une quinzaine d’années. En 1997, le mouvement des chômeurs est à son apogée, il occupe le CCAS (Caisse centrale d’activités sociales) de Nantes et les manufactures de tabac. A quelques kilomètres de là, des paysans luttent contre un projet de centrale nucléaire au Carnet. Des connexions se font. « On ravitaillait les chômeurs », se souvient Paul Blineau, un paysan historique. « Les différentes luttes s’enrichissaient mutuellement. »

Sa ferme sert de repère. On s’y rassemble, on y organise la résistance. Mais en juin 1997, elle brûle sous les flammes d’un incendie criminel. « Heureusement, les gens de la ville sont venus nous soutenir, retaper les hangars avec nous. A la fin, on s’est dit qu’il nous fallait un lieu commun pour continuer à tisser des liens, à construire des ponts. C’est comme ça qu’est venue l’idée du jardin collectif. »

Le groupe d’une cinquantaine de personnes cherche pendant deux ans un terrain. Ils ne se contenteront pas d’attendre sagement qu’on leur délivre un bail, ils occuperont la mairie et feront « un maximum de barouf », jusqu’à trouver la parcelle boisée de trois hectares qu’ils louent aux propriétaires cent euros l’année.

Aujourd’hui, le lieu est ancré, il vit au rythme des chantiers collectifs et des fêtes, des ateliers crêpes et du pain qui chauffe dans le four. « On a appris à faire des choses pratiques ensemble, même si ça n’a pas toujours été évident », reconnaît Paul. « Tant que tu es dans l’intensité de la lutte ça va, mais dès qu’il s’agit de s’inscrire dans la durée, le bât blesse. »

Sur le jardin, cohabitent adeptes de la permaculture, « anti moteurs » et « productivistes ». Des visions opposées s’affrontent entre ceux qui préfèrent la friche, sacralisent la nature et d’autres qui voient dans la terre un simple support, un outil de travail.

 

 

« Vu que l’espace est ouvert et que l’on ne refuse personne, on est obligé de composer »...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

 

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 20:41

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

La mairie de Marseille tente de bâillonner Alternatiba

19 juin 2015 / Pierre Isnard-Dupuy (Reporterre)
 


 

La mairie de Marseille ne veut pas de l’édition locale d’Alternatiba qui doit se tenir du 24 au 28 juin prochain. C’est ce qu’elle a signifié mercredi 17 juin par une décision de ne pas laisser l’espace public à disposition sous le seul argument de « trouver un autre lieu ».


- Marseille, correspondance

Sous le slogan « Les sardines nous remercieront ! » et sous la bannière « Alternatib’Aïoli », l’étape marseillaise d’Alternatiba entend sensibiliser au thème du réchauffement climatique et présenter des alternatives. Depuis le lancement du mouvement Alternatiba en octobre 2013 à Bayonne, la deuxième ville de France n’a pas encore organisé son village des alternatives. Ce qui devrait être fait du 24 au 28 juin prochain. Mais c’était sans compter une mairie qui met des bâtons dans les roues. Ce qui pourrait compromettre, sinon sa tenue, l’ampleur et la visibilité de l’événement.

L’organisation d’Alternatib’Aïoli est coordonnée par l’association Alternatiba Marseille, créée pour l’occasion. Les décisions sont prises de façon horizontale en assemblées générales plénières qui se tiennent régulièrement, rassemblant structures partenaires et citoyens. 250 bénévoles s’apprêtent à se mobiliser. Le tout pour une vélorution qui accompagnera l’arrivée du Tour Alternatiba de l’Estaque jusqu’au Vieux-Port le 24 juin ; le village Alternatiba le 27 juin et « la plus grande ola du monde pour le climat » sur la Corniche le 28 juin. Mais à une semaine du début de ces festivités militantes, la mairie de Marseille rend un « avis défavorable » pour l’occupation des lieux proposés par la plénière, excepté pour la ola.

 

 
Tout pour le climat - mais surtout pas avec la société civile

Le 4 juin dernier, dans son allocution à l’occasion de l’ouverture de la Med Cop 21, étape méditerranéenne à Marseille de la COP 21, Jean-Claude Gaudin sénateur-maire (LR) de la ville déclarait que « pour affronter ces défis [climatiques], ce n’est qu’ensemble, Etat, collectivités territoriales, entreprises, universités, société civile, que nous pourrons apporter des réponses durables ». Les composantes d’Alternatib’Aïoli, 146 structures associatives, culturelles ou de l’économie sociale et solidaire, ainsi que des citoyens en leur nom propre, apprécient le grand écart avec la décision qui s’abat sur leur initiative.

 

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Préparation du village Alternatib’aïoli sur les Hauts de La Canebière

Pour la mise à disposition de l’espace public sur les Hauts de La Canebière, point de passage névralgique du centre-ville, demandée pour le 27 juin, la réponse négative tombe le 5 juin pour cause de « trop d’enjeux de circulation ». Impossible pour la ville d’envisager de couper la circulation pour une journée en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique. Alors l’organisation d’Alternatib’Aïoli présente une autre copie en proposant deux solutions. La place Bargemon, attenante à l’Hôtel-de-Ville et le Parc Longchamp. La Direction de la communication et des relations publiques (DCRP) de la ville exprime un refus catégorique le mercredi 17 juin pour l’occupation de ces deux lieux. Pour la place Bargemon, qui reçoit toute sorte de manifestations, « le site ne convient pas à ce type d’événement » précise la notification, tout en demandant de « trouver un autre lieu ». La vélorution et les événements qui l’accompagnent dont un concert d’HK et les Saltimbanks sont également retoqués.

Ni le cabinet du maire, ni la DCRP n’ont répondu aux sollicitations de Reporterre. Mais nous avons eu accès à un document interne aux services de la DCRP datant du mercredi 17 juin.

- Télécharger la note (voir avis défavorable page 3) : lien

PDF - 1.7 Mo

Il donne d’abord, de la part du cabinet du maire, un avis favorable pour l’organisation de la journée du 27 au parc Longchamp avant qu’il ne soit rendu défavorable de façon manuscrite, accompagné de la même mention adressé officiellement à Alternatiba Marseille : « trouver un autre lieu ». Pourtant « les services techniques de la ville ont été hyper disponibles, dans l’échange et très à l’écoute », témoigne Juliette Palmade, chargée de communication pour Alternatib’aïoli. « Ils n’ont pas rendu d’avis défavorables ou quelques avis réservés sur des aspects de sécurité, sur lesquels ils nous ont accompagné ».

 
Un repli, sans autorisation, sur le cours Julien

En l’absence d’une justification argumentée et d’une proposition de la part de la ville, Juliette Palmade juge que la décision est politique. Elle pense que la majorité municipale « ne veut pas de mouvement écolo sur Longchamp vu la contestation du projet de parking ». Une manifestation aura effectivement lieu ce samedi 20 juin pour contester un projet de parking, déjà envisagé depuis 2010, qui amputerait le parc d’un tiers de sa superficie...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

 

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 14:05

 

Info reçue par mail


 

ALTERNATIBA TOUR A SOMMIERES SAMEDI 20 JUIN

 

Ce tour en vélos de 9 personnes sur des vélos de 3 et 4 places a commencé le 5 juin à Bayonne et doit arriver à Paris le 26 septembre, juste avant la conférence internationale sue le climat (5000 km)

 

Chaque étape est l’occasion de permettre aux groupes locaux de se faire connaitre. A Sommieres c’est le groupe local Territoire en Transition qui à organisé l’événement.

 
Voici  l’annonce sono qui est prévue.
 
"Sommières accueille l' alternatiba tour qui parcours à vélo  5000 km en  France de Bayonne à Paris. Rendez Vous à 12h30 à coté du moulin(guinguette) pour parler de la conférence mondiale sur le climat et de transition écologique."
 
Nous nous donnons rendez vous à 9h30 au pied de la passerelle côté parking.
 
Christian aura récupéré les panneaux pour les affiches et tiré les tracts (1000 a5) Il ne restera qu’à les coller sur les supports.
 
Nous aurons des points fixes et une déambulation pendant le marché à partir de 10h00.
 
Des tshirts alternatiba (verts et blanc, sauvons le climat) seront disponibles (10 euros par t shirt)
 
 
 
A 12H / 12H30 Rendez vous au magasin bio pour l’accueil des cyclistes. Amener si c’est le cas votre vélo pour une “vélorution” dans le quartier.
Circuit proposé : les HLM, le collège, le rond point place des Aires.. . et arrivée à la Noria, près du moulin où aura lieu le repas.
 
Repas tiré du sac au MOULIN avec du salé, du sucré et de quoi boire.
 
Départ vers NIMES vers 14h00.
 
PS/ UN RENDEZ VOUS AURA EGALEMENT LIEU LE DIMANCHE 21 SUR LE MARCHE DE SAINT GILLES organisé par les amis de VAUVERT. Vous y êtes volontiers invité-es!!!
 
 
 
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Un jardin collectif et une coopérative de produits bio et si possible locaux en auto-gestion, ce n'est pas si courant!
Vous êtes invité à venir découvrir "Les jardins de la Vallée Verte" et "La Saladelle"  à l'occasion de leurs portes ouvertes le samedi 04 juillet.
 
Tout le programme en pièce jointe (flyer + affiche) à diffuser sans modération!
 
L'association Oliane proposera un atelier cuisine dès 9h : préparation d'un couscous de légumes bio et des jeux seront proposés aux enfant avec l'association "L'or des poubelles".
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Ce dimanche 21 juin, nous irons accueillir le tour des alternatives "Alternatiba" pour son passage à St Gilles.
 
Au programme :
 
* 9h30 sur l'éco-lieu d'Alter'éco 30, préparation d'un pique nique pour les cycliste du tour (15 personnes)
* 10h30 départ pour St Gilles, installation chaises et espace pique nique normalement place de la Mairie (devant école Jean Jaurès)
* 12h00 accueil du tour sur le marché (Av Anatole France) puis tour de St Gilles
* pique nique et départ du tour pour Arles.
 
Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues! (Merci de me prévenir si vous comptez venir à un moment ou un autre) : bruno.lorthiois@gmail.com
 
 
 
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          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



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