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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 18:15

 

Source : http://www.humanite.fr

 

 

Les 32 heures, la meilleure arme contre le chômage

Michel Husson, économiste, membre du conseil scientifique d'Attac
 
Vendredi, 6 Novembre, 2015
Humanité Dimanche

 

DR
 
 
 
La pensée dominante impose l'idée que le chômage de masse est la conséquence inéluctable de gains de productivité effrénés. Et qu'il ne resterait donc plus qu'à se partager des petits boulots précaires. Et si on réfléchissait plutôt à la baisse du temps de travail ?

Le chômage de masse s'incruste et la timide reprise ne suffira pas à le faire reculer significativement. Selon l'OFCE, le taux de chômage ne commencerait à baisser qu'en 2016, pour « descendre » à 9,4 % fin 2017. Sans les politiques d'austérité, on aurait pu éviter de casser la reprise qui s'amorçait en 2011 et recommencer plus tôt à créer des emplois. Mais cela aurait été de toute manière hors de propor tion avec un « stock » de chômeurs de plus de 5 millions de personnes. La croissance aide, mais à la marge. C'est pourquoi il faut remettre sur le tapis l'idée de réduction de la durée du travail, comme le fait la CGT en avançant la perspective des 32 heures. Certes, cela ne s'est pas très bien passé la dernière fois, avec l'intensification et l'annualisation du travail, mais le passage aux 35 heures a quand même entraîné la plus grande création d'emplois depuis le début du XXe siècle. Et quand on voit à quel point les 35 heures ont provoqué la fureur de la droite et du patronat (sans même parler de Macron), on se dit qu'après tout, ce n'était pas une si mauvaise idée.

 

FAIRE CROIRE QUE LE PLEIN EMPLOI EST ILLUSOIRE

Plus sérieusement, il faut se demander quelles sont les causes profondes du chômage et commencer par balayer cette idée simple, présentée comme une évidence : les gains de productivité seraient tellement énormes que la perspective d'un retour au plein-emploi serait une illusion. Dès lors, il ne resterait plus qu'à « faire avec ». Dans la version néolibérale, la conclusion est claire : mieux vaut un petit boulot, précaire et mal payé, que pas d'emploi du tout. Donc soyez employables (rentables) et on vous donnera les emplois que vous méritez. Dans l'autre camp, les adieux au plein-emploi conduisent à dire : puisqu'il n'y aura plus d'emplois, exigeons un revenu, universel, garanti, citoyen, etc. Et pourtant cette idée selon laquelle le chômage est causé par les gains de productivité est fausse. Il suffit de regarder le graphique cidessous : depuis 60 ans, les gains de productivité ralentissent, alors que le taux de chômage monte presque tout le temps.

Il y a aujourd'hui plus de chômage que pendant les Trente Glorieuses (avant 1975) et beaucoup moins de gains de productivité. Il faut donc remplacer cette idée fausse par une autre, qui peut paraître iconoclaste : seule la baisse du temps de travail permet vraiment de créer des emplois. Démonstration : de 1950 à aujourd'hui, le nombre total d'heures de travail dans l'ensemble de l'économie a évolué dans une plage étroite, de plus ou moins 5 %. Bref ce « volume de travail » est à peu près constant. Dans le même temps, les effectifs employés ont augmenté de 40 %, et la durée du travail a baissé de 27 %.
Autrement dit, l'emploi dépend de la manière dont le volume global de travail se répartit entre créations d'emplois et baisse de la durée du travail. À volume de travail à peu près constant, une réduction insuffisante de la durée du travail conduit à des créations d'emplois insuffisantes et donc au chômage. L'envers du décor de la montée du chômage, c'est la répartition des revenus. On peut démontrer rigoureusement que chômage et dividendes sont les deux faces d'une triste médaille. Pour résumer : ce que les patrons économisent en ne créant pas suffisamment d'emplois, ils le reversent aux actionnaires plutôt que d'investir. La création d'emplois par la baisse de la durée du travail implique donc une autre baisse : celle des dividendes. Même si on est convaincu par cette démonstration (trop) rapide, on peut considérer que le rapport de forces n'est pas favorable pour un tel projet, mais une chose est sûre : pour dépasser l'horizon du chômage, il faut renouer avec un projet de réduction générale du temps de travail.

 

 

Source : http://www.humanite.fr

 

 

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 15:16

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Do It Yourself

Dans le premier garage en libre service de Marseille, c’est vous le mécano !

par

 

 

La vague du « do it yourself » prend de l’ampleur. Par passion, souci d’économie ou volonté de se réapproprier leur matériel, des automobilistes fréquentent des garages d’un nouveau genre, qui vous proposent de réparer vous-mêmes votre voiture, en fournissant matériel et précieux conseils. Visite du garage « Faites-le vous même », à Marseille.

 

Cet article a initialement été publié dans le magazine L’âge de faire.

 

« Pour une vidange ? Oui, pas de problème, j’ai une place à 15 heures. Le matériel est loué 20 euros de l’heure. On peut vous vendre de l’huile, mais si vous passez par une grande surface, achetez la plutôt avant de venir, ça vous coûtera moins cher. » Ce n’est pas un sympathique employé qui me parle, mais le patron lui-même – qui est d’ailleurs le seul employé de l’entreprise. Thierry Bassalair (« il manque juste le « e » à la fin… ») n’est pas de ceux qui courent sans vergogne après le profit. Et c’est d’ailleurs ce qui l’a poussé à ouvrir, en février 2012, son propre garage, dont le nom résume le concept : le garage « Faites-le vous même ». Ici, les clients manient eux-mêmes les clés à molette et mettent les mains dans le cambouis.

A première vue, en entrant, cela ressemble à un garage tout à fait classique : des voitures au capot ouvert, montées sur des ponts, des odeurs d’huiles et d’essence, des mécanos travaillant sur ou sous les véhicules. Sauf que ces mécanos là sont en fait les clients de Thierry, qui passe d’une voiture à l’autre pour distiller ses conseils, tendre le bon outil, et donner un coup de main.

 

« Aider les clients »

A 44 ans, le patron a passé une bonne partie de sa vie au milieu des voitures. « J’ai commencé à travailler dans un garage à 15 ans », rapporte-t-il. A partir des années 90, si sa passion pour la mécanique restait intacte, son métier lui laissait en revanche un goût de plus en plus amer. « Je bossais dans une grosse concession. On faisait parfois payer 200 euros pour une vidange… Quand tu sais ce que ça coûte en temps et en matériel, j’étais écœuré… On me demandait du rendement, et encore du rendement. Le rapport avec le client, il n’y en avait plus. Alors que moi, justement, l’une des choses qui me plait dans ce métier, c’est d’aider mes clients ! »

 

 

Après avoir entendu parler de garages alternatifs qui fonctionnaient dans le Nord, il saute le pas et ouvre son propre « Faites le vous même ». Depuis, la clientèle n’a cessé d’augmenter. On y trouve de tout, du passionné de mécanique qui vient profiter de l’outillage pour pas cher, au néophyte qui souhaite faire des économies, en passant par celui qui souhaite apprendre quelques rudiments pour se réapproprier son véhicule. Les mécanos amateurs sont avant tout masculins, mais Thierry constate que de plus en plus de femmes viennent au garage.

Tout est faisable, ou presque, avec les bons outils et les conseils avisés du maître des lieux. « Cela dépend aussi du client. Quand un nouveau arrive, je jauge son habileté. J’arrive à savoir assez rapidement s’il sait se servir de ses mains, s’il s’y connait un peu, ou pas du tout. En fonction de ça, je le laisserai faire certaines choses, et d’autres non. »

 

« J’y trouve mon plaisir, et le client aussi »

Plaquettes de freins, amortisseurs, vidange, changement des filtres... Tout l’entretien ordinaire d’un véhicule est réalisable sur place. Les clients, qui paient l’outillage à la demi-heure, et qui débarquent si nécessaire avec les pièces détachées qu’ils se sont eux-même procurées, peuvent rapidement réaliser jusqu’à 50 % d’économie. Et plus on pratique, plus on va vite, plus les économies réalisées sont importantes.

Aussi à l’aise devant un capot ouvert qu’une poule devant un couteau, j’ai effectué ma vidange moi-même. Pour la petite histoire, comme il a déjà dû « jauger mon habileté » lorsque je m’apprête à retirer le bouchon du carter, Thierry prend soin de me glisser que « pour dévisser, on tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre ». Je m’exécute (un peu vexé quand même…). Environ une heure après mon arrivée – quand cela ne demande théoriquement pas plus d’une demi-heure –, j’ai la satisfaction du travail accompli : j’ai laissé couler l’huile usagée dans un bac récupérateur – qui sera ensuite amené au recyclage –, revissé le bouchon du carter (en tournant dans le sens des aiguilles d’une montre), changé le filtre à huile, redescendu la voiture du pont et remis de l’huile neuve dans le moteur.

Malgré ma lenteur, cela ne m’a coûté que 45,64 euros, pièces et « main d’œuvre », quand le premier prix affiché chez un grand concessionnaire du coin était de 65 euros.
« Le but, c’est que tout le monde soit content, les clients, et moi. Personnellement, j’y trouve mon plaisir : je n’ai plus la pression du rendement à tout prix, et il y a de la convivialité avec les clients », explique Thierry qui, pour payer ses frais, doit quand même effectuer environ 55 heures de travail hebdomadaire – « heureusement, c’est une passion ». Quant aux clients, « ils viennent de plus en plus nombreux, surtout par le bouche à oreille. Et quand ils sont venus une fois, ils reviennent. Quand tu vois ça, tu te dis que tu as fait le bon choix. »

Nicolas Bérard (L’âge de faire)

 

En savoir plus : le site Internet du garage. Les garages de ce type se multiplient un peu partout en France. Renseignez-vous, il y en a sûrement un près de chez vous !

Cet article est tiré du numéro 100 de L’âge de faire, partenaire de Basta !. Retrouvez sa présentation sur notre page partenaires. Dans le dernier numéro, les contributions de huit personnes engagées qui se sont livrées à un petit jeu de science-fiction, autour d’une question : « Ecole, économie, art, politique… à quoi pourrait ressembler l’avenir ? ». Pour voir le sommaire complet, c’est ici.

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Consommer et agir autrement
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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 22:04

 

Source : http://carfree.fr

 

 

La gratuité des transports en commun progresse en France

 


Voici une nouvelle qui risque de ne pas faire plaisir aux opposants à la gratuité des transports en commun. L’agglomération de Niort (45 communes et plus de 100.000 habitants) vient d’annoncer que ses transports en commun deviendront gratuits à partir du 1er janvier 2017.

C’est donc une nouvelle collectivité qui passe à la gratuité des transports en commun, probablement la 30ème en France (Selon Wikipédia) et la plus importante en nombre d’habitants concernés, du moins avant le passage prévu à la gratuité de l’agglomération de Dunkerque en 2018.

On peut donc dire que la gratuité a le vent en poupe! En peu de temps, deux agglomérations importantes en France prévoient le passage à la gratuité des transports en commun. Est-ce un véritable tournant des transports publics?

Pour ce qui concerne l’agglomération de Niort, il est prévu dans un premier temps une expérimentation durant une année, « le temps de la pédagogie » selon le président Jérôme Baloge. Mais dans l’esprit des élus majoritaires, la mesure est vouée à perdurer.

« C’est la possibilité du droit au transport pour tous, le libre accès au transport collectif plutôt qu’individuel« . Pour le président de l’agglomération, ce choix permettra « un gain de pouvoir d’achat pour tous avec des économies de carburant et de frais automobiles. Il favorisera également l’autonomie des jeunes« . Il s’agit aussi, évidemment, d’un enjeu environnemental: « On est à l’heure de la Cop 21. Dans toutes les grandes villes, dès qu’il y a un pic de pollution, les transports publics sont gratuits. La gratuité est une réponse claire aux problèmes environnementaux. »

Côté financement, il n’est pas prévu pour autant d’augmenter les impôts. Aujourd’hui, le budget annuel du réseau est d’environ 17 millions d’euros dont 1,5 seulement proviennent des recettes tarifaires. Il est donc couvert à hauteur de 90% par le versement transport, la taxe sur les salaires perçue sur les entreprises et les administrations du territoire de plus de 11 salariés.

La précédente majorité avait prévu d’augmenter le versement transport jusqu’au plafond maximum (1,8%) pour financer la construction d’une ligne de bus à haut niveau de service, un projet abandonné par la majorité actuelle. Par ailleurs, l’agglomération souhaite une remise à plat complète du schéma de transports.

Sources: Mobilicités et La Nouvelle République

Image: Mobilite79

 

 

Source : http://carfree.fr

 

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 21:26

 

Source : http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon

 

 

Une crèche s'installe dans une maison de retraite à Montpellier

 

Les plus petits côtoient leurs aînés au quotidien dans le quartier des Grisettes à Montpellier. Une crèche et une maison de retraite partagent leurs locaux, pour maintenir le lien entre les générations.

  • Par Ambre Lefevre
  • Publié le 01/09/2015 | 13:05, mis à jour le 01/09/2015 | 13:15
 

Une maison de retraite et une crèche partagent les mêmes locaux dans le quartier des Grisettes à Montpellier. Août 2015. © France 3 LR

© France 3 LR Une maison de retraite et une crèche partagent les mêmes locaux dans le quartier des Grisettes à Montpellier. Août 2015.

 


Le quartier des Grisettes de Montpellier est le théâtre d’une nouvelle initiative pour la rentrée : installer une crèche dans un EPHAD. La Mutalité Française gère deux lieux de vie sur ce modèle dans l'Hérault.

La nouvelle crèche du quartier partage ainsi les locaux d'un établissement pour personnes âgées. A chacun son espace et ses activités, mais tout le monde y trouve son compte.

La proximité des enfants rappelle la vie active aux personnes âgées. Cette initiative permet aussi de maintenir du lien social. Côté parents aussi, on se félicite de ces échanges.

Reportage de Sandrine Navas et Juliette Morch.

Montpellier : une crèche dans une maison de retraite Navas S./Morch J.

 

Pour l'instant, petits et grands s'apprivoisent et font connaissance. L'objectif est de mettre en place, dans l'année, des ateliers de cuisine ou de lecture communs aux deux établissements.

 

 

Source : http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 21:08

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

« Une société doit décider de ce qu’elle met en commun »

5 novembre 2015 / Entretien avec Christian Laval
 


 

 

Quel est le trait commun entre les luttes contre l’appropriation des ressources naturelles et humaines ? Pour Christian Laval, c’est la notion de « bien commun », ou même de « commun ». Coauteur avec le philosophe Pierre Dardot du livre Commun. Essai sur la révolution au XXIe siècle, il estime que ce principe est au cœur de l’alternative au néolibéralisme.

Christian Laval enseigne la sociologie à l’université Paris-Ouest Nanterre-La Défense. Il est également membre du conseil scientifique d’Attac.

 

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Christian Laval.

Reporterre - Qu’est-ce qui vous a conduit à écrire cet ouvrage ?

Christian Laval - Ce qui nous a décidés à écrire ce livre, avec ce titre [1], ce sont les différents mouvements de contestation de l’appropriation privée et étatique et, plus particulièrement, le mouvement d’occupation des « places » (15M, Gezi, etc.) qui a porté de nouvelles exigences avec une énergie incomparable. Il y a eu là une mise en cause radicale de la démocratie « représentative » au nom d’une démocratie « réelle » qui se nouait à des revendications écologiques sur la préservation des « communs » (les espaces urbains notamment). En même temps, un peu partout, des luttes contre des privatisations ou des pratiques économiques et sociales alternatives, souvent de type expérimental, ont fait appel à une terminologie ancienne mais qui était chargée d’une énergie et d’une signification nouvelles : celle des « communs » ou des « biens communs ». Il nous est apparu que le « commun » émergeait littéralement de tous ces mouvements, de ces luttes et de ces expérimentations, avec cette signification : pas de co-obligation sans coparticipation à une même activité. Le commun n’est donc pas notre invention, il se dégage des luttes et expériences actuelles comme leur principe.

 

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Occupation de la place Taksim, à Istanbul, le 14 juin 2013.

 

Comment définissez-vous le « commun » ?

L’émergence du commun comme principe s’explique d’abord sur fond de résistance historique à la généralisation de la logique propriétaire qui s’est manifestée un peu partout sous des formes différentes mais convergentes : les terres, les semences, les gènes, le littoral, l’éducation, les connaissances, etc. Les privatisations des biens publics depuis trente ans en sont l’un des aspects importants. Cette réponse est d’abord apparue sous la forme d’un « retour aux communs ». Par communs, on entend moins des biens à proprement parler que des institutions qui visent à produire, sauvegarder, entretenir une ressource destinée à une communauté d’usagers, restreinte ou large.
L’essentiel est justement que les communs ne sont pas « produits » mais « institués » : c’est la raison pour laquelle nous sommes très réticents à l’égard de la notion de « biens communs ». Car tous les « biens » ainsi considérés partagent cette qualité d’être « produits ». Il nous semble qu’on doit renverser le raisonnement : tout commun institué (ressource naturelle, connaissances, lieu culturel, etc.) est un bien, mais aucun bien n’est par lui-même commun. Une fois institué, un commun n’est pas aliénable ni appropriable, il n’est pas une « chose ». Au sens où nous l’entendons, un commun est le lien vivant entre, d’une part, une chose, un objet ou un lieu et, d’autre part, l’activité du collectif qui le prend en charge, l’entretient et le garde.

 

De quelle façon les mouvements sociaux et écologistes actuels s’appuient-ils sur les communs ?

Parler de communs, dans le mouvement altermondialiste et écologiste, c’est refuser les « nouvelles enclosures », c’est-à-dire la manière dont la propriété absolutiste et exclusiviste limite les accès à ces ressources et à ces productions qui doivent être communes. Les enclosures sur les ressources naturelles conduisent à leur gâchis et à des effets externes de plus en plus nuisibles, comme la pollution de l’environnement. Dans le cas de la production de ressources nouvelles (les connaissances, par exemple), la logique propriétaire conduit à leur sous-production et à leur sous-utilisation, comme on s’en aperçoit avec les brevets qui freinent la circulation des résultats de la recherche. Mais ces conséquences négatives des enclosures ne peuvent pas être séparées d’un effet global de désintégration sociale et de crise de la démocratie due aux inégalités croissantes et aux pouvoirs accrus du capital. Propriété et démocratie s’opposent désormais de manière directe. C’est pourquoi le commun est d’abord une rationalité anti-« propriétariste » et donc radicalement anticapitaliste.

 

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La pollution de l’air (ici, Shanghai) est une des conséquences nuisibles des « enclosures ».

Cependant, il est plus que cela. Le principe du commun tel qu’il se dégage aujourd’hui tourne le dos au communisme d’État. L’État bureaucratique n’est pas l’alternative au marché. En fait, le commun représente la tentative historique d’échapper à ce duo infernal du marché et de l’État qui a structuré nos sociétés et organisé nos existences.

 

En quoi les communs sont-ils révolutionnaires ? De quelle révolution s’agit-il ?

Pour reprendre la formule de Camus, écrite évidemment dans un tout autre contexte, l’important dans certaines périodes est d’aller « de la résistance à la révolution ». C’est ce passage qui est à l’œuvre aujourd’hui partout : nous passons d’une phase de résistance au néolibéralisme à une phase d’expérimentations, de pratiques alternatives et de luttes politiques visant à « passer à autre chose ».

Encore « moléculaire », bien sûr, cette révolution est à prendre au sens très précis que lui donnaient le philosophe Merleau-Ponty et, à sa suite, Castoriadis : celui de ré-institution. Par cette formule, on peut entendre l’activité par laquelle les acteurs font vivre l’institution nouvelle à laquelle ils participent. Il reste à rendre à ces « mille révolutions » leur visibilité sociale, leur signification d’ensemble, le principe politique général qui s’en dégage.

 

Comment « instituer l’inappropriable » pour dépasser le néolibéralisme ?

Une société au fond doit décider de ce qu’elle met en commun. C’est cette décision qui détermine la dimension inappropriable d’un bien, d’un espace, du résultat d’une activité. À partir de là, on conçoit comment peut se développer la rationalité du commun dans toutes les activités et dimensions de l’existence : non pas comme un renoncement intégral et sacrificiel à toute propriété, mais comme une subordination du droit de propriété à un droit d’usage commun.

 

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L’alimentation (ici, un champ de blé) est l’un des droits et des besoins qu’une société juge devoir satisfaire en priorité.

Lorsqu’on prolonge et décline ce principe, comme nous l’avons fait dans la dernière partie de notre livre, on s’aperçoit de ses potentialités transformatrices : ce n’est pas seulement le domaine associatif et coopératif qui est concerné, ce sont aussi les services publics et l’actuelle entreprise capitaliste qui peuvent et doivent, selon nous, être repensés et « réinstitués » comme des communs. C’est en ce sens que le commun est un principe transversal de subversion et de transformation de toute la société existante.

 

Comment les communs peuvent-ils redynamiser, réactualiser la pensée politique de gauche ?

La gauche ne peut se régénérer du haut, au sein d’états-majors de politiciens professionnels. Il n’est de vraie gauche qu’émanant des gens qui luttent pour une autre société. C’est donc en se liant à ce qui se passe dans la société qu’elle peut se redynamiser, se remettre en mouvement. Comme le disait Foucault, « les concepts viennent des luttes et doivent retourner aux luttes ». Il s’agit donc pour la gauche de redonner un avenir, et celui-ci ne peut naître que des potentialités du présent. Ce qui est possible n’est pas donné par les crises du capitalisme ni même par la catastrophe climatique, mais par les pratiques alternatives et les luttes de résistance qui montrent que l’on peut et que l’on veut vivre autrement.

Ce qui pose le problème de la forme politique que peuvent prendre les luttes, les mouvements et les expérimentations sociales. Il faut certainement déconstruire la coupure entre le parti et le mouvement social, et pour cela inventer une nouvelle expression politique des mouvements, des luttes et des expérimentations. Le mouvement écologiste, en s’inscrivant dans la politique professionnelle, a oublié le rôle qu’il a pu jouer et pourrait jouer dans cette direction. Ce qu’il y a de mieux dans Podemos en Espagne aujourd’hui, c’est cette recherche d’une nouvelle articulation entre luttes sociales et forme politique. Mais personne ne peut dire si cela aboutira.

 

Êtes-vous optimiste concernant un « retournement de l’histoire » contre le néolibéralisme ?

Un mouvement ne se décrète pas, il se développe sans qu’on puisse dire jusqu’où il ira et quelle sera sa force. Mais la souffrance générée par les modes de vie et de travail que l’on nous impose est telle qu’il y a des chances que montent les désirs de « vivre autrement ». Il ne suffit plus de contester le néolibéralisme, il s’agit de faire et de vivre autre chose en construisant de nouveaux liens, en modifiant le rapport aux choses et à la propriété...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 14:58

 

Info reçue par mail

 

 

LANGLADE (30) "Les rencontres du pas de côté " Le samedi 14 Novembre 2015

 

ALTER ANAGIA vous invite à la ferme haricot pour rencontrer et partager l'expérience de personnes qui ont osé faire un pas à côté du chemin tracé par notre société, afin d'ouvrir des portes vers un monde plus respectueux du vivant, plus solidaire, plus simple et plus heureux.
Faire un pas de côté, c'est le début de l'alternative. Se rencontrer, s'informer, s'organiser et agir collectivement, c'est un début prometteur.

 

Votre aide, votre sensibilité, votre créativité, vos compétences, vos idées, votre solidarité et vos envies sont les bienvenues pour cette journée de partage.

 

Programme :
-10h à 11h30 : Faire un pas de Côté : Où, quand et comment ?
Convergences dans l'action par Lester Guevara Braun

 

-11h30 à 12h30 : La ferme haricot. Eric , Les incroyables comestibles et Greenouille .

-12h30 : Repas partage végétarien chacun apporte un petit quelque chose pour la table commune

-14 h à 15h30 : Les universités du pas de côté mode d'emploi par Bernard Bruyas OPDLM : OBSERVATOIRE DES PRATIQUES DE DEVELOPPEMENT LOCAL ET MONDIAL

15h30 à 16h30 : La parole est à vous ! Infos contacts - propositions - groupes -alternatives (Intervenants locaux)

-16h30 à 17h30 : Le revenu de base, qu'est-ce que c'est ? Groupe Gard en formation par Gilles Quiniou

-18h30 Projection du documentaire : modes de consommation, pollutions, esclavagisme planétaire. 51minutes.

- 20h Vin de l'amitié, moment de convivialité. Une soupe du potager à prix libre sera proposée par "Tipik Local" association pour promouvoir une alimentation saine.

Entrée Libre, paf libre.

Télécharger le programme : http://vaunage.net/aa-pasdecote02.pdf

 

 

 

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 14:47
 
Info reçue par mail
 
 
Chantier participatif d'agro-foresterie : samedi 28 novembre
 
Alter'éco 30 lance le projet "Agro-forest - Les jardins de la Vallée Verte".
Un projet expérimental qui vise à prouver que l'auto-fertilité d'un lieu, d'une ferme est possible gràce à l'agro-foresterie. Ce projet à reçu le soutient de la Fondation "Léa Nature".
 
Le lieu : au siège social d'Alter'éco 30, 1617 chemin des canaux à Vauvert (à l'éolienne + panneaux "EchoVert")
 
Au programme : 
9h30 : présentation du projet 
10h00 : plantation
* plantation de 260 plants d'arbres à forte croissance (6 variétés) sous forme de bandes intercalées de zones de cultures.
* pose irrigation (pour les deux premières saisons)
* pose paillage biodégradable
 
12h00 : repas partagé sur place (chacun amène un plat salé ou sucré)
 
14h00 : fin des plantations
16h00 : projection et échanges autour du film documentaire sur Zepp Holzer "Cultiver avec la nature".
 
Afin de gérer le nombre de participants, merci de nous indiquer si vous souhaitez venir.
En cas de pluie : annulation de la journée.
 
à bientôt
Bruno
 
 
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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 19:03

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

Je t’aide, tu m’aides, on rénove nos maisons

30 octobre 2015 / Lorène Lavocat et Isabelle Rimbert (Reporterre)
 


 

En Normandie, le programme Enerterre associe les habitants à la rénovation de leur maison en mettant à l’honneur la terre crue, aux atouts autant écologiques que patrimoniaux. Destiné aux ménages précarisés, ce dispositif se glisse dans un Système d’échange local, où le don contre don est la règle.

 

- Neuilly-la-Forêt (Calvados), reportage

Des croûtes de terre accrochées à son pull en laine, les yeux pétillants derrière ses lunettes, Claudine n’en revient toujours pas : « Je ne reconnais plus ma maison ! » Depuis trois jours, son foyer a des allures de fourmilière. Truelles en main, une petite équipe nettoie, enduit, taloche, lisse. Les murs arborent désormais une belle couleur brune.

Pourtant, il y a quelques semaines à peine, le logis avait des allures de camping. Quand Claudine et Jean-Pierre arrivent à Neuilly-la-Forêt, en 2009, la vieille maison en terre crue mérite quelques coups de pinceau... et de marteau. « Nous pensions avoir le temps de faire des travaux, mais les ennuis se sont enchaînés », raconte-t-elle. Problèmes de santé, chômage, feux de cheminée. Le couple peine à joindre les deux bouts, renonce au chantier et s’enlise dans l’inconfort. Jusqu’à ce que Claudine entende parler d’Enerterre, un programme mis en place par le Parc naturel régional du Cotentin qui permet de rénover les maisons à moindre coût en impliquant les habitants. Pour elle, ce sera « la bouffée d’oxygène ».

 

Maçonne en écoconstruction

« C’est ce qu’on appelle l’autoréhabilitation partagée, explique Laurent Bouyer, coordinateur du dispositif, lancé il y a trois ans. On réhabilite soi-même sa maison, accompagné d’un spécialiste et avec l’aide d’autres personnes bénévoles, sous forme de chantier participatif. » Ce jour-là, chez Claudine et Jean-Pierre, ils sont six à donner un coup de main. Tandis que la maîtresse de logis cuisine une échine de porc fumée, son fils encourage les travailleurs avec un morceau de cornemuse. « Ce sont les chantiers que je préfère », sourit Sarah Martin, l’une des deux professionnelles encadrantes. Rémunérée, elle intervient ici comme chef des travaux et formatrice. « Ici, on échange, on rit, et on transmet nos savoir-faire. »


Sarah se présente comme maçonne en écoconstruction. Paille, chaux, chanvre, terre crue. « Nous utilisons des matériaux locaux, recyclables et sains », explique-t-elle, en appliquant une couche d’enduit sur une paroi. Aussitôt, un lombric pointe sa tête hors de la masse terreuse. « C’est une matière vivante, qui assainit l’air et absorbe l’humidité. » D’après l’Agence de l’environnement et de l’énergie (Ademe), « la qualité de l’air intérieur est souvent moins bonne qu’à l’extérieur ». En cause : le manque d’aération, l’utilisation de peintures et de produits contenants des composés volatiles dangereux ou l’humidité ambiante.

Le dispositif Enerterre met donc à l’honneur la terre crue pour ses atouts écologiques autant que patrimoniaux. « La bâtisse traditionnelle cotentinaise est en bauge, c’est-à-dire un mélange de terre, de fibres et d’eau, explique Laurent Huet, élu d’une commune du Parc. Malheureusement, une grande partie de ces maisons est aujourd’hui recouverte de ciment, et les savoir-faire se sont perdus. » L’opération vise donc aussi à valoriser le patrimoine. À Saint-Germain-sur-Sèves, Valérie élève avec son mari un troupeau de vaches laitières. L’imposante ferme, vieille de plusieurs siècles, a déjà fait l’objet de plusieurs chantiers participatifs. « Avec les travaux, c’est comme si on s’inscrivait à notre tour dans cette longue histoire, on apporte notre couche de terre à l’édifice », observe l’éleveuse.

 

Accusations de concurrence déloyale

Des travaux que ni elle, avec ses quatre enfants et ses emprunts, ni Claudine, avec son salaire à temps partiel, n’auraient pu réaliser seules. « Ceux qui passent par l’autoréhabilitation partagée font souvent plus de 80 % d’économies », souligne Laurent Bouyer. En plus des aides pour les plus démunis, c’est surtout le recours à des bénévoles qui permet de diminuer le prix des chantiers.

Joues rosies par le grand air et sourire jusqu’aux oreilles, Mouna, éleveuse de chevaux, se rappelle sa rencontre avec Laurent Bouyer. « Il m’a dit : “Tu as une maison en terre et tu es pauvre, on peut sans doute faire quelque chose ensemble !” » Deux chantiers estivaux d’une semaine transforment bientôt sa maison froide et humide en un lieu accueillant. Coût estimé : 28.000 €. Mouna n’aura pourtant à débourser que 500 € pour les matériaux, ainsi que la nourriture pour la quinzaine de participants, qui ont effectué l’équivalent de 1.100 heures de maçonnerie.


Du travail au noir ? « Il s’agit d’une logique de don contre don, explique Laurent Bouyer. Chaque bénéficiaire qui reçoit un coup de main doit ensuite aider à son tour. » Claudine a ainsi participé à une quinzaine de chantiers avant d’accueillir des maçons bénévoles chez elle. Le tout se concrétise sous la forme d’un Système d’échange local (SEL), qui permet à chacun d’échanger des services ou des biens sans utiliser d’argent. Heure de main d’œuvre, repas, prêt de matériel, don de sable ou de terre. Même ceux qui ne peuvent pas mettre la main à la pelle y trouvent leur compte.

Pour autant, les membres d’Enerterre peinent à recruter des foyers. Depuis 2012, une petite trentaine de chantiers ont été réalisés. « Les gens ont du mal à se lancer, analyse Laurent Bouyer. Ils pensent que c’est trop cher, trop compliqué ou que ce sera mal fait. » Autre problème : le dispositif, censé toucher les personnes les plus précaires, ne parvient pas toujours à atteindre sa cible. « Il ne s’agit pas pour nous d’intervenir chez des gens qui pourraient payer des artisans », rappelle-t-il, conscient des accusations de concurrence déloyale lancées par certains professionnels du bâtiment.

 

Une épaisse couche de ballots de paille et de chanvre

Car Enerterre s’est construit comme une réponse à l’épineuse question de la précarité énergétique. « L’idée, c’était de créer un outil pour toucher les laissés-pour-compte des programmes de rénovation de l’habitat, raconte Denis Letan, chargé de mission Énergie-climat pour le Parc. Mais dans les faits, il y a peu de chantiers où l’on constate de réelles économies d’énergie. » En cause : les travaux à engager sont souvent trop importants et inabordables...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 16:55

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

Prenez le temps d’écouter ce discours de campagne turc

 

 

 

 

Pour la seconde fois en cinq mois, les Turcs sont appelés ce dimanche à voter pour désigner un nouveau Parlement.

Dans un contexte politique et sécuritaire très tendu – notamment après l’attentat du 10 octobre dernier et la reprise en main des médias d’opposition par le président Erdogan –, ces élections marquent la volonté du Président très conservateur de récupérer la majorité absolue qu’il avait perdue en juin dernier.

Pour mesurer les enjeux de ce scrutin et la gravité de la situation – mais aussi parce qu’il a été sous-titré en français et qu’il est d’une grande dignité –, nous vous proposons de prendre dix minutes pour écouter le discours de Mustafa Sarisuluk, candidat du HDP.

Le HDP – Parti démocratique des peuples – est un parti politique issu de l’indépendantisme kurde et situé à gauche. Qualifié parfois de « Syriza turc », il défend l’autogestion, le bien-vivre entre les différents peuples turcs et s’inscrit dans la continuité des mouvements protestataires de 2013 autour du parc Gezi. En France, il est soutenu par Europe-écologie-Les Verts, le Parti de gauche et le Parti communiste.

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 22:45

 

Source : https://www.dailymotion.com/video/x1vwspa_documentaire-etre-sans-avoir_tv

 

 

Documentaire : Être sans avoir

 

Documentaire : Être sans avoir

http://bit.ly/1gvDIlt

Être sans avoir : un documentaire rediffusé mardi 20 mai à 8h50 sur France 3 Bourgogne.

Comment peut-on vivre heureux aujourd'hui ? Comment peut-on vivre pauvre et heureux aujourd'hui ? A 57 ans, Jean-Paul n'a qu'un seul regret, c'est d'avoir travaillé 2 ans dans sa vie, « 2 ans de trop, depuis je n'y suis jamais retourné » !

Ce qui sonne comme une provocation n'est pas une ode à la paresse mais plutôt la profession de foi d'un homme qui pratique « sa décroissance » depuis 35 ans.

Le mode de vie autarcique choisi par Jean-Paul a néanmoins un coût que la plupart d'entre nous ne pourrait supporter : celui de cultiver 600 mètres carrés de potager, celui d'être un cueilleur, un glaneur, un menuisier, un boulanger, un mécanicien, un maçon, quand six mois d'hiver vous déposent parfois deux mètres de neige devant la porte.

Car l'eldorado de Jean-Paul se situe dans le Haut-Jura à 1200 mètres d'altitude. La ferme sans eau, sans électricité et sans loyer qui abrite ses utopies depuis le début va être vendue. Pauvre mais jamais démuni « l'homme qui sait tout faire » a décidé de construire sa propre maison, en pierres de taille récupérées sur les ruines alentours avec un budget total de... 7500 euros. Depuis sept ans, Jean-Paul n'est plus seul. Anne est venue partager sa vie avec Ayla et Lila, ses filles de 13 et 12 ans, formant ainsi une famille atypique, pauvre, riche et impatiente de rentrer bientôt dans de nouveaux murs...

ÊTRE SANS AVOIR
Un film documentaire de Christophe Ferrux
Une production VIE DES HAUTS PRODUCTION
Diffusion samedi 17 mai à 15h20 sur France 3 Bourgogne et Franche-Comté
Rediffusion mardi 20 mai à 8h50 sur France 3 Bourgogne, Franche-Comté, Alsace, Lorraine, Champagne-Ardenne et Nord Pas-de-Calais
 
 
 
 
 
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