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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 15:53

 

 

Source : https://reporterre.net

 

 

Petit manuel des bonnes pratiques écolos sur Internet

 

13 février 2017 / Diane Routex (Kaizen)

 

 

 

Derrière Internet se cache une industrie polluante qui représente entre 2 % et 10 % des émissions de gaz à effet de serre, soit plus que l’aviation. Certains usages permettent cependant de limiter ces émissions.

 

1. Faire le vide dans sa messagerie

Les centaines — voire milliers pour certain-es — de courriels dont regorgent nos messageries mobilisent l’énergie des serveurs en permanence, rien que pour être stockés. Le premier réflexe consiste donc à se retrousser les manches et à supprimer tous les messages superflus, surtout ceux avec de grosses pièces jointes. Imposez-vous une routine qui vous convient : par exemple, le 1er de chaque mois, sauvegardez sur votre disque dur les pièces jointes et les messages dont vous avez besoin, et supprimez les autres.

Les data centers sont de gigantesques lieux qui hébergent des milliers de serveurs par lesquels transitent toutes les données Internet : chaque envoi de courriel, chaque visionnage de vidéos, chaque requête tapée dans un moteur de recherche sollicite les serveurs. Du fait de leur activité constante, les data centers consomment énormément d’électricité. Ils demandent notamment à avoir une température maintenue à 20 °C en permanence.

 

2. Se désabonner des lettres d’information

Prenez le réflexe de vous désabonner des lettres d’information qui ne vous intéressent pas. Si vous vous sentez submergé, vous pouvez utiliser le service gratuit Unroll.me, qui repère en un instant toutes les lettres d’information auxquelles vous êtes abonné-e (elles sont souvent bien plus nombreuses qu’on ne le pense !) et vous permet de vous désabonner de tout ou partie en un clic.

 

3. Utiliser un service de messagerie durable

Comme Newmanity, qui respecte votre vie privée (vos données ne sont ni analysées ni collectées à des fins commerciales, contrairement à la plupart des messageries classiques) et l’environnement, en passant par des data centers alimentés en électricité produite avec des énergies renouvelables.

 

4. Limiter l’utilisation des champs CC et CCI

Avant de mettre toute l’équipe en copie, demandez-vous si cela est vraiment nécessaire et si certaines informations ne peuvent pas être données oralement, car chaque destinataire ajouté représente du CO2 supplémentaire émis.

 

5. Opter pour une signature sobre

Évitez d’utiliser une signature de courriel qui comporte une image ou une pièce jointe.

 

6. Privilégier un moteur de recherche responsable

Il existe plusieurs moteurs de recherche qui utilisent les revenus générés par la publicité pour rendre le monde plus vert. En choisissant par exemple d’installer l’extension du métamoteur Lilo sur votre navigateur, vous transformez chaque recherche en microdon destiné à des associations ou des entreprises solidaires. Quant à Écosia, il reverse 80 % de ses revenus à un programme de plantation d’arbres au Brésil.

 

7. Choisir la couleur noire

Pour réduire la consommation d’électricité de votre écran, vous pouvez utiliser une page de recherche noire comme Blackle...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : https://reporterre.net

 

 

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 21:42

 

 

Source : http://www.francetvinfo.fr

 

 

La Belle Aude : trois ans après sa création, la coopérative est rentable

 

C'est une belle histoire comme on les aime. Celle de salariés qui ont pris leur destin en main et son désormais leur propre patron.

 

France 2France Télévisions

Mis à jour le
publié le

 

Les salariés du fabricant de glace La Belle Aude qui ont repris leur entreprise dans l'espoir de sauvegarder leurs emplois peuvent être fiers d'eux aujourd'hui. Ils sont désormais associés. Aujourd'hui, plus de 1 000 pots de glace par heure sont produits grâce à cette nouvelle machine de mise en pots automatique. C'est six fois plus qu'au démarrage de la coopérative en 2014.

 

Pari réussi

L'histoire des Pilpa c'est celle d'un fabricant de glace installé depuis 40 ans à Carcassonne (Aude). En 2012, un an après le rachat par un groupe anglais, la fermeture est annoncée. 124 emplois doivent être supprimés. Mais les salariés vont se battre et 19 d'entre eux vont créer une coopérative. Trois ans plus tard, cinq commerciaux ont été embauchés, 300 000 euros investis dans des machines, le pari est réussi. La coopérative est aujourd'hui rentable.

 

 

 

Source : http://www.francetvinfo.fr

 

 

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 21:41

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Politique autrement

Saillans, laboratoire de la démocratie rurale, cherche à amplifier sa révolution participative

 

par

 

 

 

Dans ce village de Drôme, un quart des adultes participe à la politique locale et à la gestion municipale à travers des commissions et des groupes de travail. La municipalité, remportée en 2014 par une liste citoyenne, veut continuer à élargir le cercle des personnes concernées et, malgré les réticences, associer les habitants aux dossiers les plus ardus, comme le budget ou le Plan local d’urbanisme. Un difficile travail d’éducation populaire. Un reportage de L’Âge de Faire.

 

Cet article a initialement été publié dans le journal L’âge de faire (voir en dessous de l’article)

 

À Saillans, le Café des sports est incontournable : c’est le seul établissement ouvert chaque jour, à toute heure et en toute saison, dans ce village coincé entre les montagnes et la Drôme qui lui mouille les pieds. Les journalistes y sont envoyés lorsqu’ils veulent des avis critiques sur la gestion municipale de ce laboratoire d’une démocratie plus participative. Parmi les clients, il y aura toujours quelqu’un pour se plaindre des nombreuses réunions « faites pour ceux qui ne travaillent pas », des places de parking supprimées ou du fait « qu’on ne sait pas qui commande »... L’affluence des médias, intrigués par le fonctionnement atypique de la liste qui a remporté les élections municipales de 2014, a suscité de l’agacement dans ce bourg de 1 200 habitants, en donnant l’impression que les élus étaient plus efficaces pour communiquer que pour agir, et en confrontant presque systématiquement « les pour » et « les contre ».

 

« Le politique, c’est l’habitant, pas l’élu »

Quand je lui demande ce qu’il pense de tout ça, Laurent Bernard, l’un des deux patrons du bar, évite soigneusement le piège du manichéisme. Certes, il regrette que le conseil municipal soit « devenu politique ». Est-ce mal de faire de la politique ? « Oui. La politique, ce sont les pourris qui nous gouvernent », dit-il en levant le menton en direction du ciel… ou du sommet de l’État, là-bas, très loin. Cette définition est à mille lieux de celle de Tristan Rechid, qui a formé les élus de Saillans aux méthodes de l’éducation populaire : « Le politique, c’est l’habitant, pas l’élu. L’élu est un représentant qui anime le processus. » N’empêche. Le conseil des sages, auquel appartient Tristan et qui accompagne l’action municipale, ira bientôt à la rencontre des habitants dans différents lieux publics, dont le Café des sports. Laurent Bernard en est plutôt content. « Ici, c’est ouvert à tous. »

De fait, en terrasse et dans la salle, à peu près tout le monde se côtoie dans un va-et-vient permanent : des grand-mères qui se retrouvent autour de leur café quotidien, des jeunes parents avec bébé en écharpe, des chasseurs, des écolos, des gens « du cru », des néo-ruraux, des travailleurs saisonniers… Toute la diversité de la Drôme, dont les composantes ont parfois du mal à se comprendre, est là.

Sébastien Dragan est arrivé de la Marne il y a près de vingt ans. Il a longtemps tenu la pizzeria à deux pas du café. Il raconte qu’aux élections, « je n’étais pas spécialement pour cette liste. Je suis un peu de l’ancienne école, à penser qu’on est élu pour décider ». Son parcours professionnel l’a finalement poussé à rejoindre la commission Économie. En septembre, pour la Semaine de l’économie locale, « nous avons fait une expo photo sur les acteurs économiques : commerçants, artisans, artistes... La plupart ont joué le jeu, et ont organisé en tout une quarantaine d’ateliers. Ce genre de choses donne de la fierté à des gens qui ont besoin de reconnaissance. Ça les amène à s’ouvrir à la démarche ».

 

« Pas de système pyramidal avec le maire tout en haut »

C’est l’un des grands questionnements du moment à Saillans : comment élargir le cercle des 230 personnes (24 % de la population majeure) qui participent aux commissions et aux Groupes action-projet ? « Ce sont surtout des peurs qui bloquent les gens, estime Sébastien. Peur de ne pas trouver leur place, d’être dépossédés de leurs droits sur le village. Et puis, il faudra quelques générations pour que les gens redeviennent acteurs de leur propre vie ! »

Le fonctionnement de la municipalité de Saillans repose sur deux grands principes : la collégialité et la participation. La collégialité concerne le conseil municipal proprement dit. Ici, pas de système pyramidal avec le maire tout en haut, puis ses adjoints, et enfin les simples conseillers. Les élus se partagent les responsabilités et travaillent en binômes. La participation des habitants, quant à elle, peut se faire dans les commissions thématiques (finances, aménagement, jeunesse, transparence…) et les Groupes action-projet (jardin public, stationnement-circulation, entraide-bénévolat, rythmes scolaires…). Les citoyens peuvent aussi se porter volontaires pour être membres du conseil des sages, animer des réunions, rédiger la lettre d’information municipale...

 

« Ce qu’on veut savoir, c’est pourquoi ils ne viennent pas ! »

Deux à trois fois par mois, les citoyens sont également conviés au comité de pilotage, l’un des principaux lieux de décision, où ils peuvent prendre la parole. Les travaux des commissions et des groupes Action-projet y sont présentés et validés ; les questions qui feront l’objet d’un vote officiel en conseil municipal y sont débattues. Sébastien ne va pas souvent au comité de pilotage, mais son père s’y rend régulièrement. « Il a 70 ans, et il se sent honoré qu’on lui demande son avis ! »

J’avais assisté à un comité de pilotage en juin 2014, quand la liste encore toute fraîche et enthousiaste se lançait dans de multiples groupes de travail (lire l’article sur Basta !). Deux ans et demi plus tard, les élus doivent gérer leur fatigue. Ce jeudi soir de novembre, ça grince parfois un peu dans les échanges, ça frotte entre les tempéraments. Fanny Larroque, qui prend des notes et surveille l’horloge, met de l’huile dans les rouages depuis le mois de septembre. Une subvention de la Fondation de France a permis à la mairie de financer son poste pour un an, soulageant les élus surmenés.

En début de réunion, des membres du conseil des sages annoncent qu’ils iront discuter à bâtons rompus avec les habitants, sur le marché et dans différents quartiers. Un élu les interpelle : « Nous, ce qu’on veut surtout savoir, c’est pourquoi ils ne viennent pas ! » Une créatrice de vêtements et deux artisans présentent leur projet de recyclerie, pour lequel ils sollicitent un local municipal. Ils proposent aussi de fabriquer de petites remorques qui seraient proposées en libre service dans le centre du bourg, pour transporter les courses sans utiliser de voiture.

Après un débat autour de la vente d’un terrain communal, le comité aborde une question épineuse : l’analyse du budget. Agnès Hatton, élue responsable des finances, dit son désarroi : difficile de travailler de façon cohérente quand le coût des projets ne cesse de grossir, gonflé par les imprévus et l’application des normes ! On sent planer sur la salle tout le poids des réglementations et des normes techniques, qui réduisent la liberté politique des communes. Pour y voir plus clair, le comité décide de recourir à un expert qui réalisera une étude globale sur le budget.

 

Les débuts du tirage au sort

L’équipe municipale est aujourd’hui à un tournant. Après avoir organisé plus de 200 réunions participatives et fait émerger des dizaines de projets d’habitants, elle se concentre sur les réalisations. Compostage collectif, réduction de l’éclairage public, installation de panneaux solaires à l’école, aménagement du jardin public… De nombreux projets se sont déjà concrétisés. Les élus ont aussi eu le temps de digérer certaines réalités qui mettent des bâtons dans les roues de leur utopie. Peu à peu, des solutions se dessinent pour surmonter les obstacles.

Première réalité, qui revient en boucle : tout le monde ne participe pas. « Aux élections, 43 % des votants n’étaient pas d’accord avec nous, et sur les 57 % qui nous ont élus, beaucoup en avaient juste marre du maire », rappelle Joachim Hirschler, élu référent en Environnement, énergie et mobilité. Fanny a été recrutée pour aller à la rencontre des « abstentionnistes » qui ignorent les réunions publiques. « Mon boulot, c’est de travailler avec ceux qui ne viennent pas, ou ne viennent plus, les déçus, ceux qui ne se sentent pas capables ou qui ont du mal à s’engager sur la durée », explique-t-elle.

Les outils numériques et l’organisation de chantiers collectifs bénévoles sont les premières pistes envisagées pour diversifier les formes de participation. Sans oublier le tirage au sort, que le conseil des sages utilise pour recruter ses nouveaux membres et qu’il souhaite expérimenter à une échelle plus large. Des citoyens tirés au sort sur les listes électorales devraient ainsi participer, aux côtés des élus, aux travaux concernant la révision du Plan local d’urbanisme (PLU).

 

Discuter du budget municipal sur le marché

Seconde réalité : la lourdeur du fonctionnement d’une commune laisse les habitants à l’écart des plus gros budgets et des projets de fond. Emmanuel Cappelin, membre du conseil des sages, relève le paradoxe. « On met beaucoup d’énergie dans les Groupes action-projet, mais 60 % des finances vont dans le train-train de la mairie... C’est ainsi qu’on évacue le politique du budget, avec le risque de se contenter d’une petite ligne avec laquelle la population fait joujou. » Un débat d’orientation budgétaire est programmé pour le printemps. Des membres du conseil des sages verraient bien des discussions sur le sujet au marché, par exemple. Mais les élus ont encore eux-mêmes un gros travail à fournir, avant de pouvoir en débattre avec les habitants.

Une autre piste consiste à inviter la population à travailler sur les « projets structurants », imposés par la réglementation ou par la nécessité de rénover certains équipements. Le conseil municipal a ainsi fait appel à l’association d’éducation populaire « La turbine à graines » pour s’attaquer à un gros morceau : le PLU. Avant la rédaction des objectifs de révision du PLU, les habitants ont été invités à travailler sur une carte géante de la commune et autour de tables thématiques ; à décortiquer ensemble des textes réglementaires ; à participer à des promenades de repérage… « Tout le travail qu’on a fait se retrouve dans les objectifs, se réjouit Sébastien, qui a été formé pour aller à la rencontre des habitants et accompagner une promenade. C’est super gratifiant ! » Pour mener l’ensemble de la révision selon cette démarche, la commune devra se mettre en quête de financements.

À mi-mandat, la liste cherche donc à la fois à élargir et à approfondir la participation. Un travail de longue haleine, dont les succès prennent parfois des chemins inattendus. Fernand Karagiannis, élu référent pour l’Économie, se réjouit presque de voir des habitants signer une pétition contre l’installation de bacs à déchets. « Quelque part, ils ont intégré notre fonctionnement. Ils nous disent : “Vous êtes participatifs et vous ne nous informez pas !” Ça va devenir quelque chose de naturel, qui devrait continuer après nous. » Tristan, lui, attend beaucoup du tirage au sort de citoyens qui travailleront avec les élus et les experts. « Ils vont être formés en urbanisme, en gestion… En fin de mandat, on aura plein de gens compétents. C’est un rêve d’éducation populaire ! »

Lisa Giachino (L’âge de faire)

Cet article est tiré du numéro de janvier du magazine L’âge de faire, partenaire de Basta !. Son dossier est consacré à la reconstruction de la démocratie. Pour en savoir plus, rendez-vous ici.

 

 

A lire sur Basta ! :

 

 

 

 

Cet article vous a intéressé ? Basta ! a besoin de ses lecteurs pour poursuivre son travail, faites un don.

 

 

 

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 21:56

 

 

Source : http://positivr.fr/detroit-agriculture-ferme-urbaine-renaissance/

 

 

Ravagée par le chômage, Détroit mise sur une alimentation collaborative… et gratuite !

 

Des quartiers entiers transformés en zone cultivables, vous y croyez ? Tel est le pari génial et audacieux d'une ville en pleine reconversion !

 

Longtemps dénigrée et synonyme de ruralité, l’agriculture tient enfin sa revanche. Aujourd’hui, c’est même elle qui vient au secours des grandes villes ravagées par la désindustrialisation. Exemple à Détroit où, après des années de dépression, l’espoir renaît enfin grâce aux fruits et aux légumes !

Source : The Michigan urban farming initiative

 

En 1950, Détroit, sorte d’Eldorado de la construction automobile, était une ville prospère et comptait alors 1 850 000 habitants. Aujourd’hui, ravagée par la délocalisation et le chômage (jusqu’à 50% de sans-emploi !), elle n’abrite plus que 680 250 personnes ! En 2011, accablée par 18,5 milliards de dollars de dette, elle s’est même déclarée en état de faillite… Mais, heureusement, le bout du tunnel n’est peut-être plus très loin !

Source : The Michigan urban farming initiative

 

Symbole de cette renaissance : la multiplication du nombre de fermes urbaines. Détroit en compterait aujourd’hui 1 600 ! Un chiffre parfaitement inouï…

Récemment, en partenariat avec une association locale (Michigan urban farming initiative), la ville et ses habitants ont par exemple lancé la conversion totale de l’un de ses quartiers en territoire cultivable. Nom de code du projet : Agrihood.

Source : The Michigan urban farming initiative

 

L’idée ? Avec l’aide de tous, transformer une zone désertée en jardin extraordinaire, 100% bio, 100% durable… et 100% gratuit !

 

Fonctionnant uniquement sur la base du volontariat, Agrihood accueille déjà 200 arbres fruitiers et un jardin sensoriel pour les enfants. Et ce n’est pas fini : on attend aussi l’arrivée prochaine d’un café communautaire ainsi qu’un centre éducatif.

Source : The Michigan urban farming initiative

 

Sur le modèle des Incroyables comestibles, non seulement le système recrée du lien entre les habitants autour d’un beau projet mais, en plus, il permet à la ville de viser l’autosuffisance alimentaire.

22 tonnes de fruits et de légumes bios seraient déjà sortis de la terre de Agrihood. Une quantité impressionnante de nourriture distribuée gratuitement à 2 000 familles. Ça compte, surtout dans un pays où l’insécurité alimentaire touche 13% de la population…

Source : The Michigan urban farming initiative

 

Fruit d’un travail collectif et solidaire, ces performances exemplaires redonnent espoir à toute une ville. Ça n’est d’ailleurs pas un hasard si le nombre de fermes urbaines explose à Détroit !

Source : The Michigan urban farming initiative

 

Est-ce que ça inspirera d’autres territoires ? C’est à souhaiter. 

 

Lire aussi : En misant sur le bio et le gratuit, Albi est en route vers l’autosuffisance alimentaire !

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 20:13

 

 

Source : http://www.bondyblog.fr/201701060800/bernard-friot-il-faut-que-nous-ayons-un-salaire-qui-ne-depend-pas-du-lieu-ou-nous-travaillons/#.WJjot0fhTrs

 

 

Bernard Friot : "Il faut que nous ayons un salaire qui ne dépend pas du lieu où nous travaillons"

 

 

AMBIANCE vendredi 6 janvier 2017

 

Par Jonathan Baudoin @JoBaudoin

 

 

 

 

Pour la première fois, la question du revenu universel agite la campagne présidentielle. Certains prétendants de la primaire de la gauche, comme Benoît Hamon, portent cette mesure. Le sociologue et économiste Bernard Friot prône un projet plus radical, le salaire à vie, pensé comme une alternative au capitalisme. Interview.

 

Le Bondy Blog : Quel regard portez-vous sur l’importance donnée au revenu universel, ou revenu de base, dans le débat public, à droite comme à gauche ?

Bernard Friot : C’est un débat désastreux qui, une fois de plus, montre combien, du point de vue idéologique, la classe dirigeante aujourd’hui a un véritable boulevard. C’est l’effondrement idéologique à gauche. Et je précise tout de suite, contre ceux qui, parce qu’ils proposent un revenu de base à 800 ou 1 000 euros, parce qu’ils utilisent un vocabulaire de gauche, prétendent que c’est un projet de gauche, qu’il n’y a pas de proposition de gauche d’un revenu de base. Ça n’existe pas parce que le revenu de base est une proposition capitaliste.

 

Le Bondy Blog : En quoi le revenu universel sert de “roue de secours du capitalisme” tel que vous le dénoncez ?

Bernard Friot : Le capitalisme repose sur la propriété lucrative de l’outil de travail, qui permet à ces propriétaires de s’approprier une partie de la valeur produite par le travail des salariés ou des travailleurs indépendants dont ils sont les clients, les donneurs d’ordre ou les prêteurs. Et en même temps que le cœur de la logique capitaliste, c’est la propriété lucrative de l’outil de travail, les travailleurs sont niés comme travailleurs. Ils sont reconnus non pas comme titulaires d’une qualification et du salaire qui y est attaché, mais comme des êtres de besoins qui ont droit à du pouvoir d’achat cherché sur le marché du travail ou sur celui des biens et services. À partir du moment où la forme classique de reconnaissance des besoins des personnes, à savoir le marché du travail, n’est plus une institution performante pour cela, à la fois parce que les capitalistes ne souhaitent plus être employeurs ; et puis parce qu’une partie de la jeunesse en particulier ne souhaite pas être employée, ne souhaite pas se soumettre à un employeur ; à partir de ce moment-là, l’allocation des ressources ne va pas passer par le salaire. Elle va passer par un forfait distribué à tout le monde.

S’il est faible, c’est simplement de la lutte contre la pauvreté. Mais s’il est élevé, toute proportion gardée, s’il est au niveau du seuil de pauvreté, à 900 ou 1 000 euros, alors il va être particulièrement utile pour le capital car les détenteurs du revenu de base vont produire avec leurs 900 ou 1 000 euros. Ils vont faire des vidéos qu’ils vont poster sur YouTube, ils vont faire des jardins bio, des éoliennes, etc. Ils vont faire de la production alternative mais celle-ci va alimenter le capital, bien sûr. C’est-à-dire que ces 900 ou 1 000 euros, le capital va les récupérer à travers la ponction qu’il va faire sur la valeur que vont produire ces personnes. Sans avoir à être employeur, à respecter un code du travail, à cotiser, etc. Rien de tout cela. Comme prêteur, comme client, comme fournisseur de données sur la plateforme collaborative, il empoche une partie de la valeur. Ou tout simplement, il utilise le logiciel libre, par exemple, pour construire ses logiciels propriétaires. Donc, c’est tout bénéfice pour le capital de distribuer 1 000 euros par mois à des gens qu’il va pouvoir exploiter sans avoir à respecter les règles de l’emploi conquises par le syndicalisme au 20ème siècle.

 

Le Bondy Blog : En quoi le salaire à vie, que vous défendez, a-t-il une portée révolutionnaire ?

Bernard Friot : Le salaire à vie, c’est la poursuite de ce que le Parti communiste et la CGT ont mis en place à la période offensive, de 1930 à 1970 à peu près. Cette offensive ouvrière a permis de mettre en place ce sur quoi repose toute révolution, c’est-à-dire des institutions d’un autre mode de production. Faire la révolution, c’est changer le mode de production. La bourgeoisie, c’est une classe révolutionnaire qui a réussi. Elle a changé le mode de production, en passant du mode de production féodal au mode de production capitaliste, en changeant les institutions du travail. Le Parti communiste et la CGT ont commencé à changer les institutions du travail, qu’il s’agisse du statut du producteur ou du régime de propriété. Le marché du travail a commencé à être remplacé non pas par le revenu de base et la fausse indépendance, mais par le salaire à vie, à la qualification personnelle, des fonctionnaires, des retraités, des salariés des branches ou entreprises reconnaissant un droit à carrière sans passage par le marché du travail, etc.

Quant au changement du régime de propriété, absolument décisif pour changer le mode de production, nous produisons de la santé (et aussi de l’éducation) sans alimenter le capital puisqu’il n’y a pas d’actionnaire capitaliste dans la santé, sinon à la marge, du côté des cliniques, mais c’est peu de chose. Sauf pour le médicament : il faut absolument supprimer la production capitaliste du médicament. Mais, jusqu’à ces dernières années où il n’y a hélas plus de hausse du taux de cotisations maladie, l’investissement hospitalier était subventionné par la caisse de sécurité sociale grâce à une hausse du taux de cotisation. Donc, on a inventé un mode de production qui repose sur un autre statut du producteur. Non pas un individu qui se rend sur le marché du travail pour se soumettre à un propriétaire de l’outil ; ou un individu travailleur indépendant, exploité tout en pensant ne pas l’être lorsqu’il est sur le marché des biens et services. Mais un salarié bénéficiaire de droits collectifs, qui est reconnu comme qualifié, au titre de sa personne, donc avec un salaire indépendant de son emploi, et qui est copropriétaire d’usage de son outil de travail.

 

Le Bondy Blog : En quoi le salaire à vie permet-il d’“émanciper le travail” ?

Bernard Friot : Émanciper le travail, c’est-à-dire le libérer des institutions capitalistes, suppose que nous décidions au travail. Et pour décider au travail, il y a deux conditions. Il faut que nous soyons propriétaires. Si nous ne sommes pas propriétaires de l’outil, nous ne pourrons jamais décider. Et deuxièmement, il faut que nous ayons un salaire qui ne dépend pas du lieu où nous travaillons. Parce que si le salaire, c’est notre entreprise qui nous le verse, nous hésiterons à contester ses pratiques. Ces deux conditions sont remplies, d’une part si chaque producteur a un salaire lié à sa qualification versé par une caisse des salaires gérée par les travailleurs et alimentée par une cotisation sur la valeur ajoutée marchande des entreprises ; d’autre part s’il est propriétaire d’usage de l’outil de travail parce que cet outil est subventionné par une caisse qui, elle aussi, est gérée par les travailleurs et qui reçoit les cotisations économiques des entreprises. Dans une telle situation, les entreprises ne paient pas leurs salariés et ne remboursent pas d’emprunts pour l’investissement : elles affectent leur valeur ajoutée à une cotisation salaires et à une cotisation économique.

 

Le Bondy Blog : Quelles sont les conditions pour qu’un citoyen accède à ce salaire à vie et y a-t-il des évolutions salariales possibles ?

Bernard Friot : Les conditions, c’est un enrichissement de la citoyenneté. C’est-à-dire qu’à 18 ans, tout le monde, quel que soit son passé scolaire, son éventuel handicap, accède au statut politique du producteur, avec le salaire à vie et le droit de propriété d’usage des outils de travail. Quelle que soit aussi la nationalité. Comme le droit du travail ou les droits à la santé et à l’éducation aujourd’hui, c’est un droit accessible à tous ceux qui résident sur le territoire. Aucun droit d’ailleurs ne devrait être lié à la nationalité. Les droits doivent être liés au territoire de résidence, là où on contribue au bien commun. Donc toute personne de plus de 18 ans accède automatiquement à ce statut politique.

Ensuite, est-ce qu’il va progresser, aussi bien en capacité de direction d’entreprise qu’en salaire ? Pour moi, oui : je suis contre le salaire unique pour tous, et donc pour qu’on établisse ensemble une échelle des salaires. De 1 à 2, de 1 à 3, de 1 à 4, de 1 à 5 ? C’est à définir collectivement, au niveau national. C’est là que les instances politiques de la nation sont nécessaires, à côté des instances économiques. Mais à partir du moment où il y a décision d’inscrire les salaires dans un rapport de 1 à 4, par exemple, chacun va pouvoir passer des épreuves de qualification fondées sur son expérience professionnelle et monter en salaire, à côté de l’autre façon de progresser qui sera automatique, à l’ancienneté. Le salaire reconnaît une capacité à contribuer à la production de valeur, plus on s’est longtemps mis en situation de contribuer à cette production, plus on a droit à un salaire élevé. Et donc, il y a une progression à l’ancienneté.

 

Le Bondy Blog : Selon vous, est-ce que Nuit Debout a permis de mieux faire comprendre cette idée de salaire à vie auprès des citoyens, notamment les plus jeunes ?

Bernard Friot : Bien sûr, mais moins Nuit Debout que le vidéaste Usul par exemple. Il faut saluer ces vidéastes de gauche qui luttent contre l’omniprésence de l’extrême-droite et des fascistes sur Internet, en direction de la jeunesse. Et qui, s’agissant de Usul en particulier, avec sa vidéo sur le salaire à vie, ont notablement fait progresser la connaissance du salaire à vie dans la jeunesse. Nuit Debout a également joué. J’ai pu remarquer que la proposition de salaire à vie y était connue.

 

Le Bondy Blog : A l’approche de l’élection présidentielle, le salaire à vie a-t-il désormais un écho au sein de la gauche radicale ?

Bernard Friot : En termes de programme, non. Mais en termes de débat interne chez les militants, oui. Beaucoup plus qu’il y a cinq ou six ans. Grâce au travail que fait Réseau salariat, qui regroupe aussi bien des militants “classiques” que des militants alternatifs qui souhaitent plutôt changer ici et maintenant dans le local. Nous regroupons des militants de ces deux types de pratiques. Et le travail qu’ils font depuis maintenant quatre ans que l’association existe se diffuse auprès de leurs organisations respectives, de leurs amis, dans les conversations, dans les lieux de débat. Il y a un progrès mais qui ne se traduit pas en termes d’intégration dans les programmes politiques alternatifs de propositions de statut politique du producteur, en ce double sens de salaire à vie et de propriété d’usage de l’entreprise. Il faut être patient et continuer à semer.

 

Le Bondy Blog : Vous avez fait partie des 58 signataires ayant appelé à continuer à manifester durant l’état d’urgence, fin novembre 2015. Plus d’un an après, que pensez-vous de la situation face à cet état d’urgence ?

Bernard Friot : J’ai des liens avec la vallée de la Roya, à la frontière italienne, qui est un des lieux à la fois de passage des migrants, de maltraitance des migrants, et de criminalisation des nombreuses actions de solidarité avec les migrants par le préfet, les élus de droite et d’extrême-droite. C’est à ça que sert l’état d’urgence. C’est vieux comme le capitalisme : le pouvoir invoque l’état de guerre pour faire la guerre sociale. L’état d’urgence, c’est la classe dirigeante qui se donne les outils policiers et judiciaires de la guerre sociale qu’elle mène contre les migrants, les militants syndicaux, la jeunesse des banlieues.

 

Le Bondy Blog : Estimez-vous qu’un racisme institutionnel s’applique en France ?

Bernard Friot : Les institutions de classe ont forcément une connotation raciste. Prenons le cas Cahuzac. Un ouvrier condamné à la prison et qui ne va pas en prison, c’est rare. Cahuzac, lui, est condamné à de la prison mais il n’ira jamais en prison. Il a fait appel, il y en a pour plusieurs années. Dans cinq ans, un nouveau procès le condamnera non plus à quatre ans de prison ferme mais à deux ans de prison avec sursis, et ce sera fini. Donc, il y a une justice de classe. Compte tenu que la classe populaire contient beaucoup plus de représentants des pays ex-colonisés que la classe dirigeante, évidemment que cette justice de classe va avoir aussi une connotation raciste. Mais d’abord, parce qu’elle est de classe. Je ne suis pas sûr que le racisme soit le moteur de cette discrimination.

L’utilisation raciste de la laïcité par le Front national ou par la droite aujourd’hui, est-ce qu’elle est d’abord raciste ou de classe ? Là aussi, il faut se poser la question. La droite et l’extrême-droite ont toujours été contre la laïcité. Qu’aujourd’hui, elles utilisent la laïcité contre l’islam, est-ce que c’est pour une raison raciste ou une raison de classe ? J’ai peut-être une grosse tendance à amplifier la dimension de classe des phénomènes et à lire leur dimension évidemment raciste comme incluse dans une dimension de classe. Mais je pense qu’une dimension décisive du racisme est économique. Si les travailleurs étaient propriétaires de leur outil de travail, décidaient eux-mêmes de ce qu’ils produisent et comment, ils assumeraient les difficultés de la production, ils seraient insensibles à la propagande qui veut que ce soit les minorités diverses et variées qui sont à l’origine de leurs maux. Ils ne chercheraient pas un bouc-émissaire du côté d’autres victimes du capitalisme, comme certains le font. C’est pour ça que j’ai toujours des difficultés à analyser le racisme indépendamment des questions de classe. Mais en même temps que j’insiste sur la dimension de classe du racisme, je suis convaincu que la lutte des classes n’épuise pas la domination raciste ou la domination de genre et qu’il y a un combat spécifique à mener.

Propos recueillis par Jonathan BAUDOIN

Crédit photo : Julian AUTIER

 

 

 

 

Source : http://www.bondyblog.fr/201701060800/bernard-friot-il-faut-que-nous-ayons-un-salaire-qui-ne-depend-pas-du-lieu-ou-nous-travaillons/#.WJjot0fhTrs

 

 

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 18:01

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Économie soutenable

La belle réussite d’une industrie qui prend soin de ses salariés et de l’environnement tout en créant des emplois

 

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A l’heure où le « coût du travail » devrait être réduit, la santé des salariés négligée et les « contraintes » écologiques combattues, Pocheco, une PME industrielle du Nord, prend le chemin inverse : celui d’une économie qui place l’écologie, l’humain et les investissements avant les profits et les dividendes. L’usine de production d’enveloppes est devenue un modèle de transition. Les produits chimiques nocifs ont disparu des ateliers, la hiérarchie s’est allégée, les bâtiments on fait peau neuve. Résultat : l’entreprise se porte bien et diversifie ses activités, pour faire face à l’avenir et préserver ses emplois. Ici, pas de managers aux techniques oppressives, pas de délocalisation ni de course à la rentabilité sans fin. Reportage.

À l’entrée des ateliers de Pocheco, le bruit des machines résonne comme dans n’importe quelle usine. Mais il n’y a pas d’odeur. Dans cette usine de production d’enveloppes, dans le village de Forest-sur-Marque, à une quinzaine de kilomètres de Lille, aucune odeur chimique n’agresse l’odorat. Dans les allées de stockage des encres non plus. « Avant, cette zone sentait tellement fort les solvants que nous étions obligés de la fermer », raconte Kévin Franco, salarié de Pocheco. Aujourd’hui, les encres utilisées sur les enveloppes produites ici ne contiennent pas de produits chimiques. « Ce sont des encres à l’eau, avec des pigments naturels. »

Quand, à la fin des années 1990, l’actuel patron de Pocheco, Emmanuel Druon, en a pris les rênes, c’est par les encres que la transition de cette entreprise spécialisée dans la production d’enveloppes a commencé. « En 1997, l’entreprise avait des difficultés financières, écologiques et sociales. Les travailleurs étaient exposés à des produits nocifs, des fûts de produits chimiques étaient même enterrés autour de l’usine. L’intégration au village était mauvaise, comme l’ambiance à l’intérieur de l’entreprise. Les liens entre les services étaient peu nombreux », décrit Kévin Franco.

 

L’écologie, à long terme, « c’est moins cher »

Kévin Franco est arrivé 2010 dans l’entreprise, comme stagiaire, pour mener une étude d’impact des produits utilisés sur l’environnement. Puis il travaille au service de la logistique, à la maintenance, et à la production. « Quand quelqu’un arrive dans l’entreprise, quel que soit son métier, il passe en général par la production », précise le salarié. Ensuite, le jeune homme a pris en main l’une des nouvelles activités développées par l’entreprise : un bureau de conseil en transformation environnementale. « Nous essayons de partager ce qu’on a fait, notre méthode de transformation, de réflexion. »

Cette entreprise de 130 employés, logée sur le site d’une ancienne usine textile au sein de bâtiments du 19e siècle, est devenue un modèle de transition industrielle soutenable. Tout en créant une trentaine d’emplois depuis 2008 ! Pocheco a même fait l’objet d’une séquence du documentaire Demain, qui a dépassé le million de spectateurs. « Quand nous faisions appel à des bureaux de conseil pour nos projets de transformation, on nous répondait toujours “ce n’est pas possible, ce sera trop cher”, souligne Kévin Franco. Ce qu’on leur expliquait, c’est que nous raisonnions sur cinq à dix ans et qu’à long terme, ce serait moins cher. De toute façon, pour nous, l’environnement était aussi important que le coût. Aujourd’hui, le rôle du bureau d’étude, c’est de montrer que ça fonctionne. »

Quelle est cette recette Pocheco ? Comment une usine du nord de la France, sinistré par la désindustrilaisation, sur un marché, celui de l’enveloppe et du courrier, qui sembler appartenir au passé, est-elle devenue une référence sur le plan écologique et humain ? « Quand Emmanuel Druon est arrivé, il a constitué une équipe autour de lui, qui a décidé qu’il fallait prendre systématiquement en compte l’environnement et le bien-être des salariés dans les développements futurs de l’entreprise. Qu’à chaque étape d’investissement, ces critères devraient être respectés », raconte Kévin Franco.

 

« Nous ne voulons plus de plastique à l’horizon 2020 »

Conséquence directe de ce choix, alors radical : Pocheco transforme ses filières de production. « Nous avons associé nos fournisseurs, pour adopter des produits plus écologiques, puis nos clients, pour leur faire accepter cette transformation. » Le pari environnemental marche aussi auprès des clients. « Au moment de la transition, ce qui m’a aidé à vendre nos produits, c’est notre différence. Sur le plan environnemental, nous donnions du sens. Nous avons débanalisé le produit de l’enveloppe et inversé la tendance », témoigne Aline Assimacopoulos. Commerciale, cette dernière travaille à Pocheco depuis dix-huit ans. Elle a suivi le processus de transformation et fait aujourd’hui partie du comité de pilotage de l’entreprise. Celui-ci, composé de trois femmes et trois hommes, a remplacé l’ancienne hiérarchie de l’entreprise. Il a pour rôle à la fois d’impulser le développement de l’entreprise, et de repérer les talents et les projets à faire émerger au sein de l’équipe.

« Avant, le fond des enveloppes était complètement encré, et sa fenêtre était en plastique, raconte la commerciale. Nous avons développé une nouvelle norme, avec un fond partiellement encré et une fenêtre en papier. » L’enveloppe est ainsi plus économe en encre et plus écologique. « Nous avons réussi à faire changer les habitudes auprès de nos clients, parce qu’à terme, c’est aussi moins cher pour eux. Maintenant, à 95 %, nos clients ont des enveloppes comme celles-ci, se réjouit la commerciale. J’ai aujourd’hui deux collègues chargés de développer ce type d’enveloppes en Allemagne et en Espagne. » Une entreprise peut ainsi être moteur dans la mise en place de normes plus écologiques, plutôt que de les considérer comme de coûteuses et bureaucratiques contraintes. « À Pocheco, nous ne voulons plus de plastique dans les enveloppes à l’horizon 2020 », annonce Aline Assimacopoulos.

Même le système de conditionnement des enveloppes a changé. L’entreprise a abandonné les cartons à charger et décharger, qui étaient ensuite jetés, pour adopter un dispositif de cylindres sur lesquels les enveloppes sont enroulées. Les clients déroulent ces cylindres et les renvoient à Pocheco. L’entreprise livre ainsi ses produits sans générer de déchets. « Cela rend aussi le déchargement moins difficile physiquement, et ce système apporte 15% à 20% de gains de productivité », précise Kévin Franco.

 

Toitures végétalisée, panneaux solaires et pompes à chaleur

Une fois les premières économies engrangées grâce aux nouvelles procédures industrielles, Pocheco s’est attelé à ses bâtiments. Aujourd’hui, les bureaux comme les ateliers ont une toiture végétalisée. La cuve de réserve d’eau – obligatoire pour faire face au risque d’incendie – est elle aussi entièrement recouverte de végétation. 1 500 m2 de panneaux solaires couvrent les ateliers. Quant à l’ancien système de chauffage, il a été remplacé par un dispositif de pompage de la chaleur produite par les machines et par une chaudière à bois, sans gaz. Dans un bâtiment mitoyen, tout juste rénové, le chauffage est intégralement assuré par la chaleur des machines. Et même en janvier, il y fait chaud ! « Il reste encore un bâtiment à rénover, qui date de 1848 », signale Kévin Franco. Les travaux sont imminents.

Pour assurer les emplois et continuer à se développer, Pocheco mise sur la diversification de ses activités. Les visites du site en font partie. Lycéens, ou salariés d’une grande entreprise énergétique : l’entreprise accueille deux à trois groupes par semaine. « Nous ne pouvions plus nous permettre de le faire gratuitement », précise le salarié. Ouvert, le bureau d’étude que dirige Kévin Franco, est lui aussi devenu une activité à part entière. Lancé il y a cinq ans, il a depuis suivi 400 missions de conseils. Avec ses huit salariés, il accompagne les collectivités dans leurs programmes de rénovation énergétique et écologique du bâti, et les entreprises dans l’éco-conception des produits et la gestion énergétique de leur site.

 

Pérennité de l’emploi

« La stratégie ici, c’est avant tout la pérennité de l’emploi. Il faut donc réfléchir au maintien de l’activité si le marché de l’enveloppe disparaît. Le bureau de conseil est une voie. Mais c’est sûr que ce ne sera pas pour tout le monde, reconnait Kévin Franco. Nous essaierons peut-être de créer une équipe de travaux intégrée avec le bureau. » « Il y a beaucoup de personnes qui travaillent ici qui n’ont pas fait d’études, qui ont appris les métiers sur le tas », souligne Aline Assimacopoulos. Pocheco souhaite aussi diversifier ses activités industrielles. L’entreprise propose un service de massification du courrier à ses clients : elle récupère leurs courriers, les regroupe, les met sous pli, les affranchit et les livre en gros à la poste, ce qui permet aux clients de bénéficier d’un tarif du timbre plus avantageux. Quinze personnes travaillent déjà à cette activité. La PME a investi pour cela dans de nouvelles machines de tri et d’affranchissement.

 

« Nous avons des fonds propres solides, donc un accès facile aux prêts bancaires, explique Aline Assimacopoulos. Grâce à cela, nous pouvons investir à moyen et long terme sur de tels projets. Nous nous donnons du temps. Que nous pouvons prendre parce qu’on ne nous demande pas une rentabilité exponentielle. » « Chez nous, l’argent est un moyen d’entreprendre, pas de faire des profits », insiste la commerciale. En 2008, Emmanuel Druon a racheté Pocheco au groupe Le Particulier, fondé par son grand-père. L’ancien manager qui travaillait dans une grande entreprise de cosmétiques est alors devenu le seul actionnaire de cette société par actions simplifiées (SAS). Pocheco n’a donc pas l’obligation de distribuer des dividendes, et reste libre d’orienter ses investissements vers n’importe quel horizon.

 

Diversification... dans la culture des pommes et des pleurotes

Plusieurs innovations sont des plus inattendues. La société a acheté un terrain agricole de 2 000 m2 pour y développer une activité de permaculture, lancée il y a un an. Deux personnes ont été embauchées, avec comme objectifs de produire et de devenir un centre de formation. « En parallèle, nous avons le projet d’installer une cantine bon marché sur le site, où l’on cuisinerait les produits de nos propres terrains », rapporte Antoine Bocquet, qui gère le projet de permaculture. Avant, il travaillait pour un producteur de plantes aromatiques. « C’était un agriculteur qui faisait tout en chimique. Je ne trouvais pas ça satisfaisant. Alors, j’ai commencé à regarder du côté de la permaculture, et j’ai rencontré Emmanuel qui m’a parlé de ce projet. » Comme dans le reste de l’entreprise, la hiérarchie est réduite au minimum : « Je travaille en autonomie. Je suis comme mon propre patron, c’est comme si je m’étais installé à mon compte, mais avec un salaire à la fin du mois ! »

Un verger conservatoire d’espèces locales a déjà produit ses premières pommes, « excellentes » selon Kévin Franco. Et à l’intérieur de la cuve de réserve d’eau, Antoine Bocquet a commencé il y a quelques mois à faire pousser des pleurotes. Évidemment, comme pour les encres des enveloppes, sans aucun produit chimique.

Rachel Knaebel

Photo de l’équipe : Pocheco.
Autres photos : Laurent Mayeux Photographies.

 Le site de Pocheco

Les livres d’Emmanuel Druon, le patron de Pocheco :
 Écolonomie, entreprendre sans détruire.
 Le Syndrome du poisson lune.

 

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 18:07

 

 

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Transition

NégaWatt présente son scénario révolutionnaire pour une autre politique énergétique

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Un air débarrassé de particules fines, un risque nucléaire qui diminue, des logements chauds pour tout le monde, des émissions de CO2 divisées par quatre, et des centaines de milliers d’emplois créés... Ce sont quelques-uns des séduisants objectifs du nouveau scénario de l’association négaWatt, qui réunit une vingtaine d’experts et de praticiens en énergie [1]. Le document très fouillé, et très précis, qu’ils publient ce 25 janvier livrent les détails de la transition énergétique que la France devrait, selon eux, engager pour qu’en 2050 le pays ne dépende plus des énergies fossiles et nucléaire.

 

Une mobilité sans pétrole

Dominé par le trafic routier et une hyper-dépendant au pétrole, le secteur des transports représente aujourd’hui la première source d’émissions de gaz à effet de serre. Les deux tiers des kilomètres parcourus par les Français sont réalisés en voiture. Mais celle-ci est le plus souvent utilisée par une personne seule qui roule à 30km/h en ville alors que la majorité des véhicules particuliers est conçue pour transporter cinq personnes avec leurs bagages, et capable de rouler à 130 km/h sur autoroute. Un grand gaspillage.

Maîtrise des distances grâce à un urbanisme repensé, laissant une place de choix au vélo et à la marche à pieds, transfert des déplacements journaliers vers le ferroviaire et les transports en commun, et amélioration des taux de remplissage des véhicules grâce à la banalisation du covoiturage, constituent les principaux leviers vers une baisse de la consommation d’énergie. Selon NégaWatt, elle serait spectaculaire, avec quasiment deux tiers d’énergie en moins. La réduction de la vitesse autorisée sur route (80 km/h) et sur autoroute (110 km/h) permet également un gain immédiat et substantiel sur les consommations de carburant, sans pour autant augmenter les temps de parcours grâce à la décongestion du trafic qui l’accompagne.

Avec le recours au gaz comme carburant, qui devient progressivement renouvelable, et la mobilité électrique croissante, la part des énergies renouvelables dans les transports passerait de 6 % aujourd’hui à presque 100 % en 2050. Le point noir demeure l’avion, avec un nombre de voyageurs par kilomètre parcouru qui a augmenté de 50 % ces quinze dernières années (contre 5 % pour la voiture). Le kérosène est bien plus difficile à remplacer par des carburants renouvelables. La question d’inciter à la sobriété sur cette mobilité grande distance se pose.

 

Un avenir 100% renouvelable

Côté électricité, il serait possible de couvrir la totalité des besoins énergétiques de la France par des sources renouvelables à l’horizon 2050. L’éolien, appelé à devenir la première source d’énergie, et la biomasse solide fournissent chacun près d’un quart de la production. Ils sont suivis par le photovoltaïque et le biogaz issu de méthanisation ou de gazéification, qui contribuent à hauteur d’un peu plus d’un huitième chacun – le reste étant apporté par un mélange d’hydraulique, de biocarburants liquides, de solaire thermique, de géothermie, d’énergies marines et de valorisation des déchets.

Selon le scénario, les énergies renouvelables devraient fournir 1 000 TWh d’électricité, soit une multiplication par trois de leur contribution actuelle. Première source d’électricité en 2050, la production éolienne terrestre et marine croît de façon soutenue. Les éoliennes terrestres de nouvelle génération pourront également produire de l’électricité par vents faibles. La France en comptera alors trois fois plus qu’aujourd’hui, soit 18 000, à comparer aux 26 800 éoliennes déjà implantées en Allemagne fin 2015 !

 

Des centaines de milliers d’emplois créés

Cette nouvelle politique énergétique devrait créer environ 400 000 emplois nets d’ici 2030. « Certains secteurs subissent une diminution du nombre d’emploi. Une reconversion de ces métiers, qui doit impérativement s’anticiper et se préparer, sera nécessaire. C’est le cas par exemple de la construction automobile, du fret routier et du transport aérien, » préviennent les auteurs du scénario. Mais la rénovation de 780 000 logements par an, contre 200 000 aujourd’hui, le boom des énergies renouvelables, ou le développement d’activités de réparation et de recyclage, permettront au final l’apparition de nouveaux métiers.

« Au-delà de l’enjeu de mettre en oeuvre au niveau national, avec toute la force et l’ampleur nécessaires, des actions conformes à nos engagements nationaux et internationaux, l’application résolue de la démarche de sobriété, d’efficacité et de substitution par les énergies renouvelables rendrait la France porteuse d’un message fort sur la scène internationale », conclut NégaWatt. « Outre la responsabilité, ce message serait d’abord celui de l’exemplarité. Il ne s’agit pas seulement d’apporter la démonstration que la transition vers les 100 % renouvelables et vers un monde décarboné est possible, mais aussi de montrer comme le monde occidental peut et doit rompre avec le modèle de surconsommation qui est aujourd’hui le sien. »

 

Notes

[1C’est le quatrième scénario négaWatt (les premiers ont été publiés en 2003, 2006 et 2011)

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 22:01

*Suite à cet article, nous avons reçu un commentaire que nous vous retransmettons dans son ensemble pour que vous puissiez vous faire votre propre opinion, n'hésitez pas à rebondir. Nous apprenons tous des uns des autres et nous ne sommes que des passeurs d'infos...

Theron 22/02/2017 00:38

"Cet individu n'appartient à aucune des Vélorution en France, que ce soit les associations ou collectifs. Il n'appartient pas non plus à l'Heureux Cyclage. En fait, il squatte le nom Vélorution sur fb, refuse toute rencontre, n'appartient pas non plus à Roule and Co, diffuse de fausses informations et semble avoir un problème relevant de la psychiatrie, avec dédoublement de personnalité et vouloir s'approprier ce que d'autres font. Pour le connaisseur que je suis du réseau vélo en France, mais aussi pour les copains/copines de L'Heureux Cyclage, pour la FUB comme pour les vélorutionnaires, ce type est juste un boulet ! Ca va finir par énerver de voir tant de fausses informations... Pourriez-vous ne pas relayer cet "article" bourré d'erreurs ? Vous pouvez voir ce qu'en pensent les vélorutionnaires parisien.nes pour voir que ce problème ne date pas d'hier, là : http://velorution.org/organisation/ceci-n-est-pas-velorution/#lavelorution Vous pouvez aussi contacter L'Heureux Cyclage... Vous comprendrez que nous avons affaire à un boulet..."

 

 

 

Source : http://consocollaborative.com

 

 

200 ateliers de réparation de vélo coopératifs : il y en a forcément un près de chez vous

 

 

 
A propos de l’auteur Come Bastin
 
 

Guetteur d'innovations sociales, technologiques et environnementales, j'écris pour Ouishare, Socialter, WeDemain et parle sur Nova. Suis de près l'économie collaborative et les mutations du capitalisme. Prix Reporters d'Espoirs 2015.

Afficher l'image d'origine

En dix ans, ils ont fleuri partout en France. Entretien avec Guillaume Cohen, membre du réseau l'Heureux Cyclage à l'origine d'une carte de France des ateliers vélo et co-responsable de la page Facebook « Vélorution ».

Côme Bastin : De quoi Vélorution est-il le nom ?

Guillaume Cohen : De beaucoup de choses ! Il y a plusieurs associations distinctes en France et dans le monde qui portent le nom de Vélorution. À Londres, c’est le nom d’une boutique. En France, plusieurs collectifs l’utilisent mais ne travaillent pas toujours ensemble. Ils agissent selon les besoin de la ville et de ses habitants au plus près du terrain : organisation d’ateliers de réparation de vélos, discussions avec les municipalités sur l’urbanisme… Au niveau national, c’est la FUB (Fédération des usagers de bicyclette) qui porte la parole des militants du biclou.

Qu’est ce qu’on fait dans les ateliers vélos répertoriés sur la carte ?

On comptait en 2005 seulement 6 ateliers vélo en France ; puis 100 en 2014 et. 200 en 2016 ! Habitant Annecy je participe à l’atelier qui s’appelle Roule & co. Un bénévole est là tous les soirs de semaine et les gens qui veulent participer paient une cotisation pour devenir membre, selon leur niveau de revenu. Ça leur donne le droit de venir quand l’atelier est ouvert pour faire de la maintenance sur leur vélo en présence de pro de la réparation. L’association a aussi un partenariat avec les déchetteries de la ville pour réparer de vieux vélos et récupérer de vieilles pièces pour les remettre en vente. Et puis elle a un rôle de promotion du vélo dans la ville.

Ces associations de cyclistes ont donc un rôle quasiment politique ?

Oui par exemple auprès des collectivités locales, pour demander des pistes cyclables, mais aussi faire évoluer le code de la route : vous avez surement remarqué les petits panneaux triangulaires apparus récemment pour laisser le droit au vélo de passer même quand le feu est rouge. On peut aussi limiter la vitesse de circulation, permettre au vélo de rouler à contresens…. Au niveau national la FUB a un droit d’entrée au ministère du développement durable et son président y intervient régulièrement.

Strasbourg, Grenoble et Bordeaux ont récemment été sacrées capitales du vélo en France. Y a-t-il une recette ?

Il faut une volonté forte de la part des pouvoirs publics. Ca n’est pas facile pour les élus d’annoncer qu’ils vont laisser moins de place aux voitures. À Strasbourg, la municipalité s’est inspirée de la ville de Copenhague, qui considère que la voiture coute plus cher que ce qu’elle ne rapporte à une ville. Et les médecins ont commencé à prescrire aux malades, notamment aux diabétiques, de faire du vélo en complément des médicaments. Pour l’anecdote, la FUB organise chaque année un concours pour élire la ville la moins en avance sur la question, en envoie un clou rouillé à son maire en guise de récompense !

Image de une : © Vieux Biclou

 

 

 

Source : http://consocollaborative.com

 

 

 

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 18:04

 

 

 
  
 

  NUIT  DEBOUT.

               organise cet après-midi,        samedi 21 janvier.       .

 

  sa 6ème GRATIFERIA

     (Marché Gratuit)

   

  Où chacun apporte ce dont il n’a plus besoin,

                                                       …et repart avec ce qui lui est nécessaire.

 Avec, soupe bio, boissons chaudes,   et animations pour les enfants

 

 

    Place Saint Charles     (à côté de la poste Gambetta)

                              de 14 à   19 h.

 

 

 

 

           Site : www.nuitdeboutnimes.fr

      Mail : nuitdeboutnimes@gmail.com

            Facebook : Nuit   Debout – Nîmes

              Instagram : nuitdeboutnimes

                  Tél : 06 11 41 34 40

 

 

        

                  ALERTE   :

On coupe les arbres !

 

La Mairie de Nîmes a décidé de couper les magnifiques arbres centenaires de nos places  publiques.

 

                                       Pour quelles raisons ?

                                       Nul ne le sait !

 

Il est en effet impossible de le savoir, car Monsieur Le Maire,   et   ses Adjoints   sont aux abonnés absents à ce sujet.

La seule chose connue,   c’est que l’abattage commencera le 23 janvier, Place Saint Charles,

puis au Square de La Bouquerie.   Ensuite on ne sait pas où,   mais la coupe se poursuivra.  

Le béton et l’asphalte sont-ils préférable la verdure  ?

 

                                     Quel dommage,   quel gâchis !

 

En effet, les arbres apportent tout abord un très joli, et très agréable   cadre aux habitants.

Ils sont aussi le poumon   des villes,   une qualité   non négligeable   face à la pollution.

Enfin, leurs ombrages est très appréciable pour tous,   en été,   surtout maintenant avec le réchauffement climatique galopant.

Cet acharnement contre nos arbres n’est pas acceptable,   car tout le monde sait qu’il faut plus de 100 ans

(et parfois bien d’avantage)   pour obtenir des plans, aussi majestueux que ceux que nous côtoyons tous les jours à Nîmes.

 

 

 

 

                                                                      *******************************

 

 

Article de La Gazette d'aujourd'hui pour le courrier de l'association ARBRES.

https://webmail.laposte.net/service/home/~/?auth=co&loc=fr&id=63340&part=2  

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 19:56

 

 

Source : https://reporterre.net

 

 

Pain, agriculture, café, démocratie... À Mâlain, on invente l’alternative totale

 

17 janvier 2017 / Jessica Vuillaume (Reporterre)

 

 

 

Dans ce village de Côte-d’Or, un groupe animé par l’envie de reconnecter l’agriculture au territoire fait grandir un projet autant agricole que culturel, mêlant vignoble bio, culture du houblon, élevage de poules, mais aussi café associatif, habitat participatif ou encore université populaire. Reportage photographique.

 

  • Mâlain (Côte-d’Or), reportage

 

Mâlain est un village de Côte-d’Or de 750 habitants, à 25 km de Dijon. Depuis deux ans, un petit groupe s’y est installé et impulse une belle dynamique collective autour d’un projet alternatif agriculturel étonnant.

Jennifer, Renaud, François, Claire, Myriam, Léo, Hélène, Jeff, Cyril, Gaëlle… tous sont animés par l’envie de reconnecter l’agriculture au territoire, de créer une agriculture à taille humaine, respectueuse de l’environnement et créatrice de lien social, d’œuvrer pour une éducation populaire. Tous sont convaincus que c’est en se rassemblant que l’on peut faire avancer ses idées. Tous ont le cœur à l’ouvrage.

La reprise en bio du vignoble du village, la création du groupement foncier agricole (GFA) citoyen Champs libres, l’achat collectif d’un bâtiment et de terres agricoles ont été les principaux points d’appui qui ont permis à cette dynamique de s’assurer une assise. Sur ce terreau, comme dans un jardin fertile, les projets germent et les énergies se multiplient.

 

Plusieurs projets, dont celui de café associatif, d’épicerie participative ou encore d’université populaire 

Les 123 associés du GFA ont déjà acquis collectivement environ 6 ha de terres agricoles qui servent pour un projet d’élevage de poules pondeuses bio et un jardin potager permaculturel, et bientôt pour de la culture de céréales paysannes et de houblon. Le bâtiment acheté, qui se situe en continuité de terres du GFA, a été réhabilité pour y accueillir un habitat participatif, une brasserie artisanale bio, un café associatif et un fournil. Dans cette effervescence est également née l’association Risomes (Réseau d’initiatives solidaires mutuelles et écologiques) qui anime plusieurs projets, dont celui de café associatif, d’épicerie participative ou encore d’université populaire.

Aujourd’hui, après un an et demi de chantiers, les trois logements de l’habitat participatif sont occupés. Les travaux de la brasserie et du fournil se terminent avec un commencement des activités prévues en ce début d’année 2017. Arriveront ensuite les 250 cohabitantes gallinacées qui devraient être ravies de découvrir leur nouvelle maison en bois. L’ouverture du café associatif est attendue de tous, plusieurs chantiers collectifs bénévoles sont prévus dans les mois qui viennent pour concrétiser ce projet. Et une grande fête agriculturelle pourrait bien célébrer toutes ces réalisations l’été prochain.

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L’association Risomes s’est constituée en février 2016 et compte aujourd’hui plus de 140 adhérent-e-s. Elle s’organise horizontalement à partir de groupes-actions : université populaire et buissonnière ; pratiques d’échanges non marchands ; café associatif ; épicerie coopérative…

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : https://reporterre.net

 

 

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                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

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