Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 01:11

 

Source : http://reporterre.net

 

 

Cantine, infirmerie, bibliothèque… Nuit debout partage les communs

28 avril 2016 / Isaline Bernard (Reporterre)
 


 

En un mois d’occupation de la place de la République, Nuit debout a spontanément mis au point une organisation. Tous les jours, les bénévoles font vivre les biens communs pour que vive le mouvement.

- À Paris, reportage

Depuis le jeudi 31 mars, Nuit debout se tient place de la République. Chaque jour, des centaines de personnes s’y retrouvent pour discuter des possibilités de remplacer le système social et économique actuel. L’organisation est devenue un outil majeur du bon déroulement du mouvement. Au fur et à mesure, différents pôles se sont installés : infirmerie, cantine, accueil… Pour chacun d’eux, matériel et savoirs sont mis en commun par les occupants de la place. Des ressources autant nécessaires qu’éphémères car chaque jour, la police démonte des stands remontés le soir-même.

 

La cantine : « C’est bien d’avoir quelque chose dans le ventre pour réfléchir »

 

JPEG - 382.9 ko
Les bénévoles de la cantine préparent les sandwiches sur la place.

Vendredi 22 avril, à 14 h, quatre bénévoles se retrouvent au marché de Belleville, dans le quartier de Ménilmontant. Delphine, Paolo, Cécile et Nicolas occupent la place de la République depuis déjà plusieurs semaines. Certains en reconversion professionnelle, d’autres étudiants, ils ont décidé de donner de leur temps pour défendre les valeurs du mouvement Nuit debout, qui vont « bien au-delà du mécontentement du projet de loi travail El Khomri », dit Delphine, jeune restauratrice.

Équipés de plusieurs grands sacs, ils déambulent entre les étalages presque vides de fin de marché. Tout en distribuant des tracts pour informer les passants sur la Nuit debout, les quatre volontaires demandent aux commerçants de leur donner les invendus du jour. La plupart acceptent, comme Saïd, 43 ans, qui ne connaît pas vraiment le mouvement, mais « donne pour faire plaisir ». Une demi-heure plus tard, six sacs ont été remplis de melons, pommes, poires, poivrons, courgettes, etc. Deux autres bénévoles, Noémie et Stéphane, rejoignent le groupe pour donner un coup de main.

 

JPEG - 178.7 ko
Une bénévole en quête des invendus au marché de Belleville.

La prochaine étape se déroule dans l’appartement de Delphine. C’est l’heure de faire les comptes et de penser aux menus du soir. Ça sera riz aux légumes et salade de fruits. Tout le monde s’attelle à la fastidieuse tâche d’éplucher et de couper les fruits et les légumes. Pendant ce temps, une autre équipe va chercher des réserves de nourriture dans un squat du quartier, où les surplus sont stockés pour être cuisinés les jours suivants.

« Au début, on n’était pas très bien organisés, on a installé la cantine un peu dans l’urgence, explique Delphine, bénévole à la cantine Nuit debout presque chaque jour. Maintenant, on fait plus attention à l’aspect écologique de la cantine. On a installé depuis peu le système d’auto-wash  ; chacun fait sa vaisselle après avoir utilisé les couverts communs, cela évite le plastique. »

 

JPEG - 141.2 ko
Des volontaires de la cantine occupés à préparer légumes et fruits.

En fin d’après-midi, une nouvelle équipe de volontaires vient acheminer les préparations jusqu’à la place de la République à l’aide d’un véhicule. Ce n’est qu’une fois sur la place que les volontaires confectionnent sandwichs, salades, etc. « Dans un avenir proche, on souhaite ne plus faire de sandwichs mais des plats un peu plus élaborés », espère Delphine. Le restaurant Freegan Pony, qui cuisine les invendus de Rungis pour un prix libre, partage de temps à autre son hangar pour aider la Nuit debout. Cela permet à la cantine de disposer de plus de matériel pour les plats chauds.

À 18 h, sur la place de la République, la cantine s’installe tranquillement. Un barnum et quelques tables sont posés. Les bénévoles distribuent à manger à tous ceux qui le souhaitent pour un prix libre : « Il y a des gens qui viennent ici parce qu’ils n’ont pas à manger, et puis il y a surtout beaucoup de gens du mouvement qui passent et qui donnent ce qu’ils veulent. C’est bien d’avoir quelque chose dans le ventre pour réfléchir », affirme Roxanne, une volontaire habituée du pôle cantine. « On est une vingtaine de bénévoles à peu près, et des gens viennent nous donner un coup de main, il y a un roulement qui se fait. » Les aliments proviennent des invendus mais aussi de dons. Mickael, cuisinier pour la Nuit debout comme dans la vie professionnelle, explique : « On avertit les gens en fonction de nos besoins et les gens nous donnent. »

 

 

Ici, chacun paye ce qu’il veut après s’être servi. Bouba, un chômeur de 43 ans, vient se restaurer après avoir suivi plusieurs commissions en fin d’après-midi : « La caisse commune est une très bonne idée, si la société fonctionnait comme ça, elle serait plus juste. Cela permet à tout le monde de manger. » En bout de table, une boîte est mise à disposition pour récupérer la monnaie. Toutes les trois heures, un responsable récupère son contenu pour mettre l’argent à l’abri. « On nous pose beaucoup de questions sur le devenir de l’argent. Mais nous voulons être totalement transparents. On récupère environ 300 à 400 euros par jour et on les réinvestit pour les jours suivants, dans de la vaisselle ou de la nourriture », affirme Mickael.

Située au cœur du mouvement, la cantine est l’une des cibles préférées des forces de l’ordre, qui tentent de désorganiser le rassemblement. Le lundi 11 avril, plusieurs agents ont ainsi jeté la soupe dans le caniveau, sous l’œil de sans-abri. Depuis, des barrières humaines viennent de temps en temps entourer l’espace cantine afin de protéger les stocks. Mickael explique : « Les policiers savent très bien que, s’ils nous coupent nous, la cantine, ils affaiblissent le mouvement. » Tous les jours délogée, la cantine se réinstalle, encore et encore.

 

L’accueil : « Tous les jours, on nous déloge, tous les jours, on revient quand même, c’est pas grave »...

 

Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://reporterre.net

 

 

Repost 0
27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 23:49

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

Militer autrement: Daniel, agent immobilier «équitable»

27 avril 2016 | Par Patrick Artinian
 
 

Deuxième portrait de notre série de militants qui n'ont pas choisi les partis politiques pour lutter contre un système ou simplement mener une action citoyenne. Aujourd'hui, Daniel Pérénic. Après dix passés dans une grosse société américaine à vendre des matériaux en bois composites à des constructeurs à travers l’Europe, il a décidé de « faire quelque chose de sa vie ». Associé à une juriste, il lance en Alsace où il réside une agence immobilière « équitable ». Sur chaque vente de bien, il cède 5 % de ses bénéfices à une association généralement en lien direct avec les problèmes de mal-logement.

  1. Avril 2016. Daniel Pérénic, créateur de l'agence immobilière Robin des Toits, visite une maison à Petite-Pierre, en banlieue de Strasbourg. Son agence ne fait que de la vente aux particuliers. En Alsace, lors de la vente d’un bien immobilier, c’est l’acheteur qui paie la commission d’agence. Daniel Pérénic demande donc deux chèques : le premier d’un montant de 95 % de la commission destiné à son agence et le second de 5 % destiné à une association de son choix. Ces associations étant souvent d’utilité publique, elles peuvent délivrer des reçus fiscaux permettant à l'acheteur de récupérer une partie de ces 5 %.

     

  2. Avril 2016. L’agence compte aujourd'hui huit commerciaux qui travaillent en Alsace. « C’est vrai que je gagne moins d'argent qu’avant, analyse Daniel Pérénic dans la vidéo ci-dessous, mais j’ai l’impression d’en avoir dix fois plus. Désormais, je raisonne en fonction de mes besoins, je n’ai pas l’impression d’être mal loti. Quand on raisonne besoin et non argent, on ne manque de rien alors que si on raisonne argent, il n’y en a jamais assez. »

     

 

  1. Avril 2016. Daniel Pérénic photographie les alentours d'une maison pour enrichir l'annonce. Pour Daniel Pérénic, la principale qualité de l’agence, avant même son côté équitable, est le professionnalisme. « Ce que je veux, c’est être reconnu comme une agence immobilière qui fait bien son boulot et qui, en plus, pense aux autres. Notre métier, c’est de vendre. Il faut être bon là-dedans. Le reste, c’est la cerise sur le gâteau. »

     

  2. Avril 2016. Daniel Pérénic visite des biens immobiliers dans les environs de Strasbourg. Donner 5 % de sa commission à des associations qui œuvrent contre le mal-logement ou pour les SDF, c'est à ses yeux « penser à la problématique du logement de A à Z, jusqu'à ceux qui n’ont rien ». Dans l'est de la France, « il y a une dizaine d'associations qui travaillent sur ces thèmes. Nous présentons aux acheteurs celles avec lesquelles nous travaillons : leur fonctionnement, leurs priorités, leurs actions. Mais si un acheteur préfère donner à une structure qui œuvre pour une maladie particulière, ou qui s'intéresse aux enfants… du moment qu'elle est reconnue d’utilité publique, nous n'y voyons aucun inconvénient. »

  3. Avril 2016. Daniel Pérénic en prospection à Petite-Pierre, en banlieue de Strasbourg. Lorsque l'acheteur n'émet pas de souhait particulier vers telle ou telle association, l'agence effectue elle-même le don en privilégiant les actions d'urgence, notamment pendant les périodes hivernales. En dix ans, son agence a ainsi reversé environ 250 000 € de dons aux associations. Daniel Pérénic souhaiterait arriver à 1 million d’euros.

     

  4. Avril 2016. « La profession n’a pas une belle image, faut pas se leurrer, reconnaît Daniel Pérénic. Mais je trouve que c’est un super beau métier de trouver une maison ou un appartement pour une famille. Lorsque les gens visitent des logements qui leur correspondent, qu’ils s’y projettent et que leurs yeux s’illuminent, c'est top. »

    • Retrouvez le premier portrait de cette série “Militer autrement” : Les « batailles concrètes » de Cécile pour le climat, en cliquant ici.

     

     

    Source : https://www.mediapart.fr

     

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Consommer et agir autrement
commenter cet article
22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 14:18

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

Jetlag

« Maintenant les gens partagent tout. Pourquoi pas la nourriture ? »

 

Pourquoi jeter de la nourriture quand on peut la donner à ses voisins ? Une start-up britannique propose une application qui encourage les ménages à limiter le gaspillage alimentaire.

 

 

 

(De Londres) Toutes les semaines, Valentina va récupérer des légumes invendus chez un maraîcher. Ensuite, elle en redistribue une grande partie via Olio, une application qui permet de donner à ses voisins de la nourriture destinée à la poubelle. Cette Londonienne d’origine italienne explique :

«  Aujourd’hui, il me reste du panais et une sorte de chou. Hier, j’avais des aubergines qui étaient un peu abîmées, je les ai coupées, grillées au four et elles sont parties super vite. C’est bio et c’est gratuit. »

Olio fonctionne comme n’importe quelle application de réseautage social : le donneur poste une photo et une courte description du produit alimentaire dont il souhaite se débarrasser, puis les personnes intéressées s’arrangent avec elle pour le récupérer via une messagerie instantanée. Et comme beaucoup d’applications, elle utilise un système de géolocalisation.

 

Des messages sur Olio

Des messages sur Olio - Capture d’écran

 

 Traduction :

« Bonjour Valentina ! J’espère que tu vas bien. Je suis intéressée par ton article. Est-il toujours disponible ? Si oui, penses-tu que je puisse venir le récupérer ce soir ? Merci !

- Salut Hélaine, tu es la bienvenue. A quelle heure voudrais-tu passer ? Merci.

- Cool merci ! Penses-tu que ce serait possible ce soir vers 19h30 ? »

 

Les produits disponibles et leur géolocalisation

Les produits disponibles et leur géolocalisation - Capture d’écran
 

Selon l’une de ses fondatrices, Saasha Celestial-One, une Américaine expatriée à Londres, 27 000 personnes ont créé un compte depuis son lancement l’été dernier.

 

« Les gens en ont parfois rien à foutre »

L’idée d’Olio est née d’une expérience personnelle. Tessa Cook, la seconde fondatrice, devait partir à l’étranger, mais il lui restait des légumes frais dans son frigo. Incapable de trouver quelqu’un à qui les donner, elle a préféré les caser dans sa valise plutôt que de les jeter.

«  On trouvait ça dingue qu’il n’existe pas un moyen facile d’éviter de gaspiller de la nourriture encore bonne et d’en faire profiter quelqu’un  », explique Saasha Celestial-One, installée à la table d’un café d’un quartier du nord de Londres, où elle et sa complice vivent et ont testé l’application.

 

Saasha Celestial-One et Tessa Cook, les fondatrices d'Olio

Saasha Celestial-One et Tessa Cook, les fondatrices d’Olio - DR
 

Aujourd’hui, Olio a des utilisateurs dans plusieurs quartiers à Londres et dans quelques autres villes au Royaume-Uni. Mais dans la capitale britannique, où les magasins ferment tard et où on trouve des épiceries à chaque coin de rue, c’est un véritable défi de recruter des adeptes pour une application de partage de nourriture. Saasha Celestial-One :

«  Le marché de seconde main est très fragmenté, donc nous voulions nous concentrer sur la nourriture, mais aussi développer le sens de la communauté.

Parce que le problème avec le gratuit, c’est que les gens en ont parfois rien à foutre et ne se pointent pas aux rendez-vous ou arrivent en retard, ce qui est agaçant quand tu essayes de faire quelque chose pour la bonne cause.  »

La bonne cause, c’est la lutte contre le gaspillage alimentaire. Comparé à ses voisins européens, le Royaume-Uni est un très mauvais élève. Selon les derniers chiffres d’Eurostat, l’île est le plus gros gaspilleur  : 14,3 millions de tonnes de nourriture y sont jetées chaque année, contre 9 millions en France.

 

50% du gaspillage provient des foyers

Cependant, «  depuis environ un an, il y a une prise de conscience politique et sociale concernant le gaspillage alimentaire  », assure la fondatrice d’Olio.

 

Des fruits et légumes, le 16 octobre 2015 à Paris

Des fruits et légumes, le 16 octobre 2015 à Paris - MIGUEL MEDINA/AFP
 

Au début de l’année, plusieurs grandes chaînes de supermarchés, dont Tesco et Sainsbury’s, se sont engagées à réduire de 20% le gaspillage alimentaire d’ici 2025. Mais aucune loi n’oblige la grande distribution ni les petits commerces à céder leurs invendus à des individus ou des organismes caritatifs.

Ainsi, Valentina ne peut-elle pas révéler plus de détails sur le maraîcher qui la fournit car c’est un employé qui lui donne les produits, à l’insu de son patron.

«  Les commerces ont peur qu’en donnant leurs produits les gens achètent moins et attendent que ce soit gratuit. »

À l’inverse, une autre utilisatrice d’Olio, Gill Watson, une chef qui se définit comme une «  activiste  », s’est arrangée avec le Lidl de la ville de Pendle (Lancashire) après avoir mené «  une guerre sur les réseaux sociaux  ».

 

Cinq fois par semaine, elle va chercher des invendus – du pain, des légumes, des conserves – qu’elle met à disposition dans des cabanons ouverts à tous, mais principalement destinés aux écoliers issus de familles pauvres et aux retraités dont la pension de retraite est insuffisante.

Si elle a commencé son action de redistribution bien avant l’arrivée d’Olio, elle se sert de l’application pour écouler les stocks. Pour Saasha Celestial-One :

«  Si des personnes comme Gill distribuent le surplus de supermarchés, c’est vraiment génial. Mais nous, ce n’est pas notre priorité, car ils ne sont responsables que de 2% du gaspillage alimentaire.  »

En effet, d’après l’organisme Love Food Hate Waste, presque 50% de la nourriture gaspillée chaque année au Royaume-Uni provient des foyers, ce qui leur ferait perdre 74 euros par mois (60 livres). Les créatrices d’Olio comptent donc sur la prise de conscience individuelle…

 

Echelle « hyper locale »

Mais leur application surfe aussi sur la vague de l’explosion de l’économie du partage. Saasha Celestial-One explique :

«  Maintenant les gens partagent tout, les emplacements de parking, le logement, les bureaux. Pourquoi pas la nourriture  ?  »

Outre le refus de gaspiller et l’envie de partager avec ses voisins, on se rend compte, en discutant avec les utilisateurs, que la dimension économique entre aussi en jeu. Pour Anna, une utilisatrice d’Olio, l’appli permet de faire quelques économies :

«  On ne peut pas vraiment contrôler son budget logement et transport. En revanche, c’est possible de réduire son budget nourriture avec des applications comme Olio. Moi je n’achète pas quand je sais que c’est sur l’appli.  »

 

Pour que la start-up décolle, l’application doit se développer à l’échelle «  hyper locale  », précise Saasha Celestial-One. Mais à Londres, son succès semble encore très inégal selon les quartiers.

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Consommer et agir autrement
commenter cet article
22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 14:04

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

Framadate

#NuitDebout : comment l’orchestre participatif s’est organisé

 

Un événement Facebook et un sondage en ligne ont permis à plus de 300 musiciens de jouer ensemble la « Symphonie du nouveau monde » place de la République à Paris.

 

 

 

Mercredi 20 avril à 22 heures, place de la République à Paris, plus de 300 musiciens qui ne se connaissaient pas ont joué dans le noir la « Symphonie du nouveau monde » de Dvorak, dans le cadre de « Nuit debout », et ce après une simple répétition générale à 20 heures. Voilà le résultat final :

 

 

L’« Orchestre debout » a été lancé neuf jours plus tôt par un événement Facebook qui compte ce jeudi plus de 12 000 personnes. Quand Clément, 29 ans, physicien à Cachan (Val-de-Marne), s’est rendu compte que tout ce beau monde n’était pas forcément musicien, il a créé un Framadate, un outil d’organisation en ligne basé sur un logiciel libre de l’association Framasoft.

Pour s’organiser, Nuit debout utilise beaucoup de services libres de ce type. « Biblio debout » par exemple, se sert de Framapad pour écrire des textes à plusieurs.

 

Nouveau concert le 30 avril ?

Avant ce mercredi, plus de 350 musiciens, professionnels ou amateurs, ont répondu au sondage d’Orchestre debout, toujours visible en ligne. Chaque participant a coché la colonne correspondant à son instrument – violon, alto, contrebasse, flûte ou encore clarinette, cor et trompette – et précisé s’il connaissait la partition.

 

Capture du Framadate de l'

Capture du Framadate de l’« Orchestre debout »
 

Le Framadate a permis aux initiateurs de savoir s’il y aurait assez de contrebassistes ou si l’on ne manquerait pas de cor. Clément, le premier inscrit (colonne hautbois), a fait appel à quelques amis pour compléter les cuivres.

 

Des musiciens jouent la

Des musiciens jouent la « Symphonie du nouveau monde » dans le cadre de Nuit debout, sur la place de la République à Paris, le 20 avril 2016 - PHILIPPE LOPEZ/AFP
 

« Une personne sur deux disait connaître la partoche, on a pensé que c’était jouable. Si individuellement trop de monde se trompe, on se perd et la musique s’arrête. »

Comme le timbalier, beaucoup de participants venaient à Nuit debout pour la première fois, relate Clément.

L’orchestre debout devrait jouer à nouveau le samedi 30 avril au soir. Si la date est confirmée, un sondage devrait être lancé pour savoir si sera choisi cette fois « L’Hymne à la joie » de Beethoven ou le « Chœur des esclaves » de Verdi.

 

 

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent Consommer et agir autrement
commenter cet article
20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 15:25

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

ça bouge ! Médias libres

La Maison écologique : la revue indépendante qui rend l’éco-habitat accessible

par

 

 

 

Fondé en 2001 par Yvan Saint-Jours, alors occupé à rénover une maison en Normandie, le magazine La Maison écologique est le seul média français indépendant entièrement consacré à l’habitat. Structuré en Scop, ce bimestriel propose une approche technique et grand public de l’éco-construction. Objectif : augmenter la part de logements zéro pétrole en France. Pour pouvoir continuer à diffuser ses enquêtes et reportages, le journal lance un appel à financement participatif.

Quand il a quitté Paris pour s’installer en Bretagne, Guizmo le chanteur du groupe Tryo ne connaissait rien à l’habitat écologique. Il était pourtant fermement décidé à rénover sa bâtisse du 18ème avec des matériaux sains, sans chimie ni pétrole. Il a donc décidé de s’abonner à « La Maison écologique ». Le magazine, fondé en 2001, propose des enquêtes très fouillées sur les nombreux matériaux de construction écolos que l’on trouve désormais en France : isolants (laine de bois, ouate de cellulose, laine de chanvre, etc), peintures, revêtements de sols divers, portes et fenêtres, etc. « La maison écologique nous aide à faire le tri, suscite l’envie et amène le savoir », estime Guizmo, qui parraine la campagne de financement participatif lancée par le magazine.

 

À côté des portraits d’auto-constructeurs, on trouve des interviews de professionnels, des reportages sur chantier, des contacts d’associations spécialisées, des astuces et recettes pour monter seul un mur de briques, un poêle, ou fabriquer son éolienne. « Face à des projets de construction et de rénovation de plus en plus complexes, nous avons besoin d’une revue technique inspirante qui puisse fédérer l’ensemble des acteurs pour faire remonter du terrain expériences, analyses, innovations, savoir-faire et modes d’intervention sur chantier », estime Johanne Boch, de l’association Oïkos, structure pionnière de l’éco-construction en France.

La Maison écologique, média 100 % indépendant, structuré en Scop, a reçu en 2007 le prix Eurosolar de la catégorie Média des mains d’Hermann Scheer (prix Nobel Alternatif, président du Conseil mondial des énergies renouvelables). Le journal est disponible tous les deux mois en kiosque ou sur abonnement. « Demander du blé pour la construction paille ou du liquide pour des toilettes sèches, ça peut paraître bizarre, c’est pourtant essentiel. La Maison écologique est un Ovni dans les kiosques où la pensée dominante domine », lance Yvan Saint-Jours, fondateur du magazine [1].

 

Plus d’informations :
- La page Facebook de La maison écologique
- La page du financement participatif
- La vidéo de présentation du magazine

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Consommer et agir autrement
commenter cet article
15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 15:30

 

Source : http://reporterre.net

 

 

Et si le revenu de base devenait la règle ?

15 avril 2016 / Baptiste Giraud (Reporterre)
 


 
 

Distribuer un revenu minimum à chacun, sans contrepartie, est une idée qui monte et que la Finlande va expérimenter. Mais plusieurs revenus de base sont imaginables, de l’ultralibéralisme à la décroissance et à l’anticapitalisme.

Reporterre commence une série d’enquêtes sur les alternatives qui peuvent changer la société. En se demandant ce qui se passerait si les solutions n’étaient pas alternatives, mais appliquées à grande échelle. Premier volet : le revenu de base.


La Finlande se prépare à l’expérimenter en 2017, une trentaine de villes néerlandaises y réfléchissent, et la Suisse votera le 5 juin prochain pour ou contre son instauration. Le principe du revenu de base, dont Reporterre a déjà parlé à plusieurs reprises (ici ou ) consiste à accorder à chacun un revenu fixe mensuel, quelle que soit son activité, sans contrepartie, durant toute sa vie. Son heure est-elle aujourd’hui venue ?

Expérimenté depuis les années 1970, ce principe jamais réellement mis en pratique fait de plus en plus parler de lui. Notamment depuis l’initiative citoyenne européenne (ICE) conduite en 2013. Malgré son échec (250.000 voix réunies sur le million nécessaire), la campagne a permis la structuration de ses partisans. En France, le Mouvement français pour le revenu de base (MFRB), créé pour l’occasion, s’est développé pour atteindre aujourd’hui « 700 à 800 adhérents » qui effectuent un « travail de fond sur le terrain », selon Pierrick le Feuvre, rédacteur en chef de leur site web.

Et la proposition fait des adeptes : elle est reprise par EELV, Nouvelle Donne, Delphine Batho, Christine Boutin, Dominique de Villepin ou Frédéric Lefebvre, entre autres. Aujourd’hui, la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charente (Alpc, ex-Aquitaine) joue le poisson pilote : elle prépare une expérimentation pour septembre 2017. « C’est vraiment de l’expérimentation au sens de la recherche », explique Martine Alcorta, conseillère régionale EELV qui porte ce projet. L’objectif sera de tester trois types de revenus de base (montants et mode de distribution différents), chacun dans une commune, et d’analyser leurs effets sur la population participante.

 

Démonter le système de protection sociale 

Quel est l’objectif du revenu de base ? Les avis divergent selon les projets politiques de ses défenseurs. Un premier groupe, formé autour de Marc de Basquiat (ingénieur et économiste, président de l’Association pour l’instauration d’un revenu d’existence, Aire) et Gaspard Koenig (président du think tank libéral Génération libre), milite pour un revenu d’existence s’inscrivant dans la continuité du système actuel. « Tel que le système fonctionne aujourd’hui, il y a déjà un revenu de base : en moyenne, chaque adulte touche environ un RSA [Revenu de solidarité active]. Mais au lieu d’être pour tout le monde, il est versé par catégories », explique Marc de Basquiat.

 

 

Sa proposition, baptisée « liber », vise à corriger les défauts qu’il voit à ce système : le non-recours [1] et l’absence de droit d’une partie de la population, la complexité administrative, et le manque de lisibilité de l’utilisation de l’argent public. Fixé à 470 € par adulte (250 par enfant), le « liber » serait financé par un impôt proportionnel de 23 % des revenus imposables (hors le revenu de base « liber ») se substituant à l’impôt sur le revenu, à la CSG et à l’impôt sur les sociétés, et ne toucherait pas à la protection sociale existante (hors RSA et allocations familiales).

Mais des penseurs libéraux inspirées de Milton Friedman, économiste ultralibéral qui défendit le revenu de base, se servent de cette idée dans le but de démonter le système de protection sociale tout en maintenant un minimum vital pour les plus défavorisés. Cette éventualité dissuade une partie des gens de gauche d’adhérer à l’idée du revenu de base.

 

« Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front » 

Néanmoins, s’il se traduisait par un renforcement de la protection sociale, le revenu de base changerait profondément le rapport au travail. « L’aménagement du marché du travail aujourd’hui, à base de compétitivité et flexibilité, est sans fin. Il faut casser cette logique en permettant aux individus de ne pas être soumis au marché du travail », explique Martine Alcorta. Marc de Basquiat semble également d’accord sur ce point : « Avec ce revenu minimum assuré, on peut refuser un travail qui ne nous plaît pas, et on peut aussi en choisir un mal payé mais qui nous intéresse. »

Cela dit, les points de vue divergent quant au montant qui permettrait de vivre dignement sans dépendre d’un emploi : 470 € ou 1.000 € (seuil de pauvreté en France en 2013) ? La différence n’est pas mince. Autre souci, et de taille, la morale de l’effort et du travail inscrite dans notre société, que décrivait déjà à Reporterre Dominique Méda. Le principe d’inconditionnalité du revenu de base remet en cause l’idée qu’il faudrait travailler (durement) pour gagner sa vie. Ainsi que son revers, selon lequel un travailleur ne serait motivé que par l’appât du gain. Les opposants au revenu de base y voient un renforcement de l’« assistanat », et craignent que plus personne ne veuille travailler et produire ce dont la société a besoin.

Réponse de Marc de Basquiat : « On a tous reçu cette éducation : “Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front.” Or, c’est aberrant de dire à quelqu’un qu’il ne mérite pas de manger à sa faim. » Baptiste Mylondo, enseignant en économie qui a beaucoup écrit sur le sujet [2], va plus loin en assurant que chaque individu doit être reconnu, en dehors de son emploi, pour son utilité sociale. « Tout le monde accepte l’idée que monter une association de joueurs de belote dans une maison de retraite, c’est du travail. Mais si je joue à la belote avec des copains, ça n’est plus reconnu comme tel. Or c’est tout aussi utile, car cela contribue au lien social. On est tous bénévoles dans une association non déclarée qui est la vie quotidienne », affirme-t-il. Le revenu inconditionnel reconnaîtrait et consoliderait cette réalité.

 

JPEG - 455.6 ko
« Le Jardin d’Éden et la chute de l’homme », tableau de Pierre Paul Rubens et de Jan Brueghel l’Ancien, vers 1615. Dans la Genèse, après avoir chassé Adam du jardin d’Éden, Dieu lui dit qu’il gagnera dorénavant son pain à la sueur de son front.

Quant à la crainte d’une désertion des travailleurs, l’existence du bénévolat montre bien que les motivations pour travailler sont multiples, et pas seulement fondées sur l’argent. Autre point positif, le revenu de base mettrait fin à l’exploitation de certaines catégories sociales : « Aujourd’hui, on exploite les pauvres pour faire les tâches les plus pénibles. Si la pauvreté disparaît, on ne peut plus exploiter ces gens, alors il faut soit se passer de certaines tâches, soit les partager », explique Baptiste Mylondo.

 

« L’imaginaire du changement »

Avec le Parti pour la décroissance (PPLD), Mylondo défend le revenu de base dans un cadre décroissant. Sa proposition d’un revenu inconditionnel, couplée à un salaire maximal, s’inscrit dans la volonté de redéfinir ce que sont la richesse, la consommation, l’activité. Cela pourrait inciter nos sociétés à moins produire, moins consommer, et garder du temps pour l’échange et l’autoconsommation, ménageant ainsi la planète. La proposition par le PPLD d’une dotation inconditionnelle d’autonomie en est proche, mais prône le remplacement du revenu par des droits en nature : droits à consommer des biens (eau, nourriture, énergie, vêtements, etc.), et à accéder à des services (éducation, culture, santé, etc.).

Mentionnons également les travaux de l’économiste Bernard Friot, qui propose non pas un revenu de base mais un salaire à vie, dans une perspective anticapitaliste.

 

JPEG - 31.6 ko
Mécanicien à l’ouvrage sur une machine à vapeur en 1920.

On le voit bien, le principe du revenu de base « relance l’imaginaire du changement », comme le dit Martine Alcorta, et peut mener à des transformations radicales de nos sociétés. Mais tout cela reste bien théorique. Aujourd’hui, le MFRB cherche à faire émerger le principe du revenu de base dans un cadre transpartisan : « On a tous des idées très différentes, mais on se met d’accord sur un chemin pour avancer de manière pragmatique », explique Pierrick le Feuvre. La charte du MFRB indique l’esprit dans lequel cet outil est défendu : ne pas « remettre en cause les systèmes publics d’assurance sociale mais compléter et améliorer la protection sociale existante ». Les militants comptent « aller travailler les politiques » dans la perspective d’en faire un sujet de la présidentielle de 2017.

 

Prendre aux riches pour donner aux moins fortunés

Cette stratégie ne convient pas aux théoriciens plus radicaux. « Je préfère discuter avec des gens de ma famille politique qui sont contre mes propositions plutôt qu’avec des gens de droite qui sont pour le revenu de base », estime Baptiste Mylondo. Finalement, « revenu de base » ne signifie pas grand chose tant que ne sont pas traitées les questions de rapport au travail et de répartition des richesses...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://reporterre.net

 

 

Repost 0
14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 12:31

 

Source : http://framablog.org/2015/12/09/democratie-liquide/

 

 

Ils liquident la démocratie, si nous la rendions liquide ?

 
 

Avec un pourcentage très important d’abstentions, les dernières élections ont fait apparaître une fois encore l’insatisfaction éprouvée par tous ceux qui estiment que le mode de scrutin ne leur convient pas : pas de prise en compte des votes blancs dans les suffrages exprimés, candidats choisis et présentés par les partis et souvent parfaitement inconnus des électeurs, offre électorale réduite au choix du « moins pire » par l’élimination arithmétique des « petites listes » au deuxième tour, etc. Plus largement, et sans entrer dans les débats sur la tumultueuse situation actuelle, de gros doutes sur la représentativité des politiques une fois élus se sont durablement installés, au point que certains en viennent à souhaiter tourner la page de la démocratie représentative (notre framasoftien Gee est lui-même étonné d’avoir touché juste) et expliquent avec de solides arguments quils n’ont pas voté et ne le feront pas.

 

Bien sûr des propositions existent, plus ou moins crédibles (à chacun d’en juger) : certains veulent passer à la VIe République, d’autres veulent un processus transparent et démocratique pour déterminer les candidats aux prochaines élections présidentielles, d’autres encore militent pour la prise en compte du vote blanc

L’article que Framalang a traduit pour vous détaille l’intérêt de la démocratie liquide, processus peu connu mais utilisé par plusieurs Partis Pirates avec l’outil LiquidFeedback (notez qu’il nécessite toutefois un tutoriel assez dense). Dans la même catégorie, il existe Loomio qui propose d’optimiser les prises de décision collectives et qui pourrait être proposé au cours de l’année prochaine dans le cadre de notre campagne Degooglisons.

Il se peut que vous trouviez la démocratie liquide une possibilité intéressante et à mettre en pratique, ou au contraire irréaliste, voire dangereuse (proposer le vote électronique même chiffré peut susciter des inquiétudes), nous souhaitons seulement en publiant cette traduction vous inviter à nous faire part librement de vos réactions.

 

La démocratie liquide : une véritable démocratie pour le 21e siècle

par Dominik Schiener

Article original publié sur Medium : Liquid Democracy : True Democracy for the 21st Century

Traduction Framalang : valvin, KoS, r0u, roptat, Myrsa, audionuma, Éric, McGregor, goofy, sebastien, Vincent, simon, Obny, mseyne

La démocratie liquide, aussi appelée démocratie par délégation, est un puissant modèle de scrutin pour la prise de décision collective au sein de grandes communautés. La démocratie liquide combine les avantages de la démocratie directe et ceux de la démocratie représentative. Elle crée un type de scrutin réellement démocratique, qui confère aux électeurs le pouvoir de voter directement sur un sujet ou de déléguer leur droit de vote à un tiers de confiance.

Au travers de la délégation, les personnes qui disposent d’un savoir dans un domaine spécifique sont capables d’influencer davantage le résultat des décisions, ce qui de fait mène à une meilleure gouvernance de l’État. Grâce à cela, la démocratie liquide se transforme naturellement en une méritocratie, dans laquelle les décisions sont principalement prises par ceux qui ont le type de connaissances et d’expériences requis pour prendre des décisions éclairées sur les sujets concernés.

Globalement, la démocratie liquide dispose d’un gros potentiel pour constituer le socle de la prise de décision, non seulement dans des communautés virtuelles, mais aussi dans des communautés locales et des gouvernements tout entiers. L’objectif de cet article de blog est de donner au lecteur un aperçu de ce qu’est la démocratie liquide et des avantages qu’elle offre à ses participants. D’autres articles sur le même sujet suivront.

 

Qu’est qui ne va pas dans la démocratie aujourd’hui ?

Même s’il existe de nombreuses formes de démocratie, les deux seules actuellement en place sont la démocratie directe et la démocratie représentative (et un hybride des deux). Décrivons-les :

  • La démocratie directe : les électeurs sont directement impliqués dans le processus de prise de décision de l’État. Ils expriment continuellement leurs opinions en votant sur des sujets. Les démocraties directes offrent le contrôle total à leurs citoyens et une égalité dans la responsabilité. Malheureusement, les démocraties directes ne fonctionnent pas à une grande échelle en raison principalement la loi du moindre effort et du renoncement au droit de vote, à cause du nombre sans cesse croissant de sujets réclamant l’attention des électeurs à mesure que la communauté s’agrandit. Il devient tout simplement impossible pour chaque électeur de se tenir informé sur tous les sujets, que ce soit par manque de temps, d’envie ou d’expertise. Cela conduit à une faible participation électorale et à une insatisfaction des électeurs au sein de la communauté. Les démocraties directes dans leur forme pure ne sont tout simplement pas applicables dans les communautés de grande taille.
  • La démocratie représentative : la forme de démocratie la plus répandue implique le fait de confier son droit de vote à des représentants qui agissent au nom des citoyens pour prendre des décisions. Les représentants sont généralement (du moins, on l’espère) des experts dans le domaine dont ils sont disposés à s’occuper et ils représentent les intérêts de la communauté au sein d’un organe représentatif (par exemple, le parlement). Les démocraties représentatives fonctionnent à grande échelle mais elles échouent à servir les intérêts de leurs citoyens. Les problèmes des démocraties représentatives sont nombreux mais pour résumer, en voici trois des principaux :
    • Tout d’abord, les citoyens ne peuvent choisir leurs représentants que parmi un nombre restreint de candidats qui bien souvent ne partagent pas leurs idéologies ni leurs intérêts. La plupart du temps, les électeurs sont forcés de renoncer à leur préférence personnelle et doivent voter pour le candidat ayant le plus de chances d’être élu. Cela exclut en particulier les minorités du débat politique, qui perdent ainsi la possibilité de voir leurs opinions et leurs points de vue représentés au sein du gouvernement. De plus, il s’agit d’une des raisons principales expliquant pourquoi les jeunes aujourd’hui se désintéressent tant de la politique. [2] Si vous êtes jeune et que personne ne partage vos opinions, la seule solution est de protester et de ne pas voter du tout. Le fait que seuls 20 % des jeunes Américains aient voté aux élections de 2014 en est un signe fort.
    • Ensuite, les représentants n’ont pas (ou peu) à rendre de comptes pour leurs actions pendant leur mandat. Les promesses faites pendant la période électorale n’ont pas à être appliquées et ne sont majoritairement rien de plus qu’un appât pour attirer des électeurs. Cela mène à des « cycles politiques électoraux », où les représentants élus essaient de convaincre les électeurs qu’ils sont compétents avant les prochaines élections, soit en faisant de nouvelles propositions qui sont appréciées par la population (mais qui ne seront probablement pas mises en place), soit en distribuant des Wahlgeschenke (cadeaux pré-électoraux) coûteux.
    • Enfin, les démocraties représentatives peuvent mener à la corruption en raison de la concentration des pouvoirs. Considérer que les États-Unis sont vus comme une oligarchie suffit à démontrer que les démocraties représentatives constituent un terreau fertile à la corruption et aux conflits d’intérêts. En l’absence de sens des responsabilités et de comptes à rendre aux électeurs, agir pour l’intérêt du mieux-disant est plus facile que d’agir pour le bien de la population.

En dehors de ces failles évidentes dans les démocraties directes et représentatives, une autre, moins évidente celle-là, se situe dans les procédés de vote actuellement en place, qui sont complètement dépassés et ne sont plus en phase avec les technologies disponibles. Au lieu de mettre en place, sécuriser et faciliter le vote en ligne, les électeurs doivent se déplacer dans des bureaux de vote éloignés de leur domicile juste pour remplir un bulletin en papier [1]. Cela leur demande un effort supplémentaire et peut les inciter à renoncer à aller voter.

Ironiquement, c’est exactement ce que la démocratie essaie d’empêcher. L’opinion de chacun compte et devrait être incluse dans le processus de prise de décision collectif. Toutefois, les obstacles au processus de vote qui sont toujours présents aujourd’hui empêchent cela de se produire.

 

Qu’est-ce que la démocratie liquide ?

La démocratie liquide est une nouvelle forme de prise de décision collective qui offre aux électeurs un contrôle décisionnel complet. Ils peuvent soit voter directement sur des sujets, soit déléguer leur droit de vote à des délégués (c’est-à-dire des représentants) qui votent à leur place. La délégation peut être spécifique à un domaine, ce qui signifie que les électeurs peuvent déléguer leurs votes à différents experts de différents domaines.

Voilà qui change de la démocratie directe, où les participants doivent voter en personne sur tous les sujets, et de la démocratie représentative où les participants votent pour des représentants une seule fois par cycle électoral, pour ne plus avoir à se soucier de devoir voter de nouveau.

Le diagramme ci-dessous montre une comparaison entre les trois systèmes de vote.

 

Liquid_democratie_diagramme1

Dans le modèle de la démocratie directe, tous les électeurs votent directement sur les questions. Dans le modèle de la démocratie représentative, ils élisent d’abord des représentants qui votent ensuite en leur nom. Le point intéressant mis en évidence par le diagramme est bien évidemment le modèle de la démocratie liquide. Là, les électeurs peuvent voter directement sur certaines questions (comme les deux électeurs indépendants sur les bords droit et gauche), ou peuvent déléguer leur vote à des représentants qui ont plus de connaissances spécialisées sur la question, ou simplement plus de temps pour se tenir informés.

La délégation est un signe de confiance. Un électeur fait confiance à un délégué pour le représenter dans certaines décisions. Si cette confiance est rompue (par des divergences idéologiques croissantes, ou par la corruption du délégué), il peut simplement révoquer la délégation et soit voter directement, soit déléguer sa voix à quelqu’un d’autre. Comme nous le verrons plus tard, cette notion de confiance provisoire est importante pour créer un sens de la responsabilité chez les délégués et les inciter à rendre des comptes.

Une propriété importante de la démocratie liquide est la transitivité. La délégation peut ne pas avoir lieu en un seul saut, elle est parfaitement transitive. Cela signifie que les délégués peuvent déléguer à d’autres délégués pour qu’ils votent à leur place et à celle des électeurs précédents (qui avaient délégué leur vote) dans la chaîne. Cette transitivité assure que des experts peuvent déléguer la confiance qu’ils ont accumulée à d’autres délégués sur certaines questions pour lesquelles ils n’ont pas suffisamment de connaissances et de recul.

Il manque dans le diagramme précédent la délégation spécifique à un domaine. Un électeur peut ne pas déléguer sa voix à un seul délégué, mais peut la déléguer à plusieurs autres délégués qui recevront ce droit en fonction du domaine de la question. Avec un tel système, il y a de fortes chances pour que des experts parviennent à influencer positivement le résultat du scrutin et conduisent à un résultat globalement meilleur.

La catégorisation des sujets est laissée à la décision de la communauté toute entière, mais une catégorisation très simple à l’intérieur d’un gouvernement pourrait être la politique fiscale, la politique monétaire, la politique environnementale…

Pour vous donner un autre exemple, prenons un parti politique qui utiliserait la démocratie liquide pour prendre ses décisions en interne. Les catégories qui auraient du sens pour une telle organisation seraient : Finances, Marketing & diffusion, Programme politique et Décisions administratives. Les décisions à prendre seraient réparties entre ces quatre catégories. Les membres du parti politique pourraient soit voter directement pour ces décisions, soit déléguer leur droit de vote à des personnes possédant un savoir plus spécialisé nécessaire pour se forger une opinion éclairée.

 

Liquid_democratie_diagramme2

Permettez-moi d’expliquer le diagramme en détail, il peut sembler un peu confus à première vue. Concentrons-nous sur celui qui concerne le Gouvernement, le diagramme concernant les partis politiques est très similaire. En tout, il y a 6 électeurs, dont 3 qui ont pris la responsabilité d’être délégués. Comme mentionné précédemment, il existe trois types de sujets (et donc 3 types de domaine d’expertise) : Politiques fiscales, Politiques monétaires et Politiques environnementales.

Comme vous pouvez le constater, les 6 électeurs ont pratiquement tous délégué leur vote d’une façon ou d’une autre, à l’exception de la déléguée en haut, qui a voté de façon indépendante sur tous les sujets (elle doit être une véritable experte). L’électeur B a délégué chaque vote, soit il est trop occupé ou pas intéressé, soit il ne possède pas les compétences requises sur les sujets concernés.

Globalement, la démocratie liquide est à peine plus complexe que les démocraties directe ou représentative. Mais les avantages qu’elle offre l’emportent largement sur cette difficulté initiale d’apprentissage. Voyons en détail quels sont ces avantages.

 

Pourquoi choisir la démocratie liquide ?

Maintenant que nous cernons mieux les problèmes soulevés par la démocratie de nos jours, et que nous avons un bon aperçu de la façon dont fonctionne la démocratie liquide, nous pouvons nous pencher davantage sur les raisons de préférer ce choix. Avant tout, nous devons fournir des arguments solides expliquant pourquoi la démocratie liquide est une bien meilleure solution que le statu quo. J’espère que nous y parviendrons en dressant une liste des caractéristiques et avantages principaux de la démocratie liquide par rapport aux démocraties directe et représentative.

 

La démocratie liquide est véritablement démocratique. Les électeurs ont le choix soit de voter en personne, soit de déléguer leur vote à quelqu’un d’autre. Cela tranche nettement avec les démocraties en place de nos jours, dans lesquelles les citoyens ne peuvent que voter systématiquement en leur nom propre (démocratie directe) ou pour un représentant à intervalles de quelques années (démocratie représentative). Dans ces deux modèles, les électeurs se retrouvent soit dépassés par le type de travail requis pour participer, soit déçus et pas suffisamment impliqués dans les prises de décision du gouvernement. La démocratie liquide leur fournit la liberté de décider de leur niveau d’engagement, tout en leur permettant de le moduler à tout moment. Cela signifie que la prise de décision d’un pays est confiée directement à la population tout entière.

 

La démocratie liquide présente peu d’obstacles à la participation. L’exigence minimale à satisfaire pour devenir délégué est d’obtenir la confiance d’une autre personne. Pratiquement toutes les personnes qui souhaitent endosser cette responsabilité peuvent avoir le statut de délégué. Aucun parti politique n’est nécessaire pour rallier des sympathisants à votre cause. À la place de campagnes électorales scandaleuses dans lesquelles les électeurs sont délibérément trompés, la compétence et les connaissances d’une personne sur un sujet suffisent à rallier des délégués. En limitant autant que possible les obstacles à la participation, le processus global de prise de décision, qui implique un échange d’idées, des commentaires et des débats, sera plus animé et il en jaillira davantage d’idées et de points de vue. Grâce à cela, le résultat du scrutin aura de plus fortes chances de satisfaire une grande partie de la population et d’entraîner une meilleure gouvernance globale du pays.

 

La démocratie liquide, c’est la coopération, pas la compétition. De nos jours, dans les démocraties représentatives, la compétition durant la course aux élections est dominée par des dépenses de campagne élevées et inutiles, des tentatives pour démasquer des adversaires politiques et des mensonges délibérés pour tromper les électeurs. Souvent, de nombreux candidats perdent plus de temps à organiser des campagnes électorales pour remporter les élections qu’à se concentrer réellement sur leur supposé programme politique et sur les systèmes à mettre en place pour diriger un pays. Si s’assurer le vote des électeurs est plus important que la propre gouvernance du pays, c’est le signe que le système est miné de l’intérieur. Tout remporter et être élu, ou tout perdre. Voilà la devise de la démocratie de nos jours. Dans la démocratie liquide, cette compétition pour être élu représentant est écartée. À la place, les délégués rivalisent uniquement pour gagner la confiance des électeurs, ce qui ne peut être obtenu qu’en fournissant des efforts continuels et en apportant la preuve de ses compétences. Il est impossible de tromper les électeurs (tout du moins pas à long terme) et le mérite, la volonté et la capacité à améliorer la situation du pays font toute la différence.

 

La démocratie liquide crée de la responsabilité. La délégation est un indice de confiance. Si cette confiance est trahie, un électeur peut immédiatement désigner un autre délégué ou voter pour lui-même. Cette confiance provisoire entraîne un sens des responsabilités et du devoir de rendre des comptes chez les délégués, car ils peuvent perdre leur droit de vote à tout moment. Grâce à cela, ils sont plus enclins à agir de façon honnête et à voter dans l’intérêt des citoyens plutôt que dans le leur.

 

La démocratie liquide, c’est la représentation directe des minorités. Grâce à la quasi-absence d’obstacles à la participation, il est plus facile pour les minorités d’être représentées au sein du gouvernement. Cela signifie qu’aucune loi supplémentaire nécessitant un minimum de représentants issus de certaines minorités ethniques n’est exigée. En effet, la démocratie liquide constitue une représentation directe des différentes couches de la société et permet aux minorités et aux groupes ethniques, quelle que soit leur taille, de participer au processus de prise de décision et à la gouvernance du pays.

 

La démocratie liquide mène à de meilleures décisions. En évoluant en un réseau d’échanges qui prennent des décisions éclairées dans des domaines spécifiques, la démocratie liquide mène à de meilleures décisions globales. La démocratie liquide finit par évoluer en une méritocratie où les électeurs les plus talentueux, expérimentés et les mieux informés prennent les décisions dans leur domaine d’expertise.

 

La démocratie liquide est évolutive. De nos jours, les gens disposent de trop peu de temps pour se tenir au courant en permanence de la manière dont l’État est gouverné. Les décisions qu’il est nécessaire de prendre sont en nombre croissant, tandis que le temps est si précieux que beaucoup ne veulent simplement plus le passer à prendre des décisions de gouvernance. De plus, nous sommes dans une société de la spécialisation, et peu de gens sont réellement vraiment bien informés dans différents domaines. Du coup, au travers de la délégation, la prise de décision est placée entre les mains d’experts bien informés, dont le temps et les connaissances peuvent être dédiés à la meilleure gouvernance globale de l’État.

 

L’état actuel de la démocratie liquide

La raison principale pour laquelle la démocratie liquide n’a pas été mise en pratique durant la dernière décennie est principalement liée aux obstacles à sa mise en place. Les démocraties liquides, comme les démocraties directes, nécessitent une infrastructure technique de fond qui permet aux participants de constamment pouvoir voter directement ou par délégation. C’est uniquement par le biais d’Internet et avec les avancées de la cryptographie que cela a été rendu possible durant les dernières décennies.

Au-delà des obstacles technologiques, un obstacle de plus grande ampleur aujourd’hui relève de l’éducation. Le sondage Avez-vous entendu parler de la démocratie liquide ? le montre bien : seule une petite frange de la population a au mieux entendu parler de la démocratie liquide. Par voie de conséquence, afin de réussir à implanter la démocratie liquide dans des communautés de grande envergure, des efforts bien plus importants sont nécessaires pour éduquer les citoyens sur les avantages et les possibilités que peut offrir la démocratie liquide. La seule réelle réponse à cela est la création de cas concrets intéressants qui montreraient à la population externe ou interne à la communauté ce que la démocratie liquide signifie et apporte concrètement.

Un gros effort est déjà mené par les partis pirates en Europe, qui utilisent des logiciels du genre Liquidfeedback pour certaines décisions et même au cours de certaines élections. En outre, Google a récemment publié des résultats d’expérimentations internes de démocratie liquide. Nous verrons beaucoup d’autres développements dans ce domaine, et je pense que la démocratie liquide va bien progresser, avec de nouvelles initiatives qui se mettent en place. Je travaillerai personnellement sur une implémentation de la démocratie liquide sur Ethereum, et collaborerai aussi à quelques autres solutions de vote pour créer de nouveaux cas représentatifs.

 

Conclusion

La démocratie liquide est le modèle démocratique qui correspond le mieux à notre société actuelle. La technologie est prête, le seul levier qui manque est l’effort dans l’implémentation concrète, tandis que la recherche dans ce domaine relève plus du détail. Plus important encore est le besoin de déterminer quels modèles sont applicables pour la gouvernance (exécutive ou administrative) concrète d’un pays.

Je suis confiant dans le fait que dans les années qui viennent, beaucoup de questions que je me pose, comme tant d’autres, trouveront leur réponse. Qui sait, peut-être verrons-nous une petite ville, ou même juste un village, adopter la démocratie liquide dans une ou deux décennies. C’est tout à fait possible.

Sources

[1] http://homepage.cs.uiowa.edu/~jones/voting/pictures/

[2] http://www.civicyouth.org/2014-youth-turnout-and-youth-registration-rates-lowest-ever-recorded-changes-essential-in-2016/

 

demoliquideGeektionerd

 

 

Source : http://framablog.org/2015/12/09/democratie-liquide/

 

 

Repost 0
14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 12:11

 

 

NuitDebout - Nîmes

 

[Lettre debout]
Voici le texte que nous a lu Robin hier soir et qui a été écrit au cours des soirs précédents avec une trentaine de participants.

 

Tentons de faire un bilan de ces quelques premières journées de nuit debout. Sur les places, seules les initiatives concernant la communication, l'organisation et la logistique sont à même de rassembler et susciter un enthousiasme commun et fédérateur... Au détriment de la réflexion commune d'un projet de société diront peut être certains.
Mais nous ne croyons pas que cela soit un problème. Au contraire même, laissons nous aller à cet élan, car notre projet est contenu dans la façon dont nous partageons fraternellement nos soupes, par la façon dont nous décidons au consensus, sans jamais laisser les avis minoritaires sur la touche, en les prenant en compte par notre intelligence du compromis. Nous posons notre projet par la façon dont nos actions se réalisent dans la joie, avec spontanéité, en laissant la créativité de chacun s'exprimer. Nous posons notre projet par les actes visant à inclure toujours plus de personnes dans notre mouvement, par notre volonté que chacun y trouve sa place.
Car nos actes nous montrent que c'est une extension quantitative que nous visons désormais depuis ce point de départ du 31 mars. Nous visons en quelque sorte à inviter chaque soir, partout en France, demain peut être partout en Europe et dans le Monde, toujours plus d’êtres humains à nos fêtes, à nos repas et à nos débats. Chemin faisant nous bâtissons les bases d'un nouveau rapport social. Un rapport social qui dépasse les contradictions qui faisaient jusqu’alors s'écrouler le vieux monde du capital. Chemin faisant nous construisons un rapport de force qui, tôt ou tard, fera s'effondrer le monde de la loi Travail, le monde du fric, le monde du désastre écologique et social !
Nous sommes convaincus que ce que nous faisons est profondément révolutionnaire, le mot est fort mais ce que nous vivons aussi est fort ! Révolutionnaire non pas par le but que nous nous fixons, car nous ne nous posons même plus la question de créer des commissions projet politique, projet social ou projet économique, mais bien par le chemin que nous façonnons pour renverser ce vieux monde qui nous promet un futur sans avenir. Car c’est bien la situation qui nous amène à façonner ce chemin : nous avons déjà des conditions de vie indécentes et ils nous disent que la seule solution pour sauver le mode de production capitaliste, c’est de rendre ces conditions de survie encore bien pire. Et ils ont raison ! Et nous les croyons ! Mais nous faisons le choix de laisser ce vieux monde agoniser derrière nous, et de créer ensemble, jour après jour, un rapport social à notre image : Humain ! Fondé sur le partage, l’écoute de chacun, le respect du plus vulnérable. Un monde humain qui offre à chacun selon ses besoins, un monde humain construit selon les possibilités et la créativité de chacun.
La tache qui se présente devant nous est immense : Convaincre l’humanité de se joindre à notre fête. Pour cela nous devrons simplement continuer. Continuons à nous coordonner pour unir les efforts d'un nombre toujours plus important de personnes ! Continuons à faire en sorte que notre fête soit belle, réussie, et qu’elle puisse permettre à chacun l’épanouissement de sa personnalité ! Continuons à inviter une part toujours croissante de la population à être acteur de notre fête ! Continuons à rendre obsolète leurs gouvernement et leurs capitaux, et surtout, continuons ne pas laisser la flicaille nous gâcher le bal !
Nous avons confiance, nous avons confiance car nous sommes à la hauteur de cette tache immense. De par l'intelligence collective que notre fonctionnement fluide nous offre, de par la force et l’unité qui nous rassemble dans ce projet commun. Jamais le chemin vers l'émancipation de l'homme n'a été aussi limpide, avançons pas à pas, et laissons nous aller à jouir de la beauté du monde que nous créons à chaque foulée.
Par ce mouvement festif, joyeux, créatif, insoumis et ambitieux, nous retrouvons notre Animalité Politique : Elle s’annonce bestiale ! Elle s’annonce Debout !

 

 

 

Repost 0
13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 12:57

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

Nuit debout : bientôt des porte-parole élus ?

 

 

 

Nuit debout : bientôt des porte-parole élus ?

 

Lors d’un débat organisé par l’organisation altermondialiste ATTAC, l’économiste français Frédéric Lordon s’est prononcé pour une évolution stratégique du mouvement de la place de la République.

 

A République, tout le monde connaît Frédéric Lordon. Même les CRS : "C’est le truc de Lordon", lâche un policier casqué à son collègue qui observe l’attroupement devant la Bourse du Travail. Ce mardi 12 avril, une partie de Nuit debout s’est décentralisée à quelques pas de la place de la République, dans ce QG des syndicats français, pour assister à une conférence organisée par le mouvement altermondialiste Attac. David Graeber, anthropologue anarchiste et activiste d’Occupy Wall Street, va converser pendant deux heures, et pas une minute de plus, avec l’économiste Frédéric Lordon, figure et âme dévouée de Nuit debout.

Le décor de la bâtisse du XIXe change de celui de République. La verrière à charpente métallique a remplacé le goudron humide et les peintures style Renaissance font oublier les pancartes en carton. Sous le haut patronage du buste de Jean Jaurès, qui domine la salle Ambroise Croizat, l’événement rassemble environ 200 personnes. Ils attendent des réponses à leurs questions brûlantes. Beaucoup de visages jeunes, on reconnnaît quelques "nuit-deboutistes" dynamiques. Énormément de tempes grises et de cheveux blancs.

Nuit debout est-il si différent des Indignés ou de Occupy Wall Street ? Quelles leçons tirer des occupations des autres places, de Madrid à Wall Street ? Et surtout, quel avenir pour Nuit debout ? Le programme de la soirée est pléthorique. Et Frédéric Lordon est venu avec des messages à faire passer.

"La révolution en 2025-2030"

Après avoir écouté attentivement David Graeber saluer Nuit debout "qui réinvente la démocratie directe" et expliquer que "pour gérer les outsiders, il faut un gouvernement", comprendre une tête au mouvement, le penseur français enchaîne. Les Indignés espagnols sont "un contre-exemple", puisque Podemos s’est mué en "écurie électorale", tandis qu’Occupy Wall Street "n’a rien produit". Frédéric Lordon n’a rien perdu de ses aptitudes à la provocation et s’en amuse :

"Je dis ça parce que je suis un théoricien marxiste. En réalité, Occupy a permis des mouvements à Hong-Kong, sur la place Taksim à Istanbul et aujourd’hui à Paris. Cette émulation est bonne."

Voilà pour l’étranger, mais Frédéric Lordon veut surtout parler de Nuit debout, dont certains dans le mouvement craignent qu’il connaisse une période de creux en raison des vacances scolaires. "Nous avons une génération de lycéens incroyable. Si on suit ce qui s'est passé aux États-Unis, ils devraient faire la révolution en 2025-2030. Quand ces minots arriveront comme des balles, le gouvernement aura du souci à se faire", scande Frédéric Lordon. Les mains s’agitent en guise d’approbation, les codes de la Nuit debout font désormais partie de l’usage. Mais les traditionnels applaudissements demeurent.

L’orateur calme aussitôt la foule. "La vraie question est : que voulons-nous ?" Les nombreux participants à Nuit debout présents dans l’amphithéâtre se sentent immédiatement concernés. L’organisation du mouvement doit évoluer.

"L’intransigeance horizontale de l’AG, couplée à l’homogénéité sociale et l’improductivité du mouvement pourraient rendre la démarche régressive", prévient-il dans son langage typique d’universitaire.

Il faut trouver d’autres formes, "c’est l’enjeu du moment". Une nouvelle commission, chargée de la stratégie, peut-être ? Frédéric Lordon l’évoque, mais n’est pas sûr. Un porte-parole, alors ? Christophe Ramaux, un économiste de Paris-1 présent dans le public, pose la question. "Les porte-parole ne me posent aucun problème s’ils sont élus, mandatés, contrôlés et révocables", assène Lordon, beaucoup plus convaincu. L’auditoire est conquis. Il y a des acclamations qui valent tous les votes.

Virginie Cresci et Etienne Girard

L'Obs

L'Obs

Journaliste

 

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

Repost 0
12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 14:37

 

 

Source : http://www.bastamag.net
 

 

Consommation

Fairphone, vers un téléphone équitable, modulable, recyclable et... grand public ?

par

 

 

Un smartphone fabriqué dans des conditions acceptables est-il possible ? Plusieurs scandales ont entaché les grandes marques de l’industrie électronique : métaux extraits dans des zones de conflits en Afrique, conditions de travail indignes sous-traitantes en Asie, pollutions environnementales, obsolescence des produits… Face à cette situation, une entreprise néerlandaise a lancé le Fairphone, un smartphone qui se veut « responsable » et « durable ». Une avancée louable malgré les limites de l’initiative. Enquête.

 

Astrid Barthélémy, rencontrée sur Twitter, a du mal à consulter ses messages. « J’ai cassé l’écran de mon smartphone, un Samsung quasi neuf, et j’ai dû emprunter un téléphone un peu bas de gamme en attendant », explique la jeune femme. Connectée en permanence aux réseaux sociaux ou à Internet, comme beaucoup d’autres jeunes de sa génération, Astrid se trouve un peu diminuée sans son appareil de prédilection. Constatant que la réparation de son écran était trop coûteuse et compliquée, elle ne s’est pourtant pas ruée sur un nouveau smartphone standard, l’attitude type de milliers d’autres consommateurs. « J’ai remis en question la façon dont on nous propose systématiquement des appareils à usage unique. Le reconditionnement ne m’attirait pas non plus. J’avais entendu parler du bloc-phone il y a quelques temps, un téléphone dont les éléments étaient facilement remplaçables. C’était malheureusement resté à l’état de projet. En cherchant davantage, j’ai découvert le FairPhone 2 ».

 

Astrid a ainsi précommandé son FairPhone 2 (fair signifie « juste » en anglais), à coque bleue translucide, qui doit lui être livré fin février. L’appareil est entièrement modulable, fabriqué par la start-up éponyme basée au Pays-Bas, qui ambitionne de proposer des téléphones les plus « éthiques » possible. « Je me suis intéressée au juste prix du téléphone, comprendre ce que je payais, les conditions de sa fabrication. La démarche de cette entreprise m’a séduite. » Elle a désormais rejoint la communauté des quelque 9 0000 « #WeAreFairphone ».

 

Des filières de production plus transparentes

Fondée en 2013, la société a été lancée suite à une campagne de sensibilisation en 2010 qui s’interrogeait sur la possibilité de fabriquer un produit technologique haut de gamme en s’appuyant sur une fabrication moins nocive pour l’environnement et les conditions de travail. « En 2011, nous avons d’abord étudié les modes de production, particulièrement en Chine et au Congo, en nous appuyant sur des ONG locales pour aller à la rencontre des différents acteurs du système », se souvient Bibi Bleekemolen, responsable du développement durable chez FairPhone.

 

Courant 2013, après avoir identifié et choisi sur le marché des fournisseurs dont les pratiques semblent les plus respectables – d’un point de vue social –, l’entreprise lance son FairPhone 1. « L’idée n’était pas de dire : “on fabrique un téléphone aux Pays-Bas” », décrétait récemment dans un reportage diffusé sur Arte le fondateur et directeur Bas Van Abel, « mais nous essayons de concevoir un produit dans les meilleures conditions possible pour une utilisation intelligente ». La start-up, conforme aux convictions de ses créateurs, se veut entièrement transparente sur la fabrication de ses téléphones ainsi que sur son fonctionnement interne, ses dépenses, ses investissements ou ses marges. Le détail du coût du téléphone est accessible en ligne de même que les noms des partenaires et distributeurs.

 

La question de l’extraction d’or

Par ses matériaux, la fabrication du « Fairphone » ne diffère pas des autres smartphones : elle nécessite les mêmes terres rares et minerais indispensables, la même main-d’œuvre. Mais la marque refuse de s’approvisionner dans les mines africaines qui alimentent les conflits armés, et cherchent celles qui, si possible, n’exploitent pas les populations dans les conditions les plus terribles – comme l’a rappelé encore récemment un rapport [1] d’Amnesty International sur l’extraction de cobalt (lire aussi notre article « Le cobalt des smartphones et voitures électriques extrait par des enfants »). Elle tente aussi de travailler avec des entreprises chinoises dont les pratiques sociales sont plébiscitées par les employés.

 

Début 2016, FairPhone a d’ailleurs rejoint « une chaîne d’approvisionnement pilote » pour l’extraction de l’or dans des conditions sociales et environnementales acceptables, avec le soutien du label de commerce équitable Max Havelaar. L’or « certifié » Fairtrade provient d’une mine péruvienne. « Minera Sotrami est une petite entreprise minière, qui compte 164 actionnaires et emploie 260 mineurs ainsi que 5 ingénieurs qui gèrent la mine et toutes les étapes de transformation du minerai. L’or extrait sur ce site répond à la norme Fairtrade pour l’or et les métaux précieux », communique l’entreprise.

 

Des métaux « ne provenant pas de zones de conflits »

La marque développe également des programmes éducatifs au Ghana avec son partenaire néerlandais, l’organisation non gouvernementale Closing the Loop, afin de sensibiliser les populations aux dangers liés à l’extraction ainsi qu’au recyclage de matériaux électroniques. Elle essaie de mettre en œuvre des campagnes similaires en Ouganda et au Cameroun. « L’industrie du recyclage est loin d’être propre. Nos téléphones ne sont pas issus du recyclage, mais nous voulons nous impliquer dans cette filière pour l’améliorer, la rendre plus transparente et plus profitable, cela fait partie de nos valeurs clés », souligne Bibi Bleekemolen.

 

Ces initiatives ont valu à la start-up la remise du prix « Momentum for Change des Nations Unies » à l’occasion de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, à Paris (COP21). « Contrairement à d’autres, nous voulons avoir la main sur toute la chaîne de production, et pas uniquement sur les principaux fournisseurs. Nos partenaires, des ONG locales comme le réseau TAOS en Chine, qui effectue des audits réguliers et une veille permanente sur les conditions de travail dans les entreprises chinoises, nous assurent que les démarches sont respectées à tous les niveaux. Mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir », reconnaît Bibi Bleekemolen. Pour l’instant seuls quelques minerais sont issus d’un commerce réellement traçable, tant les intermédiaires sont nombreux dans ces filières. L’entreprise a ainsi « adhéré au Conflict-Free Tin Initiative, qui trace la provenance de l’étain, au programme Solutions for Hope pour le tantale, et cherche actuellement des partenaires au Rwanda pour une extraction de tungstène [2] ne provenant pas de zones de conflits »,  peut-on lire sur le site de Fairephone.

 

« Tout ce qui relève de l’extraction minière n’est pas durable »

Quant à des ressources minières « durables », Judith Pigneur, Christophe Alliot et Sylvain Ly, n’y croient pas vraiment. Ces trois analystes du bureau d’étude et d’information Le Basic, spécialisé sur les impacts sociaux et environnementaux des différentes filières de consommation courante, demeurent sceptiques. « Il faut faire attention aux mots que l’on emploie quand on parle de commerce équitable et de filières durables. Nous ne sommes pas certains que le FairPhone puisse répondre à toutes les conditions nécessaires pour entrer dans la catégorie commerce équitable et durable, comme peut l’être aujourd’hui le café », nuance Sylvain Ly. « Annoncer de l’extraction d’or équitable contribuant au développement durable n’est pas très réaliste, par définition, tout ce qui relève de l’extraction minière n’est pas durable, car la Terre a des ressources, certes, mais limitées », assène Judith Prieur.

 

« La fabrication de téléphones décomposables en blocs permet de produire moins de déchets, car on n’est pas obligé de tout jeter à la fin de vie de chaque élément. Mais si l’on voulait un smartphone réellement propre, idéalement, il faudrait pouvoir recycler ces blocs et leurs composants », poursuit cette doctorante de l’école Centrale-Supélec. Ce qui est loin d’être le cas. Si les métaux sont, en théorie, facilement réutilisables, leur éparpillement à des doses microscopiques dans chaque smartphone rend leur recyclage fastidieux (lire aussi notre enquête : « Quand le monde manquera de métaux). « Moins de 1% des terres rares est recyclé, fait valoir Judith Prieur. Il existe actuellement un frein industriel – la filière de recyclage n’existe pas, et est coûteuse à mettre en place – et économique, le prix des matières premières minérales étant actuellement bas. C’est un secteur avec très peu d’alternatives [3] ».

 

Comment mobiliser le consommateur ?

Acquérir un Fairphone serait donc vain ? « La démarche est louable et nécessaire, car elle cherche à sensibiliser le consommateur à ces phénomènes. Elle s’inscrit à contre-courant des tendances actuelles, en assumant les enjeux sociétaux liés aux filières d’approvisionnement. Et tente d’y répondre en proposant un produit réparable alors que nous sommes dans le « tout-jetable » depuis des décennies, » souligne Sylvain Ly. « La question est de savoir si l’objet smartphone lui-même est compatible avec les impacts sociaux et environnementaux qu’il génère. Et surtout si le consommateur sera suffisamment sensible pour adhérer aux alternatives dont le FairPhone est le fer de lance. Tant que les prouesses techniques et le confort du consommateur priment, je ne pense pas que nous verrons une réelle mobilisation des acheteurs », déplore-t-il.

 

Ce qui s’est produit dans le secteur textile depuis trois décennies incite à ne pas se réjouir trop vite. Les beaux discours et engagements des industriels sur leurs responsabilités sociales n’a pas empêché la catastrophe du Rana Plaza, qui a tué plus d’un millier d’ouvriers il y a trois ans au Bangladesh : « Les industries disent avoir amélioré leurs modèles en travaillant leur responsabilité sociale en entreprise (RSE), mais concrètement peu de choses ont changé », estime Sylvain. L’industrie textile a une nouvelle fois frôlé la catastrophe au Bangladesh, mi-février 2016. Une illustration supplémentaire des limites de la « responsabilité sociale » façon H&M. « Le consommateur reste pris dans un modèle économique qui engendre les achats impulsifs », rappelle Sylvain, « il s’agit dans les deux cas, qu’il s’agisse du textile ou des smartphones, de marqueurs sociaux. C’est cela qu’il faudrait arriver à casser ».

 

Vers une consommation et une utilisation responsables

En termes de consommation, la démarche du FairPhone se rapproche justement d’une logique de « décroissance » économique plutôt que de renouvellement d’un produit à tout prix, avec autant d’équipements qui deviennent obsolètes en quelques mois. On ne peut ainsi acheter l’appareil qu’en pré-vente. En France, un seul endroit le propose : l’ultrabranché Centre Commercial, magasin situé non loin de la place de la République, à Paris, qui vend principalement des produits de mode issus de circuits courts, bio et équitables à l’instar des célèbres chaussures équitables de la marque française Veja.

 

Si une dizaine de clients ont déjà commandé leurs Fairphone en boutique, ce téléphone demeure encore un produit confidentiel qui attire un consommateur averti. Astrid Barthélémy a connu ce téléphone grâce à son engagement au sein du Réseau français des étudiants pour le développement durable. Elle est donc particulièrement sensible à ces problématiques. Romain Porcheron, un Bordelais de 28 ans, est lui adhérent des Amis de la Terre et milite au sein d’Alternatiba. « Cela m’irrite vraiment d’acheter un produit dont les composantes risquent de ne plus fonctionner peu de temps après ! Dans la high-tech, tout est pensé pour nous inciter à consommer ! Ici, la démarche est différente », déclare celui qui a succombé au FairPhone 1 en 2014, « toujours fonctionnel et pratique ». « Le fait que le téléphone soit fabriqué sur demande nous oblige à réfléchir sur l’objet que nous achetons, en plus du prix qui est élevé et de l’attente qui s’ensuit. On se sent réellement impliqué dans le produit et son évolution », explique de son côté Stéphane Rochard, militant associatif francilien, heureux possesseur d’un FairPhone 2 depuis début février. À terme, le FairPhone pourra-t-il également séduire un plus large public ?

 

Les opérateurs français de téléphonie à la traîne

Côté technologie, les utilisateurs contactés soutiennent que le FairPhone 2 n’a rien à envier à ses concurrents. Il serait même plus accessible, car la réparation est conçue pour tous via des tutoriels très simples et gratuits, en ligne sur le site du fabricant. Muni d’un écran LCD Full HD Gorilla Glass de 5 pouces, sous Android 5.1 (Lollipop) disposant de 32 gigaoctets de mémoire interne, le FairPhone 2 est même plutôt bien noté par rapport à son prédécesseur. Les Numériques, site français de référence, concède ainsi 3 étoiles sur 5 à l’appareil et annonce qu’il « associe une plateforme matérielle haut de gamme de 2014 (ou milieu de gamme de 2015), un versant équitable plus solide et surtout un aspect potentiellement modulaire bardé de promesses pour l’avenir ».

 

Le site spécialisé s’interroge cependant sur la capacité du producteur à fournir les petites pièces détachables, tout comme Stéphane Rochard, qui espère convertir son entourage au FairPhone pour que la production se développe. « On ne trouve pas toujours toutes les pièces manquantes quand on en a besoin et l’attente en général est un peu longue », remarque-t-il. Le prix du téléphone, actuellement de 525 euros, refroidit aussi les acheteurs potentiels : il ne comprend pas les accessoires comme le chargeur ou les écouteurs – la marque estime que tout le monde dispose d’un câble usb de base. Autre inconvénient : il est actuellement impossible de bénéficier de paiement différés ou d’obtenir le FairPhone sur abonnement avec un opérateur français, comme c’est déjà le cas avec l’opérateur Phone Co-Op au Royaume-Uni, qui le propose pour 28 euros par mois, ou le néerlandais KPN. « Nous sommes actuellement en pourparlers avec plusieurs fournisseurs français. Mais ce n’est pas évident de les associer au projet car leur vision des produits est parfois conflictuelle avec la nôtre », remarque la directrice du développement durable chez FairPhone.

 

Quant à un système d’exploitation (operating system, OS) en propre, plus éthique et moins intrusif que Google – à qui appartient l’OS Android depuis 2005 – le fabricant s’est engagé à développer prochainement des logiciels équitables. Il a ainsi entamé une première collaboration avec Sailfish, un OS alternatif développé par la société finlandaise Jolla. Selon un responsable du développement logiciel de FairPhone, les deux sociétés présentes au Mobile World Congress ont fait des démonstrations des maquettes et des progrès réalisés. En attendant un véritable logiciel interne, Fairphone a ouvert un site en septembre 2015, afin que les utilisateurs puissent expérimenter leurs propres OS en open source. FairPhone, s’il demeure pionnier en matière d’initiative électronique éthique ne se diversifiera pas de sitôt vers les tablettes ou les ordinateurs. « Nous voulons nous concentrer sur un seul produit. L’idée est de créer un impact positif en lançant une réflexion globale sur la consommation des biens électroniques », rappelle Bibi Bleekemolen. Vivement que d’autres s’en inspirent.

 

Clea Chakraverty

Photo : CC Fairphone

- Lire notre dossier sur l’industrie électronique sur l’Observatoire des multinationales

Repost 0

Présentation

  • : Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • : Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
  • Contact

Texte Libre

INFO IMPORTANTE

 

DEPUIS DEBUT AOÛT 2014

OVERBLOG NOUS IMPOSE ET PLACE DES PUBS

SUR NOTRE BLOG

CELA VA A L'ENCONTRE DE NOTRE ETHIQUE ET DE NOS CHOIX


NE CLIQUEZ PAS SUR CES PUBS !

Recherche

Texte Libre

ter 

Nouvelle-image.JPG

Badge

 

          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



  Th-o indign-(1)

55

9b22