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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 19:53

 

Source : https://www.youtube.com/watch?v=rVStFHRfOnc&feature=youtu.be

 

 

Note perso : Bonne vidéo, mais y inclure la chasse comme argument, pas d'accord.

 

Zones humides, zones utiles : agissons !

 

 

 

Ajoutée le 23 mars 2016

La moitié des zones humides ont disparu au cours du siècle denier. pourtant, elles offrent de nombreux services gratuits. Mobilisons-nous d'urgence !
Protéger les zones humides, c'est bon pour l'économie et l'attractivité des territoires.

 

 

Source : https://www.youtube.com/watch?v=rVStFHRfOnc&feature=youtu.be

 

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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 18:52

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Solidarités

Conjuguer accueil des migrants, écologie et émancipation sociale : l’étonnant exemple de Grande-Synthe

par

 

 

Grande-Synthe, dans le Nord, est l’une des rares villes qui accueillent des centaines de migrants dignement. Malgré 30% de sa population active au chômage et un tiers de foyers vivant en dessous du seuil de pauvreté, c’est aussi là que se mènent des politiques écologiques et sociales ambitieuses. Le maire Damien Carême et son équipe y soutiennent une université populaire au service des habitants, y ont créé le premier stade à énergie positive de France et bâtissent un éco-quartier accessible aux populations pauvres. Un volontarisme politique auquel s’ajoute la solidarité à l’égard des réfugiés de passage vers l’Angleterre, bien loin du sort réservé aux migrants des bidonvilles glauques de Calais. Reportage.

Jusqu’il y a peu, le nom de Damien Carême était bien moins connu que celui de Natacha Bouchart, son homologue calaisienne de la droite dure, proche de Nicolas Sarkozy. Comme elle pourtant, le maire écologiste de Grande-Synthe a dû gérer sur sa commune, et dans des proportions comparables, l’arrivée depuis près d’un an d’un nombre conséquent de migrants qui souhaitent se rendre en Angleterre. Ce sont pour l’essentiel des Kurdes d’Irak. Ils ont représenté jusqu’à dix pour cent de la population locale – 21 000 habitants – en décembre dernier. La réponse humaniste et déterminée de Damien Carême et de son équipe, face à une crise humanitaire sans précédent depuis la Seconde guerre mondiale, fait que toute comparaison s’arrête là. La ville de Grande-Synthe a créé le premier camp français aux normes du HCR, l’agence des Nations Unies pour les réfugiés. Cet épisode très médiatisé a révélé par ailleurs une ville pionnière dans l’aménagement du territoire, qui s’efforce de conjuguer écologie et lutte contre les inégalités sociales.

 

La ville qui inventa le « revenu social garanti »

La maison communale de Grande-Synthe est à l’image de la ville : un bâtiment de briques rouges, inauguré en 1978. Elle jouxte une cité HLM et son immense jardin partagé. On ne vient pas à Grande-Synthe, troisième localité de la communauté urbaine de « Dunkerque grand littoral », pour les richesses d’un patrimoine historique entièrement disparu. Malmené en 1940, le secteur a été détruit par l’armée allemande en septembre 1944. Après l’installation de l’usine sidérurgique d’Usinor en 1958, le modeste village de maraîchers a connu une explosion urbaine. C’est aujourd’hui une ville en grande difficulté, avec 28% de la population active au chômage, soit un taux près de trois fois supérieur à la moyenne nationale, un faible niveau de qualification et un tiers de foyers vivant en-dessous du seuil de pauvreté.

En 1971, une première équipe municipale, portée par René Carême, père du maire actuel, mène une politique volontariste pour doter la ville d’équipements sociaux et culturels. Électricien syndicaliste formé à la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC), membre du Parti socialiste, l’édile a pour devise « partage de l’avoir, du savoir et du pouvoir ». Il double la taxe professionnelle – elle représente aujourd’hui 90% des revenus de la ville – et ouvre ainsi la voie à une politique publique ambitieuse, notamment la création d’un « revenu social garanti », qui annonce le RMI mis en place en 1988 par Michel Rocard. René Carême quitte la mairie au cours de son quatrième mandat en 1992. Son fils Damien reprend le flambeau en 2001, trois ans avant que son père ne s’éteigne comme il a vécu, dans un modeste HLM.

 

Énergies renouvelables et transport gratuit le week-end

Socialiste passé à Europe Écologie - les Verts en 2014, Damien Carême multiplie les exploits environnementaux en milieu hostile, influencé par le « mouvement de transition » qui émerge de l’autre côté de la Manche [1]. Entourée de 14 sites classés Seveso, à quelques kilomètres de la plus grosse centrale nucléaire d’Europe de l’Ouest, Grande-Synthe est devenue la capitale mondiale de la biodiversité en 2010. Plus de la moitié de l’énergie consommée par la ville est renouvelable : panneaux solaires, éoliennes, « gaz vert » issu pour l’essentiel de la méthanisation des déchets ménagers. Les espaces verts représentent 127 mètres carrés par habitant – quatre fois plus que la moyenne nationale. Les transports en commun sont gratuits le week-end sur l’ensemble de la communauté urbaine, dont Damien Carême est le délégué à la transformation écologique et sociale, à l’environnement, à l’énergie et aux transports. En 2014, il est aussi devenu le président de l’association des maires ville et banlieue de France (AMVBF).

L’un des fleurons de cette politique novatrice est le « stadium du littoral », qui s’étend sur douze hectares avec trois terrains de rugby, deux de football, un pas de tir à l’arc, une piste de jogging et un anneau cycliste. Inauguré en 2011, il est aujourd’hui, grâce à l’acquisition d’une éolienne en 2013, le premier stade à énergie positive de France. L’autre exemple que l’élu aime citer, c’est l’écoquartier de Basroch, lancé en 2013, qui comptera une densité moyenne de 50 logements par hectare, 40% de logements locatifs sociaux et un îlot d’habitat participatif. Basroch est par ailleurs le siège de l’atelier université populaire et accueillait jusqu’en mars une population de migrants dont le nombre a littéralement explosé en 2015, amenant le maire à créer un nouveau camp.

 

Une université populaire au service des habitants

Le maire de Grande-Synthe a également soutenu la création d’une université populaire, financée par la mairie. Objectif : renouer avec l’éducation populaire et sa pédagogie de l’émancipation, délaissée par la gauche depuis trente ans. Ici comme ailleurs, le maire privilégie l’implication des futurs acteurs du lieu. « Je me fiche des diplômes, ce que je veux, ce sont des militants », explique-t-il sans détour. « La sociologie mène à tout », sourit Julian Mierzejewski, fonctionnaire municipal et animateur de l’université populaire, alors qu’il trie des graines sur la table de la « maison écologique », un prototype d’habitat à très haute performance énergétique perçu à la fois comme outil pédagogique et vitrine de l’architecture durable.

 

 

Julian Mierzejewski, militant dans l’âme, reste au fond toujours un peu étonné de pouvoir vivre pleinement son engagement comme fonctionnaire municipal. C’est lui qui anime l’Atelier université populaire. © Olivier Favier

Ce grand chalet de deux étages héberge une large part des activités de l’« Atelier », du nom de l’université populaire locale. C’est ici que, trois fois par semaine, des écrivains publics bénévoles aident des habitants à remplir un dossier, rédiger un courrier administratif, compléter un formulaire. « L’idée, confie Julian, c’est aussi que les classes moyennes s’allient avec les classes populaires. » À l’Atelier, les jardiniers viennent chercher conseils et semences. Derrière la baie vitrée, s’étend un jardin-pilote destiné entre autres à alimenter en graines les cinq jardins populaires de la ville, plantés en pied d’immeuble. Les parcelles sont accordées gratuitement à qui en fait la demande, en fonction des disponibilités. Si les clôtures qui ferment les jardins sont aisément franchissables, les dégradations constatées sont minimes.

L’atelier accueille aussi des actions autour de la « fabrique de l’autonomie » : on y apprend à concevoir ses produits ménagers, économiques et écologiques, ou encore à lire sa facture d’eau – en détectant, par exemple, les doubles facturations. Alliant savoir et savoir-faire, l’Atelier organise des projections et des conférences-débats bimensuelles destinées à apporter une information alternative à celle des médias traditionnels, mais aussi des cafés-citoyens basés sur l’échange des savoirs et des idées. Jusqu’à 400 personnes y participent. Enfin, pour donner accès à tous à des produits de qualité, un groupement d’achats a été constitué pour l’acquisition en gros, directement aux producteurs, de pain, de fruits et de légumes de qualité, bio si possible, et locaux.

 

Que faire face à l’arrivée de 3000 réfugiés ?

« Ces dix dernières années, explique Damien Carême, il n’y avait sur le territoire de Grande-Synthe qu’un groupe de trente à quatre-vingt-dix migrants. Ils ne restaient que quelques jours, le temps d’embarquer dans les camions en halte à la station-service sur l’autoroute qui mène à l’Angleterre. » Durant l’hiver 2008, où la température est descendue à -15°, l’installation de cabanes en bois a été testée pour la première fois à Basroch, dans la zone où se projette aujourd’hui le nouvel écoquartier. Mais après le blocage complet de la frontière à Calais, à l’été 2015, la situation devient préoccupante [2]. Fin septembre, on dénombre plus de 500 personnes, plus du triple fin novembre, puis 2800 fin décembre, dont 300 enfants. Les conditions sanitaires sont alors pires qu’à Calais, les maladies se répandent : rougeole, varicelle, gale ou tuberculose.

La nécessité d’un camp apparaît comme la seule solution envisageable, d’autant que Médecins sans frontières (MSF) s’engage à prendre en charge une très large partie des frais de création : 2,5 millions d’euros. La ville avancera les 700 000 euros restant, comptant sur un remboursement de l’Union européenne pour ne pas peser sur le budget des habitants. Le préfet ne s’y oppose pas mais émet un avis défavorable, prétextant des raisons de sécurité. L’expertise de MSF et la détermination du maire ont raison de ces atermoiements. Le camp est créé en mars à la Linière, une zone à l’écart de la ville, entre la gare de marchandises et l’autoroute, alors que la population de réfugiés est désormais de 1300 personnes. Une pétition lancée en opposition à la création du nouveau camp ne recueille que quelques dizaines de signatures. « Je crois que les gens sont plutôt fiers de l’image de leur ville », pense Damien Carême.

 

« Mon salaire ici, ce sont les sourires des enfants qui font du vélo »

Pour que le camp puisse fonctionner, il faut compter sur la présence simultanée de 120 personnes, dont une écrasante majorité de bénévoles. Ceux-ci sont dans un premier temps coordonnés par Utopia 56, une association de Lorient créée par Yann Manzi, gestionnaire de campings dans les festivals de musique – notamment Les Vieilles Charrues. « Je ne veux pas être payé, je gagne bien ma vie par ailleurs, répète cet intermittent du spectacle qui alterne des cycles de travail intense et des périodes de relâche, mon salaire ici, ce sont les sourires des enfants qui font du vélo. » Sa proposition de créer une équipe professionnalisée est refusée et une association locale entre en lice fin avril : l’Afeji, qui lutte contre l’exclusion. Elle a signé, ce 30 mai, un accord tripartite avec la ville de Grande-Synthe et l’État. Ce dernier prendra en charge « le nettoyage des sanitaires, le gardiennage 24 h sur 24, la médiation sociale et la sécurité ». Vêtements et nourriture seront toujours assurés par les bénévoles.

 

 

Les cabanons sont prévus pour accueillir 5 personnes. Lorsque les migrants rejoignent l’Angleterre, il n’est pas rare que le passeur conserve les clés du cadenas et cherche à louer l’accès du logement aux nouveaux venus. © Olivier Favier

Au cœur du camp, Fulgence s’est chargé de monter une école avec l’association Edlumino, qui réunit des enseignants français et britanniques venant en aide aux enfants dans les camps de réfugiés. Un bâtiment est destiné à accueillir les enfants de 3 à 7 ans, un second ceux de 7 à 17 ans. Parallèlement à l’enseignement de l’anglais, celui du français, encore sous-représenté, apparaît essentiel. Désormais 20% des migrants présents sur le camp font une demande d’asile en France. Le 12 mai, le préfet de région a annoncé son désir de scolariser les enfants « dans les écoles de la République », une préoccupation pour le moins surprenante quand on connaît le peu d’attention porté par les institutions aux mineurs de Calais, dont beaucoup sont sans famille.

 

L’État va-t-il fermer le seul camp de réfugiés à peu près digne

Les bénévoles qui sont sur le camp de Grande-Synthe viennent d’Angleterre, de Belgique, d’Allemagne, de toute la France. Ils y demeurent le week-end ou plusieurs semaines, parfois quelques mois. Tous ou presque sont logés pour cinq euros la nuit dans les bungalows d’un camping environnant. L’intérêt des tâches évolue bien sûr avec la durée du séjour. Les migrants vient sur le camp en moyenne plusieurs mois. Avant que l’État n’annonce son projet de reprise en main du camp, l’idée était d’évoluer vers une gestion mixte, de plus en plus autonome. L’organisation quotidienne n’est pas seulement logistique. De jour et surtout de nuit, il faut lutter contre l’influence des passeurs, souvent armés. De nombreux réseaux ont été récemment démantelés.

 

 

« Je laisse la police et la justice faire leur travail », répète Damien Carême, qui tient cependant à ce que la présence des forces de l’ordre aux abords du camp soit réduite et discrète. La sécurisation des abords, notamment les entrées et sorties des véhicules, est pour l’instant gérée par les bénévoles. Jusqu’à ce jour, il n’était pas question de contrôler les allers et venues des habitants, comme cela se fait à Calais dans le camp de containers. Ici, la priorité est d’apporter un minimum de confort et à faire, autant que possible, de ce lieu de passage un espace convivial et accueillant. La prochaine étape est l’érection d’un mur anti-bruit, pour protéger les migrants des nuisances sonores de l’autoroute et empêcher les incursions dangereuses sur la chaussée.

La gestion annuelle du camp a été estimée initialement à 4 millions d’euros. Très loin du budget de 18 millions d’euros du centre d’accueil Jules Ferry à Calais pour un nombre équivalent de migrants ! Ou des 54 millions d’euros dépensés pour la mobilisation de 18 unités de forces mobiles affectées à la surveillance du bidonville et de la zone portuaire. À la mi-mai, l’État semble faire de sa reprise en main du projet de Grande-Synthe la condition sine qua non pour le financement de son entretien. Parallèlement, les départs ont donné lieu au démontage des cabanons et non à l’accueil de nouveaux venus. La population du camp est désormais de 700 habitants. On peut craindre que n’ayant pu interdire sa construction, les autorités cherchent désormais à réduire le camp de la Linière au plus vite. Quelle que soit la pérennité du projet, il aura montré qu’un accueil digne est possible. Y renoncer par peur d’un « appel d’air » est non seulement indigne, mais parfaitement infondé.

Olivier Favier

Photo de une : Fulgence, les bénévoles et les enfants à l’entrée de l’école des petits. © Olivier Favier.

Notes

[1Ce mouvement entend d’une part inciter les citoyens d’un territoire (bourg, quartier, village…), à prendre conscience des profondes conséquences que vont avoir sur nos vies la convergence du pic du pétrole et du changement du climat et, d’autre part, de la nécessité de s’y préparer concrètement.

[2En juillet 2015, un « corridor sécurisé » est installé pour « protéger » le port de l’arrivée des migrants. D’autres stratégies se sont développées autour du site d’Eurotunnel, lesquelles ont été à l’origine de plusieurs décès. Cette année, 300 mètres de grillage seront ajoutés d’ici l’été. Des centaines d’hectares de végétation ont été rasés, des terres ont été inondées, des dunes aplanies. Les factures successives réglées par la Grande-Bretagne s’élèvent désormais à plusieurs dizaines de millions d’euros.

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 16:05

 

Source ;: http://reporterre.net

 

 

La Nef, une banque coopérative qui pratique la démocratie

23 mai 2016 / Michel Lulek (Silence)
 


 

 

Forte de 37.000 sociétaires — dont 250 actifs — et de 80 salariés, la Nef s’appuie sur la richesse de sa vie coopérative. En élargissant la marge d’action de ses sociétaires, la banque pratique la démocratie dans la gestion des finances.

Depuis novembre 2014, la Nef, banque sous statut de coopérative à capital variable, s’est dotée d’une coordinatrice nationale de vie coopérative. Marie Brandt a ainsi rejoint quatre autres salariés travaillant sur le même sujet, répartis dans les quatre délégations régionales de la société, à Nantes, Paris, Lyon et Toulouse.

À une époque pas si lointaine où la Nef n’était constituée que d’une vingtaine de salariés et d’autant de sociétaires bénévoles actifs, la question ne se posait pas de la même manière. Aujourd’hui, avec 85 salariés et 250 sociétaires bénévoles actifs, il a fallu repenser les choses. « Nous nous sommes beaucoup inspirés de ce que Banca Etica en Italie a mis en place en matière de démocratie, explique Marie Brandt, en particulier de leur organisation qui repose sur des groupes locaux. »

 

« Des gens très militants et très engagés »

En grossissant, la Nef a donc cherché à développer des échelons très locaux afin de donner aux sociétaires davantage de possibilités d’agir au sein de la banque. Il existe ainsi trente groupes locaux, animés par des sociétaires actifs, qui viennent en appui aux actions de la coopérative (tenir un stand dans un salon ou donner les informations de base sur ce qu’est la Nef aux personnes qui souhaitent la rejoindre), ou qui font remonter des suggestions et des propositions, voire des revendications, auprès du conseil de surveillance. Comme dit Marie Brandt, « la Nef est souvent titillée par ces sociétaires actifs, qui sont des gens très militants et très engagés ».

 

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Les sociétaires votent lors d’une assemblée générale de la Nef.

La Nef a cherché à développer le dynamisme de ces sociétaires actifs (« presque des salariés bis », résume Marie Brandt) en embauchant dans chacune de ses délégations un responsable de vie coopérative. Leur but : « recruter » de nouveaux sociétaires actifs, accompagner les groupes locaux, les former, organiser avec eux des animations en région. Pour rendre cette organisation plus effective, des assemblées de coordinateurs locaux sont régulièrement tenues (une à trois fois par an dans chaque délégation), ainsi que des « confluents » qui réunissent, là encore une à trois fois par an, des sociétaires actifs, et des représentants du conseil de surveillance et de la direction au sein d’une région. De plus, chaque délégation consacre un séminaire annuel à la vie coopérative, en complément du séminaire national.

Dans tous ces lieux, les questions du moment peuvent être débattues. Par exemple, cette année, du fait de l’élargissement de son offre bancaire (livrets pour les particuliers), la Nef se demande si tous ses clients doivent devenir sociétaires — ce n’est actuellement pas le cas. Le point n’est pas résolu et sera porté au vote des sociétaires à la prochaine assemblée générale : si elle débouche sur une masse de sociétaires passifs et inactifs, la décision est-elle pertinente ? Comment concilier les besoins des usagers de la banque à ceux des sociétaires ? De même, des groupes de travail transversaux peuvent se constituer, comme celui qui travaille sur la politique sociale de la Nef. Répondant à une préoccupation de certains sociétaires actifs, il s’est mis en place à leur initiative et rassemble uniquement des sociétaires préoccupés par cette question.

 

Ces outils participatifs contribuent à fonder la légitimité des décisions

L’assemblée générale annuelle, dont le lieu change chaque année pour essayer de toucher des gens différents à chaque fois, pourrait être un moment de pur formalisme. En mettant en place un processus de préparation qui s’étale sur environ deux mois, la Nef vise à associer aux débats et aux décisions un maximum de sociétaires. En mars et avril se tiennent ainsi des assemblées régionales (il y en a eu quatre en 2015, qui ont réuni 300 personnes), ainsi que des assemblées locales organisées par des sociétaires actifs ; celles-ci sont également ouvertes aux non-sociétaires qui voudraient mieux connaître la Nef, ainsi qu’à ses partenaires locaux. En 2015, il y en a eu 47, qui ont rassemblé plus de 700 personnes. Au total, plus de 1.000 personnes ont ainsi participé activement au processus de préparation de l’assemblée générale...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source ;: http://reporterre.net

Source et photos : Article transmis amicalement à Reporterre par Silence.

 

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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 13:27

 

Info reçue par mail

 

 

Bonjour à toutes et à tous,

 

"Rendre les villes nutritives, le pouvoir n'en veut pas car dès qu'un potager fut installé Place de la République, les CRS le détruisirent, et même jetèrent au ruisseau la soupe populaire. Le pouvoir sur l'espèce humaine s'appuie toujours sur la dépendance à l'eau et aux semences. S'en émanciper, voici le projet."

 

Le projet est simple, il suffit de quelques palettes redécoupées afin de végétaliser un lampadaire, une caméra de surveillance, c'est encore mieux on peut appeler directement lorsque les plantes manque d'eau.

 

- Fabriquer des caisses de 15, 20 cm triangulaires ou carrées et les agencer autour du poteau, en octogone, hexagone,  ou en carré, remplir de terre,  terreaux et déchets végétaux afin d'y planter des plantes nourricières,( tomates courgettes, haricots grimpeurs, ail...), décoratives ( fleurs, quelques unes en fleurs justement) et pharmaceutiques (thym, sariette, origan...).

 

C'est un début d'idée, à développer. Je pense que la mise en place peut être rapide, entre un quart d'heure et une demie heure.

 

Si cette idée vous plait...

 

Je vous joins également un lien de téléchargement d'un dossier intitulé:

 

Des moments des NUITS DEBOUT aux initiatives d'ARBRES DEBOUT
Plantons des arbres partout pour sauver la planète
Convergence des luttes et des alternatives: 

 

https://framadrop.org/r/Ha311A8nYx#SpFyXQSvzW3b1yW7DW91xPSsBacemX4Ka1efh/CgqBY=

 

 

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Consommer et agir autrement
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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 14:19

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Bien commun

À Roquevaire, l’eau « vitale » est gratuite

par

 

 

 

Trente mètres cubes d’eau potable pour un euro ! C’est le prix dérisoire que payent chaque année les habitants de Roquevaire, dans les Bouches-du-Rhône, suite à une décision de la municipalité. Celle-ci considère que l’eau est un bien commun de l’humanité, et que chaque habitant de la commune doit pouvoir accéder gratuitement à l’eau « vitale ». Mais l’avènement, en 2020, de la métropole d’Aix-Marseille-Provence risque de bouleverser cet équilibre.

 

Cet article a initialement été publié dans le journal L’Âge de faire (voir sa présentation à la fin de l’article).

Le 19 décembre 2011, le conseil municipal de Roquevaire, une ville des Bouches-du-Rhône, approuvait à la quasi-unanimité une délibération instaurant une « tarification solidaire et responsable de l’eau ». Cette tarification progressive se compose de trois tranches : l’eau « vitale », qui correspond aux trente premiers mètres cubes, puis l’eau « utile », jusqu’à cent vingt mètres cubes, et, enfin, l’eau de confort. « Considérant que l’eau potable ne doit pas être une marchandise source de profits injustifiés, mais qu’elle est un bien commun de l’humanité », l’équipe municipale estime que ses administrés doivent pouvoir accéder gratuitement à l’eau vitale.

« Quand on a commencé à étudier ce projet, on s’est vu opposer tout un tas de réglementations, de décrets, de lois… On a compris que nous n’avions pas le droit de pratiquer la gratuité, explique Yves Mesnard, maire (PCF) de la commune depuis 2008. Plutôt que de partir dans un interminable combat devant le tribunal administratif, on a choisi de faire plus simple : fixer un prix dérisoire. » Ainsi, depuis le 1er janvier 2012, pour les trente premiers mètres cubes d’eau potable, les Roquevairois déboursent… un euro ! Cette quasi-gratuité, accompagnée de tarifs avantageux pour les volumes suivants, n’a pas entraîné de hausse de la consommation moyenne. Au contraire : alors que la population a augmenté entre janvier 2012 et décembre 2013, la consommation globale d’eau a légèrement baissé.

 

Une régie municipale créée en 1925

« Notre chance, c’est que nos ancêtres ont bien travaillé », glisse le maire. Roquevaire a toujours eu une relation un peu particulière à l’eau. Les habitants avaient en effet, dès le début du XXe siècle, réalisé un forage qui alimentait les fontaines du village. La commune a ensuite créé sa propre régie. Depuis 1925, c’est elle qui assure le captage, le traitement et la distribution d’eau potable à Roquevaire, puis dans trois autres villages de la commune, Lascours, Pont-de-l’Étoile et Pont-de-Joux. Soit un peu moins de 9000 habitants pour environ 4300 abonnés.


 

Dix agents et un ingénieur assurent le fonctionnement de la régie, qui gère notamment les 92 kilomètres du réseau de distribution. La gestion communale de l’eau a déjà montré, ici ou ailleurs, ses vertus : cela revient moins cher que de la confier à un groupe privé, et le réseau est souvent beaucoup mieux entretenu [1]. Lorsque la nouvelle équipe municipale arrive à l’hôtel de ville en 2008, elle s’aperçoit que cette régie est bénéficiaire. Dès lors, pourquoi ne pas en faire profiter les administrés ? « On ne paie pas la ressource. Or, en tant qu’élus, on n’est pas là pour faire du pognon, mais pour faire fonctionner une commune », rappelle Yves Mesnard.

Tout n’a pas été simple pour autant. Située à 28 km d’Aix-en-Provence, 25 km de Marseille et 8 km d’Aubagne, Roquevaire, autrefois agricole, accueille désormais principalement les travailleurs de ces différents pôles d’activité. Les cadres supérieurs y ayant construit récemment leurs villas côtoient une population plus ancienne, et plus précaire, l’activité économique sur place ayant quasiment disparu. Les ressources fiscales sont donc plutôt faibles. « Pour mettre ce système de facturation d’eau en place, on n’a pas fait appel à un cabinet d’audit. On a tous pris nos petites calculatrices, et on a fait nos propres calculs. Ça nous a pris deux ans ! »

 

La métropole mettra-t-elle fin à la régie ?

Plutôt que de partir dans les poches de quelques actionnaires, tous les bénéfices dégagés par la régie sont réinvestis dans l’entretien et l’aménagement du réseau. En moins de dix ans, le rendement du réseau est ainsi passé de 60 % à 76 %, se situant dans le haut du panier de la moyenne nationale. Cela a aussi permis à la commune de procéder, en 2013, à un forage d’exploration, afin de disposer d’une seconde ressource en eau pour mettre en sécurité l’approvisionnement des habitants. Les essais ont confirmé l’existence, par 125 mètres de profondeur, d’une rivière souterraine.

Mais la régie de l’eau de Roquevaire l’exploitera-t-elle un jour ? C’est la question que se pose actuellement, avec inquiétude, la commune. L’avènement, en 2020, de la métropole d’Aix-Marseille-Provence pourrait mettre fin à l’aventure, puisque la compétence de l’eau sera confiée à cette mégastructure. Ainsi, la régie, « qui a fêté ses 90 ans cette année, ne sera peut-être malheureusement jamais centenaire », regrette Yves Mesnard. Des rencontres doivent s’organiser avec d’autres maires de la région dont les communes sont également équipées de régies directes de l’eau, afin d’essayer d’obtenir des dérogations. Ou, pourquoi pas, convaincre la métropole de s’engager sur le chemin de la remunicipalisation du service ?

Nicolas Bérard (L’âge de faire)

 

Cet article a été publié dans le journal L’âge de faire, partenaire de Basta !

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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 01:11

 

Source : http://reporterre.net

 

 

Cantine, infirmerie, bibliothèque… Nuit debout partage les communs

28 avril 2016 / Isaline Bernard (Reporterre)
 


 

En un mois d’occupation de la place de la République, Nuit debout a spontanément mis au point une organisation. Tous les jours, les bénévoles font vivre les biens communs pour que vive le mouvement.

- À Paris, reportage

Depuis le jeudi 31 mars, Nuit debout se tient place de la République. Chaque jour, des centaines de personnes s’y retrouvent pour discuter des possibilités de remplacer le système social et économique actuel. L’organisation est devenue un outil majeur du bon déroulement du mouvement. Au fur et à mesure, différents pôles se sont installés : infirmerie, cantine, accueil… Pour chacun d’eux, matériel et savoirs sont mis en commun par les occupants de la place. Des ressources autant nécessaires qu’éphémères car chaque jour, la police démonte des stands remontés le soir-même.

 

La cantine : « C’est bien d’avoir quelque chose dans le ventre pour réfléchir »

 

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Les bénévoles de la cantine préparent les sandwiches sur la place.

Vendredi 22 avril, à 14 h, quatre bénévoles se retrouvent au marché de Belleville, dans le quartier de Ménilmontant. Delphine, Paolo, Cécile et Nicolas occupent la place de la République depuis déjà plusieurs semaines. Certains en reconversion professionnelle, d’autres étudiants, ils ont décidé de donner de leur temps pour défendre les valeurs du mouvement Nuit debout, qui vont « bien au-delà du mécontentement du projet de loi travail El Khomri », dit Delphine, jeune restauratrice.

Équipés de plusieurs grands sacs, ils déambulent entre les étalages presque vides de fin de marché. Tout en distribuant des tracts pour informer les passants sur la Nuit debout, les quatre volontaires demandent aux commerçants de leur donner les invendus du jour. La plupart acceptent, comme Saïd, 43 ans, qui ne connaît pas vraiment le mouvement, mais « donne pour faire plaisir ». Une demi-heure plus tard, six sacs ont été remplis de melons, pommes, poires, poivrons, courgettes, etc. Deux autres bénévoles, Noémie et Stéphane, rejoignent le groupe pour donner un coup de main.

 

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Une bénévole en quête des invendus au marché de Belleville.

La prochaine étape se déroule dans l’appartement de Delphine. C’est l’heure de faire les comptes et de penser aux menus du soir. Ça sera riz aux légumes et salade de fruits. Tout le monde s’attelle à la fastidieuse tâche d’éplucher et de couper les fruits et les légumes. Pendant ce temps, une autre équipe va chercher des réserves de nourriture dans un squat du quartier, où les surplus sont stockés pour être cuisinés les jours suivants.

« Au début, on n’était pas très bien organisés, on a installé la cantine un peu dans l’urgence, explique Delphine, bénévole à la cantine Nuit debout presque chaque jour. Maintenant, on fait plus attention à l’aspect écologique de la cantine. On a installé depuis peu le système d’auto-wash  ; chacun fait sa vaisselle après avoir utilisé les couverts communs, cela évite le plastique. »

 

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Des volontaires de la cantine occupés à préparer légumes et fruits.

En fin d’après-midi, une nouvelle équipe de volontaires vient acheminer les préparations jusqu’à la place de la République à l’aide d’un véhicule. Ce n’est qu’une fois sur la place que les volontaires confectionnent sandwichs, salades, etc. « Dans un avenir proche, on souhaite ne plus faire de sandwichs mais des plats un peu plus élaborés », espère Delphine. Le restaurant Freegan Pony, qui cuisine les invendus de Rungis pour un prix libre, partage de temps à autre son hangar pour aider la Nuit debout. Cela permet à la cantine de disposer de plus de matériel pour les plats chauds.

À 18 h, sur la place de la République, la cantine s’installe tranquillement. Un barnum et quelques tables sont posés. Les bénévoles distribuent à manger à tous ceux qui le souhaitent pour un prix libre : « Il y a des gens qui viennent ici parce qu’ils n’ont pas à manger, et puis il y a surtout beaucoup de gens du mouvement qui passent et qui donnent ce qu’ils veulent. C’est bien d’avoir quelque chose dans le ventre pour réfléchir », affirme Roxanne, une volontaire habituée du pôle cantine. « On est une vingtaine de bénévoles à peu près, et des gens viennent nous donner un coup de main, il y a un roulement qui se fait. » Les aliments proviennent des invendus mais aussi de dons. Mickael, cuisinier pour la Nuit debout comme dans la vie professionnelle, explique : « On avertit les gens en fonction de nos besoins et les gens nous donnent. »

 

 

Ici, chacun paye ce qu’il veut après s’être servi. Bouba, un chômeur de 43 ans, vient se restaurer après avoir suivi plusieurs commissions en fin d’après-midi : « La caisse commune est une très bonne idée, si la société fonctionnait comme ça, elle serait plus juste. Cela permet à tout le monde de manger. » En bout de table, une boîte est mise à disposition pour récupérer la monnaie. Toutes les trois heures, un responsable récupère son contenu pour mettre l’argent à l’abri. « On nous pose beaucoup de questions sur le devenir de l’argent. Mais nous voulons être totalement transparents. On récupère environ 300 à 400 euros par jour et on les réinvestit pour les jours suivants, dans de la vaisselle ou de la nourriture », affirme Mickael.

Située au cœur du mouvement, la cantine est l’une des cibles préférées des forces de l’ordre, qui tentent de désorganiser le rassemblement. Le lundi 11 avril, plusieurs agents ont ainsi jeté la soupe dans le caniveau, sous l’œil de sans-abri. Depuis, des barrières humaines viennent de temps en temps entourer l’espace cantine afin de protéger les stocks. Mickael explique : « Les policiers savent très bien que, s’ils nous coupent nous, la cantine, ils affaiblissent le mouvement. » Tous les jours délogée, la cantine se réinstalle, encore et encore.

 

L’accueil : « Tous les jours, on nous déloge, tous les jours, on revient quand même, c’est pas grave »...

 

Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://reporterre.net

 

 

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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 23:49

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

Militer autrement: Daniel, agent immobilier «équitable»

27 avril 2016 | Par Patrick Artinian
 
 

Deuxième portrait de notre série de militants qui n'ont pas choisi les partis politiques pour lutter contre un système ou simplement mener une action citoyenne. Aujourd'hui, Daniel Pérénic. Après dix passés dans une grosse société américaine à vendre des matériaux en bois composites à des constructeurs à travers l’Europe, il a décidé de « faire quelque chose de sa vie ». Associé à une juriste, il lance en Alsace où il réside une agence immobilière « équitable ». Sur chaque vente de bien, il cède 5 % de ses bénéfices à une association généralement en lien direct avec les problèmes de mal-logement.

  1. Avril 2016. Daniel Pérénic, créateur de l'agence immobilière Robin des Toits, visite une maison à Petite-Pierre, en banlieue de Strasbourg. Son agence ne fait que de la vente aux particuliers. En Alsace, lors de la vente d’un bien immobilier, c’est l’acheteur qui paie la commission d’agence. Daniel Pérénic demande donc deux chèques : le premier d’un montant de 95 % de la commission destiné à son agence et le second de 5 % destiné à une association de son choix. Ces associations étant souvent d’utilité publique, elles peuvent délivrer des reçus fiscaux permettant à l'acheteur de récupérer une partie de ces 5 %.

     

  2. Avril 2016. L’agence compte aujourd'hui huit commerciaux qui travaillent en Alsace. « C’est vrai que je gagne moins d'argent qu’avant, analyse Daniel Pérénic dans la vidéo ci-dessous, mais j’ai l’impression d’en avoir dix fois plus. Désormais, je raisonne en fonction de mes besoins, je n’ai pas l’impression d’être mal loti. Quand on raisonne besoin et non argent, on ne manque de rien alors que si on raisonne argent, il n’y en a jamais assez. »

     

 

  1. Avril 2016. Daniel Pérénic photographie les alentours d'une maison pour enrichir l'annonce. Pour Daniel Pérénic, la principale qualité de l’agence, avant même son côté équitable, est le professionnalisme. « Ce que je veux, c’est être reconnu comme une agence immobilière qui fait bien son boulot et qui, en plus, pense aux autres. Notre métier, c’est de vendre. Il faut être bon là-dedans. Le reste, c’est la cerise sur le gâteau. »

     

  2. Avril 2016. Daniel Pérénic visite des biens immobiliers dans les environs de Strasbourg. Donner 5 % de sa commission à des associations qui œuvrent contre le mal-logement ou pour les SDF, c'est à ses yeux « penser à la problématique du logement de A à Z, jusqu'à ceux qui n’ont rien ». Dans l'est de la France, « il y a une dizaine d'associations qui travaillent sur ces thèmes. Nous présentons aux acheteurs celles avec lesquelles nous travaillons : leur fonctionnement, leurs priorités, leurs actions. Mais si un acheteur préfère donner à une structure qui œuvre pour une maladie particulière, ou qui s'intéresse aux enfants… du moment qu'elle est reconnue d’utilité publique, nous n'y voyons aucun inconvénient. »

  3. Avril 2016. Daniel Pérénic en prospection à Petite-Pierre, en banlieue de Strasbourg. Lorsque l'acheteur n'émet pas de souhait particulier vers telle ou telle association, l'agence effectue elle-même le don en privilégiant les actions d'urgence, notamment pendant les périodes hivernales. En dix ans, son agence a ainsi reversé environ 250 000 € de dons aux associations. Daniel Pérénic souhaiterait arriver à 1 million d’euros.

     

  4. Avril 2016. « La profession n’a pas une belle image, faut pas se leurrer, reconnaît Daniel Pérénic. Mais je trouve que c’est un super beau métier de trouver une maison ou un appartement pour une famille. Lorsque les gens visitent des logements qui leur correspondent, qu’ils s’y projettent et que leurs yeux s’illuminent, c'est top. »

    • Retrouvez le premier portrait de cette série “Militer autrement” : Les « batailles concrètes » de Cécile pour le climat, en cliquant ici.

     

     

    Source : https://www.mediapart.fr

     

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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 14:18

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

Jetlag

« Maintenant les gens partagent tout. Pourquoi pas la nourriture ? »

 

Pourquoi jeter de la nourriture quand on peut la donner à ses voisins ? Une start-up britannique propose une application qui encourage les ménages à limiter le gaspillage alimentaire.

 

 

 

(De Londres) Toutes les semaines, Valentina va récupérer des légumes invendus chez un maraîcher. Ensuite, elle en redistribue une grande partie via Olio, une application qui permet de donner à ses voisins de la nourriture destinée à la poubelle. Cette Londonienne d’origine italienne explique :

«  Aujourd’hui, il me reste du panais et une sorte de chou. Hier, j’avais des aubergines qui étaient un peu abîmées, je les ai coupées, grillées au four et elles sont parties super vite. C’est bio et c’est gratuit. »

Olio fonctionne comme n’importe quelle application de réseautage social : le donneur poste une photo et une courte description du produit alimentaire dont il souhaite se débarrasser, puis les personnes intéressées s’arrangent avec elle pour le récupérer via une messagerie instantanée. Et comme beaucoup d’applications, elle utilise un système de géolocalisation.

 

Des messages sur Olio

Des messages sur Olio - Capture d’écran

 

 Traduction :

« Bonjour Valentina ! J’espère que tu vas bien. Je suis intéressée par ton article. Est-il toujours disponible ? Si oui, penses-tu que je puisse venir le récupérer ce soir ? Merci !

- Salut Hélaine, tu es la bienvenue. A quelle heure voudrais-tu passer ? Merci.

- Cool merci ! Penses-tu que ce serait possible ce soir vers 19h30 ? »

 

Les produits disponibles et leur géolocalisation

Les produits disponibles et leur géolocalisation - Capture d’écran
 

Selon l’une de ses fondatrices, Saasha Celestial-One, une Américaine expatriée à Londres, 27 000 personnes ont créé un compte depuis son lancement l’été dernier.

 

« Les gens en ont parfois rien à foutre »

L’idée d’Olio est née d’une expérience personnelle. Tessa Cook, la seconde fondatrice, devait partir à l’étranger, mais il lui restait des légumes frais dans son frigo. Incapable de trouver quelqu’un à qui les donner, elle a préféré les caser dans sa valise plutôt que de les jeter.

«  On trouvait ça dingue qu’il n’existe pas un moyen facile d’éviter de gaspiller de la nourriture encore bonne et d’en faire profiter quelqu’un  », explique Saasha Celestial-One, installée à la table d’un café d’un quartier du nord de Londres, où elle et sa complice vivent et ont testé l’application.

 

Saasha Celestial-One et Tessa Cook, les fondatrices d'Olio

Saasha Celestial-One et Tessa Cook, les fondatrices d’Olio - DR
 

Aujourd’hui, Olio a des utilisateurs dans plusieurs quartiers à Londres et dans quelques autres villes au Royaume-Uni. Mais dans la capitale britannique, où les magasins ferment tard et où on trouve des épiceries à chaque coin de rue, c’est un véritable défi de recruter des adeptes pour une application de partage de nourriture. Saasha Celestial-One :

«  Le marché de seconde main est très fragmenté, donc nous voulions nous concentrer sur la nourriture, mais aussi développer le sens de la communauté.

Parce que le problème avec le gratuit, c’est que les gens en ont parfois rien à foutre et ne se pointent pas aux rendez-vous ou arrivent en retard, ce qui est agaçant quand tu essayes de faire quelque chose pour la bonne cause.  »

La bonne cause, c’est la lutte contre le gaspillage alimentaire. Comparé à ses voisins européens, le Royaume-Uni est un très mauvais élève. Selon les derniers chiffres d’Eurostat, l’île est le plus gros gaspilleur  : 14,3 millions de tonnes de nourriture y sont jetées chaque année, contre 9 millions en France.

 

50% du gaspillage provient des foyers

Cependant, «  depuis environ un an, il y a une prise de conscience politique et sociale concernant le gaspillage alimentaire  », assure la fondatrice d’Olio.

 

Des fruits et légumes, le 16 octobre 2015 à Paris

Des fruits et légumes, le 16 octobre 2015 à Paris - MIGUEL MEDINA/AFP
 

Au début de l’année, plusieurs grandes chaînes de supermarchés, dont Tesco et Sainsbury’s, se sont engagées à réduire de 20% le gaspillage alimentaire d’ici 2025. Mais aucune loi n’oblige la grande distribution ni les petits commerces à céder leurs invendus à des individus ou des organismes caritatifs.

Ainsi, Valentina ne peut-elle pas révéler plus de détails sur le maraîcher qui la fournit car c’est un employé qui lui donne les produits, à l’insu de son patron.

«  Les commerces ont peur qu’en donnant leurs produits les gens achètent moins et attendent que ce soit gratuit. »

À l’inverse, une autre utilisatrice d’Olio, Gill Watson, une chef qui se définit comme une «  activiste  », s’est arrangée avec le Lidl de la ville de Pendle (Lancashire) après avoir mené «  une guerre sur les réseaux sociaux  ».

 

Cinq fois par semaine, elle va chercher des invendus – du pain, des légumes, des conserves – qu’elle met à disposition dans des cabanons ouverts à tous, mais principalement destinés aux écoliers issus de familles pauvres et aux retraités dont la pension de retraite est insuffisante.

Si elle a commencé son action de redistribution bien avant l’arrivée d’Olio, elle se sert de l’application pour écouler les stocks. Pour Saasha Celestial-One :

«  Si des personnes comme Gill distribuent le surplus de supermarchés, c’est vraiment génial. Mais nous, ce n’est pas notre priorité, car ils ne sont responsables que de 2% du gaspillage alimentaire.  »

En effet, d’après l’organisme Love Food Hate Waste, presque 50% de la nourriture gaspillée chaque année au Royaume-Uni provient des foyers, ce qui leur ferait perdre 74 euros par mois (60 livres). Les créatrices d’Olio comptent donc sur la prise de conscience individuelle…

 

Echelle « hyper locale »

Mais leur application surfe aussi sur la vague de l’explosion de l’économie du partage. Saasha Celestial-One explique :

«  Maintenant les gens partagent tout, les emplacements de parking, le logement, les bureaux. Pourquoi pas la nourriture  ?  »

Outre le refus de gaspiller et l’envie de partager avec ses voisins, on se rend compte, en discutant avec les utilisateurs, que la dimension économique entre aussi en jeu. Pour Anna, une utilisatrice d’Olio, l’appli permet de faire quelques économies :

«  On ne peut pas vraiment contrôler son budget logement et transport. En revanche, c’est possible de réduire son budget nourriture avec des applications comme Olio. Moi je n’achète pas quand je sais que c’est sur l’appli.  »

 

Pour que la start-up décolle, l’application doit se développer à l’échelle «  hyper locale  », précise Saasha Celestial-One. Mais à Londres, son succès semble encore très inégal selon les quartiers.

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 14:04

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

Framadate

#NuitDebout : comment l’orchestre participatif s’est organisé

 

Un événement Facebook et un sondage en ligne ont permis à plus de 300 musiciens de jouer ensemble la « Symphonie du nouveau monde » place de la République à Paris.

 

 

 

Mercredi 20 avril à 22 heures, place de la République à Paris, plus de 300 musiciens qui ne se connaissaient pas ont joué dans le noir la « Symphonie du nouveau monde » de Dvorak, dans le cadre de « Nuit debout », et ce après une simple répétition générale à 20 heures. Voilà le résultat final :

 

 

L’« Orchestre debout » a été lancé neuf jours plus tôt par un événement Facebook qui compte ce jeudi plus de 12 000 personnes. Quand Clément, 29 ans, physicien à Cachan (Val-de-Marne), s’est rendu compte que tout ce beau monde n’était pas forcément musicien, il a créé un Framadate, un outil d’organisation en ligne basé sur un logiciel libre de l’association Framasoft.

Pour s’organiser, Nuit debout utilise beaucoup de services libres de ce type. « Biblio debout » par exemple, se sert de Framapad pour écrire des textes à plusieurs.

 

Nouveau concert le 30 avril ?

Avant ce mercredi, plus de 350 musiciens, professionnels ou amateurs, ont répondu au sondage d’Orchestre debout, toujours visible en ligne. Chaque participant a coché la colonne correspondant à son instrument – violon, alto, contrebasse, flûte ou encore clarinette, cor et trompette – et précisé s’il connaissait la partition.

 

Capture du Framadate de l'

Capture du Framadate de l’« Orchestre debout »
 

Le Framadate a permis aux initiateurs de savoir s’il y aurait assez de contrebassistes ou si l’on ne manquerait pas de cor. Clément, le premier inscrit (colonne hautbois), a fait appel à quelques amis pour compléter les cuivres.

 

Des musiciens jouent la

Des musiciens jouent la « Symphonie du nouveau monde » dans le cadre de Nuit debout, sur la place de la République à Paris, le 20 avril 2016 - PHILIPPE LOPEZ/AFP
 

« Une personne sur deux disait connaître la partoche, on a pensé que c’était jouable. Si individuellement trop de monde se trompe, on se perd et la musique s’arrête. »

Comme le timbalier, beaucoup de participants venaient à Nuit debout pour la première fois, relate Clément.

L’orchestre debout devrait jouer à nouveau le samedi 30 avril au soir. Si la date est confirmée, un sondage devrait être lancé pour savoir si sera choisi cette fois « L’Hymne à la joie » de Beethoven ou le « Chœur des esclaves » de Verdi.

 

 

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

 

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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 15:25

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

ça bouge ! Médias libres

La Maison écologique : la revue indépendante qui rend l’éco-habitat accessible

par

 

 

 

Fondé en 2001 par Yvan Saint-Jours, alors occupé à rénover une maison en Normandie, le magazine La Maison écologique est le seul média français indépendant entièrement consacré à l’habitat. Structuré en Scop, ce bimestriel propose une approche technique et grand public de l’éco-construction. Objectif : augmenter la part de logements zéro pétrole en France. Pour pouvoir continuer à diffuser ses enquêtes et reportages, le journal lance un appel à financement participatif.

Quand il a quitté Paris pour s’installer en Bretagne, Guizmo le chanteur du groupe Tryo ne connaissait rien à l’habitat écologique. Il était pourtant fermement décidé à rénover sa bâtisse du 18ème avec des matériaux sains, sans chimie ni pétrole. Il a donc décidé de s’abonner à « La Maison écologique ». Le magazine, fondé en 2001, propose des enquêtes très fouillées sur les nombreux matériaux de construction écolos que l’on trouve désormais en France : isolants (laine de bois, ouate de cellulose, laine de chanvre, etc), peintures, revêtements de sols divers, portes et fenêtres, etc. « La maison écologique nous aide à faire le tri, suscite l’envie et amène le savoir », estime Guizmo, qui parraine la campagne de financement participatif lancée par le magazine.

 

À côté des portraits d’auto-constructeurs, on trouve des interviews de professionnels, des reportages sur chantier, des contacts d’associations spécialisées, des astuces et recettes pour monter seul un mur de briques, un poêle, ou fabriquer son éolienne. « Face à des projets de construction et de rénovation de plus en plus complexes, nous avons besoin d’une revue technique inspirante qui puisse fédérer l’ensemble des acteurs pour faire remonter du terrain expériences, analyses, innovations, savoir-faire et modes d’intervention sur chantier », estime Johanne Boch, de l’association Oïkos, structure pionnière de l’éco-construction en France.

La Maison écologique, média 100 % indépendant, structuré en Scop, a reçu en 2007 le prix Eurosolar de la catégorie Média des mains d’Hermann Scheer (prix Nobel Alternatif, président du Conseil mondial des énergies renouvelables). Le journal est disponible tous les deux mois en kiosque ou sur abonnement. « Demander du blé pour la construction paille ou du liquide pour des toilettes sèches, ça peut paraître bizarre, c’est pourtant essentiel. La Maison écologique est un Ovni dans les kiosques où la pensée dominante domine », lance Yvan Saint-Jours, fondateur du magazine [1].

 

Plus d’informations :
- La page Facebook de La maison écologique
- La page du financement participatif
- La vidéo de présentation du magazine

 

 

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