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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 17:33

 

Le Monde.fr avec AFP | 31.03.2012 à 09h38 • Mis à jour le 31.03.2012 à 10h04

 
Les deux principaux services de microblogs chinois, Sina Weibo et Tencent QQ, ont suspendu samedi la possibilité pour les internautes de mettre en ligne des commentaires.

La Chine a annoncé samedi 31 mars d'importantes restrictions d'utilisation des microblogs, la fermeture de plusieurs sites et l'arrestation de personnes accusées d'être à l'origine de "rumeurs" de coup d'Etat à Pékin. Ce durcissement brutal, qui  intervient quinze jours après le limogeage du responsable charismatique Bo Xilai, un coup de tonnerre politique qui a brisé l'image d'unité que souhaite donner le Parti communiste chinois, alimente toutes les spéculations sur la Toile.

 

Lire : Chine : l'ascension brisée de Bo Xilai

Les deux principaux services de microblogs chinois, Sina Weibo et Tencent QQ, ont suspendu samedi la possibilité pour les internautes de mettre en ligne des commentaires. Les deux géants ont affirmé que cette mesure resterait en vigueur jusqu'au 3 avril, alors que les autorités montrent une nervosité croissante face au flot de critiques véhiculées par les microblogs.

Ces messages de 140 idéogrammes maximum sont très populaires chez les Chinois qui n'hésitent pas à en faire usage pour dénoncer scandales et abus. Selon les observateurs, ils jouent un rôle crucial pour façonner l'opinion publique.

"Les rumeurs et les informations illégales et nuisibles propagées par microblog ont eu des mauvaises répercussions sociales", a justifié Tencent. "Il est nécessaire de procéder à un nettoyage", a insisté ce poids lourd des réseaux sociaux, de la messagerie instantanée et du microblogging en Chine. "Du 31 mars 8 heures au 3 avril 8 heures la fonction commentaire de Weibo sera temporairement suspendue", a de son côté indiqué Sina, qui possède le premier service de microblogging du pays.

 

"UNE GRAVE ATTEINTE À LA LIBERTÉ D'EXPRESSION"

Les internautes chinois, déjà soumis à une censure draconienne qui bloque par exemple Twitter, Facebook et Youtube, n'ont pas tardé à réagir. "Couper les commentaires de tous les utilisateurs de microblogs est une grave atteinte à la liberté d'expression et cela restera gravé dans l'histoire", a jugé Lawyer 80, sur weibo.com.

Peng Xiaoyun, un autre cyberactiviste, a appelé ses pairs à se mobiliser en craignant une aggravation de la répression. "Si vous restez silencieux aujourd'hui tandis que les commentaires sont coupés, alors vous continuerez à vous taire demain quand les microblogs seront fermés et tout le monde se taira le jour où vous serez arrêté", a-t-il mis en garde. Peng a précisé qu'il "déménageait" sur Google+. Comme lui d'autres internautes appelaient à quitter les systèmes chinois pour des réseaux sociaux étrangers (Facebook, Twitter), même s'il faut contourner la censure pour les consulter en Chine.

Les autorités chinoises ont par ailleurs imposé la fermeture de seize sites web et arrêté six personnes pour "création et propagation de rumeurs", a annoncé samedi Chine nouvelle. Selon la police citée par l'agence officielle, on reproche à ces sites d'avoir rapporté "l'entrée à Pékin de véhicules militaires ainsi que des choses qui ne tourneraient pas rond". Toujours d'après la police, un nombre non précisé d'utilisateurs du Net ont été "admonestés et éduqués" pour avoir diffusé ces rumeurs qui, la semaine dernière, ont emballé les forums de discussion.

La Chine, où la presse est muselée par l'Etat, compte plus d'un demi-milliard d'internautes et plus de 300 millions de comptes Weibo enregistrés. Les autorités ont ces derniers mois resserré leur étau sur cette vaste communauté. Depuis le 16 mars, il est théoriquement impossible d'ouvrir un compte de microblog sous un nom d'emprunt, même si cette mesure ne semble pas appliquée de façon systématique.

 

Lire : Pékin met fin à l'anonymat sur les réseaux sociaux

Le PC chinois, parti unique au pouvoir, a suivi d'un œil inquiet le printemps arabe, sachant bien le rôle joué par les réseaux sociaux qui ont servi d'outil de mobilisation rapide et anonyme pour les militants pro-démocratie.

 

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 14:34

LEMONDE | 07.03.12 | 15h40

 
 

 

Les entreprises publiques chinoises sont invitées à redistribuer une partie de leurs profits.

Les entreprises publiques chinoises sont invitées à redistribuer une partie de leurs profits.ASSOCIATED PRESS/GREG BAKER


Shanghaï Correspondance - La pression monte contre les grandes entreprises publiques chinoises, accusées de profiter amplement des ressources de l'Etat sans reverser leur dû à la société en contrepartie. L'influente patronne de presse progressiste Hu Shuli a donné le ton, au moment où se tient la session annuelle de l'Assemblée nationale populaire, occasion de faire entendre les griefs de saison : "A défaut de redressement, le capitalisme d'Etat chinois pourrait bien devenir un capitalisme de copinage."

Un autre assaut est venu de Zong Qinhong, le patron du groupe privé Wahaha, qui a appelé à briser les monopoles étatiques au profit du secteur privé. "Le gouvernement reçoit trop et le peuple trop peu", a lancé, samedi 3 mars, sur la chaîne Bloomberg, M. Zong, qui est tout de même la deuxième fortune du pays.

Trois décennies de réformes ont vu des pans entiers de l'économie passer aux mains du privé, le Parti communiste chinois (PCC) prenant soin d'intégrer en parallèle les nouveaux entrepreneurs pour en faire des membres plutôt que des concurrents aigris. Le PCC a en revanche gardé le contrôle direct dans de multiples domaines qualifiés de "stratégiques", selon l'acception la plus extensive possible du terme, tels que les banques, les opérateurs de téléphonie mobile ou les partenaires imposés aux marques étrangères dans l'automobile. Le département de l'organisation du PCC nomme les cadres dans ces entreprises aux noms commençant par "China" autant qu'il attribue les postes dans les ministères et gère les passerelles. Les grands groupes opèrent souvent en oligopoles.

La question devient des plus politiques dès lors que les "masses" se sentent exclues. "Le peuple commence à être un peu agacé de voir ces entreprises donner peu à la société en retour de leurs privilèges", constate Zhang Jun, le directeur du Centre d'études économiques de l'université de Fudan, à Shanghaï. Selon lui, le PCC doit se faire à l'idée qu'il a plus à gagner à maintenir une économie efficace et à régler les mécontentements qu'à conserver ce contrôle. "Au fond, la décennie écoulée n'a pas vu la seconde vague de réformes économiques attendue", estime le professeur Zhang.

Le débat est relancé suite à la publication par la Banque mondiale, le 27 février, d'un rapport de 464 pages insistant sur la nécessité de réformes économiques, dont une "diversification graduelle de la propriété" des entreprises publiques. L'institution pourra toujours être soupçonnée de se faire le chantre d'un libéralisme économique malvenu en terre socialiste, le rapport a toutefois reçu le soutien de Li Keqiang, l'homme promis au poste de premier ministre au printemps 2013, illustration de la prise de conscience du besoin de changement au sein du PCC.

 

SCANDALES DE CORRUPTION

Le rapport appelle notamment à augmenter les dividendes reversés à l'Etat par ces groupes publics dont le gouvernement central garde systématiquement la majorité des parts. Peu compétitifs au lendemain des réformes engagées par Deng Xiaoping, il fut longtemps toléré qu'ils ne reversent qu'environ 10 % de leurs gains - et parfois rien - au budget national, le temps de se renforcer. Mais les voilà désormais aptes à investir massivement jusqu'en Afrique ou au Brésil.

Pour Gao Xu, analyste chez Everbright Securities, les cadres placés dans ces entreprises "peuvent toujours prétendre qu'ils ont besoin de liquidités pour bloquer tout changement". Sans risquer d'être démis de leurs fonctions puisque "les affectations sont politiques". Un autre économiste, dans une banque publique, relève : "Le système est réticent à la réforme pour la simple raison que c'est par le biais de ces entreprises que le Parti conserve la mainmise sur l'économie."

Il n'en faut pas moins donner des gages. Le patron de China Mobile, Wang Jianzhou, a ainsi déclaré, lundi 5 mars, qu'il n'était "pas opposé" à transférer un peu plus à l'Etat que les 15 % de dividendes actuels. Empêtré depuis deux ans dans des scandales de corruption, l'opérateur aux 655 millions de cartes SIM est bien placé pour connaître les limites de la relation incestueuse entre l'Etat et les affaires. Dernier en date à tomber, son directeur exécutif est détenu depuis le 28 février. Avant lui, le vice-président du groupe a déjà été condamné pour avoir reçu l'équivalent de 900 000 euros de pots-de-vin. Au sein de son entreprise, il était également secrétaire du PCC.

Harold Thibault

 


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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 12:34

 

LEMONDE.FR avec Reuters | 06.03.12 | 06h47   •  Mis à jour le 06.03.12 | 09h47

 
 

Un Tibétain de 18 ans s'est immolé par le feu lundi 5 mars dans le Sichuan, ce qui porte à trois le nombre de suicides commis par ce moyen dans le centre de la Chine ces trois derniers jours, rapporte le mouvement Free Tibet.

Vingt-cinq tentatives, qui se sont soldées par quinze décès, ont été enregistrées au cours des douze derniers mois, selon les mouvements tibétains en exil. Il s'agit pour beaucoup de moines ou de nonnes bouddhistes, mais les trois derniers étaient des laïques, soulignent-ils, estimant que cela témoigne d'une hostilité croissante à l'égard de la souveraineté chinoise.

Le jeune homme mort lundi dans le comté d'Aba a mis le feu à ses vêtements avant de marcher en flammes jusqu'à un bâtiment administratif devant lequel il s'est effondré, rapporte Free Tibet, citant un témoin.

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 22:51

LEMONDE.FR avec AFP | 02.03.12 | 16h24

 
 

 

Une usine à Yutian, à 100 km à l'est de Pékin.

Une usine à Yutian, à 100 km à l'est de Pékin.AFP/PETER PARKS

La Chine a admis, vendredi 2 mars, que deux tiers des villes de son territoire dépassent le seuil maximum de pollution atmosphérique prévu par les nouvelles normes qui comptabilisent les particules fines, les plus dangereuses pour la santé.

Cédant à la pression populaire, le gouvernement chinois a ordonné mercredi la mise en place d'ici à la fin de l'année de mesures de pollution de l'air prenant en compte les particules d'un diamètre inférieur ou égal à 2,5 microns, qui pénètrent plus profondément dans les poumons. L'obligation de nouvelles mesures de la contamination atmosphérique s'appliquera cette année à toutes les capitales de province et de région ainsi qu'à Shanghai et à Pékin, soit trente et une agglomérations.

"Après la mise en place des nouvelles normes, deux tiers des villes de notre nation n'atteindront pas le seuil requis de qualité de l'air", a admis Wu Xiaoqing, vice-ministre chargé de la défense de l'environnement. "Cela prouve l'ampleur du défi auquel nous faisons face", a-t-il ajouté.

PREMIER ÉMETTEUR DE GAZ À EFFET DE SERRE

Les nouvelles normes chinoises sont censées répondre aux recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour lutter contre la pollution atmosphérique dans les pays en voie de développement, mais les limites choisies restent trois fois plus élevées que les objectifs conseillés par l'OMS.

Les autorités ont été fréquemment accusées ces derniers mois de sous-estimer la gravité de la pollution atmosphérique dans les zones urbaines, notamment dans la capitale, Pékin. La Chine, deuxième économie de la planète et premier marché automobile mondial, voit son environnement menacé par ses très nombreuses industries polluantes, son trafic routier en constante expansion et son laxisme pour protéger les écosystèmes. En outre le pays tire plus de 70 % de son énergie de la combustion du charbon, ce qui en fait le premier émetteur mondial de gaz à effet de serre.

 

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 14:57

20minutes.fr/

Mis à jour le 22.02.12 à 15h20

Des centaines de retraités chinois, qui ont participé à la construction du barrage des Trois-Gorges, sur le fleuve Yangtzé, ont bloqué des rues à Yichang (centre) pour protester contre le montant de leur pension, rapporte ce mercredi l'agence Chine nouvelle.

Les manifestations sont entrées mercredi dans leur troisième jour et des protestataires ont bloqué les rues de Yichang, où est basé le siège de leur ancien employeur, Gezhouba. D'après l'agence de presse officielle, 20.000 retraités ont travaillé pour le compte de la société.

Le barrage, achevé en 2005, a coûté 254 milliards de yuans (37,5 milliards de dollars) et a entraîné le déplacement de 1,3 million de riverains.

Reuters
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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 14:19

LEMONDE.FR avec Reuters | 17.02.12 | 08h44

 
 

Les autorités chinoises ont arrêté plusieurs centaines de Tibétains qui revenaient d'Inde, où ils avaient assisté à des séances d'enseignement dirigées par le dalaï lama, et les oblige à suivre une rééducation politique, a annoncé vendredi 17 février Human Rights Watch. Selon l'ONG, il s'agirait de la première fois depuis la fin des années 1970 que les autorités chinoises arrêtent un aussi grand nombre de laïcs tibétains. Cette action survient au moment où la Chine est particulièrement inquiète des troubles au Tibet et dans les autres provinces à population tibétaine.

Pékin avait initialement autorisé sept mille Tibétains à assister aux séances dirigées par leur chef spirituel en exil, à Bihar en Inde, entre le 31 décembre et le 10 janvier. Human Rights Watch y avait initialement vu un signe de détente vis-à-vis de cette ethnie. "Toutefois, la situation a changé, sur fond de troubles dans les régions tibétaines orientales et de craintes qu'ils ne s'étendent à Lhassa", la capitale provinciale du Tibet, indique l'ONG dans un communiqué envoyé par courriel.

Depuis mars 2011, au moins quinze Tibétains ont trouvé la mort en s'immolant par le feu afin de protester contre la domination chinoise. Les faits se sont en général produits plutôt dans les provinces du Sichuan et du Gansu qu'au Tibet lui-même. La Chine affirme respecter la liberté de culte au Tibet et défend son occupation depuis 1950 en affirmant qu'elle a permis le développement de cette région.

Selon Human Rights Watch, les Tibétains arrêtés possédaient des passeports chinois valides leur permettant d'entrer et sortir du territoire. "Aucun règlement connu n'interdit aux Tibétains d'assister à ces séances d'enseignement, et ceux qui subissent une rééducation à leur retour n'ont été accusés d'aucun crime, comme la possession de documents illicites ou l'entrée clandestine sur le territoire chinois. (...) Rien n'indique pour l'instant que les quelque sept cents Chinois ethniques ayant assisté aux enseignements du dalaï lama à Bihar aient été arrêtés à leur retour en Chine, ce qui laisse penser que ceux qui l'ont été ont été sélectionnés en raison de leur ethnie."

 


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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 23:13
Rue89 - Aujourd'hui la Chine 15/02/2012 à 22h20

Claude Lely

A quelques jours du Nouvel an tibétain, deux journalistes ont réussi à se rendre à Aba, théâtre de nombreux actes de détresse et de protestation contre la tutelle chinoise. Une immolation a été confirmée par Pékin samedi, une autre aurait eu lieu ce lundi.

Les témoignages sont rares, les images uniques. Jonathan Watts du Guardian et Tom Lasseter de McClatchy Newspapers ont atteint chacun de leur côté la ville d'Aba (ou Ngaba en tibétain) ces derniers jours.

A la recherche d'explications concernant la vague d'immolations de ces derniers mois qui s'est renforcé la semaine dernière, ils ont pu y observer l'omniprésence des forces de l'ordre et la détresse du clergé bouddhiste.

C'est dans cette préfecture autonome tibétaine du Nord-Est du Sichuan que 13 des 23 immolations de ces douze derniers mois ont eu lieu. La région est connue pour abriter une concentration exceptionnelle de monastère, dont celui de Kirti, à plusieurs dizaines de kilomètres d'Aba, où a eu lieu le dernière immolation rapportée, ce lundi.

Un moine de 19 ans se serait mis le feu en criant des slogans anti-chinois, avant l'intervention des forces de l'ordre, qui auraient éteint les flammes et violemment emmener le protestataire rapporte l'organisation Free Tibet.


Tenzin Choedron, 19 ans, est morte après s'être immolée samedi 4 janvier (ONG)

Zone interdite

Pour rendre compte de la tension qui règne dans ces régions, entre revendications culturelles et présence intimidante des autorités chinoises, les deux journalistes ont dû voyager dans la plus grande discrétion. Il leur a fallu parcourir de longues distances sur les routes de montagne du Sichuan, cachés au sol à l'arrière de véhicules sous des sacs à dos ou des couvertures.

Comme dans d'autres régions tibétaines, l'accès à la préfecture d'Aba est de fait interdit aux étrangers. De nombreux check-point bloquent les routes : les autorités cherchent à éviter que des informations circulent dans les deux sens. Beaucoup de journalistes qui ont tenté de s'y rendre ont été bloqués à plusieurs centaines de kilomètres de la ville.

Le journaliste du Guardian a toutefois réussi à y tourner une vidéo qui témoigne de l'encadrement policier voire militaire de ces zones.

Le reportage du journaliste du Guardian

Jonathan Watts écrit :

« Des officiers de police et des fonctionnaires communistes portant des brassards rouges recherchent des yeux des manifestants potentiels. Des douzaines de paramilitaires sont assis en rangs devant les restaurants et les magasins, dans une démonstration de force intimidante (...). Certains sont équipés de bâtons munis de pointes, d'armes semi-automatiques et d'extincteurs ».

Le but est d'éviter les manifestations de masse, mais aussi les actes isolés.

« Aux environs des monastères, les officiers chinois dans des camions de pompiers surveillent de près les processions des péperins, au cas où leur dévotion ne vire à l'immolation. »

Le journaliste britannique observe que la question des immolations divise les Tibétains, certains les considérant comme des actes d'extrémismes. Mais il faut en craindre de plus en plus, explique un moine, alors que la pression des autorités chinoises fait perdre espoir à beaucoup de religieux.

Pour ne pas risquer de laisser s'organiser la protestation, la communication entre les différentes zones tibétaines est très limitée, provoquant la frustration de nombreux locaux, qui ont souvent des proches à Serxu, ou sur les hauts plateau de la région de Lhassa.

Si le manque de liberté culturelle et religieuse est au centre des protestations, beaucoup dénoncent les « campagnes de rééducation ». Les moines sont obligés de renier publiquement le dalaï lama et d'affirmer leur loyauté à la Chine, sous la contrainte « d'intimidations et de menaces », confie un religieux.

Du desespoir à l'immolation

Tom Lasseter témoigne du profond désespoir le population, et notamment des nombreux membres du clergé bouddhiste qui vivent dans ces régions himalayennes. Il rapporte les « fréquentes visites » des « équipes de travail » chinoises dans les monastères, à la recherche de signes de mécontentement.

Les dortoirs des moines sont fouillés régulièrement, et les protestataires peuvent être violentés voire tués, explique un moine au reporter. Rares sont ceux qui acceptent de parler, mais ceux qui le font tiennent un discours grave : « Nos coeurs souffrent beaucoup, et quand la souffrance n'est plus supportable, nous nous mettons le feu ».

L'agence de presse officielle chinoise a confirmé la mort d'une nonne de 18 ans, qui s'est immolée par le feu samedi dans la préfecture d'Aba, et les officiels continuent d'assimiler ces actes à des tentatives de déstabilisation fomentées par « la clique » du Dalaï Lama.

A l'approche du Nouvel An tibétain, le 22 février, et de l'anniversaire des révoltes de mars 1959, Pékin a annoncé un renforcement du contrôle de la région. Des officiels jugés trop laxistes ont été évincés, et un haut-responsable de la province du Tibet a déclaré que la Chine est prête à « la guerre contre les sabotage sécessionniste ».

 

Publié initialement sur
Aujourd'hui la Chine
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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 16:43

LEMONDE.FR avec AFP | 14.01.12 | 12h31

 
 

Une capture d'écran de vidéo, réalisée par un étudiant, montre un moine tibétain en train de s'immoler le 21 novembre 2011 dans la province du Sichuan.

Une capture d'écran de vidéo, réalisée par un étudiant, montre un moine tibétain en train de s'immoler le 21 novembre 2011 dans la province du Sichuan.AFP/Students for a Free Tibet


Un Tibétain a tenté de s'immoler par le feu, samedi 14 janvier en Chine, près du monastère de Kirti dans la province du Sichuan, dans le sud-ouest du pays, ont annoncé les associations International Campaign for Tibet (ICT) et Free Tibet, sans être en mesure de préciser son état de santé ni son sexe.

Une femme a par ailleurs été atteinte par un tir des forces de l'ordre lorsque celles-ci ont ouvert le feu sur une foule qui tentait de se porter au secours du Tibétain, selon Free Tibet. Le sort de la femme n'était pas connu.

Un témoin a décrit une scène "terrifiante" et affirmé qu'un "gaz fort" avait été utilisé contre la foule. Plusieurs personnes ont été battues et arrêtées, a assuré ce témoin à Free Tibet.

Joint par téléphone, un responsable de la propagande du Parti communiste local a déclaré à l'AFP tout ignorer de la tentative d'immolation et de heurts entre habitants et forces de l'ordre. "La situation est normale en ville", a-t-il dit.

 

NEUF DÉCÈS PAR IMMOLATION EN MOINS D'UN AN

Au moins 15 Tibétains, en majorité moines ou nonnes bouddhistes, se sont immolés ou ont tenté de le faire en moins d'un an en Chine, la plupart dans le Sichuan, proche de la Région autonome du Tibet. Au moins neuf d'entre eux sont décédés.

Les immolations des moines – désapprouvées par leur chef spirituel, le dalaï lama – illustrent, selon les ONG, le désespoir face à la répression religieuse et culturelle menée par Pékin dans les régions tibétaines.

La Chine affirme avoir "libéré pacifiquement" le Tibet en 1951 et amélioré le sort des Tibétains en fournissant des fonds pour le développement économique de cette région pauvre et isolée. Mais de nombreux Tibétains ne supportent plus ce qu'ils considèrent comme une domination grandissante des Hans, ethnie fortement majoritaire en Chine, et la répression de leur religion et de leur culture.

 

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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 22:26
| Par La rédaction de Mediapart

Le directeur général du quotidien chinois Jinghua Shibao, impliqué dans un scandale de corruption mêlant la presse et une enseigne de mobilier de luxe, a été licencié, ont rapporté samedi les médias officiels. Cui Bin a été renvoyé vendredi 6 janvier, a annoncé le quotidien Les Nouvelles de Pékin. Il est accusé d'avoir offert contre rétribution ses services et son entregent à la firme Da Vinci, qui fournit la classe aisée chinoise en meubles de luxe, après que la probité de cette société eut été mise en cause.

Dans un reportage de juillet 2011, un journaliste de la télévision d'Etat CCTV avait reproché à Da Vinci de faire croire que certains de ses meubles étaient fabriqués en Italie, alors qu'en fait ils l'étaient en Chine puis transportés au port de Shanghai où leur «importation» était inventée. CCTV avait aussi critiqué la qualité des meubles Da Vinci, l'accusant de vendre pour du haut de gamme des pièces en fait composées de contreplaqué.

Cette mise à la porte met en lumière les liens fâcheux qui se tissent souvent en Chine entre le monde des affaires et celui de la presse, trop habituée à rapporter ce qu'on lui demande. L'affaire confirme aussi les mauvaises habitudes d'entreprises prêtes à payer grassement les journalistes pour étouffer des informations défavorables. 

À lire sur Le figaro.fr (voir ci-dessous)

Figaro.fr

AFP Mis à jour le 07/01/2012 à 11:53 | publié le 07/01/2012 à 10:58

 

Chine: un directeur de journal licencié

 

  

Un retentissant scandale illustrant la corruption au sein de la presse officielle chinoise a rebondi aujourd'hui avec l'annonce du licenciement du directeur d'un grand quotidien de Pékin, suspecté d'avoir extorqué de l'argent à une société de mobilier de luxe. Cui Bin, un ambitieux quadragénaire qui dirigeait le "Jinghua Shibao", a été congédié hier de ce journal faisant partie du groupe du Quotidien du Peuple, l'organe officiel du Parti communiste.  Cette mise à la porte met en exergue les liens viciés qui se tissent souvent en Chine entre le monde des affaires et celui de la presse, trop habituée à rapporter ce qu'on lui demande. L'affaire confirme aussi les mauvaises habitudes des entreprises prêtes à payer grassement les journalistes pour étouffer des informations défavorables.

En l'espèce, Cui est accusé d'avoir offert contre rétribution son entregent à la firme Da Vinci, qui fournit la classe aisée chinoise en meubles de luxe, après que la probité de cette société eut été mise en cause. Pour un Occidental qui se rend en Chine - ou bien en Malaisie, à Singapour ou en Indonésie, autant de pays à forte proportion de nouveaux riches chinois - la visite d'un magasin Da Vinci est une expérience inoubliable. Ces immenses temples du kitsch sont remplis de fauteuils surchargés de dorures, de lits à baldaquin, de secrétaires copiés sur ceux des maîtres ébénistes français, de pendules rococo et de lustres de modèle désuet bien que neufs. Un article peut dépasser les 10.000 euros. Pour Da Vinci, qui promet à ses clients millionnaires l'art de vivre des châteaux de France ou des palais vénitiens, le "made in Italy" est un argument de vente crucial.

Une "importation" inventée selon un reportage de CCTV

Pas étonnant, donc, que des révélations contraires de la télévision d'Etat CCTV aient fait l'effet d'une bombe. Dans un reportage de juillet 2011, un journaliste de la chaîne avait assuré que de nombreux meubles Da Vinci étaient fabriqués en Chine puis transportés au port de Shanghai où leur "importation" d'Italie était inventée. CCTV avait aussi critiqué la qualité de la production de la firme, lui reprochant de vendre pour du haut de gamme des pièces composées de contreplaqué. Après cette diffusion qui avait suscité une vive controverse, Cui Bin avait signé un contrat de 3 millions de yuans (375.000 euros) avec Da Vinci, officiellement pour l'assister à répondre aux attaques la visant. Mais, sous couvert d'une opération de conseil et de relations publiques, il s'agissait d'abord pour le directeur du Jinghua Shibao d'extorquer de l'argent à Da Vinci, a affirmé cette semaine le magazine économique Caixin, fer de lance du journalisme d'investigation en Chine.

De fait, la polémique ne s'est pas éteinte, bien au contraire. Fin décembre, les autorités de Shanghai ont même infligé à Da Vinci une amende de 1,33 million de yuans (166.000 euros) pour avoir menti sur la qualité de ses produits. L'enseigne de luxe affirme aujourd'hui avoir été victime d'une opération d'extorsion. Elle accuse Li Wenxue, le journaliste de CCTV auteur du reportage qui a tout déclenché, de lui avoir soutiré un million de yuans (125.000 euros), faute de quoi il aurait publié de nouvelles informations gênantes. Le reporter nie catégoriquement. Reste qu'une telle pratique - "taire" une nouvelle défavorable contre une "enveloppe" - n'est pas rare en Chine, de la part de journalistes (ou se prétendant tel). Cela est notamment le cas après des accidents de mine, où des médias corrompus minimisent les responsabilités ou le bilan des victimes.

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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 13:03

 

Colère 01/01/2012 à 11h58

Pierre Haski Cofondateur Rue89


 

Détournement d'une pub de Mengniu (via Weibo)

A chaque année son scandale du lait contaminé en Chine. Cette fois, c'est le puissant groupe laitier Mengniu, connu pour les centaines de millions qu'il dépense chaque année pour acheter les spots télé de la soirée du nouvel an chinois, qui a été mis en accusation et choque les Chinois après la découverte d'une matière cancérigène, l'aflatoxine M1, dans ses produits.

Les internautes chinois se déchainent depuis quelques jours contre cette entreprise à forte visibilité en Chine, à l'image de ce détournement d'une pub de Mengniu, où le cosmonaute, symbole du Chinois moderne et conquérant du XXIe siècle, est remplacé par un squelette.


Le site de Mengniu hacké (capture d'écran via Global Voices)

Le site de Mengniu a été hacké par des protestataires, rapporte le site Global Voices Online, partenaire de Rue89, avec le message suivant :

« Il fut un temps où Mengniu renforçait le peuple chinois et nous étions fiers de cette entreprise. Aujourd'hui, elle l'enterre.

Est-ce que vous trompez vos parents ? Un litre de lait par jour, et de nombreux Chinois périront.

C'est ça votre principe ? Combien de catastrophes avez-vous provoqué ? A combien de Chinois avez-vous causé du tort ?

Nous sommes une famille, et vous faites du mal aux membres de cette famille.

Avez-vous une conscience ? Aujourd'hui, votre matière première est en dessous du niveau, demain elle provoquera des cancers : autant mettre tout de suite du poison dans votre lait. C'est ça ce que vous apportez au monde ?

Vous devriez aussi vous excuser auprès de vos vaches ! Un problème avec l'alimentation, ah ah ! Quelle excuse !

Voici la compagnie laitière Mengniu.

En tant que Chinois, vous devez vous réveiller. Et notre devoir, nous les millions de citoyens internautes, et de vous réveiller, de réveiller la Chine.

C'est la honte de notre nation. »

Le site a aujourd'hui retrouvé son aspect paisible habituel, avec ses vaches et son lait immaculé, mais les dégats sont profonds.


Le site de Mengniu (capture d'écran)

Dans un communiqué, la direction du groupe reconnait ses torts et s'engage à renforcer ses contrôles tout au long de la chaîne de production, de l'alimentation des vaches au produit fini.

Global Voices rapporte une blague qui circule sur Weibo, le Twitter chinois, et qui en dit long sur l'impertinence en ligne : trois collègues de travail se demandent quoi faire de deux cartons de lait Mengniu qui trainent dans leur bureau. Impossible de les jeter, dit l'un, des pauvres pourraient les ramasser et s'empoisonner. L'un d'eux a une idée :

« Donnons les à nos dirigeants, ils ne lisent que le Quotidien du peuple [l'organe central du parti communiste chinois, ndlr], et ne savent donc pas que le lait Mengniu est empoisonné »...

Ce n'est évidemment pas le premier scandale sur la qualité du lait : en 2008, une affaire d'empoisonnement avait été étouffée un temps pour ne pas gêner le déroulement des JO de Pékin. Du lait frelaté avait provoqué des décès et des malformations de nourrissons. La présidente d'une société laitière avait par la suite été condamnée à mort.

Parmi les riches Chinois, la défiance vis-à-vis des produits laitiers est telle qu'ils ne donnent à leurs enfants que des produits importés, achetés au prix fort.

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Chine
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