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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 19:34

 

Le Monde.fr avec AFP | 17.07.2012 à 17h16 • Mis à jour le 17.07.2012 à 17h26

 
Un moine tibétain de 18 ans s'est immolé le 17 juillet pour protester contre le pouvoir chinois.

Dernier épisode d'une longue série d'immolations ces derniers mois, un jeune moine bouddhiste du Tibet s'est suicidée par le feu, mardi 17 juillet, dans le sud-ouest de la Chine, a-t-on appris auprès du gouvernement tibétain en exil.

Le jeune clerc de 18 ans, identifié comme Lobsang Lozin, s'est immolé dans le canton de Bharkham, dans le Sichuan, alors qu'il marchait vers un bureau du gouvernement, a indiqué dans un communiqué l'administration centrale tibétaine basée en Inde. Il serait mort sur les lieux. Les autorités locales et la police de Bharkham n'ont pas immédiatement confirmé le suicide.

A la suite de l'incident, un important contingent de policiers armés s'est rendu dans la ville, a déclaré le gouvernement en exil. Les Tibétains sur place ont bloqué l'accès à un pont, barrant le passage à la police, faisant craindre une confrontation entre les deux groupes, a-t-il ajouté.

 

 42 IMMOLATIONS EN QUELQUES MOIS

Au moins 42 personnes se sont immolées par le feu dans les régions chinoises à peuplement tibétain ces derniers mois, selon les militants, afin de protester contre la domination chinoise sur le vaste plateau de l'Himalaya. Le 27 mai, deux hommes se sont immolés par le feu devant le temple du Jokhang connu pour ses pèlerinages bouddhistes, au centre de Lhassa, causant le premier incident de ce type dans la capitale régionale du Tibet.

"Les personnes courageuses qui tentent d'empêcher les forces chinoises de placer leurs compatriotes Tibétains en détention démontrent la force de l'esprit de protestation au Tibet, a déclaré Stephanie Bridgen, directrice de l'organisation Free Tibet à Londres. Les appels pour la libération du Tibet sont écrasants, la communauté internationale doit prendre position et dire à la Chine qu'il est temps de laisser les Tibétains décider de leur propre sort."


 

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 18:13

 

Marianne - Jeudi 14 Juin 2012 à 16:00

 

Régis Soubrouillard
Journaliste à Marianne, plus particulièrement chargé des questions internationales En savoir plus sur cet auteur

 

Retrouvé pendu dans sa cellule il y a une semaine, Li Wangyang était un héros méconnu de Tian'anmen. En juin 1989, il créait dans sa province le premier syndicat ouvrier de sa ville. Condamné à 22 ans de prison, torturé, il sort malade en 2011 avant d'être interné en hôpital. Sa mort, présentée comme un suicide par les autorités a provoqué des manifestations à Hong-Kong. Quelques semaines avant sa mort, il déclarait dans une interview à la télé de Hong-Kong qu'il ne regrettait rien, même s'il avait dû être guillotiné.

 

Vincent Yu/AP/SIPA
Vincent Yu/AP/SIPA
Retrouvé « suicidé » dans des conditions suspectes, la mort du dissident chinois Li Wangyang, vétéran de Tian’anmen déchaîne les passions sur le net chinois et fait descendre les foules dans la rue à Hong-Kong. Comme à l’habitude, les autorités n’ont rien fait pour lever les doutes sur le supposé « suicide » de Li.

Cet ancien prisonnier politique était un héros méconnu de Tian’anmen. Le 4 juin 1989, il collait une grande affiche sur un panneau de signalisation à Shaoyang (province centrale du Hunan) pour que les travailleurs se mettent en grève à l'appui des manifestations démocratiques. Deux jours plus tard, il  organisait un mémorial pour les victimes du massacre.
Condamné comme «contre-révolutionnaire» pour avoir créé l'un des premiers syndicats ouvriers de Shaoyang pendant les événements de Tian'anmen, il avait été libéré en 2011 après avoir passé vingt-deux ans de sa vie en prison.

Sorti de prison aveugle, sourd et nécessitant des soins réguliers à cause des passages à tabac et des tortures dont il avait été victime durant sa détention, il fut rapidement interné dans un hôpital de Shaoyang où il a été retrouvé pendu mercredi dernier par sa soeur et son beau-frère. Le corps du dissident âgé de 62 ans a été emporté, sans permission de sa famille, par la police qui a aussitôt affirmé qu'il s'était suicidé.

Pourtant plusieurs officiers étaient affectés à sa surveillance et un ami précise qu’ «il ne pouvait plus tenir un bol dans ses mains qui tremblaient sans cesse. Comment voulez-vous qu’il ait pu attacher le morceau de tissu pour se pendre ? ».

Un fait divers quelconque ?

 

 

Au lieu d’ouvrir une enquête officielle à propos du suicide prétendument mis en scène de Li Wangyang, « les autorités locales de la ville de Shaoyang ont ordonné la crémation du corps de Li [en anglais], après une autopsie bâclée réalisée par un personnel médical désigné par le gouvernement. De plus, la famille et les amis de Li ont tous été arrêtés et ont désormais perdu tout contact avec le monde extérieur » rapporte le site Global Voices qui fait état des manifestations qui se déroulent à Hong-Kong et des remous sur le web chinois.

Selon RFI, le nom du dissident est interdit sur les moteurs de recherche depuis le déclenchement de l'affaire, et la police tente de dissuader ses soutiens. Un internaute raconte ainsi sur Twitter avoir reçu un appel de la sécurité publique lui disant : « Tes enfants ont besoin de toi, ne te mêle pas du cas Li Wangyang ».

Plus de 3.000 personnes, y compris les célèbres militants Ai Weiwei et Hu Jia avaient pourtant déjà signé une pétition en ligne appelant à une autopsie du corps du défunt et près de 25.000 manifestants sont descendus dans les rues de Hong-Kong afin de condamner ce « suicide » et demander des explications au gouvernement de Pékin.
« Nous sommes tous Li Wangyang » proclamaient des centaines de jeunes qui ont ainsi quitté leur ordinateur, les yeux bandés par du tissu blanc, pour une marche de 5 kilomètres et manifester devant le Bureau de liaison du Gouvernement Populaire Central.

Si le directeur de cabinet du chef de l’exécutif de Hong-Kong a assuré qu’il ferait connaître les préoccupations des manifestants au comité central, le bureau de la propagande a déjà fait savoir que l’affaire Li « n’était qu’un fait divers qui touchait à sa fin ».

«Je ne regrette rien même si j'avais été guillotiné»

Un « fait divers » qui préoccuppe grandement les observateurs indépendants qui constatent que les autorités communistes chinoises renforcent leur étau sur les dissidents et leur contrôle sur tous les médias, au moment où une nouvelle génération de dirigeants doit  arriver au pouvoir à l'automne.
Pour éviter la multiplication des suicides suspects, le dissident Hu Jia a conseillé aux victimes des répressions policières de déclarer en ligne ou devant notaire qu'ils n'avaient pas l'intention de se suicider.

Quelques semaines avant sa mort, Li Wangyang était parvenu à donner une interview à une télévision de Hong-Kong. Un document poignant. On le voit fébrile, marcher difficilement, son intervieweur écrit les caractères des questions qu'il lui pose sur sa main ou sa cuisse. L'esprit vif, il reconnaît en lui son vieil ami de toujours, qui l'accompagnait lors de ses combats de jeunesse. 

Il raconte son placement à l'isolement dans une cellule sombre de 2 mètres carrés,le quartier de la prison que les prisonniers redoutent le plus, sa grève de la faim, les tortures infligés par les matons, les poids de 50 kilos qui tenaient ses chevilles, les pinces spéciales qu'ils lui appliquaient sur les tempes et les os jusqu'à ce qu'il perde connaissance avant de recommencer. Des sévices réservés aux condamnés à mort. Malgré ses souffrances, il dit ne rien regretter:  «subir des persécutions politiques quand on soutient la démocratie...Il y a eu tant d'étudiants sur la place Tian'anmen, de jeunes étudiants, des étudiants patriotes dont le sang a coulé et qui ont été sacrifiés...J'ai seulement fait de la prison. Ils ne m'ont pas encore guillotiné et même si j'avais été guillotiné, je n'aurais rien regretté. Regardez, Taiwan est devenue une démocratie, et même la Birmanie semble sur le point de renoncer au régime du parti unique Je me battrai jusqu'au bout contre la dictature du parti unique…Ses jours sont désormais comptés. Nous sommes dans la dernière ligne droite».

 

 

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 15:47

 

LE MONDE | 14.06.2012 à 10h46 • Mis à jour le 14.06.2012 à 10h46

Par Stéphane Foucart

 

 

La Chine sous-estime sans doute considérablement ses émissions de gaz à effet de serre. En analysant les statistiques officielles d'émissions de dioxyde de carbone (CO2), publiées chaque année par Pékin, une équipe internationale conduite par des chercheurs de l'Académie des sciences chinoise vient de découvrir que le compte n'y est pas : pour l'année 2010, environ 1,4 milliard de tonnes (Gt) de CO2 manque à l'appel.

 

Vue d'une usine implantée à Yingtan qui pollue la région de Jiangxi, en Chine.

 

La Chine est désormais suspectée d'être le premier émetteur mondial de carbone depuis 2004 ou 2005, et non depuis 2010 comme Pékin le reconnaît officiellement. Quant à la science climatique, elle est également bousculée, puisque certains calculs se sont fondés sur des chiffres d'émissions largement sous-estimés...

Parus lundi 11 juin dans la revue Nature Climate Change, ces travaux ont repris les statistiques provinciales brutes, avant leur agrégation par l'Office national des statistiques chinois. Pour l'année 2010, ce dernier parvient à un total de 7,693 Gt de CO2 issues de la consommation énergétique du pays ; les chercheurs parviennent, de leur côté, à 9,084 Gt de CO2. La différence est appréciable : elle équivaut aux émissions du Japon.
 

"Depuis plusieurs années, on se doutait bien qu'il pouvait y avoir une marge d'erreur d'environ 20 %, commente Corinne Le Quéré, spécialiste du cycle du carbone et directrice du Tyndall Centre (université d'East Anglia, Royaume-Uni). Cette étude, qui suggère un écart d'environ 17 %, est un choc : elle montre qu'on se situe dans la fourchette la plus haute de la marge d'erreur."

 ÉMISSIONS DUES À LA COMBUSTION ET AU TRAITEMENT DU CHARBON

La principale source d'erreur identifiée par les chercheurs est l'inventaire des émissions dues à la combustion et au traitement du charbon. Les provinces chinoises en déclarent bien plus que le total présumé, calculé et mis en avant par Pékin. L'autre grande source d'erreur est la mauvaise prise en compte de la consommation d'énergie par le secteur manufacturier.

Pourquoi autant d'écart ? Les chercheurs - ceux qui sont rattachés à l'Académie des sciences chinoise risquent leur carrière en publiant ce genre de décryptage - écrivent dans la revue que "les départements des statistiques, en Chine, ne sont pas des agences politiquement indépendantes".

"Elles sont souvent mises sous pression par d'autres agences gouvernementales, ajoutent-ils, pour fournir des données statistiques qui "correspondent" à des motivations politiques différentes."

Alors que les autorités locales tendraient à surévaluer les émissions pour afficher la croissance économique la plus forte, Pékin tendrait au contraire à les minimiser pour faire bonne figure dans les négociations climatiques... Du coup, explique Mme Le Quéré, "les émissions réelles chinoises se situent au-dessus des chiffres officiels, mais peut-être au-dessous de la somme de ce que déclarent les provinces".

L'affaire ne se résume pas à une simple question d'affichage et de politique. Elle touche aussi à la science. Et, en particulier, à un exercice important mené ces dernières années par la communauté scientifique : l'évaluation de l'efficacité des puits de carbone - c'est-à-dire la capacité de la biosphère et des océans à absorber une partie des émissions anthropiques.

 

 "NOUS DEVRONS REPRENDRE LES CALCULS"

L'exercice semble a priori simple : il s'agit de comparer le CO2 qui se retrouve stocké dans l'atmosphère à la quantité totale émise par l'homme... Encore faut-il avoir les bons chiffres. A en croire les chercheurs, entre 2007 et 2010, ce sont ainsi quelque 4,3 Gt de CO2 qui ont été peut-être émises par la Chine sans avoir été déclarées et comptabilisées.
 

"Nous devrons sans doute reprendre les calculs que nous avions menés dans le cadre du Global Carbon Project [un consortium scientifique chargé d'évaluer l'efficacité des puits de carbone]", avance Philippe Ciais, chercheur au Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (LSCE) et membre du consortium.

Le Global Carbon Project notait, dans ses dernières publications, une très légère érosion de la capacité des systèmes naturels à éponger les émissions humaines. Avec la révision à la hausse des émissions chinoises, cette érosion - faible, mais de bien mauvais augure - pourrait n'être qu'un artefact.
 

"Cela ne changera sans doute pas grand-chose, tempère pour sa part Mme Le Quéré, puisque nous calculons des tendances sur cinquante ans, alors que les écarts qui sont ici mis en évidence concernent essentiellement les cinq dernières années..."

"La principale leçon de ces travaux est qu'on ne peut pas croire, pour la Chine mais aussi pour la plupart des pays émergents, les chiffres officiels d'émissions, explique M. Ciais. Cela implique de ne pas s'en tenir à la quantité de combustibles fossiles utilisés, mais d'avoir des systèmes de mesures du CO2 émis dans chaque pays."

Vouloir réduire les émissions de gaz à effet de serre sans disposer d'un tel réseau de mesure s'apparenterait, ajoute le chercheur, vouloir perdre du poids en surveillant ce que l'on mange mais sans jamais pouvoir se peser pour contrôler l'efficacité du régime auquel on s'astreint".

Un tel réseau de stations de mesure est en cours de déploiement en Europe, sous le nom d'Integrated Carbon Observation System (ICOS).

Stéphane Foucart

 

 

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 12:14
Samedi 9 Juin 2012 à 05:00

 

Régis Soubrouillard
Journaliste à Marianne, plus particulièrement chargé des questions internationales En savoir plus sur cet auteur

 

Croissance gonflée, dissidents suicidés, mesures de niveaux de pollution, statistiques sociales et criminelles faussées, fiascos industriels, intrigues du Parti, de nombreux événements récents démontrent à quel point l'Empire du Milieu s'est transformée en un Empire du mensonge validant la thèse orwellienne: en régime totalitaire, la vérité c'est le mensonge.

 

Eugene Hoshiko/AP/SIPA
Eugene Hoshiko/AP/SIPA
« La vérité c’est le mensonge » faisait dire Georges Orwell à ses personnages dans 1984. Le Parti Communiste chinois applique ce précepte à la lettre. Le correspondant à Hong-Kong de Foreign Policy a mené l’enquête sur le jeu de la vérité permanent auquel se livre le régime de Pékin dans divers domaines stratégiques pour la survie du régime. 

Premiére marque, anecdotique, mais qui en dit long sur la paranoïa du Parti. Pékin a vivement condamné l’initiative de l’Ambassade des Etats-Unis de publier sur twitter les mesures de pollution de l’air dans la capitale chinoise. Le ministère de l’environnement chinois a instamment demandé à l’Ambassade américaine de stopper ces publications,  arguant « qu’elles violaient les dispositions pertinentes à la protection de l’environnement ».
Difficile à entendre sinon que le gouvernement chinois diffuse ses propres mesures de la qualité de l’air, beaucoup moins alarmistes.

Le taux de croissance de l’économie chinoise est un autre baromètre du Grand mensonge du Parti. Chaque année, la République populaire de Chine affiche des taux de croissance affolants, supérieurs à 7,6% par an avec des pointes à 14% depuis 1992. S’il n’est pas contestable que la Chine a connu un remarquable décollage économique depuis la fin du règne du Mao, la croissance du PIB est artificiellement gonflée par des mécanismes que décrivait déjà Keynes en son temps : « Pour enjoliver le PIB, il suffit d'augmenter la masse monétaire et donner l'argent créé à des ouvriers pour creuser des trous et les reboucher ».

Les mensonges et les statistiques: vrai ou faux ?

Analyste à l’Institut Turgot, Vincent Bénard explique que dans le cas chinois « construire des villes condamnées à l'inoccupation relève de la même logique que de creuser et reboucher des trous : de l'argent est dépensé (ce qui augmente les flux, donc le PIB) mais ne crée aucune valeur. Et ceci ne vaut que pour les sur-capacités immobilières. D'autres rapports sur l'économie chinoise se font l'écho de sur-capacités industrielles tout aussi importantes ».

Le crime est une autre donnée sensible. Les données officielles de Pékin affirment que si la criminalité non violente a augmenté, les assassinats auraient été divisés par deux entre 2000 à 2009. L’académie des sciences sociales chinoises a surpris son monde en 2010 quand dans un rapport elle indiquait que pour la première fois en une décennie la criminalité violente avait augmenté. Une information divulguée pour répondre à l’émotion suscitée par une série d’homicides. Les chiffres de la criminalité violente ne pouvaient pas avoir baissé.  L’affirmation a laissé sceptique les chercheurs en sciences sociales qui ont commencé à s’interroger sur la validité des précédents rapports sur la criminalité dont les résultats fluctuent donc au gré de l’émotion populaire et des priorités politiques du Parti.
 
Le récent soulèvement du petit village de Wukan qui a « mis à la porte » ses dirigeants corrompus, a levé le voile sur l’agitation sociale qui secoue régulièrement la Chine dans les provinces du pays. Les écarts de niveau de vie entre ruraux et urbains, la corruption sont de plus en plus souvent dénoncés. Selon le Bureau National des statistiques, les inégalités auraient plutôt baissé, mais de nombreux travaux estiment que ces écarts de richesses se sont fortement aggravés notamment parce que les statistiques officielles ne prennent jamais en compte « les revenus non divulgués par les populations riches et urbaines ». 
Comme le disait l’homme politique britannique Benjamin Disraeli, « Il y a trois types de mensonges : les mensonges, les foutus mensonges, et les statistiques ».

Des dissidents qui se font suicidés

L’affaire Bo Xilai a permis de jeter un regard cru sur la vie privée des dirigeants chinois. Pour les citoyens « ordinaires », les dirigeants du pays n’existent que par leur carrière personnelle et leur dévouement pour le Parti et le pays. Bo Xilai, ses maitresses, ses intrigues, sa fortune, les accusations de complot  ont donné un aperçu beaucoup plus croustillant sur les mœurs des barons du Parti.

Destinée à devenir la première puissance industrielle du monde en 2017, selon l’OCDE,  ces derniers temps le pays s’est surtout illustré par ses flops. C’est le fiasco récent du TGV chinois qui a marqué après un accident près de Wenzhou qui a tué 40 personnes. Un projet dirigé par un groupe d'individus corrompus qui contraints à déployer le réseau le plus rapidement possible pour le 90ème anniversaire du PCC, quels que soient les conséquences pour la sécurité et les coûts financiers. Les bougies soufflées, la propagande a calmé le jeu sur la révolution TGV et le Parti a largement revu ses ambitions à la baisse.

Si le gouvernement manipule avec malice le présent, il réécrit aussi l’histoire de La Chine selon son bon vouloir. Ainsi la discussion des épisodes les plus douloureux de l'histoire moderne de la Chine - le Grand Bond en avant, la Révolution culturelle, et la répression de la place Tiananmen - restent strictement circonscrits.

Le gouvernement possède pourtant des registres détaillés démographiques datant des années 1950, avec son vaste réseau de bureaux de la  sécurité publique. Ces données, aux côtés d'autres dossiers du gouvernement, pourraient fournir une estimation plus précise de combien de personnes sont mortes à la suite des purges du gouvernement et des famines provoquées par Mao. Mais Pékin n’est pas prêt à d'ouvrir ses fichiers à la population. Même chose pour le massacre Tian’anmen dont le nombre de morts n’est toujours pas connu.

La mort récente en résidence surveillée du dissident Li Wangyang, condamné à 21 ans de prison pour avoir participé au mouvement de 1989, fait peser une lourde suspicion sur les « suicides assistés » au point que le militant Hu Jia, libéré en juin 2011 après quatre ans de prison, a proposé sur Twitter selon Le Monde que ceux qui, comme lui, sont régulièrement confrontés à la police fassent une déclaration devant notaire comme quoi ils n'ont pas l'intention de se suicider : « Si vous êtes détenu politique, dissident, défenseur des droits, ou simple citoyen et que vous êtes souvent détenu illégalement par des agents en civil ou des policiers, je vous conseille de laisser une déclaration écrite ou un acte notarié. Car dans ce pays, il ne manque pas de gens qui se sont fait suicider ».

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 18:11

 

Rue89 - Global Voices Online 08/06/2012 à 07h40
Global Voices"

Oiwan Lam · Traduit par Jade Dussart

 

Capture d’écran de Li Wangyang et sa sœur à l’hôpital sur la chaîne Hong Kong Now TV

 

Li Wangyang, un prisonnier politique chinois ayant passé une grande partie de sa vie en prison, a été retrouvé mort mercredi au matin, après avoir été interviewé par des médias étrangers au sujet du 4 juin, date anniversaire du massacre de la place Tiananmen, et des conditions de vie des prisonniers politiques en Chine.

Li avait été relâché le 5 mai 2011, après 22 années d’emprisonnement, rendu sourd et aveugle par la torture. Ouvrier militant, il avait participé au mouvement démocratique estudiantin de 1989 en tant que chef de file de la ligue ouvrière indépendante de la ville de Shaoyang.

Il avait été arrêté lors de la vague de répression qui avait suivi Tiananmen et avait été condamné à onze ans de prison pour subversion de l’Etat. Il avait entamé une grève de la faim en prison et fut torturé ; les gardes lui arrachèrent les dents et le forcèrent à manger.

Il fut brièvement remis en liberté en 2000, mais, à la suite d’une vague de répression visant le Parti démocratique chinois (illégal), il fut à nouveau condamné pour dix ans en mai 2001, cette fois pour incitation à la subversion du pouvoir.

Il avait été interviewé par la télévision hongkongaise dans un reportage sur le 23e anniversaire du massacre du 4 juin. Dans son interview, il annonçait qu’il ne regretterait jamais son action en faveur des réformes démocratiques en Chine, et se disait encouragé par les habitants de Hong Kong, qui insistent sur la reconnaissance du massacre du 4 juin. Un document exceptionnel.

 

La dernière interview de Li Wangyang

 

Selon le rapport de l’organisation de défense des droits de l’Homme en Chine Weiquan Wang, la sœur de Li a découvert son corps pendu à la fenêtre de l’hôpital où il séjournait, le 6 juin à 7 heures du matin, dans une mise en scène laissant penser à un suicide. La police a très rapidement emporté le corps de Li, sans prendre en compte la demande de ses proches de prendre des photos du cadavre.

« Li était optimiste »

Un ami de Li refuse de croire qu’il s’est suicidé :

« Selon Zhu Chengzhi [un ami de Li], Li Wangyang et lui ont longuement discuté le 4 juin, et Li était optimiste. Malgré une santé faible, de nombreuses personnes ont exprimé leur soutien à Li et son état s’améliorait lentement. Hier [le 5 juin], Li a demandé à sa sœur de lui acheter une radio afin qu’il puisse commencer à pratiquer l’écoute avec des appareils auditifs. »

Le corps pendu de Li Wangyang (Apple daily, Hong Kong)

 

Deux photos revendiquées par des témoins de la scène ont largement circulé sur Facebook et Twitter. Elles montreraient que le cadre de la fenêtre auquel Li s’est pendu était trop bas et que ses pieds touchaient encore le sol.

Les internautes chinois ont été indignés par la nouvelle ; voici une sélection des tweets en réagissant à l’incident :

@BaiqiaoCh : « C’est un scandale ! Ils ne sont même pas capables de simuler le suicide de Li Wangyang et ignorent la colère des gens. Je passerais ma vie à traquer l’assassin. »

« Ceux qui ont nié sa liberté sont des meurtriers »

@tufuwugan : « Li Wangyang, ce gars solide qui avait survécu à 21 ans de prison est mort de manière non naturelle dans un hôpital sous la surveillance de dix policiers. En plus, il était sourd et aveugle et n’était pas libre de ses mouvements. Sa mort est entièrement liée à ceux qui limitaient sa liberté. Wangyang était un citoyen libre ; ceux qui ont nié sa liberté sont des meurtriers. Le fait d’interdire à la famille et aux amis de Li d’examiner le corps en l’emmenant rapidement prouve leur culpabilité. »
@crushglass_X : « Combien de personnes avaient entendu parler de Li Wangyang lorsqu’il était en vie ? Maintenant qu’il est mort, il est acclamé comme un ardent défenseur de la démocratie. Cela montre que personne ne s’intéresse aux gens de l’ombre. Pour ces gens-là, le tribut est bien plus lourd que pour les célébrités influentes. »

@xuange12 : « C’est souvent comme ça que ça arrive : ton influence fait de l’ombre à ma carrière politique, tu deviens donc l’ennemi numéro un. Sur mon territoire, j’ai les pleins pouvoirs. A mon avis, Li Wangyang a été tué par l’un de ces gens étroits d’esprit. S’ils étaient dotés de bon sens, ils ne feraient pas une chose pareille. Personne ne peut en tirer profit. Seule une émotion dénuée de raison, associée à un pouvoir illimité peut mener à ça. »

‏@wenyunchao : « Si les autorités ne peuvent effacer le doute que Li Wangyang a été “suicidé contre son gré”, peut-on émettre l’hypothèse raisonnable que les autorités commencent à assassiner les dissidents politiques en secret ? »
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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 14:01

 

Le Monde.fr avec AFP | 06.06.2012 à 12h47 • Mis à jour le 06.06.2012 à 12h47

Des moines bouddhistes veillent en allumant des bougies en hommage à ceux qui se sont immolés par le feu en Chine pour protester contre les restrictions religieuses imposées par Pékin, lors du festival Kalachakra - qui dure jusqu'au 10 janvier - à Bodhgaya.

 

Les autorités chinoises ont fermé le Tibet aux visiteurs étrangers, ont annoncé, mercredi 6 juin, des agences de voyage, dix jours après l'immolation par le feu de deux Tibétains.

Cette mesure a été prise alors que vient de débuter le festival de Saga Dawa, qui célèbre la naissance de Bouddha dans le calendrier tibétain, et qui voit traditionnellement un afflux de touristes dans la région himalayenne, placée sous étroite surveillance depuis une flambée de violences antichinoises en mars 2008.

Plusieurs agences de voyage ont indiqué à l'AFP que les autorités du tourisme du Tibet leur avaient signifié à la fin de mai que les touristes étrangers ne seraient pas autorisés à se rendre dans la région autonome du sud-ouest de la Chine. "Le Bureau du tourisme nous a demandé d'arrêter d'organiser des tours pour des groupes étrangers au Tibet fin mai. Nous ne savons pas quand cette mesure sera levée", a expliqué une employée du Tibet China International Tour Service .

 FERMETURE ÉPISODIQUE

La Chine ferme épisodiquement le Tibet en période de tensions ou quand elle craint des troubles dans cette région où de nombreux Tibétains se plaignent de la répression de leur culture et de leur religion. Depuis mars 2011, trente-sept Tibétains se sont immolés par le feu ou ont tenté de le faire dans les zones tibétaines des provinces chinoises avoisinantes, selon les organisations de défense des droits de l'homme. Le 27 mai, pour la première fois, deux Tibétains se sont immolés au Tibet même, à Lhassa.

Après les émeutes de 2008, les touristes étrangers avaient été empêchés de se rendre au Tibet pendant plus d'un an. Quand les étrangers peuvent s'y rendre, ils ont besoin d'un permis spécial et ont obligation de voyager en groupe.

 

 

 

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 13:04

 

courrierinternational.com 04.06.2012 | Chang Ping | iSun Affairs

Comment les anciens du "printemps de Pékin" peuvent-ils parler des événements de 1989 à leurs enfants ? Pour les Chinois, le mouvement étudiant a été jeté aux oubliettes de l’Histoire, s’insurge un éditorialiste dans un magazine de Hong Kong.

 
Place Tian'anmen, le 4 juin 2012.

Place Tian'anmen, le 4 juin 2012.

 

Lors d’un colloque à Berlin, le politologue qui présidait l’assemblée a posé avec insistance la question suivante : "Comment parlez-vous des événements du 4 juin 1989 [qui marquent la répression par l’armée de l’occupation de la place Tian'anmen] à vos enfants ?" J’ai exprimé mes propres observations en constatant que la propagande et le système éducatif du gouvernement chinois rendaient difficile le dialogue intergénérationnel. Une chercheuse a complété mes propos en ajoutant qu’elle avait toujours voulu dire à ses enfants la vérité, mais avait toujours redouté que cela ne leur attire des ennuis à l’école.

Ce n’est que récemment que j’ai pris conscience que la question était encore plus importante que ce que j’imaginais. En Californie, j’ai eu l’occasion de rencontrer Chen Qiao, une adolescente de 14 ans qui est la fille de Liu Xianbin – un ancien du mouvement du 4 juin devenu par la suite militant des droits de l’homme et actuellement en prison. [Il a été condamné à dix ans d’emprisonnement en mars 2011 pour des écrits appelant à la démocratie jugés "séditieux".] Ce n’est qu’une fois arrivée aux Etats-Unis que la jeune fille avait compris pourquoi elle ne portait pas le nom de son père mais celui de sa mère ; celle-ci avait voulu dissimuler autant que possible ses liens avec son père pour lui éviter des souffrances. Une question qu’elle n’a jamais eu l’occasion de poser à son père embarrasse Chen Qiao : "Dans quelle mesure pensait-t-il à sa propre famille lorsqu’il militait en faveur des droits de l’homme ?"

Les enfants dont les parents ont manifesté sur la place Tian'anmen en 1989 et persistent dans leurs positions sont obligés de changer de nom pour pouvoir grandir tranquillement. Quand défendre les droits de l’homme revient à mettre sa famille en danger, il faut inévitablement faire un choix cornélien. Comment le dialogue pourrait-il être possible entre ces deux générations dans un tel contexte social ? En 2009, j’ai participé à la veillée de commémoration des événements du 4 juin au parc Victoria à Hong Kong. En voyant la cérémonie de passage de relais entre vingt jeunes de 20 ans, j’ai ressenti un indicible malaise. Ainsi, tous les jeunes de la génération de Chine populaire qui représentaient à l’époque le gros des manifestants de Tian'anmen étaient devenus parents, et leurs enfants étaient à leur tour arrivés à l’âge où le sang bouillonne dans les veines, mais où était la voix de leur jeunesse ?

Mumu, une jeune fille née précisément en 1989 et dont la famille habite à proximité de l’avenue Chang’an [à Pékin], m’a expliqué : "Pour mes parents, la politique est un sujet tabou. Ils gardent un souvenir très amer des événements du 4 juin. Ils ne veulent plus entendre parler de quoi que ce soit en lien avec la politique et m’ont mis en garde contre tout ce qui y touche." Ils étaient même inquiets en apprenant que leur fille allait participer à la veillée commémorative au Parc Victoria. Tant qu’il nous faudra nous armer de courage pour dire la vérité à nos enfants, il est certain que ceux-ci resteront très éloignés de cette vérité. Prendre ses distances avec la politique en pensant ainsi permettre à ses descendants de grandir dans un environnement sûr et sain révèle en fait une incapacité à prendre ses distances mais aussi à échapper à la pression politique qui pèse toujours sur soi.

Comment les jeunes pourraient-ils s’épanouir dans un environnement sûr et sain sans connaître la vérité et la liberté ? Les Chinois ont conscience d’être empoisonnés par toutes sortes d’aliments frelatés, mais ils ne se rendent pas forcément compte des méfaits bien plus importants qu’ils subissent sur le plan intellectuel. Un système éducatif et des médias qui ont "pris leurs distances" ont réussi à perpétrer un massacre collectif en exterminant toute notion de justice et en annihilant toute échelle de valeurs. Non seulement le gouvernement a réduit au silence la majeure partie de la génération des participants au mouvement du 4 juin, mais bien souvent il a fait de leurs descendants des handicapés mentaux qui se moquent de la "naïveté" de leurs parents à l’époque.

Existe-t-il pire tragédie pour l’humanité ? C’est la torche de la liberté et de la démocratie que les participants aux veillées commémoratives des événements du 4 juin du parc Victoria se transmettent de génération en génération, tandis que, en Chine populaire, c’est le flambeau de la répression politique, des mensonges des médias, des persécutions intellectuelles et de l’autohumiliation que se passent les générations !
Note :L’auteur est un journaliste qui, au sein du groupe de presse cantonais Nanfang, s’est toujours montré intransigeant quant à la liberté d’expression. Il a été démis de plusieurs postes à la suite d'éditoriaux “osés”, comme en 2008 lorsqu’il a remis en question la politique chinoise au Tibet. Chang Ping écrit désormais pour le magazine hongkongais "iSun Affairs", mais il vit avec sa famille en Allemagne.
                                                                            ***************************************
Rappel des faits :

http://www.youtube.com/watch?v=9-nXT8lSnPQ

1989 Tiananmen Square Protests

    
  

 

http://www.youtube.com/watch?v=qOJeA0s3x2A&feature=related

Tiananmen Square Massacre. The 1989 Student Democracy Movement, Beijing China

 

 


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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 14:16

 

Rue89 - Aujourd’hui la Chine 30/04/2012 à 15h53
Global Voices"
 

Chen Guangcheng

 

Selon le militant des droits de l’Homme Hu Jia, l’avocat dissident Chen Guangcheng, qui a réussi à fuir de son domicile il y a plus d’une semaine, serait bien à l’ambassade des Etats-Unis à Pékin. Washington n’a pas confirmé. Retour sur cette incroyable évasion qui sème la zizanie dans les relations sino-américaines.

C’est un véritable pied de nez au régime de Pékin. Il y a huit jours, Chen Guangcheng, le dissident le plus célèbre de Chine, est parvenu à s’échapper de chez lui où il vivait confiné avec sa famille depuis 18 mois.

 


Chen Guangcheng et Hu Jia (Zeng Jinyan via Twitter)

 

Depuis, on l’a vu dans une vidéo appelant le Premier Ministre Wen Jiabao à démocratiser la société, puis en photo ce week-end avec l’activiste Hu Jia depuis un lieu « tenu secret » mais visiblement chaleureux, au décor typiquement chinois.

Une évasion digne d’un roman d’espionnage, au scénario presque trop beau pour être vrai.

Comment l’avocat aveugle a-t-il pu s’évader en pleine nuit en escaladant seul le mur de sa maison, déjouant la garde d’une centaine de nervis ? Comment Hu Jia, le dissident le plus suivi de Chine, a-t-il pu rencontrer Chen Guangcheng sans attirer l’attention de la sécurité d’Etat ? Et cette « Perle », à la beauté hollywoodienne, qui l’a rejoint en rase campagne pour le conduire à Pékin en pleine nuit …

Sur les réseaux sociaux chinois, certains s’interrogent déjà sur un éventuel lien entre les services de renseignement américains et des responsables chinois au sein de l’appareil de sécurité ...

La grande évasion

D’après le récit livré par la fameuse Perle, alias He Peirong, à AP, « l’avocat aux pieds nus » préparait son coup depuis deux mois. Il serait resté couché pour habituer ses gardiens à ne plus le voir. Jusqu’au 22 avril …

En pleine nuit, le juriste autodidacte déjoue alors la garde d’une centaine d’hommes, des voyous payés 100 yuan par jour par les autorités locales, pour tabasser l’avocat dissident, ainsi que sa famille et empêcher quiconque d’approcher de leur domicile.

Il marche ensuite seul pendant des heures, traversant un fleuve, se blessant à la jambe avant de réussir à contacter la fameuse « Perle » qui le conduira en lieu sûr, à Pékin.

Ce n’est que 4 jours plus tard que les autorités locales découvriront qu’il s’est évadé. D’après l’ONG China Human Rights Defenders, citée par le Guardian, le chef du village, Zhang Jian, fait alors arrêter quatre membres de la famille de Chen, dont son frère et son neveu.

Les journalistes qui ont depuis essayé de se rendre à Dongshigu, son petit village du Shandong, se sont tous fait refouler. Des journalistes hongkongais ont vu leur voiture violemment caillassée.

 

Perle et Guo Yushan


He Peirong (Twitter)

 

Depuis huit jours, un mythe est né : Perle, alias He Peirong, cette enseignante de Nankin au sourire radieux, à la chevelure brune magnifique, sans laquelle Chen n’aurait pu s’enfuir.

Soutien de la première heure du juriste, c’est elle qui l’a mené en lieu sûr à Pékin. Elle a depuis été arrêtée.

Sur Weibo et Twitter, ses innombrables soutiens, dont Zeng Jinyan, la femme de Hu Jia - qui a elle aussi été interpellée samedi, tout comme son mari ; tous les deux ont été relachés depuis – twittent depuis lundi matin l’adresse, ainsi que le nom du commissariat dont Perle dépend à Nankin pour que des internautes aillent y jeter un oeil.

La toile s’inquiète également du sort de Guo Yushan, cet avocat qui s’est également chargé du transfert de Chen, dont on n’est aujourd’hui sans nouvelles.

Crise entre Pékin et Washington

Selon l’organisation ChinaAid, basée aux États-Unis et proche de Chen, le dissident serait « sous protection américaine » dans l’ambassade ou dans une autre enceinte relevant de la diplomatie américaine.

Ai Weiwei devant l’ambassade américaine à Pékin

Un diplomate américain de haut rang, le secrétaire d’État adjoint Kurt Campbell, est d’ailleurs arrivé ce dimanche à Pékin pour tenter, selon certaines analystes, de limiter l’impact de l’affaire Chen Guangcheng sur la session annuelle du dialogue stratégique et économique qui doit commencer ce jeudi en présence de la secrétaire d’Etat américain Hillary Clinton et du secrétaire au Trésor Timothy Geithner.

Ni les États-Unis ni la Chine n’ont intérêt à ce que cette affaire ne fasse trop de bruit. C’est un peu la crise de trop pour Pékin alors que l’affaire Bo Xilai secoue déjà le pays et le parti.

 

 

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 14:01

 

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 20.04.2012 à 07h38

 
 

Un moine tibétain en train de s'immoler par le feu dans la province du Sichuan, en novembre 2011.

 

Deux nouvelles immolations par le feu de Tibétains ont eu lieu, jeudi 19 avril, dans le sud-ouest de la Chine, où la contestation contre la répression culturelle et religieuse menée par Pékin ne faiblit pas malgré la forte présence policière.

Ces deux Tibétains âgés d'une vingtaine d'années ont accompli leur geste désespéré dans la préfecture d'Aba, dans l'ouest de la province du Sichuan à forte population tibétaine, a indiqué dans un communiqué l'organisation International Campaign for Tibet. Ces deux jeunes seraient des laïques, précise Free Tibet, une autre association de défense des Tibétains.

Un total de 34 Tibétains, en majorité des moines bouddhistes, se sont immolés par le feu ou ont tenté de le faire depuis le début de mars 2011 dans les zones tibétaines chinoises. De nombreux Tibétains se plaignent de la répression de leur religion et de leur culture et de ce qu'ils considèrent comme une domination grandissante des Han, ethnie fortement majoritaire en Chine.

 

 

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 17:23

 

Des militants anti-corruption arrêtés en Chine après une manifestation

Le Monde.fr | 05.04.2012 à 18h28 • Mis à jour le 05.04.2012 à 18h28

Par François Bougon

 
 

Samedi 31 mars, une dizaine de militants pro-démocratie ont étonné les passants d'une rue de la ville de Canton avec une action surprise, appelant à soutenir le premier ministre Wen Jiabao et demandant au secrétaire général du parti communiste et président Hu Jintao de donner l'exemple en publiant son patrimoine.

Leur rassemblement pacifique n'a pas été du goût des autorités, qui ont arrêté au moins quatre d'entre eux, selon le réseau China Human Rights Defenders (CHRD). L'un des militants arrêtés, Xiao Yong, originaire de la province du Hunan et qui travaille à Canton, avait diffusé des photos du rassemblement sur les réseaux sociaux.

Images de la manifestation à Canton diffusées sur les réseaux sociaux chinois.

Sur Sina weibo, le principal site de microblog, des appels à sa libération circulent. Selon les informations du CHRD, Xiao Yong, né en 1975, accusé de "rassemblement illégal", s'est vu refuser l'aide d'un avocat. Son épouse a indiqué avoir reçu l'autorisation de lui apporter, vendredi 6 avril, des vêtements et de l'argent au centre de détention où il se trouve, mais elle ne pourra pas le voir.

Lors d'une conférence de presse à la fin de la session parlementaire, en mars, Wen Jiabao avait jugé qu'il était urgent de "procéder à des réformes politiques structurelles", précisant "en particulier au niveau de la direction du pays et du parti". Le même mois, lors d'une réunion du gouvernement, il avait aussi mis en garde contre le fléau de la corruption. " Si cela n'est pas réglé proprement, le problème pourrait aboutir au changement du régime politique, voire y mettre fin ", avait-il dit.

Sur Sina Weibo, un appel à libérer Xiao Yong.

François Bougon

 

 

 

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