Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 22:49

.

Marianne - Vendredi 14 Décembre 2012 à 12:00

 

Propos recueillis par Vladimir de Gmeline

 

Si les Chinois jugent trop grand l'écart qui les sépare de leurs dirigeants, la situation pourrait se dégrader.

 

Ng Han Guan/AP/SIPA
Ng Han Guan/AP/SIPA

Marianne : Le 18e congrès du Parti communiste chinois, au cours duquel Xi Jinping a succédé à Hu Jintao, a-t-il donné lieu à des changements ?

Jean-Luc Domenach : Oui. En apparence le système est immuable, mais il se passe énormément de choses ! Les enjeux chinois sont avant tout économiques, puis sociaux. La Chine ne peut fonder son économie sur ses seules exportations, la situation est trop incertaine. Elle doit donc développer la consommation intérieure, pour cela il faut distribuer les richesses et mener une vraie politique sociale. Hu Jintao a tout fait pour aller dans ce sens, il a développé de nouvelles zones, notamment dans l'Ouest, a donné de l'argent aux paysans. Mais les gens épargnent beaucoup, il est donc difficile de stimuler cette consommation.

Ce n'est pas ce que veut faire Xi Jinping ?

J.-L.D. : Il y a trois catégories de dirigeants : d'abord les maires de grande ville, puis les «fils de princes», ces enfants de dignitaires du Parti, et enfin les dirigeants de la Ligue de la jeunesse communiste. Les deux premières constituent une classe d'aristocrates qui profite du développement économique tout en l'actionnant. La troisième, à laquelle appartient Hu Jintao, l'ancien président, est la plus réformatrice. Xi Jinping est, lui, issu des deux premières. Son élection s'est faite avec l'appui très actif de Jiang Zemin, l'ancien maire de Shanghai, et de l'armée. Dans le comité permanent, qui compte sept membres, on imaginait une répartition de quatre pour trois, assez équilibrée, on se trouve finalement à cinq (parmi lesquels quatre maires ou anciens maires de ville exportatrice) pour deux. On ignore la politique qu'ils vont mener : vont-ils mettre de côté leurs intérêts personnels et continuer à stimuler la consommation intérieure et les programmes sociaux, comme l'a fait Hu Jintao, ou au contraire se limiter à une politique d'exportations à tout-va ? Si le taux de croissance se maintient à 7 points, c'est tenable, mais, si la situation économique mondiale se dégrade, ça risque de chauffer !

Y a-t-il un risque de troubles intérieurs ?

J.-L.D. : Les Chinois ne sont pas aussi passifs qu'on l'imagine. Ce n'est pas une population à laquelle on a enseigné la discipline sociale ! La situation est chaude dans les usines et la blogosphère est très active. S'ils se rendent compte que la différence entre eux et la classe dirigeante est trop importante, cela peut mal se passer, d'autant plus que notre croyance dans la fascination des Chinois pour le pouvoir central est fausse : sur 30 provinces, trois ou quatre pourraient figurer parmi les 15 plus grandes économies du monde, elles sont tellement puissantes qu'elles pourraient s'agiter et faire un jour sécession ! 

*Professeur à Sciences-Po. Dernier ouvrage paru : Mao, sa cour et ses complots. Derrière les Murs rouges, Fayard, 2012.

*Article publié dans le numéro 816 du magazine Marianne paru le 8 décembre



Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Chine
commenter cet article
11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 16:03

 

Le Monde.fr avec AFP | 11.12.2012 à 08h11


 

Deux jeunes Tibétains se sont immolés pour prostester contre la domination chinoise, a rapporté mardi 11 décembre un groupe de défense des droits de l'homme, tandis que le Quotidien du Peuple a accusé le dalaï lama de faire du bouddhisme tibétain un "culte du mal".

Ces deux incidents se sont produits samedi dans deux régions à population tibétaine, et portent à 95 le nombre de ceux qui ont mis le feu à leurs vêtements depuis 2009 – dont la plupart sont morts –, selon un communiqué de l'organisation basée à Londres International Campaign for Tibet.

Kunchok Pelgye, un moine de 24 ans, s'est immolé dans la préfecture d'Aba de la province du Sichuan, qui concentre la majorité de ces incidents, tandis que Pema Dorjee, 23 ans, a succombé de la même façon dans la province voisine du Gansu. Selon des témoins, les deux jeunes hommes sont morts en en appelant au retour d'exil du dalaï lama, contraint de fuir son pays après l'échec du soulèvement de Lhassa de 1959 contre la domination chinoise. Les deux immolations sont se produites le jour de la mort du fondateur de la secte des bonnets jaunes, dont le chef spirituel est le dalaï lama.

La veille, l'agence officielle Chine nouvelle a rapporté qu'une lycéenne tibétaine âgée de 16 ans s'était immolée par le feu lundi dans la préfecture de Huangnan, dans la province du Qinghai (nord-ouest), peuplée à 68 % de Tibétains et devenue également un haut lieu de la protestation contre la domination chinoise.

 

"LA CLIQUE DU DALAÏ-LAMA" ACCUSÉE D'"HOMICIDE VOLONTAIRE"

Samedi à Lhassa, le Jokhang, temple le plus sacré du bouddhisme tibétain, était cerné par des policiers, des soldats et des pompiers, apparemment pour prévenir toute tentative d'immolation. La Chine accuse le dalaï lama d'inciter les Tibétains à s'immoler, et les tribunaux chinois ont menacé de poursuivre pour "homicide volontaire" les auteurs de ces incitations, selon la presse officielle.

Un moine du monastère de Kirti, à Aba, et son neveu ont été arrêtés pour avoir incité huit Tibétains à s'immoler, dont trois sont morts, a rapporté l'agence Chine nouvelle dimanche. Selon un éditorial publié mardi par le Quotidien du Peuple, l'organe du comité central du Parti communiste, "la clique du dalaï lama utilise la religion pour contrôler les gens et les sacrifier afin de réaliser ses objectifs politiques". "Non seulement cela contrevient totalement au bouddhisme tibétain et à ses traditions, mais cela porte les caractéristiques spécifiques à un 'culte du mal'", selon le journal qui a fait usage de la terminologie à l'encontre de la secte interdite d'inspiration bouddhiste Falungong.

De nombreux Tibétains ne supportent plus ce qu'ils considèrent comme une domination grandissante des Hans, l'ethnie ultra-majoritaire en Chine, et la répression de leur religion et de leur culture. Pékin réfute ces allégations, estimant que les Tibétains bénéficient d'une liberté de culte. Le gouvernement met l'accent sur les importants investissements consacrés à la modernisation du Tibet, et à une meilleure qualité de vie pour ses habitants.

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Chine
commenter cet article
10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 15:52

 

Le Monde.fr avec AFP | 10.12.2012 à 09h36 • Mis à jour le 10.12.2012 à 15h53

 

 
Le drame s'est produit dimanche dans la province du Qinghai, peuplée à 68 % de Tibétains et devenue un haut lieu de la protestation contre la domination chinoise.

Une lycéenne tibétaine âgée de 16 ans s'est immolée par le feu, a rapporté lundi 10 décembre l'agence Chine nouvelle.

Le drame s'est produit dimanche juste avant sept heures du soir, heure locale (14 heures, heure de Paris) dans la préfecture de Huangnan, une région de la province du Qinghai peuplée à 68 % de Tibétains et devenue un haut lieu de la protestation contre la domination chinoise.

L'agence officielle a précisé que le corps de la jeune fille avait été incinéré quatre heures plus tard et ses cendres rendues à sa famille, ajoutant qu'une enquête sur son décès a été ouverte par les autorités locales.

Plus de 90 Tibétains se sont immolés ou ont tenté de le faire depuis 2009 dans les régions tibétaines de Chine, selon des groupes de défense des droits de l'homme. La plupart de ceux qui ont mis le feu à leurs vêtements en sont morts. Le nombre de cas a beaucoup augmenté le mois dernier, alors que le Parti communiste au pouvoir tenait son congrès quinquennal à Pékin.

Lire : Le rythme des immolations de Tibétains s'accélère en Chine"

Selon une liste partielle des morts dressée par l'ONG basée à Londres Free Tibet, la Tibétaine âgée de 16 ans est l'une des plus jeunes personnes à s'être immolée.

Chine nouvelle a rapporté dimanche que deux Tibétains, dont un moine du monastère de Kirti au Sichuan, ont été arrêtés pour avoir incité huit personnes à s'immoler, parmi lesquelles trois sont mortes. De nombreux Tibétains ne supportent plus ce qu'ils considèrent comme une domination grandissante des Han, l'ethnie ultra-majoritaire en Chine, et la répression de leur religion et de leur culture.

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Chine
commenter cet article
3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 17:56

 

Le Monde.fr | 03.12.2012 à 13h31 • Mis à jour le 03.12.2012 à 14h08

 

Les autorités ont démoli samedi une maison de cinq niveaux située au beau milieu de l'autoroute d'une ville de l'est de la Chine. Elle était devenue le symbole de la résistance face aux expropriations trop faiblement indemnisées par les responsables locaux désireux d'imposer des projets de développement.
Les propriétaires, un éleveur de canard et sa femme, fatigués de l'attention portée par les médias sur leur combat, ont finalement accepté une indemnité d'expropriation de 260 000 yuans (32 000 euros). La démolition de cette maison survient une semaine après que des images impressionnantes de l'immeuble au milieu de l'autoroute ont circulé sur Internet.
En Chine, ces immeubles qui se maintiennent malgré la présence des bulldozers ont un surnom : les "maisons-clous". Pour empêcher la démolition de leur logement, les propriétaires ont parfois recours à la violence. Certains se sont immolés par le feu en signe de protestation, d'autres embauchent un garde présent vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour empêcher les bulldozers d'intervenir.

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Chine
commenter cet article
28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 16:01

 

 

Rue89 - En image 28/11/2012 à 11h37
Pierre Haski | Cofondateur Rue89

 

 

Elton John a réussi à rendre furieux le gouvernement chinois. « Sir » Elton (depuis qu’il a été annobli par la reine) a dédié son concert pékinois, devant 10 000 personnes, à l’artiste dissident Ai Weiwei, et s’est ensuite fait prendre en photo avec lui – un cliché qui a fait le tour du Web.

La presse officielle a vivement réagi, en souligant que le geste du chanteur britannique risquait de compromettre la venue d’autres artistes étrangers en Chine dans l’avenir. Un premier coup de frein à l’ouverture de la Chine aux grands concerts internationaux avait déjà suivi la sortie de Björk, à la fin de son concert en 2008, qui avait crié « Tibet ! Tibet ! ».

De fait, pour être autorisés à se produire en Chine, les artistes étrangers doivent soumettre la liste complète des chansons qu’ils vont jouer devant le public chinois, et se voient refuser tous ceux qui ont des titres ambigüs, pouvant donner lieu à des interprétations politiques locales...

« Provocations »

Le quotidien Global Times, organe du Parti communiste au penchant très nationaliste, lance ce mercredi une attaque virulente contre Elton John, et ce qu’il revèle du « biais antichinois » des Occidentaux. Il ironise sur le fait qu’il a fait son annonce sur scène en anglais, et n’a sans doute pas été compris par la majorité de son public...

Le quotidien demande néanmoins que les autorités n’hésitent pas à autoriser d’autres artistes à venir en Chine, mais demande au public de les siffler et de les « chasser de la scène » s’ils se livrent à des « provocations ».

Ai Weiwei, qui a passé 81 jours en détention au secret l’an dernier, et n’a toujours pas retrouvé sa liberté de mouvement, a réagi avec légèreté à ces attaques, soulignant que le côté positif est que la presse officielle parlait enfin de lui !

Solidarité des artistes

L’artiste dissident bénéficie d’une importante solidarité de la communauté artistique, déjà exprimée l’an dernier, lors de sa détention, par une protestation commune des grands musées mondiaux.

La semaine dernière, l’artiste britannique Anish Kapoor a conduit une danse « Gangnam Style » à Londres, en compagnie de dizaines d’artistes, commissaires d’expo, etc., sous l’égide d’Amnesty International, afin de montrer leur soutien à Ai Weiwei.

 

 

Le « Gangnam Style » d’Anish Kapoor pour Ai Weiwei

Ce dernier avait fait sa propre vidéo « Gangnam Style » quelques jours plus tôt.

 

 

« Gangnam Style » d’Ai Weiwei

Cette agitation des artistes ne menace évidemment pas le pouvoir du Parti communiste chinois, mais constitue une irritation constante à laquelle Pékin ne sait pas comment répondre.

L’attaque nationaliste du Global Times est une tentative classique de traiter l’artiste dissident d’agent de l’étranger, et de prendre tout geste de solidarité comme la preuve du complot. La méthode n’est pas nouvelle, et il n’est pas certain qu’elle marche encore à l’heure des réseaux sociaux.

En attendant, vous pourrez en savoir plus sur Ai Weiwei la semaine prochaine, avec la sortie en salles du documentaire « Ai Weiwei : Never Sorry », dont nous reparlerons...

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Chine
commenter cet article
23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 17:41

 

Le Monde - Blog -

 

Situé dans la province orientale du Zhejiang, l'immeuble de 5 étages a été rongé de tous les côtés par les pelleteuses. AFP PHOTO

 

L'obstination d'un couple de sexagénaires chinois à refuser de quitter leur appartement promis à la démolition les a amenés à demeurer coûte que coûte dans un immeuble partiellement détruit, qui se dresse désormais, totalement isolé, au milieu d'une autoroute à 4 voies, relève le quotidien The Independent.

Pour faire un rapide tour du propriétaire, jetez un œil à la vidéo ci-dessous :

 

 

L'image de cette nouvelle "maison clou" – ainsi que sont appelées en Chine les demeures habitées par des résistants aux expropriations, et qui se retrouvent perdues dans des immenses chantiers de construction – était publiée vendredi par de nombreux médias et sites Internet.

Situé dans la province orientale du Zhejiang, l'immeuble de cinq étages a été rongé de tous les côtés par les pelleteuses, sauf au niveau des fondation,s au-dessus desquelles se trouve l'appartement de Luo Baogen, 67 ans, et de sa femme de 65 ans. Les voitures frôlent leur immeuble.

Depuis quatre ans, le couple lutte pour obtenir une compensation d'expropriation supérieure au montant de 260 000 yuans (32 400 euros) offert par les autorités locales de Daxi, a rapporté le journal China Daily.

Les saisies foncières sont la principale raison des révoltes contre les autorités en Chine, pays où les zones urbanisées s'étendent rapidement, et ceux qui s'y opposent bénéficient généralement de la compréhension de la population.

En 2007 à Chongqing, une maison clou avait connu une large couverture médiatique, le couple l'habitant refusant de quitter leur logement occupé par leur famille depuis trois générations. Les promoteurs avaient creusé tout autour dun trou d'une dizaine de mètres de profondeur, coupant l'eau et l'accès à la maison. Le conflit avait duré deux ans avant que l'affaire se règle à l'amiable.

(Avec AFP)

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Chine
commenter cet article
19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 17:11

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 19.11.2012 à 09h53

 

 

Les immolations par le feu de moines se multiplient pour protester contre la politique de Pékin et la domination grandissante des Hans.

 

Un Tibétain de 24 ans a succombé à ses brûlures après s'être immolé par le feu dans la province chinoise du Qinghai, a annoncé lundi 19 novembre le gouvernement tibétain en exil dans le nord de l'Inde, portant le bilan à 62 morts par immolation depuis février 2009.

Sangdhak Tsering, père d'un enfant de 3 ans, s'est immolé samedi peu après qu'une femme chauffeur de taxi s'est suicidée de la même façon, dans cette même région, pour protester contre la politique chinoise au Tibet. Ces derniers cas portent le nombre total de personnes à s'être immolées au Tibet à 14 depuis le 7 novembre, veille de l'ouverture à Pékin du congrès du PC chinois devant désigner les nouveaux dirigeants du pays.

" Sangdhak Tsering avait répété à sa femme qu'il ne servait à rien de vivre au Tibet en étant privé de liberté", a rapporté dans un communiqué le gouvernement en exil, installé dans la ville indienne de Dharamsala depuis la fuite du dalaï-lama en 1959. La Chine affirme avoir "libéré pacifiquement" le Tibet. Mais de nombreux Tibétains ne supportent plus ce qu'ils considèrent comme une domination grandissante des Hans, l'ethnie ultra-majoritaire en Chine, et la répression de leur religion et de leur culture.

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Chine
commenter cet article
16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 18:28

 

Le Monde.fr avec AFP | 16.11.2012 à 09h15 • Mis à jour le 16.11.2012 à 09h19


 

Deux Tibétains, un homme et une femme, ont mis le feu à leurs vêtements jeudi dans le nord-ouest de la Chine, au moins l'un d'entre eux trouvant la mort au jour de la présentation de la nouvelle équipe dirigeante de la Chine, a rapporté une ONG.

Les faits se sont déroulés dans deux zones distinctes du district de Tongren, une région de la province du Qinghai actuellement sous très haute tension en raison de la répression du mouvement de contestation qui s'y déroule, a indiqué l'organisation Free Tibet, basée à Londres.

Tingzin Dolma, une femme de 23 ans, s'est immolée par le feu et est morte de ses brûlures. Un garçon de 18 ans a agi de même mais il était impossible de connaître son état en raison des "graves restrictions" dans les communications, a précisé l'ONG. L'agence de presse Chine nouvelle avait par ailleurs rapporté jeudi le suicide, également par le feu, d'un adolescent tibétain de 14 ans, dans ce même district de Tongren.

 

 GESTE DÉSESPÉRÉ

Ce sont donc en tout trois personnes qui ont accompli ce geste désespéré jeudi, jour où a été annoncé la composition du nouveau comité permanent du bureau politique du Parti communiste chinois, le centre de décision du pouvoir en Chine. Les immolations de Tibétains se sont multipliées ces derniers jours à l'approche et pendant le 18e congrès à Pékin du PC chinois, à l'issue duquel le vice-président Xi Jinping a été consacré numéro un du régime. Environ 70 personnes se sont immolées par le feu ou ont tenté de le faire depuis mars 2011 dans les zones tibétaines chinoises, selon le gouvernement tibétain en exil en Inde.

De nombreux Tibétains ne supportent plus ce qu'ils considèrent comme une domination grandissante des Hans, l'ethnie ultra-majoritaire en Chine, et la répression implacable de leur religion et de leur culture.

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Chine
commenter cet article
15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 20:27

 

Le Monde.fr avec AFP | 15.11.2012 à 12h39

 

Un Tibétain de 14 ans s'immole juste après la nomination de Xi Jinping

 

Un moine bouddhiste à Tongren, le district où se multiplient les immolations.


Un adolescent tibétain âgé de 14 ans s'est immolé par le feu, jeudi 15 novembre, dans le nord-ouest de la Chine, seulement quelques minutes après l'annonce de la nomination de Xi Jinping comme numéro un du régime communiste chinois, a annoncé l'agence Chine nouvelle.

Selon des responsables locaux, cités par l'agence officielle, le jeune Karpongya s'est transformé en torche humaine à environ 12 h 10 locales (5 h 10 à Paris) à Gartse, dans le district de Tongren de la province du Qinghai. Lundi, deux Tibétains s'étaient immolés dans la même région. Mercredi, des milliers de Tibétains se sont rassemblés à Tongren pour prier pour les deux hommes, a rapporté l'ONG International Campaign for Tibet.

 

"GÉNOCIDE CULTUREL"

Les immolations de Tibétains se sont multipliées ces dernières semaines à l'approche du congrès du Parti communiste, à l'issue duquel la Chine s'est dotée jeudi de nouveaux dirigeants. Le premier d'entre eux, Xi Jinping, a prononcé sa première allocution télévisée quelques minutes avant l'immolation du jeune Karpongya.

D'après les chiffres du gouvernement tibétain en exil en Inde, 69 personnes  se sont immolées, dont 54 sont mortes, depuis le début de mars 2011 dans les zones tibétaines chinoises. La Chine affirme avoir "libéré pacifiquement" le Tibet et amélioré le sort de sa population en finançant le développement économique de cette région pauvre et isolée. Mais de nombreux Tibétains ne supportent plus ce qu'ils considèrent comme une domination grandissante des Hans, l'ethnie ultra-majoritaire en Chine, et la répression de leur religion et de leur culture, qualifiée de "génocide culturel".

 

 

 

DÉLATION – La Chine propose 8 000 dollars aux personnes qui dénonceraient les Tibétains ayant l’intention de s’immoler

 

Depuis le début de l'année 2012, 72 moines tibétains se sont immolés par le feu pour protester contre l'occupation chinoise. Cette escalade d’actes désespérés est sans précédent depuis les violentes émeutes anti-chinoises de 2008 à Lhassa, la capitale tibétaine.

Le site Opendemocracy.net révèle que les autorités de la province de Kanlho (Gannan en chinois) ont placardé des affiches qui promettent jusqu'à 8 000 dollars aux personnes qui dénonceraient "les Tibétains ayant l'intention de s'immoler", arguant que ces actes provoquent "une instabilité sociale dans la région."

 

Interrogée par le site vice.com,  Stéphanie Bridgen de l'association Free Tibet, précise que "l'argent offert par la police – 50 000 yuan – équivaut à un an de salaire, même pour un membre du gouvernement." Une somme colossale, donc, mais qui n'a pas eu l'effet escompté. Pis, les immolations se sont multipliées après la publication de cette annonce.

"L'annonce a été faite le 21 octobre, et le jour suivant, un habitant de la préfecture de Kanlho s'est suicidé. En cinq jours, la liste comptait quatre morts de plus. On n'a jamais recensé autant d'immolations que cette semaine-là. Si les Chinois pensent pourvoir les acheter, ils se trompent du tout au tout", explique Stéphanie Bridgen.

"Le gouvernement chinois devrait enquêter sur la cause (de ces immolations). La Chine ne s'en occupe pas sérieusement et essaie d'y mettre fin rien qu'en me critiquant", avait déclaré le dalaï-lama, dirigeant spirituel tibétain, à des médias japonais. Lobsang Sangay, le nouveau chef du gouvernement en exil à Dharamsala qui a hérité en 2011 de l'autorité politique du dalaï-lama, avait quant à lui appelé les Tibétains à ne plus "recourir à tout acte radical, y compris aux immolations par le feu." Il semble que son appel, ainsi que les incitations des autorités chinoises à la délation, n'ont pas été entendus.

 


Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Chine
commenter cet article
12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 18:30

 

 

Rue89 - Sacrifice 12/11/2012 à 13h07
Pierre Haski | Cofondateur Rue89

 

C’est une photo terrible. Accablante. Elle a été postée sur Twitter par Tsering Woeser, poétesse et activiste tibétaine, sans commentaire.

En réponse à nos questions, Tsering Woeser, qui vit normalement à Pékin mais a été « exilée » pour quelques jours au Tibet, le temps du 18e Congrès du Parti communiste chinois (PCC), nous indique que cette photo est celle de l’immolation d’un moine, qui s’est produite ce lundi à 15h15 heure locale, c’est-à-dire à peine deux heures avant que la photo soit postée.

Elle nous indique que cette immolation, la huitième en l’espace de huit jours, s’est déroulée à Rebkong, une préfecture autonome tibétaine située sur le plateau du Qinghai, à l’extérieur de la Région autonome du Tibet.

Si cette image est choquante, c’est d’abord par le geste désespéré de ce moine, qui s’ajoute à une liste de plus de 70 immolations en deux ans dans l’ensemble des régions de peuplement tibétain (Région autonome du Tibet, Sichuan, Gansu Qinghai, Yunnan), mais c’est aussi par la présence de ces moines tout autour, qui semblent observer sans bouger.

Tsering Woeser nous indique que les moines récitent les mantras, formules rituelles sacrées du bouddhisme tibétain, pour accompagner l’âme de celui qui est en train de mourir.

Non-assistance

Cette non-assistance à l’un d’eux qui a choisi de mourir pour attirer l’attention sur la cause des Tibétains face au rouleau compresseur chinois est bouleversante pour un esprit occidental.

Elle illustre à quel point ce mouvement est ancré dans les traditions du bouddhisme tibétain, sa foi en la réincarnation, et à quel point ce mouvement de sacrifices est soutenu par la communauté tibétaine, en particulier sa composante religieuse.

Ces morts sacrificielles pointent un doigt accusateur en direction de Pékin et de ce Parti communiste chinois, rationaliste et matérialiste, qui a comme principal atout sa force économique et le nombre.


Capture d’écran de la page Twitter de Tsering Woeser

 

A noter au passage que les Tibétains, longtemps absents des réseaux sociaux qui ont transformé l’activisme politique en Chine depuis quelques années, ont appris à utiliser la force des images et des réseaux pour faire connaître leur cause.

Tsoering Woeser, une Tibétaine mariée à un intellectuel chinois Han, est sans doute la plus expérimentée sur ces réseaux pour faire connaître le désespoir tibétain.

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Chine
commenter cet article

Présentation

  • : Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • : Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
  • Contact

Texte Libre

INFO IMPORTANTE

 

DEPUIS DEBUT AOÛT 2014

OVERBLOG NOUS IMPOSE ET PLACE DES PUBS

SUR NOTRE BLOG

CELA VA A L'ENCONTRE DE NOTRE ETHIQUE ET DE NOS CHOIX


NE CLIQUEZ PAS SUR CES PUBS !

Recherche

Texte Libre

ter 

Nouvelle-image.JPG

Badge

 

          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



  Th-o indign-(1)

55

9b22