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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 17:33

 

 

Source : http://www.cadtm.org/Banques-Comment-controler-leur

 

 

Banques : Comment contrôler leur pouvoir exorbitant ?

 

13 décembre 2016 par Eric Toussaint , Eric de Keuleneer , Aline Fares , Fred Mawet

 

 

 

Nous publions la vidéo (durée : 2 heures) de la table ronde consacrée au monde de la finance et à la question de la nécessaire reprise de contrôle sur ce « nerf de la guerre ». Comment contrôler le pouvoir aujourd’hui exorbitant de la finance ? Avec Aline Fares (Finance Watch), Eric De Keuleneer (Solvay Brussels School of Economics) et Eric Toussaint (CADTM) ; modération Fred Mawet (d’ATTAC Bruxelles2).

Dans le cadre de l’université d’Automne d’Attac Wallonie Bruxelles, les 8-9 octobre 2016 à Liège - Ré-enchanter la vie : La fin et les moyens.

Déroulement de la conférence : 2 X 1h : 1h d’interventions et 1h de débat

Nous publions la vidéo (durée : 2 heures) de la table ronde consacrée au monde de la finance et à la question de la nécessaire reprise de contrôle sur ce « nerf de la guerre ». Comment contrôler le pouvoir aujourd’hui exorbitant de la finance ? Avec Aline Fares (Finance Watch), Eric De Keuleneer (Solvay Brussels School of Economics) et Eric Toussaint (CADTM) ; modération Fred Mawet (d’ATTAC Bruxelles2).

Dans le cadre de l’université d’Automne d’Attac Wallonie Bruxelles, les 8-9 octobre 2016 à Liège - Ré-enchanter la vie : La fin et les moyens.

Déroulement de la conférence : 2 X 1h : 1h d’interventions et 1h de débat

Introduction et animation par Fred Mawet :

Les banques sont un enjeu essentiel à tout projet de changement social : Qu’est-ce qu’une banque ? une structure qui a le pouvoir immense de définir qui peut ou pas avoir de l’argent pour monter des projets => pour définir les villes, la société et son économie.

Or, la crise de 2008 et d’autres épisodes ont démontré s’il le fallait encore que les banques fonctionnent sur la recherche de maximalisation de leur profit et pas sur la préoccupation de financer l’économie réelle et les réponses aux besoins de la collectivité. ! Il y a un enjeu démocratique majeur à stopper cette dérive et à exercer un réel contrôle démocratique sur les banques.

Là-dessus, presque tout le monde est d’accord, mais :

Qui doit exercer effectivement ce contrôle et comment ? Et par quel chemin essayer de préparer cette transition ? ça, c’est une autre paire de manches et c’est ce que nous allons tenter d’explorer au cours de cette table ronde.


Intervenants :

Eric Toussaint – historien de formation, docteur en sciences politiques, a fondé le CADTM en 1990 et en est le président et le porte-parole le plus connu. Il est membre du conseil scientifique d’ATTAC France. A écrit La dette ou la vie, Bancocratie, AAA et une bonne vingtaine d’ouvrages… Il a également signé de nombreux articles sur la nécessaire socialisation des banques et est connu pour son travail d’audit sur les dettes publiques, notamment en Equateur, à la demande de Correa, et en Grèce, à la demande de la présidente du Parlement de janvier à octobre 2015, mais dans l’indifférence de Tsipras et des autres membres du gouvernement Syriza. Eric tient son savoir sur les banques de son travail d’investigation et d’auto-formation sur la question.

Les 2 autres intervenants viennent de l’intérieur du système bancaire :

Eric de Keuleneer – est Ingénieur commercial – travaille dans le secteur bancaire depuis 1977 et est administrateur délégué de l’OCCH (l’Office Central de Crédit Hypothécaire, devenu CREDIBE - une structure privée) depuis 21 ans. A écrit plusieurs livres sur les problèmes bancaires : L’autonomie bien contrôlée (La Mediane, 1997), Het Land der filialen (Roularta, 1998), L’entreprise surveillée (Bruylant, 2003, livre collectif), Pratiques et Techniques Bancaires avec Yassine Boudghene (Larcier 2012)

Aline Fares – A fait HEC en France et est ancienne employée du groupe Dexia à Luxembourg, puis à Bruxelles, où elle a notamment été conseillère auprès du directeur des activités de banque commerciale. Aline a été licenciée dans le cadre de la crise de 2008. Après avoir passé un an à réfléchir à ce qui avait pu arriver, et à se demander comment cela avait pu arriver, Aline Fares a rejoint à l’automne 2012 les rangs de Finance Watch, organisation créée en juin 2011 suite à l’appel de plus de 200 parlementaires affichant la volonté politique de réglementer la finance pour éviter qu’une telle catastrophe ne puisse se reproduire à nouveau. L’ONG, qui compte entre temps 13 salariés provenant pour la plupart du secteur financier, a donc pour fonction principale de faire un contrepoids au lobbying privé en offrant une expertise motivée par l’intérêt général, quand la plupart des experts sollicités aux différents niveaux des procédures législatives représentent en général exclusivement les intérêts du secteur. Aline a travaillé pendant 4 ans à Finance Watch et y dirige encore un projet sur la représentation de l’intérêt général dans les banques.


Les questions pour les 3 conférenciers :

1. Résumé des épisodes précédents : que s’est-il passé depuis 2008 ? Aline FARES (10 min – 3 dias)

2. Est-ce que des enseignements ont été tirés ou pas de 2008 ? Des promesses n’avaient-elles pas été faites ? par qui et pourquoi n’ont-elles pas été tenues ? (10 min Eric DK)

Les engagements pris au moment de la crise financière par les banquiers, les financiers, les politiques et les organismes de contrôle, un peu partout et en Belgique =
-

 

Couverture La séparation des banques de détail des banques d’investissement
-

 

Couverture La fin des bonus et des rémunérations exorbitantes
-

 

Couverture Le financement de l’économie réelle
-

 

 Engagements pas tenus : il n’y a pas eu de moralisation du système bancaire.


3. Qu’est-ce qu’il faut mettre en place pour que les 6 mesures urgentes (ci-dessous) énoncées par Eric T entrent en application réellement ? (10 min Eric T)

D’une certaine façon, Eric, tu proposes de façon plus étayée et plus drastique les mêmes mesures => qu’est-ce qui ferait que ça marche maintenant ?

6 mesures urgentes :

  • 1. Restructurer le secteur bancaire : réduire la taille des banques, séparer banques de dépôt et banques d’affaires, interdire les relations de crédit entre banques de dépôt et banques d’affaires ;
  • 3. Mettre fin au secret bancaire : interdire les transactions avec les paradis fiscaux ;
  • 4. Réguler le secteur bancaire : exiger des banques une augmentation radicale du volume de leurs fonds propres, interdire la socialisation des pertes, restaurer la responsabilité illimitée des grands actionnaires en cas de faillite, taxer fortement les banques, poursuivre systématiquement les dirigeants responsables de délits et crimes financiers et retirer la licence bancaire aux institutions coupables de malversations, sauver les banques d’une autre manière (faillite ordonnée avec la création de 2 structures : une banque de défaisance privée et une banque publique vers laquelle sont transférés les dépots et les actifs) ;
  • 5. Financer autrement la dette : donner pour mission nouvelle à la banque centrale d’octroyer des prêts à taux zéro aux pouvoirs publics ;
  • 6. Renforcer les banques publiques existantes et en recréer dans les pays où elles ont été privatisées.

Et tu le dis : « tout cela ne suffira pas : il faut socialiser le secteur bancaire : on ne peut pas le laisser aux mains des capitalistes ! »

Du coup, par quel bout on commence, stratégiquement ? où met-on son énergie pour changer ce système mortifère : pourquoi faut-il s’épuiser à tenter de changer un système dont on ne croit pas qu’il puisse réellement se transformer ? ( Aline 5 min – Eric DK 5min – Eric T 5min )

Ça se passe près de chez vous : comment se fait-il qu’en Allemagne, 2/3 du système bancaire est public ou coopératif ? Comment est-ce possible ? l’Allemagne n’est pas moins capitaliste que la Belgique ?.... qu’est-ce que ça produit ? Est-ce un cas isolé ou est-ce la Belgique qui est un cas isolé en Europe ? quels enseignements pouvons-nous en tirer pour garder Belfius et la transformer en VRAIE banque publique ? (Eric T – Eric DK et Aline, 5 min chacun).

 

Source : Attac Bruxelles

 

 

 
 
 
 

Eric Toussaint

docteur en sciences politiques des universités de Liège et de Paris VIII, porte-parole du CADTM international et membre du Conseil scientifique d’ATTAC France. Il est l’auteur des livres Bancocratie, ADEN, Bruxelles, 2014 ; Procès d’un homme exemplaire, Éditions Al Dante, Marseille, 2013 ; Un coup d’œil dans le rétroviseur. L’idéologie néolibérale des origines jusqu’à aujourd’hui, Le Cerisier, Mons, 2010. Il est coauteur avec Damien Millet des livres AAA, Audit, Annulation, Autre politique, Le Seuil, Paris, 2012 ; La dette ou la vie, Aden/CADTM, Bruxelles, 2011. Ce dernier livre a reçu le Prix du livre politique octroyé par la Foire du livre politique de Liège. Il a coordonné les travaux de la Commission pour la Vérité sur la dette publique de la Grèce créée le 4 avril 2015 par la présidente du Parlement grec. Cette commission a fonctionné sous les auspices du parlement entre avril et octobre 2015. Suite à sa dissolution annoncée le 12 novembre 2015 par le nouveau président du parlement grec, l’ex-Commission poursuit ses travaux et s’est dotée d’un statut légal d’association sans but lucratif.

 
 

Eric de Keuleneer

est Ingénieur commercial – travaille dans le secteur bancaire depuis 1977 et est administrateur délégué de l’OCCH (l’Office Central de Crédit Hypothécaire, devenu CREDIBE - une structure privée) depuis 21 ans. A écrit plusieurs livres sur les problèmes bancaires : L’autonomie bien contrôlée (La Mediane, 1997), Het Land der filialen (Roularta, 1998), L’entreprise surveillée (Bruylant, 2003, livre collectif), Pratiques et Techniques Bancaires avec Yassine Boudghene (Larcier 2012)

 
 

Aline Fares

Coordinatrice de l’expertise et des campagnes chez Finance Watch

 

Autres articles en français de Aline Fares (6)

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 13:56

 

Info reçue par mail

 

Des guerres et des conflits sanglants qui se poursuivent en Irak, en Syrie, et ailleurs ; des attentats monstrueux et meurtriers en Belgique, France, Turquie, etc. ; une absence quasi totale de volonté politique pour entamer la transition écologique ; une Union européenne qui continue de punir la Grèce parce qu’elle veut appliquer quelques mesures sociales, tandis qu’elle renonce à réguler les marchés financiers et la spéculation ; des mulitnationales qui licencient massivement et brisent la vie de milliers de familles alors qu’elles font de juteux profits ; les idées et les partis d’extrême droite qui continuent de se propager un peu partout ; des centaines de millions de personnes qui continuent de mourir de faim alors qu’on pourrait sans problème nourrir correctement 12 milliards d’individus ; le harcèlement de rue envers les femmes qui continue, encore et encore ; des scandales planétaires qui restent impunis, comme celui des Panama leaks ou dieselgate ; … L’année 2016 a été une fois de plus chargée en évènements négatifs, révoltants, inacceptables ! A quand la justice sociale, la paix, la coopération et le partage des richesses ?

Si nier ces énormes injustices est impossible, se résigner à les accepter est impensable. La célèbre expression de Margaret Thatcher « TINA » (There Is No Alternative) est tout sauf vraie. En contrepied de cette triste réalité, de nombreuses initiatives porteuses d’espoirs, locales et globales, ont fleuri un peu partout sur la planète. Des individus se sont dressés avec succès contre l’injustice, des mobilisations sociales ont fait reculer des projets néfastes pour l’humanité, et des gouvernements ou des autorités publiques ont pris leur courage à deux mains et mis en œuvre des politiques en faveur des populations. Bien sûr, ces petites et grandes victoires restent partielles et insuffisantes. Prises individuellement, certaines peuvent même paraître dérisoires. Mais mises ensemble, elles montrent à quel point la volonté de changement est vivace et qu’il existe de multiples forces de propositions alternatives au système actuel, basé sur l’égoïsme, le profit et l’exploitation des peuples et de la nature.

C’est avec beaucoup de plaisir et de fierté que nous avons recensé, publié et diffusé plus de 150 Victoires en 2016. Nous vous proposons ci-dessous un petit Best of des bonnes nouvelles qui nous ont particulièrement touchées cette année. Nous espérons qu’elles vous aideront à lutter contre le fatalisme ambiant et constitueront des sources d’inspiration pour vos actions individuelles et collectives.

En vous souhaitant toute la réussite possible pour vos projets en 2017.

Solidairement.

L’équipe de Bonnes nouvelles : Philippe, Vanessa, Hélène, Brieuc, Jeanne-Marie, Caroline, Fanny & Olivier

PS 1 : Vous voulez nous soutenir ? Vous pouvez nous faire un petit don ICI. Cela nous aidera beaucoup.
PS 2 : vous pouvez également rejoindre notre équipe bénévole, en nous contactant via le site. Ce n’est pas le travail qui manque ;-)
PS 3 : bien sûr, continuez de partager nos articles, de liker notre page facebook (https://www.facebook.com/il.faut.tuer.tina/ ) , et de faire connaître cette dynamique autour de vous

 

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  3. Les accaparements des terres sont désormais considérés par la CPI comme des crimes contre l’humanité Lire

  4. La Slovénie inscrit le droit à une eau potable non privatisée dans sa Constitution Lire

  5. Le Burkina Faso abandonne le coton transgénique Lire

  6. Genève bannit les OGM de son agriculture Lire

  7. Ivry tend la main aux réfugiés Lire

  8. Barcelone impose aux banques et aux grandes entreprises de respecter les droits fondamentaux Lire

  9. Manifeste d'Oviedo : un front contre la dette illégitime se met en place en Espagne Lire

  10. Ce petit village de Dordogne qui privilégie la qualité de vie Lire

  11. Panama Papers: sous pression, le Premier ministre islandais a démissionné! Lire

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  13. Plainte en diffamation : Bolloré perd son procès contre Bastamag Lire

  14. Contre le terrorisme, l'Italie offre à chaque jeune 500 euros de culture Lire

  15. Une campagne syndicale débouche sur l’interdiction des contrats zéro heure en Nouvelle-Zélande Lire

  16. Inde: des millions de grévistes contre les privatisations et pour une sécurité sociale universelle Lire

  17. Italie: voler pour manger n'est pas un délit Lire

  18. La Cour de cassation juge illicite le licenciement des lanceurs d'alerte Lire

  19. Louisiane : reconnaissance des premiers réfugiés climatiques américains Lire

  20. Australie : un peuple aborigène récupère ses terres après 37 ans de lutte Lire

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 18:39

 

 

Source : https://reporterre.net

 

 

Le faux miel envahit les rayons des supermarchés

4 janvier 2017 / Marie Astier (Reporterre)

 

 

 

Les Français consomment quatre fois plus de miel que n’en produit le pays. Mais cet aliment est souvent l’objet de fraudes qui le dénaturent, notamment par ajout de sucre. Les miels importés d’Asie sont le plus souvent en cause.

 

 

Sa couleur de soleil aux reflets d’or souligne sa valeur, sa transparence est symbole de pureté. Sucré et subtilement parfumé, nourrissant et antiseptique, il fait figure d’aliment miracle. Quoi de plus beau et bon que le miel, franchement ?

Pourtant, il arrive qu’il ne soit pas si immaculé qu’il y paraît. D’après une série de tests menés par l’Union européenne, et dont les résultats préliminaires ont été livrés en décembre 2015, 32 % des miels analysés présentaient une non-conformité soupçonnée ou avérée. En particulier, 6 % avaient été dilués avec du sirop de sucre, et 11 % avaient possiblement subi le même traitement. Pourtant, dans l’Union européenne, pas d’ambiguïté, le miel désigne un produit issu de la ruche, sans aucun ajout ou retrait de quoi que ce soit. Tout ajout de sirop de sucre est donc bien une fraude.

Les tests européens viennent confirmer des analyses réalisées en France par le magazine Que Choisir en septembre 2014 : sur 20 miels « premier prix » achetés dans diverses enseignes de la grande distribution, six présentaient des ajouts de sucre. Soit presque un tiers des produits. Fin 2013, la DGCCRF (la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes), constatait de son côté après enquête que plus d’un miel sur dix avait « subi l’addition de sucres exogènes issus de la canne ou du maïs (jusqu’à une teneur de 44 %), ou d’eau ».

« L’ajout de sirop de sucre est la fraude la plus classique, car la plus rentable », confirme Éric Jamin, responsable de l’unité authenticité au sein du groupe Eurofins, un des principaux laboratoires effectuant des analyses de miel en France.

La Chine est le principal exportateur de miel dans le monde, et elle propose les prix les plus bas

Dans le milieu, la pratique est connue de tous. Et on sait très bien que ce « faux » miel, ou miel adultéré, vient principalement de Chine. « À première vue, seul un maximum de 15 % du miel chinois correspond à notre définition du miel, estime Étienne Bruneau, responsable de la commission qualité au sein d’Apimondia, la fédération des syndicats d’apiculteurs dans le monde. On sait que les miels à moins de 1,30 euro, 1,50 euro le kilo, ne passeront pas aux analyses. Si on veut des miels qui “passent” les tests les plus récents, il faut le payer au moins 2,35 euros le kilo. Et là on peut avoir du vrai miel, produit en Europe. »...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

 

Source : https://reporterre.net

 

 

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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 14:34

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

Rien à déclarer ?

Avant d’aller aux US, on vous demande vos comptes de réseaux sociaux

 

 

Présentée en juin et en vigueur depuis le 20 décembre, cette mesure critiquée par les associations de défense des droits demande aux visiteurs sans visa, comme les Français, leurs identifiants Twitter, Facebook etc.

 

 

Les services américains de surveillance des frontières avaient émis en juin la proposition de pouvoir demander aux visiteurs se rendant aux Etats-Unis d’indiquer leurs comptes sur des réseaux sociaux. C’est chose faite depuis le 20 décembre, a révélé Politico.

Les personnes venant de 38 pays, dont la majorité des membres de l’Union européenne – parmi lesquels la France –, avec le programme d’exemption de visa (ESTA, pour passer jusqu’à 90 jours aux Etats-Unis), doivent remplir un questionnaire électronique. Il comprend depuis la semaine dernière cette nouvelle demande – facultative ( mais 1) pour combien de temps  ? 2) avec quels aléas – risque de refus, temps d’entrée ralenti à la douane, etc. – pour les récalcitrants ?), avec un questionnaire supplémentaire.

Formulaire déroulant en ligne

 

Formulaire déroulant en ligne - capture d’écran www.estausa.com
 

La liste est longue, puisque le formulaire propose à l’aspirant visiteur de signaler ses éventuels identifiants sur  :

  • Askfm
  • Facebook
  • Flickr
  • GitHub (qui est loin de concerner le grand public, étant centré sur les codeurs, développeurs etc.)
  • Google+
  • Instagram
  • JustPaste.it
  • LinkedIn
  • Tumbler
  • Twitter
  • Vine
  • VKontakte (réseau social russe)
  • YouTube
  • Autres

 

Passage en douane à l'aéroport de Newark

Passage en douane à l’aéroport de Newark - US Customs and Border/Flickr/CC0
 

Craintes des entreprises et des associations de défense des libertés

Plusieurs entreprises dont les services sont visés (via l’Internet Association, dont sont membres entre autres Google, Twitter, Facebook et LinkedIn) ainsi que des associations de défense des droits et libertés (comme lACLU et le CDT) se sont élevés depuis juin contre cette mesure.

Tous argumentent qu’elle porte atteinte à la liberté d’expression (poussant à l’autocensure sur les réseaux sociaux), va aspirer une quantité croissante d’infos sur les opinions, pratiques etc. des personnes, et qu’elle crée un précédent pour d’autres pays, démocratiques ou non.

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 12:32

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

Hôpital: l'absurde rente de la dialyse

Par Caroline Coq-Chodorge
 
 
 

L’assurance maladie consacre 3,1 milliards d’euros par an à la dialyse, au détriment de la greffe pourtant moins coûteuse et plus efficace pour les patients atteints d’insuffisance rénale terminale. Mais la dialyse assure aux établissements de santé soumis à la tarification à l'acte de confortables revenus.

 

Comme le cœur et les poumons, les reins sont des organes vitaux. Jusqu’aux années 1960, les personnes aux reins trop malades mouraient, empoisonnés par l’urée qui saturait leur sang. Puis a été mise au point la dialyse : une grosse machine qui fait office de rein artificiel en filtrant le sang des malades. En parallèle, s’est développée la greffe de rein. Sur ces deux versants du traitement de la maladie rénale – dialyse et greffe –, la France a écrit une page importante de l’histoire médicale. De nombreuses vies ont été sauvées par les médecins, d’abord en petit nombre, au prix de grandes souffrances, parfois de sacrifices, et de dilemmes éthiques insolubles. Quelques-unes de ces histoires sont racontées dans le beau livre D’autres reins que les miens, un recueil de témoignages de patients et de médecins, écrit par Yvanie Caillé, à l’origine de l’association de patients Renaloo, et le néphrologue Franck Martinez.

 

couverturedautresreinsquelesmiens

En France, 80 000 personnes vivent aujourd’hui avec une insuffisance rénale terminale, c’est-à-dire avec des reins fonctionnant à moins de 15 % de la normale. Cette maladie illustre la concentration des dépenses de santé sur un petit nombre de personnes : en 2013, elle a coûté 3,8 milliards d’euros à l’assurance maladie.

 

L’association de patients Renaloo répète à l’envi ce chiffre, comme dans cette tribune publiée par Le Monde. Et ce n’est pas pour faire culpabiliser les malades, mais pour interroger sans cesse l’efficacité médicale de cette dépense : « Les moyens consacrés à son financement sont-ils toujours utilisés au mieux des intérêts des patients ? », interroge Renaloo. Ou, au contraire, cet argent alimente-t-il des rentes ? « Quand un traitement mobilise de telles sommes, beaucoup de monde s’agglutine autour », admet Christian Jacquelinet, conseiller scientifique de l’Agence de la biomédecine, qui suit l’évolution des pratiques de dialyse et de la greffe rénale à travers le registre REIN.

La dialyse a toujours été, aussi, une question d’argent. Dans les années 1960 et 1970, il paraissait impossible de dialyser à vie tous les insuffisants rénaux, tant le coût de cette technique paraissait élevé. Mais l’augmentation des dépenses d’assurance maladie dans les années 1980 et 1990 a permis de multiplier les centres de dialyse sur le territoire, d’abord suivant une « carte sanitaire » arrêtée par les pouvoirs publics. Puis l’hôpital a adopté entre 2004 et 2008 la tarification à l’activité, et la dialyse a hérité de tarifs très favorables.

Sur ce « quasi-marché » très lucratif, l’offre a rapidement rencontré la demande, en croissance de 2 % par an environ. Car l’épidémiologie de l’insuffisance rénale chronique terminale est en progression : cette maladie est une conséquence de maladies immunitaires ou génétiques, stables, mais aussi du diabète et de l’hypertension, en forte progression.

45 000 patients sont dialysés plusieurs fois par semaine, pendant plusieurs heures, la plupart du temps dans des centres d’hémodialyse. Ils représentent 56 % des malades en insuffisance rénale terminale, et concentrent 80 % de la dépense, soit 3,1 milliards d’euros. Si la dialyse sauve des vies, elle affecte la qualité et l’espérance de vie des malades : « Elle ne remplace que très partiellement les fonctions des reins, explique Yvanie Caillé, la fondatrice de Renaloo. La dialyse prend beaucoup de temps : ce sont des heures immobiles, fatigantes, parfois douloureuses. Les symptômes de la maladie restent nombreux, les patients doivent suivre un régime alimentaire strict, ont tout le temps soif… La moitié des patients qui commencent la dialyse sont décédés cinq ans plus tard. Même chez les plus jeunes, la survie est impactée. Un patient qui entre en dialyse à 30 ans vit en moyenne jusqu’à 47 ans. »

Renaloo a même qualifié la dialyse de « prison ». Mais c’est une « prison » très rentable. « Les directions d’hôpitaux sont très attachées à cette activité, et ne voient pas forcément d’un bon œil la volonté d’une équipe de développer la prévention de l’insuffisance rénale terminale ou d’orienter plus de patients vers la greffe », explique Christian Jacquelinet.

Lorsque la maladie rénale a définitivement endommagé les reins, la greffe est pourtant la meilleure alternative. Elle est recommandée par la Haute Autorité de santé pour la majorité des patients, quel que soit leur âge. Les 35 000 patients transplantés, soit 44 % des malades atteints d’une insuffisance rénale terminale, n’ont coûté que 700 millions d’euros à l’assurance maladie en 2013. Et, libérés de la dialyse, « ils ont une bien meilleure qualité de vie, qui redevient proche de la normale », explique Yvanie Caillé, elle-même greffée. « 53 % des patients greffés travaillent, contre 17 % des patients dialysés », explique celle qui vient d’être nommé directrice de l’Institut des données de santé.

L’insuffisance rénale chronique est aussi un parfait exemple des inégalités sociales qui minent le système de santé français...

 

*Suite de l'article sur mediapart

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 10:21

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Santé publique

En dépit de toutes les alertes scientifiques, Bruxelles s’apprête à autoriser les perturbateurs endocriniens

par

 

 

C’est aujourd’hui, mercredi 21 décembre, que la Commission européenne doit voter la liste des critères permettant de définir les perturbateurs endocriniens (PE). Ces substances chimiques que l’on retrouve dans mille et un produits de la vie quotidienne (tongs, ordinateurs, boîtes de conserve, rideaux de douche, téléphone portables…) et dans de nombreux pesticides, sont capables de mimer l’action de nos hormones, et peuvent provoquer des cancers, des dysfonctionnements du système nerveux ou encore engendrer des problèmes de reproduction. Omniprésents dans l’environnement, ils sont particulièrement redoutables pour les fœtus, même à des doses infimes. Ce qui, au pays des toxiques, leur donne une place singulière.

Les députés européens, inquiets des conséquences sanitaires colossales des PE, ont voté en 2009 un règlement pesticides demandant que les produits phytosanitaires perturbateurs endocriniens soient retirés du marché. Pour ce faire, il faut se mettre d’accord sur ce qui définit un PE. La Commission était censée se prononcer sur le sujet en décembre 2013, au plus tard. L’intense travail de lobbying des industriels pour défendre l’usage des perturbateurs endocriniens, décortiqué par la journaliste Stéphane Horel dans une enquête très fouillée (lire notre entretien ici), a allongé les délais... À tel point qu’en décembre 2015, la cour de Justice européenne a condamné la Commission pour « carence ».

 

Consensus scientifique sur leur dangerosité

Depuis 1991, année au cours de laquelle des endocrinologues du monde entier alertent publiquement sur la dangerosité singulière de ces produits, des milliers de publications scientifiques ont montré qu’ils présentent un vrai problème [1]. Ce consensus scientifique n’a pas convaincu l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), qui estime dans un avis rendu en 2013 que « les perturbateurs endocriniens peuvent (…) être traités comme la plupart des substances [chimiques] préoccupantes pour la santé humaine et l’environnement » . Conséquence de cet « avis » : l’exclusion du marché des pesticides reconnus PE ne serait plus actée a priori, mais après une évaluation du risque de chacun d’entre eux. Cet avis contredit le texte voté par le Parlement européen en 2009, qui stipule que les pesticides identifiés a priori comme « perturbateurs endocriniens » ne pourront plus accéder au marché ou y rester.

Cette contradiction majeure avec le texte voté par les parlementaires européens ne semble pas déranger la Commission qui a choisi de s’appuyer sur l’avis de l’Efsa pour rédiger sa proposition. « Avec la proposition de la Commission européenne, nous sommes très loin de l’esprit de la loi, remarque la journaliste Stéphane Horel. Le Parlement européen l’a d’ailleurs souligné dans un courrier adressé au commissaire à la santé chargé du dossier PE (Vytenis Andriukaitis) estimant que la Commission avait "excédé ses compétences d’exécution" en modifiant des éléments essentiels de la loi ». La France, le Danemark et la Suède se sont aussi élevés contre les manœuvres de la Commission.

 

8700 tonnes de pesticides PE à l’abri de l’interdiction

Ce n’est pas tout. La Commission a introduit un amendement qui crée une dérogation pour tout un groupe de pesticides qui ont justement la particularité… d’être des perturbateurs endocriniens. « Cette dérogation majeure est en fait une vieille demande de l’industrie des pesticides, décrypte Stéphane Horel dans un article du Monde. Elle a été développée par le trio des fabricants de pesticides qui seront les plus touchés par la réglementation : les géants allemands BASF (numéro un mondial de la chimie) et Bayer (en cours de fusion avec Monsanto), ainsi que le groupe suisse Syngenta. » La journaliste s’est procurée un document daté de 2013, dans lequel des employés de ces trois groupes plaident en faveur d’une « dérogation » pour ce qu’ils désignent comme « les perturbateurs endocriniens par conception ».

« Le nouveau paragraphe ajouté par la Commission européenne ressemble à s’y méprendre à l’article écrit par les employés des fabricants de pesticides », remarque-t-elle. « À quoi peut bien rimer une législation censée interdire les perturbateurs endocriniens pesticides ou biocides … qui commence par mettre à l’abri d’une éventuelle interdiction les produits ayant justement été conçus pour être des perturbateurs endocriniens ? », s’interroge de son côté Générations futures. Selon l’association, si cette disposition était adoptée, elle mettrait, pour la France, « au moins 8700 tonnes de produits pesticides à l’abri d’une éventuelle interdiction pour leurs propriétés perturbateurs endocriniens ! » Le comité qui doit se prononcer aujourd’hui sur la définition des PE réunit des représentants de chaque État membre dont il est impossible d’avoir l’identité.

 

Notes

[1En 2013, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié un rapport. Réalisé par une vingtaine de scientifiques du monde entier, tous spécialistes des PE, ce rapport insiste sur le fait que les PE représentent « une menace mondiale ». En 2009, puis en 2015, la société savante Endocrine Society le confirme. En décembre 2015, c’est la Fédération internationale des gynécologues obstétriciens qui appelle à réglementer les PE, évoquant les bébés qui naissent tous « pré-pollués ».

 

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 17:17

 

 

Source : http://www.actu-environnement.com

 

 

Le Gouvernement allège à nouveau la réglementation applicable aux élevages

MAJ le 13/12/2016

 

Un nouveau texte relève les seuils d'autorisation et supprime les contrôles périodiques pour les élevages de bovins et de volailles. Ce dernier point est contesté par le Conseil supérieur de la prévention des risques technologiques.

 

Risques  |    |  Laurent Radisson

 

 

 

Le Gouvernement allège à nouveau la réglementation applicable aux élevages

 

Un décret, publié le 6 décembre au Journal officiel, vient modifier plusieurs rubriques de la nomenclature des installations classées (ICPE). Indépendamment de quelques modifications portant sur les liquides inflammables, ce texte vise principalement à simplifier la réglementation applicable aux installations d'élevages. La réforme, qui met en œuvre les engagements du Premier ministre à simplifier la réglementation, comporte trois volets : le relèvement des seuils d'autorisation et la création...

 

La suite de cet article est réservée à nos abonnés ou en achat à l'acte...

 

 

Source : http://www.actu-environnement.com

 

 

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 22:29

 

Source : https://www.franceinter.fr/emissions/le-billet-d-audrey-vernon/le-billet-d-audrey-vernon-09-decembre-2016

 

Guide du shopping de Noël équitable

vendredi 9 décembre 2016

Le Billet d'Audrey Vernon

 

À l’approche de Noël, il est possible de faire régner la justice sociale chez les très riches. Si on s’y prend bien, on peut donner notre argent durement gagné équitablement.

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 16:32

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

Lobbies, optimiseurs fiscaux, corrompus, pantoufleurs : dites merci au Conseil constitutionnel !

 

 

 

En censurant une partie des articles de la loi Sapin II, en utilisant des arguments qui n’ont de principe que l’apparence, le Conseil constitutionnel désarme la République dans sa lutte contre des fléaux sociaux majeurs.
 

 

Il y a des décisions du conseil constitutionnel qui ne font pas trop de bruit médiatique mais qui pèsent néanmoins lourd dans le climat politique et social. Ainsi celles que les « sages » ont rendu jeudi dernier à propos de la loi Sapin II. Une bonne loi que cette Sapin II (la première l’était aussi, d’ailleurs) pour une fois, qui vise à résoudre moultes problèmes que pose le capitalisme contemporain à la société française. Une loi destinée à lutter contre l’opacité des décisions publiques et la corruption des responsables administratifs et politiques. Elle a décidé par exemple de la création d’un registre électronique public des lobbies… Ou encore rend contraignant (et non plus indicatif) le vote des actionnaires en matière de rémunération des dirigeants d’entreprises. Elle rend obligatoire un dispositif de prévention de la corruption dans les grandes entreprises. Mais le conseil constitutionnel a censuré quelques articles, qui ne sont pas des broutilles, comme semblent le penser et .

 

>> 

 

"Business as usual" pour les fraudeurs fiscaux

Ainsi, les hauts fonctionnaires « pantoufleurs », qui souhaitent rejoindre le privé, ne devront pas demander l’avis de la haute autorité pour la transparence de la vie politique, institution indépendante et sourcilleuse. Ils continueront à solliciter l’avis (secret) et bienveillant de la commission de déontologie. Le registre des lobbies est bien créé, mais les assemblées pourront en user (ou pas) à leur guise. Pas question de leur imposer des règles de transparence qu’elles n’auraient pas édictées elles-mêmes. Pour savoir qui a vu votre sénateur et à quel sujet, vous risquez d’attendre quelques temps. Les sanctions pénales sont d’ailleurs elles-aussi censurées. La loi ne risque pas de faire peur aux « représentants des groupes d’intérêts ».

 

Pour les fraudeurs fiscaux, ce sera aussi « business as usual », puisque les « Sages » ont retoqué le principe de centralisation des dossiers de fraude fiscale au parquet financier de Paris. Il parait qu’il y avait un risque d’embouteillage, au dire du ministère de la Justice. Ce qui est certain c’est qu’aujourd’hui, les tribunaux ne croulent pas sous les procédures puisque neuf fraudeurs sur dix continueront donc à échapper aux foudres de la justice (cf le livre  « L’impunité fiscale » de Alexis Spire et Katia Weidenfeld en 2015). A la différence des 3,8  millions de fonctionnaires sous statut, et des élus locaux, les députés et sénateurs pourront continuer à se présenter aux élections avec un casier judiciaire chargé. Pour aligner les obligations des élus nationaux, il aurait fallu adopter une . Les députés et sénateurs ne l’ont pas fait, et on peut penser que c’était en connaissance de cause…

Plus d'obligation de déclarer chiffres d'affaires, impositions et effectifs pays par pays pour les grands groupes

Mais le pire mauvais service rendu par le conseil est sans doute l’annulation de l’article qui instituait l’obligation pour les grands groupes de déclarer les chiffres d’affaires, impositions et effectifs pays par pays. L’utilité d’un tel dispositif (imposé aux banques, déjà) n’est plus à démontrer au moment où Mc Donald’s décentralise son siège du Luxembourg vers Londres dans le but de réduire encore davantage son imposition. Ou que Apple doit 13 milliards d’euros d’impôts et arriérés à l’Etat irlandais. Mais le conseil, pour n’en rien savoir, a sorti l’artillerie lourde juridique. Le communiqué explique :

« S'agissant de l'article 137 de la loi déférée qui instaure un « reporting fiscal » pays par pays, le Conseil constitutionnel a, dans le prolongement de sa jurisprudence antérieure, estimé que l'obligation faite à certaines sociétés de rendre publics des indicateurs économiques et fiscaux pays par pays est de nature à permettre à l'ensemble des opérateurs qui interviennent sur les marchés où s'exercent ces activités, et en particulier à leurs concurrents, d'identifier des éléments essentiels de leur stratégie industrielle et commerciale.

Le Conseil constitutionnel a donc jugé que les dispositions de l'article 137 portent une atteinte disproportionnée à la liberté d'entreprendre et sont ainsi contraires à la Constitution. »

D’où l’on comprend que selon « la jurisprudence constante », « la liberté d’entreprendre », qui comprend pour l’occasion celle de dissimuler ses profits aux quatre coins du Globe,  est supérieure au principe d’égalité des citoyens devant l’impôt !

 

Les Sages auraient très bien pu choisir de valider l’article 137  en considérant que le reporting  pays par pays était proportionné au trouble - l‘évasion fiscale massive des grands groupe - qu’il cherchait à combattre. Les mêmes n’ont pas tremblé pour valider un autre article de la loi Sapin 2 qui permettra de bloquer les retraits des assurances vie en cas de panique financière, qui est pourtant un sacré accroc au principe de propriété, principe qui figure à l’article 2 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de de 1789, au même que la liberté, la sûreté et la résistance à l’oppression !

Le conseil reconnaît que les lanceurs d’alerte doivent être aidés, mais le Défenseur des droits ne doit pas le faire ! 

Ceux qui pensent que tout ceci n’est pas grave, puisque ce que le niveau national a échoué à faire, le niveau européen peut encore y parvenir, se fourrent le doigt dans l’œil. Car, évidemment, la décision du conseil constitutionnel français servira au niveau de l’Union. Imaginez la scène : le commissaire à la fiscalité et au budget Pierre Moscovici plaidant en faveur de l’adoption par le conseil des ministres du reporting public pays par pays, et un ministre, du Luxembourg, du Royaume-Uni ou d’ailleurs, lui rétorquant aussi sec : « mais Pierre, en France c’est anticonstitutionnel, et tu veux que nous les autres Européens nous infligions à ton pays une législation contraire à sa loi fondamentale ? Quelle drôle d’idée… » C’est donc un jugement d’une extrême gravité, qui engage non seulement la politique française mais aussi celle de la zone euro, que vient de prendre la cour pas très suprême française…

Protéger, financer les lanceurs d'alerte, les contradictions de l'Etat

Reste le coup de pied de l’âne : l’Etat Harpagon. En validant un autre texte confiant au Défenseur des droits la tâche « d’orienter les lanceurs d’alerte », il lui a aussi interdit de les aider financièrement. L’argutie vaut d’être citée : la Constitution, affirme le conseil, « n’attribue pas au Défenseur des droits la compétence d'apporter lui-même une aide financière qui pourrait s'avérer nécessaire aux personnes qui peuvent le saisir ». Vous avez bien lu : le conseil reconnaît que les lanceurs d’alerte doivent être aidés, mais le Défenseur des droits ne doit pas le faire ! En français : ils ont besoin de nous mais ne faisons rien pour eux ! Marivaux et son Mariage de Figaro sont battus à plates coutures.

Lundi 12 décembre s’ouvre au Luxembourg le procès en appel d'Antoine Deltour, Raphaël Halet, et d'Edouard Perrin, trois lanceurs d’alerte célèbres pour avoir mis au jour les « Luxleaks », ces rescrits fiscaux scandaleux concédés aux grandes firmes internationales. Ces trois là savent au moins à quoi s’en tenir : quels que soient les services éminents qu’ils ont rendu à la France et à ses rentrées fiscales, la République ne dépensera pas un euro pour eux. 

Reste une interrogation : que font Lionel Jospin et Laurent Fabius, récemment nommé président par François Hollande, lors des délibérations du conseil ?! Dorment-ils ou plus probablement se sont-ils coulés dans le moule de la bazoche constitutionnaliste, dont ils connaissent d’expérience la capacité de nuisance ? Jospin se souvient certainement, qu’au nom des mêmes soi-disant principes, le conseil constitutionnel avait censuré sa réforme de la CSG (il voulait en faire un impôt négatif) ? Le premier ministre de la gauche plurielle avait dû en rabattre en créant la prime pour l’emploi, une usine à gaz ? Il faudra bien un jour qu’on débatte du rôle du conseil constitutionnel, qui de gardien de la constitution se mue peu à peu en haute cour du conservatisme…. 

 

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 23:25

 

 

Source : http://www.lesechos.fr

 

 

Ça se passe en Europe : ces enfants qui assemblent les œufs Kinder en Roumanie

 

 

 

 

 

Selon « The Sun », le géant mondial de la confiserie Ferrero exploite sa main-d’œuvre roumaine et fait travailler des enfants. En Allemagne, l’allié bavarois de Merkel invite Trump à Munich.

Mauvaise surprise pour le groupe italien Ferrero. Celle que lui a réservé le correspondant en Roumanie du quotidien britannique « The Sun ». Il révèle dans une enquête intitulée « Les esclaves des oeufs Kinder » que le géant mondial de la confiserie exploite la main d'oeuvre locale en la payant 26 centimes d'euros de l'heure et en faisant travailler des enfants de 6 ans.

Ces derniers seraient notamment chargés d'assembler les différents éléments qui constituent les célèbres surprises à l'intérieur des oeufs Kinder. Un travail qui dure 13 heures par jour, se fait à domicile et en famille. Le témoignage de l'une d'entre elle a été publié sur le site internet du journal en début de semaine. L'enquête, riche en photos et vidéos, présente des conditions de travail tout aussi sommaires que l'hygiène. Un informateur du groupe Ferrero confirme que les contrôles de qualité concernant les jouets assemblés au domicile des employés sont en effet impossibles.

Le journaliste britannique décrit dans le détail le quotidien de la famille Juri composée, outre les parents, d'un adolescent de 11 ans et de deux filles de 6 ans. Tous les 1.000 oeufs confectionnés, ils perçoivent l'équivalent de 3,80 livres sterling. Un travail qui est sous-traité par Ferrero, qui d'après l'indicateur du correspondant du « Sun », n'est pas au courant de « l'esclavagisme » que ses intermédiaires font subir à certains de ses salariés.

La multinationale italienne, désormais présente à travers ses différents produits dans 160 pays et qui emploie plus 40.000 salariés dans 78 sociétés et 22 usines, condamne de tels agissements et promet toute sa collaboration pour faire respecter son très rigoureux code éthique. Giovanni Ferrero seul aux manettes du groupe depuis 2011, est particulièrement attentif à sa réputation et à l'attention presque maniaque à la qualité de ses produits.

Une massive campagne de communication avait suivi les propos en 2015 de la ministre française de l'environnement Ségolène Royale . Elle appelait au boycott du Nutella riche en huile de palme , reprenant ainsi les accusations de certaines ONG dénonçant la déforestation en Indonésie et en Malaisie. La polémique n'avait pas impacté les ventes pas plus que l'image de Ferrero. Le Global Reptrak du Reputation Institute, le classement de la réputation des grandes entreprises, lui octroyait même la meilleure place parmi les italiennes en la faisant passer du 20e au 18e rang. Cette fois, le scandale des oeufs Kinder produits en Roumanie à quelques semaines de Noël pourrait lui coûter plus cher.

 

Ça se passe en Allemagne : l'allié bavarois de Merkel invite Trump à Munich

Un nouveau bras de fer se profile entre Angela Merkel et son alliée bavaroise, la CSU, dont le président vient d'inviter Donald Trump, selon des médias allemands. Horst Seehofer, ministre-président de Bavière, a invité le président américain élu à se rendre dans sa région dans le cadre de la Conférence de la sécurité à Munich du 17 au 19 février.

Le conservateur Horst Seehofer, grand pourfendeur de la politique d'accueil des réfugiés d'Angela Merkel l'an dernier, a indiqué dans un message de félicitations au magnat populiste qu'il était « à tout moment le bienvenu en Bavière », rapportent l'agence allemande dpa et le groupe de presse régional Funke.

Cette invitation est un camouflet par la chancelière, qui a accueilli fraîchement la victoire du candidat républicain aux élections américaines. Jusqu'ici, elle n'a pas formulé d'invitation officielle mais évoqué simplement une rencontre avec le futur président au plus tard lors du prochain sommet des pays du G20, en juillet à Hambourg.

Horst Seehofer s'est déjà distingué dans le passé pour avoir invité en Bavière le Premier ministre hongrois Viktor Orban, en conflit ouvert avec Angela Merkel sur le cap à tenir sur les réfugiés en Europe. Le président de la CSU, qui plaide pour un assouplissement des sanctions contrairement à Angela Merkel, s'est aussi rendu à Moscou pour y voir Vladimir Poutine.

Ce n'est pas seul nuage sur la relation entre la chancelière, qui a justifié sa candidature à un quatrième mandat par la défense des valeurs et contre le populisme, et le ministre-président de Bavière. Jeudi, celui-ci a insisté de nouveau sur la nécessité d'introduire un plafond à l'immigration, sans quoi il menace de rompre son alliance avec la CDU.

« Nous ne participerons au gouvernement à Berlin que si cela est réalisé », a t-il promis à ses électeurs dans une interview à la « Augsburger Allgemeine ». Angela Merkel s'oppose à un tel plafond, qui pourrait se heurter à des contraintes juridiques et politiques. Mais elle assure que l'arrivée de près d'un million de réfugiés en 2015 ne se reproduira pas.

Pour la CSU bavaroise, cette stratégie vise à contenir l'ascension de l'AfD et faire en sorte qu'un parti ne puisse s'installer durablement à la droite de l'Union composée de la CDU et de la CSU. Le parti populiste, qui s'est réjoui de l'élection de Donald Trump, est crédité de 10% dans le dernier sondage Forsa, contre 36% pour la CDU-CSU.

@OlivierTosseri - @ThibautMadelin

 

 

 

 

Source : http://www.lesechos.fr

 

 

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