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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 14:45

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

Entretien

"La fille de Brest" Irène Frachon dénonce : "Servier biberonne toujours le corps médical français" depuis le Mediator

 

 

À l'occasion de la sortie au cinéma ce mercredi 23 novembre de "La fille de Brest", le film d'Emmanuelle Bercot retraçant l'histoire du scandale du Mediator, la pneumologue brestoise Irène Frachon, à l'origine des révélations, dénonce les relations toujours aussi malsaines entre les laboratoires pharmaceutiques et le corps médical français.

 

 

Le combat de la pneumologue brestoise Irène Frachon contre le Mediator est le sujet du dernier film d'Emmanuelle Bercot, "La fille de Brest". - BALTEL/SIPA

 

Depuis 2007, elle dénonce sans relâche la dangerosité du Mediator, ce médicament commercialisé par les laboratoires Servier et prescrit comme coupe-faim pendant plus de trois décennies. Mais selon Irène Frachon - sujet du film "la fille de Brest", réalisé par Emmanuelle Bercot et qui sort ce mercredi 23 novembre au cinéma -, la reconnaissance du bien-fondé de son combat par les pouvoirs publics et le retrait du marché du Mediator en novembre 2009 n'ont rien changé de fondamental dans les relations incestueuses entre corps médical et industrie pharmaceutique. Pas plus que les 2.000 morts officiellement attribués au Mediator en France.

 

Neuf ans après votre dénonciation du scandale du Mediator, qu'est-ce qui a changé dans le milieu médical français ?
Irène Frachon :
Pas grand-chose. Le laboratoire Servier, qui produisait ce médicament, est toujours bien accueilli à peu près partout. Les liens d'intérêts financiers, amicaux, intellectuels, entre les médecins et les laboratoires ont une telle force que rien n'a changé ou presque. Servier biberonne le corps médical français depuis des décennies. Ces liens sont consubstantiels et ce genre de choses ne se délie pas comme ça. Les racines sont profondes, sociétales et historiques. Dans cette affaire, on peut dire que les journalistes ont fait leur boulot, et les politiques aussi. Ils ont entendu la souffrance des victimes, bien mieux que de nombreux médecins en charge de celle-ci.

 

"J'ai été écartée du réseau professionnel dans lequel je travaillais"
 

Concrètement, comment cela se traduit-il ?
Il y a une chape de plomb qui s'abat dès que l'on parle du Mediator, drame favorisé par de lourds conflits d’intérêts existant entre les experts de l’Agence du médicament (ANSM, l'ex-Afssaps) et le laboratoire Servier. Plusieurs hauts responsables de l’agence ont été mis en examen pour trafic d’influence et prise illégale d’intérêts mais aucun procès pénal n’est encore audiencé. Témoigner de ce cas d’école, qui oblige forcément à s’interroger sur les possibles risques sanitaires inhérents à ce mode de fonctionnement, m’a valu d’être écartée du réseau professionnel dans lequel je travaillais, sur des maladies dont je suis pourtant spécialiste. Une sorte d’excommunication d'une partie de la communauté médicale, parce qu'on me reproche de m’inquiéter des dérives du complexe médico-pharmaceutique. Ainsi, des collègues avec qui j'ai travaillé étroitement ont dénoncé en 2015 "le poison du 'tous pourri'" . Or, ce journal est un puissant relais de l'industrie pharmaceutique ; il avait publié en 2010 un communiqué de Servier niant tout lien de causalité entre le Mediator et la survenue de problèmes cardiaques…

"Je ne nie pas l’intérêt de travailler avec l’industrie pharmaceutique"

 

Il est impossible en France de remettre en question les liens entre la médecine et les laboratoires ?
La critique des liens entre l'industrie et la médecine est insupportable pour certains. Le corps médical serait comme une ruche qu’on risquerait de détruire en la secouant un peu. Pourtant, je ne nie absolument pas l’intérêt de travailler avec l’industrie pharmaceutique ! C’est important pour permettre de progresser en thérapeutique, sous réserve d’une grande transparence dans la réalisation des essais cliniques et d’une gestion rigoureuse des liens d’intérêts. Chacun à sa place. Sans oublier que l’on devrait favoriser aussi dans ce domaine la recherche publique.

 

Outre les dotations financières, quels sont les artifices utilisés par les laboratoires pour obliger les médecins ?
Prenons quelques exemples récents pour ce seul mois de novembre 2016 : l’Institut Servier, dont le conseil scientifique est constitué pour un tiers d’académiciens de médecine, organisait les 12 et 13 novembre dernier un grand colloque à la Maison de la Chimie, à Paris. La publicité de ce colloque a été assurée par la Société française de médecine interne, dont certains membres participaient comme intervenants aux débats. Autre exemple : l'association humanitaire "La chaîne de l'espoir", créée par un chirurgien cardiaque pour opérer des enfants malades dans les pays sous-développés, le 8 novembre. Ceci afin d'ouvrir un centre de cardiopédiatrie au Sénégal, pays dans lequel Servier a commercialisé son Mediator pendant plus de 30 ans ! Alors que ces mêmes chirurgiens cardiaques français ont opéré, en France, des victimes de Servier pendant des décennies, sans s’en apercevoir !

 

"Servier pratique un négationnisme scientifique sidérant"
Toutes les victimes du Mediator ont-elles été indemnisées ?
Loin de là, et pour celles indemnisées, les montants sont souvent de l’ordre de l’aumône… Les procédures au civil (à l’ONIAM, office national d’indemnisation des accidents médicaux), continuent et c'est pour ces victimes que je continue de me battre. Car il faut savoir que, malgré l’évidence de la responsabilité du laboratoire, les avocats de Servier s'acharnent à contester pour chaque victime le lien de causalité comme le montant des indemnisations, pratiquant sans vergogne un négationnisme scientifique sidérant ! Et ils font tout pour faire craquer des patients déjà très fragilisés par la maladie. Des gens continuent de mourir à cause de ce médicament, qui plus est dans une grande détresse matérielle.

 

 

Le Mediator a-t-il définitivement disparu de la circulation ?
Oui, à ma connaissance, mais plus tardivement dans certains pays qu’en France. On a écoulé les stocks…. après avoir distribué du Mediator en Afrique, en Asie, en Amérique du Sud. Dans tous ces pays, aucune procédure n'existe contre Servier et ne serait même envisageable, vu la disproportion des forces en présence.

 

"Je veux participer à l'éducation des futurs médecins"

Que faudrait-il faire ?
Le monde médical, notamment hospitalier et hospitalo-universitaire, est durablement aliéné. Si pour ceux de l'ancienne génération, c'est foutu, je veux participer à l'éducation des futurs médecins. Ce sont eux qui peuvent faire évoluer les mentalités et les pratiques, en se formant à l’esprit critique dans ce domaine. Je suis sollicitée aujourd’hui par des représentants d'étudiants en médecine, notamment l’ANEMF (Association nationale de étudiants en médecine de France), qui souhaitent s’emparer de ces thématiques. Ce genre d’initiative est amené à se multiplier et à favoriser l’introduction d’un enseignement sur les liens entre l'industrie et nos métiers dans le cursus des études médicales.

 

La loi est-elle adaptée ?
Sur le plan législatif, à la suite du scandale du Mediator permet de savoir qui fricote avec qui mais elle a ses limites en termes de transparence : on ne connaît pas par exemple le montant des conventions (contrats de collaborations entre médecins et industrie, consultanat, conseil marketing, etc) qui transforment certains médecins en véritables VRP des laboratoires pour arrondir leurs fins de mois. À ma connaissance pour remédier à cette importante lacune.

 

Quel est le prochain scandale du Mediator ?
Je crains que l'utilisation de dispositifs médicaux implantés dans le corps prédispose à de nombreux problèmes. Il s’agit par exemple des prothèses orthopédiques, endovasculaires, etc. Il y a à mon sens de grosses inquiétudes à avoir de ce côté-là car donner l'alerte sur d’éventuels problèmes peut s’avérer délicat pour des médecins ou chirurgiens travaillant étroitement avec les concepteurs industriels de tels dispositifs. Là encore, une proximité labos-médecins peut être nécessaire pour certains aspects techniques et scientifiques. Mais elle doit s'accompagner d'une totale transparence des techniques de marketing pratiquées par les commerçants de ces produits.

 

 

 

 

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 14:36

 

 

Source : http://m.20minutes.fr

 

 

SOCIETE

Loi Travail: Un militant prend deux mois ferme pour avoir refuser un prélèvement ADN à Strasbourg

 

 

 

 

Illustration. Strasbourg le 31 mars 2016. Manifestation contre la loi travail. Entre 5.000 et 9.000 manifestants.

Illustration. Strasbourg le 31 mars 2016. Manifestation contre la loi travail. Entre 5.000 et 9.000 manifestants. — G. Varela / 20 Minutes

 

 

Un militant contre la loi Travail qui a refusé un prélèvement ADN condamné mardi par la justice…

Un quadragénaire qui a refusé un prélèvement ADN a été condamné mardi par la justice. Militant contre la loi Travail, il avait écopé en juin dernier à cinq mois de prison avec sursis pour des violences et des dégradations commises en marge d’une manifestation à Strasbourg.

Lors d’une convocation lundi pour unprélèvement d’ADN, il a refusé ce prélèvement arguant qu’il était « un militant par rapport à la question des fichiers qui ont été créés », rapportent les Dernières Nouvelles d’Alsace.

 

>> A lire aussi : Relaxe pour 5 militants CGT qui avaient refusé un prélèvement ADN

 

Cette opposition étant constitutive d’un délit, l’homme a été placé en garde à vue où il a usé de son droit au silence. Le tribunal correctionnel a condamné le prévenu à deux mois de prison ferme sans mandat de dépôt.

 

 

 

Source : http://m.20minutes.fr

 

 

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 21:53

 

Source : https://reporterre.net

 

 

Près de Nantes, des macaques du zoo livrés à la trépanation

 

16 décembre 2014 / Nicolas de La Casinière (Reporterre)

 

 

 

Les zoos sont censés protéger les animaux, pas les vendre à un laboratoire pour des expériences impliquant une chirurgie lourde. Reporterre révèle que des macaques rhésus, nés dans un zoo près de Nantes, ont été vendus en Allemagne à un Institut de recherche pratiquant la vivisection.

 

 Nantes, correspondance

 

En septembre, une chaîne allemande a diffusé un film en caméra cachée sur ces macaques qui paraissent bien maltraités. Il semble alors que le laboratoire allemand Max-Planck de Tübingen ait importé, directement de l’Île Maurice, des primates sauvages. L’investigation, relayée par l’ONG One Voice, montre que certains de ces singes sont nés en France dans un zoo à Port-Saint-Père en Loire-Atlantique, relayés par un élevage voisin.

Choquantes, les images ne sont pas à montrer aux gens sensibles : les macaques montrent des visages et des crânes ensanglantés par les trépanations qui les ont transformés en cobayes. « Un cauchemar vivant », ce reportage en caméra cachée, a été effectué pendant sept mois, de 2013 à 2014, par des militants de la défense animale dans les locaux d’un éminent institut de recherche neurologique allemand, l’Institut Max-Planck, pour la cybernétique biologique, basé à Tübingen, dans le land de Bade-Wurtemberg.

 

Ce reportage a été diffusé le 10 septembre 2014 par la chaîne de télévision allemande Stern TV.

https://www.youtube.com/watch?v=lHsmeFNaT6w

 

Pour faciliter les manipulations sur le cerveau des singes, le placement d’électrodes ou l’injection directe des substances chimiques requises par les expériences in vivo, des implants permanents en titane, de la taille d’un gros bouchon, leur sont insérés au sommet du crâne. Des implants qui servent aussi à immobiliser la tête des primates pendant les expérimentations, le cou étant déjà contraint par l’orifice d’une boîte où le primate est enfermé. Selon les militants qui ont dévoilé ces images, les plaies des animaux s’infectent parfois, induisant souffrance et mal être.

Les images prises clandestinement ont été rendues publiques par le BUAV, British Union for Abolition of Vivisection. Fondée à Londres en 1898, l’association milite pour l’abolition totale de toute expérimentation animale. Ses investigations anonymes l’ont menée ces dernières années dans des laboratoires en Grande-Bretagne, chez des pourvoyeurs de primates au Vietnam, en Malaisie, en Espagne. Pour cette dernière enquête à Tübingen, les Britanniques se sont associés avec leurs correspondants en Allemagne, l’association Soko-Tierschutz.

 

Sensibles à la douleur ou pas ?

« L’animal ne ressent pas les électrodes dans son cerveau, car son cerveau n’a pas de récepteur de la douleur », expliquait l’institut Max-Planck en 2009 après les protestations d’une association de médecins allemands contre l’expérimentation animale.

L’absence de perception de douleur par les animaux est un sujet très controversé, récemment commenté par de philosophes et des théologiens aux Etats-Unis. Des travaux universitaires menés sur des macaques rhésus en 1964 ont montré qu’un de ces singes refusait de tirer sur une chaîne qui lui fournit de la nourriture, quand ce geste provoquait un électrochoc à un autre singe dans la cage voisine. Cette recherche concluait que le macaque est capable d’empathie avec ses semblables.

 

 

Air France sans états d’âme

La diffusion de l’investigation divulguée par BUAV et Soko-Tierschutz a causé quelque émoi en Allemagne. Elle a aussi conduit l’association française One Voice à dénoncer la compagnie Air France, qui achemine sans états d’âme ces singes de l’Île Maurice jusqu’en Europe.

Air France est d’ailleurs la dernière compagnie aérienne de passagers dans le monde à continuer à effectuer ces transports des singes voués à l’expérimentation, malgré les protestations, notamment de l’experte en primates et anthropologue britannique Jane Goodall.

 

Un zoo français fournisseur de singes cobayes

Après la diffusion du film « Un cauchemar vivant », des ramifications et compléments d’enquête mènent en Loire-Atlantique, où un zoo et un élevage, très liés l’un à l’autre, ont fourni sept animaux.

Daté de décembre 2011 et janvier 2012, des dizaines de document photographiés révèlent les attestations sanitaires délivrées pour ces macaques rhésus mâles (Maccacca mulata) en transit dans les murs de la société BioPrim à Baziège, près de Toulouse. Il a joué le rôle d’un centre d’accueil des singes importés, soumis à quarantaine, avant d’être répartis ailleurs pour des expérimentations médicales ou pharmaceutiques. Un centre décrié dès sa création en 2001, mais que son gérant, Éric André, considère alors comme un « hôtel Hilton pour singes ».

 

Nés en captivité, vendus au labo

Les macaques rhésus expédiés à l’institut Max-Planck ne sont donc pas tous nés à l’état sauvage à l’Île Maurice. Les documents vétérinaires produits par l’association de défense des animaux One Voice prouvent sans équivoque que ces singes parvenus en janvier 2012 en Allemagne sont nés au sein du zoo Planète Sauvage, à Port-Saint-Père, et souvent acheminés via une société d’élevage voisine, Savane Nature, située à cinquante kilomètres de là, dans le vignoble nantais.

Selon les documents, dont certains portent le tampon de la préfecture de Loire-Atlantique, la provenance d’un même singe, identifié par le matricule à cinq chiffres de son tatouage, indique soit Savane Nature, soit Planète Sauvage, soit Safari Africain (le premier nom du zoo de 1992 à 1998).

« Passer par une structure extérieure permet à un zoo d’écouler sans souci les macaques rhésus en trop...

 

Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : https://reporterre.net

 

 

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Alertes- Ce que vous devriez savoir
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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 18:42

 

 

LES BLOGS

Quel impact environnemental se cache dans notre garde-robe?

 

 

 

A l'occasion de la Semaine Européenne de la Réduction des déchets (du 19 novembre au 27 novembre), voici la liste des cinq principaux méfaits environnementaux causés par les vêtements.

 

19/11/2016 07:00 CET | Actualisé il y a 12 heures

Luis Ongil Co-fondateur de Percentil

Getty Images/iStockphoto
Vêtements d'occasion (illustration)

La surconsommation de vêtements a un impact considérable sur la planète. Les ménages français achètent près de 700.000 tonnes de vêtements par an, dont 114 euros de vêtements par ménage français ne sont jamais portés. 8 millions de tonnes de vêtements sont jetés en Europe tous les ans, en France, les vêtements jetés chaque année représentent 442 millions d'euros.

 

A l'occasion de la Semaine Européenne de la Réduction des déchets (du 19 novembre au 27 novembre), voici la liste des cinq principaux méfaits environnementaux causés par les vêtements.

 
1. L'abus de consommation d'eau

La fabrication de vêtements nécessite une très grande quantité d'eau, de la culture de la matière première jusqu'à ce qu'il atteigne notre garde-robe. À titre d'exemple, un kilo de jeans représente une consommation approximative de 10.000 litres d'eau, alors qu'environ 2.500 litres sont utilisés pour la production d'un t-shirt en coton.

 
2. L'empreinte carbone selon l'origine des vêtements

La délocalisation de la production est une tendance commune qui implique une utilisation accrue des transports et, par conséquent, de carburant. Les procédés de fabrication, préparation, teinture et repassage, sont également d'importants consommateurs d'énergie.

 
3. Les émissions de toxiques

Selon une étude réalisée par l'Agence suédoise de produits chimiques, 5 % des produits chimiques qui composent les vêtements sont nocifs pour l'environnement. Ces substances sont rejetées lors de la création des colorants, du processus de fabrication, de lavage de vêtements ou quand ils sont déposés dans les décharges.

 

4. La surexploitation du sol

Tois types de fibres sont utilisés pour la confection de vêtements: naturelles, artificielles et synthétiques. La production des fibres naturelles comme le coton ou le lin représente une surexploitation du sol qui cause l'utilisation des engrais, les pesticides et autres produits chimiques (sauf dans l'agriculture biologique). Les fibres artificielles et synthétiques quant à elles polluent l'environnement si elles ne sont pas recyclées correctement.

 

5. Les rejets de substances dangereuses

Le processus de fabrication de tout vêtement entraîne une grande quantité de déchets et des substances nocives pour l'environnement.

Pour limiter les impacts sur l'environnement causés par les vêtements, quelques bonnes pratiques en matière d'habillement sont nécessaires:

  • Donner une seconde vie aux vêtements via le re-commerce

Cette pratique permet d'éviter que les vêtements finissent dans une décharge et réduit également la fabrication de nouveaux vêtements;

  • Acheter des vêtements à proximité, faire attention à l'origine des vêtements et ne pas opter pour ceux, produits dans des pays lointains, pour ainsi réduire les émissions de CO2 dues aux transports;
  • Faire attention à la composition des vêtements

Plus recommandés, avec moins d'impact environnemental sont les provenants de l'agriculture biologique: coton, nylon ou polyester recyclé, de chanvre ou de lin;

  • Réduire l'achat de vêtements neufs, Réutiliser des éléments en leur donnant une nouvelle utilisation ou une valeur et Recycler (le Principe écologique des 3R)

 

 

 

 

Source : http://www.huffingtonpost.fr

 

 

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 21:07

 

Source : http://www.capital.fr

 

 

Gaspillages publics : la folie des grandeurs des élus engloutit des fortunes

 

Publié le 15/11/2016 à 12:33

 

 

 

 

Le conseil régional d'Auvergne à Clermont-Ferrand ©Lafabregue/Andia

 

 

Mairies pharaoniques, pôles culturels surdimensionnés, réceptions somptuaires... Beaucoup de nos élus ne regardent pas à la dépense. Tant pis pour nos impôts locaux.

♦ Philippe Guérin : son pôle culturel pharaonique plombe les comptes de la commune

Pour ses 17.000 administrés, l'ancien maire de Cugnaux avait vu les choses en grand. Sur 4.000 mètres carrés, le pôle culturel qu'il a bâti dans cette banlieue de Toulouse comprend un centre d'arts visuels, une école de musique et une médiathèque, le tout derrière une «expression monumentale des façades», précise l'architecte. Seul hic, le Quai des arts a coûté 14 millions d'euros et se révèle un gouffre financier – 700.000 euros de fonctionnement par an - pour la nouvelle municipalité qui le juge «surdimensionné». «Ce pôle était nécessaire, apprécié, et a coûté moins cher que tous les autres de la région», assure Philippe Guérin, droit dans ses bottes.

A Bourges, c'est carrément 28 millions d'euros que l'ancien maire Serge Lepeltier et son successeur Pascal Blanc ont choisi de dépenser dans une nouvelle Maison de la culture. Dans cette ville de 67.000 habitants, la polémique ne porte pas sur la nécessité du lieu. De nombreux citoyens regrettent simplement qu'on n'ait pas conservé l'actuelle Maison, créée par André Malraux en 1963. Sa réhabilitation, qui avait d'ailleurs commencé et déjà englouti 7 millions d'euros, n'aurait dû coûter au final «que» 19 millions d'euros. «On a préféré un outil mieux conçu et économe en énergie», se défend Pascal Blanc.

♦ Alain Rousset : son petit train de montagne risque de rouler souvent à vide

 

 

©Serge Moulia/Reservoir Photo

 

©Serge Moulia/Reservoir Photo

 

Amoureux de la vallée d'Aspe où il possède une maison et aime ramasser les champignons, le président de la région Nouvelle-Aquitaine a décidé d'y lâcher 102 millions d'euros pour 24,7 kilomètres de rails. Depuis juin, une ligne de TER relie donc à nouveau Oloron-Sainte-Marie à Bedous, dans les Pyrénées-Atlantiques, trente-cinq ans après son abandon faute de trafic. «Ce TER remplace un service de bus qui transportait seulement 3,9 passagers par voyage, déplore Georges Manaut, le président d'une association d'opposants. Et ce lundi, j'ai compté 47 passagers dans 9 trains.»

 

Ce TER à 102 millions d'euros remplace un bus qui transportait seulement 3,9 passagers par voyage.

 

En 2003, un rapport d'enquête commandé par Réseau ferré de France avait déjà annoncé un «niveau de rentabilité socio-économique très faible, voire négatif» pour cette ligne. «Le potentiel de trafic passager et fret est réel, se défend-on au cabinet Rousset. Et puis le TER le plus utilisé de la région, Bordeaux-Arcachon, n'est pas rentable non plus !»

 

À lire aussi : La future ligne TGV Tours-Bordeaux, un gouffre financier pour l'État

 

♦ Joël Mercier et Florence Pineau : ils fusionnent leurs communes mais créent de nouvelles mairies

 

 

Joël Mercier, maire de Château-d'Olonne ©Ruaud/Plebiscit/Andia

 

Joël Mercier, maire de Château-d'Olonne ©Ruaud/Plebiscit/Andia

 

En Vendée, les Sables-d'Olonne, Olonne-sur-Mer et Château-d'Olonne ont engagé ces dernières années un processus de fusion plutôt louable. Mais alors qu'on pouvait s'attendre à la fermeture de deux mairies et à l'agrandissement d'une troisième, le premier magistrat de Château-d'Olonne, Joël Mercier, a inauguré en juin un nouvel hôtel de ville pour 4,6 millions d'euros. L'ancien, érigé en 1964, «était devenu inadapté», estime l'édile. Pas en reste, son homologue d'Olonne-sur-Mer, Florence Pineau, a elle aussi annoncé un nouvel édifice pour 2017, budgété 4,2 millions d'euros.

Question mairie, Bagnolet est aussi bien servi. En 2013, le patron de la commune à l'époque, Marc Everbecq, a inauguré dans cette cité ouvrière un hôtel de ville flambant neuf, le qualifiant de «totem républicain et maison de l'Etat providence local». Coursives ondulées, atrium géant... Le «totem» aurait coûté 36 millions d'euros. Pas du tout dans les moyens de Bagnolet, quatrième ville la plus endettée de France en 2014.

 

 

Marc Everbecq, ancien maire de Bagnolet ©PhotoPQR/Le Parisien/Sébastien Thomas/MAXPPP

Marc Everbecq, ancien maire de Bagnolet ©PhotoPQR/Le Parisien/Sébastien Thomas/MAXPPP

 

 

♦ Pierre Camou, Serge Blanco, Jérôme Guedj, Manuel Valls et Francis Chouat : ils édifient une enceinte qui fera doublon avec le Stade de France

Achevé en 1998 et pourtant doté de 80.000 places, le Stade de France ne convient plus à la Fédération française de rugby (FFR), présidée par par l'ancien international Serge Blanco. Ceux-ci ont donc prévu d'ériger pour 600 millions d'euros une enceinte fédérale de 82 000 places à Ris-Orangis, à seulement 45 kilomètres, un site choisi grâce à l'insistance de l'ancien maire d'Evry, Manuel Valls, de son successeur Francis Chouat et de Jérôme Guedj, l'ancien président du département de l'Essonne.

Ce dernier, l'une des têtes de file des frondeurs du PS, a promis d'investir 45 millions d'euros dans les accès au stade et surtout de garantir jusqu'à 450 millions d'euros le prêt dont la FFR a besoin. Un vrai risque financier vu la rentabilité tout hypothétique de la future enceinte. Pire, selon la Cour des comptes, l'Etat, qui a déjà dépensé 760 millions d'euros pour le Stade de France depuis son inauguration, pourrait devoir verser jusqu'à 186 millions d'euros de dédommagements à son concessionnaire si les rugbymen n'y jouent plus.

Que ne ferait-on pas pour nos sportifs ! A Marseille, le coût total pour le contribuable de l'agrandissement du Stade Vélodrome réalisé pour l'Euro 2016 avec le soutien du maire, Jean-Claude Gaudin, devrait avoisiner 340 millions d'euros. A Bordeaux, la facture publique de la nouvelle arène de 42.000 places (contre 34.000 pour l'ancienne) voulue par le maire, Alain Juppé, pourrait dépasser 100 millions d'euros. Tout ça alors que les Girondins n'y ont attiré en moyenne que 25.000 spectateurs lors de la saison 2015-2016.

À lire aussi : Les très chers stades de l'Euro de foot 2016

♦ René Souchon et Laurent Wauquiez : ils construisent et entretiennent un hôtel de région devenu inutile

 

©Lafabregue/Andia

©Lafabregue/Andia

Couverture

 

«Des bâtiments, ça peut être vendu», avait balancé en juin 2014 le secrétaire d’État chargé de la Réforme territoriale, André Vallini, quinze jours avant l'inauguration de l'hôtel de région de Clermont-Ferrand. Évidemment, il n'en sera rien ! Malgré la fusion de l'Auvergne avec Rhône-Alpes et le choix de Lyon comme siège de la nouvelle entité, l'édifice qui a coûté 80 millions d'euros sera conservé et entretenu. 

René Souchon, l'ancien président de la région Auvergne à l'origine du projet, a qualifié de «conneries» les propos du secrétaire d’État. Et Laurent Wauquiez, à peine élu président de la nouvelle collectivité, a assuré aux 434 agents du site qu'ils seraient bien maintenus sur place. Même si quelques locations sont programmées, les 150 fauteuils de l'hémicycle risquent de prendre la poussière.

 

> Vidéo. Les régions françaises qui s’enfoncent dans la crise : 

 

 

♦ François Deluga : il chouchoute ses employés au détriment de sa mission de formation

Le maire du Teich, en Gironde, collectionne les cartons rouges depuis son élection à la présidence du Centre de formation de la fonction publique territoriale en 2009. Après un premier rapport au vitriol en 2011, la Cour des comptes a une nouvelle fois étrillé sa gestion en 2016. En effet, alors que les collectivités locales ont du mal à finir leur mois, ce mastodonte administratif leur impose 339 millions d'euros de cotisations pour financer un réseau pléthorique de 2.392 employés - dont 33 rien que pour la communication qui ne couvre que très partiellement les besoins de formation des agents territoriaux, sa mission de base.

La Cour dénonce aussi le train de vie de ses employés, qui bénéficient de logements de fonction peu justifiés, d'une prime de restauration en plus des titres-restaurant et peuvent racheter à bon prix les biens de leur employeur : voiture, ordinateurs, chaises Starck... En réponse, François Deluga assure avoir augmenté son offre de formation et maîtrisé ses coûts.

♦ Daniel Percheron, Jack Lang, Renaud Donnedieu de Vabres : il a beau être quasiment gratuit, leur musée attire de moins en moins

 

©PhotoPQR/Voix du Nord/Pascal Bonnière/MAXPPP

©PhotoPQR/Voix du Nord/Pascal Bonnière/MAXPPP

Couverture

 

Et dire que son directeur rêvait de franchir la barre du million de visiteurs par an! Après avoir attiré 863.117 personnes en 2013, sa première année d'ouverture, l'antenne du Louvre à Lens a vu sa fréquentation s'effondrer : 491.884 visiteurs en 2014 puis 435.213 en 2015. Cette désaffection est d'autant plus fâcheuse qu'on ne paie pas souvent son ticket au Louvre-Lens, poussé en 2004 par le ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, ainsi que par Daniel Percheron et Jack Lang, président et vice-président de la région à l'époque. Les entrées gratuites ont représenté 81% du total en 2013 et encore 60% en 2014.

 

Le musée Louvre-Lens génère 2,7 millions d'euros de recettes pour 16 millions de dépenses.

 

Du coup, l'affaire commence à revenir cher aux collectivités locales. Le musée, qui avait déjà coûté 201 millions d'euros, génère 2,7 millions d'euros de recettes pour 16 millions de dépenses. Difficile dans ces conditions d'éviter les déficits ! «C'est toujours comme ça dans les nouveaux établissements, assure-t-on au musée. Ca redémarre vers la cinquième année.»

♦ Philippe Richert : il offre des iPhone et des iPad à tous les élus de la région

En janvier dernier, le président de la nouvelle région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine a offert un second Noël aux 169 élus de son assemblée : un kit contenant un atlas, mais surtout un iPad et un iPhone flambant neuf. Un cadeau à 190.000 euros pour la collectivité. Les abonnements seront également pris en charge. A la région, on explique que les élus pourront ainsi consulter les rapports sur leur tablette et que le matériel devra être restitué en fin de mandat.

À lire aussi : Les dérives de la mairie de Marseille

♦ Pierre-René Lemas : il engloutit une fortune dans l'anniversaire de son établissement public

Le président de la Caisse des dépôts et consignations n'a pas mégoté pour célébrer le bicentenaire de l'institution publique le 12 janvier. Selon «Le Canard enchaîné», il a dépensé 2,6 millions d'euros pour festoyer, dont 340.000 pour louer le Grand Palais à Paris, 500.000 pour y faire venir les salariés de province et 700.000 pour les gaver de petits-fours. Pierre-René Lemas, qui n'a pas répondu à Capital, voulait-il rivaliser avec Joëlle Ceccaldi-Raynaud ?

 

Joëlle Ceccaldi-Raynaud, maire de Puteaux ©Florence Hubin/Photo PQR/Le Parisien

 

Joëlle Ceccaldi-Raynaud, maire de Puteaux ©Florence Hubin/Photo PQR/Le Parisien

Couverture

 

Selon l'un de ses opposants historiques, Christophe Grébert, la maire de Puteaux, près de Paris, a dépensé environ 600.000 euros en janvier dernier pour fêter la nouvelle année. «Entre la cérémonie des vœux, les cartes envoyées à domicile, le champagne et les illuminations, c'est un minimum», estime Grébert. A Nice, le maire adjoint Christian Estrosi a, lui, lâché la bagatelle de 395.000 euros pour ses vœux au Palais Nikaia, qualifié de «somptuaires» par ses opposants.

Gilles Tanguy

 

 

 

Source : http://www.capital.fr

 

 

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 20:37

 

Source : https://reporterre.net

 

 

Laurent Wauquiez confie la bio aux agro-industriels

16 novembre 2016 / Barnabé Binctin (Reporterre)

 

 

La politique du bio en Auvergne–Rhône-Alpes va être transformée en profondeur. L’exécutif régional, présidé par Laurent Wauquiez, va retirer aux acteurs historiques du bio leur rôle dans le développement d’une agriculture paysanne et locale au profit des promoteurs du productivisme.

 

 

Confisquer la bio à ses défenseurs historiques pour mieux la confier aux industriels de la FNSEA : voilà ce que s’apprête à voter demain, jeudi 17 novembre 2016, le Conseil régional d’Auvergne–Rhône-Alpes présidé par Laurent Wauquiez, lors de son assemblée plénière. Il doit adopter un « plan régional de développement de l’agriculture biologique », que Reporterre a pu se procurer :

 

  • Télécharger le rapport « Agri bio » :
    PDF - 157.4 ko
     
     
    Le plan régional de développement de l’agriculture biologique.

 

Le texte se donne pour objectif de fixer les orientations politiques en matière de bio sur le reste du mandat, de 2017 à 2021. Un plan-cadre qui s’élèverait, selon nos informations, à un peu plus de 2,7 millions d’euros, soit un budget à peu près constant. À première vue, ce n’est donc pas une délibération défavorable à l’agriculture biologique qui s’annonce.

« Sauf que le texte est indigent, il ne dit rien de la répartition entre les différents axes et acteurs dans cette nouvelle orientation », alerte Corinne Morel-Darleux, conseillère régionale d’opposition du rassemblement de la gauche et des écologistes. Or, c’est là que le bât blesse, puisque plusieurs structures historiques de la bio en France se voient directement remises en cause.

 

« Une purge » 

Le réseau des Amap, Terre de liens, la Frapna, le rés’OGM Info, etc. : la liste est longue des associations promouvant le bio qui perdent des financements. À l’image de la Fédération régionale d’agriculture biologique (Frab), pivot dans le domaine, qui va perdre 500.000 euros, passant de 720.000 à 220.000 euros de subventions par an. « On va se battre et chercher d’autres financeurs, mais on ne peut pas se leurrer : une baisse d’une telle ampleur aura forcément des conséquences en termes d’emplois », concède Antoine Couturier, délégué régional de Corabio, membre de la Frab...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : https://reporterre.net

 

 

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 20:35

 

Source : http://cuisine-et-sante.net

 

 

Il n’est plus indiqué « yaourt » sur les Paniers de Yoplait ! Et l’arnaque ne s’arrête pas là !

 

 

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Les arnaques, les mensonges et les publicités mensongères se font de plus en plus fréquentes. Pour ces industriels véreux, l’argent passe avant la santé des consommateurs… 

En cherchant sur l’emballage, il n’est plus indiqué « yaourt » sur les Paniers de Yoplait. A l’intérieur, le produit n’a rien à voir avec du yaourt et mérite juste l’appellation de : « spécialité laitière à l’arôme artificiel de fruit », écrite en caractère minuscule.

Sur les forums, les consommateurs sont unanimes et s’accordent à dire que le produit s’est dégradé en terme de qualité et il n’est pas le seul d’ailleurs. Les Princes et la Danette font partie du lot.

En effet, la nouvelle recette de Mars appelée Cœur fondant, introduite en 2007 soi-disant « afin de s’adapter aux nouvelles demandes des consommateurs », affiche une perte de 16 % de son poids avec un prix de vente aux consommateurs inchangé.

Un autre exemple frappant, les pizzas de supermarché qui étaient autrefois faites avec du fromage et qui sont maintenant recouvertes de « préparation fromagère ». Imaginez « mama » avec toutes les éprouvettes dans la cuisine.

Les Princes nouvelle génération n’échappent pas à ces évolutions horribles. Ils s’émiettent, ne nourrissent pas, ressemblent à du polystyrène expansé et sont beaucoup plus sucrés. Leurs poids a baissé et les ingrédients qui entrent dans la recette ont changé. Avant l’été 2008, le célèbre paquet de Prince LU pesait 330 g.

À la rentrée, suivante, il ne pesait plus que 300 g, au même prix bien sur !

Le chocolat forme à peine un petit rond à l’intérieur dont le diamètre s’approche de celui d’une pièce de 2 euros.

Sur le paquet, il n’est d’ailleurs plus écrit « Prince au chocolat »… mais au « goût chocolat ».

 

Jouons un peu avec la taille

Danone a adopté une stratégie assez rusée pour ses crèmes dessert. Lorsque vendus par quatre, les pots de crème vanille ou chocolat pèsent 125 g.

Par contre, vendus par douze ou par seize, ils ne pèsent plus que 115 g. « Réduire les portions, c’est réduire l’impact en termede calories », explique Danone. Une arnaque que nous devons accepter car elle fait du bien pour notre santé. Danone nous évite de manger trop de cochonnerie. Des cochonneries fabriquées par ses soins !

Le pot de Jockey de 1 kg ne pèse plus que 850 g, les 4 petits pots de 100 g ne pèsent plus que 90 g.

 

Les nouvelles crèmes Mont-Blanc soi-disant avec « encore plus de saveur » sont devenues immangeables. Ne reste que du sucre, du colorant et de la farine pour épaissir.

 

Poisson pané : Sans le poisson ?

Jadis, en ouvrant le paquet on voyant nettement des sortes de lamelles comme dans du vrai poisson. Aujourd’hui seules des raclures de poisson sont agglomérées pour faire ce genre d’aliment.

Les « croquettes » rectangulaires d’autrefois sont remplacées par le format « bâtonnet » permettant de mettre beaucoup plus de panure… et moins de poisson.

 

Autres « astuces = arnaques » de l’industrie agro-alimentaire

  • Les barres de céréales style Grany flottent dans leur emballage qui, lui, est resté identique.
  • Beaucoup de fromages qui portent le label fromage de chèvre sont en fait fabriqués à partir de lait de vache aromatisé au chèvre.
  • Pour la plupart des marques, l’eau minérale est passée de 1,5 l à 1,25 l, l’eau Saint-Amand est passée à 1 l, la Badoit à 0,75 l.
  • Le sucre en poudre vendu au kilo depuis des décennies est aujourd’hui conditionné dans des sachets en plastique avec un bouchon pour verser le sucre… mais il n’y a plus que 750 g dedans.
  • Il n’y a plus que 16 dosettes de café au lieu de 18 dans les paquets L’Or intense de Carte Noire… mais l’apparence du paquet et le prix sont restés inchangés

 

Nestlé et les consommateurs dyslexiques

Vous connaissez la dyslexie, un problème qui se répand dans la population où les gens confondent et échangent des lettres. Il faut croire qu’un as du marketing de Nestlé a eu l’idée d’exploiter cette faille.

La tablette Nestlé Noir Dessert passe en 2013 de 250 g à 205 g, un véritable « trompe-l’œil ». Une économie sur le chocolat, et surtout on vous pousse à acheter deux dans la mesure ou les recettes traditionnelles sont faites pour 250 g de chocolat !

Le chocolatier Côte d’Or a fait fort aussi avec les plaquettes de chocolat Noir Orange 70 % de cacao. Un changement a eu lieu en 2014 : l’image (avec l’orange) était toujours la même. Mais le « 70 % » avait disparu. Il faut pratiquement une loupe pour s’apercevoir, dans la liste des ingrédients, qu’il y a juste 56 % de cacao.

 

Les emballages : des économies qui coûtent cher à l’environnement

Sous prétexte de « garder la fraîcheur » de vos biscuits, la plupart sont désormais rangés par deux sous film plastique.

Sachant que ces sachets sont eux-mêmes dans une barquette en plastique, elle-même dans une boîte en carton, elle-même emballée dans un film plastique… vous remplissez votre poubelle pour huit malheureux biscuits.

Les pots de rillettes Bordeaux Chesnel sont, avec leur fond plusieurs étages, leur double fond, leur couvercle multidimensionnel et leur épaisse couche de gras blanc (saindoux).  On achète un pot qui semble avoir la même taille mais en fait la quantité de rillettes a fondu.

 

Un lecteur repenti « balance »

« J’ai assumé des responsabilités au niveau direction générale d’une grande marque de produits pour la maison et ces pratiques sont courantes.

Exemple, un produit pour laver la vaisselle à la main se compose essentiellement d’eau, d’un agent nettoyant à base de détergent ou de teepol (le produit actif, qui est le plus cher dans la formule), d’un colorant et d’un parfum associé (le colorant jaune sera associé au citron par exemple, le vert à une senteur pin…).

Pour lancer un nouveau produit, le fabricant va doser largement l’agent qui lave et dégraisse vraiment. Les consommateurs vont trouver génial ce produit qui dégraisse bien. Une fois fidélisé, le fabricant économise sur la formule en diminuant progressivement le détergent.

Les plus vicieux vont jusqu’à introduire un agent moussant qui ne coûte quasiment rien, mais donne à la ménagère l’impression que son produit « marche«  toujours !

Autre truc : autrefois, les flacons ménagers étaient ronds et contenaient un litre. On les aplatit et réduit à 75 cl. Il y a plus de place sur l’étiquette visible (le facing) pour vanter la qualité du nouveau produit ! Plus efficace encore, le flacon de forme« goutte d’eau«  qui donne l’impression visuelle qu’il y a plus de produit dedans, à cause de l’effet loupe.Signalons enfin les paquets de mouchoir carrés, qu’on nous a vendus en nous expliquant que le nouveau format « entrait mieux dans la poche« .Moins encombrant, certes, mais avec 9 mouchoirs au lieu de 12 auparavant, et une taille plus petite qui oblige à les jeter plus vite. »

 

 

 

 

Source : http://cuisine-et-sante.net

 

 

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 18:06

 

 

14-03-2013

Comprendre les étiquettes : qu’est-ce que la gélatine (E428 ou E441) ?

 
 

 

Comprendre les étiquettes : qu'est-ce que la gélatine (E428 ou E441) ?
(Crédit photo : Michael Frey - Wikipedia)
 
« Terra eco » vous aide à décrypter les étiquettes et à choisir vos aliments. Au tour de la gélatine, que l'on retrouve sous les numéros E428 et E441.
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Où la trouve-t-on ? La gélatine alimentaire peut porter le numéro E428, le numéro E441 et parfois ne pas porter de numéro car elle peut être considérée comme un ingrédient et non comme un additif. On la retrouve dans de nombreux produits transformés, dont 63 des 3000 produits référencés par la base Open food facts, des bonbons (guimauve) à la pizza en passant par les yaourts et le riz cantonais.

Comment est-elle fabriquée ? La gélatine alimentaire est fabriquée par l’hydrolyse du collagène issu de la peau, des os ou des tendons d’animaux, notamment le porc.

A quoi sert-elle ? La gélatine sert d’épaississant ou de stabilisant.

Effets indésirables : Les méthodes de fabrication de la gélatine ont été remises en cause par l’épidémie de vache folle à la fin des années 90. Aujourd’hui, Aurèle Clémencin, expert santé à l’institut Noteo, ne voit plus « aucun lien avec des risques » et rappelle que l’institut Noteo a attribué à cet additif une note de dangerosité de 1/20. « Il peut y avoir des allergies, mais c’est très rare », note de son côté Jean-Michel Lecerf, chef du service nutrition de l’Institut Pasteur de Lille.

Précaution d’usage : Seules les personnes végétariennes ou ne souhaitant pas manger de porc pour des raisons religieuses doivent éviter ce produits. Ce qui peut poser des problèmes pour la consommation de médicaments.


Terra eco vous aide à décrypter les étiquettes et à choisir vos aliments. Retrouvez la liste des additifs décryptés par ici, et nos explications sur la gélatine (E428 et E441), l’aspartame (E951), le nitrite de sodium (E250), le carraghénane (E407), l’acide citrique (E330), le glutamate monosodique (E621), le sulfite d’ammonium (E150d), la saccharine de sodium (E954iv), le benzoate de sodium (E211) et l’amidon modifié (E1403).

 

SUR LE MÊME SUJET

 

 

 

Source : http://www.terraeco.net

 

 

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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 15:34

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

L’apocalypse qui vient

 

Ces dix lieux où les conséquences du changement climatique sont déjà dramatiques

 

par

 

 

 

 

 

Le 7 novembre prochain, la 22ème conférence des Nations Unies sur le changement climatique doit s’ouvrir à Marrakech, sans faire l’objet d’un intérêt aussi marqué qu’il y a un an, pour celle de Paris. Pourtant, le changement climatique n’est déjà plus un lointain péril. Le processus est bel et bien enclenché. Ses premières conséquences se font sentir : îles du Pacifique englouties par les eaux, villages contraints de déménager, patrimoines de l’humanité menacés, premiers réfugiés climatiques... Avec des effets parfois inattendus, comme la libération de bactéries mortelles jusqu’ici enfermées dans le sol gelé. De la Sibérie au Sénégal, en passant par l’Italie, tour d’horizon d’une catastrophe climatique bien présente.

L’année 2016 est en passe de battre un nouveau record de chaleur. Sur les neuf premiers mois de l’année, la température à la surface de la planète a dépassé de près d’un degré la température moyenne du 20ème siècle, surpassant le précédent record enregistré... l’année dernière. C’est dans ce contexte que se tient la 22ème conférence internationale pour le climat, à Marrakech (Maroc), du 7 au 18 novembre. Et que l’accord conclu lors de la conférence de Paris s’apprête à être ratifié. Pendant ce temps, de la banquise arctique aux archipels ensoleillés du Pacifique, en passant par la Sibérie, Venise ou le Bangladesh, les effets combinés du réchauffement climatique et des activités industrielles les plus polluantes se font d’ores et déjà déjà de plus en plus durement ressentir.

 

Cercle arctique : la banquise se réduit, des villages déménagent, les caribous disparaissent

Début septembre, la couche de glace dans l’océan Arctique a atteint son niveau le plus bas de l’année. Une animation créée à partir d’images prises depuis l’espace, et diffusée par la Nasa, montre la fonte des glaces dans l’hémisphère nord, entre le 24 mars et le 10 septembre. La surface glacière a été divisée par plus de trois, passant de 14,5 millions à 4,1 millions de km2.

 

Le niveau de 2012 – la plus faible étendue de banquise enregistrée jusqu’à présent avec 3,3 millions de km2 – n’a pas été atteint, précise la Nasa [1]. A titre de comparaison, la couverture de glace pendant l’été en Arctique couvrait 4 millions de km2 en 2007 et 5,1 millions de km2 dans les années 1980 et 1990 [2]. Les répercussions de cette fonte à grande vitesse de l’Arctique se font sentir dans la planète toute entière : élévation du niveau moyen des mers de 19 cm entre 1901 et 2010 [3], modification des courants marins et aériens, dont le Gulf stream, qui permet à l’Europe occidentale de bénéficier d’un climat plus doux que l’Amérique du Nord et l’Asie aux mêmes latitudes. Un désastre pour certains, comme les Inuits en Alaska. A Shishmaref, village inuit de 600 habitants situé sur une mince bande de terre du détroit de Béring, l’océan grignote trois mètres de littoral chaque année. La température y a grimpé de 4°C en quelques décennies, et la banquise ne protège plus les côtes lors des tempêtes d’automne. Les habitants ont voté, en août, le déménagement et la relocalisation de leur village. Dans la région, une trentaine d’autres villages subissent les mêmes tourments.

La fonte des glaces est cependant perçue comme une aubaine pour d’autres : une ruée générale sur les ressources de l’Arctique – du pétrole aux stocks de poissons en passant par les minerais – se prépare, sur fonds de tensions frontalières (lire notre enquête).

Au Canada voisin, dans les Territoires du Nord-Ouest qui bordent l’océan Arctique, ce sont les caribous qui sont menacés de disparition. Le troupeau de Bathurst, qui vit au nord du Grand lac des Esclaves, comptait 472 000 caribous il y a 30 ans. Sa population s’est réduite de 95%, selon une étude de WWF Canada, qui dénombre aujourd’hui 20 000 têtes. D’autres populations de caribous canadiens ont aussi fortement décliné, pris en étau entre le réchauffement rapide de l’Arctique au nord, et l’expansion de l’industrie pétrolière au sud (lire : Comment transformer un paradis boréal en un enfer boueux et toxique : grâce aux sables bitumineux).

 

Sibérie : la fonte du permafrost libère une bactérie mortelle

Dans la péninsule de Yamal, sur le cercle polaire arctique en Sibérie, les températures de l’été 2016 ont été anormalement douces, dépassant les 35°C. La fonte progressive du pergélisol – ou permafrost en anglais, des zones dont le sol reste normalement gelé tout au long de l’année – a libéré des spores d’anthrax. La carcasse d’un animal porteur de la bactérie, qui avait été gelée dans le sol, aurait été mise au jour récemment par le dégel [4]. La bactérie devient dangereuse dès lors qu’elle entre en contact avec un être humain ou un animal. Depuis juillet 2016, une épidémie d’anthrax – ou « maladie du charbon » – a gagné cette région située à 2 500 km au nord-est de Moscou. Un garçon de 12 ans en est mort, et plus de 2 500 rennes ont été décimés.

Début octobre, le gouverneur de ce territoire autonome a annoncé qu’il faudrait tuer 100 000 rennes du Yamal pour freiner l’épidémie. Une pétition a été lancée par un éleveur de rennes contre cette décision, faisant valoir qu’il n’y aurait pas eu d’épidémie de fièvre charbonneuse si le gouvernement n’avait pas cessé d’en distribuer les vaccins en 2007. Selon lui, la réduction des troupeaux est motivée par les intérêts de l’industrie du forage de gaz, qui installent des centrales dans la régions afin d’exploiter les gisements libérés par le dégel [5]. Outre la crainte d’épidémies, la fonte du permafrost libère également des gaz – dioxyde de carbone, méthane – qui aggravent l’effet de serre.

 

 

Littoraux : plus de 450 « zones mortes » dans le monde

De la Mer Baltique au Golfe du Mexique, les « zones mortes » maritimes prolifèrent. Ce sont des zones de mer contenant peu ou pas d’oxygène – un état appelé hypoxie. Faune et flore marines les fuient ou y périssent. Résultant d’une surabondance d’azote, ces zones sont généralement présentes à proximité des côtes, et particulièrement aux embouchures de fleuves et de rivières qui drainent engrais, fertilisants agricoles, eaux usées et émanations toxiques issues de l’activité humaine. Tous ces polluants favorisent la prolifération de micro-algues et de phytoplanctons particulièrement gourmands en oxygène. Le taux d’oxygénation de l’eau y diminue drastiquement, provoquant la mort de toute forme de vie. Cette année, la zone morte qui s’étend dans le golfe du Mexique pourrait atteindre plus de 15 000 km2, soit la moitié de la surface de la Belgique.

Il y a dix ans, un rapport de l’ONU tirait déjà la sonnette d’alarme sur les 150 zones mortes recensées dans le monde. En 2008, un nouvel inventaire évalue leur nombre à 450. La plus grande est située en mer Baltique. Si les pollutions directes sont clairement pointées du doigt, le changement climatique contribue également à détériorer la situation. Un réchauffement de l’eau peut affecter le métabolisme des espèces marines, ce qui augmente leur consommation d’oxygène alors que celui-ci se raréfie. Le phénomène d’hypoxie étant réversible, des engagements internationaux ont été pris, notamment par l’Europe avec la directive sur les nitrates.

Méditerranée : un projet pharaonique pour sauver Venise des eaux

Fondée au 5e siècle, Venise se dresse sur 118 îles, reliées par des canaux et 338 ponts. La Sérénissime est de plus en plus fréquemment inondée depuis le milieu du 20e siècle. Entre 2000 et 2010, l’emblématique place Saint-Marc s’est retrouvée plus de cinquante fois sous plus d’un mètre d’eau. Depuis les années 1960, et une inondation record de près de deux mètres, les autorités politiques et scientifiques se penchent sur l’avenir de la cité et de sa lagune, inscrites au Patrimoine mondial de l’Unesco. L’idée d’un ouvrage de défense contre les hautes eaux s’impose. Une loi spéciale, promulguée en 1973 décrète la protection de Venise « d’intérêt national prioritaire ». Cette mobilisation donne naissance au projet de Modulo sperimentale elettromeccanico (« module expérimental électromécanique », également appelé Mose ou Moïse) dont la réalisation a commencé en 2003.

 

 

 

Ce système de protection comptera 78 digues flottantes de 20 mètres de large pour 30 mètres de haut. La muraille automatisée est censée empêcher l’eau de pénétrer dans la lagune. L’entreprise est colossale : 45 km de plages ont été renforcés, 100 km de rives habitées et 11 km de quai ont été surélevés, 8 km de dunes côtières et 12 îlots lagunaires ont été aménagés. La fin des travaux est annoncée à l’automne 2017 moyennant un budget de 5,5 milliards d’euros. Mais le projet est entaché d’un énorme scandale politico-financier. En juin 2014, 35 personnes, soupçonnées de corruption, de trafic d’influence et de blanchiment dans le cadre de ces gigantesques travaux ont été interpellées, dont l’ancien maire de Venise poussé à la démission. Par ailleurs, l’efficacité du projet Mose reste à démontrer, et il n’est pas exclu que le bétonnage des fonds et ses retombées sur les courants et marées ravage le fragile écosystème lagunaire.

 

Amazonie : la forêt ne résistera pas à un changement climatique important

La forêt amazonienne s’étend sur plus de 6 millions de km2 et sur neuf pays, principalement le Brésil, mais aussi la France – à travers la Guyane [6]. Cet écosystème tropical constitue la plus grande réserve mondiale d’espèces animales et végétales, et rend des services essentiels aux communautés qui y vivent. Fin août, une étude publiée dans la revue Nature Climate Change, montre que la diversité de l’Amazonie favorise sa résilience au changement climatique. C’est-à-dire sa capacité à reconstituer sa matière végétale et à stocker du gaz carbonique. Du moins jusqu’à un certain seuil de réchauffement.

 

 

 

Selon l’étude, la forêt amazonienne survivra au 21ème siècle si les émissions de CO2 sont plafonnées, et si l’augmentation de la température planétaire se stabilise entre 1,1 et 2,6°C à l’horizon 2100. Dans ce cas, plus des trois-quart du territoire boisé de l’Amazonie parviendrait à se régénérer. En revanche, dans l’hypothèse d’une poursuite incontrôlée des émissions, seuls 13% du bassin amazonien seraient en capacité de se régénérer à longue échéance. D’autres menaces pèsent sur l’Amazonie, déjà amputée d’un cinquième de sa surface par la déforestation massive et le développement de la culture du soja et du palmier à huile. Le tableau est également sombre pour les forêts boréales du Nord qui, de l’Alaska à la Sibérie orientale, vont être confrontées avec le réchauffement à des risques accrus d’incendies ou d’attaques de ravageurs.

 

Bangladesh : 60 millions de réfugiés climatiques d’ici 2050 ?

Le Bangladesh est le pays le plus densément peuplé au monde : 160 millions d’habitants vivent sur un territoire grand comme un tiers de la France métropolitaine. Deux tiers des terres y culminent à moins de cinq mètres au-dessus du niveau de la mer. Ici, les cyclones surgissent tous les deux à trois ans. Les inondations sont de plus en plus fréquentes et puissantes. A chaque fois, les Bangladais repartent de zéro, sans récolte, sans terre et sans maison. La salinité des sols aggrave l’insécurité alimentaire. La liste des maladies, pour la plupart liées à l’eau polluée et salée, s’allonge.

 

 

 

Construction de digues toujours plus hautes, mise en place de systèmes de traitement des eaux, consolidation des logements, abris anti-cycloniques, essais de variétés de riz résistantes au sel... En dépit des programmes mis en place par le gouvernement pour faire face au changement climatique, chaque jour des centaines de Bangladais viennent trouver refuge dans les bidonvilles de Dacca, la capitale du pays. 20% du territoire pourraient disparaitre sous les eaux dans les années qui viennent [7]. 78 millions de personnes pourraient être contraintes de migrer d’ici 2020 à cause des inondations [8].

 

 

Océanie : des dizaines d’archipel bientôt submergés

Voilà bientôt dix ans que l’évacuation des îles Carteret, dans le Pacifique Sud, à commencé. Une partie des 3 000 habitants ont quitté leurs villages pour être relogés sur l’île de Bougainville, une région autonome de Papouasie-Nouvelle Guinée. En cause : la sécheresse et la montée du niveau de l’océan. Sur ces îles où le point le plus haut n’est qu’à 1,5 mètre au dessus du niveau de la mer, les terres cultivées sont menacées par l’érosion et les inondations, contraignant les communautés à se nourrir uniquement avec des fruits de mer. Début 2016, les écoles des îles Carteret ont fermé « en raison de l’absence de régime alimentaire pour les enfants ». Fragilisées, les personnes âgées ne sont plus en mesure de lutter contre les maladies. D’ici 2020, l’ONG Tulele Peisa, qui a lancé un programme de réinstallation, espère avoir relogé plus de la moitié de la population. Seules dix familles – une centaine de personnes – ont pour l’instant bénéficié du programme, par manque de financements.

Kiribati, Maldives, Tuvalu, Marshall, Fidji, Samoa, Tonga, Salomon, Vanuatu... Plusieurs îles et archipels du Pacifique sont aussi dans une situation extrêmement vulnérable. Avant même d’être englouties, les assauts de l’eau salée rendent les sols incultivables. Les programmes nationaux et internationaux d’adaptation au changement climatique rivalisent de solutions de court terme – plantation de mangroves, construction de digues, amélioration des canalisations et de la récupération d’eau de pluie… Mais leur relative inefficacité a déjà conduit plus d’un millier de Tuvaluans à quitter leur pays pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

 

Sénégal : Saint-Louis, sous la menace des flots de l’Atlantique

Saint-Louis, ville sénégalaise classée au Patrimoine mondial de l’Unesco, a été régulièrement exposée à des crues fluviales jusqu’en 2003. Cette année-là, le gouvernement annonce le creusement d’une brèche de quatre mètres dans la langue de Barbarie, un cordon de sable s’étirant sur plusieurs dizaines de kilomètres du sud de Saint-Louis à l’embouchure du fleuve Sénégal. L’idée est de favoriser l’écoulement du fleuve vers l’océan. Mais le résultat est catastrophique.

En quelques années, sous la force des vagues, cette brèche s’élargit et mesure désormais six kilomètres de large. Saint-Louis n’est plus exposé aux crues, mais l’océan pénètre dans l’embouchure du fleuve à travers la brèche, grignotant les terres. Sur les bords, la salinisation de l’eau décime les cultures maraichères. La Langue de Barbarie est amputée de plusieurs kilomètres, dévorée par l’Atlantique. Trois villages ont été engloutis par la mer [9]. Le maire de Saint-Louis promet la construction prochaine de brise-lames. L’État a également commandé une étude dont les résultats sont attendus fin 2016 pour déterminer s’il faut fermer ou stabiliser la brèche. 80% de l’île de Saint-Louis seront en « risque fort » d’inondation d’ici à 2080 [10].

 

 

 

Pacifique : le phénomène El Niño menace les îles Galápagos

A un millier de kilomètres des côtes équatoriennes, s’étendent les Galápagos, un archipel de 18 îles qui accueillent une remarquable diversité d’espèces. 180 plantes n’existent nulle part ailleurs. Mais cette faune est aujourd’hui menacée, suite à la réapparition fin 2015 du phénomène El Niño dans l’océan Pacifique tropical. Ce phénomène se traduit par une augmentation anormale de la température des eaux du Pacifique-Est, en particulier le long des côtes de l’Amérique du Sud, qui interrompt la remontée d’eaux froides et riches en nutriments indispensables à de nombreuses espèces. La réduction des phytoplanctons pousse les petits poissons et les invertébrés à migrer plus loin. La chaine alimentaire dans son ensemble est affectée.

El Niño avait déjà frappé les Galápagos, inscrites au Patrimoine naturel de l’humanité par l’Unesco. Son passage y a laissé des marques indélébiles : 90 % des populations d’iguanes marins ont disparues, ainsi que les trois quarts des manchots et la moitié des lions de mer. L’augmentation de la température de l’océan fragilise par ailleurs les massifs coralliens de l’archipel en accentuant leur blanchiment. Selon la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), l’été 2016 a marqué une amélioration. Mais une étude publiée en janvier 2014 dans la revue Nature Climate Change suggère que les épisodes les plus intenses seront deux fois plus fréquents au cours du 21ème siècle.

Australie : la Grande barrière de corail en péril

Le plus grand récif corallien au monde, aussi étendu que l’Italie avec ses 2 300 km de long au nord-est des côtes australiennes, va mal. Depuis le début de l’année, les coraux blanchissent. En cause : la hausse des températures du Pacifique équatorial, du fait de El Niño, qui entraîne l’expulsion des petites algues (zooxanthelle) qui donnent au corail sa couleur et ses nutriments. Certains coraux regagneront leurs couleurs dans les mois à venir, quand l’eau refroidira, mais beaucoup, parmi les plus touchés, risquent de mourir. 93 % des récifs sont affectés.

 

Cette augmentation de la température combinée à l’acidification des océans mettent en péril la diversité de la Grande barrière, qui abrite 400 espèces de coraux, 1 500 espèces de poissons et 4 000 espèces de mollusques. Le site a déjà perdu plus de la moitié de ses prairies coralliennes en trois décennies. Si rien n’est fait pour le protéger, le récif pourrait continuer à se détériorer dans les mêmes proportions dans les cinq prochaines années. Or, comme l’ont montré plusieurs de nos enquêtes, d’autres menaces planent sur la Grande barrière de corail avec le développement de l’industrie du charbon et du gaz. Suite aux pressions diplomatiques du gouvernement australien, l’Unesco a renoncé à inscrire la Grande barrière de corail sur la liste du patrimoine mondial en péril.

Sophie Chapelle

Photos :
- Une : sécheresse en Mongolie / CC Banque de développement en Asie.
- Forêt amazonienne / CC VaqueroFrancis.
- Maison inondée au Bangladesh / CC DFID.
- Iguane marin des Galapagos / CC Pantxorama.

 

 

 

 

 

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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 15:34

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

L’apocalypse qui vient

 

Ces dix lieux où les conséquences du changement climatique sont déjà dramatiques

 

par

 

 

 

 

 

Le 7 novembre prochain, la 22ème conférence des Nations Unies sur le changement climatique doit s’ouvrir à Marrakech, sans faire l’objet d’un intérêt aussi marqué qu’il y a un an, pour celle de Paris. Pourtant, le changement climatique n’est déjà plus un lointain péril. Le processus est bel et bien enclenché. Ses premières conséquences se font sentir : îles du Pacifique englouties par les eaux, villages contraints de déménager, patrimoines de l’humanité menacés, premiers réfugiés climatiques... Avec des effets parfois inattendus, comme la libération de bactéries mortelles jusqu’ici enfermées dans le sol gelé. De la Sibérie au Sénégal, en passant par l’Italie, tour d’horizon d’une catastrophe climatique bien présente.

L’année 2016 est en passe de battre un nouveau record de chaleur. Sur les neuf premiers mois de l’année, la température à la surface de la planète a dépassé de près d’un degré la température moyenne du 20ème siècle, surpassant le précédent record enregistré... l’année dernière. C’est dans ce contexte que se tient la 22ème conférence internationale pour le climat, à Marrakech (Maroc), du 7 au 18 novembre. Et que l’accord conclu lors de la conférence de Paris s’apprête à être ratifié. Pendant ce temps, de la banquise arctique aux archipels ensoleillés du Pacifique, en passant par la Sibérie, Venise ou le Bangladesh, les effets combinés du réchauffement climatique et des activités industrielles les plus polluantes se font d’ores et déjà déjà de plus en plus durement ressentir.

 

Cercle arctique : la banquise se réduit, des villages déménagent, les caribous disparaissent

Début septembre, la couche de glace dans l’océan Arctique a atteint son niveau le plus bas de l’année. Une animation créée à partir d’images prises depuis l’espace, et diffusée par la Nasa, montre la fonte des glaces dans l’hémisphère nord, entre le 24 mars et le 10 septembre. La surface glacière a été divisée par plus de trois, passant de 14,5 millions à 4,1 millions de km2.

 

Le niveau de 2012 – la plus faible étendue de banquise enregistrée jusqu’à présent avec 3,3 millions de km2 – n’a pas été atteint, précise la Nasa [1]. A titre de comparaison, la couverture de glace pendant l’été en Arctique couvrait 4 millions de km2 en 2007 et 5,1 millions de km2 dans les années 1980 et 1990 [2]. Les répercussions de cette fonte à grande vitesse de l’Arctique se font sentir dans la planète toute entière : élévation du niveau moyen des mers de 19 cm entre 1901 et 2010 [3], modification des courants marins et aériens, dont le Gulf stream, qui permet à l’Europe occidentale de bénéficier d’un climat plus doux que l’Amérique du Nord et l’Asie aux mêmes latitudes. Un désastre pour certains, comme les Inuits en Alaska. A Shishmaref, village inuit de 600 habitants situé sur une mince bande de terre du détroit de Béring, l’océan grignote trois mètres de littoral chaque année. La température y a grimpé de 4°C en quelques décennies, et la banquise ne protège plus les côtes lors des tempêtes d’automne. Les habitants ont voté, en août, le déménagement et la relocalisation de leur village. Dans la région, une trentaine d’autres villages subissent les mêmes tourments.

La fonte des glaces est cependant perçue comme une aubaine pour d’autres : une ruée générale sur les ressources de l’Arctique – du pétrole aux stocks de poissons en passant par les minerais – se prépare, sur fonds de tensions frontalières (lire notre enquête).

Au Canada voisin, dans les Territoires du Nord-Ouest qui bordent l’océan Arctique, ce sont les caribous qui sont menacés de disparition. Le troupeau de Bathurst, qui vit au nord du Grand lac des Esclaves, comptait 472 000 caribous il y a 30 ans. Sa population s’est réduite de 95%, selon une étude de WWF Canada, qui dénombre aujourd’hui 20 000 têtes. D’autres populations de caribous canadiens ont aussi fortement décliné, pris en étau entre le réchauffement rapide de l’Arctique au nord, et l’expansion de l’industrie pétrolière au sud (lire : Comment transformer un paradis boréal en un enfer boueux et toxique : grâce aux sables bitumineux).

 

Sibérie : la fonte du permafrost libère une bactérie mortelle

Dans la péninsule de Yamal, sur le cercle polaire arctique en Sibérie, les températures de l’été 2016 ont été anormalement douces, dépassant les 35°C. La fonte progressive du pergélisol – ou permafrost en anglais, des zones dont le sol reste normalement gelé tout au long de l’année – a libéré des spores d’anthrax. La carcasse d’un animal porteur de la bactérie, qui avait été gelée dans le sol, aurait été mise au jour récemment par le dégel [4]. La bactérie devient dangereuse dès lors qu’elle entre en contact avec un être humain ou un animal. Depuis juillet 2016, une épidémie d’anthrax – ou « maladie du charbon » – a gagné cette région située à 2 500 km au nord-est de Moscou. Un garçon de 12 ans en est mort, et plus de 2 500 rennes ont été décimés.

Début octobre, le gouverneur de ce territoire autonome a annoncé qu’il faudrait tuer 100 000 rennes du Yamal pour freiner l’épidémie. Une pétition a été lancée par un éleveur de rennes contre cette décision, faisant valoir qu’il n’y aurait pas eu d’épidémie de fièvre charbonneuse si le gouvernement n’avait pas cessé d’en distribuer les vaccins en 2007. Selon lui, la réduction des troupeaux est motivée par les intérêts de l’industrie du forage de gaz, qui installent des centrales dans la régions afin d’exploiter les gisements libérés par le dégel [5]. Outre la crainte d’épidémies, la fonte du permafrost libère également des gaz – dioxyde de carbone, méthane – qui aggravent l’effet de serre.

 

 

Littoraux : plus de 450 « zones mortes » dans le monde

De la Mer Baltique au Golfe du Mexique, les « zones mortes » maritimes prolifèrent. Ce sont des zones de mer contenant peu ou pas d’oxygène – un état appelé hypoxie. Faune et flore marines les fuient ou y périssent. Résultant d’une surabondance d’azote, ces zones sont généralement présentes à proximité des côtes, et particulièrement aux embouchures de fleuves et de rivières qui drainent engrais, fertilisants agricoles, eaux usées et émanations toxiques issues de l’activité humaine. Tous ces polluants favorisent la prolifération de micro-algues et de phytoplanctons particulièrement gourmands en oxygène. Le taux d’oxygénation de l’eau y diminue drastiquement, provoquant la mort de toute forme de vie. Cette année, la zone morte qui s’étend dans le golfe du Mexique pourrait atteindre plus de 15 000 km2, soit la moitié de la surface de la Belgique.

Il y a dix ans, un rapport de l’ONU tirait déjà la sonnette d’alarme sur les 150 zones mortes recensées dans le monde. En 2008, un nouvel inventaire évalue leur nombre à 450. La plus grande est située en mer Baltique. Si les pollutions directes sont clairement pointées du doigt, le changement climatique contribue également à détériorer la situation. Un réchauffement de l’eau peut affecter le métabolisme des espèces marines, ce qui augmente leur consommation d’oxygène alors que celui-ci se raréfie. Le phénomène d’hypoxie étant réversible, des engagements internationaux ont été pris, notamment par l’Europe avec la directive sur les nitrates.

Méditerranée : un projet pharaonique pour sauver Venise des eaux

Fondée au 5e siècle, Venise se dresse sur 118 îles, reliées par des canaux et 338 ponts. La Sérénissime est de plus en plus fréquemment inondée depuis le milieu du 20e siècle. Entre 2000 et 2010, l’emblématique place Saint-Marc s’est retrouvée plus de cinquante fois sous plus d’un mètre d’eau. Depuis les années 1960, et une inondation record de près de deux mètres, les autorités politiques et scientifiques se penchent sur l’avenir de la cité et de sa lagune, inscrites au Patrimoine mondial de l’Unesco. L’idée d’un ouvrage de défense contre les hautes eaux s’impose. Une loi spéciale, promulguée en 1973 décrète la protection de Venise « d’intérêt national prioritaire ». Cette mobilisation donne naissance au projet de Modulo sperimentale elettromeccanico (« module expérimental électromécanique », également appelé Mose ou Moïse) dont la réalisation a commencé en 2003.

 

 

 

Ce système de protection comptera 78 digues flottantes de 20 mètres de large pour 30 mètres de haut. La muraille automatisée est censée empêcher l’eau de pénétrer dans la lagune. L’entreprise est colossale : 45 km de plages ont été renforcés, 100 km de rives habitées et 11 km de quai ont été surélevés, 8 km de dunes côtières et 12 îlots lagunaires ont été aménagés. La fin des travaux est annoncée à l’automne 2017 moyennant un budget de 5,5 milliards d’euros. Mais le projet est entaché d’un énorme scandale politico-financier. En juin 2014, 35 personnes, soupçonnées de corruption, de trafic d’influence et de blanchiment dans le cadre de ces gigantesques travaux ont été interpellées, dont l’ancien maire de Venise poussé à la démission. Par ailleurs, l’efficacité du projet Mose reste à démontrer, et il n’est pas exclu que le bétonnage des fonds et ses retombées sur les courants et marées ravage le fragile écosystème lagunaire.

 

Amazonie : la forêt ne résistera pas à un changement climatique important

La forêt amazonienne s’étend sur plus de 6 millions de km2 et sur neuf pays, principalement le Brésil, mais aussi la France – à travers la Guyane [6]. Cet écosystème tropical constitue la plus grande réserve mondiale d’espèces animales et végétales, et rend des services essentiels aux communautés qui y vivent. Fin août, une étude publiée dans la revue Nature Climate Change, montre que la diversité de l’Amazonie favorise sa résilience au changement climatique. C’est-à-dire sa capacité à reconstituer sa matière végétale et à stocker du gaz carbonique. Du moins jusqu’à un certain seuil de réchauffement.

 

 

 

Selon l’étude, la forêt amazonienne survivra au 21ème siècle si les émissions de CO2 sont plafonnées, et si l’augmentation de la température planétaire se stabilise entre 1,1 et 2,6°C à l’horizon 2100. Dans ce cas, plus des trois-quart du territoire boisé de l’Amazonie parviendrait à se régénérer. En revanche, dans l’hypothèse d’une poursuite incontrôlée des émissions, seuls 13% du bassin amazonien seraient en capacité de se régénérer à longue échéance. D’autres menaces pèsent sur l’Amazonie, déjà amputée d’un cinquième de sa surface par la déforestation massive et le développement de la culture du soja et du palmier à huile. Le tableau est également sombre pour les forêts boréales du Nord qui, de l’Alaska à la Sibérie orientale, vont être confrontées avec le réchauffement à des risques accrus d’incendies ou d’attaques de ravageurs.

 

Bangladesh : 60 millions de réfugiés climatiques d’ici 2050 ?

Le Bangladesh est le pays le plus densément peuplé au monde : 160 millions d’habitants vivent sur un territoire grand comme un tiers de la France métropolitaine. Deux tiers des terres y culminent à moins de cinq mètres au-dessus du niveau de la mer. Ici, les cyclones surgissent tous les deux à trois ans. Les inondations sont de plus en plus fréquentes et puissantes. A chaque fois, les Bangladais repartent de zéro, sans récolte, sans terre et sans maison. La salinité des sols aggrave l’insécurité alimentaire. La liste des maladies, pour la plupart liées à l’eau polluée et salée, s’allonge.

 

 

 

Construction de digues toujours plus hautes, mise en place de systèmes de traitement des eaux, consolidation des logements, abris anti-cycloniques, essais de variétés de riz résistantes au sel... En dépit des programmes mis en place par le gouvernement pour faire face au changement climatique, chaque jour des centaines de Bangladais viennent trouver refuge dans les bidonvilles de Dacca, la capitale du pays. 20% du territoire pourraient disparaitre sous les eaux dans les années qui viennent [7]. 78 millions de personnes pourraient être contraintes de migrer d’ici 2020 à cause des inondations [8].

 

 

Océanie : des dizaines d’archipel bientôt submergés

Voilà bientôt dix ans que l’évacuation des îles Carteret, dans le Pacifique Sud, à commencé. Une partie des 3 000 habitants ont quitté leurs villages pour être relogés sur l’île de Bougainville, une région autonome de Papouasie-Nouvelle Guinée. En cause : la sécheresse et la montée du niveau de l’océan. Sur ces îles où le point le plus haut n’est qu’à 1,5 mètre au dessus du niveau de la mer, les terres cultivées sont menacées par l’érosion et les inondations, contraignant les communautés à se nourrir uniquement avec des fruits de mer. Début 2016, les écoles des îles Carteret ont fermé « en raison de l’absence de régime alimentaire pour les enfants ». Fragilisées, les personnes âgées ne sont plus en mesure de lutter contre les maladies. D’ici 2020, l’ONG Tulele Peisa, qui a lancé un programme de réinstallation, espère avoir relogé plus de la moitié de la population. Seules dix familles – une centaine de personnes – ont pour l’instant bénéficié du programme, par manque de financements.

Kiribati, Maldives, Tuvalu, Marshall, Fidji, Samoa, Tonga, Salomon, Vanuatu... Plusieurs îles et archipels du Pacifique sont aussi dans une situation extrêmement vulnérable. Avant même d’être englouties, les assauts de l’eau salée rendent les sols incultivables. Les programmes nationaux et internationaux d’adaptation au changement climatique rivalisent de solutions de court terme – plantation de mangroves, construction de digues, amélioration des canalisations et de la récupération d’eau de pluie… Mais leur relative inefficacité a déjà conduit plus d’un millier de Tuvaluans à quitter leur pays pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

 

Sénégal : Saint-Louis, sous la menace des flots de l’Atlantique

Saint-Louis, ville sénégalaise classée au Patrimoine mondial de l’Unesco, a été régulièrement exposée à des crues fluviales jusqu’en 2003. Cette année-là, le gouvernement annonce le creusement d’une brèche de quatre mètres dans la langue de Barbarie, un cordon de sable s’étirant sur plusieurs dizaines de kilomètres du sud de Saint-Louis à l’embouchure du fleuve Sénégal. L’idée est de favoriser l’écoulement du fleuve vers l’océan. Mais le résultat est catastrophique.

En quelques années, sous la force des vagues, cette brèche s’élargit et mesure désormais six kilomètres de large. Saint-Louis n’est plus exposé aux crues, mais l’océan pénètre dans l’embouchure du fleuve à travers la brèche, grignotant les terres. Sur les bords, la salinisation de l’eau décime les cultures maraichères. La Langue de Barbarie est amputée de plusieurs kilomètres, dévorée par l’Atlantique. Trois villages ont été engloutis par la mer [9]. Le maire de Saint-Louis promet la construction prochaine de brise-lames. L’État a également commandé une étude dont les résultats sont attendus fin 2016 pour déterminer s’il faut fermer ou stabiliser la brèche. 80% de l’île de Saint-Louis seront en « risque fort » d’inondation d’ici à 2080 [10].

 

 

 

Pacifique : le phénomène El Niño menace les îles Galápagos

A un millier de kilomètres des côtes équatoriennes, s’étendent les Galápagos, un archipel de 18 îles qui accueillent une remarquable diversité d’espèces. 180 plantes n’existent nulle part ailleurs. Mais cette faune est aujourd’hui menacée, suite à la réapparition fin 2015 du phénomène El Niño dans l’océan Pacifique tropical. Ce phénomène se traduit par une augmentation anormale de la température des eaux du Pacifique-Est, en particulier le long des côtes de l’Amérique du Sud, qui interrompt la remontée d’eaux froides et riches en nutriments indispensables à de nombreuses espèces. La réduction des phytoplanctons pousse les petits poissons et les invertébrés à migrer plus loin. La chaine alimentaire dans son ensemble est affectée.

El Niño avait déjà frappé les Galápagos, inscrites au Patrimoine naturel de l’humanité par l’Unesco. Son passage y a laissé des marques indélébiles : 90 % des populations d’iguanes marins ont disparues, ainsi que les trois quarts des manchots et la moitié des lions de mer. L’augmentation de la température de l’océan fragilise par ailleurs les massifs coralliens de l’archipel en accentuant leur blanchiment. Selon la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), l’été 2016 a marqué une amélioration. Mais une étude publiée en janvier 2014 dans la revue Nature Climate Change suggère que les épisodes les plus intenses seront deux fois plus fréquents au cours du 21ème siècle.

Australie : la Grande barrière de corail en péril

Le plus grand récif corallien au monde, aussi étendu que l’Italie avec ses 2 300 km de long au nord-est des côtes australiennes, va mal. Depuis le début de l’année, les coraux blanchissent. En cause : la hausse des températures du Pacifique équatorial, du fait de El Niño, qui entraîne l’expulsion des petites algues (zooxanthelle) qui donnent au corail sa couleur et ses nutriments. Certains coraux regagneront leurs couleurs dans les mois à venir, quand l’eau refroidira, mais beaucoup, parmi les plus touchés, risquent de mourir. 93 % des récifs sont affectés.

 

Cette augmentation de la température combinée à l’acidification des océans mettent en péril la diversité de la Grande barrière, qui abrite 400 espèces de coraux, 1 500 espèces de poissons et 4 000 espèces de mollusques. Le site a déjà perdu plus de la moitié de ses prairies coralliennes en trois décennies. Si rien n’est fait pour le protéger, le récif pourrait continuer à se détériorer dans les mêmes proportions dans les cinq prochaines années. Or, comme l’ont montré plusieurs de nos enquêtes, d’autres menaces planent sur la Grande barrière de corail avec le développement de l’industrie du charbon et du gaz. Suite aux pressions diplomatiques du gouvernement australien, l’Unesco a renoncé à inscrire la Grande barrière de corail sur la liste du patrimoine mondial en péril.

Sophie Chapelle

Photos :
- Une : sécheresse en Mongolie / CC Banque de développement en Asie.
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