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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 21:27

 

 

Source : http://www.streetpress.com

 

 

Je suis SDF, voici comment j’arrive à survivre à la rue

 

10 Janvier 2017

 

par Christian Page, Malgré une demande de logement social et un dossier de droit au logement opposable, Christian Page, 44 ans, dort à la rue depuis qu’il a divorcé, perdu son emploi puis son logement. Cela fait deux ans.

 

411 personnes sont mortes dans la rue en 2016 selon le Collectif des Morts de la Rue. Christian Page, SDF, raconte comment il y survit.

Là, c’est ma chambre à coucher avec mes quatre couvertures, mon duvet [Christian montre la grande poche de son sac à dos kaki, puis ouvre une petite poche intérieure]. Là c’est mon bureau avec mes papiers, mes stylos. Tout en bas, j’ai la salle de bain avec le déo, le gel douche, les cotons-tiges. Et puis ici [il sort une gourde de la pochette du dessus], c’est le bar : elle est vide, mais c’est dans celle-ci que je mets de l’eau et je précise bien, que de l’eau ! Sinon la bière, elle perd son gaz.

J’ai toujours tout sur moi. On ne sait jamais ce qui peut arriver. Comme ça, si je me retrouve à l’autre bout de Paris, je peux dormir sur place. Car le vrai problème, c’est le logement. J’ai un petit endroit où je dors avec Ervé et les copains. Si t’es tout seul, tu peux te faire dépouiller. On a trouvé un coin à l’abri du vent, au bord du canal Saint-Martin, quai de Jemmapes. C’est l’entrée d’un centre de loisirs de la ville de Paris [Espace Jemmapes]. Parfois le personnel apporte du café au réveil. Pas tout le temps… Mais on ne peut pas demander aux gens de remplacer l’Etat ! J’aimerais bien qu’Emmanuelle Cosse m’apporte mon petit café le matin, en admettant : « Excuse-moi, je suis ministre du logement et je n’ai rien pour toi ! ».

 

 

 

Couverture

 

« J’aimerais bien qu’Emmanuelle Cosse m’apporte mon petit café le matin, en admettant : “Excuse-moi, je suis ministre du logement et je n’ai rien pour toi !”. »

Christian Page, sans-abri

 

 

Si j’ai choisi ce quartier c’est parce que c’est un vrai quartier populaire, où les gens veillent encore les uns sur les autres. Quand ça a commencé à faire frisquet, une dame est descendue et m’a donné une couverture. Il y a l’épicier de la rue Bichat qui nous file toujours un truc en plus quand on va faire nos courses et le gars qui nous ramène les pizzas qui lui restent après la fermeture du restaurant. Ils ont peur de devenir comme nous. Ils se disent : « Si je l’aide à s’en sortir, si un jour je me retrouve à sa place, quelqu’un m’aidera. »

 

Droit au logement opposable et hébergement d’urgence

Il y a bien l’hébergement d’urgence. T’appelles le Samu social à 6h du mat’. Tu tapes le 115… Une fois que tu auras passé le quart d’heure de disque – « You’re phoning le 115… » – ils répondent : « Rappelez à partir de 19h parce qu’on n’a plus de place. » A 19h, ils te disent rappelez à partir de 21h. A 21h : « Écoutez, allez vous mettre à Nation, quai du RER A, direction Boissy-St-Léger. » A cet endroit, alors que le dernier bus est passé, les mecs du Samu arrivent et annoncent : « Bon, les gars, il y a neuf places… » Voilà. Ce que les gens ne savent pas, c’est qu’il y a aussi le DAHO, le droit à l’hébergement opposable. Si au bout de six mois, on ne t’a pas trouvé un hébergement, alors t’as le droit de porter plainte contre l’Etat. T’es seul, t’es à la rue, tu déposes plainte contre l’Etat… C’est bien, mais en gros t’as aucune chance. J’en suis là.

 

 

 

Couverture

 

« Le DAHO ? T’es seul, t’es à la rue, tu déposes plainte contre l’Etat… C’est bien, mais en gros t’as aucune chance. J’en suis là ».

Christian Page, sans-abri

 

 

Tous les matins, je vais rue Bichat, dans un accueil de jour de la fondation Abbé Pierre. On peut tout faire : prendre une douche, faire une machine à laver, petit-déjeuner. L’hiver, il faut manger beaucoup plus parce que le froid te fait dépenser plus de calories. Je mange que des choses fraîches. Donc je vais dans des associations qui cuisinent. Sinon ce sont des barquettes Sodexo et c’est de la merde. Il n’y a aucune valeur nutritive. On a besoin de vitamines, de sels minéraux. Donc je prends toujours un bon petit-dèj, histoire de remettre le corps à température, puis je fais ce que j’ai à faire. Malheureusement, j’ai souvent rien à faire.

 

Rendez-vous et petits jobs au black

J’ai parfois des rendez-vous quand même, et pas que avec ma bière ! Je vais voir des assos qui donnent des bons pour des soins ou pour aller voir un ophtalmo – j’ai des lunettes [avec un verre cassé]. Dans ce cas-là, j’y vais à pieds. Je pars une heure en avance. Je ne prends pas le métro. C’est très con : quand je travaillais, je payais les transports. Depuis que j’ai les transports gratuits [avec le RSA], je marche.

Il m’arrive aussi de filer un coup de main à une mamie parce que faut ramener un pack de lait chez elle ou l’aider pour un déménagement. Un jour une personne âgée m’a juste demandé de décrocher ses rideaux et de les emmener au pressing puis de les raccrocher. Un petit débarrassage de câbles de temps en temps… Ouais c’est du black, que je ne déclare pas, mais bon qu’ils viennent me faire un procès et moi je leur apprends ce que c’est que l’article 345 2-2 du code de l’action sociale qui dit que toute personne devrait avoir accès à un hébergement.

 

Mon fils m’aide à tenir

Ce qui me fait tenir ? [Il sort son portable. Un ado en photo d’arrière-plan] C’est la seule photo que j’ai. C’est mon fils. Il s’appelle Pierrick, il a 13 ans. Il vit avec sa mère à Perpignan. Je ne l’ai pas vu depuis deux ans et je ne peux pas communiquer avec lui. Tout doit passer par sa mère. Elle a intenté une procédure pour m’enlever tous les droits parentaux du fait que je suis SDF. C’est dégueulasse. Mais au mois d’août, j’étais au bord du canal, un peu dépressif en pensant à tout ça et puis un gars costard-cravate débarque et me demande s’il peut faire quelque chose pour moi. Je le regarde et lui dis : « A moins que vous soyez ministre de la justice, vous pouvez rien faire. » Et là, le mec me répond : « Ben écoutez je suis avocat, on peut peut-être s’y mettre… » Je lui ai montré la procédure. Il m’a donné rendez-vous le lendemain à 11h à son cabinet, juste à côté dans le quartier. Je suis tombé sur un très très bon avocat qui est en train de remettre tout ça dans l’ordre.

 

 

 

Couverture

 

« Le problème dans la rue c’est que tu meurs quand tu as accepté ta condition. »

Christian Page, sans-abri

 

 

Le problème dans la rue c’est que tu meurs quand tu as accepté ta condition. Alors là, le compteur se met en route, tu t’isoles, tu ne prends plus soin de ta santé, plus soin de ton apparence et tu crèves au bout d’un moment. Si tu renonces à tout ça, et que tu te dis « non, non je suis quelqu’un, je vais me battre, je prends soin de moi ». Là tu survis.

Edité par Sarah Lefèvre
 

 

 

 

Source : http://www.streetpress.com

 

 

 

 

 

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 20:33

 

 

Source : http://www.revolutionpermanente.fr

 

 

« C’était même pas : dans quelles conditions elle est décédée… c’est : mon Dieu la famille va arriver »

Marseille. Deux aides-soignantes virées pour avoir dénoncé pressions et maltraitance !

Publié le 11 janvier 2017

 

 

Deux aides-soignantes d’un établissement pour personnes âgées du groupe KORIAN, à Marseille, ont été licenciées après avoir dénoncé des cas de maltraitance et des pressions subies au travail par le groupe KORIAN situé à Marseille. Déjà licenciées à l’heure du reportage sur France Culture, les deux aides soignantes avaient témoignées de nouveau à la radio de leurs conditions de travail en décrivant les pressions que subissaient les employé-e-s, ainsi que les maltraitances que subissent les résidents. L’inspection du travail va mener une enquête sur les risques psycho-sociaux que représente l’établissement. La CGT Santé et Actions sociale a lancé une pétition demandant leurs réintégrations.

Les situations et citations sont basées sur leurs témoignages sur France Culture.

 

Un manque cruel d’effectif : « Si on veut respecter la personne, on ne peut pas respecter le planning »

 
Les aides-soignants, qui s’occupent intégralement de personnes très âgées souffrant de démence, ne sont qu’au nombre de deux par étage, parfois même seuls, et peuvent avoir en charge jusqu’à 24 résidents. À deux, ils doivent faire prendre leur douche aux résidents, leur faire prendre leur repas et gérer les crises de démence et les décès. Mais, avec le peu de temps qu’ils ont, impossible pour eux de s’occuper convenablement des patients, notamment à cause du temps perdu à s’occuper des patients les plus difficiles, ce qui les amène à bâcler leur travail pour pouvoir s’occuper de tous les résidents.

Malgré leur demande à la direction pour avoir plus de personnel, leur effectif reste inchangé. Les employés se sont plaints que la direction cherche à les culpabiliser pour les mauvais traitements qu’ils infligent aux patients faute de temps et que tout est fait pour les responsabiliser dans des situations parfois insoutenables.
 

 

« Ils ont travaillé toute leur vie pour se payer une retraite… ils payent leur maltraitance et leurs morts »

 
Les résidents payent environ 6000 € par mois et leurs repas pour la journée (petit-déjeuner et goûter inclus) coûtent… 4 €. Et ce prix n’est sûrement pas dû à des salaires mirobolants pour les aides-soignants ! Par exemple, les deux évoquées en début d’article sont chacune payées 1230 € et 1290 € par mois. Une belle usine à fric… subventionnée par l’État.

Une des aides-soignantes s’occupait d’une vieille dame de 87 ans, qui posait peu de problèmes en dehors de crises d’angoisse qui arrivaient notamment si on fermait sa porte. Mais, une nuit, des intérimaires peu formés et ne connaissant pas les patients, s’occupaient de l’étage et ont fermé la porte, ont mis leurs bipeurs (qui prévient l’aide-soignant quand un patient a besoin d’aide) dans leur chariot pour pouvoir dormir pendant leur pause. Les aides-soignantes ont retrouvé la vieille femme le lendemain matin, face contre terre, baignant dans son sang. Elles n’avaient aucune idée de ce qui lui était arrivée, et, sous le choc, ont appelé un infirmier qui s’est occupé de la remettre dans son lit et de nettoyer la chambre. « C’était même pas : dans quelles conditions elle est décédée… c’est : mon Dieu la famille va arriver ». « Il fallait faire toute une mise en scène pour que quand la famille arrive on s’imagine une mort naturelle ». Elles racontent avoir fait part de cet accident à la direction, qui a nié en bloc et remis en cause leurs témoignages. « On ne peut pas le marquer sur l’ordinateur, sur le DRI, parce que sinon on va se faire massacrer par la direction ».
 

 

« Il faut que je dénonce ces monstres »

 
En décembre, deux d’entre elles se sont faites licencier et demandent leur réintégration au sein de l’établissement ! Elles espèrent que l’enquête de l’inspection du travail va permettre à d’autres employés de témoigner des cas de maltraitance et des pressions subies au travail, la direction niant en bloc toutes ces accusations.

Il est indispensable de soutenir les deux aides-soignantes qui ont eu le courage de porter sur la place publique la réalité qui se cache derrière les murs de l’établissement. En effet, le traitement inhumain infligé aux personnes âgées et les pressions physiques et morales infligées au personnel sont la résultante d’une volonté, pour la direction, d’une maximisation du profit. C’est pour cela qu’il s’agit non seulement d’exiger la réintégration des deux aides-soignantes, car leur licenciement est avant tout un avertissement envers tous les employés, mais aussi l’embauche de personnel et des équipements adaptés pour qu’une telle tragédie ne puisse plus avoir lieu.

 

 

Source : http://www.revolutionpermanente.fr

 

 

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 17:34

 

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com
 
 
 
Arrêt sur images

La police confisque des couvertures aux migrants, mais chut !

 

 
Initialement publié sur Arretsurimages.net

 

 

La police a confisqué des couvertures à des migrants à Paris. Par grand froid. C’est Médecins sans Frontières qui l’affirme. L’ONG a été avertie par des collectifs d’aide aux migrants. L’affaire se serait produite aux abords du centre de premier accueil, qui a ouvert le 10 Novembre dernier, Porte de la Chapelle, dans le Nord de Paris, et qui est déjà saturé.

Ce centre accueillant les résidents selon le critère « premier arrivé, premier servi », les migrants attendent dehors, parfois plusieurs jours de suite. Et selon MSF :

« La police a très clairement des instructions pour qu’on ne voit pas trop les migrants. Dans la queue, ils obligent les gens à rester debout, ils ne veulent pas les voir allongés et veulent éviter qu’ils s’installent. »

 

Une simple « mise à l’abri »

Le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux était interrogé dimanche sur le sujet par les journalistes de RTL et de LCI. Sur le cas particulier, Le Roux ne répond pas. Après le « circulez » réglementaire (« faut arrêter ce sport national de mise en cause des policiers ») il ne fournit qu’une réponse générale :

« Ce que font les forces de police, c’est de faire de la mise à l’abri de personnes vulnérables, et ce n’est pas aux policiers de faire la différence sur leurs statuts [...] C’est vrai, quelquefois il peut y avoir une forme de contrainte à mettre à l’abri quelqu’un ».

Il ne dit pas : « je ne suis pas au courant, je vais me renseigner ». Il ne dit pas : « j’ai demandé une enquête, je vous tiendrai au courant ». Non.

Donc, jusqu’à preuve du contraire, dans le cas particulier, c’est vrai. Des policiers parisiens, par grand froid, ont confisqué leurs couvertures à des migrants. Ils avaient peut-être de bonnes raisons de le faire. C’est peut-être une manière de les « mettre à l’abri ».

Peut-être ces policiers étaient-ils accompagnés d’une camionnette qui a aussitôt recueilli les migrants, pour les convoyer vers un foyer agréable et chauffé, avec un thé à la cannelle. Peut-être leur ont-ils rendu les couvertures. Peut-être leur ont-il donné d’autres couvertures. Peut-être n’y a-t-il pas eu beaucoup de cas.

On ne le sait pas, puisque le ministre de l’Intérieur, manifestement, n’a pas demandé d’éclaircissements à ses services sur cette affaire précise. Donc, en l’état actuel de l’information, on en reste là : des policiers français, par grand froid, ont confisqué leurs couvertures à des migrants.

 

Le JT muet

Rentrant de week-end après avoir suivi l’affaire sur Twitter, je regarde évidemment le 20 Heures de France 2, dimanche soir. Bien entendu, Delahousse va nous éclairer sur cette affaire. Rien. Pas un mot.

Il y a de nombreuses raisons, pour lesquelles ne pas parler de cette histoire de couvertures au 20 Heures de France 2. D’abord, parce qu’il y a d’autres faits d’actualité. La grippe a fait 13 morts dans une maison de retraite de Lyon (3 sujets). Un accident de car a fait quatre morts en Saône et Loire (3 sujets). Un biopic sur Dalida va sortir la semaine prochaine (1 sujet).

C’est peut-être pour ces raisons, que Delahousse ne parle pas de cette affaire de couvertures. Pourtant, c’est un twittos frénétique, Delahousse. Toute la soirée de dimanche, il va re-tweeter les tweets de compliments sur son beau prime time sur DSK et les turpitudes du PS (et je vous en informe, même si Delahousse a bloqué Arrêt sur images, qui n’a pas le droit de voir ses tweets).

 

Capture d'écran du compte Twitter de Arrêt sur Images

Capture d’écran du compte Twitter de Arrêt sur Images
 
 

Reste le fait : à Paris, par grand froid, la police a confisqué des couvertures à des migrants, et le journal de la principale chaîne d’Etat n’en a pas dit un mot.

 

 

Initialement publié sur Arretsurimages.net

 

http://www.arretsurimages.net
 
 
 
 
 
Source : http://rue89.nouvelobs.com
 
 

 

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 15:51

 

 

Source : https://www.franceinter.fr/emissions/les-savanturiers/les-savanturiers-08-janvier-2017

 

Les Savanturiers

Par Fabienne Chauvière

 

dimanche 8 janvier 2017

 

Barbara Demeneix, spécialiste mondiale des perturbateurs endocriniens

 

Aujourd'hui dans Les Savanturiers, les effets de la pollution sur notre santé mentale et les effets de la pollution sur la santé des abeilles.

 

 

Pesticides, insecticides, fongicides au premier rang des perturbateurs endocriniens

Pesticides, insecticides, fongicides au premier rang des perturbateurs endocriniens © Getty / The Washington Post

 

Vous allez faire connaissance avec, Barbara Demeneix une spécialiste mondiale des perturbateurs endocriniens, Professeur au Muséum National d’Histoire Naturelle. Ce que raconte cette grande biologiste est sidérant : les pesticides, les plastiques ou les résidus de médicaments qui sont rejetés dans notre environnement affectent le développement du cerveau des enfants alors qu’il sont encore dans le ventre de leur mère. Pour Barbara Demeineix, l’intelligence des nouvelles générations est en péril, et de nombreuses études mettent en évidence une augmentation vertigineuse des cas d’autisme et des troubles de l’attention. En cause toujours, les perturbateurs endocriniens. Lorsque Barbara Demeneix a commencé à s’intéresser au sujet il y a 25 ans, peu de chercheurs la prenaient vraiment au sérieux. Aujourd’hui, tous lui emboitent le pas.

Barbara demeneix est l’auteur d’un livre très documenté aux éditions Odile Jacob : Le cerveau endommagé.

 

Dans la deuxième partie de l'émission, nous serons avec Gilles Salvat, Directeur de la santé animale, spécialiste de la santé des abeilles.

Les pesticides, les herbicides et les fongicides ont aussi des effets ravageurs sur… la santé des abeilles.

Depuis plusieurs années, un phénomène d’affaiblissement et de mortalité des colonies d’abeilles est constaté dans de nombreux pays. Les apiculteurs sont inquiets, le miel se fait rare, mais les agriculteurs aussi s’affolent, car de nombreuses cultures dépendent de la pollinisation des abeilles.

C’est en France à Sophia Antipolis que se situe le laboratoire de l'Anses pour la santé des abeilles en Europe, et il a fait le point en toute fin d’année sur les dernières connaissances.

livre

Le Cerveau endommagé - auteur Barbara Demeneix - paru aux éditions Odile Jacob

Pesticides, plastiques, résidus de médicaments et beaucoup d’autres choses encore : chaque jour, des centaines de milliers de produits chimiques sont rejetés dans l’environnement.

Ces perturbateurs endocriniens affectent le développement du cerveau, le métabolisme, la reproduction, et ont une incidence sur les cancers.

Des études scientifiques récentes montrent que le nombre d’enfants atteints de dérèglements hormonaux, de désordres de type autistique ou de troubles de l’attention avec hyperactivité est en augmentation constante.

Barbara Demeneix parvient même à une conclusion inquiétante : les capacités intellectuelles des générations futures seront sérieusement compromises.

Quelles solutions pouvons-nous mettre en œuvre pour protéger les enfants, mais aussi les adultes, à titre individuel et surtout collectif ?

Si nous refusons d’agir, les générations futures pourraient bien se retrouver impuissantes face à ces problèmes de santé publique. Il leur manquera l’intelligence – à tout jamais.

 

 

Source : https://www.franceinter.fr/emissions/les-savanturiers/les-savanturiers-08-janvier-2017

 

 

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 15:13

 

 

Source : http://www.revolutionpermanente.fr

 

 

Soutien à Dominique Henry, militante de la confédération paysanne qui risque la prison

Affaire des « mille vaches » : l’acharnement judiciaire se poursuit

 

Publié le 6 janvier 2017

 

 

 

Dominique Henry est une ancienne institutrice et agricultrice en retraite dans le Haut Doubs, militante de la Confédération Paysanne. A l’occasion de la mobilisation initiée en 2013 contre le projet de la « ferme » des 1000 vaches, elle a été condamnée, comme neuf de ses camarades à de la prison avec sursis en 2014. Mais elle n’en n’a visiblement pas terminé avec la justice : elle est convoquée le 12 janvier prochain au tribunal correctionnel de Montbéliard, pour refus de prélèvement ADN, ce qui constitue un délit depuis que cette procédure a été étendue largement. Elle risque la prison.

Sael Bison

Retour sur les faits


Le 28 mai 2014, une cinquantaine de militants de la Confédération paysanne de toute la France sont allés sur le site de la future ferme-usine des 1000 vaches pour démonter symboliquement quelques pièces de la salle de traite. L’objectif de cette action de jour à visage découvert : ramener les pièces sur Paris pour les rendre à Stéphane Le Foll (Ministre de l’agriculture) et Ségolène Royal (Ministre de l’écologie et du développement durable) alors qu’ils inauguraient le « printemps bio » au parc de la Villette. Dominique Henry participe à cette action qu’elle présente elle-même ainsi : « Démonter, dévisser, déboulonner, ne rien casser bien sûr. » Pour ce simple fait, elle est interpellée puis gardée à vue pendant plus de 2 jours, avec 3 autres militants, car elle a refusé le prélèvement d’ADN exigé par la police. En septembre 2014, elle est donc jugée par le tribunal d’Amiens avec neuf de ses camarades, condamnés en première instance pour des faits allant du « refus de prélèvement ADN » à la « dégradation en réunion ». Elle écopera d’une peine de prison avec sursis. La condamnation est confirmée en appel mais sa peine se verra qualifiée de « symbolique », en raison de la reconnaissance de son statut de lanceuse d’alerte.

Mais Dominique n’est pas au bout de ses peines : le 24 décembre 2015, la gendarmerie du Russey la convoque. Un nouveau prélèvement d’ADN lui est réclamé. Elle le refuse une deuxième fois. Pour cette raison, elle comparaîtra le 12 janvier prochain devant le tribunal de Montbéliard. Elle risque jusqu’à 1 an de prison et 15 000 euros d’amende.

La « ferme » des mille vaches : de l’industrialisation massive de l’élevage bovin à la défense des intérêts du grand patronat

 

Cette action s’inscrit dans le contexte plus large de lutte contre l’industrialisation de l’élevage, jusqu’à alors limitée aux volailles. La « ferme » des mille vaches incarne l’une des premières tentatives de développer l’élevage bovin à grande échelle à l’image des énormes complexes industriels qui existent déjà aux Etats Unis. Conséquence : alors que les plus grosses exploitations de la région disposent d’une cinquantaine de vaches laitières, M.Ramery, entrepreneur en BTP patron de 3500 salariés et 365ème fortune de France, stocke aujourd’hui plus de 700 animaux et compte encore augmenter son effectif. Pourtant, le tribunal administratif lui avait imposé un quota de 500 vaches et limité l’étendue du permis de construire. Aucune de ces exigences n’a été respectée par l’industriel sans qu’évidemment il ne soit inquiété par la justice.

Et pour cause, son projet relève d’un dispositif bien rodé : « Le projet de M.Ramery, subventionné par la PAC, prévoit de produire de l’électricité à partir d’un immense méthaniseur alimenté par le lisier, le fumier, des résidus de céréales et autres végétaux. Le méthane libéré par la fermentation alimente un générateur électrique d’une puissance équivalente à 25 éoliennes. Le courant sera racheté par EDF. Encouragé par les primes, le méthane agricole est un nouvel agro-business. Le lait n’est qu’un sous-produit du lisier, du lait « low cost », vendu à moins 20% du prix du marché » explique Dominique Henry. Il s’agit là bien évidemment d’une concurrence intenable pour les petits paysans, synonyme d’une détérioration radicale de leurs conditions de vie, comme de celles des ouvriers à la chaine de cette future ferme-usine.

Ainsi, depuis l’annonce du projet en 2013, les habitants de la région se sont massivement mobilisés, organisés notamment autour de l’association NOVISSEN (NOs VIllages Se Soucient de leur ENvironnement) et d’autres collectifs écologistes.

Répression des actions syndicales et criminalisation des militants


Dans ce contexte, l’extension du prélèvement ADN, procédure initialement prévue à l’encontre des « délinquants sexuels » est loin d’être anodine.

Dominique Henry, interviewée par France 3, raconte : « En 98, au départ, ce fichier est créé pour les délinquants sexuels puis étendu par Nicolas Sarkozy en 2003 pour toutes les personnes gardées à vue et reconnues coupables. Ce qui est mon cas. Mais sont exclues celles qui sont coupables d’abus de confiance ou de biens sociaux, de favoritisme, de corruption ou trafic d’influence, bref on le comprend, tous les délinquants en col blanc... »

Si vous êtes dans ce fichier, c’est pour 40 ans. Pendant 40 ans, vous êtes un suspect permanent. Dans mon ADN, il y a des caractéristiques personnelles, sur le groupe ethnique ou encore des informations sur ma santé ou des maladies génétiques. Je pense à mes enfants, mes petits-enfants. On est tous concerné. Je fais le parallèle avec la seconde Guerre Mondiale : dans l’histoire, on a vu des fichiers utilisés à mauvais escient. »

Le procès de Dominique doit se comprendre à l’aune du processus de répression aigue des militants politiques et syndicaux : qu’il s’agisse des Goodyear, des militants de la loi Travail des frères Traoré ou encore de Cédric Herrou, les condamnations pleuvent et nombreuses sont les victimes d’une justice de classe qui libère dans le même temps Christine Lagarde et blanchit les policiers qui tuent impunément.

De Montbéliard à Amiens : les 11 et 12 janvier, tous ensemble contre la répression et la justice de classe !

 

En effet, le procès de Dominique Henry se déroulera le lendemain du rendu du jugement faisant suite à l’audience du 19 octobre 2016 à Amiens pour les 8 Goodyear. Le 19 octobre, une mobilisation d’ampleur en soutien aux Goodyear a permis de faire tomber la réquisition du parquet à de la prison ferme. Face à ce tournant autoritaire et liberticide, il est nécessaire de lutter ensemble pour la défense de nos libertés politiques et syndicales et mettre un coup d’arrêt à la criminalisation de l’action militante.

Alors, d’Amiens à Montbéliard, en passant par Nice et Bobigny, soyons nombreux pour exiger la relaxe de tous les inculpés et l’arrêt immédiat des poursuites contre nos camarades militants et militantes.

 

 

 

Source : http://www.revolutionpermanente.fr

 

 

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 17:33

 

 

Source : http://www.cadtm.org/Banques-Comment-controler-leur

 

 

Banques : Comment contrôler leur pouvoir exorbitant ?

 

13 décembre 2016 par Eric Toussaint , Eric de Keuleneer , Aline Fares , Fred Mawet

 

 

 

Nous publions la vidéo (durée : 2 heures) de la table ronde consacrée au monde de la finance et à la question de la nécessaire reprise de contrôle sur ce « nerf de la guerre ». Comment contrôler le pouvoir aujourd’hui exorbitant de la finance ? Avec Aline Fares (Finance Watch), Eric De Keuleneer (Solvay Brussels School of Economics) et Eric Toussaint (CADTM) ; modération Fred Mawet (d’ATTAC Bruxelles2).

Dans le cadre de l’université d’Automne d’Attac Wallonie Bruxelles, les 8-9 octobre 2016 à Liège - Ré-enchanter la vie : La fin et les moyens.

Déroulement de la conférence : 2 X 1h : 1h d’interventions et 1h de débat

Nous publions la vidéo (durée : 2 heures) de la table ronde consacrée au monde de la finance et à la question de la nécessaire reprise de contrôle sur ce « nerf de la guerre ». Comment contrôler le pouvoir aujourd’hui exorbitant de la finance ? Avec Aline Fares (Finance Watch), Eric De Keuleneer (Solvay Brussels School of Economics) et Eric Toussaint (CADTM) ; modération Fred Mawet (d’ATTAC Bruxelles2).

Dans le cadre de l’université d’Automne d’Attac Wallonie Bruxelles, les 8-9 octobre 2016 à Liège - Ré-enchanter la vie : La fin et les moyens.

Déroulement de la conférence : 2 X 1h : 1h d’interventions et 1h de débat

Introduction et animation par Fred Mawet :

Les banques sont un enjeu essentiel à tout projet de changement social : Qu’est-ce qu’une banque ? une structure qui a le pouvoir immense de définir qui peut ou pas avoir de l’argent pour monter des projets => pour définir les villes, la société et son économie.

Or, la crise de 2008 et d’autres épisodes ont démontré s’il le fallait encore que les banques fonctionnent sur la recherche de maximalisation de leur profit et pas sur la préoccupation de financer l’économie réelle et les réponses aux besoins de la collectivité. ! Il y a un enjeu démocratique majeur à stopper cette dérive et à exercer un réel contrôle démocratique sur les banques.

Là-dessus, presque tout le monde est d’accord, mais :

Qui doit exercer effectivement ce contrôle et comment ? Et par quel chemin essayer de préparer cette transition ? ça, c’est une autre paire de manches et c’est ce que nous allons tenter d’explorer au cours de cette table ronde.


Intervenants :

Eric Toussaint – historien de formation, docteur en sciences politiques, a fondé le CADTM en 1990 et en est le président et le porte-parole le plus connu. Il est membre du conseil scientifique d’ATTAC France. A écrit La dette ou la vie, Bancocratie, AAA et une bonne vingtaine d’ouvrages… Il a également signé de nombreux articles sur la nécessaire socialisation des banques et est connu pour son travail d’audit sur les dettes publiques, notamment en Equateur, à la demande de Correa, et en Grèce, à la demande de la présidente du Parlement de janvier à octobre 2015, mais dans l’indifférence de Tsipras et des autres membres du gouvernement Syriza. Eric tient son savoir sur les banques de son travail d’investigation et d’auto-formation sur la question.

Les 2 autres intervenants viennent de l’intérieur du système bancaire :

Eric de Keuleneer – est Ingénieur commercial – travaille dans le secteur bancaire depuis 1977 et est administrateur délégué de l’OCCH (l’Office Central de Crédit Hypothécaire, devenu CREDIBE - une structure privée) depuis 21 ans. A écrit plusieurs livres sur les problèmes bancaires : L’autonomie bien contrôlée (La Mediane, 1997), Het Land der filialen (Roularta, 1998), L’entreprise surveillée (Bruylant, 2003, livre collectif), Pratiques et Techniques Bancaires avec Yassine Boudghene (Larcier 2012)

Aline Fares – A fait HEC en France et est ancienne employée du groupe Dexia à Luxembourg, puis à Bruxelles, où elle a notamment été conseillère auprès du directeur des activités de banque commerciale. Aline a été licenciée dans le cadre de la crise de 2008. Après avoir passé un an à réfléchir à ce qui avait pu arriver, et à se demander comment cela avait pu arriver, Aline Fares a rejoint à l’automne 2012 les rangs de Finance Watch, organisation créée en juin 2011 suite à l’appel de plus de 200 parlementaires affichant la volonté politique de réglementer la finance pour éviter qu’une telle catastrophe ne puisse se reproduire à nouveau. L’ONG, qui compte entre temps 13 salariés provenant pour la plupart du secteur financier, a donc pour fonction principale de faire un contrepoids au lobbying privé en offrant une expertise motivée par l’intérêt général, quand la plupart des experts sollicités aux différents niveaux des procédures législatives représentent en général exclusivement les intérêts du secteur. Aline a travaillé pendant 4 ans à Finance Watch et y dirige encore un projet sur la représentation de l’intérêt général dans les banques.


Les questions pour les 3 conférenciers :

1. Résumé des épisodes précédents : que s’est-il passé depuis 2008 ? Aline FARES (10 min – 3 dias)

2. Est-ce que des enseignements ont été tirés ou pas de 2008 ? Des promesses n’avaient-elles pas été faites ? par qui et pourquoi n’ont-elles pas été tenues ? (10 min Eric DK)

Les engagements pris au moment de la crise financière par les banquiers, les financiers, les politiques et les organismes de contrôle, un peu partout et en Belgique =
-

 

Couverture La séparation des banques de détail des banques d’investissement
-

 

Couverture La fin des bonus et des rémunérations exorbitantes
-

 

Couverture Le financement de l’économie réelle
-

 

 Engagements pas tenus : il n’y a pas eu de moralisation du système bancaire.


3. Qu’est-ce qu’il faut mettre en place pour que les 6 mesures urgentes (ci-dessous) énoncées par Eric T entrent en application réellement ? (10 min Eric T)

D’une certaine façon, Eric, tu proposes de façon plus étayée et plus drastique les mêmes mesures => qu’est-ce qui ferait que ça marche maintenant ?

6 mesures urgentes :

  • 1. Restructurer le secteur bancaire : réduire la taille des banques, séparer banques de dépôt et banques d’affaires, interdire les relations de crédit entre banques de dépôt et banques d’affaires ;
  • 3. Mettre fin au secret bancaire : interdire les transactions avec les paradis fiscaux ;
  • 4. Réguler le secteur bancaire : exiger des banques une augmentation radicale du volume de leurs fonds propres, interdire la socialisation des pertes, restaurer la responsabilité illimitée des grands actionnaires en cas de faillite, taxer fortement les banques, poursuivre systématiquement les dirigeants responsables de délits et crimes financiers et retirer la licence bancaire aux institutions coupables de malversations, sauver les banques d’une autre manière (faillite ordonnée avec la création de 2 structures : une banque de défaisance privée et une banque publique vers laquelle sont transférés les dépots et les actifs) ;
  • 5. Financer autrement la dette : donner pour mission nouvelle à la banque centrale d’octroyer des prêts à taux zéro aux pouvoirs publics ;
  • 6. Renforcer les banques publiques existantes et en recréer dans les pays où elles ont été privatisées.

Et tu le dis : « tout cela ne suffira pas : il faut socialiser le secteur bancaire : on ne peut pas le laisser aux mains des capitalistes ! »

Du coup, par quel bout on commence, stratégiquement ? où met-on son énergie pour changer ce système mortifère : pourquoi faut-il s’épuiser à tenter de changer un système dont on ne croit pas qu’il puisse réellement se transformer ? ( Aline 5 min – Eric DK 5min – Eric T 5min )

Ça se passe près de chez vous : comment se fait-il qu’en Allemagne, 2/3 du système bancaire est public ou coopératif ? Comment est-ce possible ? l’Allemagne n’est pas moins capitaliste que la Belgique ?.... qu’est-ce que ça produit ? Est-ce un cas isolé ou est-ce la Belgique qui est un cas isolé en Europe ? quels enseignements pouvons-nous en tirer pour garder Belfius et la transformer en VRAIE banque publique ? (Eric T – Eric DK et Aline, 5 min chacun).

 

Source : Attac Bruxelles

 

 

 
 
 
 

Eric Toussaint

docteur en sciences politiques des universités de Liège et de Paris VIII, porte-parole du CADTM international et membre du Conseil scientifique d’ATTAC France. Il est l’auteur des livres Bancocratie, ADEN, Bruxelles, 2014 ; Procès d’un homme exemplaire, Éditions Al Dante, Marseille, 2013 ; Un coup d’œil dans le rétroviseur. L’idéologie néolibérale des origines jusqu’à aujourd’hui, Le Cerisier, Mons, 2010. Il est coauteur avec Damien Millet des livres AAA, Audit, Annulation, Autre politique, Le Seuil, Paris, 2012 ; La dette ou la vie, Aden/CADTM, Bruxelles, 2011. Ce dernier livre a reçu le Prix du livre politique octroyé par la Foire du livre politique de Liège. Il a coordonné les travaux de la Commission pour la Vérité sur la dette publique de la Grèce créée le 4 avril 2015 par la présidente du Parlement grec. Cette commission a fonctionné sous les auspices du parlement entre avril et octobre 2015. Suite à sa dissolution annoncée le 12 novembre 2015 par le nouveau président du parlement grec, l’ex-Commission poursuit ses travaux et s’est dotée d’un statut légal d’association sans but lucratif.

 
 

Eric de Keuleneer

est Ingénieur commercial – travaille dans le secteur bancaire depuis 1977 et est administrateur délégué de l’OCCH (l’Office Central de Crédit Hypothécaire, devenu CREDIBE - une structure privée) depuis 21 ans. A écrit plusieurs livres sur les problèmes bancaires : L’autonomie bien contrôlée (La Mediane, 1997), Het Land der filialen (Roularta, 1998), L’entreprise surveillée (Bruylant, 2003, livre collectif), Pratiques et Techniques Bancaires avec Yassine Boudghene (Larcier 2012)

 
 

Aline Fares

Coordinatrice de l’expertise et des campagnes chez Finance Watch

 

Autres articles en français de Aline Fares (6)

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 13:56

 

Info reçue par mail

 

Des guerres et des conflits sanglants qui se poursuivent en Irak, en Syrie, et ailleurs ; des attentats monstrueux et meurtriers en Belgique, France, Turquie, etc. ; une absence quasi totale de volonté politique pour entamer la transition écologique ; une Union européenne qui continue de punir la Grèce parce qu’elle veut appliquer quelques mesures sociales, tandis qu’elle renonce à réguler les marchés financiers et la spéculation ; des mulitnationales qui licencient massivement et brisent la vie de milliers de familles alors qu’elles font de juteux profits ; les idées et les partis d’extrême droite qui continuent de se propager un peu partout ; des centaines de millions de personnes qui continuent de mourir de faim alors qu’on pourrait sans problème nourrir correctement 12 milliards d’individus ; le harcèlement de rue envers les femmes qui continue, encore et encore ; des scandales planétaires qui restent impunis, comme celui des Panama leaks ou dieselgate ; … L’année 2016 a été une fois de plus chargée en évènements négatifs, révoltants, inacceptables ! A quand la justice sociale, la paix, la coopération et le partage des richesses ?

Si nier ces énormes injustices est impossible, se résigner à les accepter est impensable. La célèbre expression de Margaret Thatcher « TINA » (There Is No Alternative) est tout sauf vraie. En contrepied de cette triste réalité, de nombreuses initiatives porteuses d’espoirs, locales et globales, ont fleuri un peu partout sur la planète. Des individus se sont dressés avec succès contre l’injustice, des mobilisations sociales ont fait reculer des projets néfastes pour l’humanité, et des gouvernements ou des autorités publiques ont pris leur courage à deux mains et mis en œuvre des politiques en faveur des populations. Bien sûr, ces petites et grandes victoires restent partielles et insuffisantes. Prises individuellement, certaines peuvent même paraître dérisoires. Mais mises ensemble, elles montrent à quel point la volonté de changement est vivace et qu’il existe de multiples forces de propositions alternatives au système actuel, basé sur l’égoïsme, le profit et l’exploitation des peuples et de la nature.

C’est avec beaucoup de plaisir et de fierté que nous avons recensé, publié et diffusé plus de 150 Victoires en 2016. Nous vous proposons ci-dessous un petit Best of des bonnes nouvelles qui nous ont particulièrement touchées cette année. Nous espérons qu’elles vous aideront à lutter contre le fatalisme ambiant et constitueront des sources d’inspiration pour vos actions individuelles et collectives.

En vous souhaitant toute la réussite possible pour vos projets en 2017.

Solidairement.

L’équipe de Bonnes nouvelles : Philippe, Vanessa, Hélène, Brieuc, Jeanne-Marie, Caroline, Fanny & Olivier

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 18:39

 

 

Source : https://reporterre.net

 

 

Le faux miel envahit les rayons des supermarchés

4 janvier 2017 / Marie Astier (Reporterre)

 

 

 

Les Français consomment quatre fois plus de miel que n’en produit le pays. Mais cet aliment est souvent l’objet de fraudes qui le dénaturent, notamment par ajout de sucre. Les miels importés d’Asie sont le plus souvent en cause.

 

 

Sa couleur de soleil aux reflets d’or souligne sa valeur, sa transparence est symbole de pureté. Sucré et subtilement parfumé, nourrissant et antiseptique, il fait figure d’aliment miracle. Quoi de plus beau et bon que le miel, franchement ?

Pourtant, il arrive qu’il ne soit pas si immaculé qu’il y paraît. D’après une série de tests menés par l’Union européenne, et dont les résultats préliminaires ont été livrés en décembre 2015, 32 % des miels analysés présentaient une non-conformité soupçonnée ou avérée. En particulier, 6 % avaient été dilués avec du sirop de sucre, et 11 % avaient possiblement subi le même traitement. Pourtant, dans l’Union européenne, pas d’ambiguïté, le miel désigne un produit issu de la ruche, sans aucun ajout ou retrait de quoi que ce soit. Tout ajout de sirop de sucre est donc bien une fraude.

Les tests européens viennent confirmer des analyses réalisées en France par le magazine Que Choisir en septembre 2014 : sur 20 miels « premier prix » achetés dans diverses enseignes de la grande distribution, six présentaient des ajouts de sucre. Soit presque un tiers des produits. Fin 2013, la DGCCRF (la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes), constatait de son côté après enquête que plus d’un miel sur dix avait « subi l’addition de sucres exogènes issus de la canne ou du maïs (jusqu’à une teneur de 44 %), ou d’eau ».

« L’ajout de sirop de sucre est la fraude la plus classique, car la plus rentable », confirme Éric Jamin, responsable de l’unité authenticité au sein du groupe Eurofins, un des principaux laboratoires effectuant des analyses de miel en France.

La Chine est le principal exportateur de miel dans le monde, et elle propose les prix les plus bas

Dans le milieu, la pratique est connue de tous. Et on sait très bien que ce « faux » miel, ou miel adultéré, vient principalement de Chine. « À première vue, seul un maximum de 15 % du miel chinois correspond à notre définition du miel, estime Étienne Bruneau, responsable de la commission qualité au sein d’Apimondia, la fédération des syndicats d’apiculteurs dans le monde. On sait que les miels à moins de 1,30 euro, 1,50 euro le kilo, ne passeront pas aux analyses. Si on veut des miels qui “passent” les tests les plus récents, il faut le payer au moins 2,35 euros le kilo. Et là on peut avoir du vrai miel, produit en Europe. »...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

 

Source : https://reporterre.net

 

 

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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 14:34

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

Rien à déclarer ?

Avant d’aller aux US, on vous demande vos comptes de réseaux sociaux

 

 

Présentée en juin et en vigueur depuis le 20 décembre, cette mesure critiquée par les associations de défense des droits demande aux visiteurs sans visa, comme les Français, leurs identifiants Twitter, Facebook etc.

 

 

Les services américains de surveillance des frontières avaient émis en juin la proposition de pouvoir demander aux visiteurs se rendant aux Etats-Unis d’indiquer leurs comptes sur des réseaux sociaux. C’est chose faite depuis le 20 décembre, a révélé Politico.

Les personnes venant de 38 pays, dont la majorité des membres de l’Union européenne – parmi lesquels la France –, avec le programme d’exemption de visa (ESTA, pour passer jusqu’à 90 jours aux Etats-Unis), doivent remplir un questionnaire électronique. Il comprend depuis la semaine dernière cette nouvelle demande – facultative ( mais 1) pour combien de temps  ? 2) avec quels aléas – risque de refus, temps d’entrée ralenti à la douane, etc. – pour les récalcitrants ?), avec un questionnaire supplémentaire.

Formulaire déroulant en ligne

 

Formulaire déroulant en ligne - capture d’écran www.estausa.com
 

La liste est longue, puisque le formulaire propose à l’aspirant visiteur de signaler ses éventuels identifiants sur  :

  • Askfm
  • Facebook
  • Flickr
  • GitHub (qui est loin de concerner le grand public, étant centré sur les codeurs, développeurs etc.)
  • Google+
  • Instagram
  • JustPaste.it
  • LinkedIn
  • Tumbler
  • Twitter
  • Vine
  • VKontakte (réseau social russe)
  • YouTube
  • Autres

 

Passage en douane à l'aéroport de Newark

Passage en douane à l’aéroport de Newark - US Customs and Border/Flickr/CC0
 

Craintes des entreprises et des associations de défense des libertés

Plusieurs entreprises dont les services sont visés (via l’Internet Association, dont sont membres entre autres Google, Twitter, Facebook et LinkedIn) ainsi que des associations de défense des droits et libertés (comme lACLU et le CDT) se sont élevés depuis juin contre cette mesure.

Tous argumentent qu’elle porte atteinte à la liberté d’expression (poussant à l’autocensure sur les réseaux sociaux), va aspirer une quantité croissante d’infos sur les opinions, pratiques etc. des personnes, et qu’elle crée un précédent pour d’autres pays, démocratiques ou non.

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 12:32

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

Hôpital: l'absurde rente de la dialyse

Par Caroline Coq-Chodorge
 
 
 

L’assurance maladie consacre 3,1 milliards d’euros par an à la dialyse, au détriment de la greffe pourtant moins coûteuse et plus efficace pour les patients atteints d’insuffisance rénale terminale. Mais la dialyse assure aux établissements de santé soumis à la tarification à l'acte de confortables revenus.

 

Comme le cœur et les poumons, les reins sont des organes vitaux. Jusqu’aux années 1960, les personnes aux reins trop malades mouraient, empoisonnés par l’urée qui saturait leur sang. Puis a été mise au point la dialyse : une grosse machine qui fait office de rein artificiel en filtrant le sang des malades. En parallèle, s’est développée la greffe de rein. Sur ces deux versants du traitement de la maladie rénale – dialyse et greffe –, la France a écrit une page importante de l’histoire médicale. De nombreuses vies ont été sauvées par les médecins, d’abord en petit nombre, au prix de grandes souffrances, parfois de sacrifices, et de dilemmes éthiques insolubles. Quelques-unes de ces histoires sont racontées dans le beau livre D’autres reins que les miens, un recueil de témoignages de patients et de médecins, écrit par Yvanie Caillé, à l’origine de l’association de patients Renaloo, et le néphrologue Franck Martinez.

 

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En France, 80 000 personnes vivent aujourd’hui avec une insuffisance rénale terminale, c’est-à-dire avec des reins fonctionnant à moins de 15 % de la normale. Cette maladie illustre la concentration des dépenses de santé sur un petit nombre de personnes : en 2013, elle a coûté 3,8 milliards d’euros à l’assurance maladie.

 

L’association de patients Renaloo répète à l’envi ce chiffre, comme dans cette tribune publiée par Le Monde. Et ce n’est pas pour faire culpabiliser les malades, mais pour interroger sans cesse l’efficacité médicale de cette dépense : « Les moyens consacrés à son financement sont-ils toujours utilisés au mieux des intérêts des patients ? », interroge Renaloo. Ou, au contraire, cet argent alimente-t-il des rentes ? « Quand un traitement mobilise de telles sommes, beaucoup de monde s’agglutine autour », admet Christian Jacquelinet, conseiller scientifique de l’Agence de la biomédecine, qui suit l’évolution des pratiques de dialyse et de la greffe rénale à travers le registre REIN.

La dialyse a toujours été, aussi, une question d’argent. Dans les années 1960 et 1970, il paraissait impossible de dialyser à vie tous les insuffisants rénaux, tant le coût de cette technique paraissait élevé. Mais l’augmentation des dépenses d’assurance maladie dans les années 1980 et 1990 a permis de multiplier les centres de dialyse sur le territoire, d’abord suivant une « carte sanitaire » arrêtée par les pouvoirs publics. Puis l’hôpital a adopté entre 2004 et 2008 la tarification à l’activité, et la dialyse a hérité de tarifs très favorables.

Sur ce « quasi-marché » très lucratif, l’offre a rapidement rencontré la demande, en croissance de 2 % par an environ. Car l’épidémiologie de l’insuffisance rénale chronique terminale est en progression : cette maladie est une conséquence de maladies immunitaires ou génétiques, stables, mais aussi du diabète et de l’hypertension, en forte progression.

45 000 patients sont dialysés plusieurs fois par semaine, pendant plusieurs heures, la plupart du temps dans des centres d’hémodialyse. Ils représentent 56 % des malades en insuffisance rénale terminale, et concentrent 80 % de la dépense, soit 3,1 milliards d’euros. Si la dialyse sauve des vies, elle affecte la qualité et l’espérance de vie des malades : « Elle ne remplace que très partiellement les fonctions des reins, explique Yvanie Caillé, la fondatrice de Renaloo. La dialyse prend beaucoup de temps : ce sont des heures immobiles, fatigantes, parfois douloureuses. Les symptômes de la maladie restent nombreux, les patients doivent suivre un régime alimentaire strict, ont tout le temps soif… La moitié des patients qui commencent la dialyse sont décédés cinq ans plus tard. Même chez les plus jeunes, la survie est impactée. Un patient qui entre en dialyse à 30 ans vit en moyenne jusqu’à 47 ans. »

Renaloo a même qualifié la dialyse de « prison ». Mais c’est une « prison » très rentable. « Les directions d’hôpitaux sont très attachées à cette activité, et ne voient pas forcément d’un bon œil la volonté d’une équipe de développer la prévention de l’insuffisance rénale terminale ou d’orienter plus de patients vers la greffe », explique Christian Jacquelinet.

Lorsque la maladie rénale a définitivement endommagé les reins, la greffe est pourtant la meilleure alternative. Elle est recommandée par la Haute Autorité de santé pour la majorité des patients, quel que soit leur âge. Les 35 000 patients transplantés, soit 44 % des malades atteints d’une insuffisance rénale terminale, n’ont coûté que 700 millions d’euros à l’assurance maladie en 2013. Et, libérés de la dialyse, « ils ont une bien meilleure qualité de vie, qui redevient proche de la normale », explique Yvanie Caillé, elle-même greffée. « 53 % des patients greffés travaillent, contre 17 % des patients dialysés », explique celle qui vient d’être nommé directrice de l’Institut des données de santé.

L’insuffisance rénale chronique est aussi un parfait exemple des inégalités sociales qui minent le système de santé français...

 

*Suite de l'article sur mediapart

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

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