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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 14:04

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Pauvreté

Chaque jour, huit personnes sans abris meurent dans la rue en France

 

par

 

 

Ils s’appelaient Greg, Anne-Marie, Lionel, Julio... Le plus jeune était un bébé de trois semaines, la plus âgée avait 96 ans. Ils font partie des 501 morts de la rue sur le territoire français, recensés par le Collectif Les Morts de la Rue pour l’année 2016. Une lecture de leurs noms, avec le jour et le lieu de leur mort, a eu lieu le 21 mars sur la place du Palais Royal à Paris pour leur rendre hommage et leur offrir des funérailles dignes [1]. Selon le Collectif, le nombre réel de décès de personnes sans abris pourrait être six fois plus élevé. Dans un rapport publié en décembre dernier, le nombre réel de décès de personnes « SDF » est estimé à 2838 personnes en 2015. Soit près de huit personnes chaque jour, qui ne font quasiment jamais la une des médias.

Quelles sont les causes des décès ? Ces personnes ont en général passé dix ans dans la rue avant de mourir. Leur âge moyen est de 49 ans, soit une espérance de vie trente ans inférieure à la moyenne des Français. 43 femmes figuraient dans la liste des morts de 2015, soit 8 % des décès. Six d’entre eux avaient moins de cinq ans.

Dans la rue, on meurt toute l’année, avec cependant trois pics : en février, en juillet et en octobre. 44 % de ces personnes signalées sont décédées sur la voie publique ou dans un abri de fortune. Un peu plus d’une sur trois seulement (37 %) ont été conduites à l’hôpital avant de mourir. Près de la moitié des causes de décès sont inconnues. Le rapport note « une nette surreprésentation des accidents et du résultat d’agressions par rapport à la population générale ». Pour la très grande majorité, ces personnes avaient des liens avec leur entourage : voisinage, amis, maraudes de bénévoles, accueil de jour, famille... Pour le collectif Les Morts de la Rue, l’enjeu est d’« alerter les nombreux partenaires et acteurs de la société afin que des mesures soient prises allant dans le sens d’une meilleure prise en charge des personnes de la rue ».

 

Un SDF sur quatre est salarié

« Dans la vraie vie, un SDF sur quatre est salarié, avoir un emploi ne garantit plus d’avoir un logement », rappellent une cinquantaine d’associations ayant lancé L’Autre Campagne. Qui relève quelques chiffres saisissants : 7,5 % des travailleurs vivent sous le seuil de pauvreté. Certains dorment dans leur voiture, en squat, au camping...

Par ailleurs, 25 % des personnes sans domicile sont salariées et majoritairement en CDI ! « Mais elles occupent généralement des emplois à temps partiel pour un salaire avoisinant les 900 euros par mois, ce qui ne leur permet pas de trouver un logement dans les zones tendues », soulignent ces associations [2]. Autant de données qui visent à en finir avec la stigmatisation des plus démunis. Selon la Fondation Abbé Pierre, 141 500 personnes étaient, en 2016, privées de domicile. Entre habitation de fortune, hébergement collectif ou nuits à l’hôtel, elles risquent en permanence de se retrouver à la rue, et que la pauvreté et ses conséquences leur soient fatales.

 

 A lire sur le sujet : Impôts, fraude, assistanat, vote réac : ces préjugés sur les pauvres qui ne supportent pas l’épreuve des faits

 

 

Notes

[1Voir la liste de leurs noms publiée dans le journal La Croix. Lire également ce reportage du Bondy Blog.

[2Source : INSEE, 2014

 

 

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 21:17

 

 

Source : http://www.lemonde.fr/les-decodeurs

 

 

Débat présidentiel 2017 : les petites et grosses intox des cinq candidats

 

Le Pen gonfle les chiffres du chômage, Fillon déforme ceux sur les demandeurs d’asile, Macron s’emmêle les pinceaux sur les peines de prison… Dix déclarations des candidats décryptées.

 

LE MONDE | • Mis à jour le | Par

 

 

C’est à un débat pugnace que se sont livrés les cinq principaux candidats à l’élection présidentielle, lundi 20 mars, sur TF1. François Fillon, Benoît Hamon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon se sont opposés sur de larges thèmes comme la sécurité, l’immigration, les retraites ou encore l’Europe. Au prix de quelques contrevérités ou d’exagérations, parfois, dans leurs argumentaires. Nous avons décrypté les dix plus flagrantes relevées.

 

La proposition inapplicable de Marine Le Pen sur les fichés « S »

Marine Le Pen

Proposition : « Expulser les étrangers islamistes fichés S ».

Marine Le Pen

 

POURQUOI C’EST INAPPLICABLE

En pratique, la loi permet tout à fait d’expulser un étranger qui représente « une menace grave ou très grave pour l’ordre public ». La décision peut être prise par le préfet ou, dans certains cas, le ministre de l’intérieur. Sauf « urgence absolue », la procédure demande de convoquer la personne concernée devant une commission avant de prendre une décision. Convocation qui doit être notifiée au moins quinze jours à l’avance.

Ce qui pose problème, c’est que la candidate laisse entendre qu’il serait possible d’expulser de manière systématique des étrangers soupçonnés d’appartenir de près ou de loin à la mouvance djihadiste. Or, la décision d’expulsion ne peut se faire qu’en fonction d’une appréciation individuelle de la menace. Il n’est pas nécessaire que la personne visée ait été condamnée, mais le danger doit être jugé « actuel » et « proportionnel » à la décision d’éloignement.

Mais surtout, le cas des fichés « s » regroupe des situations bien trop vagues et diverses pour légitimer des expulsions systématiques. La fiche « s » est un outil de surveillance, pas d’appréciation du niveau de dangerosité d’un individu.

 

Lire aussi :   Terrorisme : qu’est-ce que la « fiche S » ?

 

L’intox de François Fillon sur les demandeurs d’asile

François Fillon

« Une partie [des demandeurs d’asile] fuient la guerre en Syrie mais l’immense majorité de ces hommes et femmes fuient la pauvreté et viennent de toutes les régions du monde. »

François Fillon

 

POURQUOI C’EST FAUX

En 2015, selon les chiffres d’Eurostat (organisme de statistiques européen), plus de la moitié des demandeurs d’asile venaient de pays en guerre tels la Syrie (29,9 %), l’Afghanistan (14,2 %) et l’Irak (9,7 %).

 

 

 

 

Les Syriens, Afghans et Irakiens sont les plus nombreux à demander l'asile en Europe
Part de chaque nationalité parmi les primo-demandeurs d'asile dans l'Union européenne en 2015.
0 %5 %10 %15 %20 %25 %30 %SyrieAfghanistanIrakKosovoAlbaniePakistanErythréeNigériaIranInconnuUkraineSomalieSerbieApatridesRussieBangladeshGambieSoudanARY de MacédoineSénégalMaliAlgérieGéorgieBosnie-HerzégovineRDCChineCôte d'IvoireGhanaGuinéeEthiopieAutres hors UE-28
Somalie
Part : 1,56 %
Source : Eurostat

 

L’erreur d’Emmanuel Macron sur les peines de prison

courtes

 

ourtes

Emmanuel Macron

« Les peines de moins de deux ans [sont] systématiquement non appliquées.»

Emmanuel Macron

POURQUOI C’EST FAUX

Il est en effet possible, pour les peines de prison ferme de moins de deux ans, d’aménager la peine si la situation de la personne condamnée le permet aux yeux de la justice. Il n’y a alors pas de mandat de dépôt.

Il est, en revanche, erroné de dire que les peines de prison de moins de deux ans ne sont jamais appliquées, ou « systématiquement non appliquées », comme le dit M. Macron. La preuve ? Au 1er janvier 2015, 12 % des peines en cours d’exécution (sur 60 742 détenus) concernaient des peines de moins d’un an et 29 % des peines de 1 à 3 ans, selon les chiffres du ministère de la justice.

Marine Le Pen force le trait sur l’insécurité

Marine Le Pen

Il y a en France une situation « d’explosion de l’insécurité ».

Marine Le Pen

POURQUOI C’EST EXAGÉRÉ

Marine Le Pen a évoqué des « violences » et des « cambriolages sur tout le territoire », sans citer de chiffres précis. La candidate du FN semble ici passer un peu vite du sentiment d’insécurité qui reste élevé (notamment du fait des attentats successifs depuis janvier 2015) à une « explosion » des statistiques pour le moins contestable.

Il faut toujours prendre les chiffres de la délinquance avec du recul, car ils mesurent l’activité policière (par exemple à travers les plaintes déposées) et pas les atteintes commises directement. Reste que, selon les grands indicateurs disponibles, difficile de parler « d’explosion ».

Par exemple, le nombre de vols et de tentatives de vol de voitures est en baisse continue depuis 2006, selon l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP). A l’inverse, le nombre de victimes de retraits frauduleux sur les comptes bancaires a augmenté. Les cambriolages, les injures ou les violences physiques sont, quant à eux, restés plutôt stables depuis 2014, à un niveau « élevé par rapport au niveau moyen des années 2006 à 2010 », selon l’ONDRP.

Temps de travail : l’argument discutable de François Fillon

François Fillon

« La France est le pays où le volume d’heures travaillées est le plus bas par rapport aux grandes économies. »

François Fillon

POURQUOI C’EST CONTESTABLE

Certaines données, notamment celles d’Eurostat sur le temps de travail des salariés à temps complet, laissent effectivement entendre que les Français travaillent moins longtemps que leurs voisins européens.

Ces chiffres sont toutefois à manier avec précaution : d’abord, il faut également souligner que toutes catégories confondues (c’est-à-dire en intégrant les temps partiels et les indépendants), les Français arrivent cette fois en 10position (sur 28) du classement européen.

Par ailleurs, lorsque l’on s’intéresse au temps de travail et donc à la « rentabilité » des salariés en France, il n’est pas inintéressant de citer les chiffres de productivité. Et cette fois, selon Eurostat, la France se classait en 5e position européenne en 2014, devant l’Allemagne et le Royaume-Uni par exemple, toujours selon Eurostat.

Lire aussi :   Les Français travaillent-ils vraiment moins que les autres Européens ?

Approximation de Jean-Luc Mélenchon sur le nucléaire

Jean-Luc Mélenchon

« Dans le prochain mandat, 18 réacteurs nucléaires atteignent 40 ans, il faut 100 milliards pour les “recaréner”​. »

Jean-Luc Mélenchon

DU VRAI ET DU FAUX

Le candidat a raison lorsqu’il parle de dix-huit réacteurs qui dépasseront les 40 ans avant 2022. Ils se trouvent dans les centrales de Fessenheim (Haut-Rhin), Bugey (Ain), Dampierre (Loiret), Gravelines (Nord), Tricastin (Drôme) et Blayais (Gironde).

En revanche, les « 100 milliards d’euros » que coûteraient le grand « carénage » correspondent plutôt à la somme qu’il faudrait débourser pour rénover les 58 réacteurs français selon la Cour des comptes. Pour les dix-huit réacteurs évoqués, on arrive plutôt à 30 milliards… bien qu’il ne s’agisse que d’une estimation, qui peut encore évoluer.

Dette publique : l’erreur de François Fillon

François Fillon

« Nous sommes le pays le plus endetté de tous les grands pays développés »

François Fillon

POURQUOI C’EST FAUX

Alors que la dette publique française est d’un ordre de grandeur équivalent au produit intérieur brut (PIB) – soit 97,5 % de celui-ci au troisième trimestre 2016 selon l’Insee –, cela n’en fait pas le pays le plus endetté du monde. Par exemple, les Etats-Unis (108 % du PIB) et le Japon (250 %) le sont beaucoup plus.

Attention, néanmoins, ce chiffre à lui seul ne permet pas d’appréhender la situation des finances publiques d’un pays, puisque d’autres paramètres jouent : croissance, taux d’emprunts, niveau du chômage… C’est pourquoi le taux d’endettement du Japon, qui peut paraître spectaculaire, n’est pas un problème majeur pour le pays actuellement.

Chômage : l’exagération de Marine Le Pen

Marine Le Pen

« Nous avons 7 millions de chômeurs. »

Marine Le Pen

POURQUOI C’EST TROMPEUR

Si l’on y ajoute les personnes à temps partiel et souhaitant travailler davantage (les catégories B et C), ce chiffre s’établit à 5,5 millions, selon les chiffres de Pôle emploi. Si l’on ajoute les catégories D et E, qui regroupent les personnes non tenues de chercher un emploi (personnes en stage, formation, maladie, contrats aidés…), on atteint 6,2 millions de demandeurs d’emploi en janvier 2017 (6,6 millions pour la France entière).

A la fin de janvier, en France métropolitaine, le nombre de chômeurs tenus de rechercher un emploi et sans activité (catégorie A) était de 3,5 millions. C’est ce nombre que l’on convoque communément pour parler des « chiffres du chômage ».

Cette définition, très large, ne correspond pas à celle du « chômeur », au sens du Bureau international du travail (BIT), qui doit répondre à trois critères simultanément :

  • être sans emploi, c’est-à-dire ne pas avoir travaillé au moins une heure durant une semaine de référence ;
  • être disponible pour prendre un emploi dans les quinze jours ;
  • avoir cherché activement un emploi dans le mois précédent ou en avoir trouvé un qui commence dans moins de trois mois.

C’est sur cette base que l’Insee estimait le nombre de « chômeurs » à 2,8 millions de personnes en France métropolitaine au troisième trimestre 2016.

Lire aussi :   Chômage : pourquoi des chiffres différents entre l’Insee et Pôle emploi ?

L’erreur de Benoît Hamon sur les chiffres de l’immigration

Benoît Hamon

« La réalité c'est quoi ? S’il y a 200 000 entrées légales d’immigrés en France par an, il y en a plus de 150 000 qui repartent. Nous avons aujourd’hui un solde migratoire qui doit être entre 50 000 et 70 000 personnes »

Benoît Hamon

POURQUOI C’EST TROMPEUR

Certes, on retrouve bien le chiffre d’un solde migratoire de +67 000, soit dans l’ordre de grandeur évoqué par Benoît Hamon, dans le bilan démoraphique 2016 de l’Insee. Sauf que ce chiffre ne concerne pas seulement les immigrés. Il mélange les arrivées et départs de personnes nées en France ou non, qu’elles soient de nationalité française ou non.

Or, comme le relève Libé Désintox, il y a eu en 2013 deux mouvements inverses, selon l’Insee :

  • Une baisse de 120 000 du nombre de personnes nées en France dans le pays (197 000 sont parties, 77 000 sont revenues) ;
  • Une hausse de 140 000 du nombre de personnes immigrées en France (235 000 arrivées, 95 000 départs).

Si l’on ne garde que les immigrés, comme le laisse entendre Benoît Hamon dans la première partie de sa phrase, le nombre d’arrivées dépasse de 140 000 celui des départs, et non pas « entre 50 000 et 70 000 » comme il le dit.

L’exagération d’Emmanuel Macron sur le niveau des écoliers

Emmanuel Macron

« Nous avons plus de 20 % des élèves qui arrivent en CM2 » qui ne savent pas lire, écrire ou compter.

Emmanuel Macron

POURQUOI C’EST EXAGÉRÉ

Les statistiques du ministère de l’éducation nationale sur le niveau des élèves de CM2 montraient en 2013 que 79,8 % maîtrisaient les compétences attendues en lecture et 70,9 % celles en mathématiques. Des chiffres qui peuvent sembler correspondre à l’ordre de grandeur évoqué par le candidat, mais sa présentation est, en réalité, trompeuse.

Il est, en effet, faux d’affirmer que ceux qui ne maîtrisent pas les compétences du socle ne savent pas lire ou compter. Sur la compétence lire, il est notamment attendu de savoir « dégager le thème d’un texte, repérer dans un texte des informations explicites, inférer des informations nouvelles [implicites], repérer les effets de choix formels ».

Lire aussi :   Les manipulations graphiques de Marine Le Pen sur l’euro

Lire aussi :   Laurent Fabius et le « bon boulot » du Front Al-Nosra en Syrie, histoire d’une citation dévoyée

Mise à jour, le 21 mars à 18 h 30 : ajout de la citation de Benoît Hamon sur le solde migratoire.

 
 
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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 18:08

 

 

Source : http://www.revolutionpermanente.fr

 

 

« A nous de vous faire préférer la censure… »

Vidéo. Suicides à la SNCF : la chronique d’Audrey Vernon censurée sur France Inter

 

Publié le 18 mars 2017

 

 

 

Correspondants cheminots

 

Non, la chronique ne s’est pas perdue dans les tuyaux de la Maison de la Radio, comme l’indique la page d’erreur sur France Inter, la vidéo a bel et bien été retirée par la rédaction. Nous la republions sans la mention des noms des responsables SNCF.

La comédienne Audrey Vernon avait défrayé la chronique ce vendredi 17 Mars, en revenant sur les circonstances du suicide d’Edouard Postal, cheminot réprimé par la direction qui s’était donné la mort quelques jours plus tôt et pour lequel des centaines de cheminots s’étaient donné rendez-vous le mercredi 15 mars, gare de Paris Saint Lazare pour un hommage émouvant. Elle revient dans sa chronique sur les difficultés des travailleurs du public, dans la santé, les Télécom, la Poste ou la SNCF. Elle dénonce cette série noire de suicides, qui cache le passage en force des suppressions d’emplois et autres réorganisations ou privatisations que vivent les travailleurs au quotidien.

Après les suicides, les répressions antisyndicales assumées, voilà que la SNCF joue un rôle troublant dans le retrait par France Inter de cette chronique de 2min25 d’Audrey Vernon, sur une radio pourtant dite publique.
Sa chronique est comme un bol d’air frais dans ce paysage médiatique, qui d’habitude préfère mépriser et traiter les travailleurs qui luttent, comme des voyous. Ou bien encore qui essaye de faire passer l’acte d’Edouard, comme l’acte d’un déséquilibré psychique, en omettant de faire le rapprochement entre suicide et répression. Les cheminots avaient largement aimé et partagé sa chronique, pour sa véracité et surtout pour toute l’émotion qu’elle suscite dans ses mots soigneusement choisis.

Alors pourquoi avoir mis la pression sur la radio pour que ce billet d’humeur soit retiré ?
Le problème serait-il venu de la dénonciation que fait Audrey des 3 dirigeants de Paris St Lazare, citant leur nom publiquement ? Mais cette dénonciation est juste car c’est bien cette politique, pensée dans les plus hautes sphères de la SNCF et appliquée par les dirigeants d’établissement, la responsable de ce qui se passe aujourd’hui à la SNCF. Les dirigeants d’établissement qui avaient engagé les poursuites disciplinaires contre Edouard Postal devraient donc être amenés devant les tribunaux.
La SNCF, très embêtée par cette chronique, après le suicide d’Edouard Postal le 10 mars, puis celui de Frédéric Hein, cheminot de Mulhouse, jeudi 16 Mars, entame une démarche de nettoyage de la communication. Car plutôt que de faire son mea culpa en prenant toutes les mesures nécessaires pour arrêter cette série infernale de suicides et de répression antisyndicale, la SNCF essaye maintenant de limiter la liberté d’expression des journalistes. Cela arrive après que la direction ait mis en garde l’ensemble des cheminots sur les réseaux sociaux, en conseillant de faire attention aux termes employés, et de ne pas critiquer l’entreprise publiquement, sous couvert toujours de ce fameux code de déontologie, qu’elle sait utiliser comme bon lui semble pour réprimer les militants syndicaux.

A quoi joue la SNCF, si ce n’est d’essayer de jouer la montre pour que les affaires se tassent rapidement, sans que la nouvelle image que les dirigeants essayent de donner à l’entreprise après la réforme ferroviaire, ne soit trop entachée ? Car oui la SNCF a besoin d’avancer sans bruit, jusqu’à cette ouverture à la concurrence qu’elle attend de ses vœux et qu’elle prépare à coups de pression sur la productivité des agents (avec notamment ses projets de fermeture de technicentres, de rachat de lignes par sa filiale privée Transkeo, la fusion des établissements voyageurs, la suppression des agents d’accompagnement, etc.)

Pour reprendre la conclusion d’Audrey Vernon à l’adresse des cheminots : « C’est vous qui faites tourner le monde, s’il vous plait continuez ! Arrêtez de vous suicider ! »

 

 

 

Source : http://www.revolutionpermanente.fr

 

 

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 16:05

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

LuxLeaks: la condamnation des lanceurs d’alerte est confirmée

 

Par Dan Israel
 
 
 
 

Au Luxembourg, la cour d’appel a condamné, ce 15 mars, Antoine Deltour, principal artisan du scandale LuxLeaks, à six mois de prison avec sursis et 1 500 euros d’amende. Raphaël Halet, l'autre lanceur d’alerte, écope d’une amende. Le journaliste Édouard Perrin est acquitté.

 

Au Luxembourg, on condamne bien les lanceurs d’alerte. Antoine Deltour, devenu le symbole des citoyens dénonçant des pratiques scandaleuses, a été condamné ce mercredi 15 mars par la cour d’appel à six mois de prison avec sursis et à 1 500 euros d’amende. Ancien employé du géant du conseil PriceWaterhouseCoopers (PwC) au Luxembourg, il est celui qui a permis de rendre publics quelque 28 000 documents décrivant près de 350 « rulings », ces accords fiscaux validés par l’administration, juste avant de démissionner de son poste en 2010. En juin dernier, il avait été condamné en première instance à un an de prison avec sursis et à la même amende.

La condamnation de Raphaël Halet, le deuxième lanceur d’alerte, à 1 000 euros d’amende a été confirmée par la cour d’appel. Mais cet ex-responsable administratif de PwC Luxembourg, qui avait été la révélation du premier procès, a échappé aux six mois de prison avec sursis qui avaient été prononcés neuf mois plus tôt. Quant au journaliste Édouard Perrin, destinataire des documents internes copiés par les deux hommes et le premier à les avoir divulgués dans « Cash investigation » sur France 2, en mai 2012 puis en septembre 2013, il a été de nouveau acquitté (la décision intégrale est à lire ici).

L’action des trois hommes, tous Français, a donné naissance au retentissant scandale « LuxLeaks », qui a mis au jour les juteux avantages fiscaux accordés par le Luxembourg aux entreprises désireuses de s’installer sur son territoire. Des centaines de documents accréditant aux yeux du monde ce dont certains se doutaient depuis des années : Apple, Amazon, Ikea, McDonald’s ou BNP-Paribas bénéficiaient d’accords exorbitants (les fameux « rulings ») avec les autorités luxembourgeoises, qui leur permettaient de payer un montant d’impôt ridicule sur leurs bénéfices.

Sur le papier, le jugement rendu, qui suit les réquisitions du parquet, est plutôt clément. Les trois hommes étaient accusés d’avoir commis ou d’être complices, en vrac, de « vol domestique », d’« accès frauduleux dans un système informatique », de « divulgation de secrets d’affaires » et de « violation du secret professionnel », et ils encouraient en principe jusqu’à dix ans de prison et 1,3 million d’euros d’amende.

Mais dans les faits, le symbole est terrible : sans Antoine Deltour et Raphaël Halet, le scandale n’aurait jamais vu le jour. Et il est peu probable que la Commission européenne aurait condamné les accords fiscaux passés entre Fiat et le Luxembourg, comme elle l’a fait en octobre 2015. Ou qu’elle se serait penchée sur ceux qui lient le pays à Amazon, McDonald’s et Engie, au cœur d’enquêtes en cours...

 

*Suite e l'article sur mediapart

 

 

Lire aussi

 

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

 

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 22:05

 

Source : http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/montpellier

 

Jugé à Montpellier, le jeune militant Jules Panetier dénonce un harcèlement policier

Le jeune militant Montpelliérain Jules Panetier dénonce un harcèlement policier - 15 mars 2017 / © France 3 LR

Le jeune militant Montpelliérain Jules Panetier dénonce un harcèlement policier - 15 mars 2017 / © France 3 LR

 

Jugé pour outrage à agent, des accusations qu'il nie, Jules Panetier, encourt jusqu'à 6 mois de prison ferme. Très actif dans les milieux contestaires locaux, le jeune Montpelliérain considère qu'à travers lui, la police veut décrédibiliser le mouvement social.

 

Par Z.S. avec Caroline Agullo


Jules Panetier a participé aux "Nuits debout" ou encore aux "assemblées contre l'état d'urgence".  Sympathisant des squats Luttopia et Royal, il a fondé le journal militant de contestation sociale le Poing il y a 3 ans à Montpellier.

 

Jugé pour outrage à agent


À la veille de son procès au tribunal de grande instance à Montpellier, le jeune militant, soupçonné d'outrage à agent, s'estime victime de répression policière. Ce jeudi, devant le tribunal correctionnel de Montpellier, il est jugé pour outrage à agent.

 

Il rejette en bloc les accusations


Il est soupçonné d'avoir insulté à deux reprises le même policier, une première fois en septembre dernier lors d'une manifestaion contre la loi travail, puis en octobre pendant une manifestaion de policiers. Il rejette en bloc ces accusations d'outrage. Avec d'autres militants, il était venu dénoncer la "violence d'Etat". L'été dernier, il a déjà fait deux mois de prison ferme pour menaces téléphoniques à agent, accusations qu'il a toujours niées.

 

Un reportage de Caroline Agullo et Nicolas Chatail

"Franchement, c'est du délire"


Le jeune homme se dit victime de harcèlement. Il vient d'apprendre qu'il est désormais fiché S.
"C'est évidemment une technique de répression de plus pour cadenasser les militants. Qui peut croire que j'ai des affinités avec les liens terroristes ? Franchement, c'est du délire.", lance Jules Panetier
 

Il demande la relaxe


Le militant demande la relaxe et le retrait de son fichage. Il a déposé un recours à la Cnil, la Commission nationale de l'informatique et des libertés. 
Il est désormais sous le coup d'un contrôle judiciaire qui l'oblige à pointer deux fois par semaine au commissariat. Quelle que soit l'issue du procès, le jeune miltant affirme qu'il poursuivra son engagement auprès des migrants, des mal logés ou encore contre l'état d'urgence.

 

Contacté, l'avocat de la partie civile ne souhaite pas s'exprimer avant l'audience.

 

 

Source : http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/montpellier

 

 

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 21:51

 

 

Source : http://www.lemonde.fr/planete

 

 

L214 dénonce un scandale sanitaire dans un élevage breton de cochons

 

Une vidéo-choc de l’association L214 montre des animaux forcés de vivre au milieu de cadavres en putréfaction ou d’ossements, dans une exploitation près de Quimper

 

LE MONDE | • Mis à jour le | Par

 

 

 

 

C’est une nouvelle vidéo-choc sur l’industrie de la viande. Cette fois, elle ne dévoile pas l’intérieur d’un abattoir, mais celui d’un élevage intensif de cochons, situé à Pouldreuzic, dans le Finistère. Ces images de l’association L214, que Le Monde a pu visionner en exclusivité, révèlent, jeudi 16 mars, les « conditions d’hygiène déplorables » de l’établissement, « engendrant des souffrances intolérables pour les animaux ». L’ONG a porté plainte devant le tribunal de grande instance de Quimper pour maltraitance animale – une peine passible de six mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende – et elle a lancé une pétition demandant aux autorités la fermeture immédiate de l’entreprise agricole concernée.

 

La vidéo a été réalisée fin janvier au sein de l’EARL de Trégonguen, une exploitation de taille moyenne, qui fait naître et engraisse chaque année plusieurs milliers de cochons pour les envoyer à l’abattoir. On y voit des animaux maigres, blessés, malades, voire agonisants. Dans leurs enclos et leurs cases gisent un cadavre de truie en état de putréfaction et plusieurs porcelets morts. Des ossements porcins, notamment de mâchoire et de pied, parsèment le couloir principal.

Les cochons côtoient des cadavres de porcelets.

Les cochons côtoient des cadavres de porcelets. L214

« Insalubrité sordide »

Plus largement, les images attestent d’une absence de nettoyage et de désinfection des bâtiments : des excréments jonchent les allées et d’immenses toiles d’araignée couvrent les murs et les plafonds, barrant même les couloirs permettant d’accéder aux salles d’engraissement. Des seringues usagées et des produits vétérinaires périmés traînent sur des étagères, tandis que le matériel chirurgical destiné à la section des queues gît à même le sol.

« Cette insalubrité générale est sordide. L’éleveur ne doit pas contrôler quotidiennement le bon fonctionnement de l’élevage, comme il le devrait. Les animaux sont livrés à eux-mêmes, nourris automatiquement, dénonce Sébastien Arsac, porte-parole de L214, qui prône la fin de toute exploitation animale. Les défauts de ventilation entraînent des problèmes respiratoires pour les animaux, comme en témoignent les médicaments trouvés dans l’élevage. »

« Nous avons aussi remarqué que tous les cochons ont la queue partiellement sectionnée », ajoute-t-il. Cette pratique, utilisée pour éviter que les porcs ne dévorent l’appendice de leurs congénères, n’est pourtant pas autorisée de manière systématique mais seulement lorsqu’il existe des preuves de blessures.

L’association questionne également la surpopulation de certains enclos et leur dénuement qui empêche les cochons « d’exercer leurs comportements de recherche et de manipulation, ce qu’exige la réglementation ». A défaut de foin, de paille ou de sciure de bois, les truies ne disposent ainsi que d’une simple balle reliée à une chaîne métallique. Au bout du compte, l’élevage contrevient à plusieurs directives européennes et arrêtés français relatifs à la protection des porcs et des animaux d’élevage.

Des antibiotiques périmés occupent les étagères, où les toiles d’araignée et la poussière s’accumulent.

Des antibiotiques périmés occupent les étagères, où les toiles d’araignée et la poussière s’accumulent. L214

« Le risque de transmission de dangers ayant un impact sur la santé animale, mais aussi sur la santé humaine, est maximal », prévient la vétérinaire Hélène Gateau, à laquelle l’association a soumis les images. « Comment peut-on laisser des animaux, des êtres vivants, à la charge d’un éleveur visiblement dépassé ? Que font les autorités et les services vétérinaires ? », s’interroge-t-elle.

 

Surchage de travail

Contacté par Le Monde, l’éleveur n’a pas souhaité s’exprimer, de même que la direction de la protection des populations du Finistère. Ce sont ses services vétérinaires qui avaient inspecté l’exploitation le 25 mai 2016. Cet élevage est membre de la coopérative Triskalia, cinquième producteur de porc de Bretagne, avec ses 700 éleveurs et ses 1 700 000 cochons commercialisés par an. Le groupe approvisionne le géant français de la viande Bigard, avec lequel il se targue d’avoir développé des filières de qualité (Label Rouge Opale, Bleu Blanc Cœur, etc.).

« L’exploitation en question est un élevage de 130 truies naisseur-engraisseur sur lequel l’éleveur, âgé de 29 ans, travaille seul. Ce dernier s’est installé, en 2013, en pleine période de crise porcine, en rachetant un élevage à un éleveur partant en retraite, indique Triskalia, dans un communiqué. Le manque de nettoyage des bâtiments montré sur les images n’est absolument pas représentatif des élevages de porcs en France et que cette situation est exceptionnelle. Dans cet élevage, la surcharge de travail a amené l’éleveur à se concentrer sur les soins et l’alimentation des animaux au détriment de l’entretien général des porcheries. »

Le groupe précise qu’il va « immédiatement mettre en place un plan d’actions pour accompagner l’éleveur », en lien avec la DDPP, sans évoquer de fermeture de l’établissement.

 

Agriculture intensive

Les truies sont confinées dans des stalles individuelles, où elles ne peuvent se retourner, au début de leur gestation et pendant toute la maternité.

Les truies sont confinées dans des stalles individuelles, où elles ne peuvent se retourner, au début de leur gestation et pendant toute la maternité. L214

Pour Sébastien Arsac, la tenue « très préoccupante » de l’exploitation de Pouldreuzic « s’ajoute aux souffrances entraînées par l’ensemble des élevages industriels, qui ne répondent pas aux besoins physiologiques des animaux ». En France, 95 % des porcs sont élevés hors-sol, dans des bâtiments fermés, où ils n’ont pas accès à l’extérieur ni toujours à la lumière du jour. Ils évoluent sur des caillebotis en béton surplombant des fosses dans lesquelles tombent leurs excréments. Les truies sont confinées dans des stalles individuelles, où elles ne peuvent pas se retourner, au début de leur gestation et pendant toute la maternité. Elles passent toutefois une partie de leur vie dans des enclos en groupe, depuis une directive européenne relative à la protection des porcs de 2013. Elles mettent bas près de trente porcelets par an, puis sont tuées après moins de trois années de service.

Les porcs charcutiers, eux, sont engraissés dans des salles communes depuis leur sevrage jusqu’à leur abattage, 180 jours plus tard. La mortalité est élevée : 14 % des porcelets nés vivants n’atteignent pas cette étape, selon l’Institut du porc.

Au fil des années, le nombre d’animaux par élevage n’a cessé d’augmenter, à mesure que ces derniers se sont concentrés. Avec 25 millions de cochons tués chaque année, la France est le troisième producteur en Europe, après l’Allemagne et l’Espagne. Plus de la moitié du cheptel tricolore se trouve en Bretagne, une région où l’agriculture intensive s’est imposée dès les années 1960.

 

Crise du porc

Ces derniers temps, ce modèle a été mis à mal. Entre 2010 et 2015, la production porcine française s’est réduite de plus de 5 %, en raison d’une forte concurrence sur le marché européen, de difficultés à l’exportation et d’une baisse des achats par les ménages (chaque Français consomme 34 kg de porc par an), selon le service de statistiques du ministère de l’agriculture.

Toutefois, après cette crise du porc, le cours du cochon reprend actuellement du poil de la bête. Au Marché du porc breton, le kilo de carcasse se négociait 1,4 euro le kilo, mercredi 15 mars, soit une progression de 25 % par rapport à il y a un an, notamment grâce aux exportations vers la Chine. Le gouvernement a également donné un coup de pouce aux éleveurs l’an passé, en allégeant les charges et les cotisations sociales d’une partie d’entre eux. Reste une inconnue : la consommation des ménages.

La filière « doit désormais concentrer ses efforts sur la promotion de la viande. Se faire accompagner pour contrer les antiviande, qui sont très efficaces sur les réseaux sociaux », jugeait Michel Bloc’h, le président de Triskalia, dans une interview à la presse professionnelle, le 10 mars. « Il faut raconter une histoire au consommateur. Mais il faut que ce soit concret, sinon cela ne dure pas. » Après ce nouveau scandale, difficile de savoir si les Français garderont le même appétit pour le porc.

 

Lire aussi :   Le cours du porc a repris du poil de la bête

 
 

 

 

 

 

Source : http://www.lemonde.fr/planete

 

 

 

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 16:36

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Partenariat public-privé

Tours-Bordeaux, première ligne TGV privée de France : profits assurés pour Vinci ?

 

par

 

 

La ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux entrera en service le 2 juillet prochain. Inaugurée par François Hollande le 28 février, c’est la première ligne à grande vitesse privée en France, puisqu’elle a été construite par le groupe de BTP Vinci, leader du consortium Lisea [1], dans le cadre d’un partenariat public-privé. Ce consortium assurera l’exploitation de la ligne, qui permettra de relier Paris à Bordeaux en deux heures, jusqu’en 2061. L’État a apporté 4 milliards d’euros sur les 7,8 milliards de budget total, à quoi s’ajoute une garantie sur l’emprunt de 3 milliards contracté par Lisea. Les fonds propres apportés par les partenaires privés ne représentent qu’un peu plus de 700 millions d’euros.

Face aux critiques de cette opération, Vinci se défend en soulignant que ce partenariat public-privé est le premier qui fasse assumer le risque commercial au concessionnaire et non à l’État. Autrement dit, si la ligne n’est pas rentable, c’est l’opérateur qui est censé en assumer les conséquences financières. L’expérience prouve cependant que si la ligne se retrouve en état de faillite, faute de revenus suffisants, les pouvoirs publics risquent fort de payer les pots cassés. C’est ce qui est arrivé il y a quelques mois pour la ligne Perpignan-Figueiras, confiée au groupement TP Ferro (filiale commune d’Eiffage et du groupe espagnol de BTP ACS). Ce dernier ayant été mis en faillite en raison de son endettement, ce sont la SNCF et son homologue espagnole qui ont dû reprendre la ligne.

 

Un partenariat déséquilibré

En l’occurrence, le consortium Lisea table sur des chiffres de fréquentation très ambitieux, avec un doublement de la fréquentation actuelle des trains Tours-Bordeaux, malgré l’augmentation prévisible du prix des billets. Les derniers mois du chantier ont été marqués par un bras de fer entre Vinci, la SNCF et l’État sur le nombre de trains devant circuler chaque jour, ainsi que sur le montant des péages qui devront être acquittés par la SNCF, seul « client » du consortium Lisea, pour y faire passer les trains. Les dirigeants de Vinci ne s’étaient pas privés de brandir la menace d’une mise en faillite pour peser dans ces négociations.

Le fait que le chantier ait été livré dans les temps a déjà permis à Vinci de s’arroger des bénéfices confortables. Les travaux ont pourtant occasionné toute une série de dégâts écologiques (lire cet article). Le contrat de concession signé en 2011 prévoit expressément que la responsabilité financière de Vinci en cas de faillite sera limitée à 350 millions d’euros. Si la LGV génère des profits à court ou à long terme, ils iront en revanche dans leur totalité aux partenaires du consortium privé. Bref, dans un cas, c’est Vinci qui gagne, dans l’autre, c’est l’État qui perd.

Olivier Petitjean

 

 

Notes

[1Vinci est associée au sein du consortium Lisea à la Caisse des dépôts et à deux fonds privés : Meridiam (fonds d’investissement dans les infrastructures fondé par un ancien de la Caisse des dépôts) et Ardian (ex Axa Private Equity).

 

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 17:32

 

 

Source : http://www.latribune.fr

 

 

Certains compteurs électriques surestiment largement la consommation réelle

 

 |   |  379  mots

 

 

 

Les chiffres indiqués sur un compteur sont-ils forcément le reflet de la consommation d'un ménage ?

Les chiffres indiqués sur un compteur sont-ils forcément le reflet de la consommation d'un ménage ? (Crédits : REUTERS/Albert Gea.)

 

 

Les appareils de mesure électrique affichent des données erronées parfois six fois plus importantes que la réalité selon une étude menée par deux universités néerlandaises.

Les compteurs électriques intelligents mesurent-ils vraiment de façon précise notre consommation électrique ? La réponse à cette question peut paraître évidente tant l'objet semble indispensable dans notre quotidien. Pourtant, les mesures effectuées par certains compteurs peuvent donner des résultats complètement faussés - près de six fois supérieurs à la consommation réelle -, selon une étude publiée le 3 mars dans la revue scientifique IEEE Electromagnetic Compatibily Magazine.

 

Des compteurs inadaptés aux nouvelles ampoules

Menée par l'université de Twente (Pays-Bas) en collaboration avec l'université d'Amsterdam des sciences appliquées, l'étude a connecté neuf compteurs intelligents, construits entre 2004 et 2014, à un tableau électrique afin qu'ils mesurent la consommation de différents appareils. Au terme de l'expérimentation, cinq des neufs compteurs testés affichaient des données bien plus élevées que la consommation réelle - un écart allant jusqu'à 582% a été constaté - tandis que deux autres compteurs étaient nettement en deçà de la réalité - environ 30% - , comme le raconte un article publié sur le site de l'université de Twente.

La principale raison de cet écart est dû aux nouvelles technologies en matière d'éclairage domestique. Les nouvelles ampoules à basse consommation et LED altèrent en effet la forme "parfaite" du courant électrique, qui devient plus difficilement mesurable. Ainsi, les compteurs utilisant l'effet Hall, qui "produit une tension à l'image exacte du courant sortant", ont sous-estimé la consommation réelle. A contrario, ceux utilisant l'enroulement de Rogowski, qui mesure le courant alternatif, l'ont sur-estimée.

"Les compteurs électriques que nous avons testé répondent à tous les critères légaux et sont certifiés. Cependant, ces critères n'ont pas suffisamment tenu compte des dispositifs de commutation modernes", déplore Frank Leferink, professeur de Compatibilité électromagnétique à l'université de Twente, cité dans l'article.

Si ce problème peut sembler technique et lointain, il concerne en fait de très nombreux ménages. En France, les compteurs Linky utilisent le même principe de comptage  - l'effet Hall - que certains des compteurs testés par l'université de Twente et qui avaient, au cours de l'étude, sous-estimé la consommation électrique réelle.

 

>> Lire aussi Linky : ce qui va changer avec l'installation de ces nouveaux compteurs

 

 

 

Source : http://www.latribune.fr

 

 

 

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 17:49

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

WikiLeaks dévoile la «boîte à outils» de la CIA pour pirater vos appareils

 

Par Jérôme Hourdeaux
 
 
 

L’organisation de Julian Assange a publié la première partie d’une série de documents dévoilant les techniques et méthodes de la CIA. L’agence est notamment capable de prendre le contrôle de téléviseurs connectés pour filmer ou écouter leurs utilisateurs. Elle dispose également d’un catalogue de failles lui permettant de pirater les téléphones portables.

 

WikiLeaks a mis en ligne, mardi 7 mars, 8 761 documents et fichiers provenant d’un réseau top secret de la CIA et détaillant les méthodes utilisées par l’agence pour pirater tous types d’appareils connectés, des téléphones portables aux télévisions.

Cette publication, baptisée « Year Zero » (« Année zéro »), par WikiLeaks, est la première d’une série consacrée à la CIA, appelée « Vault 7 » et que l’organisation présente comme « la plus importante publication de documents confidentiels sur l’agence ». Les milliers de documents publiés mardi, qui datent de 2013 à 2016, ont été tirés du réseau du Center for Cyber Intelligence (Centre pour le cyber renseignement) de la CIA, situé à Langley en Virginie.

Ils détaillent une véritable boîte à outils permettant à l’agence américaine de pirater toute une série d’objets du quotidien. L’un des programmes, intitulé « Weeping Angel » (« ange pleureur ») en référence à un personnage de la série de science-fiction britannique Doctor Who, vise tout particulièrement les téléviseurs connectés de la marque Samsung. Il peut tout simplement prendre le contrôle de l’appareil pour en activer le micro ou la webcam afin d’enregistrer images et sons. Cet outil, développé à partir de juin 2014 en partenariat avec l’agence britannique MI5, permet d’accéder à certaines données liées à la connexion internet comme les identifiants WiFi ou l’historique. « Weeping Angle » est même capable de dissimuler son activité grâce à un mode dit « fake off » permettant de simuler l’état de veille de l’appareil, alors que celui-ci est bien actif.

 © Reuters

© Reuters

 

La CIA dispose également d’un service spécial, uniquement dédié au piratage des smartphones : la Mobile Devices Branch (MDB). Celle-ci s’attaque indistinctement aux iPhone et aux appareils Android, même si les téléphones d’Apple semblent être une cible privilégiée en raison de leur utilisation par de nombreux dirigeants. Pour ce faire, la Mobile Devices Branch dispose de tout un catalogue de vulnérabilités dites « zero-day », c’est-à-dire des failles qui n’ont jamais été découvertes et qui n’ont fait l’objet d’aucun correctif. Elles peuvent donc être utilisables immédiatement, avec « zéro jour » de travail. Pour les téléphones fonctionnant sous le logiciel Android de Google, un document montre que la CIA avait par exemple en sa possession, en 2016, vingt-quatre vulnérabilités « zero day ».

Que ce soit pour Android ou pour Apple, la CIA a développé toute une série de techniques permettant de récolter tout type de données sensibles. L’agence aurait notamment trouvé un moyen de contourner le chiffrement des plateformes de discussion sécurisées telles que Signal, WhatsApp ou Telegram. Cette information, tout particulièrement, a provoqué un vent de panique sur internet, notamment en raison d’un tweet mal formulé de WikiLeaks. Car ces messageries sont au cœur d’une polémique opposant défenseurs de la vie privée et autorités publiques???

 

*Suite de l'article sur mediapart

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 15:50

 

 

Source :  http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

Désinfectants, antiacariens... Les 13 produits dangereux à bannir de vos étagères

 

 

 

"60 Millions de consommateurs" a étudié le contenu de nombreux produits censés purifier les intérieurs... Et qui s'avèrent dangereux.

Désinfectants, antiacariens... Les 13 produits dangereux à bannir de vos étagères

Censés purifier l'air de votre intérieur, ces produits sont en fait... des sources de pollution majeures, parfois dangereux pour vous et pour les animaux de compagnie. 

Dans son hors-série d'avril-mai 2017, le magazine "60 Millions de consommateurs" dresse une liste de 42 produits à "éliminer" : 12 désodorisants, 12 antiacariens, 10 sprays désinfectants et 12 désinfectants.

En plus d'être dangereux, ces produits sont bien souvent mal étiquetés. "Un seul produit a un étiquetage satisfaisant", relève le magazine dans son étude. Voici une liste de 13 bêtes noires à éliminer d'urgence.

 

 

 

# Les sprays assainissants

Sur les 10 produits assainissants jugés comme étant "à éliminer" par "60 millions de consommateurs", deux cumulent quatre points noirs : irritant, allergisant, toxique pour l'environnement et extrêmement inflammable. Dans ces deux cas, l'étiquetage a été jugé "inacceptable" par les testeurs.

  • Phytaromasol spray assainissant bio

"Avec 10 substances indésirables, ce produit se présente comme un spray alors qu'il est en fait un aérosol", note le magazine. La différence ? Un aérosol contient du gaz comprimé liquéfié lequel entraîne l'émission de composés organiques volatils, qui ont un impact sur la santé et l'environnement.

  • Phytaromasol verveine, bois de hô

Sur ce produit, les pictogrammes de danger sont minuscules et le spray "ne comporte aucune mise en garde concernant les personnes allergiques ou sensibles, les femmes enceintes ou allaitantes et les enfants".

# Les désodorisants

Deux produits ont rempli tous les critères indésirables – qui sont les mêmes que pour les sprays assainissants. L'étiquetage de ces deux produits a aussi été jugé "inacceptable".

  • Sanytol désodorisant fleurs blanches

Il contient des parfums allergènes. Il s'agit aussi d'un aérosol dont les "particules fines pénètrent jusque dans les alvéoles pulmonaires". Quant à l'étiquette, elle est jugée "ridicule" : le fabricant recommande d'utiliser ce produit "en prévention ou en période d'épidémie" sur les WC ou les paillassons...

  • Febreze thaï orchidée

Ce produit contient des parfums de synthèse allergènes qui ne sont pas mentionnés sur l'étiquette. C'est aussi un aérosol.

# Les antiacariens

Le constat est particulièrement alarmant pour les antiacariens. Sur 10 produits épinglés, cinq cumulent ces cinq mauvais points : allergisant, risque de malformation du fœtus, perturbateur endocrinien, risque mortel pour les chats et les poissons et extrêmement inflammable.

  • Biocanina éco-logis spray

Inhaler ce produit est dangereux pour les personnes asthmatiques, enceintes, pour les enfants et pour les chats...

  • Ecodoo antiacariens

Allergiques et asthmatiques ne sont même pas mis en garde sur l'étiquette.

  • Fulgator spécial parasites et acariens

"Difficile de faire plus toxique", estime "60 Millions de consommateurs". Ce produit contient quatre insecticides dont "un seul d'entre eux suffirait à provoquer une crise d'asthme chez un sujet allergique"...

  • Ront acaricide puissant

Constat sans appel : "Le fabricant se moque du monde." L'étiquetage est jugé "inacceptable" car les mises en garde sont... illisibles.

  • Wyritol antiacariens et punaises de lit

Il est "bourré de pesticides" et ne traite qu'une pièce de 40 mètres carrés.

D'autres produits sont épinglés : l'Acardust 200, le Sanytol antiacariens ou le Febrez textile action antiallergènes... qui contient des substances allergènes.

# Les désinfectants

Quatre des 12 désinfectants épinglés sont à la fois irritants, allergisants, toxiques pour l'environnement et risquent de rendre les bactéries plus résistantes.

  • Baccide surfaces & habitat

Asthmatiques, allergiques et personnes sensibles, éloignez-vous ! Ce produit présente par ailleurs un risque de résistance bactérienne.

  • Carolin antibactérien sans javel

Sans javel mais avec 5 substances toxiques tout de même, selon "60 Millions de consommateurs".

  • Starwax désinfectant désodorisant

Sur l'étiquette, rien ne prévient les asthmatiques et les allergiques que le produit peut être toxique pour eux.

  • Dettol power & fresh éclat citron

Au citron ? Pas vraiment : ce produit ne contient aucun extrait de citron... Et les précautions d'emploi sont "minimalistes".

A.R.

L'Obs

L'Obs

Journaliste

 

 

 

Source :  http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

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