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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 21:51

 

 

Source : http://www.lemonde.fr/planete

 

 

L214 dénonce un scandale sanitaire dans un élevage breton de cochons

 

Une vidéo-choc de l’association L214 montre des animaux forcés de vivre au milieu de cadavres en putréfaction ou d’ossements, dans une exploitation près de Quimper

 

LE MONDE | • Mis à jour le | Par

 

 

 

 

C’est une nouvelle vidéo-choc sur l’industrie de la viande. Cette fois, elle ne dévoile pas l’intérieur d’un abattoir, mais celui d’un élevage intensif de cochons, situé à Pouldreuzic, dans le Finistère. Ces images de l’association L214, que Le Monde a pu visionner en exclusivité, révèlent, jeudi 16 mars, les « conditions d’hygiène déplorables » de l’établissement, « engendrant des souffrances intolérables pour les animaux ». L’ONG a porté plainte devant le tribunal de grande instance de Quimper pour maltraitance animale – une peine passible de six mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende – et elle a lancé une pétition demandant aux autorités la fermeture immédiate de l’entreprise agricole concernée.

 

La vidéo a été réalisée fin janvier au sein de l’EARL de Trégonguen, une exploitation de taille moyenne, qui fait naître et engraisse chaque année plusieurs milliers de cochons pour les envoyer à l’abattoir. On y voit des animaux maigres, blessés, malades, voire agonisants. Dans leurs enclos et leurs cases gisent un cadavre de truie en état de putréfaction et plusieurs porcelets morts. Des ossements porcins, notamment de mâchoire et de pied, parsèment le couloir principal.

Les cochons côtoient des cadavres de porcelets.

Les cochons côtoient des cadavres de porcelets. L214

« Insalubrité sordide »

Plus largement, les images attestent d’une absence de nettoyage et de désinfection des bâtiments : des excréments jonchent les allées et d’immenses toiles d’araignée couvrent les murs et les plafonds, barrant même les couloirs permettant d’accéder aux salles d’engraissement. Des seringues usagées et des produits vétérinaires périmés traînent sur des étagères, tandis que le matériel chirurgical destiné à la section des queues gît à même le sol.

« Cette insalubrité générale est sordide. L’éleveur ne doit pas contrôler quotidiennement le bon fonctionnement de l’élevage, comme il le devrait. Les animaux sont livrés à eux-mêmes, nourris automatiquement, dénonce Sébastien Arsac, porte-parole de L214, qui prône la fin de toute exploitation animale. Les défauts de ventilation entraînent des problèmes respiratoires pour les animaux, comme en témoignent les médicaments trouvés dans l’élevage. »

« Nous avons aussi remarqué que tous les cochons ont la queue partiellement sectionnée », ajoute-t-il. Cette pratique, utilisée pour éviter que les porcs ne dévorent l’appendice de leurs congénères, n’est pourtant pas autorisée de manière systématique mais seulement lorsqu’il existe des preuves de blessures.

L’association questionne également la surpopulation de certains enclos et leur dénuement qui empêche les cochons « d’exercer leurs comportements de recherche et de manipulation, ce qu’exige la réglementation ». A défaut de foin, de paille ou de sciure de bois, les truies ne disposent ainsi que d’une simple balle reliée à une chaîne métallique. Au bout du compte, l’élevage contrevient à plusieurs directives européennes et arrêtés français relatifs à la protection des porcs et des animaux d’élevage.

Des antibiotiques périmés occupent les étagères, où les toiles d’araignée et la poussière s’accumulent.

Des antibiotiques périmés occupent les étagères, où les toiles d’araignée et la poussière s’accumulent. L214

« Le risque de transmission de dangers ayant un impact sur la santé animale, mais aussi sur la santé humaine, est maximal », prévient la vétérinaire Hélène Gateau, à laquelle l’association a soumis les images. « Comment peut-on laisser des animaux, des êtres vivants, à la charge d’un éleveur visiblement dépassé ? Que font les autorités et les services vétérinaires ? », s’interroge-t-elle.

 

Surchage de travail

Contacté par Le Monde, l’éleveur n’a pas souhaité s’exprimer, de même que la direction de la protection des populations du Finistère. Ce sont ses services vétérinaires qui avaient inspecté l’exploitation le 25 mai 2016. Cet élevage est membre de la coopérative Triskalia, cinquième producteur de porc de Bretagne, avec ses 700 éleveurs et ses 1 700 000 cochons commercialisés par an. Le groupe approvisionne le géant français de la viande Bigard, avec lequel il se targue d’avoir développé des filières de qualité (Label Rouge Opale, Bleu Blanc Cœur, etc.).

« L’exploitation en question est un élevage de 130 truies naisseur-engraisseur sur lequel l’éleveur, âgé de 29 ans, travaille seul. Ce dernier s’est installé, en 2013, en pleine période de crise porcine, en rachetant un élevage à un éleveur partant en retraite, indique Triskalia, dans un communiqué. Le manque de nettoyage des bâtiments montré sur les images n’est absolument pas représentatif des élevages de porcs en France et que cette situation est exceptionnelle. Dans cet élevage, la surcharge de travail a amené l’éleveur à se concentrer sur les soins et l’alimentation des animaux au détriment de l’entretien général des porcheries. »

Le groupe précise qu’il va « immédiatement mettre en place un plan d’actions pour accompagner l’éleveur », en lien avec la DDPP, sans évoquer de fermeture de l’établissement.

 

Agriculture intensive

Les truies sont confinées dans des stalles individuelles, où elles ne peuvent se retourner, au début de leur gestation et pendant toute la maternité.

Les truies sont confinées dans des stalles individuelles, où elles ne peuvent se retourner, au début de leur gestation et pendant toute la maternité. L214

Pour Sébastien Arsac, la tenue « très préoccupante » de l’exploitation de Pouldreuzic « s’ajoute aux souffrances entraînées par l’ensemble des élevages industriels, qui ne répondent pas aux besoins physiologiques des animaux ». En France, 95 % des porcs sont élevés hors-sol, dans des bâtiments fermés, où ils n’ont pas accès à l’extérieur ni toujours à la lumière du jour. Ils évoluent sur des caillebotis en béton surplombant des fosses dans lesquelles tombent leurs excréments. Les truies sont confinées dans des stalles individuelles, où elles ne peuvent pas se retourner, au début de leur gestation et pendant toute la maternité. Elles passent toutefois une partie de leur vie dans des enclos en groupe, depuis une directive européenne relative à la protection des porcs de 2013. Elles mettent bas près de trente porcelets par an, puis sont tuées après moins de trois années de service.

Les porcs charcutiers, eux, sont engraissés dans des salles communes depuis leur sevrage jusqu’à leur abattage, 180 jours plus tard. La mortalité est élevée : 14 % des porcelets nés vivants n’atteignent pas cette étape, selon l’Institut du porc.

Au fil des années, le nombre d’animaux par élevage n’a cessé d’augmenter, à mesure que ces derniers se sont concentrés. Avec 25 millions de cochons tués chaque année, la France est le troisième producteur en Europe, après l’Allemagne et l’Espagne. Plus de la moitié du cheptel tricolore se trouve en Bretagne, une région où l’agriculture intensive s’est imposée dès les années 1960.

 

Crise du porc

Ces derniers temps, ce modèle a été mis à mal. Entre 2010 et 2015, la production porcine française s’est réduite de plus de 5 %, en raison d’une forte concurrence sur le marché européen, de difficultés à l’exportation et d’une baisse des achats par les ménages (chaque Français consomme 34 kg de porc par an), selon le service de statistiques du ministère de l’agriculture.

Toutefois, après cette crise du porc, le cours du cochon reprend actuellement du poil de la bête. Au Marché du porc breton, le kilo de carcasse se négociait 1,4 euro le kilo, mercredi 15 mars, soit une progression de 25 % par rapport à il y a un an, notamment grâce aux exportations vers la Chine. Le gouvernement a également donné un coup de pouce aux éleveurs l’an passé, en allégeant les charges et les cotisations sociales d’une partie d’entre eux. Reste une inconnue : la consommation des ménages.

La filière « doit désormais concentrer ses efforts sur la promotion de la viande. Se faire accompagner pour contrer les antiviande, qui sont très efficaces sur les réseaux sociaux », jugeait Michel Bloc’h, le président de Triskalia, dans une interview à la presse professionnelle, le 10 mars. « Il faut raconter une histoire au consommateur. Mais il faut que ce soit concret, sinon cela ne dure pas. » Après ce nouveau scandale, difficile de savoir si les Français garderont le même appétit pour le porc.

 

Lire aussi :   Le cours du porc a repris du poil de la bête

 
 

 

 

 

 

Source : http://www.lemonde.fr/planete

 

 

 

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 16:36

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Partenariat public-privé

Tours-Bordeaux, première ligne TGV privée de France : profits assurés pour Vinci ?

 

par

 

 

La ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux entrera en service le 2 juillet prochain. Inaugurée par François Hollande le 28 février, c’est la première ligne à grande vitesse privée en France, puisqu’elle a été construite par le groupe de BTP Vinci, leader du consortium Lisea [1], dans le cadre d’un partenariat public-privé. Ce consortium assurera l’exploitation de la ligne, qui permettra de relier Paris à Bordeaux en deux heures, jusqu’en 2061. L’État a apporté 4 milliards d’euros sur les 7,8 milliards de budget total, à quoi s’ajoute une garantie sur l’emprunt de 3 milliards contracté par Lisea. Les fonds propres apportés par les partenaires privés ne représentent qu’un peu plus de 700 millions d’euros.

Face aux critiques de cette opération, Vinci se défend en soulignant que ce partenariat public-privé est le premier qui fasse assumer le risque commercial au concessionnaire et non à l’État. Autrement dit, si la ligne n’est pas rentable, c’est l’opérateur qui est censé en assumer les conséquences financières. L’expérience prouve cependant que si la ligne se retrouve en état de faillite, faute de revenus suffisants, les pouvoirs publics risquent fort de payer les pots cassés. C’est ce qui est arrivé il y a quelques mois pour la ligne Perpignan-Figueiras, confiée au groupement TP Ferro (filiale commune d’Eiffage et du groupe espagnol de BTP ACS). Ce dernier ayant été mis en faillite en raison de son endettement, ce sont la SNCF et son homologue espagnole qui ont dû reprendre la ligne.

 

Un partenariat déséquilibré

En l’occurrence, le consortium Lisea table sur des chiffres de fréquentation très ambitieux, avec un doublement de la fréquentation actuelle des trains Tours-Bordeaux, malgré l’augmentation prévisible du prix des billets. Les derniers mois du chantier ont été marqués par un bras de fer entre Vinci, la SNCF et l’État sur le nombre de trains devant circuler chaque jour, ainsi que sur le montant des péages qui devront être acquittés par la SNCF, seul « client » du consortium Lisea, pour y faire passer les trains. Les dirigeants de Vinci ne s’étaient pas privés de brandir la menace d’une mise en faillite pour peser dans ces négociations.

Le fait que le chantier ait été livré dans les temps a déjà permis à Vinci de s’arroger des bénéfices confortables. Les travaux ont pourtant occasionné toute une série de dégâts écologiques (lire cet article). Le contrat de concession signé en 2011 prévoit expressément que la responsabilité financière de Vinci en cas de faillite sera limitée à 350 millions d’euros. Si la LGV génère des profits à court ou à long terme, ils iront en revanche dans leur totalité aux partenaires du consortium privé. Bref, dans un cas, c’est Vinci qui gagne, dans l’autre, c’est l’État qui perd.

Olivier Petitjean

 

 

Notes

[1Vinci est associée au sein du consortium Lisea à la Caisse des dépôts et à deux fonds privés : Meridiam (fonds d’investissement dans les infrastructures fondé par un ancien de la Caisse des dépôts) et Ardian (ex Axa Private Equity).

 

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 17:32

 

 

Source : http://www.latribune.fr

 

 

Certains compteurs électriques surestiment largement la consommation réelle

 

 |   |  379  mots

 

 

 

Les chiffres indiqués sur un compteur sont-ils forcément le reflet de la consommation d'un ménage ?

Les chiffres indiqués sur un compteur sont-ils forcément le reflet de la consommation d'un ménage ? (Crédits : REUTERS/Albert Gea.)

 

 

Les appareils de mesure électrique affichent des données erronées parfois six fois plus importantes que la réalité selon une étude menée par deux universités néerlandaises.

Les compteurs électriques intelligents mesurent-ils vraiment de façon précise notre consommation électrique ? La réponse à cette question peut paraître évidente tant l'objet semble indispensable dans notre quotidien. Pourtant, les mesures effectuées par certains compteurs peuvent donner des résultats complètement faussés - près de six fois supérieurs à la consommation réelle -, selon une étude publiée le 3 mars dans la revue scientifique IEEE Electromagnetic Compatibily Magazine.

 

Des compteurs inadaptés aux nouvelles ampoules

Menée par l'université de Twente (Pays-Bas) en collaboration avec l'université d'Amsterdam des sciences appliquées, l'étude a connecté neuf compteurs intelligents, construits entre 2004 et 2014, à un tableau électrique afin qu'ils mesurent la consommation de différents appareils. Au terme de l'expérimentation, cinq des neufs compteurs testés affichaient des données bien plus élevées que la consommation réelle - un écart allant jusqu'à 582% a été constaté - tandis que deux autres compteurs étaient nettement en deçà de la réalité - environ 30% - , comme le raconte un article publié sur le site de l'université de Twente.

La principale raison de cet écart est dû aux nouvelles technologies en matière d'éclairage domestique. Les nouvelles ampoules à basse consommation et LED altèrent en effet la forme "parfaite" du courant électrique, qui devient plus difficilement mesurable. Ainsi, les compteurs utilisant l'effet Hall, qui "produit une tension à l'image exacte du courant sortant", ont sous-estimé la consommation réelle. A contrario, ceux utilisant l'enroulement de Rogowski, qui mesure le courant alternatif, l'ont sur-estimée.

"Les compteurs électriques que nous avons testé répondent à tous les critères légaux et sont certifiés. Cependant, ces critères n'ont pas suffisamment tenu compte des dispositifs de commutation modernes", déplore Frank Leferink, professeur de Compatibilité électromagnétique à l'université de Twente, cité dans l'article.

Si ce problème peut sembler technique et lointain, il concerne en fait de très nombreux ménages. En France, les compteurs Linky utilisent le même principe de comptage  - l'effet Hall - que certains des compteurs testés par l'université de Twente et qui avaient, au cours de l'étude, sous-estimé la consommation électrique réelle.

 

>> Lire aussi Linky : ce qui va changer avec l'installation de ces nouveaux compteurs

 

 

 

Source : http://www.latribune.fr

 

 

 

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 17:49

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

WikiLeaks dévoile la «boîte à outils» de la CIA pour pirater vos appareils

 

Par Jérôme Hourdeaux
 
 
 

L’organisation de Julian Assange a publié la première partie d’une série de documents dévoilant les techniques et méthodes de la CIA. L’agence est notamment capable de prendre le contrôle de téléviseurs connectés pour filmer ou écouter leurs utilisateurs. Elle dispose également d’un catalogue de failles lui permettant de pirater les téléphones portables.

 

WikiLeaks a mis en ligne, mardi 7 mars, 8 761 documents et fichiers provenant d’un réseau top secret de la CIA et détaillant les méthodes utilisées par l’agence pour pirater tous types d’appareils connectés, des téléphones portables aux télévisions.

Cette publication, baptisée « Year Zero » (« Année zéro »), par WikiLeaks, est la première d’une série consacrée à la CIA, appelée « Vault 7 » et que l’organisation présente comme « la plus importante publication de documents confidentiels sur l’agence ». Les milliers de documents publiés mardi, qui datent de 2013 à 2016, ont été tirés du réseau du Center for Cyber Intelligence (Centre pour le cyber renseignement) de la CIA, situé à Langley en Virginie.

Ils détaillent une véritable boîte à outils permettant à l’agence américaine de pirater toute une série d’objets du quotidien. L’un des programmes, intitulé « Weeping Angel » (« ange pleureur ») en référence à un personnage de la série de science-fiction britannique Doctor Who, vise tout particulièrement les téléviseurs connectés de la marque Samsung. Il peut tout simplement prendre le contrôle de l’appareil pour en activer le micro ou la webcam afin d’enregistrer images et sons. Cet outil, développé à partir de juin 2014 en partenariat avec l’agence britannique MI5, permet d’accéder à certaines données liées à la connexion internet comme les identifiants WiFi ou l’historique. « Weeping Angle » est même capable de dissimuler son activité grâce à un mode dit « fake off » permettant de simuler l’état de veille de l’appareil, alors que celui-ci est bien actif.

 © Reuters

© Reuters

 

La CIA dispose également d’un service spécial, uniquement dédié au piratage des smartphones : la Mobile Devices Branch (MDB). Celle-ci s’attaque indistinctement aux iPhone et aux appareils Android, même si les téléphones d’Apple semblent être une cible privilégiée en raison de leur utilisation par de nombreux dirigeants. Pour ce faire, la Mobile Devices Branch dispose de tout un catalogue de vulnérabilités dites « zero-day », c’est-à-dire des failles qui n’ont jamais été découvertes et qui n’ont fait l’objet d’aucun correctif. Elles peuvent donc être utilisables immédiatement, avec « zéro jour » de travail. Pour les téléphones fonctionnant sous le logiciel Android de Google, un document montre que la CIA avait par exemple en sa possession, en 2016, vingt-quatre vulnérabilités « zero day ».

Que ce soit pour Android ou pour Apple, la CIA a développé toute une série de techniques permettant de récolter tout type de données sensibles. L’agence aurait notamment trouvé un moyen de contourner le chiffrement des plateformes de discussion sécurisées telles que Signal, WhatsApp ou Telegram. Cette information, tout particulièrement, a provoqué un vent de panique sur internet, notamment en raison d’un tweet mal formulé de WikiLeaks. Car ces messageries sont au cœur d’une polémique opposant défenseurs de la vie privée et autorités publiques???

 

*Suite de l'article sur mediapart

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 15:50

 

 

Source :  http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

Désinfectants, antiacariens... Les 13 produits dangereux à bannir de vos étagères

 

 

 

"60 Millions de consommateurs" a étudié le contenu de nombreux produits censés purifier les intérieurs... Et qui s'avèrent dangereux.

Désinfectants, antiacariens... Les 13 produits dangereux à bannir de vos étagères

Censés purifier l'air de votre intérieur, ces produits sont en fait... des sources de pollution majeures, parfois dangereux pour vous et pour les animaux de compagnie. 

Dans son hors-série d'avril-mai 2017, le magazine "60 Millions de consommateurs" dresse une liste de 42 produits à "éliminer" : 12 désodorisants, 12 antiacariens, 10 sprays désinfectants et 12 désinfectants.

En plus d'être dangereux, ces produits sont bien souvent mal étiquetés. "Un seul produit a un étiquetage satisfaisant", relève le magazine dans son étude. Voici une liste de 13 bêtes noires à éliminer d'urgence.

 

 

 

# Les sprays assainissants

Sur les 10 produits assainissants jugés comme étant "à éliminer" par "60 millions de consommateurs", deux cumulent quatre points noirs : irritant, allergisant, toxique pour l'environnement et extrêmement inflammable. Dans ces deux cas, l'étiquetage a été jugé "inacceptable" par les testeurs.

  • Phytaromasol spray assainissant bio

"Avec 10 substances indésirables, ce produit se présente comme un spray alors qu'il est en fait un aérosol", note le magazine. La différence ? Un aérosol contient du gaz comprimé liquéfié lequel entraîne l'émission de composés organiques volatils, qui ont un impact sur la santé et l'environnement.

  • Phytaromasol verveine, bois de hô

Sur ce produit, les pictogrammes de danger sont minuscules et le spray "ne comporte aucune mise en garde concernant les personnes allergiques ou sensibles, les femmes enceintes ou allaitantes et les enfants".

# Les désodorisants

Deux produits ont rempli tous les critères indésirables – qui sont les mêmes que pour les sprays assainissants. L'étiquetage de ces deux produits a aussi été jugé "inacceptable".

  • Sanytol désodorisant fleurs blanches

Il contient des parfums allergènes. Il s'agit aussi d'un aérosol dont les "particules fines pénètrent jusque dans les alvéoles pulmonaires". Quant à l'étiquette, elle est jugée "ridicule" : le fabricant recommande d'utiliser ce produit "en prévention ou en période d'épidémie" sur les WC ou les paillassons...

  • Febreze thaï orchidée

Ce produit contient des parfums de synthèse allergènes qui ne sont pas mentionnés sur l'étiquette. C'est aussi un aérosol.

# Les antiacariens

Le constat est particulièrement alarmant pour les antiacariens. Sur 10 produits épinglés, cinq cumulent ces cinq mauvais points : allergisant, risque de malformation du fœtus, perturbateur endocrinien, risque mortel pour les chats et les poissons et extrêmement inflammable.

  • Biocanina éco-logis spray

Inhaler ce produit est dangereux pour les personnes asthmatiques, enceintes, pour les enfants et pour les chats...

  • Ecodoo antiacariens

Allergiques et asthmatiques ne sont même pas mis en garde sur l'étiquette.

  • Fulgator spécial parasites et acariens

"Difficile de faire plus toxique", estime "60 Millions de consommateurs". Ce produit contient quatre insecticides dont "un seul d'entre eux suffirait à provoquer une crise d'asthme chez un sujet allergique"...

  • Ront acaricide puissant

Constat sans appel : "Le fabricant se moque du monde." L'étiquetage est jugé "inacceptable" car les mises en garde sont... illisibles.

  • Wyritol antiacariens et punaises de lit

Il est "bourré de pesticides" et ne traite qu'une pièce de 40 mètres carrés.

D'autres produits sont épinglés : l'Acardust 200, le Sanytol antiacariens ou le Febrez textile action antiallergènes... qui contient des substances allergènes.

# Les désinfectants

Quatre des 12 désinfectants épinglés sont à la fois irritants, allergisants, toxiques pour l'environnement et risquent de rendre les bactéries plus résistantes.

  • Baccide surfaces & habitat

Asthmatiques, allergiques et personnes sensibles, éloignez-vous ! Ce produit présente par ailleurs un risque de résistance bactérienne.

  • Carolin antibactérien sans javel

Sans javel mais avec 5 substances toxiques tout de même, selon "60 Millions de consommateurs".

  • Starwax désinfectant désodorisant

Sur l'étiquette, rien ne prévient les asthmatiques et les allergiques que le produit peut être toxique pour eux.

  • Dettol power & fresh éclat citron

Au citron ? Pas vraiment : ce produit ne contient aucun extrait de citron... Et les précautions d'emploi sont "minimalistes".

A.R.

L'Obs

L'Obs

Journaliste

 

 

 

Source :  http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 18:55

 

 

Source : https://www.marianne.net

 

 

Mobilisation

Georges-Pompidou : l'hôpital "le plus moderne" de France, symbole de la souffrance du personnel hospitalier

 

 

 

Georges-Pompidou, l'hôpital parisien jadis ultra-moderne, est aujourd'hui devenu un symbole du mal être du personnel hospitalier

Georges-Pompidou, l'hôpital parisien jadis ultra-moderne, est aujourd'hui devenu un symbole du mal être du personnel hospitalier - LANTZ/SIPA
Etranglé par les restructurations et les différents plans d'économies, le personnel hospitalier manifeste de nouveau ce mardi 7 mars pour de meilleures conditions de travail. Focus sur l'hôpital parisien Georges-Pompidou devenu l'un des emblèmes du mal-être de la profession.

Sous l’imposant toit de verre de l’hôpital européen Georges-Pompidou, l’un des plus prestigieux de la capitale, des patients et leurs familles tentent d’occuper le temps. Face à l’accueil, assis sous d’immenses palmiers avec le dernier hors série "Manger sain" entre les mains ou branchés via leur smartphone sur les derniers rebondissements du "FillonGate", tous attendent sagement. Dans les couloirs, quasi-vides et très propres, peu de traces visibles des différents maillons de cette grosse machine qui compte plus de 1.000 lits et totalise presque 100.000 hospitalisations par an. A "Pompidou" pourtant, derrière les portes et les écrans d’ordinateur, c’est la course.

"On fait une toilette à un patient, le patient d’à côté va sonner, on se rend compte qu’on a oublié un gant, alors on va chercher le gant, entre-temps le téléphone sonne, on répond, puis un visiteur vous arrête parce qu’il ne trouve pas la chambre de son ami, les ambulanciers vous arrêtent à leur tour parce qu’ils ne retrouvent pas leur patient et dans la chambre, le patient à qui on fait la toilette attend toujours qu’on revienne avec le gant", raconte d’un seul souffle Nacerine, une jeune aide-soignante de l’hôpital. En quatre ans, le constat est sans appel : la jeune femme, une jolie brune qui a toujours voulu travailler "dans le social", a vu sa charge de travail décupler.

 

"Mutualiser, fusionner, multiplier les partenariats public-privé"

Alors ce mardi 7 mars, dans la continuité des journées de mobilisation du personnel hospitaliser des 8 novembre et 24 janvier derniers, Nacerine, dont les conditions de travail n’ont cessé de se dégrader, va une nouvelle fois manifester. Aujourd’hui, "on ne peut plus faire notre métier", explique-t-elle. En cause selon Joran Jamelot, l’un des représentants CGT de l’hôpital Georges-Pompidou, cette logique libérale sur laquelle se sont calqués les gouvernements successifs depuis plusieurs décennies et qui ne vise qu’à "mutualiser, fusionner, multiplier les partenariats publics-privés" pour à terme, estime-t-il, "réduire l’offre de soin".

Une logique dans laquelle s’inscrit notamment l’une des mesures phares de la dernière loi de modernisation de notre système de santé : la mise en place de groupements hospitaliers de territoire (GHT). Censée garantir l’accès aux soins pour tous, cette mesure portée par la ministre Marisol Touraine se traduit surtout, pointe Joran Jamelot, par la "suppression de lits". Outre le nouveau plan d’économies - trois milliards d'euros d’ici à fin 2017 - et les"22.000 suppressions de postes dans la fonction publique hospitalière prévues cette année", 135 GHT doivent en effet à l’avenir réunir à eux seuls l’activité des 850 hôpitaux français actuels. Principale conséquence aujourd’hui de cette volonté de "restructuration permanente", conclut le représentant CGT : la diminution de la durée moyenne des hospitalisations enregistrées partout sur le territoire.

 

"Restructuration permanente"

"Le séjour à l’hôpital est raccourci", confirme Nacerine. Et "c’est du boulot en plus pour nous." Car en une journée "à six entrées, entre les chambres à préparer, les patients à accueillir, les bilans complets à réaliser, les soins, les examens et les transmissions écrites", la charge de travail est "énorme". Sans compter le manque de lits, qui concerne même les patients programmés plusieurs semaines à l’avance et qui donne lieu à tout un système de "patients hébergés", explique la jeune aide-soignante. Ce mic-mac, désormais bien rôdé, consiste tout simplement à caser le patient au hasard des services, là où il y a de la place. Ainsi n’est-il pas rare qu’un patient venu se faire soigner pour un cancer se retrouve au service orthopédie ou au service ORL, développe la jeune femme.

 

"L’autre fois, se souvient-elle, dans mon service, on avait une patiente hébergée, envoyée de chirurgie réparatrice. Une femme brûlée de la tête aux pieds qu’on devait préparer avant son opération. On ne savait pas comment faire. Est-ce qu’elle avait le droit de se doucher ? Est-ce que ce n’est pas trop risqué avec la peau brûlée ? On a dû appeler les collègues pour savoir quoi faire. On ne peut pas se permettre d’avoir autant de patients hébergés et nous aussi d’envoyer nos patients."

A cela s’ajoute par ailleurs bien souvent le manque de matériel, y compris lorsqu’il s’agit de réaliser les plus petits soins du quotidien, comme prendre une tension. L’appareil qui défaille, le brassard qui s’arrête de gonfler… Nacerine multiplie les anecdotes, comme lorsqu’il lui arrive de parcourir toutes les chambres à la recherche d’un pied à perfusion, qui s’échange au gré des besoins des patients. "Franchement on passe la moitié de notre journée à aller dans les autres services parce qu’il nous manque ceci ou cela. Et l’hôpital est immense…", pointe Nacerine qui reconnaît toutefois avoir récemment reçu dans son service de tous nouveaux tensiomètres… les premiers en quatre ans ! "Alors que les tensiomètres, c’est quelque chose qu’on utilise toute la journée, une fois par équipe donc trois fois par jour", s’étonne-t-elle encore. "Mais heureusement qu’il y a un vrai esprit d’équipe dans mon service, qu’on s’entraide", se rassure la jeune soignante.

 

Ramener la Santé au centre des débats

La solidarité du personnel ne suffit pas toutefois à soulager le mal-être des effectifs. L’hôpital Georges-Pompidou, avec ses pôles d’excellence - cardio ou cancérologie - répartis sur 120.000 mètres carrés et huit étages, en est devenu ces derniers mois un triste symbole, au fil des suicides qui ont touché le personnel. A l’image de cet infirmier qui s’est tué par défenestration le 6 février à l’hôpital, ou encore de ce cardiologue qui s’est également jeté par l’une des fenêtres de l’établissement fin 2015.

Nacerine ne connaissait pas l’infirmier, pas plus que le cardiologue. Tout juste avait-elle eu l'occasion de saluer le premier. Mais elle s’interroge : "C’était quelqu’un de discret , qui ne travaillait pas ce jour-là. Alors pourquoi est-il venu se suicider à l’hôpital ?"

"Pourquoi est-il venu se suicider à l'hôpital ?"

Nacerine, aide soignante

 

 

Face à l'urgence sur le terrain, la ministre de la Santé a bien annoncé une série de mesures grâce au déblocage d’une enveloppe de 30 millions d'euros, parmi lesquelles la création d'une mission nationale chargée de la qualité de vie au travail des soignants ou encore, le déploiement en trois ans de services de santé au travail, intégrant entre autres des psychologues. Pour le délégué CGT de Georges-Pompidou, c’est néanmoins toute la "logique économique", cette politique du chiffre et "ses impératifs financiers qui dominent tout, qui écrasent tout", qu’il faudrait revoir.

"Ramenons au centre des débats la question de la Santé", plaide donc Joran Jamelot dans un contexte de campagne présidentielle sans cesse aspirée par les affaires, aveugle à la souffrance du quotidien, des petites mains, et qui se manifeste parfois, pour Nacerine, par des menaces de patients ou de proches excédés. "Je vais te tabasser, je t’attends en bas à la fin de ton service", s’est-elle déjà entendu dire. Elle qui n’a pas même le temps, certains jours, de faire une pause voire d'aller aux toilettes, mais qui croit toujours en ce qu’elle fait.

"Quand il y a des périodes catastrophiques, je me dis ‘pourquoi je n’ai pas fait un autre boulot ?’ Et quand je rentre dans la chambre d’un patient et qu’il me remercie pour mon travail, là je me dis ‘bah voilà’".

Oui mais jusqu’à quand ? Dans cet hôpital décrit comme avant-gardiste lors de son inauguration en 2001, qui s’avère être lui-même le fruit de la plus importante opération de restructuration hospitalière jamais menée à l’époque en Europe, la question s’agite dans toutes les têtes. Jusqu’à quand tiendront-ils comme ça ? Symbole de ce délitement : le dispositif de valises automatiques via lequel tous les prélèvements sanguins sont directement acheminés au laboratoire de l’établissement sans que le personnel ait à se déplacer. Un dispositif érigé fièrement lors de l’ouverture de l’hôpital début 2000 et… en panne lorsque nous rencontrons Nacerine, mi-février.

 

 

 

par Patricia Neves

Journaliste société - justice

 

 

Source : https://www.marianne.net

 

 

 

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 18:07

 

 

Source :  http://www.bastamag.net

 

 

Crise agricole

Asphyxiés par leurs créanciers, trois agriculteurs se suicident chaque semaine

 

par

 

 

Le Salon de l’agriculture vient de s’achever. Ses organisateurs ont souhaité le placer sous le signe de la « passion » et des « ambitions ». Des thématiques « inspirées de l’actualité » qui permettent d’aborder « toutes les composantes du secteur : formation, savoir-faire, métiers, innovations... », a déclaré Jean-Luc Poulain, président du Salon. Exit le marasme financier dans lequel nombre de paysans continuent de se débattre, notamment dans l’élevage laitier, particulièrement dans l’ouest de la France. « L’image que ce salon renvoie n’a pas grand chose à voir avec la réalité, soupire Yannick, qui se sépare peu à peu de ses animaux pour s’orienter vers la production de céréales. Les agriculteurs qui ont les moyens d’aller au salon ne sont pas très nombreux. »

 

Acharnement des coopératives, banques et assurances

Et ce ne sont pas leurs créanciers qui vont les aider à sortir la tête de l’eau, au contraire. L’association Solidarités paysans Bretagne s’alarme de l’acharnement des
coopératives agricoles, banques et compagnies d’assurances, qui maltraitent les agriculteurs déjà en graves difficultés. « Certaines coopératives mettent en place des échéanciers irréalistes, avec des mensualités très élevées, et des taux d’intérêts exorbitants, qui s’approchent des 10% par an ! signale Elisabeth Chambry, directrice de Solidarité Paysans Bretagne. Les agriculteurs ne s’en rendent pas forcément compte lors des négociations, parce qu’ils ne lisent pas nécessairement toutes les lignes des contrats. À ce train là, la dette peut rapidement doubler ! » Les agriculteurs commencent évidemment par payer les intérêts. Résultat : s’ils ont à nouveau des difficultés quelques mois plus tard, ils réalisent que leur dette n’est toujours pas payée...

Le tableau n’est pas plus reluisant du côté des banques. « Les taux sur les prêts pour restructuration sont très élevés, jamais en dessous de 4% par an, souvent au dessus », remarque Elisabeth Chambry. Chez les banquiers, on appelle ça le « coût du risque ». Les banquiers se servent aussi en frais annexes : frais de rejet, frais d’examens de comptes, frais liés aux modifications d’emprunt, etc. « Une famille accompagnée en règlement amiable judiciaire (RAJ, procédure spécifique au domaine agricole pour ré-échelonner, voire supprimer des dettes, ndlr) peut cumuler plus de 4000 euros de frais bancaires, en six mois. Cela équivaut au soutien du RSA sur la même période. » À cela s’ajoutent des pressions graves : le conseiller est injoignable, il refuse d’ouvrir un compte en redressement judiciaire, ou de soutenir une reconversion.

 

Saisies de cheptels et coupures de courant

« Pour garantir les dettes, les créanciers ont des droits sur les moyens de production voire sur la production elle-même. Un paysan qui a vendu son cheptel de porcs pour faire face n’a pas vu la couleur de l’argent : tout a été versé directement au créancier. Il n’y avait plus rien pour le reste de la ferme », se désole encore Elisabeth Chambry. Les assurances, quand elles ne résilient pas purement et simplement les contrats, envoient volontiers les huissiers. « Je paie 6500 euros d’assurance par an, rapporte un agriculteur normand. Là, j’ai un mois de retard sur certaines cotisations, soit 240 euros. Et bien ils me menacent de résilier tous mes contrats ! » Tenus de payer, les agriculteurs ne sont même plus couverts. « Une pression similaire est mise par EDF. Cela commence par un message qui vous sommes de les rappeler. Vous tombez sur une boîte vocale qui vous dit que vous devez 1000, 1500 ou 2000 euros. Et tant que vous ne faîtes pas de virement, vous avez ce numéro qui vous rappelle sans cesse pour vous rappeler le montant de vos dettes. »

La mutualité sociale agricole (MSA), qui prélève les cotisations sociales des agriculteurs, n’est pas en reste. « Plusieurs agriculteurs nous font part de pratiques qui s’apparentent clairement à du harcèlement », note Elisabeth Chambry. Certains agriculteurs souhaitant se convertir, mais ne pouvant payer leurs cotisations, sont obligés d’auto-financer leurs formations, alors même qu’ils cotisent depuis des années au fonds de formation de la MSA ! « Nous sommes vraiment seuls face à nos difficultés, soupire l’un d’eux. Comment s’étonner que certains d’entre nous craquent complètement ? » En moyenne, trois agriculteurs se suicident chaque semaine, selon les données les plus récentes dont dispose Santé publique France, qui datent de 2011 (en 2010 et 2011, 253 agriculteurs et 43 agricultrices se sont suicidés) [1]. Le secteur de l’élevage bovin est particulièrement touché.

 

 

Notes

[1Le chiffre de 732 suicides d’agriculteurs en 2016, qui circule via une infographie AFP n’a pas été confirmé par Santé publique France, ni par la MSA.

 

 

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Source :  http://www.bastamag.net

 

 

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 18:48

 

 

Source : http://www.liberation.fr

 

 

désintox

Non, «Quentin le pompier» n’a pas eu «l’œil crevé par la racaille»

 

Par Jacques Pezet et Vincent Coquaz
 
 

Une image virale publiée sur Facebook se désole que cet homme blessé n'ait pas reçu la visite de François Hollande. Mais contrairement à ce qu'affirmaient les administrateurs de la page, il a en fait été touché par le tir d'un policier lors d'une manifestation en 2013, à Grenoble.

INTOX. Avec plus de 125 000 partages et 10 000 mentions «J’aime», le post Facebook de la page «Je soutiens les pompiers» est devenu viral en quelques jours. Publié le 22 février, il comporte une photo de la visite de François Hollande auprès de Théo L., grièvement blessé lors de son interpellation par quatre policiers, à côté de celle d’un homme touché à l’œil. Les deux images sont barrées d’un texte : «Théo la victime reçoit le soutien présidentiel. Mais pas Quentin le pompier à l’œil crevé par la racaille ?» Une autre phrase accompagne le montage : «Quentin n’avait pas eu droit à la visite du président, lui… peut-être aurait-il dû agresser des flics pour se faire chouchouter ?» En dessous du post, des centaines de commentaires haineux, visant pêle-mêle François Hollande, le gouvernement et les médias.

Capture d’écran du post Facebook en question, le 28 février.

 

DÉSINTOX. Le Quentin de la photo s’appelle bien Quentin, et il est bien pompier. Mais son histoire n’a rien à voir avec celle d’un «pompier à l’œil crevé par la racaille». En effet, comme le racontait à l’époque le Dauphiné, Quentin Charron a été blessé fin 2013 à Grenoble «lors d’affrontements qui avaient éclaté entre les sapeurs-pompiers et les forces de l’ordre devant la préfecture de l’Isère en marge d’une manifestation des soldats du feu». Mediapart précise de son côté que le jeune homme a été «atteint par un tir policier» lors de la manifestation, sans qu’on puisse connaître l’identité du tireur puisque «l’enquête a été classée sans suite par le procureur de la République de Grenoble, pour "absence d’infraction"».

Sans doute interpellé sur les véritables faits, les administrateurs de la page Facebook «Je soutiens nos pompiers» ont modifié le post le 25 février, soit trois jours après publication (comme en atteste l’historique de modification de Facebook). Aucun correctif, mais plusieurs paragraphes de texte ont été ajoutés, dont ce passage tout en ambiguïté (et en racisme assumé) : «Quand c’est un blanc qui se fait éborgner par une racaille de cité ou un policier racailleux, tout le monde s’en fout, tout le monde l’oublie ! Quand un immigré congoïde (d’une famille qui détourne 670 000 euros de nos impôts) se fait blesser lorsqu’il agresse des policiers, on doit en faire une affaire d’Etat ? Sérieusement…» Quelques minutes plus tard, le mot «blanc» est remplacé par «autochtone». Pour les producteurs d’intox aussi, les détails comptent.

Jacques Pezet , Vincent Coquaz

 

 

Source : http://www.liberation.fr

 

 

 

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 17:37

 

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

Perturbateurs endocriniens : pourquoi l’Europe n’a pas le courage de les interdire

 

Perturbateurs endocriniens : pourquoi l’Europe n’a pas le courage de les interdire

 

Ce mardi, ces perturbateurs hormonaux auraient enfin pu être définis par la Commission européenne. Et donc limités… Mais les lobbys ont gagné.

 

 

 

 

 

 

Ce mardi 28 février aurait pu figurer comme une date importante dans l’histoire de l’écologie européenne : c'est ce jour qu’une définition satisfaisante des perturbateurs endocriniens aurait pu être donnée.

 

Et s’il est si crucial de définir sur le plan réglementaire ce qu’est une molécule qui, comme son nom l’indique, perturbe les hormones humaines ("endocrinien" est un synonyme d’"hormonal"), c’est que cela aurait pu conduire à leur limitation, voire à leur interdiction totale, d’abord dans les pesticides chimiques, ensuite dans notre quotidien (plastique, cosmétiques, détergents...). Et ils y sont nombreux !

 

La liste des cosmétiques dangereux a doublé en un an

 

Mais une fois de plus, cette définition n’a pas été retenue par les pays, alors que les dangers de ces produits sont scientifiquement documentés. Pourquoi cet immobilisme ? Nous avons posé la question à Stéphane Horel, journaliste indépendante et auteure d’"Intoxication" (La Découverte), enquête édifiante sur le poids du lobbying dans ce dossier.

 

Les people verts, aussi pollués que vous et moi

 

Pourquoi ce mardi était-il une échéance importante dans le dossier des perturbateurs ?

- C’est aujourd’hui que la Commission européenne a soumis aux Etats-membres un acte d’exécution, c’est-à-dire un texte qui aménage un règlement – en l’occurrence, le règlement de 2009 sur la mise sur le marché des pesticides. Derrière cette démarche technique, se cachait une décision cruciale : la définition réglementaire de ce qu’est un perturbateur. Rappelons que cette définition aurait dû être donnée en décembre 2013 par la Commission, que la Cour de justice européenne a d’ailleurs condamné ce retard, que c’était aujourd'hui la quatrième version de ce texte… et qu’il n’est toujours pas satisfaisant.

 

Pourquoi pas satisfaisant ?

- Parce que la Commission a une fois de plus soumis un texte inapplicable : les critères pour définir la nocivité d’un perturbateur exigent un niveau de preuve impossible à atteindre. Evidemment, ceci n’est pas fortuit : les lobbys agricoles et industriels européens, notamment l’industrie chimique, ne désirent pas que des directives soient passées pour limiter, voire interdire ces molécules dont la dangerosité a été pourtant établie de longue date.

 

Perturbateurs endocriniens : ces lobbies industriels qui œuvrent dans l'ombre

 

Les enjeux économiques sont trop lourds ?

- C’est un faux argument brandi par les lobbys et leurs représentants. Un seul exemple : l’industrie des pesticides agricoles européenne pèse 7 milliards d'euros. C’est faible à la dimension de l’Europe. Mais savez-vous combien coûtent aux sociétés les conséquences sanitaires de ces molécules ? 157 milliards ! En raison de leur rôle de perturbation hormonale, elles sont en effet reliées à un grand nombre de pathologies : cancers du sein, de la prostate, du sein, diabète, obésité, autisme, hyperactivité, infertilité, baisse du QI… Les études scientifiques sont nombreuses, concordantes et accablantes. Et naturellement, le coût économique de ces fléaux n’est pas l’essentiel : leur coût humain est désastreux.

 

Perturbateurs endocriniens : ce qu’on sait, ce qu’on ignore encore

 

Mais interdire les perturbateurs en Europe n’avantagerait-il pas automatiquement nos rivaux, les industries américaines ou asiatiques ?

- Pas du tout. Pour pénétrer sur le marché européen, ces produits, d’où qu’ils viennent, devront évidemment respecter les réglementations européennes, donc être soumis aux mêmes "contraintes" sanitaires.

 

ENQUÊTE EXCLUSIVE. Votre enfant est-il pollué ?

 

Dans ce qui ressemble à une démission des élites européennes, quel rôle joue la France ?

- Elle n’a cessé de se montrer ambitieuse sur ce dossier. C’est la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal qui, en 2014, a tiré cette problématique du fossé d’indifférence dans laquelle l’Union européenne l’avait jetée. Et, même si l’on ne sait pas tout de ce qui se trame en coulisses, la France compte parmi les pays (avec la Belgique, la Suède et le Danemark) qui exigent que la définition donnée par la Commission européenne soit sérieuse et applicable. Hélas, l’Allemagne est depuis toujours ambiguë, à cause de la puissance de son industrie chimique, Bayer et BASF en tête.

 

Le fait que Benoît Hamon ait fait des perturbateurs endocriniens l’un de ses chevaux de bataille dans la présidentielle est-il révélateur d’un changement de mentalité ?

- C’est très surprenant en effet ! Voilà longtemps que je me bats, en tant que journaliste, pour que cette question sorte des pages "Conso" et rejoigne les pages "Politique". C’est chose faite, me semble-t-il, depuis que Benoît Hamon en a parlé en prime time dans une émission politique. Ne pas donner une définition satisfaisante de la nocivité des perturbateurs n’est pas un choix scientifique ou technique : c’est un choix politique, dont nous devrons répondre devant nos enfants.

Nucléaire, pesticides, circonscriptions… Ce que contient l'accord entre Benoît Hamon et Yannick Jadot

 

 

 

Propos recueillis par Arnaud Gonzague

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 15:52

 

 

Source : https://www.facebook.com/CADTMNETWORK/

 

 

La financiarisation de l'économie, par DataGueule

DataGueule

Il était une fois un euro. Perdu au milieu de dizaines de milliards de ses semblables. Il circulait de ventes en achats, d'actions en actions mais, contrairement aux autres, il s'interrogeait. Il se demandait ce qu'il y avait au-delà ? Il voulait voir le monde, le vrai.
Celui du dehors. De vieilles légendes racontaient qu'avant, les places de marchés permettaient de redistribuer les richesses vers l'économie réelle. Mais lui n'en avait jamais vu la couleur car, depuis de longues années, cet euro tournait en rond dans le monde clos de la finance.

 

SOURCES
"En 2012, seuls 5% des transactions financières à travers le globe correspondaient à des biens et services réels" : https://is.gd/jqU3Ns + https://is.gd/VRiz0K
"En 2007, le volume des échanges d'actions sur les places boursières mondiales était presque 100 fois supérieur aux sommes investies dans l'économie réelle" : https://is.gd/565wRS
"Aujourd'hui, aux États-Unis, à peine 15% de l'argent présent sur les marchés est utilisé pour financer les entreprises" : https://is.gd/v9Gkcu + https://is.gd/nj0DbG + https://is.gd/H24DQ5
"Aux États-Unis, entre 1946 et 1959, lorsque le secteur financier injectait 1$ dans l'économie réelle, il gagnait 30 cents en retour sur investissement. Dans les années 1990, pour ce même dollar investi, le secteur financier récupérait 1,09$. Puis, dans les années 2000, 1,74$" : https://is.gd/VRiz0K

"Jusqu'aux années 1970, la logique des sociétés cotées était principalement le « retain-and-reinvest »" : https://is.gd/uw3XPK + https://is.gd/7HmZNL
"Aux États-Unis, entre 1950 et 1970, la courbe des salaires suit fidèlement celle de la productivité. Sauf qu'à la fin des années 70', c'est le divorce. La productivité continue à grimper mais les salaires beaucoup moins" : https://is.gd/p5gWCC
"1974, aux États-Unis la loi Erisa autorise les fonds de pensions à placer l'épargne retraite des salariés américains en bourse" : https://is.gd/LdjzW3 + https://is.gd/VRiz0K
"En 1995, dans le monde, ces acteurs institutionnels de la finance pesaient 20.000 milliards de dollars. 10 ans plus tard, en 2005, ils gèrent 46.000 milliards de dollars" : https://is.gd/VRiz0K
"En 1982, la SEC - l'autorité américaine de contrôle des marchés financiers publie la « rule 10b-18 » : elle autorise ce qui, jusque là, était considéré comme de la manipulation de marché : le rachat d'actions ou « buyback »" : https://is.gd/7HmZNL
"En avril 2015, General Electric annonce un plan de rachat d'actions de 50 milliards de dollars. Dans la foulée son action bondit de 10.8%" : https://is.gd/6e39Od + https://is.gd/kFVX4Z
"Avec les buybacks, les dirigeants d'entreprises augmentent donc le « BPA », Bénéfice Par Action. Ça tombe bien, c'est l'un des critères d'évaluation trimestriel de leur bonne gestion" : https://is.gd/AdWfeT + https://is.gd/FRBeYz + https://is.gd/507K0j
"En 2012, les 500 dirigeants américains les mieux payés ont touché 30.3 millions de
dollars en moyenne. 83% de leurs salaires étaient des actions" : https://is.gd/7HmZNL
"Aux États-Unis, en 2014, 700 milliards de dollars auraient été dépensés rien qu'en «buybacks». 4% du PIB américain" : https://is.gd/507K0j
"Entre 2003 et 2012, parmi les 500 plus grandes entreprises cotées sur les bourses américaines, 449 d'entre elles ont dépensé 54% de leurs revenus en rachats d'action.
Ajoutez 37% versés en dividendes, il ne reste que 9% à réinvestir dans l'activité économique concrète" : https://is.gd/7HmZNL
"Selon certaines études, lorsqu'une entreprise entre en bourse elle perd 40% de ses capacités d'innovation" : https://is.gd/nj0DbG
"Désormais, même la dette de nos États est placée en bourse" : https://is.gd/4wXx3z + https://is.gd/EVrfm0 + https://is.gd/XWuliT + https://is.gd/NDjoCF + https://is.gd/VRiz0K
"En 2013, les fonds d'investissement contrôlaient 40% de la capitalisation boursière alors que dans les années 1960, 84% des actions étaient détenues par des personnes physiques" : https://is.gd/VRiz0K
"Blackstone l'un des 6 plus important fond d'investissement au monde est ainsi, indirectement, l'un des 10 plus gros employeurs des États-Unis et l'un des plus grand propriétaire foncier du pays" : https://is.gd/FCS7p2
"D'après une étude de l'OCDE, les entreprises qui distribuent massivement des dividendes et rachètent leurs propres actions ont des performances boursières 50% supérieures à celles qui, au contraire, choisissent d'investir dans leur développement" : https://is.gd/nVjOaN
"Depuis quelques années, des entreprises choisissent de sortir des marchés, comme le géant DELL en 2013, ou les belges Spadel, CMB et Pairi Daiza en 2015" : https://is.gd/YyxH7J + https://is.gd/c2immV
Ce que l'on appelle « dérégulation » n'est qu'une régulation au service du secteur financier : https://is.gd/0eLQgw

 

BONUS
"La finance et l'économie réelle" : https://is.gd/pfEU1v
"Ce monde fou de la finance où des robots écoutent Trump" : https://is.gd/FEYH0W
" 'Negligible' link between executive pay and firm's performance, says study" : https://is.gd/DRfn2M + https://is.gd/rt21Ly
"The price of Wall Street power": https://is.gd/yL8yAZ
"The rise of finance and the fall of american business": https://is.gd/nj0DbG

 

 

Source : https://www.facebook.com/CADTMNETWORK/

 

 

 

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