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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 18:03
Rue89 - En images 27/11/2012 à 16h43

Camille Polloni | Journaliste Rue89

 

 

« Aéroport Notre-Dame-des-Landes : maintenant ça suffit. » Les flics avec eux ? Pas tout à fait.

Le syndicat Unité-SGP Police (majoritaire chez les gardiens de la paix) publie un tract sur Facebook pour s’élever contre la désorganisation des opérations policières à Notre-Dame-des-Landes.

« Cette gestion au coup par coup va-t-elle durer jusqu’au décollage du premier avion prévu en 2017 ? » s’interroge la branche CRS du syndicat.


Tract d’Unité-SGP Police, le 27 novembre 2012 

Selon le tract, les CRS n’ont « aucune visibilité dans les durées des déplacements », courent « des risques accrus » et subissent « une fatigue importante », tandis qu’ils comptent désormais « plusieurs blessés dont un dans [nos] rangs ». Désormais, ça râle des deux côtés du cordon.

La semaine de la confusion

C’est la semaine de la confusion : lundi après-midi, une dizaine de gendarmes se sont déguisés en manifestants pour lancer l’assaut sur une barricade. Alors qu’un garde mobile, photographié par Rennes TV, arborait ce mardi un autocollant « Non à l’aéroport » sur la poitrine.


Le « tweet » de Rennes TV (@RennesTV/Twitter)

 

 

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 19:24

 

http://www.dhnet.be/infos/belgique/article/415861/deux-cents-tracteurs-envahissent-le-centre-de-bruxelles.html

 

(26/11/2012)

 

Des producteurs laitiers de toute l'Europe sont arrivés devant la commission pour protester contre les prix du lait. La police a fermé quatre tunnels en direction du centre

BRUXELLES Des centaines de producteurs laitiers venus de plusieurs pays européens ont convergé lundi à bord de leurs tracteurs vers le Parlement européen à Bruxelles, qu'ils ont aspergé de lait, pour y manifester contre la baisse des prix en Europe.

"Nous sommes plus de 800 tracteurs et nous avons été rejoints par un milliers d'agriculteurs venus en car", a déclaré Erwin Schopges, un agriculteur belge membre de la European Milk Board (EMB), la confédération des organisations de producteurs de lait et des syndicats agricoles de 14 pays européens.

Les manifestants sont arrivés à Bruxelles à la mi-journée en circulant en convois de plusieurs dizaines de tracteurs sur les principales autoroutes venant d'Allemagne, des Pays-Bas et de France.

Ils ont ensuite conflué vers la place du Luxembourg, où est situé le Parlement européen, qui débat lundi de la réforme de la Politique agricole commune (Pac).
Des agriculteurs, juchés sur une plate-forme de tracteur, ont aspergé de lait les façades des bureaux du Parlement, tandis qu'éclataient de nombreux pétards, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Lorsque des manifestants ont tenté de pénétrer dans une cour intérieure, ils ont en été empêchés par les forces de l'ordre, qui ont eu recours à des lances à eau et à des gaz lacrymogènes.

La manifestation a provoqué d'importantes perturbations de la circulation dans le quartier de la capitale belge abritant les institutions européennes, dont les principaux axes étaient bloqués.

"Il y a le feu sur le marché du lait. La situation des producteurs laitiers européens est dramatique. Depuis trop longtemps, les prix du lait ne couvrent plus les coûts de production et des milliers de producteurs ont déjà abandonné", explique l'EMB.

"Ce n'est que le début de la mobilisation, la révolte paysanne gronde dans toute l'Europe", a estimé M. Schopges. "Nous faisons monter la pression. Il faut que les politiciens comprennent qu'ils doivent défendre les producteurs et les consommateurs et non les multinationales et les spéculateurs", a-t-il ajouté.

Selon lui, le lait est acheté 0,27 euro le litre, alors que le coût de production est de 0,40 centimes.

"La crise actuelle, encore plus grave que celle de 2009, montre à quel point il est nécessaire d'avoir un système de régulation globale de la production", a réagi l'eurodéputé socialiste belge Marc Tarabela, en charge de l'agriculture au Parlement européen.

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 19:18

 

http://www.rtl.be/videos/video/423882.aspx

 

 

 

A voir ! 

*Pour visualiser la vidéo, appuyer sur la touche "Ctrl" de votre clavier + cliquer gauche sur ce "link"

 

 

Vidéo publiée le 26-11-2012

Producteurs de lait belges, allemands et français se sont donnés rendez-vous aujourd'hui devant le Parlement européen, place du Luxembourg, pour une manifestation de deux jours. Cet après-midi, ils ont mené une grande action symbolique en aspergeant de lait la façade du parlement.

 

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 19:02

 

 

C'est plutôt oui, mais toujours pas un « oui » franc. Après plusieurs semaines de tergiversations, la France pourrait approuver la reconnaissance de la Palestine lors de l'assemblée générale de l'Onu jeudi 29 novembre. « C'est la position de François Hollande dont il a souligné qu'il s'agit d'une constante de la politique étrangère de la France. L'objectif d'une reconnaissance de deux États est au cœur de notre position au Proche-Orient », explique-t-on à la cellule diplomatique de l'Élysée.

Sans être affirmatif, le ministre des affaires étrangères a également indiqué, jeudi au Sénat, « une direction ». « Le gouvernement actuel inscrit son action dans la perspective de l’engagement no 59 du candidat François Hollande, aujourd'hui Président de la République, en faveur d’une reconnaissance internationale de l’État palestinien », a expliqué Laurent Fabius.

 


 

Mais, à trois jours du vote, les discussions sont toujours en cours entre la France, l'Autorité palestinienne et les autres pays européens, dont la Grande-Bretagne qui hésite, comme Paris, entre un « oui » et l'abstention. Elles portent notamment sur la possibilité de saisine du tribunal pénal international (TPI) prévue par le statut d'État non-membre des Nations unies – un statut spécial que détient par exemple le Vatican. Or Israël, vent debout contre la reconnaissance de la Palestine, craint tout particulièrement une plainte auprès de la justice internationale et la France tente d'obtenir des Palestiniens qu'ils renoncent à poursuivre Israël pour des faits antérieurs à une reconnaissance comme État non-membre de l'Onu.

« Les Palestiniens travaillent encore sur la résolution. L'important, c'est que la démarche palestinienne ne compromette pas une reprise des négociations de paix », explique un diplomate français, sous couvert d'anonymat. Des négociations, au point mort depuis deux ans, auxquelles François Hollande n'a eu de cesse de marquer son attachement, notamment lors de sa récente rencontre avec le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. « Le statu quo actuel de blocage des négociations pour une paix durable n'est pas tenable. Il est impératif que les négociations reprennent », insiste la cellule diplomatique de l'Élysée.

 

« Il faut tout faire pour aider le président Abbas »

Ces dernières semaines, François Hollande a semblé revenir sur sa promesse de reconnaître un État palestinien (lire notre précédente enquête), sous la pression continue des États-Unis et d'Israël, et menaçait de s'abstenir à l'Onu le 29 novembre. Plusieurs personnalités, comme Stéphane Hessel ou l'ancien ambassadeur de France en Tunisie Yves Aubin de la Messuzière, s'en étaient émues, une délégation de parlementaires socialistes avait été reçue à l'Élysée (lire leur lettre à François Hollande sous l'onglet Prolonger), une quarantaine de députés ont signé un appel.

Ces derniers jours, le député PS des Français de l'étranger Pouria Amirshahi a aussi lancé une campagne sur le réseau social Twitter et son camarade de Lorient, Gwendal Rouillard, très proche du ministre de la défense Jean-Yves Le Drian et partisan « historique » de François Hollande, a publié un communiqué pour rappeler à ce dernier sa promesse de candidat. Même le maire de Paris, Bertrand Delanoë, s'en est mêlé : « Il faut que la Palestine obtienne le statut d’État observateur à l'ONU et que la France soutienne les Palestiniens dans cette démarche », a-t-il écrit sur Twitter.

Le PS avait voté l'an dernier, à l'unanimité, une résolution favorable à la reconnaissance internationale de la Palestine et le groupe à l'Assemblée, alors présidé par Jean-Marc Ayrault, avait déposé un texte en ce sens.


G. Rouillard 
G. Rouillard

« Contrairement à la mi-novembre, on est plus proche d'un vote pour de la France que de l'abstention », se réjouit Jean-Claude Lefort, ancien député communiste, président de l'Association France Palestine Solidarité. Mais, nuance le député Gwendal Rouillard, « si le ministre des affaires étrangères l'a clairement sous-entendu et que le quai d'Orsay plaide très clairement pour un vote “oui”, François Hollande est toujours en réflexion ». « À 72 heures du vote, il faut tout faire pour aider le président Abbas. D'autant que le Hamas prétend sortir victorieux de la dernière confrontation avec Israël. Je demande à François Hollande de la cohérence avec 50 ans de politique étrangère française et par rapport à ses propres engagements », explique-t-il.  

« Il est temps que la France prenne sa décision ! Reconnaître enfin l’État palestinien constitue la seule issue pour éviter le chaos, les violences et l’injustice », s'exclame également le député Front de gauche François Asensi. Il a prévu de poser une question au gouvernement mardi à l'Assemblée. Laurent Fabius pourrait alors rendre le verdict de la France.

 

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 18:39

 

1 100, comme le dit le syndicat Unsa ? 1 500, comme semble le penser plutôt FO ? Peut-être jusqu’à 2 000 comme le pronostiquent certains ? Un étrange jeu de devinettes s’est instauré chez SFR, en attendant le comité central d’entreprise prévu mercredi 28 novembre. Chacun y va de son pronostic mais tous sont d’accord au moins sur un point, il faut s’attendre au pire : le plan de départs volontaires, qui va être présenté par la direction du groupe de télécommunications mercredi, s’annonce massif.

L’abattement a saisi l’entreprise. Depuis des mois, les 10 000 salariés du groupe assistent impuissants au naufrage de leur maison. Ils ne reconnaissent plus leur groupe. La nouvelle direction paraît se cantonner à une position d'attente pour faire monter les enchères et trouver un repreneur qui acceptera de racheter le plus cher possible la société. Pour le reste, tout leur univers semble s’être écroulé. SFR tel qu’ils l’ont connu a vécu.

« Pour moi, SFR, c’est fini », dit un cadre prêt à raccrocher dès que les mesures de départ seront connues. Les syndicats s’attendent à ce que de nombreuses personnes saisissent l’occasion du plan de départs volontaires. Car tous ne se font aucune illusion. Ce plan qui devrait d’abord viser les activités commerciales et de marketing n’est sans doute que le premier d’une très longue série. D’autres suivront qui risquent de défaire peu à peu l’ensemble du groupe.

Impuissants, les syndicats ont la satisfaction amère d’avoir eu raison dans leurs plus sombres prédictions. Dès 2009, lors de l’annonce d’une quatrième licence de téléphonie mobile en France, ceux-ci avaient dénoncé le danger d’une explosion du secteur. « Plusieurs rapports récents démontrent que la présence de quatre opérateurs mobiles ou plus, demandée par la Commission européenne dans les grands pays d'Europe, n'est pas viable économiquement », avaient écrit l’Unsa et la CGE de France Télécom. « Cela ne peut entraîner que des suppressions d’emploi, des délocalisations, des pertes d’investissement », avait prédit dans des communiqués communs l’ensemble des syndicats du secteur. Salariés, sous-traitants, fabricants d’équipements, affiliés, tous allaient payer au prix fort cette décision mortifère, qui n’apporterait aucun bénéfice, avaient-ils averti.

Depuis le lancement en janvier de Free mobile, qui a obtenu la quatrième licence, la réaction en chaîne redoutée par les syndicats est en train de faire écrouler le secteur. Bouygues Télécom a annoncé la suppression de plus de 500 emplois et s’attend à perdre de l’argent pendant plusieurs années. Orange s’apprête à faire disparaître plus de 2 000 emplois – « sans licenciement », s’est engagé le groupe – dans la téléphonie mobile et à revoir toute l’économie de sa branche.

Si les déboires d’Alcatel-Lucent en France ne sont pas tous liés au problème de la déstabilisation de l’activité mobile en France, elle y participe. Les fabricants d’équipements et de logiciels ont vu leurs débouchés s’évanouir en quelques mois, tandis que les chaînes de magasins spécialisées dans la vente de portables et d’équipements de télécommunications se préparent à fermer nombre de points de vente dans toute la France. La publicité, si présente depuis le lancement du mobile dans les années 1990 et devenue grande pourvoyeuse de recettes pour la presse, a quant à elle quasiment disparu.

D'un trait de plume du régulateur

Et maintenant, c’est au tour de SFR. Contre toute attente, le deuxième groupe de téléphonie mobile en France est peut-être celui qui est le plus atteint. Il ne s’attendait pas à une concurrence agressive et destructrice. En quelques semaines après le lancement de Free mobile et ses offres à 2 et 20 euros, le groupe a explosé. Son PDG, Franck Esser, qui dirigeait SFR depuis douze ans, a démissionné. Une partie de l’équipe de direction a volé en éclats. Jean-Bernard Lévy, président de directoire de Vivendi, la maison mère de SFR, a été poussé vers la sortie.

Il a fallu attendre près de cinq mois pour que Vivendi désigne Stéphane Roussel, jusqu’alors directeur des ressources humaines de SFR pour prendre la succession de Franck Esser à la tête du groupe. En son sein, ce choix a vite été lu comme la décision d’un groupe qui s’apprête à engager des plans sociaux et à se vendre plutôt que le choix d’une entreprise décidée à se battre et à répliquer. L’impression n’a guère été démentie par la suite. « Sa mission est juste de rendre la mariée plus belle avant de la vendre. Pour le reste, il a l’air totalement serein sur son avenir qui semble assuré », relève un salarié.

En pleine tourmente, les salariés ont vu la direction générale partir en vacances en août. Elle semble continuer à mener grand train. Ces dernières semaines, ce fut un départ en jet privé à Marrakech à l’invitation de Jean-René Foutou pour participer à un séminaire de réflexion dans son riad marocain. Jean-François Dubos, pilier de Vivendi depuis trente ans devenu président du groupe après l’éviction de Jean-Bernard Lévy, sèche, pour sa part, souvent les réunions : les télécoms n’ont guère l’air de le passionner.

Pourtant, cela reste encore la principale source de revenus et de profits du groupe. Mais l’intérêt n’y est plus. En quelques mois, Vivendi – comme Bouygues et Orange – a vu tout son modèle s’effondrer. « Le marché de la téléphonie mobile en France est arrivé à son point de maturité. Avec près de 60 millions d’abonnés, il est illusoire d’essayer de gagner de nouvelles parts de marché en tablant sur la croissance. Il était évident qu’une concurrence plus agressive par les prix allait se mettre en place, chacun essayant de prendre des clients à l’autre. Mais en décidant d’amener un quatrième concurrent, l’Arcep (l’autorité de régulation des communications électroniques et des postes) a dynamité le processus. On s’est tous retrouvés du jour au lendemain plongés dans un combat à mort », explique un cadre de SFR.

« Le changement réglementaire de l’Arcep provoque une destruction sans précédent », souligne un connaisseur du dossier. « Jusqu’alors, le régulateur avait décidé de régir la concurrence dans le secteur par les investissements dans les infrastructures et les réseaux. Il a laissé prospérer l’opacité et les ententes sans s’en soucier. Aujourd’hui, il a changé radicalement de doctrine et prône au contraire la mutualisation des réseaux, en poussant notamment Orange à louer ses réseaux à Free. Du coup, les marchés financiers en ont déduit que les réseaux, qui ont pourtant une valeur bien réelle, ne valaient plus rien, tandis qu’ils valorisent le portefeuille client, même s’il n’y a aucun revenu. »

Pour les adeptes de Schumpeter et de la « destruction créatrice », la disparition d’emplois et d’usines, de savoir-faire et de technique, n’est sans doute rien. Elle s’inscrit dans le cycle « fécond » du renouveau. Mais feront-ils le même constat pour la seule chose qui mérite attention à leurs yeux : l’argent ? En quelques mois, par le seul trait de plume du régulateur, France Télécom, la maison mère d’Orange, a vu se volatiliser quelque 7 milliards d’euros de capitalisation boursière, Bouygues plus de 2,5, Vivendi près de 4 avant que le groupe n'annonce son plan de scission qui lui a permis de se rétablir partiellement.

Iliad, la maison mère de Free, fort de ses 4 millions de nouveaux abonnés, dont la moitié au moins à perte, selon les estimations, a enregistré un bond de 40 % de sa capitalisation boursière à 8 milliards d’euros, depuis le début de l’année.

Une faute de 8 milliards

Les malheurs de SFR, cependant, ne sont pas seulement liés à la décision du régulateur. La direction de l’entreprise y est aussi pour beaucoup. « Tant que le système fonctionnait, qu’ils pouvaient gagner beaucoup d’argent sans rien faire, ils n’ont touché à rien. Il était évident que nous avions des offres beaucoup trop chères, beaucoup trop opaques. Rien que la crise aurait dû nous pousser à changer. Ils ont préféré croire que l’environnement était immuable », reconnaît ce cadre de SFR.

La preuve de cet aveuglement, pour beaucoup, est dans les choix faits par la direction de SFR et de Vivendi de racheter à l’automne 2011 les 40 % que détenait encore le groupe britannique de télécommunications Vodafone dans la société, pour le prix mirifique de 8 milliards d’euros. À l’époque, le conseil d’administration de Vivendi avait approuvé ce rachat, sans y trouver rien à redire. « C’est la démonstration parfaite qu’ils n’avaient rien compris, rien anticipé sur ce qui allait se passer. L’arrivée de Free était pourtant annoncée depuis longtemps », souligne un analyste. « Les salariés de SFR risquent de payer chèrement la faute commise par la direction. Pour la masquer, Vivendi est prêt à en commettre une plus grosse encore », déplore ce cadre sur le départ.

Alarmé par la chute du cours de l’action de Vivendi – le seul critère qui le préoccupe –, Jean-René Fourtou, le président du conseil de surveillance du groupe, a repris le collier depuis le début de l’année. Dans une lettre stupéfiante adressée au printemps à ses actionnaires, il avait étalé publiquement ses réflexions sur une possible scission et la vente par appartement de ses activités, dont celle des activités de télécommunications, en vue de faire remonter l’action.

Depuis, dans l’espoir de doper le cours et donner une nouvelle impulsion au groupe, il a accepté que Vincent Bolloré devienne le premier actionnaire du groupe, après l’apport de la participation de sa chaîne Direct 8 à Canal +. Mais la direction, qui n’a jamais eu d’autre projet et ambition pour le groupe que celui d’une grosse Sicav depuis l’éviction de Jean-Marie Messier en 2002, sait qu’il lui faut donner plus de signes.

« Jean-René Fourtou se fait un devoir de redresser le groupe avant son départ. Il veut apporter la preuve que sa présidence, contrairement à tout ce qui a pu être dit, n’était pas usurpée et inutile. Mais il n’a pas beaucoup de temps. Il lui faut apporter des preuves d’ici à l’assemblée générale de juin prochain », explique gentiment un proche du dossier. Stéphane Roussel, le PDG de SFR, a tenu à peu près le même discours aux syndicats du groupe lors d’une récente réunion : « Vivendi doit être capable de venir avec une stratégie claire pour la prochaine assemblée des actionnaires de juin 2013 », leur a-t-il expliqué. En bref, Vivendi doit être capable à ce moment-là de raconter une belle histoire boursière.

L’histoire a déjà commencé à s’écrire. Vivendi ne fait plus mystère de sa volonté de sortir du secteur des télécommunications, maintenant que la rente est en voie d’épuisement. Une stratégie totalement approuvée par son nouvel actionnaire, Vincent Bolloré, qui n’a jamais apprécié ces activités trop dévoreuses de capitaux selon lui : entré par effraction dans le capital de Bouygues, il avait milité pour une sortie précipitée des télécoms.

Vente à l'encan

« Il vaudrait mieux pour SFR que Vivendi vende rapidement GVT et Maroc Télécom, pour que nous ayons du temps côté SFR », a  reconnu devant les syndicats Stéphane Roussel. Mais le scénario idéal n’a pas l’air de se dérouler comme prévu. Sans attendre, Vivendi a annoncé officiellement la vente de sa filiale brésilienne de télécoms GVT. « La pépite du groupe », dit un familier. L’ennui est que la pépite ne semble pas attirer pour l’instant les repreneurs. Le groupe a aussi l’intention de céder les 49 % qu’il détient dans Maroc Télécom aux côtés du gouvernement marocain. Mais là encore, la cession de ce qui fut une autre « pépite » du groupe dans le passé ne va pas aussi vite que le souhaiterait Vivendi. Tout donc repose sur SFR.

Depuis plusieurs semaines, des rumeurs persistantes de vente circulent à l’intérieur du groupe. Une fois, il est question de discussions avec Numericable, une autre de pourparlers avec Free, une autre encore de manœuvres d’approche avec Bouygues, ou encore avec Vodafone. Selon nos informations, toutes sont avérées. Sans état d’âme, la direction de SFR est en discussion avec tout candidat qui pourrait être intéressé par le rachat. « Il ne s’agit pas de rapprochement pour créer un groupe plus solide, ou engager une consolidation du secteur. Nous avons beau être les deuxièmes après Orange, nous sommes à vendre à l’encan au plus offrant », constate désabusé un salarié.

Mais la cession se heurte à de nombreux obstacles. D’abord, réglementaires. Il serait curieux que l’ouverture à la concurrence « libre et non faussée » voulue par l’Arcep aboutisse à la disparition d'un des quatre opérateurs de licence. Ensuite, financiers. Les repreneurs potentiels n’ont pas la taille pour absorber une société si grosse. Numéricable est minuscule et endetté jusqu’au cou. Bouygues en pleine difficulté lui-même n’a guère envie de se surcharger encore dans le secteur. « Xavier Niel, le PDG de Free, n’est pas fermé au projet, mais à condition que ce soit lui qui commande », rapporte un connaisseur du dossier. Quant à Vodafone, il pourrait peut-être regarder le dossier, si le prix est bradé.

Dans les discussions préliminaires, les faiblesses de SFR ont tout de suite été pointées. Outre sa complète désorganisation face à la concurrence, les uns et les autres ne cessent de revenir sur les 8 milliards d’euros dépensés en 2011 et qui pèsent lourd dans le bilan de l’entreprise.

« Ils seront obligés de faire une dépréciation d’actifs », dit un analyste. Tout l’enjeu pour la direction de Vivendi est qu’elle se voie le moins possible, voire pas du tout. D’où la volonté de céder vite d’autres filiales, d’où la nécessité de faire des plans sociaux peut-être plus importants que nécessaires pour mieux habiller les comptes, d’où le désir de trouver vite et presque à n’importe quel prix un repreneur pour lui céder le tout. La logique du démantèlement est à l’œuvre et les salariés vont en ressentir le goût amer. 


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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 18:35

 

Marianne - Lundi 26 Novembre 2012 à 12:00
Frédéric Ploquin - Marianne

 

Trois frères avaient trouvé la martingale : évacuer le cash des dealers en permettant à des détendeurs français de comptes en Suisse de soustraire au fisc des sommes rondelettes.

 

M.LIBERT/20 MINUTES/SIPA
M.LIBERT/20 MINUTES/SIPA
A ceux qui doutaient encore, la saga des frères Elmaleh en offre une démonstration imparable : l'argent du crime se fond à merveille dans les circuits de la finance mondiale. A un bout de la chaîne, on trouve des caïds de banlieue devenus les rois du shit en gros ; à l'autre bout, une fratrie introduite dans les meilleurs établissements financiers de Genève. Dans les cités de Mantes-la-Jolie, de jeunes garçons passés maîtres dans l'art d'écouler les stocks de résine en provenance des montagnes marocaines ; côté suisse, une famille partie des faubourgs de Casablanca, la capitale économique du Maroc, pour se frotter aux gestionnaires de fortune de la place helvétique. Cette florissante entreprise a pour épicentre le royaume chérifien, Arabes et juifs main dans la main pour la même cause.

Au départ, il y a un dossier «classique» comme l'Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis) en traite des dizaines chaque année. Cible : un certain Sofiane Nedjam, 35 ans, franco-algérien. Tombé des dizaines de fois entre les mains de la brigade anticriminalité (BAC). A fond dans le «bizness» de cannabis, qu'il importe par tonnes. Doté d'un revolver 9 mm toujours approvisionné. Installé dans un quartier résidentiel des Yvelines et père de famille.

Photos, filatures, surveillances, les enquêteurs tournent, au printemps 2012, autour d'une cité de Mantes-la-Jolie, dans la grande banlieue ouest de Paris. Le jeune homme fréquente assidûment une supérette de la ville. Il y entre plus de 30 fois par jour et en ressort en général les mains vides. Fait-il une étude de prix ? Il utilise en fait le téléphone du magasin, dont le patron est un peu son secrétaire. Où l'on découvre qu'il ne s'occupe pas tant du shit que de l'argent récolté. Signe que ces caïds savent organiser la division du travail et compartimenter leurs activités, ce qui limite les dégâts en cas d'intrusion policière. Le suspect est en contact avec de nombreuses personnes, dont trois semblent jouer le rôle de collecteurs. Ils manipulent l'argent par sacs entiers, à tel point que le service antidrogue décide de faire entrer dans la partie les collègues de l'Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF), dirigé par Jean-Marc Souvira. L'opération «Virus» est lancée.

 

Système fondé sur la confiance

Les surveillances se poursuivent jusqu'à l'identification de celui vers lequel semblent converger les collecteurs, tous d'origine maghrébine : un certain Mardoché Elmaleh, 48 ans. La tête de pont d'une énorme «lessiveuse» qui passe par Genève, où sont installés depuis de nombreuses années trois de ses frères, Judah, Meyer et Nessim, spécialistes réputés de l'ingénierie financière. Mardoché Elmaleh n'a jamais eu affaire à la justice, il vit plutôt chichement dans un pavillon qu'il n'a pas fini de payer, et son avocat, Ariel Goldmann, assure qu'il est «embarqué dans une affaire qui le dépasse de très loin», probablement parce qu'il ne pouvait rien refuser à ses frères. Notamment à Meyer, qui le rappelle à l'ordre au téléphone, le 4 avril 2012, comme le constatent les policiers : «Premièrement, les petits billets, tu sais très bien qu'on les prend pas ! Alors pourquoi tu les as pris ? Je t'explique une chose : les billets de 20, plus personne ne les veut ! Je te l'ai dit, ne les prends plus !» Ou lui enjoint quelques jours plus tard de l'appeler depuis une cabine téléphonique, consigne qu'il comprend de travers puisqu'il se rend dans une cabine pour... l'appeler depuis son portable.


Sofiane Nedjam, le collecteur de la supérette, ne va pas directement au contact de Mardoché. Il transmet les sacs pleins de billets issus de la vente de drogue - entre 100 000 et 500 000 e - à un intermédiaire, qui se rapproche du frère Elmaleh. En deux mois et demi, les policiers comptabilisent 46 remises d'argent, pour un montant de 2,6 millions d'euros. Les rencontres ont lieu dans les beaux quartiers de la capitale. A chaque fois, Nedjam rend compte à un homme localisé au Maroc, un certain Simon Perez, alias «Barca», 47 ans, ami d'enfance de la famille Elmaleh et apparemment en cheville avec les exportateurs de résine. Tout est cloisonné, afin que trafiquants et financiers ne soient jamais vus ensemble.

En Suisse, les frères Elmaleh font partie du décor genevois. Alors que Simon, le père, courait après les sous pour nourrir ses sept enfants dans un quartier populaire de Casablanca et que Simy, la mère, a toujours travaillé pour permettre aux petits d'avancer dans la vie, leurs fils ont réussi au-delà de toute espérance. Judah, l'aîné, est devenu directeur général adjoint de l'antenne genevoise d'HSBC, l'une des plus grosses banques mondiales, née du côté de Hongkong, au sein de laquelle il est chargé des relations avec les riches familles originaires d'Afrique du Nord, en particulier du Maroc ; il ne sera pas ennuyé dans cette enquête, mais il a frôlé la catastrophe en 2006, à cause de l'un de ses clients en France, Henri Benhamou, passé du textile au transfert de fonds douteux entre France et Maroc. Nessim, 36 ans, travaille depuis 2001 dans le même établissement. Quant à Meyer, 46 ans, il a épousé à la fin des années 80 l'héritière du fondateur d'une importante société de gestion de fonds de Genève, GPF SA, créée en 1977 ; il dirige également deux sociétés anglaises, Yewdale Ltd et Globalised Ltd. Piliers de la communauté juive locale, les trois hommes inspirent respect et admiration.

Comment l'argent du shit des banlieues françaises s'est-il glissé dans la lessiveuse helvétique ? Les enquêteurs aimeraient poser la question à Simon Perez, mais ce ne sera pas possible pour l'instant : soupçonné d'avoir fait le lien entre les deux mondes, il aurait provisoirement pris ses quartiers en Israël. «Contrairement à ce qui se passait autrefois, les billets ne franchissent plus les frontières», résume un responsable de l'enquête. Si une partie des espèces issues du trafic repart par voitures ou par camions vers le Maroc, pour payer fournisseurs, intermédiaires et policiers corrompus, l'essentiel reste en France.


Les destinataires des billets ? De riches contribuables, titulaires d'un compte en Suisse et qui ne savent pas comment rapatrier leurs fonds sans alerter le fisc. Florence Lamblin était de ceux-là. L'élue parisienne d'Europe Ecologie-Les Verts disposait, explique son avocat, Jean-Marc Fédida, d'une somme dormante sur un compte genevois, héritage (encombrant) de son arrière-grand-père et impossible à récupérer sans la déclarer. Jusqu'au jour où son compagnon lui a proposé une combine «sûre»... Mise dans la boucle, Florence Lamblin a reçu par mail l'instruction de virer l'intégralité du contenu de son compte suisse sur un autre compte, hébergé par HSBC Genève - où officie Nessim Elmaleh - et contrôlé par GPF SA - où excelle Meyer. Quelques jours plus tard, elle récupérait le cash des mains de Mardoché.

Le système est fondé sur la confiance. Réseaux familiaux et engagement oral remplacent les écritures, même si certains ne peuvent s'empêcher de prendre, à l'ancienne, quelques notes sur de petits cahiers à spirale. Et il ne serait pas venu à l'idée de Mardoché, le «coursier de luxe» de la famille, de prélever le moindre euro dans les sacs, pas plus à la petite sœur Freha, 42 ans, de toucher à l'argent qui passait par le coffre-fort qu'elle louait dans une agence parisienne du CIC - la police en perquisitionnant le 10 octobre dernier y a découvert 700 000 euros. Entre le 23 mars 2012 et le 24 août 2012, Mardoché livre les sous comme des pizzas, à domicile : 355 000 euros en une fois à Florence Lamblin ; 334 000 euros en quatre fois à Robert Sellam, avocat spécialisé dans les procédures collectives ; 330 000 euros en une fois à André Abergel, un chef d'entreprise de 66 ans ; 230 000 euros en sept fois à Thierry Schimmel-Bauer, gérant d'une société de textile en redressement ; 200 000 euros en deux fois à Marc-Antoine Larran, originaire de Rabat, au Maroc, et vieil ami des Elmaleh ; 150 000 euros en deux fois à Nicolas Judelewicz, une relation de la famille ; 140 000 euros en six fois à Anthony Pacini, marchand de biens ; 100 000 euros en une fois à Maurice Botton, homme d'affaires parisien ; la même somme à Thierry Librati, marchant d'art ; et 81 000 euros à Albert Hanouna, originaire lui aussi du Maroc et loueur de voitures de luxe sur la Côte d'Azur...


En attendant d'en découvrir d'autres, car l'enquête est toujours en cours. D'une main, le clan Elmaleh évacue le cash des dealers, de l'autre, il permet à des fraudeurs français de soustraire au fisc des sommes rondelettes. Considéré par les enquêteurs comme le «maître d'œuvre» de cette astucieuse machinerie, Meyer Elmaleh, qui gère un réseau d'entités juridiques basées en France, au Royaume-Uni, en Espagne, aux Emirats arabes unis, en Israël et aux Etats-Unis, se charge alors de rétrocéder l'argent aux gros bonnets de la drogue. Au passage, il prélève une commission oscillant entre 3 et 15 %. «A la convergence des intérêts financiers de cette clientèle interlope, expliquent les enquêteurs, il monnaye son expertise financière et son relationnel bancaire.» Les malfaiteurs sont ravis, car la panoplie proposée par la société fiduciaire GPF SA est large : création de trusts dans les centres off-shore, en particulier au Panama, mise à disposition de comptes bancaires à Londres, faux prêts, fausses factures... Elle sait tout faire. Impossible, en fin de circuit, de tracer l'origine des fonds qui atterrissent sur les comptes bancaires des organisateurs du trafic. Au grand dam de l'Office des changes marocain.

«Il va finir par faire une bêtise»

Les frères installés en Suisse savaient-ils qu'ils blanchissaient l'argent de la drogue ? Ils affirment que non, mais les juges demanderont certainement à Meyer pourquoi il se méfiait tant de l'un de ses autres frères, Albert, dont il disait récemment : «Il va finir par faire une bêtise et ça va lui coûter très cher, et ça va coûter à tout le monde très cher parce que c'est le genre de gars qui parle beaucoup.»

 

 

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 18:02

 

 

Rue89 - Le Yéti
voyageur à domicile
Publié le 26/11/2012 à 11h02

 

 

Plus nous nous enfonçons dans la crise de la « Grande perdition », plus les dirigeants affichent leur totale impuissance (sinon leur manque flagrant de volonté) à prendre les mesures qui s’imposent, et plus il apparaît que l’issue de cette lamentable aventure ne se fera pas sans violents et pénibles épisodes.

Qui aujourd’hui sérieusement aperçoit les lueurs au bout de ce sombre tunnel ? Des années durant nous avons vécu dans une sphère irréelle, avec des ambitions démesurées d’infinis pitoyablement limités. Trente années de dérives pathétiques, d’addiction navrante à des « richesses » de pacotilles, de fuites en avant aussi hypnotiques qu’aberrantes.

Pour en arriver où ? Nous voyons bien aujourd’hui que ceux qui prétendent mener le monde à la baguette sont dépassés par les évènements qu’ils ont déclenchés. Nous voyons bien que ceux-là sont incapables de dévier des chemins imbéciles qui les mènent au précipice.

L’improbable hypothèse politique

Le souhait le plus ardent qu’on puisse avoir est bien sûr celui d’une solution politique. Mais ce qui est déjà difficilement possible en Amérique latine, ce qui est à peine accepté dans un petit pays comme l’Islande, devient offense insupportable quand elle émane de puissances comme les nôtres.

Qu’un pays comme la France ou la Grèce en viennent à rompre politiquement avec le vieux monde en perdition, et c’est tout l’échafaudage de ce dernier qui achève de se disloquer, tant les choses sont désormais mondialement imbriquées. Qui croit un instant que le camp d’en face accepterait un tel camouflet sans réagir ?

Les référendums sont bafoués ou purement et simplement annihilés. La troïka a remplacé la démocratie. Et la question qui se pose n’est plus de savoir quand ils s’assoiront à la table des négociations, mais quand ils remplaceront les balles de caoutchouc de leurs cerbères par des vraies. Croyez-vous vraiment que ceux d’en face sont disposés à reculer ?

Violences d’Etats et insurrections populaires

On sait la propension des empires finissant à se réfugier dans les guerres. On sait combien alors l’irrationnel et l’absurde tient lieu de viatique. Dites-moi donc l’intérêt qu’avaient les forces occidentales à s’embourber en Afghanistan et en Irak, sinon à y griller pour rien des milliards de dollars et à se ridiculiser pour en repartir la queue basse ?

Aujourd’hui les tensions montent un peu partout dans le monde. Le commerce des armes n’a jamais été aussi florissant. Menaces sur l’Iran. Multiplication des périls au Moyen-Orient. Conflit sino-japonais pour quelques misérables îlots. Et quid des réactions nationalistes quand explosera l’Union européenne ?

Aux violences d’Etat se substituent ou se greffent parfois des insurrections populaires. Mais là encore, les chemins peuvent diamétralement bifurquer selon que les forces en présence cèdent aux pulsions régressives ou à des élans qui les poussent à chercher et mettre en place de nouvelles expériences.

Voilà pourquoi, en Grèce, en Catalogne, dans les pays les plus frappés par la crise, dans le monde arabe, de nouvelles forces radicales se positionnent face aux partis institutionnels déclinants ou aux vieilles dictatures à bout de souffle, sur fond de montée des exaspérations.

Après la nuit, le soleil ?

Nous voilà donc au pied du mur, dans un monde sclérosé de plus en plus crispé sur des vieilles lunes dépassées. Pourquoi se voiler la face, le prix à payer pour franchir ou abattre tous ces murs, à mesure que grandiront l’impatience et la révolte, risque fort désormais d’être le sang.

Allez, faites pas la gueule. Je sens que votre moral en prend un coup. En même temps, comment voulez-vous sortir de tous ces cahoteux chemin sans en mesurer précisément les ornières ? Oui, bien sûr, on peut toujours continuer à faire semblant que.

Tiens, une jolie histoire pour finir et mettre un peu de baume à vos cœurs endoloris. Je déjeunais tantôt chez mon ami Papy. Nous en vînmes à parler d’un vieux film à succès, Orfeu Negro.

Papy me raconta combien il était à chaque fois ému aux larmes par la dernière scène quand, après une nuit de cauchemar, après la mort d’Orphée, le prince du jour, et de son Eurydice, ce sont les enfants qui reprennent la guitare-flambeau et font se lever le soleil (« making the sun rise »).

 

 

 

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 17:50

 

Rue89 - Actes de propriété 26/11/2012 à 10h28
Clémence Leveau | Journaliste

Marcel et Sylvie, agriculteurs, doivent quitter maison et exploitation à la fin de l’année. Ils racontent l’histoire de leur logement et leur lutte pour rester.

 


Marcel et Sylvie devant leur maison (Clémence Leveau)

Officiellement, Marcel et Sylvie doivent quitter maison et exploitation agricole le 31 décembre pour laisser place à l’aéroport du Grand-Ouest. Un accord politique, obtenu après une grève de la faim, leur donne un sursis. Jusqu’à quand ?

Leur maison jaune est en résistance. Aux alentours, d’autres ont eu un destin moins glorieux, on n’en aperçoit plus que les ruines. Marcel, Sylvie et leurs deux enfants sont arrivés à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) en 1999. Dans leurs bagages, il y avait un idéal, un projet de vie qu’ils osaient enfin réaliser : devenir agriculteurs.

Elle rêvait de se marier avec un agriculteur

Nouvelle rubrique

Dans « Actes de propriété », nouvelle rubrique sur Rue89, chaque semaine nous publions un portrait d’un propriétaire qui raconte l’histoire de son logement. Il ouvre ses portes et détaille son budget à Rue89.

Un projet lancé avec le Centre de formation et de perfectionnement des journalistes (CFPJ). Contactez-nous si vous voulez participer.

Adieu donc la première maison achetée ensemble en Ille-et-Vilaine, un joli corps de ferme retapé à leur façon où ils s’étaient bien vus passer leur retraite.

Ils sont comme ça, Marcel et Sylvie. Ils se projettent, imaginent, concrétisent leurs idées. Ils avancent.

L’élevage laitier, ils ne s’y sont pas lancés à la légère : Marcel, fils d’ouvrier agricole est devenu conseiller à la chambre d’agriculture, comme Sylvie, qui a aussi donné des cours de maths en lycée agricole. Elle a grandi dans le « 9-3 » mais petite, elle rêvait de se « marier avec un agriculteur ».

Lui a acheté la maison, elle l’exploitation. Histoire de bien « dissocier le privé du professionnel ». A leur arrivée il y a treize ans, le crépi de la maison n’était pas jaune. Il était décrépi, comme le reste. « Ce n’était pas un coup de cœur, c’était plutôt déprimant ! », lâche Sylvie en rigolant.

« Pour nous, le risque était très mesuré »

Seules deux pièces de vie sont à peine entretenues par l’ancien propriétaire, la vitre cassée de sa chambre n’a pas été remplacée... Mais l’ensemble est financièrement accessible et surtout, le terrain, situé dans un bocage « extraordinaire », est intéressant du point de vue agricole.


Un autocollant contre l’aéroport (C.L.)

A cette époque, le projet de transfert de l’aéroport Nantes Atlantique à Notre-Dame-des-Landes est bien enfoui dans les cartons. Personne n’imagine qu’un jour il ressurgira, même s’il reste en bruit de fond.

« Nous avions considéré le risque. Pour nous il était très mesuré. »

Sauf qu’à peine un an après l’installation, le projet de construction de l’aéroport refait surface. C’est le choc. Les télés déboulent, les associations de défense reprennent du service. Malgré tout, à force de documentation et de discussions avec des voisins habitués aux péripéties sur le sujet, Sylvie et Marcel restent persuadés qu’aucun avion n’atterrira jamais sur leurs terres. Ce serait trop « scandaleux ».

« Pour nous comme pour tous les autres, c’était juste un épisode de plus dans cette saga », explique Marcel. Par petits bouts, ils poursuivent donc la rénovation de la maison, aménagent une chambre à leur fille dans une partie du grenier, rendent le tout plus vivable. Et continuent, surtout, de s’investir énormément dans l’exploitation.

« La moitié des propriétaires sont partis »

Peine perdue ? Non seulement ils sont persuadés du contraire, mais en plus ce n’est pas leur tempérament.

« Jusque-là, on a toujours vécu comme si l’aéroport ne se construirait jamais. »

Regarder droit devant, investir l’avenir, c’est un credo. Et c’est encore vrai quand en juillet 2005, un courrier du conseil général leur propose un dispositif d’achat à l’amiable. Sylvie l’a rangé précieusement, comme une amère pièce de collection. « C’était bien joué de leur part, la moitié des propriétaires ont pris les sous et sont partis, explique Marcel. Les “squatteurs” dont on parle aujourd’hui se sont installés dans certaines de ces maisons. »

Eux choisissent d’ignorer, très irrités par la certitude dont les autorités font preuve.

« On a eu tort. On a fait blocage mais à l’époque, ils rachetaient les biens 25% de plus qu’aujourd’hui. Entamer des négociations à ce moment-là nous aurait peut-être aidé à tirer un meilleur prix aujourd’hui. »

Trop tard. C’est sans regret : à quoi bon, de toute façon ? « Le combat est juste », c’est ce qui compte. Et pourtant, petit à petit, eux qui ont tant l’habitude de regarder loin devant freinent leurs ambitions. Surtout pour l’exploitation dans un premier temps. Agrandir les bâtiments ? Oublié. Accueillir plus d’animaux ? Oublié. Passer en bio ? Oublié. « C’est un gros défi technique, s’il faut s’arrêter au bout de trois ans… »


La ferme de Marcel et Sylvie (Clémence Leveau)

« Tout est figé, c’est dur »

L’habitation continue d’évoluer au fil de travaux réalisés régulièrement, jusqu’en 2010. Et puis plus rien. Ils ont pourtant pensé aménager la buanderie, cette pièce de « transition avec la ferme », dont ils ne sont pas très fiers. Sylvie a déjà imaginé de gros fauteuils installés devant la cheminée, où elle et son mari pourraient bouquiner tranquillement les soirs d’hiver. Mais à quoi bon lancer quoi que ce soit, si tout doit finalement être détruit ? « L’incertitude commence vraiment à me miner », lâche finalement Sylvie.

« Tout est figé, c’est dur. »

« No future », ponctue Marcel avec le sourire. Fin novembre, un juge des expropriations donnera un prix de rachat à leur maison.

« Ce sera sous-estimé. Le problème c’est qu’on ne choisit pas de s’en aller ! On est mis dehors et on ne sait pas si on retrouvera un bien équivalent ou si on devra recommencer à zéro en achetant un terrain… »

Ils expliquent qu’ils se mettront peut-être à chercher autre chose, en janvier. Peut-être… Depuis mai, un accord politique protège les habitants tant que certains recours juridiques contre le projet n’auront pas abouti. Un sursis obtenu au forceps, après la grève de la faim d’avril à laquelle Marcel a participé seize jours.

Mais il faut faire vite. Or, s’ils doivent partir précipitamment et n’ont pas de lieu pour accueillir leur trentaine de vaches, ce sera l’abattoir. Trop douloureux. Si Marcel et Sylvie se battent jusqu’au dernier moment, ils prennent ce risque. S’ils partent, ils abandonnent.


Marcel et Sylvie (Clémence Leveau)

Acte de propriété

Bâtisse de 200 m2 dont 130 m2 habitables et 65 hectares d’exploitation au Liminbout, lieu-dit de Notre-Dame-des-Landes.

Valeur estimée du bien (maison et exploitation) : 190 000 euros.

L’achat puis les travaux

  • Achat en 1999

– Prix d’achat : environ 40 000 euros (270 000 F) ;

– Travaux : 10 000 euros ;

– Apport personnel : environ 40 000 euros (270 000 F).

  • Travaux ultérieurs

– Aménagement d’une partie du grenier en chambre et isolation, drainage autour de la maison (2003), aménagement de la salle de bains (2007) et amélioration du chauffage, ravalement extérieur, installation d’un double vitrage… : 26 500 euros ;

– Apport pour les travaux : 8 000 euros.

Charges : environ 420 euros par mois

  • En tant que propriétaire : environ 330 euros par mois

– Taxe foncière : 367 euros par an soit en moyenne environ 30 euros par mois ;

– Prêt pour les travaux : 10 000 euros de compte épargne logement sur trois ans (2010-2013) soit 302 euros par mois à rembourser.

  • Autres frais : environ 90 euros par mois

– Eau : 235 euros soit environ 20 euros par mois ;

– Electricité : environ 600 euros par an soit 50 euros par mois ;

– Taxe d’habitation : 268 euros par an soit en moyenne environ 20 euros par mois.

 

 

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 17:41

 

LE MONDE ECONOMIE | 26.11.2012 à 10h44 • Mis à jour le 26.11.2012 à 15h28 Par Thorolfur Matthiasson, Université de Reykjavik

 

 

De nombreuses manifestations antigouvernementales ont été organisées en Islande depuis le mois de janvier 2009.

L'Islande a été frappée, en octobre 2008, par une tempête financière de grande ampleur. Le secteur bancaire, dont le bilan était dix fois supérieur à celui du produit intérieur brut du pays, s'est effondré.

Du jour au lendemain, la couronne islandaise a perdu de 50 % à 60 % de sa valeur. Quelques mois plus tard, le taux d'inflation se situait entre 20 % et 30 %. Le marché des actions et celui de l'immobilier se sont écroulés, avec une chute des prix réels d'environ 25 % dans le même temps.

De nombreux ménages et la plupart des entreprises détenaient de la dette en devises. L'emprunt hypothécaire en monnaie locale étant alors (et toujours) indexé sur les prix à la consommation, lorsque la valeur des actifs (actions, logements) en monnaie locale et en devises s'est effondrée, la valeur des prêts en monnaie locale est montée en flèche.

Cela a causé des ravages sur les bilans de la plupart des entreprises et de nombreux ménages. Beaucoup ont vu leur capital se volatiliser. Début 2009, il était évident qu'entre 80 % et 90 % des entreprises islandaises, dont certains fleurons de notre économie, auraient dû se déclarer en faillite. De 25 % à 30 % des ménages étaient dans la même situation.

En temps normal, la faillite d'une entreprise n'est pas une tragédie nationale. Au contraire, les faillites permettent d'éliminer les sociétés non performantes et de transférer les actifs productifs des entreprises peu rentables à celles qui le sont. C'est donc plutôt la preuve d'une économie saine et fonctionnelle. Mais un enchaînement de faillites est un désastre. Il est impossible qu'entre 80 % et 90 % de l'activité privée puissent brusquement mettre la clé sous la porte.

 

TRAUMATISANT

De même, dans des circonstances normales, un ménage qui détient des actifs immobiliers excédant ses capacités de remboursement de crédit doit accepter de réduire la voilure et de trouver une solution moins coûteuse à ses besoins en matière de logement. Le processus peut s'avérer traumatisant pour la famille concernée, mais il ne cause aucun tort à l'économie nationale.

Mais que se passe-t-il lorsque plus de 20 % des ménages endettés se retrouvent soudain dans l'incapacité de rembourser ? Est-ce productif pour le créancier d'expulser en masse les gens de leur logement ? Comment les banques rentabiliseraient-elles les propriétés qu'elles auront ainsi acquises ? En les vendant à des gens qui viennent de se faire expulser de chez eux par une autre banque ?

Le plus probable est que la maison restera inoccupée, pendant que les taxes immobilières et les factures seront portées à la charge du propriétaire de la dette, c'est-à-dire la banque !

Après son effondrement, le système bancaire islandais a été réorganisé avec la création de trois banques de réseaux, d'une banque immobilière publique et de quelques petits établissements d'épargne et de prêt.

Vu ce nombre limité d'acteurs, il était évident que le secteur financier connaîtrait à nouveau le même sort si toutes les entreprises en difficulté étaient contraintes à la faillite et si toutes les familles endettées étaient expulsées de leur logement.

 

AMBITIEUX PROGRAMME D'ALLÉGEMENT DE LA DETTE

Mais le secteur financier, le gouvernement et la fédération des entreprises sont tombés d'accord sur un ambitieux programme d'allégement de la dette, dont les principaux éléments étaient les suivants :

1) les dettes des ménages excédant 110 % de la valeur de marché de leur logement ont été automatiquement effacées. Les familles incapables de rembourser un emprunt jusqu'à 110 % de cette valeur ont pu demander des mesures d'allégement calculées en fonction de leurs futures possibilités de revenu ;

2) les ménages à faibles revenus et détenant peu d'actifs qui avaient souscrit des emprunts à taux élevé ont bénéficié d'une aide publique temporaire ;

3) les PME ont eu la possibilité de demander un allégement de leur dette à condition qu'elles puissent prouver de façon crédible que leurs activités futures généreraient un apport de liquidités, qu'elles étaient prêtes à vendre leurs actifs non productifs et réorganiser leurs opérations de façon à utiliser au mieux leurs actifs existants. Si elles répondaient à ces conditions, elles étaient en droit d'attendre que leur dette soit ajustée à la valeur actualisée de leurs recettes futures.

Dans tous ces cas, la valeur des prêts a été ramenée au montant que les établissements financiers pouvaient, dans le meilleur des cas, espérer retirer en s'appropriant les actifs et en réalisant leur valeur monétaire. Aussi les programmes d'allégement de la dette n'ont-ils pas créé de capital supplémentaire, ni dans les bilans des entreprises ni chez les ménages.

 

CONTESTATIONS JURIDIQUES

La Cour suprême a aussi déclaré illégales certaines formes de prêts indexés sur des devises étrangères. Le gouvernement est intervenu et a étendu la décision de la Cour à tous les prêts en devises consentis aux ménages. Mais, sur ce point, des contestations juridiques n'ont toujours pas été réglées.

Le programme d'allégement de la dette était vaste, mais pas exhaustif. Le gouvernement a eu du mal à l'étendre à tous les ménages qui auraient pu en bénéficier. Mais, avec le secteur financier et les entreprises, il a créé une situation qui procure au secteur financier un aussi bon résultat que possible en termes de récupération de ses créances, tout en évitant la douleur d'avoir à précipiter la plupart des entreprises islandaises et de nombreuses familles dans la faillite, le chômage, les ennuis judiciaires, etc. En retour, l'économie est revenue sur le chemin de la croissance et le chômage est resté faible.

Les citoyens islandais sont certes furieux à l'égard de leur gouvernement qu'ils accusent de ne jamais rien faire d'utile. Ils le sont également contre leurs banques, dont ils estiment qu'elles ont été les premières responsables des difficultés qu'ils ont eues à affronter. Mais ils ont un emploi, ils paient leurs impôts et leur taxe immobilière, ils remboursent leur dette allégée, ils prévoient d'acheter une nouvelle voiture d'ici deux ans et peut-être de partir en vacances l'année prochaine.

Leurs familles ne sont pas dispersées, ils mènent leur vie et ils ont de l'espoir.

Pourquoi ceux qui sont au pouvoir en Espagne, en Grèce et au Portugal ne se penchent-ils pas sur l'exemple islandais afin d'en appliquer les aspects utiles dans leur propre pays ? Quels bienfaits peut-on espérer de la misère à laquelle on condamne les populations innocentes ?

(Traduit de l'anglais par Gilles Berton)

Thorolfur Matthiasson, Université de Reykjavik

Thorolfur Matthiasson

 

Thorolfur Matthiasson est professeur à la faculté de sciences économiques de l'université de Reykjavik.

 

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 17:26

 

 
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Licence CC LBP

Marc G. téléphone à la société de courtage Capvie pour avoir des renseignements sur une assurance.  Son interlocutrice lui "met la pression" pour qu'il prenne telle formule. Il a besoin de temps  pour réfléchir, et demande un devis. Non sans réticences, la conseillère  finit par accepter, et le prie de le renvoyer "très vite" signé, s'il l'accepte. Marc  ne signe rien, mais constate, un mois plus tard, que La Banque postale a effectué deux prélèvements sur son compte, au profit de la société de courtage, puis  de l'assurance. 

Licence CC Sammyday

Il appelle la Banque postale pour protester. Pourquoi a-t-elle accepté ces prélèvements, sans son accord? Une opératrice lui explique que si la société de courtage disposait de ses coordonnées bancaires, c'est qu'il les lui avait communiquées. "Donc, si je trouve un numéro de compte dans une poubelle, je suis en droit d'opérer un prélèvement?", demande Marc. La conseillère ne veut rien savoir, s'estimant en son bon droit. Marc a saisi le médiateur.

L'Association française des usagers des banques (AFUB), à laquelle il a aussi écrit, a prévu sur son site un modèle de lettre à envoyer dans ce genre de situation. Elle rappelle que l'établissement doit recréditer "immédiatement" le compte, ainsi que le prescrit l'article L133-18 du Code monétaire et financier.

Logo Commission européenne

Serge Maître, le président de l'AFUB, constate que les lettres de protestation contre des prélèvements indus sont de plus en plus nombreuses. Pourtant, le client victime d'une erreur de sa banque est protégé depuis l'entrée en vigueur de l'ordonnance du 15 juillet 2009 relative aux conditions régissant la fourniture de services de paiement et portant création des établissements de paiement qui transpose en droit français la directive "Sepa", qui crée un marché unique des paiements en euros.

Lorsque le client nie avoir autorisé une opération de prélèvement qui a pourtant été exécutée par sa banque, c'est désormais à cette dernière qu'il incombe de prouver que l'opération a été "authentifiée". Il ne lui suffit plus d'alléguer le fait que le bénéficiaire du prélèvement disposait des coordonnées bancaires de son client. (Article L 133-23  du code monétaire et financier)

Une autre personne, Gérard Chorlet, a saisi l'Afub, après avoir été victime de la même mésaventure. Sa banque, une caisse régionale du Crédit agricole, a affectué un versement à un opérateur téléphonique sans qu'il ait donné une quelconque autorisation. Quand il a protesté, on lui a fait la même remarque qu'à Marc:"Puis que l'opérateur dispose de vos coordonnées bancaires, c'est que vous les lui avez données." "Avec les achats en ligne et autres, mes coordonnées bancaires sont largement diffusées!", plaide M. Chorlet. Heureusement, sa banque a mis fin au prélèvement - sans toutefois lui rembourser le montant du premier.

 

 

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