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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 15:59

 

Rue89 -  Cyberbaston 21/11/2012 à 16h53




Un homme devant un ordinateur (Audrey Cerdan/Rue89)

 

L’internaute lambda pense souvent que l’association pare-feu + antivirus suffit à assurer la protection de ses données numériques. Mais les hackers utilisent également des stratégies s’appuyant sur des erreurs humaines pour accéder à des informations sensibles : coordonnées bancaires, adresses, documents.

Le « phishing » (hameçonnage) en fait partie. Ce stratagème, utilisé traditionnellement à l’encontre de particuliers, commence à être mis en place pour des organismes publics, comme le révèle L’Express dans un article qui relate une cyberattaque d’origine américaine sur l’Elysée datant de mai 2012. En voici le mode opératoire, étape par étape.

 

1 - Repérer des employés de l’Elysée

 

Pour le grand public, les pirates se cantonnent à envoyer des e-mails en masse à des adresses glanées sur Internet en se faisant passer pour des grandes compagnies ou des banques et inciter les victimes à fournir volontairement leurs informations bancaires.

Dans le cas d’une administration d’Etat comme la présidence de la République, le pirate effectue un travail préalable de repérage. Il identifie des employés de l’Elysée.

Aujourd’hui, rien de plus facile grâce aux réseaux sociaux professionnels. On peut par exemple lister sur le site LinkedIn les personnes travaillant au palais de l’Elysée. Il n’y a plus qu’à choisir.

 

2 - Entrer en contact via Facebook

 

Après avoir déterminé une cible disposant d’un compte Facebook (il s’appellera dans notre exemple Sébastien), notre hacker sélectionne une personne du même service que la victime ne disposant pas d’un compte Facebook (elle s’appellera Diane).

Par l’intermédiaire d’un compte Facebook fictif fraîchement créé, le pirate entre en contact avec la cible : la pseudo « Diane » ajoute Sébastien parmi ses « amis ». La proximité induite par le réseau social cumulée à la relation de travail supposée entre les deux internautes empêchent la victime de soupçonner la manœuvre.

 

3 - Préparer un site de phishing

 

Intranet
Il s’agit d’un réseau utilisant les mêmes fonctions qu’Internet (IP) mais à l’intérieur d’une entreprise ou d’une organisation. On peut le comparer à un réseau internet local.

Pendant ce temps-là, le hacker aura pris soin de mettre en ligne un site imitant le vrai portail intranet de l’Elysée avec une adresse quasi-identique (une lettre en plus ou en moins dans l’URL).

Cette page web proposera de renseigner un identifiant et un mot de passe pour accéder à l’Intranet. En réalité, le site est programmé pour enregistrer les informations et afficher une page d’erreur.

 

4 - Inciter la victime à se rendre sur le site

 

Suivant la fonction et le statut de la personne dont l’identité a été usurpée, via un message sur Facebook, le pirate prétexte une raison pour pousser la cible à se rendre sur l’Intranet.

Diane explique à Sébastien qu’un nouveau mode de connexion à partir d’Internet est désormais possible. Elle lui fournit un lien vers ce « nouveau » portail de connexion.

Curieux à l’idée de découvrir cette nouveauté, Sébastien se rend sur le site et y entre ses identifiants. Voyant une page d’erreur s’afficher, il revient vers Diane pour lui expliquer que le système n’est visiblement pas encore opérationnel. Diane s’excuse, le pirate jubile.

 

5 - Infecter le réseau

 

Une fois les codes de Sébastien récupérés, notre pirate accède à l’Intranet de l’Elysée. A partir de ce moment, il lui suffit d’y introduire un « ver ». En général, il s’agit de documents dont l’ouverture déclenche l’infection de l’ordinateur sur lequel il a été ouvert.

C’est ce qu’affirme L’Express : l’Intranet de l’Elysée aurait été infecté par un vers similaire au virus Flame soupçonné d’avoir été utilisé par les Etats-Unis et Israël à partir de 2007 pour espionner l’Iran, la Syrie, le Soudan et l’Arabie saoudite.

Selon Vitaly Kamluk, un employé de l’antivirus Kaspersky interrogé par L’Express, ce code malveillant permet de « collecter des fichiers, de réaliser des captures d’écran et même d’activer le microphone d’un PC. »

 

6 - Récupérer les données exfiltrées

 

Ultime étape : récupérer les données. Flame fait ainsi transiter les informations via une multitude de serveurs aux quatre coins du monde. Ce système permet en théorie d’empêcher de remonter jusqu’au pirate.

Une fois les données récupérées, il ne reste que deux options :

  • récupérer la prime de fin de mission si le hacker est à la solde d’un gouvernement ou d’une entreprise ;
  • vendre ces informations aux enchères si le pirate travaille en freelance.

Une évolution des méthodes de piratage

L’utilisation du phishing et le piratage d’organismes publics, pris à part, ne sont pas des phénomènes récents. En revanche, Nicolas Caproni, consultant en sécurité des systèmes d’information chez BSSI (cabinet de conseil), considère que la technique de phishing via Facebook représente une « méthode originale et différente » :

« Normalement, les hackers envoient des pièces jointes piégées (contenant des “malwares”) à des adresses e-mail recupérées sur le site de l’institution visée. C’était d’ailleurs le cas pour Bercy en 2011. »

A défaut de découvrir les failles de systèmes informatiques de plus en plus complexes, les hackers s’emploient donc désormais à exploiter les erreurs humaines pour accéder aux données sensibles des institutions publiques.


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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 15:52

 

 

Le Monde.fr | 20.11.2012 à 21h24

 

 

Les ordinateurs des proches conseillers du président auraient été fouillés par des agents américains, selon "L'Express".

Selon L'Express, l'Elysée aurait été victime d'une intrusion informatique, au début du mois de mai. Les ordinateurs des "proches conseillers de Nicolas Sarkozy" et du secrétaire général Xavier Musca auraient été affectés, menant au vol de notes secrètes et de plans stratégiques. L'intrusion aurait été menée avec une technique classique dans le vol de données bancaires, le phishing ("l'hameçonnage").

Les pirates auraient ainsi créé des comptes Facebook singeant ceux d'amis de personnes ciblées de l'Elysée. Ces comptes, une fois amis avec les employés, auraient simplement envoyé un lien vers une page imitant l'intranet de l'Elysée, où ils étaient invités à entrer leurs identifiants de connexion. Une fois les identifiants confidentiels récupérés, les pirates ont pu introduire sur le réseau du Château – par un moyen non précisé – un virus à même de récupérer documents et données personnelles sur les ordinateurs infectés.

Le virus aurait été repéré à cause des communications avec les serveurs Internet des pirates, qui le contrôlaient, difficiles à identifier à cause du passage par des relais. Le virus, lui, était presque connu : son code ressemblait fortement à Flame, repéré en début d'année et considéré comme l'un des logiciels malveillants les plus sophistiqués au monde. Ce virus serait créé par les Etats-Unis et Israël, selon certains spécialistes, et utilisé pour des actions ciblées, notamment au Moyen-Orient. Cette ressemblance a mené les enquêteurs à soupçonner un proche allié, les Etats-Unis, de cette intrusion. Contactée, l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information, qui aurait mené l'enquête, n'a pas souhaité commenter l'information de L'Express.

 

 

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 15:44

 

 

Le Monde.fr | 21.11.2012 à 15h57 • Mis à jour le 21.11.2012 à 16h14 Par Anna Villechenon

 

 
 
L'agence de notation Moody's a dégradé le triple A français lundi 19 novembre.

Sans déclencher le tollé provoqué en janvier par l'agence de notation Standard & Poor's, la décision de Moody's d'abaisser le triple A français a toutefois exclu la France du petit cercle des investisseurs considérés sans risque – à deux voix contre une, la troisième agence, Fitch, devant se prononcer en 2013. Et pose la question d'une remontée des taux d'emprunt français à terme.

Pourtant, les marchés sont restés calmes. Mardi matin, le taux d'emprunt à 10 ans remontait légèrement de quelques points de base, passant de 2,073 % la veille à la clôture à 2,094 %. En fin d'après-midi, il s'inscrivait à 2,151 %.

Parallèlement, les CDS ("Credit Default Swaps") à 5 ans sur la dette française – un produit financier permettant à un investisseur de se garantir contre un risque de défaut à un horizon de cinq ans – augmentaient de quatre points de base à 93 points, alors qu'ils atteignaient 250 points il y a un an. Signe de l'impact limité de la décision de Moody's, la Bourse de Paris clôturait mardi en hausse de 0,65 % à 3 462,06 points. Comment expliquer cette quasi-indifférence des marchés ?

Lire : Moody's dresse un réquisitoire sévère contre Paris (lien Abonnés)

  • La décision de Moody's était attendue, voire anticipée par les investisseurs

Moody's avait averti Paris en plaçant le triple A français sous "perspective négative" dès le 13 février.

Dans un entretien au Monde, Stéphane Deo, chef économiste Europe chez UBS à Londres, expliquait mardi que cette dégradation est donc loin d'être une surprise : "Cette décision arrive tard, pour ne pas dire trop tard, et les marchés ont largement anticipé la dégradation, attendue." Celle-ci apparaît donc comme une confirmation de celle de Standard & Poor's.

  • Les taux français ont enregistré plusieurs mois de baisse

Fin 2011, la conservation du triple A, "trésor national" selon l'un des conseillers de l'ancien président Nicolas Sarkozy, devient un enjeu politique majeur : la France risque de voir ses taux s'envoler. En mai, la perte du triple A apparaît déjà comme un lointain souvenir d'une communication politique alarmiste, partie intégrante de la campagne électorale présidentielle.

Car pendant ce temps, les taux français continuent à baisser. Début juillet, la France rejoint pour la première fois le club très fermé des pays européens qui bénéficient de rendements négatifs sur les taux à court terme, aux côtés de l'Allemagne, des Pays-Bas, de la Finlande, de l'Autriche ou du Danemark et de la Suisse. Une dynamique qui ne s'est pas grippée depuis.

  • La France conserve un peu de marge par rapport à son projet de budget 2013

Le projet de budget 2013 du gouvernement s'appuie sur une prévision de bons du Trésor français à 10 ans – échéance de référence – à 2,9 %. Mercredi en milieu de journée, ces derniers évoluaient à 2,15 %, encore bien en dessous des projections de Bercy.

A titre de comparaison, les taux à 10 ans allemands évoluaient à 1,41 %, loin derrière ceux de l'Italie (4,87 %), de l'Espagne (5,73 %) ou encore de la Grèce (16,37 %). Hors zone euro, les Etats-Unis empruntaient sur la même échéance à 1,66 %.

  • Les investisseurs ont peu de choix

Rares sont désormais les pays à être encore notés triple A. Ils ne sont plus que 20 % aujourd'hui dans l'OCDE, quand ils étaient encore 85 % dans les années 1990. Ceci laisse donc peu de choix aux investisseurs pour faire leurs arbitrages.

Ainsi, dans le contexte économique actuel, "les investisseurs ont le choix entre deux extrêmes : des taux très bas, voire négatifs, comme en Allemagne, ou des taux très élevés, comme en Italie ou en Espagne", résume Stéphane Deo. Sauf que le niveau de risque n'est pas le même dans les deux cas.

Dans cette distribution des cartes, la France conserve un atout : elle conjugue "un faible risque à un niveau de rendement plus élevé que les taux allemands".


Lire aussi : Le triple A français, une fausse valeur depuis déjà longtemps


Anna Villechenon

 

 

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 15:28

 

Le Monde.fr avec AFP | 21.11.2012 à 12h32 • Mis à jour le 21.11.2012 à 14h49

 

 

 

Clémentine Autain le 16 mars à la Bastille lors de la marche du Front de gauche pour l'élection présidentielle.

 

 

Plus de 300 femmes, souhaitant "libérer la parole" des victimes de viol, déclarent avoir elles-mêmes été violées, dans un manifeste lancé par la figure de la gauche radicale Clémentine Autain, présenté comme "un acte politique" et publié dans Le Nouvel Observateur à paraître jeudi.

Pour "briser le silence sur ces millions de femmes" touchées, "il est temps de libérer la parole, condition sine qua non pour en finir avec le viol. Nous voulons briser le silence sur ces millions de femmes violées. Je déclare que je suis l'une d'elles. Je déclare avoir été violée. Le dire publiquement, ensemble, est un acte politique", écrivent les signataires du manifeste lancé à l'initiative de Clémentine Autain, ancienne élue de Paris.

Parmi les 313 noms figurent ceux de l'écrivain Frédérique Hébrard, de l'ex-championne de tennis Isabelle Demongeot et de Marie-Laure de Villepin, ancienne épouse de l'ex-premier ministre.

 

 "UNE FEMME EST VIOLÉE TOUTES LES HUIT MINUTES EN FRANCE"

Ce texte, publié à quelques jours de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le 25 novembre, rappelle qu'"en France, une femme est violée toutes les huit minutes" et que "trop de stéréotypes entourent le viol". "Le viol est un crime dans lequel la victime se sent coupable, honteuse. [...] Ne pas pouvoir dire ce que l'on a vécu rajoute à la violence subie et contribue à l'impunité des violeurs. Seul un viol sur huit environ fait l'objet d'une plainte", poursuivent les femmes signataires.

Issues de tous les milieux socio-professionnels, ces femmes concluent : "Ce manifeste est une interpellation des pouvoirs publics et de la société toute entière pour favoriser l'émergence de notre parole, ici et maintenant." Selon les associations, 75 000 à 100 000 personnes sont violées chaque année.

 

 

                                                                     ********************************************

 

 

« Je déclare avoir été violée » : le manifeste des 313

 

Rue89 - Publié le : 21/11/2012 à 12h36

 

 

 


En 1971, 343 femmes avaient reconnu dans le Nouvel Observateur avoir avorté. Ce sont aujourd’hui 313 femmes qui déclarent avoir été violées. Dans le même hebdomadaire, à l’appel de Clémentine Autain, toutes signent ces mots.

« Nous voulons briser le silence sur ces millions de femmes violées. Je déclare que je suis l’une d’elles. Je déclare avoir été violée. Le dire publiquement, ensemble, est un acte politique. Ce manifeste est une interpellation des pouvoirs publics et de la société tout entière pour favoriser l’émergence de notre parole, ici et maintenant. »

Elles rappellent qu’en France, une femme est violée toutes les huit minutes et que :

« Trop de stéréotypes entourent le viol. Dans l’imaginaire collectif, il se déroule dans une ruelle sombre et est perpétré par un inconnu physiquement menaçant. Dans la vraie vie, les violeurs sont le plus souvent connus de la victime et leur arme ressemble plus au chantage affectif qu’à un couteau, à la menace professionnelle ou financière qu’à un pistolet. Là se niche toute la complexité de ce crime qui s’inscrit dans un rapport de domination historique, celui du masculin sur le féminin.

Ne pas pouvoir dire ce que l’on a vécu rajoute à la violence subie et contribue à l’impunité des violeurs. Seul un viol sur huit environ fait l’objet d’une plainte. Il est temps de libérer la parole, condition sine qua non pour en finir avec le viol. »

 

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 15:12

 

http://www.youtube.com/watch?v=XsBDGhY7SLM&sns=em

 

 

Les Indignés de Nîmes y étaient...

 

Publiée le 20 nov. 2012 par Guy MASAVI

Manifestation de réoccupation de la ZAD de Notre Dame des Landes

 

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 14:54

 

 

CHOMAGE, PRECARITE,

EXCLUSION SOCIALE

 

ORGANISONS LA RESISTANCE

ET LA SOLIDARITE !

 

Début décembre, les organisations de chômeurs/ses (AC !, APEIS, MNCP, CGT-chômeurs) manifesteront à Paris.C'est qu’en 2013 l’actualité sera à la renégociation de la convention pour l’indemnisation du chômage … moment où le patronat tente toujours de rogner les quelques droits des chômeurs/ses.

 

Comme chaque année, à quelques semaines de Noël, il s’agira donc de redire l’urgence de la situation pour les millions de chômeurs et chômeuses. Mais plus largement, c’est la situation des 8 millions de personnes qui vivent en France sous le seuil de pauvretéqui est alarmante et scandaleuse dans un pays aussi riche que le nôtre.

 

Notre départementn'est pas en reste en matière de misère sociale avec un taux de chômage de plus de 15%(un des taux les plus élevés de l'Hexagone) et des quartiers populaires comme la ZUP de Nîmes ou la commune de la Grand-Combesle chômage des moins de 25 ans atteint les 54%.

 

 

VAGUE DE LICENCIEMENTS ET

AGGRAVATION DES POLITIQUES  D’AUSTERITE

 

Ce contexte d'urgence sociale des plus démuni-es est à mettre en lien avec une autre réalité forte de cette rentrée : la multiplication des plans de licenciements. Nombre d'entreprises en France (Fralib, ArcelorMittal, Alcatel, PSA-Peugeot, Ford) et de notre Région (IBM, Salins du Midi, Schneider, Sanofi, Jalatte) menacent de fermer leurs sites de production et de licencier en masse leurs salarié-es alors que  la plupart sont viables (en partie grâce aux aides de l’État), voire font des bénéfices éhontés qu'elles reversent en dividendes à leurs actionnaires.

 

Ces pratiques de "Patrons-voyous", les salarié-es gardois les connaissent bien. Ils et elles en ont aussi été victimes il y a un an quand le groupe Fayat, après avoir racheté l'entreprise Richard Ducros à Alès, licenciait sec ses 350 ouvrier-es.

Les salarié-es, comme toujours, paient les pots cassés de cette terrible logique qui place les intérêts financiers de quelques un-es au-dessus de l'intérêt de ceux et celles qui produisent : les travailleurs et les travailleuses.

 

Le cynisme patronal est grand au regard de ces suppressions de postes qui ne fait qu’alourdir un contexte social déjà morose. Et l’avenir s’annonce encore plus sombre avec la ratification récente par la France du super Traité de stabilité (TSCG) qui prévoit déjà la poursuite voire l’aggravation des politiques d’austérité.

 

Au lendemain de la parution du rapport Gallois sur la compétitivité, le gouvernement Ayrault a, d’ailleurs, déjà annoncé des mesures anti-sociales avec de nouveaux cadeaux au patronat avec la baisse de leurs  cotisations  (de 20 milliards d’euros) tandis que la CSG augmentera de 2 points ainsi que la TVA. Une fois de plus c’est la population qui devra payer !


MANIFESTATION SAMEDI 15 DECEMBRE

RDV à 14h00, quartier Sernam (Carrefour rue Sully-Vincent Faita)

DES FORMES MULTIPLES DE PRECARITE

 

La précarité c’est, tout d’abord,la précarité del'emploiavec la multiplication dans le secteur privé  des contrats-poubelles: CDD illégaux, successions de missions en Intérim, recours au travail non déclaré. Dans la Fonction publique, l’Étatest aujourd'hui le premier employeur des personnels précairesavec ses temps partiels imposés, ses emplois-aidés CAE, ses vacations.

 

La précarité c'est, aussi, la question dulogement. Quand on est mal payé, sans certitude sur son avenir ou que l’on est sans emploi,  on est aussi souvent mal logé. Ou en danger d’expulsion. Pourtant vivre dans un logement insalubre n’est pas un choix. Être expulsé non plus.Un toit c’est un droit. Une réalité lointaine   quand l’on sait qu’à Nîmes, par exemple, on comptait7500 logements inoccupés.

 

La précarité c’est, ensuite,la question des sans-papiers. Travailleurs et travailleuses corvéables à souhait dans le BTP, dans les services ou dans la restauration, ils et elles  vivent, avec leurs familles, au quotidien la peur d’un contrôle, d’une arrestation, d’un enferment puis d’une expulsion.

 

La précarité c’est, enfin, la question de la jeunesse. Les jeunes d'aujourd'hui seront la première génération à connaître un niveau de vie inférieure par rapport à celui de leurs parents, et ce depuis 1945. Pour un-e jeune, même diplômé-e, trouver un CDI relève d'un parcours du combattant.   En pleine crise économique, jeunehttp://acampadabaiona.com/wp-content/uploads/2012/03/deiadar-manif-bayonne.pngsse tend à devenir synonyme de pauvreté, de précarité et d'exclusion sociale.

 


AILLEURS COMME ICI : RESISTANCE !

 

Au Portugal, en Grèce, en Espagne, en Italie, les  journées de grèves générales se succèdent contre les politiques d’austérité, la casse du Code du travail, la baisse des salaires et des pensions et la privatisation des services publics. A nous aussi de nous de mobiliser !Face au chantage à la dette qui nous fait payer le prix d’une crise financière dont nous n’en sommes pas responsables....

 

Face aux licenciements, aux destructions d’emplois, aux radiations-sanctions  des chômeur-ses et aux pressions du patronat...

 

Organisons la résistance afin d’enrayer le processus avant qu’il ne soit irréversible!

 

Ensemble portons notre colère dans la rue, le samedi 15 décembre à Nîmes,

pour imposer une autre répartition des richesses et la création d’un service public pour l’emploi !

 

 

 

MANIFESTATION

SAMEDI 15 DECEMBRE 2012

 

 

RDV à 14h00, quartier Sernam (Carrefour rue Sully-Vincent Faita)une autre répartition des richesses et la création d’un service public pour l’emploi ! 


A l’appel de : SOLIDAIRES 30, CNT 30, CGT CHÔMEURS, ATTAC 30, LES INDIGNES DE NÎMES
Initiative soutenue par : les Alternatifs, Parti de gauche, NPA, gauche Anticapitaliste, Fédération Anarchiste, Alternative Libertaire

 

*Prochaine réunion, Mardi 27 Novembre au local de solidaires



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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 14:30

 


http://www.reporterre.net/spip.php?article3506

 

l y a un an, c’était le début du mouvement de réquisition initié par le CREA. Le 12 octobre 2011, la Préfecture expulse (en ne respectant pas ses propres lois) deux maisons que nous occupions pour y vivre et développer des projets tels qu’une cantine populaire.

Un membre de la CREA est arrêté et passe en comparution immédiate pour « outrage aux forces de l’ordre » ! Au vu des contradictions des témoignages, le tribunal relaxe notre camarade au bénéfice du doute...

Le 21 novembre 2012, il repasse devant la Cour d’appel de Toulouse suite à l’acharnement du parquet qui cherche à tout prix à nous poursuivre afin de ralentir ce mouvement populaire qui a permis, avec les premières personnes concernées, de libérer en un an et demi plus de 15 bâtiments pour se loger, affronter ensemble nos problèmes du quotidien et développer des activités libres et gratuites pour toutes et tous.

Cette forme de répression n’est pas isolée. Tout au long de cette campagne de réquisition, des personnes ont été arrêtées, emmenées en audition pour être fichées et obtenir par la ruse leurs empreintes et leur ADN. Elles ont toujours refusé de participer à ce jeu sécuritaire et risquent un jour ou l’autre d’être poursuivies.

D’autres sont à ce jour encore sous la menace de poursuites judiciaires pour des motifs instrumentalisés par la police et la justice : dégradation de biens privés, violation de domicile, outrage et rebellions, violences commise envers les forces de l’ordre…

Depuis l’expulsion du 22, rue Demouilles, la police nous harcèle autour de nos lieux de vie : contrôle au faciès à la sortie de nos maisons, arrestations arbitraires, placement en détention pour ceux qui n’ont pas le bon profil !

Cette répression n’est pas réservée aux membres de la CREA. Chaque jour, des personnes vivant dans les quartiers populaires (espaces rebaptisés par le pouvoir « zones criminogènes ») sont contrôlées au faciès, arrêtées et placées en garde à vue.

Chaque jour, les audiences de comparution immédiate ont lieu au Palais de Justice : une personne qui vole dans un magasin prend 6 mois ferme sous prétexte de récidive, une personne interdite de territoire vient de se faire condamner pour récidive à une peine de 4 mois : le juge lui envoyant dans la gueule que ça lui apprendra : « soit tu retournes dans ton pays, soit à chaque contrôle, tu retournes en prison ! » (sic).

Venez faire un tour dans les petites salles du 3ème étage du Palais de Justice où chaque jour le juge dit « des libertés » rend ces jugements expéditifs avec tout son mépris et ses humiliations. Et rarement de rassemblement de soutien dans ces carnages judiciaires banalisés !

A Paris, Lyon, Marseille, Nantes, Calais, des personnes inscrites dans des mouvements populaires et/ou qui trouvent des moyens pour survivre subissent la même répression.

Lorsque nous nous organisons pour prendre en main les problèmes créés par les exploiteurs, l’Etat nous envoie ses flics, ses juges et ses politiques pour nous empêcher d’être et d’agir ensemble, en nous criminalisant, par leurs coups, leurs procès et leurs prisons.

En attendant, les véritables responsables de la misère sociale sont bien à l’abri en tirant les ficelles de « La Justice » qui n’est que leur justice !

Aujourd’hui, nous nous rassemblons pour apporter notre soutien à notre camarade et à tout-e-s les opprimé-e-s de leur système policier et judiciaire fait par les bourges pour les bourges.

Que ce rassemblement serve au moins à nous reconnaître entre opprimé-e-s et réprimé-e-s, que nous échangions sur les formes de solidarité qui peuvent se mettre en place quand l’un de nous tombe entre leurs mains !

Solidarité avec tout-e-s les inculpé-e-s et enfermé-e-s à Toulouse et ailleurs !

Liberté pour toutes et tous !

Organisons nous ensemble pour bloquer leur machine judiciaire !

RDV mercredi 21 novembre à 13h30 au palais de justice, cour d’appel, côté place du Salin.

 

* Note perso : A cette heure le RV est déjà passé mais l'information reste importante...

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 14:19

 

 

LES INDIGNE/E/S  AG Chaque mercredi 18h et samedi  à 13h Maison Carrée + pique nique

Chaque 1er samedi du mois : Tour de Vélo  RV Palais de justice à 11h

Chaque mardi Repas à l’Assoc Côté Jardins Solidaires 0466845199

Agenda Démosphère Gard-Cévennes http://gard.demosphere.eu

Dates

Evènement

Lieu

heure

Du 17 au 25/11

Semaine de la Solidarité Internationale

 

 

Mercredi 21/11

Non à la répression syndicale : SOUTIEN

Palais de Justice

10h30

Mercredi 21/11

Inauguration local Beau Parleur

9 rue de St Gilles

18h30

Jeudi 22/11

Colloque sur « Violences sexuelles faites aux femmes » et Exposition

Auditorium conseil Général

9 à 17h

Jeudi 22/11

Rencontre, discussion autour du livre « Crack Capitalism » de J. Holloway

Pablo Neruda

18h30

Vendredi 23/11

Hommage à ARAGON avec les Amis de Diderot

Local Cheminots

20h30

Vendredi 23/11

Vernissage expo « les (G) encombrants

La Passerelle

18h30

Samedi 24/11

Manifestation contre agression Israélienne à GAZA

Carré d’Art

15h

Sam 24/2511

Journée de l’arbre, de la plante, du fruit

St Jean du Gard

 

Sam 24/11

Hommage au poète Pablo Neruda

Casa de ESpana

18h30

Dim 25/11

C’est beau la vie…hommage à J.Ferrat par l’Assoc Amitié FrancoVietnamienne

St Génies de Malgoires

15h

Mardi 27/11

UCCN : frontières, identités,diversité. M. Boissard

IUFM

19h

Mercredi 28/11

Pièce « Toujours le même problème » par le Yes théâtre d’Hébron Cisjordanie Palestine (AFPS Nîmes)

Théâtre C. Liger . Nîmes 0624092370

19h30

                                                     Jeudi 29/11

Journée association AZUR « l’Exil de l’âge, entre ici et ailleurs » 1-Film , échange « Enfin visibles »2-Conférence/débat/convivialité

1-IFME Nîmes

2-Centre Pablo Neruda

14h30

19h

Jeudi 29/11

Théâtre poélitique sur capitalisme, démocratie « le monde ne sait plus sur quel pied danser »F.Dubonnet

Comité quartier La Placette

20h

Dim 2/12

« beau Dimanche » Beau Parleur

L’Entraide Gardoise

15h

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 14:13

 

 

CONTRE L'AGRESSION ISRAELIENNE A GAZA
MANIFESTATION
LE 24 NOVEMBRE 2012
 

    rassemblement à 15 h devant Carré d'Art à Nîmes


 

 

Depuis une semaine, début de l'offensive de l'armée israélienne contre la bande de Gaza soumise depuis 2007 à un blocus illégal et inhumain, le nombre des morts et des blessés augmente (plus de 120 morts et 900 blessés, principalement des civils), les raids israéliens se poursuivent de façon intensive : maisons détruites, banque nationale de Gaza détruite, hôpital jordanien visé ...

 

En Cisjordanie les affrontements avec les soldats israéliens en solidarité avec Gaza ont fait 4 morts.

 

En déclenchant cette nouvelle agression, le Premier ministre israélien Netanyahou qui entre en campagne électorale cherche à obtenir l’union sacrée des Israéliens autour d’une politique d’extrême droite et d’expansion coloniale.

 

Par ailleurs, l’adhésion de la Palestine à l’ONU se précise, malgré l’attentisme des pays occidentaux dont la France. Le gouvernement israélien tente de faire échouer cette possibilité qui permettrait aux Palestiniens de recourir aux juridictions internationales.

 

Nous n'avons pas oublié les massacres perpétrés par la même armée israélienne lors de l'offensive « Plomb Durci » de 2008-2009, se soldant par la mort de près de 1500 Palestiniens et de nombreux blessés, avec les mêmes prétextes évoqués aujourd'hui par le gouvernement israélien pour justifier cette attaque meurtrière.

 

La communauté internationale comme le gouvernement français doivent mettre fin à l'impunité d'Israël et appliquer des sanctions et non pas des primes à l'occupation comme le fait régulièrement l'Union européenne et plus récemment le chef de l'Etat français en accueillant à bras ouvert B. Netanyahou.

 

Nous appelons le gouvernement français et le Président de la République à

apporter son soutien à la demande d'adhésion de l'Etat palestinien à l'ONU.

 

Nous exigeons :

- l'arrêt immédiat des bombardements à Gaza

- la levée du blocus illégal et criminel

- la fin de l'impunité et des sanctions contre Israël

 

Nous relayons l'appel du BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) des Palestiniens aux personnes de conscience du monde entier, à amplifier les campagnes BDS pour tenir Israël responsable, et à faire pression sur leurs gouvernements pour la suspension immédiate des ventes d’armes à Israël, pour l’application de sanctions commerciales, et pour la traduction en justice de tous les officiels et militaires israéliens ayant pris part, à tous niveaux, aux crimes d’Israël contre les Palestiniens dans Gaza.

 

Premiers signataires : Association France Palestine Solidarité Nîmes, Femmes en Noir Nîmes, Union Juive Française pour la Paix du Gard, Association France El Djazaïr, Parti communiste français Gard, les Alternatifs, le Parti de Gauche,


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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 19:29

 

zad.nadir.org

mardi 20 novembre 2012, par zadist


Un récit de la garde à vue de camarades parisiens.

 

Il est autour de 1h du matin ce vendredi 16 novembre 2012 quand une voiture de la police de proximité s’arrête au niveau du 150 avenue Daumesnil (Paris 12ème). Nous sommes alors deux sur le trottoir juste devant la permanence du Parti Socialiste. Et sur les murs de celle-ci, quelques inscriptions au marqueur et une série d’affiches sont apposées là pour soutenir la lutte contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Trois flics débarqués du véhicule entreprennent de nous interpeller et font un inventaire (avec photographies) des « dégradations », avant de crachoter dans leur talkie-walkie : Delta, Oscar, Mike...

On nous embarque. Motif invoqué : « Outrage à personne dépositaire de l’autorité publique » (Article 433-5 du Code Pénal). Il semblerait que l’inscription « Ayrault-porc, nous serons ta Bérézina » relevée sur la façade soit à l’origine de l’inculpation. Et il semblerait même que les policiers nous ont pris en flagrant délit de l’avoir fait. Pourtant, personne n’écrivait sur ce mur lorsqu’ils sont arrivés. Et nous nous trouvions juste là, en pleine contemplation de l’œuvre.

Alors que je suis déjà menotté dans la voiture, la radio de celle-ci annonce que nous allons être transférés dans les locaux du Service d’Investigation Transversale, situés rue Riquet dans le 19ème. Ça me rappelle quelque chose : http://paris.indymedia.org/spip.php...

Et voilà que les deux voitures de police qui nous emmènent sont lancées à toute blinde sur les avenues de Paris, manquant à chaque intersection de tuer un cycliste pour être certains de ne pas dépasser les délais légaux imposés par la procédure. Précisons qu’arrivés à mi parcours, les flics de la première voiture se rendent compte qu’ils ont oublié les marqueurs sur le rebord de fenêtre de la permanence socialiste. Retour – très - rapide avenue Daumesnil : ce serait bête d’oublier les pièces à conviction...

Arrestation + 30 minutes : transfert au SSIT (Paris 19ème)

1h15, on est placés en garde-à-vue. Un flic présent dans le hall m’écrabouille la mâchoire parce que j’ai osé ne pas me taire quand il m’a demandé de la boucler. Mise en condition. On nous place bientôt en cellule : retrouvailles avec les clapiers qui puent la pisse. D’autres gars sont déjà là, accusés de cambriolage. Forcément, c’est aussi une des spécialités du SIT d’enquêter sur ce type d’affaires, en plus des violences urbaines, des phénomènes de bandes, du racolage et de certaines affaires sensibles incombant à la Direction de la Police Urbaine de Proximité (DPUP).

Bientôt, nous retrouvons l’OPJ sorti d’un vieux film anglais qui sévit toujours à cette adresse. Nous avons chacun une avocate qui nous assiste pendant l’audience. Nous n’avons rien à déclarer, l’OPJ s’ennuie. Mais il reste flegmatique, placide, pose ses questions de routine et imprime son PV qu’il nous demande de signer. Pas envie de signer, on retourne en cellule. Plus tard, on nous demande aimablement si nous souhaitons donner notre ADN. Que dalle, on refuse. Un nouveau chef d’inculpation apparaît dans notre procédure : « refus de se soumettre à un prélèvement biologique » (Article 706 du Code Pénal).

Arrestation + 11 heures : transfert au 27 boulevard Bourdon (Paris 4ème)

Alors qu’on est enroulés dans les couvertures dégueulasses de la taule Riquet pour résister au froid, quatre flics en civil viennent nous tirer de nos cellules pour nous emmener dans les autres locaux du SIT près de Bastille. Dans la voiture, la flique assise entre nous deux, Alison, écrit des sms à son collègue Olivier concernant des clés de bagnole, tandis que ses collègues nous demandent la raison de notre interpellation. Un autre nous précède en moto.

Toujours menottés, on nous sort de la voiture et on nous fait entrer par la petite porte arrière du commissariat située rue de l’Arsenal, puis on nous colle dans deux cellules juxtaposées du poste de police. Un flic d’accueil nous explique gentiment comment utiliser le robinet et le wc turc qu’il y a dans chaque cellule. En tout cas les cellules sont plus propres et moins glauques qu’à Riquet. Mais une taule reste une taule.

Quelques temps après, entretien avec nos avocates respectives et nouvelle audition, cette fois-ci avec Alison et en présence des avocats encore une fois. Elle nous demande d’expliquer notre version des faits, à savoir quand et comment nous nous sommes trouvés devant la permanence du PS et si oui et de quelle manière nous en avons gribouillé les murs. Autant dire qu’on n’a pas grand chose à déclarer. Elle nous interroge aussi sur nos raisons de refuser de tourner le coton-tige dans notre bouche. Elle nous sort l’argument classique du « si c’était ta fille qui s’était faite violer, tu serais contente qu’on retrouve le violeur avec son ADN ». Que dire ? Évoquer la question du totalitarisme, du contrôle total de la population au nom de la prévention du crime ? Je me tais, c’est mieux. Mais à la rigueur on s’en fout, c’est la suite qui est croustillante. Et j’y viens.

Dans l’après-midi, coup d’éclat. On nous notifie une supplétive de garde-à-vue : dix nouveaux chefs d’inculpation s’ajoutent à ceux d’outrage et de refus d’ADN. Quelqu’un quelque part a suggéré aux braves agents du SIT de nous interroger sur dix autres faits de dégradations commis à l’encontre de différents locaux du Parti Socialiste entre le 28 octobre et le 10 novembre ! Que de faits d’armes à notre actif !

Arrestation + 17 heures : prolongation de la GAV de 24 heures

L’enquête a pris soudainement une autre dimension. Mon camarade de galère est emmené à son domicile pour une perquisition. Et après 19 heures, alors qu’il a été ramené en cellule et que le procureur a décidé du prolongement de notre garde-à-vue, le SIT prend congé de nous pour une longue nuit de silence. Toutes les cellules sont occupées et la nuit apporte de nouveaux voisins, certains interpellés pour bagarre, d’autres pour état d’ivresse. Les loquets des autres cellules claquent, des gens passent et repassent dans le couloir, puis finalement le sommeil finit par venir.

Arrestation + 32 heures : seconde perquisition

Je suis réveillé vers 9 heures du matin par Nicolas, Grégoire, Jerome et Ken, quatre flics du SIT qui viennent m’emmener en perquisition à mon domicile. Pas de mandat, puisqu’on est dans le cadre d’une enquête de flagrance. « Flagrance », ça veut dire que la police fait ce qu’elle veut dans un délais de 7 jours suivant l’arrestation en flagrant délit. Ils ont trouvé ma vraie adresse (que je ne leur avais pas donné) et foncent à travers la capitale ensommeillée pour aller fouiller mon appart. En cours de route, je leur fait remarquer qu’il font le boulot d’une police politique et leur demande ce qui peut bien motiver une perquisition si ce n’est la recherche d’éléments sur mon appartenance politique, éléments qui intéresseraient bien la DCRI ou la SDIG, mais n’ont pas grand chose à faire dans une enquête sur des « dégradations légères ». Ils me répondent qu’ils sont à la recherche « d’éléments préparatoires » (en gros, d’indices permettant d’attester que les inscriptions auraient été préparées chez moi). Quand je leur demande quels types d’éléments peuvent être pris en considération, le silence me répond, éloquent. Mais au demeurant, l’équipe de flics qui m’accompagne est bien sympa. Trop à mon goût.

Ils sonnent, réveillent ma copine qui ne s’y attendait pas trop (elle dormait). Ils font intrusion dans notre appart avec leurs grosses godasses et commencent à fouiller le salon après m’avoir permis de faire un brin de toilette. Tout les intéresse. Ils ouvrent toutes les boites, portes, tiroirs, s’étonnant du rangement. L’un d’eux s’arrête sur le bouquin « La force de l’ordre » de Didier Fassin, tandis qu’un autre prend des photos d’affiches politiques sur mes murs. Autant dire qu’ils sont satisfaits de trouver sur la table des tracts et affiches en rapport avec la ZAD : sans doute les éléments préparatoires qu’ils cherchaient. Ils en profitent pour prendre des documents personnels permettant de retracer mon parcours politique et l’ensemble de mon matériel informatique (trois pc contenant 4 disques durs, plus 2 disques durs externes, plusieurs clés USB, un camescope...). Puis, alors que je crois la perquisition terminée, ils partent fouiller le véhicule d’une copine dont j’avais emprunté la clé et qui avait été localisée par l’un de leur collègue la veille (si ça ce n’est pas de l’espionnage digne d’une police politique !). Dans le coffre, ils trouvent deux bombes de peinture blanche et jaune et un flacon de peinture rouge : d’autres « éléments préparatoires ». Ils prennent la voiture en photo et on s’en retourne boulevard Bourdon. Autant dire que la gardienne de l’immeuble n’était pas du tout étonnée de me voir passer menotté et entouré de quatre flics.

Arrestation + 38 heures : avec les flics informaticiens de la BEFTI

Après la pause de midi et alors qu’on s’assoupit dans les cellules, on me fait monter au troisième étage du commissariat, où deux flics de la Brigade d’Enquête sur les Fraudes aux Technologie de l’Information (BEFTI) sont venus en renfort du SIT. Là, tout le matériel informatique saisi dans nos appartement est passé au crible à l’aide du logiciel EnCase Forensic for Law Enforcementet d’appareils de blocage en écriture. Tous les fichiers, y compris préalablement supprimés, sont extraits et analysés à partir de mots clés en rapport avec les faits de dégradation : « parti socialiste », « zad »... Toutes nos photographies et documents personnels passent sous les yeux des techniciens-flics, qui démontent et analysent nos ordinateurs pendant plusieurs heures. Ce qui les intéresse est gravé sur un CD rom et ajouté aux scellés.

Arrestation + 40 heures : ultime audition

La dernière audition porte sur les faits commis à l’encontre des différents locaux du PS au cours du dernier mois. On nous demande de commenter. On n’a évidemment rien à dire, puisqu’on n’y était pas. Et puis Jérôme, le flic qui m’interroge et fait preuve d’une évidente sympathie pour nous (mais sert quand même le pouvoir), tente d’en savoir plus sur mes idées politiques, feignant la discussion informelle « hors audition ». Il tente quelques incises, parlant d’acratie (absence de pouvoir), d’anomie (absence de règles), d’anarchisme de droite, citant Kropotkine et un poète anarchiste, attendant de moi que je donne mon avis. Mais hélas pour lui, le contexte n’invite pas à la discussion. Je n’ai rien à déclarer. Derrière le gars sympa (et semblant sincère) se cache un flic, ne jamais l’oublier.

Arrestation + 44 heures : fin de la GAV et transfert au dépôt du Palais de Justice

Vers 20 heures on nous notifie la fin de notre garde-à-vue et notre transfert dans les quatre heures vers le dépôt du Palais de Justice de la Cité. On nous dit que notre matériel informatique nous sera rendu dans les trois jours, excepté les peintures, quelques documents et nos portables, qui restent sous scellé (un service spécialisé sera chargé de déterminer où étaient nos portables les soirs des 28 et 31 octobre, 1er, 4, 7 et 10 novembre).

Alors que nous dormons, vers 1 heure du matin une équipe de flics de la police de proximité vient nous chercher pour nous amener à Cité. Dans le fourgon, l’une des flique fait par à sa collègue de sa déception d’être avec nous au lieu d’intervenir sur une bagarre, exprimant son envie de « cogner sur quelqu’un » : la finesse des équipes de nuit...

Peu après, nous sommes placés en cellule dans le dépôt du Palais de Justice, une grosse prison avec plus d’une soixantaine de cellules alignées sur deux étages, avec des coursives comme à Fresnes. Tout est clean depuis que le dépôt a été rénové en 2010 et après que le Conseil de l’Ordre des avocats avait dénoncé son insalubrité en 2009. Mais l’endroit reste affreusement glauque.

Arrestation + 57 heures : transfert vers la cage des déférés

Après avoir été réveillé dans la nuit pour une nouvelle tentative de prélèvement biologique, nous sommes réveillé vers 9 heures du matin pour être emmenés un par un avec un quinzaine d’autres personnes à travers la « souricière » (couloirs souterrains ressemblant à la ligne Maginot) jusqu’au Palais de Justice, menottés et accompagnés chacun d’un gendarme. Placés ensuite dans une cage collective sous la bonne garde d’un groupe de gendarmes, nous attendons un entretien avec l’assistance sociale censée établir nos garanties de représentation (si nous sommes socialement intégrés), puis avec notre avocat et enfin avec le procureur qui doit décider de notre sort.

Arrestation + 62 heures : passage devant le procureur et remise en liberté

Peu avant quinze heures, on passe devant ledit procureur après avoir poireauté près de cinq heures dans la cage des déférés (autant dire qu’on a eu le temps de faire connaissance avec tous nos compagnons d’infortune : escrocs, bagarreur/euses, utilisateur/trices de faux papiers). L’entrevue avec le procureur dure cinq minutes, juste le temps de se voir remettre une convocation en justice pour le 16 janvier 2013 à 9h00 devant la 24ème chambre du TGI et une fiche de sortie du dépôt.

Retour au dépôt, remise de nos fouilles. On peut enfin sortir, après 62 heures enfermés pour des dégradations légères !! Précisons qu’entre temps l’inculpation pour outrage a disparu des chefs d’inculpation et que le tribunal ne semble pas retenir (pour l’instant) les faits commis sur les autres permanence PS au cours du mois passé. Heureux de savoir que l’ensemble de mes données personnelles sont passées entre les mains des flics...pour rien !

Que cherchaient vraiment les flics du SIT ? En quoi l’accumulation d’éléments relatifs à nos appartenances politiques et une perquisition à notre domicile permettent-elles de déterminer notre participation à des dégradations ?

Ça suinte le procès de mauvaises intentions...

Liens : http://interstice.over-blog.org/art...

 

 

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