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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 19:45

 

Libération - 3 décembre 2012 à 18:02 (Mis à jour: 18:29)


Lakshmi Mittal, PDG du groupe éponyme, le 8 février 2012 à Luxembourg
Lakshmi Mittal, PDG du groupe éponyme, le 8 février 2012 à Luxembourg (Photo Jean-Christophe Verhaegen. AFP)

Récit Il n'y a pas qu'en France que le groupe du milliardaire indien Lakshmi Mittal réduit ses effectifs. Partout en Europe, le géant de l'acier baisse les feux et irrite gouvernements et salariés.

 

Par DOMINIQUE ALBERTINI

 

Florange, Gandrange : ces noms sonnent désormais familiers pour le public français, qui les associe aux aciéries lorraines en partie fermées par le groupe ArcelorMittal. Un scénario auquel renvoient aussi les toponymes de Liège, Schifflange ou encore Valleverde, autant de sites européens du même groupe ayant eux aussi connus des suppressions de postes, parfois précédées de longs conflits sociaux. Loin d'être une problématique francofrançaise, les turpitudes du géant de l'acier ont des conséquences au quatre coins du continent. Retour sur une déconfiture européenne. 

 

Comment le groupe s’est-il implanté en Europe ?

Bien que numéro 1 mondial de l’acier, le groupe Mittal Steel est peu présent sur le vieux continent au début des années 2000. Surtout implantée en Europe de l’Est, la société du milliardaire indien Lakshmi Mittal est spécialisée dans le rachat d'usine en difficultés dans les pays émergents, qu'il restructure et relance en profitant des bas coûts de la main d'oeuvre.

En janvier 2006, Mittal Steel franchit un palier dans sa politique de rachats tous azimuts, en lançant une OPA hostile sur le groupe européen Arcelor, numéro 2 mondial du secteur. Combattue par celui-ci, critiquée par les gouvernements et les syndicats européens, l’opération finit par aboutir. Mittal Steel, devenu ArcelorMittal, récupère plusieurs dizaines de sites de production en Europe, notamment en France, en Espagne et dans le Bénélux. En 2006, le groupe emploie 111 000 personnes dans l’Union européenne, soit 35% de ses effectifs mondiaux, et le continent assure près de la moitié de sa production d’acier.

Pourquoi la fusion avec Arcelor ?

La frénésie de rachats de Lakshmi Mittal répond à un objectif d'«intégration verticale». Alors que le cours de l'acier est au beau fixe, le groupe entend maîtriser toute la chaîne de production, de l’extraction du minerai de fer à la découpe de l’acier, en passant par la fonte. Ainsi compte-t-il réaliser des économies d'échelles et augmenter ses marges.

Par ailleurs, Mittal souhaite positionner son groupe sur le secteur de l'acier «haut de gamme», dans lequel se distingue Arcelor. De quoi satisfaire la demande des économies développées, et, à terme, celle des pays émergents, dont il anticipe l'immense appétit d'acier. Enfin, la fusion permet à la nouvelle entité de peser suffisamment à elle seule pour orienter les cours de l’acier et tenir tête à ses clients. Le contexte s’y prête : l’acier est au plus haut.

Comment ont évolué les effectifs ?

S'il fait aujourd'hui figure de «prédateur», selon les mots des syndicats, Lakshmi Mittal tentait plutôt, en 2006, de se poser en Père Noël. En effet, dans un plan «Apollo» présenté en 2003, avant la fusion, Arcelor prévoyait lui-même la fermeture progressive de six hauts-fourneaux en Europe pour gagner en compétitivité : deux en Belgique, deux en Allemagne, et deux en France, à Florange. Le groupe entendait également réduire ses effectifs, notamment par des départs en retraite anticipés. 

Pour rassurer gouvernement et syndicats, critiques vis-à-vis de sa tentative d'OPA, Lakshmi Mittal promet alors d’examiner favorablement le destin de ces unités, qui seront effectivement préservées une fois l’OPA réussie. Jusqu’en 2008, le groupe voit même ses effectifs augmenter dans l’Union européenne : cette année-là, ils atteignent 130 000 salariés, et représentent 41% des effectifs totaux d’ArcelorMittal. Avant de tomber à quelque 96 000 en 2011, sous l'effet des nombreux plans de réduction d'activité décidés par ArcelorMittal. 

Pourquoi Mittal réduit-il ses effectifs ? 

Le groupe pointe les surcapacités de ses installations européennes, alors que la crise a fait chuter la demande d'acier, notamment dans les secteurs de l'automobile et du bâtiment. Mais, profitant de sa position dominante sur le marché de l'acier, le groupe a également joué de ses hauts fourneaux européens comme d'une variable d'ajustement, pour maintenir le cours de l'acier. 

De leur côté, les syndicats accusent Mittal d'avoir mal préparé ses sites européens à affronter la crise, en n'investissant pas suffisamment. Une accusation qu'appuie un rapport remis en juillet à Arnaud Montebourg, selon lequel «les priorités stratégiques définies par le groupe font peu de place à la sidérurgie européenne», et qui note un surinvestissement du groupe dans sa division «Mines», tandis que la part allouée à la production européenne d'acier est à la baisse. «La stratégie du groupe est davantage marquée par des contraintes de court terme qu’inspirée par des considérations industrielles de long terme», conclut le rapport, pointant notamment le niveau d'endettement considérable d'ArcelorMittal.

«il y a d'une part la situation de surcapacité, d'où le retour aux choix stratégiques d'Arcelor, où l'on ne garde que les hauts-fourneaux en littoral de Dunkerque et Fos-sur-Mer, explique Philippe Chalmin, professeur à l’université de Paris Dauphine, spécialiste des marchés mondiaux. D'autre part, il est vrai que, face à la montée des prix du fer, Mittal a beaucoup investi dans les mines, et probablement pas assez dans la sidérurgie».

Que se passe-t-il hors de France ?

Si le destin de Gandrange et Florange a focalisé l'attention en France, des scénarios similaires se sont produits partout en Europe. Ainsi, en Belgique, un accord vient d'être trouvé avec les syndicats pour la fermeture de la phase «à chaud» du site de Liège, qui entraînera la suppression de 795 emplois, dont 314 départs en retraite anticipée et 481 reclassements. Un dénouement précédé d'un long conflit social autour de cette usine dont Arcelor prévoyait déjà de fermer les hauts fourneaux en 2003. 

Au Luxembourg, 282 salariés sont en arrêt de travail depuis la fin 2011 sur les sites de Schifflange et Rodange, dont 150 anciens de Gandrange reclassés au Luxembourg après la fermeture de l’aciérie en 2009. Le luxueux siège du groupe à Luxembourg-ville, trop coûteux, va lui-même être fermé en 2013. En Espagne, une partie de l’activité du site de Valleverde, près de Madrid, a été arrêtée «pour une durée indéfinie», entraînant le reclassement de plus de 300 salariés. Début 2012, le groupe a annoncé la supression de 1000 postes en Pologne, 1100 en Roumanie, 630 en République Tchèque.

«Le groupe a toujours un avenir en Europe, où il conserve beaucoup d'activités et la clientèle de l'industrie automobile, estime Philippe Chalmin. Mais c'est un groupe très endetté, qui n'est pas en bonne santé. Donc il coupe là où ça coût cher, et où il estime qu'il n'y a pas beaucoup d'avenir».

 

 

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 19:36

 

Vendredi soir, le premier ministre Jean-Marc Ayrault assurait sur le plateau de TF1 que la France avait mis tout son poids dans la balance pour obtenir le meilleur plan possible pour le site de Florange. Mais l’intervention gouvernementale a-t-elle vraiment permis de faire plier la direction d’ArcelorMittal et d’obtenir des concessions supplémentaires ?

Les yeux fixés sur la Lorraine, personne n’a vu ce qui se passait au même moment à Liège, site où les hauts-fourneaux sont aussi condamnés à fermer. Au moment où le premier ministre français annonçait un accord avec le groupe sidérurgique, les syndicats de Liège, la région wallonne et la direction d’ArcelorMittal aboutissaient eux aussi à un accord, après de longues semaines de négociations, comme le rapporte La Libre Belgique.

Le moins que l’on puisse dire est que l’accord obtenu par les syndicats belges ressemble étonnamment à ce qui a été « arraché » par le gouvernement français. 795 salariés sont touchés par la fermeture des hauts-fourneaux de Liège. La direction s’est engagée à ce qu’il n’y ait « aucun licenciement sec ». Une partie des salariés pourront partir en préretraite. Un plan de départs volontaires sera ouvert. Quant aux autres, ils seront intégrés dans une cellule de reconversion, avec un engagement d’embauche prioritaire par une structure financée par ArcelorMittal et la région wallonne, destinée à la réhabilitation et la dépollution des sites à chaud fermés.

Un volet industriel doit venir accompagner le volet social. Les syndicats belges préfèrent consolider l’acquis industriel existant plutôt que de parier sur un hypothétique plan européen. ArcelorMittal devrait investir 138 millions d’euros sur le site afin d’assurer la modernisation et la pérennité de cinq lignes à froid. La région wallonne, elle, serait prête à apporter entre 80 et 90 millions d’euros afin d’investir sur sept lignes « considérées comme non prioritaires ». 

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 19:19

 

Le scandale des Caisses d’épargne avait eu pour paroxysme la perte, en octobre 2008, de 751 millions d’euros à la suite de spéculations hasardeuses sur les marchés financiers. Il va désormais déboucher sur une spectaculaire injustice : alors qu’aucun des dirigeants de la banque de l’époque n’a été inquiété d’une quelconque façon ni sommé de rendre des comptes, c’est un lampiste qui est aujourd’hui mis en cause. Il s’agit de l’un des anciens traders de la banque, Boris Picano-Nacci, contre lequel la banque a porté plainte et qui a été renvoyé devant le tribunal correctionnel au terme d’une ordonnance prise le 2 février 2012 par le juge qui a instruit l’affaire, Serge Tournaire. Il comparaît à partir de ce lundi pour abus de confiance devant le tribunal correctionnel de Paris.

L’ordonnance de renvoi permet à elle seule de comprendre la gravité de cette injustice. Si le juge estime que le trader a vraisemblablement contrevenu aux instructions qui lui avaient été données – ce que l’intéressé conteste énergiquement – et que « ces agissements sont susceptibles de constituer une forme d’abus de confiance », il n’en souligne pas moins que « l’enquête a permis d’écarter toute intention malveillante de la part du trader, toute intervention externe ou connivence ».

Traduction : l’affaire Picano-Nacci n’a strictement rien à voir avec l’affaire de la Société générale, celle qui a valu au trader Jérôme Kerviel d’être condamné en octobre 2010 à cinq ans de prison dont trois ferme.

Les poursuites engagées par la banque contre le jeune trader sont stupéfiantes. À la lecture de l’ordonnance de renvoi, on a tôt fait de comprendre que la direction des Caisses d’épargne, qui a toujours été très proche de Nicolas Sarkozy, est, elle-même, grandement responsable des désordres qui régnaient au sein de l’établissement et sans lesquels il n’y aurait jamais eu ces gigantesques pertes de marché. Reprenant à son compte de nombreux faits révélés par des enquêtes de Mediapart – mais sans faire référence à notre journal –, l’ordonnance dresse, en creux, un réquisitoire contre la banque elle-même. À lire l'ordonnance de renvoi, on en vient à penser que la direction a porté plainte pour se défausser de ses propres responsabilités.

À cette affaire, Mediapart a consacré de très nombreuses enquêtes, qui disculpent Boris Picano-Nacci, et qui accablent la direction de l’époque des Caisses d’épargne. Ces enquêtes nous avaient même valu douze plaintes en diffamation de l’ancienne direction de la banque – plaintes que celle-ci avait finalement retirées avant finalement d’être condamnée pour poursuite abusive.

Pour comprendre l’injustice dont Boris Picano-Nacci est aujourd’hui la victime, il suffit donc de se reporter à ces enquêtes très fouillées, dans lesquelles nous avions révélé de très nombreux documents confidentiels de la Commission bancaire et de la direction de la banque elle-même. On peut en particulier se reporter à ces trois enquêtes :

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 19:13

 

Lire aussi

Dans le monde de la pauvreté, seuls les états des lieux sont riches. Les sept rapports qui sont rendus aujourd’hui au premier ministre ont mobilisé pendant un peu moins de deux mois associations, partenaires sociaux, collectivités, en vue de la conférence nationale de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale qui se déroulera les 10 et 11 décembre. Ils dressent un tableau noir de la situation vécue par les 20 % des Français les plus en difficulté.

Dans chaque secteur, des propositions ont été faites, souvent anciennes, mais jamais mises en œuvre. « Preuve de l’inaction des derniers gouvernements », explique-t-on à Matignon. Que fera le premier ministre de ces suggestions ? C’est toute la question. Jean-Marc Ayrault ne devrait pas se prononcer avant le mois de janvier.

Au vu des contraintes budgétaires, on peut surtout s’attendre à des réformes de fonctionnement et de gouvernance. Tous les rapports insistent sur l’insuffisante qualité de l’accompagnement et son éparpillement : comment éviter qu’une personne se retrouve écartelée entre 15 référents et autant de dispositifs différents, de la mairie à la caisse des allocations familiales en passant par Pôle emploi ou encore le conseil général ?

Ce labyrinthe conduit à une problématique essentielle, celle du non-recours. À titre d’exemple, 35 % des allocataires possibles du RSA socle (l’ancien RMI) ne le demandent pas. Ce taux atteint même 68 % pour les bénéficiaires potentiels du RSA activité (le complément de revenus auxquels ont droit les travailleurs pauvres). Pour l’accès aux soins, une aide existe pour pouvoir contracter une mutuelle. Le taux de non-recours atteint environ 75 % ! (Voir notre reportage à Nancy.)

Dans les autres priorités évoquées à Matignon, on évoque la sempiternelle question des jeunes qui ne sont ni en formation ni en emploi. Seulement 9 000 touchent le RSA jeunes, usine à gaz montée sous le gouvernement Fillon avec des conditions ultra-restrictives.

Deux solutions sont donc évoquées : élargir le RSA jeunes. Ou « booster » le CIVIS (Contrat d’insertion dans la vie sociale), déjà destiné à ce type de public, en accroissant le nombre d’agents accompagnateurs dans les missions locales, et/ou en augmentant l’allocation prévue (actuellement en moyenne de 300 euros) quand les jeunes n’ont pas d’emploi.

Autre sujet majeur sur la table : la crise de l’hébergement d’urgence. L’accent est mis à Matignon sur la prévention des expulsions. Mais le groupe présidé par Christophe Robert (Fondation Abbé Pierre) et le préfet Alain Régnier demande au plus vite 20 000 solutions pérennes de logement ou d'hébergement. 

Le groupe sur le surendettement et l'exclusion bancaire suggère la création d’un fichier contenant la date et le montant de tous les crédits pour forcer le prêteur à interroger le consommateur. Le rapport, rédigé par François Soulage, président du Secours catholique, préconise que les pénalités bancaires des personnes fragiles soient plafonnées et qu’elles soient appliquées seulement en fin de mois. Les titulaires du compte devront obligatoirement être prévenus dès qu’ils sont en difficulté. 

Enfin, il est un sujet éminemment sensible sur lequel le gouvernement est particulièrement attendu : le montant des minima sociaux. Car aujourd’hui, on peut vivre sous le seuil de pauvreté, et ne pas pour autant être éligible à la Couverture maladie universelle complémentaire (CMUC).

De même, le RSA subit depuis quelques années un fort décrochage par rapport au seuil de pauvreté. Alors que le RMI équivalait à 50 % du Smic, son équivalent d’aujourd’hui, le RSA socle, est tombé à 43 %. Le mode d’indexation du RSA doit donc être revu selon le groupe de travail dirigé par Bertrand Fragonard, magistrat à la Cour des comptes, et expert de la protection sociale. Qui préconise par ailleurs, sans tarder, un rattrapage. Pour certaines associations, il faudrait fixer le RSA socle à la moitié du Smic. Pour d’autres, il faudrait l’augmenter de 25 % sur cinq ans, ce qui à taux de recours égal entraînerait une dépense de 3,1 milliards d’euros.

Outre les jeunes adultes, deux catégories de population souffrent particulièrement : les foyers monoparentaux et les familles nombreuses. Mais pour savoir comment le gouvernement compte agir, il faudra également attendre. Une mission va être confiée au Haut Conseil à la famille, qui aura lui-même pour tâche de proposer une refonte des prestations familiales.

Retrouvez les 7 rapports en PDF

- Accès aux droits et aux biens essentiels, minima sociaux

- Emploi, travail et formation professionnelle

- Familles vulnérables, enfance, éducation

- Inclusion bancaire et lutte contre le surendettement

- Logement et hébergement

- Santé et accès aux soins

- Gouvernance des politiques de solidarité

 

 

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 18:54

De notre envoyé spécial à Nancy (Meurthe-et-Moselle)

 

Trop « riches » pour être aidés. Trop pauvres pour se soigner. Les retraités et travailleurs précaires qui gagnent plus de 660 euros par mois ne bénéficient pas de la Couverture maladie universelle complémentaire (CMUC), qui prend en charge les dépenses de santé de base, y compris à l’hôpital, et le remboursement partiel des frais de prothèse, de dents et de lunettes.

Ils ne peuvent pas non plus souscrire à une mutuelle d’entreprise comme les salariés stabilisés. Ils se situent dans un entre-deux. Avec quelques droits, qu’ils ne connaissent souvent pas, perdus dans la jungle des assurances et des mutuelles.

 

 

Lors d’un discours le 20 octobre à Nice au congrès de la mutualité française, François Hollande l’a rappelé : « Le reste à charge a augmenté de 25 % pour les médicaments sur les dix dernières années ; les dépenses de soins de ville ne sont plus aujourd'hui remboursées qu'à hauteur de 55 % en moyenne ; et enfin 15 % des Français renoncent à se soigner pour des raisons financières. Ils n'étaient que 3 % il y a trente ans. » Le président, reprenant les conclusions de la Cour des comptes, dresse un constat accablant « L'État a consacré plus de 4 milliards d'aides fiscales et sociales à l'acquisition d'une complémentaire santé. Ceux qui en profitent sont plutôt des cadres de grandes entreprises que des salariés à temps partiel. Quant aux chômeurs et aux retraités, ils ont les plus grandes difficultés à s'offrir une complémentaire santé. Je considère donc que c'est à la fois un gâchis financier et une injustice sociale inacceptable. »

La cellule santé d’ATD Quart Monde à Nancy n’a pas attendu le discours du président de la République pour en faire le constat. Depuis plus de vingt ans, ses travaux inspirent les pouvoirs publics, la carte santé 54, en 1990, ayant par exemple préfiguré la CMU (Couverture maladie universelle).

À chaque fois, le processus est le même : ce sont les militants, ultra motivés, souvent eux-mêmes dans une situation très fragile, qui se réunissent, témoignent et proposent des solutions.

Cette fois, le constat a pris forme après la mise en place du RSA. Alors qu’ils étaient auparavant protégés par le dispositif RMI et ses droits connexes, les travailleurs pauvres qui travaillent quelques heures par mois ont été soudain privés de la CMUC et donc d’un accès aux soins.

Du jour au lendemain, ils ont dû se coltiner des offres peu compréhensibles, à des prix souvent rédhibitoires, et pas toujours adaptées à leurs besoins.

En théorie, une aide étatique, l’ACS (Aide à la complémentaire santé), existe pour ceux qui gagnent plus de 650 euros par mois (au-dessus du plafond de la CMUC) et moins de 893 euros par mois. Mais les processus d’attribution relèvent de l’usine à gaz. Les bénéficiaires peuvent recevoir des chèques spécifiques leur permettant de payer une partie de la mutuelle. Seulement, quelle part de la population connaît la signification de ce sigle ? Alors que 4 millions de personnes pourraient en bénéficier selon les chiffres indiqués par François Hollande, seuls 650 000 y ont recours dans les faits. Soit un taux de non-recours avoisinant les 80 %, selon les chiffres cités par le président de la République !

D’où l’idée d’ATD d’informer sur ces droits, et de proposer par la même occasion un nouveau contrat, plus avantageux et correspondant précisément aux besoins des plus précaires : « Dans une entreprise, on est protégés par le contrat collectif. Alors que pour un contrat individuel, les organismes prennent en compte l’âge, l’état de santé, si vous allez coûter cher… », explique Huguette Boissonnat, dentiste à Nancy et responsable du pôle Santé à ATD.

 

Brigitte Casucci dans les locaux d'ATD, lors d'une permanence, avec Michel et Micheline 
Brigitte Casucci dans les locaux d'ATD, lors d'une permanence, avec Michel et Micheline

L’union fait la force. L’isolement accroît la pauvreté. Brigitte Casucci, assistante sociale de 56 ans qui travaille au CHRS (Centre d’hébergement et de réinsertion sociale) du Grand Sauvoy à Maxéville, a proposé l’idée d’un regroupement des précaires. « Il fallait juste trouver une offre correspondant à leurs besoins. »

« On ne demande pas du caviar. Juste à manger »

Quel « care » pour les précaires ? ATD a convaincu une mutuelle, puis deux, d’accepter ses conditions. Le contrat coûte 30 euros par mois à un adulte, 50 euros s’il est âgé de plus de 60 ans (mais revient moins cher si la personne peut bénéficier de l’ACS). Tout le monde peut y adhérer en passant par le filtre d’associations signataires de la convention, seules à même de juger si la personne qui leur fait face doit, au vu de sa situation, profiter du contrat. « Il n’y a pas de seuil financier, explique Huguette Boissonnat. Une femme qui gagne 2 000 euros par mois, mais qui a trois enfants et vient de se faire larguer par son mari, doit pouvoir en bénéficier. »

Voilà pour les prix. Pour les besoins, ce sont les militants d’ATD, souvent en grande précarité, qui les ont définis. Et qui ont placé en priorité une demande inattendue : la prise en charge des frais d’obsèques.

Plusieurs militants racontent, traumatisés, la quête qu’il a fallu organiser au dernier moment pour enterrer un de leurs proches. Gracieuse, par exemple, une militante de 72 ans, y tenait plus que tout. C’est même elle, qui en lisant le contrat-cadre qu’ATD allait signer, s’est aperçue que les frais d’obsèques ne seraient pas pris en charge pour les plus de 70 ans qui ratifiaient le contrat. C’est elle qui a insisté pour que cette modalité soit changée. Et qui a obtenu gain de cause.

 

Chez Gracieuse (à droite), avec Huguette Boissonnat  
Chez Gracieuse (à droite), avec Huguette Boissonnat

Assise dans son salon d’un appartement HLM du quartier de la Chiennerie, à Houssainville, Gracieuse enchaîne les cigarettes. À ses côtés, son mari, devenu aveugle, s’inquiète pour la énième fois en écoutant la conversation : « C’est bon maintenant ? J’ai la garantie obsèques ? C’est sûr ? »

C’est sûr. Le couple n’aura pas à débourser les 2 000 à 3 000 euros nécessaires dans ce type de circonstance. Pas même à avancer les frais. Des clauses qui n’existaient pas dans le contrat signé par Gracieuse et André, depuis douze ans, avec l’assureur Swiss Life. « Tous les mois, j’essayais d’économiser un peu, parfois 20 euros en vue de ma mort, explique André. Je n’ai plus à le faire. »

C’est un prospectus trouvé dans sa boîte aux lettres au moment de sa retraite qui avait convaincu Gracieuse de contracter avec la mutuelle Swiss Life. Elle payait 129 euros par mois ; André, 153. « Un quart de notre retraite », calcule Gracieuse. À présent, ils payent 60 euros par mois à la Mutuelle. Mais comme entre-temps, ils ont appris qu’ils avaient le droit à l’ACS, soit un chèque de 500 euros par an, ils ne déboursent plus de leur poche que 120 euros par an. Un bouleversement.

Dans le nouveau contrat, pas de cure thermale certes. Mais des besoins élémentaires, comme la prise en charge illimitée des frais d’hôpital, les soins d’optique, et un remboursement partiel des frais dentaires. « On ne demande pas du caviar. Juste à manger », résume Huguette Boissonnat. Voilà qui devrait permettre à Gracieuse de refaire ses dents, quand elle aura mis assez de côté pour les frais restant à sa charge. Ce qui lui va très bien. « Je n’ai jamais eu envie de faire la mendicité. Je déteste ça. »

Juste avant la mise en place de la CMU, en tant que militante d’ATD, elle avait eu l’occasion de poser une question à Martine Aubry, lors de sa venue à Lille. « Je lui ai dit que c’était très bien la CMU. Mais que malgré mes faibles revenus, j’aimerais payer quelque chose. Participer. Elle m’a dit que cela coûterait trop cher à la société de nous faire payer. » En frais de dossiers.

La demande en dit cependant beaucoup. « Moi je ne veux pas des Restos du cœur, de la Croix-Rouge, s’agace Gracieuse. On se débrouille. Il y en a marre d’être considérés comme des assistés. »

Le préjugé est pourtant très partagé. Lorsque ATD a procédé à un appel d’offres pour trouver une mutuelle, beaucoup se sont imaginé que des pauvres allaient abuser du système. 

 

Gilles Stradella 
Gilles Stradella

 

Au départ, seule la mutuelle Acorys a répondu favorablement. « On a pris le risque », explique son directeur, Gilles Stradella. Même si celui-ci s’avère limité : l’expérimentation est prévue sur deux ans. Et les tarifs ne sont pas si bas que cela : 30 euros par personne, « au lieu certainement de 45, pour une offre comparable ». 50 euros pour les plus de 60 ans, au lieu de 65 ou 70 euros. Les mutuelles signataires doivent cependant s’engager à ne pas proposer d’autres contrats aux affiliés, par exemple une assurance voiture. Pas question d’entrer dans un engrenage fou.

Même pas 300 adhérents

Gilles Stradella ne s’en mord pas les doigts : les comptes sont presque à l’équilibre. « On doit avoir un déficit de 3 000 ou 4 000 euros maximum sur l’année. Ce n’est pas grand-chose », explique-t-il, tout heureux de pouvoir afficher son succès et ses « valeurs de solidarité », lui qui reconnaît bien volontiers que « les prix des complémentaires ont grimpé en flèche depuis dix ans ».

Quand il examine les résultats, le directeur de la mutuelle se dit « sidéré » par le sens des responsabilités de ses nouveaux affiliés. Bien qu’une chambre seule soit une des clauses prévues dans le contrat, pas un des près de 300 adhérents ne l’a demandé. Encore plus surprenant : ceux qui se sont fait faire de nouvelles lunettes se comptent sur les doigts d’une main.

Micheline 
Micheline


Micheline en fait partie. Dans les locaux d’ATD, elle raconte qu’elle a vécu dix ans avec une paire de binocles qu’on lui avait donnée, qui la corrigeait vaguement. Avant de s’en refaire une nouvelle, enfin, grâce à la mutuelle.

Elle discute avec Michel, venu se renseigner ce matin-là, qui explique veiller sa mère de 89 ans tout en aidant son fils de 30 ans, le tout avec 600 euros de revenus mensuels. Les yeux ? Cela fait des années qu’il n’a pas vu un ophtalmologiste. Ses lunettes ne le corrigent pas assez. Pas sûr qu’il fera quelque chose pour autant.

Huguette Boissonnat tente de l’expliquer : « Les personnes affiliées ont bien d’autres problèmes. L’ophtalmologie, ce n’est pas vital. Ils disent toujours :J’irai. Plus tard.” Tant qu’ils voient à peu près, se corriger, ce n’est pas une priorité. »

Tous les adhérents que nous avons rencontrés sont ravis. La mutuelle se montre satisfaite. Et le système ne coûte rien à l’État. Mieux : la stigmatisation induite par la CMU est inexistante avec un tel système : « Quand les gens disent qu'ils sont à la CMU, ils sont catalogués parasites, assistés, paresseux. Là, ils sortent une carte de mutuelle, comme n’importe qui », explique Nadia, mère divorcée de trois adolescents, récemment affiliée. Alors qu’attend-on pour élargir l’expérience, suivie de près par le fonds CMU ?


Jean-Marie Morel, de la FNARS 
Jean-Marie Morel, de la FNARS

 

À la FNARS (Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale), le président régional Jean-Marie Morel, chargé de piloter le projet, explique sa nécessité : « Nous tentons de résister à la démolition du système de protection sociale. » Mais il se montre assez réservé. « On compte moins de 300 affiliés alors qu’ATD en attendait 2 000 à ce stade. On n’est pas devant un succès faramineux. Surtout au vu de l’énergie dépensée. »

Ce décollage lent s’explique : les CCAS (centres communaux d’action sociale) viennent tout juste de rentrer dans le dispositif. Les personnes qui s’y rendent pourront à présent être dirigées vers ce dispositif.

 Mais en attendant, et bien que quatorze associations soient en mesure d’orienter vers ces contrats, il demeure peu évident de rencontrer le public concerné. Beaucoup songent à se soigner au dernier moment, quand cela devient indispensable. Du coup, des contrats ont été signés avec deux patients qui étaient sur le point d’entrer à l’hôpital pour des soins lourds. L’hôpital a demandé 15 000 euros à la mutuelle.

L’affaire s’est réglée, mais a constitué une alerte pour la mutuelle comme pour la FNARS : le système ne pourra être viable si l'on fait adhérer des personnes au moment où celles-ci s’apprêtent à coûter très cher.

De même, le peu de soins engagés par les affiliés donne à réfléchir. À force de leur dire qu’ils doivent se montrer responsables, n’est-on pas arrivé à une sorte d’autocensure ? S’ils sont particulièrement mis en garde par le tissu associatif nancéien, le modèle est-il vraiment transposable ailleurs ?

Beaucoup de villes et d’acteurs de la santé se renseignent. Pour l’instant, l’expérimentation n’a pas été reproduite à l’identique avec succès. Huguette Boissonnat croit pourtant à son extension. À condition, dit-elle, que l’impulsion vienne de tout en haut de l’État.

 

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 18:50

 

Médiapart - Blog - 03 décembre 2012 Par Jean-Pierre Anselme

 

 

Tandis que preuve est faite que l'État a grossièrement manipulé les chiffres pour faire croire à la rentabilité de l'aéroport de Notre-Dame des Landes, on apprend l'imminence d'une nouvelle intervention policière de grande ampleur pour évacuer les contestataires du projet.

 

 

Le projet d'aéroport de Notre-Dame des Landes est fondé sur une manipulation des chiffres pour faire croire qu'il serait rentable, c'est ce que révèle, ce 3 décembre, le journaliste Hervé Kempf, sur le site Reporterre.net.

Le 17 novembre dernier, le sénateur d'Europe écologie les Verts, Ronan Dantec, affirmait : « Lors de l’enquête coût-bénéfice sur le projet, l’État a manipulé les chiffres. Au moment de calculer la valorisation en euros des gains de temps permis par le nouvel aéroport, les sommes ont été au moins doublées. Sans cela, l’enquête coût-bénéfice aurait été négative. Cela a été fait sous la responsabilité du préfet de l’époque, Bernard Hagelsteen, aujourd'hui conseiller chez Vinci... Cela contribue à l’extrême fragilité de la légitimité démocratique de ce projet. »

 

Manifestation contre le projet d'aéroport à Notre-Dame des Landes, le 24 novembre 
Manifestation contre le projet d'aéroport à Notre-Dame des Landes, le 24 novembre

 

En substance, détaille Hervé kempf, l'enquête publique préalable au dossier d'utilité publique du Projet d’aéroport du Grand Ouest Notre Dame des Landes, réalisée en 2006 et ayant conduit au Décret d’utilité publique pris en février 2008, s'affranchit des règles du Ministère des Transports destinées à valoriser monétairement les gains de temps de transport permis par la nouvelle infrastructure. Résultat : un quadruplement des chiffres qui permet de présenter comme économiquement avantageux un projet d’aéroport qui, si l’on avait suivi la méthode recommandée, serait apparu comme déficitaire !

Une manipulation qui pose, notamment, ces quelques questions :

Qui l’a opéré ?

A-t-elle été couverte par les autorités préfectorales de l’époque, dont le préfet Bernard Hagelsteen, qui travaille maintenant chez Vinci ?

Pourquoi le Conseil d’État n’a-t-il pas vu ce manquement évident à la méthode officielle d’expertise ?

Des questions pour le moins embarrassantes pour le gouvernement et pour le Premier ministre, des questions qui expliquent aussi leur refus de remettre à plat un projet mené avec des méthodes dignes d'une république bananière.

Vers une nouvelle opération policière ?

Deux arrêtés jumeaux signés par le préfet de Loire-Atlantique, pour la période du 3 au 10 décembre, l'un interdisant le transport de « tout carburant » et l'autre prohibant le transport de « tout explosif, produit inflammable, feu d’artifice » sur les communes de Notre-Dame des Landes et Vigneux, ont mis la puce à l'oreille de BreizhJournal pour qui « le pouvoir va tenter de vider Notre-Dame des Landes cette semaine ».

 

Délégation de l'État à Notre-Dame des Landes 
Délégation de l'État à Notre-Dame des Landes

 

Selon le même journal, « de source policière, ces arrêtés sont motivés par “l'organisation d’une opération de grande ampleur pour vider Notre-Dame des Landes des opposants”(...) et « l’organisation d’une opération très prochaine nous est confirmée par des gendarmes de Loire-Atlantique pour le milieu de la semaine”. »

 

Par ailleurs, « un jugement en référé est attendu le 4 décembre pour décider si  les cabanes construites depuis le 17 novembre à la Châtaigneraie (la Chat Teigne), à l’ouest du bois de Rohanne, sont légales ou non par rapport au code de l’Urbanisme (Vinci-AGO a déposé plainte pour construction illégale) et si la force de l’ordre peut procéder à leur démolition. L’opération commencerait le 5 décembre au petit matin et s’étalerait sur deux ou trois jours. Elle pourrait reprendre le lundi 10 décembre en cas de résistance inattendue sur zone. »


 

 

L'analyse détaillée de la manipulation des chiffres sur le projet de l'aéroport de Notre-Dame des Landes par l'État, sur Reporterre.net (avec aussi d'autres articles sur le sujet) : http://reporterre.net/


L'article de BreizhJournal sur l'intervention programmée des forces de police : 

http://breizhjournal.wordpress.com/2012/12/02/le-pouvoir-va-tenter-de-vider-notre-dame-des-landes-cette-semaine/

 

Et aussi :

La lettre de Stéphanie L, médecin qui a soigné de nombreux blessés à la suite des violences policières à Notre-Dame des Landes, au préfet de Loire-Atlantique : http://www.bastamag.net/article2808.html


Le blog du Collectif de lutte contre l'aéroport de Notre-Dame des Landes : http://lutteaeroportnddl.com/


Zone à défendre, le site des occupants de la ZAD : https://zad.nadir.org/?lang=fr


Le remarquable article de Pierre Deruelle, « Notre-Dame-des-Landes : un projet de 1967 pour répondre aux défis de notre temps » : http://lutteaeroportnddl.com/



 

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 18:27

 

http://zad.nadir.org

 

lundi 3 décembre 2012, par zadist

 

Si jamais le site nous lâche comme l’autre jour, allez voir là-bas : http://lazad.noblogs.org/

Point d’info permanent sur le campement "Hors Contrôle" établi le long de la D81 entre le lieu dit Les Domaines (la Vache-Rit) et la Rolandière. Si vous nous rejoignez sur la zone, voyez ici.

Les trucs utiles à prendre en venant ici :

- équipe legale : 06 75 30 95 45 : à contacter uniquement si vous êtes témoins d’arrestation, si vous êtes arrêté-e-s, et après votre libération
- équipe médicale : 06 43 28 15 97
- Accueil "hors contrôle" : 06 32 98 78 36
- liste du matos à ramener (mise à jour le 25/11)

A propos de la situation de la Chataigne : point sur la situation et appel à occupations en cas de destruction. Il y a un appel à rassemblement pour le procès de demain mardi

2 arrêtés préfectoraux pour Vigneux de Bretagne et Notre dame des Landes : 1 Interdiction pour le transport de carburant et 1 interdiction pour le transport des explosifs, produits inflammables, feu d’artifices entre le 3 et 10 décembre. Ca veut dire qu’il aura eventuellement des fouilles des vehicules prévues !

Plusieurs messages évoquant une intervention dans la semaine sont arrivés vers chez nous, donc on transmet : "... Possible action le 5/XII... si Résistance... PLUS GROSSE ACTION avec renforts supplémentaires prévu le 10/XII ...Cela va parfaitement avec l’interdiction de transport des carburants dans votre secteur..." (pour l’instant, on a pas de confirmation de ces bruits).

DONS : AVIS IMPORTANT On est hyper touché par toute la solidarité qui se met en place depuis le début des expulsions. Pour tout vous dire on commence même à crouler sous certains dons : nourriture, matériel médical, vêtements. On a encore des besoins spécifiques. Du coup merci ne ne ramener que les articles mentionnés dans notre liste. On vous tiendra informés pour d’éventuels nouveaux besoins. De plus aujourd’hui on déménage alors merci ne pas ramener de ravitaillement mais plutôt des branums (plus de 30 m²) pour tout stocker (en tout cas en grosse quantités).


Fil d’infos

Il paraitrait qu’ils vont parler de NDDL sur France Inter, à partir de 19 heures 20, dans l’émission "Le Téléphone sonne : NDDL nécessité économique ou désastre écologique ?" Très facile comme question puisque c’est justement les nécessité économiques de quelques uns conduisent au désastre écologique pour tout le monde non ? On peut les appeler au 01 45 24 70 00.

- 18h24 : Rien de bien nouveau sous la pluie un peu de lecture sur la plus vaste opération policière rien que pour nous dans le bourbier

- 16h30 : Plus de barrage aux Ardillères.

- 16h00 : Les flics entourent la ferme de Bellevue ainsi que tous les accès aux Rosiers et le chemin de Saint-Yves. Ils contrôlent les véhicules. Il y a des fouilles des véhicules au croirsement du Moulin de Rohanne (Fosses Noires - chemin de Suez/D81).

- 15h25 : Des flics qui protègent des camions de transport de gravats on été aperçus à Bellevue (près du Liminbout)

- Le SNUITAM FSU (min. de l’agri) du Finistère a publié un communiqué de soutien de la lutte

- 15h15 : Contrôle avec fouille des véhicules aux Ardillères. On peut supposer qu’il y en a à d’autres points comme le Bois Rignoux - à confirmer.

- 15h00 : Contrôle de flics au carrefour du Moulin de Rohanne (Fosses Noires - Chemin de Suez/D81 Vigneux - Fay)

- 14h10 : Lyon : 20 de nos camaradees sont en GAV Comi 3 rue Esperance à Lyon et 7 Rue St. Jaques et 9 rue Villeurbann !!!

- 13h30 point à la mi-journée : peu de flics sur la zone, on est au courant de 2 fourgons stationnés au Chêne des Perrières (pas de contrôle), et probablement ailleurs autour de la zone, mais pas de contrôle.

- 11h50 : alerte à Lyon : les camarades a Lyon se faisait embarquer, un 20ene des amiEs sont en attends dans une car de flic, verif de ID, voir plus. ON APPEL D’UNe AVOCAT-E MILITANT-E A LYON PLUS VITE POSSIBLE !!!! Pour des camarades a Lyon, ils sont vers la rue Madeleine/Pontlieu. ILS DEMANDENT DU SOUTIEN SUR PLACE

Encore de la lecture, ayayaye : Notre Dame des Landes : l’Etat a manipulé les chiffres. Voici comment

Extrait de l’émission sur l’aéroport de Notre-Dames-des-Landes Invités : Christine Boutin, Tariq Ramadan, Albert Ogien, Valérie Lang, Cécile Philippe, Bruno Gaccio, Henri Pena Ruiz, Hervé Kempf, Jean-Francois Lamour

 

 

Lecture : Des enfants aux manifs No Tav, des parents devant les services sociaux

- 9h28 : tout est calme sur la zone, pas des informations sur les bleus. Ils sont tous parti a Lyon ?

VU qu’il n’y a pas grandes choses a dire actuellement, on profite de suivre un peut qu’est ce qui se passe a Lyon, ou plus précisement ce matin a la frontier de l’Italie / France. Voici, Infos sur NO-TAV : Du TAV au TOP : contestation contre buldozer et this is how democracy looks like : Sommet franco-italien : Des militants No Tav bloqués à la frontière

et de Paroles de Campagne : Hasard vraiment ?

Lecture : mais qui est donc notre chef de la police (sur un certain Valls) ? sur le blog de fabrice-nicolino

- 8h20 : le jour se lève, il fait plus très froid dehors depuis hier, mais ca flotte, paye ta zone humide !!

- 7h00 : Bonjour ! tout est calme...pas des infos plus que ça


RDV d’ailleurs

Aujourd’hui lundi 3 décembre

- Lyon Manifestation NO-TAV !!

- Loches : 20h30 à 22h30 Collectif Lochois et Sud Touraine Café de la porte Picois « chez Véro » à Loches (Près de la mairie)

-  Challans (85) : réunion Comité de soutien citoyen Challans à 20 h 30, salle 8, La Coursaudière.

- Montpellier 19h au 11 rue Desmazes : lors de cette réunion, nous déciderons d’une action d’envergure qui se déroulera le 8 décembre, journée internationale contre les Grands Projets Inutiles Imposés (GPI)

-  Rennes  : Création d’une AG de soutien à la ZAD 19h30, maison de la grève, 37 rue Legraverend, métro Anatole France

-  Paris : en soutien à la manif à lyon No Tav, appel à un point d’information devant la Gare de Lyon à partir de 18h. Venez nombreux.euses

-  Saint-Gaudens : à 18 h à la Maison des syndicats 6 avenue Maréchal-Foch à Saint-Gaudens

Demain mardi 4 décembre

Saint-Nazaire : appel à rassemblement à 10h devant le tribunal de Saint-Nazaire pour le procès de la Chataigne - covoiturage à 9h Place de la Poste à Notre-Dame et arrêt Beauséjour à Nantes.

- Rouen, 5 réunion du collectif de solidarité des Zones à Défendre – Rouen/Notre-DamesDes-Landes 192 rue Eau de Robec 76000 Rouen voir içi

- Marseille : Prochaine réunion du collectif marseillais. Mardi 4 décembre à 19h à Mille Bâbords 61 rue Consolat 13001 Marseille

- Carcasonne : Carcassonne le 4 décembre 2012 Notre Dame des Landes, un projet inutile, dangereux et coûteux, La mobilisation croissante des citoyens sur place et partout en France et au delà a permis de mettre sur la place publique le véritable scandale que constitue le projet de l’aéroport de Notre Dame des Landes soutenu avec obstination par le gouvernement et qui constitue un gaspillage de l’argent public , une catastrophe environnementale et une nouvelle perte inacceptable de bonnes terres agricoles . Après la destruction d’habitations sur le site , un déploiement disproportionné de forces de l’ordre engendrant de vives tensions et de trop nombreux blessés, le gouvernement met en place un comité de dialogue qui risque bien de n’être qu’un dialogue de sourds. Autour des opposants à l’aéroport, la mobilisation ne doit pas faiblir. Le 4 décembre, le comité audois « non à l’aéroport Notre Dame des Landes » manifestera son soutien à cette lutte en se rassemblant à partir de 11h et jusque dans l’après midi devant la salle Joe Bousquet pour la construction symbolique d’une cabane au moment où la tribunal de Nantes délibérera sur l’autorisation de nouvelles destructions d’habitations sur le site.. Nous appelons les audois et les audoises à rejoindre le comité en apportant sur place ce qui lui semblera utile pour cette construction , ou simplement pour manifester son soutien par sa présence. Le comité de soutien dispose d’une adresse : nddlopposition11@gmail.fr.

- Brest : Projection et discussion à la faculté Victor Segalen à 18h.

RDV quotidiens (ou réguliers)

- Notre Dame des Landes, à partir de 9h : permanence sur la place de la poste (local des Syndicats - angle opposé à la Mairie) pour déplacement sur la zone
- Nantes, à partir de 10h : vigie citoyenne au Pont Morand ; à 19h à présent un soir sur deux : rassemblement devant la préfecture
- Rennes, tous les lundis à 19h30 une réunion aura lieu à la Maison de la Grève (37, rue legraverend) pour informer sur ce qui se passe à la zad et penser ensemble ce que nous pouvons faire depuis Rennes (ravitaillement, organisation des allers-et-venues, actions, etc.). Tous ceux qui sont intéressés, qu’ils soient organisés en collectif ou pas, sont les bienvenus !
- Nice : RDV tous les samedis 10h à un des marchés niçois. Prochain samedi 1er décembre : la libération RDV devant le jardin de la villatiole
- Clermond-Ferrand : tous les mardi à 18h à l’hotel des vil-e-s au 55 avenue de l’union soviétique 63000 Clermont Ferrand.
- Concarneau : Réunion chaque jeudi à 18h, à la maison des associations, derrière les Halles
- Villefranche de Lauragais : Tout les vendredi 9h30-12h au marché Permanence collecte de matériel à destination de la ZAD
- Vannes : Le collectif de Vannes se réunit tous les lundi soir à 20h30 au café "l’éloge de la lenteur" pour discuter des actions contre le projet d’aéroport.
- Paris : rdv hebdomadaire du collectif. Ce sera désormais tous les mardi, 19h, BOURSE DU TRAVAIL, 3 rue du chateau d’eau, 75010 paris, métro république
- Cran-Gevrier :Réunion du comité de soutien zone à défendre 74 tous les lundis depuis le 12 Novembre à 18HOO à l’Alterlocal 3 chemin des grèves 74960 Cran-Gevrier

 

 

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 18:03

 

Rue89 - Reporterre 03/12/2012 à 12h12
Reporterre"
Hervé Kempf | Reporterre.net

Comment faire passer un schéma boiteux pour un projet avantageux ? En manipulant l’estimation de rentabilité. Un tour de passe-passe révélé par Reporterre.

 

 


Une barricade d’opposants, à Notre-Dame-des-Landes (SALOM-GOMIS SEBASTIEN/SIPA)

 

Un mot interpelle : celui de « manipulation », employé par le sénateur EELV Ronan Dantec le 17 novembre :

« Lors de l’enquête coût-bénéfice sur le projet, l’Etat a manipulé les chiffres. Au moment de calculer la valorisation en euros des gains de temps permis par le nouvel aéroport, les sommes ont été au moins doublées. Sans cela, l’enquête coût-bénéfice aurait été négative.

Cela a été fait sous la responsabilité du préfet de l’époque, Bernard Hagelsteen, aujourd’hui conseiller chez Vinci... Cela contribue à l’extrême fragilité de la légitimité démocratique de ce projet. »

Le propos est grave. Pour comprendre son origine, il faut aller consulter l’« instruction cadre relative aux méthodes d’évaluation économique des grands projets d’infrastructure de transport », publiée en 2005 par le ministère des Transports.

 

Voir le document

(Fichier PDF)

 

Ce document précise notamment comment valoriser monétairement les gains de temps de transport permis par les nouvelles infrastructures. Il est le document de référence auquel doivent se référer les agents de l’Etat qui ont charge d’opérer ces valorisations monétaires - ils ne sont cependant pas forcés de le faire.

Il explique ainsi, page 34, la « valeur du temps » à prendre en compte pour les « voyageurs interurbains », c’est-à-dire pour les gens qui se rendent à l’aéroport : pour les distances inférieures à 50 km, c’est ainsi 8,94 euros de l’heure (valeur 2000).

Si l’on applique cette valeur au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, en la projetant en 2025 et en appliquant le taux d’inflation, on arrive à des valeurs s’étageant entre 18,6 euros et 20 euros, selon les différents scénarios de trafic.

C’est ce qu’observe page 20 de son rapport le cabinet néerlandais CE Delft, qui a mené une contre-expertise du dossier d’enquête d’utilité publique en 2011.

Une mutiplication par cinq !

 

Voir le document

(Fichier PDF)

 

L’enquête publique a-t-elle pris ces valeurs, qui découlent de l’instruction cadre qu’elle devait appliquer ?

Non. Elle a utilisé des chiffres bien supérieurs. On arrive même à 98,10 euros pour le scénario n°2, qui est considéré comme le plus probable. 98 euros au lieu de 19,25 : c’est une multiplication par cinq !

Or, cette valeur joue un rôle très important, puisqu’elle détermine l’avantage économique du projet d’aéroport. Si elle était inférieure, il n’y aurait plus d’avantage économique, mais au contraire une perte.

Allons vérifier sur pièce...

Il faut retrouver le dossier d’enquête publique préalable à la déclaration d’utilité publique, du projet d’aéroport du Grand Ouest Notre-Dame-des-Landes, réalisé en 2006 et ayant conduit au décret d’utilité publique pris en février 2008.

Les ingénieurs néerlandais de CE Delft ont-ils raison ? Où ont-ils trouvé le quadruplement de la valeur normale ?

Eh bien, dans le deuxième volume de la pièce F, page 97 (voir tableau ci-dessous)

 


Extrait de la déclaration d’utilité publique (Loire-Atlantique.equipement-agriculture.gouv.fr)

 

Que veut dire ce tableau ? Qu’en 2025 (deuxième colonne), l’aéroport fait gagner 312 000 heures ce qui génère des « avantages » de 30,6 millions d’euros par an, soit plus de 900 millions sur trente ans.

On divise 30,6 millions par 312 000 et l’on voit que l’heure gagnée est valorisée à 98,10 euros.

Au lieu de 19,25 euros, si l’on suivait les instructions officielles du ministère des Transports.

Joli tour de passe-passe, non ?

Le quadruplement des chiffres, qui n’est pas justifié dans le texte, a une lourde conséquence : il permet de présenter comme économiquement avantageux un projet d’aéroport qui, si l’on avait suivi la méthode recommandée, serait apparu comme déficitaire.

Cette manipulation pose de nombreuses questions :

  • Qui l’a opérée ?
  • A-t-elle été couverte par les autorités préfectorales de l’époque, dont le préfet Bernard Hagelsteen, qui travaille maintenant chez Vinci ?
  • Pourquoi le Conseil d’Etat n’a-t-il pas vu ce manquement évident à la méthode officielle d’expertise ?

Et par ailleurs, et c’est essentiel : avant toute discussion, va-t-on reprendre l’expertise économique de ce projet, en écoutant tous les experts, et pas seulement ceux qui, pour des raisons qui restent à éclaircir, ont intérêt à présenter ce projet sous le jour le plus favorable ?

 

Publié initialement sur
http://reporterre.net/

 

Reporterre
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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 17:57

 

Le Monde - Blog -

A Madrid, le 2 décembre. (AP Photo/Andres Kudacki)

 

Ils étaient des milliers, adultes et enfants, en chaise roulante, marchant avec une canne et un chien-guide d’aveugles, atteints de trisomie ou victimes d’un accident du travail.

Toutes les personnes présentant un handicap en Espagne étaient appelées à manifester, ce dimanche 2 décembre à Madrid, contre les coupes budgétaires dans les aides à la dépendance et les nombreux impayés de l'administration publique.

Selon le Comité espagnol des représentants des personnes avec un handicap (Cermi), 3,8 millions d’Espagnols souffrent d’une forme de handicap. Or, ces deux dernières années les impayés de l’administration publique se sont multipliés et s’élèvent aujourd’hui à 300 millions d’euros, mettant en danger le système d’aide sociale. La seule région de Valence doit 70 millions d’euros aux centres pour personnes dépendantes. Une situation qui a provoqué par exemple la fermeture cet été du Centre de réhabilitation et intégration sociale (Cris) pour malades mentaux de la ville d’Alcoi, qui comptait 50 places et huit salariés.

Pus généralement, les associations assurent que plus de 60 000 emplois dans les quelque 2 000 centres spécialisés espagnols sont menacés de disparition “à cause de la réduction drastique de l’aide publique”.

Le gouvernement a baissé de 15% la rémunération accordée aux aides-soignants et réduit le montant des aides. Le budget destiné à la mise en œuvre de “loi sur la dépendance” perdra 200 millions d’euros en 2013, après avoir déjà été réduit de 280 millions d’euros cette année.

Dans ces conditions, le mot d’ordre de la manifestation, “SOS handicap”, est clair : il s’agit d'“un appel au secours” ont indiqué les manifestants qui se disent “menacés d’exclusion”. 

Sandrine Morel


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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 17:56

 

Le Monde.fr | 03.12.2012 à 13h31 • Mis à jour le 03.12.2012 à 14h08

 

Les autorités ont démoli samedi une maison de cinq niveaux située au beau milieu de l'autoroute d'une ville de l'est de la Chine. Elle était devenue le symbole de la résistance face aux expropriations trop faiblement indemnisées par les responsables locaux désireux d'imposer des projets de développement.
Les propriétaires, un éleveur de canard et sa femme, fatigués de l'attention portée par les médias sur leur combat, ont finalement accepté une indemnité d'expropriation de 260 000 yuans (32 000 euros). La démolition de cette maison survient une semaine après que des images impressionnantes de l'immeuble au milieu de l'autoroute ont circulé sur Internet.
En Chine, ces immeubles qui se maintiennent malgré la présence des bulldozers ont un surnom : les "maisons-clous". Pour empêcher la démolition de leur logement, les propriétaires ont parfois recours à la violence. Certains se sont immolés par le feu en signe de protestation, d'autres embauchent un garde présent vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour empêcher les bulldozers d'intervenir.

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