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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 16:45

 

http://zad.nadir.org

mercredi 28 novembre 2012, par zadist

 


Si jamais le site nous lâche comme l’autre jour, allez voir là-bas : http://lazad.noblogs.org/

Photos des jours passés ICI

Point d’info permanent sur le campement "hors contrôle" établi le long de la D81 entre le lieu dit Les Domaines (la Vache-Rit) et la Rolandière. Si vous nous rejoignez sur la zone, voyez ICI

Les trucs utiles à prendre en venant ici :
- équipe legale : 06 75 30 95 45 : à contacter uniquement si vous êtes témoins d’arrestation, si vous êtes arrêté-e-s, et après votre libération
- équipe médicale : 06 43 28 15 97
- liste du matos à ramener (mise à jour le 25/11).


Fil d’info

- 17h18 : Ca à l’air calme du côté des flics, on en profites pour organiser les campements. Le point d’accueil se développe, une liste de petit chantier est affichée pour ceux qui veulent venir donner un coup de main.

- 16h32 : Les tracteurs qui sont en soutien à la Chat Teigne viennent de nous informer qu’ils restaient là-bas sans date limite ! Merci les copains, c’est beau à voir cette ronde autour des cabanes !

- 15h18 : sur la route Paquelais/Ardillières, les flics enlevent les shikanes, les amiEs demandent renforts sans stressé, ce pas la guerre

et encore Lecture : Organisons-nous contre leur aménagement de la métropole Nantes/St Nazaire !

Lécture : Exclusif. Hulot : « Notre-Dame-des-Landes est un investissement archaïque »

- 14h36 : Pour les personnes qui sont à Nantes, des personnes passent au tribunal en comparution immédiate cette aprém, si vous allez le temps allez les soutenir.

- 14h30 : On nous apprend que des personnes habillées en "mode Zadist" (Ayoye ! je crois que d’ici on a pas conscience d’être aussi reconnaissable que ça...), on été contrôlé à Nantes hier et ont passées 6h en GAV sous faux-prétexte de vole d’un téléphone portable... Ils ont été relachés sans poursuite... On pourrait lancer un nouveau style en ville pour soutenir la ZAD : Chausser vos bottes et sauter dans la boue !!!

Par rapport des blessés pendant le weekend 23/24 Novembre ICI

- 13h44  : Les fourgons aux Ardillières ont avancé vers le Vache rit, ou il se sont mise a stationer. Peut etre ils veulent gouter la bonne cantine a la Vache rit, vu qu’ils sont "très fatigués" et pas bien fourni avec la bouffe de leur coté ?

- 13h11 : Circulation - entre Ardillières et Temple, chaque carrefour subi la présence de deux fourgons de gendarmes, qui sont dans les forgons, pas de contrôls pour l’instant. Chemin de suez, tout va bien, pareille pour Phar Ouest

- 12h57 : Le tracteur est liberé, en train d’y aller a la Chat Teigne ! La-bâs ca construit, il y a du monde, il fait beau en plus :)

Lecture interessant : Il faut qu’on parle de Facebook

- 12h53 : pas des nouvelles de tracteur, mais on a reçu ca : 2 copains on vu environ 25 camions de gendarmes mobiles passer sur la A85 à hauteur d’Anger et se dirigeant vers l’est.

- 12h20 : les flics bloquent un tracteur de matériel de construction au carrefour du Moulin de Rohanne (D81/Fosses Noires)

- 12h05 : selon maville.com, trois personnes passeraient en comparution immédiate, accusés d’"attroupement, violence sur personnes dépositaires de l’autorité publique et port d’armes (frondes, lance-pierres) et rébellion". C’est chouette si des gens vont au tribunal les soutenir !

- 12h : pas de nouvelles infos, c’est plutôt tranquille.

- 9h40 : il y a aussi des contrôle routiers aux Ardillères et au Liminbout (2 camions à chaque point de contrôle).

- 9h30 : on nous signale des contrôles routiers à la sortie de Vigneux sur la D81.

- 9h00 : les flics sont à la barricade nord-ouest de la Châteigne et ont degagé une barricade nouvellement construite. Ils sont maintenant face aux camarades qui sont là. C’est calme pour l’instant. Il y aurait d’autres flics qui arrivent au carrefour du Moulin de Rohanne (Fosses Noires/D81).

A la Châteigne, les camarades sont toujours présents pour reconstruire et les cabanes sont toujours entourées par les tracteurs enchaînés. C’est toujours bienvenu de passer là bas.

- 8h51 : voilà, les flics sont là, au moins dans le carrefour Fossses Noires/D81.

- 8h11 : à 7h40 vu 10 fourgeons bleus sur le periph nantais en direction de NDDL.

- 7h53 : pas des informations de barrages ni autres choses

- 7h17 : bonjour :) il nous semble que tout le monde dodo encore, sauf nous :/


Et plus que jamais d’actualité Appel à actions au moment des expulsions de la ZAD

RDV Aujourd’hui

- Besançon : en soutien aux opposant.e.s à l’AyraultPorc à Notre-Dame-des-Landes à 17h00 Place Pasteur (déjà rebaptisée Impasse Notre Dame des Landes) ; suivi d’une réunion à 18h00 Salle Graisely, rue Battant, en vue de créer un comité de soutien bisontin. http://lechatnoiremeutier.wordpress...
- Brest : prochaine assemblée générale du collectif brestois mercredi 28 novembre à 20h30 au Restaurant Cabaret le Vauban (face au Quartz).
- Guingamp : réunion collectif de soutien à Guingamp, Mercredi 28 novembre à 19h. RDV Place du Damier (à coté de la médiathèque).
- Grenoble : rassemblement contre l’aéroport de Notre Dames des Landes et son monde, à partir de 17h devant la mairie de Grenoble, en solidarité avec les habitants et les occupants de la ZAD
- Marseille : assemblement mercredi 28 novembre à 18h devant le kiosque à musique des Réformés (haut de la Canebière) afin de soutenir nos ami es de la Zone A Défendre sur Notre Dame Des Landes qui sont dans l’urgence en ce moment ! Courage à eux !!!
- Montpellier : un comité Notre Dame des Landes 34 est en création. La 1ere réunion se déroulera Mercredi 28 à 19h au KaLaJ.Pour celles et ceux qui ne pourront pas venir, une liste de diffusion est en place. Pour s’inscrire, il suffit d’envoyer un mail vide à nddl34-subscribe@yahoogroupes.fr [4] , puis un autre en réponse a la demande de confirmation.
- Nîmes : aujourd’hui mercredi, à 17h, place de l’horloge, rassemblement du collectif de soutien à NDDL, tractage, information, préparation d’actions à venir.

- Redon : une manifestation à Redon. Le rendez-vous est prévu devant la sous préfecture (près de l’office de tourisme) à 18H00. Si vous pouvez faire passerMerci
- Rennes : mercredi 28 novembre à 18h00 : AG à la maison de la grève pour organiser le rassemblement de soutien à Notre-Dame-Des-Landes du vendredi 30 novembre à 18h00 (place de la Mairie). Ce sera aussi l’occasion de faire un point info.
- Toulouse : réunion du Collectif31 de soutien à la lutte contre l’aéroport de Notre Dame Des Landes le mercredi 28 novembre 2012à 19h au SLOLI, 2 rue du faubourg Bonnefoy, Toulouse
- Tours mercredi 28 novembre à 18h, rendez-vous devant la fac des Tanneurs (entrée Thélème)

bonne journée, bon courage.

Solidarité !

Ne lachez rien, on est nombreux et on vous soutient

- Première réunion d’un comité de soutien à NDDL dans le Var. Le Mercredi 28 Novembre à 19h. Dans les locaux de la confédération paysanne Maison du paysan ZAC La Gueiranne, Route du vieux Cannet, Le Cannet des maures. Contact : nddl-var@ouvaton.org

RDV réguliers

Tous les jours

- Notre Dame des Landes, à partir de 9h : permanence sur la place de la poste (local des Syndicats - angle opposé à la Mairie) pour déplacement sur la zone
- Nantes, à partir de 10h : vigie citoyenne au Pont Morand

Chaque semaine

- Nantes, à 19h à présent un soir sur deux : rassemblement devant la préfecture (les prochains : vendredi 2 novembre, lundi 5, mercredi 7)
- Rennes, tous les lundis à 19h30 une réunion aura lieu à la Maison de la Grève (37, rue legraverend) pour informer sur ce qui se passe à la zad et penser ensemble ce que nous pouvons faire depuis rennes (ravitaillement, organisation des allers-et-venues, actions, etc.). Tous ceux qui sont intéressés, qu’ils soient organisés en collectif ou pas, sont les bienvenus !
- Nice : RDV tous les samedis 10h à un des marchés niçois. Prochain samedi 1er décembre : la libération RDV devant le jardin de la villatiole
- Clermond-Ferrand : tous les mardi à 18h à l’hotel des vil-e-s au 55 avenue de l’union soviétique, 63000 Clermont Ferrand.
- Concarneau : Réunion chaque jeudi à 18h, à la maison des associations, derrière les Halles.

 

 

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 16:42

 

zad.nadir.or

 

mercredi 28 novembre 2012, par zadist


Le 17 novembre, nous étions environ 40 000 à investir la Châtaigne à Notre-Dame-des-Landes pour y construire un lieu d’organisation de la lutte. Depuis le vendredi 23 le chantier se maintient malgré le harcèlement policier, les saisies de matériel et d’outils et les violences physiques. Le 4 décembre aura lieu un procès visant à autoriser l’expulsion et la destruction de ce lieu.

On ne les laissera pas détruire nos constructions sans riposter. Tous ensemble, à notre tour d’intervenir sur leurs lieux d’organisation. S’ils viennent démolir la Châtaigne, nous appelons à des occupations des lieux de pouvoir dans toutes les villes. Dès maintenant, préparons nous à les investir.

Dans les 48h qui suivraient une destruction de la Chataigne, rassemblons-nous devant les (sous-)préfectures, les mairies, etc. !

De plus, nous invitons dès maintenant les manifestant-e-s du 17 et tou-te-s celles et ceux qui refusent ce projet à se tenir prêt-e-s pour une nouvelle manifestation de grande ampleur.

L’assemblée générale d’organisation de la manifestation de réoccupation 27 novembre 2012

 

 

 

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 16:38

http://zad.nadir.org

 

mercredi 28 novembre 2012, par zadist

 


 

Par rapport des blessés pendant le 23 et 24 Novembre

mercredi 28 novembre 2012, par zadist


Toutes les versions de cet article : [English] [français]

Pour le samedi 24 novembre, 11 blessures par flash-ball, au thorax, à la joue, à la lèvre supérieure (avec probable lésion dentaire), aux doigts, à la cuisse, aux côtes (avec doute sur une possible fracture), au genou ;

——-3 traumatismes de genoux ;

——-2 traumatismes de poignets ;

——-1 plaie tympanique ;

——-1 personne choquée par les gaz

——-1 plaie au crâne suturée par 2 points ;

——-1 plaie au crâne suturée par 15 points ;

——-6 blessures par explosion de grenades assourdissantes, dont 3 impacts dans les cuisses de 3 personnes, 1 impact dans un avant-bras, 1 dans la malléole, 10 dans les jambes d’1 personne, 10 dans les jambes d’une autre, avec probable lésion du nerf sciatique, 1 impact dans l’aine d’1 personne avec suspicion d’un corps étranger près de l’artère fémorale.

Ces blessures se sont accompagnées de débris en métal ou en plastique dur et coupant, d’une taille de 0,5 à 1cm de diamètre, profondément pénétrés dans les chairs, au risque de léser artères, nerfs ou organes vitaux. Tous n’ont pas été retirés. Certains blessés ont été retardés, sur la route de l’hôpital, par les barrages de police. Le médecin juge cette dernière attitude « inadmissible ».

Blessés du dimanche 25 novembre

——–1 blessure par grenade assourdissante avec débris dans un doigt ;

———1 fracture de cheville ;

———1 blessure à la main ;

———1 impact de flashball au thorax avec suspicion de fracture de côte et lésion pulmonaire.

Ce constat n’est qu’une faible partie de ce qui s’est passé pendant ces deux jours. Madame XXXXXX rapporte ce qu’elle a vu personnellement. Environ 100 personnes ont été blessées par la police de Valls

 

 


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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 16:29

 

 

 

Plusieurs dizaines de milliers d’Égyptiens étaient rassemblés, mardi 27 novembre, sur la place Tahrir au Caire pour protester contre le président Mohamed Morsi et sa décision de renforcer provisoirement ses pouvoirs.

Les manifestants, qui avaient commencé à se rassembler dès vendredi sur la célèbre place, ont défilé avec des banderoles comparant le président élu au mois de juin dernier à un « dictateur » ou un « pharaon ». De nombreux slogans visaient également les Frères musulmans, le mouvement islamiste dont est issu Mohamed Morsi.

 

 

Un reportage d'Euronews ce mercredi matin

 

Malgré les appels au calme, et l’annulation par les Frères musulmans d’une contre-manifestation, de nombreux affrontements ont été signalés, au Caire, mais également dans d’autres villes du pays, comme à Mahala, dans le Delta du Nil, où des manifestants se sont attaqués au siège du Parti de la liberté et de la justice, lié au Frères musulmans.

Au Caire, un militant du parti de gauche, l’Alliance populaire, est mort asphyxié lors d’incidents. Au total trois personnes sont mortes ces derniers jours lors des manifestations anti-Morsi. Les partisans du président, eux, ont recensé environ 80 blessés dans leurs rangs.

Les opposants avaient commencé à réinvestir la place Tahrir vendredi, au lendemain de la prise d’un décret accordant des pouvoirs élargis au chef de l’État, officiellement de manière temporaire et afin de mener certaines réformes politiques, économiques et sociales. Mais beaucoup d’Égyptiens voient dans ce texte le signe d’une dérive autocratique du pouvoir.

Le décret contesté permet, notamment, au chef de l’État de prendre toute mesure justifiée par « la défense de la révolution », une formule particulièrement vague. De plus, il prévoit également que les décisions prises à ce titre seront incontestables devant la justice. Mohamed Morsi a d'ores et déjà interdit le dépôt de tout nouveau recours devant la Haute cour constitutionnelle contre la commission chargée de rédiger la future constitution du pays, une commission dominée par les Frères musulmans.

Enfin, le décret prévoit la possibilité de lancer « de nouvelles enquêtes et de nouveaux jugements » dans les dossiers liés aux morts de manifestants lors de la révolution du printemps 2011. Ces nouveaux procès se tiendraient en outre devant une nouvelle juridiction. Les opposants craignent que le régime n'utilise ces procédures spéciales pour s'attaquer à des hauts fonctionnaires et des policiers actuellement en place.

 

 

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 16:21

 

C’est une étude qui risque de faire beaucoup de bruit : dans sa dernière livraison du « Portrait social » de la France, qu’il publie chaque année, et que l'on peut consulter ici, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) révèle que les inégalités face au patrimoine se sont de nouveau creusées à très vive allure ces dernières années. L’étude vient donc ruiner une idée reçue selon laquelle les inégalités face au patrimoine sont considérables mais aussi globalement stables depuis quelque temps.

Ce « Portrait social » de la France, publié par l’Insee, ne se limite certes pas à cette seule question des inégalités de patrimoine. Formidable travail assis sur les enquêtes de l’institut, et les milliers d’études qu’il réalise chaque année sur tous les paramètres de la vie des Français, il présente un diagnostic méticuleux de toutes les conditions de vie des Français. Évolutions démographiques, mutations du marché du travail, changements des conditions de vie : c’est un tour d’horizon complet de la situation sociale de la France que dresse l’Insee.

Ce « Portrait social » est donc, en quelque sorte, chaque année, le garde-champêtre du débat public : il livre des statistiques incontestables sur toutes les grandes questions qui sont au cœur des controverses actuelles. Dans la livraison de cette année, on relèvera, en particulier, avec intérêt des statistiques impressionnantes sur les inégalités face à l’enseignement supérieur en fonction des origines sociales, les inégalités face à la mort ou encore les évolutions face aux inégalités salariales.

Mais c’est vrai que chaque année, le diagnostic sur les inégalités face au patrimoine retient plus particulièrement l’attention. Pour une raison qui n’a d’ailleurs rien de mystérieux : de toutes les inégalités, ce sont les plus spectaculaires. On se souvient en effet du chiffre qui est fréquemment avancé dans le débat public : on a coutume de résumer ces inégalités en rappelant que 10 % des Français parmi les plus riches détiennent à eux seuls 50 % des patrimoines français. Et depuis plusieurs années, c’est souvent cette même proportion qui est avancée, comme si ces inégalités étaient somme toute considérables mais relativement stables.

Or précisément, l’étude de l’Insee atteste que ce n’est pas le cas mais qu’à l’inverse, les plus riches ne cessent de devenir… de plus en plus riches, tandis que les plus pauvres suivent exactement le chemin inverse, en devenant encore plus pauvres.

Voici cette étude plus particulière sur l'évolution des inégalités face au patrimoine :

Les inegalites de patrimoine (*visible sur le site de Médiapart)

 

L'envolée de l'immobilier

Globalement, l’étude fait ainsi apparaître que la masse de patrimoine brut détenu par les ménages a doublé en euros constants de 1997 à 2009, du fait essentiellement du boom de l’immobilier. Mais la hausse a été vertigineuse pour les très hauts revenus tandis qu’une baisse a été enregistrée pour les plus bas. D’où un formidable creusement de ces inégalités.

« En 2009, écrit l’Insee, les 10 % de ménages les mieux dotés possèdent en moyenne 35 fois plus de patrimoine que les 50 % de ménages les moins dotés, contre 30 fois plus en 1997. » L’Insee ajoute : « Cet accroissement des disparités est le résultat d’une polarisation entre les ménages propriétaires, qui ont bénéficié de l’envolée des prix de l’immobilier, et les ménages locataires. Entre 1997 et 2009, les inégalités de niveau de vie ont augmenté mais pas dans les mêmes proportions que les inégalités de patrimoine : le niveau de vie moyen des 10 % de personnes les plus aisées a progressé de 29 % (en euros constants), tandis que celui des personnes modestes, comme celui des personnes des déciles intermédiaires, a progressé de l’ordre de 20 %. »

Pour étayer sa démonstration, l’Insee publie un graphique impressionnant que voici :


 

Comme l’explique l’Insee, on constate sur ce graphique que les 10 % des ménages les plus riches ont vu « leur patrimoine immobilier contribuer à une hausse moyenne de 55 % de leur patrimoine entre 1998 et 2010 », en euros constants, tandis que leur patrimoine financier a contribué à une hausse moyenne de 13 % et les autres composantes de leur patrimoine de 24 %. Et au total, « leur patrimoine brut a augmenté en moyenne de 92 % en euros constants sur cette période ».

Ces chiffres donnent le tournis. Au total, en près de douze ans, les 10 % les plus riches ont donc vu leur patrimoine presque doubler en euros constants. Et plus généralement, les 50 % des Français parmi les plus riches ont enregistré des évolutions presque aussi favorables.

Mais en revanche, le graphique établit avec précision que pour les 30 % les plus pauvres, leur patrimoine en euros constants a stagné ou même pour la plupart d’entre eux a baissé. Le constat de l'Insee est le suivant : « La masse détenue par les 30 % de ménages les moins bien dotés a augmenté à un rythme légèrement inférieur à l’inflation en douze ans. En effet, ces ménages ne possèdent pratiquement pas d’actif immobilier, et n’ont par conséquent pas bénéficié de l’envol des prix de l’immobilier sur les 12 dernières années. Par ailleurs, leur patrimoine est essentiellement constitué d’actifs financiers détenus sur des compte-chèques ou des livrets d’épargne réglementés, dont le rendement suit l’inflation. Ainsi, en euros constants, la masse de patrimoine qu’ils détiennent s’est tassée sur la période. »

L'Insee ajoute : « La composante financière a également contribué au creusement des inégalités de patrimoine, mais dans une moindre mesure. Ainsi, en 12 ans, le patrimoine financier détenu par les 10 % des ménages les mieux dotés en patrimoine a crû en euros constants de 72 %, contre seulement 21 % pour celui détenu par les 10 % des ménages les moins bien dotés. »

CQFD ! Les riches sont devenus encore plus riches. Et les pauvres encore plus pauvres. Terrible radiographie d’une époque !

 

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 16:17

 

Marianne - Mercredi 28 Novembre 2012 à 05:00

 

 

En cédant face aux «pigeons», le gouvernement a fini par faire le lit des intérêts des gérants de fonds d'investissement.

 

(The Telegraph/JOHN BADMA/AP/SIPA)
(The Telegraph/JOHN BADMA/AP/SIPA)
L'épilogue de la saga des «pigeons» s'est écrit discrètement la semaine dernière. Non seulement le gouvernement a cédé devant la levée de boucliers des créateurs d'entreprises, quasiment épargnés de l'effort fiscal demandé aux Français, mais il a aussi plié devant les gérants de fonds d'investissement, qui n'ont vraiment rien, mais alors vraiment rien, de pauvres volatiles qu'on plumerait. Explication d'une reculade de la gauche.

Première manche pour les «pigeons»

La première partie du match est connue. Le 19 octobre, sur ordre de l'Elysée paniqué par le mouvement très médiatique des «pigeons», le gouvernement fait voter par l'Assemblée la refonte des articles du projet de loi de finances (budget de l'Etat) qui alignait l'imposition des revenus des créateurs de start-up (de 30 % jusqu'alors) sur celle de droit commun, selon le barème de l'impôt sur le revenu (de 45 % au maximum).

Il faut dire que Bercy avait donné des verges pour se faire battre : afin de ramasser le plus d'argent possible, le dispositif imposant les plus-values de cession des parts d'entreprise était rétroactif. Mais Jérôme Cahuzac, sur ordre de Matignon et de l'Elysée, va aller beaucoup plus loin que de revenir sur la rétroactivité, effectivement impossible à soutenir. Il s'exécute, au sens propre, en direct, devant les députés de droite : «Je vous annonce donc une bonne nouvelle : nous rétablissons le statut des jeunes entreprises innovantes. [...] Nous faisons donc mieux que ce que vous aviez fait.»

De fait, la droite ravie reconnaît que les nouveaux aménagements sont plus favorables aux patrons que ceux qu'elle avait elle-même établis. Voici les «pigeons» comblés et calmés. Ils échappent à pas moins de 800 millions d'euros d'impôt !

Deuxième manche pour les rapaces

Mais d'autres intérêts se profilent : ceux des gérants de fonds d'investissement en capital-risque (qui ne sont pas toujours très risqués). Ces oiseaux-là sont rémunérés en carried interests, c'est-à-dire par un pourcentage (de 15 à 20 % en général) des plus-values de cession réalisées par leurs fonds. Et, eux, veulent faire reculer le gouvernement sur un autre texte : le projet de loi de financement de la Sécurité sociale. L'article 14 place, désormais, leurs revenus comme un revenu du travail, et les impose au forfait social de 20 %, comme l'intéressement et la participation des salariés.

Les gérants en font une affaire de principe : «Etre imposés comme des salariés alors que nous prenons des risques avec notre argent, jamais !» disent-ils. Ils font le siège de Bercy, Matignon et des députés. Menacent de délocaliser «3 000 professionnels gérants 80 milliards d'euros» à Londres, Bruxelles ou Luxembourg. Là encore, Jérôme Cahuzac s'exécute. Le 24 octobre, il obtient des députés UMP, centristes et socialistes la suppression pure et simple de l'article 14 qui devait apporter 120 millions d'euros au budget de la Sécu.

Le rapporteur socialiste au Sénat, Yves Daudigny, a eu beau faire voter le rétablissement du forfait social pour les carried interests - arguant que «les Français ne comprendraient pas que certains revenus échappent au financement de la protection sociale...» -, rien n'y a fait : un peu plus tard, les sénateurs de droite et les communistes ayant rejeté l'ensemble du projet de loi de financement de la Sécurité sociale. La défaite est consommée. Elle est totale.

Troisième manche pour les Wendel ?

Le recul en rase campagne du gouvernement devant les gérants de fonds de capital-risque pourrait avoir d'étranges conséquences. Certains, à Bercy ou parmi les fiscalistes, ont déjà remarqué qu'au terme de ce débat la représentation nationale ne considère pas les carried interests comme un revenu d'activité mais comme un revenu de placement. Or, c'est justement l'argument employé par Ernest-Antoine Seillière et ses amis Wendel pour contester le redressement fiscal de 240 millions d'euros ainsi que les poursuites pour «abus de droit» et «fraude fiscale» dont ils font l'objet.

Au-delà du cas Wendel, nombre d'enquêtes des services de Bercy concerneraient les carried interests. L'enjeu n'est pas mince puisqu'il pourrait concerner une masse fiscale potentielle de plus de 2 milliards d'euros.

*Cet article a été publié dans le numéro 814 du magazine Marianne paru le 24 novembre 2012 

 

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 16:01

 

 

Rue89 - En image 28/11/2012 à 11h37
Pierre Haski | Cofondateur Rue89

 

 

Elton John a réussi à rendre furieux le gouvernement chinois. « Sir » Elton (depuis qu’il a été annobli par la reine) a dédié son concert pékinois, devant 10 000 personnes, à l’artiste dissident Ai Weiwei, et s’est ensuite fait prendre en photo avec lui – un cliché qui a fait le tour du Web.

La presse officielle a vivement réagi, en souligant que le geste du chanteur britannique risquait de compromettre la venue d’autres artistes étrangers en Chine dans l’avenir. Un premier coup de frein à l’ouverture de la Chine aux grands concerts internationaux avait déjà suivi la sortie de Björk, à la fin de son concert en 2008, qui avait crié « Tibet ! Tibet ! ».

De fait, pour être autorisés à se produire en Chine, les artistes étrangers doivent soumettre la liste complète des chansons qu’ils vont jouer devant le public chinois, et se voient refuser tous ceux qui ont des titres ambigüs, pouvant donner lieu à des interprétations politiques locales...

« Provocations »

Le quotidien Global Times, organe du Parti communiste au penchant très nationaliste, lance ce mercredi une attaque virulente contre Elton John, et ce qu’il revèle du « biais antichinois » des Occidentaux. Il ironise sur le fait qu’il a fait son annonce sur scène en anglais, et n’a sans doute pas été compris par la majorité de son public...

Le quotidien demande néanmoins que les autorités n’hésitent pas à autoriser d’autres artistes à venir en Chine, mais demande au public de les siffler et de les « chasser de la scène » s’ils se livrent à des « provocations ».

Ai Weiwei, qui a passé 81 jours en détention au secret l’an dernier, et n’a toujours pas retrouvé sa liberté de mouvement, a réagi avec légèreté à ces attaques, soulignant que le côté positif est que la presse officielle parlait enfin de lui !

Solidarité des artistes

L’artiste dissident bénéficie d’une importante solidarité de la communauté artistique, déjà exprimée l’an dernier, lors de sa détention, par une protestation commune des grands musées mondiaux.

La semaine dernière, l’artiste britannique Anish Kapoor a conduit une danse « Gangnam Style » à Londres, en compagnie de dizaines d’artistes, commissaires d’expo, etc., sous l’égide d’Amnesty International, afin de montrer leur soutien à Ai Weiwei.

 

 

Le « Gangnam Style » d’Anish Kapoor pour Ai Weiwei

Ce dernier avait fait sa propre vidéo « Gangnam Style » quelques jours plus tôt.

 

 

« Gangnam Style » d’Ai Weiwei

Cette agitation des artistes ne menace évidemment pas le pouvoir du Parti communiste chinois, mais constitue une irritation constante à laquelle Pékin ne sait pas comment répondre.

L’attaque nationaliste du Global Times est une tentative classique de traiter l’artiste dissident d’agent de l’étranger, et de prendre tout geste de solidarité comme la preuve du complot. La méthode n’est pas nouvelle, et il n’est pas certain qu’elle marche encore à l’heure des réseaux sociaux.

En attendant, vous pourrez en savoir plus sur Ai Weiwei la semaine prochaine, avec la sortie en salles du documentaire « Ai Weiwei : Never Sorry », dont nous reparlerons...

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 15:55

 

Le Monde.fr avec AFP | 28.11.2012 à 10h14

 

 

Le courant ne passe plus entre les collectivités locales et ERDF, leur fédération ayant accusé, mardi 27 novembre, cette filiale d'EDF qui exploite le réseau électrique de proximité de sacrifier l'intérêt général sur l'autel de la rentabilité de sa maison mère, un argument contesté par Electricité réseau distribution France.

En France, les réseaux électriques basse et moyenne tensions, qui acheminent le courant depuis les lignes à haute tension jusqu'aux consommateurs, sont gérées par ERDF (filiale à 100 % d'EDF) dans le cadre de concessions de service public octroyées par leurs propriétaires, les collectivités locales. Or, depuis des années, les relations sont mauvaises entre le gestionnaire de réseau et les collectivités, et la tension est encore montée d'un cran mardi.

En effet, le conseil d'administration de la Fédération nationale des collectivités concédantes et régie (FNCCR) a adopté une motion, dont l'AFP a obtenu une copie, en forme de réquisitoire contre la stratégie du gestionnaire de réseau, auquel elle réclame un "vigoureux changement de cap". "ERDF fait le choix de s'affranchir du fondement démocratique des concessions et de tout véritable contrôle public local" et "certaines dérives qui ont été dénoncées ne doivent plus perdurer", proteste la FNCCR.

Parmi les reproches, les collectivités accusent ERDF de tenter d'imposer "une profonde modification de l'économie générale des concessions (électriques), dans un sens plus favorable aux intérêts à court terme du groupe EDF au détriment de l'intérêt général".

 

TEMPS DE COUPURE TOUJOURS ÉLEVÉS

Cette tendance se serait amplifiée depuis le changement de statut d'EDF (transformation de l'entreprise publique en société anonyme en 2004 et ouverture du capital en 2005). La FNCCR dit s'être battue pour obtenir une relance des investissements dans les réseaux et déplore des temps de coupure toujours élevés malgré une amorce de redressement.

De plus, elle reproche à ERDF d'avoir "multiplié les initiatives visant à priver les collectivités des moyens d'exercer efficacement leurs attributions de régulateurs locaux", notamment dans le cadre du projet de compteur intelligent Linky, qui empoisonne leurs relations.

Enfin, elle l'accuse d'avoir procédé unilatéralement à "un allongement de la durée d'amortissement des réseaux" et à d'autres opérations comptables "qui vont améliorer les résultats de la maison mère aux dépens du service public".

La filiale d'EDF s'en est défendue : "Si ERDF ne nie pas les difficultés rencontrées entre 2008 et 2010, les relations avec les collectivités locales se sont très nettement améliorées depuis deux ans", a expliqué la direction. "ERDF a d'ailleurs changé son organisation territoriale le 15 mai, afin de renforcer sa proximité, en créant vingt-cinq directions régionales", a-t-elle rappelé, tout en soulignant qu'une "plate-forme de négociation a été proposée lundi à la FNCR".

 

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 15:47

 

Le Monde.fr avec AFP | 28.11.2012 à 08h48 • Mis à jour le 28.11.2012 à 10h35

 

 
Pour le troisième jour consécutif, des ouvriers du textile ont manifesté dans la zone industrielle d'Ashulia, près de Dacca, mardi 27 novembre 2012.

Au Bangladesh, trois responsables d'une usine textile ravagée par un incendie qui a fait cent dix morts ont été arrêtés, mercredi 28 novembre, à la suite de témoignages d'ouvriers assurant qu'ils avaient reçu l'ordre de ne pas quitter leur poste et d'autres alléguant que les portes en avaient été fermées.

Le propriétaire en fuite de l'usine Tazreen Fashion, Delwar Hossain, a été retrouvé mardi et était interrogé sur les circonstances du sinistre survenu samedi soir dans la zone industrielle d'Ashulia, proche de Dacca. Il était également entendu au sujet d'une violation présumée des normes de construction en vertu desquelles le bâtiment de neuf étages n'aurait jamais dû dépasser trois étages.

Selon le chef de la police de Dacca, Habibur Rahman, les responsables arrêtés dans la nuit de mardi à mercredi avaient ordonné aux ouvriers paniqués de rester à l'intérieur de l'usine, leur assurant qu'ils n'avaient rien à craindre. "Tous trois sont des cadres intermédiaires de Tazreen. Des rescapés nous ont dit qu'ils n'avaient pas autorisé les ouvriers à fuir le feu, expliquant que c'était un simple exercice d'incendie. Certaines informations les accusent d'avoir verrouillé les portes", a-t-il déclaré à l'AFP.

 

 ENQUÊTE OUVERTE POUR HOMICIDE INVOLONTAIRE

Samedi soir, plus de mille ouvriers ont été piégés par les flammes. Parmi les victimes figuraient de nombreuses femmes, mortes par asphyxie, intoxication ou en sautant dans le vide, selon des rescapés et des témoins interrogés par l'AFP. Une enquête a été ouverte pour homicide involontaire.

Pour le troisième jour consécutif, des milliers de manifestants ont défilé dans la zone industrielle d'Ashulia. Selon la police, au moins cinq mille ouvriers ont quitté leurs ateliers et ont défilé en caillassant les façades de plusieurs des cinq cents usines de confection de la zone. Une centaine d'entre elles avait fermé afin d'éviter des heurts. "Une rumeur faisant état d'une alerte au feu a déclenché ces (nouvelles) manifestations", a indiqué  un responsable de la police de Dacca. "Ils réclament justice pour les victimes et l'arrestation du propriétaire de Tazreen", a-t-il dit. La police a déployé des canons à eau et a projeté de l'eau chaude pour disperser les manifestants.

 

Lire : Bangladesh : des milliers d'ouvriers du textile manifestent violemment


Selon le site Internet de Tuba Group, la maison-mère de Tazreen Fashion, l'usine employait 1 630 personnes et fabriquait des polos, des T-shirts et des vestes pour des firmes occidentales. La Clean Clothes Campaign, une association de défense des travailleurs du textile dont le siège se trouve à Amsterdam, affirme qu'environ sept cents employés de la confection sont morts dans des incendies au Bangladesh depuis 2006. Le pays est devenu le deuxième exportateur au monde de vêtements, pour un total de 19 milliards de dollars en 2011, en raison de la modicité des salaires ouvriers et d'une main-d'œuvre abondante.

 

Lire (abonnés) : Les conditions de travail et de sécurité au Bangladesh de nouveau dénoncées après un incendie dans une usine

 

 
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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 15:40

 

Rue89 - Global Voices Online 28/11/2012 à 16h40

 

Global Voices"

Rezwan · Traduit par Noele Belluard-Blondel

 


L’usine après l’incendie (Ibrahim/Demotix via Global Voices)

 

Le tragique incendie qui a coûté la vie à plus de 110 ouvriers du textile qui travaillaient dans le bâtiment de neuf étages de la compagnie Tazreen Fashions Ltd dans la ville de Nischintapur (à Ashulia, banlieue de Dhaka), au Bangladesh, a soulevé de nombreuses interrogations.

L’usine disposait bien d’un total de 335 extincteurs et comptait 300 employés formés à la lutte contre l’incendie en situation d’urgence, mais rien ne semble avoir été tenté pour éteindre les flammes.

L’alarme incendie s’est déclenchée au bon moment mais les témoins affirment qu’un certain nombre de portes avaient été fermées par la direction, empêchant les ouvriers d’échapper au feu.

Le Bangladesh possède plus de 4 000 usines de prêt-à-porter, ce qui représente plus des trois quarts des revenus d’exportation du pays. La troisième plus grande industrie d’exportation textile au monde emploie plus de 3 millions d’ouvriers, dont 90% de femmes.

En deux décennies, ces usines de textile ont contribué au changement du rôle des femmes pauvres du Bangladesh, lesquelles avaient pour habitude d’être essentiellement employées comme domestiques. Bien que le coût du travail soit bas, Vikas Bajaj a décrit dans le New York Times l’impact positif de cette industrie sur les familles et les enfants de ces ouvrières nouvellement indépendantes.

En tant que pays en voie de développement, le Bangladesh est, en matière de conformité aux lois et réglementations, sous l’étroite surveillance des organisations non gouvernementales et des actionnaires militant pour la responsabilité sociale de l’entreprise.

Réglementations sociales

Ces cinq dernières années, les experts en responsabilité sociale de l’entreprise comme les acheteurs ont rapporté une amélioration des niveaux de conformité aux réglementations du travail ou sociales.

Appel à manifester à Dacca

« Ils m’ont enfermé, ils m’ont brûlé vif. Je ne veux plus de déclarations de presse. Pourquoi l’usine est-elle une prison ? Je n’accepte pas de devoir travailler en de telles conditions d’enfermement. NON !

 

Nous réclamons une enquête réelle, la justice et la condamnation des responsables. Nous voulons qu’il soit prouvé qu’il s’agissait de morts naturelles. Rejoignez la manifestation à 15 heures, mardi 27 novembre à l’extérieur du Musée national de Shahbagh à Dacca.

 

Des écrivains, des artistes, des enseignants, des militants politiques et culturels, des citoyens »

Mais il demeure encore des domaines qui réclament plus d’amélioration. Les autorités se sont appliquées rigoureusement à éradiquer le travail des enfants et ont accru les mesures de sécurité contre l’incendie mais certains entrepreneurs sont plus intéressés à faire du profit qu’à améliorer les conditions de travail.

De nombreuses personnes ont été choquées et scandalisées à l’apparition de photos de corps calcinés dans les médias sociaux et là la télévision.

Des milliers d’ouvriers du textile en colère ont manifesté le 27 novembre, réclamant justice et de meilleures conditions de travail.

De nombreux internautes ont déchargé leur colère sur Facebook, sur les blogs et autres médias sociaux en posant de nombreuses questions.

Rahnuma Ahmed écrit :

« 59 ouvriers sur 111, soit plus de la moitié, ont été brûlés au point d’être méconnaissables. J’ai entendu un pompier dire à la télévision que les corps avaient été réduits à l’état de squelettes. »

Elle cite par ailleurs, Abir Abdullah, un photographe :

« Cela a été difficile pour moi de prendre la photo de cette ouvrière défigurée mais belle encore, qui portait toujours son petit bijou bien que son nez eût disparu.

J’ai ressenti de la tristesse en prenant cette photo mais aussi, tout au fond de moi, du chagrin et de la colère.

Si je l’ai prise c’est que je voulais montrer à tous cet épouvantable portrait afin non seulement de faire comprendre à chacun mais aussi de faire prendre conscience au monde l’importance donnée à ces personnes une fois mortes, alors qu’elles avaient été ignorées de leur vivant. »

 


Une victime pleure après avoir vu une parente décédée dans l’incendie qui a détruit l’usine de textile (Rehman Asad/Demotix via Global Voices)

 

Seeker écrit :

« Le docteur Kamal Hossain, un éminent avocat et politicien, a dit que les vies perdues dans ce tragique incendie à Ashulia l’avaient été au nom de la cupidité et du profit. Il a qualifié ces morts de preuves que la vie d’autrui est insignifiante aux yeux de ceux qui courent après l’argent et les biens.

Il est choquant – oui, vraiment choquant – de voir une telle affaire au Bangladesh au XXIe siècle. Mais c’est la triste réalité. »

L’hypothèse selon laquelle il pourrait s’agir d’un incendie volontaire a aussi fait surface. Une ouvrière a été arrêtée aujourd’hui dans une usine de textile alors qu’elle tentait de l’incendier. Elle a avoué à la police qu’elle avait été payée 20 000 takas (190 euros) pour ce crime.

Le Premier Ministre a déclaré au Parlement que l’incendie avait été prémédité et qu’il était lié à plusieurs autres incidents violents ayant eu lieu dans le pays récemment.

« Encadrement intermédiaire »

Mais Rahnuma Ahmed balaie toutes ces hypothèses et explications :

« Le problème, disent les responsables de l’Association des fabricants et exportateurs textiles du Bangladesh (BGMEA), c’est la précipitation, la panique. Le problème, disent-ils, c’est l’encadrement intermédiaire. Le problème, disent-ils, c’est le court-circuit. [..]

“L’encadrement intermédiaire”… C’est une bonne excuse pour empêcher qu’on se demande pourquoi précisément on embauche de préférence les gens qui sont inhumains et indifférents, qui traitent les ouvriers comme du bétail, qui les injurient et les invectivent, qui ferment les issues, qui disent à leurs ouvriers de retourner travailler alors qu’un incendie a éclaté. La réponse est monstrueuse : pour faire toujours plus de profits.

Les escaliers de sortie et d’entrée de l’entrepôt se trouvaient côte à côte, ce qui est une violation flagrante des règles.

Tandis que je regardais les responsables de l’Association des fabricants et exportateurs textiles du Bangladesh reprocher au service incendie d’avoir émis des certificats de conformité aux normes de sécurité, blâmer le contrôleur de l’usine, je me suis demandé comment ils pouvaient ne pas être effondrés et pleurer ? Serait-ce parce qu’ils ont peur d’être impliqués ? L’histoire du “courageux entrepreneur” est un mythe capitaliste. »


Affiche d’ONG après l’incendie de l’usine textile (Global Voices)

 

Le gouvernement a déclaré que les victimes seraient indemnisées et que la nation observerait une journée de deuil. Il a aussi promis de fermer les usines ne disposant pas d’installations de secours suffisantes en cas d’incendie.

Toutefois, Kuloda Roy reproche au gouvernement et aux partis politiques du pays d’avoir ignoré la question de l’amélioration des conditions de travail des ouvriers. Il a aussi blâmé les organisations de la société civile :

« Vous, les organisations de défense des droits de l’homme, combien de contrôles avez-vous effectués ? Combien de procès avez-vous fait aux accusés ? Avez-vous même essayé ? Qu’avez-vous fait, vous, les organisations non-gouvernementales, pour les citoyens si ce n’est proposer des microprêts ? »

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