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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 22:59

 

Marianne  - Jeudi 20 Décembre 2012 à 17:29

 

Elie Arié
Cardiologue, enseignant à la chaire d’Economie et de gestion des Services de santé au... En savoir plus sur cet auteur

 

 

 

JPL-Caltech/N.A.S.A./SIPA
JPL-Caltech/N.A.S.A./SIPA

Puisqu’il est beaucoup question de fin du monde en ce moment, faisons une hypothèse plus vraisemblable.

Supposons que les astronomes découvrent brusquement un énorme astéroïde qui va frapper la terre de plein fouet dans quatre mois (sans l’ombre d’un doute, en plein dans son centre) et ce sera alors la fin du monde et, cette fois, de façon absolument certaine et inévitable.

Quel sera alors le comportement de chacun, avec la certitude de la fin du monde dans quatre mois ?
Qui ira encore travailler, et pourquoi ? Qui payera ceux qui continueraient à aller travailler ? Qui essayera toujours de sauver les hauts fourneaux de Florange ? Que deviendront les « plans de carrière » de tous ceux qui souhaitent une brillante réussite ? Qui ira au lycée, à la Fac?

- La violence sera-t-elle généralisée, sans police ni justice pour l’empêcher, et ce serait alors l’enfer sur terre : du ridicule d’engager des poursuites contre des délinquants, de condamner quelqu’un à 20 ans de prison, quand la fin du monde sera dans 4 mois… D’ailleurs : quel sens cela aurait-il de maintenir en prison ceux qui y sont ?

- Ou bien, au contraire, va-t-elle disparaître, et ce sera le paradis sur terre : à quoi pourrait bien servir la violence ? A quoi bon tuer, alors que nous serons tous morts dans quatre mois ? A quoi bon empêcher quelqu’un de vous tuer, si ça peut lui faire plaisir ? A quoi bon cambrioler ? à quoi bon se protéger des cambriolages ? A quoi bon des guerres, des révolutions ?

- Continuera-t-on à soigner les malades, sauf pour les soulager ? Pourquoi arrêter de fumer ? Pourquoi suivre des régimes pour maigrir ou pour grossir ? Pourquoi mener « une vie saine » ?

- A quoi bon continuer la politique (quoique Copé et Fillon continueront leur guéguerre jusqu’à la dernière seconde, incapables malgré eux de s’arrêter) ?

- Pourquoi payer ses dettes et son loyer ? Pourquoi payer ses impôts, pourquoi s’exiler en Belgique pour en payer moins ?

- Pourquoi le PSG continuerait-il à acheter à prix d’or les plus grandes vedettes mondiales du foot ? Pourquoi continuer à jouer les matches d’un championnat dont on ignorera toujours le vainqueur ?

Ce sera non seulement un véritable anéantissement soudain de tout notre univers, de tous nos repères, de tous nos sujets de préoccupations ou d’intérêt actuels, mais une véritable dislocation rapide et complète de toute le fonctionnement de notre société.

Deux seules certitudes, à mon avis: on priera beaucoup (enfin, les croyants), et on fera beaucoup l’amour (ça, tout le monde sans exception!), tous les interdits sexuels s’écroulant soudainement; et puis (que faire d’autre ?) on lira, on écoutera de la musique, on se promènera à la campagne, on ira regarder de belles œuvres dans les musées (en emportant chez soi celles qu’on voudrait regarder plus longuement, car il n’y aura plus personne pour nous en empêcher), on méditera...

La certitude de la fin prochaine du monde, seul moyen de permettre de vivre enfin « la vraie vie » ? Ce ne serait donc pas si mal que ça...

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 22:57

 

Le Monde.fr | 20.12.2012 à 10h55 • Mis à jour le 20.12.2012 à 12h29 Par Blandine Milcent (Berlin, correspondance)


 
Jürgen Fitschen, le coprésident de la Deutsche Bank, le 23 novembre.

La direction de Deutsche Bank est plus que jamais dans la tourmente. Selon des informations du quotidien Süddeutsche Zeitung, jeudi, les perquisitions réalisées la semaine dernière dans les locaux du siège de la première banque allemande, à Franfort, ont été décidées parce que celle-ci n'avait pas collaboré avec le parquet dans le cadre d'une enquête en cours sur une supposée fraude fiscale. L'établissement n'avait pas fourni les documents exigés par la justice qui l'avait donc prévenu d'une possible razzia.

Mercredi 12 décembre à Francfort, 500 policiers avaient pénétré dans les locaux de Deutsche Bank, armés, accompagnés de chiens, tandis qu'un hélicoptère tournoyait au-dessus du bâtiment. Dans le collimateur de la justice : 25 salariés au total, accusés de fraude fiscale. Le parquet de Francfort leur reproche d'avoir aidé des entrepreneurs à frauder le fisc, par le biais d'un trafic sur les droits d'émissions de CO2 en Europe.

Cette affaire a donné lieu à un intense matraquage médiatique en Allemagne après que Jürgen Fitschen, qui assure depuis juin la codirection de la première banque allemande avec Anshu Jain, s'est plaint – par téléphone – au ministre président du Land de la Hesse, Volker Bouffier (CDU), de ces perquisitions musclées.

Jürgen Fitschen et son directeur financier, Stefan Krause, sont visés pour avoir signé une déclaration sur le chiffre d'affaires de 2009, comportant des incorrections liées à ce trafic. M. Fitschen a trouvé l'opération de police "exagérée" ; il a fait part de sa "stupeur" au ministre président de la région, face aux images de "razzia" qui ont fait le tour du monde et altéré, selon lui, l'image de sa banque à l'étranger.

 

"LE DROIT PASSE AVANT LE POUVOIR"

Mal lui en a pris. Le patron censé incarner, avec Anshu Jain, une nouvelle culture d'entreprise à Deutsche Bank après l'ère Ackermann est devenu la cible de toutes les attaques. "Le droit passe avant le pouvoir", a sèchement commenté le ministre de la justice de la Hesse.

"Un homme politique aurait déjà perdu son job s'il avait tenté ainsi d'empêcher le travail d'un parquet et de policiers", a estimé de son côté le président du SPD, Sigmar Gabriel, faisant allusion à la démission, en début d'année, du président de la République allemande, Christian Wulff.

Celui-ci avait cherché à joindre par téléphone le rédacteur en chef du quotidien Bild pour empêcher la parution de révélations le concernant. Selon M. Gabriel, le comportement de M. Fitschen donne l'impression que les banquiers se sentent au-dessus des lois - un thème de campagne électorale idéal pour le parti social démocrate.

M. Fitschen a donc dû faire marche arrière, s'excuser et souligner que l'indépendance de la justice constituait "un bien précieux". Mais c'est une épreuve supplémentaire pour Deutsche Bank.

Ainsi, on attend toujours outre-Rhin, le rapport du régulateur bancaire allemand BaFin sur le scandale du Libor. Cette fois, l'autre directeur, Anshu Jain, est concerné. Il dirigeait la banque d'investissement du groupe, au sein de laquelle les manipulations se sont déroulées.

Blandine Milcent (Berlin, correspondance)

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 22:51

 

Le Monde.fr avec AFP | 20.12.2012 à 22h26 • Mis à jour le 20.12.2012 à 22h36


 
La faiblesse de ces perspectives risque de compliquer la tâche du gouvernement, qui mise sur une croissance de 0,8 % l'année prochaine.

 

L'économie française va commencer l'année 2013 sans aucun élan et elle continuera à détruire des emplois au premier semestre, selon l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), qui a révisé à la baisse sa prévision de croissance pour 2012, mais ne prévoit pas de récession d'ici à juin.
 

"Notre prévision peut être résumée en trois mots : toujours pas d'élan", a déclaré le chef du département de la conjonture, Cédric Audenis, jeudi 20 décembre, en présentant la note de conjoncture de décembre, dont les perspectives vont jusqu'à fin juin.

Cette faiblesse risque de compliquer la tâche du gouvernement, qui mise sur une croissance de 0,8 % en 2013 pour tenir ses objectifs de réduction des déficits publics à 3 % du PIB à la fin de l'année. L'Insee, lui, prévoit un petit 0,1 % de croissance du produit intérieur brut (PIB) sur les deux premiers trimestres et a revu à 0,1 % au lieu de 0,2 % sa prévision pour 2012.

 

 RÉCESSION AU QUATRIÈME TRIMESTRE DE 2012

Pour le quatrième trimestre de cette année, l'Institut s'attend à une contraction de 0,2 % du PIB par rapport à celui du trimestre précédent. En revanche, la perspective d'une croissance positive début 2013 écarte l'hypothèse d'une récession (deux trimestres consécutifs de contraction).

Si le scénario de l'Insee se concrétise, il faudra au second semestre une croissance non négligeable de quasiment 1 % par trimestre pour atteindre la progression de 0,8 % de l'activité économique escomptée.

A la fin de juin, l'acquis de croissance pour l'ensemble de l'année 2013, c'est-à-dire le résultat qui serait constaté si le PIB devait stagner au cours des deux derniers trimestres, serait ainsi de 0,1 % seulement.

Avec une croissance en berne, le chômage devrait, lui, s'accroître. A 9,9 % au troisième trimestre 2012 (10,3 % départements d'outre-mer (DOM) compris), le taux de chômage devrait atteindre 10,5 % de la population active au deuxième trimestre 2013 en France métropolitaine (10,9 % DOM compris), selon l'Insee.

 

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 22:44

 

Le Monde.fr avec AFP | 20.12.2012 à 20h58


 
La présence d'un éthylotest chimique ou électronique est obligatoire depuis le 1er juillet dans tout véhicule terrestre à moteur circulant en France, à l'exception des cyclomoteurs.

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a ordonné le retrait du marché de plus 400 000 éthylotests chimiques ou électroniques jugés non conformes et dangereux, a-t-elle annoncé dans un communiqué publié jeudi 20 décembre.

La DGCCRF a pris cette décision après avoir mené une vaste enquête dans 144 établissements de fabrication, d'importation ou de distribution, notamment sur Internet. Sur sept modèles d'éthylotests différents prélevés et analysés, quatre ont été déclarés dangereux, en raison de "leur incapacité à détecter une alcoolémie positive" ou parce qu'ils "sous-évaluent la concentration réelle en alcool", révèle la DGCCRF.

Ces appareils visant à révéler au conducteur son degré d'imprégnation alcoolique présentent donc "un danger pour la sécurité des usagers de la route" dans la mesure où ils peuvent faire "croire à tort" à l'utilisateur "qu'il n'a pas dépassé la limite légale d'alcoolémie", explique l'organisme. En conséquence, la DGCCRF a engagé "des procédures contentieuses pour tromperie", procédé à des retraits et rappels pour les appareils en cause et bloqué 181 annonces sur internet.

La présence d'un éthylotest chimique ou électronique est obligatoire depuis le 1er juillet dans tout véhicule terrestre à moteur circulant en France, à l'exception des cyclomoteurs (moins de 50 cm3 et 45 km/h maximum). A cause des difficultés d'approvisionnement, la verbalisation en cas d'absence d'éthylotest (11 euros) a été reportée au premier mars 2013. Dans son édition de lundi, l'hebdomadaire Auto Plus avait déjà fait état du sérieux problème de fiabilité de certains modèles d'éthylotests chimiques et électroniques après les avoir testés.

 

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 22:29

 

Le Monde.fr avec AFP | 20.12.2012 à 22h34 • Mis à jour le 20.12.2012 à 22h58


 

"L'année prochaine sera aussi bien remplie que cette année", a annoncé Julian Assange, fondateur du site Internet, dans une déclaration depuis le balcon de l'ambassadeur d'Equateur à Londres.

 

Le site Internet WikiLeaks, spécialisé dans la divulgation de rapports secrets, publiera un million de documents en 2013, a annoncé jeudi 20 décembre son fondateur, Julian Assange, dans une intervention à partir du balcon de l'ambassade d'Equateur à Londres, où il s'est réfugié il y a six mois.
 

"L'année prochaine sera aussi bien remplie [que 2012]. WikiLeaks prépare la publication d'un million de documents, des documents qui touchent tous les pays dans le monde, tous les pays dans ce monde", a déclaré M. Assange, sur un ton combatif et sous les applaudissements d'une centaine de ses partisans. WikiLeaks a déjà notamment publié des rapports de l'armée américaine sur l'Irak et l'Afghanistan et 250 000 télégrammes américains, provoquant l'ire de Washington.
 

"Il y a six mois, il y a cent quatre-vingt-cinq jours, je suis entré dans ce bâtiment, c'est devenu ma maison, mon bureau et mon refuge", a lancé M. Assange dans sa deuxième intervention publique à l'ambassade d'Equateur depuis qu'il s'y est réfugié. "La porte est ouverte, la porte a toujours été ouverte à quiconque veut me parler" en vue de régler la situation, a-t-il affirmé, décoré d'une guirlande de Noël, dans un discours d'une dizaine de minutes fait du balcon de l'ambassade d'Equateur, située à quelques pas du grand magasin Harrods.

Julian Assange, un Australien de 41 ans, est reclus depuis juin dans l'ambassade d'Equateur afin d'échapper à une extradition vers la Suède pour une affaire de viol et agression sexuelle présumés, dans laquelle il clame son innocence. L'Equateur lui a accordé l'asile politique, mais Londres entend appliquer le mandat d'arrêt suédois. Le "cyber-warrior" affirme que, s'il est envoyé en Suède, il risque à terme d'être extradé vers les Etats-Unis et d'y encourir la peine de mort.

 

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 22:21

 

Le Monde.fr avec AFP | 20.12.2012 à 20h43 • Mis à jour le 20.12.2012 à 21h24

 
Des manifestants ont dénoncé à Madrid les coupes budgétaires, signe de la détérioration de leurs "droits", après l'adoption d'un budget d'une rigueur historique.

Les députés espagnols ont approuvé jeudi 20 décembre le budget 2013 du pays, marqué par une austérité sans précédent et un tour de vis de 39 milliards d'euros, qui a été accueilli dans la soirée à Madrid par un "cortège funèbre" de la mouvance des indignés, pour dénoncer "le budget de la faim et de la misère".

Dans un climat social très lourd, plombé par un chômage à plus de 25 %, une pauvreté galopante, des manifestations quotidiennes, ce budget vise à redresser les comptes publics du pays, quatrième économie de la zone euro, plongé dans la crise depuis l'éclatement de la bulle immobilière en 2008. Une politique de la rigueur à outrance de plus en plus contestée par les économistes, perçue comme un frein à la reprise et dénoncée pour ses retombées sociales à long terme.

Déjà, toutes les organisations humanitaires s'alarment : 12,7 millions de personnes sont en danger de pauvreté dans ce pays de 47 millions d'habitants, selon une récente étude européenne. Un chiffre qui pourrait grimper à 18 millions, presque 40 % de la population, dans dix ans, affirme un rapport de plusieurs ONG, dont Oxfam, "si les politiques d'austérité et les coupes sociales ne sont pas corrigées".
 

"2012 a été l'année la plus difficile qu'il nous ait été donné de vivre", a admis cette semaine le chef du gouvernement de droite, Mariano Rajoy, qui, un an après son arrivée au pouvoir, ne parvient toujours pas à tirer les bénéfices de cette austérité draconienne. "2013 sera une année difficile, mais sera l'année de la stabilisation de notre économie", a-t-il promis.

 

 BAISSE DES PRESTATIONS CHÔMAGE, DES BUDGETS DES MINISTÈRES...

L'année à venir pourtant s'annonce tout aussi sombre, alors que la sortie de la récession dans laquelle est plongée l'Espagne depuis un an se fait attendre : le gouvernement attend un recul du PIB de 0,5 % en 2013, après 1,5 % cette année. Mais l'OCDE prédit déjà une contraction de l'économie beaucoup plus nette, de 1,4 % en 2013.

La reprise est d'autant plus hypothétique que le budget 2013, voté par la droite qui dispose de la majorité absolue au Parlement, dénoncé comme "antisocial" par l'opposition socialiste, multiplie les coupes, dans le but de récupérer 39 milliards d'euros. Parmi les économies à réaliser, les prestations chômage baisseront de 6,3 %, tandis que l'Etat attend des rentrées fiscales supplémentaires, tirées notamment de la hausse de la TVA, pour 15 milliards d'euros.

Les budgets des ministères seront réduits en moyenne de 8,9 %, celui de l'industrie chutant de 21,3 %, celui de l'agriculture de 25,4 %, celui de l'éducation, de la culture et des sports de 17,2 %. Les régions, remises au pas après des années de dérive financière, sont mises à contribution, avec de lourdes répercussions sur les budgets de la santé et de l'éducation, qu'il leur revient de gérer en vertu de leur statut d'autonomie.

Les retraités eux aussi sont frappés : revenant sur une sacro-sainte promesse électorale, le gouvernement a brisé le tabou, décidant que les pensions seraient revalorisées moins que prévu. Ce budget entre dans le cadre d'un plan d'économies dicté à l'Espagne par l'Union européenne, prévoyant 150 milliards d'euros d'économies jusqu'en 2014, afin de réduire un déficit public qui a dérapé jusqu'à 9,4% du PIB en 2011.

 

 "LES PROCHAINES COUPES SE FERONT À LA GUILLOTINE"

Des centaines de personnes ont défilé jeudi soir dans une ambiance tendue à Madrid, lors d'une "marche funèbre" pour dénoncer ce budget d'une rigueur historique. "Je suis indignée par la fraude qu'ils sont en train de commettre dans le secteur de la santé, et que sont en train de faire avec la justice, l'éducation et les salaires, dénonce Ana Hernandez, une fonctionnaire de 53 ans. Pour moi, ce n'est pas une crise, c'est une tromperie pour nous enlever les droits que nous avons gagnés", ajoute-t-elle.

Sifflant les passants pour qu'ils les rejoignent, vêtus de noir et portant des bougies pour certains, les manifestants ont traversé le centre de Madrid en direction du Congrès des députés, devenu ces derniers mois la cible de leur colère. "Les prochaines coupes se feront à la guillotine," criaient-ils. Ou encore "justice", "enterrons ce mauvais budget".

 

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 22:13

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 20.12.2012 à 19h30 • Mis à jour le 20.12.2012 à 22h38


 

Devant la mairie de Notre-Dame-des-Landes.

 

Le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire a condamné jeudi 20 décembre en comparution immédiate un opposant à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes à un an de prison, dont six mois fermes, pour violences à l'encontre des forces de l'ordre.

Interpellé mardi soir dans la commune de Notre-Dame-des-Landes, présenté en comparution immédiate à Saint-Nazaire, ce Parisien né en 1991 a également été condamné à une interdiction de séjour de cinq ans en Loire-Atlantique, mais il n'a pas été écroué à l'issue de l'audience. Il s'agit de la troisième condamnation à de la prison ferme à l'encontre d'un opposant à l'aéroport depuis le déclenchement à la mi-octobre d'une vaste opération d'expulsion des quelque cent cinquante opposants anticapitalistes alors installés sur le site.

Un autre opposant a été condamné mercredi à huit mois de prison, dont deux mois fermes, et un autre à dix mois, dont cinq fermes, le 28 novembre. Ces deux personnes avaient aussitôt été écrouées. Le tribunal correctionnel de Nantes a en revanche prononcé, jeudi également, la relaxe de deux jeunes femmes, interpellées le 22 octobre dans la commune de Vigneux-de-Bretagne (voisine de celle de Notre-Dame-des-Landes). Elles étaient poursuivies pour la dégradation par jets de projectiles d'un véhicule de gendarmerie, mais les preuves n'ont pas été jugées suffisantes par le tribunal.

 

 UN RECOURS DES OPPOSANTS REJETÉ

Le tribunal administratif de Nantes a rejeté plus tôt dans la journée le recours qu'avaient déposé des opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) contre les arrêtés de cessibilité, qui ont permis l'expropriation des terrains destinés au projet, a annoncé leur avocat.
 

"Le tribunal administratif de Nantes rejette les demandes présentées par les propriétaires et les associations contre les arrêtés de cessibilité des 13 septembre 2011 et 26 mai 2012, a indiqué Me Erwan Le Moigne. Les requérants se réservent le droit d'envisager un appel contre cette décision, notamment au regard des développements du rapporteur public."

Vingt-sept requêtes ont été déposées, attaquant les arrêtés préfectoraux, tant sur la forme que sur le fond, en tentant de remettre en cause, au final, la déclaration d'utilité publique du projet d'aéroport, qui date de février 2008.

Lors de l'audience, le 6 décembre, le rapporteur public avait réfuté les uns après les autres les arguments de l'avocat des "anti-aéroport" et avait requis le rejet de toutes ces demandes en annulation, sauf pour un seul arrêté, concernant la parcelle d'une propriétaire qui ne s'était pas vu notifier à temps les éléments de l'arrêté la concernant.

 

 PROTÉGÉS DE L'EXPULSION APRÈS UN ACCORD EN MAI

La procédure d'expropriation des parcelles concernant le projet a débuté en janvier 2012. Elle devrait s'achever complètement en 2013 et, d'ores et déjà, la majorité des propriétaires et exploitants (une vingtaine en tout) qui n'avaient pas accepté de vendre à l'amiable ont été expropriés par la justice. Il restent en revanche protégés de l'expulsion par un accord passé au printemps 2012 avec les collectivités locales socialistes à l'issue d'une grève de la faim. L'accord prévoit qu'ils ne pourront être expulsés qu'à l'issue des recours juridiques contre le projet qui avaient été déposés à la date de la grève de la faim.

En revanche, quelque cent cinquante "occupants sans droits ni titres", opposants à l'aéroport anticapitalistes qui habitaient dans la zone, ont fait l'objet d'une vaste opération d'expulsion depuis la mi-octobre, mais ils n'ont pas quitté les lieux.

Une polémique nationale a débuté du fait des images des interventions massives des forces de l'ordre et de l'implication du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, ancien député-maire de Nantes, en faveur du projet. L'aéroport de Notre-Dame-des-Landes est destiné à remplacer en 2017 l'actuel aéroport de Nantes Atlantique. Sa concession a été confiée par l'Etat au groupe Vinci.

 

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 22:03

 

Marianne- Jeudi 20 Décembre 2012 à 14:00

 

 

 

FAYOLLE PASCAL/SIPA
FAYOLLE PASCAL/SIPA
Vous vous souvenez de 2010 ? Non, pas l’affaire Bettencourt, la réforme des retraites ? Le héros était le même – Eric Woerth – mais les conséquences autrement plus importantes. Des manifestations monstres, 2 à 3 millions de personnes dans les rues. Un président de la République, Nicolas Sarkozy, qui refuse de céder à la rue, se moque de ces professionnels de la contestation, qui piétine les corps intermédiaires…

Pour apprendre quoi, deux ans plus tard ? Ce que Marianne et d’autres n’ont cessé alors de hurler dans le désert : une réforme des retraites était certes indispensable, mais cette réforme-là n’était pas seulement socialement injuste, elle était aussi financièrement insuffisante ! En fait, elle n’avait de réforme que le nom.

 

Résultat, deux ans plus tard, on découvre le pot aux roses, en réalité un secret de Polichinelle : en 2020, c’est-à-dire demain, le régime des retraites sera déficitaire de plus de 20 milliards d’euros. En clair, la réforme Sarkozy-Woerth n’aura servi à rien. Pire : elle n’avait de réforme que le nom ! La preuve : dès aujourd’hui, il manque plus de 7 milliards d’euros. On a relevé l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans, mais l’on n’a rien réglé du tout. C’est sans doute l’un des plus gros mensonges du quinquennat précédent : cette pseudo réforme, censée réduire le déficit global à zéro en 2018, n’était pas financée. Etonnez-vous après cela que la parole politique soit délégitimée, décrédibilisée !

Le Medef demandera à nouveau que l’on travaille plus longtemps : 63, 64, peut-être 65 ans – quand un salarié sur 3 ne trouve pas de boulot après 55 ans. D’autres ne jureront que par l’augmentation des cotisations – quand les Français ont déjà le pouvoir d’achat dans les chaussettes. D’autres imaginent même de baisser les pensions, en tous cas de les augmenter moins vite que l’inflation… Ca promet !

Mais de ce marasme évident émerge cependant une bonne nouvelle : contrairement à l’exercice sarkozyste du pouvoir, tous les partenaires sociaux se retrouvent aujourd’hui autour de la table. Tous ont conscience qu’il faut agir rapidement pour sauver pour de bon le fameux modèle social français. Formulons ce vœux pour 2013 : que de ce dialogue accouche d’une solution capable de réunir l’ensemble des Français autour d’un projet commun qui, lui, ne jettera pas des millions de personnes dans la rue !
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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 21:43

 

 Marianne - Jeudi 20 Décembre 2012 à 12:00

 

 

WITT/SIPA
WITT/SIPA
Pour Pierre Moscovici, Marianne a tort. Loin d’être la «capitulation», comme le titre notre hebdomadaire cette semaine, et comme l’estime à la fois Finance Watch et bon nombre de spécialistes des banques, sa loi bancaire qu’il a fait adopter ce mercredi 19 décembre en conseil des ministres est « précurseur en Europe ». L’affaire est de la plus haute importance politique. Cette réforme doit être « l’acte fondateur de mon action », explique-t-il.

Celle qui donnera – enfin – sens et consistance à une politique qui en manque singulièrement. Devant les étudiants attentifs, réunis le 23 novembre dans le grand amphithéâtre de l’école supérieure de commerce, le ministre de l’économie et de finances célèbre « le retour du politique », et présente un contenu d’apparence fort volontariste : «identification et contrôle des risques », séparation des activités, suppression des activités « immorales ». Hélas, quelques jours plus tôt, l’entourage du ministre dévoilait aux journalistes le contenu réel du projet de loi quelques jours plus tard, où prédominait le sentiment de pusillanimité. En fait la loi défend d’abord le modèle de « banque universelle » à la française, ce à quoi tenaient d’abord la corporation bancaire.

Car si le texte prévoit bien de « séparer » toutes les activités à risques et de les cantonner dans une filiale particulière, il réserve cette obligation aux seules « trading pour compte propre », c’est à dire lorsque la banque joue avec son propre argent sur les marchés financiers. C’est peu de chose. Pour la plus active des banques spéculatives, Goldman Sachs, cela ne représente que 10% de son activité. Pour les françaises, hormis BNP Paribas et Société générale, presque rien ! Le projet de loi, un rien jésuite, permet à toutes les activités « utiles à l’économie » de demeurer dans la giron des banque de dépôts. Sauf le trading à haute fréquence ( opérations pilotées par ordinateurs générant des achats et des ventes à la nanoseconde sur els marchés ). Quasiment tous les autres instruments sont autorisés pour peu qu’ils soient utilisées en relations avec un client : spéculation sur les matières premières, tenue de marché, crédit hypothécaires à risques (subprimes), investissement dans des filiales pratiquant la « rehaussement de crédit », etc.

Un banquier d’affaires résume : « en fait, à part l’affaire Kerviel, cette loi n’aurait empêché aucune des gamelles que les banques françaises ont enregistrés pendant la crise : Natixis (groupe BPCE) aurait pu investir dans une filiale dangereuse aux Etats-Unis et perdre 10 milliards d’euros ou Dexia vendre des crédits pourris aux collectivités locales, et perdre encore davantage d’argent. En fait, il n’y avait qu’une solution pratique : cantonner toutes les activités de marchés dans une filiale, puisque dès qu’il y a marché, il y a un risque… ». On peut ajouter que pourvu qu’elle agisse pour un client, une banque pourra spéculer sur les matières premières alimentaires, au risque de créer des envolées de prix et des famines ! Quant à l’interdiction de posséder des filiales dans les paradis fiscaux ou réglementaires, elle est carrément absente du projet de loi. Même le prêt aux hedge funds, spéculateurs entre les spéculateurs est possible, sous certaines conditions…

Le texte fait donc le bonheur des banquiers qui ont fait, de juillet à décembre, le siège du gouvernement en défendant la « banque universelle ». Ils ont trouvé des défenseurs à Bercy où un haut et influent fonctionnaire soutient que « les banques qui ont fait faillite aux Etats-Unis, comme Lehman Brothers, ou au Royaume-uni comme la Northern Rock (ou RBS???) étaient des établissements spécialisées. Lehman Brothers était une pure banque d’affaires, Northern Rock une pure banque de dépôt. Cela n’a pas empêché des catastrophes d’arriver ». Fermez le ban.

D’ailleurs, selon Bercy les « larges consultations » organisées en amont auraient été unanimes : « les banques, leurs clients qu’ils s’agissent des entreprises ou des associations de particuliers ont eu ce message : ne détruisez pas notre banque universelle… »  Cet engouement pour le modèle « tout-en-un » est suspect aux yeux de Pierre-Henri Leroy, président du cabinet Proxinvest : « c’est l’offre coiffeur, explique-t-il. On voit l’avantage pour le coiffeur de fournir  à la fois le shampoing, la coupe, le brushing, la couleur et la manucure. Mais est-ce que c’est aussi l’intérêt du client ». Même Sébastien Busiris, secrétaire général  FO banques, pourtant partisan de la banque universelle au nom de l’emploi de ses adhérents, estime que pour sauver le modèle, il faudrait l’encadrer fortement : « lorsque nous avons été auditionnés, à la fin du mois d’octobre, on avait l’impression que les jeux étaient faits et qu’il s’agissait de vérifier que nous ne nous y opposerions pas. Nous avons demandé que la loi précise ce qu’étaient « les activités utiles à l’économie », et qu’on taxe la spéculation pour la décourager. Mais le projet de loi laisse la question sans réponse. »

En fait ce sera aux autorités de régulation, peuplées de banquiers, anciens, actuels ou futurs, de préciser le concept « d’utilité à l’économie ». Comme le dit Sébastien Busiris: « à la limite, la spéculation peut être présentée comme indispensable ! » Et c’est là que la modestie de la réforme permet aux banquiers de limiter les dégâts. Longtemps la profession a laisser dire que la séparation du « compte propre » n’impacterait que 2% de son chiffres d’affaires (le produit net bancaire). In extremis, Pierre Moscovici  a fait recalculer le chiffre « c’est en fait 10% » s’écrit-il dans l’espoir d’étoffer son dossier. 

Pour Thierry Philiponnat, ex-trader et directeur l’ONG européenne Finance Watch, créée à l’initiative de députés de gauche français, « combiner ces deux activités au sein d'une même banque a pour conséquence de permettre à l'activité de prêt d'argent et de collecte des dépôts de nourrir artificiellement l'activité de négoce d'instruments financiers. » En clair : l’argent des déposants sert toujours à faire des profits par la spéculation. 

Karine Berger, députée socialiste des Hautes-Alpes, et qui sera la rapporteure de la loi à l’Assemblée, en convient : « la réforme ne vise pas à corriger l’action des banques, à en transformer la structure. » Ce n’est pas si mal lorsqu’on regarde la revendication de départ des banquiers: « le message de Frédéric Oudéa, (patron de la Société générale et président jusqu’à l’été de la Fédération bancaire française FFB) était d’instituer une autorité de régulation à postériori ». Une chambre d’enregistrement, en somme. Pour la députée, l’esprit de la loi est donc : « on ne découpe pas les banques, mais on prépare la paire de ciseaux pour pouvoir le faire au cas où ». La véritable innovation de la loi Moscovici résiderait dans son deuxième volet, qui donne des nouveaux instruments à la puissance publique pour gérer une éventuelle crise bancaire.

« On pourra enfin débarquer le management incapable d’une banque à problèmes avant la cessation de paiement, contrairement à aujourd’hui », se réjouit un haut fonctionnaire de Bercy. Un fonds de résolution devra être constitué, qui permettra de ne plus faire appel à l’argent des contribuables en cas de pépin. « C’est la fin de la socilaisation des pertes », s’exclame le ministre. Mais une autre conclusion s’impose : les banques pourront donc continuer à faire leurs affaires comme auparavant, mais gare à la faute ! Ce volet de la loi heurte d’ailleurs davantage les banques mutualistes (Crédit agricole et Crédit mutuel),  très jalouses de leur indépendance vis-à-vis de l’Etat, que les banques privées. 

Pourquoi avoir capitulé si facilement ? Bien sur il y a la « proximité ». Des deux côtés de la négociation, on trouve des inspecteurs des finances; ceux de la direction du Trésor, comme Ramon Fernandez, qui a entièrement instruit le dossier pour le compte de Pierre Moscovici; Et les ex-de Bercy, comme Michel Pébereau, président d’honneur de BNP-Paribas, ou François Villeroy de Gallau, numéro 3 de la même banque, et ancien directeur de cabinet de Dominique Strauss-Kahn et par là très au fait des réseaux socialistes. La consultation préalable a eu lieu dès le mois de juillet au sein, du Conseil de régulation financière et du risque systémique (Corefris) dont L’Expansion a dévoilé les principaux participants: « Outre le ministre des finances et des autorités de régulation et de supervision (gouverneur de la Banque de France, président de l'Autorité des marchés financiers notamment), s’y trouvent trois membres “indépendants” : Jean-François Lepetit, administrateur de BNP Paribas (et ancien directeur de la banque), et Jacques de Larosière, conseiller pendant plus de dix ans du président de BNP, un certain Michel Pébereau (ex-pdg de BNP Paribas. »

Par ailleurs, Notre banquier d’affaires observe qu’en « chargeant continuellement les banques de taxes, le gouvernement s’est affaibli devant elles quand il a fallu discuter réformes de structurelles. Les banquiers ont eu beau jeu de dire au ministre : vous voulez de l’argent ? Et bien laissez-nous en faire ! ».

Reste à franchir le niveau européen. Michel Barnier, commissaire au marché intérieur et aux services prépare lui aussi une directive (loi européenne) de séparation des activités bancaires. Il devait s’inspirer d’un rapport préparé par le groupe présidé par le finlandais Erkki Liikanen, dont les conclusions sont bien plus sévères que le projet Moscovici. Il recommande notamment de cantonner dans une filiale spécifique toutes les activités à risque (trading pour compte propre, tenue de marché, crédit aux hedge funds, véhicules d'investissement hors bilan, investissement dans le private equity…)

Michel Barnier qui s’en était entretenu avec François Hollande cet été avoue ne pas être au courant des détails. « Je n’ai pas eu connaissance du texte du projet de loi Moscovici. Mais l’important est qu’il soit compatible avec la future directive », explique-t-il devant l’association des journalistes économiques et financiers. A Bercy on ne cache pas le sentiment d’avoir bien manœuvré : « La France sera le premier pays en Europe à légiférer. Cela nous permettra de peser d’un poids particulier sur les contenus au niveau de l’Union. » Sous-entendu : les banques françaises seront bien défendues… 

Comme s‘il savait son texte est bien imparfait, Pierre Moscovici s’est dit ouvert à de nombreux amendements de la part des parlementaires : « sur les stocks options, sur la composition de l’autorité de contrôle prudentielle, sur les paradis fiscaux », et même «  sur la liste des activités déclarées ».
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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 20:08

 

http://zad.nadir.org

 

jeudi 20 décembre 2012, par zadist

 

Communiqué - [zad-nddl] Recul de la Préfecture sur la châtaigne

Depuis la semaine dernière, la Châtaigne, espace réoccupé avec 40 000 personnes le 17 novembre sur la zad, était menacé d’expulsion suite à une ordonnance sur requête.

Suite à notre annonce de la mise en oeuvre d’un procédure de rétractation, la Préfecture a fait savoir qu’elle n’entendait pas faire usage de l’ordonnance sur requête autorisant l’expulsion de la Châtaigne. Cela signifie qu’une nouvelle procédure, nominative et contradictoire cette fois, sera nécessaire pour obtenir l’expulsion du lieu. Après l’attaque policière de la châtaigne et le vol de nos outils et matériaux le 23 novembre, ainsi que les divers passages en force sur le plan juridique, il apparait que la Préfecture recule.

Il est cocasse de repenser au communiqué officiel de la Préfecture affirmant mercredi dernier que les habitants de la Chataîgne n’avaient "plus aucun droit". Prise à son propre jeu, elle doit bien admettre aujourd’hui qu’il lui sera nécessaire de relancer une procédure pour obtenir le droit d’expulser. Si nous ne nous cachons pas, pour notre part, derrière un "droit" qui se range le plus souvent du coté des puissants, nous ne les lâcherons pas sur ce terrain là, pas plus que sur les autres... Au demeurant, nous n’entendons pas nous reposer sur des procédures hasardeuses : les opposants, paysans, habitants et associations restent prêt sur place à défendre la châtaigne et à réagir si nécessaire dans les villes et bourgs partout ailleurs.

Malgré la multiplication des arrêts préfectoraux interdisant le transport de matériaux, outils, carburants sur la ZAD, malgré les checkpoints, le harcèlement, les contrôles et arrestations à répétition, l’usage illimité des grenades assourdissantes, nous n’avons cessé d’approvisionner les cabanes et de construire. Samedi midi encore, après qu’un pique-nique sur la route ait été gazé, une grande crèche en kit transportée sur des tracteurs a réussi à passer entre les rangs policiers sous la pression. Si ce n’est la volonté de maintenir un point de tension permanent, et de continuer à blesser les opposants, la présence des troupes préfectorales ne leur est plus d’aucune utilité. Il est grand temps qu’elles se retirent de la ZAD.

Alors que la "commission gouvernementale de dialogue" propose un premier rendez-vous à Nantes cette semaine, nous rappelons que les différentes composantes de la lutte sur le terrain sont unies dans le refus d’un dialogue fantôche sur l’aménagement du projet d’aéroport. On ne nous fera pas ce coup là, d’autant que les expulsions des fermes, champs et habitats menacent encore et que Vinci annonce la poursuite des travaux de mise en oeuvre. Nous sommes déterminés à résister jusqu’au retrait du projet.

Si la pression s’éloigne momentanément sur la Châtaigne, la vigilance demeure de mise sur tous les autres habitats occupés, entre autre la maison de la Sécherie (route des fosses noires) qui pourrait être expulsée dès le 27 décembre et qui appelle à se mobiliser.

Les 15 et 16 décembre dernier, un mois après la manifestation de réoccupation, plus de 300 personnes représentant 150 comités de soutien locaux se sont retrouvées à Notre dame des landes pour coordonner les actions et mobilisations des semaines et mois à venir, réaffirmer leur opposition sans concession à ce projet et au monde qui le produit et renforcer les liens avec d’autres luttes locales (THT, Ligne à Grande Vitesse, gaz de schiste, bétonnage des terres agricoles...)

Nos pensées imédiates vont à nos deux camarades en prison depuis leur arrestation sur une barricade et à un checkpoint policier, à notre camarade encore à l’hopital après s’être pris une grenade dans le pied dimanche soir, ainsi qu’à tous les autres blessés ou inculpés depuis le début de l’opération César

Ils ne nous décourageront pas. On résiste, on construit, on cultive, on occupe, on réoccuppe !

Des occupant-e-s de la ZAD.

 

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